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Full text of "Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Puy-de-Dôme. Archives civiles. Série C"

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COLLECTION 


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INVICNT AIRES    SOMMAIRES 


l>ES 


ARCHIVES    DÉPARTEMENTALES    ANTÉRIEURES    A    1790 


rr UMKK   sors    la    dikkction 


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MINISTÈRE  DE   L'INSTRUCTION  PUBLIQUE 


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INVENTAIRE  SOMMAIRE 


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ARCHIVES  DÉPARTEMENTALES 


ANTERIEURES  A   1790 


PUY-DE-DOME 


ARCHIVES  CIVILES.  -  SÉRIE  C 


TOME     DEUXIÈME 


c.  1516  à  C.  2817 


GLERMONT-FERRAND 

IMPlilMKRlE  KT  LlTH<KiRAPHIE  G.  MONT-LOUIS,  RUE  UARBANÇON,  2 

1898 


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Département    du.    Puy-d.e-Dôme 


INVENTAIRE    SOMMAIRE 


DES 


ARCHIVES  DÉPARTEMENTALES  ANTÉRIEURES  A  1790. 


SÉRIE  G. 


<iLdinlni8tration8  proTrlnciales.  —  Intendances ,  Subdélégations ,  Sections  et  autres  divisions 
administratives  ou  financières ,  Bureaux  des  finances ,  lËltats  provinciaux ,  Principautés , 
HégenceSy  etc.) 


INTENDANCE  D'AUVERGNE  (Suite). 


f 


Police  générale. 

G.  1516.  [Liasse.)  —  23  pièces,  papier,  imprimées. 

17M-1789.  —  Police  GÉNÉRAt.E.  —  Instructions. 
—  Ordonnance  du  lieutenant  général  de  la  Sénéchaus- 
sée et  siège  Présidial  de  Clermont-Ferrand,  pour  l'exé- 
cution d'autre  ordonnance  du  même,  du  3  février  1751, 
qui  enjoignait  aux  habitants  de  ladite  ville  d'avoir  des 
latrines  dans  leurs  maisons  (placard  impr.  à  Clermont- 
F**,  chez  P.  Boutaudon  ;  trois  exemplaires).  L'or- 
donnance désigne  pour  faire  la  visite  des  maisons 
Jacques  Tiolier,  commissaire  de  police  du  quartier  du 
Port;  J.-B.  Fabre  et  Bughon,  commissaires  du  quar- 
tier de  Saiut-Genès  ;  Joseph  Truchon,  commissaire  du 
quartier  de  Saint-Pierre,  et  Noël  Chalvon,  commissaire 
du  quartier  de  Saint-Robert,  autrement  dit  de  Montfer- 
rand  ;  —  ordonnance  du  roi,  du  8  janvier  1753,  portant 
ce  qui  devra  être  observé  par  rapport  aux  Maronites  et 
autres  chrétiens  orientaux,  et  aux  esclaves  rachetés, 
qui  se  trouveront  dans  le  royaume  ;  suivie  d'ordon- 
nance de  l'Intendant  (placard  impr.  à  Clermont-F**, 
chez  P.  Boutaudon  ;  trois  exemplaires)  ;  —  sen- 
tence rendue  en  la  chambre  de  police  du  Ghâtelet  de 
Paris,  qui  fait  défenses  à  toutes  nourrices  de  mettre 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


coucher  à  côté  d'elles  et  dans  le  même  lit  les  nourris- 
sons dont  elles  sont  chargées,  à  peine  de  100  liv- 
d'amende  pour  la  première  fois  et  de  punition  exem- 
plaire en  cas  de  récidive,  du  1®'  juin  J75Ô  (de  Timpr. 
de  H.-L.  Guérin,  impr.  de  la  Police,  in-4<»,  3  pages)  ;  — 
ordonnance  de  la  Sénéchaussée  d'Auvergne  sur  le  même 
sujet,  signée  de  Malet  et  Brujas  (de  llmpr.  de  François 
Gonin,  impr.  près  de  Tlutendance,  1757  ;  in -4*, 
2  pages)  ;  —  sentence  de  police,  du  4  mai  1775,  qui  fait 
défense  à  toutes  personnes,  de  quelque  qualité  que  ce 
puisse  être,  de  blesser,  écorcher  et  endommager  de 
façon  quelconque  les  arbres  des  promenades  publi- 
ques de  la  ville  de  Olermont-FS  à  peine  de  150  liv. 
d'amende,  et  même  de  punition  exem,>laire,  s'il  y 
echet  (Clermont-F'*,  impr.  du  roi,  in-4%  3  pages)  ;  — 
déclaration  du  roi  concernatit  les  iiihumxtions,  donnée 
à  Versailles  le  10  mars  1776  ;  enregistrée  au  Parlement 
et  en  la  Sénéchaussée  de  Clermoat-F^  (placard  impr. 
à  Clermont-F'*,  chez  Delcros)  ;  —  déclaration  du  roi, 
du  13  juin  1777,  concernant  les  comptoirs  des  mar- 
chands de  vins,  revêtus  en  plomb,  ainsi  que  les  vais- 
seaux de  cuivre  dont  se  servent  les  laitières,  et  les 
balances  de  même  métal  qu'emploient  les  regrattiers  de 
sel  et  les  débitants  de  tabac  ;  enregistrée  en  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont  (placard   impr.  à  Clermont -  F**, 

1 


2  ARCHIVES  DU 

chez  P.  Viallanes)  ;  —  an  et  du  Parlement  de  Paris, 
du  20  février  1778,  interdisant  la  fête  baladoire  du 
mardi- gras  à  Regny  '(}*aris,  irapr.  P. -G.  Simon,  in-4o, 
4  pages)  ;• —  an  et  de  la  Cour  du  Parlenient,  du  12  no- 
vembre 1778,  qui  fait  défense  aux  habitants  des  pa- 
roisses situées  dans  l'étendue  de  la  justice  de  Ruffoc  de 
s'attrouper  et  de  sassembler  les  dimanches  et  fêtes 
pendant  les  mois  d'août  et  de  septembre,  ni  dans  aucun 
autre  temps  de  l'année,  pour  jouer  ou  fréquenter  les 
cabarets  (Paris,  chez  P. -G.  Simon,  impr.  du  Parle- 
ment, in-4°,  4  pages)  ;  —  arrêt  du  Parlement,  du  13 
juillet  1779,  qui  défend  de  tenir  aucunes  foires  ni  mar- 
chés, ni  aucunes  assemblées  les  jours  de  dimanches  et 
de  fêtes  annuelles  et  solennelles  dans  la  ville  de  Langeac 
et  dans  les  paroisses  et  bourgs  situés  dans  l'étendue  du 
ressort  du  bailliage  de  Saint-Flour;  fait  pareillement 
défense  aux  cabaretiers  et  aubergistes  de  donner  à  boire 
les  dimanches  et  fêtes  pendant  le  temps  du  service 
divin,  ni  en  tout  temps  après  huit  heures  du  soir  en 
hiver  et  après  dix  heures  du  soir  en  été,  le  tout  sous 
les  peines  portées  par  ledit  arrêt  (Paris,  impr.  P. -G.  Si- 
mon, in-4°,  4  pages)  ;  —  ordonnance  du  roi  concernant 
la  course  et  les  armements  des  corsaires,  du  16  jan- 
vier 1780;  suivie  d'ordonnance  de  l'Intendant  (placard 
impr.  à  Clerraont-F^  chez  A.  Delcros)  ;  —  arrêt  de 
la  Cour  du  Parlement,  du  1  '  juin  1785,  qui  ordonne 
l'exécution  d'une  sentence  rendue  en  la  chancellerie 
royale  de  Billy  et  siège  royal  de  Saint-Gérand-le-Puy, 
pour  l'ordre  et  la  tranquillité  publique  (impr.  à  Paris, 
chez  P.-G.  Simon  et  N.-H.  Nyon,  in-4°,  12  pages)  ;  — 
arrêt  de  la  Cour  du  Parlement,  du  0  mais  1780, qui  fait 
défense  à  toutes  personnes,  de  quelque  état  et  condition 
qu'elles  fcoient,  de  courir  la  nuit  dans  les  rues  de  la 
ville  de  Murât,  de  sonner  et  de  frapper  aux  portes,  et 
de  rien  faire  qui  pui^ïse  troubler  le  repos  et  la  tran- 
quillité publique  (Paris,  impr.  Simon  et  Nyon,  in-4o, 

3  pages)  ;  —  arrêt  de  la  Cour  du  Parlement,  du 
20  mars  1786,  qui  défend  les  attroupements,  les  fêtes  et 
jeux  dans  la  paroisse  d'Igny  (Paris,  impr.  Simon  et 
Nyon,  in-4^,  7  pages);  —  arrêt  de  la  Cour  du  Parle- 
ment, du  28  mars  178(3,  qui  fait  défense  aux  habitants 
des  paroisses  de  Saint- Remy-de-Rameru  et  lieux  cir- 
convoisins  de  s'attrouper  et  de  s'assembler  sous  aucun 
prétexte,  dans  aucun  temps,  notamment  le  premier 

jour  de  mai  de  chaque  année,  de  choisir  l'un  d'entr'eux 
pour  faire  le  rôle  de  fou,  etc.  (Paris,  impr.  Simon  et 
Nyon,  in-4^,  4  pages)  ;  —  arrêt  de  la  Cour-  du  Parle- 
ment, du  20  avril  1786,  défendant  à  toutes  personnes 
demeurant  dans  la  ville  de  Clermont-Ferrand  de  jouer, 
ni  de  donner  à  jouer  dans  leurs  maisons,  ni  autres  en- 
droits à  aucuns  jeux  de  hasard,  prohibés  et  défendus,  ou 


PUY-DE  DOME. 

autres  jeux  immodérés;  etc.  (Paris,  impr.  Simon  et 
.  Nyon,  in-4<^,  4  pages)  ;  —  arrêt  de  la  Cour  du  Parle- 
ment, du  24  juillet  1786,  qui  fait  défense  à  toutes  per- 
sonnes de  s'a^^sembler  et  de  s'attrouper  dans  rétend*ie 
de  la  justice  de  Montpipeau  et  des  justices  y  réunies,  les 
jours  de  fêtes  de  patron,  ni  dans  aucun  autre  temps  de 
l'année  et  sous  aucun  prétexte,  notamment  sous  celui 
de  tirer  quelque  prix,  etc.  (Paris,  impr.  Simon  et  Nyon, 
in-4°,  4  pages)  ;  —  arrêt  de  la  Cour  du  Parlement,  du 
20  février  1789,  qui  homologue  une  sentence  rendue 
par  les  officiers  de  Louvres  et  d'Orville  en  Parisis,  pour 
l'exécution  de.s  règlements  concernant  la  police  et  le 
maintien  de  l'ordre  public  (Paris,  impr.  N.-H.  Nyon, 
in-4'*,  16  pages). 

C.  1517.  (Liasse.)  — 10  pièces,  papier. 

1671-1094.  —  Pouce  générale.  —  Plaintes  du 
curé  de  Sainte-Croix  de  Champeix  sur  rimmoralité  de 
sa  paroisse  :  «  Depuis  quelques  aimées  en  ça  les  dissolu- 
»  tiens  de  la  jeunesse  en  sont  venues  jusques  à  un  tel 
»  point  dans  led.  lieu  de  Champeix  que  les  peuples  en 
»  demeurent  scandalizés  et  l'Église  en  est  dans  la  déso- 
»  lation . . .  Les  désordres  y  sont  si  grands  à  raison  des 
»  jeux  de  rampeaux,  danses  et  jeux  de  carte  publicts 
»  que  dans  les  places  dudit  lieu  on  n'y  voit  pas  moins 
»  de  deux  à  trois  jeux  de  rampeaux,  et  dix  ou  douze 
»  berlans,  où  les  filles  et  les  femmes  ne  rougissent  pas 

>  plus  de  s'y  voir  à  trouppes  dans  des  cercles  tenants 
»  les  cartes  à  la  main  que  si  elles  estoint  dans  la  plus 
»  sérieuse  occupation  d'un  chrestien,  et  où  les  joueurs 
»  font  passer  les  blasphèmes  du  très-saint  et  adorable 
»  nom  de  Dieu  pour  le  plus  bel  ornement  de  leur  jeu  »  ; 
les  jours  de  fête,  ils  jouent,  dansent  et  boivent  de  dix 
heures  du  matin  à  dix  heures  du  soir  «  employants  la 
»  plus  part  du  temps  des  phalasses  •  pour  prolonger  le 
»  jour  »  ;  pendant  les  deux  derniers  carêmes  on  a  vu 
des  troupes  de  masques  «  au  devant  de  la  porte  de 
»  l'église  dansants  et  saultants  avec  autant  d'insolence 

>  que  si  la  maison  du  Dieu  vivant  seroit  devenue  le 
»  temple  du  Dieu  Bacchus  dont  ils  portoint  en  triomphe 
»  une  imaige  qu'ils  avoint  dressé  de  paille,  couverte 
»  de  neige,  avec  des  postures  qui  faisoint  dresser  les 

>  cheveux  à  ceux  là-mesmequi  avoint  la  moindre  tein- 
»  ture  du  christianisme  »  ;  une  mission  commencée  par 
les  PP.  Jéîïuites  a  dû  être  interrompue  ;  à  la  suite  de 
cette  requête,  ordonnance  de  M.  Le  Camus,  intendant 
d'Auvergne,  du  21  août  1671,  défendant  les  jeux  de 
rampeaux  et  les  tambours,  et  interdisant  aux  cabare- 
tiers de  donner  à  boire  pendant  les  offices  ;  —  procès- 
verbal  d'arrestation  par  la  maréchaussée  de  Riom  du 


SÉRIE. C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


nommé  Gorinet,  garde  des  prisons  de  Vichy,  du  19 
juin  1085  ;  il  est  écroué  à  la  conciergerie  de  Riom  ;  — 
procès-verbal  des  consuls  d'Issoire  contre  un  soldat  de 
M.  du  Pouget,  qui  après  avoir  maltraité  un  marchand 
pour  le  voler,  a  insulté  et  menacé  les  œnsuls  revêtus  de 
leurs  robes  consulaires  et  de  leurs  chaperons,  1091  ;  — 
requête  adressée  à  M.  de  Vernols,  subdélégué  de  M,  de 
Maupeou,  intendant  d'Auvergne,  par  Géraud  Laparra, 
archer  en  la  maréchaussée  de  la  Haute-Auvei'gne,  se 
plaignant  des  violences  du  sieur  de  Lascoinbes,  con- 
seiller au  Bailliage  et  siège  Présidial  d'Aurillac;  — 
plaintes  contre  les  sieurs  de  la  Volpilière,  accusés  de  vol 
et  de  pillage,  1694. 

C.  1518.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

17tlO'17Sl.  —  Police  générale.  —  Peste  de  Pro- 
vence. —  Lettres  de  MM.  d'Ague^^^seiu  et  da  La  IIous- 
saye,  décembre  1720,  mettant  l'intendant  d'Auvergne 
en  garde  contre  les  tentatives  de  certains  marchands 
de  Marseille  pour  introduire  des  marchandises  en  plu- 
sieurs provinces  du  royaume  ;  on  signale  particulière- 
ment le  sieur  Audibert  ;  —  note  sur  les  correspondants 
du  sieur  Audibert  à  Maringues,  les  sieui'S  Gros  et 
Mazet  ;  lettres  de  voiture  à  eux  adressées  ;  —  interro- 
gatoires» des  sieurs  Gros  et  Mazet  par  M.  Sadourny, 
commis  à  cet  effet  par  l'Intendant  ;  —  interrogatoire 
du  sieur  Audibert  ;  —  copie  d'une  lettre  adressée  audit 
Audibert  par  le  sieur  Dambourney,  marchand  à  Rouen. 

C.  1519.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier  [3  impr.jj  2  cachets. 

€79l-119ft.  —  Police  générale.  —  Procès-verbal 
des  pertes  causées  à  Orcet  par  un  incendie ,  le  23  fé- 
vrier 1721  :  00 bâtiments  détruits; —  lettre  de  M.  Dodun, 
contrôleur  général,  du  29  mai  1723, adressant  à  Ai.  Bru- 
net  d'Kvry  une  ordonnance  du  roi,  qui  permet  de  fau- 
cher les  foins  avant  la  Saiiit-Jean  dans  toute  retendue 
du  royaume,  même  dans  le  parc  de  Versailles  et  autres 
maisons  royales,  sans  en  demander  aucune  parmission 
aux  seigneurs,  aux  capitaines  des  chasses  et  autres  of- 
ficiers; —  lettre  de  M.  Dodun,  du  15  septembre  1723, 
faisant  part  à  l'intendant  d'Auvergne  des  mesures  prises 
par  M.  Hérault,  intendant  de  Tours,  pour  découvrir  les 
crimes  commis  dans  sa  généralité  :  «  il  n'en  a  point  trouvé 
»  de  meilleur  que  celuy  d'obliger  les  sindics  de  toutes 
»  les  parroisses  de  sa  généralité  de  luy  rendre  au  moins 
»  chaque  mois  un  compte  exact  de  tous  les  vols ,  assas- 
»  sinats ,  et  autres  crimes  qui  viendroient  à  leur  con- 
,»  noissance,  et  de  faire  joindre  à  leur  lettre  l'avis  du 


»  curé  de  leur  parroisse  »  ;  il  invite  Tintôndant  d'Au- 
vergne à  prendre  les  mêmes  mesures  dans  sa  province; 
lettre  circulaire  imprimée;  réponses  des  syndics  ou 
curés  d'Arpajon,  Charaix,  Digon  près  Langeac,  Fon- 
tanges,  etc.;  Te  curé  de  Charaix  demande  la  suppression 
des  cabarets  inutiles;  —  mémoire  adressé  par  M.  de  Ro- 
quelaure  sur  les  violences  que  comçiet  journellement 
le  sieur  Douhet  de  la  Fontête  dans  une  des  terres  de  M. 
de  Roquelaure;  lettre  de  l'Intendant  à  MM.  de  la  Vril- 
lière  et  à  M.  de  Roquelaure,  annonçant  qu'il  a  mandé 
le  sieur  de  Douhet  et  l'a  réprimandé  vertement;  lettre 
de  remerciements  de  M.  de  Roquelaure  ;  il  espère  qua 
le  sieur  Douhet  de  la  Fontête  «  craindra  la  peine  que 
»  méritent  ses  crimes  et  ses  abominations  »;  il  sollicite 
encore  l'Intendant  en  faveur  de  ses  fermiers  et  habitants 
du  Montel-de-(>elat  et  de  Pontgibaud  ; —  signalement 
de    six   voleurs  'cou[)ables  «  des  vols  et  assassinat* 
»  des  Anglois  »    entre  Calais  et  Boulogne,  le  21  sep- 
tembre  1723;    lettre  d'envoi   de  M.  do  Breteuil  ;  — 
lettre  de  M.  de  Merville  au  sujet  de  la  recherche  de 

m 

l'abbé  Poyet  par  la  maréchaussée  ;  —  signalement 
du  nommé  Lyet,  receveur  des  aides  à  Saintes,  qui 
a  volé  25,000  livres  des  deniers  de  la  caisse  ;  —  lettre 
de  M.  Dodun,  du  1*' juin  1720,  adressant  à  M.  de 
laGrandville,  pour  avoir  son  avis,  un  procès-verbal 
qui  a  été  fait  le  0  avril  1720  eu  la  ville  de  Thiers,  au  su- 
jet d'un  vol  dans  le  cabinet  du  sieur  Audembron,  chan- 
geur pour  le  roi,  d'une  somme  de  5;550  liv.  en  vieilles 
espèces;  l'Intendant  certifie  la  probité  et  li  droiture 
du  sieur  Audembron  ;  —  lettre  de  M.  Audembron, 
du  4  janvier,  au  sujet  du  départ  de  M.  de  la  Grandyille 
qu'on  suppose  devoir  être  la  conséquence  du  changement 
de  ministère;  —  mémoire  sur  les  débauchas  et  violences 
d'un  habitant  d'Escorailles  ;  —  lettre  de  M.  Le  Blanc, 
du  0  avril  1728,  adressant  à  M.  de  laGrandville  une 
plainte  du  sieur  de  Chaptes,  capitaine  au  régiment  royal 
de  la  Marine,  au  sujet  des  violences  commises  sur  ua 
soldai  de  sa  compagnie  allant  de  Riom  à  Chapdes  avec 
un  soldat  de  recrue  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'In- 
tendant avec  M.  Carraud  ;  —  lettre  de  M.  d'Angervilliers, 
du  23  août  1728,  demandant  des  éclaircissements  sur 
la  requête  du  nommé  Resty,  accusé  de  complicité  dana 
l'affaire  des  courriers*  de  Lyon.  Resty  se  plaint  d'être 
détenu  depuis  17  mois  sans  avoir  été  interrogé. 

C.  1Î320.  (Liasaa.)  —  21  pièces,  papier, 

1739.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  M.  Orrj'p 
du  22  mai  1730,  invitant  l'Intendant  d'Auvergne  à  faire 
publier  de  nouveau  la  déclaration  du  7  janvier  1Ô8(> 
au  sujet  des  pèlerinages ,  attendu  «  qu'il  y  a  un  grand 


4  ARCHIVES  DU 

»  nombre  de  pèlerins  et  de  coureurs  qui  se  répandent 

>  dans  les  provinces  dont  la  plus  part  sont  de  jeunes 

>  gens  qui  se  débauchent  pour  se  soustraire  au  travail 

>  sous  prétexte  de  pèlerinage  sans  aucun  certificat  en 
»  forme  ny  permission  auten tique  »;  —  plainte  du  che- 
■valier  de  Malause  contré  un  sergent  de  la  maréchaussée 
à  Mauriac  qu'il  accuse  de  friponnerie,  l'Intendant 
envoie  un  ordre  d'arrestation  ;  —  lettre  'de  M.  Trenty 
de  Cances ,  procureur  du  roi  à  Aurillac  ;  —  [)lainte 
de  Marie  Dufavet  contre  P,  Despins,  de  Chomelis  qui, 
après  avoir  obtenu  des  lettres  de  grâce  pour  un  premier 
crime,  s'est  livré  à  de  nouvelles  violences;  ordre  d'ar- 
restation ;  —  requête  des  nommés  Blancheton  demandant 
leur  élargissement  des  prisons  de  Langeac  où  ils  sont  dé- 
tenus parcequ'on  a  prétendu  faussement  qu'ils  pourraient 
donner  des  renseignements  sur  P.  Despins;  lettres  à 
ce  sujet  de  M.  de  Saint-Just,  du  subdélégué  et  du  bri- 
gadier de  maréchaussée. 

C.  152i.  (Liasse.) —  81  pièces,  papierj  3  cachets. 

1731.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  Tabbé 
d'Auliac  de  la  Richardie,  comte  de  Brioude,  demandant 
la  liberté  d'un  jeune  garyon  détenu  dans  les  prisons 
de  Brioude;  accordée;  lettre  de  remerciements,  jan- 
vier-février 1731  ;  —  lettre  de  M.  de  Moras,  du  28  fé- 
vrier 1731,  adressant  à  M.  deTrudaine  trois  mémoires  : 
le  premier  est  une  information  contre  Jacques  Vimal 
qui  s'est  émancipé  jusqu'à  mener  des  violons  la  nuit 
dans  les  rues  d'Ambert ,  malgré  la  défense  du  bailli  ; 
le  second  est  une  demande  d'abonnement  à  la  taille, 
naoyennant  une  somme  de  5,000  livres,  en  faveur  de 
la  paroisse  de  Marsac  ;  le  troisième  est  une  demande 
de  réduction  d'un  droit  de  confirmation  formée  par 
les  marchands  d'Ariane  ;  réponse  de  l'Intendant  : 
il  n'est  pas  probable  que  le  roi  accorde  un  abonnement 
à  un  simple  bourg  comme  l'est  Marsac;  quant  à  la  de- 
mande des  habitants  d'Ariane,  il  est  certain  qu'elle  ne 
sera  pas  accueillie;  lettre  de  M.  Boyer  de  la  Salie  sur 
l'affaire  du  fils  Yimal;  il  la  déclare  sans  importance.  — 
Lettre  des  oflfîciers  du  PrésidialdeRiom,du7marsl731, 
à  rin tendant,  se  plaignant  de  l'insulte  faite  à  M.  Chabre, 
lieutenant  criminel,  par  des  cavaliers  du  régiment 
de  Luynes ,  actuellement  en  garnison  dans  cette  ville  ; 
M.  Trudaine  en  rend  compta  à  M.  d'Angervilliers. 
4i  Vous  sçavés ,  lui  écrit-il ,  que  le  Présidial  de  Riom 
»  est  un  des  plus  grands  sièges  du  royaume  qui  s'est 
»  toujours  soutenu  avec  distinction.  M.  Chabre  per- 

>  sonelement  est  un  très  bon  sujet,  home  de  condition, 
»  proche  parent  de  M.d'Ormesson...  Mess,  du  Présidial 

>  me  chargent  de  vous  assurer  qu'ils  ne  feront  que  ce 


PUY-DE-DOME. 

»  qu'il  vous  plaira  de  leurs  i»rescrire  vous-mesme  »;  — 
M.  Trudaine  en  écrit  aussi  à  M.  du  Perron,  ou  en  son 
absence  à  l'oflïçier  commandant  le  régiment  de  Luyne;^; 
il  se  plaint  que  le  lieutenant  qui  commande  à  Riom, 
après  avoir  fait. mettre  les  coupables  en  prison,  les  ait 
fait  sortir  et  ait  favorisé  leur  évasion  ;  —  M.  du  Perron 
justifie  son  lieutenant ,  et  prétend  que  tout  le  mal  vient 
de  l'imprudence  de  M.  Chabre  et  de  la  susceptibilité 
excessive  de  MM.  du  Présidial  à  qui  on  avait  fait  ré- 
paration; —  autres  violences  des  cavaliers  de  Luynes;. 
lettre  à  ce  sujet  de  M.  Urion  ;  —  lettres  du  duc  de  Luynes, 
de  M.  Chabre,  etc.;  l'affaire  paraît  terminée  par  l'em- 
prisonnement des  cavaliers  pendant  quelques  heures.— 
Lettre  de  M.  Trudaine  à  M.  Sadourny,  avocat,  du  19 
avril  1731 ,  au  sujet  des  mauvais  traitements  que  re- 
çoivent les  habitants  de  Saint-Germain-Lembron  de 
la  part  des  cavaliers  qui  y  sont  en  garnison  ;  il  le  prie 
de  lui  indiquer  quelqu'un  à  qui  il  puisse  s'en  rapporter 
pour  faire  une  information  sommaire  sur  les  lieux; 
réponse  de  M.  Sadourny  ;  M.  Trudaine  charge  M.  Cellin 
de  faire  cette  enquête,  il  lui  reproche  de  ne  l'avoir  pas 
prévenu  de  ces  désordres  ;  il  écrit  en  même  temps  à  M. 
d'Angervilliers,  et  au  capitaine  pour  l'inviter  à  mjeux 
veiller  sur  sa  compagnie  ;  —  lettre  des  curés  d'Azerat 
et  de  Saint-Ferréol ,  exposant  que  leurs  paroissiens, 
après  s'être  épuisés  à  la  poursuite  d'un  procès  relatif 
à  un  pacage,  en  viennent  présentement  aux  mains  ;  lettre 
de  M.  Mars;  ordre  à  M.  Roche  tte  de  se  rendre  sur  les  lieux; 
—  meurtres  dans  la  paroisse  deMonlet,  lettres  deM.Pel- 
let,  subdéJégué  à  La  Chaise-Dieu  ; —  plaintes  du  curé 
de  Colombier  contre  un  de  ses  paroissiens;  lettres  à 
ce  sujet  du  subdélégué  de  Montaigut. 

C.  Î522.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier. 

1731.  —  Police  générale. —  Plainte  contre  un  em- 
ployé pour  les  garnisons  qu'on  accuse  d'avoir  tué  une 
femme  de  la  paroisse  de  Nay  ;  le  fait  est  reconnu  faux; 
lettres  de  M.  de  Mombriset  et  du  curé  de  Nay  ;  —  lettre 
du  frère  Mathias  Vialard,  gardien  des  Récollets  d'Ar- 
des,  se  plaignant  du  scandale  causé  à  la  messe  par  un  des 
habitants  de  la  ville;  —  lettre  du  curé  de  Naintré,  près 
de  Chàtellerault  en  Poitou,  adressant  Tétat  des  objets 
volés  dans  son  église;  —  requête  du  sieur  Veyssière, 
bourgeois  de  Saint-Flour,  se  plaignant  qu'un  fermier 
du  sieur  de  la  RafHnie  le  trouble  par  violence  dans 
la  possession  de  la  montagne  de  Peyrelade,  paroisse 
de  Fontanges;  information;  —  plainte  du  sieur  de  Fon— 
tète,  exempt  de  la  maréchaussée,  au  sujet  d'insultes 
faites  à  lui  et  à  M.  Sadourny  par  M.  de  Senezergues 
de  Canhac;  M.  Sadourny  déclare  la  plainte  mal  fondée; 


i  .«U^P,    41  . 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


—  lettre  de  M"'  Maillé  de  Montboissiér,  du  20  no- 
vembre 1731 ,  adressant  à  l'Intendant  une  requête  d'un 
Dommé  Pichot,  de  Dienne,  qui  se  plaint  de  menaces  et 
-voies  de  fait;  elle  vient  d'apprendre  «  la  mort  cruelle 
»  de  ce  pauvre  comte  de  Beaufort  »;  —  vol  de  bestiaux 
à  Chaumoiit;  letti'es  de  M.  Boyer  de  la  Salle,  de 
M.  Maupassant  de  Coisait,  lieutenant  de  la  compagnie 
de  Tonnerre ,  à  Ariane. 

C.  iS'îï.  (Liasse.)  —  98  pièces,  papier  [\  iropr.);  2  cachets. 

1739.  —  Police  générale.—  Lettre  du  sieur  Durand 
du  Joanet  adressant  à  f  Intendance  une  lettre  de  M.  Cou- 
sin de  La  Tour-Fondue,  subdélégué  à  Saint- Aman t-Tal- 
lende,  au  sujet  d'un  homicide  commis  dans  cette  ville; 
lettre  de  M.  Cousin  ;  —  injures  à  la  maréchaussée  ;  l'In- 
tendant invite  M.  de  Montcloux  à  faire  mettre  le  dé- 
linquant en  prison  pour  huit  jours;  —  arrestation  par 
la  maréchaussée,  à  Montaigut,  d'un  individu  parlant 
la  langue  moresque:  «  il  est  étonnant,  écrit  M.  Georges 
»  de  Montcloux ,  combien  il  passe  de  ces  sortes  de  gens 
)►  icy  »;  —  arrestation  d'une  nommée .  Desfarges  qui 
€  se  dit  de  Sauviat  près  Limoges,  estre  religieuse 
)►  de  Fontevrault  et  avoir  esté  enlevée  il  y  a  six  mois 
»  par  le  père  Gaillot,  religieux  du  même  ordre,  son 
»  confesseur,  et  receveur  de  son  ordre,  qu'ils  sont  aies 
»  à  Turin  où  il  Ta  abandonné,  de  là  à  Genèves  où  il 
>  s'est  fait  ministre  »  ;  correspondance  à  ce  sujet 
entre  l'Intendant,  MM.  de  Montcloux,  Urion,  Duchey 
et  de  Saint-Florentin;  —  lettre  de  M.  Teillard,  an- 
nonçant que  M.  de  Presque,  chevalier  de  Tordre  de  Malte, 
a  été  arrêté  en  vertu  d'un  ordre  du  roi;  —  rébellion 
des  habitants  de  Riom-ès-Montagnes  contre  la  maré- 
chaussée qui  arrêtait  un  débiteur  de  M.  de  Chabannes, 
seigneur  d'Apchon  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  MM. 
Teillard  et  de  Vigier;  de  M.  de  Chabannes-Curton  datée 
de  Madic;  —  lettre  de  M.  Dastier  au  sujet  de  Tenquête 
qu'il  a  faite  des  mauvais  traitements  commis  sur  un  can 
valier  de  M.  de  la  Sablière  qui  faisait  recrue  à  St-Flour  ; 
il  n'a  rien  pu  savoir  «  parce  que  dans  ce  faubourg  ils  sont 
»  tous  des  républicains  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Bourbon- 
Chalus ,  datée  de  Busset ,  au  sujet  d'un  individu  arrêté 
pour  vol; —  violences  du  sieur  Bravard,  chirurgien 
à  Ariane,  sur  un  cavalier  de  la  compagnie  en  garnison 
dans  cette  ville;  plaintes  du  commandant;  ordre  d'em- 
prisonner le  sieur  Bravard  ;  —  signalement  du  nommé 
Louis  de  la  Tour  qui  a  volé  des  diamants  à  la  comtesse 
de  Belgiojoso;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Saint-Maurice; 
— ordre  d'arrestation  du  sieur  de  Chaleix,  gentilhomme 
limousin ,  accusé  d'homicide  ;  lettre  de  M.  de  Tourny, 
ntendant  de  Limoges  ;  —  arrestation  du  nommé  Tra- 


verse, de  Murât,  accusé  de  menaces  et  voies  de  fait;; 
lettres  de  MM.  Teillard  et  d'Hervil,ly. 

C.  1524.  (Liasse.)  —  79  pièces,  papier;  3  cachets. 

1733.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  M.  Pillot, 
lieutenant  colonel  du  régiment  de  Béthune,  se  plaignant 
que  les  siturs  de  Noalhac  ont  maltraité  un  brigadier  et 
un  cavalier  de  sa  compagnie;  l'Intendant  demande  l'avis 
de  M.  de  Vigier  et  obtient  un  ordre  du  roi  pour  faire 
mettre  f^n  prison  les  frères  de  Noalhac;  —  requêtes 
adressées  à  l'Intendant  par  Jacques  de  Douhet ,  écuyer, 
sieur  de  Lagarde  et  Jean-Baptiste  de  Douhet,  écuyer, 
sieur  du  Boscatel,  habitants  du  lieu  de  Noalhac,  pa- 
roisse de  Saint-Hîppolyte,  demandant  à  être  élargis 
des  prisons  de  Mauriac  ;  —  lettre.^  de  M.  d'Angervilliers; 

—  lettres  de  M.  de  Chabannes.  capitiiine  aux  gardes, 
demandant  à  l'Intendant  de  faire  informer  contre  les 
sieurs  de  Noalhac ,  qui  ont  la  plus  mauvaise  réputation 
et  n'ont  échappé  déjà  à  une  affaire  criminelle  qu'à  la  fa- 
veur de  lettres  de  grâce  ;  ils  sont  redoutés  dans  tout 
le  pays,  et  ce^erait  un  bienfait  de  les  envoyer  aux  îles; 
il  a  un  procès  contre  eux  au  Parlement  où  il  poursuit 
Tadjudication  de  leurs  biens,  Texpert  n'ose  aller  en  faire 
l'estimation ,  mais  ce  n'est  pas  par  intérêt  qu'il  en  écrit 
à  l'Intendant  ;  M.  Trudaine  répond  qu'il  ne  veut  pas  faire 
le  procès  aux  sieurs  de  Noaillac,  il  n'empêche  pas  d'ail- 
«  leurs  qu'on  ne  les  poursuive  par  les  voyes  ordinaires 

.  »  de  la  justice  »;  les  deux  frères  sont  mis  en  liberté 
le  2  octobre.  —  Plaintes  du  curé  de  Saint-Prejeix , 
près  Brioude,  contre  un  de  ses  paroissiens;  —  signa-, 
lement  d'un  individu  qui  a  commis  un  vol  à  Montpellier, 
chez  M.  de  Saint-Félix  où  il  était  domestique;  corres- 
pondance de  M.  Angrave  et  de  l'Intendant  d'Auvergne; 

—  lettre  de  M.  Georges  de  Montcloux,  subdélégué  à  Mon- 
taigut ,  adressant  à  l'Intendant  le  signalement  de  deux 
individus  arrêtés  dans  cette  ville  et  qu'on  soupçonne 
d'être  du  nombre  des  voleurs  des  vases  sacrés  de  l'église 
de  Saint-Savin  en  Berry  ;  —  rébellion  contre  la  maré- 
chaussée à  la  Crouzille,  le  curé  a  tenu  des  discours  in- 
convenants et  s'est  opposé  à  ce  que  les  cavaliers  exécu- 
tassent leur  mission;  M.  de  Montcloux  blâme  sévèrement 
le  curé  et  fait  mettre  en  prison  le  sacristain  accusé 
de  j'ébellion. 

C.  4523.  (Liasse.)—  49  pièces,  papier. 

1733.  —  Police  générale.  —  Requête  de  François: 
Lescure,  ingénieur  et  commis  pour  Tinspection  des  ponts 
et  chaussées  de  la  Haute-Auvergne,  se  plaignant  d'avoir 


G  ARCHIVES  DU 

été  insulté  par  un  sergent  de  la  compagnie  de  M.  de 
la  Chesnaye ,  capitaine  dans  le  régiment  de  la  Sarre-In- 
fanterie; correspondance  de  Tlntendant,  de  MM.  Sa- 
dourny  et  de  La  Chesnaye  ;  —  roquèfe  de  Jean  de  Neyras, 
sieur  de  Saint-Étienne ,  se  plaignant  que  les  habitants 
de  St-Cirgues  se  sont  attroupés  pour  ravager  les  terres 
du  suppliant  «  en  haine  du  privilège  de  noblesse  que  lui 
»  aconlirmé  M.  Trudaine  »;  l'Intendant  écrit  à  M.  Beau- 
breuil  d'avertir  les  paysans  en  question  qu'il  mettra 
sur  eux  une  imposition  pour  dédommager  M.  de  Saint- 
Etienne;  —  lettre  de  l'Intendant  demandant  à  M.  de 
Merville,  subdélégué  à  Thîers,  des  renseignements  sur 

• 

les  plaintes  qu'on  lui  a  portées  «  de  la  conduite  indécente 
»  et  peu  respectueuse  que  tient  une  sage-femme  de  la 
»  ville  de  Thiers  à  l'égard  du  vicaire  »  ;  réponse  do 
M.  de  Merville  :  cette  sage-femme  doit  être  celle  «  à  qui 

>  le  s'  Prulière,  vicaire  de  S.  Gênez,  au  milieu  des  cé- 

>  rémonies  d'un  baptême  qu'il  faisoit  a  donné  quatre 

>  soufflets,  parce  qu'elle  l'avoit  averty  qu'il  jettoit  l'eau 
»  dans  le  col  de  l'enfant  au  lieu  de  la  répandre  sur 

>  la  tête  »  ;  la  sage-femme  s'est  plaint  et  a  obtenu 
un  décret  à  l'Offlcialité;  elle  est  résolue  à  continuer 
son  métier,  bien  que  les  deux  vicaires  essaient  de  le 
lui  interdire ,  «  ils  vont  l'un  et  l'autre  de  l'aveu  du  curé 

>  avertir  des  femmes  enceintes  qu'ils  ne  baptiseront  pas 
)^  leurs  enfants  si  elles  se  servent  de  cette  sage  femme  »; 
—  certificats  en  faveur  de  Madeleine  Gonin,  sage-femme 
à  Thiers;  —  plaintes  du  curé  de  Servant  contre  un  de 
ses  paroissiens;  —  plaintes  du  curé  d'Ides  contre  des 
femmes  de  sa  paroisse  qui  l'ont  insulté  ;  M.  de  Vigier  • 
répond  que  le  fait  est  vrai,  mais  que  le  curé  avait  été 
très  lié  avec  ces  femmes,  «  l'histoire  médisante  raporte 

>  que  le  curé  connoissoit  de  près  la  fille  et  même  il  y  a 
»  eu  des  suittes,  et  voulant  réparer  le  tort  qu'il  avoit 
»  fait,  il  chercha  à  la  marier  »;  M.  Trudaine  fait  dé- 
fendre aux  deux  femmes  d'insulter  le  curé  à  l'ave- 
nir î  —  rixe  entre  un  particulier  de  Clermont  et  un 
cavalier  de  la  compagnie  du  chevalier  de  Chambaud- 
Montgon ,  régiment  de  Beaucaire;  lettre  de  M.  de 
Montgon. 

C.  1526.  (Liasse.)  —  69  pièces,  papier;  2  cachets. 


17S4  et  san»  date.  —  Police  générale.  — 
Rixe  entre  un  dragon  engagé  par  M.  de  la  Ripi)e'  et 
les  garçons  meuniers  de  Chamalières  ;  —  lettre  de 
M.  Coliuet  de  Labeau,  lieutenant  criminel  à  Aurillac, 
se  plaignant  que  les  sieurs  Dabernard  et  Girbe,  qui 
n'ont  pu  obtenir  leur  grâce  au  sujet  des  homicides 
dont  ils  sont  accusés,  n'ont  pas  encore  été  arrêtés; 
rintendant  en  marque  sa  surprise  à  M.  Fontfreyda 


PUY-DE-DOME. 

et  l'invite  à  faire  son  devoir;  —  violences  du  sieur 
Mahias  et  d^  sa  femme;  lettres  à  ce  sujet  de  MM.  Ma- 
hias  père  et  de  Gizaguet;  —  lettre  de  l'Intendant  & 
M.  Vigier  l'invitant  à  ordonner  au  consul. de  Saint- 
Christophe  de  venir  rendre  compte  de  sa  conduite;  on 
s'est  plaint  <  qu'il  avoit  soulevé  toutte  sa  paroisse  contre 
»  le  curé  et  qu'il  s'étoit  mesme  porté  à  sonner  le  tocsitt 
»  pour  les  assembler  contre  luy  parcequ'il  veut  se  con- 
»  former  au  nouveau  rituel  de  M.  l'évéque  de  Clermont, 
»  et  on  m'assure  que  le  prétexte  ridicule  dont  il  se  sert 
»  pour  les  soulever  est  de  leurs  dire  que  ce  rituel  ne  doit 
»  avoir  lieu  que  dans  les  grandes  villes,  et  que,  s'ils  per- 
»  mettent  que  le  curé  s'en  servoje  regarderay  Saint- 
»  Christophe  comme  un  lieu  considémble,  ce  qui  me 
»  i)ortera  à  augmenter  les  impositions  »;  mémoire;  — 
lettre  de  M.  Belamy,  informant  rintendant  des  violences 
commises  par  des  Cavaliers  de  la  compagnie  de  M.  de 
Chambaud  sur  deux  consuls  de  Lorlanges;  on  tient  le  cas 
fort  secret,  car  M.  de  Chambaud  menace  d'assommer 
ceux  qui  parleront  ;  il  sait  d'autre  part  «  que  M.  dd 
»  Chambaud  malmène  tous  les  consuls  et  qu'aucun 
»  n'oze  lui  demander  le  payement  de  la  cotte  faite  sur 
»  ses  domaines,  crainte  qu'il  n'effectue  ses  menaces  or- 
»  d inaires  de  les  rouer  de  coups  de  bâton»;  lettre  de 
M.  Rochétte;  lettre  de  M.  de  Chambaud-Montgon,  an- 
nonçant qu'il  a  puni  les  cavaliers  ;  —  lettres  de  M.  de 
Montcloux  au  sujet  de  quelques  individus,  se  disant 
bohèmes,  qui  se  sont  réfugiés  dans  un  bois  de  la  paroisse 
de  Colombier;  —  lettre  de  M.  Larigaudie,  à  Usson,  le 
17  octobre  1734,  se  plaignant  à  l'Intendant  que  MM.  de 
Varennes  ont  contrevenu  au  ban  des  vendanges  qu'il 
avait  donné;  M.  Trudaine  lui  conseille  de  se  pourvoir 
devant  les  juges  ordinaires;  —  émeute  dans  la  paroisse 
de  Plauzat  causée  par  la  prétention  de  M.  Pommerol, 
conseiller  à  la  Cour  des  Aides  de  Clermont,  de  ne  point 
payer  la  taille  pour  le  domaine  qu'il  a  dans  cette  par-- 
roisse;  information  par  M.  Arnaud,  subdéiégué  à  Vie- 
Je-Comte;  lettre  de  M.  le  vicomte  de  Beaune,  seigneur 
de  la  paroisse;  —  requête  de  François  Nazary,  prêtre  et 
prieur  de  la  communauté  de  Saint-Dizain  d'Ardes,  de- 
mandant justice  des  injures  que  lui  font  plusieurs  habi- 
tants de  cette  ville  en  haine  de  la  part  qu'il  a  prise  à  la 
suppression  d'une  danse  abusive  qui  s'y  pratiquait  au- 
trefois. 

C.  1527.  (Liasse.)  —  81  pièces,  papier;  2  Qacheks. 

17S3.  —  Police  générale.  —  Infanticide  dans  le 
village  de  l'Éclache;  lettres  de  M.  Ribc^yre,  subdélégué- 
à  Rochefort;  il  informe  en  mémo  temps  rintendant  des. 
exécutions  violentes  faites  par  les  sieurs!  de  Barmontel 


dans  la  paroise  de  GilJcs,  au  sujet  de  dîmes  ou  per- 
cières;  comme  ces  exécutions  ont  été  faites  en  vertu 
d'ordonnances  de  justice,  rintendant  se  contente  de 
faire  dire  aux  sieurs  de  Barmontel  que  s'ils  continuent 
leurs  violences,  il  en  rendra  compte  à  la  Cour;  — émeuti 
dans  le  village  de  Cha^^saigne,  paroisse  de  La  Nobre,  à 
l'occasion  de  la  levée  de  cens  qu'y  venait  faire  le  sieur 
Begon,  fermier  du  prieuré  de  Bort,  de  Tordre  de  Cluny, 
tenu  en  commande  par  M.  de  Faverges  fils  ;  lettres  de 
M.  Virieu  de  Faverges;  avis  de  M.  de  Mallessaigne:  il  a 
été  fait  deux  informations  qui  se  contredisent,  et  les 
habitants  prétendent  ne  s'être  rebellés  qu'à  cause  des 
violences  du  sieur  Begon  ;  ils  seraient  disposés  à  faire 
de  nouvelles  reconnais-sances;  l'Intendant  invite  M.  de 
Malle^saigne  à  tacher  d 'accom moder  l'afFaire  ; — note  sur 
une  rixe  entre  les. habitants  de  Montredon  et  ceux  de 
Nadaiilat;  —  émeute  à  Montaigut,  à  Toccasion  du  ren- 
chérissement  des  blés  :  lettres  de  MM.  de  La  Grange  et 
de  Montcloux  donnant  des  renseignements  contradic- 
toires ;  M.  Rossignol  donne  raison  à  ce  dernier  et  lui 
•adresse  l'ordre  de  faire  emprisonner  les  auteurs  de  la 
> rébellion;  —  vol  chez  madame  Courtin  d'Aurelle;  — 
assassinats  dans  le  voisinage  de  Mauriac  :  lettre  de  Tabbé 
de  la  Valette;  —  lettre  de  M.  Madur  au  sujet  du  chari- 
yari  de  Viverols  ;  —  ordre  donné  à  M.  Aulterroche,  sub- 
âélégué  à  Issoire,  de  vérifier  l'ouverture  de  malles 
adressées  à  madame  la  baronne  Thesan  de  Murât,  afin 
d'examiner  s  il  ne  s'y  trouve  rien  qui  ait  rapport  au 
sieur  Triol;  lettres  du  subdélégué,  de  madame  de  Mu- 
.jat,  de  M.  Lafont  ;  —  lettres  de  M.  de  Montmorin  au 
•sujet  de  l'arrestation  des  nommés  Dissard,  accusés 
d'assassinat;  —  lettre  de  MM.  Lafont  et  Aulterroche, 
au  sujet  des  violences  du  sieur  du  Lac  de  Saint-Diéry. 

C.  1528.  (Liasse.)  —  61  pièces,  papier;  i  cachet. 


1736-1737.  —  Police  générale.  —  Lettre  de 
M.  Arnaud,  de  Y^p- le- Comte,  demandant  la  liberté 
d'individus  prévenus  d'avoir  coupé  des  arbres  dans  des 
liéritages  et  déténus  dans  les  prisons  de  Clermont;  — 
zcAe  de  naissance  de  Jacques,  fils  naturel  d'une  servante 
*qui  demeure  chez  M.  Ymonet  de  la  Fredière;  au  dos,  de 
la  main  de  xMassillon,  évêque  de  Clermont  :  «  Lô  sieur 

>  de  la  Fredière,  dans  la  parroisse  de  Pignols,  prez  de 
»  Vic-le-Comte.  Il  mène  depuis  longtemps  une  vie  d'un 
»  homme  sans  mœurs  et  sans  religion,  il  dérange  et 

>  scandalise  toute  sa  parroisse.  L'Église  et  l'État  sont 

>  intéressez  pour  que  M.  l'Intendant  le  fasse  avertir 
*  sérieusement  et  y  apporte  quelque  remède,  J.-B., 

>  évêque  de  Clermont  »;  ordre  de  l'Intendant  d'en- 
fermer la  servante  à  l'Hôpital  Général;  —  lettre  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVLRGNE.  7 

M.  Teillard  au  sujet  d'un  vol  fait  à  l'église  des  Pénitents 
de  Murât;  —  listes  dé  vendeurs  de  fausses  reliques, 
communiquées  par  M.  Rossignol  à  M.  de  Bernage  pour 
avoir  son  avis;  —  rixe  entre  le  sieur  Obrier,  marchand 
de  la  ville  d'Issoire,  et  M.  de  Flory,  ofl'îcier  dans  le  ré- 
giment de  M.  d'Armenonville;. correspondance  à  ce  sujet 
de  M.  d'Armenonville  avec  l'Intendant  ;  —  plainte  de 
Madame  de  Neufville  de  Touzelle,  abbesse  de  Saint- 
Genès-les-Monges,  au  sujet  des  mauvais  traitements  dont 
son  homme  d'affaires  a  été  l'objet  à  la  foire  de  Pon- 
taumur;  —  procès-verbal  de  rébellion  des  habitants  du 
village  de  Cereix  contre  un  huissier  qui  instrumentait 
pour  les  fermiers  du  seigneur;  lettre  de  Madame  de  Vil- 
lacerf  de  Crussol,  adressant  ce  procès- verbal  à  l'Inten- 
dant; —  lettre  de  M.  de  Chas>ignolles,  demandant  l'ar- 
restation de  deux  voleurs  qu'il  a  dans  sa  paroisse;  — 
lettre  de  M.  Duchey,  demandant  à  l'Intendant  de  faire 
arrêter  par  la  maréchaussée  un  individu  prévenu  d'as- 
sassinat; —  arrestation  de  Jacques  Andraud,  potier 
d*étain,  deMontgreleix;  —  mémoire  dressé  par  M.  Neez, 
abbé  de  la  Valette,  au  sujet  des  crimes  commis  publi- 
quement dans  rélection  de  Mauriac  depuis  28  mois;  il 
signale  de  15  à  16  crimes  avérés,  assassinats,  incendies, 
et  restés  impunis,  «  il  est  d'usage  dans  ces  montagnes 
»  que  les  paysans  se  fassent  justice  à  eux-mêmes.  Ils 
»  portent  leur  droit  dans  leurs  bâtons  et  dans  leurs 
»  couteaux  qu'ils  nomment  bougeons  qui  sont  en  forme 
^  de  petits  poignards;  et  leurs  bâtons  sont  préparés 
«  avec  beaucoup  de  soin;  ils  sont  même  curieux  d'en 
»  avoir  d'un  certain  bois  qui  ne  se  fend  ni  ne  se  rompt 
»  point  avec  quelque  force  qu'ils  puissent  frapper  »  ;  les 
paysans  menacent  M.  de  la  Valette,  irrités  qu'il  veuille 
percevoir  les  cens  et  rentes  de  sa  seigneurie  et  qu'il  pré- 
tende jouir  de  son  privilège  «  qui  exempte  de  taille  le 
»  domaine  de  cette  seigneurie,  sans  considérer  que  mon 
»  abbaye,  qui  est  une  des  plus  modiques  du  roiaume, 
»  paye  plus  de  1,300  liv.  de  décimes  au  diocèse  de  Tulle, 
»  où  le  chef-lieu  est  situé  »;  des  menaces  ils  en  sont 
bientôt  venus  aux  voies  de  fait  et  aux  tentatives  d'in- 
cendie, l'abbé  de  la  Valette  demande  la  protection  de 
l'Intendant  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Noailles;  l'Inten- 
dant adresse  des  reproches  à  M,  Fontfi  eyde,  exempt  de 
la  maréchaussée  à  Mauriac. 


C.  1529.  (Liasse.)  —  64  pièces,  papier;  2  cachets. 

17SS-1739.  —  Police  générale.  —  Plainte  adressée 
à  l'Intendant  par  A.  de  la  Villette,  médecin  à  Ambert, 
contre  le  nommé  Claude  Serenda,  qui  s'ingère  depuis 
quelque  temps  de  prophétiser  et  de  donner  des  remèdes 
aux  malades,  «  dont  ils  meurent  »;  même  dénonciation 


ja 


8  ARCHIVES  DU 

contre  le  sieur  Valencier,  prêtre  communaliste  d'Am- 
bert;  lettre  de  M.  Madur  à  ce  sujet  ;  —  émeute  à  Saint- 
Geneix,  dénoncée  à  l'Intendant  par  Aï.  de  Chabron,  de 
Saint-Paulien  ;  lettre  du  sieur  de  Çhabron  ;  certificats 
en  faveur  dudit  sieur  de  Cliabron  par  M.  Le  Blanc, 
intendant  d'Auvergne,  dçnt  il  était  le  subdélégué;  par 
M.  Julien,  commandant  les  troupes  dans  le  Yivarais  et 
les  Oévennes;  par  M.  de  Basville,  intendant  de  Lan- 
guedoc, 1706-1722  (copie);  —  lettre  de  M.  Ribeyre, 
subdélégué  à  Rochefort,  sur  les  violences  dont  est  accusé 
un  bouclier  de  Laqueuille  ;  ordre  d'arrestation  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  de  Vigier,  Dorinière  et  Sadourny, 
au  sujet  d*un  projet  formé  par  des  individus  dont  le 
nom  est  resté  inconnu  d'enlever  la  voiture  de  l'élec- 
tion; —  vol  d'un  cheval  appartenant  au  sieur  Terre- 
longe,  de  Brives,  dans  une  auberge  au  lieu  de  Rambaud, 
près  de  Thiers  ;  lettres  de  MM.  Crozat  et  de  Merville  ; 

—  plainte  du  sieur  Montai  de  Montvers  contre  les  sieurs 
Delerou,  gendarmes,  qu'il  accuse  de  voies  de  fait  à  son 
égard  ;  lettres  de  M.  d' Aguesseau  et  de  Madame  de  Lastic 
d'Ëscars  ;  lettres  des  sieurs  Delerou  et  Lavergne,  gen- 
darmes. 

G.  1530.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier  (2  impr.);  3  cachets. 

1 740-1741.  —  Police  générale.  —  Requête  du 
sieur  Bertrandy,  emprisonné  à  Brioude  à  la  requête  de 
ses  créanciers;  —  mémoire  sur  les  désordres  commis  par 
des  maçons  de  Charensat  à  YoUore  où  ils  se  sont  retirés 
depuis  3  ans;  lettres  de  MM.  Ferrand  et  de  Merville; 

—  arrestation  du  nommé  Hory,  par  les  ordres  de  M.  de 
Merville  dont  il  menaçait  d'incendier  la  maison;  l'In- 
tendant blâme  M.  de  Merville  :  €  Vous  avés  trop  entre- 

>  pris  en  faisant  arrêter  Hory ,  Tarrest  de  deffenses  que 
»  vous  scavés  qu'il  a  obtenu  contre  le  décret  de  prise  de 
»  corps  décerné  contre  luy  le  mettoit  en  seureté.  Il  est 

>  vray  que  vous  ne  Tavés  point  fait  arrêter  en  vertu  de 

>  ce  décret,  cependant  dans  les  circonstances  où  il  se 

>  trouve  vous  n'auriés  pas  du  sur  un  simple  raport  qui 
»  est  peut-être  sans  fondement  donner  un  ordre  pour  le 

>  faire  mettre  en  prison  »  ;  M.  de  Merville  renonce  à  la 
poursuite  et  Hory  est  mis  en  liberté;  —  rixe  entre  les 
habitants  de  Sauvagnat  et  ceux  de  Saint- Yvoi  ne  à  l'oc- 
casion d'un  pacage;  —  lettre  du  comte  d'Apchier  de  Ya- 
bres  au  sujet  d'une  émeute  dans  la  paroisse  de  Saint- 
Privat  ;  —  lettre  de  M.  Allemand,  comte  de  Lyon,  de- 
mandant que  la  maréchaussée  de  Tauves  fasse  tous  les 
15  jours  une  tournée  à  Bort;  —  arrêt  du  Parlement,  du 
4  octobre  1741,  portant  condamnation  de  mort  contre 
Michel  Bonnefoy  pour  vol,  et  sursis  à  faire  droit  sur 
l'accusation  contre  les  autres  accusés  jusqu'après  Texé- 


PUY-DE-DOME. 

cution  du  présent  arrêt  (Paris  ;<diez  P.-G.  Simon,  in-4% 
4  pages) . 

G.  1531.  (Liasse.)  —  90  pièces,  papier;  2  cachets. 

1749-1744.  —  Police  générale.  —  Rixe  entre  les 
habitants  d'Authezat  et  ceux  de  La  Sauvetat  ;  lettre  à  ce 
sujet  de  M'^'de  Pons  d'Authezat;  —  arrestation  de  plu- 
sieurs individus  du  quartier  des  Baux,  paroisse  de  Job; 
M.  Madur  se  plaint  à  cette  occasion  des  procédés  du 
sieur  de  la  Bretesche,  exempt  de  la  maréchaussée  ;  — 
lettre  anonyme  dénonçant  un  meurtre  commis  dans  la 
paroisse  de  Pinols  ;  —  lettre  du  sieur  Granier,  deman- 
dant Tapprobation  d'un  règlement  de  police  qu'il  a  fait 
au  nom  de  son  oncle,  M.  de  Chaviale,  juge  de  police  de 
la  ville  de  Mauriac;  approuvé;  —  lettre  de  M.  Duchey, 
demandant  à  l'Intendant  de  faire  arrêter  le  sieur  de  Hau- 
teterre,  se  disant  capitaine  dans  les  troupes  du  roi  de 
Naples,  prévenu  d'assassinat  dans  les  rues  de  Riom  ;  — 
plaintes  de  l'abbé  de  Sors,  abbé  de  Mauriac,  et  du  sieur 
Granier  contre  un  cavalier  de  maréchaussée  qui  refuse 
de  se  conformer  aux  règlements  de  police  ;  ordre  d'em- 
prisonnement pour  huit  jours;  —  lettre  de  Tarchevôque 
de  Tours,  se  plaignant  que  quelques  personnes  ont  été 
attaquées  sur  le  grand  chemin  près  de  la  paroisse  de 
Leynhac  ;  il  le  prie  de  donner  des  ordres  aux  cavaliers 
de  maréchaussée;  —  lettres  de  M.  Crouzet  de  Roussillon, 
conseiller  et  procureur  général  de  S.  A.  S.  M«^  le  prince 
de  Conti,  en  son  duché  de  Mercœur,  demandant  à  rin- 
tendant  d'envoyer  la  maréchaussée  d'Issoire  faire  quel- 
que séjour  à  Ardes,  afin  de  réduire  quelques  rebelles 
qui  dégradent  les  bois. 

G.  1532.  (Liasse.)  —  54  pièces,  papier;  3  cachets. 

1745.  —  Police  générale.  —  Praticien  de  Saînt- 
Arcons  accusé  de  faux;  son  arrestation;  libertinage 
d'une  femme  mariée  qui  vit  avep*ce  praticien;  lettres 
de  MM.  Talemandier,  Marie  et  Duchey;  —  insultes  à 
un  commissaire  des  chemins  occupé  à  Clermont,  place 
du  Toraux  ;  —  lettre  de  M.  de  Marville  priant  M.  Ros* 
signol  de  faire  rechercher  dans  sa  généralité  des  char- 
latans dont  un  ministre  étranger  voudrait  avoir  des 
nouvelles;  réponses  des  subdélégués;  celui  de  Bort  pré- 
tend que  ce  charlatan  était  il  y  a  quelque  temps  à  Li- 
bourne  où  il  débitait  son  orviétan;  —  signalement  d'un 
banqueroutier  en  fuite;  lettre  d'envoi  par  M.  de  Mar- 
ville; —  plainte  du  curé  de  Mazeyrat,  près  Langeac,  au 
sujet  d'une  tentative  de  viol  sur  sa  nièce;  —  plaintes  de 
M.  de  Basseru?  contre  un  paysan  de  Saint-Girgues-soua- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


Mbntcelet  qui  l'a  menaoé  et  insulté;  le  paysan  est  ar- 
réU  et  mis  en  prison.    ' 


C.  1533.  (Liasse.)  —  8i  pièces,  papier  (3  impr.);  3  cachets. 

I14t-1T47-  —  PoLiuB  GÉNÉRALE.  —  Lettre  de 
M.  de  Vigier  se  plaignant  qu'il  se  fait  des  vols  fréquents 
autour  de  Mauriac;  il  demande  que  la  voiture  de  la  re- 
cette soit  accompagnée  par  toute  la  brigade  de  maré- 
chaussée ;  l'Intendant  écrit  en  conséquence  à  M.  Font- 
freyde,  exempt;  —  émeute  à  Lavaudieu  à  l'occasion 
d'un  cimetière  qui  avait  été  interdit  par  l'évèque  de 
SaintrFlour;  M.  de  Mombriset  s'y  transporte  avec  la 
maréchaussée  et  l'on  enterre  en  sa  présence  le  corps 
d'une  jeune  allé  sansqu'il  puisse  s'y  opposer;  lettres  de 
M.  de  Mombriset  à  M.  Dupln  ;  il  reçoit  l'ordre  de  faire 
mettre  en  prison  les  principaux  coupables;  lettres  de 
U<»*  de  Lugeac  et  de  M.  Belamy  demandant  en  fa- 
veur des  habitants  de  Lugeac  et  de  Lavaudieu  modé- 
ration de  la  taxe  imposée  pour  payer  les  frais  de  maré- 
chaussée ;  —  plaintes  de  rabt>esse  de  Beaumont  au  sujet 
des  violences  des  habitants  de  Manson  contre  ceux  de 
Lascbamps;  les  délinquants  sont  invités  à  venir  à  l'In- 
tendance rendre  compte  de  leur  conduite  ;  —  rixe, entre 
les  habitants  de  Planzat  et  ceux  de  La  Sauvetat  ;  infor- 
mation par  M.  Bonnel  ;  —  lettre  de  M.  Luzuy  de  Re- 
fransat,  procureur  fiscal  du  duché  de  Mercœur,  deman- 
dant l'envoi  h  Madrlat,  lejour  de  la  fête  de  cette  paroisse, 
d'une  brigade  de  maréchaussée;  —  information  par 
M.  Tcyras  sur  le  vol  de  la  recette  des  tailles  à  Saint- 
Alyre,  près  La  Chaise-Dîeu;  —  émeute  à  Bourg-Lastic, 
à  la  suite  de  ia  déclaration  faite  par  le  sieur  de  Mai^e- 
ride  qu'il  voulait  établir  son  privilège  dans  cette  pa- 
roisse où  il  avait  un  domaine  ;  la  déclaration  est  lue  par 
le  curé  trois  dimanches  de  suite  et  affichée  à  la  porte  de 
relise;  les  habitants  poursuivent  le  sieur  Margeride 
«t,  croyant  le  curé  d'accord  avec  lui,  l'insultent  et  le 
menacent;  plainte  du  curé;  lettre  de  M.  Ribeyre,  snb- 
délégué  à  Rochefort,  demandant  grâce  pour  les  habi- 
tants: une  réprimande  suffira;  le  curé  n'est  ni  aimé 
ni  estimé,  <  on  luy  impute  quelques  familiarités  qui  altè- 
»  rent  la  confiance  deue  à  son  état  »;  d'ailleurs,  il  n'a 
pas  été  touché,  on  ne  lui  a  dit  d'autres  Injures  que  de 
l'api^eler  limottsin  et  qu'on  le  renverrait  dans  son  pays 
manger  la  châtaigne  ;  on  lui  a  reproché  qu'au  lieu  d'être, 
comme  il  le  devait,  le  père  de  ses  paroissiens,  il  favo- 
risait le  sieur  Margeride  dont  les  impositions  r^ailli- 
raient  sur  eux. 


FuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


C.  1534.  (Lia! 


-  85  pièces,  papier  (I  impr.)  ;  7  cacbett. 


1T4T-1748.  —  Police  oënërale.  —  Requête  de 
J.-B.  de  La  Orange,  écuyer,  sieur  de  Berny,  se  plaignant 
d'avoir  été  insulté  par  des  habitants  de  Chilhac,  qui  ont 
conçu  une  haine  mortelle  contre  lui  depuis  qu'il  jouit 
de  son  privilège  dans  cette  paroisse  ;  avis  de  M.  de  Mom- 
briset, il  donne  tort  à  M.  de  La  Grange  ;  —  letlie  de 
M.  de  Merville,  signalant  à  l'Intendant  les  vols  et  assas- 
sinats qui  se  commettent  aux  environs  de  Thiers  at  da 
Vollore,  il  voudrait  faire  arrêter  avant  toute  procOJur» 
ceux,  qu'il  soupçonne,  et  n'ayant  pas  le  droit  de  le  Taim 
comme  juge,  il  demande  un  ordre  de  l'Intendant  ;ronlra 
est  expédié;  —  requête  du  sieur  Pierre  Denis  dit  Cbam- 
pagne,  domestique  du  sieur  de  Hédouville,  battu  et  em- 
prisonné par  celui-ci  pour  avoir  réclamé  ses  gages;  cer- 
tificats en  faveur  du  sieur  Denis;  —  émeute  à  Cham- 
peix  ;  lettre  de  M"'  de  Rupel monde;  — vol  avec  effraction 
à  Azerat,  près  Brioude  ;  —  lettre  de  M.  de  Cba«i- 
gnolles  demandant  justice  d'une  insulte  faite  à  son  tlls 
aîné,  lieutenant  dans  le  régiment  de  Guyenne-Infan- 
terie, chargé  de  faire  des  recrues  à  Champagnac-la- 
Yieux;  —  tentative  d'assassinat  sur  un  consul  de  1& 
paroisse  d'Albanies:  lettres  de  M.  de  Yigier; —  plaintes 
de  M.  Dufaure  de  Castellas,  gentilhomme  suisse  nou- 
vellement converti,  prétendant  avoir  ét^  volé  et  mal- 
traité dans  le  boui^  de  Chalinargues;  correspondance 
de  MM.  d'Aguesseau,  Tassy  de  Montluc,  du  curé  de  Cha^ 
linai^es  qui  prétend  que  le  sieur  de  Castellas  ne  lut 
avait  pas  parlé  de  vol;  information  d'oil  il  résulte  qu'il 
y  a  eu  rixe  entre  le  plaignant  et  les  paysans,  mais  il 
n'est  pas  probable  que  le  sieur  de  Castellas,  qui  quêta 
dans  le  diocèse  avec  la  permission  de  l'évèque,  ait  eu  les 
objets  dont  11  prétend  avoir  été  dépouillé;  lettres  da 
sieur  Dufaure  de  Castellas;  —  lettre  de  M.  Peyronnet 
de  la  Ribière,  procureur  fiscal  de  la  ville  d'Herment,  an 
sujet  d'une  émeute  arrivée  dans  cette  ville  ;  —  lettre  do 
Madame  de  Villacerf  de  Crussols  se  plaignant  qu'on  a 
volé  les  titres  et  papiers  du  château  de  Cereix;  renvoya 
à  M.  Maria. 

C.  1S35.  (Liasse.)  — 92  pièces,  papier  j  0  cachets. 

1T4ft-17S*  et  «ans  date.  —  Police  qénërai.b.  — 
Lettre  de  M.  Gros  se  plaignant  des  violences  et  mauvais 
procédés  du  maître  d'école  de  Maringues;  —  lettre 
de  M°"  de  Barmontet  demandant  la  grâce  de  paysans 
emprisonnés  pour  rébellion  à  la  maréchaussée;  —  lettre 
de  M.  Ducbey  demandant  A  l'Intendant  de  Mre  arrêter 


lÊb 


ARCHIVES  DU 


quelques  individus  de  Banson  contre  lesquels  il  informe 
au  sujet  d'un  puits  empoisonné;  —  lettre  de  M.  de 
Chambaud-Montgon  au  sujet  d'un  vol  chez  M.  de  Mont- 
gon;  —  plainte  adressée  à  l'Intendant  par  les  officiers 
de  justice  et  les  consuls  d'Ambert  contre  la  compagnie 
de  Bezons-Cavalerie  en  quartier  dans  cette  ville  :  ils  pré- 
tendent qu'à  la  procession  de  la  Fête-Dieu  ils  ont  troublé 
la  marche  et  causé  du  scandale  en  affectant  de  prendre 
te  pas  sur  lesdits  officiers  et  les  consuls;  information  par 
M.  Teyras  ;  M.  Rossignol  reproche  aux  officiers  de  po- 
lice de  lui  ^voîr  porté  des  plaintes  mal  fondées;  -?-  let- 
tres de  Tabbé  de  la  Valette  se  plaignant  des  violences 
d'un  paysan  de  Menet  qui  possède  des  héritages  dépen- 
dant de  la  censive  de  son  abbaye;  lettres  de  M.  Ros- 
signol, le  paysan  est  mandé  à  Clermont  et  réprimandé; 
—  lettre  de  M.  Chalus  de  Prondines  au  sujet  des  vio- 
lences faites  à  ses  domestiques  par  des  habitants  de  Ver- 
r.ines;  procès-verbal  dressé  par  M.  de  la  Ribbe-Haute  de 
la  recherche  qu'il  a  faite  des  sieurs  de  Tremeuge,  La 
Combe  et  du  Verdier-Danvaux(?)  prévenus  d'assassinat; 
il  s*est  rendu  sur  les  lieux  avec  les  brigades  de  Riom, 
Clermont  et  Issoire;  le  sieur  La  Combe  a  été  arrêté  aux 
C'harreyres,  paroisse  de  Saint  Hérentj  au  château  de 
Rentières,  il  n'a  pu  trouver  le  sieur  de  Tremeuges,  non 
plus  qu'à  Combalibeuf  le  sieur  du  Verdier;  —  lettre  de 
M,  de  Salers  se  plaignant  que  le  juge  de  sa  terre  de  Sa- 
lers  a  été  insulté  par  un  cabaretier  de  cette  ville  ;  ren- 
voyé aux  juges  ordinaires;  —  lettre  du  chevalier  de 
Ofaampoléon  demandait  une  indemnité  pour  ceux  de  ses 
<*iavaliers  qui  ont  été  maltraités  par  la  populace,  alors 
qu'ils  allaient  au  secours  de  la  maréchaussée  dans  la 
I>aroisse  de   Saint- Jean-de-Nay;   correspondance    de 
M.  Olier,'  subdélégué  à  La  Chaise-Dieu;  Marie,  à  Lan- 
geac;  du  P.  Malevergne;  —  lettre  de  Madame  de  La- 
queuille-Langhac,  sans  date,  demandant  à  M.  Rossignol 
de  retenir  en  prison  un  individu  accusé  de  menaces  et  de 
violences;  — correspondance,  sans  date,  entre  M°*'Mont- 
morin  de  Tane  et  M.  Rossignol  au  sujet  des  mauvais 
traitements  dont  le  maître  d'hôtel  de  l'Intendant  a  été 
l'objet  de  la  part  d'un  fermier  de  M^'  de  Tane. 

C.  153G.  (Liasse.)  —  90  pièces,  papier;  3  cachets. 

1751-1752.  —  Police  génl:uale.  —  Rixe  au  village 
de  Lagarde,  paroisse  de  Soumans,  correspondance  de 
MM.  de  Lamoignon,  Duchey,  Touttée  ;  —  chansons  dif- 
famatoires répandues  dans  la  ville  d'Issoire  contre  le 
biour  Pascal  et  les  demoiselles  Jallières  ;  copies  de  Tune 
de  ces  chansons;  correspondance  de  MM.  de  Lamoignon, 
Lafont,  Doniingon,  Jaillière  ;  on  met  en  i)rison  Tun  des 
auteurs;  —  lettre  de  M.  Guéiin.  lieutenant-général  de 


PUY-DE-DOME. 

la  ville  d'Issoire,  informant  l'Intendant  qu'il  a  arrêté 
dans  cette  ville  deux  jeunes  gens  de  la  paroisse  de  Chau^ 
riat  qui  s'en  allaient  en  pèlerinage  à  Saint-Jacques,  sur 
une  permission  du  nommé  Dublé,  huissier;  l'Intendant 
fait  dire  au  sieur  Dublé  «  qu'il  ne  s'avise  plus  de  fabri- 
»  quer  des  expéditions  de  cette  espèce,  sans  quoy  il 
»  s'attireroit  une  correction  sérieuse  »  ;  —  information 
au  sujet  d'un  vol  de  papiers  à  l'église  de  Brassac;  le  curé 
et  son  frère  accusés  d'avoir  forcé  le  coffre'  où  étaient  ces 
papiers  ;  —  plaintes  du  sieur  Martinon,  apothicaire  à 
Langeac,  contre  les  habitants  de  la  paroisse  de  Saint- 
Eble  qui  ont  coupé  les  arbres  d'un  pré-verger  apparte- 
nant au  suppliant;  information  par  M.  de  Mombriset; 
l'un  des  déhnquants  est  mis  en  prison. 

C.  1837.  (Liasse.)  —  73  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

1759-1753.  —  Police  générale.  —  Plainte  de  M.  de 
Diene,  seigneur  du  Br.euil,  et  des  habitants  de  sa  terre 
contre  un  individu  qui  a  coupé  des  haies  vives  dans  plu- 
sieurs héritages  ;  —  lettres  de  MM.  de  Mombriset  et 
Gueyffler,  au  sujet  d'un  mouton  volé  au  meunier  du 
chapitre  de  Brioude;  —  lettre  de  M.  deFradel,  écuyer, 
chevalier  de  Saint -Louis,  à  Montaigut,  se  plaignant  d'in-» 
dividusqui  l'ont  insulté  et  ont  maltraité  ses  domestiques  ; 
—  vol  de  chevaux  aux  environs  de  Mauriac  :  lettres  de 
M.  de  Tournemire. 

C.  1Î538.  (Liasse.)—  66  pièces,  papier;  3  cachets. 

1753-1754.  —  Police  GÉNÉRALE.  —  Plaintes  du 
curé  de  Vollore  contre  un  de  ses  paroissiens  ;  —  requête 
d'un  paysïan  de  Céaux  emprisonné  sur  la  requête  du 
chapitre  de  Saint-Paulien,  àcause  d'une  émotion  popu- 
laire soulevée  par  la  perception  des  dîmes;  requête  du 
curé  en  faveur  de  son  paroissien,  il  se  plaint  des  procédés 
des  chanoines;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Tourne- 
mire  au  sujet  d'un  individu  qui  séduit  les  paysans  en. 
prétendant  découvrir  des  secrets  par  la  baguette  divi- 
natoire ;  M.  de  Tournemire  réprimandera  ce  particulier 
et  l'invitera  à  se  retirer  chez  lui  ;  —  requête  de  M.  Lo- 
lier,  écuyer,  sieur  de  Châteaurouge,  se  plaignant  des  in- 
sultes et  voies  de  fait  qu'il  subit  journellement  de  la 
part  des  nommés  Lecœur  et  Tardif,   «  depuis  qu'il  a 

>  obtenu  le  désistement  d'un  domaine,  situé  dans  la. 

>  paroisse  de  Saint- Julien  près  Ilerment,  contre  Jo~ 
»  seph  Lecœur,  par  sentence  contradictoire  rendue  en 
»  la  Sénéchaussée  d'Auvergne  à  Riom»;  information 
par  M.  déRibeyre,  subdélégué  à  Rochefort  ;  —  lettre  de 
M.  Marie,  subdélégué  à  Langeac,  informant  l'Intendant 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

d'un  abus  qui  s'est  pratiqué  de  temps  immémorial  à  Pé- 
brac  et  qui  cause  du  désordre  dans  les  familles.  <  Lors- 

>  qu'il  arrive  de  la  discorde  parmy  les  hommes  et  les 

>  femmes  dans  leurs  ménages,  particulièrement  quand 
»  les  femmes  portent  leurs  mains  sur  les  marys,  les 
»  jeunes  gens  s'assemblent  le  premier  jour  de  dimanche 
»  ou  feste  suivants;  ils  forment  entre  eux  la  figure  d'un 
W  homme  de  paille,  ornée  bien  souvent  de  quelques 
»  mauvais  haillons,  que  Ton  porte  au  devant  de  la 
\^  maison  de  celuy  qui  a  eu  querelle  avec  sa  femme  ; 

>  après  y.  avoir  mis  le  feu,  on  fait  d'autres  dérisions 
»  avec  beaucoup  de-  paroles  outrageuses,  Ton  entre  dans 
»  la  maison,  l'on  contraint  la  femme  à  estre  présente  à  ce 

>  spectacle,  et  on  oblige  l'un  et  Tautre  adonnera  boire  à 

>  tous  les  Jeunes  gens  »  ;  lettre  de  M.  Massis,  prieur 
de  Pébrac  ;  l'Intendant  envoie  un  ordre  pour  mettre 
en  prison  l'un  des  jeunes  gens;  r-  lettre  de  M.  Delafosse, 
rnaitre  de  la  verrerie  royale.  d'Aspremont  près  Ne  vers, 
demandant  l'arrestation  d'un  de  ses  ouvriers  qui  s'est 
enfui  sans  congé;  —correspondance  de  l'Intendant,  de 
MM.  de  Mallessaigne  et  de  Tournemire,  au  sujet  du 
nommé  Védrine,  dit  Marsan,  originaire  de  Menet  et 
chef  d'une  bande  de  voleurs. 


Il 


i. 

V 

l 


c.  1539.  (Liasse.)  —  113  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

1755-17M.  —  Police  générale.  —  I^ettres  de 
M.  Bertin,  intendant  à  Lyon,  demandant  à  M.  de  la 
Michodière  de  faire  arrêter  le  sieur  de  Percy,  garde 
de  la  maîtrise  des  Eaux  et  P^orêts  de  Montbrison, 
poursuivi  pour  concussion  ;  —  insultes  au  sieur  Dau- 
reile,  échevin  de  Thiers  ;  lettres  de  MM.  Daurelle  et  Mi- 
gnot ,  subdélégué  ;  —  signalement  de  deux  chevaux 
volés  au  régiment  de  cavalerie  d'Aquitaine,  à  Castillo- 
net  en  Périgord  ;  correspondance  de  l'Intendant  avec  ses 
subdélégués  de  Saint- Flour  et  d'Aurillac  ;  —  bande  de 
voleurs  autour  de  Langeac,  on  y  envoie  la  maréchaus- 
sée ;  certificats  des  curés  attestant  le  passage  des  briga- 
des ;  lettres  de  M.  Marie  ;  —  lettre  de  M.  Lavialle,  mé- 
decin des  eaux  du  Mont-Dore,  demandant  que  la  maré- 
cbsLussée  fasse  quelques  courses  au  Mont-Dore  pour 
réprimer  les  troubles  qui  y  sont  fréquents;  il  demande 
aussi  une  boîte  des  remèdes  Helvétius  ;  —  requête  de 
Pierre  Andraud  le  jeune,  avocat  en  Parlement,  premier 
consul  de  la  ville  de  Riom,  se  plaignant  d'avoir  été 
insulté  par  le  sieur  Le  Normand  de  Maupertuy,  oflîcier 
au  régiment  de  Nice-Infanterie  à  l'occasion  du  loge- 
ment de  la  compagnie  qu'il  lève  ;  l'Intendant  écrit  au 
frère  de  M.  Le  Normant  qu'il  désire  voir  cette  affaire 
s'arranger  à  Tamiable  ;  —  lettres  de  M.  Lafont  au  sujet 
d'une  rébellion  des  habitants  de  Colamines. 


C.  1540.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier  j  2  cachets. 

17S6*t7S7.  —  Police  générale.  —  Signalement 
d'un  courtier  de  change  de  la  ville  de  Rouen  accusé  de 
faux  ;  —  lettre  de  l'Intendant  adressant  à  ses  subdélé- 
gués le  signalement  d'un  chien  perdu  par  le  comte  de 
Poli,  colonel  du  régiment  de  cavalerie  de  son  nom  ;  — 
ordre  à  la  maréchaussée  de  donner  la  chasse  à  une 
troupe  d'individus  suspects  qui  se  sont  réfugiés  dans  les 
bois  voisins  de  Colandres  ;  —  plaintes  de  Dom  Malever^ 
gne  et  de  M.  de  Montchal  demandant  l'arrestation  du 
trois  coquins  qui  ont  commis  des  vols  et  des  excès  de 
tous  genres  dans  la  paroisse  de  Champagnat-le-Vieux  ; 
lettre  de  M.  de  Montchal  annonçant  l'arrestation  d'an 
des  coupables,  et  demandant  l'exemption  d'un  milicien; 
—  procès-verbal  d'incendie  à  Landogne. 

C.  154L  (Liasse.)  —  10  pièces,  papier. 


1756-176S.  —  Police  générale.  —  Lettres  de 
M.  Rouillé,  des  13  août  et  8  septembre  1756,  adressant  i 
l'Intendant  les  signalements  ^de  trois  criminels  d'état 
de  Suède,  en  l'invitant  à  les  faire  arrêter  s'ils  venaient 
à  passer  dans  sa  province  ;  signalement  ;  —signalement 
du  nommé  Jean  Rue  qui  a  dérobé  des  sommes  considé- 
rables aux  compagnies  de  la  Banque  d'Angleterre  et  da 
Sud  ;  lettre  du  duc  de  Praslin,  du  7  janvier  1763,  adres^- 
sant  ce  signalement  à  M.  de  Ballainvilliers. 

C.  1542.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier;  i  cachet. 

tlM.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  M.  de  Sainte 

Florentin,  du  24  mars  1758,  adressant  à  M.  de  Ballain- 
villiers un  placet  du  sieur  de  Saint-Ci  rgues  «  qui  se 
»  plaint  des  différentes  violences  qu'il  a  essuyées  de  la 
>  part  de  la  maréchaussée  sous  prétexte  d'ordres  qui 
»  ne  lui  ont  pas  été  représentés,  et  qui,  s'ils  avoient 
»  existé,  seroient  bien  extraordinaires  ou  auroient  été 
»  exécutez  d'une  manière  bien  abusive  »  ;  le  roi  veut 
être  exactement  informé  des  faits  qui  ont  donné  lieu  à 
cette  requête  ;  —  mémoire  et  copies  de  pièces  relatives 
à  cette  affaire  :  on  a  fait  garder  par  un  cavalier  dans  son 
château  le  sieur  de  St-Cirgues  qui  était  atteint  d'alié- 
nation mentale  et  s'était  livré  à  des  actes  de  fureur  dans 
une  hôtellerie  de  Riom  ;  déclarations  de  M.  Bourlin,  mé- 
decin à  Riom,  et  du  P.  Reboul,  de  l'Oratoire,  professeur 
de  physique.  —  Lettre  des  agents  généraux  du  clergé 
de  France  recommandant  à  l'Intendant  la  plainte  de 


12 


U.  Meritte  de  Rocbepierre,  curé  de  Durdat  près  Mont- 
hiçon,  contre  quelques-uns  de  ses  paroissiens;  lettre  de 
M.  de  La  Crène  ;  l'Intendant  répond  qu'il  a  donné  satis- 
faction à  M.  de  Rocbepierre  ;  —  attroupement  et  rixe 
à  Chadeleuf  ;  —  lettre  de  M.  d'Arcy  d'Ally,  à  Job,  au 
SD^et  d'une  rixe  entre  les  babitants  du  village  de  Fos- 
sat  et  ceux  de  Yalcivières;  —  voies  de  fkit  par  des  ba- 
bitants de  Maringues  sur  un  domestique  du  sieur  de 
Maisonrouge  ;  requête  renvoyée  à  M.  de  la  Crène  pour 
avoir  son  avis. 

C,  4543.  (Liasse.)  —  75  pièces,  papier. 

17S9-t7IIO-  —  Police  générale.  —  Plaintes  de 
M.  Cîollangettes,  curé  d'Ambert,  au  sujet  du  libertinage 
qui  devient  de  plus  en  plus  fréquent  dans  cette  ville; 
lettre  de  M.  Madur  confirmant  les  assertions  du  curé  ; 

—  mémoire  de  M.  de  Montluc  sur  les  violences  d'un 
consul  de  Saint-Flour,  l'Intendant  écrit  à  ce  consul  pour 
lui  défendre  les  voies  de  fait  à  Tégard  des  redevables  ; 

—  lettre  de  M.  Pajot,  datée  d'Angouléme,  le  31  mars. 
Informant  M.  de  BalJainvilliers  que  l'abbé  RoussiJlon, 
meurtrier  de  M"*  de  Cbampflour,  a  effectivement  paru  à 
Limoges  <  et  qu'il  y  est  arrivé  en  poste,  mais  on  igno- 

>  rait  son  crime  lorsqu'il  y  est  venu.  On  me  marque 

>  qu'il  n'a  pas  été  possible  de  découvrir  s'il  en  étoit 

>  sorti  »  ;  •—  lettre  de  M"«  d'Espinchal-Brion,  à  Chi- 
drac,  signalant  à  Tlnfendant  les  violences  d'un  habitant 
de  Compains  ;  —  fille  libertine  de  la  paroisse  d'Espa- 
lenc  :  ordre  de  la  conduire  aux  prisons  de  Brioude  et  de 
là  au  Refuge. 

G.  1544.  (Liasse.)  —  8^  pièces,  papier  ;  5  cachets. 

1760-1761.  —  PoLTCE  GÉNÉRALE.  —  Yol  chez  M.  do 
la  Volpilière  du  Bousquet,  à  Saint-Clément,  élection 
d'Aurillac  ;  —  mémoire  des  négociants  de  Lyon  repré- 
sentant «  que  le  peu  de  sûreté  qu'il  y  a  sur  la  route  de 

>  cette  ville  à  Bayonne  pour  le  transport  des  marchan- 

>  dises  qui  passent  par  le  Forest,  l'Auvergne,  le  Limou- 

>  sîn,  le  Périgord,  jusqu'à  Dax,  par  les  fréquants  vols 

>  qui  se  font,  les  intimide  au  point  qu'ils  seront  forcés 

>  de  renoncer  à  ce  commerce  »  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  de  Saint-Florentin  ;  M.  de  Ballainvilliers  en  écrit 
aux  maréchaussées  d'Auvergne  ;  —  querelle  à  Brioude 
entre  des  paysans  un  jour  de  foire  ;  —  lettre  de  M"*  de 
Tessé-Chavagnac,  demandant  à  Tlntendant  de  vouloir 
bien  mer  de  son  autorité  pour  en  imposer  à  un  paysan 
mutin  d'une  de  ses  terres  ;  —  lettre  du  procureur  du 
roi  de  Lyon,  au  sujet  d'un  nommé  Raymond  Casses  qui 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

se  dit  natifdeMontsalvy  et  qui  est  accusé  d'avoir  voula 
empoisonner  l'exécuteur  de  la  baute  justice  pour  avoir 
sa  place. 


G.  ll$4S.  (Liasse.)  —  91  pièces,  papier  1 2  cachets. 

1769-1766.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  M.  de 
Censac,  se  plaignant  des  vols  et  violences  d*un  individu 
de  Domeyrat  ;  avis  de  M.  de  Mombriset  ;  —  lettre  de 
rintendant  au  comte  de  Saint-Florentin,  au  sujet  d'une 
plainte  adressée  à  ce  dernier  par  M.  de  La  Roche-Ne- 
gly  des  violences  commises  à  l'égard  de  sa  mère  et  de  sa 
sœur  par  quelques  babitants  de  Dore-l'Église  ;  —  lettre 
du  frère  Missillier,  prieur  de  la  Chartreuse  du  Port- 
Sainte-Marie,  au  sujet  d'une  rixe  entre  un  garde-bois 
de  ladite  Chartreuse  et  les  habitants  de  Bromont  ;  — 
lettre  de  M.  Desribes,  au  sujet  d'une  émeute  survenue 
dans  la  ville  d'Ardes  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Crène,  sub-- 
délégué  à  Riom,  au  sujet  d'un  vol  fait  à  main  armée 
chez  M.  Rollet  de  Mirabel  par  six  individus  dont  Tun  a 
déclaré  être  Mandrin  ;  lettre  de  l'Intendant  s'excusant. 
auprès  du  Contrôleur  général  de  ne  l'avoir  pas  prévenu,, 
il  n'avait  pas  cru  utile  de  le  faire,  attendu  que  M.  de 
Mirabel  n'était  pas  chargé  des  deniers  royaux,  mais  il 
avait  écrit  aussitôt  à  M.  de  Saint-Florentin;  d'autre 
part  comme  les  vols  de  ce  genre  devenaient  fréquents^ 
il  avait  demandé  à  M.  de  Choiseul  <  de  lui  laisser  à 
»  Clermont  44  hommes  tant  miliciens  que  grenadiers 
»  royaux  des  bataillons  de  milice  de  la  province,  que  ce 
»  ministre  m'avoit  demandé  quelques  jours  a\ant  de' 
»  renvoyer  »  ;  ces  hommes  lui  sont  fort  utiles  pour 
assurer  le  transport  des  recettes  ;  quant  aux  voleurs 
de  Mirabel,  on  espère  les  arrêter  à  Clermont. 


C.  1846.  (Liasse.)  —  48  pièces,  papier  (5  impr.)-;  S  cachets. 

1764-1767.  —  Police  générale.  —  Lettre  de  M,  de 
Strada,  à  Sarliève,  demandant  un  ordre  d'emprisonne- 
ment contre  un  individu  soupçonné  de  vol  et  d'assassi- 
nat ;  —  lettre  de  M.  de  Sartine,  demandant  des  rensei- 
gnements sur  un  individu  arrêté  à  Paris,  qui  se  nomme 
Calmard  et  se  dit  baron  de  Montjoly,  originaire  de  Cra- 
ponne-en-Yelay  ;  réponse  de  l'Intendant  ;  —  signale- 
ment d'un  assassin  à  rechercher;  lettre  d'envoi  de 
M.  de  Saint-Florentin  ;  —  lettre  de  l'Intendant  infor- 
mant M.  de  Saint-Florentin  de  vols  commis  à  main 
armée  dans  la  Haute-Auvergne  ;  —  lettre  de  Turgot» 
intendant  de  Limoges,  du  21  mai  1767,  demandant,  aa 
nom  de  sa  sœur  M"*»  de  Saint- Aignan,  la  liberté  d'un  in- 


SERIE  C.  --  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

diTldu  détenu  à  Issoire,  neyeu  d'un  domestique  des 
dames  bénédictines  de  Montargis. 


IS 


€•  1547.  (Liasse.)  —  4i  pièces,  papier. 

ltM-t7S9.  —  Police  générale.  —  Lettre  du  mar- 
quis de  Rorthay»  à  Clisson  en  Bretagne,  adressant  à 
M.  deCtaazerat  le  signalement  de  trois  chevaux  qu'il  a 
perdus  ;  *—  lettre  du  chevalier  de  Caux-Saint-Hippo- 
Ijte,  i  Égletons  près  Tulle,  se  plaignant  d'avoir  été 
arrêté  la  nuit  sur  la  route,  à  son  retour  du  Mont-Dore 
ou  il  était  allé  Ceùre  des  remèdes  ;  information  ;  —  mé- 
moire et  correspondance  de  l'Intendant  avec  MM.  de 
Saint-Ctermain,  Taboureau,  Amelot,  au  sujet  d'une 
troupe  de  vagabonds  qui  s'est  réfugiée  dans  les  bois  aux 
environs  d'Ambert  et  de  Saint-Germain -l'Herra  ;  on  y 
envoie  la  maréchaussée  ;  lettres  de  M.  du  Defian  ;  dé- 
penses ;  —  lettre  de  M.  Delarbre,  curé  de  Royat,  an- 
nonçant qu'une  baude  de  voleurs  s'est  montrée  dans  le 
Yoisinage,  décembre  1777  ;  il  a  conseillé  <  à  ses  parois- 
»  siens  de  faire  la  patrouille  et  de  monter  la  garde  ;  ils 
»  commencèrent  à  la  faire  hier  au  soir.  > 


C.  1848.  (Liasse.)  —  45  pièces,  papier. 

17S0-17S7.  —  Police  générale.  —  Vols  dans  les 
environs  de  Thiers  et  de  Montaigut,  les  brigades  de 
maréchaussée  ne  pouvant  suaire  on  y  envoie  celle  de 
Rîom  ;  correspondance  de  l'Intendant  avec  MM.  du 
Deffan,  de  la  Ribbe-Haute,  de  Montbarey  ;  lettres  de 
M.  Afignot  au  sujet  de  ces  vols  :  un  individu  d'une 
communauté  de  paysans  de  Noalhat  a  été  arrêté  et  volé 
à  peu  de  distance  d'un  faubourg  de  Thiers,  1780;  — 
lettre  de  M.  de  Bezance,  se  plaignant  de  jeunes  gens 
qui  ont  &it  du  tapage  à  Romagnat  :  on  y  envoie  la 
maréchaussée  ;  —  bande  de  voleurs  auprès  de  Champs, 
Trémouille-Marchal  et  Saint-Genès-Champespe,  1786; 
—  correspondance  de  l'Intendant,  du  baron  de  Breteuil, 
de  M.  de  la  Gardette,  au  sujet  d'un  individu  de  Ver- 
tai2on,  qui  a  maltraité  un  syndic  des  chemins  ;  ordre 
d'emprisonnement. 


C.  1549.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

is  date.  —  Police  générale.  —  Ordres  d'em- 
prisonnement ;  plaintes,  requêtes  de  prisonniers,  etc.; 
—  lettre  du  chevalier  d'Espinchal,  demandant  la  sortie 
d'au  prisonnier. 


États  des  crimes  et  délits, 
C.  1550.  (Liasse.)  —  ^4  pièces,  papier  ;1* cachet. 

1 743-17  55.  —  États  des  crimes  et  délits.  —  Lettre 
de  M.  de  Cebié,  du  2  janvier  1744,  adressant  l'état  des 
crimes  et  délits  commis  dans  sa  subdélégation  pendant 
les  six  derniers  mois  de  1743;  —  lettre  de  M.  Godivel, 
subdélégué  à  Besse,  octobre  1750,  accusant  réception 
de  la  lettre  par  laquelle  l'Intendant  lui  demande  un 
état  des  crimes  commis  dans  sa  subdélégation  ;  — 
certificat  négatif  par  M.  Rodde-Chalaniat,  subdél^é 
à  Ardes,  octobre  1750.  —  États,  par  subdélégations, 
des  crimes  et  délits  dignes  de  mort  ou  de  peines 
afflictives  qui  ont  été  commis  pendant  les  six  derniers 
mois  de  1752,  indiquant  la  nature  des  crimes  et  délits 
avec  leurs  circonstances,  les  noms  de  la  justice  et  du 
juge  qui  a  pris  ou  dû  prendre  connaissance  du  délit 
et  détail  sommaire  de  la  procédure^  enfin  le  nom  de  la 
justice  royale  dont  relève  celle  où  l'on  a  fait  les  infor- 
mations ;— états  pour  Aurillac  (très  détaillé),  Besse, 
Blesle,  Brioude,  Bort  (négatif),  la  Chaise-Dieu  (néga- 
tif), Lempdes  (négatif),  Montaigut,  Rîom,  Rochefort. 

—  Quelques  états  pour ,  1755. 

C.  1551.  (Liasse.)  —  43  pièces,  papier. 

1758-1759.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
États  des  crimes  et  délits  commis  en  1758  dans  les  sub- 
délégations de  Langeac  et  de  Montaigut.  —Premier 
semestre  de  1759  :  —  lettres  de  M.  de  Lamoignon,  des 
7  octobre  et  10  décembre,  réclamant  les  états  en  ques- 
tion et  en  accusant  réception  ;  —  états,  par  subdéléga- 
tions ,  contenant  la  nature  des  délits,  les  noms  des 
accusés,  la  date  de  leurs  écrous,  les  noms  des  juridic- 
tions où  se  poursuivent  les  crimes,  les  noms  desr  parties 
publiques  et  civiles  à  la  requête  desquelles  se  font  les 
poursuites,  la  date  du  dernier  acte  de  la  procédure,  des 
observations  sur  les  crimes  qui  n'ont  pas  été  poursuivis. 

—  Clermont,  assassinat  commis  en  la  personne  de  M"* 
de  Champflour,  le  14  février  1759,  par  l'abbé  Roussillon, 
chanoine  de  la  cathédrale,  la  procédure  se  poursuit 
devant  roflîcialité  et  à  la  Sénéchaussée,  le  meurtrier 
n'a  pu  être  arrêté,  il  a  été  condamné  à  être  rompu  vif 
par  sentence  du  27  avril  1759,  exécutée  en  effigie  le 
lendemain  ;  —  certificats  négatifs  par  les  subdélégués 
d' Ardes,  d'Issoire,  de  Lempdes,  etc.;  —  lettre  de  M. 
Danty,  répondant  en  l'absence  de  son  frère,  subdélégué 


14  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

de  Murât,  qui  est  allé  «  prendre  les  étuves  à  Cransac  en 
»  Rouergue,  à  18  lieues  de  Murât,  par  Tavis  des  méde- 
»  cins,  pour  un  rhumatisme  qui  lui  est  venu  à  une 
»  cuisse.  > 


C.  i352.  (Liasse.)  —  81  pièces,  papier;  \  cachet. 

.  t759<-17IIO.  —  États  descrimes  et  délits. —  S/acond 
semestre  de  1759  :  —  émeute  à  Saint-Santin-Cantalès, 
le  1"  août  1759;  des  femmes  et  filles  se  rassemblent  au 
son  du  tocsin,  armées  de  fourches,  de  serpes,  de  tri- 
jlents  et  de  cailloux  pour  chasser  des  procureurs  du  roi 
et  un  notaire  qui  venaient  mettre  le  sieur  des  Fauries 
en  possession  d'héritages  dépendant  de  la  su*îcession 
Pradal;  renvoi  au  Parlement;  —  état  des  justices  con- 
nues dans  rétendue  de  la  subdélégation  de  la  Chaise- 
Dieu  avec  le  nom  des  procureurs  fiscaux  et  le  lieu  de 
leur  résidence  :  la  Chaise-Dieu  ;  le  doyenné  et  autres 
justices  dépendant  de  Tabbaye  ;  le  marquisat  d'Allègre  et 
Murs  son  annexe;  Berbezit,  Murs  de  Vimal,  Yedières, 
Saint-Paulien;  Saint-Just  près  Chomelis,  Chomelis  et 
la  baronnie  des  Ignés,  le  tout  uni  ;  Duret  ;  Chomelis  le 
bas;  Montredon;  la  baronnie  de  Montclard,  unie  à  la 
justice  de  Doraeyrat;  Cusse;  Vissac  pour  les  lieux  de 
Pix  et  dépendances;  —  certificats  des  procureurs  fiscaux 
des  justices  dépendant  de  la  subdélégation  de  Langeac  ; 
—  état  des  justices  de  la  subdélégation  de  Lempdes, 
bailliages  de  Saint-Germain-Lembron,  de  l-icmpdes,  de 
Sainte-Florine,  du  Yernet,  comprenant  la  paroisse; 
bailliage  d*Auzon,  comprenant  Saint-Alyre-sous-Auzon, 
Saint-Jean-Saînt-Gervais,  et  Vezezoux;  bailliage  de 
Châteauneuf ,  comprenant  Châteauneuf -  du-Fraisse, 
Peslières,  Saint- Martin-des-OUières,  Vals-sous-Château- 
neufet  Champagnat-le  Jeune;  châtellenies  de  Boudes, 
de  Collanges,  de  Saint-Gervazy,  de  Beaulieu  ,  de  Mo- 
riat,  de  Brassac,  comprenant  la  paroisse  ;  châtellenie  de 
Saint-Hérent,  comprenant  Saint-Hérent,  Roucheiren 
et  Poulhoux;  châtellenie  de  Montcelet,  comprenant 
Saint-Cirgues-sous-Montcelet;  châtellenie  de  Léotoing, 
comprenant  Léotoing  et  Chambezon  ;  justices  de  Char- 
bonnier, de  Vergongheon,  d'Azerat,  de  Charapagnac- 
le-Vieux,  quartier  de  La  Chaud,  de  Laval-sous-Cham- 
pagnac,  de  Saint-Vert,  de  Saint-Geneix,  de  Torsiac, 
de  Chaméane,  quartier  de  la  Varenne;  Justice  de 
Ronaye,  comprenant  Ronaye  et  Fayet;  justice  de  Chas- 
signoUes,  comprenant  Chassignolles  et  partie  de  Ro- 
naye. 


C.  1553.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 


1759«1760.  —  États  des  crimes  et  délits. —  États 
des  crimes  et  délits  commis  dans  la  subdélégation  de 
Bort  de  1739  à  1759,  lettre  d'envoi  de  M.  de  Mallessai- 
gne>  subdélégué  ;  —  état  des  justices  dont  dépendent  les 
paroisses  qui  forment  le  département  de  Bort  :  La  Nobre 
et  Vail,  appartenant  par  indivis  à  MM.  de  Villelume,  de 
Naucaze  et  de  Pesteils,  ressort  de  Clermont;  Gima- 
zanes,  au  marquis  d'Anjony,  ressort  de  Clermoat; 
Granges  et  Champs,  à  Tabbé  de  Bort,  ressort  de  Riom  ; 
comté  de  Tinières,  au  marquis  de  Curton,  ressort  de 
Clermont;  vicomte  de  La  Roche,  même  seigneur,  res- 
sort de  Riom  ;  Treniolles,  à  M.  de  Murât,  ressort  de 
Clermont;  Leyvars  et  Auzolles,  à  M.  de  Montrodès, 
ressort  de  Clermont;  Cros  et  La  Tartière,  à  M.  de 
Cheyrouze,  ressort  de  Clermont;  La  Rodde,  Bagnols  et 
dépendances,  à  M.  de  Salvert,  ressort  de  Clermont;  La 
Tour,  au  duc  de  Bouillon,  ressort  de  Clermont;  Chas- 
treix,  à  M.  de  Chalandrat ,  ressort  de  Clermont  ;  Entrai- 
gués  et  Kgliseneuve,  à  M.  d'Yolet,  ressort  de  Riom  ;  Cou* 
dat-en-Feniers,  aux  religieux,  ressort  de  Riom  et  de 
Clermont  ;  Espinchal  et  Champs,  à  M.  Rodde,  ressort  de 
Riom;  comté  d'Aubijoux,  au  duc  de  La  Rochefoucauld^ 
ressort  de  Riom;  baronnie  du  Luguet,  au  même,  même 
ressort  ;  Rascoupet  et  Petit-AUanche,  à  l'abbé  Dufour, 
ressort  de  Riom  ;  le  Bladre,  au  sieur  Du  Clausel. 

C.  1554.  (Liasse.)  —  80  pièces,  papier ^  2  cachets. 

1760.  —  États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1760  :  —  Lettre  de  M.  de  Lamoignon,  du 
29  février  1760,  annonçant  qu'il  proposera  de  mettre  à 
l'amende  les  juges  qui  refusent  ou  négligeât  d'envoyer 
les  états  en  question  ;  il  a  remarqué  l'extrême  négligence 
avec  laquelle  les  crimes  sont  poursuivis  dans  presque 
tous  les  tribunaux  d'Auvergne; — lettre  du  même,  du 
3  septembre  1760,  mêmes  objets;  —  Ardes-,  lettres  de 
M.  Blandinières,  déclarant  qu'il  n'y  a  qu'une  seule 
justice  dans  sa  subdélégation,  c'est  celle  d'Ardes  qui 
relève  de  la  sénéchaussée  de  Riom;  —  Aurillac,  liste 
des  justices  royales  et  subalternes  qu'il  y  a  dans  la  sub- 
délégation, indiquant  les  paroisses,  les  justices  dont  elles 
dépendent,  les  noms  des  seigneurs  et  des  procureurs  du 
roi  ;  M.  Pages  de  Vixouzes  qui  adresse  cette  liste  à 
l'Intendance  déclare  qu'elle  ne  contient  pas  toutes  les 
justices,  <  le  nombre  en  est  si  grand  qu'il  ne  serait  pas 
»  possible  d'y  parvenir.  Il  n'y  a  presque  point  de  village 
»  en  ce  païs  où  il  n'y  ait  plusieurs  seigneurs;  le  même 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


i^ 


< 


»  béritage  relève  souYent  partie  de  la  directe  et  censive 
>  de  TuDi  partie  d'un  autre  »;  —  oertiflcats  des  procu- 
reurs fiscaux  de  la  subdélégation  d'Aurillac,  la  plupart 
n^atifs  ;  —  état  des  crimes  et  délits  formé  par  le  subdé- 
l^ê;  —  Besse,  liste  des  justices  ;  certificats  des  procu- 
reurs fiscaux  ;  lettres  des  subdélégués.  —  Billora,  liste 
des  justices  et  paroisses,  avec  les  noms  des  procureurs 
d'office  et  leur  domicile. 

C.  1555.  (Liasse.)—  127 pièces,  papier. 

'ITSO.  5—  États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1760  :  —  Brioude,  états  des  crimes  et  dé- 
lits; certificats  des  procureurs  fiscaux;  —  La  Chaise- 
Dieu,  certificats  de  quelques  procureurs;  Tétat  manque; 
—  Chaudesaigues,  lettre  de  M.  Podevigne,  subdélégué, 
adressant  un  certificat  négatif  du  procureur  d'office  de 
la  ville  et  baronnie  de  Chaudesaigues,  la  seule  justice 
^u'il  y  ait  dans  cette  subdélégation.  —  Issoire,  état  des 
justices  d'où  dépendent  les  paroisses  et  collectes  qui 
composent  la  subdélégation  d'Issoire  :  prévôté  royale 
d^ssoire;  prévôté  royale  de  Nonette;  duché  de  Mer- 
oœur;  marquisat  de  Tourzel,  châtellenie  de  Solignat, 
chàtellenies  de  Vodable,  de  Villeneuve,  de  Mareugheol, 
de  Chalus,  de  Bergonne,  du  Broc,  d'Orsonnette,  de 
Saint-Martin,  de  Saint-Yvoine,  de  Bansat  ;  châtellenie 
royale  d'Usson;  bailliages  de  Gignat,  du  Breuil,  de 
Maiihat^  de  Sauxillanges,  de  Manglieu,  de  Yic-le-Comte, 
des  Pradeaux,  de  Parentignat,  d'Auzon,  d*Esteil, 
d'Auzat-sur-Allier,  de  Chargnat,  de  Pertus;  —  état 
des  crimes  et  délits;  certificats  des  procureurs.  — 
Lempdes,  état  des  justices;  certificats  négatifs  des  pro- 
cureurs fiscaux  ;  —  Lezoux,  état  des  justices  ;  certificats 
des  procureurs  ;  —  Mauriac,  état  des  principales  justi- 
ces des  seigneurs  dans  les  paroisses  qui  dépendent  de  la 
subdélégation  de  Mauriac:  bailliage  royal  de  Salers; 
justice  ordinaire  appartenant  à  M.  de  Salers  ;  justice  de 
Tabbé  de  Mauriac,  sur  la  ville  et  dépendances  ;  Apchon, 
à  M.  le  marquis  de  Chabannes;  Riom-ès-Montagnes  et 
dépendances,  au  marquis  de  Curton;  justice  de  Jour- 
nîac,  aux  religieux  de  Feniers  ;  Murât,  Menet  et  Clià- 
tt'auneuf,  au  marquis  de  Castries;  justice  de  M.  de 
^int-Étienne;  le  Broc,  à  Tabbé  de  la  Valette;  Trizac, 
au  marquis  de  Chabannes;  justice  de  M.  de  Chazelies; 
Madic,  La  Daille,  etc.,  au  marquis  de  Curton;  justices 
de  M.  de  Cheyssac;  de  M.  de  Couzans,  de  la  comman- 
derie  d'Ydes  ;  Saignes  au  marquis  de  Curton;  Charlus 
au  marquis  de  Castries;  Claviers,  à  M.  de  Broglie; 
^^alen^i,  au  marquis  d'Amboise;  Auzers  et  Mariât  à 
rf.  d' Auzers;  Montbrun  et  Longuevergne  à  Madame  de 
Pleaux  ;  justice  de  M.  du  Rochain;  Courdes,  à  M.  de 


Soursac;  le  Vaulmier  à  M.  le  marquis  de  Chabannes; 
marquisat  de  Montclar,  au  duc  d'Ayen  ;  jus-tice  des  bé- 
nédictins de  Mauriac  ;  Leybros,  aii  comte  de  Sauvebeuf; 
Fontanges,  au  comte  de  Caylus  ;  justice  de  M.  de  Beau- 
clair;  Saint-Chamant  et  dépendances,  à  la  marquise  de 
Ligneyrat;  justice  de  la  commanderie  de  Cariât;  prieuré^ 
d'Ambials,  à  l'abbé  d'Aurillac  ;  justice  del  Boix  (Alboy  ?), 
à  M.  de  Sartiges;  justice  de  M.  de  Saluées;  prieuré  de 
Drugeac,    aux   jésuites    d'Aurillac;    Prades,  M"**   de 
Ligneyrat;  Saint-Christophe,  bailliage  au  marquis  de, 
Curton;  prieuré  de  Saint-Martin-Cantaiès,  aux  jésuites 
de  Mauriac  et  au  sieur  de  La  Bourgeade  ;  Chablat,  à  M. 
Dugour  ;  Pleaux,  à  la  comtesse  de  Ligneyrat,  à  la  mar- 
quise de  Pleaux  et    à  la  marquise  de  Saint-Projet; 
Pleaux  et  Tourniac,  à  la  marquise  de  Saint-Projet  ; 
justice  du  prieuré  de  Pleaux;  justice  de  M°^®  de  Jugeais;, 
justice  des  bernardins  de  Valette;  justice  de  Tabbaye 
de  Brageac  ;  Cussac  et  Pomiers,  à  M.  Planchard  et  aux 
carmes  de  Pleaux;  justice  de   la   dame  de  Pouzols; 
Escorailles,  à  M.  d'Humières  ;  baronnie  de  Chambres, 
au  duc  d'Ayen  ;  Mireniont,  à  M.  de  Simiane  ;  justice  de 
M.  de  Montfort  ;  —  états  des  crimes  et  délits  et  certifi- 
cats des  procureurs.  —  Montaigut,  état  des  crimes  et 
délits,  et  certificats.  —  Murât,  état  des  crimes  et  délits. 


C.  1Î5S6.  (Liasse.)  —  4 44" pièces,  papier. 

1760.  —  État  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1760  :  —  Riom,  état  des  crimes  et  délits  ;' 
lettre  du  subdélégué  ;  certificats  des  procureurs  ;  — 
Rochefort,  état  des  justices  situées  dans  l'étendue  de 
cette  subdélégation  :  Pontgibaud  et  Saint-Ours;  Bro- 
mont-Laraothe  ;  Viljemontée;  Saint-Georges-de-Gelles, 
Banson,  Saint-Étienne-de-Champs;  Tauves ,  Singles , 
etc.;  Savennes,  Messeix  et  Bourg-Lastic,  Murât  et 
Bains,  la  terre  basse  de  Murât,  Laqueuille,  Rochefort  et 
dépendances  ;  Orcival,  Cordes  et  dépendances  ;  Doha- 
resse  ;  Saint-Bonnet  ;  Vernines  ;  Aurières.  —  Saint- 
Amant-Roche-Savine,  liste  des  justices  ;  état  des  cri- 
mes et  délits  ;  certificats  des  procureurs.  —  Saint- 
Flour,  état  des  crimes  et  délits  ;  certificats  des  procu- 
reurs, lettre  du  subdélégué.  —  Thiers,  lettre  du  subdé- 
légué ;  état  des  crimes  ;  listes  des  justices  seigneuriales 
qui  dépendent  de  la  subdélégation  :  châtellenie  de  Thiers, 
bailliage  du  Moutier  de  Thiers,  bailliage  de  Courpière  : 
justices  de  La  Barge,  Belime  et  la  Peyrousse;  bail- 
liage de  Yollore  ;  châtellenie  de  Lollière;  chàtellenies 
de  Montpeyroux  et  Puyguillaume  ;  chàtellenies  de  Saii- 
vagnat,  de  Bulhon,  de  Yisconlat.  —  Yic-leComte,  état 
formé  par  le  subdélégué  ;  certificats  des  procureurs. 


} 


16 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME, 


C.  1587.  (Liasse.)  —77  pièces,  papier. 

t76ll-17M.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1760:  —  États  des  crimes 
«t  délits  formés  par  les  subdélégués,  semblables  aux 
précédents,  subdélégations  Aurillac - Clermont  ;  — 
lettres  d'envoi  :  —  certificats  des  procureurs  fiscaux  ; 

—  listes  des  justices  contenues  dans  la  subdélégation 
d' Aurillac  ;  —  listes  des  procureurs  fiscaux  qui  ont  re- 
fusé ou  négligé  de  répondre. 

C.  1558.  (Liasse.)  —  125  pièces,  papier. 

1760-1761.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1760  :  —  États  des  crimes  et 
délits  formés  par  les  subdélégués,  subdélégations  dis- 
soire  à  Vio-le-Comte  ;  —  certificats  des  procureurs  ; 
-i-  liste  des  justices  comprises  dans  les  subdélégations 
d'Issoire  et  de  Montaigut. 

C.  iî559.  (Liasse.) —  127  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

1761.  —  États  DES  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1761  :  —  État  général  des  crimes  et  délits 
formé  dans  les  bureaux  de  l'Intendance  ;  —  états  four- 
nis par  les  subdélégués,  Ardes-Issoire  ;  —  lettres  des 
subdélégués  ;  certificats  des  procureurs  fiscaux  ;  —  lis- 
tes des  justices  des  subdélégations  d'Aurillac  et  de  Bort. 

C.  1560.  (Liasse.)  —  196  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

1761.  —  États  des  crimes  et  uélits.  —  Premier 
semestre  de  1761  :  —  États  fournis  par  les  subdélégués, 
Langeac  à  Vic-le-Comte  ;  —  certificats  des  procureurs 
fiscaux  ;  —  listes  des  j  ustices  des  subdéiégations  de 
Mauriac,  de  Rochefort,  de  Saint-Amant-Roche-Savine, 
de  Saint-Flour. 

G.  1561.  (Liasse.)  —  96  pièces,  papier. 

1761-1769.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1761  :  —  États  des  crimes  et  dé- 
lits fournis  par  les  subdélégués,  Ardes  à  La  Chaise-Dieu  ; 

—  certificats  des  procureurs  fiscaux;  —  listes  des  jus- 
tices des  subdélégations  d'Aurillac  et  de  Bort  ;  —  cor- 
respondance relative  aux  procureurs  condamnés  à  une 
amende  pour  n'avoir  pas  envoyé  les  états  ou  certifi- 
cats demandés. 


C.  1562.  (Liasse.)  — 137  pièces,  papier  ;  1  cachet 

1761-1769.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1761  :  —  États  fournis  par  les 
subdélégués,  Chaudesaigues-Montaigut  ;  —  certificats 
des  procureurs  fiscaux  ;  —  listes  des  justices  des  subdé- 
légations de  Clermont  et  Issoire  ;  —  correspondanoa 
et  procès-verbaux  relatifs  aux  procureurs  qui  n'ont  pas 
envoyé  leurs  états. 

G.  1563.  (Liasse.)  —  104  pièces^  pilier.  ! 

1760-1769.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1761  ;  —  États  fournis  par  les 
subdélégués,  Riom  à  Vic-le-Comte;  —  arrêts  du  Conseil 
d'État  condamnant  à  une  amende  de  100  liv.  des  pro- 
cureurs qui  ont  négligé  de  fournir  des  états  (1760), 
requêtes  de  ces  procureurs  demandant  mainlevée  de 
cette  amende;  lettres  des  subdélégués,  1761-1762;  — 
états  ou  certificats  négatifs  fournis  par  les  procureurs 
fiscaux  ;  —  listes  des  justices  des  subdélégations  da 
Saint-Amant-Roche-Savine  et  de  Saint-Flour. 


C.  1564.  (Liasse.)  —  100  pièces,  papier. 

176t. —  États  DES  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1762  :  —  État  d'ensemble  formé  dans  les 
bureaux  de  l'Intendance  ;  lettre  de  M.  Lamoignon,  accu- 
sant réception  de  l'état  des  crimes  et  délits  ;  il  demande 
qu'on  lui  indique  les  procureurs  qui  ont  refusé  de  répon- 
dre :  il  ne  faut  pas  les  confondre  avec  ceux  qui  ne  sont 
coupables  que  de  négligence  ;  —  états  fournis  par  les 
subdélégués,  Ardes-Issoire  ;  —  certificats  des  procu- 
reurs. 

C.  156».  (Liasse.)  —  139  pièces,  papier. 

176t. — États  DBS  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1762  :  —  États  fournis  par  les  subdé%uéa, 
Langeac  à  Vio-le-Comte  ;  —  certificats  des  procureurs 
fiscaux. 

C.  1566.  (Liasse.)  —  154  pièces,  papier. 

1769-1766.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1762  :  —  État  général  formé  dans 
les  bureaux  de  l'Intendance  ;  —  états  fournis  par  les 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


17 


subdélegués  AurillaoLangeac  ;  —  liste  des  justices  de 
la  subdélégation  d'Aurillac. 

G.  1567.  [Liasse.)  —  174  pièces,  papier. 

t76S-176S.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1762  :  —  États  fournis  par  les 
«ubdélégués.  Lempdes-Vic-le-Comte  ;  —  états  ou  certi- 
flcats  négatifs  envoyés  par  les  procureurs  fiscaux  ;  — 
listes  des  justices  des  subdélégations  de  Saint-Amant- 
Roche-Savine  et  de  Saint-Flour. 

C.  1568.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

1769.  —  États  DES  crimes  et  délits.  —  États  des 
crimes  et  délits  commis  dans  là  subdélégation  de  Besse 
de  1742  à  1762  inclusivement,  contenant  la  nature  des 
délits,  les  noms  des  accusés,  la  date  de  leurs  écrous,  les 
noms  des  juridictions  où  se  poursuivent  les  crimes,  les 
noms  des  parties  publiques  et  civiles  à  la  requête  des- 
quelles se  font  les  poursuites,  la  date  du  dernier  acte  de 
la  procédure  ;  les  observations  sur  les  crimes  qui  n'ont 
pas  été  poursuivis  et  de  quelle  justice  royale  relève  la 
juridiction  qui  a  informé. 

C.  1869.  (Liasse.)  —  81  pièces^  papier. 

lira.  —États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1763  :  —  État  d'ensemble  formé  dans  les 
bureaux  de  l'Intendance;  — états  fournis  par  les  subdé- 
legués et  certificats  des  procureurs  fiscaux,  subdéléga- 
tions Aurillac-Clermont  ;  —  état  des  procureurs  fis- 
caux qui  n'ont  pas  envoyé  leurs  états. 

C.  1»70.  (Liasse.)  —  174  pièces,  papier  ;  i  cachet. 

-fl^S.  —  États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1763  :  —  États  fournis  par  les  subdélégués 
et  certificats  des  procureurs  fiscaux,  subdélégations  Is- 
soire-Vio-le-Comte  ;  —  états  des  procureurs  qui  ont 
refusé  ou  négligé  d'envoyer  leurs  certificats. 

G.  1571.  [Liasse.)  —  1115  pièces,  papier, 

11«S-t764.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1763  :  •—  État  d'ensemble  formé 
^dans  les  bureaux  de  l'Intendance  ;  ~  états  fournis  par 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


les  subdélégués  et  certificats  des  procureurs  fiscaux, 
subdélégations  Aurillac-Langeac  ;  ~  listes  des  justi** 


ces. 


G.  1572.  (Liasse.)  —  133  pikes^  papier. 

1763-1764.  —  Étâts  des  crimes  et  délits.  -— 
Deuxième  semestre  de  1763  :  —  États  fournis  par  les 
subdélégués  et  certificats  des  procureurs,  subdéléga- 
tions Langeac-Vic-le-Comte  ;  —  états  des  crimes  restés 
sans  poursuites  dans  la  subdélégation  de  Rochefort;  — 
liste  des  justices  des  subdélégations  de  Saint-Amant- 
Roche-Savine  et  de  Saint-Flour. 

C.  1573.  (Liasse.)  —  114  pièces,  papier. 

1764.  —  États  DES  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1764  :  —  États  formés  dans  les  bureaux  de 
l'Intendance  contenant  les  anciens  crimes  poursuivis  et 
les  nouveaux  crimes  commis  pendant  cette  période  ;  — 
états  fournis  par  les  subdélegués  et  certificats  des  pro- 
cureurs, Aurillac-Issoire. 

C.  1574.  (Liasse.)  — •  110  pièces,  papier. 

1764.  —  États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1764  :  —  États  fournis  par  les  subdélégués 
et  certificats  des  procureurs  fiscaux,  subdélégations 
Langeac-Vic-le-Comte. 

C.  1575.  (Liasse.)  —  74  pièces,  papier. 

1764-1765.  —  Etats  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1761  :  —  États  formés  dans  les 
bureaux  de  l'Intendance ,  indiquant  les  anciens  crimes 
poursuivis  et  les  nouveaux  crimes  commis  pendant  cette 
période  ;  —  états  fournis  par  les  subdélégués  et  certifi- 
cats des  procureurs,  subdélégations  Aurillac-Issoire. 

•  C.  157G.  (Liasse.)  —  125  pièces,  papier. 

1764-1765.  —  États  des  crimes  et  délits*  — 
Deuxième  semestre  de  1764  :  -r-  États  fournis  par  les 
subdélégués  et  certificats  des  procureurs  fiscaux,  subdé- 
légations Langeac-Vic-le-Comte;  —  copie  d'une  lettre 
écrite  par  M.  Ribeyre  au  procureur  de  la  justice  de  M.  de 
Langeac;  celui-ci  en  adresse  ses  plaintes  à  Tlntendant  ; 
«  M.  l'Intendant  vous  accuse,  écrivait  M.  Ribeyre,  de 
»  complaisance  pour  votr3  seigneur;  cella  est  visible, 

3 


18  ARCHIVES  DU 

»  et  peut-être  que  vous-même  êtes  bien  aize  de  vous 
»  donner  du  loisir  ;  mais  vous  pourrés  vous  tromper, 
»  car  d*un  cotté  les  procédures  négligées  pourront  bien 
»  être  poursuivies  par  des  commissaires  extraordinai- 
»  res,  et  de  Tautre  Tamande  pourra  vous  gêner  »  ;  Tln- 
tendant. excuse  son  subdélégué,  tout  en  déclarant  la 
lettre  de  M.  Ribeyre  fort  déplacée. 

C.  1Î577.  (Liasse.)  —  88  pièces,  papier. 

1165.  —  ÉTA.TS  DES  CRIMES  ET  DÉLITS.  —  Premier 
semestre  de  1765  :  —  États  formés  dans  les  bureaux  de 
rintendance ,  contenant  les  anciens  crimes  poursuivis 
et  les  nouveaux  crimes  commis  pendant  cette  période  ; 
—  états  fournis  par  les  subdélégués  et  certificats  des 
procureurs  fiscaux,  subdélégations  Aurillac-Issoire  ;  — 
listes  des  justices. 

C.  1578.  (Liasse.)  —  95  pièces,  papier. 

176&.  —  États  des  crimes  et  délits.  —  Premier 
semestre  de  1765  :  —  États  fournis  par  les  subdélégués 
et  certificats  des  procureurs  fiscaux ,  subdélégations 
Langeac- V  ic- le-Com  te . 

C.  1579.  (Liasse.)  —  78  pièces,  papier. 

1765>1766.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Deuxième  semestre  de  1765  :  —  États  fournis  par  les 
fiubdél^ués  et  certificats  des  procureurs  fiscaux  ;  — 
liste  des  justices  de  la  subdélégation  d'Aurillac. 

C.  1580.  (Liasse.)  —  129  pièces,  papier  j  1  cachet. 

17611-1767.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Premier  et  second  semestres  de  1766  :  —  États  fournis 
par  les  subdélégués ,  correspondance  et  certificats  des 
procureurs  fiscaux  ;  —  listes  des  justices  des  subdélé- 
gations d'Aurillac,  de  Bort  et  de  Saint-Amant-Roche- 
Savine. 

C.  1581.  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier. 

1767-1768.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
États  d'ensemble  formés  dans  les  bureaux  de  l'Inten- 
dance pour  le  premier  semestre  de  1767,  contenant  les 
anciens  crimes  poursuivis  et  les  nouveaux  commis  pen- 
dant cette  période  ;  —  états  fournis  par  les  subdélégués 


PUY-DE-DOME. 

pour  le  second  semestre  de  1767  ;  certificats  des  procu- 
reurs. 

C.  1582.  (Liasse.)  —  5  pièces,  papier. 

1769-1796.  —  États  des  crimes  et  délits.  — 
Certificats  de  M.  A.  Bichard,  sieur  des  Granges,  procu- 
reur du  roi  au  bailliage  royal  de  Montaigut-en-Com- 
braille;  des  procureurs  d'oflîce  des  justices  deMontcloux, 
Seimur  et  Durmignat,  des  châtellenies  de  Beauvoir- 
Échassières,  Buxières- Jérusalem,  des  Ternes,  attestant 
qu'il  ne  s'est  point  commis  de  crimes  ni  de  délits  dans 
rétendue  de  leurs  justices. 


Chiourmes  et  galériens. 

C.  1583.  (Liasse.)  '—  80  pièces,  papier;  2  cachets. 

1693-1 71I&.  —  Chiourmes  bt  galériens.  —  Certi- 
ficats  relatifs  aux  condamnés  aux  galères  détenus  dans 
les  prisons  de  la  généralité  en  1693;  procès-verbal  de 
transfert  de  Riom  à  Moulins  desdits  condamnés  ;  lettre 
de  M.  Chabre;  —  requête  adressée  à  l'Intendant  par 
un  condamné  aux  galères,  1720;  —  correspondance  de 
M.  Brunet  d'Evry ,  intendant  d'Auvergne ,  avec  le  sieur 
Langlade  et  M.  Doujat,  intendant  à  Moulins,  relative  au 
passage  de  la  chaîne  de  Bretagne  en  1721  ;  —  état  des 
condamnés  aux  galères  de  la  province  d'Auvergne  ,*  — 
ordonnance  de  M.  Brunet  d'Evry ,  du  17  septembre 
1722,  enjoignant  au  sieur  Lambert,  brigadier  de  la 
maréchaussée,  de  conduire  à  Moulins  les  condamnés 
détenus  à  Oiermont  et  à  Riom  ;  ils  seront  délivrés  au 
sieur  Robillard  qui  doit  les  conduire  à  Marseille  ;  acte 
d'écrou;  —  lettres  de  M.  Brunet  d'Evry,  1723,  infor- 
mant M.  de  la  Grandville  du  passage  à  Moulins  de  la. 
chaîne  de  Bretagne  à  Marseille  ;  l'Intendant  en  donne 
avis  aux  procureurs  du  roi  ;  —  lettre  de  M.  de  Maurepas,. 
du  22  février  1724 ,  invitant  M.  de  la  Grandville  à  re- 
mettre au  sieur  Langlade  les  condamnés  aux  galères 
qui  se  trouveront  dans  l'étendue  de  la  généralité  de 
Riom;  il  le  prie  d'envoyer  un  état  de  ces  condamnés, 
indiquant  les  motifs  de  leur  condamnation  ;  —  lettre  du 
sieur  Langlade ,  chargé  de  la  conduite  de  la  chaîne  de 
Bretagne,  envoyant  à  M.  de  la  Grandville  l'ordre  du 
roi  qui  lui  est  adressé  ;  il  passera  par  Saumur,  Bourges 
et  Moulins  ;  —  ordre  du  roi  ;  —  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  les  procureurs  du  roi,  ses  subdélégués  et 
M.  Pintart,  secrétaire  de  l'intendance  de  Moulins  ;  — 
état  des  condamnés  aux  galères  de  la  généralité  d& 
Riom,  avec  extraits  de  leur  jugement;  —-  correspon- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


lit 


dance  de  MM.  de  Maurepas  et  Robillard,  lieutenant  du 
guet,  au  sujet  du  passage  de  la  chaîne  de  Bretagnâ  en 
1725;  —  ordres  de  M.  de  la  Grandville;  état  des  ga- 
lériens; act»)  d'écrou;  —  lettre  de  M.  Brunet  d'Evry, 
intendant  de  Moulins  ;  il  demande  à  M.  de  la  Grandville 
de  lui  envoyer  par  le  premier  carrosse  cinquante  livres 
de  bougie,  de  la  plus  belle  qui  se  fasse  dans  la  généra- 
lité d'Auvergne;  —  les  mêmes  documents  pour  1789  et 
1727. 

C.  1984.  (Liasse.)  —  66  pitces,  papier;  3  cacheEs. 

17S8-17Sf .  —  CniouBMEs  et  oai.ëriens.  —  Ordre 
du  roi  ;  correspondance  ;  états  relatifs^à  la  conduite  des 
condamnés  aux  galères  de  la  généralité  d'Auvergne  en 
1728;  —  ordre  du  roi,  du  8  juillet  1729,  invitant  M.  de 
la  Orandville  à  remettre  au  sieur  Robillard  les  condam- 
nés aux  galères  de  sa  généralité  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  Farjonel;  subdélégué  à  Moulins  ;  de  M.  de 
Vanolles,  intendant  du  Bourbonnais,  il  espère  voir  M,  de 
ta  Grandville  à  Pont-du-Château;  —  état  des  particu- 
liers condamnés  aux  galères  dans  la  généralité  de  Riom 
et  qui  ont  été  envoyés  à  Moulins  le  12  septembre  1720 
pour  être  attacliés  à  la  chaîne  qui  iloity  passer  ;  motifs 
des  condamnations  ;  port  d'armes,  violences  et  tenta- 
tives d'incendie;  vagabondage;  vol  de  nuit  dans  une 
maison  habitée;  menaces  et  chantage;  tentative  de 
viol  ;  tentative  de  meurtre  ;  homicide  prémédité  ;  — 
lettre  de  M.  de  Barante.  du  7  janvier  1730,  au  sujet 
d'un  individu  condamné  aux  galères  perpétuelles  par  les 
commissaires  de  la  Réformation  ;  —  ordre  du  roi,  du 
31  mai  1730,  invitant  M.  Trudaine  à  remettre  au  sieur 
Duval-Duthilleul  les  condamnés  aux  galères  de  sa  géné- 
ralité ;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  de  Cances, 
procureur  du  roi  à  Aurillac  ;  de  Cambefort,  procureur 
■du  roi  de  l'Élection  d'Aurillac;  de  Senezergues;  Aulter-' 
roclie,  procureur  du  roi  en  l'Élection  d'Issoiro;  Dela- 
porte,  procureur  du  roi  en  l'Élection  de  Mauriac;  Barbât 
du  Glozel,  procureur  du  roi  en  la  Maréchaussée  générale 
d'Auverçne  ;  Gannat,  procureur  du  roi  en  l'Élection  de 
Riom  ;  Assollent,  procureur  du  roi  à  ta  Monnaie;  Juery, 
procureur  du  roi  de  la  Maréchaussée  à  Saint-Flour  ;  de 
Mathieu,  procureur  du  roi  au  bailliage  de  Salers  ;  De- 
lotz,  procureur  du  roi  au  grenier  à  s^  de  Thiers  ;  — 
état  des  condamnés. 

C.  1H8R.  (Liasse.)  —  79  pièces,  papier;  5  cachets. 

'■7S1-13S4.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordre 
durol,dul3juinl731,  invitant  M.  Trudaine  à  remettre 
an  sieur  Robillard  les  condamnés  aux  galères  de  sa  géné- 


ralité ;  —  correspondance  de  MM.  de  Maurepas,  de  Va- 
nolles, Robillard  ;  —  états  des  condamnés  ;  —  ordre  du 
roi  pour  1732;  correspondance  de  l'Intendant  avec  les 
procureurs  du  roi  de  sa  généralité  ;  —  ordres  du  roi 
pour  1733  et  1734  ;  correspondance  ;  états  des  condam- 
nés ;  motifs  de  la  condamnation  :  trois  ans  de  galères 
pourvoi;  à  perpétuité,  pour  complicité  de  faux-saunage. 

C.  l!)66.  [Liasse.]  —  70  pièc«s,  papier;  !!  cachets. 

IISS-ITIS.  —  CuiouRMEs  ET  GALÉRIENS.  —  Ordres 
du  roi  relatifs  au  passage  de  la  chaîne  qui  doit  prendre 
les  condamnés  aux  galères  de  la  généralité  de  Riom;  — 
correspondance  de  l'Intendant,  de  MM.  de  Maurepas.» 
Bataille  et  Duval-Duthilleul,  chargés  de  la  conduite  de 
la  chaîne  ;  Pallu  ;  Berthier  de  Sauvigny,  à  Moulins  ;  Ge- 
nuyt,  bailli  à  Saint-Germain-Lenibron  ;  P^ès-Desuttes, 
procureur  du  roi  à  Vie,  etc.  ;  —  états  des  condamnés; 
signalements  ;  ordonnances  da  l'Intendant  ;  —  états  de 
frais. 

C.  1587.  (Liasse.)  —  91i  pièces,  papier  ;  4  cachets. 

1740-1144-  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres 
du  roi  relatifs  au  passage  de  la  chaîne  ;  —  correspon- 
dance de  MM.  de  Maurepas,  Duval-Duthilleul,  deCondé, 
Prévost,  capitaines  de  la  chaîne;  d'Aguesseàu;  Saint- 
Florentin;  Juery,  procureur  du  roi  àSaint-Flour;  Da- 
chey,  procureur  du  roi  à  Riom;  de  Larmandie,  à  Auril- 
lac ;  —  états  des  condamnés  et  motifs  de  la  condamna- 
tion :  vols ,  neuf  ans  de  galères  ;  vol  avec  effraction, 
galères  perpétuelles ,  fouet  et  marque  ;  vagabond  et 
bohémien,  repris  de  justice,  galères  perpétuelles;  faux, 
trois  ans  de  galères  ;  —  ordres  de  conduite  ;  états  de 
frais. 

C.  1888.  (Liasse.)  —  10+  pîÈcea,  papier,  9  cachets. 

174S-flTM.  —  Chiourmes  et  qai.ériens.  —  Ordres 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de 

la  généralité  d'Auvergne  i  Moulins,  où  ils  doiventpren- 
dre  la  chaîne;  —  correspondance  de  MM.  de  Maurepas, 
Rouillé,  Rossignol,  Dopin;  des  capitaines  de  la  chaine; 
de  MM.  Crosetz  d'Auterives,  procureur  du  roi  à  Au- 
rillac; Couguet,  procureur  du  roi  àBrioude;  Domingon, 
à  Issoire  ;  Chauchat,  à  Langeac,  etc.  ;  —  états  des  con- 
damnés; signalements;  ordres  de  conduite;  états  de 
frais. 


20 


C.  1589.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier;  2  cachets. 


176t.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Correspon- 
dance relative  au  passage  de  la  chaîne  qui  doit  prendre 
à  Moulins  les  condamnés  aux  galères  de  la  généralité 
de  Riom,  entre  MM.  Rouillé;  de  Moras,  intendant 
d'Auvergne  ;  de  Condé  fils  et  Prévost,  capitaines  de  la 
chaîne  ;  de  Bern&ge  de  Vaux,  intendant  à  Moulins  ;  des 
procureurs  du  roi  ;  —  états  des  condamnés  ;  signale- 
ments ;  —  ordres  du  roi  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant  ; 
états  de  frais. 

G.  iî590.  (Liasse.)  —  87  pièces^  papier;  15  cachets. 

1769-1758.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordres 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de 
la  généralité  d'Auvergne  à  Moulins,  où  ils  doivent  pren- 
dre la  chaîne  ;  —  correspondance  de  MM.  Rouillé,  Pré- 
vost, de  Condé  .fils  ;  des  procureurs  du  roi  ;  —  états  des 
condamnés;  —  ordonnances  de  l'Intendant;  états  de 
frais. 

C.  1591.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier;  11  cachets. 

1764-17SS.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordres 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de 
la  généralité  d'Auvergne,  qui  doivent  prendre  à  Moulins 
ou  à  Bourges  la  chaîne  de  Brest;  —  correspondance  de 
MM.  Rouillé,  de  Machault,  de  Condé;  des  procureurs 
du  roi  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant;  états  de  frais. 

r.  1592.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier;  9  cachets. 

1756.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne  qui  doivent  prendre  à  Moulins  la 
chaîne  de  Brest;  —  correspondance  de  MM.  de  Machault, 
Prévost  ;  de  l'Intendant  d'Auvergne  ;  des  procureurs  du 
roi;  —  états  des  condamnés;  signalements;  —  ordon- 
nances de  rintendant  ;  états  de  frais. 

G.  1593.  (Liasse.)  —  84  pièces,  papier;  12  cachets. 

17ft7-17M.  —  Ghiourmes  et  oâlériens.  —  Ordres 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de 
la  généralité  d'Auvergne,  qui  doivent  prendre  à  Moulins 
la  chaîne  de  Brest;  —  correspondance  de  MM.  de  Moras, 
ministre  et  secrétaire  d'État  au  département  de  la  ma- 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

rine  ;  de  la  Micliodière  et  de  Ballainvilliers,  intendants^ 
d'Auvergne  ;  Prévost,  de  Condé  ;  des  procureurs  du  roi  ; 
—  états  des  condamnés  et  signalements;  —  ordonnances, 
de  rintendant  ;  états  de  frais. 


G.  1594.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier;  1  cachet. 

1759.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne,  qui  doivent  prendre  à  Moulins  la 
chaîne  de  Brest  ;  —  correspondance  de  MM.  Berryer,  de 
Bérulle,  intendant  de  Moulins;  Prévost,  de  Gondé  ;  des 
procureurs  du  roi;  —  états  des  condamnés;  signale- 
ments ;  états  de  frais. 

C.  1595.  [Liasse.)  —  65  pièces,  papier;  1  cachet. 

1767-1768.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordre 
du  roi,  du  26  janvier  1738,  invitant  M.  de  Montyon  à 
remettre  aux  sieurs  Prévost  et  Dupuis  les  condamnés 
aux  galères  de  sa  généralité  pour  les  conduire  à  Brest  ; 

—  correspondance  de  MM.  le  duc  de  Praslin,  Prévost, 
de  Pont,  intendant  à  Moulins;  des  procureurs  du  roi; 

—  états  des  condamnés  ;  signalements  ;  états  de  frais  ; 

—  lettres  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  relatives  aux  accu- 
sés jugés  par  le  Présidial  d'Aurillac  :  deux  ont  été  con- 
damnés à  mort,  les  quatre  autres  aux  galères,  «  préa- 
»  lablement  fouettés  et  marqués  des  trois  lettres  GAL  »  ; 
il  demande  un  ordre  pour  faire  conduire  (^es  dernier» 
dans  les  prisons  de  Glermont,  1767. 

G.  1596.  (Liasse.)  —  83  pièces,  papier  [1  impr.). 

1769.  —  Ghiourmes  et  galériens.  —  Ordre  du  roi^ 
du  15  février  1769,  pour  la  conduite  des  condamnés  aux 
galères  de  la  généralité  d'Auvergne,  qui  doivent  prendre 
à  Moulins  la  chaîne  de  Brest  ;  —  correspondance  de 
M.  le  duc  de  Praslin  avec  l'Intendant  ;  —  lettres  et  cer- 
tificats de  MM.  Gollinet  de  Niossel,  lieutenant  criminel 
à  Aurillac;  de  Gambefort,  procureur  du  roi  à  l'Élection 
d'Aurillac;  Bouchard,  à  celle  de  Glermont;  Lagrange,  à 
celle  de  Brioude;  Bayet  de  Sourzac,  procureur  du  roi  de 
la  prévôté  d'Issoire  ;  Gillet,  procureur  du  roi  en  l'Élec- 
tion de  Saint-Flour;  —  état  des  condamnés  :  un  dragon 
du  régiment  Dauphin ,  pour  avoir  frappé  son  maréchal 
des  logis,  galères  perpétuelles;  bigamie,  trois  ans  de 
galères  ;  un  mari  pour  avoir  souffert  le  crime  de  bigamie 
commis  par  sa  femme,  trois  ans  également;  —  extraits 
de  jugements  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant;  —  états, 
de  frais. 


V 
I 


SÉRIE  C.  —  INTENDx^J^CE  D'AUVERGNE. 


21 


I 


C,  1597.  (Liasse.)  —  100  pièces,  papier. 

1970-1771.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de 
la  généralité  de  Riom ,  qui  doivent  prendre  à  Moulins 
la  chaîne  de  Brest;  —  correspondance  de  MM.  le  duc  de 
Praaiin,  Terray,  Prévost;  de  Pont,  intendant  à  Mou- 
lins; des  procureurs  du  roi;  —  lettre  de  M.  de  Yixouzes, 
infibrmant  l'Intendant  qu'il  n'y  a  point  à  Maurs  de  pro- 
cureur du  roi  de  la  prévôté  :  «  elle  fait  partie  de  notre 

>  bailliage ,  et  ainsi  le  procureur  du  roi  de  notre  siège 

>  est  procureur  du  roi  de  la  prévôté  de  Maurs  ;  il  n'y 
»  a  à  Maurs  que  deux  procureurs  fiscaux  :  l'un  pour 

>  M.  Févêque  de  Glermont,  l'autre  pour  l'abbé  de 
»  Maurs ,  qui  exercent  alternativement  »  ;  —  état  des 
condamnés;  signalements;  ordres  de  conduite;  états  de 
frais. 

m 

C.  1598.  (Liasse.)  —  50  pièces,  papier. 

1779.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Boynes, 
ministre  de  la  marine;  Prévost,  capitaine  de  la  chaîne; 
de  Bourges,  premier  secrétaire  de  l'intendance  de  Mou- 
lins; des  procureurs  du  roi;  M.  Arnaud,  procureur  du 
roi  à  Yic-le-Comte,  adresse  une  sentence  de  condam- 
nation à  neuf  ans  de  galères^  prononcée  par  le  bailliage 
de  Vie  et  infirmée  par  le  Conseil  supérieur  de  Clermont 
qui  a  réduit  la  peine  à  trois  ans  ;  —  états  des  condam- 
nés; —  pièces  de  dépenses  ;  —  lettre  de  M.  de  Chazerat 
à  M.  Cochin  sur  la  nécessité  de  faire  passer  plus  souvent 
la  chaîne  à  Clermont  afin  de  décharger  les  prisons  de 
cette  ville  du  trop  grand  nombre  de  criminels  condam- 
nés aux  galères  qu'elles  renferment ,  surtout  depuis 
l'établissement  du  Conseil  supérieur  ;  il  propose  égale- 
ment un  arrangement  économique  pour  la  communica* 
tion  des  procédures  faites  en  première  instance  aux  juges 
supérieurs  :  on  envoie  ordinairement  des  expéditions,  ce 
qui  occasionne  des  frais  assez  lourds  et  retarde  le  juge- 
ment définitif;  <  ne  pourrait-on  pas,  au  moins,  se  les 

>  faire  représenter,  lorsque  le  procès  a  été  instruit  dans 
»  une  justice  dont  le  tribunal  est  établi  au  même  lieu 

>  que  celui  des  juges  supérieurs,  en  accordant  cepen- 

>  dant  une  gratification  annuelle  au  grefiler  de  la  jus- 
»  tîce  subalterne  >  ;  —  lettre  de  M.  Terray,  du  3  oc- 
tobre 1772,  annonçant  qu'il  examinera  le  projet  présenté 
par  M.  de  Chazerat  pour  la  diminution  des  frais  de 
justice  ;  quant  à  la  demande  relative  au  passage  de  la 
chaîne,  il  Fa  communiquée  à  M.  de  Boynes. 


C.  1509.  (Liasse.)  —  119  pièces,  papier;  1  cachet. 

1778.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordre  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne  qui  doivent  prendre  à  Moulins  la 
chaîne  de  Brest  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Boynes, 
Prévost,  des  procureurs  du  roi  ;  —  état  des  condamnés 
conduits  à  Moulins  le  6  mai  1773,  au  nombre  de  33  ; 
—  lettre  de  M.  de  Boynes,  ministre  de  la  marine,  du 
16  juillet  1773,  informant  M.  de  Chazerat  que  le  roi 
a  décidé  de  faire  évacuer  deux  fois  Tannée  les  prisons 
de  Clermont,  de  Bourges,  de  Dijon,  de  Metz,  de  Moulins, 
de  Nancy,  de  Strasbourg  et  de  Riom,  <  sur  ce  que  Ton 
»  a  représenté  que  la  chaîne,  qui  part  tous  les  ans  de 
»  Paris  en  may  pour  se  rendre  à  Brest,  fournit  depuis 
»  quelque  tems  un  si  grand  nombre  de  condamnés  aux 
»  galères  qu'il  en  résulte  non-seulement  beaucoup  de 
»  confusion  dans  la  marche  de  cette  chaîne,  mais  encore 
»  des  maladies  contractées  par  leur  trop  long  séjour 
»  dans  les  prisons  »  ;  —  correspondance  de  MM.  Pré- 
vost; de  Pont,  intendant  de  Moulins;  de  Chazerat;  des 
procureurs  du  roi,  au  s\ijet  du  passage  à  Lyon,  en  sep- 
tembre 1773,  de  la  chaîne  de  Marseille;  —  ordonnancés 
de  l'Intendant  ;  —  états  de  frais. 

C,  1600.  (Liasse.)  —  78  pièces,  papier;  1  cachet. 

1774.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  joindre  à  la  chaîne  de  Brest  et  à  celle  de  Marseille 
les  condamnés  aux  galères  de  la  généralité  de  Riom,  la 
chaîne  de  Brest  passe  à  Moulins  au  printemps,  celle  de 
Marseille  à  Lyon  en  automne  ;  —  correspondance  de 
MM.  de  Boynes,  de  Sartine,  de  Chazerat,  de  Pont,  Pré- 
vost; des  procureurs  du  roi  ;  —  états  des  condamnés  ; 
signalements;  extraits  des  jugements;  —  ordonnances 
de  l'Intendant;  états  de  frais;  —  requête  d'un  forçat 
âgé  de  80  ans,  à  M.  de  Chazerat,  pour  obtenir  sa  liberté  ; 
il  rappelle  qu'il  a  été  occupé  au  domaine  de  la  Maison- 
Blanche,  appartenant  à  M.  de  Chazerat. 

C.  1601.  (Liasse.)  —  74  pièces,  papier;  2  cachets. 

1775.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne;  —  correspondance  de  MM.  de  Sar- 
tine,  Prévost;  des  procureurs  du  roi;  —  états  des 
condamnés  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant  ;  —  pièces 
de  dépenses. 


il 


22 


C.  1602.  (Liasse.)  —  78  pièces,  papier;  1  cachet. 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOMK. 

indiquant  les  motifs  des  condamnations  :  vol,  gaYeres 
perpétuelles  ou  neuf  ans  ;  —  ordonnances  de  Tlnten- 
dant  ;  —  états  de  frais. 


1776.  —  CïiiouRMEs  ET  GALÉRIENS.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Sar- 
tine,  Prévost;  de  Pont,  intendant  à  Moulins;  de  l'in- 
tendant d'Auvergne  ;  des  procureurs  du  roi  ;  —  états 
des  condamnés;  —  pièces  de  dépenses;  —  lettre  de  M.  de 
Vixouzes,  annonçant  qu'une  exécution  a  été  faite  à  Au- 
rillac  par  l'exécuteur  de  la  haute  justice,  «  à  laquelle 
»  je  n'eus  pas  cru  qu'il  se  fut  prêté,  depuis  qu'il  est 

>  pensionné;  on  dit  cependant  qu'il  s'est  ofert  de  la 
»  faire,  disant  qu'il  lui  a  été  défendu  à  la  vérité  de  per- 
»  cevoir  les  droits  qui  étoint  atribués  à  son  état,  mais 
»  non  pas  de  continuer  ses  fonctions,  ce  qui  prouve 

>  qu'il  aime  son  métier  et  qu'il  étoit  né  pour  le  faire.  » 

G.  1603.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier;  1  cachet. 

1777.  —  Chiourmes  et  galériens,  —  Ordres  du  roi 
lX)ur  la  conduite  à  Rochefort  et  à  Marseille  des  condam- 
nés aux  galères  de  la  généralité  d'Auvergne  ;  —  corres- 
pondance de  MM.  de  Sartine,  Prévost,  des  intendants 
de  Riom  et  de  Moulins,  des  procureurs  du  roi  ;  —  états 
des  condamnés  ;  signalements  ;  —  pièces  de  dépenses. 

C.  i604.  (Liasse.)  —  95  pièces,  papier;  1  cachet. 

1778.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordre  du  roi, 
du  30  janvier  1778,  pour  la  conduite  des  condamnés  aux 
galères  de  la  généralité  de  Riom  dans  les  prisons  de 
Moulins ,  «  pour  y  être  pris  et  conduits  à  Bourges  et  de 
»  là  à  Tours ,  où  ils  seront  attachés  à  la  chaîne  lors- 
»  qu'elle  passera  par  cette  dernière  ville  pour  se  rendre 

>  à  Rochefort  »  ;  —  ordre  analogue ,  en  août ,  pour  la 
chaîne  de  Brest;  —  correspondance  de  MM.  de  Sartine, 
de  l'Intendant  d'Auvergne  ;  des  procureurs  du  roi  ;  — 
états  dos  condamnés,  indiquant  les  motifs  des  condam- 
nations; —  ordres  de  conduite  par  l'Intendant;  —  pièces 
de  dépenses. 

C.  1605.  (Liasse.)  —  63  pièces,  papier;  2  cachets. 

1779.  *-  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité de  Riom  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Sartine, 
Prévost,  de  Chazerat  ;  de  Reverseaux,  intendant  à  Mou- 
lins ;  des  procureurs  du  roi  ;  —  états  des  condamnés. 


C.  1006.  (Liasse.)  —  85  pièces,  papier;  2  cachets. 

1780.  —  Chiourmes  et  galériens*  —  Ordre  du  ix>î, 
du  4  février  1780,  invitant  M.  de  Chazerat  à  faire  tra^ 
duire  incessamment  les  criminels  condamnés  aux  ga- 
lères dans  les  prisons  de  Moulins  <  pour  y  être  pris  et 
>  conduits  à  Bourges ,  d'où  ils  seront  tirés  pour  être 
»  attachés  à  la  chaîne  de  Rochefort  »  ;  —  lettre 
d'envoi  de  M.  de  Sartine  ;  —  correspondance  de  l'In- 
tendant d'Auvergne  avec  M.  de  Sartine  et  le  sieur 
Prévost;  —  lettres  des  procureurs  du  roi  :  Lagrànge, 
à  Brioude;  d'Albiat,  à  Clermont;  Bouchard,  procureur 
tîu  roi  de  l'Élection  de  Clermont  ;  de  Comblât,  procureur 
du  roi  à  Vie  en  Carladès:  — état  des  condamnés,  au 
nombre  de  7,  tous  pour  vols  ;  —  ordonnances  de  l'In- 
tendant pour  le  transfert;  —  ordre  du  roi,  du  16 juillet, 
pour  la  conduite  à  Brest,  des  condamnés  aux  galères  de 
la  généralité  d'Auvergne  ;  —  correspondance  ;  —  états 
de  frais. 

C.  1607.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier;  2  cachets. 

1781.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  ;  —  corresr- 
pondance  de  MM.  le  marquis  de  Castries,  ministre  et 
secrétaire  d'État  de  la  marine  ;  Prévost,  capitaine  de  la 
chaîne  ;  de  la  Valette,  premier  secrétaire  de  Tintendance 
de  Moulins  ;  des  procureurs  du  roi  ;  —  états  des  condam- 
nés ;  —  ordonnances  de  l'Intendant;  —  états  de  frais. 

G.  1608.  (Liasse.)  ^  82  pièces,  papier;  2  cachets. 

1783.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  ;  —  corres- 
pondance de  M.  de  Castries,  des  intendants  d'Auvergne 
et  de  Bourbonnais  ;  des  procureurs  du  roi  ;  —  ordon- 
nances de  transfert  ;  —  états  des  condamnés  ;  —  états 
de  frais. 

C.  1609.  (Liasse.)—  87  pièces,  papier;  2  cachets. 

» 

1788.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité d'Auvergne  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Cas- 
tries, Prévost;  Baudinot,  premier  secrétaire  de  l'inten- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


23 


[ 


dance  de  Moulins  ;  du  maréchal  de  Ségur ,  de  l'Intendant 
d'Auvergne  et  des  procureurs  du  roi  ;  —  états  des  con- 
damnés :  21  en  mai  et  9  en  août  ;  —  ordonnances  de 
l'Intendant;  —  pièces  de  dépenses;  — *  correspondance 
relative  à  des  forçats  évadés  du  port  de  Rocbefort. 

C.  1610.  (Liasse.)  —  72  pièces,  papier  j  2  cachets. 

ITM.  —  Chiourmbs  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  à  Rocbefort  ou  à  Brest  des  condamnés 
aux  galères  de  la  généralité  d'Auvergne  ;  —  correspon- 
dance de  MM.  de  Gastries;  Mariton,  capitaine  de  la 
ebaine  ;  de  llntendant  d'Auvergne  ;  des  procureurs  du 
roi;  —  états  des  condamnés,  au  nombre  de  16  en  mai, 
de  3  en  septembre  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant  ;  — 
pièces  de  dépenses  ;  —  correspondance  de  MM.  Redon 
de  Beaupréau,  de  Cbazerat,  du  Deffan,  au  sujet  des  for- 
«;ats  évadés  du  port  de  Rocbefort. 

C.  1611.  (Liasse.)  —  81  pièces^  papier;  2  cachets. 

IIM.  —  Chiourmbs  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité de  Riom  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Castries  ; 
Ck>utarier,  capitaine  des  cbaines  ;  de  l'Intendant  ;  des  pro- 
cureurs du  roi  ;  —  états  des  condamnés  ;  extraits  des  ju- 
gements; —  ordonnances  de  llntendant;  ~  pièces  de 
dépenses;  —  forçats  évadés  du  port  de  Rocbefort. 

C.  1612.  (Liasse.)  —  81  pièces,  papier;  1  cachet. 

17M.  —  Chiourmbs  et  Galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité de  Riom  ;  —  correspondance  de  M.  le  marécbal  dç 
Gastries;  Mariton,  capitaine  des  cbaines;  des  procureurs 
du  roi;  —  états  des  condamnés;  —  ordonnances  de 
transfert  ; — états  de  frais  ;  —  correspondance  de  MM.  de 
LaGrandville,  intendant  de  la  marine  à  Rocbefort,  re- 
lative à  des  forçats  évadés  du  port  de  Rocbefort. 

C.  1613.  (Liasse.)  —  89  pièces^  papier;  2  cachets. 

17S7.  —  CuiouRMES  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  des  condamnés  aux  galères  de  la  géné- 
ralité de  Riom  ;  —  correspondance  de  MM.  le  marécbal 
de  Cafitries;  Couturier,  capitaine  des  cbaines;  deTInten- 
dant;  des  procureurs  du  roi;  — états  dos  condamnés; 
—  ordonnances  de  transfert;  —  pièces  de  dépenses;  — 
correspondance  de  MM.  de  La  Grandviile  ;  de  Bellefon- 


taine,  commissaire  général  des  ports  et  arsenaux,  rela- 
tive à  des  forçats  évadés  du  port  de  Rocbefort. 


C.  1G14.  [Liasse.)  —  64  pièces^  papier;  2  cachets. 

1789.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Ordres  du  roi 
pour  la  conduite  à  Brest  et  à  Rocbefort  des  condamnés 
aux  galères  de  la  généralité  d'Auvergne  ;  —  correspon- 
dance de  MM.  le  comte  de  La  Luzerne;  Mari  ton,  capi- 
taine des  cbaines;  des  procureurs  du  roi;  —  états  des 
condamnés;  —  ordonnances  de  transfert;  —  états  de 
frais  ;  —  forçat  évadé  du  port  de  Rocbefort. 

» 

G.  1615.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier;  1  cachet. 

1T89-1790.  —  Chiourmes  et  galériens.  —  Oidre 
du  roi  pour  la  conduite  des  condamnés;  —  corresi^on- 
dance  de  MM.  de  La  Luzerne,  Couturier,  des  procu- 
reurs du  roi;  —  états  des  condamnés;  —  ordonnances 
de  transfert;  —  pièces  de  dépenses. 

C.  1616.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

17^10.  —  Chiourmes  kt  galériens.  —  Transpor- 
tation. —  État  des  prisonniers  de  la  généralité  de  Riom 
dont  on  estime  que  la  peine  des  galères  peut  être  com- 
muée en  celle  d'être  transportés  aux  Iles;  état  de  quel- 
ques femmes  et  allés  propres  pour  lescolonies;  ces  deux 
états  adressés  au  Garde  des  sceaux  le  13  mai  1720;  — 
ordres  du  roi  pour  le  transfert  à  La  Rocbelle  de  con- 
damnés à  la  déportation. 


Prisons, 
C.  lt)17.  (Liasse.)  ■—  30  pièces,  papier. 

1791-1769.  —  Prisons.  —  Geôliers.  —  Requête  du 
comte  de  Lodines,  se  plaignant  de  mauvais  traitements 
de  la  part  du  geôlier  des  prisons  de  Riom  ;  —  lettre  de 
M.  Dufraisse-Ducbey,  demandant  l'indulgence  pour  le 
geôlier  des  prisons  de  Riom  qui  a  élargi  mal  à  propos 
le  sieur  Auzat,  bailli  de  Salnt-Germain-Lembron; 
M.  Trudaine  refuse  de  lever  la  condamnation,  1731;  — 
plainte  d'une  femme  détenue  pour  dettes  dans  les  pri- 
sons d'Aurillac,  qui  se  plaint  d'avoir  été  maltraitée  par 
le  geôlier  des  prisons  d'Aurillac;  avis  de  M.  Sadourny 
déclarant  la  plainte  mal  fondée  ;  —  lettres  de  M.  d'An- 
gervilliers  adressant  à  l'Intendant,  pour  avoir  son  avis. 


24 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


une  plainte  du  sieur  Duteilhol,  exempt  de  la  mare- 
cliaussée  à  Aurillac,  contre  le  geôlier  des  prisons  de  cette 
ville;  M.  Sadourny,  subdélégué,  consulté  par  Tlnten- 
dant,  répond  que  le  geôlier  n'a  aucun  tort,  «  toute  cette 
»  manœuvre  vient  de  l'abbé  de  Montsalvy.  Vous  con- 
»  noissés  ce  caractère,  c'est  un  des  plus  méchants  hom- 
»  mes  qui  soit  sur  la  terre;  c'est  Tàme  d'un  démon 
»  dans  le  corps  d'un  homme...;  il  faut  scavoirque  cet 
»  ubbé,  l'abbé  de  Cailus  et  du  Tilhol  sont  trois  tètes  sous 

>  un  même  bonnet.  L'abbé  de  Cailus  demeure  bien  plus 
»  longtems  dans  la  chambre  de  l'abbé  de  Montsalvy  en 
»  prison  qu'il  ne  reste  chez  luy;  en  reconnaissance 
»  l'abbé  de  Montsalvy  Bst  son  conseil  dans  la  grande 
»  affaire  qu'il  a  avec  le  lieutenant  criminel  ;  c'est  luy  qui 
»  dirige  tout,  et  qui  plus  est,  qui  prête  beaucoup  d'ar- 

>  gent;  du  Tilhol  n'est  pas  de  toutes  leurs  conférances 
»  parce  qu'il  n'a  pas  l'esprit  de  les  comprendre.  Ces 
»  trois  personnes  veulent  un  mal  de  mort  au  sieur  Co- 
»  linet,  lieutenant  criminel,  et  au  sieur  de  Cebié,  asses- 
»  seur  au  Présidial  »;  M.  Trudaine  écrit  à  M.  d'Anger- 
villiers  que  l'exempt  est  dans  son  tort,  il  n'a  fait  une 
affaire  au  geôlier  que  pour  atteindre  le  Présidial,  1731  ; 
—  lettre  de  M.  Talemandier,  au  sujet  du  geôlier  des  pri- 
sons royales  de  Langeac;  1736;  —  requête  du  nommé 
Marnât,  concierge  des  prisons  royales  de  Riom,  deman- 
dant qu'un  condamné  aux  galères,  malade,  et  qui  a  su 
se  rendre  utile  aux  prisons,  soit  dispensé  de  suivre  la 
chaîne;  lettres  et  certificats  en  faveur  dudit  condamné, 
1769. 

C.  1618.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier. 

« 

17M-17t5.  —  Prisons.  —  États  des  prisonniers.  — 
État  des  noms  et  du  signalement  des  particuliers  détenus 
dans  les  prisons  de  la  généralité,  indiquant  les  motifs 
de  leur  emprisonnement  et  la  durée  de  leur  détention; 
lettres  des  subdélégués  et  états  particuliers  pour  cha- 
cune des  prisons,  1720  ;  —  lettre  de  M.  de  Breteuil,  du 
23  octobre  1723,  au  sujet  de  l'assassinat  commis  près  de 
Calais  sur  trois  Anglais,  afin  d'en  découvrir  les  auteurs, 
il  demande  que  M.  de  La  Grandville  lui  adresse  un  état 
de  tous  les  individus  qui  se  trouvent  dans  les  prisons  de 
sa  généralité;  correspondance  de  l'Intendant  avec  les 
lieutenants  criminels  et  les  procureurs  du  roi  de  tous 
les  sièges  du  département  ;  réponses  et  états  fournis  par 
ceux-ci  ;  —  états  fournis  en  1725. 

G.  1619.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier* 

t7M-1769.  —  Prisons.  —  États  des  prisonniers.  — 
États  des  prisonniers  détenus  par  ordre  de  M.  de  Tru- 


daine, intendant  d'Auvergne,  en  1733  ;  —  états  des  dé- 
tenus qui  sont  dans  les  prisons  royales  de  Clermont  en 
1750  et  en  1752;  —  correspondance  du  Cbancelier,  de 
l'Intendant  et  des  officiers  de  maréchaussée  au  sujet  des 
états  que  ceux-ci  devront  fournir  des  individus  ar- 
rêtés et  des  procédures  suivies  par  eux,  1759;  états 
fournis  par  le  lieutenant  de  Riom  et  par  celui  de  Saint- 
Flour. 

C.  1620.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier. 

1695-1750.  —  Prisons.  —  Évasions.  —  Informa- 
tion par  A.  Astier  de  Chazeron,  châtelain  et  juge  ordi- 
naire de  Thiers,  au  sujet  de  l'évasion  d'un  prisonnier, 
sur  commission  à  lui  donnée  par  l'Intendant;  lettre  de 
M.  Astier  adressant  ce  procès-verbal  à  l'Intendant  et  lui 
demandant  de  révoquer  les  défenses  faites  au  maire  de 
la  ville  et  à  lui  d'exercer  la  police;  le  maire  n'a  pas  tenu 
compte  de  ces  ordres  :  «  Il  me  dépouille  entièrement  de 

>  toutes  les  fonctions  de  ma  charge;  il  m'est  bien  dou- 

>  loureux.  Monseigneur,  que  ma  soumission  et  mon 
»  obéissance  à  vos  ordres  luy  donne  lieu  de  tout  entre- 
»  prendre»,  1695;  —  procès- verbal  d'évasion  des  pri- 
sons d'Aurillac,  1721  ;  —  corl^spondance  de  MM.  Du- 
fraisse-Duchey,  Talemandier  et  de  l'Intendant,  au  sujet 
d'un  détenu  évadé  des  prisons  de  Langeac,  1731;  — 
évasion  des  prisons  de  Montaigut,  1738;  de  Riom,  1741; 
d'Ambert,  1749;  de  Clermont,  dix-huit  prisonniers 
évadés  en  1750. 

C.  1621.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier  (I  impr.). 

1759-1771I.  —  Prisons.  —  Évasions.  —  Correspon- 
dance de  MM.  Dodart  et  de  Bornage  de  Vaux  avec  l'In- 
tendant d'Auvergne,  au  sujet  de  l'évasion  du  sieur  de 
Bar,  gentilhomme  de  cette  province,  qui  avait  été  con- 
damné aux  galères  par  la  Cour  des  Aides  de  Clermont  et 
conduit  à  Bourges  pour  y  être  attaché  à  la  chaîne,  1752; 
—  évasions  des  prisons  d' Aurillac,  1758;  de  Clermont, 
1759;  d'Issoire,  1761  ;  —  lettre  de  M.  le  duc  de  Choiseul, 
du  8  novembre  1762,  invitant  M.  de  Ballainvilliers  à 
s'informer  des  circonstances  qui  ont  favorisé  l'évasion 
d'un  prisonnier  à  Basse  :  on  prétend  qu'il  s'est  sauvé 
€  parce  que  le  procureur  fiscal  de  cette  ville,  dont  le  pri- 
»  sonnier  se  trouvoit  être  le  métayer,  l'avoit  fait  retirer 
»  des  fers  et  du  cachot  où  il  avoit  été  mis,  pour  le  faire 

>  placer  dans  une  chambre  d'où  il  lui  avoit  été  facile  de 
»  sortir  »;  avis  de  M.  Godivel;  réponse  de  l'Intendant  : 
le  procureur  fiscal  ne  saurait  être  soupçonné,  mais  il 
n'en  est  pas  de  même  du  geôlier;  M.  le  duc  de  Choiseul 


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invite  l'Intendant  à  faire  au  geôlier  une  réprimande  sé- 
vère; —  signalement  de  cinq  particuliers  évadés  des  pri- 
sons de  Clermont  le  10  juin  1769;  correspondance;  — 
lettre  de  M.  Terray,  1772,  invitant  l'Intendant  à  s'oc- 
cuper des  prisons  de  Clermont  qui  ne  sont  pas  sûres  et 
d'où  les  prisonniers  s'évadent  trop  facilement. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  36 

dant  d'Auvergne,  d'individus  arrêtés  sur  la  route  de 
Beaumont  et  soupçonnés  de  faux-saunage,  1718;  — 
interrogatoires  par  M.  Boucher  d'individus  suspects  de 
faux-saunage,  arrêtés  à  Clermont  à  l'hôtel  de  la  Croix- 
Blanche,  faubourg  de  Jaude,  1719  ;  — poursuites  contre 
J.  Besse,  pour  cx)ntrebande  ;  arrêt  d'attribution  à  M. 
Boucher,  intendant,  du  7  mars  1719  ;  l'Intendant  com- 
met M.  de  la  Carrière  pour  informer  contre  ledit  Besse. 


G.  1622.  (Liasse.)  —  38  pièces,  papier. 

1779-1787.  —  Prisons.  —  Évasions.  —  Détenus 
évadés  des  prisons  de  Clermont  en  1779;  —  émeute 
dans  les  prisons  de  Riom  1779;  correspondance  de 
MM.  Amelot;  du  Deffan;  Dufraisse,  procureur  du  roi; 
Touttée,  subdélégué;  —  évasion  de  déserteurs  détenus  à 
Clermont;  lettres  de  M.  Albo  de  Chanat,  subdélégué;  de 
l'Intendant,  du  marquis  de  Ségur  ;  —  évasions  à  Mon- 
taigut,  1785;  à  Clermont  1787. 

C.  1623.  (Liasse.)  —  12  pièces,  papier;  i  cachet. 

1748-1 767. —  Prisons.  —  Permission  par  M.  Dupin, 
secrétaire  et  subdélégué  général  de  l'Intendance,  au  sieur 
Remond,  lieutenant  au  régiment  de  Canisius,  prisonnier 
de  guerre  à  Montferrand,  d  aller  à  Thiers  pour  recon- 
naître les  prisonniers  qui  ont  été  arrêtés  et  faire  trans- 
férer aux  casernes  de  Riom  ou  de  Clermont  ceux  qui 
seront  reconnus  déserteurs  des  régiments  qui  sont  dans 
cette  province  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville  et  certificat 
du  sieur  Remond,  reconnaissant  avoir  retiré  deux  sol- 
dats  hollandais,  prisonniers  de  guerre  du  régiment  de 
Canisius;  —-  lettre  du  secrétaire  de  l'intendance  de 
Bourges,  annonçant  qu'on  enverra  chercher  les  soldats 
du  régiment  de  Sturler  qui  ont  été  arrêtés  à  Thiers  ;  — 
correspondance  relative  à  la  dépense  de  ces  prisonniers, 
1748;  —  lettre  de  M.  de  Sartine,  du  3  janvier  1767, 
demandant  à  l'Intendant  d'Auvergne  s'il  connaît  dans 
son  département  une  maison  ou  château  où  l'on  puisse 
enfermer  1,000  ou  1,200  prisonniers  des  deux  sexes,  les 
maisons  de  la  Salpétrière  et  de  Bicêtre  étant  devenues 
insuffisantes;  l'Intendant  répond  qu'il  n'en  connaît  pas. 


Contrebandiers  et  fatAX^sauniers. 

C.  1624.  .(Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  31  pièces,  papier. 

171îl-171t>.  —  Contrebandiers.  —  Acte  d'écrou  de 
faux-sauniers  enfermés  dans  les  prisons  royales  de  Mou- 
lins, 1712;  —  interrogatoire  par  M.  Boucher,  inten- 
PuY-DK-DoME.  —  Série  C. 


C.'1625.  (Liasse.)—  8S  pièces,  papier. 

17M-17t7.  —  Contrebandiers.  —  Correspondance 
de  MM.  Sadoumy  et  Teilhard  de  Chabriez,  procureur 
du  roi  aux  gabelles,  à  Murât,  avec  l'Intendant,  au  sujet 
de  contrebandiers  arrêtés  et  de  faux  sel  saisi  ;  l'Inten- 
dant l'autorise  à  procéder  au  jugement;  —  état  de 
faux-sauniers  connus  pour  tels  dans  plusieurs  paroisses 
du  département  de  Moulins  limitrophes  de  l'Auvergne, 
1724;  correspondance  à  va  sujet  de  l'Intendant  avec 
M.  Dodun,  contrôleur  général,  et  M.  de  La  Grange; 
—  les  quatre  frères  Jonchères,  gentilshonames  des  en- 
virons de  Montaigut-en  Combraille,  accusés  de  faire  le 
commerce  du  faux  sel  ;  correspondance  à  ce  sujet  de 
l'Intendant  avec  MM.  Dodun,  de  la  Grange,  Pintart;  — 
mémoire  de  M.  du  Térail  au  sujet  de  la  visite  faite  par 
Berthaud,  brigadier  des  gabelles,  au  château  de  Sail- 
lans;  M.  du  Térail  se  plaint  que  ce  brigadier  ne  s'est  pas 
fait  accompagner,  comme  il  eût  dû  le  faire»  d'un  juge 
des  lieux  ou  au  moins  d'un  consul;  il  avait  sans  doute 
l'intention  «  de  faire  quelque  friponnerie  en  y  mettant 
»  du  sel. ..  Ledit  garde  ou  brigadier,  selon  qu'on  m'a 
»  asseuré  ce  matin,  est  un  huguenot  de  Nîmes  et  par 
»  conséquent  sans  religion  »  ;  avis  de  M.  de  Montluc  : 
on  ne  sait  si  ce  brigadier  est  huguenot,  mais  on  assure 
qu'il  n'a  rien  pillé  ni  emporté;  —  ordre  du  roi,  jan- 
vier 1724,  pour  faire  arrêter  (f.  Centras  et  son  frère, 
accusés  de  contrebande  et  de  rébellion  contre  les  gardes 
du  tabac;  correspondance  de  MM.  Dodun,  de  la  Grand* 
ville,  Monjoly  de  Courboulet,  subdélégué  à  Mauriac  ; 
ordre  du  roi,  mars  1726,  pour  l'élargissement  de  Jean 
Gandillon,  dit  Centras,  et  de  ses  deux  fils  ;  M.  Dodun, 
en  adressant  cet  ordre  à  l'Intendant,  l'informe  qu'il  a 
été  rendu  du  consentement  des  directeurs  de  la  Compa- 
gnie des  Indes,  chargés  de  la  régie  du  tabac  ;  —  lettre 
de  l'Intendant  à  M.  Fagon,  du  18  juin  1725,  au  sujet 
de  faux-sauniers  arrêtés  en  vertu  de  lettres  de  cachet 
dans  les  environs  d'Ambert  et  de  Sauxillanges  ;  la  pro- 
cédure est  peu  avancée  par  la  faute  des  agents  des 
Fermes;  —  état  des  faux-sauniers  ou  contrebandiers 
détenus  dans  les  prisons  de  la  Généralité  de  Riom  ; 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Le  Peletier  et 

4 


l 


Jfe. 


26 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


M.  Georges;  M.  Le  Peletier  envoie  des  ordres  du  roi 
pour  la  mise  en  liberté  de  quelques-uns  ;  —  lettre  de 
M.  Dodun,  du  20  mai  1726,  relative  à  la  saisie  de  cinq 
chevaux  et  de  dix  sacs  de  sel  par  les  cavaliers  de  la  ma- 
réchaussée d'Issoire;  le  sel  et  les  chevaux  ont  été  ven- 
dus et  le  prix  remis  au  subdélégué;  les  Fermiers 
»  représentent  que  Tintérét  de  la  Ferme  et  Tusage  de- 
»  mandent  que  le  faux  sel  qui  est  capturé  en  Auvergne 
»  soit  porté  dans  le  plus  prochain  grenier  pour  y  estre 
»  submergé  »  ;  lettre  de  M.  Guerin  ;  les  Fermiers  con- 
sentent que  la  somme  provenant  de  la  vente  soit  distri- 
buée aux  cavaliers  qui  ont  fait  la  capture. 

C.  1626.  (Liasse.)  —  4S  pièces,  papier  (i  impr.). 

17M-17M. —  Contrebandiers.  —  Requête  d'un 
voiturier  de  Cussac,  élection  de  Saint-Fiour,  arrêté  par 
la  maréchaussée  ;  il  prétend  n'avoir  jamais  fait  le  com- 
merce de  faux  tabac;  correspondance  de  MM.  Le  Pe- 
letier, de  la  Grandviller,  Tassy  de  Montluc  ;  le  voiturier 
est  remis  en  liberté.  —  Lettre  de  l'Intendant,  du  22  juin 
1729,  informant  le  Contrôleur  général  qu'un  individu 
faisant  partie  d*une  troupe  de  contrebandiers  a  été  ar- 
rêté au  village  de  Lempdes,  près  de  Clermont;  le  Con- 
trôleur répond  que,  comme  il  ne  s'agit  pas  seulement 
de  contrebande,  mais  d'un  attroupement  et  de  rébellion 
à  force  ouverte,  Sa  Majesté  a  jugé  à  propos  d'en  attri- 
buer la  connaissance  à  l'Intendant  ;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant annonçant  qu'il  agira  dès  qu'il  aura  reçu  l'ar- 
rêt d'attribution  :  «  Depuis  le  commencement  de  la  pro- 
»  cédure  qui  s'est  faite  à  l'Élection  de  Clermont,  j'ay  agi 
»  de  concert  avec  M.  le  Procureur  général  de  la  Cour  des 
»  Aydes,  pour  faciliter  les  preuves  et  mettre  les  décrets 
»  à  exécution  ;  ie  lui  ay  fait  part  et  à  M.  le  Premier 
»  Président  de  la  lettre  que  vous  m'avez  fait  l'honneur 
»  de  m'ecrire  ;  ils  en  ont  rendu  compte  à  leur  compa- 

>  gnie  qui  a  très  mal  receu  la  politesse  que  j 'a vois  eue, 
»  et  a  cru  que  j'avois  sollicité  moy-mesme  cet  arrêt 

>  d'attribution  pour  les  dépouiller  de  leur  jurisdic- 

>  tion  »  ;  —  remerciements  adressés  à  M.  de  la  Grand- 

>  ville  par  les  Fermiers  généraux;  —  lettre  d'envoi  de 
l'arrêt  d'attribution.  —  Lettre  de  M.  d'Augny,  datée  de 
Villefranche  le  l'""  août  1729,  demandant  la  protection 
de  l'Intendant  pour  le  sieur  Perrinet-Dorval,  procureur 
principal  du  haut-Rouergue,  qu'il  envoie  <  avec  un  dé- 
»  tachement  de  20  employés  pour  faire  en  sorte  d'arrê- 
»  ter  le  cours  du  faux-saunage  qui  se  fait  dans  toute  la 
»  basse  Auvergne  »  ;  il  le  supplie  d'ordonner  aux  ma- 
réchaussées de  prêter  main-forte  au  sieur  Perrinet; 
copie  d'une  lettre  écrite  aux  Fermiers  généraux  par 
le  sieur  Mantaigne ,  lieutenant  général  du  visiteur 


général  des  Gabelles  de  la  basse-Auvergne  à  Vic- 
ie-Comte, annonçant  qu'il  a  vu  passer  sous  ses  fe- 
nêtres 60  chevaux  chaînés  de  sel,  conduits  par  30 
hommes  armés  jusqu'aux  dents;  il  n'a  pu  les  faire  arrê- 
ter n'ayant  aucunes  forces  à  sa  disposition  ;  —  lettre 
des  Fermiers  généraux,  informant  l'Intendant  qu'ils 
ont  envoyé  un  nouveau  capitaine  général  à  Puy-Guil- 
laume  et  demandant  .rautorisation  d'envoyer  deux  bri- 
gades à  cheval  pour  attaquer  les  faux-sauniers  même 
dans  les  salorges  ;  bien  qu'ils  y  soient  autorisés  par  deux 
arrêts  de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont  de  1692  et 
1695,  confirmés  par  un  arrêt  du  Conseil  du  11  septem- 
bre 1696,  ils  n*ont  rien  voulu  faire  sans  l'aveu  de  l'ïnr 
tendant  ;  —  arrêts  de  la  Cour  des  Aides  et  du  Conseil 
d'État,  adressés  à  l'Intendant  avec  la  lettre  qui  pré- 
cède (sans  nom  d'impr.,  in-4**,  8  pages);  —  autre  lettre 
des  Fermiers  généraux,  informant  l'Intendant  que  de- 
puis son  départ  de  Pont-du-Chàteau,  lés  faux-sauniers 
y  retournent  charger  et  trouvent  toutes  les  facilités 
dont  ils  ont  besoin  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  11  jan- 
vier 1731,  informant  le  Contrôleur  général  que  des 
faux  -  sauniers  s'étant  arrêtés  à  Pont-du-Château , 
«  ville  qui  fait  la  séparation  du  païs  de  gabelle  », 
les  habitants  se  sont  emparés  de  l'un  d'eux  ;  <  il  s'est 
»  formé  un  conflit  sur  l'instruction  de  cette  affaire  :  le 
»  procureur  du  roi  de  la  Sénéchaussée  de  Riom  en  fait 
»  informer  et  Messieurs  de  la  Cour  des  Aides  préten- 
»  dent  qu'il  est  de  leur  compétence  de  cognoître  d'un 
»  pareil  fait.  Je  croy  qu'il  est  à  propos  le  laisser  suivre 
»  les  voyes  ordinaires  de  la  justice  :  apparament  que 
»  l'affaire  sera  jugée  estre  de  la  compétence  de  l'Élôc- 
»  tion  et  par  appel  de  la  Cour  des  Aydes  »  ;  la  Séné- 
chaussée se  désiste  ;  sommaire  de  la  procédure  suivie  à 
l'Élection,  adressé  à  l'Intendant  par  M.  Dauphin  de 
Montrodez. 

C.  1627.  (Liasse.)  —43  pièces,  papier. 

1790-1791.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de 
M.  Perrinet,  fermier  général  à  Paris,  du  2  mars  1730, 
au  sujet  d'une  saisie  de  toile  indienne  ;  amende  de  3,000 
livres  prononcée  par  l'Intendant,  modérée  par  le  Con- 
trôleur général  à  50  livres  ;  —  lettre  de  M.  de  Mont- 
cloux,  au  sujet  de  lettres  de  cachet,  datant  de  1726,  que 
les  directeurs  des  Gabelles  veulent  mettre  à  exécution 
en  1730,  contre  des  individus  de  Virlet,  accusés  de  faux- 
saunage  ;  rintendant  répond  qu'il  n'est  point  chargé  de 
Texécution  de  ces  ordres,  il  demande  cependant  que  son 
subdélégué  lui  rende  compte  de  ce  qui  se  passera  ;  — 
procédure  contre  G.  Boutin,  consul  à  Montaigut,  suivie 
par  le  président  aux  dépots  de  Montaigut  et  de  Pionsat, 


F 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

à  roccasion  d'une  saisie  de  toile  peinte  faite  par  les 
gardes  da  tabac  de  Gusset  ;  procès-verbaux  ;  exploits  ; 
requête  à  l'Iateodant  ;  —  rébellion  contre  les  employés 
du  tabac  par  les  habitants  de  Chomelis  et  les  cavaliers 
de  la  compagnie  qui  y  était  en  quartier;  correspondance 
de  l'Intendant  avec  M.  Orry,  contrôleur  général  ;  infor- 
mation sommaire  par  M.  Peliet,  subdélégué  à  la  Chaise- 
Dieu;  les  Fermiers  prétendant  que  cette  information 
n'est  pas  sincère  font  faire  une  enquête  secrète  qui  con- 
tredit la  première  :  «  Je  suis  surpris,  écrit  M.  Trudaine 
»  à  M.  Pellet>  du  peu  de  fidélité  avec  laquelle  vous 
»  m'avés  servi  dans  l'affaire  des  cavaliers  de  Chomelis... 

>  Il  est  certain  que  ce  Teissot  avoit  véritablement  des 
»  marchandises  de  contrebande,  que  les  cavaliers  l'ont 

>  enlevée  lorsque  les  employés  se  sont  présentés,  que  le 
»  consul  et  deux  autres  habitants  ont  refusé  de  les 

>  accompagner,  et  que  vous  avés  trahy  le  ministère  dont 
»  je  vous  avois  chargé  en  ne  cherchant  par  une  mau- 
»  vaise  condescendance  qu'à  mettre  à  couvert  les  con- 
»  suis,  les  habitans  et  les  cavaliers  de  la  punition  quUls 

>  mérittent.  Cette  affaire  peut  aller  plus  loing  que  vous 
»  ne  penssés.  M.  le  Contrôleur  général  qui  en  est  in- 
»  formé  est  extrêmement  irrité  contre  vous,  et  vous 
»  pourés  bien  payer  chèrement  la  prévarication  que 
»  vous  avés  comise  en  cette  occasion  »;  M.  Pellet  pro- 
teste de  sa  sincérité,  et  Tlntendant  écrit  à  M.  Orry, 
qu'il  serait  dangereux  de  s'en  rapporter  entièrement 
aux  Fermiers;  d'ailleurs  le  seigneur  du  lieu  et  un  autre 
subdélégué  ont  confirmé  les  assertions  de  M.  Pellet  ;  — 
correspondance  de  MM.  Dumetz,  Tassy  de  Montluc, 
d'Hervilly,  au  sujet  d'un  nommé  Roux,  détenu  à  Saint- 
Flour  et  que  l'on  croit  être  un  contrebandier  du  Comtat, 
décrété  pour  vol  de  18  quintaux  de  tabac;  —  lettre  de 
M.  Orry,  contrôleur  général,  du  29  mars  1731,  sur  les 
moyens  à  prendre  pour  empêcher  la  fraude  du  tabac  ; 
les  Fermiers  lui  représentent  «  que  les  fraudeurs  s'at- 

>  troupent  aujourd'huy  en  nombre  supérieur  à  celuy 

>  des  brigades  et  qu'après  avoir  franchy  les  postes  où 
»  la  compagnie  a  étably  ses  principales  forces,  ils  se  dis- 

>  persent  et  cachent  leurs  tabacs,  de  façon  qu'il  est  rare 
»  qu'on  puisse  les  arrêter  avec  le  corps  de  leur  délit  »  ; 
le  Contrôleur  général  se  propose  de  confier  aux  Inten- 
dants l'information  de  ces  sortes  de  délits  et  «  d'envoyer 

>  des  ordres  du  Roy  en  vertu  desquels  ces  sortes  de 

>  fraudeurs  pourront  estre  arrestez  et  détenus  prison- 

>  niers  ou  transférez  aux  colonies»  ; —  lettre  du  même, 
du  30  juillet  1731,  adressant  le  signalement  de  contre- 
tendiers  arrêtés  par  la  maréchaussée  de  Longwy. 


27 


G.  1628.  (Liasse.)  —  36  pitos,  papier;  2  plombs,  1  cachet. 


1799-1 7U.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de 
M.  Orry,  contrôleur  général,  du  31  mars  1732,  adres- 
sant à  M.  Trudaine  «  deux  procez-verbaux  dressez  par 
»  les  employez  de  la  brigade  d'Ambert,  à  l'occasion  des 
»  violences  exercées  par  plusieurs  cavaliers  de  la  com- 
»  pagnie  de  Darnazieux-régijnent  commissaire  général 
»  en  quartier  à  Ambert,  à  cause  d'une  saisie  de  104  liv. 

>  de  faux  tabac  trouvé  dans  une  des  chambres  de  ces 
»  cavaliers  que  l'on  prétend  être  en  relation  avec  ceux 
»  des  compagnies  do  Tonnerre  et  de  Chateaugay  en 
»  quartier  à  Arlan  et  à  Viverols,  où  ils  font  la  fraude  de 
»  tabac  à  mains  armées  »  ;  procès-verbaux  de  capture 
et  de  rébellion  ;  avis  de  M.  Boyer  de  la  Salle,  subdélé- 
gué ;  l'Intendant  répond  à  M.  Orry  que  les  employés  ont 
infiniment  grossi  les  objets  dans  leur  procès- verbal. 
<  Les  officiers  de  la  compagnie  ont  parfaitement  bien 
»  fait  leur  devoir,  ils  ont  puni  les  soldats  séditieux,  ont 

>  procuré  une  sûreté  entière  aux  employés  et  il  n'a  tenu 
»  qu'à  eux  d'aller  où  bon  leur  sembloit  pour  s  aquiter 
»  des  fonctions  de  leur  employ  »  ;  —  requête  de  Pierre 
Carlier  et  Nicolas  Desboves,  adjudicataires  des  Fermes 
générales  et  de  celle  du  tabac,  adressant  à  l'Intendant 
les  empreintes  de  leur  sceau  pour  la  vicom'té  de  Tu- 
renne,  les  causes  qui  peuvent  survenir  dans  cette  vi- 
comte étant  attribuées  à  l'Intendant;  empreinte  du 
plomb  et  du  cachet  ;—■  lettre  du  curé  de  Chidrac  se  plai- 
gnant de  quelques-uns  de  ses  paroissiens  qui  se  livrent 
au  faux-saunage.  —  Lettre  de  M.  Dastier,  du  25  mars 
1733,  rendant  compte  à  l'Intendant  de  la  tc»urnée  qu'il 
a  faite  de  Valuejols  à  Chaudesaigues  et  en  Gévaudan 
pour  découvrir  les  contrebandiers,  on  lui  a  dit  «  qu'il  y 
»  avoit  des  gens  de  considération  qui  tenoient  la  main 
»  à  Toinette,  et  que  par  leur  moyen,  il  s'étoit  sauvé; 
»  que  toutes  les  troupes  de  France  ne  sraiiroient  le 
»  prendre,  attendu  qu'il  étoit  actuellement  receu  frère 
»  Célestin  chez  les  Célestins  à  Carpentras  dans  laCon- 
»  tat  d'Avignon,  et  d'où  il  pourra  sortir  quand  il  vou- 
»  dra,  ayant  plus  de  20000  livres  à  son  service  »  ;  il  a 
également  parcouru  les  frontières  du  Limousin  du  côté 
de  Bort  ;  quant  aux  45  contrebandiers  qu'on  dit  avoir 
passé  à  Talizat.  il  croit  que  c'est  une  pure  invention  ; 
—  mémoire  dressé  par  M.  Dastier  sur  les  routes  que 
suivent  les  contrebandiers  ;  sur  la  troupe  de  contreban- 
diers qui  a  enlevé  Roche,  elle  est  composée  de  8  hom- 
mes et  conduite  par  Toinette;  -—  l'Intendant  remercie 
M.  Dastier  et  en  écrit  à  M.  Teillard  en  l'invitant  à  lui 
adresser  toutes  les  procédures  qui  ?e  trouvent  au  greffe 


1 


28  ARCHIVES  DU 

de  la  juridiction  des  gabelles  de  Murât  relatives  à  l'as- 
sassinat du  nommé  Roche,  employé  des  gabelles;  lia 
été  commis  en  effet  par  arrêt  du  Conseil  pour  juger 
cette  affaire  ;  correspondance  de  MM.  Teillard,  Dastier, 
Tassy  de  Montluc;  — lettre  de  M.  de  Montmorillon, 
sacristain  comte  de  Lyon,  intercédant  pour  son  fermier 
de  Fénlers  chez  lequel  on  a  saisi  des  marchandises  de 
contrebande.  —  Lettre  du  comte  de  Chavagnac,  du  5 
mai  1733,  adressant  à  Tlntendant  une  lettre  du  curé 
de  MoUèdes  qui  intercède  pour  un  individu  accusé  d'a- 
voir reçu  des  contrebandiers;  l'Intendant  répond  que 
l'affaire  sera  instruite  avec  soin  ;  —  lettre  de  M.  Colleau, 
lieutenant  criminel  de  Melun  et  commissaire  du  Conseil, 
à  Valence,  le  1«'  juillet  1733,  au  sujet  d'affaires  de  con- 
trebande dont  rintendant  s'est  réservé  la  connaissance 
en  .conformité  d'arrêts  d'attribution  des  27  janvier  et 
17  mars;  l'arrêt  qui  commet  M.  Colleau,  et  qui  est  gé- 
néral pour  6  provinces,  est  postérieur  à  ceux-là  ;  il 
semble  bien  qu'il  faille  le  considérer  comme  une  révoca- 
tion expresse  des  précédents  arrêts  ;  «  l'intention  du 
»  Conseil,  en  renvoyant  ces  sortes  d'affaires  dans  l'éten- 

>  due  de  ces  six  provinces  devant  un  même  commis- 

>  saire,  n'a  été  autre  que  de  faire  mieux  et  plus  aisé- 

>  ment  vérifier  et  approfondir  les  relations  que  les 

>  contrebandiers,  qui  les  infestent,  ont  les  uns  avec  les 
»  autres  et  de  faire  punir  avec  plus  de  certitude  les  dif- 
»  ferons  Crimes  dont  ils  sont  accusez  »  ;  renseigne- 
ments sur  les  nommés  Antoinette  et  Marmet  dit  Cha- 
bannes;  M.  Trudaine  répond  que,  suivant  les  ordres  du 
Contrôleur  'général,  il  doit  achever  l'instruction  de 
l'affaire  dont  il  a  été  chargé;  «  mais  je  suis  char- 

>  mé,  ajoute-t-il,  que  vous  preniés  cognoissance  de 

>  tous  les  délits  commis  par  les  contrebandiers.  Je  vous 

>  doneray  avis  de  tout  ce  qui  se  passera  à  ce  sujet  en 
»  Auvergne,  et  je  vous  faciliteray  tous  les  moyens  de 

>  remplir  votre  comission  »  ;  —  mémoire  des  Fermiers 
généraux  se  plaignant  de  la  conduite  du  nommé  Du- 
plessis,  brigadier,  et  des  quatre  cavaliers  de  maréchaus- 
sée à  la  résidence  d'Ambert  qui  «  contre  la  disposition 
»  de  l'article  23  du  titre  17  de  l'ordonnance  des  gabelles 

>  du  mois  de  may  1680  et  des  articles  2  et  5  de  la  décla- 
»  ration  du  2  avril  1722,  ont  vendu  à  leur  profit  1974 

>  liv.  de  sel  de  Poitou  qu'ils  avoient  saisy  sur  six  faux- 
»  sauniers  >  ;  lettres  de  M.  Orry,  du  sieur  Duplessis  ; 
les  Fermiers  généraux  se  désistent  de  leur  plainte  à  con- 
dition que  le  sieur  Duplessis  paiera  les  frais  de  la  pro- 
cédure &ite  contre  lesdits  fkux-sauniers;  — extrait  des 
registres  de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont-Ferrand, 
du  27  nov.  1733  :  faits  de  faux-saunage. 


PUY-DE-DOME. 


C.  1629.  (Liasse.) —  3S  pièces,  papier. 

17St-17S4. —  Contrebandiers.—  Correspondance 
de  MM.  Orry,  Georges  de  Montcloux,  du  curé  de  Virlet, 
au  sujet  de  faux-sauniers  de  la  paroisse  de  Yirlet,  1732- 
1734;  —  lettre  de  M.  Orry,  du  11  août  1732,  relative 
«  aux  mouvements  de  plusieurs  bandes  nombreuses 
»  de  faux-sauniers,  qui  ont  paru  les  16  et  17  du  mois 
»  dernier  à  Limoges  et  aux  environs,  et  où  après  avoir 
»  chargé  plus  de  deux  cent  chevaux,  ils  se  sont  jettes 
»  dans  les  provinces  du  Berry  et  du  Bourbonnais  pour 
»  y  vendre  leur  sel.  L'une  de  ces  bandes  étoit  composée 
»  de  cent  hommes  et  plus,  bien  armés,  et  l'autre  de 

>  soixante  >;  il  invite  l'Intendant  à  donner  des  ordres 
aux  brigades  de  maréchaussée  de  prêter  main- forte 
aux  employés,  et  même  à  engager  les  officiers  des 
troupes  qui  sont  en  quartier  dans  le  département  à  faire 
marcher  des  détachements  contre  les  faux-sauniers; 
l'Intendant  pourrait  aussi  faire  défense  aux  marchands 
de  sel  d'en  vendre  «  qu'à  des  gens  coimus,  domiciliés 
»  ou  certifflés  tels  > ,  c'est  à  quoi  il  est  autorisé  par 
deux  arrêts  de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont,  des 
2  avril  1692  et  17  novembre  1695 ,  confirmés  par  celui 
du  Conseil  du  11  septembre  1696;  — lettre  de  M.  Bra- 
gon,  datée  de  Limoges  le  1«'  août  1732,  annonçant 
à  M.  Trudaine  qu'une  brigade  de  maréchaussée  du 
Limousin  a  suivi  une  bande  de  112  faux  -  sauniers 
qui  ont  pris  la  route  du  Berry  ;  —  lettre  de  M.  Geor- 
ges de  Montcloux,  subdélégué  à  Montaigut  :  on  n'a 
pas  entendu  parler  dans  ce  pays  de  la  bande  de  112 
faux-sauniers;  mais  depuis  le  l"'"août  on  en  a  vu  passer 
trois  troupes  considérables  qui  se  rendaient  en  Berry  et 
en  Limousin  et  ont  attaqué  plusieurs  fois  les  employés 
des  Fermes  ;  ces  trois  bandes  ont  pris  le  sel  au  Montel- 
de-Gelat  et  dans  les  environs ,  principalement  chez  le 
nommé  Bargignat  ;  —  réponse  de  M.  Trudaine  à  M.  Orry  : 
il  prendra  toutes  les  mesures  utiles  ;  il  ne  croit  pas  qu'il 
soit  nécessaire  «  de  faire  de  nouvelles  défenses  aux  mar- 

>  chauds  de  sel  de  vendre  à  des  gens  inconnus  ;  il  suf- 
»  firoit  de  procurer  l'exécution  rigoureuse  des  anciens 
»  règlements  qui  sont  sufisament  cognus  et  nullement 
»  exécutés  »  ;  depuis  qu'il  est  dans  le  pays ,  quoiqu'il 
vienne  un  grand  nombre  de  faux-sauniers  y  charger 
du  sel  pour  le  transporter  dans  le  Berry,  il  n'a  vu  en- 
core qu'un  seul  procès  porté  à  la  Cour  des  Aides,  «  l'ins- 
»  truction  de  ce  procès  a  duré  très  longtemps,  a  coûté 
»  des  frais  immenses  à  la  Ferme,  et  enfin  le  plus  grand 
»  nombre  des  accusés  a  été  renvoyé  hors  de  cour,  quoy 
»  qu'il  fût  fort  probable  qu'ils  avoient  eu  part  au  faux 


f 

r 


»  saunage  »  »  les  arrêts  de  la  Cour  des  Aides  de  1692 
et  1695  ont  été  cassés  par  un  arrêt  du  Conseil  du  26  fé- 
Trîer  1697  dont  il  adresse  le  texte  au  Contrôleur  Gé- 
néral; —  lettre  de  M.  de  Tourny,  demandant  à  M.  Tru- 
daine  de  lui  adresser  une  copie  des  arrêts  de  la  Cour 
des  Aides  de  Clermont,  de  1692  et  1695;  lettre  d'envoi; 
—  lettre  de  M.  Orry,  du  13  septembre  1732,  in- 
formant M.  Trudaine  qu'il  a  prié  M.  d'Angervilliers 
€  d'enjoindre  aux  maréchaussées  et  aux  troupes  d*exé- 

>  culer  les  ordres  que  MM.  les  intendants  des  pro- 

>  vlnces  qui  avoisinent  le  Berry  auroient  occasion 
»  de  donner  contre  ces  bandes  de  faux-sauniers  »; 
il  le  prie  de  vouloir  bien  entretenir  une  corres- 
pondance suivie  avec  M.  Dodard  «  dont  le  départe - 
»  ment  est  le  plus  exposé  au  faux-saunage  »;  réponse 
de  M.  Trudaine  ;  il  lui  est  difficile  d'agir  efficace- 
ment dans  la  province  d'Auvergne  contre  les  faux- 
sauniers,  «  elle  est,  comme  vous  sçavez,  anciennement 
»  rédimée  de  la  gabelle,  le  commerce  du  sel  y  est  libre 

>  à  Fexception  des  frontières  qui  sont  pays  de  dépost, 
»  ce  qui  fait  qu'il  n'y  a  aucune  brigade  établie,  ny  au- 
»  cun  officier  préposé  pour  empescher  le  faux-saunage, 
»  si  ce  n'est  sur  les  lizières.  Les  brigades  qui  y'sont  éta- 
»  blies  répondent  aux  directeurs  de  Moulins,  de  Lyon 
»  et  de  Villefranche,  qui  sont  très  éloignez  du  lieu  de 

>  ma  résidence  et  avec  lesquels  par  conséquent  je 
»  ne  puis  entretenir  aucune  correspondance  »  ;  ce  pays 
est  cependant  la  source  du  faux-saunage  puisque  les 
faux-sauniers  viennent  y  acheter  leur  sel  pour  le  verser 
dans  les  pays  gabelles;  il  faudrait  que  les  Fermiers 
établissent  en  Auvergne  un  directeur  actif  et  même 
dfts  brigades  nouvelles;  —  lettres  de  M.  de  Montcloux 
informant  M.  Trudaine  du  passage  d'une  troupe  de 
faux-sauniers  qui  ont  assassiné  M.  deNadailiac,  gen- 
tilhomme limousin  ;  M.  de  Montcloux  pense  que  c'est 
la  bande  du  Berry  dont  il  a  parlé  souvent,  «  ce  qu'il  y  a 

>  de  certain  est  qu'ils  ont  effrontément  passé  au  nombre 
»  de  soixante ,  partie  vêtus  de  rouge  et  de  blanc  avec 
»  chapeaux  bordés  ^  armés  de  fusils  et  bayonettes,  con- 

>  duisant  80  chevaux  chargés  de  sel  sans  crainte  d'être 
»  surpris  »;  l'Intendant  enécritàM.Dodart,  àBourges, 
1733;  —  lettre  de  M.  de  Montcloux  au  sujet  d'une  saisie 
de  faux  sel  sur  des  individus  de  la  paroisse  de  St-Hilaire: 
les  officiers  des  dépôts  de  Montaigut  et  Pionsat  les  ont 
renvoyés  indemnes;  comme  l'adjudicataire  fait  appel 
et  que  les  accusés  sont  certainement  des  faux-sauniers 
de  profession,  M.  de  Montcloux  a  pris  sur  lui  de  les  re- 
tenir en  prison  ;  l'Intendant  consulte  M.  de  Pincepré 
qui  déclare  TafTaire  non  soutenable,  <  elle  auroit  due 
»  être  conduitte  à  l'ordinaire  suivant  l'art.  3  de  la  de- 

>  claration  du  roy  du  3  mars  1711  et  20  du  titre  17 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  -  29 

>  de  Fordonnance  de  1680  >,  attendu  qu'il  s^agit  d'une 
saisie  domiciliaire;  M.  de  Montcloux  Insiste  :  M.  de  Pin- 
cepré a  pris  le  change  ;  il  ne  s'agit  dans  l'ordonnance 
de  1680  que  des  saisies  domiciliaires  faites  dans  le  ressort 
des  greniers  à  sel;  M.  Dutour,  directeur  des  gabelles 
à  Moulins,  est  d'un  avis  bien  contraire  à  celui  de  M. 
de  Pincepré  ;  —  lettre  de  M.  de  Tourny,  intendant 
de  Limoges,  du  14  décembre  1733,  informant  M.  Trudaine 
qu'une  bande  de  80  faux-sauniers,  vouant  du  Berry  et 
du  Bourbonnais,  a  pénétré  dans  le  Limousin  ;  la  maré- 
chaussée et  les  employés  des  Fermes  les  ont  attaqués 
assez  heureusement  pour  en  arrêter  19  ;  comme  il  va 
recevoir  un  arrêt  d'attribution  pour  juger  cette  affaire, 
il  prie  M.  Trudaine  de  lui  indiquer  les  déclarations, 
arrêts,  etc.,  enregistrés  à  la  Cour  des  Aides  de  Clermont 
et  relatifs  aux  faux-sauniers;  —  note  des  enregistre- 
ments à  la  Cour  des  Aides  de  Clermont  des  déclarations 
des  5  juillet  1704,  21  avril  1705,  3  mai  1711,  22  no- 
vembre 1722,  22  août  1729. 


G.  1630.  [Liasse.)  —  2  pièces^  parchemin;  82 pièces,  papier. 

17Stl-17S3.  —  Contrebandiers.  —  Arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  27  janvier  1733,  qui  commet  M.  Trudaine, 
intendant  d'Auvergne,  «  pour  instruire  et  juger  le  pro(îès 
>  tant*au  nommé  Gilbert  Bargignat,  marchand  de  sel 
»  de  la  paroisse  de  Montel-de-Gelat,  qu'aux  autres  au- 
»  theurs,  complices,  fauteurs,  participes  ou  adhérans 
»  de  son  commerce  frauduleux  avec  les  faux-sauniers  >  ; 
lettres  d'attache;  ordonnance  de  l'Intendant  commettant 
et  subdéléguant  Jean  Sadourny,  avocat  en  Parlement, 
pour  l'instruction  du  procès  dont  il  s'agit  ;  pour  pro- 
cureur du  roi  Jean  Bouchard  aussi  avocat  en  Par- 
lement, et  pour  grefiSer  Julien  Juliard;  —  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  Georges  de  Montcloux 
chargé  d'arrêter  Bargignat  et  ses  complices  et  de  faire 
l'information  ;  —  lettres  de  M.  Dutour;  —  pièces  de  pro- 
cédure; —  jugement  souverain  rendu  par  M.  Trudaine, 
condamnant  les  20  faux-sauniers  qui  ont  passé  au  Mon- 
tel-de-Gelat à  être  pendus  et  étranglés  (le  jugement 
devra  être  exécuté  en  effigie  sur  la  place  Saint-Genès 
de  Clermont)  ;  condamnant  Gilbert  Bargignat  aux  ga- 
lères à  perpétuité,  fouet  et  exposition  publique,  et  ses 
adhérans  à  diverses  peines  ;  —  représentations  de  M. 
de  Montcloux  sur  le  projet,  formé  par  M.  Trudaine,  de 
condamner  la  paroisse  du  Montel-de-Gelat  à  une  amende 
pour  n'avoir  pas  sonné  le  tocsin  au  passage  des  faux- 
sauniers. 


30 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  163i.  (Liasse.) —  54  pièces,  papier. 

t7S4-17M. —  Contrebandiers.— Lettre  de  M.  Orry, 
du  30  avril  1734,  adressant  à  Tlntendant  une  ordonnance 
du  roi  sur  le  commerce  du  faux  sel  et  les  marchandises 
de  contrebande  ;  —  lettre  de  M.  Georges  de  Montcloux, 
relative  à  des  habitants  de  Virlet,  arrêtés  à  tort  comme 
faux-sauniers;  —  lettre  du  même,  au  sujet  d'un  faux- 
saunier  muet  et  non  sourd,  arrêté  par  la  brigade  de 
Montmarault;  on  lui  nomme  un  curateur  et  on  lui  fait 
quand  même  son  procès^;  —  correspondance  de  Tln- 
tendant  avec  M.  Tassy  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint- 
Flour,  au  sujet  du  nommé  Lamort,  contrebandier, 
1735;  —  lettre  de  M.  Orry,  du  14  mars  1735,  adressant 
à  l'Intendant  le  signalement  du  nômmo  Dauras.  «  Ce 

>  particulier  avoit  été  arrêté  conduisant  trois  chevaux 
»  chargés  de  douze  quintaux  de  faux  sel.  Il  avoit  été 
»  conduit  pour  raison  de  ce  dans  les  prisons  de  Thiers; 
»  il  a  été  dei>uis  transféré  dans  les  prisons  du  Fort  TÉ- 

>  yêque  à  Paris,  où  il  s  est  engagé  pour  servir  dans 
»  la  compagnie  de  M.  Engler,  capitaine  au  régiment 
»  d'infanterie  de  Bretagne.  Au  moyen  de  cet  enga- 
»  gement,  Dauras  a  été  déchargé  des  peines  qu'il  avoit 
»  encourues,  mais  comme  il  s'est  absenté  depuis  quel- 
»  ques  jours,  je  vous  prie  de  donner  les  ordres jiéces- 

>  saires  pour  le  faire  chercher  »  ;  lettre  à  ce  sujet 
de  M.  de  Merville;  —  noms  et  signalements  de  faux- 
sauniers  soupçonnés  d'avoir  eu  part  à  l'assassinat  du 
sieur  de  Nadaillac;  lettre  d'envoi  par  M.  Orry;  on  pré- 
tend   qu'ils  ont  quitté    le  Bourbonnais  ;   l'Intendant 

.  en  écrit  à  M.  Dauphin  et  Tinvite  à  donner  des  ordres 
aux  maréchaussées  ;  —  lettre  de  M.  Madur,  du  29  mai 
1736,  au  sujet  de  la  requête  du  nommé  Sapin,  de  Beu- 
rières,  arrêté  pour  rébellion  contre  les  employés  des 
Fermes  d'Arabert  et  d'AugeroUes;  renvoyé  à  se  pourvoir 
devant  les  juges  ordinaires;  —  signalements  (imprimés) 
de  contrebandiers  dont  la  plupart  se  sont  assemblés 
en  Vivarais;  lettre  d'envoi  de  M.  Orry;  —  procès-verbal 
d'arrestation  par  A.  de  Fontette,  exempt  de  la  maré- 
chaussée ,  et  .signalement  de  deux  faux-sauniers  surpris 
auprès  d'Aurillac  avec  sept  chevaux  et  sept  sacs  de  sel 
qu'ils  se  proposaient  de  conduire  enRouergue;  lettre 
de  M.  de  Fontette  se  plaignant  des  menaces  de  M.  le 
président  de  Cavaniac,  consul  d'Aurillac,  qui  prétend 
que  la  capture  a  été  mal  faite  ;  correspondance  à  ce  sujet 
de  rintendant  avec  M.  Orry  ;  —  lettre  de  M.'  de  Tale- 
mandier,  subdélégué  à  Langeac,  au  sujet  de  trois  parti- 
culiers qui  font  la  contrebande  du  tabac;  i(  accuse 
la  négligence  de   la  maréchaussée;  —  signalements 


de  faux-sauniers  évadés  des  prisons  de  Moulins  ;  lettre 
d'envoi  de  M.  Fallu. 


G.  1632.  (Liasse.)  •—  48  pièces,  papier  (7  impr.). 

t7S7-17S9.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de 
M.  Orry  adressant  à  M.  Rossignol,  intendant,  un 
procès-verbal  «  de  rébellion  faite  aux  employés  de 
»  la  brigade  de  Pont -du -Château  par  une  bande 
»  de  faux-sauniers  armés  et  plusieurs  salorgiers  du 
»  village  de  Vertaizon  »  ;  accusé  de  réception  ;  —  état 
de  nouveaux  signalements  de  contrebandiers  déclarés 
par  le  nommé  Fleury  Boyer,  mis  dans  les  prisons 
de  Valence,  le  29  octobre  1736  (impr.  7  exemplaires) ; 
—  signalement  de  Patrocle  Alababeau ,  faux-saunier, 
Tun  des  principaux  auteurs  d'un  assassinat  commis 
aux  environs  de  Montaigut  ;  il  s'est  évadé  des  prisons 
de  cette  ville;  lettre  de  M.  Georges  annonçant  que 
l'individu  en  question  a  été  arrêté  de  nouveau  ;  — 
signalement  de  Benoît  Cotton ,  contrebandier,  qui  s'est 
dirigé  vers  l'Auvergne  en  quittant  la  Savoie;  lettre 
de  M,  Orry;  correspondance  de  l'Intendant  avec  ses 
suhdélégués;  —  mémoire  concernant  le  nommé  Montet, 
contrebandier,  condamné  aux  galères  et  détenu  dans 
les  prisons  royales  de  Valence;  correspondance  de 
MM.  Bornage  de  Saint -Maurice ,  Tassy  de.  Montluc, 
du  curé  de  La  Besseyre- Saint -Mary  ;  on  demande 
aux  parents  de  payef  les  frais  de  capture  et  de  dé- 
tention ,  pour  qu*il  puisse  obtenir  sa  grâce  ;  —  lettre 
de  M.  Orry,  du  30  décembre  1737,  adressant  à  l'In- 
tendant le  signalement  des  contrebandiers  qui  fré- 
quentent les  villes  d'Auvergne  ;  —  requête  des  habitants 
de  Randan,  informant  l'Intendant  des  ravages  qu'ont 
fait  dans  le  bourg  vingt  faux-sauniers  qui  se  dirigeaient 
vers  Clermont  ou  Montferrand  ;  ordre  de  l'Intendant, 
du  !«*■  novembre  1739,  enjoignant  au  commandant 
des  deux  compagnies  du  régiment  de  Berry,  en  quartier 
à  Riom,  d'en  partir  immédiatement  avec  trente  cavaliers 
pour  se  rendre  à  Randan  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  MM.  Orry  et  d'Angervilliers  :  la  bande  ne  repasse 
pas  à  Randan  et  Ton  ignore  ce  qu'elle  est  devenue  ;  lettre 
de  M.  Orry,  du  30  novembre  1739,  informant  M,  Ros- 
signol «  que  la  bande  de  faux-sauniers  appellée  la  bande 
»  joyeuse  qui  devoit  passer  à  Randan  en  revenant  des 
»  sâlorges,  ayant  eu  avis  qu'il  y  avoit  par  ordre  dans 
»  ce  lieu  un  détachement  d'employés  et  deux  com- 
>  pagnies  de  cavalerie  du  régiment  de  Berry  pour 
»  les  arrêter,  elle  avoit  changé  de  route  »;  le  sieur 
Le  Lieurre,  capitaine  général  des  Fermes  à  Ébreuil, 
s'offre  à  aller  arrêter  cette  bande  dans  les  sâlorges  et 
dans  les  lieux  de  leur  retraite  ;  —  autre  lettre  du  même. 


-.1 


i 


du  21  décembre  1739  :  sur  les  représentations  que  lui 
a  faites  M.  Levet  «  que  le  capitaine  général  des  Fermes 
»  commandant  l'escorte  qui  a  conduit  à  Valence  Jac- 

>  ques  Puissant,  dit  Dauphiné,  chef  de  la  bande  de  con- 
»  trebandiers  dite  d'Auvergne  »,  se  flattait  d'arrêter 
la  plus  grande  partie  de  cette  bande,  s'il  avait  la  liberté 
«  d'attaquer  les  faux-sauniers  en  bande  lorsqu  ils  sont 
»  sans  marchandises  de  contrebande  »,  M.  Orry  invite 
M.  Rossignol  à  «  donner  les  ordres  nécessaires  non  seu- 
»  Idment  aux  employés,  mais  encore  aux  maréchaus- 

>  sées,  d'attaquer  cette  bande ,  soit  qu'elle  soit  trouvée 
»  avec  de  la  contrebande,  ou  attroupée  avec  armes  sans 
»  marchandises  de  fraude.  » 

C.  1633.  (Liasse.)  —  50  pièces,  papier  (1  impr.)  j  1  cachet. 


1740-1759.  —  Contrebandiers.  —  État  et  signa- 
lement des  contrebandiers  et  faux-sauniers  décrétés 
à  la  commission  du  Conseil  attribuée  à  M.  Levet,  les- 
quels il  faut  arrêter  et  constituer  dans  les  prisons 
les  plus  près  du  lieu  de  la  capture,  et  en  donner  ensuite 
avis  au  procureur  du  roi  de  la  commission  à  Valence 
(impr.  à  Paris,  le  l"juilletl740,  45  pages)  ;  lettre  d'envoi 
par  M.  Orry,  invitant  M.  Rossignol  à  faire  distribuer 
cette  brochure  aux  officiers  de  maréchaussée;  —  arres- 
tation par  la  brigade  d'Ambert  du  nommé  Sapin,  compris 
dans  rétat  ci-dessus;  —  signalement  de  contrebandiers 
évadés  des  prisons  de  Valence;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  Orry  et  des  Fermiers  généraux  avec  l'In- 
tendant; —  saisie  de  toile  peinte,  àBrioude;  —  lettre  de 
M.  Rossignol  et  mémoire  sur  le  passage  à  Ariane  d'une 
troupe  de  faux-sauniers  :  venus  de  Franche-Comté ,  ils 
avaient  été  faire  leur  chargement  de  sel  à  Felletin ,  de 
là  passant  par  Giat,  Pontgibaud,  Saint-Amant-Tallende, 
Vic-le-Comte ,  Saint-Germain-l'Herm ,  ils  arrivèrent 
à  Ariane  le  19  décembre  1742  ;  attaqués  par  les  employés 
des  Fermes  dans  l'auberge  où  ils  logeaient,  ils  les  ont 
forcés  à  se  retirer  et  ont  continué  leur  route  le  len- 
demain du  côté  du  Forez  ;  on  a  assuré  à  l'Intendant 
«  que  outre  les  armes  de  toute  espèce  dont  ces  faux- 
»  sauniers  s'étoient  munis ,  ils  avoient  encore  une  es- 
»  pècè  de  couleuvrine  portée  sur  un  cheval  et  dont 
»  l'effet  produit  beaucoup  de  fracas  »;  M.  Rossignol 
insiste  sur  la  nécessité  de  garder  la  frontière  du  Forez 
par  où  ces  bandes  viennent  de  Franche-Comté  en  Au- 
vergne, et  d'établir  une  brigade  à  Pontgibaud  pour  sur- 
veiller les  salorges  ;  il  y  avait  autrefois  à  Ambert  une 
brigade  des"  fermes  composée  de  six  hommes  qu'on 
a  supprimée  et  qui  était  cependant  bien  nécessaire; 
la  déclaration  du  2  août  1729  ordonne  bien  aux  bourgs 
et  villages  de  sonner  le  tocsin  au  passage  des  contre- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  31 

bandiers ,  mais  ceux-ci  arrivent  souvent  avec  des  forces 
telles  qu'ils  effraient  les  habitants  ;  —  correspondance 
au  sujet  de  l'affaire  d'Ariane  de  MM.  Le  Lieurre  de  Lo- 
rière;  Chassaigne,  bailli  d'Ariane;  Priolo;  Jouzencîe, 
subdélégué  à  Lempdes;  Madur,  subdélégué  à  Ambert; 
M.  Orry,  contrôleur  général,  veut  connaître  exactement 
les  salorges  où  les  faux-sauniers  prennent  leur  sel; 
l'Intendant  répond  qu'il  a  demandé  ce  renseignement 
à  ses  subdélégués  et  à  M.  de  Bois  d'Arcy,  contrôleur  gé- 
néral des  Fermes  ;  —  mémoire  fourni  par  les  Fermiers 
sur  l'affaire  d'Ariane;  —  lettre  de  M.  Teyras,  subdélégué 
à  Saint-Amant,  demandant  la  protection  de  l'Intendant 
en  faveur  des  habitants  de  la  ville  et  du  bourg  d'Ariane, 
contre  qui  l'on  fait  le  procès  faute  d'avoir  sonné  le  tocsin 
lors  de  l'arrivée  des  contrebandiers;  —  arrestation  d'un 
garde  des  Fermes  accusé  de  connivence  avec  les  contre- 
bandiers; —  état  des  paroisses  de  la  subdélégation 
de  Montaigut,  où  les  faux-sauniers  viennent  chercher 
du  sel,  et  des  brigades  établies  dans  cette  même  région; 
l'Intendant  envoie  cet  état  au  Contrôleur  général  ;  — 
lettre  de  M.  Orry,  du  20  mai  1743,  adressant  à  M.  Ros- 
signol «  un  nouvel  état  des  contrebandiers ,  dans  lequel 
»  sont  compris  ceux  décrétés  à  la  commission  de  Va- 
»  lence  » ,  et  l'informant  que  les  Fermiers  paieront 
à  la  maréchaussée  50  livres  par  contrebandier  arrêté, 
après  qu'ils  auront  été  condamnés  aux  galères  ;  —  lettre 
de  M.  Tornezy,  secrétaire  de  l'intendance  de  Bourgogne, 
adressant  à  M.  Rossignol  une  lettre  du  subdélégué 
de  Beaune  qui  annonce  le  passage  dans  ses  quartiers 
de  quarante-six  faux-sauniers-  se  dirigeant  sur  le  Vi- 
varais  et  l'Auvergne;  ordonnance  de  M.  Rossignol 
adressée  aux  maréchaussées,  du  26  février  1743;  — 
lettre  du  comte  de  Fay-Maubourg,  du  6  novembre  1752, 
au  sujet  d'une  troupe  de  douze  contrebandiers  qui  pas- 
sèrent à  Ariane  au  mois  d'avril. 


G.  1634.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

1754.  —  Contrebandiers.  —  Requête   adressée  à 
l'Intendant  par  J.  Vergeat,  marchand  de  la  paroisse» 
de  Firminy,  et   Claude  Baraschon,    marchand  voi-. 
turier  de  Saint-Victor-su r-Loire,  se  plaignant  d'une 
saisie  sur  eux  faite  à  Philip  (Félines)  par  les  employés 
des  Fermes  ;  ils  protestent  qu'ils  cherchaient  à  vendre 
en  Auvergne  les  marchandises,  huiles  et  fromages,  ; 
qu'ils  avaient  achetées  dans  cette  province  et  qu'ils  au- 
raient payé  les  droits  à  Saint-Anthème  pour  les  mar- 
chandises qu'ils  n'auraient  pu  vendre  avant  de  rentrer 
en  Forez  ;  l'Intendant  ordonne  que  cette  requête  sera 
communiquée  à  l'adjudicataire  des  Fermes,  prononce 
la  mainlevée  du  mulet  et  des  douze  chevaux^  saisis, 


•* 


32 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


sauf  auxdits  marchands  à  fournir  caution  au  sub- 
délégué de  Brioude,  le  6  mai  1754;—  requête  d'Au- 
gustin Bonnet,  cavalier  de  la  maréchaussée  en  résidence 
à  Ambert,  au  sujet  d'un  procès-verbal  dressé  contre  eux 
par  la  brigade  des  gabelles  en  résidence  à  Auzeflles  ;  ils 
sont  accusés  d'avoir  jeté  dans  la  rue,  au  moment  de 
la  visite,  une  balle  de  faux  tabac  qu'ils  avaient  chez 
eux;  les  consuls  qui  étaient  présents  déclarent  n'avoir 
rien  vu  et  ont  refusé  de  signer  le  procès-verbal  ;  décla- 
ration des  consuls. 

C.  1635.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier. 

âoftl-Septeinbre  17S4.  —  Contrebandibks.  — 
Mandrin.  —  Procès-verbal  de  l'entrée  des  contreban- 
diers à  Brioude  le  26  août  1754,  dressé  par  Jean-Fran- 
çois Croze  de  Mombriset,  président  en  l'Élection  de  cette 
ville,  et  Jean-François  Magaud,  conseiller  du  roi  en  la 
même  Élection  :  vers  6  heures  du  matin  les  contreban- 
diers en  armes  étaient  entrés  dans  la  ville;  après  avoir 
posté  des  sentinelles  à  l'entour,  ils  s'étaient  rendus  au 
nombre  de  35  avec  leurs  chevaux  chargés  chez  dame 
Angélique  de  la  Guerre,  veuve  de  messire  Gilles  du  Ha- 
mel,  entreposeuse  des  tabacs  ;  après  avoir  vomi  contre 
elle  mille  imprécations  «  en  luy  représentant  qu'elle 

>  étoit  la  cauze  qu'ils  ne  pouvoient  faire  tranquillement 

>  et  en  sûreté  leur  métier  de  contrebandiers»,  ils  s'em- 
parèrent des  clefe  et  ouvrirent  toutes  les  armoires  t  où 

>  il  s'est  trouvé  176  louis  et  demy  de  24  livres  et  un 

>  sac  de  pièces  de  18  deniers,  ce  qui  fait  en  total  4350 

>  livres  qu'ils  ont  compté  et  empoché  »,  puis  ils  firent 
apporter  le  poids  de  la  ville  et  pesèrent  le  tabac  qu'ils 
laissaient  ;  ils  déclarèrent  alors  à  madame  du  Hamel 
qu'il  y  en  avait  pour  15421  livres  et  qu'il  fallait  leur 
payer  le  surplus  «  sans  quoy  ils  alloint  la  jettèr  par  la 
»  fenestre  et  mettre  le  feu  aux  quatre  coins  de  sa  mai- 
»  son  »  ;  la  dame  du  Hamel  étant  au  lit,  malade,  en- 
voya sa  belle-sœur  emprunter  la  somme  qui  manquait; 
celle-ci  rapporta  2310  livres  que  lui  avaient  prêtées 
MM.  Bélamy,  receveur  des  tailles  ;  Magaud,  élu  ;  l'abbé 
de  Chambonas,  prévôt  de  l'église  de  Brioude,  et  M"*  Del- 
cher  de  la  Rochette  ;  les  contrebandiers  après  avoir  in- 
sisté pour  que  l'on  complétât  la  somme  finirent  par  se 
contenter  des  6660  livres  et  reprirent  une  partie  du 
tabac  ;  puis  ils  se  retirèrent  vers  trois  heures  après 
avoir  encore  maltraité  la  dame  la  Guerre  et  ses  deux 
servantes  ;  MM.  de  Mombriset  et  Magaud  appelés  dès 
le  matin  n'avaient  pu  entrer;  ils  revinrent  après  le  dé- 
part de  la  troupe  et  constatèrent  qu'elle  avait  laissé  200 
livres  de  tabac  de  S.  Vincent  en  deux  ballots,  1411  liv. 
de  tabac  façon  de  Hollande  en  14  ballots,  et  619  liv. 


i  de  «  tabac  de  Brezin  à  fumer,  en  six  beines  »;  —  lettres 
de  M.  de  Mombriset,  du  26  août  7  heures  du  matin, 
annonçant  à  l'Intendant  l'entrée  des  contrebandiers  ; 
du* 27  août  annonçant  l'arrivée  des  brigades  de  maré- 
chaussée de  Clermont,  de  Riom  et  d'Issoire;  les  con- 
trebandiers étaient  partis  depuis  la  veille;  —  lettres 
de  l'Intendant  au  Contrôleur  général,  rappelant  que 
les  contrebandiers  «  ont  fait  il  y  a  environ  un  mois 
»  dans  la  ville  de  Rodez  une  descente  pareille  à  celle 

>  de  Brioude  »  ;  —  lettre  de  M.  Marie,  subdélégué  à 
Langeac,  du  28  août  1754,  informant  l'Intendant 
qu'une  bande  de  9  contrebandiers,  accompagnés  d'une 
femme,  tous  montés  sur  des  chevaux  et  portant  du 
tabac  et  autres  marchandises  prohibées,  ont  traversé 
Langeac  le  18  août.  «  H  a  encore  passé  une  seconde 
»  bande  de  contrebandiers  dans  la  paroisse  de  S.  Geor- 
»  ges  d'Aurac  le  26  du  présent  mois  au  nombre  de 
»  50  hommes  tous  montés  et  bien  armés  portant  aussy 
»  des  marchandises  prohibées;  ils  se  sont  rendus  le 
»  même  jour  à  Brioude;  cette  bande  s'est  divisée  en 
»  deux  corps,  l'un  de  30  hommes  qui  a  repassé  par 
»  S.  Georges  d'Aurac,  et  est  entré  dans  le  Velay,  l'autre 

>  de  20  hommes  qui  a  pris  la  route  de  Massiac  pour 
»  passer  dans  les  montagnes  »  ;  M.  Marie  n'a  pas  en- 
tendu dire  qu'ils  aient  fait  de  mauvais  traitements  dans 
rétendue  de  sa  subdélégation  sauf  aux  domestiques  du 
sieur  Compte,  aubergiste  à  Aurac,  qui  leur  refusaient 
l'entrée  de  l'auberge;  —  lettres  de  l'Intendant  à  M.  de 
Rochebaron,  commandant  pour  le  roi  à  Lyon;  aux 
intendants  de  Montpellier  et  de  Montauban  ;  au  com- 
mandant pour  le  roi  à  Tournon  ;  —  lettre  de  M.  de 
Rochebaron,  du  1*'  septembre  1754,  informant  M.  de  la 
Michodière  qu'une  bande  de  30  contrebandiers  armés 
comme  ceux  de  Brioude  «  a  été  à  Montbrison  le  29  du 
»  mois  dernier,  a  déchargé  son  tabac  et  les  indiennes 
»  qu'elle  avoit  chez  lé  receveur  du  tabac  qm'elle  a  forcé 

>  à  les  achepter.  On  a  pesé  le  tabac  à  3  liv.  la  livre 
»  et  aulne  les  indiennes  ;  sur  ce  que  le  receveur  a  re- 
»  présenté  n'avoir  point  d'argent  ayant  envoyé  icy  la 
»  recepte,  ils  luy  ont  dit  de  leur  indiquer  les  per- 
»  sonnes  chez  qui  il  y  en  avoit  qu'ils  luy  en  feroient 
»  prester  de  gré  ou  de  force  ;  on  a  été  chez  le  receveur 
»  des  tailles  qui  en  a  donné  ;  ensuite,  ils  ont  été  aux 
»  prisons  qu'ils  se  sont  fait  ouvrir,  ont  fait  sortir  huit 
»  contrebandiers  qui  y  estoient  arrestés,  ont  fait  venir 

>  un  serrurier  pour  leur  otter  les  fers  qu'ils  avolent 

>  aux  pieds  et  ont  rendu  les  fers  disant  qu'ils  étoient 
»  au  Roy  >  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Priest,  intendant 
à  Montpellier,  du  4  sept.  1754,  informant  M.  de  la 
Michodière  que  la  bande  de  contrebandiers  €  a  paru  à 
»  Yssingeaux  et  à  Craponne,  dans  le  diocèse  du  Puy  ; 


SERIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


>  elle  y  a  vendu  pour  plus  de  5000  iiv.  de  tabac,  et  rien 
»  n'est  comparable  à  la  hardiesse  et  l'iasolence  qu'elle 
»  a  affecté  de  montrer.  C'est  ici  une  récidive,  car  il  y  a 
»  environ  un  mois  qu'elle  flt  la  même  manœuvre  à 
»  Mende.  J'en  préviens  le  ministre  et  il  seroit  bien  à 
»  désirer  que  nos  provinces  fussent  délivrées  de  gens 
»  aussi  dangereux  ;  nous  faisons  la  chasse  aux  religion- 
»  naires  et  c'est  trop  d'avoir  à  soutenir  deux  guerres  de 
»  cette  espèce  »;  —  lettre  du  commandant  en  Vivarais 
et  Velay,  datée  de  Tournon  le  6  septembre,  au  sujet  du 
passage  des  contrebandiers  à  Craponne  :  «  M.  de  la 
»  Morlière  est  depuis  quelques  jours  en  Baupbiné  avec 
»  son  corps  des  volontaires  de  Flandre  et  celuy  des  vo- 

>  lontaires  de  Dauphiné  :  il  est  chargé  de  mettre  fia  à 
»  ce  désordre  »;  —  lettre  de  l'Intendant  d'Auvergne 
informant  le  Contrôleur  général  de  ce  qui  s'est  passé  à 
Craponne. 

C.  1636.  (Liasse,)—  SpiÈces,  papier.' 

1X54.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de  M.  de  Sé- 
chelles,  contrôleur  général,  du  9  sept.  1754,  invitant 
(Intendant  à  ne  plus  faire  marcher  les  brigades  de  ma- 
réchaussée de  son  département  pour  s'opposer  aux  en- 
treprises des  contrebandiers;  il  est  dans  le  principe 
*  que  les  maréchaussées  doivent  s'occuper  principale- 

>  ment  de  l'exécution  des  mandemens  de  justice,  de 
»  (aire  les  captures  des  accusés  et  prévenus  des  délits 
■>  de  leur  compétence,  de  maintenir  la  tranquillité  et  le 
»  bon  ordre  sur  les  grands  chemins  et  dans  les  lieux 
»  publics»;  en  les  opposant  aux  contrebandiers  dont 
les  bandes  sont  ordinairement  considérables,  on  les 
exposerait  sans  utilité  aux  vengeances  de  ceux-ci  ;  il 
serait  dangereux  aussi  de  réunir  plusieurs  brigades 
pour  courir  sus  aux  contrebandiers,  ce  serait  laisser  la 
province  à  la  merci  des  voleurs  qui  ne  manqueraient  pas 
n'en  profiler  ;  —  réponse  de  l'Intendant  :  il  se  confor- 
mera aux  ordres  de  la  Cour  et  emploiera  au  besoin  le 
régiment  de  Lenoncourt-cavalerle,  qui  est  établi  en 
'quartier  à  Clermont  et  aux  environs. 

C.  1637.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier;  3  cachels. 

•ctohre  1754..  —  Contrebandiers.  —  Mandrin. — 
Lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué  à  Thiers,  du  11  octo- 
bre 1754,  informant  l'Intendant  qu'une  troupe  de  con- 
trebandiers est  entrée  dans  cette  ville  la  veille,  vers  cinq 
Jieures  du  soir  ;  «  le  gros  de  la  troupe  fut  précédé  par 
»  une  vingtaine  d'hommes  à  pied,  armés  jusques  aux 
»  dents,  qui  devancèrent  d'une  heure  et  traversèrent  la 
Puv-DE-DÔMB.  —  Série  C. 


<  ville  depuis  la  porte  Neuve  jusques  à  la  maison  de  la 
»  dame  Meloreetde  la  demoiselle  Bardin  sa  fille,  ea- 
*  treposeuses  du  tabac  *,  cette  dernière  leur  ayant  dé- 
montré l'impossibilité  de  leur  fournir  la  somme  qu'ils 
demandaient,  quatre  de  ces  hommes  la  conduisirent  ches 
M.  de  Riberolles,  où  les  portes  se  trouvèrent  fermées  ; 
ils  passèrent  alors  dans  la  maison  de  M.  Mignot,  voi- 
sine de  celle  de  M.  de  Riberolles,  et  parvinrent  dans  la 
jardin  de  celui-ci  :  «  Dans  le  même  tems  deux  ou  trois 
»  de  ces  hommes  se  rendirent  au  dépost  du  sel  oà  ils 

>  trouvèrent  le  sieur  de  Manovelly,  receveur,  faisant 
»  ses  fonctions,  à  qui  ils  firent  une  demande  de  20,000 

>  livres  ;  ce  receveur  leur  flt  voir  le  fond  de  sa  caisse, 

>  dans  laquelle  il  n'y  avolt  qu'une  centaine  de  pistolles. 
»  On  le  conduisit  chez  plusieurs  de  nos  marchands  qui 

>  se  trouvèrent  sans  argent,  et  enfin  chez  M.  de  Ribe- 
»  roUes  qui  avoit  refusé  de  donner  de  l'argent  sur  le 
»  billet  de  la  demoiselle  Bardin  et  qui  donna  an  sieur 
»  de  Manovelly  4O00  Iiv.  dont  ce  receveur  luy  fit  son 
»  billet.  On  luy  a  laissé  pour  5000  Iiv.  neuf  quintaux 
»  de  tabac  d'assés  mauvaise  qualité,  à  ce  que  l'on  aa- 
»  sure,  et  un  billet  signé  Mandrin  du  10  octobre  conçu 
»  ainsi  :  Je  déclare  avoir  reçu  du  sieur  Manocelli/  cinq 
»  mil  livres  pour  tabac  de  contrebande»^  parmi  cetta 
troupe,  composée  à  ce  que  l'on  dit  de  200  hommes 
et  de  80  chevaux  de  bât,  on  a  reconnu  deux  ou  trois 
sujets  nati&  de  Thiers  ;  —  lettre  de  M.  de  Riberolles 
fils,  du  II  ocL  1754,  racontant  ce  qui  s'est  passé  la  veillo 
dans  la  maison  de  son  père  :  «  Notre  maison  est  la  aeole 
»  de  la  ville  qui  ait  été  insultée  ;  ils  en  ont  fait  fkire  des 
»  excuses  en  alléguant  que  M'"  Bardin  avolt  donné  à 
»  mon  père  la  qualité  de  son  trésoi'ier  et  qu'ils  ont  crn 
»  avoir  afaire  à  des  financiers  »  ;  —  nouvelle  lettre  da 
M.  Mignot,  annonçant  que  le  vendredi  11  les  contre- 
bandiers revinrent  chez  M.  de  Manovelly  et  lui  firent 
encore  donner  1.000  Iiv.  contre  deux  balles  de  tabac 
pesant  environ  2  quintaux  ;  la  dame  Melore  leur  fit 
encore  un  fonds  de  2,040  Iiv.  contre  quatre  balles  de 
tabac  ;  «  ils  partirent  le  11  sur  les  deux  heures  après 
»  midy,  au  nombre  de  98  chevaux  et  environ  80 
»  hommes;  ils  firent  une  fausse  marche,  faisant  mina 
»  d'aller  à  Puy-Ouillaume  et  revinrent  tout  à  coup 
»  pour  prendre  la  route  d'Ambert  >  ;  —  lettre  de  M. 
Guillemot,  premier  échevin  de  Thiers  ;  —  lettre  de 
M.  Marlet,  annonçant  qu'à  l'arrivée  des  contrebandiers 
la  brigade  de  maréchaussée  de  Thiers  s'est  réfugiée  à 
Puy-Guillaume  ;  —  autre  lettre  de  M.  Mignot,  du  14 
octobre  :  on  leur  avait  annoncé  l'arrivée  d'une  autre 
bande  qui  heureusement  n'est  pas  venue;  —  procès-ver- 
bal dressé  par  M.  Madur,  bailli  et  subdélégué,  des  excès 
commis  à  Ambert  par  la  troupe  de  Mandrin  :  M.  Lus- 


34  ARCHIVES  DU 

sîgny,  entreposeur  des  tabacs,  déclare  que  le  12  octo- 
bre, vers  midi,  une  bande  d'environ  120  contrebandiers, 
armés  de  fusils,  sabres  et  pistolets,  entrèrent  chez  lui 
€t  demandèrent  ce  qu'il  avait  d'argent  comptant;  il 
répondit  qu'il  avait  mille  écus  en  or;  le  chef  se  les  fit 
remettre  et  fit  déposer  six  toiles  sans  les  peser  ;  «  et  luy 

>  ayant  demandé  quittance  il  a  répondu  qu*il  iroit  chez 
»  tel  notaire  que  je  voudrois  »  ;  on  se  rend  chez  M. 
Herbuer-Laroche  et  le  chef  fit  un  reçu  qu'il  signa  du 
nom  de  Mandrin  ;  en  sortant  de  chez  le  notaire,  M. 
Lussigny  est  assailli  par   plusieurs   contrebandiers, 

>  dont  un  se  disant  chef  me  présenta  le  bout  d'un  gros 
»  fusil  en  me  disant  qu'il  lui  falloit  20,000  liv.  ou  qu'il 

>  me  coupoit  en  deux,  à  quoy  luy  ayant  répondu  que 
»  je  venois  d'en  compter  trois  mille,  il  a  répliqué  qu'il 

>  s'en  f. . .  »;  M.  Lussigny  est  obligé  de  se  rendre  suc- 
cessivement pour  emprunter  chez  MM.  Micolon  de 
Blanval,  Vimal,  Mayet  et  Cayre  ;  revenu  chez  lui,  il 
trouva  d'autres  contrebandiers  qui  avaient  forcé  sa 
femme  à  prendre  un  paquet  d'indienne  contre  56  écus 
dont  on  lui  avait  donné  un  reçu  signé  La  Paye; 
Mandrin,  après  avoir  examiné  le  paquet  en  question, 
obligea  La  Faye  à  rendre  26  écus  et  le  réprimanda  sé- 
'vèrement;  Marie  Fayolle,  cabaretière  et  débitante,  dé- 
clare que  le  même  jour  10  à  12  contrebandiers  la  forcè- 
rent à  prendre  192  liv.  de  tabac  qu'on  lui  fit  payer 
mille  livres  et  dont  on  lui  donna  une  quittance  ainsi 
conçue  :  J'ay  reçu  de  Marie  Fayolle  la  somme  de  mille 
iivres  pour  deux  balles  de  tabac  de  contrebande  ;  à  Am,- 
hert  le  detcsième  octobre  mil  sept  cent  cinquante  quatre^ 
ettigné  L,  Mandrin;  déclarations  analogues  de  Marie 
Bonnefoy,  Françoise  Buisson,  Michelle  Artaud,  Rase- 
Marie  Pailhon,  qui  ont  reçu  également  des  quittances 
signées  Mandrin  ou  La  Lancette  ;  la  quantité  de  tabac 
déposé  s'élève  à  2,039  livres;  —  état  du  tabac  et  des  in- 
diennes déposées  par  les  contrebandiers  et  des  sommes 
qu'ils  ont  reçues,  établissant  qu'ils  ont  emporté  13,100 
livres  ;  —  déclarations  des  aubergistes  qui  ont  été  obli- 
gés de  loger  la  troupe  de  Mandrin  ;  —  déclaration  du 
geôlier  attestant  que  les  contrebandiers  ont  fait  ouvrir 

a 

les  prisons  et  n'y  trouvant  personne  se  sont  retirés 
<  sans  autrement  se  mal  comporter  »;  —  délibération 
de  la  ville  d'Ambert  demandant  du  secours  à  l'Inten- 
dant; —  lettre  de  M.  Madur,  au  sujet  des  troubles  qui 
ont  suivi  le  départ  des  contrebandiers.  —  Ariane  :  pro- 
cès-verbal des  excès  commis  à  Ariane  par  les  contre- 
l>andiers,  le  13  octobre  1754,  dressé  par  Jacques  de  Vis- 
saguet,  lieutenant  de  la  ville  et  baronnie  d'Ariane  ;  ils 
sont  arrivés  vers  10  heures  du  matin,  pendant  la 
grand'messe,  et  s'étant  emparés  des  sieurs  Mayet, 
Coupât  et  Douvreleur,  buralistes,  ils  les  ont  traînés 


PUY-DE-DOME. 

dans  la  ville  et  le  bourg,  même  jusqu'à  Chaumont  et 
Beurières  en  leur  disant  :  «  Marchez,  J. . .  F. . .,  pour 

>  nous  fournir  de  l'argent;  allons  partout  où  il  s'en 
»  trouvera,  car  s'il  en  falloit  pour  nous  faire  pendre 
»  vous  en  trouveriez  d'abord  >;  ils  ont  fait  mine  de  met- 
tre le  feu  chez  le  sieur  Douvreleur  et  chez  Mayet  ;  ils. 
sont  enfin  repartis  à  six  heures  du  soir,  emportant 
3,260  liv.  contre  plusieurs  ballots  de  tabac  pesant  en- 
semble 787  liv.  ;  ils  délivrèrent,  comme  à  Ambert,  ,des^ 
quittances  dont  l'une  à  M.  Douvreleur  signée  Monsieur 
Mandrin  (1).  —  La  Chaise-Dieu  :  procès-verbal  des  dé- 
gâts commis  par  les  contrebandiers  le  14  octobre,  dressé 
par  Marcelin  Olier^  avocat  en  Parlement,  subdéléguè 
de  l'Intendance  :  arrivés  dans  cette  paroisse  vers  neuf 
heures  du  soir,  ils  se  rendirent  successivement  che^ 
Jean  Feydin,  Jean  Michaud,  Grégoire  Richard,  Joseph 
Richard,  buralistes,  et  leur  demandèrent  de  l'argent 
avec  leurs  menaces  habituelles  ;  les  buralistes  purent 
s^échapper,  excepté  Joseph  Richard  qui  dut  payer  2,000 
livres  empruntées  à  Dom  Malevergne,  cellérier  de  l'ab* 
baye  de  la  Chaise-Dieu,  et  à  TabbéBelletier,  vice-gérant^ 
les  quatre  ballots  de  tabac  qu'on  lui  laissa,  avec  une. 
quittance  signée  Mandrin  ;  —  lettre  de  M.  Lussigny,  (ta 
20  octobre,  informant  l'Intendant  que  t  le  raercreily  Id- 

>  les  contrebandiers  sont  arrivé  au  Puy,  sont  allé  droit 
»  à  l'entrepôt  dont  Tentreposeur  étoit  absent;  trente 
»  garde  y  étoient  retranchés,  à  l'aproches  des  contre-- 
»  bandiers  ils  firent  feu  ;  un  des  chefs  tomba  et  cin^ 
»  autres  furent  blessés  ;  ce  qui  les  mit  dans  une  telle 
»  furie  qu'ils  enfoncèrent  la  porte,  pillèrent  la  maison^ 

>  brisèrent  les  meubles,  contraignirent  des  particulier» 
»  à  acheter  et  amassèrent  tout  le  bois  qu'ils  trouvé* 
»  rent  auquel  ils  se  préparoient  à  mettre  le  feu  si  un 

>  jésuite,  confesseur  du  mourant,  ne  les  avoit  dé^ 
»  tourné  »  ;  —  lettre  du  sieur  Gladel  sur  l'aflFaire  da 
Puy. 

C.  1G38.  (Liasse.)  —  29  pièces,  papier. 

Oetobre-Déceinlire  175-i.  —  Contrebandiers.  — ^ 
Mandrin.  —  Lettres  de  llntendant,  oct.  1754,  informant 
le  Contrôleur  général  du  passage  des  contrebandiers  à 
Thiers,  Ambert,  Ariane,  etc.  ;  dès  son  retour  d'Aurillac 
où  il  était  allé  faire  le  département  de  la  taille,  il  a  pris 
ses  mesures  pour  tâcher  d'arrêter  les  contrebandiers  ; 
les  cavaliers  de  Lenoncourt  en  quartier  à  Clermont 
sont  prêts  à  défendre  cette  ville  ;  M.  de  la  Michodière  se^ 

(1)  Uoriginal  de  cette  quiltaoce  se  trouve  à  la  bibliothèque  de  G.'er- 
moal-Ferrand  ;  elle  a  été  reproduite  eu  fac-similé  par  A.  Veroière  ;. 
Courses  de  Mandrin  dans  V Auvergne. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


35 


l»laiiit  de  la  négligence  des  Fermiet-s  généraux  :  «  Ils 
»  ont  à  se  reprocher  de  n'avoir  pas,  après  l'incursion 
»  de  Brioude  du  mois  d'aoust  dernier,  garni  de  gardes 
»  les  villes  frontières  de  la  province  ;  quand  ces  gardes 
»  n'auroient  pas  été  en  état  de  s'opposer  au  grand  nom- 
»  bre  ils  se  seroient  repliés  sur  d'autres  brigades  et 

>  auroient  sauvé  quelques  postes ,  quoyque  ces  contre- 
»  bandiers  soient  bien  armés  et  qu'ils  ayent  tout  Tap- 

>  pareil  de  gens  déterminés  »;  le  Contrôleur  général 
annonce  (19  oct.  1754)  qu'  €  il  a  été  envoyé  des  ordres. 
»  du  Roy  à  tous  les  commandans  de  la  Franche-Comté, 
»  de  la  Bourgogne,  du  Lyonnois  et  du  Languedoc  pour 
»  faire  poursuivre  les  contrebandiers  »  ;  —  correspon- 
dance de  M.  de  la  Michodière  avec  MM.  d'Argenson, 
de  S.  Florentin  et  le  commandant  pour  le  roi  à  Tournon  ; 
—  lettre  du  Contrôleur  général,  du  21  oct.  1754,  annon- 
^Jïi  à  rintendant  que  des  troupes  ont  été  envoyées  par 
le  roi  pour  suivre  les  contrebandiers  partout  où  ils 
iront;  il  Tinvile  à  donner  les  ordres  nécessaires  «  pour 

>  leur  faire  fournir  en  payant  les  vivres  dont  elles  au- 

>  ront  besoin  et  tous  les  autres  secours  qui  leur  seront 

>  nécessaires  »  ;  ces  troupes  peuvent  arriver  en  Au- 
vergne dans  le  moment  où  Ton  s'y  attendra  le  moins  ; 
~  correspondance  entre  l'Intendant  et  M.  d'Ormesson 
■sur  les  mesures  à  prendre  pour  assurer  le  transport  des 
recettes  des  tailles  ;  rintendant  fait  observer  que  les 
contrebandiers  ne  s'en  sont  pris  jusque-là  qu'à  la  Ferme  ; 
«Ils  se  mettaient  à  attaquer  les  voitures  de  la  recette, 
il  est  certain  que  la  gendarmerie  qui  les  accompagne 
userait  hors  d'état  de  résister  ;  on  pourrait  employer  à 
<:ette  escorte  une  partie  des  troupes  qui  sont  en  quartier 
dans  l'Auvergne  et  dans  le  Bourbonnais  ;  —  lettre  de 
M.  de  Séchelles ,  contrôleur  général,  du  27  octobre,  au 
sujet  des  mesures  qu'il  propose  de  prendre  contre  les 
Villes  qui  ne  s'opposent  pas  au  passage  des  contreban- 
diers :  «  On  ne  peut  se  dissimuler  qu'il  leur  seroit  bien 

*  plus  difficile  d'exercer  ces  attentats  s'ils  trouvoient 
»  de  la  part  des  peuples  l'oposition  qu'ils  devroient 

>  éprouver,  si  conformément  aux  ordonnances  on  ftii- 

>  soit  exactement  le  procès  à  ceux  qui  leur  donnent 
»  retraite  et  si  on  condamnoit  aux  amendes  portées  par 
»  les  règlemens  les  habitants  et  les  sindics  des  commu- 
»  nautés  qui  n'avertissent  pas  de  leur  passage,  et  ne  font 
»  pas  sonner  le  tocsin  sur  eux  comme  ils  le  doivent  >; 
Sa  Majesté  veut  qu'à  l'avenir  ces  lois  soient  exécutées 
sans  relâchement  et  que  les  communautés  demeurent 
responsables  de  toutes  les  exactions  et  de  tous  les  dom- 
mages qu'auront  pu  faire  les  contrebandiers  armés  ;  on 
demande  l'avis  de  l'Intendant,  «  tant  sur  les  moyens  de 

♦  rendre  les  loix  précédentes  plus  efficaces ,  que  sur  les 
»  nouvelles  dispositions  qu'il  estimera  convenable  d'y 


»  ajouter  »;  M.  de  la  Michodière  estime  que  la  décla- 
ration du  2  août  est  suffisamment  explicite  ;  «  mais 
»  cette  disposition,  en  quelques  termes  de  rigueur 
»  qu'elle  soit  conçue,  ne  me  paroitroit  pas  suffisante 

>  pour  faire  courir  le  peuple  sur  les  contrebandiers» 
»  si  les  gardes  et  employés  des  Fermes  ne  sont  pas  ea 
»  plus  grand  nombre  et  s'ils  sont  les  premiers  à  fuir 
»  à  l'approche   des  contrebandiers ,  ainsi  qu'ils  ont 

>  fait  lors  des  dernières  incursions.  L'Auvergne  n'au- 
»  roit  peut-être  pas  été  exposée  au  passage  de  la  troupe 
»  de  Mandrin,  si  les  Fermiers  généraux  n'avoient  pas 
»  supprimé  depuis  environ  17  ans  les  brigades  qui 
»  étoient  de  résidence  à  Ambert ,  AugeroUes  et  la 
»  Chaise-Dieu,  et  qui  étoient  commandées  par  un  capi- 
»  taine  général  qui  avoit  dans  son  inspection  outre  les 
»  trois  brigades  cy  dessus  énoncées  celles  de  Clermont, 
»  Pont-du-Chàteau ,  Thiers  et  Brioude  »;  —  mémoire 
sur  le  reproche  fait  aux  habitants  des  villes  d'Auvergne 
de  ne  pas  s'être  opposés  aux  excès  des  contrebandiers. 


C.  i639.  (Liasse.)  —  18  pièces,  papier. 

Octobre  ITS-i.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin.  — 
Correspondance  de  l'Intendant  d'Auvergne  avec  MM.  de 
Rochebaron,  commandant  pour  le  roi  à  Lyon  ;  Bertin,  in**- 
tendant  du  Lyonnais;  Imbert,  secrétaire  de  l'intendance 
de  Lyon  ;  —  relation  des  excès  commis  par  les  contre-* 
bandiers  en  Auvergne,  adressée  à  M.  Bertin  le  24  octobre 
1754  ;  --  relations  de  ce  qui  s'est  passé  à  Saint-Étienne 
et  au  Puy,  adressées  par  M.  Bertin  à  M.  de  la  Micho- 
dière :  les  contrebandiers  entrèrent  au  Puy  le  16  octobre 
au  nombre  de  150  ;  les  employés  des  Fermes,  retranchés 
au  nombre  de  20  chez  le  sieur  Dupin,  entreposeur  du 
tabac,  firent  feu  et  tuèrent  un  contrebandier  et  en  bles- 
sèrent deux  ou  trois  autres.  Mandrin  eut  le  bras  cassé  ; 
les  contrebandiers  furieux  saccagèrent  la  maison  et 
voulurent  y  mettre  le  feu ,  mais  ils  se  rendirent  aux 
prières  d*une  sœur  de  Saint-Charles  ;  une  partie  de  la 
troupe  de  contrebandiers,  50  à  60  hommes  environ» 
est  restée  depuis  le  commencement  du  mois  d'octobre 
à  Saint-Étienne  ;  «  ils  y  vendent  et  débitent  du  tabac» 
»  de  rindienne  et  de  la  flanelle  publiquement,  et  toutes 

>  les  nuits  ils  ne  cessent  de  tirer  des  coups  de  fusils  et 
»  pistolets  pour  intimider  les  habitants  »;  des  cavaliers 
de  maréchaussée  qui  conduisaient  des  déserteurs  ont 
été  attaqués  par  des  contrebandiers  à  Saint-Jeannle* 
Bonnefonds  ;  «  la  populace  de  Saint-Étienne  s'est  dé- 
»  clarée  ouvertement  en  cette  occasion  en  faveur  des 
»  contrebandiers,  s'étant  joint  à  eux  et  ayant  poursuivi 

>  les  cavaliers  à  coups  de  pierre  »  ;  —  lettre  de  M.  dé 


■  ■ 


I 


36 


Rochebaron,  du  22  octobre,  au  sujet  des  troupes  qui  ont 
été  envoyées  contre  les  contrebandiers  ;  —  relation  du 
passage  des  contrebandiers  en  Lyonnais  et  en  Forez  : 
les  contrebandiers  arrivent  à  Charlieu  le  9  octobre  et 
s^y  font  donner  4,500  livres  contre  9  ballots  de  tabac 
pesant  914  livres  ;  le  même  Jour  ils  entrent  à  Roanne, 
armés ,  à  cheval ,  ayant  deux  fifres  à  leur  tête  ;  ils  se 
rendent  avec  leurs  menaces  ordinaires  chez  M.  Forest, 
entreposeur  du  tabac ,  et  chez  M.  Hue ,  receveur  des 
gabelles;  ils  trouvent  10,000  livres  chez  le  second  et 
forcent  le  premier  à  leur  donner  2,501  livres  qu'il 
emprunte  ;  le  chef  laisse  des  quittances  signées  L. 
Mandrin;  ils  se  font  ouvrir  les  prisons  et  veulent 
donner  la  liberté  aux  détenus  qui  se  disaient  contre- 
bandiers ;  «  mais  le  brigadier  de  la  maréchaussée  est 

>  survenu  qui  les  a  désabusés  en  leur  faisant  le  détail 

>  des  crimes  dont  ils  sont  accusés,  et  sur  cela  ils  ont 

>  dit  que  c'étoient  des  coquins  qui  méritoient  d'être 

>  punis  et  se  sont  contentés  d'en  faire  sortir  deux  qui 

>  n'étoient  détenus  que  pour  des  coups  donnés  dans  des 

>  querelles  particulières  >  ;  ils  ont  passé  ensuite  à  Yil- 
lemontais  et  à  Saiht-Just-en-Chevalet  ;  —  suite  des 
nouvelles  concernant  les  contrebandiers  :  ils  arrivèrent 
le  21  octobre  à  Saint-Didier-en-Velay,  et  le  23  à  Mont- 
brison  au  nombre  de  150,  el  se  rendirent  aussitôt  chez  le 
receveur  du  grenier  à  sel  auquel  ils  demandèrent  20,000 
livres  ;  sur  les  représentations  du  receveur.  Mandrin 
défendit  l'entrée  à  sa  troupe  et  demanda  un  chirurgien 
pour  panser  la  blessure  qu*il  avait  reçue  dans  la  ville 
du  Puy  et  accepta  un  bouillon  qu'on  lui  avait  offert;  il 
consentit  alors. à  se  contenter  de  6,000  livres  et  remit 
en  échange  12  ballots  de  tabac  ;  «  ce  chef,  en  recevant 
»  les  six  sacs  de  1,000  livres  dit  qu*il  falloit  dresser  un 

>  procès- verbal  du  tout,  comme  il  avoit  fait  dans  tous  les 
»  autres  endroits  ;  on  eut  de  la  peine  à  trouver  des  offl- 
»  ciers  de  justice  qui  voulussent  venir;  enfin  le  procu- 
»  reur  du  Roy  requis  vint  et  dressa  le  procès-verbal  en 
»  présence  de  deux  conseillers  du  Présidial  »  ;  ils  allè- 
rent aussi  aux  prisons  et  délivrèrent  onze  prisonniers  ; 
<  le  receveur  du  grenier  à  sel  représente  le  chef  comme 
»  un  grand  homme,  froid  dans  la  conversation,  tenant 

>  des  discours  modérés,  qui  convient  qu'il  fait  un  mau- 
»  vais  métier,  mais  qui  s'excuse  de  ne  l'avoir  entrepris 

>  à  force  ouverte  que  depuis  les  saisies  réitérées  qui  lui 
»  avoient  été  faittes  de  marchandises  de  grande  valeur, 
»  dit  que  celles  arrêtées  à  Montpellier  montoient  à 

>  50,000  livres...  ;  les  deux  autres  chefs  qu'il  avoit 
»  avec  lui  nommés  Chevalier  et  Major  sont  des  jeunes 

>  gens  qui  n'ont  pas  paru  au  receveur  avoir  grande 
»  qualité  pour  leur  métier  »;  les  contrebandiers  ont  été 
TUS  aussi  le  24  octobre  à  Roanne,  le  25  à  Saint-Étienne; 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

—  lettre  de  M.  de  Bemage  de  Vaux ,  intendant  d^ 
Moulins. 


^  C.  1640.  (Liasse.)  —23  pièces,  papier. 

IVoTembre  1754.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin» 

—  Lettre  de  l'Intendant,  du  9  novembre,  adressant  au 
Contrôleur  général  les  procès-verbaux  de  capture  de 
deux  individus  trouvés  sans  certificats  ni  passeports  ; 
€  en  tout  temps  ces  gens-là  seroient  suspects ,  à  plua 
»  forte  raison  dans  les  circonstances  présentes  »;  — 
lettre  du  comte  d'Argenson,  du  16  nov.  1754,  adressant 
à  M.  de  la  Michodière  les  ordonnances  et  règlements* 
que  le  roi  a  approuvés  pour  le  traitement  extraordi- 
naire des  troupes  employées  contre  les  bandes  de  gêna 
armés  qui  se  sont  introduits  dans  le  royaume;  —  procès^ 
verbal  des  déclarations  faites  par-devant  M.  Veytard,, 
subdélégué  à  Gannat,  le  1®'  novembre ,  par  G.  Avard> 
cabaretier  et  voiturier  de  cette  ville,  au  sujet  de  la  ren* 
contre  d'un  individu  qui  lui  avait  annoncé  l'arrivée  pro- 
chaine des  contrebandiers  à  Gannat  ;  lettre  de  M.  de 
Bornage  de  Vaux  adressant  ce  procès-verbal  à  M.  de  la 
Michodière  ;  —  lettre  de  M.  Bertin,  intendant  à  Lyon^ 
du  8  novembre,  informant  M.  de  la  Michodière  «  qu'un 

>  détachement  de  dragons  envoyé  de  Lyon  à  Saint- 
»  Etienne  y  a  arrêté  la  nuit  du  5  au  6  quatre  contre-^ 
»  bandiers  parmi  lesquels  se  trouve  le  nommé  Lamou- 
»  che  qu'on  croit  être  chef  de  bande  et  l'un  de  ceux  qui 
»  donnoit  des  quittances  qu'il  signoit  L.  Mandrin  ;  ua 
»  cinquième  a  été  tué  dans  Texpédition  d'un  coup  da 

>  bayonnette  par  un  des  dragons;  on  a  transféré  hier 
»  dans  les  prisons  de  cette  ville  les  quatre  autres  >  ;  — 
état  des  quartiers  qu'occuperont  les  compagnies  de  ca«- 
Valérie  du  régiment  de  Maugiron  ;  —  lettre  de  M.  Ber- 
tin, du  26  novembre.  Informant  l'Intendant  d'Auvergne 
que  des  contrebandiers  sont  entrés  en  Bourgogne  proba- 
blement par  les  bois  de  la  Franche-Comté  ;  copie  d'una 
lettre  adressée  de  Dijon  à  M.  de  Rochebaron,  et  avis  di- 
vers sur  la  marche  des  contrebandiers  :  «  une  lettre  da 
»  Bessey^  du  18  de  ce  mois,  assure  que  les  contrebandiers 
»  ont  passé  au-dessus  du  château  de  Lussage  et  que  La 
»  Morlière  au  nombre  de  114  étoient  à  leur  poursuite  »; 

—  lettres  des  subdélégués  au  sujet  des  ordres  à  donner 
aux  maréchaussées  ;  —  lettre  des  officiers  de  l'Élection 
de  Riom  au  sujet  d'un  voleur  qui  s'est  déclaré  «  contra^ 
»  bandier  de  la  compagnie  de  Mandrin  »  ;  —  lettre  du 
bailli  de  Tauves,  restant  à  La  Tour,  au  sujet  d'un  indi-^ 
vidu  que  l'on  soupçonne  être  du  nombre  des  contreban* 
diers  attroupés  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Crène,  subdéléguÀ 
à  Riom,  du  19  novembre,  faisant  part  à  l'Intendant 

>  d'une  lettre  écrite  par  un  officier  de  Montmorin,  le  12^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


37 


»  de  BAllay  ;  elle  apprend  que  le  sieur  Mandrin  en  ve- 

>  nant  de  Genève  et  passant  par  la  montagne  de  la  Cou- 

>  pette  a  été  blessé  d'un  coup  de  fuzil  »  ;  —  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  de  Montluc,  les  consuls  de 
Saint-Plour  et  le  contrôleur  général  des  Fermes,  au  sujet 
des  dispositions  prises  par  ce  dernier  pour  mettre  la  ville 
de  Saint-PIour  en  état  de  défense  ;  il  se  plaint  de  la 
mauvaise  volonté  des  consuls  ;  ceux-ci  protestent  ;  — 
lettres  de  M.  Mignot,  subdél^é  à  Thiers,  au  sujet  des 
contrebandiers  qu'on  a  vus  dans  cette  ville  et  à  Celles 
Bur  Thiera. 


C.  IMl.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

Dtccmbre  17$J.  —  Com'REBANDiERs.  —  Mandrin. 
—  Lettre  du  Contrôleur  général,  du  10  déc.  1754,  au 
sujet  des  individus  arrêtas  par  la  maréchaussée  comme 
suspects  de  contrebande  :  les  officiers  devront  informer 
riutendant  des  captures  qui  seront  fàitf's,  afin  qu'il 
paisse,  suivant  les  cas,  les  faire  conduire  dans  les  pri- 
sons des  lieux  où  leur  procès  doit  être  fait  ou  les  mettre 
en  liberté  ;  —  lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  subdélé- 
gué  &  Aurillac,  et  copie  d'une  lettre  de  menaces  écrite 
aa  commandant  de  la  maréchaussée  à  Aurillac  et  signée 
de  Mandrin,  qu'on  a  trouvée  dans  la  botte  du  bureau 
de  poste  ;  l'Intendant  ne  doute  pas  que  ce  ne  soit  là  nae 
inauvalae  plaisanterie;  —  lettre  de  M.  Bertin,  du  2  dé- 
cembre, annonçant  à  M.  do  la  Mîchodîère  qu'il  a  chaîné 
le  sieur  Imbert,  secrétaire  de  son  intendance,  de  la  cor- 
re^ondan'%  relative  &ax  contrebandiers  pendant  tout  le 
toiips  qu'il  restera  àParis;  —  lettres  de  M.  Imbert,  et  co- 
pie d'une  lettre  adressée  du  Pont  de  Beauvoisin,  le  4  dé- 
cembre, à  M.  deKochebaron  par  M.  de  la  Morlière,  annon- 
(ADt  que  les  contrebandiers  sont  au  moment  de  rentrer 
en  France  ;  —  lettres  de  MM.  de  Lescalopler  et  de  Saint- 
Priest  au  sujet  des  nouvelles  qu'ils  ont  reçues  de  M.  de 
la  Morlière  ;  —  lettre  de  M.  Imbert,  du  20  déc,  1754, 
sur  la  marche  des  contrebandiers  :  <  M.  le  duc  de  Ran- 

>  dan  mande  du  17  que  les  contrebandiers  étoient  arrivés 
»  jasques  aux  portes  de  Besançon  sans  qu'on  en  eût  en 
»  avis,  qu'ils  avoient  couché  la  nuit  du  15  au  16  à  trois 
»  lienes  de  Dole  et  la  nuit  du  16  au  17  à  quatre  lieues 

>  de  la  même  ville,  suivant  le  grand  chaniin  qui  vient 

>  d'Arboîs  »;  iU  ont  traversé  Beaune  où  ils  ont  exigé 
une  somme  d'environ  20,000  livres;  M.  de  Randan  les 
lait  suivre  par  3  ou  400  hommes;  J20  cavaliers  des  vo- 
loataïres  de  Flandre  se  sont  rendus  à  Lyon,  et  M.  de 
Kochebaron  a  envoyé  des  dragons  è.  Roanne  et  à  Char- 
lieu;  —  correspondance  de  MM,  Imbert;  Priolo;  Vey- 
tardj  snbdél^uè  à  Moulins  ;  Joly,  capitaine  au  r^lmeut 


de  Montmorin,  sur  la  marche  des  contrebandiers  :  au 
sortir  d'Autun,  ils  sont  attaqués  à  Guenand  par  les 
troupes  de  Fischer  ;  obligés  de  s'enfuir  en  abandonnant 
leurs  marchandises,  ils  ont  traversé  la  Loire  et  passé  à 
Dompierre. 


C.  1643.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier;  1  cacheL 

Décembre  115-1.  —  Contrebanmers.  —  Mandrin. 
—  Copie  d'une  lettre  de  M.  d'Argenson,  du  23  décembre, 
sur  les  recherches  que  devra  faire  la  maréchaussée  des 
gens  suspects  d'avoir  eu  part  aux  excès  des  contreban- 
diers; —  lettres  ou  copies  de  lettres  de  MM.  Vej-tard, 
subdéiègué  à  Gannat;  de  Lavau,  capitaine  commandant 
le  détachement  du  régiment  de  Berry  en  quartier  à 
Gannat  ;  Piac,  lieutenant-oolonel  du  régiment  de  Berry; 
Touvenot,  contrôleur  général  des  Fermes  à  Vichy;  Priolo 
de  Blanzy,  sur  le  passage  des  contrebandiers  à  Vaumas, 
au  Breuil  et  à  Arfeuilie;  le  sieur  Tailhardat,  capitaine 
général  des  fermes  à  Gannat,  a  dû  former  des  postes  de 
distance  en  distance  le  long  de  la  rivière  d'Allier  depuis 
le  port  de  Chazeuil  jusqu'à  celui  de  Charmeil  ;  —  lettre 
de  M.  de  la  Mtcliodière  au  Contrôleur  général  et  à 
M.  d'Aiyenson,  leur  faisant  part  des  nouvelles  qu'il  a 
reçues  et  des  mesures  qu'il  a  prises  en  conséquence;  la 
ville  de  Thiers  semblant  la  plus  exposée,  il  a  donné  ordre 
d'y  armer  la  milice  bourgeoise ,  et  le  commandant  du 
r^iment  de  Lenoncourt  y  a  envoyé  un  détachement  de 
40  hommes;  on  a  également  armé  la  milice  bourgeoise 
à  Clermont  et  formé  un  corps  d'environ  40  soldats  qui 
étaient  dans  cette  ville  par  congé;  des  ordres  ont  été- 
donnés  également  aux  échevlns  d'Ambert  de  mettre  la 
bourgeoisie  sous  les  armes  ;  la  même  précaution  a  été 
ordonnéa  à  Riom  où  les  3  brigades  de  gendarmerie  qui 
y  sont  en  quartier  soutiendront  la  milice  bourgeoise;  — 
correspondance  de  MM.  Veytard,  Touvenot,  de  Prinsat, 
subdélégué  àCusset,  deTrecesson,  commandant  du  dé- 
tactiement  de  Berry  qui  est  à  Vichy,  sur  la  marche  des 
contrebandiers  ;  M.  de  Trecesson  pense  que  c'est  le  der- 
nier effort  que  feront  les  contrebandiers;  «  lis  sont  pour- 

>  suivis  vigoureusement  par  4  ou  500  hommes  ;  il  est 
*  venu  ce  matin  deux  païsâns  d'Arfeuille  qui  m'ont  dit 
»  avoir  vu  passer  de  l'infanterie  et  de  la  cavalerie  qui 
»  les  suivent  de  près  ;  les  mandrins  n'ont  qu'une  journée 
»  sur  eux,  et  ces  mêmes  pa'lsans  m'ont  assuré  que  cette 
»  bande  de  40  coquins  qui  ont  assassignô  les  commis  de 
»  Vichy  avoient  deux  ou  trois  de  leurs  camarades  bles- 

>  ses,  qu'ils  ne  se  donnoient  pas  le  tems  de  boire  ni 
»  de  manger,  et  que  la  terreur  s'est  emparée  d'eux 
»  d'une  façon  étonnante  depuis  qu'ils  savent  que  nos 


88 


ARCHIVES  DU 


»  troupes  les  suivent  et  leurs  soufflent  au  poil  de  si 
»  près  >  ;  —  lettre  de  M.  de  la  Michodière  à  M.  de  la 
Minière,  intendant  à  Limoges;  »  lettre  du  sieur  Barge, 
receveur  du  grenier  à  sel,  datée  de  Cervières  le  23  dé- 
cembre, informant  M.  Mignot  que  les  contrebandiers 
arrivés  la  veille  vers  minuit  l'ont  mis  à  contribution  et 
se  sont  ensuite  dirigés  sur  Noirétable,  où  ils  ont  aussi 
fait  contribuer  le  sieur  Perdrigeon  ;  leur  troupe  est  ré- 
duite à  30  hommes  environ  ;  —  lettre  de  M.  Veytard, 
du  25  décembre  «  adressant  à  M.  de  la  Michodière  les 
renseignements  que  lui  a  donnés  sur  Taffaire  d'Autun 
un  voiturier  qui  se  trouvait  dans  cette  ville;  il  lui 
adresse  aussi  copie  d'une  lettre  de  M.  Touvenot  annon- 
çant qu'une  seconde  bande  de  120  contrebandiers  est 
entrée  en  Bourgogne;  —  lettre  du  même,  du  26,  annon- 
çant que  M.  Angrave,  premier  secrétaire  de  l'intendance 
de  Moulins,  d'après  les  nouvelles  fournies  par  le  subdé- 
légué de  Bourbon-Lancy,  confirme  l'approche  d'une  se- 
conde bande,  sous  le  nom  de  M.  Le  Camus;  M.  Veytard 
doute  que  cette  nouvelle  soit  exacte;  —  lettre  de  M.  de 
La  Crène,  subdélégué  à  kiom,  transmettant  les  lettres 
de  M.  Veytard;  —  lettre  de  M.  Imbert  à  M.  de  la  Micho- 
dière, du  27  décembre,  sur  le  voyage  de  ce  dernier  à 
Lyon,  fixé  au  3  novembre  :  €  j*auray  attention  à  de- 
»  mander  à  M.  de  Rochebaron  de  faire  laisser  les  clefs 
»  à  la  porte  de  la  ville  par  où  vous  devez  entrer,  et  je 
»  préviendray  Le  Blanc,  baigneur,  de  votre  arrivée 
»  affin  que  vous  soyés  assuré  d'avoir  un  logement  chez 
>  luy  ;  c'est  en  effet  la  maison  la  plus  convenable  pour 
»  quelcun  comme  vous,  Monsieur  ». 

C.  1643.  [Liasse.)  —  S6  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

Déeembre  1754.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin. 
—  Lettres  de  M.  de  la  Crène,  du  21  au  23  décembre,  sur 
les  mesures  prises  pour  défendre  la  ville  de  Riom  des 
contrebandiers;  —  correspondance  de  MM.  Mignot, 
subdélégué  à  Thiers;  le  chevalier  de  Larnage,  comman- 
dant le  détachement  de  Lenoncourt  envoyé  à  Thiers  le 
22  décembre  ;  Marlet,  capitaine  des  fermes  à  Puy-Guil- 
laume  ;  Noyer,  maire  de  la  ville  de  Thiers,  relative  à  la 
marche  des  contrebandiers,  à  l'organisation  de  la  milice 
bourgeoise;  M.  Noyer  affirme  qu'au  lieu  de  100  hommes 
demandés  par  le  commandant,  il  s'en  est  trouvé  300 
qui  montent  la  garde  nuit  et  jour;  une  alerte  s*étant 
produite  le  23,  une  quantité  de  bourgeois  et  d'artisans 
accoururent  en  armes,  et  M.  de  Larnage  est  persuadé 
€  que  si  le  sieur  Mandrin  étoit  arrivé  dans  ce  moment- 
»  là,  il  ne  s'en  seroit  pas  sauvé  un  »  ;  —  lettres  de 
M.  Gros,  subdélégué  à  Maringues,  se  plaignant  que 

.  de  la  Crène,  au  lieu  de  s'adresser  à  lui,  ait  demandé 


PUY-DE-DOME. 

des  renseignements  au  sieur  Andrieu  ;  il  adresse  à  Tin* 
tendant  copie  d'une  lettre  du  sieur  Marlet,  relative  aa 
passage  des  contrebandiers  et  aux  mesures  prises  dans 
la  ville  de  Thiers  ;  —  lettre  de  M.  de  Lolannier,  com- 
mandant la  gendarmerie  à  Billom ,  du  24  décembre ,  ae 
plaignant  qu'à  trois  heures  du  matin  il  n'a  trouvé  per* 
sonne  aux  postes  que  devait  occuper  la  milice  bour- 
geoise; M.  de  la.  Michodière  eh  fait  des  reproches  à 
M.  de  la  Gardette,  subdélégué;  le  27,  il  écrit  i  Billom 
de  faire  cesser  la  garde  bourgeoise,  les  contrebandiers 
étant  sortis  de  la  province;  —  lettres  de  MM.  Teyras, 
Madur,  et  des  consuls  d'Ambert,  au  sujet  des  ordres 
donnés  par  Tlntendant  d'armer  la  milicô  bourgeoise;  ils 
demandent  l'envoi  de  troupes  réglées  ;  délibération  des 
habitants  d*Ambert,  du  24  décembre,  assemblés  <  dans 
»  la  sacristie  de  messieurs  les  Pénitens,  à  cause  de  Té- 
»  croulement  de  l'hôtel  commun  de  cette  ville  >,  deman- 
dant des  secours,  et  représentant  que  <  les  logements 

>  des  habitans  sont  trop  resserrés  pour  loger  les  troupes 
»  qui  pourront  venir,  et  que  le  couvent  des  Révérends 

>  Pères  Recolets  est  très  spacieux,  qu'ils  peuvent  loger 
»  plusieurs  compagnies  sans  fatiguer  lesdits  RR.  PP. 

>  Recolets,  que  ce  monastère  se  trouve  sur  la  venue 

>  de  Clermont  et  de  Thiers  à  Ambert,  qu'ils  pouiroint 

>  faire  des  décharges  sur  ces  malheureux  sans  être  à 
»  découvert  >  ;  l'Intendant  répond  qu'il  ne  s'agit  pas  de 
délibérer,  mais  bien  d'agir  ;  il  enverra  des  secours  aus- 
sitôt qu'il  le  pourra  ;  —  lettres  de  MM.  Teyras,  Madur» 
Lussigny  et  des  consuls  d'Ambert,  sur  les  mesures  prises 
pour  mettre  la  ville  en  état  de  défense  ;  Mandrin  et  sa 
troupe  ont  passé  à  une  portée  de  fusil  des  fauboui*g8 
d'Ambert,  suivis  de  près  par  120  volontaires  de  Flandre 
et  de  Dauphiné;  les  contrebandiers  sont  arrivés  le  24  dé- 
cembre, vers  quatre  heures,  à  A  rlanc,  qu'ils  ont  traversé 
au  galop,  se  dirigeant  vers  la  Chaise-Dieu  ;  les  volon^ 
taires  arrivèrent  le  25,  à  huit  heures  du  matin,  à  Mar- 
sac,  à  une  lieue  d'Ariane;  —  lettre  de  M.  Madur,  dti 
28  décembre,  annonçant  que  la  garde  bourgeoise  d*Am* 
bert  a  arrêté  la  veille  le  nommé  Joseph  Sapin,  de  Ift 
paroisse  de  Beurières;  Jeanne  Gilbertas,  l'une  des  allas 
du  logis  de  la  Paterie,  paroisse  de  Miirat,  et  Jean  Griin- 
geon,  colporteur,  du  bourg  de  Saint-Ant^éme,  «  qui  ve- 

>  noient  ensemble  du  logis  de  la  Paterie,  gîte  ordinaire 
»  des  contrebandiers  »  ;  il  rappelle  que  deux  frères  au- 
dit Sapin  ont  été  condamnés  pour  faits  de  contrebande, 
l'un  aux  galères,  l'autre  à  être  pendu;  interrogatoires 
par  M.  Madur  des  trois  individus  arrêtés;  —  lettre  da 
même,  du  29  décembre,  demandant  l'autorisation  de 
faire  continuer  la  garde  bourgeoise,  ayant  appris  quMI 
y  avait  dans  les  environs  d'Ambert  d'autres  contreban- 
diers que  ceux  poursuivis  par  les  volontaires  de  Flandre 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


^à 


rt  de  Daupbiné  ;  —  délibération  des  habitants  de  Brioude, 
du  25  décembre,  relative  à  l'organisation  de  la  milice 
bourgeoise  ;  il  est  décidé  qu'elle  sera  commandée  par  le 
sieur  Martinon  de  Saint-Ferréol ,  et  montera  la  garde 
dans  la  maison  du  sieur  Yernière,  chanoine  de  Saint- 
Julien,  rue  du  Collège;  à  la  suite  de  la  délibération  la 
liste  des  officiers  de  ladite  garde;  lettres  de  M.  de  Mom- 
briset;  —  lettres  de  MM.  Belamy  et  Tartel,  receveurs 
des  tailles,  demandant,  vu  les  circonstances,  que  la  ma- 
réi:haussée  escorte  en  plus  grand  nombre  «  les  voitures 
»  rassemblées  de  Saint-Flour,  Brioude  et  Issoire  »;  — 
lettre  de  M.  Pages  de  Yixouzes,  du  30  décembre,  rela- 
tive à  Torganisation  de  la  garde  bourgeoise  dans  la  ville 
d'Aurillac;  —  délibération  des  habitants  de  Saint-Flour, 
du  25  décembre;  lettres  de  M.  de  Montluc  et  des  consuls 
annonçant  qu'ils  ont  fait  réparer  les  portes  qui  étaient 
en  mauvais  état,  qu'ils  y  ont  établi  des  gardes  et  fait 
placer  deux  couleuvrines  à  celles  qui  semblaient  plus 
^Lposées. 


r 
■ 


C.  1644.  (Liasse.)  —  32  pièces,  papier;  3  cachets. 

Bée.  lYS-i- JaiiT.  175S.  — •  Contrebandiers.  — 
Mandrin.  —  Procès-verbal  dressé  par  M.  Pouzol, 'no- 
taire, commis  à  la  subdélégation  de  La  Chaise-Dieu  en 
l'absence  de  M.  Olier,  du  passage  des  contrebandiers 
dans  cette  ville  le  24  décembre  ;  exactions  par  eux  com- 
mises chez  Jean  Michaud ,  Joseph  Richard ,  Grégoire 
Richard,  tous  marchands  buralistes;  les  contreban-- 
diers,  arrivés  à  La  Chaise-Dieu  vers  les  sept  heures  du 
aoîr,  en  repartirent  à  onze  heures ,  sur  l'avis  qui  leur 
fut  donné  des  troupes  qui  les  poursuivaient;  —  cor- 
respondance de  MM.  Pouzol ,  Dupuy  de  la  Grandrive  ; 
Bassier,  premier  consul  de  La  Chaise -Dieu;  lettres 
des  consuls  de  La  Chaise-Dieu,  et  de  M.  Torrllhon 
de  Prades ,  à  Craponne ,  aux  consuls  d'Ambert  ;  — 
lettre  de  M.  Marie,  subdélégué  à  Langeac,  du  24  dé- 
cembre, annonçant  qu'une  troupe  de  32  contrebandiers 
est  arrivée  vers  une  heure  après  midi  à  Beyssat,  pa- 
roisse de  Saint-Jean-de-Nay  ;  ils  s'arrêtèrent  peu,  pour- 
suivis par  les  cavaliers;  l'un  des  guides  qui  accom- 
pagnèrent ces  derniers  «   a  raporté  que    ces    deux 

>  troupes  s'estoient  rencontrées  dans  le  village  de  La 
*  Sauveta,  sur  la  route  de  Pradelle,  pendant  la  nuit, 
»  que  l'on  avoit  tiré  nombre  de  coups  de  fuziis  ou  de 

>  pistoUet  de  part  et  d'autre ,  mais  qu'à  la  faveur  de 

>  la  nuit  les  contrebandiers  s'estoient  sauvés  et  jettes 

>  dans  des  bois  voisins,  du  Velay  et  du  Vivaret  »  ;  une 
cabaretière  de  la  paroisse  de  Saint-Geneix-de-Fix  est 
venue  déclarer  à  M.  Marie  qu'elle  avait  été  obligée  de  lo- 


ger les  contrebandiers  la  nuit  de  Noël;  ils  entendirent  la 
seconde  messe,  puis  restèrent  dans  son  auberge  jusqu'à 
onze  heures  du  matin;  —  lettres  de  MM.  Teyras  et 
Roche,  au  sujet  d'une  fausse  alarme  relative  au  passage 
des  contrebandiers  aux  environs  de  Domaize  et  de  St- 
Amant-Roche-Savine  ;  —  lettres  de  M.  de  Mombriset 
et  du  sieur  Compte,  négociant,  au  sujet  de  TatTaire  de 
La  Sauvetat  :  les  volontaires  de  Flandre  et  de  Dauphiné 
«  arrivèrent  à  La  Sauvetat  peut-être  une  heure  avant 
»  les  contrebandiers;  c'estoit  à  quatre  heures  du  matin. 
»  La  troupe,  croyant  les  avoir  manques,  voulurent  se 
»  rafraîchir  et  donner  l'avoine  à  leurs  chevaux;  les 
»  contrebandiers  arrivés,  on  ne  scait  s'ils  vouloint  sur- 
»  prendre  la  troupe ,  deux  d'entre  eux  s'approchèrent 
»  de  la  porte  du  cabaret;  un  maréchal  des  logis  de  la 

>  troupe  s'y  trouvant  saisy  au  collet  un  des  contre- 
»  bandiers,  et  le  camarade  du  contrebandier  luy  dé- 
»  tacha  un  coup  de  pistolet  duquel  il  mourut  dans 
»  l'instant.  Au  bruit  de  ce  coup,  toute  la  troupe  fit 

>  alairte;  cependant  pas  un  de  la  troupe  à  cause  de 
»  l'obscurité  ne  sortit  ;  il  s'y  tira  pendant  deux  heures 
»  nombre  de  coups  de  fusil  »  ;  —  lettre  du  sieur  Diturbi 
de  Larre,  commandant  de  la  troupe  des  volontaires  de 
Flandre  et  de  Dauphiné,  invitant  M.  Madur  à  venir  le 
tiouver  chez  le  nommé  Rolle,  au  logis  du  Dauphin, 
dans  le  faubourg  de  la  Confrairie  d'Ambert,  «  pour 
»  affaire  du  Roy  »;  —  lettre  de  M.  Madur,  du  5  jan- 
vier 1755,  envoyant  à  l'Intendance  la  lettre  ci-dessus  ; 
M.  de  Larre  lui  a  raconté  «  qu'ayant  été  conduit  par 
»  un  guide  à  La  Sauvetat,  près  de  Pradelles,  au  delà  du 
»  Puy-en- Velay,  il  n'y  eut  pas  plus  tôt  mis  pied  à  terre 
»  avec  sa  troupe  dans  un  logis  qUe,  pendant  qu'il  faisoit 
»  donner  du  foin  aux  chevaux,  un  sentinelle  qu'il  avoît 
»  mis  à  quelques  pas  de  la  porte  de  l'écurie,  ayant  en- 
»  ten<lu,  dans  la  nuit,  venir  à  la  même  écurie  une  troupe 
»  de  chevaux,  et  ayant  crié  qui  vive  aus  premiers  cava- 
»  lior^,  en  étoit  venu  un  à  luy  le  pistolet  à  la  main  le 
»  luy  présenter  pour  le  luy  tirer,  mais  que  ce  pistolet 
»  heureusement  n'ayant  pas  pris,  le  sentinelle  ayant 

>  tué  d'un  coup  de  fuzil  le  cheval  de  ce  <!iwalier  tombé 
»  I)ar  terre,  il  lui  avoit  cassé  la  cuisse  d'un  coup  de  pis- 
»  tolet  qu'il  avoit  pris  à  l'arçon  de  la  selle  du  même 
»  cheval,  et  avoit  traisné  ce  même  cavalier  dans  ladite 
»  écurie,  pendant  que  ses  camarades  tiroint  aus  autres 

>  cavaliers  de  la  troupe  du  premier,  qui  de  leur  part 
»  firent  grand  feu  à  la  porte  de  ladite  écurie  sans  tuer 
»  personne *des  volontaires  de  Flandre  et  de  Dauphiné 
»  qui  s'étoint  répandus  dans  le  village  de  La  Sauvetat 
»  pour  faire  toujours  feu  sur  cette  troupe  qui  fut  dissi- 
»  pée  aussitôt,  n'y  ayant  eu  qu'un  maréchal  des  logis 
»  trop  écarté  de  ses  camarades  qui  fut  tué  d'un  coup  de 


40  ARCHIVES  DU 

»  fuzil  à  luy  tiré  par  un  brigadier  en  croyant  de  tirer 
»  à  un  contrebandier  »;  —  lettres  de  MM.  de  la  Crène 
et  correspondance  de  M.  de  la  Michodière  avec  les  inten- 
dants de  Lyon  et  de  Montpellier  ;  —  copie  d'une  lettre 
de  M.  de  Larre ,  adressée  le  31  décembre  1754  à  M.  le 
marquis  de  Rochebaron ,  annonçant  qu'il  a  retrouvé 
un  contrebandier  blessé  à  La  Sauvetat,  qui  a  dit  se  nom- 
mer Levasseur;  interrogé  par  M.  de  Larre,  Levasseur 
a  répondu  «  que  la  bande  étolt  entièrement  dispersée  et 
»  qu'il  croyoit  que  Mandrin,  le  Major,  le  Canonler  et  le 
»  Camus  avaient  rétrogradé  en  Auvergne  pour  se  réfu- 
»  gier  dans  un  château  près  d'Ambert  où  Mandrin  avoit 
»  des  connoissances  »  ;  M,  de  Larre  annonce  qu'il  ira 
.fouiller  les  environs  d'Ambert;  —  correspondance  de 
l'Intendant  avec  le  Contrôleur  général  et  le  comte  d'Ar- 
genson,  du  28  décembre  1754  au  7  janvier  1765;  à  cette 
dernière  date,  M.  d'Argenson  annonce  que  les  contre- 
bandiers ont  passé  le  Rhône  à  Condrieux  le  26  décembre, 
au  nombre  de  17  :  M.  de  la  Michodière  recommande  à 
M.  d'Argenson  le  sieur  de  Champflour,  officier  réformé 
du  régiment  de  dragons  d'Egmont.  qui  a  montré  beau- 
coup de  zèle  en  se  mettant  à  la  tète  de  la  troupe  formée 
dans  Clermont,  M.  de  Champflour  désire  être  replacé 
dans  son  ancien  régiment  ;  M.  de  la  Michodière  se  féli- 
cite encore  des  services  rendus  dans  la  même  occasion 
par  les  sieurs  Sauvageon  et  de  Freteuil. 

C.  1645.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

Mot. -Dec.  1754.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin. 

—  Lettres  de  l'abbé  d'Aurelle,  vicaire  général,  et  abbé 
de  Saint-Félix  de  Valence;  —  lettre  du  17  octobre  1754, 
sur  le  passage  des  contrebandiers  à  Bourg  et  à  Châtil- 
lon;  M.  d'Aurelle  adresse  à  Tlntendant  d'Auvergne  un 
mandement  de  l'évoque  de  Valence:  M.  de  la  Michodière 
remercie  :  <  Le  moindre  ouvrage  qui  sort  de  la  plume  de 
»  M.  de  Valence  fait  grand  plaisir,  et  il  sçait  tirer  party 
»  des  sujets  les  plus  ingrats  et  les  plus  rebattus  »  ;  — 
lettre  du  9  novembre  ;  M.  d'Aurelle  envoie  un  mémoire 
sur  la  route  suivie  par  les  contrebandiers;  le  Contrôleur 
général  parait  mécontent  des  villes  qui  les  ont  reçus; 
€  mais  étoit-il  possible  de  leur  résister?  Des  gens  de 
»  cette  espèce ,  qui  jouent  de  leur  reste ,  sont  de  ces 
»  torrens  qu'on  est  forcé  malgré  soi  de  laisser  écouler  »  ; 

—  route  tenue  par  les  contrebandiers  du  4  au  27  octo- 
bre et  du  30  juin  au  8  août  1754;  état  des  sommes  qu'ils 
ont  exigées  s'élevant  à  119,161  livres;  --  lettre  du 
même,  du  21  novembre  :  le  chiffre  des  sommes  extor- 
quées par  Mandrin  est  beaucoup  plus  fort  qu'il  ne 
l'avait  indiqué;  «  ils  sont  entrés  en  Suisse  le  29  octobre. 
>  Mandrin  s'en  est  séparé.  On  le  croioit  retiré  à  Genève 


PUY-DE-DOME. 

»  et  on  avoit  écrit  à  notre  résident  pour  le  demanda 
»  au  Conseil  de  Genève,  ou  le  faire  adroitement  enlever 

>  en  l'attirant  hors  de  cette  ville.  Le  résident  marque 
»  qu'il  n'a  paru  qu'à  Careuge  et  qu'on  l'y  a  vu  par  deux 
»  foix.  C'est  dans  la  dépendence  de  la  Savoye.  On  s'in-* 
»  trigue  beaucoup  pour  l'enlever.  Sa  blessure  qui  To- 
»  blige  à  se  montrer  pourroit  servir  à  le  faire  prendre  »; 
—  autre  lettre  du  même,  du  5  novembre,  au  sujet  des 
individus  déforés  à  la  commission  de  Valence  et  qu'on 
soupçonne  avoir  eu  des  relations  avec  Mandrin  ;  «  mais 

>  rien  n'est  encore  constaté,  et  notre  commissaire  m*a 

>  dit  à  cette  occasion  :  Tout  veut  être  Mandrin ,  et  il 
»  sort  de  toute  part  des  gens  qui  veulent  être ,  avoir 
»  été  de  sa  société  ou  qu'on  dit  en  être.  Un  prisonnier 
»  détenu  à  Riom  a  fait  une  pareille  histoire  dans  son 
»  interrogatoire,  à  laquelle  il  ne  manque  que  la  vérité» 
»  Il  donne  à  son  héros  toute  autre  figure  et  toute  autre 
»  origine  que  celle  que  nous  lui  connoissons,  étant  pres- 
»  que  né  à  nos  portes,  et  il  n'est  pas  le  seul  qui  ait  com- 
»  posé  sa  fable.  Notre  commissaire  m'a  parlé  de  trois 

>  autres  qui  en  d'autres  lieux  ont  eu  recours  au  même 
»  stratagème  pour  éloigner  leur  jugement,  ou  se  tirer 

>  des  lieux  où  leurs  crimes  peuvent  être  mieux  con- 
»  nus  »  ;  on  n'a  rien  voulu  croire  à  Valence  de  la  pré- 
tendue troupe  de  300  contrebandiers  répandue  dans  la 
Champagne;  €  la  mode  est  venue  de  les  faire  sortir 
»  comme  des  champignons  du  sein  de  la  terre  »  ;  — 
lettre  du  même,  du  10  décembre,  annonçant  «  qu'on 
»  vient  d'arrêter  un  cordelier  venant  de  Savoye  et  de 
*  Genève ,  et  on  prétend  avoir  trouvé  Mandrin  sous  cet 
»  habit.  On  offre  à  notre  commissaire  de  le  lui  envoler; 
»  mais  il  ne  paroit  point  empressé  de  l'avoir,  parce  que 

>  les  attestations  dont  il  s*est  trouvé  nanti  semblent 
»  détruire  cette  fable.  Tout  ce  qu'on  en  peut  dire  de 
»  moins  favorable,  c'est  que  c'est  un  religieux  libertin 

>  arresté  en  mauvaise  compagnie  »  ;  interrogatoire  du 
cordelier  :  <  interrogé  s'il  connoit  des  contrebandiers, 
»  et  s'il  leur  a  rendu  quelques  services,  a  répondu 
»  (|ue  non,  mais  qu'il  désireroit  de  connoitre  Mandrin» 
»  qu'il  en  avoit  tant  ouy  dire  de  bien,  qu'il  voudroit  le 
»  voir  »;  —  lettre  du  même,  du  èl  décembre,  sur  la 
marche  des  contrebandiers  jusqu'à  Beaune. 

C.  1C40.  (Liasse.)  —  47  pièces,  papier;  4  cachets. 

1754-1755.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin.  — 
Lettres  de  M.  Madur,  subdélégué  à  Ambert,  janvier 
1755,  relatives  au  transfert  des  nommés  Sapin,  Gran- 
geon  et  autres,  arrêtés  par  la  milice  bourgeoise  d'Am- 
bert ;  à  la  nécfessité  de  replacer  des  troupes  en  quartier 
à  Saint-Amant-Roche-Savine,  à  Marsac,  à  Ariane,  à 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


41 


VîTerol»  et  à  Saiut-Anthéme,  comme  il  y  en  avait  au- 
trefois; annonçant  qu'on  a  vu  passer,  le  8  janvier,  dans 
les  prairies  voisines  d'Ambert,  n«uf  contrebandiers 
<  allant  fort  vite,  comme  s'ils  etoint  poursuivis.  Celuj 

>  qui  étoit  au  centre  de  la  troupe  a  été  reconnu  pour 
»  Mandrin,  portant  un  manteau  érarlate  et  monté  sur 

>  an  cheval  gris  pommelé  qu'on  luy  avoit  vu  à  Marsac, 
»  la  dernière  Tois  qu'il  y  passât  la  veille  de  Noël  iler- 
»  nier  >;  adressant  les  signalements  des  nommés  Borie, 
Delsol  et  Vignac ,  arrêtés  comme  contrebandiers,  et  un 
procès-verbal  d'incendie  dans  la  fabrique  de  papiers 
d'Alexandre  et  Damien  Joubert,  de  La  Forie  ;  —  lettre 
de  M.  de  Mombriset,  du  12  janvier,  annonçant  qu'il  a 
donné  avis  au  commandant  du  détachement  qui  est  à 
Ja  Vo&te,  de  l'apparition  de  Mandrin  et  des  huit  de  sa 
troupe  ;  —  interrogatoire  du  nommé  Biaise  Martin,  dé- 
tenu dans  les  prisons  d'Issoire  comme  soupçonné  Je 
contrebande ,  par  M.  Lafont ,  subdéiégué  ;  —  lettre  de 
a.  de  Montluc,  subdélégué  k  Saint-Flour,  du  35  janvier 
1755,  annonçant  qu'il  n'a  pu  découvrir  celui  qui  avait 
écrit  k  l'Intendant  sous  le  nom  de  Mandrin  ;  —  lettre 
de  M-  Gros,  subdélégué  à  Maringues,  au  sujet  de  l'ar- 
restation d'un  vagabond;  interrogatoire;  —  lettre  de 
M.  de  Vixouzes,  subdélégué  k  Aurillac;  —  lettre  de 
21.  Imbert,  secrétaire  de  l'intendance  de  Lyon,  et  de 
M.  de  Saint-Roman,  au  sujet  du  prétendu  passage  de 
Mandrin  à  Ambert:  <  Il  est  bien  surprenant,  déclare 
»  M.  de  Saint-Roman,  qu'on  ait  ven  Mandrain  neu- 
»  viéme  dans  vos  cantons ,  on  me  marque  du  Vivarez 

>  l'avoir  veu  dans  le  même  tems  ;  quelqu'un  sa  trompe 
»  sûrement  ou  bien  Mandrain  a  te  don  de  se  repro- 

>  duire  »;  —  lettre  de  M.  de  Chaumont,  intendant  de 
Limoges,  du  6Janvier  1755,  Informant  M.  de  la  Micho- 
dière  qu'ayant  appris  la  présence  des  contrebandiers 
dans  la  haute  Auvei^ne,  il  a  écrit  au  prévôt  général 
de  la  maréchaussée  du  Limousin ,  qui  réside  à  Brives, 
de  rassembler  toutes  les  brigades  qu'il  a  dans  son  voisi- 
nage pour  garnir  le  pont  de  Bort  et  autres  passages  ; 
M.  de  Saint-Seine  répond  que  ce  n'était  qu'une  fausse 
alarme  ;  —  correspondance,  de  M.  de  Saint-Seine  avec 
MM.  Lescalopîer,  intendant  de  Montauban,  et  de  Saint- 
Priest,  intendant  de  Montpellier;  —  lettre  du  comte 
de  Moncan,  commandant  pour  le  roi  à  Montpellier,  du 
23  janvier  17^,  &M.  de  la  Michodière,  annonçant  que 
le  maréchal  de  Richelieu  a  jugé  à  propos  <  de  faire 

>  commander  deux  habitans  dans  chaque  lieu  du  Velay 
»  et  du  Gévaudan  où  il  n'y  a  point  de  troupes  pour 

>  iKtrter  les  paquets  jusqu'aux  premiers  postes,  afin 
*  d'être  informés  avec  plus  de  diligence  de  la  marche 
»  des  contrebandiers  >  ;  il  vient ,  en  conséquence ,  de 
donner  des  ordres  aux  consuls  des  communautés  depuis 

Puy-de-Dôme,  —  Série  0, 


Monde  jusqu'au  Puy,  du  Puy  à  Villefort  et  aussi  de 
Mende  à  Florac,  et  propose  k  M.  de  la  Michodière  de 
donner  des  ordres  semblables  en  Auvei^ne,  et  de  se 
mettre  ainsi  en  correspondance  avec  M.  le  chevalier 
de  la  Tonrrette,  lieutenant-colonel  du  régiment  de  Bi- 
gorre  qui  est  à  Mende  ,  et  M.  de  Saint-Roman,  lieute- 
nant-colonel de  celui  de  Vatan  qui  est  au  Puy;  —  M.  de 
la  Michodière  accepte  et  en  écrit  à  MM.  de  la  Tourrette, 
de  Saint- Roman ,  de  Bois  d'Arcy,  et  à  ses  subdél^nés  ; 
—  correspondance  de  l'Intendant  avec  le  Contrôleur 
général,  avec  M.  Trudaine  et  M.  Levet,  commissaire 
du  Conseil  à  Valence,  1754-1755,  relative  aux  sieurs 
Borie  et  Combe,  soupçonnés  d'avoir  fait  partie  de  la 
troupe  des  contrebandiers. 

C.  1047.  (Liasse.)  —  49  pitces,  papier  [2  impr.)  ;  8  cachets. 

tins.  —  CoNTREBiNDiERs.  —  Maudrln.  —  Lettre 
de  M.  Imbert,  secrétaire  de  l'intendance  de  Lyon,  da 
8  février  1755,  à  M.  de  SaintrSeine,  relative  au  passage 
de  six  contrebandiers  près  de  Montbrison  ;  —  lettre  de 
M.  Mignot,  subdél^ué  àThiers,  du  4  février,  sur  le 
bruit  qui  s'est  répandu  de  la  présence  d'une  bande  de 
contrebandiers  à  Roanne  ;  —  lettres  de  MM.  Madur  et 
Rollande,  février  1755,  au  sujet  du  nommé  Rochette, 
contrebandier ,  que  les  Récollets  d'Ambert  avaient , 
disait-on,  recueilli  dans  leur  maison;  perquisition 
taite  par  les  employés  des  fermes  sous  la  direction  du 
sieur  Rollande  ;  évasion  du  Meur  Rochette  ;  M.  Madur, 
accusé  de  négligence,  cherche  à  se  justifier;  —  requête 
du  nommé  Emain,  arrêté  A  Ambert  comme  complice 
des  contrebandiers;  avis  de  M.  Madur;  —  lettre  de 
M.  Imbert,  du  25  février,  relative  aui  mouvements  des 
contrebandiers  en  Savoie  et  en  Suisse  ;  on  dit  qu'ils  ont 
pris  la  route  de  Nice;  copie  d'une  lettre  adressée  &  ce 
sujet  par  l'intendant  de  Lyon  à  ses  subdélégués;  — 
lettre  du  même,  du  7  mars,  à  M.  de  Saint-Seine,  l'in- 
formant que  «  M.  le  comte  de  Marcieu  vient  de  donner 
»  avis  qu'une  bande  de  contrebandiers  de  douze  & 

>  quinze  hommes  avec  des  chevaux  chargés  ont  péné- 
»  tré  le  3  de  ce  mois  en  Dauphiné  par  le  Guier,  et, 
»  après  avoir  passé  l'Isère ,  elle  a  été  jointe  le  4  au 
»  matin  par  une  brigade  des  Fermes  près  Sassenage,  et 

>  cette  brigade  s'étant  jointe  avec  une  autre,  et  ayant 
»  poursuivi  les  contrebandiers,  elles  les  ont  joint  à  un 
»  vilage  apellé  les  Cottes,  où  dans  le  nombre  da  coups 
»  de  fuzils  tirés  de  part  et  d'autre,  il  y  a  eu  un  employé 

>  des  fermes  tué.  Cette  bande  a  gagné  les  hauteurs,  et 
y  s'est  jettée  dans  les  montagnes  avec  les  chevaux  cbar- 
»  gés  pour  pénétrer  dans  tes  parties  du  Royaunois,  du 
*  Dyois  et  du  Gapençois,  pour  percer  peut-être  en  Pro- 


4Si  ARCHIVES  DU 

* 

>  yence,  dans  le  Comtat  ou  le  Vivarals  »;  —  lettre  de 
!M.  de  Saint-Seine  à  M.  Mignot,  du  7  mars,  Tlnformant  que 
les  contrebandiers  semblent  s*être  tournés  du  côté  de  la 
Provence  ;  —  lettres  de  M,  Madur  et  des  consuls  d'Am- 
bert»  au  sujet  de  la  déposition  du  nommé  Blancheton, 
aubergiste  à  Marsac ,  qui  prétend  avoir  reçu  dans  son 
auberge  deux  contrebandiers,  dont  Tun,  habillé  de  bleu 
avec  des  boutons  d'or,  a  été  reconnu  plus  tard  être 
Mandrin;  ils  ont  rejoint  le  lendemain  une  troupe  d'en- 
viron 35  cavaliers  chargés  de  faux-sel  et  se  sont  dirigés 
avec  eux  du  côté  du  Forez  ;  la  ville  d'Ambert  demande 
des  troupes;  M.  de  Saint-Seine  répond  qu'il  est  peu  proba- 
ble que  Mandrin  soit  en  Auvergne,  attendu  que  toutes 
les  nouvelles  s'accordent  à  dire  qu'il  est  sur  le  point  de 
passer  en  Provence  ;  ce  sont  des  faux-sauniers  qu'on 
aura  pris  pour  la  troupe  de  Mandrin  ;  il  annonce  que 
30  employés  des  Fermes  se  rendront  le  lendemain  à  Am- 
1)ert;  —  lettre  de  M.  de  Saint-^Seine  faisant  part  à 
M.  Imbert  des  nouvelles  qu'il  a  reçues  d'Ambert  ;  ré- 
'poQse  de  M.  Imbert  assurant  de  nouveau  que  Mandrin 
est  sûrement  avec  les  autres  chefs  en  Suisse  et  en  Sa- 
voie; —  lettres  de  MM.  de  Saint-Roman  et  de  La  Tour- 
rette,  remerciant  M.  de  Saint-Seine  des  renseignements 
quMl  leur  a  adressés  relativement  aux  contrebandiers  ; 
—  lettre  de  M.  Imbert,  secrétaire  de  l'intendance  de 
Lyon,  du  22  avril  1755,  informant  M.  de  Saint-Seine 
que  €  le  subdélégué  de  l'intendance  de  Bourgogne  à 
»  Bellay  vient  de  donner  avis  par  une  lettre  du  18  que 
»  le  même  jour  une  bande  de  contrebandiers  est  arrivée 
*»  à  Lucey  en  Savoie  et  qu'elle  a  tiré  plusieurs  coups  de 

>  fuzil  sur  les  troupes  et  les  employés  des  Fermes  qui 
*>  sont  au  Port  de  Rives  en  France  vis  à  vis  Lucey  »  ; 
M.  de  Saint-Seine  adresse  copie  de  cette  lettre  à  MM.  de 
La  Tourrette  et  de  Saint-Roman  ;  —  autre  lettre  du 
^méme,  du  26  avril,  annonçant  <  qu'une  bande  de  55 

>  contrebandiers ,  à  la  teste  desquels  sont  les  nommés 

>  Mandrin  et  Genève  frères ,  a  x)cnétré  en  Dauphiné  la 

>  nuit  du  19  au  20  de  ce  mois ,  conduisant  50  chevaux 
*»  chargés  de  marchandises  prohibées.  Cette  bande  a 
»  débouché  sur  la  grande  routte  de  Grenoble  à  Lyon,  à 
*»  trois  lieues  de  cette  première  ville,  entre  le  bourg  de 
»  Moyron  et  le  village  de  Rives  >  ;  on  ne  sait  s'ils  vont 
passer  dans  le  Comtat,  dans  la  Provence,  dans  le  Yiva- 
rals  ou  dans  le  Languedoc;  —  lettres  du  même,  du 
15  mai,  à  M.  de  la  Michodlère,  l'informant  que  Mandrin 
vient  d'être  arrêté  au  château  de  Rochefort,  en  Savoie, 
aitué  à  une  petite  lieue  du  pont  de  Beauvoisin ,  par 
H.  de  Larre ,  lieutenant-colonel  de  M.  de  La  Morlière  ; 
extrait  d'une  lettre  adressée  à  ce  sujet  à  M.  Malard, 
contrôleur  général  des  Fermes  ;  —  lettre  de  M.  Levet,  du 
27  mai,  adressant  de  Yalence  à  M.  de  la  Michodlère  un 


PUY-DE-DOME. 

imprimé  du  jugement  rendu  contre  Louis  Mandrin  ;  — 
lettres  de  M.  Mignot,  subdélégué  à  Thiers,  se  plaignant 
des  procédés  d'un  garde  du  tabac ,  et  de  la  demoiselle 
MelorOi  entreposeuse,  «  qui  voudroit  assujettir  tout  le 
»  monde  à  ne  prendre  qu'en  son  bureau  du  tabac  qu'elle 
»  vend  très  cher,  très  humide  et  sur  un  poids  très  lé- 
»  ger  »  ;  —  lettre  écrite  de  Villefiranche  en  Rouergue, 
du  25  juin,  annonçant  que  des  contrel)andiers  ont  péné- 
tré en  Gévaudan  et  jusque  du  côté  de  Milhau  ;  on  de- 
mande que  des  troupes  soient  établies  à  Saint-Flou  r. 
Murât  et  Chaudesaigues  pour  protéger  les  recettes  de» 
Fermes  ;  —  avis  imprimé  annonçant  qu'on  demande  des 
employés  pour  les  Formes  du  roi  :  les  appointements 
vont  de  350  à  1,000  livres;  lettre  de  M,  de  Montîcourt, 
directeur  des  Fermes  à  Grenoble,  demandant  à  M.  de 
La  Michodlère  de  rendre  cet  avis  public  dans  sa  géné- 
ralité. 

C.  1648.  (Liasse.)  —  52  pièces,  papier;  3  cachets* 

1754-1756.  —  Contrebandiers.  —  Mandrin.  — 
Dépenses  :  —  quittances  ;  états  ;  lettres  des  subdélégués^ 
de  Billom,  La  Chaise-Dieu^  Riom  et  Thiers ,  relatives 
aux  dépenses  occasionnées  par  la  poursuite  des  contre- 
bandiers et  la  mise  en  défense  des  villes  ;  -^  correspon- 
dance de  M.  le  comte  d'Argenson  et  de  l'Intendant 
d'Auverçne,  au  sujet  des  dépenses  exceptionnelles  occa^ 
sionnées  par  le  séjour  à  la  Voûte  des  compagnies  du 
régiment  de  Lenoncourt. 

G.  1649.  (Liasse.)  —  19  pièces^  papier. 

1754-1756.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de^ 
M.  Dauphin,  recommandant  un  placet  adressé  au  Con-» 
trôleur  général,  et  par  lequel  les  cavaliers  de  la  brigade 
de  Riom  demandent  la  vente  à  leur  prolBt  des  effets 
appartenant  aux  nommés  Gautillon  et  Faure,  contre-* 
bandiers  évadés  des  prisons;  —  procès- verbal  d'éva- 
sion et  correspondance  y  relative  ;  —  avis  des  fermiers 
sur  la  demande  des  cavaliers  de  maréchaussée  :  ils  pré- 
tendent que  les  cavaliers  n'ont  pas  fait  leur  devoir,  et 
que  ce  n'est  pas  le  cas  de  les  faire  profiter  de  la  saisie  ; 
—  procès-verbal  de  la  vente  des  effets  en  question  ;  — • 
lettres  de  M.  de  la  Crène. 

G.  1650.  (Liasse.)  —  21$  pièces,  papier  ;  2  cachets, 

1756-  —  Contrebandiers.  —  Lettres  de  M.  Marie, 
subdélégué  à  Langeac,  des  4  et  7  juillet  1756,  informant 
l'Intendant  que  le  3  du  même  mois  quatre  contreban- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


iliers  sont  entrés  à  Tabbaye  royale  des  Chazes  :  <  Ils  se 

*  présentèrent  chargés  d'armes  à  feu,  ctwcim  ayant  dix 

>  conpa  à  tirer  en  fuzils  ou  pistolets  ;  trois  d'iceux  en- 
»  trèrent  dans  l'appartement  de  la  damo  abbesse,  où  les 
»  autres  dames  religieuses  s'estaient  rendues  ;  l'on  y 
»  vomit  touttes  les  horreurs  imaginables,  l'on  menace 
»  de  tuer  et  de  brûler,  les  domestiques  sont  saisis  de 
»  frayeur,  personne  n'ose  branler  ;  l'on  demande  à  t'ab- 
»  besseuDefortecontribution,et  l'on  compose,  après  de 

>  grandes  représentations  pour  se  garantir  la  vie,  à  40 
»  louis  »  ;  —  lettres  de  M"'  de  (îeneUnes,  abbesse  des 
Chazes ,  demandant  l'envoi  à  Langeac  d'une  compagnie 
de  cavalerie;  M.  Marie  fait  la  même  demande  ;  on  pour- 
rait envoyer  dans  cette  ville  te  oomte  de  Saint-Paul, 
capitaine  au  régiment  de  Poly,  dont  la  compagnie  est 
eu  quartier  à  Gerzat.  «  M.  le  comte  de  Saint-Paul  en 
»  seroit  satisfait,  et  M*"  l'abbesse  des  Chases  désireroit 
»  beaucoup  sa  compagnie  de  préférence,  soit  parce  que 
»  M.  de  Saint-Paul  est  du  voisinage  des  Chazes,  soit 

>  parce  qu'il  a  une  de  ses  sœurs  religieuse  dans  l'ab- 
»  baye  »;  —  lettre  de  M.  de  Rachat,  sulidélégué  au 
Puy,  informant  M.  de  Saint-Seine  <  que  les  mêmes  bri- 

>  gands  au  nombre  de  quatre  avoint  été  chés  M.  Char- 
»  don  des  Roys,  qui  avoit  été  forcé  de  leur  compter  200 

*  livres;  ils  furent  aussi  le  5  de  ce  mois  chés  le  curé  de 
»  Vemassal,  mandement  de  Polignac,  diocéze  du  Puy, 

>  qui  fut  obligé  de  leur  bailler  neuf  louys;  ils  lui  em- 
»  portèrent  son  manteau  et  autres  effets  »;  —  lettre 
-de  M.  de  Chassignolles  informant  l'Intendant  que<  le 
»  jeudy  huit  du  moys  de  juillet  quatre  des  satelites  du 

>  sieur  Mandrin  arrivèrent  à  Chassignolles  à  cheval, 
»  armés  jusqu'aux  dants,  un  resta  à  la  porte,  les  autres 

»  trois  entrèrent  dans  la  maison  sans  résistance Je 

»  les  menaçay  de  les  faire  arrêter  ;  à  peine  eu-je  achevé 
»  ce  mot  là  qu'un  d'eux  me  coucha  en  joue  en  me  me- 
»  nassant  de  me  tuer  si  je  ne  leur  donnois  vingt  écus 
»  qu'ils  me  demandoint  ;  mes  filles  se  mirent  à  la  tra- 
»  verse  et  leur  donnèrent  cette  somme  pour  se  défaire 
»  d'eux  »;  —  note  relative  au  passage  desqnatre  contre- 
bandiers à  Saint-Amant-Roche-Saviiie,  où  ils  annoncent 
qu'ils  attendent  50  de  leurs  camarades,  «  et  que  si  leur 

>  trouppe  estoit  ramassée,  ils  seroient  au  nombre  de 

>  500  »  ;  ils  prirent  le  lendemain,  10  juillet,  ht  route  de 
Bertignat  et  passèrent  la  Dore  au  bateau  de  Oerbaud, 
vis-à*vis  Marat;  —  lettre  de  l'Intendant,  faisant  part 
an  Contréleur  général  des  événements  ci-dessus  et  des 
mesures  qu'il  a  prises  de  concert  avec  M.  de  Poly  et  le 
sieur  Bots  d'Arcy;  —  lettre  du  même  au  même,  du 
24  juillet,  au  sujet  des  excès  préfendus  commis  par  les 
mêmes  brigands  chez  la  marquise  de  Lugeac  et  chez 
M.  de  Montchal  :  la  nouvelle  débitée  par  un  bénédictin 


de  La  Chaise-Dieu  qui  passait  à  Saint-Àlyre  a  été  re- 
connue fausse;  —  lettre  de  M.  Imbert,  secrétaire  de 
l'intendance  de  Lyon ,  informant  M.  de  la  Michodière 
que  les  mêmes  brigands  qui  avaient  passé  à  l'abbaya 
des  Chazes  avaient  fait  une  expédition  au  château  de 
Chenereilles  et  volé  plus  de  5,000  livres  à  Pouilly, 
près  de  Feurs  ;  <  deux  de  ces  voleurs  viennent  d'être 
>  tués  et  les  autres  deux  arrêtés  par  le  lieutenant  de 
»  la  maréchaussée  de  Roanne;  il  écrit  qu'un  des  tués 
»  étoit  Piénaontais,  chef  des  contrebandiers»;  —  lettres 
de  M.  Imbert,  novembre  1756,  au  sujet  de  15  désertenr^ 
du  régiment  de  Fischer  qui  se  sont  arrêtés  à  Nëronda 
et  à  Saint-Symphorien-le-Chastel,  et  ont  passé  de  là  en 
Dauphiné;  ils  ont  commis  les  mêmes  excès  que  les  con- 
trebandiers. 


C.  16SI.  (liasse.)  —  16  pièces,  papier;  1  cachet. 

1TS3-176I.  —  Contrebandiers,   —  Saisies  dln- 

diennes  ut  autres  étoffes  de  contrebande  à  Plauzat  et 
sur  le  chemin  de  Lezoux  à  Thiers,  par  les  employés  des 
Fermes  de  la  brigade  de  Lezoux,  1757;  —  saisie  à  Cler- 
mont  par  les  employés  des  Fermes  de  trois  boucs  d'huile 
de  noix  venant  de  Tulle  et  qui  n'avaient  point  acquitté 
les  droits,  1758;  projet  d'ordonnance  de  l'Intendant;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  7  février  1759,  déclarant 
«  bonne  et  valable  la  saisie  de  neuf  jeux  de  cartes  en- 
»  tières,  de  quarante-cinq  de  pîcquet,  de  cinquante  de 
»  trlx,  et  de  trois  jeux  d'entières  prêtes  i  mettre  en  en- 
»  veloppes,  faite  sur  la  nommé  Duffaut,  cartierde  cette 

>  ville  de  Clermont-Ferrand ,  travaillant  sous  le  nom 
»  du  sieur  Yiennet,  son  beau-père,  maître  cartier  en 
»  ladite  ville  »;  et  déclarant  ledit  Duâaut  déchargé  de 
l'amende  de  3.000  livres;  —  lettre  de  M.  Teyras  de 
Grandval,  subdélégué  à  Saint-Amant-Roche-Savine, 
du  22  avril  1701,  relative  au  passage  de  24  contreban» 
diers  avec  30  chevaux  chargés  de  tabac  qui  ont  logé 
chez  le  sieur  Fayolle,  aubergiste  ;  procès-verbal  de  la 
déclaration  faite  par  le  sieur  Fayolle  au  juge  des  lieux 
qui  certifie  avoir  fait  sonner  le  tocsin,  conformément  à 
la  déclaration  du  roi  du  2  août  1729;  —  lettre  de 
M.  Lalont,  du  23  avril  1761,  annonçant  que  les  contre- 
bandiers ont  reparu  dans  la  ville  d'Issoire  au  nombre 
de  32  hommes,  avec  35  chevaux  chargés  de  tabac;  od 
a  reconnu  dans  le  nombre  quelques-uns  de  ceux  gui 
étaient  venus  au  mois  de  juin  précédent;  la  plupart 
n'ont  pas  l'air  robuste,  <  et  je  doute  fort,  ajoute  M.  La- 

>  font,  quils  eussent  fait  bonne  contenance  et  teoa 
»  contre  une  attaque.  Ils  ont  pris  à  leur  départ  la  route 
»  de  Saint-Germain-Lembron.  L'indolence  et  la  pol- 


44  ARCHIVES  DU 

»  tronnerie  des  gardes  de  gabelle  autorise  ces  contre- 
»  bandiers  à  tout  entreprendre  »;  —  lettre  de  M.  de 
Mallessaigne,  subdélégué  à  Bort,  datée  de  Marcenat,  le 
26  mai  1761 ,  informant  llntendant  qu'une  troupe  de 
26  contrebandiers,  arrivés  à  Marcenat  le  25  avril,  jour 
de  foire,  y  ont  débité  beaucoup  de  tabac  qu'ils  vendaient 
35  sols  la  livre;  ils 'allèrent  aussi,  le  29,  à  une  autre 
foire  qui  se  tenait  à  Condat,  et  s'en  retournèrent  par 
la  route  d'Égliseneuve  ;  —  lettre  de  M.  Blandinières, 
subdélégué  à  Ardes,  du  26  août  1761,  informant  l'In- 
tendant <  que  le  16  du  présent  mois  d'août,  sur  les  dix 
»  heures  ou  environ  du  soir,  plusieurs  brigades  de 
»  gardes,  au  nombre  de  64  hommes,  étant  à  la  suite 
»  d'une  vingtaine  de  contrebandiers  qui  avoient  passé 
»  le  même  jour  en  cette  ville,  rencontrèrent  à  l'entrée 
)►  d'icelle  les  nommés  François  Matussière ,  bourgeois , 
»  Pierre  Pradier,  meunier;  Antoine  Auzat,  journalier, 
»  tous  quatre  habitans  de  laditte  ville,  et  ayant  fait  feu 
»  sur  eux,  ledit  Matussière  en  fut  blessé  et  mourut 
»  environ  deux  ou  trois  heures  après  »  ;  les  gardes  pré- 
tendent que  les  trois  particuliers  en  question  étaient 
saisis  de  tabac  de  contrebande,  et  attaquèrent  les  pre- 
miers ;  ceux-ci  nient  ;  —  procès-verbal  dressé  par  Fran- 
çois Durif,  lieutenant  et  juge  ordinaire  au  bailliage  de 
Saint-Amant-Roche-Savine,  du  passage  de  11  contreban- 
diers chez  le  sieur  FayoUe,  aubergiste  de  l'endroit,  le 
29  août  1762;  lettre  de  M.  Teyras  de  Grand  val  ;  —  lettre 
de  M.  de  Vixouzes,  du  31  août  1761,  informant  l'Inten- 
dant que  le  sieur  Blondel,  entreposeur  du  tabac  à  Auril- 
lac,  est  venu  lui  donner  avis  «  qu'un  nombre  de  contre- 
»  bandiers  d'environ  50  à  60  armés  et  à  cheval  s'étoient 
»  présentés  à  Mauriac,  Salers  et  aux  environs,  d'où  ils 
»  étoient  allés  en  continuant  leur  tournée  du  côté  de 
»  Beaulieu ,  frontière  du  Limousin ,  et  de  Figeac  en 
»  Quercy,  et  de  là  venir  icy  en  bien  plus  grand  nombre 
»  à  leur  retour  de  l'emplette  »  ;  —  lettre  de  l'Intendant 
au  Contrôleur  général  et  à  M.  de  Saint-Florentin,  du 
7  septembre  1761,  au  sujet  de  deux  bandes  de  contre- 
bandiers :  l'une  qui  a  passé  à  St-Amant-Roche-Savine, 
après  avoir  défait  les  gardes  de  la  brigade  d'Usson  ; 
l'autre  qu'on  a  vue  dans  la  haute  Auvergne  ;  —  lettre 
de  M.  Lafont,  du  19  septembre  1761,  au  sujet  de  l'escar- 
mouche du  5  juin  1760,  entre  les  employés  des  Fermes, 
commandés  par  le  capitaine  générai  des  brigades  de 
Saint-Étienne-en-Forez,  et  les  contrebandiers;  les  em- 
ployés étaient  en  nombre  suffisant  pour  ne  pas  laisser 
échapper  un  seul  des  contrebandiers  qu'ils  avaient  at- 
teints à  Issoire;  <  l'un  des  contrebandiers  arrêta  une 
»  partie  des  brigades  qui  débouchoient  par  la  inie  des 
»  Capucins  ;  on  lui  foumissoit  des  fusils  doubles  char- 
»  gés,  avec  lesquels  il  fit  un  feu  continuel  sur  les  em- 


PUY-DE-DOME. 

»  ployés  ;  il  en  blessa  deux  dangereusement ,  lesquels 

>  sont  morts  de  leurs  blessures.  La  témérité  de  cet 
/»  homme  &vorisa  la  retraite  de  ses  camarades,  qui  em- 
»  portèrent  le  tabac  dont  ils  étoient  chargés,  et  dans  le 
»  moment  que  ce  déterminé  coquin  Cedsoit  le  serre-file,. 

>  il  reçut  un  coup  de  feu  dont  il  mourut  un  quarl 
»  d'heure  après  »  ;  au  reste ,  M.  Lafont  n'a  pas  été  té- 
moin  de  tous  ces  faits,  il  rapporte  ce  qu'il  en  a  appris 
de  différents  particuliers;  —  lettre  de  M.  Mignot,  du 
21  septembre  1761,  au  sujet  d'une  alarme  causée  par  la 
nouvelle  d'une  incursion  prochaine  des  contrebandiers 
à  Thiers. 

G.  16S2.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier;  8  cachets. 

1769-1765.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de  M.  Mi- 
gnot, subdélégué  à  Thiers,  du  14  mars  1762,  annonçant 
l'arrivée  dans  cette  ville  d'une  troupe  de  80  à  100  con- 
trebandiers; —  lettre  de  M.  Teyras  de  Grandval,  du  d 
mai  1762,  relative  au  passage  de  84  contrebandiers  dans 
la  ville  d'Ambert,  «  ils  ont  débouché  dans  la  province 
»  par  Saint-Antesme,  et  ont  suivi  la  routte  de  Saint- 

>  Amant  et  couché  le  7  à  Sandier,  d'où  ils  sont  partis 
»  et  ont  continué  la  grande  routte  par  Billom.  Ils  ont 
»  vendu  publiquement  leurs  marchandises  dans  les 
»  lieux  de  leur  passage  sans  commettre  d'autres  vio- 
»  lences  que  de  se  faire  loger  à  main  armée  dans  les 
»  auberges  >  ;  —  lettre  de  M.  de  Tournemire,  du  2^ 
mai  1762,  annonçant  qu'une  trentaine  de  contreban- 
diers ont  passé  à  Mauriac  et  de  là  à  Aurillac  ;  on  assure 
qu'ils  ont  gagné  le  Limousin  ;  —  copie  d'une  lettre  de 
M.  de  Vixouzes,  du  31  mai  1762,  annonçant  que  <  les 
»  mandrins  ont  passé  à  Aurillac  deux  fois  dans  Tespace 
»  d'environ  15  jours  ;  la  dernière  bande  n'a  pas  été  si 

>  nombreuse  que  la  première,  elle  n'étoit  que  de  25  à 
»  26,  au  lieu  que  l'autre  étoit  de  plus  de  60.  On  a  re- 

>  marqué  que  ce  n'étoit  pas  la  même  troupe;  ces  der- 
»  niers  n'étoient  point  chaînés,  ils  cherchoient  à  enga- 
»  ger  des  hommes,* et  en  effet  le  nommé  Bourbon,  sol- 
»  dat  du  régiment  de  Bourbonnois,  compagnie  de  la 
»  Garde,  qui  n'a  voit  pas  joint  depuis  longtemps,  a  pris 
»  parti  avec  eux  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Tournemire,  do 
1"  juin  1762,  sur  le  passage  de  40  contrebandiers  à 
Pleaux,  les  28  et  29  mai  précédent  :  on  a  su  que  cette 
bande  avait  forcé  les  entrepôts  de  Brives,  de  Tulle  et 
d'Argentat,  et  tué  le  comte  de  Sauvebeuf  ;  cette  der- 
nière nouvelle  est  ensuite  reconnue  fausse  ;  —  lettres 
des  consuls  d'Aurillac  et  du  sieur  Blondel,  entreposeur 
du  tabac,  relatives  à  l'arrivée  de  60  contrebandiers 
dans  Aurillac,  le  4  juin  ;  les  consuls  s'excusent  de  n'avoir 
pas  sonné  le  tocsin  ;  —  lettre  de  M.  de  Montluc,  Infor- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


45 


mant  M.  de  Saint-Étienne  que  les  contrebandiers  qui 
passèrent  le  2  juin  à  Talizat,  ont  assassiné  un  de  leurs 
compagnons  près  de  Yieillespèce  ;  —  lettre  de  M. 
Teyras  de  Grandval,  du  4  juillet  1762,  relative  au  pas- 
sage de  11  contrebandiers  à  Ambert  et  à  Saint-Amant- 
Roche-Savine  ;  —  lettre  de  M.  de  Mallessaigne,  subdé- 
iégué  à  Bort,  du  27  juillet  1762,  au  sujet  de  lettres 
supposées  écrites  par  des  contrebandiers  ;  copies  de  ces 
lettres;  —  lettre  de  M.  Bertin,  du  1«' juin  1762,  infor- 
mant M.  de  Ballainvilliers,  que  les  maréchaussées  et  les 
brigades  des  Fermes  ne  pouvant  suâSre  à  réprimer  les 
bandes  armées  qui  commettent  des  ravages  à  l'intérieur 
du  royaume;  S.  M.  a  autorisé  les  Fermiers  généraux 
«  à  mettre  sur  pied  des  troupes  de  cavaliers  habillés, 
>  armés  et  montés  uniformément  et  composées  de  su- 
»  jets  d'élite  >  ;  l'Intendant  devra  donner  des  ordres 
aux  subdélégués  et  aux  consuls  des  paroisses,  aân  que 
ces  troupes  trouvent  partout  les  secours  dont  elles  au- 
ront besoin  :  logement,  écuries,  vivres,  fourrages  ;  les 
cavaliers  blessés  seront  reçus  dans  l'hôpital  le  plus  voi« 
sin,  l'Intendant  réglera  la  dépense  ;  l'Intendant  fait  part 
de  ces  instructions  à  ses  suddélégués  ;  réponses  de  ceux- 
ci; —  lettre  de  M.  Trudaine,  du  18  mars  1765,  invitant 
M.  de  Ballainvilliers  à  fournir  au  détachement  de  la 
troupe  à  cheval  du  Dauphiné  que  les  Fermiers  généraux 
ont  envoyé  en  Auvergne  tous  les  secours  nécessaires. 


C.  16S3.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier. 

VéTricr-JuIlleÉ  176S.  —  Contrbbandibrs.  —  Let- 
tre de  M.  Boudai,  subdél^ué  à  Lezoux,  du  26  février 
1768,  au  sujet  du  nommé  Montagne,  déserteur  du  r^i- 
ment  des  cuirasssiers,  qui  s'est  associé  avec  des  contre- 
bandiers et  se  montre  impunément  dans  Lezoux,  où  il 
se  livre  à  toutes  sortes  de  violences,  criant  qu'il  veut 
€  mettre  à  la  raison  tous  les  gabelous  »  ;  avis  en  est 
donné  à  M.  Dauphin,  qui  envoie  à  Lezoux  des  cavaliers 
de  maréchaussée  déguisés  ;  —  lettres  du  même,  du  20 
au  28  mars,  relatives  au  meurtre  de  Godet»  employé 
dos  gabelles;  les  soupçons  se  sont  portés  sur  Montagne 
qu'on  n'a  pu  encore  saisir:  «  Il  ne  séjourne  jamais  deux 

>  heures  dans  une  maison  ;  il  roule  dans  les  bois  ou 
»  dans  les  villages  voisins  toute  la  journée  et  se  retire 
»  la  nuit  ou  dans  ces  mêmes  villages  ou  dans  quelque 

>  grange  ou  cabinet  de  jardin. . .  S'il  entre  dans  quel- 

>  que  auberge  ou  maison  pour  boire  ou  manger,  il  y 

>  entre  ordinairement  armé  et  empêche  qu'on  ne  sorte 
»  jusqu'à  ce  qu'il  en  est  sorty  luy-même  »  ;  on  assure 
qu'il  va  tous  les  lundis  à  Biilom  où  il  débite  du  tabac, 
et  qu'il  se  déguise  tantôt  en  paysan,  tantôt  en  huilier, 


tantôt  en  femme  ;  —  lettres  du  même,  du  4  avril,  an- 
nonçant qu'on  n'a  pu  encore  s'emparer  de  Montagne  et 
qu'il  faudra  user  de  ruse;  personne  ne  parait  plus  pro- 
[4'e  à  faciliter  cette  capture  que  les  employés  des  Fer- 
mes, «  ils  peuvent  eux-mêmes  servir  d'espions  ;  ils  en 
»  ont  d'ailleurs  ordinairement  d'affldés  et  sont  intéres- 

>  ses  personnellement  à  cette  capture  »  ;  Montagne  se 
montre  surtout  à  Moissat  et  à  Bort,  et  ne  vient  à  Le- 
zoux que  la  nuit;  —  lettre  du  même,  du  9  mai,. annon- 
çant que  Montagne  a  paru  à  Lezoux,  où  les  employés 
des  Fermes  ont  failli  le  prendre  ;  —  lettre  du  même, 
du  6  juin,  annonçant  une  nouvelle  expédition  de  Mon- 
tagne à  Lezous  ;  ^  signalement  du  nommé  Chevalier, 
dit  Madriat,  faux-saunier  de  la  troupe  de  Montagne  ;  — 
lettres  de  MM.  Lussigny  ;  Pacros,  lieutenant  de  la  jus- 
tice de  Marsat;  Imbert,  bailli  d'Ariane  ;  Imbert  de  Tré- 
mioUes,  à  Viverols,  juin  1768,  relatives  au  passage 
d'une  troupe  de  11  à  12  contrebandiers,  qui  ont  paru  à 
Saint- Anthême  dans  la  nuit  du  31  mai  au  l*' juin: 
<  Ils  sont  partis  le  lendemain  à  quatre  heures  et  demy 

>  du  matin,  prenant  la  routtede  Marsac.  A  my  chemin, 
»  ils  furent  attaqués,  mais  sans  fruit,  par  des  employés 
»  embusqués  dans  un  bois.  Ils  sont  arrivés  à  Marsac,  tou- 
»  jours  suivis,  à  dix  heures  du  matin,  et  en  sont  repartis 
»  à  trois  heures  après  midy  pour  aller  coucher  à  Saint- 
»  Germain-L'Herm  >  ;  —  lettres  ou  procès-verbaux  de 
MM.  de  Lussigny  ;  Herbuer-Laroche,  bailli  de  La  Tour- 
Goyon,  correspondant  à  Ambert  de  la  subdélégation  de 
Saint-Amant;  Tardif,  bailli  dé  Saint-Amant-Roche- 
Savine  ;  Roche,  correspondant  à  Tours,  relative  à  une 
nouvelle  incursion  des  contrebandiers  à  Saint-Amant, 
le  17  juin;  ils  se  sont  rendus  de  là  à  Vertolaye,  où  ils 
ont  tué  deux  gardes  des  gabelles  et  se  sont  retirés  à 
Yalcivières,  où  leur  chef,  nommé  Dragon,  blessé  dans 
l'engagement,  s'est  fait  panser  ;  Montagne  ne  faisait 
pas  partie  de  ces  11  contrebandiers,  qui  paraissaient 
tous  Foréziens  ou  Lyonnais  ;  —  lettre  de  l'Intendant, 
du  20  juin,  au  Contrôleur  général  des  Fermes  et  à 
MM.  BuxeroUes,  Rollande  et  de  La  Rue,  capitaines  des 
Fermes  à  Riom,  Saint-Flour  et  Puy-Guillaume  ;  —  ré- 
ponse de  M.  Rollande,  datée  de  Saint-Flour,  le  23  juin  ; 
c'est  la  même  bande  qui  a  passé,  au  commencement  du 
mois,  au  port  d'Orsonnette,  puis  à  Yodable  et  de  là  en 
Limousin  ;  puis  ils  revinrent  par  la  même  route  vers  le 
milieu  du  mois  ;  —  lettres  de  l'Intendant  au  Contrôleur 
général  et  à  M.  de  Saint-Florentin,  leur  faisant  part 
des  excès  commis  par  les  deux  bandes  de  contreban- 
diers  qui  se  sont  montrées  en  Auvergne  et  des  mesures 
prises  pour  s'emparer  de  Montagne  ;  —  notes,  mémoire, 
lettres  de  MM.  Boudai,  de  Cambefort,  Jaoul,  relatives 
aux  démarches  de  Montagne  et  de  ses  quatre  comp^- 


40 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


gnons;  procès-verbaux  d*ârrestation  de  quelques  indi- 
vidus soupçonnés  d'avoir  favorisé  Montagne;  lettre  à  ce 
sujet  de  l'Intendant  au  Contrôleur  général  ;  ^  mémoire 
de  la  vie  qu'a  menée  Montagne  du  mois  de  mars  au 
mois  de  juin  1768;  —  lettres  de  MM.  de  la  Gardette  et 
Roche,  relatives  au  passage  de  Montagne  à  Blllom,  les 
13  et  14  juin  ;  —  réponse  de  l'Intendant  ;  —  déclara- 
tion du  nommé  Bouchard,  fils  d'un  huissier  d'Ussel,  af- 
firmant* avoir  été  arrêté  le  18  juin  1768,  en  compagnie 
d'autres  voyageurs,  par  Montagne,  et  ses  deux  compa- 
gnons, sur  la  route  de  Lyon  à  Thiers,  au  lieu  de  Saint- 
Thomas,  près  la  Croix  de  Bras-de-Fer  ;  —  lettre  de  M, 
Dufraisse-Duchey  ÛIs,  au  sujet  de  l'information  com- 
mencée à  sa  requête  contre  Montagne  ;  <  il  seroit  très 
»  essentiel  de  donner  des  ordres  à  la  maréchaussée  pour 
»  faire  arrêter  Montagne  et  ses  complices  »  ;  l'Inten- 
dant répond  qu'il  a  donné  des  ordres  il  y  a  plus  de  qua- 
tre mois  et  qu'il  fait  suivre  assiduement  cette  troupe 
de  malfaiteurs  ;  —  lettre  de  M.  Chappelle,  lieutenant 
particulier  de  la  châtellenie  de  Cervières,  du  16  juin 
1768,  au  sujet  des  excès  commis  par  la  troupe  de  Mon- 
tagne, «  qui  a  voulu  s'apeller  ici  Mandrin  le  cadet  >  ; 
—  correspondance  de  l'Intendant  d'Auvergne  avec 
ceux  de  Lyon  et  de  Montauban  ;  —  lettre  du  même, 
du  21  juin  1768.  à  M.  ColleaU,  chef  de  la  Com- 
mission de  Valence;  réponse  de  M.  Colleau  :  il  con- 
naissait déjà  la  marche  des  deux  bandes  de  contre- 
bandiers, celle  des  onze,  commandée  par  un  borgne 
qu'il  suppose  être  soit  J.-B.  Simon  soit  Barbarin  et 
celle  de  Taurin  Montagne  ;  on  ignore  par  où  la  première 
bande  est  entrée  en  France,  mais  on  sait  qu'elle  a  passé 
la  Loire  au  pont  de  Montrond  et  on  la  suit  à  Saint- 
Anthème,  à  Marsac,  au  port  d'Orsonnette,  à  Yodable, 
à  Condat,  à  Marcenat,  dans  le  haut  Limousin;  du  5  au 
16  juin  on  perd  ses  traces;  le  17  elle  est  à  Vertolaye, 
d'où  elle  retourne  en  Savoie  par  le  Lyonnais  ;  on  a  pré- 
tendu qu'alors  Montagne  s'était  joint  à  cette  bande; 
M.  Bourlin  a  été  chargé  de  l'information  contre  ce  der- 
nier. 


C.  i6{)4.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier. 

Juin  17  6§.  —  Contrebandiers. —  Interrogatoires 
par  J.-B.-Amable  Besseyre,  sieur  de  Dianne,  conseiller  du 
roi,  lieutenant  général  criminel  en  la  Sénéchaussée  et 
siège  Présidial  de  Clermont-Ferrand,  des  nommés  Jean 
Dubois,  garçon  tanneur  à  Lezoux  ;  Antoine  Bournat,  du 
village  de  Mouillavant,  paroisse  de  Lezoux;  Benoit 
Lièvre,  fils  d'an  aubergiste  de  L3zoux,  sur  les  habitudes 
et  les  démarches  de  Montagne. 


C.  1655.  (Liasse.)  —  82  piices,  papier;  2  cacliets. 

Jnlllet-Aoàt  1 76§.  —  Contreba^ndiers.  —  Lettre 
de  M.  Chartîer,  datée  de  Thiers  le  3  juillet  1768,  infbp- 
mant  l'Intendant  que  deux  espions  ont  suivi  la  piste  de 
Montagne  jusqu'à  la  Loire,  qu'il  a  passé  le  fleuve  au- 
dessus  de  Digoin  et  s'est  dirigé  vers  les  Dombes,  aooam- 
pagné  de  trois  autres  contrebandiers;  M.  deMontyon  en 
donne  avis  aux  intendants  de  Lyon  et  des  Dombes;  à 
M.  Boudai;  à  M.  Bertin,  exempt  à  Thiers;  réponses  de 
MM.  de  Flesselles,  de  Garnerant,  du  subdélégué  de 
Trévoux  ;  —  lettre  du  chevalier  de  Vermale,  lieutenant 
de  maréchaussée  à  Montbrison,  du  7  juillet,  annonçant 
que  Montagne  est  de  retour  et  quMl  a  passé  le  6  entre 
Sairit-Germaln-Laval  et  Saint-Just-en-Chevalet  ;  II  a 
eu  un  engagement  avec  les  employés  des  Fermes  et  Ton 
prétend  qu'il  a  été  blessé  à  la  jambe  ;  ^  lettre  du  duc  de 
Choiseul,  du  4  juillet  1768,  adressant  à  M.  de  Montyon 
un  ordre  du  roi  pour  faire  emprisonner  plusieurs  habi- 
tants de  Lezoux  qui,  d'après  M.  de  la  Ribbe-Haute, 
lieutenant  de  la  maréchaussée  à  Riom,  ont  empêché  la 
capture  de  Montagne;  ordre  du  roi;  réponse  de  l'Inten- 
dant: les  faits  allégués  par  M.  de  la  Ribbe-Haute 
sont  inexacts,  en  conséquence  il  n'a  pas  cru  devoir  fahre 
usage  des  ordres  du  roi,  «  au  reste,  Monsieur,  ajoute 
»  M.  de  Montyon,  vousne  devés  pas  être  indisposé  contre 

>  le  sieur  de  la  Ribe-Haute,  de  ce  qu'il  vous  a  mis  dans 

>  le  cas  de  faire  donner  par  le  roy  des  ordres  injustes,  œ 

>  n'est  sûrement  pas  mauvaise  intention,  c'est  une  indis- 

>  crétion  malheureuse  et  un  peu  trop  de  vivacité  »; 
lettre  dans  le  même  sens  à  M.  de  la  Ribbe-Haute;  -«- 
lettres  de  M.  de  Saint-Florentin  et  des  Fermiers  géné- 
raux, du  7  juillet;  —  lettres  .de  MM.  Mignot  ;  Boudai, 
Bertin,  exempt  de  la  maréchaussée  à  Thiers,  et  procès- 
verbaux  relatifs  à  la  poursuite  et  Ji  la  capture  de  Mon- 
tagne :  les  employés  de  la  brigade  à  cheval  des  Fermes 
établie  à  Ferrières  atteignent  Montagne  le  7  juillet  pràs 
d'Arconsat,  ne  peuvent  le  prendre,  mais  s'emparent  de 
4  chevaux  qu'il  conduisait;  le  8  juillet  ils  partent  de 
Thiers  avec  le  sieur  Bertin,  ce  dernier  accompagné  de 
sa  brigade  se  porte  sur  Courpière,  et  la  brigade  des 
Fermes  sur  Arconsat;  le  9  juillet  ils  se  réunisseat 
devant  le  château  de  Rioux,  paroisse  de  Courpièse» 
appartenant  à  M.  Delapchier  ;  ils  l'investissent  et  apnis 
une  courte  fusillade  enfoncent  les  portes  et  s'empareat 
de  Montagne  ainsi  que  de  son  compagnon  Chevalier,  dit 
Madriat  ;  —  note  sur  l'arrestation  à  Lezoux  du  frère  de 
Montagne,  âgé  de  14  ans;  —  lettres  de  llutendant,  fai- 
sant part  de  cette  capture  au  Contrôleur  général,  à 


SÉRIE  C.  —  INTENDAKCE  D'AUVERGNE. 


H.  de  Saint-Florentin  et  au  duc  de  Choisenl  ;  il  demande 
iea  gratifications  pour  l'exempt  Bertin  et  pour  les  habi- 
tants de  Courpière  qui  se  sont  ti-ès  bien  comportés  ;  — 
lettre  de  M.  Colieaù,  du  ISjuillet,  informant  l'Intendant 
qn'il  a  adressé  A  M.  Bourlin  une  ordonnance  pour  faire 
tra&^érer  à  Valence  Taurin  Mont^ne,  son  frère  et  ses 
complices  ;  11  a  voulu  ainsi  cou|>er  court  aux  conflits  qui 
semblaient  sur  le  point  de  s'élever  entre  la  Cour  des 
Aides,  le  Présidial  et  la  Maréchaussée  ;  les  prisonniers 
sotiBt  d'ailleurs  mieux  gardés  à  Valence  et  l'instruction 
pourra  y  être  suivie  d'une  manière  plus  efllcace  ;  — 
signalements  de  huit  prisonniers  évadés  des  prisons  de 
Clermont,  le  36  juillet  1766,  parmi  lesquels  Taurin  et 
Jean  Montagne  ;  procès-verbal  de  l'évasion  ;  lettres  de 
Ilntenâant  faisant  part  de  cette  nouvelle  au  Contrôleur 
général  ;  à  MM.  Colleau ,  de  la  Gardette  ,  Boudai  ;  — 
correspondance  des  officiers  des  brigades  des  Ferme»  et 
des  officiers  de  la  maréchaussée  ;  —  lettres  de  M.  de 
Lostanges,  colonel  du  régiment  Dauphin-Dragon,  rela- 
tives à  la  poursuite  des  prisonniers  évadés  :  cinq  d'entre 
eux  sont  repris  le  même  jour,  Montagne  est  arrêté  le 
29  par  des  paysans  de  Lempdes  -,  —  correspondance  à 
ce  sujet  de  l'Intendant  avec  le  Contrôleur  général ,  le  duc 
de  Choiseul,  MM.  Colleau,  de  Saint-Florentin. 


U.  109G.  (Liasse.)  —  30  piices,  papier  ;  1  cacbet. 


ftt  ITW.  —  Contrebandiers.  —  Lettre 
de  M.  Rollande,  capitaine  général  des  Fermes  à  Saint- 
Floor,  du  30  juillet,  se  plaignant  que  M.  de  la  Ribbe- 
Haute  n'ait  pas  communiqué  les  ordres  adressés  par  le 
ministre  aux  maréchaussées  de  marcher  contre  les 
contrebandiers  ;  M.  de  la  Ribbe-Haute  répond  qu'il  a 
«(«nmaniqué  les  ordres  en  question  et  qu'il  en  a  tenu 
-compte  en  aidant  k  poursuivre  Montagne  ;  —  lettre  de 
U.  deTalkemberg,  garde  du  corps  du  roi,  à  Troyes  en 
Champagne,  du  12  août  1768,  au  sujet  du  vol  commis 
d«ez  lui  le  7  juin  par  Montagne  et  ses  complices;  — 
correspondance  de  M.  de  Montyon  avec  M.  Tradaine 
-deMontigny,  fit  M.  Colleau  surle  choix  delà  juridiction 
devant  laquelle  sera  renvoyé  Montagne  ;  lettre  de  M,  de 
Haupeoa,  du  19  août,  annonçant  qu'il  a  fait  expédier 
deslettres  patentes  d'attribution  à  la  Sénéchaussée  de 
Clermont;  —  lettre  de  M.  Bourlin,  commissaire  sub- 
ài^égué  de  Valence  à  Clermont.  du  31  août  1768,  infor- 
mant M.  de  Montyon  que  la  bande  de  contrebandiers 
fiondnita  par  les  nommés  Borgne  et  le  Dragon  qui 
passèrent  le  16  Juin  précédent  A  la  Monge,  et  le  lendemain 
A  Vertolaye  <  sont  aujonrd'huy  au  nombro  de  47, 
■>  ils  ont  passé  A  Vassivières,  qui  est  &  une    lieue 


47 
»  d'Ambert,  ils  débitent  actuellement  leurs  marchan- 

>  dises  ;  »  l'Intendant  en  écrit  A  M.  Teyras,  qui 
répond  que  la  nouvelle  est  fausse;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant, du  9  août  1768,  informant  le  Contrôleur  général  et 
M.  de  Saint-Florentin  que  Montagne  a  été  sur  le  point 
de  s'évader  encore  :  <  Je  sçai  quelle  est  la  cause  de  ce 
»  désoi'dre.  Beaucoup  de  bonnes  âmes  par  le  motif  ou 

>  sous  le  prétexte  de  la  piété  entrent  dans  les  prisons 
»  pour  aporter  des  charitez;  depuis  que  Montagne  et 
»  ses  camarades  y  sont  renfermez  le  nombre  des  visites 

>  est  encor  augmenté,  et  il  est  possible  que  de  grands 
»  coquins  bien  faits  et  à  moitié  nus  soyent  plus  intéres- 
»  sans  que  d'autres;  les  charités  qu'on  leur  donne  se 
»  dépensent  dans  la  prison  et  le  geôlier  y  trouve  son 
»  compte;  ilest  essentiel  de suprlmer ce  petitcommerce: 
»  il  est  contre  le  bon  ordre  que  les  prisonniers  ayent  de 
»  l'argent,  d'autant  qu'il  n'est  point  d'instrument  après 
»  une  lime  qui  agisse  plus  sûrement  sur  le  fer  qu'on 

>  écu  !  »  —  réponses  du  Contrôleur  général  et  de  M.  do 
Suint-Florentin  :  quoique  la  police  des  prisons  ne  soit 
pas  confiée  à  l'Intendant,  il  voudra  bien  veiller  à  ce  que 
les  ordres  du  rot  pour  rendre  ces  prisons  plus  sûres 
soient  fidèlement  exécutés;  copie  de  la  lettre  écrite  sur 
ce  sujet  par  le  Contrôleur  général  au  lieutenant  criminel 
de  Clermont-Ferrand. 


C.  16S7.  (Liasse.)  —  7+  pièces,  papier  (1  impr.), 

Sept.-Oc(.  1168.  —  CoNTREHANDiBBS.  —  Procès-ver- 
bal  de  l'évasion  de  Montagne  et  de  11  autres  prisonniers 
détenus  dans  les  prisons  de  Clermont ,  la  nuit  du  13  au 
14  septembre  1768;  signalements  des  fugitifs;  lettres  de 
l'Intendant  au  Contrôleur  général,  au  comte  de  Saint- 
Florentin,  au  duc  de  Choiseul  :  le  geôlier  n'avait  pas 
exécuté  l'ordre  à  lui  donné  de  tenir  Montagne  enchaîné 
par  le  col  et  par  la  ceinture  ;  les  prisonniers  ont  travaillé 
14jours  à  percer  les  cachots  sans  qu'on  s'en  aperçût; 
M.  de  Montyon  ne  propose  pas  cependant  de  punir  le 
geôlier,  qui  est  aussi  béte  que  poltron ,  mais  il  insiste 
sur  la  nécessité  de  transformer  les  prisons  pour  les  ren- 
dre sûres;  —  lettres  de  l'Intendant  faisant  part  de  cette 
'nouvelle  aux  intendants  et  aux  lieutenants  de  maré- 
chaussée des  provinces  voisines;  réponses;  —  lettre  de 
M.  Colleau ,  au  sujet  de  cette  évasion  :  il  s'est  plaint  au 
vice-chancelier  qu'on  n'ait  pas  attribué  A  la  commission 
de  Valence  l'instruction  du  procès  de  Montagne;  —  let- 
tres de  l'Intendant  aux  exempts  de  la  maréchaussée, 
aux  subdélégués ,  à  M.  de  la  Rue,  capitaine  général  des 
Fermes  à  Pny-Guillaume  ;  —  lettres  de  MM.  de  Lostan- 
ges et  de  la  Roque,  relatives  A  la  poursuite  des  fugitifs  ; 


48  ARCHIVES  DU 

—  correspondance  de  MM.  Bertin,  exempt  à  Tkiers; 
Boudai,  snbdélégué  à  Lezoux;  Mignot,  subdélégué  à 
Thiers;  de  divers  anonymes  :  dès  le  18  septembre, 
M.  Boudai  est  averti  que  Montagne  est  réfugié  dans  les 
bois  du  château  de  Grottes,  appartenant  à  M.  de  Blu- 
menstein ,  concessionnaire  des  mines  de  La  Goutte  en 
Forez,  et  qu'on  se  propose  de  le  conduire  en  Forez  caché 
-dans  une  armoire;  ce  plan  est  mis  à  exécution  le  21  sep- 
tembre ;  c'est  un  sieur  Dubois,  voiturier  de  Lezoux,  qui 
conduit  Montagne  à  La  Goutte  et  qui,  arrêté  au  retour, 
déclare  qu'il  avait  cru  bien  faire  de  débarrasser  la  ville 
<le  Lezoux  de  Montagne  ;  —  l'Intendant  écrit  à  M.  de 
Biumenstein,  et  délivre  un  ordre  pour  faire  mettre 
Dubois  en  prison;  —  correspondance  de  M.  de  Montyon 
avec  les  Fermiers  généraux  ;  —  mémoire  adressé  par  les 
Fermiers  généraux  à  M.  Trudaine  de  Mpntigny;  ils 
rappellent  qu'ils  avaient  posté  des  employés  pour  garder 
les  prisons,  et  que  ceux-ci  ont  été  chassés  avec  menaces 
par  le  procureur  du  roi  du  Présidial  de  Clermont;  ils 
rappellent  aussi  qu'ils  avaient  demandé  que  raffaire  fût 
réservée  à  la  Commission  de  Valence;  —  correspondance 
de  l'Intendant  avec  MM.  de  Saint-Florentin;  Lullin  de 
Chateauvieux,  à  Genève,  et  les  subdélégués,  relatives 
à  la  recherche  de  Montagne,  octobre  1768;  M.  Colleau 
a  fait  faire  des  recherches  dans' les  mines  de  Vienne, 
mais  sans  résultat;  il  pense  que  Montagne  s'est  réfugié 
en  Savoie. 


C.  1658.  (Liasse.)  —  29  pièces,  papier. 

1769-1769.  —  Contrebandiers.  —  Lettres  de 
MM.  Declercy,  prévôt  général  de  la  maréchaussée  à 
Lyon;  Bertin,  Mignot,  etc.,  du  22  octobre,  annonçant 
que  Montagne  a  été  pris  la  veille,  à  l'Hôpital-sous- 
Rochefort,  par  le  brigadier  de  la  maréchaussée  de  Boën; 
—  l'Intendant  donne  avis  de  cette  capture  au  Contrô- 
leur général  ;  —  Montagne  est  écroué  dans  les  prisons 
de  Clermont  le  7  novembre  1768;  —  lettre  des  Fermiers 
généraux,  du  4  novembre  1768,  félicitant  l'Intendant  de 
la  nouvelle  capture  de  Montagne,  et  l'informant  qu'ils 
renouvellent  leurs  instances  auprès  du  Contrôleur  gé- 
néral pour  que  la  procédure  soit  renvoyée  devant  lé 
Tribunal  de  la  Commission  ;  —  lettre  du  sieur  Viallette, 
agent  des  Fermes  à  Clermont,  du  12  novembre  1768, 
annonçant  qu'il  a  enjoint  à  ses  employés  de  veiller  à  la 
sûreté  des  prisons  afin  d'empêcher  une  nouvelle  évasion 
de  Montagne;  —  lettre  de  M.  de  Dyanne,  du  17  janvier 
1769,  adressant  à  l'Intendant  un  procès-verbal  «  par  la 
>  lecture  duquel  vous  verres  que  j'ay  été  dans  le  danger 
»  le  plus  éminent  de  perdre  la  vie  par  les  mains  de 


PUY-DE-DOME. 

»  Montagne  aine;  il  paroit  qu'il  avoit  coupé  ses  fers 

>  avec  une  lime.  Je  ne  peu  concevoir  par  où  elle  lui  est 

>  parvenue,  à  moins  qu'il  n'aye  gagné  quelque  garde 

>  des  Fermes  ;  cela  m'a  déterminé  à  faire  fouiller  sera- 

>  puleusement  son  cachot  sans  rien  trouver  »  ;  —  lettre 
du  même,  du  7  févr  ier,  annonçant  que  Montagne  et  ses 
complices  seront  jugés  dans  la  semaine  ;  ils  partiront 
le  18  ou  au  plus  tard  le  25  du  mois  ;  M.  de  Dyanne 
demande  que  ces  misérables  soient  escortés  dans  la 
route  par  des  cavaliers  de  maréchaussée  ;  —  extrait  du 
jugement  du  13  février  1769  :  Montagne  et  quelques-uns 
de  ses  complices  condamnés  à  être  rompus  vifs;  d'autres 
aux  galères  perpétuelles  ;  —  procès- verbal  de  l'éva^on 
de  Chevalier  dit  Madriat,  le  l*^'  avril  1769;  lettre  de 
M.  de  Dyanne,  adressant  ce  procès-verbal  à  l'Intendant: 
il  ne  comprend  rien  à  cette  évasion,  Madriat  avait  subi 
la  question  ordinaire  et  extraordinaire  et  n'en  avait  été 
tiré  que  sur  la  déclaration  du  médecin  et  du  chirurgien 
qu'il  était  hors  d'état  de  la  supporter  plus  longtemps  ;  il 
s'est  évadé  par  une  fenêtre,  bien  qu'on  eût  donné  ordre 
à  6  huissiers  de  le  garder  à  vue. 

C.  1659.  (Liasse.)  —  21  pièces,  papier. 

17119.  —  Contrebandiers.  —  Pièces  de  dépenses  re- 
latives à  la  poursuite  de  Montagne  et  de  ses  complices  : 
—  correspondance  de  MM.  le  duc  de  Choîseul,  Trudaine 
de  Montigny,  des  Fermiers  généraux  ;  —  ordonnances 
de  l'Intendant;  gratifications  accordées  par  les  Fermiers 
généraux. 

C.  1 660.  (Liasse.)  —  24  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

1 769-1 779.  —  Contrebandiers.  —  Lettre  de  M.  de 
Lussigny,  du  20  décembre  1769,  signalant  à  l'Intendant 
l'entrée  en  Auvergne  de  sept  contrebandiers  venant  du 
côté  de  Lyon  ;  «  ils  ont  couché  le  17  au  lieu  des  Pradanx» 
»  à  une  lieue  d'Ambert;  le  lendemain  ils  ont  été  à  Mar- 
»  sac  où  ils  sont  restés  jusqu'à  trois  heures  après  midy 

>  et  ont  pris  la  routte  de  La  Chaise-Dieu  par  Ariane,  où 

>  ils  ont  étalé  publiquement  sur  la  place.  Celuy  qui  est 
»  à  la  tête  de  ces  contrebandiers  est  un  borgne  âgé 
»  d'environ  60  ans,  qui  a  été  camarade  de  Mandrin,  qui 

>  a  été  de  touttes  les  bandes  qui  ont  passé  icy,  et  du 

>  nombre  de  ceux  qui  me  pillèrent  en  juin  1762.  On 
»  prétend  même  qu'il  fut  arrêté  dans  ce  voisinage,  il  y  a 
»  environ  un  an,  comme  homme  sans  aveu  par  la  ma- 
»  réchaussée,  mais  qu'ayant  déclaré  qu'il  étoit  contre- 
»  bandier,  le  brigadier  le  relâcha  »  ;  —  lettre  du  même» 
du  26  décembre  1769,  annonçant  que  les  mêmes  contre- 


SÉRIE  C.  —  LNTENDANCE  D'AUVERGNE. 


4» 


bandiers  ont  repassé  à  Ambert  la  veille,  à  trois  heu- 
res après  midi 9  au  nombre  de  quatre,  dont  deux  à 
pied  et  deux  à  cheval  ;  «  ils  ont  dit  qu'ils  avoient  eu 
»  une  affaire  entre  Ardes  et  Saint-Germain-Lembron 

>  avec  les  employés  des  Fermes  qui  leur  avoient  pris 

>  leurs  chevaux  et  leur  tabac,  qu'ils  avoient  tué  deux 
»  employés;  quMIs  croioient  que  trois  des  leurs  étoient 

>  arrettés,  notamment  le  Borgne  leur  chef  »  ;  —  Tlnten- 
dant  en  donne  avis  au  Contrôleur  général  ;  —  requête 
du  meunier  de  Barrège,  paroisse  d*Augnat,  demandant 
le  prix  de  deux  chevaux  qui  lui  ont  été  enlevés  par  les 
contrebandiers,  à  cause  du  secours  qu'il  avait  prêté  aux 
employés  des  Fermes,  lors  de  l'engagement  que  ces  der- 
niers eurent  le  24  décembre  1769,  à  Ardes,  avec  les 
contrebandiers  ;  correspondance  à  ce  sujet  entre  Tin- 
tendant,  M.  Lafont  de  Saint -Marts  et  les  Fermiers 
généraux  ;  ceux-ci  accordent  une  gratification  de  150 
livres;  ^  engagement  entre  les  employés  des  Fermes 
et  une  troupe  de  12  contrebandiers,  le  23  septembre 
1772,  à  quelque  distance  de  Saint-Antbême  ;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  MM.  Olier,  subdélégué  à  La  Chaise- 
Dieu;  Bertin,  exempt  de  la  maréchaussée  à  Thiers;  de 
l'Intendant;  de  MM.  Terray  et  de  la  Yrillière;  mémoire 
des  Fermiers  généraux,  se  plaignant  de  la  mauvaise 
volonté  des  maréchaussées  à  arrêter  la  contrebande  et 
de  l'indulgence  des  juges  devant  qui  les  contraventions 
sont  déférées  ;  «  M.  de  Chazerat,  par  sa  qualité  d'inten- 

>  dant  d'Auvergne  et  par  celle  de  premier  président  du 
»  Conseil  supérieur  de  Clermont,  semble  être  à  portée 
»  de  procurer  à  la  perception  des  droits  de  Sa  Majesté 

>  les  secours  et  la  protection  dont  elle  a  le  plus  pressant 

>  besoin  ;  la  considération  bien  méritée  dont  il  jouit 
»  dans  le  tribunal  qu'il  préside  lui  fournit  les  moyens 
»  de  faire  sentir  aux  magistrats  qui  le  composent , 
»  qu'ils  doivent  moins  regarder  les  faux  sauniers  et 
»  contrebandiers  comme  des  intrus  qui  ont  cherché  à 
»  partager  une  portion  des  bénéfices  de  la  Ferme,  que 
»  comme  des  perturbateurs  du  repos  public  ». 


Affairet  particulières. 

G.  1661.  (Liasse.)  »  37  pièces,  papier;  2  cachets. 

1 7S1-1 767. — Affaires  particulières.—  AD  M.— 
AMT.  —  Plaintes  du  sieur  Admirât,  de  Murols,  contre 
son  âls;  avis  de  M.  Oodivel,  subdélégué  à  Besse  et  bailli 
de  Murols  :  il  faudra  défendre  au  fils  Admirât  de  sortir 
avec  un  fusil  comme  il  en  a  l'habitude  ;  1742-1744  ;  — 
lettre  de  M.  de  Merville,  du  23  avril  1742,  au  sujet  d'un 
différend  entre  les  sieurs  Adriani  et  Fourcaud  ;  —  let- 
PuY-DK-DÔME.  —  Série  C. 


tre  de  M.  Dutreuil,  Blesie  juin  1750,  annonçant  qu*il 
n'a  pu  terminer  à  Tamiable  le  différend  entre  le  nommé 
Advinenc,  milicien,  et  le  sieur  Maranne  ;  —  lettre  da 
M.  d'Aguesseau,  conseiller  d'État,  Paris  mai  1753,  aa 
sujet  d'une  somme  qu'il  doit  au  nommé  Gnerrier,  mar- 
chand à  Monton,  originaire  de  Trouville-sur-Mer,  terre 
appartenant  à  M.  d'Aguesseau;  lettre  du  même,  da 
6  août  1755,  recommandant  â  l'Intendant  le  âls  dudit 
Guerrier  qui  sollicite  l'emploi  de  contrôleur  des  billets 
du  bureau  des  gabelles  de  Yic-le-Comte  ;  ^  lettre  da 
maréchal  d'Alègre,  Yitry  le  28  sept.  1735,  informant 
M.  Trudaine  qu'il  désire  acquérir  la  terre  de  Saint- 
Girgues  actuellement  en  vente  :  <  Il  m'est  revenu  qae 
»  M.  Chamflour,  conseiller  à  la  cour  des  Aydes  de  Cler- 
»  mont,  avoit  des  vues  sur  cette  terre,  et  que  c'estoii 
»  luy  qui  avoit  poussé  les  enchères  le  plus  loin.  Je  silis 
»  persuadé  que  lorsque  M.  Chamflour  sera  informé 
»  que  j'ay  dessein  de  faire  cette  acquisition,  il  voudra 
»  bien  avoir  cette  honnesteté  pour  moy  de  se  départir 
»  des  démarches  qu'il  a  voulu  faire  sur  cela  »  ;  le  ma- 
réchal d*Alègre  ne  renoncerait  à  son  dessein  que  si 
.  M.  du  Puy  Saint-Gulmier  jugeait  à  propos  de  conserver 
cette  terre  ;  —  lettre  de  M.  d'Alègre,  fév.  1733,  aa 
sujet  d'une  somme  que  lui  doit  M^^*  Brian;  —  lettro 
de  M.  Costes-Dumenil,  juillet  1748 ,  rappelant  à  VL* 
Imbert,  subdélégué  général  de  l'Intendance,  la  requétd 
de  l'abbé  d'Ally  ;  —  lettre  de  M.  d'Arcy-d'AUy,  janvier 
1762,  demandant  que  le  sieur  Poura,  notaire,  soit 
contraint  de  lui  communiquer  des  titres  qui  peuvent 
établir  les  droits  de  directe  qu'il  possède  à  Job  ;  —  let- 
tres du  comte  d'Ambur,  1731,  au  sujet  d'un  procès  qu'il 
soutient  à  Riom  contre  une  de  ses  tantes  ;  correspon* 
dance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Mllanges. 
lieutenant  particulier  à  Riom  ;  —  lettre  du  mâmey 
1743,  au  sujet  d'une  somme  qu'il  doit  à  M.  Boutarel; 
—  correspondance  de  M.  Amelot  avec  M.  de  la  Mi- 
chodière,  intendant,  1756  à  1757,  au  sujet  d'un  pro* 
ces  que  M.  Amelot  soutient  contre  le  sieur  Faye  Des- 
champs, seigneur  de  Jarrige,  son  débiteur  ;  —  affaira 
de  M.  Amelot  contre  des  habitants  de  Salers,  ses  débi- 
teurs, 1765-1767  ;  —  mémoire  relatif  à  la  succession  de 
A.  Amy  et  de  Anne  Sauzet,  sa  femme,  du  village  du 
Crest;  sans  date. 

« 
G.  1662.  [Liasse.)  »  S!5  pièces,  papier;  17  cachets. 

17M-17M. — Affaires  particuliëres.  •«•▲NC— * 
AUB.  —  Lettres  de  M.  Ancelot,  Limoges  1740-1746» 
à  M.  Dupin,  secrétaire  de  l'Intendance^  au  sujet  d'ime 
affaire  confiée  par  M.  Ancelot  au  sieur  Chassaigne,  pro- 
cureur à  Clermont,  et  d'une  contestation  entre  le  même 

7 


50 


ARCHIVES  DU 


II,  Ancelot  et  le  président  Portet;  —  lettre  de  M.  Gros, 
relative  au  sieur  Andrieu,  1747  ;  —  lettre  de  L.-A. 
de  Bourbon,  duc  du  Maine,  datée  de  Marly  le  4  juillet 
1729,  demandant  à  l'Intendant  des  renseipjnements  sur 
la  fortune  du  comte  d'Anterroches  ;  Tlntendant  répond 
que  cette  fortune  peut  aller  à  8,000  liv.  de  rente; 
lettres  de  M.  d'Anterroches  annonçant  le  mariage  de 
son  flls  avec  M"*  d'Arlac  ;  il  demande  l'autorisation  d'é- 
tablir des  moulins  à  scie  dans  ses  bois  ;  Tlntendant  le 
félicite  du  mariage  et  refuse  l'autorisation  ;  —  lettre  de 
M.  d'Anterroches,  capitaine  aux  Gardes,  à  M.  Rossi- 
gnol, 1748,  au  sujet  d'un  procès  qu'il  a  avec  les  paysans 
de  sa  terre  ;  —  lettre  de  Tabbé  d'Anterroches  à  M.  de 
Saint-Seine,  1756  ;  —  lettres  de  M.  d'Anthenaize,  1737 , 
réclamant  une  somme  que  lui  doit  le  sieur  Duclaux, 
bailli  de  Saignes  ;  —  lettre  de  M.  d'Apchin,  major  de 
la  citadelle  de  Lille,  1731,  au  sujet  des  différends  qu'il  a 
avec  son  neveu ,  élu  en  l'Élection  d'Aurillac ,  relati- 
vement à  sa  légitime;  lettre  de  M"'  du  Puget  d'Ap- 
chin ;  —  affaire  entre  le  chevalier  d'Arc  et  le  sieur 
de  Yaleille,  accommodée  par  la  médiation  de  M.  de 
Monfort  ;  lettres  des  intéressés  et  de  M.  de  Vigier,  sub- 
délégué à  Mauriac,  1741  ;  —  correspondance  de  MM. 
d'Aguessau,  Urion,  de  l'Intendant,  au  sujetd'une  somme 
due  par  M.  Archon  des  Roches,  conseiller  au  Présidial 
de  Riom,  au  sieur  La  Transsonière,  marchand  de  vin  à 
Paris,  1737  ;  —  lettre  de  M.  Aragonnès  de  Laval,  capi- 
taine réformé  des  Galères,  demandant  à  être  dispensé 
d'une  tutelle,  1750;  correspondance  à  ce  sujet  de  M. 
Rouillé  avec  l'Intendant  ;  —  lettre  de  M.  Madur,  1737, 
au  sujet  d*un  procès  «  en  pagézie  de  cens  »,  intenté  au 
sieur  Artaud  parles  sieurs  Micolon  et  Flouvat;  —  lettre 
de  M.  Assolent,  Riom  le  8  déc.  1749,  au  sujet  d'une 
créance  qu'il  a  sur  le  sieur  de  Champrou  ;  —  correspon- 
dance de  M.  de  Mombriset  avec  M.  Dupin,  secrétaire  de 
rintendance,  1745,  au  sujet  d'une  somme  due  par  M.  de 
Mombriset  à  M.  Aubert,  directeur  du  Dixième. 


PUY-DE-DOME. 

le  mariage  ne  se  fera  qu'avec  le  consentement  du  duc  de^ 
La  Feuillade;  —nouvelle  lettre  de  M.  de  La  Vrilllère  de- 
mandant à  M.  de  La  Grandville  de  lui  faire  connaître 
l'âge,  la  conduite  et  la  fortune  de  M^**  d'Aubusson,  ainsi 
que  l'état  de  sa  famille  ;  —  état  de  la  famille  :  Louis 
d'Aubusson,  comte  de  Banson,  fut  marié  avec  Marie  de 
Baude,  de  Brioude  ;  de  ce  mariage  naquit  François 
d'Aubusson,  lequel  eut  de  Gabrielle  d'Aureille  six  en- 
fants, savoir  :  1"^  François  qui  se  maria,  dans  un  âge 
très  avancé,  avec  une  demoiselle  LoUier,  fille  d'un  con- 
seiller en  la  cour  des  Aides  de  Clermont  ;  point  d'en- 
fants; 2®  Jean-Marie,  tué  au  siège  de  Candie;  3®  Hyacin- 
the, seigneur  d'Hume,  actuellement  comte  de  Banson; 
4®  Joachim,  surnommé  le  Chevalier,  légitimé  à  6,000  li- 
vres ;  âgé  et  fort  infirme  ;  a  épousé  la  nommée  Dezor- 
tiaux,  veuve  d'un  cabaretier  ;  point  d'enfants  ;  5®  Jean, 
seigneur  de  Maniol,  aussi  légitimé  à  6,000  Uv.,  a  épousé 
Catherine  Barrier,  sœur  de  la  Dezortiaux  ;  ont  laissé  une 
fille  qui  a  14  ou  15  ans  ;  6®  Pierre-Antoine,  seigneur  de 
Ferréol,  marié  avec  Marg.  d'Aubusson  ;  eurent  un  en- 
fant avant  leur  mariage  ;  mariés  seulement  depuis  six 
ans  ;  l'enfant  a  obtenu  des  lettres  de  légitimation  ;  ils 
demeurent  au  château  de  Chalusset,  près  Banson.  Tous 
les  biens  de  la  famille  se  réduisent  à  la  terre  de  Banson 
et  à  un  domaine  sans  jiistice  appelé  la  Malarée  et  situé 
à  Cebazat;  le  château  de  Banson  est  en  ruines  et  inha* 
bitable  ;  —  mémoire  du  comte  de  Banson  sur  le  projet  de 
mariage  de  sa  nièce  :  la  femme  de  son  frère  François  a 
complètement  ruiné  le  domaine,  abattant  les  bois,  ven- 
dant les  meubles;  «  il  y  a  chez  le  sieur  Girard,  mar- 
»  chand  à  Clermont,  des  tapisseries  de  Flandre  pour 
>  plus  de  6,000  liv.  »  ;  elle  a  pillé  également  la  Ma- 
lerée;  le  procès  qu'il  soutient  contre  elle  est  au  Conseil, 
mais  il  se  voit  hors  d'état  d'en  faire  les  frais  ;  le  sieur 
Pradier,  procureur  à  Riom,  est  venu  à  son  secours,  et 
c'est  en  reconnaissance  de  ses  services  qu'il  veut  marier 
sa  nièce  au  fils  du  sieur  Pradier. 


G.  1663.  (Liasse.) —  6  pièces,  papier. 

17514.  —  Affaires  particulières.  —  AUB.  — 
Lettre  de  M.  de  La  Vrillière,  du  18  janvier  1724 , 
invitant  l'Intendant  à  interposer  son  autorité  pour  sus- 
pendre le  mariage  que  MM.  d'Aubusson-Banson  se  pro- 
posent de  faire  de  leur  nièce  à  un  procureur  de  la  ville 
de  Riom,  ce  mariage  ne  convenant  nullement  ;  M^  le 
Duc  «  a  aussi  ordonné  d'en  écrire  à  M.  FÉvesque  de 

>  Clermont,  afin  qu'il  enjoigne  au  curé  de  ne  point  pas- 

>  ser  outre  à  la  célébration  »  ;  —  lettre  de  l'Inten- 
danty  annonçant  qu'il  a  parlé  au  sieur  Pradier  et  que 


C.  i664.  [Liasse.)  —  16  pièces,  papier;  1  cachet, 

17SS-f  766.  —  Affaires  particulières.  —  AU  F. — 
AUZ.  —  Requête  adressée  à  l'Intendant  par  Jean  Au- 
fort,  dit  la  Marche,  caporal  au  régiment  de  Pontieux, 
compagnie  de  M.,  de  Guérin,  au  sujet  de  la  succession 
de  son  père  au  Montel-de-Qelat  ;  correspondance  de  Tin- 
tendant  avec  M.  Georges  de  Montcloux  ;  projet  de  tran- 
saction, 1732-1733;  —lettres  de  MM.  Boyer  et  de  Mal- 
lessaigne,  Bort  1766,  au  sujet  de  pièces  réclamées  par 
le  sieur  Augier  ;  —  requête  du  sieur  d'AuzoUes,  pauvre 
gentilhomme  de  la  paroisse  de  Val-sous-Champagnat  »^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


51 


^u  sujet  des  démêlés  qu'il  a  avec  son  fils,  1743  ;  —  let- 
tre de  Claude  de  Lorraine,  prince  de  Ligne-Moy,  du 
15  ocl.  1751,  priant  llntendant  «  d'interposer  son  au- 

>  torité,  en  ordonnant  à  un  huissier  royal  de  se  charger 
»  de  l'exécution  d'un  arrêt  du  Parlement  de  Paris  con- 

>  (re  le  sieur  Spy  d'AuzoUes  qui  a  achetté  la  terre  des 
»  Ternes,  lequel  demeure  en  la  ville  de  Saint-Flour  >; 
mémoire  relatif  à  cette  affaire  ;  lettre  de  M.  de  Mont- 
lue  ;  nouvelle  lettre  du  prince  de  Ligne  sur  le  même 
sujet,  1753. 


C.  1665.  (Liasse.)  —  83  pièces,  papier. 

imO-1757> — Affaires  particulières.  —  BAC. — 
BAT.  —  Requête  de  Catherine  Rottembourg,  veuve 
du  sieur  Betant,  marchand  à  Strasbourg,  réclamant 
une  somme  qui  lui  est  due  par  M.  du  Bac  de  Severac  ; 
réponse  du  sieur  du  Bac  ;  lettre  de  M.  de  Montluc, 
1737  ;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau,  1740,  au  sujet  d'une 
requête  du  sieur  Bagard  ;  —  lettre  de  M.  Dubois  au  su- 
jet d'une  somme  due  au  sieur  Gauthier,  chapelain  du 
collège  Mazarin,  par  le  sieur  de  Bansac,  ingénieur  de  la 
généralité  de  Riom,  1727  ;  —  lettre  de  M.  de  Moras,  juillet 
1757,  adressant  à  M.  de  la  Michodière  un  mémoire  que 
lui  a  remis  M***  de  Pompadour  en  faveur  du  sieur  de 
Bar;  ce  dernier  demande  la  restitution,  en  faveur  de 
sa  femme  et  de  ses  enfants,  des  biens  sur  lui  confisqués; 
l'Intendant ,  d'après  les  renseignements  fournis  par  M. 
de  la  Crène,  répond  que  le  sieur  de  Bar  n'avait  aucuns 
biens  qui  aient  pu  être  confisqués  ;  —  lettre  de  M.  de 
M allessaigne  relative  aux  plaintes  de  la  veuve  Baraduc, 
de  La  Tour,  contre  un  de  ses  fils,  1735  ;  —  lettre  du 
tieur  Brethous,  négociant  à  Bayonne,  1740,  demandant 
des  éclaircissements  sur  la  parenté  de  Pierre  Baraduc, 
originaire  de  La  Tour,  et  décédé  à  Bayonne  ;  lettres 
de  M.  des  Roys,  à  Tauves  :  Pierre  Baraduc  était  frère 
d'Anne  Baraduc,  son  a'ieule  ;  il  fit  à  Madrid  une  fortune 
<:onsidérable  et  se  retira  à  Bayonne  où  il  mourut  ;  il 
â'était  fait  naturaliser  Espagnol,  de  sorte  qu'à  sa  mort  le 
roi  lui  succéda  par  droit  d'aubaine  ;  —  lettre  de  M. 
d'AngervillierS)  1729,  relative  à  une  somme  due  par  le 
^eur  du  Gast,  capitaine  réformé  de  cavalerie,  au  sieur 
Bardonnaud,  marchand  à  Clermont  ;  —  réclamation  de 
MT  Bariane,  veuve  Chabrier,  relative  à  la  succession 
4l»son  mari;  lettres  de  M.  Madur,  subdélégué  à  Am- 
bert,  1733-1735  ;  —  procès  entre  J.  Barrière,  habitant 
de  Clermont,  et  sa  tante  Marie  Barrière  ;  M.  Mournat 
de  la  Rougère,  avocat  à  Issoire,  annonce  qu'il  n'a  pu 
arranger  l'affaire  à  l'amiable,  1734;  — requête  adressée 
A  M.  de  Yaubourg  par  Jacques  Barrieu,  se  plaignant 


qu'ayant  passé  un  bail  d'apprentissage  avec  Claude  Sa- 
vignac,  marchand  à  Clermont,  qui  devait  lui  apprendre 
la  profession  de  marchand  de  soie,  les  clauses  du  contrat 
n'ont  pas  été  observées,  1690  ;  —  lettres  de  MM.  Sa- 
dourny  et  Delort,  se  plaignant  des  procédés  à  leur  ^rd 
du  chevalier  de  Barville,  ancien  major  pour  le  roi  da 
fort  de  Bouillon,  ingénieur  des  camps  et  armes  de  S.  M., 
qui  leur  avait  été  recommandé  pour  une  affaire  qu'il 
avait  en  Auvergne;  lettre  de  M.  de  Barville  se  plaignant 
aussi  de  MM.  Delort  et  Sadourny;  l'Intendant  répond 
que  ceux-ci  ont  demandé  pour  toute  grâce  de  n'avoir 
plus  à  se  mêler  de  cette  affaire  :  <  ainsi  vous  n'aurez 
>  plus  rien  à  craindre  de  leurs  mauvais  offices,  de  leur 
»  perfidie,  ny  de  leur  trahison  >  ;  1726-1727  ;  —  lettre 
de  M.  d'Angervilliers,  1732,  au  sujet  des  sommes  dues 
aux  sieurs  de  Lupé  et  Saint-Gérant  par  M.  de  Bassi- 
gnac,  capitaine  au  régiment  de  Guyenne,  mort  en  1731  ; 
l'Intendant  en  écrit  à  M.  de  Vigier  ;  —  lettres  de  MM.  de 
Yigier  et  de  Bassignac,  au  sujet  d'une  somme  due  par 
ce  dernier  au  sieur  Boitel,  1734  ;  —  lettre  de  M.  de 
Merville  au  sujet  des  créances  du  sieur  Bayard. 


G.  1666.  (Liasse.)  —  76  pièces^  papier;  10  cachets. 

17M-1764.  —  Affaires  particulières.  —  BEA.  — 
BET.  —  Lettre  de  l'Intendant,  1731,  recommandant  à 
M.  Orry  un  mémoire  du  sieur  de  Beaurepaire,  «  gentil- 
»  homme  de  la  province  d'Auvergne  dont  les  affaires 
D  sont  très  dérangées  »;  —  lettres  de  M.  Cellin,  relative 
aux  différends  qu'il  a  avec  M.  de  Beauverger-Montgon, 
seigneur  de  Montfort,  au  sujet  de  terres  que  M.  Cellin  a 
acquises  de  Madame  la  comtesse  de  Chabannes,  de 
Riom,  1731  ;  —  lettre  de  M.  Beffar  de  Beaulieu,  se 
plaignant  qu'une  caisse  à  lui  adressée  a  été  retenue  par 
le  sieur  Dufour,  marchand  à  Clermont,  1732  ;  —  lettres 
de  Madame  de  Lugeac  se  plaignant  que  M.  Belamy» 
receveur  des  tailles,  a  fait  démolir  une  partie  du  mur  de 
ville  et  une  tourelle  attenante  à  la  maison  de  la  sup- 
pliante ;  M.  Belamy  se  justifie  et  prétend  avoir  obtenu 
l'autorisation  nécessaire  du  chapitre,  seigneur  de  la 
ville,  1737  ;  —  lettre  de  M.  Belamy  se  plaignant  d'une 
lettre  injurieuse  que  M.  de  Pons  de  la  Grange  lui  a 
écrite  ;  M.  de  Pons  était  irrité  que  M.  Belamy  ait  retenu 
sur  les  deniers  dont  il  payait  ses  impositions  une  somme 
qu*il  devait  à  M.  Belamy  en  particulier;  copie  de  la 
lettre  de  M.  de  Pons  :  «  Il  faut  être  un  J.  F.,  déclare- 
»  t-il,  pour  faire  pareille  maneuvre;  le  proverbe  est 
>  bien  vrai,  un  bon  chat  ne  peut  pas  s'empêcher  de 
»  rater  >  ;  l'Intendant  invite  M.  de  Pons  de  la  Grange  à 
s'excuser,  mais  fait  observer  à  M.  Belamy  qu'on  pourrait 


j-^ 


r 


*8  ARCHIVES  DU 

peut-être  désapprouver  son  procédé;  celui-ci  se  justifie  : 
tl  n'est  pas  un  collecteur,  mais  un  fermier,  et  il  est  en 
avance  de  plus  de  60,00()  livres  chaque  année  envers  le 
roi;  M.  de  Pons  paiera  et  le  recouvrement  n'en  souffrira 
pas  ;  1744  ;  —  mémoire,  sans  date,  relatif  au  procès 
«ntre  M.  de  Benaud,  et  MM.  de  Verdonnet  de  Bouzel, 
ses  neveux  ;  —  requête  de  M'  Julien  Berger,  lieutenant 
général  en  la  Sénéchaussée  de  Bourbonnais,  au  sujet 
des  démêlés  qu'il  a  avec  M"*  de  Montpentier  et  son  fils 
relativement  à  la  terre  du  Jonet,  paroisse  de  Serbanne, 
élection  de  Riom  ;  il  consent  que  l'affaire  soit  décidée 
par  arbitres  ;  lettre  de  M .  de  Bemage  de  Vaux  recom- 
mandant cette  requête  à  M.  Rossignol,  son  beau-frère, 
janv.  1760;  celui-ci  en  écrit  à  M.  Urion  ;  —  correspon- 
dance de  MM.  Gaillard,  lieutenant  général  deMontargis 
et  Alleyrat,  bailli  de  Giat,  au  sujet  de  Tacte  baptistaire 
du  nommé  Berger,  de  Verneugheol,  1764;  —  lettre  de 
M.  de  Saint-Florentin,  1726,  au  sujet  du  nommé  Berge- 
i^et;  renvoyé  à  l'intendance  de  Moulins;  —  requête  de 
Oenès  Beringier  demandant  la  restitution  d'une  somme 
qu'il  a  payée  induement  au  sieur  Courby,  chirurgien  à 
Thicrs,  pour  avoir  appris  chez  ce  dernier  le  métier  de 
chirurgien;  avis  de  M.  de  Merviile  ;  17^8;  —  requête 
du  nommé  Bemot  au  sujet  d'une  créance,  1755;  — 
lettre  de  M.  de  Tournemire  au  sujet  des  plaintes  du 
sieur  Bert,  avocat  à  SaTers,  sur  la  conduite  de  son  fils, 
1764;  —  requête  du  sieur  Bertier,  marchand  à  Brioude, 
1737;  —  lettre  de  M.  Bertin  Saint  Géran,  1731,  priant 
rintendant  de  donner  à  un  habile  huissier  les  pièces 
qu'il  lui  envoie  «  pour  saisir  et  arrêter  les  revenus  du 
»  commendeur  de  Fontanges,  qui  a  la  commenderie  de 
>  Courteserre»  ;  rintendant  répond  qu'il  ne  peut  se 
charger  de  pareilles  poursuites;  il  est  étonné  que 
M.  Bertin  ne  Tait  pas  senti; —  lettres  de  M.  Bertin, 
conseiller  d'État,  priant  M.  Dupin,  secrétaire  de  l'Inten- 
dance, de  faire  rechercher  des  pièces  qui  puissent  établir 
<iu'en  1711  ou  1712  M"*  Claire  d'Aubusson  de  Saint- 
Marsault  était  domiciliée  dans  le  ressort  de  la  Séné- 
chaussée de  Riom,  on  sait  qu'elle  habitait  Saurier, 
Saint-Cirgues  et  Sugères;  il  s'agit  d'un  procès  que 
soutient  M"**"  Bertin  à  l'occasion  d'une  donation  qui  lui 
a  été  faite  par  la  dame  de  Saint-Marsault ,  contre 
M"*  du  Puy-Saint-Gulmier,  sœur  et  héritière  de  ladite 
dame  ;  correspondance  de  M.  Dupinavec  les  subdélégués  ; 
mémoires  ;  lettre  de  M.  Bertin  annonçant  qu'il  a  gagné 
son  procès  ;  1744-1746;  —  lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué 
à  Thiers,  relative  à  une  requête  du  nommé  J.  Bat- 
tant, 1750. 


PUY-DE-DOME. 


C.  1667.  (Liasse.)  —  43  pièces^  papier;  3  cachets. 

1 7M-17M. —  Affaires  particulières.  —  BIC.  — 
BOS.—  Lettres  de  M.  d'Aguesseau,  adressant  à  l'Inten- 
dant une  requête  d'Anne  Blanc,  novice  dans  un  couvent 
de  la  ville  de  Yic-en-Carladès^  réclamant  une  somme  de 
2,000  livres  à  laquelle  ont  été  fixés  ses  droits  dans  les^ 
successions  de  ses  père  et  mère  ;  lettre  de  M.  de  Tour- 
nemire annonçant  que  le  frère  de  ladite  Blanc  déclare 
être  hors  d'état  de  payer  les  2,000  livres  et  préfère 
renoncer  à  la  succession,  1750  ;  —  lettre  de  M.  d'Agues- 
seau au  sujet  d'une  somme  que  Marguerite  Blanquet» 
veuve  Pâtre,  réclame  du  sieur  de  Rochebrune,  lieute- 
nant général  à  Saint-Flour;  réponse  de  M.  de  Roche- 
brune,  1739;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  du  Parc,  secrétaire  du  cardinal  de  Fleury,  au  sujet 
de  contestations  entre  M.  Blau  de  Préfontaîne  et 
M.  Blau  de  Lestang;  l'Intendant  écrit  qu'il  n'a  pu 
arranger  l'afTaire  à  l'amiable,  1735;  —  requête  du 
nommé  Blein,  ancien  chirurgien-major  des  hôpitaux  de 
Valence,  réclamant  des  sommes  que  lui  doivent  les  s** 
Belietier,  de  la  Chaise-Dieu,  et  Fohet,  de  Besse,  1735; 
lettre  de  M.  Yieussens,  médecin,  ancien  trésorier  de 
France,  appuyant  cette  demande;  —  correspondance  de 
MM.  Canaye,  de  La  Grand  ville,  Carraud,  subdélégué  à 
Riom,  relative  à  un  placet  du  nommé  Boiry,  charron, 
«  qui  représente  que  lors  de  la  capture  du  nommé  Fil- 
»  leul,  complice  des  assassins  des  courriers  de  Lyon,  qui 

>  a  été  exécuté  à  Lyon,  il  a  été  chargé  de  par  le  sieur 

>  Dauphin  de  la  garde  des  effets  qui  se  sont  trouvez 

>  dans  la  chambre  qu'il  occupoit  chez  luy  et  d'un  en&nt. 

>  de  6  ans  qu'il  a  nourry  depuis  le  mois  de  février  1727»  ; 
les  faits  sont  reconnus  exacts,  on  propose  d'indemniser- 
Boiry  par  la  vente  des  meubles  et  effets  en  question, 
1728;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Saint-Florentin,. 
1743,  relative  au  sieur  de  Boissy  ;  —  requête  du  sieur 
Bonnefoy  réclamant  une  soi^me  de  trois  louis  qu'il  pré- 
tend lui  être  due  par  M.  Nempde  ;  lettre  de  ce  dernier- 
qui  nie  la  dette  en  question,  1737  ;  —  lettre  du  sieur 
Bonnemoy,  datée  de  La  Rochelle,  juillet  1736,  au  sujet 
d'une  affaire  qu'il  a  à  Clermont  et  qui  dure  depuis 
30  ans  ;  —  lettres  de  MM.  Costes-Duménil,  et  Lafont, 
subdélégué  à  Issoire ,  au  sujet  des  démêlés  entre  les 
nommés  Bonniol,  père  et  fils,  1741  ;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant à  M.  Tournadre,  au  sujet  de  la  requête  du  sieur 
Borye,  loueur  de  chevaux  à  Clermont,  contre  le  sieur 
de  La  Fajole  de  Combes,  1755  ;  —  contestation  entre  le 
sieur  de  Bosredon  des  Farges  et  le  sieur  de  Bosredon  de 
Tix,  son  frère,  1731  ;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau,  du 


SÉRIE  C. 
12  mars  1735,  adressant  à  l'Intendant  un  placet  du  sieur 
Gilbert  de  Bosredon,  en  rinvitant  à  faire  rendre  à  ce 
dernier  «  la  justice  qui  luy  est  due  par  les  officiers  du 
»  Présidial  de  Riom  »  ;  l'Intendant  répond  qu'il  a  fctit 
ftire  une  enquête  par  son  subdélégué  et  que  ni  le  Prési- 
dial, ni  aucun  des  procureurs  de  la  ville  de  Riom  u'a 
connaissance  des  affaires  de  M.  de  Bosredon  ;  éloge 
au  Présidial. 


C.  1068.  (Liasse.]  —  82  pièces,  papier  ;  3  cachets. 

IMT-lies.  —  Affaires  particulières.  —  BOU. 
—  BOT.  —  Correspondance  de  M"  de  Moras  ;  de 
MM.  Dupin,  secrétaire  de  l'Intendance,  Jouzencie  et 
Vialard,  au  sujet  de  la  succession  du  nommé  Jean  Bou- 
chot, de  la  paroisse  d'Apcliat,  1752-1753  ;  —  lettres  de 
M.  de  Rivo,  lieutenant  au  bailliage  de  Vie,  se  plaignant 
que  le  sîeur  Boucby,  notaire  à  Auzers,  refuse  de  lui 
délivrer  expédition  de  son  contrat  de  mariage;  M.  Bou- 
(hy  répond  qu'il  n'a  pas  en  ses  mains  ledit  contrat  qui 
a  été  retenu  pour  défaut  de  payement  du  droit  de 
contrôle  par  le  commis  au  bureau  de  Saignes,  1735  ;  — 
lettre  de  M.  de  Bourdeille,  capitaine  au  bataillon  de 
Clermont,  1765,  réclamant  une  somme  que  lui  doit  le 
sieur  Oarnand  La  Fabrie  ;  —  requête  de  Claude  Bourel, 
de  la  paroisse  de  Saulzet-le-Froid,  au  sujet  d'un  procès 
avec  M.  Perler ,  femme  Cougoul  (s,  à.  ;  adressée  à 
U.  de  Vaubourg)  ;  —  lettre  de  M,  Pages  de  Vixouzes. 
1764,  au  sujet  des  violences  de  M.  de  Bournazel  contre 
sa  flile  ;  —  requête  du  sieur  Bournerie  et  autres 
habitants  de  la  paroisse  d'Ëchandely,  se  plaignant  des 
procédés  de  Cl.  Teyras,  juge  de  Cbaméane,  fermier  des 
cens  dus  à  la  st^igneurle  des  Enclos,  1733  ;  —  lettre  de 
a.  Ribejre,  1735,  au  sujet  d'une  obligation  consentie 
an  sieurBoufarel  par  Et.  Blanc; —  lettre  de  M.  d'Anger- 
villiers,  du  3  juillet  1729,  adressant  à  M.  de  La  Grand- 
ville  «  une  lettre  de  change  de  48  livres  pour  acquitter 
»  pareille  somme  deue  par  le  sieur  de  la  Yergne,  Iieut&- 

>  nant  au  régiment  de  Kuffec,  au  sieur  Boutet  de 

>  Châtel  qui  réside  à  Saint-l'ourçain  »  ;  accusé  de 
réception  du  sieur  Boutet  de  Châtel  ;  —  lettre  de 
H.  d'Aguesseau,  février  1740,  adressant  à  l'Intendant 
on  placet  de  M.  de  Bouzols  <  qui  est  en  instance  en  la 

>  Sénécbaussée  de  Riom  avec  M.  Champflour,  conseiller 
»  en  la  Cour  des  Aydes  de  Clermont,  pour  raison   des 

>  dégradations  que  la  rivière  d'Alagnon  causeroit  à  sa 

>  terre  de  Lempde,  saus  les  digues  et  éperons  qu'il  a  fait 

>  faire  et  que  M.  Champllour  prétend  nuire  à  sa  terre 

>  de  Mauriac  :>;  M.  de  Bouzols  se  plaint  que  l'affaire  ne 
doit  point  ;  réponse  de  M.  Geslin  :  M.  de  Bouzols  n'a 


INTENDANCE  D'AUVERGNE, 

pas    produit   les    pièces    nécessaires; 


53 


lettres    de 

Madame  Montmorency  de  Beaune,  1744,  recommandant 
à  M.  Rossignol  l'affaire  de  M.  de  Bouzols  ;  —  lettre  de 
M.  Gueyffler,  bailli  de  Brioude,  au  sujet  d'une  somme 
due  à  son  frère  de  Longpré  par  le  sieur  Boyer,  de.  Mas- 
siac;  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Rochette, 
1735  ;  —  lettre  de  M.  Angrave,  Montpellier  1737,  au 
sujet  d'une  somme  due  par  le  sieur  Boyer,  de  Masslac,  & 
MM.  Montagne,  médecin,  et  Trial,  cbirurgien,  à  Mont- 
pellier. 

C.  J6tS0.  [Liasse.)  —  29  pièces,  papier. 

11S1-11S&.  —  Affaires  particulières.  —  BRA. 
—  BUI.  —  Correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de 
Mombriset,  1747,  au  sujet  des  papiers  de  la  succession 
de  l'abtié  de  Bragelongne,  réclamés  par  sa  sœur  M"*  de 
Bragelongne  d'Armanville;  —  correspondance  entre 
l'Intendant  et  M.  de  Saint-Contest,  au  sujet  d'une  dis- 
pute survenue  à  Autun  entre  le  sieur  du  Brandon,  offi- 
cier de  milice  et  un  officier  du  Présidial,  1742  ;  —  lettre 
de  M.  de  Siougeat,  1731,  au  sujet  d'un  projet  de  mariage 
de  M.  de  Brion,  son  neveu  ;  —  lettre  de  Mad.  de  Brion- 
Amelot  demandant  à  l'Intendant  de  lui  procurer  i'ac- 
quisition  de  la  terre  de  Vaux  et  Liraagne  que  Je  mar- 
quis de  Langeac  pense  à  vendre,  1731  ;  —  lettres  de  la 
comtesse  de  Brionne,  1765,  demandant  des  renseigne- 
ments sur  la  terre  du  Monteil  ayant  appartenu  au  sieur 
de  Clairac  qui  lui  devait  à  elle  ou  &  ses  enûints  une 
somme  de  30,000  liv.  ;  mémoire  sur  cette  affaire  ;  let- 
tres de  MM.  de  la  Crène  et  de  la  Gardette;  —  lettre 
de  M.  Urion,  1736,  au  sujet  d'une  réclamation  contre  le 
sieur  Briuon  de  Lamothe  ;  —  lettre  de  M.  de  Bon,  1745, 
recommandant  à  l'Intendant  la  veuve  Brun,  au  snjet 
d'une  somme  à  elle  due  par  le  sieur  Gros,  médecin  & 
Langeac  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville  au  sujet  d'une 
somme  due  par  Michel  Brunel,  chaudronnier  k  Thiers, 
aux  dames  Bernardines  de  Clermont,  1741  ;  —  lettres 
de  M""  de  Brunville,  1741,  demandant  copie  de  l'acte 
mortuaire  de  son  mari  ;  —  lettres  de  M.  de  Merville, 
1744,  relatives  à  la  succession  Buisson. 


C.  1070.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier;  *  caçliels. 

lT39-tTM.  —  Affaires  particulières.  —  GAI. — 
CEN.  — Lettre  de  M.  delà  Gardette,  1749,  au  sujet 
d'une  somme  due  par  le  sieur  Caillot  et  lui  à  M.  Cba- 
merlat,  médecin;  l'Intendant  répond  qu'il  ne  peut  se 
mêler  de  cette  affaire  ;  —  lettre  du  comte  de  Cailus, 


54  ARCHRŒS  DU 

1735,  demandant  à  l'Intendant  ses  bons  offices  à  Tocca- 
sion  d'une  malle  qu'il  envoie  à  Montpellier;  le  maréchal 
des  logis  de  la  compagnie  de  Pertuis  au  régiment  de 
Rohan  réclame  à  M.  de  Galdaguès  une  somme  de  36  liv. 
pour  la  vente  d'une  jument;  celui-ci  refuse  alléguant  que 
la  béte  était  atteinte  de  la  morve  dont  elle  est  morte  en 
quelques  jours;  il  offre  12  livres;  correspondance  à  ce 
sujet  du  marquis  de  Pertuis,  de  l'Intendant  et  de  M.  de 
Sadourny,  1738  ;  —  lettre  de  l'évéque  de  Troyes,  1762, 
recommandant  à  Flntendant  deux  requêtes  de  M.  de 
Cambefort;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  de  Vigier,  1740,  au  sujet  d'une  somme  due  par 
M.  de  Mariât,  seigneur  d'Auzers,  au  sieur  Capitaine,  ci- 
devant  aubergiste  à  Paris  ;  —  mémoire  sur  un  diffé- 
rend entre  le  sieur  Caragnat,  d'Arpajon,  et  le  sieur 
Lombard  ;  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Vixouzes,  1785- 
1786;  —  requête  de  Giraud  Jacoty,  marchand  confiseur 
à  Landau,  réclamant  une  somme  que  lui  doit  le  sieur 
Carraud,  1750  ;  —  lettre  de  M.  de  Roussille,  datée  jde 
Cropière  près  Aurillac,  le  2  février  1736,  au  sujet  de  voies 
de  fait  commises  par  MM.  de  Larmandie  et  de  Lavige, 
conseillers  au  Présidial,  sur  l'abbé  de  Jugeai,  «  à  une 
»  représentation  de  comédie  faite  par  des  bateleurs  ». 
M.  l'abbé  de  Jugeai  avait  voulu  calmer  M.  de  Laubac, 
fils  de  M.  de  Sadourny, qui  s'était  pris  de  querelle  avec  le 
sieur  Oastel,  et  avait  été  maltraité  sans  que  M.  de  Lau- 
bac intervint;  l'Intendant  écrit  à  M.  de  Sadourny,  son 
subdélégué;  —  correspondance  de  M.  de  Bon,  et  du 
sieur  Teillard,  garde  du  roi,  au  sujet  d'une  somme  due 
par  ce  dernier  à  la  veuve  Catalan,  de  Montpellier,  1736; 
—  lettre  de  M.  de  la  Michodière,  1759,  recommandant  à 
l'intendant  d'Auvergne  la  baronne  de  Caufour  qui  re- 
tourne dans  cette  province  pour  aller  habiter  un  cou- 
vent de  la  ville  de  Clermont  ;  —  lettres  et  requêtes  de 
M.  de  Caylus  de  Griou  se  plaignant  que  deux  de  ses  fils 
ont  été  retenus  dans  les  prisons  d' Aurillac  par  ordre  de 
M.  Colinet  de  Labeau,  lieutenant  criminel  au  Prési- 
dial;  les  deux  Messieurs  de  Caylus  s'étaient  rendus  aux 
prisons  pour  faire  écrouer  un  fermier  de  M.  de  Labeau, 
leur  débiteur;  lettres  de  MM.  de  Labeau  et  de  Sa- 
dourny  à  l'Intendant  ;  celui-ci  engage  M.  de  Labeau  en 
cas  qu'il  y  ait  faute  de  sa  part  à  donner  immédiatement 
toute  satisfaction  à  MM.  de  Caylus,  l'affaire  pouvant 
devenir  très  fâcheuse  pour  lui  ;  lettres  de  M™®  de  Cliam- 
bonas,  de  •M.  de  Saint-Florentin  ;  un  arrêt  du  Parle- 
ment commet  le  lieutenant  criminel  de  Clermont  pour 
informer;  M.  de  Labeau  propose  alors  un  accommode- 
ment que  M.  de  Caylus  refuse,  1729;  —  lettre  de 
M.  Madur,  1735,  au  sujet  d'une  requête  du  sieur  Celey- 
ron  ;  —  lettre  de  M.  Dufaut  de  Septfontaines  au  sujet 
d'une  plainte  de  M.  de  Censac,  1737. 


PUY-DE-DOME. 


C.  1671.  (Liasse.)  —  58  pièces,  papier;  3  cachets. 

17M-176S.  —  Affaires  particulières.  — 
CHAB.  —  CH  AP.  —  Lettres  de  M.  Urion,  informant 
l'Intendant,  et  de  l'Intendant  informant  M.  d'Argenaon 
que  les  juges  de  Riom  étaient  déjà  disposés,  avant  la 
demande  qui  leur  en  a  été  faite,  à  ne  point  causer  de 
frais  à  M.  le  comte  de  Chabannes/ capitaine  de  grena- 
diers au  régiment  de  Bourbonnais,  ni  à  M.  l'évéque 
d'Agen,  relativement  à  la  succession  de  M"*'  de  Cha- 
bannes,  leur  mère,  1743;  —  lettre  de  M.  de  Tourne- 
mire  au  sujet  d*une  créance  de  M.  de  Chabannes  sur 
des  particuliers  de  la  paroisse  de  Menet,  1747  ;  —  let- 
tres de  M.  de  Saint-FJorentin,  1730,  au  sujet  d'un  pla- 
cet  par  lequel  M.  Chabrol  demande  la  permission  de 
disposer  entre  vifs  de  son  bien  en  faveur  de  son  fils  du 
second  lit  ;  l'Intendant  est  prié  de  s'informer  «  si  par 
»  cette  donation  il  ne  fera  point  d'injustice  aux  autres, 
»  s'il  n'agit  point  par  passion,  s'il  n'y  a  aucun  inconvé- 

>  nient  à  lui  accorder  cette  permission  »;  avis  de 
M.  Urion,  subdélégué  à  Riom  ;  l'Intendant  rappelle  que 
seuls  ceux  de  la  Religion  P.  R.  sont  astreints  à  obtenir 
la  permission  du  roi  pour  disposer  de  leur  bien  entre 
vifs.  €  Il  est  vray  que  le  sieur  Chabrol  a  été  originai- 
»  rement  de  la  R.  mais  il  ne  peut  plus  y  avoir  aucun 
»  soubçon  sur  son  compte,  c'est  un  magistrat  très  ree- 
»  pectable  âgé  de  80  ans  passés  et  qui  depuis  un  très 

>  long  temps  fait  avec  une  distinction  infinie  et  une 
»  grande  réputation  de  capacité  les  fonctions  d'avocat 
»  du  roy  au  Présidial  de  Riom  »  ;  il  ajoute  que  le 
sieur  Chabrol  a  les  motifs  les  plus  légitimes  de  plaintes 
contre  son  fils  aîné  ;  M.  de  Saint-Florentin  envoie  un 
brevet  du  roi  qui  accorde  la  permission  demandée;  — 
lettre  de  M.  Olier,  1745,  au  sujet  d'une  demande  de 
M"'  Chabron  à  son  mari  ;  —  affaires  particulières  rela- 
tives aux  nommés  Chalay,  Chaleon,  Chalus  ;  —  lettre 
de  M"'  CoUaade  de  Saint-Hérem,  1762,  au  sujet  de  la 
requête  de  Chambade,  menuisier  à  Courpière  ;  —  let- 
tres de  MM.  d'Aguesseau  et  Chambaud  de  Montgon, 
1741,  au  sujet  de  différends  entre  le  chevalier  de 
Chambaud,  capitaine  au  régiment  de  cavalerie  de 
Beaucaire,  et  son  frère  ;  —  correspondance  de  Tlnten- 
dant  avec  M.  Tassy  de  Montluc,  1732,  au  sujet  do  la 
croix  de  Saint-Louis  de  M.  du  Chambon,  lieutenant- 
colonel  et  commandant  des  milices  d'Auvei^ne,  dé- 
cédé ;  son  frère  M.  du  Chambon,  chanoine  de  la  cathé- 
drale de  Saint-Flour  «  a  répondu  qu'il  ne  la  donneroit 
»  que  quand  il  auroit  receue  la  pension  qui  estoit  deue 
»  à  son  frère  »;  l'Intendant  envoie  un  ordre  «  pour 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCK  D'AUVERGNE. 


55 


>  contraindre  par  emprisonement  les  béritiârs  du  sEeur 

>  Cbâmbon  à  rendre  la  croix  de  Saint-Louis.  Leur 
»  réponse  f^it  pitié  et  excite  mon  indignation  •»  ;  lettre 
dadiant^oe;  —  lettre  relative  aux  droits  du  nommé 
Champion  dans  une  succession,  1750;  —  lettre  de 
M.  d'Aguesseau,  1739,  adressant  k  l'Intendant  un  pla- 
cet  du  sieur  Cliandt>ras  contre  MM.  Delaire,  président, 
et  Dalmaa,  avocat  général  en  la  cour  des  Aides  de  Cler- 
moot  ;  ceux-ci  déclarent  être  prêts  à  payer  le  sieur 
Chandoras;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  1732, 
adressant  à  M.  Trudaine,  intendant,  pour  avoir  son  avis, 
un  placet  par  lequel  «  M"*  de  Chaptes  se  plaint  de  ce  que 

>  H.  de  la  Rodieaymon,  son  frère,  refuse  de  luy  rendre 
»  son  bien,  nonobstant  les  sentences  et  arrests  qui  l'ont 
»  condamné  à  le  luy  restituer  »;  lettres  de  MM.  Urion 
et  de  Chaptes  ;  l'Intendant  répond  à  M.  de  Saint-Flo- 
rentin que  la  mauvaise  volonté  de  M.  de  la  Rocbeay- 
mon  tient  à  ce  qu'il  sait  sa  sœur  hors  d'état  de  se  pour- 
voir au  Parlement  ;  «  ce  seroit  un  grand  bien  que  de 
»  pouvoir  procurer  une  bonne  et  promte  justice  à 
»  ceux  qui  sont  vexés  par  les  chicanes  et  par  les  lon- 

>  gueurs  et  les  frais  de  la  procédure,  mais  il  y  auroit 

>  peut-estre  aussi  beaucoup  d'inconvénîens  à  distraire 
B  ces  sortes  d'affaires  des  juridictions  ordinaires.  Il  y 
»  auroit  trop  de  gens  qui  seroient  en  droit  de  deman- 

>  der  une  pareille  grâce  :  les  frais  et  la  longueur  des 
»  procès  sont  des  abus  généraux  dont  tous  les  sujets  du 
»  roy  soufrent  également  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Bois- 
sîeux,  1747,  remerciant  de  la  faveur  accordée  au  sieur 
Chaptinel  ;  —  lettre  de  M.  Lafont,  1744,  relative  à  la 
succession  Cbapuis  ;  —  lettres  de  M.  de  Cebté  et  de 
H.  Méalet  de  Soliniac  au  sujet  d'une  somme  due  par  ce 
dernier  à  la  veuve  Chario,  1742-1743;  —  lettre  de 
M.  d'Angervilliers,  1729,  au  sujet  d'une  somme  que  la 
demoiselle  de  Oraa,  fille  du  feu  sieur  Dorelly,  médecin  à 
Pigeac,  réclame  du  sieur  du  Chassan,  lieutenant  dans  le 
bataillon  de  Chambon  des  milices  d'Auvei^ne;  lettres 
de  l'Intendant  et  du  chevalier  du  Chassan  ;  —  requête 
de  «  messire  Ennemond  Chastain  de  la  Ciserane,  an- 
»  cien  lieutenant  dans  le  régiment  de  Chabo-cavalerie» 
contre  le  sieur  Ducros,  commissaire  des  poudres  et  salpê- 
tres demeurant  à  Clermont  près  les  Ursulines,  1748;  — 
lettre  de  M™  de  Chastillon,  demandant  à  l'Intendant  de 
faire  retirer  les  pièces  relatives  au  procès  d'entre  le  feu 
duc  de  Gadagne  et  M.  d'Apcher  de  Cbâteauneuf  qui  sont 
chez  un  procureur  de  Clermont;  mémoire  sur  cette  af- 
Qdre,  1733  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  Cellier,  1732, 
au  sujet  d'une  contestation  entre  le  sieur  Chatanier  et  le 
sieur  Lafin,  son  beau-frère  ;  —  somme  due  par  le  nommé 
Vemet,  de  Qiat,  au  sieur  Chatanier,  cavalier  au 
régiment  dé  Rnffec;  certificat  par  M.  de  la  Roche  du 


Ronzet,  capitaine  audit  régiment,  175â;  —  M.  Châ- 
teanvieux,  capitaine  au  régiment  de  Condé-lnfanterie, 
réclame  &  son  frère  M.  de  Tarrieux  une  somme  de 
12,000  livres  pour  ses  droits  légltimaires  paternels; 
lettre  à  ce  sujet  s.  d.  de  l'Intendant  à  M.  d'Argenson  ; 
—  contestation  entre  MM.  de  Chaptes  et  de  Lyonne, 
terminée  par  l'arbitrage  de  M.  Urion,  subdélégué  à 
Riom,  1731  ;  lettres  de  l'Intendant,  des  intéressés,  de 
MM.  Urion  et  Montorcier. 


C.  1672.  (Liasse.)  —  42  pièces,  papier. 

n%7-fjn.  —  Affaires  particdlièrbs.  — 
GHAU.  —  CHAV.  —  Requête  de  la  veuve  Ghaude- 
saigues,  de  Montpellier,  au  sujet  d'une  somme  de 
300  livres  que  lui  doit  le  s'  Peyronnet,  médecin  à  Ro- 
chefort;  correspondance  de  M""  Barrai  de  Saint-Priest  ; 
de  M.  Ribeyre,  subdélégué,  1752;  —  requête  de 
J.-B.  Chaudessolle,  imprimeur  chez  le  sieur  Boutaudon, 
se  plaignant  que  des  pièces  qu'il  avait  confiées  au 
sieur  Celeyron,  procureur  à  Amberf ,  ne  lui  ont  pas  été 
rendues,  1751  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint- Flor«ntin,  du 
16Juin  1727,  invitant  l'Intendant  à  s'informer  des  rai- 
sons pour  lesquelles  on  retient  au  Refuge  la  iille  de  la 
demoiselle  de  Chauliaguet;  réponse  de  M.  de  Champ- 
flour,  grand  vicaire  :  la  jeune  fllle  a  été  enfermée  sur 
une  ordonnance  moUvée  du  Lieutenant  général;  — 
lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  1759,  relative  à  un 
billet  souscrit  par  le  sieur  Chaumon,  sculpteur  ;  —  re- 
quêtes de  A.  Chauvassaignes,  greffier  de  la  chàtellenfe 
de  Vodable  et  consul  du  même  lieu,  exposant  que  «  la 
»  dame  de  La  Fayette,  veuve  du  sieur  des  François,  gen- 
»  tilhomme,  a  six  fils  que  la  médiocrité  de  leur  fortune 
»  réduit  à  labourer  eux-mêmes  le  peu  d'héritages  qu'ils 
>  ont  ;  ils  ne  suportent  qu'avec  peine  cet  état  et  leurs 
»  voisins  en  sont  les  victimes  innocentes  »;  ils  ont  en- 
vahi à  main  armée  les  héritages  du  suppliant  et  s'en 
maintiennent  en  possession  malgré  les  jugements  obte- 
nus par  celui-ci;  correspondance  de  MM.  de  Saint- 
Florentin  et  Lafont;  ce  dernier  annonce  que  les  MM.  de 
Montgrion  «  qui  ne  connaissent  d'autre  règle  que  la  loi 
»  du  plus  fort  »  continuent  leurs  voies  de  fait,  1752  ;  — 
le  sieur  Chauveau,  officier  invalide,  réclame  une  somme 
que  lui  doit  le  sieur  Vialard,  officier  à  Riom  ;  correspon- 
dance de  MM.  de  Bemage  de  Vaux,  Perichon  et  Urion, 
1752  ;  —  correspondance  de  l'abbé  Chauvelin  avec 
M.  Trudaine  av  sujet  d'une  somme  que  lui  doit  M.  Ar- 
chon  du  Gravier,  conseiller  au  Présidial  de  Riom; 
M.  Archon  répond  que  sur  la  demande  de  M.  Trudaine 
il  a  suspendu  les  poursuites  qu'il  faisait  contre  M.  de 


} 


56 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


Teraules  et  qu'il  paiera  lorsque  M.  de  Teraules  Taura 
payé  lui-même,  1733;  —  correspondance  de  M.  de  Chau- 
vigny,  comte  de  Lyon,  et  de  M"*  de  la  Rocheaymon- 
Montgon,  1741,  au  sujet  d'une  contestation  entre 
MM.  Granchier  et  de  Chauvigny  ;  —  lettre  de  M.  de 
Chavagnac,  Blesle  1731,  au  sujet  d'un  procàs  qu'il  a  avec 
sa  belle-sœur;  —  lettre  de  M.  de  Vigier,  1741,  relative 
à  la  requête  d'un  particulier  qui  demande  que  sa  fille, 
enfermée  à  la  maison  de  force,  soit  mise  en  liberté. 


C.  i673.  (Liasse.)  ■—  52  pièces,  papier;  2  cachets. 

1707-1706.  —  Affaires  particulières.  —  CHES. 
—  COR.  —  Lettre  de  M.  de  Vixouzes,  1757,  relative  à 
une  demande  du  sieur  Chapsal  contre  le  nommé  Cheilus, 
chaudronnier  de  la  paroisse  de  Saint-Cirgues  ;  —  let- 
tres de  M.  de  Cheminades,  comte  de  Brioude,  se  plai- 
gnant que  M.  Dupuy,  subdélégué  dans  cette  ville,  ait 
fait  enlever  le  chien  d'un  chasseur  appartenant  au  frère 
de  M.  de  Cheminades;  M.  Dupuy  se  justifie,  1741;  — 
requête  du  s'  Chenard,  banquier  à  La  Rochelle,  récla- 
mant une  somme  à  lui  due  par  M.  Lavironne,  gen- 
tilhomme, domicilié  à  Chalandrat  près  Billom;  copie 
des  lettres  de  M.  Lavironne  à  M.  Chenard  de  1726  à 
1730  ;  lettres  du  même  à  M.  Mars,  à  M.  Fontfreyde, 
inspecteur  des  manufactures;  —  correspondance  entre 
l'Intendant,  M.  de  Mallessaigne,  M"'  de  Chirouse,  et 
M.  de  Chirouse,  demeurant  à  La  Tour,  au  sujet  de 
sommes  dues  par  ce  dernier,  1750-1752  ;  —  requête  de 
Geraud  Choussy,  praticien  au  Pont-de-Lempdes,  au 
sujet  d'une  somme  qui  lui  est  réclamée  par  le  nommé 
Passion,  1707  ;  *-  lettre  de  M.  de  Breteuil,  du  15*  fé- 
vrier 1725,  adressant  à  l'Intendant  un  mémoire  du 
sieur  Pierre  Clary,  dit  Pierrot,  soldat  de  la  compagnie 
de  Duchesne,  détachée  de  l'Hôtel  Royal  des  Invalides,  en 
garnison  à  Ardres,  en  l'invitant  à  rendre  justice  à  ce 
soldat  ;  requête  de  Clary  se  plaignant  que  les  dames 
Ursulines  de  Montferrand  ont  usurpé  un  bien  qu'il  avait 
dans  cette  ville  ;  lettre  de  sœur  de  Saint-Ignace  Du- 
mas, dépositaire  du  couvent  de  Saint-Ursule  déclarant 
qu'elles  ne  doivent  rien  à  Clary ,  elles  produisent  le 
contrat  de  vente  de  ladite  maison  et  les  quittances  qui 
attestent  leur  libération  ;  requête  de  Clary  au  sujet 
d'un  autre  bien  vendu  par  son  père  l'année  «  du  mau- 
vais vivre  >,  1709  ou  1713;  —  lettres  de  l'Intendant 
à  M.  le  duc  de  Beringam,  1762,  au  sujet  «  de  la  chaise 
»  du  Roy  que  feu  M.  de  Clérac  avait  amenée  à  Cler- 
»  mont  »  ;  —  affaire  du  nommé  Cluchat,  de  Protnpsat, 
contre  le  sieur  Gamonet,  notaire  à  Riom,  au  sujet  d'hé- 
ritages litigieux;  M.  d'Ormesson  prie  l'Intendant  d'ar- 


ranger cette  affaire  à  l'amiable;  correspondance  de 
M.  Trudaine  avec  M.  Urion,  1733;  —  lettres  de  MM.  de 
Bernage  et  de  Congis,  1746,  au  sujet  d'un  procès  que 
soutient  à  Riom  M*"*  de  Coliade,  veuve  d'un  capitaine 
de  vaisseau  ;  —  lettre  de  M.  Mignot,  1766,  relative 
aux  plaintes  du  sieur  Collonge  contre  son  fils;  -^ 
lettre  de  M.  d'Angervilliers,  du  26  novembre  1733,  de- 
mandant la  protection  de  M.  Trudaine  pour  M.  du  Co- 
rail, major  du  régiment  de  cavalerie  du  roi,  au  sujet 
de  quelques  différends  que  ce  dernier  voudrait  termi- 
ner à  l'amiable  avec  sa  famille. 


C.  1 674.  (Liasse.)  —  48  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

17S1-17S5.  —  Affathes  particulières.  —  COS. — 
CUR.  —  Requête  du  sieur  Costerisan,  maître-armu- 
rier de  Sainte-Florine,  qui  se  plaint  de  son  fils;  lettre 
du  curé  de  Sainte-Florine,  1733  ;  —  lettre  de  M.  Costes- 
Dumenil,  1744,  se  plaignant  à  M.  Imbert  d'un  mar-, 
chand  de  Volvic  ;  —  requête  de  Simon  Cothon,  de  la 
paroisse  de  Saint-Sauves,  contre  son  fils  A.  Cotlion  ; 
avis  de  M  Ribeyre,  subdélégué  à  Rochefort,  1732;  con* 
trat  de  mariage  d'A.  Cothon,  1721  ;  —  lettre  de  M.  de 
Mahy  de  Cormeré,  se  plaignant  que  le  sieur  Coudert». 
maître  pionnier  de  la  paroisse  de  Céaux,  près  Alègre,  a 
abandonné  sans  l'achever  un  travail  commencé  à  Cor- 
meré ;  lettres  de  M.  Olier  exposant  les  raisons  que  le 
sieur  Coudert  fait  valoir  pour  se  justifier,  1750-1751; 
—  lettre  de  M.  Courtaurel  de  Rouzat,  datée  de  Ld- 
lière  le  3  décembre  1755,  au  sujet  d'un  procès  qu'il  sou- 
tient contre  M.  Amelot,  relativement  au  droit  de  chasse 
sur  la  terre  de  Rouzat,  cette  terre  étant  enclavée  dans 
celle  de  M.  Amelot  ;  —  lettres  de  M.  de  Siougeat,  1731, 
recommandant  à  l'Intendant  M.  de  Couzance,  à  qui  le 
Lieutenant  général  de  Clermont  a  intenté  un  prooes 
pour  quelques  prises  d'eau  de  leurs  prairies  ;  M.  de 
Siougeat  répond  de  la  probité  de  M.  de  Couzance  qui  a 
épousé  une  de  ses  nièces  ;  —  lettre  de  M.  le  chevalier 
de  Murinais  au  sujet  de  prétendues  dettes  de  M.  de 
Cransac,  1736;  —  lettre  de  M™«  de  Tessé-Chavagnac, 
1749,  recommandant  à  l'Intendant  une  requête  da 
nommé  Crouzi  ;  —  lettre  de  M.  Talemandier,  1737,  aa 
sujet  d'une  requête  de  M""*  de  Crussol  qui  se  plaint  que 
des  huissiers  envoyés  par  elle  ont  été  maltraités  par  lei 
habitants  de  Cereix,  paroisse  de  Saint-Jean  de  Nay  ;  — 
requêtes  adressées  à  M.  Trudaine ,  intendant ,  par 
J.  Cumines,  laboureur  du  lieu  de  Yaresnes,  paroisse  de 
Saint-Privat  en  Yelay,  se  plaignant  que  Jacques- Just 
de  Bouchard  d'Aubeterre,  seigneur  baron  dudit  lieu, 
l'ayant  fait  condamner  par  les  ofiSciers  de  sa  terre  aoas 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


57 


prétexte  d'un  cens  quUl  prétend  ne  pas  devoir,  menace 
de  le  faire  mettre  en  prison  ;  ledit  sieur  de  Saint-Pri- 
yat,  pendant  que  le  suppliant  sollicitait  à  Riom,  «  a  fait 
»  enlever  le  peu  qu'il  avoit  dans  sa  maison,  que  mesme 
»  9a  femme  et  cinq  pauvres  petits  enfans  qu'il  a 
^  avoient  été  contraints  de  se  dérober  à  sa  fureur» 
»  c'est  à  dire  de  sortir  de  l'endroit  »;  laisser-passer  dé- 
livré au  sieur  Cumines  par  le  curé  de  Saint-Privat;  avis 
de  M.  Talemandier  :  «  Je  doits,  pour  la  décharge  de  ma 
»  conscience  et  rendre  justice  à  la  véritté,  vous  préve- 
B  nir  que  M.  de  Saint  Privât  mène  sa  terre  avec  une 
»  authorité  absolument  despotique.  Il  n'est  question  de 
»  règle  ni  d'ordre  judiciaire  :  il  a  pour  son  juge  un 
»  procureur  de  la  ville  de  Saugues  en  Givaudan  qui 
»  fait  et  qui  defifait  au  gré  des  volontés  de  ses  commet- 

>  tants;  ses  domestiques  sont  les  exécuteurs  des  ordon- 
»  nances  ou  des  sentences  qu'il  fait  rendre,  et  quand  on 
»  trouve  chés  Temphitéote  la  plus  foible  résistance  on 
»  l'emprisonne,  et  il  ne  sort  des  fers  qu'après  avoir  ca- 
»  pitulé  au  gré  du  seigneur.  Par  des  voyes  de  cette  es- 
»  pèce>  il  a  réduit  Cumines  à  la  mendicité  »  ;  M.  de 
Saint-Privat  doit  plus  qu'il  ne  possède  et  ne  paie  rien  à 
qui  que  ce  soit  ;  lettre  de  M.  Délavai  de  la  Crène,  à  qui 
l'Intendant  a  confié  les  intérêts  de  Cumine  ;  mainlevée 
de  la  saisie  obtenue  à  la  Sénéchaussée  de  Riom  ;  l'Inten- 
dant écrit  à  M.  de  Saint-Privat  au  sujet  de  cette  affaire 
et  de  celle  des  religieuses  de  Brioude  :  «  Si  vous  ne  me 
»  &ites  pas  sur  cela  une  réponse  satisfaisante,  je  sçau- 

>  ray  vous  faire  obéir  avec  toutte  la  rigueur  que  vous 
]►.  vous  serés  attirée  par  vos  procédés,  »  1733  ;  -  plain- 
tes de  marchands  de  Saint-Germain-l'Herm  contre  des 
habitants  de  Saint-Ferréol  qui  leur  ont  dérobé  des 
bois;  l'Intendant  donne  ordre  de  rapporter  ces  bois  au 
bord  de  l'Allier  où  ils  ont  été  trouvés,  1732. 

C.  i67î5.  (Liasse.)  —  56  pièces^  papier;  2  cachets. 

10119-1764.  —  Affaires  particulières.  —  D AL.  — 
DES.  -  Lettres  du  sieur  Dalbet  de  la  Plaide,  1748,  de- 
mandant la  protection  de  l'Intendant  pour  terminer  ses 
affaires  avec  ses  créanciers  ;  —  lettres  de  M.  de  Mer- 
ville,  1750,  au  sujet  de  ventes  consenties  au  sieur  Dar- 
rot  ;  —  requête  du  sieur  Daurelle,  médecin  à  Ariane, 
1731,  au  sujet  des  démêlés  qu'il  a  avec  la  famille  de  sa 
femme  ;  lettre  de  M*^*  de  Verdun -Lauzun;  —  lettres  de 
M*"  Decombes  demandant  qu'on  lui  fasse  un  passage  pour 
le  pté  qu'elle  a  dans  les  appartenances  de  Riom,  le  pré 
par  où  elle  avait  droit  de  passage  ayant  été  pris  pour  la 
pépinière,  1751  ;  —  réclamation  du  sieur  de  Bonnaire, 
marchand  à  Paris,  1692,  au  sujet  de  sommes  à  lui  «dues 
par  le  sieur  Deisdier  flls,  marchand  àClermont; — corres- 
PuY-DE-DÔMB.  —  Série  C. 


pondance  de  l'Intendant  avec  MM.  Dqjax  et  de  Gizaguet, 
au  sujet  d'un  procès  entre  ledit  Dejax  et  la  veuve  du 
sieur  Guithon,  président  en  l'Élection  de  Brioude,  sœur  de 
MM.  de  Gizaguet  et  de  Mombriset  ;  M.  Trudaine  désire 
que  cette  affaire  puisse  s'accommoder;  il  «  n*6mpêche 
»  pas  cependant  que  M.  Dejax  ne  poursuive  ses  droits 
»  par  les  voyes  que  la  justice  autorise  »,  1732;  —  let- 
tres du  baron  de  Saint-Germain,  1764,  au  sujet  de 
sommes  à  lui  dues  par  le  sieur  Délabre,  de  Riom  ;  — 
réclamation  du  sieur  Deschamps,  bourgeois  de  Paris, 
au  sujet  d'une  créance  qu'il  a  sur  M.  Delmas,  avocat 
général  en  la  cour  des  Aides  de  Clermont  ;  celui-ci  offre 
un  mandement  sur  ses  gages  ;  lettres  de  M.  d'Agnes- 
seau,  1738  ;  —  Delteil,  aubergiste  à  Aurillac,  réclame 
une  somme  que  lui  doit  le  sieur  Debertier,  huissier  ; 
lettres  de  M.  de  Cébîé,  1751-1752  ;  —  correspondance 
de  MM.  d'Angervilliers,  de  Barante,  Urion,  de  Tlnten* 
dant,  au  sujet  d'une  contestation  entre  MM.  Desastiers 
et  de  Barante,  1730;  —  lettre  de  M.  Angrave,  datée  de 
Montpellier,  le  4  juillet  1735,  au  sujet  des  pièces  dont 
M"**  Desgoutes  a  besoin  pour  faire  recevoir  son  fils  à 
Malte;  il  a  écrit  à  M.  le  «baron  de  Saint- Just  qui  de- 
meure à  Béziers,  et  celui-ci  lui  a  adressé  «  le  contrat 

>  de  mariage  d'entre  M.  d*Archon,  marquis  de  Saint* 
»  Germain  et  demoiselle  Claude  de  Sendres,  fille  légi- 

>  time  et  naturelle  de  noble  François  de  Sendres,  et  de 
»  dame  Claude  de  Rochemaure»;  —  réclamation  du 
sieur  Daudoins,  négociant  à  Pau,  1750,  au  sujet  d'une 
somme  que  lui  doit  M.  Desjardins,  lieutenant  réformé 
du  régiment  de  Saint- Jal-cavalerie  ;  lettre  de  M.  Geor- 
ges de  Montcloux,  1735,  au  sujet  des  contestations 
entré  le  sieur  Desrigauds  et  ses  sœurs. 

G.  1676.  (Liasse.)  —  46  pièces,  papier;  4  cachets. 

17116-f  76S.  —  Affaires  particulières.  —  DOXi. 
-—  DUL.  — Lettre  de  M.  Madur,  1750,  annonçant  qu'il 
a  fait  passer  au  sieur  Dolomieu  la  lettre  à  lui  adressée  ; 

—  mémoire  pour  M"'  Dorinière  au  sujet  d'un  testa- 
ment dont  elle  a  demandé  la  minute  pour  la  produire  à 
l'occasion  d'un  procès;  lettre  de  M"'  Dorinière,  1752; 

—  lettre  de  M.  de  Frétât  de  Sarra,  du  1*'  mars  1732, 
signalant  à  Tlntendant  les  injustices  et  violences  com- 
mises contre  une  pauvre  famille  de  paysans  de  la  pa- 
roisse de  Saint- Alyre,  près  la  Chaise-Dieu,  par  les  sieurs 
Douvreleur  dont  l'un  est  bailli  de  la  terre  de  Clavelier  ; 
ces  procédés  «  font  frémir  les  peuples  qui  sont  sujets  à 
»  une  telle  tiranie  et  vexation,  de  la  part  de  gens  qui 

>  sont  en  place  et  establls  pour  les  punir  en  autruy  »  ; 
lettre  de  M.  Madur,  attestant  que  les  faits  énoncés  sont 
exacts  ;  lettre  de  M.  Duchey  déclarant  qu'il  ne  croit 

8 


58  ARCHIVES  DU 

pas  nécessaire  d'informer  contre  ces  juges,  il  ne  voit 
d'irrégulier  dans  leur  procédé  que  d'avoir  fait  une  exé- 
cution au  lieu  de  procéder  par  fracture  de  portes,  il  se 
contenterait  de  leur  faire  une  mercuriale  ;  M.  Trudainc 
n'est  pas  de  cet  avis  :  «  Le  procédé  des  sieurs  Douvre- 
»  leur  est  si  violent  et  si  injuste;  il  est  d'aillieurs  si  né- 
»  cessaire  de  réprimer  l'avidité  de  ces  sortes  d'officiers 
»  que  je  vous  prie  de  les  poursuivre  très  vivement.  Je 
»  suis  persuadé  mesrae  que  vous  en  trouvères  assés  sur 
»  les  premières  informations  pour  les  décréter  de  prise 
»  de  corps  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Sartine,  1765,  au  su- 
jet d'une  somme  due  par  le  sieur  Doubourg,  doreur 
travaillant  à  Ja  manufacture  de  Tallende,  à  la  nourrice 
de  ses  enfants;  —  lettre  du  chevalier  Duchassain,  lieu- 
tenant au  régiment  des  Landes,  1732,  au  sujet  des  em- 
barras d'affaires  que  son  frère  «  lui  a  laissés  »  ;  — 
lettres  de  M.  de  Fretat-Duchassin,  1734,  au  sujet  de 
contestations  avec  son  frère  ;  M.  Urion  est  chargé  d'ac- 
commoder l'affaire;  —  lettres  du  chevalier  Duchassain, 
ail  fort  de  Kehl,  1735,  se  plaignant  d'un  fermier  qu'il  a  à 
Marsat  et  dont  il  ne  peut  se  faire  ï)ayer  ;  —  lettre  de 
M«»«  Duchey-Lavilatelleç  1751,  recommandant  à  l'Inten- 
dant les  intérêts  de  mineurs  qui  sont  sur  le  point  de 
perdre  leurs  biens;  —  correspondance  de  l'Intendant  ou 
de  M.  de  Saint-Seine,  subdélégué  général  et  secrétaire 
de  l'Intendance,  de  MM.  Alleyrat,  subdélégué  à  Oiat,  et 
Sixte,  curé  de  Sauvagnat,  au  sujet  de  sommes  dues  au 
sieur  Ducros,  de  Paris,  1755;  —  lettre  de  M.  Dejax,  au 
sujet  d'une  somme  que  lui  doit  M.  Ducros  de  Chabjannes, 
officier  réformé  ;  lettre  de  ce  dernier,  1737  ;  —  corres- 
pondance de  MM.  Trudaine;  Urion,  subdélégué  à 
Riom;  Pradier,  procureur,  au  sujet  d'une  saisie  réelle 
de  la  terre  de  Bonnefllle,  appartenant  à  M.  Dufour  de 
Bonneffile,  pratiquée  sur  la  requête  de  M.  de  Bornage 
de  Saint-Maurice,  intendant  de  Languedoc  ;  lettres  de 
M.  de  Saint-Maurice  remerciant  M.  Trudaine  et  lui 
recommandant  le  sieur  Pradier,  1730-1731  ;  —  lettre 
de  M.  d'Armenonville,  1726,  au  sujet  d'une  somme  due 
à  l'hôpital  de  Montluçon  par  M.  Dufour,  lieutenant  gé- 
néral de  Clermont;  —  lettre  de  M.  de  Nointel,  Paris  le 
2  mai  1737,  l'ecommandant  à  l'intendant  d'Auvergne 
M.  Dugondaud,  procureur  du  roi  de  l'Élection  de  Li- 
moges qui  a  un  procès  à  la  cour  des  Aides  de  Clermont; 
—  lettre  de  remerciements  de  M.  Dugour,  au  Quesnoy, 
octobre  1737;  —  billets  souscrits  par  les  nommés  Dulac 
et  Hamoche,  chef  d'une  troupe  de  comédiens,  en  repré- 
sentation à  Clermont  en  septembre  1741,  à  un  mar- 
chand de  Dijon;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Saint-Con- 
test;  —  correspondance  de  MM.  Trudaine,  de  Tourny, 
Dulaurent,  1731,  au  sujet  d'une  somme  due,  par  ce 
dernier,  aux  Filles  de  la  Charité  de  Tulle. 


PUY-DE-DOME. 


G.  1677.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier;  1  cachet. 

1799-1794.  — >  Affaires  particulières.  —  DUM. 
DUV.  -—  Plaintes  de  la  veuve  Dumas  au  sujet  de  la- 
mauvaise  conduite  de  son  fils  ;  lettres  à  ce  sujet  de 
M.  de  Toumemîre,  1760-1761  ;  —  lettre  de  M.  Amelot* 
de Chaillou, du 30 janvier  1731,  adressantàM.  Trudaine 
le  placet  du  sieur  Simeonis,  habitant  de  Pamiers  en 
Provence,  qui  demande  le  paiement  d'une  somme  à  lui' 
due  par  le  sieur  Dumesnil,  ci-devant  inspecteur  des 
contrôles  en  Provence  et  actuellement  employé  dans  la- 
province  d'Auvergne  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  Sadourny;  le  sieur  Dumesnil  affirme  qu'il  nef^ 
doit  rien;  —  lettres  de  M.  de  Nointel,   1737,  priant 
rintendant  de  s'informer  si  M.  Duprat,  qui  demeure  aux 
Salles  dans  le  voisinage  de  Billom,  est  toujours  vivant  r 
réponse  affirmative  du  subdélégué;  —  lettre  de  M.  de> 
Sieujac,  1731,  au  sujet  d'un  procès  qu'a  M.  Dupuy  avec 
M.  Rochette,  son  beau-frère  ;  M.  de  Sieujac  pense  que- 
l'Intendant  pourrait  terminer  l'affaire  à  l'amiable  entre 
les  deux  beaux-frères;  —  lettre  de  M.  Dupuy,  à  la 
Grand-Rive,  1743,  au  sujet  d'une  tutelle  qu'on  veut 
imposer  à    son  flls;  —  note  sur  la   succession    de  = 
M.  Durand  de  Champfleury,  1737  ;  —  requête  du  sieur 
Durand,  chirurgien-major  du  fort  de  Brescou,  1742,  au  > 
sujet  d'une  somme  à  lui  due  pour  médicaments  fournis 
au  sieur  de  Solage  ;  —  correspondance  de  MM.  d'Or- 
messon,  de  Saint-Florentin,  Trudaine,  1729-1732,  au 
sujet  de  contestations  entre  MM.  Durand  du  Joannel  et 
Brun,  de  Nohanent  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Briffe,  Caen,  le  ' 
31  mars  1752,  demandant  à  l'Intendant  de  lui  procurer 
un  extrait  du  testament  de  M"'  Durand  de  Lagny  ;  — 
lettre  du  chevalier  de  Meyronnet  de  Saint-Marc,  consul 
général  de  France  en  Portugal,  du  10  mai  1784,  priant 
l'Intendant  d'informer  la  famille  du   nommé  Pierre 
Durge  que  leur  parent  était  mort  à  quelques  lieues  de 
Lisbonne  ;  —  requête  de  Dominique  Duthoit,  cavalier 
dans  le  régiment  du  Chelard,  et  maître  sculpteur,  de 
présent  dans  cette  ville  de  Clermont,  disant  qu'il  a 
enseigné  pendant  5  mois  l'art  de  sculpteur  au  nommé 
Dulaure,  fils  d'un  marchand  de  la  ville  de  Thiers,   et 
demandant  le  paiement  des  frais  d'apprentissage  ;  lettre 
de    M.  de  Merville  :  Dulaure  prétend   avoir    payé, 
1733;  —  lettre  du  sieur  Duvernin,  de  Clermont,  1732, 
demandant  qu'une  affaire  pour  laquelle  il  est  en  ins- 
tance depuis  12  ans  soit  jugée  par  l'Intendant;  M.  Tru- 
daine s'y  refuse;  il  est  toujours  très  opposé  aux  arrêts 
d'attribution. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


50 


C,  1678.  (Liasse.)  —  +9  pièces,  papier  ;  4  cachets. 

l69?-11Mt.  —  Affaires  PARTICULIÈRES.—  EBR. — 
PET.  —  Lettre  de  M.  Tailhardat,  Montaigut  175S, 
au  sujet  d'une  somme  due  par  le  sieur  Cbevalier  à 
Ébrailly,  carabinier  dans  la  compatrnie  de  M.  de 
Damas;  —  correspondance  de  M.  de  Saint-Florentin  et 
de  l'Intendant  ;  mémoire  de  M.  do  Vigier  au  sujet  des 
plaintes  de  M»»  d'Escorailles  contre  son  mari,  1728  ;  — 
correspondance  de  MM.  d'Aguesseau,  Rossignol,  de 
Vigier,  de  M"  de  Lompré  an  sujet  d'un  règlement  de 
comptes  que  M"*"  d'Escorailles  du  Pradel  demande  à 
son  frère  et  à  son  mari  dont  elle  est  séparée  de  biens  ; 
renvoyé  aux  juges  ordinaires,  1738-1739;  —  lettre  du 
cbevalier  d'Évaux,  capitaine  au  régiment  d'Angoumois, 
1764,  au  sujet  d'une  somme  que  lui  doit  un  individu  de 
Saint-Sandoux  ;  —  requête  du  nommé  Fabre  au  sujet 
de  l'héritage  de  sa  mère,  1723  ;  —  lettres  de  G.  de  Bos- 
redon,  sieur  de  Farges,  datées  de  Neuf-Brisach,  1732, 
demandant  à  l'Intendant  d'intervenir  auprès  de  J.  de 
Bosredon,  sieur  de  Saint-Avit,  frère  du  suppliant,  pour 
faire  payer  à  celui-ci  une  somme  de  600  livres  qui  lui 
eat  due,  «d'autant  queler^imentdela  marine  compris 
»  pour  le  camp  qui  doit  se  faire  sur  lé  Rin  le  mois 
»  prochain,  il  seroit  disgracieux  qu'un  bomme  de 
»  condition  fust  obligé  de  le  passer  sans  le  secours  de 
»  aon  propre  bien  »;  renseignements  fournis  à  M.  Urion 
par  le  sieur  Alleyrat,  son  correspondant  à  Giat  :  le  sieur 
de  Bosredon  refuse  et  donne  ses  raisons;  —  plainte 
adressée  à  M.  de  Vaubourg  par  le  sieur  Faugère  contra 
Hugues  de  La  Farge,  boui^eois  d'Orcival  ;  —  requête 
du  nommé  Faure,  soldat,  contre  la  veure  Gladei,  sa 
■débitrice,  1750  ;  —  correspondance  de  l'intendant  d'Au- 
Tsi^ne  avec  M.  de  Chauraont,  intendant  de  Limt^es, 
17^1,  an  sujet  de  la  requête  du  nommé  Ferraud, 
qui  rechercbe  les  héritiers  de  M»'  de  Saint-Hippolyte 
deChalusset;  —  lettre  de  M.  d'AngervlUiers,  1729, 
adressant  à  l'Intendant  la  requête  du  nommé  Fer- 
randier,  soldat  de  l'hôtel-royal  des  Invalides,  au  sryet 
d'une  succession;  —  lettre  de  M.  de  Vanolles,  1733, 
recommandant  à  M.  Trudaine  M.  Feydeau  de  Cha- 
peaux, qui  sd  rend  en  Auvergne. 

C.  1671».  (IJasse.)  —  1  piÈce  parch.;  39  pièces,  papier;  3  cacbels. 

(1691)  1708-1761.  —  Affaires  particulières.  — 
TLO .  —  PRO .  —  Lettre  du  sieur  Flouvat-Lavoye,  au 
sujet  d'une  sommeque  lui  réclame  l'hôpital  de  Beauvais, 
1753  ;  —  lettre  de  M"-  de  Fontanges,  1733,  remerciant 


l'Intendant  des  services  rendus  à  son  frère  ;  —  requête 
adressée  à  M.  de  Trudaine,  intendant  d'Auvei^ne,  par 
M.  Fillias  de  Fontboulllant,  au  sujet  d'un  procès  qu'il 
soutient  œntre  Michel  Fillias,  sieur  du  Clos,  son  oncle  ; 
il  ne  peut  suivre  cette  affaire,  parce  que  les  affaires  du 
canal  de  la  haute  Picardie  l'obligent  à  résider  à  Laon 
ou  à  Paris;  —  requête  adressée  à  l'Intendant  par  Jos. 
de  Fontfreyde  de  Montredon,  écuyer,  sous-Iieuteuant 
dans  le  régiment  de  Navarre,  au  sujet  d'une  contes- 
tation avec  J.-B.  Durand  du  Jouanel,  1708  ;  —  requête 
des  sieurs  Pierre,  marchands  à  Clerraont,  créanciers  de 
Foumier  et  Lacour,  entrepreneurs  de  la  manufacture 
d«  Tallende,  1761  ;  —  lettre  de  M°"  Montmorin  de 
Tana,  1765,  au  sujet  de  la  surséance  obtenue  par  le 
sieur  Foumier,  entrepreneur  de  la  manufacture  de 
Tallende,  et  dont  il  abuse  depuis  trop  longtemps  ;  — 
lettre  de  M""  Langlois  de  Frédefont,  1746,  recomman- 
dant à  l'Intendant  un  de  ses  métayers  ;  —  lettre  de 
M.  Urion,  1751,  relative  à  la  succession  du  sieur  de 
Frétât,  de  Joze  ;  —  lettres  et  mémoires  de  la  veuve 
Fromage,  au  sujet  du  procès  qu'elle  a  contre  les  héri- 
tiers de  M.  Meynand  de  Bizefranc,  1757  ;  —  plaintes  du 
sieur  Froquières,  juge  prévôt  de  Vie,  contre  une  fille 
qui  a  débauché  son  âis  marié  ;  procédure  et  sentence  du 
sié^e  d'appeaux  de  Vie  :  la  fille  est  condamnée  à  être 
enfermée  dans  une  maison  de  force  ;  correspondance  de 
l'Intendant  avec  MM.  de  Sadourny,  Caldaguès,  de  Rivo, 
avec  l'abbé  Champfiour,  1733. 

C.  1680.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  47  pièces,  papier. 

1746-176t.  —  Affaires  particulières.  —  GAD. 
—  GER.  —  Lettres  du  duc  de  Gadagne,  1730,  au 
sujet  d'une  saisie  pratiquée  sur  les  revenus  de  sa 
terre  de  Gourgoul  ;  —  lettre  de  M.  d'Armenonville,  du 
14  septembre  1726,  adressant  à  M.  de  la  Grandvitle  un 
placet  qui  lui  a  été  remis  pour  la  demoiselle  Galoubie 
«  qui  a  pour  locataire  d'une  de  ses  maisons  un  conseiller 

>  du  Présidial  de  Clermont,  lequel  abusa  du  crédit  que 

>  luy  donne  sa  charge  pour  occuper  cette  maison  sans 
»  en  payer  les  loyers  ;  mémoire  et  lettre  de  la  demoi- 
selle Galoubie;  —  plainte  du  sieur  de  Galtier,  écuyer, 
brigadier  commandant  des  Fermes  du  roi  à  Sauxillan- 
ges,  contre  le  sieur  Gardy,  procureur  du  roi  de  l'Élec- 
tion d'Issoire,  1751  ;  —  requête  du  sieur  de  Galtier, 
dragon  dans  les  volontaires  de  Flandre,  au  sujet  d'une 
somme  à  lui  due  par  le  sieur  Amarlton  Dubost,  habi- 
tant de  Vic-le-Comte;  correspondance  de  l'Intendant, 
de  MM.  Bonnel  et  Amai-iton  Dubost,  1762;  —  lettre 
de  M.  PouUetier,  1734,  recommandant  le  sieur  Gar- 
del,  de  Thiers;  —  correspondance  de  MM.  d'Aguesseau, 


^ 


1 


(M) 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


Rossignol,  de  Lasvernhes,  173B,  au  sujet  des  démêlés 
entre  les  sieurs  Garderins  de  La^scarrière ,  père  et 
fils;  —  instance  entre  le  sieur  Fr.  Garret,  mar- 
chand droguiste,  habitant  de  Saint-Julien-de-Goppel, 
et  Jacques  Quesne,  marchand  habitant  au  lieu  de 
la  Boissière;  correspondance  entre  l'Intendant,  M. 
de  Lamoignon,  M.  de  La  Gardette,  I75I;  pièces  de 
procédure,  1747-1751  ;  —  lettre  de  M"«  de  Gaschier, 
chez  les  Bernardines  de  Clermont,  1739,  au  sujet  de 
contestations  avec  sa  famille  ;  —  requête  de  Gaspard 
Gaumet,  docteur  en  médecine,  réclamant  des  titres  que 
détient  le  sieur  Rochette,  notaire  à  Orcival,  1751  ;  — 
lettres  de  M"«  de  Genetine,  1735,  demandant  à  M.  Ros- 
signol de  vouloir  bien  s'informer  du  prix  que  paient  les 
marchands  d'Auvergne  pour  droit  de  poids  et  de  courtage 
à  Uzès  ;  d'après  le  tarif,  dont  elle  envoie  un  extrait,  ils 
doivent  payer  10  sous  pour  chaque  charge  de  fromage 
ou  de  légumes  d'Auvergne,  mais  il  se  peut  qu'on  exige 
davantage; — correspondance  de  MM.  de  Saint-Mau- 
rice, Trudaine,  de  Vigier,  au  sujet  d'une  requête  du 
nommé  Genevié,  messager  de  la  ville  de  Castres  ;  1732  ; 
—  correspondance  de  MM.  Gredde,  secrétaire  de  M.  de 
Bernage  ;  Aurès,  contrôleur  générai  des  finances  à 
Montpellier;  deCebié,  subdélégué  à  Aurillac,  1743-1744, 
au  sujet  d'un  procès  que  soutient  M"*  Germain  contre 
M.  de  Salvert,  son  frère.  * 


C.  1681.  (Liasse.)  —  59  pièces,  papier;  1  cachet. 

17S0-176t.  —  Affaires  particulières.  —  GIA. 
—  OUI.  —  Lettre  de  M.  d'Angervilliers,  du  15  janvier 
1731,  adressant  à  M.  Trudaine  une  requête  par  laquelle 
le  sieur  de  Giaux,  major  du  régiment  de  Boulonnais, 
demande  «  qu'on  oblige  le  receveur  des  tailles  de  Kiom 
»  à  lui  payer  une  somme  de  177  livres,  qu'il  luy  doit 
>  pour  les  arrérages  pendant  3  années  d'une  rente  pro- 
»  venant  du  remboursement  qu'on  luy  a  fait  du  gou- 
»  vernement  de  Billom  >  ;  réponse  de  M.  Lenormant  ; 
lettre  de  M.  de  Giaux  ;  —  lettre  de  M.  de  Gironde  se 
plaignant  de  ne  pouvoir  faire  mettre  à  exécution  une 
obligation  contre  M.  Berauld  de  Charbiac,  conseiller  du 
roi,  lieutenant  assesseur  au  bailliage  de  Saint-Flour  ; 
M.  Tassy  de  Montluc  répond  que  M.  de  Gironde  se  plaint 
mal  à  propos,  1740;  —  requête  de  Barth.  Giri,  natif  de 
Gunlhat;  lettres  de  MM.  de  Montmorin  et  Boyer  de  la 
Salle;  —  plaintes  de  M.  Croze  de  Gizaguet  contre 
M.  Belamy,  qu'il  accuse  d'avoir  répandu  contre  lui  des 
vers  injurieux  ;  M.  Belamy  se  justifie,  il  envoie  à  l'In- 
tendant la  lettre  de  M.  de  Saint-Just  contenant  les  vers 
en  question  : 


«  Noslradamus  moderne,  cenlarie  69*.  » 

«  Lorsqu'an  soldat  portant  bonnet  quaré, 

»  Ayant  dessin  d'augmenter  sa  chevance, 

»  Des  grands  chemins  briguera  rintendanoe, 

»  Dans  son  projet  se  trouvera  barré 

»  Par  le  préfet  du  lieu  de  Gergovie, 

»  Risquant  le  sort  de  la  marmoie  en  vie,  » 

M.  Belamy  explique  d*où  vient  la  querelle  :  <  La  vraye 

• 

»  source  de  tout  cela  est  qu^avant  que  j'achetast  ma 
»  charge ,  M.  Montbriset  étoit  commis  aux  deux  exer- 
»  cices,  M.  Gizaguet  servoit  de  commis  à  son  frère ,  ils 
»  avoient  leur  beau-fràre  président  de  l'Élection  :  ces 
»  trois  testes  dans  un  bonnet  étoient  les  maitres  de 
»  l'élection ,  la  gouvernoient  à  leur  fantaisie ,  fesoient 

>  tous  les  ans  diminuer  les  meilleures  paroisses  où  ils 
»  avoient  leurs  bestiaux,  où  ils  fesoient  leur  commerce, 
»  fesoient  augmenter  et  accabloient  toutes  les  autres 
»  paroisses  qui  ne  leur  étoient  bonnes  à  rien  »;  ils 
avaient  ainsi  réduit  l'élection  à  l'état  pitoyable  où  rin-* 
tendant  l'a  trouvée;  M.  Trudaine  invite  MM.  Belamy 
et  de  Gizaguet  à  vivre  en  bonne  intelligence  ;  —  lettre 
de  M.  de  Godcheux,  conseiller  au  Parlement,  1751,  au 
sujet  d'un  billet  souscrit  par  le  neveu  de  M.  de  la  Ro- 
chebriant  ;  —  lettre  du  sieur  Lagarde,  ancien  commis* 
saire  des  Guerres ,  chef  d'un  bureau  de  la  Guerre  à 
Paris,  1755,  demandant  l'extrait  mortuaire  de  M"*  de 
Grammont,  décédée  aux  eaux  du  Mont-Dore;  lettres 
de  MM.  Ribeyre,  et  Laoombe,  curé  des  Bains;  —  re- 
quête des  sieurs  Granier,  de  Paris,  demandant  le  paie-^ 
ment  d'une  somme  qui  leur  est  due  par  le  sieur  Granier, 
élu  particulier  en  T Élection  de  Mauriac;  ils  ne  trouvent 
pas  d'huissier  qui  veuille  instrumenter  contre  le  sieur 
Granier,  à  cause  du  crédit  que  sa  charge  lui  donne  ;  la 
requête  est  appuyée  par  M.  de  Beaufort  ;  M.  de  Vigier, 
consulté,  répond  que  la  créance  est  contestée  et  que 
l'affaire  est  au  Châtelet,  1730  ;  —  lettres  de  M.  Taleman- 
dier,  1735,  au  sujet  de  contestations  entre  le  sieur 
Grellet,  soldat  de  milice,  et  son  père;  —  lettres  de 
M.  d'Aguesseau,  1738 ,  priant  M.  Rossignol  de  s'infor- 
mer <  si  un  homme  originaire  d'une  terre  de  M"*  d'A* 

>  guesseau,  qui  étoit  allé  à  Riom  en  Auvergne,  est 
»  vivant  ou  mort,  et,  en  ce  dernier  cas,  s'il  a  laissé  des 

>  enfants.  Il  s'appelle  Pierre  Guerrier,  originaire  de 
»  Trou  ville-su  r-la-Mer,  près  Toucques  en  Normandie  »; 
réponse  de  M.  Urion  et  renseignements  fournis  par  le 
sieur  Guerrier-;  —  requête  de  M.  Gueyffler  demandant 
réparation  du  dommage  que  lui  a  causé,  en  prenant  des 
pierres  dans  son  champ,  M.  Belamy  ;  lettres  à  ce  sujet  de 
MM.  Belamy  et  de  Mombriset,  1751  ;  —  requête  du  sieur 
Guillot,  soldat  dans  Royal-Dragons,  au  sujet  de  contes- 
tations qu'il  a  ave3  son  père;  lettre  de  M.  Urion,  1741  ; 


SÉRIE  C, 
^  correspondance  de  MM.  Trudaioe  et  Tassy  de  Mont- 
lac,  1731f  au  sujet  d'une  somme  que  n^claïue  au  sieur 
du  Couffour  le  sieur  Guimbai,  aubergiste  à  Saint- 
t'iour. 


INTENDANCE  D'AUVERGNE.  61 

MM.  Huard,  de  Eéricouii;  et  Maignan  de  Savigny,  avo- 
cats à  Paris,  1751  ;  lettre  de  l'abbé  de  La  Cour  Â  M~*  de 
La  Breuille  ;  —  correspondance  au  sujet  de  la  succession 
do  sieur  La  Brugère,  1741. 


C.  168S.  (Liasse.)  —  I  pike,  parcbemia  j  St  pièces,  papier; 
2  cacliels, 

17VA-IÏM.  —  APPiJRES  PARTICULIÈRES.  —  HAR. 

—  LAB.  —  Lettre  de  M.  Urion,  1736,  relative  à  une 
expédition  demandée  par  M.  d'Harcourt,  abbé  de  Menât; 

—  requête  de  M.  Uuguet,  avocat  au  Parlement,  17Ô0, 
protestant  contre  les  intentions  de  son  père,  qui  vou- 
lait le  faire  emprisonner  comme  insensé,  à  cause 
d'un  projet  de  mariage  avec  M""  Cbastelut;  —  lettre 
de  M.  Imbert,  curé  de  Viverols,  au  sujet  d'une  somme 
de  30  livres  que  lui  doit  le  sieur  de  Pedurand  ;  11  de- 
mande Clément  ce  qu'il  tint  décider  à  l'^rd  d'un 
enfant  qu'une  servante  de  ViveroU  déclare  avoir  eu 
du  sieur  de  Pedurand,  1732;  —  lettre  de  M.  de  Siou- 
geat,  1731,  recommandant  à  l'Intendant  M"'  Jacard;  — 
lettre  de  M.  de  Saint-Just,  du  6  août  1731,  deman- 
dant à  l'Intendant  une  lettre  de  recommandation  pour 
M,  Jourde,  procureur  à  Riom,  auquel  il  voudrait  faire 
obtenir  la  place  du  procureur  que  les  pères  de  la  Cliaise- 
Dieu  viennent  de  perdre  ;  lettre  du  prieur,  annonçant 
qu'il  aura  ^rd  à  la  recommandation  de  M.  Trudaine; 

—  lettre  de  M.  Jouzencie,  subdélégué  à  Lempdes,  1742, 
priant  l'Intendïint  de  protéger  son  fils,  qui  a  tué  en  duel 
le  sieur  Cellin  de  laBussière,  enla  ville  d'Ardes;  lettre 
de  M.  Blandintères,  subdélégué  à  Ardes,  1762,  annonçant 
qu'il  ne  sait  où  s'est  retiré  le  sieur  Jouzencie  depuis 
l'instraction  de  la  contumace  qui  l'a  éloigné;  —  requête 
du  sieur  Julienne,  rôtisseur  à  Paris,  réclamant  une 
somme  qu'il  prétend  lui  être  due  par  M.  deLamamye- 
Clairac,  de  Billom  ;  correspondance  de  MM.  de  Olairac 
et  de  La  Gardette,  de  M"°"  de  Vandègre  et  d'Herbigny- 
Briçonnet,  1747-1748  ;  —  lettre  de  M.  Pages  de  Vixou- 
zes,  1766,  au  sujet  du  départ  du  comte  de  Kergueset, 
qui  quitte  Auriilac  pour  Riom;  —  réclamation  de  la 
dame  Delgrès ,  veuve  du  s'  Grandpré ,  sieur  de  La 
Bastide,  auprès  de  M.  Rossignol,  pour  qu'il  veuille  bien 
lui  accorder  sa  protection  dans  la  recherche  des  droits 
I^ititnaires  de  ses  «nfants  et  des  titres  qui  établis- 
sent leur  noblesse;  correspondance  de  l'Intendant  avec 
MM.  Teillard  et  Tassy  de  Montluc,  1737  ;  —  correspon- 
dance de  M.  Rossignol  avec  le  chevalier  de  La  Boulaye, 
1746,  au  sujet  d'un  procès  que  soutient  ce  dernier  ;  — 
lettre  de  M"*  de  La  Breuille,  veuve  de  J.  de  Villemontée, 
seigneur  de  Barmontat ,  au  sujet  de  son  procès  avec 
M™  de  Roquelaure;  mémoire  à  consulter,  rédigé  par 


C.  1683.  (Liasse.)  —  W  pièces,  papier;  3cacheU. 

17SI-f  181.  —  Affaires  particulières.  —  LAC. 
—  LAN.  —  Lettres  de  M.  de  La  Chateigneraye,  comte 
de  Lyon ,  aumônier  du  roi  et  abbé  de  Port-Dieu ,  au 
sujet  des  cens  et  rentes  que  refusent  de  lui  payer  quel- 
ques habitants  de  la  paroisse  de  La  Rodde;  il  propose  à 
l'Intendant  d'arranger  l'affaire  à  l'amiable,  afin  d'éviter 
la  ruine  de  ces  tenanciers  déjà  fort  pauvres  ;  il  faudra 
s'adresser  à  M.  Montiouis,  lieutenant  du  Porl^Dieu  ; 
avis  de  M.  de  Mallessaigne,  subdélëgué  à  Bort;  nou- 
vellu  lettre  de  M.  de  La  Chateigneraye,  juillet  1747,  à 
l'armée  du  rei  :  «  M.  de  Banville,  capitaine  de  cavalerie 
»  dans  Dudicourt,  avec  vingt  maîtres,  a  soutenu  pen- 
»  dant  plus  d'une  demi-heure  le  feu  de  soixante-deu^f 
»  houssards  qui  l'avoint  environé;  il  a  fait  un  batail- 
»  ion  carré,  et  sans  perdre  un  poulce  de  terre  leur  a  tué 
»  plusieurs  personnes  ;  il  a  eu  trois  baies  dans  sa  cui- 
»  rasse,  un  cavalier  de  tué,  quelques-uns  de  blessés,  et 
»  son  clieval  tué  sous  luy  »;  en  octobre,  M.  de  La 
Chateigneraye  se  décide  à  poursuivre  en  justice  réglée 
les  paysans  de  La  Rodde;  —  lettre  du  sieur  Lafont, 
1750,  au  sujet  d'une  somme  qui  lui  est  due  par  M.  Mon- 
torcier  de  Villars;  —  lettres  de  M.  de  Lafosse,  comte  ■ 
de  Banson,  écrites  des  prisons  de  Clermont,  où  il  a  été 
mis  en  vertu  des  lettres  de  grâce  qu'il  a  obtenues,  pour 
avoir  tué  son  frère  ;  il  demande  d'être  mis  en  liberté 
provisoire  pour  défendre  son  bien  contre  son  frère  de 
Bassignac;  correspondance  de  M""  de  Courienay-Bauffre- 
mont,  de  MM.  Trudaine  et  Rossignol  ;  requête  de  J.-L. 
Sarrazin,  écuyer.  sieur  de  Bassignac,  se  plaignant  que 
son  frère  s'est  livré  à  des  voies  de  fait  contre  lui,  qui 
allait  le  voir  dans  sa  prison,  1733-1735  ;  —  requête  de 
M"*  de  La  Gardette,  se  plaignant  que  ses  deux  fils  l'ont 
réduite  à  la  dernière  nécessité  ;  lettre  de  Fr.  de  Veny 
d'Arbouze,  jésuite  de  Billom,  attestant  le  bien-fondé  de 
la  requête  :  les  deux  flls  de  M""  de  La  Gardette,  dont  l'un 
est  subdélégué,  la  dépossèdent  sous  prétexte  qu'elle  a  un 
dépôt  chez  les  Jésuites,  «  ce  qui  est  une  fable  bien  inven- 
»  tée;  mais  quand  cela  seroit,  elle  est  dans  le  droit  écrit, 
»  maîtresse  de  tous  les  biens  de  son  mari  »  ;  attestation 
du  curé  de  Saint-Cerneuf  en  faveur  de  MM.  de  La  Gar- 
dette; M.  Trudaine  répond  au  P.  de  Veny  d'Arbouze 
que  les  plaintes  de  M°*' de  La  Gardette  ne  lui  ont  pas 
paru  fondée:!  :  «  Si  on  luy  donoit  plus  d'argent,  elle  pou- 
»  roit  en  abuser,  étant  dans  nn  âge  décrépit  et  ob- 


1 


62 


ARCHIVES  DU 


»  sédéepar  gens  gui  ont  crédit  sur  son  esprit»;  elle 
peut  d'ailleurs  prendre  les  voies  ordinaires  de  la  justice, 
1733  ;  —  correspondance  relative  au  fils  de  M.  de  La 
Gardette,  subdéiégué  à  Billom;  il  a  dû  quitter  la  compa- 
gnie de  Noailles,  où  il  était  entré,  1734-1736  ;  —  lettre 
de  M.  Bourdillon,  au  sujet  d'  «  un  billet  de  150  livres 
»  que  M.  le  cardinal  de  Fleury  a  accordé  à  M"'  de  La 
>  Maisonneuve  »;  —  lettre  de  M.  d'Angerviiliers,  1731, 
au  sujet  d'une  requête  du  nommé  Lambert,  caporal  au 
régiment  de  Tou raine;  —  lettre  de  M"*  Beauvergier  de 
Lambert,  héritière  par  bénéfice  d'inventaire  de  M"*'  des 
Granges,  sa  tante,  au  sujet  d'une  somme  de  12,000  livres 
que  M"*  du  Lac,  fille  de  M.  de  La  Chateigneraye,  prétend 
lui  être  due  sur  ladite  succession  ;  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  MM.  Urion  et  Arnauld,  1734  ;  —  lettre  de 
M"*  Moreau-Bignon  de  Blanzy,  recommandant  à  M.  Ros- 
signol le  nommé  Lamy;  —  afiaire  des  nommés  Lancelot 
et  Pètre,  cavaliers  de  la  compagnie  de  Nanclas,  contre 
un  sieur  Mourellon,  leur  débiteur,  1733  ;  M.  de  Mont- 
doux  annonce  qu'un  arrangement  est  intervenu  ;  — 
lettre  de  M"'  d'Erlach,  1733,  priant  l'Intendant  de  la 
renseigner,  en  vue  d'un  mariage  qui  se  négocie,  sur  la 
fortune  et  de  la  famille  de  M.  de  Langeac-Coligny,  sur  la 
valeur  des  terres  de  Prechonnet,  Vaux,  Limagne  et  au- 
tres; —  lettres  et  mémoires  au  sujet  du  procès  que 
soutient  M.  de  Langeac  contre  le  sieur  Dumoncel,  son 
fermier  de  la  terre  de  Pallebo  ;  —  correspondance  de 
M,  Rossignol,  1749,  avec  MM.  de  Langeac,  au  sujet  du 
mariage  de  leur  fils  et  petit-fils  ;  —  lettre  de  M"*  de 
Lantilhac  de  Couzans,  au  sujet  de  ce  qui  lui  est  dû  par 
M"'  de  Lesc^n,  1733;  renvoyée  à  se  pourvoir  en  justice 
réglée. 

C.  1684.  (Liasse.)  —  63  pièces,  papier;  1  cachet. 

17St-176l.  —  Affaires  particdlièrbs.  —  L4P. 
—  LAIT.  —  Lettre  de  M.  Charron-Moreau,  remerciant 
M.  Rossignol  de  ce  qu'il  a  fait  pour  le  sieur  Laporte, 
1737  ;  —  lettre  de  M.  Madur,  1751,  au  sujet  d'une  que- 
relle entre  les  nommés  Lardy  et  Damien  Flouvat  ;  — 
lettre  de  M.  de  La  Richardie,  1745>  au  sujet  d'une  chi- 
cane que  l'on  fait  à  son  oncle  relativement  «  à  son  pri- 
»  vilège  qu'il  a  établi  sur  le  domaine  de  la  Ronzière  et 
»  dans  lequel  il  est  dans  les  plus  étroites  règles  »  ;  — 
plaintes  de  M.  Guette  de  la  Rigaudie  contre  son  fils, 
lieutenant  particulier  à  Usson  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  l'Intendant  avec  MM.  Bonnel  et  Auiterroche; 
l'afiaire  est  arrangée  par  la  médiation  de  MM.  Bournet 
et  Mournat  de  la  Rougeyre,  à  Issoire,  1734-1735  ;  — 
affaires  de  M.  de  La  Ronade,  1734-1757;  —  requête  de 
J.  Bertrand,  écuyer,  seigneur  de  La  Salle,  résidant  à 


PUY-DE-DOME. 

Saint-Just,  près  Chomelis,  au  sujet  d'un  différend  qu'il 
a  avec  M.  de  Saint-Just,  relativement  à  un  chemin  ; 
lettre  de  M.  de  Saint-Just;  avis  de  M.  Olier,  1756;  — 
lettre  de  M.  de  La  Tourette,  ancien  capitaine  retiré,  se 
plaignant  des  insultes  que  reçoit  de  ses  voisins  le  mé- 
tayer d'un  domaine  qu'il  possède  dans  la  paroisse  de 
Conangles  ;  il  demande  aussi  quelque  grâce  sur  ses  im- 
positions ;  lettre  de  M.  Pellet ,  subdélégué  à  La  Chaise- 
Dieu,  1733;  -—  lettre  de  M.  de  Lattaignant  de  Bainville, 
conseiller  au  Parlement,  annonçant  qu'il  vient  d'arriver 
à  Aurillac  d'où  il  doit  se  rendre  à  Vie,  février  1757;  — 
plaintes  de  J.  Challine  contre  le  sieur  Laugier,  de  Mire- 
fieurs,  au  sujet  d'un  abus  de  confiance  ;  lettre  du  maré- 
chal de  Belle-Isle;  M.  Rossignol  fait  arrêter  le  sieur 
Laugier,  1749  ;  —  lettres  de  M.  de  Voyer  d'Argenson, 
recommandant  P.  Laurent,  ancien  domestique  de  sa 
maison,  à  M.  de  La  Michodière;  ledit  Laurent  n'a  pu  se 
faire  payer  d'une  créance  qu'il  a  sur  Delph.  Amblard, 
de  Laqueuille ,  sa  belle-sœur,  1753  ;  mémoire  relatif  à 
cette  créance;  réponse  de  M.  Ribeyre  :  les  débiteurs 
sont  dans  une  situation  difficile  et  demandent  du  temps; 
—  lettre  de  M.  de  Saint-Maurice,  intendant  à  Montpel- 
lier, le  3  sept.  1735,  demandant  à  M.  Rossignol  de  s'in- 
former s'il  existe  encore  en  Auvergne  des  descendants 
de  J.  de  Collonges  ;  «  M.  de  Laurière,  conseiller  au  Par- 
»  lement  de  Toulouse,  est  dans  un  âge  avancé  et  il  n'a 
»  point  d'enfans;  il  me  marque  que  sa  famille  est  sortie 

>  d'Auvergne  sous  Louis  XII  d'un  lieutenant-général 
»  de  Riom  appelle  Jean  de  Colonges,  qui  présida  à  l'en- 
»  registrement  des  coutumes  d'Auvergne  et  dont  un 
»  des  enfans  nommé  Pierre  Benoit  se  maria  en  Rouer- 
»  gue  avec  une  héritière  qui  possédoit  la  terre  de 

>  Laurière  »;  on  consulte  les  subdélégués  de  Riom  et 
de  Brioude  ;  lettre  de  M.  Rochette  :  il  y  a  eu  au  chapitre 
de  Brioude  plusieurs  messieurs  de  Collonges,  et  la  sœur 
de  l'un  d'eux  a  épousé  Pierre  de  BressoUes,  gentil- 
homme d'Auvergne;  ces  de  Collonges  viennent  de 
Bourgogne,  et  M.  Rochette  recevra  prochainement  leur 
généalogie,  1735. 


C.  1685.  (Liasse.)  —  87  pièces,  papier;  6  cachets. 

17M-1769.  —  Affaires  particulières.  —  LAV. 

—  LIG.  —  Plainte  du  sieur  Lafite,  lieutenant  au  régi- 
ment de  La  Sarre,  au  sujet  d*une  somme  que  lui  doit 
le  sieur  de  La  Vérine,  1737  ;  —  lettre  de  M.  Beauma- 
noir,  datée  de  Landau,  1761,  au  sujet  des  dettes  du 
sieur  La  Vérine  ;  —  affiche  annonçant  la  vente  (1724)  du 
marquisat,  terre  et  seigneurie  d'Ëfflat  et  de  plusieurs 
autres  terres  et  seigneuries  achetées  par  J,  Law  au 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


63 


comte  d'Evreux,  en  1720  ;  -7  correspondance  de  MM. 
d'Angervilliers,  de  La  Qranville  et  Boyer  de  ia  Salle, 
au  sujet  d'une  requête  du  nommé  Le  Blanc,  cavalier 
du  régiment  de  RufFec,  contre  son  tuteur,  1729;  —  cor- 
respondance de  l'Intendant,  de  MM.  Delaporte,  subdé- 
légué  à  Mauriac,  et  de  Fontette,  exempt  de  la  maré- 
chaussée à  Aurillac,  au  sujet  d'un  procès  entre  le 
chevalier  Le  Camus  et  M.  de  Sédages,  1735;  pièces  de 
procédure;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson,  1723,  au  sujet 
du  sieur  Légat,  ancien  économe  de  la  terre  d'Opme  ;  — 
lettres  de  MM.  Besseyre  et  Beaubreuil  au  sujet  d'une 
somme  réclamée  à  ce  dernier  par  la  veuve  Legrand, 
1737  ;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec  le  Chan- 
celier et  M.  de  Saint-Contest,  1747,  au  sujet  d'une  op- 
position formée  au  mariage  de  M.  Legrand  du  Riveau  ; 
—  lettre  de  M.  Chauvelin,  Amiens  1741,  promettant  à 
M.  Rossignol  qu'il  fera,  en  faveur  du  chevalier  Le  Gras, 
tout  ce  qui  pourra  dépendre  de  lui  ;  —  lettre  de  M. 
Legroin  de  Treignat,  datée  de  Montluçon  le  6  mars 
1751,  au  sujet  d'un  nommé  Legroin,  mort  en  Espagne 
et  dont  M.  Legroin  de  la  Maisonneuve  n'a  pu  établir  la 
filiation  ;  M.  Legroin  de  Treignat  déclare  être  Tainé  de 
la  famille  des  Legroin,  sortis  d'Espagne  ;  lettres  de  MM.. 
Urion  et  de  Mombriset  ;  —  correspondance  du  Chan- 
celier et  de  l'Intendant,  de  MM.  Urion  et  de  Colonges, 
conseiller  au  Présidial  de  Riom,  au  sujet  de  la  succes- 
sion Le  Querchois,  1741  ;  —  requête  du  nommé  An- 
toine Malauzat,  de  la  paroisse  de  Saint-Mai*tin-des- 
OUières,  se  plaignant  que  M.  de  Lespinasse,  sous  pré- 
texte d'une  dette,  a  enlevé  des  gerbes  appartenant  au 
suppliant;  information  par  M.  Aulterroche;  lettres  de 
M.  de  Lespinasse  du  Passage,  1733  ;  —  lettre  de  M.  de 
Saint-Florentin,  1762,  priant  l'Intendant  de  faire  re- 
chercher à  Langeac  les  titres  relatifs  aux  familles  de 
Lespinasse  et  de  Gouffier  ;  lettres  de  M.  Redond,  an- 
cien prévôt  royal  de  Langeac  à  ce  sujet  :  il  a  relevé 
quelques  titres  que  lui  a  communiqués  M.  de  Severac  et 
qui  proviennent  des  archives  de  feu  M.  de  Lespinasse  de 
Chazelles,  mais  il  n'a  pu  lire  tous  ces  titres  et  i)  ne  con- 
naît personne  à  Langeac  qui  soit  en  état  de  les  déchif- 
frer; —  correspondance  du  Garde  des  Sceaux  avec 
l'Intendant  au  sujet  d'un  procès  que  soutient  le  sieur 
d'Hérault,  commandant  à  Lauterbourg,  contre  le  sieur 
de  Leigonye,  chanoine  et  conseiller  clerc  au  Présidial 
d'Aurillac  ;  mémoires;  lettres  de  MM.  Sadourny  et  de 
Leigonye,  1723. 

C.  1686.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parch.  ;  83  p.;  papier. 

'16ll?-176ft. —  Affaires  particulières. —  LIV. — 
M ALL.  --  Correspondance  de  rintendant,  de  MM.  Phé- 


libée.  Délavai  de  la  Crène  et  de  Livry,  au  sujet  de  con- 
testations qu'a  ce  dernier  avec  la  famille  Vialard.  1747- 
1753;  —  lettre  du  sieur  Lœfve,  garde  du  cx)rps,  ré- 
clamant une  somme  qu*il  prétend  lui  être  due  par 
M.  de  la  Gardette,  flls  du  subdélégué  de  Billom  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  d'Anjony  de  Foix,  Rossignol,  de 
Cebié,  relative  aux  secours  que  demande  à  son  père  le 
sieur  Lorut,  garde  du  corps,  1749  ;  —  plainte  d'isabeau 
Lorut  contre  le  sieur  Gonnin,  qui  s'est  emparé  de  ses 
biens,  s.  d.,  adressée  à  M.  de  Vaubourg  ;  —  lettre  du 
baron  de  Montolieu  ,  1748,  recommandant  à  l'Inten- 
dant M}^^  Loubière,  orpheline,  native  de  Rodez,  qui  a 
des  intérêts  en  Auvergne  ;  ^  lettre  de  M.  Madur,  du 
7  fév.  1734,  au  sujet  d'un  procès  qu'il  a  en  la  Séné- 
chaussée de  Riom  contre  le  sieur  Pourrêyron,  3*  consul 
d'Ambert  ;  il  demande  un  sursis,  étant  occupé  par  les 
ordres  de  l'Intendant  ;  celui-ci  consent  et  en  écrit  à 
MM.  Geslin  et  Archon  du  Gravier;  —  plaintes  de 
MM.  Croze  de  Gizaguet,  Croze  de  Mombrizet,  et  Ma- 
hias  père,  de  Brioude,  contre  Mahias  fils  et  sa  femme, 
qu'ils  accusent  d'avoir  voulu  les  assassiner,  le  jour 
même  du  mariage  de  Mahias  père  avec  la  fille  de 
M.  de  Mombriset  ;  correspondance  de  l'Intendant,  de 
MM.  Beiamy  et  Rochette;  information  par  M.  Gueyf- 
fier,  bailli  de  Brioude,  1734;  —  plainte  du  sieur  Deval, 
sieur  de  Guymont,  habitant  de  Pontaumur,  contre  le 
sieur  Maignol,  de  Landogne,  au  sujet  d'une  lettre  que 
ce  dernier  refuse  de  lui  remettre,  1733;  —  lettre  de 
M.  de  Mallessaigne,  subdélégué  à  Bort,  1750,  rappelant 
que  l'Intendant  lui  a  promis  de  le  recommander  à  M. 
Titon,  président  de  la  5«  chambre  au  sujet  d'un  procès 
qu'il  a  au  Parlement  et  qui  dure  depuis  56  ans. 

C.  1687.  (Liasse.)  —  63  pièces,  papier;  2  cachets. 

17117-1769.  —  Affaires  particulières.  — 
MALR.  —  M  AU.  —  Requête  adressée  à  M.  Le  Blanc, 
ministre  et  secrétaire  d'État,  par  Nicolas  Baudin,  avo- 
cat au  Parlement,  et  Gui  IL -Charles  Baudin,  notaire  au 
Ohatelet,  se  plaignant  qu'ils  ne  trouvent  pas  d'huissiers 
qui  consentent  à  instrumenter  contre  les  fermiers  de 
M.  de  Malras,  seigneur  de  Beaulieu,  Auteyrac,  En- 
tragues  et  autres  lieux,  leurs  débiteurs  ;  M.  Le  Blanc 
invite  M.  de  La  Grandville  à  faire  prêter  aux  huissiers 
le  secours  de  la  maréchaussée;  lettre  de  M.  d'Yolet, 
1727  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Porte,  Moulins  1743,  de- 
mandant si  Ton  recevrait  au  Bon-Pasteur  de  Clerraont 
la  sœur  de  M.  Maréchal  de  Fins,  gentilhomme  du  Bour- 
bonnais, aliénée,  qui  e^it  actuellement  au  couvent  de 
Billom  ;  réponse  de  Tlnlendant  :  on  demande  ô(»0  livres 
de  pension;  —  renseignements  fournis  à  l'Intendant 


Ç4 


ARCHIVES  DU 


par  M.  Urion,  1731,  au  sujet  de  Charles-Honoré  de  Ma- 
rin! qui  exerce  à  Riom  la  profession  de  sculpteur  :  il  est 
né  à  Paris,  âgé  de  70  ans,  et  fixé  à  Riom  depuis  45  ans  ; 
il  se  dit  d*extraction  noble,  ayant  fait  ses  preuves  de- 
vant M.  Le  Blanc,  et  il  est  en  effet  dispensé  de  la  taille  ; 
^  lettre  de  M.  de  Chaumont,  intendant  de  Limoges, 
1756,  au  sujet  d'une  pauvre  veuve  héritière  du  s'  Mar- 
prinas,  vivant  curé  de  Saint-Ignat  ;  —  plainte  de  M"'  Mar- 
tin, épouse  de  Louis  d'Ennequin,  s'  de  la  Sonne,  contre 
le  s^  Lemayne,  au  sujet  de  la  succession  de  Mich.  Mar- 
tin, curé  d'Aubiat,  oncle  de  la  suppliante,  1733;  —  re- 
quête du  s'  Martinon,  marchand  à  Paris,  contre  Fran- 
çois de  Boyaux,  s'  de  Coulombière,  capitaine  dans  le 
premier  bataillon  de  la  milice  d*Auvergne,  demeurant  à 
Maigne,  paroisse  de  Salezuit,  au  sujet  de  la  succession 
Bon  de  Ribeyre;  lettre  de  recommandation  de  M.  Ma- 
chault  d'Arnouville  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  MM.  Rochette  et  de  Coulombière,  1731-1732;  — 
requête  de  plusieurs  habitants  de  la  paroisse  de  Mont- 
murât,  se  plaignant  que  le  sieur  Mascon,  vigneron  de 
la  même  paroisse,  ayant  fait  construire  un  chaufour  au- 
près des  vignes  des  suppliants  «  pour  se  procurer  une 
»  vente  plus  avantageuse  des  vins  qu'il  recueille  »,  la 
fumée  du  charbon  do  terre  gâte  la  récolte  des  vignes 
voisines  ;  avis  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  1761  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  d*Aguesseau,  de  La  Grand  ville, 
Talemandier,  1727,  au  sujet  des  plaintes  de  la  veuve 
Du  Masel  contre  son  fils  ;  —  lettre  de  M.  d'Angervil- 
liers,  du  14  mal  1728,  recommandant  à  la  protection  de 
1  Intendant  M.  Maugue,  médecin  du  roi  à  Strasbourg 
et  inspecteur  des  hôpitaux  d'Alsace,  qui  vient  d'acqué- 
rir €  quelque  petit  démembrement  du  marquisat  d'Ef- 
»  flat  >;  lettre  de  M.  Maugue;  —  requêtes  adressées  à 
rintendant  par  M""'  Mauguin-Olier,  de  Montferrand, 
1731;  —  lettre  de  M.  Godivel,  1762,  au  sujet  d'une 
dette  du  sieur  de  Maurissac  fils. 


G.  16B8.  [Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin;  60  pièces,  papier; 

4  cachets. 

17S1-1787.  —  Aëfaires  particulières.  —  MEA. 
—  MIR.  —  Lettre  de  M.  de  Méalet,  Aurillac  1735,  au 
sujet  du  procès  qu'il  a  contre  MM.  de  Salvert  et 
Carcavy  ;  —  requête  du  sieur  Mercier  contre  le  comte 
O'Heguerty  pour  dette,  1787;  —  requête  de  la  veuve 
Charrio,  marchande  à  Sarrelouis,  réclamant  une 
somme  que  lui  doit  M.  Mlallet  de  Solignac,  1739  ;  — 
requête  de  P.  Michelet,  chirurgien  à  Lezoux,  deman- 
dant à  l'Intendant  l'autorisation  de  faire  conduire  sa 
femme  au  Bon-Pasteur  de  Clermont,  1755;  —  plaintes 
de  Ph.  Moynier,  procureur  de  la  juridiction  consulaire 


PUY-DE-DOME. 

de  Thiers,  contre  M.  Mignot,  subdéiégué  de  la  même 
ville,  1762;  —  requête  dit  sieur  Millian,  tailleur  d'ha- 
bits à  Meaux,  demandant  une  expédition  du  testament 
de  la  demoiselle  du  Gripel,  sa  marraine,  testament  qui 
a  dft  être  déposé  chez  Marcland,  notaire  à  Cunlhat; 
lettres  à  ce  sujet  de  M.  d*Aguesseau,  de  rintendant,  de 
M.  Teyras,  1749-1751;  mémoires  et  inventaire  de 
pièces  ;  le  sieur  Marcland  nie  avoir  reçu  le  testament  ; 
lettre  du  sieur  Millian  au  sujet  de  l'établissement  qu'il 
a  projeté  de  faire  à  Brioude  ;  —  correspondance  de 
MM.  Baudoin,  commissaire  provincial  à  Cplmar,  de 
Ohambaud-Montgon ,  Rossignol,  au  sujet  de  quelques 
dettes  laissées  à  Schelestadt  par  M.  de  Miremont,  capi- 
taine au  2*  régiment  de  Chambaud,  milice  d'Auvergne; 
les  officiers  de  son  régiment  les  prennent  à  leur  compte. 


C.  1689.  (Liasse.)  —  87  pièces,  papier;  3  cachets. 

17M-I75S.  — Affaires  particulières.  —  MON. 

—  MUR.  •—  Correspondance  de  l'Intendant  avec  MM. 
de  St-Florentin  et  de  Mallessaigne,  subdélégué  à  Bort, 
au  sujet  des  plaintes  de  M"*  Monestier  contre  le  sieur 
de  Saint-Julien,  son  beau-frère,  1728  ;  —  lettres  des 
sieurs  Mantaigne,  de  Vic-le- Comte,  et  Lhoyer,  de  Cler- 
mont, au  sujet  des  contestations  qu'ils  ont  ensemble, 
1732  ;  —  correspondance  de  l'Intendant,  de  la  marquise 
de  Châtillon,  du  ox)mte  d'Apcher,  baron  de  La  Garde, 
de  M.  Duchey,  au  sujet  d'un  tuteur  à  nommer  aux  en- 
fants de  M.  de  Montbrun,  1735;  —  lettre  de  M.  de 
Montchal  demandant  un  ordre  pour  faire  arrêter  son 
receveur  qu'il  soupçonne  d'infidélité  ;  il  n'ose  prendre  la 
voie  de  la  justice,  de  peur  que  ce  receveur  ne  s'évade, 
ou  ne  brûle  les  papiers  qui  ont  été  mis  en  ses  mains 
pour  la  confection  d*un  terrier;  rintendant  fait  expé- 
dier deux  ordres,  l'un  pour  faire  arrêter  le  receveur, 
l'autre  pour  le  faire  mettre  ensuite  en  liberté,  1746  ;  — 
lettre  dé  M.  Cazdevant-Châteauneuf,  datée  de  Saint- 
Jean-Pied-de-Port,  1745,  demandant  une  expédition 
du  testament  de  Oilberte  de  Montclar,  épouse  de  M.  de 
Murât,  reçu  en  1701  par  Menudel,  notaire  à  Herment; 
correspondance  de  MM.  Chefdeville,  Bourrand,  de  Cebié, 
de  Vigier,  de  Mallessaigne  :  le  testament  ne  se  retrouve 
pas  chez  le  notaire  qui  l'avait  reçu,  mais  on  en  retrouve 
une  copie  chez  un  procureur  au  bailliage  de  Salers;  — 
lettres  de  -M.  Georges  de  Montcloux,  subdélégué  à  Mon- 
taigut,  1733,  au  sujet  d'affaires  personnelles;  —  lettres 
de  MM.  de  Viarmes  et  de  Siougeat,  recommandant  à 
l'Intendant  M.  de  Monteillet  qui  a  quelques  contesta- 
tions avec  des  habitantes  de  Clermont,  1733;  lettres  de 
MM.  de  Bornage  et  Bosc,  procureur  général  de  la  cour 


I 

j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


dfls  Aides  de  Paris,  recommandaDt  à  llntendant  M.  de 
Montjoly  qui  se  rend  en  Anvergne  pour  une  af&ire 
d'honneur,  1748  ;  —  correspondance  de  MM.  Joly  de 
Fleury,  Duchey,  de  l'Intendant,  au  si\}et  de  l'interne- 
ment  à  Bicdtre  du  sieur  Morlcaud  de  la  Jallerie,  gen- 
tilhomme  de  la  paroisse  de  Berti^at,  1731  ;  —  corres- 
pondance et  mémoires  relatifâ  à  une  contestation  entre 
Mosnier,  notaire  à  Tbîers,  et  l'tiôpital  de  cette  ville, 
1734. 

C.  1690.  [Liasse.)  —  81  pikes,  papier;  3  uchete. 

16S9-1760.  —  Affaires  particulières.  —  NOA. 

—  PET. —  Requête  de  J.Oghard,  ci-devant  marchand 
■ie  la  paroisse  de  Crevant,  au  sujet  de  l'héritage  de  son 
père,  1689  ;  —  lettre  de  M.  Urion,  1735,  au  sujet  d'une 
requête  d'Antoine  Olier,  maître  de  musique  à  Beauvais  ; 

—  lettres  de  M.  Olier,  subdél^ué  à  La  Chaise-Dieu, 
1748,  demandant  à  l'Intendant  et  à  M.  Imbert  une  re- 
commandation auprès  des  commissaires  généraux  de  la 
province  de  Languedoc,  à  l'occasion  d'un  procès  que  sa 
mère  soutient  contre  la  paroisse  de  Monistrolj  mémoire 
relatif  i  cette  affaire,  1748  ;  —  état  des  biens  apparte- 
nant à  M.  d'Ormesson,  conseiller  d'État  et  intendant  de 
finances,  produit  par  le  régisseur  de  la  terre  d'Oproe  et 
antres  biens  de  M.  d'Ormesson  en  Auvergne,  1757  ;  — 
lettre  de  l'abbé  de  Panât,  datée  de  Conques  en  Rouer- 
gue,  1758,  adressant  un  placet  à  M.  de  Ballainvilliers  ; 

—  lettre  de  M.  Trudaiae,  du  19  mars  1731,  adressant  à 
U.  Mêmard  le  testament  par  lequel  le  sieur  du  Parc, 
habitant  de  son  vivant  l'île  de  la  Martinique,  institue 
sa  mère  légataire  universelle;  celléH:l  appréhende  que 
ce  legs  ne  lui  soit  inutile  à  cause  de  la  distance;  ré- 
ponse de  M.  Memard  annonçant  qu'il  a  parlé  de  cette 
affaire  à  M.  Forcade,  premier  commis  des  Colonies  ;  il 
faudrait  faire  déposer  le  testament  chez  un  notaire  de 
Paris,  et  M.  de  Maurepas  écrirait  alors  à  MM.  Ioa  In- 
tendant et  Gouverneur  général  de  la  Martinique  pour 
savoir  en  quel  état  est  la  succession;  lettre  de  l'Inten- 
dant à  M.  d'Orgeville,  intendant  de  la  Martinique; 
lettres  de  M«  du  Parc,  1733-1733;  —  requête  de 
J.  Vemet.  premier  garde  de  M.  le  marquis  de  La  Fare, 
commandant  en  chef  dans  la  province  de  Languedoc, 
réclamant  une  somme  que  lui  doit  le  sieur  Pascal  de 
Paollac,  médecin  à  Issoire  ;  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  Saint-Maurice,  1737;  —  requête  et 
lettres  du  sieur  Cure,  clerc  tonsuré  de  Béziers,  au  sujet 
d'nne  somme  que  lui  doit  le  sieur  Du  Peirou,  lieutenant 
au  régiment  de  Bourbonnais  ;  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  M.  Pages  de  Vixouzes,  1749-1766  ;  —  re- 
quête adressée  au  roi  par  le  sieur  de  Pellacot,  «  gen- 

PuY-DB-DÔMB.  —  Série  C. 


»  tilhomme  d'Auvergne,  qui  avoit  esté  condamné  aux 
>  galaires  et  ces  biens  confisqués  pour  s'estre  malheu- 
D  reuaement  trouvé  dans  une  compagnie  qui  avait  mal- 
»  traité  un  particulier  »;  il  se  plaint  qu'ayant  été  reha- 
bilité, le  sieur  de  La  Prias,  son  frère,  refuse  de  lui 
rendre  sa  terre  contre  remboursement;  lettre  de  M.  de 
La  VriUière,  janvier  1725,  Invitant  M.  de  la  Qrandville 
à  terminer  cette  affaire  à  l'amiable  ;  lettre  de  l'Inten- 
dant à  M.  Guérin  ;  celui-ci  intervient  auprès  de  M.  de 
La  Prias,  qui  consent  à  accepter  tel  arbitre  que  l'In- 
tendant désignera  ;  Il  prétend  avoir  dépensé  pour  son 
frère  plus  que  la  valeur  du  bien;  ils  sont  d'ailleurs  en 
voie  d'arrangement  ;  —  lettres  de  M.  d'Escara  de  Pa- 
russe, commandant  au  régiment  de  Normandie,  1754, 
recommandant  à  M.  de  La  Mlchodière  Jean  de  Pella- 
cot, qui  sert  depuis  plusieurs  années  dans  ledit  régi- 
ment «  en  brave  et  honnête  homme  »,  il  réclame  le 
bien  de  son  père  dont  jouissent  ses  cousins  les  sieurs 
des  Roys  et  de  Lapriat  ;  réponse  de  l'Intendant  :  11  ré- 
sulte des  entretiens  qu'il  a  eus  avec  MM.  des  Roys  et 
de  Seveyrat  que  la  requête  de  M.  de  Pelacot  n'est  pas 
fondée;  —  lettres  de  M.  l'abbé  d'Artaignan  de  Sainte- 
Colombe,  conseiller-clerc  au  parlement  de  Paris,  au 
si^et  d'une  somme  due  au  nommé  Regnaalt  par  le  sieur 
Peyronnet,  d'Herment,  1735. 


C,  1601.  (Liasse.)  —69  pièces,  papier. 

lTt9-17M.  AFFAIRES   PARTICDLIËRBS.  —   PIBC. 

—  PUT.  —  Lettre  de  M.  de  Montmorin,  1747,  recom- 
mandant   l'Intendant  la  requête  des  nommés  Pimein, 
fermiers  de  la  Souchère,  contre  M.  d'Auliac  ;  —  lettre 
de  M.  Mout^u,  capitaine,  à  Langeac,  au  sqjet  d'un 
cavalier  de  sa  compagnie  nommé  Pionsac,  auquel  son 
frère  refuse  de  payer  sa  légitime  ;  —  lettre  de  M.  de 
Lodant,  recommandant  à  l'Intendant  un  habitant  de  la 
paroisse  de  Champetières  qui  se  plaint  du  sieur  Pon- 
chon,  son  procureur  à  Ambert  ;  —  requête  d'Antoine 
de  Pons,  sieur  de  La  Grange,  se  plaignant  qu'ayant 
confié  au  sieur  Domingon,  procureur  du  roi  en  la  pré- 
vôté d'Issoire,  des  billets  de  la  Banque  pour  les  faire 
convertir  en  rente  viagèro,  11  ne  lui  a  pas  été  possible 
da  se  faire  remettre  le  contrat  de  vente  ni  les  arré- 
rages;  correspondance  de  l'Intendant  avec  MM.  de  Pons 
et  Domingon,  1732-1733  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M. 
Rochette,  1733,  au  sujet  d'une  pension  laissée  à  M"»  de 
Pont  par  M.  le  commandeur  de  Tortebesse  ;  —  lettre  de 
M.  de  Prades,  1744,  priant  l'Intendant  de  remettre  une 
somme  de  300  liv.  au  chevalier  de  Prades,  son  fils, 
cornette  dans  le  r^iment  de  Maugiron  ;  —  lettre  de 
9 


66  ARCHIVES  DU 

M.  Rochette,  au  sujet  d^une  contestation  qu'il  a  avec 
M.  du  Puy»  1731  ;  mémoires  relatifs  à  cette  affaire. 


C.  i602.  (Liasse.)  —  87  pièces^  papier;  S  cachets. 

1687-1764.  —  Affaires  particulières.  —  QITA. 

—  RIS.  —  Lettre  de  M.  d'Aguesseau,  1749,  au  sujet 
d*une  contestation  entre  M.  de  Rechignât  et  le  sieur  du 
Bouchet,  lieutenant  général  de  police  à  Clermont  ;  — 
requête  de  Pierre  Redon,  conseiller  honoraire  au  Pré- 
sidial  de  Clermont^  au  sujet  de  sommes  à  lui  dues  ; 
adressée  à  M.  de  Vaubourg,  intendant;  —  affaire  du 
sieur  Varenne,  voiturier  à  La  Chaise-Dieu,  contre  le 
comte  de  Reinach,  capitaine  au  régiment  du  Commis- 
saire-général-cavalerie  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  las  intéressés  et  avec  Ifi.  Pellet,  1731-1732  ;  — 
lettre  du  chevalier  de  Requiran,  1741,  offrant  de  remet- 
tre la  somme  qu'il  doit  à  M.  de  La  Tour,  et  se  plaignant 
de  Tinsolence  du  sieur  de  Fontete,  exempt  de  la  maré- 
chaussée ;  ce  dernier  se  justifie  ;  —  lettre  de  M.  de 
Montmorin,  relative  à  la  recherche  d'un  sieur  Ribe- 
rolles,  mort  fort  riche  en  pays  étranger,  1741  ;  —  lettre 
de  M.  d'Angervilliers,  1729,  au  sujet  d'une  requête  du 
sieur  Richard,  notaire  à  Clermont,  qui  réclame  une 
somme  à  lui  due  par  le  sieur  de  Gast,  capitaine  ré- 
formé; —  lettres  de  M.  Hardy,  secrétaire  de  Tinten- 
dant  de  Soissons,  au  sujet  de  la  succession  d'un  nommé 
Rigaux,  de  Saint-Saturnin  (Cantal),  dont  les  héritiers 
sont  des  orphelins  habitant  Soissons;  pièces  à  l'appui 
de  cette  demande,  1720-1753;  —  lettre  de  M°^®  de  Rioult 
de  Saint-Hérem,  1732,  demandant  à  l'Intendant  une 
recommandation  pour  obtenir  un  prêt  des  sieurs  Bre- 
taud  et  Beraud  ;  M.  Trudaine  doute  qu'ils  y  consentent 
€  car  je  scay  que  tout  ce  pais-cy  est  dans  une  furieuse 
»  disette  d'argent,  et  on  ne  trouveroit  pas  dans  toutes 
»  les  bourses  d'Auvei^ne  réunies  les  deux  mil  écus  que 
»  vous  demandés  >. 


C.  1693.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier;  4  cachets. 

tTM-176t.  —  Affaires  particulières.  •—  ROB. 
—  ROY.  —  Mémoire  relatif  à  une  contestation  entre  le 
sieur  Robinet  et  la  veuve  Bertellemy  ;  —  lettre  du  che- 
talier  du  Rochain,  1734,  au  sujet  d'un  différend  entre 
flon  père  et  M.  de  Védrine;  l'Intendant  répond  qu'il  est 
impossible  de  les  concilier  ;  —  lettre  de  M""*  de  La  Tour 
d'Auvergne  de  La  Roche-Aymon,  1733,  au  sujet  d'un 
différend  qu'elle  a  avec  M.  Dauphin,  pi*évôt  delà  maré- 
chaussée ;  l'Intendant  répond  que  M.  Dauphin  est  dé- 


PUY-DE-DOME. 

terminé  à  suivre  les  voies  de  la  justice,  <  il  m'a  assuré 
»  qu'il  étoit  incapable  d'abuser  du  crédit  que  sa  charge 
»  luy  donne  pour  empêcher  le  libre  cours  de  la  jus- 
»  tice  •  ;  —  lettre  de  M.  Gallien,  secrétaire  et  subdélé- 
gué général  de  l'intendance  de  Grenoble,  1739,  au  sujet 
de  titres  relatifs  aux  péages  de  Saint- Vallier  et  Serve 
que  M.  de  Saint-Vallier  est  obligé  de  remettre  au  greffe 
de  la  commission  du  Conseil  ;  comme  les  auteurs  de^ 
M.  de  Rochebaron,  vicomte  de  Châteauclou,  ont  joui  de 
ces  péages  de  1569  à  1598,  on  espère  trouver  chez  lui 
les  titres  en  question;  M.  Talemandier,  subdélégué  à 
Langeac,  consulté,  répond  qu'il  n'a  connu  qu'un  M.  de 
Rochebaroti  qui  a  quitté  depuis  vingt  ans  le  séjour  qu'il 
faisait  en  Auvergne,  son  vrai  nom  était  de  La  Roche- 
foucauld; le  nom  de  Rochebaron  était  celui  d'une  terre 
qu'il  possédait  en  Velay  ;  —  lettre  de  M.  de  Roche-Lam- 
bert, au  sujet  de  «  l'acquisition  d'Usson  »,  1765;  — 
correspondance  entre  MM.  Trudaine  et  Urion  au  sujet 
des  secours  demandés  pour  M"*  Emmée  des  Roches; 
mémoire  sur  la  ftimille  de  ce  nom  :  il  ne  reste  qu'un 
gentilhomme  qui  habite  dans  la  paroisse  de  Saint-Ours, 
près  Pontgibaud,  1732;  —  requête  de  Jean  Rodier, 
bailli  d'Auriac,  se  plaignant  de  la  conduite  de  son 
fils;  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Du  treuil, 
subdélégué  à  Blesle,  1754  ;  —  lettre  de  M.  d'Anger- 
villiers,  du  18  août  1731 ,  adressant  à  M.  Trudaine 
un  mémoire  du  cardinal  de  Rohan,  contenant  des 
plaintes  contre  les  cavaliers  du  régiment  Commissaire- 
général,  qui  ont  enlevé  des  bois  de  l'abbaye  de  La 
ChaLse-Dieu  appartenant  à  S.  Em.  ;  llntendant  en  écrit 
à  M.  Pellet  ;  copie  du  mémoire  en  question  ;  M.  Pellet 
ayant  déclaré  les  plaintes  fondées,  M.  Trudaine  invite 
M.  de  Reinach  à  arranger  ces  affaires  à  l'amiable,  sans 
quoi  il  sera  obligé  d'agir  d'autorité  contre  sa  com- 
pagnie; M.  de  Reinach  se  justifie  :  l'abbé  fait  des  af- 
faires à  toutes  les  troupes  qui  passent  à  La  Chaise* 
Dieu  €  et  il  est  assez  connu  par  tout  pour  l'homme  du 
»  monde  le  plus  fkux  »  ;  —  lettre  de  M.  de  YanoUes, 
Moulins,  1731,  au  sujet  d'une  requête  du  sieur  Rou- 
gery. 


C.  1694.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier;  2  cachets. 

1793-1766.  —  Affaires  particulières.  —  SAB.  — 
SAINT.  —  Lettre  de  M.  Sabatin,  receveur  des  taillés 
de  Saint-Flour,  logé  à  la  Ville  de  Soissons,  rue  Brise- 
micho  près  Saint-Merry,  à  Paris,  nov.  1723,  demandant 
à  M.  Angrave,  premier  secrétaire  de  l'intendance  d'Au- 
vergne, de  vouloir  bien  viser  et  lui  renvoyer  les  prooèa- 
verbaux  des  diminutions  d'espèces  qui  sont  demeurées 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


sur  son  compte  du  temps  de  la  Compagnie  des  Indes  ; 
—  lettre  de  M.  de  Laubat.  1733 ,  demandant  à  M.  Tru- 
daine  de  décider  son  père  à  le  laisser  entrer  aa  service  ; 
M.  Trudaine  en  écrit  à  M.  Sadoumy,  qui  consent  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  MM.  Ducasse  et 
Pbilibée,  au  sujet  d'une  somme  due  par  M.  Vîalard,  de 
Riom,  à  M.  de  Saint-Gtermain,  1750-1751;  —  lettres  de 
M.  de  BallainvilUers  et  du  baron  de  Saint-Oermain, 
au  sujet  d'une  somme  due  à  ce  dernier  lar  M.  Delarbre, 
1766  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Vrillière,  du  15  déc.  1723, 
adressant  à  M.  de  LaOrandville  une  requête  paria- 
quelle  les  sieurs  de  Saiat-Prirat  demandent  la  permis- 
sion de  faire  rétablir  le  château  et  autres  bâtiments  de 
la  terre  de  Saint-Privat  qui  ont  été  démolis  en  1676,  en 
conséquence  d'une  condamnation  de  mort  prononcée 
contre  leur  aïeul  ;  lettre  de  M,  Talemandier  à  ce  sujet  : 
«  MM.de  Saint-Privat  sont  des  gentilshommes  de  bonne 
»  condition,  germains  de  M.  le  marquis  de  La  Fayette, 
»  tous  les  trois  neveux  de  M.  de  Vissac,  mort  au  ser- 
»  vice  >,  ils  ont  servi  longtemps  le  roi  avec  distinction  ; 

>  Jac4]ues  de  Bouchard,  leur  ayeul,  estoit  un  seigneur 
»  violent,  qui  avoit  souvant  abusé  de  son  authoritté,  et 

>  dont  la  mauvaise  conduitte  luy  attira  la  sentence  de 
»  mort  rendue  contre  luy  en  1676,  par  M.  d'Aguesseau, 

>  iotendant  du  Languedoc ,  à  ia  teste  du  Présidial  de 
»  Nimes,  sur  les  diligences  de  M.  de  Bethune,  évéque 
»  du  Puy,  qui  mit  tout  en  usage  pour  le  perdre  ;  cepen- 

>  dant  il  est  mort  dans  son  lit,  tranquile  dans  sa  terre, 
»  et  au  milieu  de  ses  empbitéotes.  Il  est  bien  triste  pour 

>  ces  M"  qui  sont  de  très  honnêtes  gens ,  de  se  trouvé 
»  à  la  teste  d'une  terre  de  cette  considération,  logés 

>  dans  une  misérable  chomière  et  de  ne  pouvoir  s'y 
»  donner  une  habitation  convenable  »;  réponse  de  M.  de 
La  Orandville  &  M.  de  La  Vrillière ,  déclarant  que  la 
demande  peut  être  accordée;  il  ne  convient  pas  toutefois 
qu'ils  puissent  rétablir  un  cliàteau  tel  que  celui  qui  a  été 
démoli  :  «  La  situation  du  lieu,  le  voisinage  des  Sévennes 
»  et  la  mutinerie  des  habitans  de  ce  village  jointe  aune 
»  ancienne  prétention  des  habitans  de  Saint-Privat 
»  d'estre  du  Languedoc  leur  fait  supporter  difficilement 
»  la  taille  qu'on  leur  a  imposée  en  Auvergne;  toutes  ces 
»  raisons  doivent  déterminer  à  ne  pas  permettre  qu'il 

>  soit  construit  un  château  qui  puisse  servir  aux  mutî- 
»  neries  des  habitans  »  ;  mémoire  sur  la  condamnation 
de  Bouchard  de  Saint-Privat;  —  correspondance  de 
M.  d'Angervilliers  et  de  l'Intendant  avec  ses  subdélé- 
gués, 1730,  au  sujet  d'une  somme  due  par  le  sieur  de 
Saint-Just,  ci-devant  lieutenant  au  régiment  de  Pi- 
cardie. 


C.  IG93.  (Liasse.)  —  13  piices,  papier,  i  cachets. 

17S0-I1K. —  Affaires  particulières,  —  SAL. — 
SAU.  —  Lettre  de  M.  de  Mallessaigne,  1753,  au  sujet 
d'une  somme  due  par  M.  de  Salvert;  —  lettre  de  M°°  de 
Salvert-Montrognon ,  au  sujet  d'arrangements  qu'elle 

voudrait  prendre  avec  des  créanciers  de  son  mari,  1755; 

—  lettres  de  M°"  de  Salvert-Montrognon,  1759,  au  sujet 
du  bail  à  ferme  de  la  terre  de  Nolzat,  dont  elle  a  de- 
mandé une  copie  &  M.  Alleyrat,  subdélégué  de  Qiat; 
réponse  de  M.  Alleyrat;  —  lettre  de  M.  de  Flesselles, 
Moulins,  17â4,  demandant  à  M.  de  Ballainviliiers  «  de 
»  lui  fÏLire  parvenir  par  le  curé  de  la  paroisse  de  Lisseuil 
»  près  Clermont  l'extrait  baptistère  du  sieur  Ouillaume 
»  de  Salvert  de  Montroignon,  qui  est  âgé  de  13  à  14  ans. 
»  C'est  un  malheureux  enfant  né  d'une  famille  très 
»  honnête  qui  se  trouve  dans  la  plus  affreuse  misère  »; 

—  lettre  de  M.  Orry,  du  17  octobre  1731,  recommandant 
  M.  Trudaine  M.  de  Sartan  avec  qui  il  a  servi  et  son 
ami  depuis  longtemps,  qui  s'est  retiré  dans  ses  terres 
d'Auverçne  ;  M.  Trudaine  répond  qu'il  tiendra  compte 
de  cette  recommandation;  il  sait  d'ailleurs  tous  les 
égards  qui  sont  dus  à  la  naissance  de  M.  de  Sarlan  et 
à  son  mérite  personnel;  —  requêtes  de  M.  de  Sarsay, 
au  sujet  d'une  somme  qui  lui  est  due  par  le  sieur  Dn- 
fraisse,  curé  de  Celle-sur-Thiers,  1735-36;  —  lettres  de 
M.  Dujardin,  ancien  maître  des  requêtes,  et  de  M»*  Da 
Lac,  demandant  des  renseignements  sur  la  fortune  da 
M.  de  Sartiges  de  Lavandes,  en  vue  d'un  mariage  «  avec 
»  une  des  plus  aimables  personnes  de  Paris  »;  rensei- 
gnements fournis  par  M.  de  Mallessaigne,  1739. 


C.  1696.  (Liasse.)  —  39  pièces,  papier;  8  cachets, 

tTSl-t78S.  —  Affaires  particuliëres. —  SEO.— 
SIM.  —  Lettres  de  M.  de  Sédaiges,  Aurillac  1735,  au 

sujet  de  ses  contestations  avec  le  chevalier  Le  Camus  ; 
—  lettre  de  M.  Sadourny,  1738,  au  sujet  d'un  différend 
entre  M.  de  Sédaiges  et  son  fermier  du  domaine  de  La- 
broa  ;  —  plaintes  de  l'abbé  de  Sers ,  abbé  de  Mauriac, 
contre  le  àeur  Lacoste,  notaire,  1747;  —  correspon- 
dance de  MM.  de  Saint-Maurice,  intendant  à  Montpel- 
lier; de  Lannevilie;  deBarjac;  Goguel,  procureur  gé- 
néral et  maire  à  MontbéUard  ;  Crion ,  de  Montluc , 
Barbât  du  Clozel,  1733-1735,  au  sujet  d'un  procès  pen- 
dant au  Présidial  de  Riom  entre  M"*  de  Manse  de  Save- 
rac  et  ses  beaux-frères,  au  sujet  de  la  succession  de  son 
mari,  ancien  capitaine  au  r%iroent  de  Levy;  —  lettre 


1 


68  ARCHIVES  DU 

de  M.  Jouzencie^  1741»  au  sujet  cl*une  réclamation  du  • 
sieur  Muler  contre  M.  Signol,  intéressé  à  la  verrerie  de 
Brassac. 

C.  1697.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier. 

1759-1755.  —  Affaires  particulières.  —  SIR. 
—  Lettre  du  chancelier  Lamoignon,  1752,  adressant  à 
M.  de  Moras,  intendant,  quatre  placets  contre  le  sieur 
Sirmond,  conseiller  au  Présidial  de  Riom ,  et  Tinvitant 
à  sMuformer  des  faits  qu'on  y  expose  ;  —  placets  des 
nommés  Nebout,  Genest  et  Brossoii,  habitants  d'ÉgauIe 
et  de  Yolvic,  se  plaignant  que  le  sieur  Sirmond,  par 
fraude  et  par  violence ,  les  a  dépouillés  de  leurs  biens 
et  réduits  a  la  misère  ;  —  lettre  de  M.  Duchey  à  ce 
sujet  :  les  accusations  sont  publiques;  on  lui  reproche 
de  s'être  fait  céder  des  droits  litigieux  dans  le  siège  où 
il  est  officier,  «  ce  qui  est  prohibé  par  les  ordonnances 
»  et  par  exprès  en  Tarticle  54  de  celle  d'Orléans.  Pour 
»  s'assurer  de  la  vérité,  il  faudroit  les  actes  de  cession 
»  qui  ne  sont  point  entre  les  mains  des  débiteurs  ;  mais 
»  par  le  récit  qu'ils  m'ont  fait,  par  les  pièces  dont  ils 
»  m'ont  justifié ,  et  par  la  notoriété,  on  peut  regarder 
»  ces  transports  comme  certains  >  ;  on  reproche  encore 
au  sieur  Sirmond  la  vileté'du  prix  des  ventes  qui  lui  ont 
été  consenties ,  la  fausseté  de  la  mention  du  paiement 
énoncé  dans  les  actes ,  la  violation  d'une  promesse  de 
réméré,  enfin  la  vexation  ;  «  il  faut  avouer  que  les  trop 
»  grandes  précautions  qui  ont  été  prises  la  font  présu- 
»  mer,  indépendament  des  autres  fsiits  qu'on  pourroit 

>  établir  par  dépositions.  Pour  valider  la  vente  du  bien 
»  d'une  femme,  on  a  eu  recours  à  une  sentence  de  la 
»  jurisdiction  consulaire  obtenue  contre  le  mari  sous 

>  un  nom  interposé,  à  Temprisonnement  du  mari  »;  — 
mémoire  de  M.  de  Féligonde,  relatif  aux  plaintes  des  ha- 
bitants d'Égaule  et  de  Volvic  contre  le  sieur  Sirmond  :  il 
déclare  que  toutes  sont  fondées  ;  —  nouvelles  plaintes  en 
1754  et  1755,  renvoyées  à  l'Intendant  par  le  Chancelier  ; 
—  mémoire  de  justification  de  M.  Sirmond  :  il  prétend 
avoir  acquis  par  des  voies  licites ,  et  que  les  plaignants 
se  sont  laissés  séduire  par  Brosson  qui  est  un  mauvais 
sujet.  Les  Nebout  avaient  répudié  à  la  succession  de 
leur  père  en  1734 ,  et  le  sieur  Sirmond  n'a  acquis  les 
biens  que  lorsqu'ils  ont  été  mis  en  vente  par  le  cura- 
teur à  rhoirie  vacante;  il  est  vrai  qu'il  a  acheté  de 
Cirgues  Brosson  un  bien  à  Égaule,  mais  c'est  sur  les 
instances  de  Brosson  même  et  pour  se  payer  d'une 
somme  que  celui-ci  lui  devait  ;  «  toute  la  raison  la  plus 
»  apparente  des  plaignans  seroit  de  dire  qu'ils  ont  ven- 
»  dus  à  vil  prix ,  et  sur  cela  ils  ont  les  voyes  de  droit 
»  pour  eux  ;  ils  n'ont  qu'à  prendre  des  letres  de  rescision    ' 


PUY-DE-DOME. 

»  fondées  sur  la  lésion  d'outre  moitié  du  juste  prix.  Ils  ne 
»  sçauroint  l'établir,  mais  le  sieur  Sirmond  veut  bien  en- 
>  core  leur  éviter  ce  circuit  et  leurs  rendre  leur  héritage 
»  en  le  remboursant  de  ses  améliorations  »  ;  M.  Sirmond 
ajoute  qu'il  est  triste  pour  un  officier  qui  a  exercé  avec 
honneur  pendant  18  ans,  dans  un  des  premiers  prési- 
diaux  de  France ,  une  charge  qui  est  dans  sa  famille 
depuis  plus  de  200  ans,  «  de  se  voir  traité  de  cession-^ 
»  naire,  usurier,  usurpateur  et  tiran  par  jans  qu'il  a 
»  tirés  de  la  dernière  misère  »;  —  lettre  de  MM.  Duchey 
et  de  La  Crène,  adressant  à  l'Intendant  le  mémoire  ci- 
dessus  ,  et  déclarant  qu"à  leur  avis  M.  Sirmond  s'est 
pleinement  justifié  des  faits  qu'on  lui  impute;  —  l'In- 
tendant répond  en  ce  sens  au  Chancelier. 


C.  1698.  (Liasse.)  -—  78  pièces,  papier;  2  cachets. 

« 

1799-1767.  —  Affaires  particulières.  —  SOA- 
—  TRU.—  Mémoire  pour  le  s'  J.  François  de  Soalat  de 
Fontallard,  chevalier,  seigneur  de  Montreux,  lieute- 
nant au  régiment  des  Gardes  de  Sa  Majesté  impériale 
en  son  grand  duché  de  Toscane,  aus.ujet  de  la  succession 
de  son  oncle,  1753;  —  lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes, 
1762,  au  sujet  du  procès  du  nommé  Sourzac  ;  —  lettre 
du  c**  de  Sparrée,  demandant  des  renseignements  sur 
J.  Jos.  Bastide,  trésorier  de  la  S**  Chapelle  du  château 
de  Vincennes  ;  réponse  de  M.  de  Vixouzes  :  le  s' Bastid 
est  né  à  Aurillac,  il  est  le  frère  de  M.  Bastid  du  Merca- 
dier,  conseiller  au  Présidial  de  cette  ville,  1765  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  d'Aguesseau,  Dufour  et  Urion  avec 
rintendant  au  sujet  de  contestations  entre  le  nommé 
Tagot  et  le  s'  Pages,  de  Riom,  1749;  —  lettres  de 
Mme  de  Tana- Vichy  au  sujet  de  ses  démêlés  avec  le 
s'  Seguin,  1743;  —  lettre  de  M.  Tartel  au  sujet  d'une 
diflîculté  avec  un  marchand  de  Limoges,  1757  ;  —  mé- 
moire du  s'  Desoches,  notaire  royal  à  Riom,  au  sujet 
de  l'héritage  des  nommés  Terrasse,  décédés  à  Sienne  ; 
les  héritiers  réclamant  les  biens,  le  fisc  leur  oppose  la 
prescription  trentenaire  ;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau, 
1740,  adressant  à  M.  Rossignol  <  une  requeste  par  la- 

>  quelle  la  dame  de  Terreneyre  demande  au  Roy  qu'il 

>  luy  plaise  de  luy  donner  des  commissaires'pour  la  11- 

>  quidation  des  droits  qu'elle  a  à  exercer  contre  la  suc- 
»  cession  de  son  mary  »  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  MM.  Terreneyre  de  Lodant  et  Boudai  ;  renvoyé 
aux  juges  ordinaires;  —  requête  de  Jean  Thibert,  com- 
pagnon papetier  de  Vidalon,  en  Vivarais,  1751,  au  sujet 
d'une  créance  ;  avis  de  M.  Madur  ;  —  requête  de  Thier- 
riat,  ancien  caissier  du  s**  Fournier,  entrepreneur  de  la 
manufacture  de  boutons  de  Tallende,  réclamant  une^ 


SÉRIE  C. 
Somme  qu6  lui  doit  ce  dernier,  1764  ;  —  lettre  de  M.  de 
La  Touche-Trébi-ie,  à  Rennes  le  10  août  1739.  deman- 
dant à  M.  de  La  Orandviile  sa  protection  auprès  de 
M.  d'Ormesson  pour  une  affaire  relative  à  la  capita- 
tioD  ;  correspondance  de  MM.  de  La  ârandyllle,  d'Oiv 
messoD  et  de  La  Tour,  intendant  de  Bretagne  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  Trudaloe,  intendant  d'Auvei^e; 
d'Aigre;  de  Broglie;  Cousin  de  La  Tour-Fon-due; 
de  M™*  de  Brion-Amelot,  au  sujet  de  contestations 
entre  M.  de  la  Tour-Fondue  et  MM.  Ouérin  et  Noël, 
conseiller  au  Présidial  de  Clermont,  1731  ;  —  corres- 
pondance de  M.  Bertier  de  Sauvigny,  intendant  de  Gre- 
noble ;  Rossignol,  intendant  d'Auvergne;  Rodde-Chala- 
niat,  subdélégué  à  Ardes,  au  sujet  de  la  requête  du 
s»  Truchet,  boucher  à  Lyon,  contre  le  nommé  Ama- 
dien,  marchand  de  bestiaux,  1743. 


C.  1699.  (Liasse.)  —  69  pifcces,  papier,  4  cachets. 

1TS1-1T6I.  — Affaires  particulières.—  USS. — 
VID.—  Plainte  de  M.  dUsset,  Paulhac  près  Chaude- 
Sidgues  1736,  au  sujet  d'une  affaire  entre  la  maréchaus- 
sée et  deux  de  ses  fermiers;  —  contestation  entre 
U"  de  S.  Martial  de  Drugeac,  comtesse  d'Cza,  douai- 
rière, et  le  marquis  de  Saluces,  son  fils  :  lettres  de  la 
comtesse  d'Uza  et  de  M.  de  Saint-Florentin  à  l'Inten- 
dant; avis  de  M.  de  Vigier:  il  est  certain  que  cette 
dame  <  est  plus  mal  traitée  qu'on  ne  sçaurolt  croire  par 
»  un  fils  bâtard  de  M.  le  marquis  de  Saluce  qu'il  &it 
»  appeller  le  baron  de  Drugeac. . .   Ce  baron  de  Dru- 

>  geac,  qu'on  appelle  aussy  M.  de  Verneul,  egt  actuel- 
»  lement  demurant  au  ch&teau  de  Drugeac;  c'est  un 
»  mauvais  caractaire  et  sans  religion  ;  il  y  a  nombre 
»  de  faits  sur  son  compte  fort  criminels.  Je  suis  in- 

>  formé  que  dans  ce  château,  il  y  a  nn  affreux  cachot, 

>  et  dans  ce  cachot  il  y  a  une  machine  qu'on  appelle 

>  les  tratset  :  ce  sont  deux  poutres  qu'on  met  une  sur 
»  l'autre,  et  au  milieu  il  y  a  des  trous,  ou  la  place  à 
»  mettre  les  jambes,  et  on  ferme  les  deux  bouts  par  des 

>  cadenats  ;  le  malheureux  qui  est  mis  là  ne  peut  se  te- 
*  nir  autrement  que  couché,  et  on  se  sert  de  cette 
»  machine  pour  tourmenter  l'emphitéote,  même  las 
»  domestiques  ;  on  n'en  paye  aucun  de  leurs  galges  >  ; 

'  lettre  du  général  Douglas  et*de  M.  d'Erskine  en  fàvenr 
de  la  comtesse  d'Uza  ;  réponses  de  l'Intendant,  propo- 
sant d'obliger  le  marquis  de  Saluces  à  fournir  à  sa  mère 
«  qui  est  âgée  de  93  ans  et  retirée  dans  une  maison  re- 
»  llgieuse  de  Mauriac  »,  une  pension  de  300  à  500  liv., 
1731  ;  —  lettres  de  M"'  de  Vand^re  et  de  M.  de  Mer- 
Tille  an  sujet  de  contestations  entre  le  chev.  de  Van- 


INTENDANCE  D'AUVERGNE.  69 

d^re  et  le  ^  Engremy,  1747  ;  —  lettre  de  M.  de  Vau- 
ban.  dat^  de  Vauban ,  près  la  Pacaudière ,  le 
11  mars  1734,  se  plaignant  des  procédés  du  s'  Drouard 
qu'il  avait  chargé  de  lui  acheter  des  mulets  en  Au- 
vergne ;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau  au  si^et  des  plain- 
tes du  s' Yerdler,  de  S.  Saturnin,  contre  son  Sis,  1748; 
—  lettres  de  MM.  Rochette  et  de  La  Roche- Vemassal 
au  sujet  d'un  procès  que  soutient  ce  dernier  contre 
M.  de  La  Tour,  1735. 


C.  1700.  (Liasse.]  —  69  pièces,  papier;  2  cachets. 

16M-1I84.  —  Affaires  particijliëR£8.  —  VIE. 
—  YVO.  —  Requête  du  s' Grimaldy,  ci-devant  sergent 
au  régiment  d'inlanterie  de  Noailles,  réclamant  une 
somme  que  lui  doit  M.  de  Vigier  Hls;  réponse  de  M*"*  de 
Vigier;  —  lettres  de  M°"  Villacerf  de  Cnissol  au  sujet 
de  ses  terres  de  Cereix,  de  Valbeleix  et  de  Saint-Nec- 
taire, 1733;  —  lettres  de  MM.  de  Vlllara,  au  sujet  de 
contestations  avec  M"»  Savaron,  leur  sœur,  1748  ;  — 
lettres  de  M.  Vlmal  de  la  Boissonnie,  fabricant  de  pa~ 
pier,  au  sujet  de  banqueroutes  qu'il  vient  d'essuyer  de 
la  part  de  marchands  de  Paris,  1757-1758  ;  —  lettre  de 
M.  du  Pont  de  La  Tour,  à  Aubenas,  le  31  mars  1734, 
demandant  des  renseignements  sur  M.  de  Vinezac, 
comte  de  Brioude,  à  qui  il  s'intéresse  ;  réponse  de  M.  de 
Gizaguet;  —  correspondance  de  M.  de  S.  Florentin,  de 
l'Intendant,  de  M.  Urion,  au  sujet  de  démêlés  entre 
M""»  du  Vivier  et  son  fils,  1730-1761  ;  —  correspondance 
de  MM.  de  LesseviUe,  Trudaine,  Urion,  au  sujet  d'af- 
faires d'intérêt  que  le  s'  Volivert,  chirurgien  à  Tours, 
a  dans  ta  ville  de  Riom.  1733  ;  —  contestations  entre  la 
marquise  d'Yolet  et  son  âls  au  sujet  de  la  succession  du 
marquis  d'Yolet,  1730-1736;  correspondance  de  MM.  de 
S.  Florentin,  Trudaine,  de  La  Orandrille  ;  mémoires  et 
lettres  de  M**  d'Yolet  au  sqjet  de  ses  différends  avec 
son  Sis,  et  de  la  charbonnière  qu'elle  a  fait  ouvrir  dans 
sa  terre  de  Beaulieu  ;  copie  du  contrat  de  mariage  de  la 
marquise  d'Yolet,  1696. 


Ordres  du  Roi. 

C.  1701.  (Liassf.)  —  60  pièces,  papier;  1  cachet. 

1I«0-17eS.  —  Ordres  du  roi.  —  BAR.  —  BOT. 
—  Copie  d'un  ordre  du  roi,  dii  26  janvier  1730,  relatif 
au  s'  Barbot,  maître  d'école  de  l'église  cathédrale  d'An- 
goulème  qui  devra  être  enfermé  dans  le  séminaire  de 


^ 


70  ARCHIVES  DU 

Thiers;  requête  de  M.  Lapierre,  supérieur  dudit  sémi- 
naire, réclamant  la  pension  du  s'  Barbet;  lettre  de 
M.  de  Saint-Florentin  annonçant  que  Tévêque  d'Angou- 
lème  a  promis  de  payer  la  pension;  —  requête  des  reli- 
gieuses de  la  Visitation  Sainte-Marie  de  Billom,  deman- 
dant à  être  délivrées  de  la  dame  Barraud,  qui  a  été 
conduite  dans  leur  monastère  en  vertu  d'une  lettre  de 
cachet;  lettre  &  ce  sujet  de  M.  de  BéruUe,  datée  de 
Moulins  le  10  mai  1758;  —  lettre  de  M.  de  Belvezeix 
Deveaux,  prêtre  et  chanoine  à  Clermont-Ferrand  le 
21  mars  1755,  demandant  i'envoi  aux  îles  d'une 
malheureuse  famille  «  qui- malheureusement  m'est  at- 
>  tachée  de  tropt  près,  et  qui  donne  dans  des  travers 
»  qui  me  font  craindre  une  tache  funeste  »  ;  il  a  fait 
tout  ce  qu'il  a  pu  pour  la  prévenir  en  soulageant  leur 
misère  ;  il  a  contribué  de  ses  deniers  à  marier  une  des 
filles  qui  n'a  pas  suivi  l'exemple  de  ses  parents  ;  il  se 
propose  de  donner  un  état  à  l'un  des  garçons;  mais  tous 
ses  soins  vis-à-vis  des  autres  ont  été  impuissants;  — 
correspondance  de  MM.  Ghauvelin,  garde  des  sceaux; 
Rossignol,  intendant;  Bertin,  au  sujet  d'un  ordre  du 
roi  pour  faire  enfermer  au  château  d'Angoulême  le  fils 
Bertin  à  l'occasion  d'une  lettre  écrite  par  lui  au  cheva- 
lier de  Fontanges,  1736  ;  —  lettre  de  M.  de  Tourne- 
mire,  J764,  au  sujet  d'un  ordre  du  roi  concernant  la 
capture  du  s' Bladier,  prêtre  de  la  communauté  de  Fon- 
tanges; —  lettre  de  Dom  Blémont,  bénédictin,  détenu 
à  La  Celette  par  ordre  du  roi,  se  plaignant  de  n'être 
pas  mieux  traité  que  les  autres  quoiqu'il  paie  300  liv. 
de  pension  ;  on  lui  refuse  de  la  lumière  ;  le  gardien  ré- 
pond que  D.  Blémont  est  un  mauvais  sujet  et  qu'on  lui 
refuse  de  la  lumière  par  crainte  d'incendie,  la  maison 
étant  construite  en  bois,  1768  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint- 
Florentin,  1736,  au  sujet  d'un  ordre  du  roi  que  demande 
le  comte  de  Montmorin  pour  éloigner  du  pays  le  nommé 
Borie,  greffier  en  chef  de  l'Élection  de  Clermont;  l'In- 
tendant constilte  M.  de  Montmorin  qui  lui  adresse  un 
mémoire  à  ce  sujet  ;  réponse  de  M.  Rossignol  à  M.  de 
Saint-Florentin  :  le  s'  Borie  est  un  homme  turbulent, 
violent  et  processif,  qui  s'est  fait  craindre  et  hair  ;  il  est 
fermier  pour  les  bénédictins  de  la  Chaise-Dieu,  du 
prieuré  de  Sandier  fsicj,  «  Les  habitans  de  paroisses 
»  dépendant  de  ce  prieuré,  dont  les  revenus  sont  com- 
»  posés  pour  la  plus  grande  partie  de  dixme  et  de  di- 
»  recte,  se  plaignent  de  ce  que  Borie  fait  luy-même  et 
»  à  main  armée  ses  exécutions,  dans  lesquelles  il  est 
»  ordinairement  escorté  par  plusieurs  satelites  qu'il 
j»  apelle  ses  lévriers  et  qui  mettent  l'épouvante  dans  le 
»  canton.  D3ux  de  ces  derniers  sont  actuellement  dans 
»  les  prisons  de  Riom  au  criminel  »  ;  ordre  du  roi  en- 
joignant au  s'  Borie  de  s'éloigner  de  Cunlhat  à  une  dis- 


PUY-DE-DOME. 

tance  d'au  moins  trente  lieues;  lettres  de  lU""*  Maillé 
de  Montboissier,  intercédant  pour  Borie  qui  est  fils  d'un 
ancien  fermier  de  M.  de  MQntboissier  et  qui  d'après  elle 
a  été  calomnié;  elle  demande  aussi  une  modération  sur 
son  dixième  de  Chcylade  ;  M.  de  Montboissier  obtient  bt 
révocation  de  l'ordre  relatif  à  Borie  ;  —  corresjiondanoo 
de  MM.  de  Saint-Florentin,  de  Montboissier,  Rossignol» 
1746,  au  sujet  d'un  ordre  du  roi  demandé  pour  éloigner 
du  pays  le  s'  Borie,  accusé  d'avoir  assassiné  le  bailli  de 
M.  de  Montboissier  ;  M.  de  Montboissier  rappelle  que  ledtt 
Borie  a  eu  autrefois  une  affaire  avec  M.  de  Montmorin; 
—  correspondance  au  sujet  de  la  pension  de  M.  de  Bosre- 
don,  enfermé  par  ordre  du  roi  chez  les  cordeliers  de  Vic- 
ie-Comte, 1742;  —  lettre  de  M.  Duchey,  1756,  au  sujet 
de  la  révocation  de  Tordre  qu'avait  le  P.  Boudet  de  se 
rendre  à  La  Celette  ;  —  lettres  et  mémoires  du  s'  Bou- 
din, écuyer,  sr  de  Chabossière,  contrôleur  général  des 
Fermes  unies  en  Poitou,  1748,  au  sujet  de  son  fils  relé- 
gué à  Riom  par  ordre  du  roi  ;  lettres  de  MM.  de  Beau- 
mont,  Urion,  Duchey;  —  lettre  de  M.  Sadourny,  1732, 
annonçant  qu'il  a  envoyé  à  la  supérieure  du  couvent  de 
Vic-en-Carladès  l'ordre  du  roi  pour  mettre  en  liberté  la 
femme  du  s'  Boussaroque  ;  —  lettre  de  M.  Boyer  Des- 
pradel,  au  château  de  la  Chassagne  le  25  oct.  1760,  re- 
lative à  l'ordre  du  roi  rendu  contre  lui,  au  sujet  de  sa 
querelle  avec  M.  de  Yerdonnet;  lettre  de  M.  Bonnel, 
subdélégué  à  Vic-le-Comte. 


G.  1702.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier;  2  cachets. 

1745-1771.  —  Ordres  du  roi.  —  CAM.  —  GLA. 
—  Lettre  de  M.  Camut,  avocat  en  Parlement,  Paris, 
1762,  au  sujet  d'un  ordre  du  roi  pour  faire  conduire  Marie 
Camut  au  couvent  ;  —  ordre  du  roi  pour  faire  conduire 
G.  Cathelot,  de  Riom,  à  l'Hôpital  Général  près  Paris, 
1771;  —  lettre  de  M.  de  Bérulle,  Moulins,  1758,  au 
sujet  d'un  ordre  du  roi  pour  faire  retirer  la  sœur  Jeanne 
Chicot  de  l'Hôtel-Dieu  de  Saint-Joseph  de  Moulins  et  la 
conduire  au  Bon-Pasteur  de  Clermont;  —  correspon- 
dance de  MM.  d'Aguesseau,  Joly  de  Fleury,  Duvernîn 
avec  l'Intendant,  1745-1747,  au  sujet  du  s'  Du  Clozel 
enfermé  comme  insensé  au  couvent  des  cordeliers  de 
Vic-le-Comte  ;  —  lettres  adressées  à  l'intendant  d'Au- 
vergne et  au  ministre  de  la  guerre  par  l'abbé  Salvages 
de  Clavières,  détenu  au  fort  des  îles  Sainte-Marguerite 
en  vertu  d'une  lettre  de  cachet,  1754-1760  ;  il  en  de- 
mande la  révocation  ou  que  du  moins  la  pension  que 
lui  fait  sa  famille  soit  portée  de  384  à  500  liv.;  lettre 
de  M.  de  Latil,  commandant  aux  tles  Sainte-Margue- 
rite, se  plaignant  que  la  pension  n'est  pas  payée  ré- 


1 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


71 


gnljèrement  ;  réponse  de  M.  Pages  de  Vixouzes:  M"'  de 
Clavières  ne  peut  continuer  à  payer  la  pension  et  de- 
mande que  son  beau-i^re  soft  transféré  ailleurs. 


C.  1703.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier. 

17M-1Ï4S.  —  Ordres  du  roi.  —  DEV.  —  ELI- 
—  Requête  de  M""  de  La  Rocbebriant,  se  plaignant  que 
le  S'  Deveaux,  son  gendre,  perd  sa  fortune  au  jeu  à. 
l'bôtel  de  Oesvres  et  à  l'hôtel  de  Soissons  ;  l'Intendant 
en  écrit  à  M.  de  Saint-Florentin  et  demande  un  ordre 
dn  roi  pour  ikire  revenir  le  s""  Deveaux  en  Auvergne, 
1740;  —  requêtes  de  Gabriel  Dosias,  écuyer,  s'  de 
Saint-Cbaumont,  ci-devant  garde  de  la  marine,  deman- 
dant un  ordre  du  roi  pour  faire  enfermer  son  llls  à 
Pierre-Enclse ;  avis  de  M.  de  La  Gardette,  subdélégué  à 
BiUom,  favorable  à  la  demande  du  s'  Dosias,  1749;  — 
requête  de  la  demoiselle  Monestier,  demeurant  à  Se- 
gheac  près  d'Ussel,  en  Limousin,  se  plaignant  des  vio- 
lences du  s'  Dubois,  s*"  de  Saint-Julien,  son  beau- 
frère,  1728;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant 
avec  M.  dé  Saint- Florentin  ;  ordre  du  roi  de  faire  con- 
daire  le  s'  Dubois  de  Saint-Julien  dans  les  prisons  de 
Clermout,  1732  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Maure- 
pas  et  Trudatne,  1733,  au  sujet  de  la  demande  que  fait 
Dom  Dupont,  prieur  de  Benêt  en  Poitou,  ancien  supé- 
rieur de  l'Absie,  de  quitter  la  Celette,  où  il  a  été  relé- 
gué par  ordre  du  roi  ;  nouvelle  requête  de  Dom  Dupont 
en  1736  ;  —  lettre  de  M.  de  Maurepas,  du  5  mai  1732, 
adressant  à  M.  de  Trudaine  un  ordre  du  roi  pour  faire 
arrêter  et  conduire  au  couvent  des  cordeliers  dit  le 
Donjon,  près  Moulins,  le  s' Durand  de  Montalet;  lettre 
de  M.  Georges  de  Montclonx  annonçant  que  l'ordre  a 
été  exécuté  ;  —  ordre  du  roi  pour  faire  conduire  le 
nommé  Durand  Jean,  dit  Moine,  des  prisons  de  Saint- 
Plour  à  l'Hôpital  Général  de  Clermont;  correspondance 
A  ce  sujet  de  MM.  d'Aguesseau  et  Tassy  de  Montluc 
avec  l'Intendant,  1740-1741;  —  lettre  de  M.  de  Mer- 
ville,  1737,  relative  au  s'  d'Eliot,  curé  de  Lamazière, 
relevé  chez  les  Grandmontains  de  Thiers  :  il  a  remis 
au  supérieur  l'ordre  du  roi  de  laisser  sortir  le  s'd'Kliot. 

C.  1704.  (Liasse.)  —  32  pitce»,  papier. 


1797-17S9.  —  Ordres  du  roi.  — 
BAILLES.  —  Lettre  de  M.  d'Escorailles  de  la  Ca- 
vade,  du  17  juin  1727,  se  plaignant  des  dérèglements 
de  son  flls  contre  lequel  il  a  sollicité  une  lettre  de  ca- 
ebet  ;  lettre  de  M,  de  Saint-Florentin  demandant  sur  ce 
«aiet  des  renseignements  à  M.  de  La  Grandville;  — 


réponse  de  M.  Sadourny  :  M.  de  la  Cavade  *  est  un 

>  homme  des  plus  extraordinaires  qui  soit  dans  le  reste 

>  de  l'univers,  le  plus  grand  playdeur  de  quatre 
»  royaumes.  D  perd  tous  ses  procez,  il  s'en  prend  à  ses 
»  juges  qu'il  dit  estre  corrompus,  au  lien  de  s'en  pren- 
»  dre  à  ses  mauvaises  causes  »  ;  le  flls  reste  au  château 
de  la  Cavade,  parce  qu'il  est  sans  ressonii»;  «  il  est  en 
»  triste  équipage;  il  est  à  l'ordinaire  des  bouviers,  du 

>  pain  bis,  de  l'eau  et  fort  peu  de  pitance;  il  est  nud 

>  comme  un  ver  et  si  nud  qu'il  n'oze  pas  aller  à  la  par- 

>  roisse  entendre  la  messe  y  ;  il  ne  demanderait  pas 
mieux  que  d'être  relégué  dans  une  ville  du  voisinage  si 
son  père  voulait  lui  assurer  une  pension  d'environ 
800  liv.  ;  —  nouvelles  plaintes  de  M.  de  la  Cavade  ; 
l'Intendant  écrit  à  M.  de  la  Roussille,  parent  de 
M.  d'Escorailles,  pour  lui  demander  son  avis  ;  celui-ci 
répond  que  le  père  déteste  son  fils  et  que  ses  accusa- 
tions sont  supposées  ;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau,  du 
2  juin  1729,  au  sujet  de  nouvelles  plaintes  du  chevalier 
d'Escorailles:  l'affaire  étant  en  justice,  l'Intendant  est 
invité  â  recommander  aux  juges  de  terminer  cette  af- 
faire au  plus  tôt  ;  il  faudra  ensuite  éloigner  le  fils  soit 
en  lui  faisant  prendre  du  service,  soit  en  l'envoyant  à 
Paris  où  M""  de  Curton  et  ses  autres  parents  pour- 
raient prendre  soin  de  lui  ;  —  lettre  de  M.  Collnet  de 
Labeau,  lieutenant  au  Présidial  d'AurilIac,  déclarant 
qu'il  a  refusé  de  recevoir  les  plaintes  de  M.  d'Esco- 
railles, il  n'y  a  donc  point  de  procédure  liée  ;  —  lettre 
de  M.  de  la  Roussille  déclarant  qu'il  faut  envoyer  le 
fils  d'Escorailles  à  la  Cavade  où  il  se  trouve  bien,  c'est 
tout  ce  qu'on  peut  foire  pour  ce  Jeune  homme,  «  lequel 
»  n'a  ny  vice  ny  vertu  ;  c'est  son  vray  balot  que  d'y  re- 
»  tourner  »  ;  —  M.  de  Florentin  décide  en  ce  sens. 


C.  1703.  (Liasse.)  —  78  pièces,  papier;  1  cachet. 

lT9S-f  1M.  —  Ordres  dd  roi.  —  FOR.  —  LAT. 
—  Lettre  de  M.  de  Montboissier,  du  38  janv.  1750,  de- 
mandant une  lettre  de  cachet  pour  le  s'  Forestier,  son 
ancien  bailli,  qui  s'acquitte  mal  de  ses  fonctions,  et  qui 
veut  rester  bailli  malgré  M.  de  Montboissier;  —  cor- 
respondance du  cardinal  de  Fleury  avec  M.  Trudaine, 
intendant  d'Auvergne,  au  sujet  du  s' Gillet,  chanoine 
de  la  cathédrale  de  Saint-Flour,  contre  lequel  l'évêque 
de  Saint-Flour  demande  une  lettre  de  cachet  ;  on  ac- 
cuse le  s'  Gillet  d'être  turbulent,  injuste,  adonné  à 
l'usure  et  d'employer  toutes  sortes  de  voies  pour  s'ap- 
proprier le  bien  d'autrui  ;  M.  Trudaine  consulte  M.  de 
Rochebrune,  qui  déclare  les  plaintes  fondées;  le  i'  Gillet 
est  envoyé  par  ordre  du  roi  au  château  d'Oléron  ;  lettres 


n 


72  ARCHIVES  DU 

de  MM.  Gillet,  curé  de  Riora,  et  Gillet  du  Varnez,  capi- 
taine des  grenadiers  au  régiment  de  Souvigny,  deman- 
dant la  mise  en  liberté  de  leur  frère  qui  a  été  calom- 
nié; lettres  de  M.  de'Chauvelin,  du  duc  de  Noailles  en 
feveur  du  s'  Gillet  ;  M.  de  Saint-Florentin  invite  l'In- 
tendant à  faire  une  nouvelle  enquête;  M.  Trudaine 
répond  que  les  trois  mois  de  prison  qu'a  faits  le  s*"  Gil- 
let lui  semblent  une  peine  suïUsante.  «  Je  suis  mesme 
»  obligé  de  vous  avouer  que  ceux  que  j'ay  consulté 
»  d'abord  sur  cette  affaire  m'ont  depuis  paru  estre  pré- 
»  venus  contre  le  s' Gillet,  et  que  je  regarde  aujour- 
»  d'huy  leur  témoignage  sur  son  comte  comme  sus- 
»  pect  >  ;  réyêque  de  Saint-Flour  pressenti  maintient 
ses  accusations  et  refuse  de  demander  le  rappel  du 
s'  Gillet  ;  —  correspondance  de  MM.  Trudaine  et  Sa- 
dourny  au  sujet  de  lettres  de  cachet  contre  le  s**  Guin- 
trandy,  prévôt  de  Montsalvy  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint- 
Just  se  plaignant  de  la  conduite  de  son  âls,  le  chevalier 
de  Jonchères,  relégué  à  Saint-Flour  par  ordre  du  roi  : 
il  a  déjà  payé  25,000  liv.  de  dettes  pour  ce  fils,  et  mal- 
gré la  pension  très  suffisante  qu'il  lui  fait,  M.  de  Jon- 
chères continue  sa  vie  de  dissipation  ;  M.  de  Saint-Just 
aurait  demandé  un  ordre  pour  le  faire  enfermer  de 
nouveau,  mais  il  n'a  rien  voulu  faire  sans  consulter 
M.  Trudaine  qui  a  été  camarade  de  collège  de  son  fils  ; 
lettre  de  M.  Trudaine  à  M.  de  Jonchères;  lettres  du 
même  à  MM.  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint-Flour; 
Bignon,  intendant  de  la  Rochelle  ;  Beaubreuil,  exempt 
de  la  maréchaussée,  au  sujet  des  dettes  de  M.  de  Jon- 
chères; lettre  du  P.  Beaufilz,  jésuite,  se  plaignant  des 
assiduités  du  chevalier  de  Jonchères  auprès  de  sa  nièce, 
1732-1734  ;  —  lettre  de  la  sœur  Buisson,  supérieure  du 
Bon-Pasteur  de  Clermont,  1744,  au  sujet  de  la  pension 
de  M"®  de  La  Brosse;  —  correspondance  de  MM.  Le 
Blanc,  Saint-Florentin,  d'Angervilliers,  de  l'Intendant 
et  de  M.  Sadourny  au  sujet  des  plaintes  du  s'  Lavais- 
sière,  procureur  à  Aurillac,  contre  son  fils,  1728;  l'or- 
dre du  roi  pour  faire  mettre  ce  dernier  en  prison 
ne  peut  être  exécuté  parce  qu'il  n'y  a  pas  de  geôlier 
aux  prisons  d'Aurillac  ;  nouvelles  plaintes  en  1730. 


C.  1706.  (Liasse.)  —  48  pièces,  papier  (2  impr.). 

17M-1789.  —  Ordres  du  roi.  —  LIMANDRE. 
—  Mémoire  imprimé  adressé  au  roi  par  le  comte  de  Li- 
mandre  exilé  à  Saint-Paulien  :  il  rappelle  que,  capi- 
taine de  dragons  dès  1696,  le  feu  roi  lui  donna  en  1705 
une  des  compagnies  que  S.  M.  ût  rétablir  dans  le  ré- 
giment du  mestre  de  camp  de  ses  dragons;  «  peu  de 
»  tems  après  il  fut  choisi  par  ses  ordres  pour  aller  ^n 


PUY-DE-DOME. 

»  Piémont  y  négocier  une  paix  secrète  avec  le  duc  de 
>  Savoie.  Il  commençoit  à  en  espérer  un  heureux  suc- 
»  cèz  lorsqu'il  vit  avorter  toutes  ses  belles  espérances 
»  et  déconcerter  ses  mesures  par  les  vues  intéressées 
»  d'un  tout-puissant  triumvirat  >  ;  emprisonné  à  son 
retour  par  ordre  du  duc  de  La  Feuillade,  il  fut  mis 
ensuite  en  liberté  puis  exilé  enfin  ;  il  demande  que 
S.  M.  veuille  bien  «  lui  donner  un  ou  plusieurs  corn- 
»  missaires  pour  lui  &ire  son  procez  tout  de  nouveau 
»  dans  les  règles  les  plus  austères  s'il  se  trouve  crimi- 
»  nel,  ou  pour  le  rétablir  dans  l'estime  de  son  roi  »  ;  — 
lettres  de  M.  de  Limandre  à  l'Intendant  en  1726;  — 
correspondance  à  son  sujet,  en  1728,  entre  MM.  d'Anger- 
villiers, de  la  Grandville,  le  duc  du  Maine  ;  —  lettres 
du  comte  de  Limandre  à  M.  Trudaine,  intendant; 
celui-ci  répond  qu'il  se  trouvera  le  14  oct.  1731  à 
Brioude  et  que  M.  de  Limandre  y  pourra  venir  lui 
parler;  —  copie  d'un  certificat  délivré  à  M.  de  Liman- 
dre en  1735  par  MM.  Valette,  Lamy  et  Clavel,  docteurs 
en  médecine  de  la  Faculté  de  Montpellier,  pension- 
naires de  la  ville  du  Puy,  déclarant  que  ledit  de  Li- 
mandre n'est  pas  atteint  d'aliénation  mentale  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  de  Limandre,  Rossignol,  d'Agues- 
seau,  de  Tévêque  de  Chartres,  1736;  M.  Talemandier, 
subdélégué  à  Langeac,  consulté  par  l'Intendant,  répond 
qu'il  connaît  bien  M.  de  Limandre  qui  est  son  parent  et 
son  ami  :  «  M.  de  Limandre,  frère  de  M.  Ghabron,  de 
»  Saint-Paulhen,  Tun  et  l'autre  enfants  d'un  avocat, 
»  juge  du  lieu ,  de  bonne  et  antienne  famille  bour- 
»  geoise  ;  il  a  Tesprit  fort  vif,  le  don  des  langues,  une 
»  mémoire  des  plus  heureuses  et  fort  cultivée,  le  cœur 
»  excellent,  mais  c'est  un  esprit  sans  concistance,  inca- 
»  pable  de  sérieuse  réflexion.  Il  a  été  jésuite  :  la  mort 
)>  de  son  atné  avant  la  fln  de  son  noviciat  le  fit  quit- 
»  ter  >  ;  il  a  eu  le  talent  de  consommer  son  patrimoine 
qui  s'élevait  à  100,000  liv.  ;  M.  Talemandier  sait  qu'il  a 
servi  contre  la  Savoie,  mais  n'ose  affirmer  que  M.  de 
Limandre  ait  dit  les  vraies  causes  de  sa  disgrâce  ;  il  y  a 
quinze  ans  qu'il  fatigue  tout  le  monde  à  demander  son 
rappel,  il  n'est  pas  probable  qu'il  l'obtienne,  mais  ce 
serait  une  vraie  charité  d'augmenter  de  100  liv.  la 
pension  qu'on  lui  fait;  —  nouvelles  lettres  de  M. 
d'Aguesseau  sur  le  même  sujet,  de  1737  à  1739. 


C.  1707.  (Liasse.)  —  56  pièces,  papier;  1  cachet. 

1  TM-f  188.  —  Ordres  du  roi.  —  LOL.  —  MON. 
—  Lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  1763,  au  sujet  de 
M"*  de  Lolier,  enfermée  au  couvent  des  bernardines  de 
Clermont  en  vertu  d'une  lettre  de  cachet  ;  —  corres- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


73 


pondance  de  MM.  de  Mombrîset,  Mahias,  des  relt* 
g)euse3  du  Bon-Pasteur  de  Clermont,  aa  sujet  de  la 
dame  Mahias  qui  s'est  évadée  du  Refuge,  1745  ;  —  cor- 
respondaoce  et  certificats  relatifs  à  la  demoiselle  Mai^ 
nat  que  son  père  veut  faire  enfermer  au  Bon-Pasteur  du 
Puy,  1788  ;  —  correspondance  de  M.  de  Saint-Florea- 
tin,  de  l'Intendant,  de  M.  Rochette,  subdélégué  à 
Brionde,  au  sujet  des  plaintes  de  la  dame  Mathieu, 
veuve  d'un  ancien  receveur  des  tailles  de  l'élection  de 
Brioude,  contre  son  fils;  on  envoie  un  ordre  du  roi  pour 
le  faire  recevoir  à  Bicétre,  1729;  la  veuve  Mathieu 
n'ayant  pu  faire  les  frais  de  conduite  et  de  pension  de- 
mande un  changement  de  destination;  un  autre  ordre 
est  expédié  en  1731  pour  faire  enfermer  le  Sis  Mathieu 
à  l'Hôpital  Général  de  Clermont;  —  lettre  de  M"  Me- 
nier  Delaire,  reléguée  chez  les  bénédictines  de  Biilom, 
1737,  se  plaignant  que  sa  pension  n'est  pas  payée;  — 
correspondance  de  MM.  d'Angervilliers,  Urion,  de  l'In- 
tendant, au  sujet  de  l'arrivée  de  l'abtté  de  Montgon  au 
couvent  de  Banelle  où  il  avait  été  envoyé  par  ordre  du 
roi,  1732. 


C.  1708.  (Liasse.)  —  7S  piices,  papier;  1  cachet. 

lias-lISS.  —  Ordres  dd  roi.  —  MORGUE.  — 
:tre  de  M.  de  Saint-Florentin,  juin  1732,  adressant  à 
Trudaine,  intendant  d'Auvergne,  «  un  ordre  que  le 
.'  Mahias  de  la  Bessière,  valet  de  chambre  du  Roy,  a 
lemandé  à  Sa  Majesté  pour  faire  transférer  la  demoi- 
elle  Boonaventure  Mahias,  sa  femme,  de  l'abbaye 
ie  Lavayne  près  Maringue,  où  elle  s'est  retirée,  dans 
e  couvent  des  religieuses  de  Sainte-Claire  d'Aigue- 
lerse  »;  il  devra  payer  300  liv,  de  pension;  —  lettres 
s'  Morgue  de  La  Bessîère  demandant  A  l'Intendant 
faire  surseoir  aux  poursuites  que  dirige  contre  lui 
i'  Frétière,  procureur  de  M""  de  la  Bessière,  au  sujet 
la  pension  due  à  cette  dernière;  —  lettres  de  M°" 
Chauvigny,  prieure  de  La  Veine  ;  —  lettre  de  l'In- 
idant  au  Garde  des  sceaux,  du  30  Juin  1733,  exposant 
raisons  pour  lesquelles  il  n'a  pas  fait  encore  transfé- 
■  M"*  de  la  Bessière  à  Sainte-Claire  d'Aigueperse  ;  il 
adrait  mieux  ia  placer  chez  les  ursulines  de  la  même 
le;  —  M.  de  Saint-Florentin  envoie  de  nouveaux  or- 
s  ;  —  lettre  de  M"'  de  Pognat,  supérieure  des  ursu- 
es  d'Aigueperse,  représentant  qu'elles  ne  peuvent 
rder  M"'  de  la  Bessière;  correspondance  à  ce  sujet  de 
utendant  avec  MM.  de  Saint- Florentin,  Urion,  Mor- 
e  de  la  Bessière  ;  ce  dernier  propose  pour  sa  femme 
couvent  des  religieuses  d'Estel!  ;  la  prieure  d'Esteil 
pond  qu'elles  ne  peuvent  recevoir  de  femmes  mariées, 
Pdy-de-Dômk.  —  Série  C. 


ni  même  de  grandes  fllles  ;  —  M"*  de 

encore  chez  les  ursulines  d'Aigueperse  en  Juin  1733,  et 

ceiles-d  continuent  à  demander  qu'on  la  retire  de  chez 

elles. 

C.  1709.  (Liasse.)  — iH  pièces,  papier;  2  cachets. 

1T98-1TSSÏ.  —  Ordres  dc  ro[.  —  MORI.  — 
RAT.—  Ordre  du  roi,  du  17  avril  1728,  pour  la  conduite 
du  s' Morin,  curé  de  Marcenat,  au  fort  de  Brescou;  — 
correspondance  de  l'Intendant,  de  M.  Chanveltn,  du 
P.  Desgranges,  piieur  des  Jacobins  de  Saint-Flour, 
1739,  au  sujet  du  nommé  O'Kenny,  rel^é  par  ordre 
du  roi  chez  les  dominicains  de  Saint-Flour;  lettres  du 
Père  O'Kenny,  «  abbé  titulaire,  dit  le  jacobin  irelan- 
>  dois  »  ;  il  prétend  que  la  lettre  de  cachet  a  été  sui^ 
prise  par  le  Père  Roux  de  concert  avec  cinq  autres  jan- 
sénistes du  couvent  de  Saint-Jacques  à  Paris  ;  le 
P.  O'Kenny  reçoit  la  permission  de  quitter  le  couvent 
de  Saint-Flour  pour  se  rendre  à  Rome  ;  —  correspon- 
dance relative  au  s*  Paucot,  chanoine  de  Montsalvy, 
enfermé  par  ordre  du  roi  au  séminaire  de  Saint-Flour, 
1749;  —  requête  de  Hugues  de  Pellamourgue,  s'  de 
Cassaniouze,  demandant  une  lettre  de  cachet  pour  faire 
enfermer  son  flls;  —  lettre  du  gardien  des  cordeliers 
de  Vic-le-Comie,  relative  au  s'  Pouyet  enfermé  dans 
ce  couvent;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  adres- 
sant à  M.  Trudaine  un  ordre  du  roi  pour  arrêter  le 
s'  de  Presques,  chevalier  de  Malte,  accusé  d'assassinat; 
lettre  de  M.  Dastier  annonçant  qu'il  a  fait  la  capture 
du  chevalier  de  Fresques  chez  M.  d'Anteroche  à  Mu- 
rat,  et  qu'il  l'a  conduit  dans  tes  prisons  de  Saint-Flour, 
1732  ;  lettre  de  M°°  Pontcarré  de  Lastic  en  faveur  du 
chevalier  de  Presques  ;  ordre  est  donné  de  le  conduire 
à  Montauban  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Marvilte, 
Rossignol,  Duchey,  1748,  relative  aux  ordres  du  roi 
concernant  les  nommés  Ratbelet,  Marcel  et  Boudin  de 
Chaboissière. 


C.  1710.  (Liasse.)  —  83  pièces,  papier. 

ITtS-tTSS.  —  Ordres  du  roi.  —  RICHARD. 
—  Ordre  du  roi,  du  15  sept.  1725,  enjoignant  au  s'  Du- 
plessis,  brigadier  de  la  maréchaussée  d'Auvergne,  d'ar- 
rêter Claude  Richard,  homme  d'alTaires  de  M.  de 
Montpantier;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  MM,  de 
Saint-Florentin,  de  la  Grandville,  Boyer  de  la  Salle,  de 
M""  de  Canillac,  abbesse  de  la  Vaudieu  ;  —  procès-ver- 
bal dressé  par  M.  Boyer  de  la  SaQe  au  sujet  des  comptes 
rendus  par  ledit  Richard,  receveur  des  terres  de  Saiitt- 
10 


i4  ARCHIVES  DU 

Bonnet-le-Chastel,  Noyacelles  et  Issandolanges,  appar- 
tenant à  M.  de  Montpantier.  Le  compte  est  établi  con- 
tradictoirement  entre  le  s' Richard  et  les  emphytéotes 
desdites  terres;  —  lettres* de  M.  de  Montpantier  et 
Boyer  de  la  Salle  au  sujet  des  comptes  du  s'  Richard  : 
le  chapitre  de  charge  s'élève  à  92,000  liv.  et  il  n'a 
pu  justifier  que  de  40,000  liv.  de  dépense,  encore 
M.  de  Montpantier  prétend-il  qu'un  <5ertaln  nombre 
des  articles  de  dépense  font  double  emploi  ;  ce  dernier 
demande  que  Richard  soit  traduit  dans  les  prisons  de 
Clermont  ou  de  Riom  ;  —  requête  adressée  par  M.  de 
Montpantier  à  M.  le  comte  de  Canillac  pour  la  re- 
mettre au  procureur  général  du  parlement  de  Paris  : 
il  accuse  le  s' Richard  de  concussions  et  de  vol,  et  de- 
mande qu'il  soit  procédé  contre  lui  extraordinairement, 
ne  pouvant  faire  les  frais  d'une  poursuite  ;  —  requêtes 
du  brigadier  de  la  maréchaussée  pour  le  paiement  de 
ées  frais  de  courses  et  de  garnison  ;  —  lettres  de  M"*  La 
Mothe  de  Salevert,  religieuse  de  La  Vaudieu,  deman- 
dant la  mise  en  liberté  du  s'  CL  Richard  ;  l'Intendant 
écrit  à  M.  de  Saint-Florentin  :  «  Le  s'  Richard  a  réglé 
»  tous  ses  comptes  en  présence  de  mon  subdélégué  avec 
»  tous  les  censitaires  de  M.  de  Montpentier,  mais  il  n'a 
»  jamais  été  possible  de  l'obliger  à  rendre  justice  à  son 

>  maître  auquel  il  doit  considérablement;  cependant 

>  comme  le  public  est  actuellement  hors  d'intérest  et 
»  que  M.  de  Montpentier  n'a  d'autre  voye  que  de  le 
»  poursuivre  devant  les  juges  ordinaires,  j'ay  cru  de- 
>•  voir  vous  en  donner  avis  pour  que  vous  ayez  la  bonté 
»  de  m'envoyer  un  ordre  du  Roy  pour  le  mettre  en  li- 
»  berté  si  vous  le  jugez  à  propos  »  ;  —  ordre  du  roi,  du 
23  janvier  1728,  enjoignant  au  concierge  des  prisons 
de  Clermont  de  mettre  en  liberté  le  s'  Richard. 


PUY-DE-DÔME. 

pour  sa  fille  qui  s^est  retirée  au  couvent  de  la  Visitation 
de  Brioude,  le  mari  de  celle-ci  refusant  dg  payer  la 
pension,  1741  ;  lettre  de  la  même  au  sujet  de  la  révoca- 
tion de  la  lettre  de  cachet  de  sa  fille,  1746;  —  lettre  de 
M.  de  Saint-Florentin,  1743,  adressant  à  M.  Rossignol 
un  ordre  du  roi  pour  faire  arrêter  le  nommé  J.-B.  Ver- 
gés, dit  du  Bourg,  originaire  d'Agen,  religieux  apostat 
du  couvent  du  Tiers-Ordre  de  Saint-François  à  Tou- 
louse  ;  ce  religieux  est,  dit-on,  maître  de  musique  à 
Riom  où  il  se  fait  appeler  de  Glamont;  correspondance 
à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Urion,  subdélégué  :  le 
s'  de  Glamont  était  maître  de  musique  à  Saint-Amable  ; 
il  a  quitté  la  ville  de  Riom  après  avoir  été  congédié  par 
le  chapitre;  —  lettres  de  M.  de  la  Volpilière,  1761,  au 
sujet  de  sa  femme  enfermée  par  ordre  du  roi  chez  les 
ursulines  d'Ariane. 


C.  1711.  (Liasse.)  —  19  pièces,  papier;  2  cachets. 

1781-1761.  —  Ordres  du  roi.  —  ROU.  — 
VOL.  —  Lettre  de  M.  de  Bornage  de  Vaux,  Mou- 
lins 1751,  au  sujet  d'un  ordro  du  roi  «  pour  faire  arrè- 
>  ter  et  conduire  à  l'abbaye  du  mont  Saint -Michel  le 
»  s'  Roux,  prieur  claustral  de  l'abbaye  de  Saint-Gil- 
»'  bert  près  Saint-Pourçain  »  ;  —  lettres  du  s""  Giraud 
de  Solage  se  plaignant  que  sa  sœur  aînée,  non  contente 
de  l'avoir  détenu  prisonnier  pendant  43  mois  tant  dans 
les  prisons  de  Riom  que  dans  le  fort  de  Brescou  par 
lettre  de  cachet,  l'a  contraint  de  se  retirer  chez  les  cor- 
deliers  de  Saint-Pourçain,  où  elle  veut  l'obliger  à  pren- 
dre l'habit  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  d'Agues- 
seau  et  de  l'Intendant  avec  M.  Urion  ;  —  lettre  de 
M""  Venard-Belamy  demandant  une  lettre  de  cachet 


C.  1712.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1784-1760.  —  Ordres  du  roi,  —  Lettre  de  M.  Chau- 
velin,  1735,  demandant  des  renseignements  sur  la 
communauté  de  Vic-le-Comte  ;  M.  Arnaud  répond 
qu'  «  il  y  a  dans  ce  monastère  des  réduits  bien  clos  et 
»  pratiqués  exprès  pour  loger  les  furieux  ;  on  y  trouve 
>  aussi  des  chambres  passablement  logeables  pour  des 
»  personnes  que  leur  état  de  tranquillité  dispense  de 
»  garder  à  veue  »  ;  —  lettre  de  M.  Pajot,  1760,  au  su- 
jet d'un  prisonnier,  homme  de  condition,  détenu  au 
château  d'Angouléme,  «  auquel  il  paroit  que  M.  Le 
»  Bret  prend  un  intérêt  particulier  »  ;  il  parait  indécent 
de  le  garder  dans  un  château  royal,  surtout  depuis  que 
M.  le  comte  de  Raymond,  commandant  de  la  province, 
y  prend  son  logement;  M.  de  Saint-Florentin  a  proposé^ 
de  le  faire  conduire  chez  les  cordeliers  de  Vic-le-Comte; 
lettre  de  M.  Bonnel,  subdélégué  à  Vic-le-Comte. 


Passeports. 
C.  1713.  (Registre.)  —  In  fol.,  16  feuillets,  papier. 

1775-1779.  —  Passeports.  —  Registre  des  passe- 
ports délivrés  à  l'Intendance,  indiquant  les  dates  des 
passeports,  les  noms  des  particuliers  auxquels  il  en  a 
été  délivré  et  leurs  qualités,  le  lieu  de  leur  naissance  et 
leur  domicile,  les  villes  ou  lieux  où  ils  ont  déclaré  vou- 
loir se  rendre,  les  noms  des  personnes  qui  leur  ont 
donné  des  certificats .:  —  Thomas  Rigaud  <  marchand 
»  ferblanquier  »  de  Clermont,  se  rendant  à  Roanne; 
certificat  délivré  par  Gabriel  Goigoux,  employé  à  Tin- 


/ 


SÉRIE  C,  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


75 


tendance,  fol.  1  ;  —  Jean  Villard,  cartier  à  Clermont,  se 
rendant  au  Puy-en-Velay,  fol.  3;  —  le  s' Lewis,  pein- 
tre, de  Londres,  y  retournant,  fol.  4  ;  —  Louis  Dulaure, 
garçon  orfèvre,  se  rendant  à  Paris,  1777,  fol.  7. 


C.  1714.  (Registre.)  —  In-fol.,  70  feuillets  écrits. 

1779-17S9.  —  Passeports.  —  Registre  des  passe- 
ports, indiquant  les  dates  des  passeports,  les  noms  des 
personnes  à  qui  il  en  a  été  accordé  et  leur  profession,  le 
lieu  de  leur  naissance  et  de  leur  domicile,  les  villes  où 
ils  ont  déclaré  vouloir  se  rendre,  les  noms  de  ceux  qui 
ont  attesté  leur  probité  et  les  certificats  dont  ils  étaient 
pourvus  :  —  Gilbert  Morel,  faïencier  à  Clermont,  se  ren- 
dant à  Lyon  ;  attestation  de  son  père,  entrepreneur  de 
la  faïencerie  de  Clermont,  fol.  5;  —  Paul  Mondesson, 
mouleur  et  modeleur  faïencier,  de  Haguenau  en  Al- 
sace, se  rendant  à  Perpignan  ;  attestation  du  s' Verdier, 
entrepreneur  de  la  manufacture  de  Clermont,  1781, 
fol.  8;  —  le  P.  Mathieu,  de  Clermont,  custode  général 
^de  l'ordre  des  Capucins,  se  rendant  à  Rome,  fol.  12;  — 
J.-B.  Gourino,  potier  d'étain,  du  Valais,  fol.  13;  — 
Joseph  Patte,  comédien,  avec  son  petit-fils,  de  Valen- 
ciennes,  se  rendant  au  Vigan,  connu  pour  avoir  repré- 
senté à  Clermont  pendant  un  an,  fol.  16;  —  Bernard 
Montjoie,  comédien  de  la  troupe  de  Clermont,  né  à  Paris 
et  y  retournant;  connu,  certificat  du  s'  Gueyfller,  de 
Brioude,  où  le  s'  Montjoie  a  représenté;  1784,  fol.  31; 
—  François  Vidoty  et  Duhamel,  sa  femme,  directeurs 
d'une  troupe  de  comédiens,  de  Toulon,  se  rendant  de 
Clermont  à  Villefranche;  munis  de  certificats  et  con- 
nus, 1788,  fol.  60. 


C.  1715.  (Liasse.)  —  14  pièces,  papier  ;  3  sceaux  ou  cachets. 

169^175S.  —  Passeports.  —  Correspondance  re- 
lative aux  passeports  ;  certificats  délivrés  à  divers  par 
les  curés,  les  consuls,  etc.;  passeports  :  —  certificat  en 
faveur  de  Antoine  Feyt  et  Léonard  Pradines,  de  la  pa- 
roisse Saint-Jean  de  La  Fage  en  Limousin,  par  le 
.prieur,  le  curé,  le  juge  et  le  syndic  de  la  paroisse  de  La 
Fage;  ils  n'ont  jamais  «  ouy  dire  que  dans  la  susditte 
»  paroisse  de  La  Fage  il  y  ayt  eu  aucun  qui  n'ayt  fait 
»  profession  de  la  foy  caihoUque  »,  1690;  copie  des 
actes  de  baptême  desdits  Feyt,  Leygues  et  Pradines; 
—  lettre  de  M.  Urion,  subdélégué  à  Riom,  1732,  au 
sujet  d'un  passeport  que  demandent  les  s"  Jean-Amable 
Petit  et  Jean-Baptiste  Petit,  juife  nouvellement  conver- 
tis ;  —  extraits  d'actes  baptistaires  de  l'église  de  Saint- 


Jean  des  Fontsbaptisniaux  de  la  ville  du  Puy,  relatif^ 
à  la  famille  Alirand,  autheiitiqués  par  le  vicaire  géné- 
ral du  diocèse  du  Puy  (sceau  du  Chapitre  cathédral  d^ 
Puy,  plaqué,  en  cire  rouge),  1743;  —  correspondance 
de  M.  Rossignol  avec  M.  de  Puyzieulx,  1747,  au  sujet 
de  gentilshommes  anglais  arrivés  à  Clermont. 

C.  1716.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier;  4  sceaux  ou  cachets. 

1760-1760.  ^  Passeports.  —  Lettre  de  M.  de  MaH,- 
lessaigna,  subdéiégué  à  Bort,  1760,  demandant  des  pa^ 
seports  imprimés  au  nom  de  Tlntendant  :  un  gran4 
nombre  d'habitants  de  sa  circonscription  émigrent 
chaque  année  pour  aller  travailler  au  dehors  ;  les  certi- 
ficats que  leur  délivrent  les  curés  leur  coûtent  cher,  car 
les  juges  des  lieux  qui  doivent  les  viser  «  sont  assés  in- 
»  justes  et  assés  avides  pour  exiger  jusques  à  cent  sols 
»  pour  un  seul  visât  >;  on  pourrait  donner  ces  passe-* 
ports  gratis  ou  moyennant  une  légère  rétribution  de 
2  à  3  sols  ;  —  requête  de  Dufraisse,  négociant  à  Thiers, 
demandant  un  passeport  pour  se  rendre  en  Espagne, 
1767  ;  —  passeport  délivré  par  M.  de  Monthion  à  Jean 
Lafont,  potier  d'étain,  de  nationalité  suisse,  1770  ;  — 
lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué  à  Thiers,  1775,  accu- 
sant réception  d'une  ordonnance  de  Tlntendant  qui  dé- 
fend aux  habitants  des  paroisses  d'en  sortir  sans  un 
certificat  de  leur  curé  en  bonne  forme. 

C.  1717.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

1777.  —  Passeports.  —  Lettre  de  M.  Amelot, 
du  6  juillet  1777,  rappelant  les  règles  qui  doivent 
présider  à  la  délivrance  des  passeports  :  les  passeports 
pour  rétranger  doivent  être  délivrés  par  les  gouver- 
neurs, les  commandants  ou  les  intendants  des  provinces 
et  généralités  ou  par  les  magistrats  et  ofilclers  de  po- 
lice ;  <  à  regard  des  citoyens  et  habitans  des  villes  de 
»  Paris  et  de  Versailles  et  des  personnes  du  service  de 
»  la  Cour,  ou  de  celles  qui  ayant  leur  résidence  habir 
»  tuelle  en  province  ont  fait  quelque  séjour  dans  ces 
»  deux  villes,  elles  doivent  être  munies  de  passeports 
^  du  Roi,  contresignés  par  un  secrétaire  d'État.  Tous 

>  les  étrangers,  sans  exception,  doivent  être  pareille- 
»  ment  munis  de  passeports  du  Roi,  expédiés  dans  la 
»  forme  cy-dessus,  à  la  réserve  seulement  des  couriers 

>  des  ambas^eurs  et  ministres  étrangers  en  résidence 

>  près  Sa  M^esté,  ces  couriers  ne  devant  être  assi^etis 

>  qu*à  représenter  les  passeports  des  ministres  dont  ils 

>  portent  les  dépêches  »  ;  M.  Amelot  invite  l'Intendant 
à  donner  connaissance  de  ces  principes  «  aux  magistrat^ 


76 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


»  et  officiers  de  police  des  villes  frontières  et  mari- 
»  times  de  sa  généralité  »  ;  —  accusé  de  réception  de 
l'Intendant. 

C.  1718.  (Liasse.)  —  5S  pièces,  papier;  6  sceaux  ou  cachets. 

1777-i7§0.  —  Passeports.  —  Passeports  délivrés 
par  nntendanty  délivrés  gratis;  certificats  des  curés, 
quelques-uns  visés  par  Tévéque;  certificats  des  juges  des 
lieux  :  —  passeport  délivré  à  Antoine  Dupré,  potier 
d'étain,  originaire  de  Suisse»  par  Tintendant  d'Au- 
vergne, 1778. 

G.  1719.  (Liasse.)  —  4  pièces^  papier. 

1779.  —  Passeports.  —  Lettre  de  M.  de  Vergen- 
nés,  du  15  juillet  1779,  invitant  M.  de  Chazerat  à 
feire  rappeler  aux  voyageurs  qui  sortiront  du  royaume, 
principalement  par  la  route  des  Pays-Bas,  les  règles 
relatives  à  Tusage  et  à  la  délivrance  des  passeports  : 
€  La  communication  directe  entre  la  France  et  la 
»  Grande-Bretagne  se  trouvant  interceptée  depuis  Tin- 
»  terruption  du  paquebot  de  Douvres  à  Calais  et  les 
»  voyageurs  étant  obligés  de  changer  de  route  pour  se 
»  rendre  en  Angleterre,  le  Roi,  dans  ces  circonstances, 
»  a  cru  devoir  étendre  aux  places  frontières  de  la  Flan- 
»  dre  et  du  Hainault  les  mesures  de  prévoyance  et  de 
»  sûreté  que  S.  M.  avait  ordonnées  d'abord  et  res- 
»  treintes  au  seul  port  de  Calais  »  ;  —  correspondance 
de  rintendant  avec  ses  subdélégués. 

C.  1720.  (Liasse.)  —  100 pièces,  papier;  8  sceaux  ou  cachets. 

1779-17S5.  —  Passeports.  —  Correspondance;  — 
certificats  délivrés  par  le^  curés,  quelques-uns  visés  par 
révéque  ou  par  les  juges  des  lieux  ;  —  certificats  déli- 
vrés par  les  juges  ou  officiers  de  police  ;  —  certificat  en 
faveur  du  s'  Ignace  Auduit  par  Jos.-Grég.  de  Roulhac, 
lieutenant  général  civil  et  de  police  en  la  sénéchaussée 
et  siège  présidial  de  Limoges,  1779  ;  —  passeports  déli- 
vrés par  les  maire  et  échevins  de  Blois  ;  par  les  maire  et 
échevins  d*Angers  ;  —  passeports  délivrés  par  l'inten- 
dant d'Auvergne  ;  —  certificat  pour  Louis  Dubreuil, 
gendre  du  s' Calmette  aîné,  maître  cartier. 

C.  1721.  (Liasse.)  —  97  pièces,  papier;  13  sceaux  ou  cachets. 

1780-17M.  —  Passeports.  —  Passeports  et  certifi- 
cats délivrés  de  1780  à  1782  ;  —  certificats  délivrés  par 


les  curés,  quelques-uns  visés  par  l'évéque,  par  les  sub- 
délégués ou  les  juges  des  lieux  ;  —  certificats  délivrés 
par  les  juges^  les  subdélégués  ou  divers  particuliers  ;  — 
passeports  délivrés  par  l'Intendant,  ou  par  les  officiers 
municipaux  des  villes  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  1782, 
demandant  à  M.  de  Yergennes  un  passeport  pour  per- 
mettre à  M.  Turner  dé  se  rendre  en  Angleterre  où  l'ap- 
pellent des  affaires  pressantes  ;  M.  Turner  est  l'ami  et 
le  compagnon  de  voyagé  de  milord  Onslow  qui,  venu  en 
France  en  novembre  1781,  s'est  établi  avec  sa  famille  à 
Glermont  ;  le  passeport  est  accordé,  mais  M.  Turner  fait 
remarquer  qu'il  l'oblige  à  passer  par  Ostende  et  de- 
mande un  nouveau  passeport  par  Calais  ;  M.  de  Chaze- 
rat en  écrit  au  ministre  de  la  marine  ;  lettre  de  M.  de 
Chazerat  à  milord  Onslow. 


C.  1722.  (Liasse.)  —  54  pièces,  papier;  1  cachet. 

17Sa-1788.  —  Passeports.  —  Passeports  et  certi- 
ficats délivrés  de  1783  à  1784.  La  plupart  sont  des  passe- 
ports délivrés  à  l'Intendance,  sur  formules  imprimées; 
au  bas,  sous  l'écu  aux  armes  de  M.  de  Chazerat,  cette 
mention  :  Délivré  gratis. 


C.  1723.  (Liasse.)  —  74  pièces,  papier;  6  sceaux  ou  cachets. 

1785 -f78§.  —  Passeports.  —  Passeports  et  certi- 
ficats délivrés  en  1785  :  —  par  l'Intendant;  —  par  les  cu- 
rés, visés  par  l'évéque,  les  subdélégués  ou  leurs  corres- 
pondants; —  par  divers. 


C.  1724.  (Liasse.)  — 147  pièces,  papier;  IS  sceaux  ou  cachets. 

17S6-17âS,  —  Passeports.  —  Certificats  et  passe- 
ports délivrés  en  1786  :  —  par  l'Intendant  ;  —  par  les  cu- 
rés, les  subdélégués,  les  ofiSciers  municipaux,  les  juges 
des  lieux;  —  certificats  délivrés  à  divers  par  J.-B.  Be- 
noit Monestier,  prêtre  gradué,  bachelier  en  théologie  de 
l'Université  de  Paris,  curé  chanoine  de  l'église  séculière, 
collégiale  et  paroissiale  de  Saint-Pierre  de  Clermont- 
Ferrand. 

G.  1725.  (Liasse.)  —  104  pièces,  papier;  4  sceaux  ou  cachets. 

17S6-17S9. —  Passeports.  —  Certificats  et  passe- 
ports délivrés  en  1786  :  —  par  l'Intendant,  les  curés,  les 
subdélé^ués,  les  juges  des  lieux,  les  ofilciers  munici- 
paux. 


-  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


77 


C.  (7i«.  (Liasse.)  —  63  pièces,  papier;  8  scesui  ou  cachets. 

ITSY-llM.  — Passeports.  —  Certificats  et  passer 
ports  délivrés,  de  1787  à  1789,  par  l'Intendant,  par  les 
sabdélégués,  par  les  curés  ou  les  juges  des  lieux,  par  les 
maire  et  échevîns  de  la  ville  de  Riom. 


C.  1727.  (liasse.) - 


ir  (4  impr.). 


1TTA-1TS4.  —  QuÊTBURs.  —  Lettre  de  M.  de  Sar- 
tJne,  du  26  déc.  1774,  mettant  l'intendant  d'Auvergne 
en  garde  contre  certaines  gens  qui  se  travestissent  en 
rel^eux  de  la  Trinité  on  de  la  Merci,  pour  obtenir  des 
permissions  de  fkire  des  quêtes;  lettre  de  l'Intendant 
aux  subdélégués;  —  lettre  de  M.  de  Vergennes,  du 
17  mars  1775,  au  sujet  «de  prêtres  religieux  italiens 
1  et  de  marchands  bijoutiers  de  la  même  nation,  sur 

>  lesquels  il  a  été  saisi  des  pièces  inculpées  de  faux.  Ces 
»  pièces,  sous  la  forme  de  passeports  ordinaires  pour 

>  sortir  hors  du  royaume,  contiennent  des  permissions 
»  de  quêter  dans  les  provinces,  ou  d'y  débiter  des  mar- 
»  cbandises  par  voye  da  loterie  >;  il  l'invite  à  faire 
arrêter  les  porteurs  de  ces  faux  passeports;  correspon- 
dance de  rintundant  avec  les  sutxlélégués,  les  officiers 
de  la  maréchaussée  et  tes  officiers  municipaux  des 
villes;  —  correspondance  sur  le  même  sujet,  en  1776, 
entre  MM.  de  Yetgennes,  Amelot,  l'Intendant  et  les 
Bubdétégués;  —  lettre  de  M.  de  Sartine,  du  34  février 
1777,  au  sujet  des  difficultés  qu'éprouvent  les  religieux 
des  ordres  de  la  Rédemption  pour  recueillir  les  aumônes 
destinées  au  rachat  des  captif^  dans  les  pays  de  Barba- 
rie ;  ils  se  plaignent  que  leurs  démarches  sont  traversées 
par  les  manœuvres  des  faux  quêteurs,  malgré  les  or- 
dres qui  ont  été  expédiés  à  la  fin  de  décembre  1774,  pour 
tes  réprimer;  lettres  des  subdélégués;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  10juilletl778,  autorisant  les' Heyraud, 
notaire  à  firioude,  à  &ire  la  quête  dans  les  paroisses  de 
Saint-Pierre,  de  Notre-Dame,  de  Saint-Jean  et  de  Saint- 
Prejét  de  la  ville  de  Brioude,  pendant  trois  années,  pour 
tes  chanoines  réguliers  de  la  Sainte-Trinité;  —  corres- 
pondance de  MM.  Ârlhiat,  procureur  constitué  par  tes 
Trinitaires,  à  M.  Ruynes,  au  sujet  de  vagabonds  qui  se 
fbnt  passer  pour  quêteurs  constitués  par  l'ordre,  1780; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État  du  roi,  du  28  septembre  1782, 
qui  ordonne  que,  conformément  à  celui  du  10  avril 
1725  et  aux  lettres  patentes  du  14  juillet  suivant,  les 
préposés  aux  quêtes  pour  la  rédemptioti  des  captifs  ne 
jouiront  de  l'exemption  d'aucunes  chargen  pnbliques 


(Paris,  impr.  royale,  in-4',  3  pages,  quatre  exem- 
plaires); —  lettre  de  M.  de  Ségor,  du  17  avrill783, 
adressant  à  M.  de  Chazerat  copie  d'une  lettre  circulaire 
qu'il  vient  d'écrire  à  tous  les  prévêts  généraux  de  la 
maréchaussée  au  sujet  «  des  Frères  hospitaliers  et  au- 
»  très  religieux  étrangers  de  différents  ordres  qui,  de- 
»  puis  quelque  tems,  se  sont  introduits  en  France  pour 
>  y  quêter  et  mendier  »;  on  devra  saisir  les  papiers  de 
ces  religieux  et  les  remettre  aux  officiers  de  la  maré- 
chaussée; correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec 
ses  subdélégués. 


C.  1728.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier  (13  impr.). 

It80-1TS9.  —  Port  d'armes.  —  Ordonnance  de 
<  Pierre  de  Bérulle,  chevalier,  seigneur  et  vicomte  de 
»  Ouyancourt,  conseiller  du  Roy  en  ses  conseils,  maistre 
»  des  requestes  ordinaire  de  son  hostel,  intendant  de 

»  justice,  police  et  finances,  et  commissaire  départy 
»  pour  l'exécution  des  ordres  de  Sa  Mî^eaté  en  la  gêné- 
»  ralité  de  Riom  et  province  d'Auvergne  »,  du  17  juin 
1686,  défendant  à  toutes  pei'sonnes,  sans  distinction  de 
qualité,  de  porter  des  armes  à  feu  brisées  par  la  crosse 
ou  canons,  des  cannes  ou  bâtons  creusés  et  autres  armes 
prohibées,  et  àtous  ouvriers  d'en  fabriquer;  défendant  à 
tous  marchands,  artisans,  bourgeois,  de  chasser  en 
quelque  lieu  et  sur  quelque  gibier  que  ce  puisse  être, 
leur  permettant  néanmoins  de  porter,  passant  par  les 
chemins,  pistolets  et  autres  armes  non  prohibées,  pour 
la  défense  de  leurs  personnes,  défendant  la  chasse  au 
feu,  aux  laqs,  etc.;  —  la  même,  placard  imprimé;  — 
certificat  de  publication,  à  Rionj,  do  l'ordonnance  ci- 
dessus;  —  ordonnance  de  «  J.-B.  Demaretz,  chevalier, 
»  seigneur  de  Vaubour,  baron  de  Cramatlle,  conseiller 
»  du  Roy  en  ses  conseils,  maistre  des  requêtes  ordi- 
»  naire  de  son  hôtel,  commissaire  départy  pour  l'exécu- 
»  tion  des  ordres  de  Sa  Majesté  en  la  généralité  de 
»  Riom  et  province  d'Auverçne  »,  renouvelant  les  dé- 
fenses édictées,  en  1688,  par  M.  de  Bérulle,  relativement 
au  port  d'armes;  du  3  mars  1688;  placard  imprimé;  au 
bas,  certificat  de  publication  à  Blesie;  —  lettre  de 
M.  d'Angervilliers,  du  4  sept.  1732,  adressant  à  M.  Tru- 
daine  «  une  lettre  du  s' Desuttes  de  Fonbonne,  capitaine 
»  au  régiment  d'Anjou-Infanterie,  qui  demande  qu'on 
»  lasse  désarmer  trois  palsans  qui  ne  cessent  de  chasser 
»  sur  un  fief  qu'il  a  aux  environs  d'Aurillac  »  ;  lettre  de 
M.  Sadourny  annonçant  qu'il  a  fait  désarmer  les  trois 
paysans  en  question  ;  plaintes  à  ce  sujet  de  MM.  Fortis- 


73  ARCHIVES  DU 

son  et  de  Broussette;  —  copie  d'une  lettre  du  s'  Bocha- 
tel,  président  au  Présidial  d'Aurillac,  se  plaignant  de 
l'abus  que  font  des  armes  à  feu  les  paysans  de  l'élection 
d'Aurillac  et  demandant  le  désarmement;  M.  d*Agues- 
seau  en  écrit  à  l'Intendant,  qui  répond  qu'il  n'y  a  aucun 
abus,  les  paysans  ont  besoin  de  ces  fusils  pour  se  défen- 
dre dés  loups  qui  sont  communs  en  Auvergne  ;  les  sei- 
gneurs sont  trop  jaloux  de  leur  droit  de  chasse  pour  ne 
pas  exercer  une  surveillance  active  ;  les  habitants  de  la 
province  d'Auvergne  ne  sont  d'ailleurs  pas  plu§  mauvais 
que  ceux  des  autres  ;  il  conclut  que  la  demande  de  M.  Bo- 
chatel  ne  mérite  aucune  attention;  M.  d'Aguesseau  dé- 
clare s'en  rapporter  à  l'Intendant,  1739;  r-  lettre  de 
M.  de  Soyecourt  recommandant  une  requête  par  la- 
quelle M^^*Dufour  de  Bonnefille  demande  que  son  homme 
d'affaires  puisse  porter  un  fusil  dans  les  héritages  de 
lad.  demoiselle  et  aux  environs  de  sa  maison,  1750; 

l'Intendant  répond  que  la  permission  ne  dépend  pas  de 
lui  et  qu'il  faut  s'adresser  aux  officiers  des  Eaux  et  Fo- 
rêts; cette  permission  ne  lui  sera  sans  doute  pas  refusée 
si  sa  demeure  et  son  bien  sont  en  fief;  —  lettre  de 
M.  d'Arcy  d'Ally,  1759,  demandant  le  désarmement  de 
paysans  de  la  paroisse  de  Job,  qui  se  sont  livrés  à  des 
violences  contre  sfts  gardes;  —  lettre  de  M.  de  Saint- 
Florentin,  1759,  au  sujet  d'un  attroupement  de  30  chas- 
seurs armés  de  fusils  que  M.  de  Malaurens-  a  rencontrés 
auprès  d'Aubusson;  M.  de  Ballainvilliers  répond  qu'Au- 
busson  est  de  la  généralité  de  Moulins;  —  arrêt  du  Con- 
seil supérieur  de  Clermont-Ferrand,  du  1«'  sept.  1772, 
ordonnant  <  que  les  ordonnances  sur  le  fait  des  chasses 
>  et  sur  le  port  d'armes  seront  exécutées  selon  leur  forme 
»  et  teneur  »  (impr.  à  Clermont,  chez  L  -P.  Boutaudon, 
in-4®,  3  pages)  ;  —  déclaration  du  roi,  concernant  les 
attroupements  avec  port  d'armes,  donnée  à  Versailles 
le  9  mars  1780  (Paris,  impr.  royale,  in-4%  4  pages)  ;  — 
la  même,  en  placard,  suivie  d'ordonnance  de  l'Inten- 
dant (Clermont-Ferrand,  impr.  Antoine  Delcros)  ;  —  re- 
quête du  s"*  Laboyrie  se* plaignant  que  la  maréchaussée 
lui  ait  enlevé  son  fusil  :  ii  en  a  besoin  dans  le  lieu  écarté 
où  il  habite  (hameau  de  Vigeansoubre,  paroisse  du  Vi- 
fijean)  pour  se  défendre  des  loups  et  des  brigands,  1782; 
—  ordonnance  du  roi,  du  7  juillet  1782,  qui  fait  défenses 
aux  domestiques  connus  sous  les  dénominations  de  chas- 
seurs et  heiduques,  aux  nègres  et  à  tous  autres  servi- 
teurs, gens  de  livrée  et  à  toutes  personnes  sans  état,  de 
porter  aucunes  armes,  épées,  couteaux  de  chasse,  sa- 
bres, cannes,  bâtons  ou  baguettes,  à  peine  d'être  empri- 
sonnés sur-le-champ  (Paris,  impr.  royale,  in-4**,  3  pa- 
ges) ;  —  arrêt  de  la  cour  du  Parlement,  du  28  avril 
1789,  qui  fait  défenses  à  toutes  personnes^  de  quelque 
qualité  et  condition  qu'elles  puissent  être,  de  faire  au- 


PUY-DE-DOME. 

cuns  attroupements  dans  la  ville,  faux-bourgs  et  ban- 
lieue de  Paris,  etc.  (Paris,  chez  N.-H.  Nyon,  in-4'*, 
3  pages);  —  déclaration  du  roi,  concernant  les  attrou- 
pements, donnée  à  Versailles  le  28  avril  1789  (Paris, 
N.-H.  Nyon,  in-4**,  4  pages);  —  ordonnance  du  roi,  du 
11  mai  1789,  concernant  les  attroupements  (Paris,  impr. 
royale,  in-4*,  3  pages)  ;  —  ordonnance  du  roi,  du  9  aoftt 
1789,  sur  le  même  siqet  (placard,  avec  signatures  auto- 
graphes du  roi  et  de  M.  de  Saint-Priest)  ;  —  déclaration 
du  roi ,  portant  sanction  du  décret  de  l'Assemblée  natio- 
nale, du  21  oct.  1789,  pour  l'établissement  d'une  loi  mar- 
tiale (Paris,  impr.  royale,  placard,  trois  exemplaires). 


AnimatùCD  nuisibles, 

C.  1729.  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier. 

1749-1751.  —  Animaux  nuisibles.  —  Lettre  de 
M.  de  Vigier,  du  11  sept.  1742,  informant  l'Intendant 
des  ravages  que  font  dan;  la  subdclégation  de  Mauriac 
des  loups  «  qu'on  dit  estre  loups-cerviers  »,  ils  ont  déjà 
dévoré  cinq  ou  six  personnes  ;  l'Intendant  annonce  qu'il 
accordera  double  prime  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Contest 
de  la  Châtaigneraye  à  M.  Rossignol,  datée  de  Paris  le 
26  mars  1744,  au  sujet  d'un  loup  qui  ravageait  le  bas 
Limousin  et  dont  il  venait  d'envoyer  la  peau  au  Contrô- 
leur général  :  «  On  prétend  qu'il  passât  l'été  dernier  de  vo- 
»  tre  géné)?alité  dans  celle  de  Limoges,  et  il  s'arresta 
>  dans  un  canton  du  bas  Limosin  qu'on  nomme  la  Xain- 
»  trie  ;  il  se  retiroit  dans  les  bois  et  les  genêts,  et  il  ne  faî- 
»  soit  aucun  mal  aux  bestiaux,  mais  il  dévoroit  tous  les 
»  enfans  qu'il  rencontroit  et  surtout  les  filles  »;  il  a  été 
tué  près  du  village  de  La  Garde  par  le  nommé  Pierre 
Perrier;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Roussille;  —  ordon- 
nance du  grand  Louvetier  de  France  et  de  son  lieute- 
nant en  l'élection  de  Riom^  prescrivant  une  battue  dans 
la  paroisse  de  Dorât,  1745;  —  lettre  de  M.  de  Sauva- 
gnat,  1749,  demandant  l'autorisation  de  faire  faire  une 
battue  dans  la  paroisse  de  Sauvagnat;  —  lettre  de 
M.  de  Tournemire,  se  plaignant  des  ravages  que  font 
les  chiens  enragés  dans  la  subdélégation  de  Mauriac; 
ordonnance  de  l'Intendant,  mai  1750,  enjoignant  aux 
particuliers  de  faire  abattre  leurs  chiens  lorsqu'ils  sont 
atteints  de  rage  ou  soupçonnés  d'avoir  été  mordus  par 
des  chiens  enragés,  à  peine  de  100  livres  d'amende. 

C.  1730.  (Liasse.)  —  39  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

1 764-1 76S»  —  Animaux  nuisibles.  —  Lettre  de 
M.  de  Ballainvilliers,  intendant  d'Auvergne,  du  26  jan*- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


79 


vier  1764,  Informant  le  Contrôleur  général  qu'une  louva 

>  mordu  quarante-trois  personnes  dans  les  environs  de 
Thiers  et  dans  les  villages  de  Pasiières  et  de  Dorât,  ces 
personnes  sont  venues  à  Thiers  pour  se  faire  panser; 
M.  de  L'Averdy  lui  adresse  l'avis  de  M.  le  premier 
médecin  sur  les  remèdes  à  employer;  —  lettre  de 
M.  Mignot,  subdél^ué  à  Thiers,  annonçant  qu'Antoine 
Bechon,  octogénaire,  mordu  le  17  janvier,  est  mort  le 
20  février  suivant,  présentant  tous  les  symptômes  de  la 
rage.  «  Je  fus  témoin  de  l'horreur  qu'il  témoigna  pour 
»  les  fluides  en  général,  qui  fut  encore  plus  marquée 
»  pour  la  vin  avec  lequel  il  avoit  été  très  familier,  la  vue 
»  seule  du  vase  dont  il  s'estoit  servi  long  tems  pour 

>  boire  cette  liqueur  luy  causa  des  convulsions  violentes 
»  de  plusieurs  minuttes  auxquelles,  comme  il  l'avoua 
»  après,  il  n'eut  pu  résister  si  ou  eut  aprocbé  de  luy  la 

>  liqueur  an  point  qu'il  en  eut  senti  l'odeur.  Sa  rage 

>  d'ailleurs  n'estoit  ny  dangereuse  ny  ti"op  rebutante 

>  pour  ceux  qui  éteint  obligés  de  le  servir;  il  mourut 

>  sur  la  an  du  quatrième  jour  qu'elle  se  fut  manifestée, 

>  autant  affessé  par  la  longueur  de  la  maladie  que  par 
»  le  poids  des  années  ;  il  avoit  entamé  sa  84*  »  ;  personne 
n'a  voulu  employer  les  remèdes  conseillé?  <  dont  la  pro- 
»  priété  n'est  connue  Icj-  parmi  le  paysan  que  pour  les 
»  maux  vénériens  »;  —  lettre  du  même,  du  S  mars, 
annonçant  la  mort  d'une  jeune  femme  de  20  ans  <  très 
»  robuste  et  qui,  depuis  le  17  janvier  qu'elle  fut  mordue, 

>  avoit  travaillé  sans  interruption,  jusques  au  25  fé- 

>  vrier,  aux  affaires  de  son  ménage,  sur  la  sécurité  des 

>  pondres  d'écaillé  d'huitre  qu'elle  avoit  piis  abonda- 
»  ment  le  jour  de  sa  morsure  >  ;  les  autres  personnes 
qui  avaient  été  mordues  se  sont  émues  alors  et  sont  ve- 
nues ne  t&ire  traiter,  on  les  a  réunies  au  nombre  de  13 
dans  une  même  maison;  un  certain  nombre  de  bétes 
mordaes  ont  paiement  succombé;  état  des  personnes 
qui  ont  été  mordues;  —  M.  de  L'Averdy  approuve  les 
mesures  prises  et  consent  qu'on  paie  la  dépense  sur  les 
excédents  de  la  capitation  ;  —  lettre  de  M.  Mignot,  an- 
nonçant la  mort  d'un  en&nt  de  8  ans  le  25  mars;  le 
mercure  n'avait  produit  aucun  effet  extérieur,  quoiqu'on 
lui  en  eût  administré  à  huit  reprises;  unejenne  femme 
meurt  quelque  temps  après;  —  lettre  de  M.  Mignot, 
du  12  avril,  au  sujet  de  la  frayeur  que  ces  deux  morts 
ont  causée  parmi  les  autres  malades  ;  on  a  dA  suspendre 
le  traitement  pendant  quelques  jours  et  tout  mettre  en 
œuvre  pour  les  rassurer  ;  une  troisième  mort  a  causé 
moins  d'impression,  celle  d'une  jeune  fille  de  16  ans  qui 
a  succombé  à  une  flèvre  putride  sans  donner  aucun 
signe  de  rage,  bien  qu'elle  ait  été  mordue  cruellement 
à  la  tête  et  au  visage  ;  —  lettre  du  même,  adressant 
l'état  que  lui  a  remis  le  curé  de  Tbiers  des  dépenses 


faites  depuis  le  5  mars  jusqu'au  8  mai  que  l'établisse- 
ment a  cessé,  elle  se  monte  à  600  liv.;  cinq  personnes 
sur  quatorze  sont  décédées,  quatre  dans  l'établissement 
et  l'autre  8  jours  après  être  rentrée  chez  elle  ;  «  il  a  été 
»  remarqué  que  les  remèdes  ont  opéré  plus  efficace- 
»  ment  sur  les  personnes  qui  avoint  été  les  plus  en- 

>  dommagées,  et  que  celles  dont  on  espéroit  le  plus 
»  parceque  les  morsures  de  la  louve  avoint  été  moins 
»  considérables  et  aux  parties  extrêmes  avoint  suc- 
»  combé,  en  effet  des  cinq  qui  ont  péri,  quatre  avoint 

>  été  mordues  fort  légèrement  aux  doigts  »  ;  —  mé- 
moire rédigé  par  Courby  l'ainé,  Constant,  Mallet  et 
Borde,  chirurgiens,  sur  l'origine  et  la  marche  de  la 
maladie,  neuf  malades  sur  quatorze  ont  été  guéris  par 
les  frictions  mercurielles  et  les  antispasmodiques  ;  — 
consultation  de  M.  Senac  recommandant  «  la  poudre  de 
»  palmarius,  le  lichen  cinereus,  le  turbitb  minéral, 
mais  surtout  les  frictions  mercurielles  »  ;  —  pièces  de 
dépenses;  état  das  remèdes  fournis  ;  requêtes  des  chirur- 
giens demandant  à  être  payés  de  leurs  débours  et  ho- 
noraires s'élevant  à  1,G00  liv.;  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, en  1768,  leur  accordant  une  somme  de  300  livres. 


-  c.  1731.  (Liasse.) —48pièces,  papier  (t  iœpr.j  i  1  cachet, 

1164-1TC5. —  Animaux  nuisibles.  —  Relation  de 
la  poursuite  d'un  loup  par  les  habitants  de  Vernines,  le 
19  nov.  1764  :  l'animal  poursuivi  par  huit  chiens  et  par 
lesdits  iiaysans  se  jette  dans  le  lac  de  Servières  et  s'as- 
sied sur  un  rocher  au  milieu  du  lac  ;  les  paysans  le  cer- 
nent et  entrant  dans  l'eau  jusqu'où  ils  peuvent  aller, 
essaient  de  l'atteindre  à  coups  de  pierre;  les  chiens 
nagent  alors  jusqu'au  loup,  le  saisissent  et  le  ramènent 
au  rivage  où  un  paysan  lui  fend  la  tète  d'un  coup  de 
bêche.  «  Quel  plus  beau  spectacle,  ajoute  M.  Ribeyre, 
»  subdélégué,  de  voir  un  loup  assis  au  milieu  d'un  Isc, 
»  hors  de  portée  de  touts  coups  et  ce  lac  environné  de 
»  personnes  qui  huoint,  sans  que  cet  animal  parut 
»  étonné  ;  il  ressembloit  un  présidant  ou  une  divinité 
»  de  la  Fable  »  ;  l'Intendant  fait  doubler  la  gratiâcation 
ordinaire  de  6  liv.  et  donner  en  outre  3  liv.  à  chaque 
paysan  ;  —  lettre  de  M.  de  Moncàn,  commandant  de  la 
province  de  Languedoc,  du  25  nov.  1764,  informant 
l'Intendant  d'Auvergne  que  la  béte  féroce  qui  rôde  de- 
puis environ  quatre  mois  dans  le  Vivarais  et  le  Gévau- 
dan,  est  actuellement  dans  les  bois  aux  environs  de 
Saint-Chély  à  trois  lieues  de  l'Auvergne  ;  il  a  chargé 
M.  Duhamel,  capitaine  aide-major  des  volontaires  de 
Clermont  de  lui  donner  la  chasse  avec  un  détachement 
de  40  dragons  à  pied  et  17  montés,  il  espère  que  M.  de 


80 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


Ballainvilliers  voudra  bien  faciliter  cette  expédition; 
—  lettre  de  M.  Duhamel  ;  —  lettre  des  consuls  de 
Saint-Flour,  du  23  décembre»  annonçant  que  la  bête  a 
dévoré  aux  environs  de  Sistrières  une  fille  âgée  de 
45  ans;  —  lettre  de  M.  Duhamel,  du  24  décembre,  an- 
nonçant qu'il  a  trouvé  la  bête  dans  les  forêts  de  La 
Baume,  mais  qu'il  l'a  manquée  par  la  maladresse  de 
ses  dragons  ;  —  M.  de  Montluc  fait  observer  qu'il  fau- 
drait commander  pour  les  battues  toutes  les  paroisses 
qui  bordent  la  Margeride,  au  nombre  de  16  ;  —  lettre 
de  M.  de  Ballainvilliers  informant  le  Contrôleur  géné- 
ral et  M.  de  Saint-Florentin  des  mesures  prises  par 
M.  Duhamel  ;  11  demande  Tautorisation  de  promettre 
une  gratification  de  600  liv.;  M.  de  Saint-Florentin 

approuve  qu'on  porte  cette  gratification  à  1200  liv.;  — 
lettre  des  consuls  de  Saint-Flour,  du  2  janvier  1765, 
annonçant  qu'on  a  revu  la  bête,  mais  qu'elle  n'a  pas 
fait  de  nouvelles  victimes;  ils  supposent  qu'il  doit  y 
avoir  plusieurs  de  ces  animaux  ;  M.  Duhamel  «  a  dû 
»  rejoindre  son  quartier  et  M.  de  Narbonne  a  fait  fixer 
»  aux  états  de  Languedoc  une  gratification  de  cent 
»  louis  pour  celui  qui  détruiroit  le  monstre  »  ;  —  lettre 
de  M.  de  Vigier,  du  14  janvier  1765,  annonçant  que  la 
bête  féroce  ou  du  moins  son  semblable  vient  de  paraître 
aux  environs  de  Durfort  et  de  Sourssac  en  Limousin, 
où  elle  a  dévoré  un  enfant  qui  gardait  les  brebis  :  «  le 
»  père  de  cet  enfant  qui  est  accouru  à  son  secours 
»  a  eu  une  joue  entièrement  emportée,  et  deux  autres 

>  voisins  qui  étoient  égallement  accouru  ont  reçu  des 
»  coups  de  griffe  dans  le  visage,  ou  sur  les  bras  ;  ces 
»  trois  personnes  ont  passé  icy  hyer  dimanche  pour 

>  aller  chés  M**  de  Sourniac  pour  se  faire   penser 

>  croyant  avoir  été  mordus  par  un  loup  enragé  »  ;  le 
13  janvier  elle  attaque  un  paysan  à  une  demi-heure  de 
Mauriac,  celui-ci  se  défend  avec  un  bâton  et  blesse  la  bête 
qui  s'enfuit  ;  M.  de  Tournemire,  qui  fait  le  même  récit, 
dit  que  tout  le  monde  suspecte  le  témoignage  de  ce 
paysan  «  parce  qu'il  est  hyvrogne,  et  cette  année  les 
»  vins  du  Limousin  sont  fumeux  »;  —  lettre  de  M.  de 
Vixouzes  rappelant  qu'on  a  vu  un  animal  semblable 
dans  les  environs  d'Aurillac  il  y  a  18  ans  ;  —  lettre  de 
M.  Duhamel,  datée  de  Saint-Chély,  le  25  janv.  1765, 
adressant  à  l'Intendant  la  description  de  la  bête  fé- 
roce :  elle  est  de  la  taille  d'un  taureau  d'un  an  ;  les 
pattes  aussi  fortes  que  celles  d'un  ours,  avec  des  griffes 
de  la  longueur  d*un  doigt,  la  queue  grosse  comme  le 
bras  et  longue  de  quatre  pieds,  le  poil  du  ventre  blan- 
châtre et  une  raie  noire  le  long  du  dos;  —  lettre  du 
même,  du  25  janvier,  se  plaignant  qu'on  ne  l'ait  pas 
averti  du  retour  de  la  bête,  il  annonce  son  départ  pour 
Saint-Chôly  ;  M.  de  Montluc  explique  que  les  passages 


sont  trop  rapides  pour  qu^on  puisse  donner  à  temps  des 
renseignements  précis;  —  lettre  de  M.  de  L'Averdy,  du 
27  janvier  1765,  invitant  M.  de  Ballainvilliers  «  à  faire 

>  afficher,  ainsi  qu'on  va  le  faire  en  Languedoc,  que  le 

>  Roy  accorde  une  somme  de  600  liv.  à  celuy  qui  tuera 
»  cette  bête;  29  ordonner,  lorsqu'elle  sera  tuée,  qu'elle 
»  soit  vuidée  et  arrangée  pour  en  conserver  la  peau  et 
»  même  le  sr^uelette  qui  sera  envoyé  icy  pour  être  dé- 
»  posé  an  Jardin  du  Roy  »  ;  il  donne  aussi  des  indica- 
tions sur  la  manière  de  faire  les  battues;  —  corres- 
pondance de  l'Intendant  avec  ses  subdélégués  leur 
adressant  une  afiiche  qui  devra  être  distribuée  dans  les 
paroisses  pour  être  lue  au  prône;  —  ordonnance  de 
M.  de  Ballainvilliers  (placard  impr.  chez  Boutaudon). 


C.  1732.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier  (2  impr.). 

JfaoïT.-aTril  1765.  —  Animaux  nuisibles.  —  Bête 
du  (Jévaudan.  —  Lettre  de  M.  de  Montluc,  du  30  jan- 
vier 1765,  annonçant  que  la  bête  a  reparu  du  côté  de 
Saint-Chély  et  qu'on  a  décidé  une  battue  générale  pour 
le  7  fév.;  lettre  circulaire  imprimée  adressée  dans  les 
paroisses  pour  annoncer  et  organiser  la  battue,  il  y  est 
dit  qu'il  s'agit  d'un  «  animal  étranger  qu'on  croit  être 
>  un  léopard,  de  la  grandeur  d'un  veau  d'un  an,  la  tête 
»  grosse,  le  museau  pointu,  le  corps  allongé  et  effllé 
»  sur  le  train  de  derrière,  le  poitrail  fort  ample,  son 
»  poil  est  d'un  brun  tirant  sur  le  roux,  avec  une  raye 
»  de  quatre  doigts  quasi  noire  sur  le  dos,  depuis  la  tête 
»  jusqu'à  la  queue  qui  est  ramûe  et  longue  jusqu'à 
»  terre,  le  poil  du  poitrail  gris  blanc»;  post-scriptum, 
également  imprimé,  annonçant  qu'on  change  quelques 
dispositions,  la  bête  ayant  été  vue  dans  la  paroisse  de 
Saint-Just  où  elle  a  blessé  mortellement  une  jeune  fille 
de  14  ans;  —  lettre  de  M.  Marie,  du  9  février  1765, 
annonçant  que  7  paroisses  de  sa  subdélégation  sont 
parties  le  7  au  matin  ainsi  qu'il  avait  été  ordonné  et 
qu'elles  marcheront  jusqu'à  la  rencontre  de  celles  de 
Saint-Flour;  —  lettre  de  M.  de  Montluc,  du  même  jour, 
annonçant  que  la  chasse  n'a  pas  réussi,  les  paysans 
sont  persuadés  qu'il  y  a  quelque  chose  de  surnaturel  ; 
—  lettre  du  même,  du  13  février  1765,  annonçant  que 
la  bête  fut  lancée  le  7,  jour  de  la  chasse,  à  deux  lieues 
de  Saint-Chély  ;  on  tira  dessus,  on  la  crut  blessée,  mais 
elle  échappa,  «  elle  fut  passer  à  la  montagne  de  Saint- 
»  Privât  tout  en  hault  de  la  Margeride,  et  le  samedi 
»  elle  dévora  une  jeune  fille  près  du  Malzieu,  on  a 
»  veillé  cette  bête  pendant  deux  nuits  avec  son  cadavre, 
»  elle  n'a  point  paru  >  ;  on  a  vu  une  autre  bête  du  côté 
de  Saint- Poney  ;  les  chiens  les  sentent  passer,  mais  la 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


81 


plupart  n'osent  pas  attaquer,  «  cependant  le  31  janvier 
»  au  lieu  de  Javols  en  Gévaudan,  un  chien  de  parc  fit 
»  l&cher  à  ceste  beste  un  enfant  qu'elle  avoit  enlevé,  et 
»  même  le  chien  culbuta  plusieurs  fois  la  beste  et  la  fit 
»  beaucoup  crier  »  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
13  février,  prescrivant  une  nouvelle  battue;  —  lettre 
de  M.  d'Enneval,  gentilhomme  de  la  province  de  Nor- 
mandie, envoyé  par  le  roi  pour  diriger  la  chasse,  datée 
•de  Massiac  le  21  février  1765;  —  lettre  du  même,  du 
4  mars,  annonçant  qu'  «  il  ne  sera  pas  possible  de  chas- 

>  ser  dans  ce  pays  si  M.  Duhamel  et  ses  dragons  y  res- 
»  tent,  attendu  qu'ils  font  journellement  des  batues  et 
»  que  cela  effarouche  cet  animal,  au  point  de  ne  le  pou- 
»  voir  approcher  >;  —  lettre  de  M.  Marie,  du  4  mars, 
rapportant  que  M.  de  Verny  de  la  Védrine,  gen- 
tilhomme verrier,  résidant  dans  la  paroisse  de  Noze- 
ToUes,  a  déclaré  avoir  vu  passer  la  béte  devant  sa  ver- 
rerie le  12  février  dernier;  il  prétend  lui  avoir  cassé 
une  patte  d'un  coup  de  fusil  ;  —  lettre  de  M.  d'Enne- 
val,  du  9  mars,  annonçant  qu'il  attend  toujours  ses 
chiens;  «  M.  de  Loriac  nous  a  envoyé  trois  gentils- 

>  hommes  de  son  coté,  bons  tireurs,  qui  se  nomment 
»  MM.  de  La  Fayette;  je  suis  obligé  de  les  défrayer, 

>  n'étant  pas  riches  »  ;  —  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  L'Averdy  ;  —  lettre  de  l'abbé  du  Ro- 
chain,  comte  de  Brioude,  annonçant  que  la  béte  vient 
d'attaquer  une  fille  de  25  ans  auprès  de  Ligonès. 
«  Nous  avons  dans  ce  pals  un  grand  louvetier,  ses 
»  chiens  sont  partis  ce  matin  pour  aller  joindre  leur 
»  maître  à  Saint-Chély  ;  M.  du  Ligonez  qui  est  icy  avec 

>  sa  femme  partira  lundy  pour  aller  chés  luy  pour  y 

>  recevoir  les  chasseurs  »;  —  lettre  de  M.  Hébert,  da- 
tée de  Verrières  le  22  mars  ;  il  a  appris  par  les  gazettes 
les  ravages  que  fait  «  la  hiène  >  qui  est  dans  la  pro- 
vince ;  il  conseille  une  ruse  qu'il  a  vu  réussir  contre  un 
fort  loup-cervier  qui  désolait  les  environs  de  Bonnières; 
«  je  donnai  avis  aux  habitants  d'abiller  un  mouton  en 

>  fille,  que  l'on  coiffa  avec  un  bonet  de  fille  ;  l'on  le 
»  plaça  en  un  endroit  commode  et  plusieurs  personnes 
»  armées  se  postèrent.  L'animal  n'a  pas  manqué  de 
»  venir  se  jetter  sur  le  mouton,  qui,  remuant,  c'est 
»  imaginé  estre  un  enfant  ;  pendant  ce  temps-là,  Tani* 
»  mal  a  été  tiré  et  tué  par  ceux  qui  étoient  postés  >;  — 
lettre  de  M.  d'Enneval,  datée  de  Saint-Alban  le 
17  avril  1765:  «  depuis  la  semaine  sainte  pendant  la- 
»  quelle  la  mauditte  beste  tua  et  dévora  trois  filles  et 
»  on  garçon  et  notre  dernière  chasse  il  n'est  arrivé  au- 
»  cun  accident;..  M.  de  Saint-Priest a  envoyé  un  pro- 

>  jet  de  détruire  cette  beste,  il  l'a  reçu  de  M.  le  Con- 

>  Irôleur  général;  c'est  un  curé  du  dioçaise  de  Reins 
»  qui  luy  en  a  fait  part  :  il  prétend  d'abord  que  c'est 

PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


»  un  chat-tigre  à  qui  il  fait  passer  les  mers  venant  da 
»  Metsiq  ;  il  dit  qu'il  faut  exposer  des  veaux  d'un  axi 
»  dans  les  forests,  bois  ou  pleinnes,  tous  vivants,  leur 
»  mettre  du  poison  sur  le  dos  »  ;  M.  d'Enneval  essaiera; 
—  lettre  de  M.  de  Montluc,  du  24  avril,  annonçant  qua 
son  beau-fràre  a  été  rejoindre  M.  d'Enneval,  et  propo- 
sant de  faire  distribuer  quelques  armes  à  feu  dans  les 
villages;  —  lettre  de  M.  d'Enneval,  datée  du  Malziea 
le  31  avril  17Ô5,  informant  l'Intendant  que  dans  une 
battue  de  douze  paroisses  la  béte  fut  surprise,  mais  put 
s'échapper  ;  dans  une  seconde  battue,  on  tua  une  petita 
louve  pesant  40  et  quelques  livres. 


C.  1733.  (Liasse.)  —  40  pièces,  papier. 

nUil-Jniii  1765.  —  Animaux  nuisibles.  —  Béte  du 
Oévaudan.  —  Lettres  du  chevalier  de  Montluc  et  da 
M.  d'Enneval  fils,  datées  de  Saint-Alban  le  3  mai  1705  : 
la  bête  a  été  tirée  et  blessée  par  MM.  de  Mariet,  sei- 
gneurs de  la  Chalmette  ;  ils  prétendent  qu'elle  ne  res- 
semble pas  au  loup  ;  —  lettre  de  M.  de  Verny  de  La 
Védrine,  du  8  mai,  sur  les  ravages  de  la  bête  dans  lea 
paroisses  de  Nozerolles  et  d'Auvers;  —  lettre  de  M.  Hé- 
bert, datée  de  Verrières  près  de  Sceaux  le  14  mai  1765, 
indiquant  un  nouveau  stratagème  si  le  premier  n'a  pas 
réussi  :  «  c'est  de  faire  un  rond  qui  contienne  six  ou 
»  sept  tireurs,  dans  lequel  les  hommes  soyent  assis. 

>  ayant  des  cornettes  sur  leurs  testes,  et  des  tabliera 
»  de  femmes  sur  leurs  épaules,  ayant  les  jambes  enfonr 
»  cées  dans  le  trou  du  rond,  le  tablié  cachera  leurs  ha* 
»  bits,  et  dans  le  milieu  dudit  rond  y  mettre  quatre  oa 
»  cinq  enfants  qui  chantent;  dansent  et  jouent  à  la  ma* 
»  nière  des  enfants  de  la  campagne  »;  —  lettre  da 
M.  Marie,  du  15  mai,  annonçant  que  la  béte  a  attaqué 
quatre  petits  garçons  du  village  d'Auvers,  paroisse  de 
Nozerolles,  âgés  de  10  à  14  ans;  ils  se  défendirent  à 
coups  de  bâtons  et  de  bayonnettes  et  la  mirent  en  fuite; 
—  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de  Saint-Flo- 
rentin et  le  Contrôleur  général  ;  —  lettre  de  M.  d'Enne- 
val, du  23  mai,  annonçant  qu'il  y  a  eu  encore  und 
femme  dévorée  dans  la  paroisse  de  Venteuge;  on  a 
tué  dans  la  même  paroisse  un  loup  et  une  louve  avec 
huit  petits  ;  —  lettre  de  M.  de  Verny  de  la  Védrine,  de* 
mandant  l'autorisation  de  faire  une  battue  dans  son 
canton  avec  quelques  bons  tireurs;  —  lettres  da 
M.  d'Enneval,  juin  1765,  au  sujet  des  nouvelles  vic- 
times et  donnant  le  détail  d'une  nouvelle  battue  ;  il  a 
appris  que  la  bête  s'était  jetée  «  sur  une  petite  fille 
»  d'environ  10  ans  qui  gardoit  deux  bœufs  au  village 

>  de  Varenne,  parroisse  de  JuUianges  ;  mais  heureuse* 

11 


É» 


ARCHIVES  DU 


»  ment  pour  elle,  ces  deux  bceuis  vinrent  la  dégager  et 
»  elle  en  Ait  quitte  pour  un  coup  d'ongle  à  TépoUe 
>  gauche  »  ;  elle  voulut  plus  loin  se  jeter  sur  une  autre 
petite  fille  qui  gardoit  des  cochons,  «  mais  ces  animaux 
»  la  secoururent,  de  même  que  sa  mère  qui  se  trouva 
»  heureusement  à  portée  »;  la  bête  s'est  réfugiée  en- 
suite dans  les  bois  de  Lorcières;  —  lettre  de  M.  dOi 
Ballainvilliers,  du  24  juin,  adressant  à  M.  de  Montluc 
dea  piques  qu'il  fera  distribuer  aux  paysans  des  villages 
où  la  béte  parait  plus  fréquemment. 


€.  1734.  [Uasae.)  —  56  pièces,  pap.  (4  impr.)  ;  i  dessin  ; 

1  cachet. 

^■la-Jfuillet  1765.  —  Animaux  nuisibles.  —  Bête 
du  Qévaudan.  —  Lettres  de  M.  de  Saint-Florentin,  des 
8  et  14  juin  1765,  annonçant  que  Sa  Majesté  a  pris  le 
parti  d'envoyer  le  s^  Antoine,  son  porte-arquebuse  avec 
six  autres  tireurs  habiles  et  de  bons  chiens;  —  lettre  de 
M.  PoUuche-Lumina,  datée  d'Orléans  le  17  juin  1765  : 
les  détails  qu'il  lit  dans  les  gazettes  sur  la  bête  féroce 
du  Qévaudan  lui  rappellent  ce  qui  se  passa  à  Orléans  à 
la  suite  du  grand  hiver  de  1709.  «  Il  parut  un  animal 
»  que  Ton  appeloit  la  Béte,  qui  n'attaquoit  que  les 
»  femmes  et  les  enfants;  même  maneuvre,  même 
»  finesse  et  même  timidité  que  celuy  du  Gévaudan;  la 
»  désolation  fut  si  grande  qu'en  six  mois  il  y  eut  plus 
»  de  cent  personnes  tant  tués  que  blessés  »  ;  le  roi  en* 
voya  sa  louveterie;  on  ne  s'amusa  pas  à  suivre  les  ra* 
vages  de  la  bête,  on  fit  des  battues  dans  les  bois  et  on 
tua  bien  une  centaine  de  loups;  après  quoi  il  ne  fut 
plus  question  de  la  bête.  Il  est  probable  que  c'est  aussi 
à  des  loups  qu'on  a  affaire  dans  le  Gévaudan;  —  note 
des  objets  que  demande  M.  Antoine  :  des  pétards  pour 
épouvanter  la  bête  et  la  faire  sortir  des  bois,  des  lances 
emmanchées  pour  donner  aux  paysans,  des  chevaux  ou 
mulets;  ordres  donnés  en  conséquence;  —  lettre  de 
M.  d'Enneval,  du  21  juin,  annonçant  qu'il  attendra 
M.  Antoine  au  Malzieu  ;  —  lettre  de  M.  de  Montluc,  du 
22  juin,  adressant  à  l'Intendant  la  peinture  de  la  bête 
du  Gévaudan  ;  —  dessin  à  la  plume  rehaussé  de  cou- 
leurs, représentant  la  bête  déchirant  un  enfant;  au 
bas  :  <  A  Monde  chez  Abraham  Fontanel  >  ;  —  descrip- 
tion :  <  Cet  animal  est  de  la  taille  d'un  toreau  d'un  an. 

>  Il  a  les  pattes  aussi  fortes  que  celles  d'un  ours,  avec 

>  six  griffes  à  chacune  de  la  longueur  d'un  doigt,  la 
»  gueule  extraordinairement  large,  le  poitrail  aussi 

>  fort  que  celui  d'un  cheval,  le  corps  aussi  long  qu'un 
»  léopard,  la  queue  grosse  comme  le  bras,  et  au  moins 

>  de  quatre  pieds  de  longueur,  le  poil  de  la  tête  noi- 


PUY-DE-DOME. 

>  ràtre,  les  yeux  de  la  grandeur  de  ceux  d'un  veau  et; 
»  étincelants,  les  oreilles  courtes  comme  celles  d'un  loup 
»  et  droites  ;  le  poil  du  ventre  blanchâtre^  celui  du  corp» 
»  rouge  avec  une  raye  noire  large  de  quatre  doigts 
»  depuis  le  col  jusques  à  la  naissance  de  la  queue»; 

—  lettre  de  M.  Antoine,  du  24  juin  1765,  annonçant 
son  arrivée  à  Saugues;  —  lettre  de  M.  d*Enneval  an 
sujet  des  nouveaux  ravages  de  la  bête  :  une  battue  ûtitd^ 
le  23  juin  par  40  paroisses  n'a  donné  aucun  résultat; 
lettre  de  M.  Lafont  sur  le  même  sujet,  datée  de  Sau-^ 
gués  ;  —  lettre  de  M.  d'Enneval,  annonçant  une  nou- 
velle attaque  contre  le  cheval  du  courrier  entre  Ser?e- 
rette  et  Saint-Amans;  —  lettres  de  M.  Antoiue» 
juillet  1765,  exposant  les  précautions  qu'il  a  prises ;^ 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  le  Coih 
trôleur  général,  M.  de  Saint-Florentin,  M.  de  Montluc, 
M.  Lafont,  subdélégué  à  Mende;  —  ordonnance  de 
M.  de  Saint-Priest,  intendant  de  Languedoc,  datée  de 
Montpellier  le  6  juillet  1765,  donnant  des  ordres  pour 
les  fournitures  à  faire  à  M.  Antoine  (placard  impr.  à 
Mende,  chez  la  veuve  de  Fr.  Bergeron,  impr.  du  roi)  ; 

—  ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliers  conçue  dans  1^ 
même  sens  ;  —  instruction  pour  les  battues  par  M.  An- 
toine, en  vertu  des  ordres  de  M.  le  comte  de  Moncao^ 
(placards  impr.  à  Mende,  chez  la  veuve  François  Bgf^ 
geron)  ;  —  lettre  de  M.  Antoine,  du  18  juillet,  annon-^ 
çant  le  départ  de  MM.  d'Enneval  :  «  Le  père  est  veutt 
»  m'embrasser  fondant  en  larmes.  Ce  vieillard  m'a  ex- 

>  trêmement  touché;  je  luy  ay  demandé  de  m'avouer 
»  la  cause  de  sa  disgrâce;  il  est  convenu  qu'il  avoit 
»  manqué  à  plusieurs  personnes  de  ce  palîs-cy  ;  je  luy 
»  ay  dit  que  j'étois  venu  dans  les  intentions  de  le  récon- 
»  cillier  mais  que  n'en  ayant  pas  eu  le  temps,  la  bombe 
»  avoit  crevé  trop  tôt  >  ;  il  intercède  pour  M.  d'Enne-^ 
val  ;  —  lettre  de  M.  Antoine,  du  24  juillet  1765,  annon- 
çant que  la  veille  un  enfant  de  neuf  ans  a  été  dévor& 
dans  la  paroisse  de  NozeroUes. 


C,  1738.  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier. 

Juillet  1765.  —  Animaux  nuisibles.  —  Bête  da 
Gévaudan.  —  Correspondance  de  MM.  d'Ormesson,.de 
Ballainvilliers,  Lafont,  au  sujet  des  dépenses  que  devra 
faire  M.  Antoine;  —  lettre  de  ce  dernier,  du  27  juillet» 
adressant  à  l'Intendant  copie  d'un  mémoire  qu'il  envoi» 
au  comte  de  Saint-Florentin  pour  engager  ce  ministre  à 
solliciter  du  roi  les  secours  nécessaires  ;  la  lettre  est  si- 
gnée également  des  gardes  qui  accompagnent  le  s'  An-^ 
toine  ;  —  observations  présentées  à  M.  de  Saint-Flo- 
rentin, ministre  et   secrétaire  d'État,  ainsi  qu'aux 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


» 


'Commandants  et  intendants  de  Languedoc  et  d* Au- 
vergne par  le  s'  Antoine,  chevalier  de  Saint-Louis» 
.jporte-arquebuse  du  roi,  lieutenant  des  chasses  de  Sa 
-Majesté  :  Il  n'y  a  point  de  différence  entre  les  traces  de 
la  bête  anthropophage  que  Ton  recherche  et  celles  d*un 
.grand  loup;  depuis  cinquante  ans  que. le  s'  Antoine 
chasse  en  France,  en  Allemagne,  en  Piémont,  il  n'a  ja- 
mais vu  de  pays  pareil  à  celui-ci  et  aussi  difficile;  pays 
4e  montagnes  coupé  de  ravins  profonds  et  escarpés  ;  des 
rochers,  souvent  inaccessibles  où  les  loups  font  leurs 
tanières,  de  nombreux  bourbiers  ou  molières  font  en- 
core courir  de  grands  dangers  aux  voyageurs;  les 
ruisseaux»  habituellement  guéables,  grossissent  considé- 
rablement par  les  grandes  pluies;  le  pays  est  pauvre, 
mais  les  habitants  se  prêtent  de  bonne  volonté  aux 
battues;  il  lui  faudrait  un  limier  de  plus  et  un  grand 
nombre  de  chiens,  il  indique  à  qui  il  faut  les  deman- 
der; il  supplie  M.  le  duc  de  Choiseul  de  lui  envoyer 
douze  bons  et  sages  sergents  avec  un  officier  d*infante- 
rie  pour  commander  les  grandes  et  les  petites  battues  ; 
il  demande  enfin  Tassistance  de  tous  les  bons  chasseurs 
^u  royaume  «  et  nous  les  prions  en  cette  qualité  de 
»  vouloir  bien  nous  accorder  leur  bons  avis  par  écrit 
>  sur  la  conduite  des  chasses  que  nous  faisons  >  ;  — 
lettre  de  M.  Antoine,  du  29  juillet,  se  plaignant  qu'on 
ne  l'avertisse  pas  de  suite  des  passages  de  la  bête,  il  n*a 
pu  encore  décider  «  ces  habitants  poltrons  comme  des 
»  poules  à  marcher  la  nuit,  même  à  si  peu  de  distance 
»  des  endroits  où  nous  sommes,  par  la  frayeur  mortelle 
»  dont  ils  sont  remplis  de  ladite  bête  qu'ils  croyent  la 
:^  pluspart  être  sorcière  >  ;  il  promet  de  ne  pas  foire  de 
battues  pendant  le  temps  de  la  récolte. 


€.  1736.  [Liasse.)  »  S8  pièces^  papier  (52  impr.)  ;  1  cachet 

JàeM-Dée.  1766.  —  Animaux  nuisibles.  —  Bête 
4u  Gévaudan.  —  Correspondance  de  l'Intendant,  de 
MM.  de  L'Averdy,  Lafont,  etc.,  au  sujet  des  secours  de- 
mandés par  M.  Antoine;  —  procès-verbal  dressé  par  ce 
^rnier  de  la  lutte  entre  la  bête  et  une  jeune  fille  de 
Paulhac,  Marie-Jeanne  Yallet,  servante  de  M.  Bertrand 
Dumont,  curé  de  la  paroisse,  âgée  de  19  à  20  ans;  ladite 
Vallet,  attaquée  par  la  bête  lui  a  poi-té  dans  le  poitrail 
de  toute  sa  force  un  coup  de  la  bayonnette  qu'elle  por- 
tait; M.  Antoine  a  vu  la  bayonnette  teinte  de  sang  sur 
une  longueur  de  3  pouces;  la  bête,  une  fois  touchée,  a 
poussé  un  cri  en  portant  une  patte  de  devant  à  sa  bles- 
sure, puis  s'est  roulée  dans  la  rivière  et  a  disparu  ;  au 
dire  de  Jeanne  Yallet  et  de  Thérèse,  sa  sœur  cadette, 
^Ue  est  à  peu  près  «  de  la  taille  d'un  gros  chien  de 


»  troupeau,  ayant  une  teste  très  grosse  et  plate,  la 
»  gueule  noire,  de  belles  dents,  le  collier  blanc,  le  col 

>  gris;  beaucoup  plus  grosse  par  devant  que  par  der- 
»  rière,  et  le  dos  noir  »  ;  lettre  de  M.  Antoine,  annon.- 
çant  à  l'Intendant  que  la  bête  a  été  blessée  à  mort  par 
une  nouvelle  <  pucelle  d'Orléans  ou  de  Gévaudan  »  et 
envoyant  le  procès-verbal  ci -dessus,  le  13  août  1765  j  — 
lettre  du  s'  Regnault,  adressant  de  Saint-Germain-en- 
Laye  une  caisse  remplie  de  pièges  à  loups  et  les  bardes 
et  bagages  des  gardes  des  Plaisirs  du  roi;  —  lettre  de 
M.  Antoine,  datée  du  Besset,  le  21  août  1765,  annon- 
(ant  que  les  battues  se  font  mieux  grâce  à  l'aide  des 
cavaliers  de  maréchaussée  :  <  La  misère  est  si  grande 
»  ici  que  presque  tous  les  habitans  manquent  de  pain, 
»  de  sorte  qu'ils  sont  forcés  de  se  rendre  aux  dites  bat- 
»  tues  en  tombant  dMnanission  faute  d'avoir  mangé,  ce 
»  qui  oblige  même  ceux  qui  ont  quelque  peu  de  bled  de 

>  les  faire  moudre  tous  verts;  ce  qui  m'engage  à  vous 

>  représenter  combien  nous  souffrons  de  voir  sous  nos 

>  yeux  comme  partout  où  nous  allons  une  si  affreuse 
»  misère;  elle  a  tellement  touché  hier  M.  de  Lafont 
»  qu'il  a  donné  au  rendez-vous  18  livres  aux  trois  pa- 
»  roisses  du  Gévaudan  pour  avoir  du  pain  »;  M.  An- 
toine demande  l'autorisation  de  distribuer  aussi  des 
secours  ;  —  procès-verbal  dressé  par  M.  Antoine  et  ses 
compagnons  de  la  découverte  d'une  fille  de  12  ans,  en- 
levée  par  la  bête  au  village  de  la  Yachalerie,  paroisse 
de  Paulhac  et  transportée  dans  le  bois  d'Almand»  le 
9  sept.  1765;  —  autre  procès-verbal  par  le  même,  du 

12  septembre,  de  l'attaque  du  nommé  Gouny,  muletier, 
par  la  bête  sur  la  route  de  Saint-Flour  à  Paulhac; 
l'ayant  aperçue  couchée  sur  les  bruyères  de  la  mon- 
tagne de  la  Margeride,  il  lui  tire  un  coup  de  fusil;  la 
bête  se  précipite  sur  lui,  et  s'enfuit  vers  le  bois  de  la 
Pauze  lorsque  les  deux  compagnons  du  s*"  Gouny  Tien- 
nent au  secours  ;  —  autre  procès-verbal  du  même,  da 

13  septembre,  contenant  les  déclarations  faites  par 
deux  jeunes  garçons  de  la  paroisse  de  Teissèdre  qui  ont 
été  attaqués  par  la  bète  et  ont  pu  la  mettre  en  fuite  ; 
—  procès-verbal  du  14  septembre  :  une  petite  fille  a  été 
emportée  au  hameau  de  Pepinet,  paroisse  de  Yentué- 
jols;  la  petite  était  armée  d'une  bayonnette  qu'on  re- 
trouva fichée  en  terre  à  côté  de  ses  sabots  ;  le  cadavre 
fut  retrouvé  plus  loin;  —  lettre  de  M.  Antoine,  du 
17  sept.,  annonçant  qu'il  a  renoncé  aux  battues,  d'abord 
parce  qu'elles  étaient  inutiles,  et  aussi  a  parce  qu'une 
»  partie  de  ces  malheureux  habitans  y  tomboient  d'ina* 
»  nition,  ce  qui  me  touchoit  extrêmement»;  — pre-- 
cès-verbal  dressé  par  M.  Antoine  et  ses  compagnons  de 
la  chasse  qu'ils  ont  faite  le  19  septembre  1765,  dans  les 
bois  de  l'abbaye  des  Chazes  :  «  Les  valets  de  limiers  et 


* 


;m 


ARCHIVÉS  DU  PUY-DE-DOME. 


»  les  chiens  de  la  louveterie  s'étant  mis  à  fouler  ledit 
»  lx>is,  nous  François  Antoine,  esd.  noms,  étant  placé 
»  i  un  détroit,  il  noas  seroit  venu  par  un  sentier,  à  la 

>  distance  de  cinquante  pas,  ce  grand  loup  en  présen- 

>  tant  le  coté  droit  et  tournant  la  tête  pour  me  regar- 
»  der;  et  sur  le  champ  Je  lui  ai  tiré  un  coup  de  der- 

>  rière  de  ma  canardière,  chargée  de  cinq  coups  de 

>  poudre,  de  35  postes  à  loup  et  d'une  balle  de  calibre^ 
»  dont  l'effort  du  coup  m'a  fait  recuUer  deux  pas  ;  mais 

>  ledit  loup  est  tombé  aussitôt  ayant  reçu  la  balle  dans 

>  Tcetl  di\)it  et  toutes  lesdits  postes  dans  le  coté  droit 

>  tout  près  de  Tépaule;  et  comme  je  criois  halaly,  il 
»  s'est  relevé  et  est  revenu  sur  moi  en  tournant  et  sans 
»  me  donner  le  temps  de  recharger  madite  arme;  J*ai 
»  appelle  à  mon  secours  le  s' Reinchard,  placé  près  de 
»  moi,  qui  Ta  trouvé  arrêté  à  dix  pas  de  moi  et  lui  a 
»  tiré  dans  le  derrière  un  coup  de  sa  carabine,  qui  Ta 

>  fiait  refuir  environ  25  pas  dans  la  pleine  où  il  est 

>  tombé  roide  mort  »  ;  la  bête  avait  82  pouces  de  hau- 
teur, 5  pieds  7  ponces  1/2  de  longueur,  la  grosseur  du 
corps  était  de  3  pieds;  les  crocs,  les  dents  machelières 
et  les  pieds  ont  paru  extraordinaires;  comme  M.  An- 
toine et  ses  compagnons  n'avaient  jamais  vu  de  loup 
qui  pût  se  comparer  à  cet  animal,  ils  ont  pensé  que  ce 
pouvait  bien  être  la  bête  qu'ils  poursuivaient;  d'ailleurs 
ceux  qui  avaient  été  attaqués  par  la  bête  ont  été  ame- 
nés et  l'ont  reconnue  ;  —  lettre  de  M.  Antoine,  du 
23  sept.,  priant  l'Intendant  de  &ire  peindre  la  bête 
tdle  qu'elle  est  <  surtout  sa  grosse  tête  et  platte,  ve- 
»  nant  en  se  rétrécissant  jusqu'au  bimt  du  nedz,  sa 
»  gueule  ouverte  pour  montrer  ses  gros  crocs,  sa 
»  langue,  les  deux  côtés  de  ses  doubles  dents,  la  partie 
»  blanche  qu'il  a  sous  la  gorge,  les  cotés  rouges  et  la 

>  partie  noire  qu'il  a  jusqu'au  bout  de  la  queue  »  ;  — 
réponse  de  l'Intendant,  annonçant  qu'il  fait  peindre 
ranimai  et  qu'il  le  fera  <  embaumer  et  injecter,  et  l'on 
»  le  mettra  en  état  d'être  envoyé  dans  sa  natujre.  On 
»  sera  à  tems  à  le  préparer  à  Paris  comme  on  jugera 
»  à  propos,  et  l'on  aura  des  gens  plus  habiles  pour  lui 
»  conserver  sa  figure  >;  M.  de  Ballainvilliers  remarque 
que  plusieurs  des  caractères  que  présente  Tanimal  sont 
propres  à  l'hyène  d'après  M.  de  Buffon  ;  —  lettre  du 
même,  du  28  septembre,  annonçant  qu'il  poursuit  la 
yeaye  et  les  enfants  du  grand  loup  qu'il  vient  de  tuer; 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  MM.  Ber- 
tin,  de  Maupeou,  de  Saint-Florentin  :  l'animal,  au  rap- 
port des  chirurgiens,  ressemble  beaucoup  au  loup,  mais 
en  diffôre  sous  quelques  rapports;  procès-verbal  de  la 
préparation  pour  conserver  le  loup  en  question  que  Ton 
envoie  à  la  Cour,  par  M.  Jaladon,  chirurgien  à  Cler- 
jQdont;  ^  lettre  de  M.  Antoine,  datée  du  Besset  le 


5  oct.  1765,  annonçant  qu'il  continue  à  suivre  la  louve 
et  les  louveteaux  dans  les  bois  de  l'abbaye  royale  des 
Chazes,  <  M.  le  comte  de  Tournon  nous  est  revenu 
»  joindre  avec  M.  du  Bay  et  M.  de  Lagarde,  gentila- 
»  hommes  du  Dauphiné,  avec  aussi  cinq  de  leurs  bons 
»  tireurs  et  dix-huit  chiens  ;  nos  six  valets  de  limiers 
»  font  merveille  »  ;  —  lettres  adressées  à  M.  Antoine,, 
de  Versailles,  par  sa  femme  et  sa  fille,  le  félicitant  dir 
succès  de  sa  chasse  :  «  Il  ne  peut  y  avoir  de  satisfaction 
»  pareille  à  la  vôtre  et  à  la  nôtre;  car  le  Roy  ne  fait 
»  que  parler  de  cela  toute  la  journée  ;  depuis  que  Sa 
»  Majesté  a  reçu  le  procès-verbal,  elle  en  a  voulu  faire- 
»  la  lecture  elle-même  en  présence  de  toute  la  Cour,  et 

>  sur  le  champ  le  Roy  a  fait  demander  votre  cher  fils^ 

>  aine  le  Capitaine,  auquel  Sa  Majesté  a  fait  l'honneur 

>  de  lui  parler  pendant  une  heure  entière  en  lui  disant 
»  les  choses  les  plus  honnorables  sur  votre  compte  et 
»  tous  les  seigneurs  de  la  Cour  l'ont  embrassé.  Sa  Ma- 
»  jesté  a  eu  la  bonté  de  se  rapeller  toutes  vos  belles  ac- 
»  tions  sur  la  chasse  et  tous  les  dangers  dont  vous 
»  l'aviez  tiré  dans  les  chasses  du  sanglier  et  du  cerf  et 
»  tout  votre  zèle  à  la  servir  »  ;  —  procès-verbal  (im- 
primé) fait  en  présence  de  Madame  de  Lugeac,  abbesse* 
de  l'abbaye  des  Chazes  en  Auvergne^  de  M.  Lafont,  de 
M.  Pic,  curé  de  cette  paroisse,  des  s"  Pélissier,  Re- 
gnauld  et  Dumoulin,  gardes-chasse  de  la  capitainerie- 
royale  de  Saint-Germain-en-Laye,  des  s"  Lesteur  et 
Lachenay,  gardes-chasse  de  S.  A.  S.  M^  le  duc  de  Pen- 
thièvre,  et  des  s"  Lafeuille  et  Berry,  valets  de  limiers 
de  l'équipage  de  la  Louveterie  du  roi,  concernant  la 
mort  de  la  louve,  blessée  par  le  s' Regnauld  et  tuée  par 
deux  paysans  de  Langeac,  à  environ  vingt  pas  de  l'en- 
droit où  M.  Antoine  avait  tué  le  grand  loup  ;  peu  de 
temps  après,  M.  Antoine  tue  le  dernier  louveteau  et 
annonce  qu'il  se  propose  de  partir  bientôt,  les  chasses 
commençant  à  devenir  difficiles  à  cause  de  la  neige  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  le  duc  de  Choiseul, 
le  Contrôleur  général,  MM.  Bertin  et  de  Saint-Floren-^ 
tin;  M.  de  Ballainvilliers  adresse  à  M.  de  Saint-Floren- 
tin le  portrait  «  de  l'animal  qui  a  exercé  tant  de  cruau- 
»  tés  dans  la  province  aussi  fidèle  que  l'a  pu  faire  le 
»  peintre,  qui  réside  à  Clermont  >  ;  M.  de  Saint-Flo- 
rentin  annonce  qu'il  l'a  fait  voir  au  roi  et  remercie  ;  — 
lettre  de  M.  Antoine  à  l'Intendant,  datée  de  Versailles 
le  28  déc.  1765. 


G.  1737.  (Liasse.)  —  iiO  pièces,  papier;  1  cachet. 

1766.  —  Anhiaux  noisibles.  —  Bète  du  Gévaudan. 
Dépenses  :  pièces  justificatives  des  dépenses  faiteir 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


85 


par  MM.  Antoine»  Lafont,  de  Montluc,  etc.;  —  ordon- 
nances de  l'Intendant;  —  correspondance  de  llnten- 
dant  avec  ses  subdéiégnés,  le  Contrôleur  général  : 
M.  d'Ormesson  ;  —  pièces  relatives  à  Tembanmement 
du  grand  loup  par  M.  Jaladon. 


C.  1738.  (Liasse.)  —  29  pièces^  papier. 

17€S-11M.  —  Animaux  nuisibles.  —  Lettre  de 
M«  Fournier,  curé  de  La  Besseyre-St-Mary,  du 
6  déc.  1765,  racontant  la  lutte  soutenue  contre  la  béte 
par  deux  drôles  de  sa  paroisse,  l'un  âgé  de  6  à  7  ans, 
Tautre  de  13  à  14  :  «  La  béte  qui  n'avoit  pas  reparu 
»  par  ici  depuis  un  certain  tems,  sortit  tout  à  coup  des 
»  bois  voisins,  s'adressa  d'abord  aux  bestiaux,  et  s'en 
»  vint  ensuite  aux  vachers,  les  attaqua  jusqu'à  trois 

>  reprises  difiérentes  et  à  la  seconde  saisit  aux  reins  le 
»  plus  jeune,  l'emporta  à  quelques  pas  de  là,  luy  dé- 
»  chira  ses  habits  d'une  dent,  de  l'autre  le  blessa  sans 

>  denger,  et  Tauroit  infailliblement  dévoré  sans  le 
»  prompt  secours  du  plus  âgé,  qui,  avec  sa  bayonnete 
»  au  bout  d'un  bâton,  se  défendit  luy-même  et  défendit 
»  son  camarade  avec  une  présence  d'esprit  et  une  fer- 
»  meté  de  courage  qui  tiennent  du  prodige.  Apres  ce 
»  triple  combat,  soutenu  avec  tant  d'avantages,  notre 
»  héros  invincible  prit  par  la  main  l'enfant  blessé,  alla 

>  ramasser  les  bestiaux  que  la  béte  avoit  attaqués  à 
»  Talternative,  et  dispersés  au  loin  sur  la  montagne, 
»  les  remmena  dans  les  écuries,  et  raconte  son  avan- 
»  ture  avec  une  précision  et  une  naïveté  qui  enchan- 
»  tent  >;  la  peinture  qu'il  fait  de  l'animal  s'accorde 
assez  bien  avec  ce  qu'on  en  a  dit  jusque-là,  «  il  dit 
»  d'abord  qu'il  a  bien  quelques  rapports  avec  le  loup, 

>  mais  il  ajoute  qu'il  en  est  différent  dans  plusieurs 
»  chefs  :  cet  antropophage  ne  va  que  par  sauts  et  par 
»  bonds,  faisant  trembler  la  terre  dans  sa  course,  re- 
»  culant  av€c  autant  de  légèreté  que  lorsqu'il  avance  ; 
»  il  est  beaucoup  plus  grand  qu'un  loup,  surtout  quand 

>  il  s'hérisse  ;  il  a  des  taches  comme  rouges  et  noires 

>  sur  les  flancs,  le  col  gros  et  extrêmement  court,  le 

>  museau  camus,  la  tête  plate,  et  une  barre  noire  de- 

>  puis  les  épaules  jusqu'aux  extrémités  de  la  queue 

>  dont  le  bout  est  d'une  grosseur  prodigieuse  »;  —  let- 
tre de  M.  Ollier,  curé  de  Saint-Sébastien  de  Lorcières, 
chanoine  de  Sainte-Geneviève,  du  28  déc.  1765,  préten- 
dant que  l'on  n'a  pas  tué  l'animal  qui  avait  fait  tant  de 
ravages;  l'on  a  fait  à  la  vérité  quelques  chasses  au 
loup,  €  et  non  à  l'animal  vorace  et  féroce  qui  est  véri- 
»  tablement  un  monstre  en  sa  nature  ;  l'on  a  trompé 
»  et  la  Cour  et  le  peuple  en  disant  que  c'est  un  loup  >  ;    | 


il  rappelle  l'incident  rapporté  dans  la  lettre  ci-dessus  ; 
en  outre  la  bête  a  dévoré  le  21  décembre  Agnès  Mour- 
gués,  de  la  paroisse  de  Lorcières,  âgée  de  12  ans;  — 
correspondance  à  ce  sujet  de  llntendant  avec  MM.  d'Or- 
messon  et  de  L'Averdy  ;  —  lettre  de  M.  de  Montluc,  du 
26  janvier,  au  sujet  des  nouvelles  adressées  par  le  curé 
de  Lorcières  :  «  La  relation  que  ce  prieur  fait  des  appa- 

>  ritions  et  dégâts  de  la  beste  féroce  dans  sa  paroisse  est 
»  aussi  exacte  que  la  description  qu'il  donne  du  monstre 
»  est  ridicule  »;  ce  n'est  certainement  pas  un  loup,  tous 
les  habitants  qui  l'ont  vu  l'affirment,  et  «  ils  sont  à 
»  portée  de  les  connoitre,  ils  en  voyent  souvant  sortir 
»  des  bois  de  la  Margeride,  dont  ils  sont  riverins  ;  et 
»  ils  ajoutent  qu'ils  l'ont  entendu  la  nuit  souvant  faire 
»  des  cris  effroyables,  surtout  dans  le  tems  où  il  avoit 
»  fait  quelque  meurtre,  touts  différants  de  Thurlement 

>  du  loup  et  qui  imitoiiit  plus  tôt  le  lianissement  du 
»  cheval  »;  —  nouvelle  lettre  de  M.  Ollier  à  l'Inten- 
dant,  du  7  février  1766,  au  sujet  des  reproches  que  lui 
a  faits  M.  de  Montluc  d'avoir  envoyé  au  Ministre  une 
relation  des  accidents  survenus  dans  sa  paroisse;  les 
termes  de  la  lettre  de  M.  de  Montluc  ne  conviennent^ 
dit-il,  ni  à  son  âge,  ni  à  son  état,  ni  à  son  caractère; 
M.  Ollier  a  pensé  bien  faire  de  demander  directement 
des  secours  pour  sa  malheureuse  paroisse,  «  comme 
»  nous  sommes  très  mécontent  des  dernières  chasses,  il 
»  étoit  essentielle  de  détromper  la  Cour  par  différens 
»  endroits,  et  dans  une  occasion  où  tout  le  peuple  de 
»  ces  environs-cy  est  réduit  à  la  dernière  misère,  ayant 

>  perdus  une  partie  de  leurs  récoltes  et  de  leurs  foins 
»  pour  aller  à  des  chasses  fatigantes  et  mal  entendus»; 
la  paroisse  contient  460  communiants  et  paie  6,000  liv. 
à  Sa  Majesté,  sans  comprendre  les  vingtièmes,  «  jugez 
»  de  sa  misère  dans  le  tems  et  le  siècle  où  nous  som- 
D  mes»;  —  réponse  de  l'Intendant;  —  procès-verbal 
des  blessures  reçues  par  Jeanne  Delmas,  le  14  février 
1766;  M.  Ollier  adresse  en  même  temps  que  ce  procès- 
verbal  une  bande  de  papier  indiquant  la  longueur  des 
«  empreintes  du  pied  du  monstre  »  ;  —  procès-verbal  de 
la  mort  d'une  petite  fille  de  6  ans,  de  la  paroisse  de  Cla- 
vières;  —  lettre  de  M.  Gibergues,  curé  de  Clavières,  du 
26  avril  1766,  donnant  la  description  d'une  seconde 
bête  qui  a  paru  dans  sa  paroisse,  plus  petite,  oreilles 
pendantes,  la  queue  repliée  en  façon  de  «  retorte  >  et  la 
démarche  d'un  sanglier;  les  mâtins  la  culbutèrent  une 
première  fois,  mais  refusèrent  de  l'approcher  ensuite  >; 
—  lettres  de  M.  de  Boissieux,  au  sujet  de  deux  enfants 
attaqués  par  la  bête  à  Pinols  et  Desges  ;  —  «  relation 

>  sincère  et  exacte  des  événements  fâcheux  qui  sont 
»  arrivés  pendant  le  cours  de  l'année  1765,  par  la  bête 
»  féroce  dans  la  paroisse  de  Lorcières,  diocèse  et  élec- 


1 


89  ARCHIVES  DU 

«  ^ 

>  tion  de  Saint-Flour  »  par  M.  OUier,  curé  de  Lor- 
cières  ;  —  «  description  de  rantropophatçe  ou  de  Tanl- 
»  mal  féroce  qui  désole  et  ravage  le  païs  des  frontières 

>  du  Gévaudan  et  d'Auvergne  que  Ton  caractérise  de 
»  monstre  en  sa  nature  »  par  le  même  M.  OUier  :  l'ani- 
mal est  plus  allongé  et  plus  haut  qu'un  loup ,  le  poitrail 
est  presque  aussi  large  que  celui  d'un  cheval,  les  pieds 
de  derrière  plus  hauts  que  ceux  de  devant,  le  dessous 
du  ventre  est  blanc,  une  raie  noire  s'étend  tout  le  long 
du  dos  ;  il  n'attaque  j[)as  les  parcs  à  moutons,  c'est  sur- 
tout aux  enfants  et  aux  filles  qu'il  s'attaque;  M.  OUier 
conclut  que  ce  ne  peut  être  un  loup. 


C.  1739.  (Liasse.)  —  12  pièces,  papier  (4  impr.). 

1766-1767.  —  Animaux  >nuisibles.  —  Lettre  de 
M.  de  L'Averdy,  contrôleur  général,  du  10  décem- 
bre 1765,  adressant  à  l'Intendant,  pour  le  répandre 
dans  sa  province,  un  mémoire  «  où  l'on  a  rassemblé  y> 
la  «  recette  et  le  développement  de  trois  différons  se- 
»  crets  ou  procédés  qui  ont  été  emploies  avec  succès 
»  contre  les  loups  »,  il  ne  faudra  en  faire  part  qu'aux 
gentilshommes  et  autres  personnes  qui  se  mêlent  de 
chasse  et  qu'on  jugera  capables  d'en  faire  usage  sans  in- 
convénient; —  secret  pour  empoisonner  les  loups,  sans 
aucun  risque  pour  tout  autre  animal  :  emploi  de  la  noix 
vomique  (notices  imprimées)  ;  —  correspondance  de 
l'Intendant  avec  ses  subdélé^rués. 


C.  1740.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier  (3  impr.). 

1 766-1 7SS.  — Animaux  nuisibles.  —  Lettre  ano- 
nyme adressée  à  l'Intendant  d'Auvergne,  du  27  juillet 
1766,  au  sujet  du  loup  qu'on  a  vu  du  côté  de  Brioude. 
«  On  le  cherchoit  dans  les  bois,  et  il  falloit  voir  de  le 
»  trouver  dans  les  maizons  ;  en  un  mot  pour  mieux 
»  m'expliquer,  je  crois  que  ce  sont  des  sorciers  qui 
»  fourmillient  dans  le  monde.  J'ay  là  un  peu  ce  que 
»  l'on  raconte  de  leurs  actions,  et  ce  que  le  Parlement 
»  et  le  Roy  ont  fait  pour  tâcher  de  les  détruire  :  en 
»  1709  Sa  Majesté  envoya  dans  le  pays  de  Labourt 
»  deux  canceliers,  l'un  de  Bourdeaux  nommé  d'Eàpa- 
»  gnet,  pour  faire  le  procès.  Ils  en  firent  périr  un  grand 
»  nombre  de  tous  les  états  »;  il  serait  utUe  qu'on  fît 
la  même  recherche;  car  «  remarqués^  s'il  vous  plaît, 

>  pourquoi  tant  de  dérangement  de  saisons,  tant  de 
»  nèges  dans  des  païs,  sans  qu'il  n'y  en  aye  dans  d'au- 
»  très,  tant  de  pluyes  si  continuelles,  tant  d'orages, 

>  tant  de  maladies...  »;  —lettre  de  M.  d'Ormesson, 


PUY-DE-DOME. 

du  1*'  juillet  1767,  renvoyant  à  M.  do  Ballainvilliers 
une  lettre  par  laquelle  le  s''  Dumont,  demeurant  à  Mi^r- 
sac ,  représente  que  les  loups  viennent  enlever  les 
enfants  jusqu'aux  portes  des  villages  ;  ils  ne  toucbent 
pas  aux  poisons  qu'on  répand  pour  les  détruire  et  qui 
ont  fait  périr  une  grande  quantité  de  chiens  ;  M.  Dû- 
ment demande  qu'on  l'autorise  à  se  mettre  à  la  tète 
d'une  petite  troupe  choisie  «  qui  se  tiendra  en  embuai 
»  cade  et  à  portée  de  secourir  des  enfants  qu'on  expo- 
»  sera  pour  attirer  les  loups  »  ;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant, du  17  juillet  1767,  annonçant  l'arrivée  de  cinq 
gardes-chasse  de  S.  M.  envoyés  pour  détruire  les  loups 
qui  ont  recommencé  leurs  ravages  dans  le  Gévaudan  el 
sur  les  frontières  de  l'Auvergne  ;  —  lettre  du  s' Gravois 
de  Saint'Lubin,  maître  de  mathématiques  à  Yersailies^ 
le  6  avnl  1768,  se  plaignant  que -le  s'  Antoine  siBst 
servi  pour  détruire  la  béte  du  Gévaudan  d'un  secret  in- 
venté par  ledit  Gravois  et  qu'il  avait  communiqué  à  la 
Cour  dès  le  mois  de  mai  1765;  il  s'agissait  d'  <  une 
»  sale,  cage  ou  bosquet,  soit  en  bois,  en  fer  ou  corde 
»  qui  sera  à  jour  de  toute  part;  cette  sale  sera  ainsi 
»  construite,  elle  sera  partagée  en  deux  parties,  la  se- 
»  paration  sera  à  jour,  une  partie  sera  pour  recevoir 

>  la  bête,  dont  les  portes  et  plancher  supérieur  seront 
»  à  coulisse  et  en  état  d'arrêter  à  l'instant  la  bête  en- 

>  trante  en  les  laissant  tomber  ;  l'autre  partie  sera 
»  pour  y  mettre  les  hommes  qui  seront  dans  une  tran- 
»  chée  pQur  lâcher  le  tourniquet  sur  lequel  le  cap  de 
»  corde  sera  détenu  »  ;  le  petit  détroit  au  bout  d'un 
sentier  où  les  gazettes  disent  que  le  s'  Antoine  a  arrAté 
et  tué  la  bête,  ne  peut  être  autre  chose  que  le  secret  en 
question  ;  «  le  fUs  du  s**  Antoine  le  jour  qu'il  a  présenté 
»  la  bête  au  Roi  m'a  injurié  et  menacé,  dont  j'ai  in- 

>  formé  M.  le  comte  de  Noailles  qui  m'a  écrit  deux 
»  mots,  qu'il  étoit  bien  fâché  de  ce  qui  m'étoit  arrivé 
»  et  que  je  n'avois  rien  à  craindre  de  cabale  »  ;  M.  Gra- 
vois demande  à  l'intendant  d'Auvergne  de  faire  faire 
une  enquête  sur  les  lieux;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  15  janvier  1785,  portant  règlement  pour  les  chasses 
aux  loups.  (Paris,  impr.  royale,  in-4°,  7  pages);  — 
lettre  de  M.  Chauvassaignes,  du  25  août  1786,  sur  les 
ravages  que  font  les  loups  dans  les  montagnes  du  can« 
ton  de  Tliiers;  ordonnance  de  l'Intendant  prescrivant 
une  battue;  —  ordonnance  du  roi,  du  14  mai  1788» 
concernant  les  battues  pour  la  destruction  des  loups; 
suivie  d'ordonnance  de  l'Intendant  (placard  impr.  chex 
Ant.  Delcros,  deux  exemplaires). 


"1^ 


Jeuœ  et  Fêtes. 


C.  1741.  (Liasse.)  —  31  pièces,  papier  {%  impr.);  3  cachets. 


tM8-17a6.  —  Jeux  et  Fêtes.  —  Ordonnance  de 
X-B.  Desmarets,  seigneur  de  Yaubourg,  intendant 
d'Auvergne,  du  9  mai  1688,  rappelant  les  ordonnances 
de  1254,  1369,  1560,  1579,  et  Tordonnance  de  M.  de 
BéruUe  du  5  sept.  1685,  qui  proscrivent  les  «  jeux  de 
»  quille  appelles  rampeaux,  danses  balkdoires  et  at- 
»  troupements  appeliez  charivaris  et  autres  Jeux  illi- 
»  cites  »  (plac.  impr.  à  Clermont  par  Damien  Boujon, 
impr.  devant  le  Palais,  à  l'image  saint  Jean  TEvangé- 
liste);  —  ordonnances  d'Antoine  Astier  de  Chazeron, 
sT  des  Astiers,  châtelain  et  Juge  ordinaire  de  la  ville, 
iMironnie  et  mandement  de  Thiers,  au  sujet  d'une  lote- 
rie tenue  par  le  s'  Cottier,  1700,  ce  dernier  est  invité  à 
rendre  l'argent  des  billets  et  les  marchandises  sont  sai- 
sies; lettre  de  M.  Astier  adressant  à  l'Intendant  les  or- 
donnances en  question  dont  ce  dernier  «  souhaite  la 
suppression  >  ;  M.  Astier  se  conformera  à  ce  désir  et  se 
défend  d*avoir  agi  par  passion,  il  n'a  fait  que  mainte- 
nir Fexécution  des  ordonnances  de  police  ;  il  demande 
aussi  quel  parti  on  doit  prendre  à  l'égard  des  mendiants 
qui  traversent  la  ville  «  et  auxquels  partout  ailleurs  on 

>  lionne  la  passade  >  ;  —  lettre  de  M.  de  Fontaines, 
datée  de  Yiverols  le  3  sept.  1783,  demandant  la  protec- 
tion de  l'Intendant  pour  un  colporteur  à  qui  les  cava- 
liers de  maréchaussée  ont  enlevé  ses  marchandises  sous 
prétexte  qu'il  tenait  un  €  jeu  de  blanc  »  ;  M.  de  Fon- 
taines s'attend  à  quitter  Yiverols  et  le  regrette  :  «  C'est 
»  un  endroit  admirable  où  on  passe  les  jours  et  les  nuits 
»  au  jeu;  enfin  tout  joue  icy  sens  exception,  vous  Ju- 
»  gés  assés  que  se  doit  estre  pour  moy  un  amusement 
»  par&it  >  ;  M.  Trudaine  ordonne  de  rendre  au  mar- 
chand les  objets  saisis  ;  —  lettre  de  M.  de  Sadourny,  du 
10  février  1734^  informant  Tlntendant  qu'il  se  Joue  à  Au- 
lillac  un  jeu  épouvantable,  soit  au  lansquenet,  soit  au 
fiiaraon,  qui  cause  du  désordre  dans  bien  des  familles; 
les  réunions  sont  chez  M"**  de  La  Ghenaye  et  chez  M.  De- 
lort,  ce  dernier  «  n'est  pas  bien  le  maître  d'empêcher  ces 
»  jeux  chés  luy  »,  une  lettre  de  l'Intendant  lui  en  four- 
nirait  le  moyen  ;  lettre  de  M.  Trudaine,  invitant  M.  De- 
lortà  faire  cesser  cet  abus;  «  Je  sçay,  ajoute-t-il,  je  pou- 
»  rois  dire  par  ma  propre  expérience,  que  le  maitre  de 

>  la  maison  est  souvent  le  dernier  à  sçavoir  ce  qui  se 
»  passe  chés  luy...  Je  pensse  donc  qu'il  est  à  propos  que 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  87 

»  nous  réveillons  notre  attention  vous  et  moy  pour 
»  empêcher  que  l'on  ne  joue  à  ces  sortes  de  jeux  qui 
»  pouroient  altérer  par  trop  les  fortunes  de  nos  ci- 
»  toiens  de^a  trop  médiocres  »  ;  M.  Delort  remercie 
l'Intendant  de  cette  lettre  qu'il  avait  balancé  à  lui  de- 
mander ;  le  Jeu  de  lansquenet  a  pris  naissance  chez  lui, 
et  c'est  M.  de  Malauze,  un  des  gros  joueurs  du  royaume» 
qui  avait  fait  monter  le  Jeu  à  un  taux  excessif;  mais 
on  n'a  jamais  Joué  le  pharaon  chez  M.  Delort,  bien  qu*il 
Tait  vu  Jouer  chez  tous  les  intendants  qui  ont  précédé 
M.  Trudaine;  il  lui  sera  facile  maintenant  de  réprimer 
cet  abus;  — requête  du  nommé  G.  Fournier  et  lettré 
du  s'  Dalbet,  curé  du  fireuil,  au  sujet  d'un  accident 
survenu  au  jeu  de  quilles  dans  ladite  paroisse,  1734;  — 
arrêt  de  la  cour  du  Parlement,  du  19  avril  1741,  qui 
condamne  à  l'amende  le  nommé  Julien  Guérin,  demeu- 
rant à  Laval,  pour  avoir  donné  à  jouer  à  des  jeux 
prohibés  (impr.  à  Paris,  chez  P.  Simon,  in-4*, 
4  pages)  ;  —  lettres  de  M.  Duchey,  1749-1750,  au  sujet 
des  jeux  de  hasard  qui  se  Jouent  à  Riom,  particulière- 
ment dans  la  maison  du  s'  Chassain  et  chez  M.  de  Gha- 
boissière,  exilé  par  ordre  du  roi  dans  la  ville  de  Riom  ; 
lettre  anonyme  adressée  à  l'Intendant  à  ce  sujet;  — 
correspondance  de  MM.  Rossignol,  intendant,  et  de 
Mombriset,  subdélégué  à  Brioude,  au  sujet  d'un  «  ram- 
peau  à  neuf  quilles  >  établi  dans  cette  ville,  1750  ;  — 
lettres  de  M.  Gros,  subdélégué  à  Maringues,  1750,  au 
sujet  de  la  négligence  de  MM.  Brassier,  bailli  de  Ma- 
ringues, et  Chapelle,  procureur  d'office,  à  poursuivre 
les  crimes  et  délits  qui  se  commettent  dans  cette  terre  ; 
et  du  jeu  de  lansquenet  qui  se  tient  chez  M"*  Chapelle, 
mère  du  procureur  et  belle-mère  du  bailli  ;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  MM.  Duchey  et  Brassier  ;  —  lettres 
de  M.  de  la  Crène,  1755,  au  sujet  du  Jeu  qui  a  été  joué, 
malgré  la  défense  de  l'Intendant,  dans  un  bal  donné  à 
l'hôtel  de  l'Intendance^  pendant  le  carnaval,  par  les 
Jeunes  gens  de  Riom  ;  l'Intendant  écrit  à  M.  Andraud 
de  signifier  au  concierge  que  sa  place  lui  est  ôtée  pour 
ne  s'être  pas  opposé  à  ce  Jeu;  —  lettre  de  M.  de  Sar- 
tine,  du  18  février  1764,  informant  M.  de  Ballainvilliers 
qu'il  a  autorisé  «  un  nommé  Yilledieu,  homme  fort  au 

>  fait  des  manœuvres  des  bonneteurs  qui  font  des 
»  duppes  sur  les  routes  et  y  commettent  des  vols  à  se 
»  présenter  aux  officiers  de  maréchaussée  pour  en  faire 

>  arrêter  plusieurs,  qu'il  connoit  et  sur  lesquels  il  est 
»  en  état  de  donner  des  renseignements  utiles  »;  — 
lettre  de  M.  de  L'Averdy,  du  12  février  1765,  invitant 
M.  de  Ballainvilliers  à  faire  cesser  les  jeux  de  hasard 
qui  se  tiennent  à  Riom  ;  —  requête  de  Christophe  Mar- 
tin, archiprôtre,  curé  et  vicaire  forain  du  district  de 

I    Massiac,  s.  d.,  demandant  à  l'Intendant  d'interposer  son 


^ 


88  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

autorité  pour  faire  cesser  un  jeu  de  rampeau  qui  s*est 
établi  dans  sa  paroisse. 


G.  1742.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier;  1  cachet. 

17S9-1766.  —  Jeux  et  Fêtes.  —  Allanche  :  lettre 
de  M.  de  Saint-Florentin,  du  18  juin  1766,  demandant 
à  M.  de  Ballainvilliers  des  renseignements  sur  l*avis  qui 
lui  a  été  donné  «  qu'il  se  forme  tous  les  ans  à  la  Saint- 

>  Jean  des  attroupemens  considérables  dans  un  lieu  aji- 
j«  pelle  Pial  Prat  près  la  ville  d'Allanche  ;  qu'il  s'y  ras- 

>  semble  trois  ou  quatre  cent  personnes  à  cheval,  et 

>  cinq  à  six  cent  à  pied  de  différents  pays,  pour  former 
»  des  sociétés,  et  se  répandre  ensuitte  dans  les  diffé- 
»  rents  endroits  qui  leur  sont  assignés  par  leurs  chefs. 
»  On  m'ajoute  que  jusqu'ici  personne  n'a  osé  ni  se 
»  plaindre  ni  s'opposer  à  ces  assemblées,  dans  la  crainte 

>  des  excèz  auxquels  se  porteroient  ceux  dont  elles 
»  sont  composées,  et  que  l'on  me  représente  comme  des 
»  gens  si  féroces  que  Ion  assure  les  avoir  vu  ronger 

>  l'herbe  avec  les  dents  pour  indiquer  la  vangeance 
»  qu'ils  tireruient  de  ceux  qui  voudroient  les  décou- 
»  vrir  >  ;  on  prétend  que  les  chefs  sont  des  cabaretiers 
ou  des  chaudronniers,  et  l'Intendant  n'aura  aucune 
peine  à  faire  arrêter  des  gens  de  cette  espèce  ;  —  cor- 
respondance à  ce  sujet  de  l'Intendant,  de  M.  Trudaine 
et  de  M.  Godivel,  subdélégué  à  Besse;  —  mémoire 
adressé  à  l'Intendant  par  M.  Godivel  :  les  fêtes  qui  se 
célèbrent  à  Allanche  à  l'occasion  de  la  fête  de  la  Nati- 
vité de  saint  Jean-Baptiste  durent  quatre  jours  ;  le  rei- 
nage  s'adjuge  comme  dans  les  autres  paroisses,  et  le 
premier  jour  le  roi,  la  reine,  les  consuls,  les  habitants 
assistent  à  la  messe  dite  «  du  roi  »  ;  puis  on  se  rend  en 
cavalcade  à  Yernols  dans  l'église  paroissiale  qui  est 
aussi  consacrée  à  saint  Jean-Baptiste  ;  le  second  jour  on 
■se  rend  à  Pial  Prat,  dans  un  pré  qui  appartient  au 
prieur  d'Allanche  ;  «  Le  roy  y  fait  distribuer  un  pâté 

>  monstrueux  par  sa  grandeur,  on  romp  ou  l'on  ar- 
»  rache  l'herbe,  on  se  la  jette  les  uns  aux  autres,  le 
»  menu  peuple  en  fait  des  bottes  que  chacun  emporte 

>  chés  soi  ;  plusieurs  la  regardent  comme  bénite,  ou  du 

>  moins  comme  ayant  la  propriété  de  préserver  ou  gué- 

>  rir  les  bestiaux  de  toutes  sortes  de  maladies  »^  ;  les 
soupçons  énoncés  dans  la  lettre  de  M.  de  Saint-Floren- 
tin ne  sont  pas  fondés;  —  réponse  de  l'Intendant  à 
M.  Trudaine  et  au  comte  de  Saint-Florentin.  —  Ardes  : 
émeute  survenue  à  l'occasion  des  danses  auxquelles  se 
livre  la  jeunesse  les  trois  derniers  samedis  de  carnaval 
et  le  26  juin,  jour  de  la  fête  patronale  ;  la  populace  s'as- 
semble ces  jours-là  et  après  mille  désordres  .oblige  les 


communalistes  à  lui  payer  un  tribut;  les  habitants  vou- 
lant détruire  cet  abus  délibérèrent  le  12  mai  1705  que 
les  prêtres,  pour  se  libérer,  paieraient  tous  les  ans  à 
l'HôtelDieu  une  rente  de  17  liv.  10  sols;  ce  projet 
n'ayant  pas  reçu  d'exécution,  on  y  revint  en  1732,  et 
un  accord  fut  conclu  le  9  février  entre  les  prêtres, 
l'Hôtel-Dieu  et  le  corps  de  ville  ;  le  peuple  n'y  voulut 
pas  souscrire  et  la  maréchaussée  envoyée  à  Ardes  le 
23  févr.  est  obligée  de  se  retirer  devant  l'émeute  ;  — 
correspondance  de  llntendant  avec  M.  Rodde-<];halaniat» 
subdélégué,  qui  se  défend  de  faire  l'information  coa- 
tre  les  mutins  à  cause  des  menaces  qu'on  lui  fait»  et 
demande  qu'elle  soit  confiée  à  M.  Rochette,  subdéléguô 
de  Brioude;  M.  Trudaine  y  consent  ;  lettres  de  M.  Ro- 
chette, de  M.  Cellin,  subdélégué  à  Issoire  ;  Vigier,  curé 
de  Madriat  ;  —  information  par  M.  Rochette  ;  —  lettres 
de  M.  Nazary,  syndic  des  prêtres,  se  plaignant  qu'on 
ait  recommencé  les  danses  défendues  le6juin^fêtede^ 
saint  Jean  l'Évangéliste;  —  l'Intendant  écrit  à  M.  Dau- 
phin et  l'invite  à  se  rendre  à  Ardes  dès  le  23  juin  avec 
les  deux  brigades  de  Clermont  ;  celles  de  Brioude  et 
d'Issoire  s'y  rendront  également  ;  —  lettres  de  M.  Rodde- 
Chalaniat  annonçant  que  la  fête  s'est  passée  sans  dé- 
sordre, mais  plusieurs  habitants  déclarent  que  «  pour 
»  entièrement  appaiser  ce  peuple  il  faut  que  MM.  les 
>  prestres  donnent  au  lieu  des  17  liv.  10  sols,  celle  de 
»  60  liv.  qui  seroint  destinés  pour  un  maistre  d'école  »; 
la  ville  prend  une  délibération  en  ce  sens,  6  juillet; 
M.  Rodde-Chalaniat  fait  observer  que  les  prêtres  ont 
déjà  montré  beaucoup  de  condescendance;  —  les  dé- 
sordres recommencent  en  1733. 


G.  1743.  (Liasse.)  — 27  pièces^  papier  (1  impr./. 

1M6-1777.  —  Jeux  et  Fêtes.  —  Brioude  :  lettre 
de  l'Intendant,  du  24  sept.  1732,  au  sujet  des  désordres 
qui  se  commettent  dans  les  fêtes  baladoires  de  plu- 
sieurs paroisses  de  l'élection  de  Brioude;  les  jeunes 
gens  s'y  rendent,  dit-on,  armés  de  pistolets  de  poche 
et  de  bayonnettes  ;  M.  Rochette  n'a  pas  eu  connaissance 
qu'il  soit  arrivé  grand  désordre  aux  fêtes  baladoires  ; 
on  ne  peut  désarmer  les  paysans  à  cause  des  loups,  mais 
on  pourrait  défendre  aux  fifres  et  aux  tambours  de 
jouer  ces  jours-là,  car  c'est  toujours  à  la  danse  que  les 
querelles  surviennent.  «  M^  de  Saint-Flour  l'a  si  biea 
»  prévu  qu'il  en  a  fait  par  ses  ordonnances  ecclésiasti- 
»  ques  un  cas  réservé  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Mombriset, 
du  23  septembre  1745,  proposant  de  défendre  à  l'avenir 
€  l'assemblée  qui  se  fait  tous  les  ans  à  Brioude  avec 
»  port  d'armes  le  jour  de  la  célébration  de  la  feste  de 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


89 


>  Notre  Dame  de  Maladie  dans  la  paroisse  de  Saint-Pre- 

>  geix  »  ;  l'Intendant  approuve.  —  Clermont  :  copie 
d'une  lettre  anonyme  écrite  de  Clermont  au  Contrôleur 
général,  le  21  février  1724,  au  sujet  des  désordres  qui 
s'y  commettent  :  «  Les  jeunes  gens  de  la  ville  se  sont 

>  assemblés  depuis  neuf  ou  dix  jours.  Ils  ont  nommé 

>  trois  capitaines,  l'un  se  nomme  le  prince  de  la  lune, 
»  le  second  le  prince  du  bon  temps  et  le  troisième,  le 

>  prince  de  la  folie;  ils  ont  aussi  nommé  des  majors  et 

>  des  sergents.  Cette  troupe  se  croit  en  droit  de  lever 
»  des  sommes  considérables  sur  les  hommes  qui  ne  sont 
»  point  natifs  de  la  ville  et  qui  s'y  sont  mariez,  sur 

>  ceux  de  la  ville  dont  les  femmes  n'en  sont  point,  sur 
»  ceux  qui  ont  épousé  des  veuves,  ou  les  veufs  qui  ont 
»  épousé  des  filles  et  sur  les  étrangers  qui  s'y  sont  re- 

>  tirés  avec  leurs  femmes  »  ;  un  marchand  qui  avait 
refusé  le  tribut  a  été  maltraité;  tout  cet  argent  passe 
en  débauches.  —  Joze  :  requête  du  curé  d'Uriat  cum 
Joze,  se  plaignant  que  le  dimanche  31  août  1755,  jour 
(octave)  de  la  fête  patronale,  les  garçons  passèrent 
devant  l'église,  avec  fifres  et  tambours,  au  moment 
où  le  prédicateur  commençait  le  panégyrique  de  saint 
Fiacre,  patron  de  la  paroisse,  et  entraînèrent  une 
partie  des  fidèles  à  leurs  profanes  divertissements;  il 
rappelle  que  ces  danses  sont  défendues  par  l'évêque  et 
par  les  ordonnances  du  roi;  —  avis  de  M.  de  la  Crène, 
subdéJégué  à  Riom  :  «  Les  garçons  sont  en  usage  de  ti- 
»  rer  le  col  de  Toye  le  jour  de  l'apport  de  Saint-Fiacre, 

>  c'est-à-dire  le  dimanche  après  la  fête;  cet  usage  a  lieu 
»  dans  beaucoup  de  villages  voisins  de  Joze.  Le  curé 
»  voulut  Tempêcher;  mais  les  garçons  y  parurent  réso- 
»  lus  et  promirent  seulement  au  curé  que  le  tambour, 
»  qui  annonce  l'assemblée  pour  tirer  Toye,  ne  battroit 

>  qu'après  que  Tofiace  seroit  finy.  Le  curé  voulut  alors 
»  obtenir  par  ruze  d'empêcher  que  les  garçons  ne  tiras- 
»  gent  l'oye,  et  il  prit  le  party  de  faire   retarder  et 

>  allonger  roflîce  du  soir,  de  manière  qu'il  ne  put  pas 

>  rester  du  temps  sufldsant  pour  l'exercice  de  tirer 
»  Toye  »;  l'Intendant  déclare  que  l'affaire  ne  doit  pas 
aller  plus  loin,  mais  que  Tannée  suivante  on  enverra  de 
la  maréchaussée  à  Joze,  si  le  curé  le  désire.  —  Langeac  : 
lettres  de  M.  Marie,  sul'délégué,  au  sujet  des  désordres 
qui  se  commettent  dans  les  fêtes  patronales  de  Langeac, 
de  Chanteuge  et  duCroux;  à  Langeac,  le  P""  juillet, 
les  jeunes  gens  s.'assemblent  et  défilent  en  armes;  à 
Chanteuge,  les  trois  fêtes  de  la  Pentecôte,  les  jeunes 
gens  .s'assemblent  armés  et  en  grand  nombre;  «  il  s'y 

>  commet  un  grand  abus.  L'on  y  poursuit  un  prétendu 

>  fol  dans  les  prairies  du  seigneur,. avec  beaucoup  de 

>  tiraillements;  on  le  conduit  ensuitte  dans  le  bourg  et 
»  dans  la  cour  du  château,  où  il  se  boil  beaucoup  de 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


>  vin  >;  il  se  fait  encore  une  lutte  dans  la  paroisse  du 
Croux  le  jour  de  Notre-Dame  d'août,  mais  sans  qu'il  y 
ait  port  d'armes;  —  ordonnances  de  l'Intendant,  1752, 
défendant  le  port  d'armes  à  toutes  ces  fêtes.  —  Lavau- 
dieu  :  lettre  du  s'  Maigne,  curé  de  Lavaudieu,  et  de 
M.  de  Mombriset  au  sujet  du  jeu  de  rampeau  établi 
dans  cette  paroisse,  1744. — Murât  :  lettre  de  M.  Teil- 
lard,  1735,  au  sujet  des  désordres  qui  se  commettent  à 
la  fête  baladoire  de  Murât  ;  l'Intendant  défend  aux  gar- 
çons «  de  s'assembler  à  l'avenir  pour  procéder  à  la 
»  nomination  d'un  roy  ou  baisle  et  de  faire  aucune  levée 
»  sur  les  nouveaux  mariez,  à  peyne  contre  chaque  con- 
»  trevenant  de  100  liv.  d'amende  et  d'être  réputé  mili- 
»  cien  de  lad.  ville  pour  servir  en  lad.  qualité  pendant 
»  six  ans  ».  —  Nohanent  :  requête  adressée  à  M«'  de 
Bérulle,  intendant  d'Auvergne,  par  J.-B.  Girard^  curé 
de  Nohanent,  se  plaignant  qu'ayant  voulu  faire  exé- 
cuter l'ordonnance  de  l'Intendant  du  5  sept.  1685,  «  il 
»  auroit,  sammedy  dernier,  à  dix  heures  du  soir,  allant 
»  viziter  une  personne  moribonde,  voulu  empescher 
»  que  certains  habitans  dudlt  Nohanent,  deux  dragons 
»  qui  y  logent  et  quelques  autres  personnes  ne  dansas- 
»  sent  publiquement,  lesquelz  il  auroit  trouvé  mas- 

>  qués  dans  la  rue  »,  il  avait  été  insulté  et  menacé. 
—  Ordonnance  de  Pierre  de  Bérulle,  intendant,  défen- 
dant aux  habitants  de  la  paroisse  de  Sainte-Croix  de  la 
Cathédrale  de  Clermont,  et  autres  paroisses  de  la  Géné- 
ralité de  «  faire  des  dances  baladoires,  de  jouer  aux 
»  rarapeaux,  tenir  des  berlans,  ny  dancer  publiquement, 
»  à  peine  de  cent  livres  d'amende  »;  à  Riom,  le  5  sept. 
1685  (Clermont,  impr.  Damien  Boujon;  placard).  — 
Salezuit  :  lettre  de  M.  Gueyfller,  àBrioude,  le  17ao(it 
1777,  au  sujet  d'une  rébellion  contre  la  maréchaussée 
lors  d'une  fête  qui  se  célèbre  le  15  août  autour  d'un 
oratoire  situé  sur  le  chemin  royal  de  Brioude  au  Puy  et 
dédié  à  la  Vierge  sous  le  titre  de  l'Assomption  ;  un  des 
mutins  a  été  tué;  lettre  de  M.  Amelot. 


Te  Deum, 

C.  1744.  (Liasse.)  — 44  pièces,  pap.  (4  impr.). 

1698-1756.  —  Te  Deum.  —  Minute  de  lettre  de 
l'Intendant,  du  24  oct.  1693,  au  sujet  des  réjouissances 
relatives  à  la  victoire  remportée  en  Piémont;  — ordon- 
nance de  Joseph  de  Montagu,  chevalier,  comte  de  Bou- 
zôls,  du  16  juillet  1719,  ordonnant  que,  en  actions  de 
grâces  de  la"  prise  de  Fontarabie,  il  sera  chanté  un  Te 
Deum  et  fait  des  réjouissances  publiques  dans  toutes  les 
villes  et  lieux  de  la  province  d'Au\ergne  (plac.  impr. 

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90  ARCHWES  DU 

à  Clermont,  chez  P.  Boutaudon)  ;  —  lettre  de  l'abbé  de 
Sers,  à  Mauriac,  le  19  nov.  1734,  se  plaignant  qu'on  ait 
difiëré  les  réjouissances  ordonnées  pour  la  victoire  de 
Guastalla,  afin  de  lui  ravir  le  droit  qu'il  a,  comme  sei- 
gneur»  de  mettre  le  feu  au  feu  de  joie  ;  il  se  plaint  que 
M.  Delaporte,  subdélégué,  les  consuls  et  le  curé  mécon- 
ïiaissent  ses  privilèges  les  plus  essentiels  et  les  moins 
contestables  ;  —  lettre  de  M.  de  Beaune,  à  l'Intendant, 
du  4  sept.  1744,  au  sujet  du  Te  Deum  qui  doit  se  chan- 
ter le  mardi  suivant  :  «  J'espère  que  vous  voudrés  bien 
»  me  faire  l'honneur  et  M""*  Rossignol  de  venir  souper 
»  ce  soir-là  chez  moy,  où  je  compte  d'invitter  tout  ce 
»  qu'il  y  aura  de  Mess'*  et  de  Dames  dans  la  ville  »;  — 
ordre  du  roi,  du  13  sept.  1751,  invitant  l'Intendant  à  se 
trouver  au  Te  Deum  qui  sera  chanté  en  actions  de 
grâces  de  la  naissance  du  duc  de  Bourgogne;  lettre  de 
M.  de  St-Florentin  à  M.  de  Moras  au  sujet  des  réjouis- 
sances qui  auront  lieu  à  cette  occasion  :  «  Je  ne  doute 

>  pas  que  plusieurs  villes  de  votre  département  ne 
»  cherchent  à  signaler  leur  joye  dans  une  conjoncture 
»  aussi  intéressante.  Dans  ce  cas,  elles  ne  pourroient 

>  rien  faire  de  plus  agréable  à  Sa  Majesté  que  de  se 
»  conformer  à  l'exemple  que  va  donner  la  ville  de  Paris 

>  en  dotant  et  mariant  des  filles  »;  minute  d'une  lettre 
circulaire  de  l'Intendant;  —  ordonnance  de  M.  Langlois 
du  Bouchot,  lieutenant  général  de  police  en  la  Séné- 
chaussée et  siège  présidial  de  Clermont-Perrand ,  du 
7  sept.  1752,  au  sujet  des  réjouissances  qui  se  feront 
dans  cette  ville  à  l'occasion  de  la  guérison  du  Dauphin 
(plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand  par  P.  Boutaudon); 

—  ordres  du  roi  et  correspondance  relative  au  Te  Deum 
qui  sera  chanté  et  aux  réjouissances  qui  auront  lieu  en 
1753  à  l'occaiïion  de  la  naissance  du  duc  d* Aquitaine, 
en  1754  à  l'occasion  de  la  naissance  du  duc  de  Berry,  en 
1755  à  l'occasion  de  la  naissance  du  comte  de  Provence; 

—  contestation  entre  le  curé  et  les  prêtres  communa- 
listes  d'Ambert,  au  sujet  des  Te  Deum  chantés  dans 
réglise  de  cette  ville  en  1754  et  1755;  le  curé  refuse  de 
publier  un  mandement  qui  lui  est  communiqué  par  les 
prêtres,  il  prétend  qu'il  doit  attendre  les  ordres  que 
l'évêque  lui  adressera  directement;  on  passe  outre  et  on 
fait  la  cérémonie  sans  attendre  que  le  curé  ait  reçu  et 
publié  le  mandement;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'In- 
tendant, de  MM.  Madur,  subdélégué;  Flouvat,  syndic 
«des  i^rétres;  Collangettes,  curé;  l'Intendant  donne  rai- 
son à  ce  dernier;  —  ordre  du  roi  et  correspondance  rela- 
tive au  To  Deum  qui  doit  être  chanté  en  actions  de 
grâces  de  la  prise  de  File  Minorque. 


PUY-DE-DOME. 


G.  4745.  (Liasse.)  —  39  pièces,  pap.  (2  impr.);  1  cachet. 

• 

1757-1775.  — Te  Deum.  —  Circulaires  de  l'Inten- 
dant aux  officiers  des  villes  et  des  Élections,  1757,  au 
sujet  du  Te  Deum  qui  doit  être  chanté  à  l'occasion  de  la 
victoire  remportée  sur  le  duc  de  Cumberland;  —  ordre 
du  roi  et  correspondance  au  sujet  du  Te  Deum  et  des 
réjouissances  pour  la  naissance  du  comte  d'Artois,  1757; 

—  ordre  du  roi,  du  20  oct.  1758,  invitant  l'Intendant  à 
assister,  dans  celle  des  églises  de  son  département  que 
bon  lui  semblera,  au  Te  Deum  qui  sera  chanté  en  actions 
de  grâces  de  la  victoire  remportée  sur  les  Hanovriens  et 
les  Hessois,  «  et  en  l'absence  des  gouverneurs,  lieute- 

>  nans  généraux  et  commandans  des  provinces  étant 
»  dans  votre  département,  y  donner  ordre  aux  officiers 

>  de  justice  et  des  villes  d'assister  à  cette  cérémonie  »; 

—  ordre  du  roi  et  correspondance  relative  aux  réjouis- 
sances qui  doivent  avoir  lieu  à  Toccasion  de  la  défaite 
des  Anglais  sur  les  côtes  de  Bretagne,  1758;  —  ordre 
du  roi  et  correspondance  au  sujet  du  Te  Deum  qui  doit 
être  chanté  en  actions  de  grâces  de  la  victoire  de  Bergen, 
1759;  —  lettre  de  l'Intendant,  avril  1761.  à  M.  de 
St  Florentin,  «  au  sujet  du  Te  Deum  qui  doit  être  chanté 
»  dans  les  villes  et  principaux  lieux  de  son  départe- 
»  ment  en  actions  de  grâces  des  différens  avantages 
»  remportés  dans  la  Hessè,  par  les  troupes  de  Sa  Ma- 
»  jesté  sur  les  ennemis  »;  —  ordonnance  de  MM.  les 
officiers  de  la  Sénéchaussée  d'Auvergne  et  siège  prési- 
dial de  Riom,  juges  de  police  de  ladite  ville,  au  sujet 
des  réjouissances  qui  auront  lieu  à  l'occasion  de  la 
publication  de  la  paix,  du  15  juillet  1763  (plac.  de 
l'impr.  de  Riom)  ;  —  lettre  des  maire  et  échevins'  de 
Brioude  et  du  s''  Dulac,  élu  en  l'Élection  de  ladite  ville, 
1766,  au  sujet  de  l'assistance  aux  services  solennels  qui 
doivent  être  célébrés  dans  les  églises  de  Brioude,  à 
l'occasion  de  la  mort  de  M^'  le  Dauphin;  —  ordonnancé 
de  M.  Chamerlat,  écuyer,  lieutenant-général  civil  et 
de  police  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand,  du  9  août 
1775,  au  sujet  de  la  naissance  du  duc  d'Angouléme 
(Clermont-Ferrand,  impr.  du  roi;  in-4'*,  4  pages). 


Loteries, 
C.  1746.  (Liasse.)  —  26  pièces»  pap.  (22  impr.). 

1788-1776.  —  Loteries.  —  Lettre  de  M.  Grasset, 
secrétaire  de  l'intendance  de  Montpellier,  du  8  février 
1733,  adressant  à  l'intendant  d'Auvergne  la  liste  des 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


91 


làUets  qui  ont  gagné  à  la  loterie  d^tinée  au  rembour- 
sement des  créanciers  de  la  province  de  Languedoc;  — 
lettre  dtt  s' Flouvat-Lavoye,  Ambert,  le  19  oct.  1750,, 
demandant  Tautorisation  de  mettre  en  loterie  cinq 
montres  et  deux  commodes,  valant  ensemble  760  liv., 
(|a'il  a  été  forcé  de  prendre  en  paiement  d*un  débiteur 
forain;  l'autorisation  est  refusée;  —  arrêt  du  Conseil  ' 
d'État,  du  9  avril  1752,  qui  ordonne  qu'il  ne  pourra  être 
publié  et  affiché  aucunes  loteries  dans  le  royaume, 
qu'elles  ne  soient  autorisées  par  Sa  Majesté,  et  fait 
défenses  à  toutes  personnes,  de  quelque  qualité  et  condi- 
tion qu'elles  soient,  de  se  charger  de  la  distribution 
d'aucuns  billets  de  loterie  sans  au  préalable  en  avoir 
obtenu  la  {>ermission  par  écrit  du  sieur  Lieutenant  gé- 
néral de  police  de  la  ville  de  Paris,  et  des  sieurs  inten- 
dants dans  les  provinces;  suivi  de  l'ordonnance  de 
l'Intendant  (plac  impr.  à  Clermont-Ferrand ,  chez 
P.  Boutaudon,  11  exemplaires);  —  lettre  du  Contrô- 
leur général  à  M.  de  la  Michodière,  du  6  mai  1755,  • 
rappelant  les  prescriptions  de  l'arrêt  de  1752;  il  est 
d*autant  plus  nécessaire  d'exercer  une  surveillance 
rigoureuse  qu'on  prétend  qu'il  s'est  répandu  des  billets 
de  fausses  loteries  sous  des  noms  et  des  prétextes  étran- 
gers; —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  30  juin  1776,  por- 
tant suppression,  à  compter  des  1*'  et  6  août  prochain, 
des  loteries  de  l'École  royale  militaire,  de  l'Hôtel  de 
Ville  de  Paris,  de  la  Générale  d'associations  et  de  celle 
^es  communautés  religieuses;  création  d'une  loterie 
sons  le  nom  de  «  loterie  royale  de  France  »,  dont  le  pre- 
mier tirage  sera  fait  le  1"  septembre  prochain,  et  union 
à  la  régie  de  la  loterie  royale  des  loteries  des  Enfants- 
Trouvés  et  de  Piété  qui  sont  conservées;  suivi  d'ordon- 
nance de  l'Intendant  (plac.  impr.  àClermont-Ferrand, 
chez  A.  Delcros);  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  20  sept. 
1776,  qui  renouvelle  les  défenses  faites  par  celui  du 
9  avril  1752  de  vendre  ni  distribuer  des  billets  de  lote- 
ries étrangères  ou  autres  qui  n'auraient  pas  été  autori- 
sées par  Sa  Majesté,  à  \yeine  de  3,000  liv.  d'amende;  suivi 
d'ordonnance  d3  l'Intendant  (plac.  impr.  à  Clermont- 
Ferrand,  chez  A.  Delcros;  10 exemplaires). 


Cabaretiers. 
C.  1747.  (Liasse.)  —  29  pièces,  papier  (9  impr.). 

11114-1775.  —  Cabaretiers.  —  Arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  4  janv.  17;:^4,  qui  permet  à  tous  cabaretiers 
de  vendre  vin  à  toutes  heures,  excepté  pendant  le  ser- 
vice divin,  et  qui  leur  fait  défense  de  donner  à  boire  et 
k  manger  après  huit  heures  du  soir,  en  hiver,  et  après 


dix  heures  du  soir,  en  été;  suivi  d'ordonnance  de  l'In- 
tendant (placard,  impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  P.. 
Boutaudon,  quatre  exemplaires);  —  lettre  de  M.  de 
Saint-Just,  du  4  août  1733,  demandant  qu'il  soit  dé- 
fendu  aux  habitants  de  Saint-Just  de  tenir  cabaret;  il 
représente  que  les  jours  de  dimanches  et  de  fêtes  tous 
les  ivrognes  du  Velay  et  de  l'Auvergne,  à  trois  ou  qua- 
tre lieues  à  la  ronde,  s'y  donnent  rendez-vous,  et  il  en 
résulte  bien  des  querelles  ;  il  rappelle  que  M.  de  Noin- 
tel,  intendant  d'Auvergne,  a  bien  voulu  lui  accorder 
cette  défense;  M.  Trudaine  répond  qu'il  n'a  pas  le  droit 
de  faire  cette  défense  «  chaque  particulier  ayant  la  li- 
»  berté  d'embrasser  la  profession  et  de  faire  le  com- 
»  merce  que  bon  luy  semble  »;  —  ordonnance  de 
MM.  les  officiers,  juges,  magistrats  en  la  sénéchaussée 
d'Auvergne,  juges  de  police  de  la  ville  de  Riom,  du 
20  juillet  1747,  défendant  aux  hôteliers  et  cabaretiers 
de  donner  à  boire  aux  soldats  hollandais,  prisonniers 
de  guerre,  pendant  le  service  divin  et  après  l'heure  de 
la  retraite  (placard  impr.  à  Riom,  chez  Fr.  Gonin);  — 
plainte  du  s"  Reboul,  procureur  fiscal  à  Langeac,  1751, 
contre  un  cabaretier  de  cette  ville;  —  certificats  de 
publication  d'une  ordonnance  de  l'Intendant,  du  27  déc. 
1751,  relative  aux  «  hostes  et  cabaretiers,  marchands, 
»  artisans  et  cavaliers  en  quartier  dans  la  Généralité  »; 
— .plaintes  du  curé  de  Langeac,  1754,  contre  des  caba- 
retiers de  cette  ville  qui  donnent  à  boire  à  crédit  aux 
paysans  de  la  campagne  et  s'emparent  ensuite  de  leurs 
récoltes,  de  sorte  que  ceux-ci  se  trouvent  plus  miséra- 
bles après  la  récolte  qu'avant;  M.  Talemandier,  consulté, 
répond  que  ces  plaintes  ne  sont  pas  fondées,  les  cabare- 
tiers sont  étroitement  surveillés  et  les  gens  de  la  cam- 
pagne ne  sauraient  se  passer  du  crédit  qui  leur  est 
offert;  —  ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliers,  inten- 
dant d'Auvergne,  du  21  fév.  17(53,  relative  aux  bulle- 
tins des  voyageurs  que  devront  fournir  les  aubergistes 
et  cabaretiers  (plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez 
L.-P.  Boutaudon);  —  ordonnance  de  Louis-Anne  Re-^ 
boul,  lieutenant-général  civil  de  police  en  la  séné- 
chaussée de  Clermont-Ferrand,  du  21  fév.  1763,  con- 
cernant les  auberges,  chambres  garnies,  ceux  qui 
tiennent  pensionnaires  et  autres  personnes  qui  logent 
des  étrangers,  sous  quelque  dénomination  que  ce  puisse 
être,  ceux  qui  veulent  s'établir  en  cette  ville  ou  dans 
la  partie  de  Montferrand;  les  domestiques,  ouvriers, 
qui  ne  sont  point  munis  de  certificat  de  fidélité;  les 
mendiants,  gens  sans  aveu,  qui  se  retirent  dans  les 
auberges,  logis  ou  autres  endroits;  les  revendeurs» 
revendeuses  et  autres  gens  de  métier,  établis  en  jurande 
ou  non,  leurs  apprentils  ou  compagnons,  tant  dans 
cette  ville  ou  faubourgs  que  dans  la  partie  de  Montfer- 


92 


ARCHIVES  DU 


rand  (plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  L.-P.  Bou- 
taudon)  ;  —  extrait  des  registres  du  greffe  de  la  chambre 
de  police  de  la  ville  de  Riom,  du  24  nov.  1764,  concer- 
nant les  hôteliers,  cabaretiers  et  aubergistes  (plac. 
impr.  à  Riom,  chez  René  Candèze,  impr.-libraire  du 
Palais,  près  l'Intendance);  —  sentence  de  police  qui 
condamne  le  nommé  Barghaud^  cabaretier,  en  l'amende 
de  10  liv.  pour  n'avoir  pas  tenu  un  registre  exact  des 
étrangers  qui  logent  chez  lui,  etc.;  extrait  des  registres 
du  greffe  de  police  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand 
(Clermont-Ferrand,  impr.  du  roi;  in-4*,  3  pages). 


Bâtiments. 
C.  1748.  (Liasse.]  —  2  pièces,  parch.;  19  pièces,  papier. 

17M-1731.  —  Bâtiments.  —  Aurillac  :  —  arrêt  du 
.Conseil  d'État,  du  14  juin  1720,  qui  commet  l'Intendant 
pour  procéder  à  l'adjudication  des  réparations  à  faire 
aux  prisons  d'Aurillac;  —  lettre  de  M.  Boucher,  inten- 
dant d'Auvergne  à  Clerraont,  du  26  juin  1720,  invitant 
M.  de  Yic  à  assister,  avec  M.  de  Cébié,  à  Tadjudication; 
il  espère  qu'on  n'atteindra  pas  les  prix  portés  au  devis; 

—  toisé  des  réparations  à  faire  aux  dites  prisons,  y 
compris  la  chapelle  et  le  corps  de  garde;  —  devis  drêsîé 
par  M.  de  Vie,  ingénieur  ordinaire  du  roi,  le  10  juillet 
1720;  —  lettre  de  M.  Boucher,  invitant  M.  de  Vie, 
attendu  que  personne  ne  s'est  présenté  à  ladite  adjudi- 
cation, à  faire  faire  ce  travail  par  économie  conformé- 
ment au  devis  qu'il  a  dressé  et  qui  s'élève  à  2,200  liv.  ; 

—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  11  déc.  1725,  qui  commet 
M.  de  la  Grandville,  intendant,  pour  procéder  à  l'adju- 
dication des  réparations  à  faire  au  palais  du  bailliage  et 
présidial  d'Aurillac,  s'élevant  à  la  somme  de  2,250  liv.; 
lettre  d'envoi  de  M.  de  Gaumont  ;  —  bail  à  rabais  ;  état 
et  devis;  correspondance,  1725-1727;  —  état  des  répa- 
rations à  faire  aux  prisons  en  1731  ;  lettre  d'envoi  de 
M.  Sadourny. 


C.  1749.  (Liasse.)—  1  pièce,  parch.;  26  pièces,  pap.;  i  cachet. 

1734-1741.  —  Bâtiments.  —  Aurillac  :  —  requête  du 
concierge  des  prisons  déclarant  qu'il  ne  peut  répondre 
des  détenus  si  l'on  ne  fait  des  réparations  auxdites  pri- 
sons, 1734;  le  sieur  Lescure,  ingénieur  des  ponts  et 
chaussées,  est  commis  pour  dresser  un  devi«;  les  tra- 
vaux sont  ajournés  par  suite  du  départ  de  M.  Trudaine; 
—  lettres  de  M.  Delort,  1739,  au  sujet  des  réparations  à 
faire  aux  prisons;  il  se  plaint  aussi  qu'en  faii^ant  le 


PUY-DE-DOME. 

chemin  du  côté  de  la  iK)rte  d'Aureinque,  on  a  exécuté 
tes  travaux  de  telle  façon  que  son  jardin  est  inondé  ainsi 
que  ses  caves  ;  M.  Lescure  est  invité  à  corriger  et  à 
compléter  les  plans  et  devis  dressés  en  1734;  —  corres- 
pondance de  MM.  Orry,  Lasvernhes,  Lescure;  l'adjudi- 
cation est  donnée  au  prix  de  2,421  liv.;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  21  mars  1741,  approuvant  ladite 
adjudication;  —  devis  des  travaux  ;  —  lettres  de'  M.  de 
Cébié;  —  pièces  de  dépenses. 


C.  1750.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  28  pièces,  papier. 

1747-17M.  —  Bâtiments.  —  Aurillac  :  —  mémoire 
de  rétat  où  se  trouve  le  palais  du  bailliage  et  siège  pré- 
sidial d'Auriliac,  sis  sur  la  rue  de  Lacoste;  lettre  des 
officiers  et  de  M.  de  Cébié,  adressant,  le  26  oct.  1748, 
ce  mémoire  à  l'Intendant  :  les  officiers  ont  été  obligés 
d'abandonner  leur  salle  d'audience;  la  ruine  d'une 
partie  des  bâtiments  est  imminente;  —  lettre  de  l'In- 
tendant demandant  au  Contrôleur  général  l'autorisa- 
tion de  faire  exécuter  ces  réparations  qui  intéressent  à 
la  fois  l'Élection  et  le  Présidial  et  dont  le  devis  s'élève  à 
la  somme  de  8,761  liv.;  —  réponse  de  M.  Trudaine,  du 
2  janv.  1749,  déclarant  que  le  Contrôleur  général  trouve 
la  dépense  exorbitante  et  qu'il  n'ordonnera  rien  si  Ton 
n'en  diminue  considérablement  l'objet;  —  requête  des 
officiers  du  Présidial,  MM.  Fortet,  président;  Colinetde 
Labeau,  lieutenant  criminel;  Delort,  Pages,  Verdierde 
Puyca^tel,  etc.,  insistant  de  nouveau;  —  devis  des  tra- 
vaux à  exécuter  :  au  rez-de-chaussée  sont  les  greffes,  les 
conciergeries,  les  cachots  et  cours;  au  premier  les 
chambres  de  justice,  au-dessus  la  prison  du  prévôt  de 
Montsalvy;  la  tour  du  Palais  menace  une  ruine  pro- 
chaine; à  la  suite,  le  procès-verbal  d'adjudication  au 
prix  de  7,025  liv.;  —  arrêt  du  Conseil,  du  17  fév.  1750, 
qui  confirme  Tadjudication  ;  —  pièces  de  dépenses. 


C.  1751.  (Liasse.)  —  29  pièces,  papier. 

1769-1769.  —  Bâtiments.  —  Aurillac  :  —  lettre  de 
M.  de  Courteille,  du  5  nov.  1752,  adressant  à  M.  de 
Moras  un  mémoire  des  officiers  du  bailliage  d'Aurillac» 
«  au  sujet  de  plusieurs  réparations  de  leur  auditoire, 
»  qu'ils  prétendent  n'avoir  pas  été  comprises  dans  le 
»  devis  et  dans  l'adjudication  autorisée  par  Tarrét  du 
»  Conseil  du  17  février  1750  pour  la  somme  de  7,025  li- 
»  vres.  »  M.  de  Courteille  ne  voit  pas  sur  quoi  portent 
les  représentations  de  ces  officiers  et  demande  l'avis  de 
l'Intendant;  il  parait,  d'autre  part,  qu'il  reste  300  liv. 


SÉRIE  C;  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


»a 


à  payer  sur  les  réparations  e:xécutées  en  1741;  M.  de 
Moras  est  prié  de  vérifier  le  fait;  —  état  des  réparations 
en  question  ;  observations  de  M.  Dijon  ;  —  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  de  Vixouzes;  ce  dernier 
explique  comment  il  reste  300  liv.  sur  le  devis  des  répa- 
rations exécutées  en  1741,  l'entrepreneur  étant  décédé 
sans  avoir  achevé  les  travaux;  il  fait  observer  «  que 

>  toutes  les  fenêtres  des  chambres  et  cachots  des  pri- 
»  sonniers  et  même  de  la  geôle  ne  sont  fermées  qu'avec 
»  des  grilles  de  fer  sans  volets  en  dedans  ny  en  dehors, 
»  et  qu'il  n'est  pas  possible  que  les  prisonniers  puissent 

>  résister  au  froid  et  à  la  rigueur  du  tems  >;  —  nou- 
velle requête  des  ofl3ciers  du  Présidial  en  1753;  —  let- 
tre de  M.  de  Machault,  du  30  mai  1753,  accordant  seu- 
lement 250  liv.;  —  notes  sur  cette  dépense,  rédigées  dans 
les  bureaux  de  l'Intendance;  —  pièces  relatives  aux 
réparations  faites  de  1765  à  1768  dans  les  prisons  de  la 
ville  d'Aurillac;  lettre  de  M.  Verdier  de  Puycastel, 
lieutenant  général,  1769. 


l'entretien  des  toitures,  il  est  autorisé  à  le  donner  au 
rabais  sur  une  somme  annuelle  de  40  livres. 


C.  1752.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  41  pièces,  papier. 

1730-17m.  —  Bâtiments.  —  Brioude  :  lettre  de 
M.  de  Qizaguet,  du  29oct.  1730,  annonçant  qu'il  a  reçu 
le  devis  des  réparations  à  faire  dans  le  palais  et  les  pri> 
sons  de  l'Élection  de  Brioude  ;  il  est  urgent  de  rétablir 
les  prisons  qui  sont  abandonnées  depuis  plus  de  15  ans, 
«  de  façon  qu'on  est  obligé  de  loger  les  consuls  et  les 
»  contrebandiers  qui  ne  sont  pas  infiniment  criminels 

>  dans  les  apartemens  du  palais;  les  uns  couchent  dans 
»  l'auditoire  et  les  autres  dans  le  parquet  que  nous 

>  avons  esté  obligé  de  quitter  »;  les  évasions  sont  fré- 
quentes; —  lettre  de  l'Intendant  adressant  à  M.  de 
Gaumont  un  état  des  réparations  à  faire  aux  prisons  de 
Brioude;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  14  nov.  1730, 
commettant  l'Intendant  pour  faire  l'adjudication  des 
réparations  nécessaires  au  palais  et  aux  prisons  de 
Brioude,  s'élevant  à  2,058  liv.  ;  lettre  d'envoi  par  M.  de 
Gaumont;  —  devis  des  réparations  par  Pierre  Lazenier^ 
maçon,  et  J.  Ramen,  charpentier;  —  correspondance 
de  M.  de  Gizaguet  avec  l'Intendance  :  on  décide  de  faire 
faire  les  travaux  par  économie  et  de  simuler  une  adju- 
dication pour  mettre  l'affaire  en  règle;  —  adjudication 
au  nom  de  Meny,  entrepreneur,  1731  ;  —  notes  et  pièces 
de  dépenses  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  28  juillet  1732, 
accordant,  en  forme  de  gratificatien,  à  M.  de  Gizaguet, 
le  montant  des  économies  faites  sur  le  devis  ;  —  procès- 
verbal  de  réception  des  ouvrages  par  M.  Rochette,  le 
2  août  1732;  —  lettre  de  M.  de  Gizaguet  au  sujet  de 


C.  1753.  (Liasse.)  —  \  pièce,  parch.;  20  pièces,  papier. 

17JS-1749.  —  Bâtiments.  —  Brioude  :  —  devis  des 
réparations  à  faire  au  palais  de  l'Élection  et  aux  prisons 
royales  de  Brioude,  par  François  Raimbaux,  architecte, 
entrepreneur  d'ouvrages  à  Clermont;  —  lettre  de 
M.  Trudaine,  du  16  novembre  1748,  accusant  réception 
du  devis  ci-dessus;  il  voit  que  les  prisons  sont  engagées 
à  MM.  les  comtes  de  Brioude,  et  prie  M.  Rossignol  de 
vérifier  ce  qui  en  est;  —  réponse  de  M.  Rossignol  : 
d'après  les  éclaircissements  fournis  par  M.  de  Mombri- 
set,' subdélégué,  ces  prisons  appartiennent  au  roi  depuis 
l'établissement  de  l'Élection;  les  bâtiments  qu'elles 
occupent  furent  achetés  d'un  nommé  d'Oradour  €  sous 
»  la  redevance  de  21  sols  de  cens  envers  le  chapitre  de 
»  Brioudfe  »;  MM.  les  Comtes  possèdent  à  la  vérité  un 
auditoire  et  des  prisons  pour  leur  bailliage;  mais  elles 
sont  séparées  des  autres  par  une  grande  rue;  les  prisons 
royales  ont  été  réparées  aux  frais  du  roi  en  1704,  et 
M.  Rossignol  rappelle  à  M.  Trudaine  qu'il  y  fit  faire 
aussi  des  réparations  alors  qu'il  était  intendant  d'Au- 
vergne; —  nouvelle  lettre  de  M.  Trudaine  approuvant 
la  dépense  qui  doit  s'élever  à  1,247  liv.;  -^  bail  au 
rabais  consenti  par  Pierre  Missonier  le  20  janvier  1749; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  25  février,  confirmant 
l'adjudication;  —  correspondance  de  M.  de  Mombriset  ; 
pièces  de  dépenses  ;  —  procès-verbal  de  vérification  par 
Fr.  Raimbaux,  le  25  oct.  1749. 


C.  1754.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch,;  25  pièces,  papier. 

1761-1764.  —  Bâtiments.  —  Brioude  :  —  lettre  de 
M.  de  Courteille,  du  25  nov.  1761,  au  sujet  d'un  devis 
des  réparations  que  demande  le  procureur  du  Roi  en 
l'Élection  de  Brioude,  et  qui  s'élève  à  1,196  liv.;  la 
plupart  de  ces  réparations  semblent  être  de  celles  qui 
sont  à  la  charge  des  ofiSciers  du  siège  ;  M.  de  Courteille 
invite  donc  M.  de  Ballainvilliers  à  faire  vérifier  ce  devis 

* 

par  un  ingénieur  des  ponts  et  chaussées;  quant  à  la 
demande  de  60  liv.  de  gages  en  faveur  du  concierge, 
«  il  est  certain  qu'en  Auvergne  le  Roi  n'en  donne  pres- 
»  que  point;  il  est  donc  à  présumer  que  les  bénéfices  que 
»  ces  concierges  retirent  de  leur  place  sufisent  à  leur 
»  subsistance  »  ;  —  renseignements  fournis  par  M.  de 
Mombriset;  —  lettre  de  M.  de  Courteille,  autorisant  les 
réparations  qui  s'élèvent,  d'après  le  nouveau  devis,  à 


^  ARCHIVES  DU 

1^027  liv.;  le  Contrôleur  général  consent  à  accorder  les 
gages  demandés  par  le  concierge;  —  procès- verbal 
d'adjudication,  du  2  avril  1762,  pour  la  somme  de 
867  liv.  Isolôden.;  —  projets  d'arrêts;  —  arrêts  du 
€onseil  des  18  çt  22  mai  1762,  approuvant  l'adjudica- 
tion et  fixant  les  gages  du  concierge;  —  pièces  de 
<lépenses;  —  lettres  de  M.  Couguet,  procureur  du  roi, 
se  plaignant  que  les  réparations  n'ont  pas  été  terminées 
au  temps  convenu;  «  Ls  sistème  des  roUes  tarifés,  écrit 
)^  aussi  M.  Couguet,  proportionneroit  bientôt  les  impôts 

>  aux  biens  et  facultés  de  chaque  taillable,  s'il  étoit 
»  exactement  suivi  ;  mais  de  la  façon  qu'il  est  suivi,  il 

>  ne  tend  qu'à  la  surcharge  des  misérables  dont  plu- 

>  sieurs  m'en  ont  déjà  porté  leurs  plaintes  que  j'ai 
»  trouvées  sur  l'examen  des  rolles  de  leurs  paroisses 
»  bien  fondées  »;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
23  janv.  1763,  commettant  M.  de  Mombriset  pour  pro- 
<îéder  avec  l'aide  de  gens  compétents  à  la  visite  et  véri- 
fication des  travaux;  —  lettre  de  M.  de  Courteille,  du 
30  déc.  1763,  adressant  à  l'Intendant  un  mémoire  par 
lequel  l'adjudicataire  général  des  Fermes  représente  que 
les  prisons  de  Brloude  ne  sont  pas  assez  sûres,  il  s'en  est 
évadé  plusieurs  faux-sauniers;  M.  de  Courteille  s'étonne 
de  recevoir  encore  des  plaintes  après  les  réparations 
faites  l'année  précédente;  —  M.  de  Ballainvilliers  ré- 
pond que  les  prisons  sont  très  sûres,  qu'à  la  vérité  un 
guichet  pourrait  prévenir  de  nouvelles  évasions,  mais 
que  cette  dépense  doit  être  à  la  charge  des  Fermiei*s 
généraux. 


PUY-DE-DOME. 

bataille  ;  une  autre  tenture  de  tapisserie  de  Flandre 
commune  en  six  pièces  représentant  Thistoire  de  Su^ 
zanne;  huit  pièces  de  Bergame,  un  grand  tapis  de  Tur-^ 
quie;  six  chandeliers  de  fer  à  huit  branches  chacun 
avec  des  liens  de  chaîne  de  fer  peints  en  vert  et  ea 
rouge  ;  un  grand  tableau  dans  le  cadre  de  la  salle  à 
manger  représentant  Jupiter  et  Danaé;  autre  grand 
tableau  carré  dans  le  cadre  de  la  cheminée  du  grand 
cabinet  du  second  étage,  représentant  Moïse  faisant  sor- 
tir l'eau  d'un  rocher,  etc.;  les  échevins  de  Clermont  in- 
diquent également  un  certain  nombre  de  meubles  leur 
appartenant  qui  ont  disparu  dans  l'incendie  :  une  ta^ 
pîsserie  de  verdure  toute  neuve  représentant  un  jeu 
d'enfants  ;  trois  pièces  de  tapisserie  de  Bergame  toutes 
neuves  ;  estimation  des  meubles  appartenant  à  la  ville 
par  des  tapissiers  de  Clermont,  3,690  liv.;  les  meubles 
appartenant  à  M"*  Poisson  sont  estimés  2,152  liv. 


G.  17î)î5.  (Liasse.)  —  2  cahiers  de  50  et  38  feuillets,  papier. 

1718.  —  Bâtiments.  —  Clermont,  palais  de  l'Inten- 
dance :  —  procès-verbal  dressé  le  25  mai  1713  et  jours 
suivants  par  M.  Champflour,  lieutenant  particulier  au 
Présidial  de  Clermont,  assisté  du  srLabat,  ingénieur 
de  la  province,  et  d'architectes  experts,  des  dégâts  cau- 
sés dans  la  maison  de  la  dame  Poisson,  occupée  par 
M.  Turgot,  intendant  d'Auvergne,  par  l'incendie  du 
22  décembre  1712  :  la  maison,  située  en  la  paroisse  du 
Port,  au  quartier  de  la  fontaine  du  Terrail,  se  compo- 
sait de  trois  étages  et  de  deux  pavillons  ;  elle  touchait 
du  côté  du  nord  à  la  ihaison  de  M.  de  Ribeyre,  premier 
président  de  la  Cour  des  Aides,  et  du  côté  du  midi  à 
celle  de  la  dame  Montorcier;  observations  de  la  dame 
Poisson  au  sujet  des  meubles  qui  faisaient  partie  de 
ceux  qu'elle  avait  délaissés  aux  échevins  de  Clermont 
par  le  bail  à  loyer  qu'elle  leur  avait  consenti  le 
6  fév.  1684,  entre  autres  :  une  tenture  de  tapisserie  de 
Flandre  fine  consistant  en  huit  pièces  représentant  une 


C.  1756.  (Liasse.)  —  2  pièces  parch.,  14  pièces  papier  (3  impr.). 

1714-1716.  —  Bâtiments.—  Clermont,  palais  de  l'In- 
tendance :  —  arrêt  du  Conseil  d'État  du  15  sept.  1714, 
ordonnant  l'adjudication  au  rabais  des  réparations  à 
faire  dans  la  maison  de  la  veuve  Poisson  ;  liquidant  à 
2,152  liv.  le  remboursement  des  meubles  appartenant  A 
la  veuve  et  héritiers  du  s»^  Poisson,  et  à  3,690  liv.  le 
remboursement  de  ceux  appartenant  à  la  Ville  ;  ordon- 
nant que  lesdites  sommes  seront  prises  sur  celle  de 
34,590  liv.  12  sols  8  den.  à  quoi  montent  les  deniers 
revenant  bons  des  impositions  faites  en  Tannée  1713 
dans  la  généralité  de  Riom  pour  les  fourrages  ;  —  let- 
tres d'attache;  —  états,  devis  et  mémoires  dressés  en 
1714  ;  —  affiches  annonçant  la  mise  en  adjudication  des 
travaux  le  18  oct.  1716  (plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand 
chez  P.  Boutaudon  ;  trois  exemplaires)  ;  certificats  de 
publication  à  Clermont,  Montferrand  et  Riom  ;  —  pro- 
cès-verbal d'adjudication  desdits  travaux  au  s'  Claude 
Sauzet-Claris,  architecte  de  la  ville  d'Alais,  au  prix  de 
28,200  liv. 


C.  1787.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier. 

1717-171S.  —  Bâtiments.  —  Clermont,  palais  de 
l'Intendance  :  —  procès-verbal  de  réception  des  ouvra- 
ges qui  ont  été  faits  à  la  maison  de  M.  Poisson  par  le  s^ 
Sauzet-Claris,  dressé  par  Jean  Larnac,  seigneur  de 
Cruviers,  ingénieur,  commissaire  désigné  par  M.  Bou^ 
cher,  intendant,  le  12  octobre  1718;  —  lettre  de  M.  Gil- 
bert de  Voisins  à  M,  le  président  Boucher,  1717-1718, 


SÉRIE  C.  —  INTENDAJSCK  D'AUVERGNE. 


95 


an  sujet  du  règlement  desdits  ouvrages  ;  —  ordonnances 
de  M.  Boucher,  intendant,  au  profit  de  Sauzet-Claris» 
de  la  ville  de  Clermont  et  du  s'  Poisson,  seigneur  de 
Lempdes  ;  —  prix  fait  pour  la  menuiserie  de  la  maison 
Poisson  par  plusieurs  menuisiers  de  la  ville  de  Riom, 
1718;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Chamerlat. 


C.  17^9.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parcb.;  13  pièces,  papier. 

'1944-1746.  —  Bâtiments.  -^  Clermont,  palais  de 
k  Cour  des  Aides  :  —  lettre  de  M,  Trudaine,  du 
5  août  1744,  invitant  M.  Rossignol  à  faire  dresser  un 
devis  des  réparations  nécessaires;  —  devis  estimatif 
s'élevant  à  1,969  liv.  5  sols  4  den.,  par  M.  Dijon,  ingé- 
nieur des  ponts  et  chaussées  ;  M.  Trudaine  propose  de 
supprimer  plusieurs  articles  de  ce  devis,  le  roi  ne  se 
chargeant  que  des  grosses  réparations  ;  —  procès- ver- 
bal d'adjudication;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
19  sept.  1744,  confirmant  l'adjudication  qui  s'élève  à 
1,700  liv. 


1 


C.  1759.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  26  pièces,  papier;  1  plan. 

• 

1717-1799. — Bâtiments.  —  Clermont,  palais  et  pri- 
sons de  la  Sénéchaussée  :  r—  devis  des  réparations  dressé 
par  Delabat,  le  7  avril  1717;  procès-verbal  d'adjudica- 
tion, le  12  fév.  1722,  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du 
20  janvier  même  année,  des  réparations  à  faire  eait 
prisons  de  Clermont,  au  profit  d'Annet  Jarton,  pour  la 
somme  de 852  liv.  10  sols;  outre  les  travaux  à  la  pri- 
son, il  devra  raccommoder  les  fourches  qui  sont  à  Lan- 
det,  au-dessus  de  TOradour  ;  —  devis  de  réparations  à 
faire  aux  prisons  en  1724  ;  procès- verbal  d'adjudication 
des  travaux  en  question,  le  29  sept.  1725,  au  profit  de 
Pierre  Teste,  pour  la  somme  de  81,900  liv.  ;  ces  tra- 
vaux comprennent  la  construction  de  chambres,  de 
cachots  et  d'une  chapelle  ;  —  pièces  relatives  à  de  me- 
nues réparations  en  1726  et  1727  ;  —  plan  et  coupe  des 
cachots  et  de  la  chambre  de  la  question  ;  —  lettre  de 
M.  de  Gaumont,  du  14  juillet  1729,  adressant  à  M.  de 
La  GrandviUe  un  devis  des  réparations  à  faire  dans  le 
palais  de  la  Sénéchaussée  et  siège  présidial  que  lui  ont 
adressé  les  ofiSciers  de  ce  siège  et  qui  s'élève  à  la  somme 
de  9,549  liv.  10  sols  ;  il  demande  un  autre  devis,  car  il 
n'y  a  pas  d'apparence  «  que  le  Contrôleur  général  puisse 
»  se  résoudre  à  ordonner  une  si  forte  dépense  sur  le 
»  produit  du  Domaine,  qui  i  peine  suffit  pour  acquitter 
>  les  charges  ordinaires  >\  —  l'Intendant  fait  faire  un 


nouveau- devis  qui  monte  à  5,257  liv.,  et  affirme  que  les 
réparations  demandées  sont  tout  à  fait  indispensables  ; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  9  août  1729,  qui  commet 
l'Intendant  pour  procéder  à  l'adjudication;  —  procès- 
verbal  d'adjudication,  du  4  sept.  1729,  au  profit  de 
Jacques  Tiolier  :  travaux  dans  la  chambre  du  Conseil, 
dans  la  chambre  dite  des  Bonnets,  sur  la  rue  appelée  de 
Boulogne,  et  au-dessous  de  TArc-de-Boulogne ;  — 
pièces  de  dépenses. 


G.  1760.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parehemin;  96  pièces,  papier. 

1781-1784. —  Bâtiments.  —  Clermont,  palais  et  pri- 
sons de  la  Sénéchaussée  :  —  requête  des  officiers  de  la  Se-, 
néchaussée  et  siège  présidial  de  Clermont  exposant  que 
les  fonds  alloués  par  le  roi  pour  les  dernières  réparations 
ont  été  insuffisantes;  correspondance  à  ce  sujet  de 
MM.  Trudaine  et  de  Gaumont,  1731-1732  ;  le  roi  con- 
sent à  accorder  encore  4,000  liv.;  —  M.  de  Gaumont,  en 
envoyant  à  M.  Trudaine,  le  18  avril  1732,  l'arrêt  qui  le 
commet  pour  procéder  à  l'adjudication,  lui  adresse  en^ 
même  temps  un  autre  arrêt,  du  8  avril,  qui  le  commet 
pour  procéder  à  l'adjudication  des  réparations  nécessai- 
res aux  bains  du  Mont-Dore;  —  procès- verbal  d'adjudi- 
cation, du  30  juin  1732,  au  profit  du  s'  Tiolier,  entre- 
preneur à  Clermont  ;  —  lettre  de  M.  Trudaine  à  M.  de 
Gaumont,  du  4  sept.  1733,  au  sujet  des  difficultés  qui 
s'élèvent  à  Toccasion  d'une  réparation  faite  à  un  mur  du 
palais  mitoyen  avec  une  grange  qui  appartient  au  s'  La- 
ville,  conseiller  en  la  Cour  des  Aides  ;  —  lettre  de  M.  Du- 
four,  du  16  juin  1734,  informant  Tlntendant  qu'un  in- 
cendie s'est  déclaré  dans  les  prisons,  les  criminels  qui  y 
étaient  détenus,  au  nombre  de  20,  ont  été  conduits  dans 
les  prisons  de  Montferrand  ;  —  procès-verbal  des  dégâts 
par  Henry-Isaac  Favard,  conseiller  du  roi  et  subdélé- 
gué ;  —  procès- verbal  d'enquête  sur  les  plaintes  des  pri- 
sonniers  à  Montferrand  ;  —  requête  de  dame  Jeanne 
Carmantrand,  veuve  d'Etienne  de  Girard,  écuyer,  sei- 
gneur de  la  ï^rugne,  chevalier  d'honneur  du  présidial 
de  Clermont,  demandant  des  dédommagements  pour  les 
dégâts  que  l'incendie  a  causés  dans  sa  maison  ;  lettre  de 
M.  de  Sauvagnat  recommandant  â  l'Intendant  la  re- 
quête de  sa  belle-mère  ;  —  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  MM.  de  Gaumont,  Dufour,  etc.;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  27  juillet  1734,  qui  commet  M.  Tru- 
daine pour  procéder  à  l'adjudication  des  travaux  à  faire 
aux  prisons  de  Clermont  et  dont  le  devis  s'élève  à 
3,000  liv.j  —  devis;  procès-verbal  d'adjudication  signé 
de  l'Intendant,  de  Ballot,  adjudicataire,  et  de  Cohade, 
sa  caution. 


96 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  1761.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parcb.  ;  43  pièces,  papier. 

1751-1 161. —  Bâtiments.  —  Clermont,  prisons  de  la 
Sénéchaussée  :  —  états  et  mémoires  relatifs  aux  répara- 
tions faites  pendant  Tannée  1-750  ;  l'Intendant  demande 
si^îes  réparations  doivent  être  payées  par  le  Domaine; 
—  lettre  de  M.  Trudaine,  du  24  mars  1751,  rappelant 
que,  sur  les  dépenses  qui  n'étaient  pas  tout  à  fait  ur- 
gentes il  eût  fallu  prendre  les  ordres  du  Garde  des 
sceaux;  il  approuve  cependant  qu'on  en  fasse  Tadjudi- 
cation  en  dressant  un  devis  et  un  état  estimatif  qui  les 
rassemble  toutes  ;  —  devis  des  réparations  s'élevant  à 
377  liv.;  —  procès-verbal  d'adjudication;  arrêt  du 
Conseil,  du  20  avril  1751,  qui  la  confirme;  —  lettre  de 
l'Intendant  au  Contrôleur  général,  du  13  janvier  1756, 
demandant  l'autorisation  de  faire  exhausser  de  6  pieds 
les  murs  de  la  cour  des  criminels  des  côtés  de  midi  et  nuit 
afin  d'empêcher  les  évasions  ;  lettre  du  même,  invitant 
M.  Tournadre  à  procéder  à  l'adjudication;  —  mémoire 
de  M.  Dijon  et  lettre  de  l'Intendant  sur  le  projet  de 
construire  une  contre-voûte  pour  rendre  les  prisons  plus 
sûres;  procès-verbal  d'adjudication  au  prix  de  452  liv.; 
arrêt  du  Conseil,  1763;  —  <:orrespondance  de  l'Inten- 
dant avec  le  Contrôleur  général,  1765,  au  sujet  de  la 
conduite  des  fontaines  dans  les  prisons  de  Clermont  ; 
les  travaux,  qui  montent  à  195  liv.,  sont  autorisés  ;  — 
nouvelles  réparations  aux  prisons  de  Clermont  en  1766. 


C.  1762.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  42  pièces,  papier. 

17114-1784.  —  Bâtiments.  —  Issoire.  —  Mémoire 
adressé  le  7  fév.  1724,  à  l'Intendant,  par  M.  Aubert,  et 
relatif  aux  j^risons  d'Issoire  :  la  justice  haute,  moyenne 
et  basse  de  la  ville  appartenait  d'ancienneté  à  l'abbé  de 
Saint-Austremoine  d'Iâsoire,  et  celui-ci  avait  dans  les 
bâtiments  de  l'abbaye  un  auditoire  et  des  prisons;  par 
édit  de  décembre  1629,  le  roi  ayant  créé  cinq  élections 
en  Auvergne,  la  ville  d'Issoire  fut  choisie  pour  être  le 
siège  de  Tune  d'elles.  On  acheta  une  maison  sur  la 
place  d'Issoire  où  l'on  établit  Tauditoire,  mais  point  de 
prisons  ;  en  février  1700,  une  prévôté  royale  aj'ant  été 
établie  à  Issoire,  la  justice  seigneuriale  de  Tabbé  fut 
supprimée  et  la  prévôté  fut  logée  dans  les  mêmes  bâ- 
timents que  l'Élection  ;  on  y  pratiqua  alors  des  prisons, 
mais  peu  sûres;  il  faudrait  y  faire  actuellement  pour 
2,000  liv.  de  réparations;  —  lettre  de  M.  Aubert, 
du  6  juillet  1724,  informant  l'Intendant  qu'il  a  fait 
visiter   les  prisons    d'Issoire   par   Guillaume    Briya- 


dis,  architecte,  «  c'est  celuy  qui  a  fait  construire  le 
>  bastiment  des  s*^'  relligîeux  bénédictins  d'Yssoire,  et 
»  a  entrepris  la  construction  nouvelle  que  Ton  fait  au 
»  chasteau  de  Monsieur  le  Mareschal  d'Alègre  à 
»  Meillaud  »  ;  il  a  fait  un  devis  qui  s'élève  à  4,517  liv,, 
et  que  M.  Aubert  adresse  à  Tlntendant;  il  y  aurait  lieu 
également  de  faire  des  réparations  à  l'auditoire  et  les 
travaux  pourraient  s'élever  à  2,000  liv.;  —  devis  et  es- 
timation des  ré^iarations  à  faire  aux  prisons  d'Issoire, 
dressé  le  29  août  1724,  par  Guillaume  Brivadis,  entre* 
preneur,  habitant  de  La  Chaise-Dieu,  et  Pierre  Fil- 
lieux,  maître  maçon,  habitant  de  la  paroisse  d'Issou- 
dun,  s'élevant  à  4,517  liv.;  —  lettres  de  l'Intendant  à 
M.  Cellin,  1730-1731,  au  sujet  des  réparations  à  faire 
dans  les  prisons  d'Issoire  ;  devis  s'élevant  à  la  somme 
de  7,758  liv.  15  sols,  signé  par  MM.  Cellin,  Besson, 
Pradier  et  Brivadis  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  6  avril 
1731,  adressant  à  MM.  Cellin  une  provision  de  500  liv. 
pour  commencer  les  travaux,  et  l'invitant  à  faire  faire 
une  adjudication  des  ouvrages  compris  au  devis,  en 
ayant  attention  à  ne  faire  monter  cette  adjudication 
simulée  qu'à  la  somme  nécessaire  pour  sufl3re  aux  ré- 
parations ;  —  affiches  annonçant  Tadjudication;  —  bail 
au  rabais  des  travaux  en  question  pour  une  somme  de 
6,890  liv.;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  29  mai  1731, 
qui  confirme  l'adjudication;  —  correspondance  relative 
à  l'exécution  des  travaux;  —  pièces  comptables;  — 
mémoire  des  meubles  et  ornements  nécessaires  pour  la 
chapelle  :  l'Intendant  approuvé  la  dépense  qui  s'élève  à 
405  livres;  — •  lettre  de  M.  Cellin,  du  15  août  1732, 
adressant  le  procès- verbal  de  réception  des  ouvrages; 
—  devis  des  réparations  à  exécuter  en  1734,  s'élevant  à 
30  liv.;  autorisées;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Aulterroche. 


C.  1763.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  54  pièces,  papier. 

1787-174S.  —  Bâtiments.  —  Issoire.  —  Corres- 
pondance de  l'Intendant  avec  MM.  Trudaine,  Orry, 
Aulterroche,  au  sujet  des  réparations  à  faire  aux  pri- 
sons d'Issoire;  procès-verbal  d'adjudication,  le  15  dé- 
cembre 1737,  au  profit  du  s'  Brivadis,  desdites  répara- 
tions, pour  le  prix  de  405  liv.;  arrêt  du  Conseil,  du 
7  janv.  1738,  qui  confirme  l'adjudication  ;  —  lettre  de 
M.  Lafont,  du  24  oct.  1740,  adressant  à  l'Intendant  un 
devis  des  réparations  qu'il  faudrait  faire  aux  prisons 
pour  empêcher  les  évasions;  —  lettre  de  M.  Orry,  du 
2  janv.  1741,  autorisant  la  dépense  qui  s'élève  à  155  liv. 
et  autorisant  M.  Rossignol  à  en  faire  acquitter  le  prix, 
par  ordonnance  sur  le  Domaine,  «  l'objet  ne  méritant 
>  pas  la  peine  de  faire  expédier  un  arrêt  du  Conseil  »  ; 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


97 


—  affiches;  bail  au  rabais;  requête  de  l'entrepreneur 
et  ordonnance  de  paiement  ;  —  lettres  de  M.  Lafont, 
1741»  au  sujet  de  réparations  à  faire  aux  couverts  du 
palais  ;  —  lettre  de  M.  Domingon,  procureur  du  roi  à 
Issoire,  du  9  juillet  1747,  adressant  à  l'Intendant  des 
procèa-verbaux  des  années  1740  à  1743,  qui  constatent 
que  plusieurs  prisonniers  se  sont  évadés  des  prisons 
royales  de  la  prévôté,  et  un  devis  des  réparations  né- 
cessaires ;  —  autre  devis  dressé  par  M.  Dijon  et  s'éle- 
vant  à  1,811  liv.  5  sols;  —  lettre  de  M.  de  Machault^ 
contrôleur  général,  du  6  sept.  1747,  invitant  l'Inten- 
dant à  faire  dresser  un  nouveau  devis  moins  exagéré  ; 

—  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  La- 
font; . —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  12  déc.  1747,  con- 
firmant l'adjudication  des  travaux,  qui  s'élève  à 
1,160  liv.;  —  pièces  de  dépenses. 


C.  1764.  (Liasse.)  —  1  pièce ^  parch.  ;  42  pièces,  papier;  4  plans. 

1765-1766.  —  Bâtiments.  —  Issoire,  prévôté  :  let- 
tre de  M.  de  Courteille,  du  27  nov.  1755,  demandant  à 
M.  de  La  Michodière  des  éclaircissements  sur  la  requête 
des  officiers  de  la  prévôté  royale  d'Issoire  ;  ceux-ci  re- 
présentent «  qu'ils  n'ont  pour  greffe  qu'un  petit  en- 
»  droit  au  rez-de-chaussée  de  leur  bâtiment;  que  Thu- 
»  midité  de  ce  lieu  oblige  de  mettre  les  papiers  dans  un 

>  coffre  où  on  ne  peut  les  distribuer  dans  un  certain 
»  ordre,  ce  qui  en  rend  l'usage  extrêmement  difficile  et 
»  qu'ils  auroient  besoin  d'un  endroit  plus  convenable»; 
l'Intendant  est  prié  de  faire  faire  un  plan  et  un  devis  ; 
—  lettre  du  même,  du  15  juillet  1756,  renouvelant  sa 
demande,  les  officiers  de  la  prévôté  demandent  «  qu'en 
»  exécution  de  Tédit  de  février  1700,  portant  création 
»  de  ce  siège,  il  soit  fait  fonds  annuellement  dans  les 
»  états  du  Domaine  d'une  somme  de  100  liv.  pour  leurs 

>  menues  nécessités  avec  remplacement  des  arrérages 
»  depuis  leur  création  »  ;  M.  de  Courteille  ne  pense  pas 
que  le  Contrôleur  général  accueille  cette  demande; 
mais  comme  les  officiers  offrent  d'employer  ce  qui  leur 
reviendra  aux  réparations  de  leur  auditoire,  il  est  né- 
cessaire (le  savoir  ce  que  sera  cette  dépense  ;  —  nou- 
velle lettre  du  même  sur  le  même  sujet,  du  2  mai  1758, 
M.  de  la  Michodière  ayant  quitté  l'Intendance  sans  faire 
de  réponse,  les  officiers  insistent  et  offrent  en  outre  de 
faire  construire  à  leurs  frais  un  nouveau  greffe  ;  — 
lettre  de  M.  Lafont,  subd^légué,  adressant  à  l'Intendant 
un  projet  de  devis  qu'avait  fait  dresser  M.  Bournet, 
lieutenant  particulier  de  la  prévôté  ;  —  lettre  de  rappel 
par  M.  de  CourteMle,  du  24  janvier  1759;  —  devis  esti- 

• 

matif  des  réparations  à  faire  au  palais  et  aux  prisons  de 
PuY-DE-DÔMB.  —  Série  C. 


la  prévôté  royale  d'Issoire,  dressé  par  le  s'  de  la 
Roche  ?  sous-ingénieur  des  ponts  et  chaussées  ;  —  let- 
tre de  M.  de  Courteille,  du  17  avril  1759,  annonçant 
que  le  Contrôleur  général  est  disposé  à  accorder  aux 
officiers  de  la  prévôté  €  une  somme  de  2,435  liv.  une 
»  fois  payée,  à  la  charge  par  eux  de  faire  faire  à  leur 
»  bâtiment  toutes  les  réparations  convenables.  Au  sur- 
»  plus,  M.  le  Contrôleur  général  consent  à  leur  accor- 

>  der  100  liv.  pour  leurs  menues  nécessités,  lesquels 

>  seront  appliqués  spécialement  à  Tentretien  du  pa- 
»  lais  de  justice  »  ;  —  plans  et  façade  du  palais  et  de  la 
prévôté  royale  d'Issoire  ;  —  mémoire  des  officiers  au 
sujet  des  réparations  projetées,  ils  acceptent  les 
2,345  liv.  aux  charges  indiquées  ;  signé  par  MM.  Se- 
guin, lieutenant  général;  Bournet,  lieutenant  particu- 
lier; Bayet  de  Sourzat,  avocat  du  roi,  etc.;  —  arrêt  du 
Conseil,  du  25  nov.  1759,  attribuant  aux  officiers  de  la 
prévôté  la  somme  de  2,435  liv.;  —  procàs-verbal  d'ad- 
judication des  réparations;  —  lettre  de  M.,  de  Cour- 
teille, du  10  sept.  1760,  au  sujet  des  plaintes  que  lui 
adresse  M.  le  Procureur  général  du  parlement  de  Paris 
sur  les  prisons  royales  d'Issoire  :  «  elles  sont  en  si  mau- 
»  vais  état  qu'il  n'est  plus  possible  d'y  garder  aucun 
»  prisonnier  et  qu'il  vient  de  s'en  échapper  deux  qui 
»  étoient  prévenus  de  vols  »  ;  l'Intendant  est  invité  à 
faire  dresser  un  devis  des  réparations  indispensables  ; 
—  correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  de  Ballainvilliers 
et  Lafont,  ces  réparations  ne  sont  point  comprises  dans 
le  devis  estimatif  de  celles  qu'on  a  exécutées  dans  l'au- 
ditoire de  la  prévôté  et  dans  les  autres  bâtiments  du 
palais,  parce  qu'elles  ne  sont  paa  à  la  charge  des  offi- 
ciers; M.  Lafont  affirme  d'ailleurs  que  ces  prisons  ne 
sont  pas  si  délabrées,  et  que  la  dépense  pour  les  mettre 
en  bon  état  ne  sera  pas  bien  considérable  ;  —  lettre  de 
M.  Lafont  de  Saint-Marts,  au  sujet  des  réparations  â 
faire  aux  prisons,  1766. 

C.  1765.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier;  1  cachet. 

1 706-1 7ia.  —  Bâtiments.  —  Langeac,  prisons  :  — 
lettre  de  M.  Le  Blanc,  intendant,  du  2  juillet  1706,  in- 
vitant M.  Talemandier,  subdélégué  à  Langeac,  à  faire 
dresser  un  état  des  réparations  à  faire  aux  prisons  sei- 
gneuriales de  Langeac  ;  le  roi  prendra  ses  réparations 
à  sa  chargé,  puisque  M.  de  Langeac  consent  que  les 
officiers  du  roi  se  servent  de  ses  prisons;  —  devis  des 
réparations  à  faire  dans  €  une  tour  ancienne  et  carrée  » 
où  sont  installées  les  prisons  en  question  ;  —  vente  par 
Vidal  Pireyre,  juillet  1707,  d'un  jardin  destiné  à  ser- 
vir de  cour  aux  prisonniers;  —  lettre  de  M.  Turgot, 
intendant,  du  15  février  1713,  au  sujet  des  réparations 

13 


98 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


en  question,  il  veut  que  M.  de  Langeac  consente  par 
écrit.  «  Il  y  a  plus  :  ce  n*est  pas  la  prison  du  seigneur 
»  qui  doit  devenir  commune  au  Roy,  elle  doit  être  cé- 
»  dée  au  Roy  qui  en  laissera  Tusage  au  seigneur,  sur- 
»  tout  si  les  réparations  sont  de  conséquence  ;  »  il  an- 
nonce qu'il  a  reçu  «  l'état  du  commerce  »  que  lui  a 
envoyé  M.  Talemandier;  —  lettre  de  M.  Taleraandier, 
du  12  nov.  1723,  informant  l'Intendant  qu'il  y  a  deux 
justices  à  Langeac,  «  une  pour  le  Roy,  titrée  de  pré- 
»  voté,  l'autre  pour  le  seigneur  à  qui  le  territoire  ap- 
»  partient  :  il  n'y  a  point  de  prisons  dans  Tune  ni  dans 
»  l'autre  de  ces  justices  ;  le  Roy  n'a  nulles  prisons, 
»  celles  du  seigneur  sont  en  ruine  ;  cependant  cette 
»  justice  roiale  qui  nVst  qu'une  simple  jurisdiction  de 
»  prévention  se  répend  sur  huit  petites  villes  et  sur 
»  plus  de  80  parroisses  »;  M.  Talemandier  a  exposé  à 
plusieurs  intendants  cette  nécessité  de  construire  des 
prisons  royales,  mais  aucune  suite  n'a  été  donnée  à  ses 
propositions;  —  lettre  du  même,  du  5  déc.  1723;  sur 
Tordre  de  l'Intendant,  il  a  examiné  le  projet  formé  du 
temps  de  M.  Le  Blanc,  mais  il  a  reconnu  qu'il  ne  pou- 
vait être  présentement  exécuté;  les  deux  justices  res- 
Rortent  également  au  sénéchal  de  Riom;  il  dépend  des 
justiciables  tant  au  civil  qu'au  criminel  de  porter  leurs 
actions  devant  le  prévôt  royal  ou  devant  les  officiers 
du  seigneur,  le  premier  saisi  en  connaît;  en  1703  on 
loua  pour  50  liv.  une  maison  destinée  à  servir  d'audi- 
toire et  de  prisons,  il  s  y  est  fait  jusqu'à  '^0  liv.  de 
réparations  à  la  charge  du  roi,  et  la  maison  est  mal- 
saine, incommode  et  insuffisante;  M.  Talemandier 
avait  proposé  à  M.  Le  Blanc  de  se  servir  d'une  grosse 
tour  qui  appartenait  à  M.  de  Langeac,  M.  Le  Blanc 
goûta  ce  projet,  mais  M.  Turgot  fut  d'un  avis  con- 
traire, et  depuis  la  tour  a  Uni  de  tomber  en  ruines;  — 
l'Intendant  Tinvite  à  faire  dresser  un  devis. 


C.  1766.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  215  pièces,  papier. 

f7M-1769.  —  Bâtiments.  —  Langeac,  prévôté  : 
requête  adressée  à  l'Intendant  par  Jean  Langlade,  pro- 
priétaire de  la  maison  qui  sert  d'auditoire  et  de  pri- 
sons, se  plaignant  qu'on  n'ait  pas  fait  les  réparations 
indiquées  par  M.  de  La  Roche,  sous-ingénieur,  et  qui 
doivent  être  à  la  charge  du  roi  ;  —  lettre  de  M.  de 
Courteille,  du  24  oct.  1754,  adressant  à  l'Intendant, 
pour  avoir  son  avis,  la  requête  de  Langlade  ;  il  fait  ob- 
server que  le  roi  n'est  tenu  qu'aux  menues  réparations, 
aux  termes  mêmes  du  bail  de  1702  ;  —  nouvelles  re- 
quêtes du  s'  Langlade  en  1757,  il  fait  observer  que 
M.  Falcon  de  Longevialle,  lorsqu'il  donna  en  1702  sa 


maison  au  roi  pour  un  loyer  modique  de  50  liv.,  pou- 
vait espérer  qu'il  n'aurait  à  y  faire  que  de  légères  répa- 
rations; au  contraire,  la  maison  a  été  employée. à 
toutes  sortes  de  services,  auditoire,  prisons,  logement 
d'un  geôlier,  corps  de  garde,  salle  à  faire  des  armes  ; 
elle  a  été  occupée  «  par  les  troupes  qui  ont  resté  en 
»  quartier  à  Langeac,  particulièrement  dans  le  temps 
»  de  la  contagion  en  1721  et  1722,  que  tout  fourmilloit 
»  de  troupes  à  Langeac  où  Ton  y  faisait  toute  sorte 
»  d'exercices,  jusqu'aux  assemblées  des  troupes  de  la  re- 
)►  ligion  protestante.  C'estoit  la  maison  du  Roy,  le  pro- 
»  priétaire  ne  pouvoit  pas  en  es(re  le  maître,  d'ailleurs 
»  il  n'habitoit  point  ce  pays  »;  le  défaut  de  réparations 
a  causé  les  dégradations  qui  représentent  une  perte  de 
plus  de  1,446  liv.;  M.  Marie  pense  que  le  proprié- 
taire ne  doit  paî<  être  tenu  à  de  si  importantes  répara- 
tions qui  sont  la  conséquence  du  mauvais  usage  qu'on  a 
fait  de  cette  maison  ;  —  avis  et  mémoire  de  l'Inten- 
dant; copie  du  bail  de  1702;  —  lettre  de  M.  de  Cour- 
teille, du  26  juillet  1759,  invitant  l'Intendant  à  renou- 
veler, s'il  est  possible,  le  bail  de  la  maison  de  Langlade; 
celui-ci  ne  saurait  se  dispenser  d'y  faire  à  ses  frais  les 
grosses  réparations  €  mais  à  l'égard  des  menues,  le 
»  Contrôleur  général  convient  qu'elles  doivent  rester 
»^  pour  le  compte  du  roy  »  ;  —  lettre  de  M.  Marie,  du 
24  oct.  1759,  adressant  à  l'Intendant  le  nouveau  bail 
passé  avec  le  s'  Langlade;  —  affaire  de  M"'  veuve 
Chauchat contre  Langlade,  à  loccasion  des  dommages 
causés  à  la  maison  de  la  suppliante  par  le  délabrement 
de  celle  dudit  Langlade,  1761-1762;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  18  mai  1762,  confirmant  le  bail  passé  le 
24  oct.  1759  avec  le  s'  Langlade. 


C.  1707.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  21  pièces,  papier. 


1769-1766.  —  Bâtiments.  —  Langeac,  prévôté  :  — 
lettre  de  M.  de  Courteille,  datée  de  Courteille  le  23  avril 
1762,  adressant  à  M.  de  Ballainvilliers  les  plans  et  devis 
des  réparations  à  faire  à  la  maison  Langlade  et  dont  les 
dépenses  s'élèvent  à  1,249  liv.  13  sols  5  den.;  il  autorise 
l'adjudication;  —  procès- verbal  de  l'adjudication  signé 
par  M.  de  Boissieu,  subdélégué,  et  Marie,  greffier  de  la 
subdélégation;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  10  août 
1762,  qui  conflrme  l'adjudication;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  commandant  la  corvée  pour  les  travaux 
en  question;  —  pièces  de  dépenses;  —  requêtes  de  Se- 
guin, entrepreneur;  ordonnances  de  paiement,  1763- 
1764;  —  lettre  de  M.  de  Boissieu,  1766,  au  sujet  d'une 
somme  que  le  s*"  de  La  Roche  réclame  au  s"  Seguin. 


C.  1768.  [Liasse.)   •  3  pièces,  papier;  1  cachet. 

1 745.  —  Bâtiments.  —  Maringues,  prisons  :  —  lettre 
de  M.  Trudaine,  du  20  fév.  1745,  invitant  M.  Rossignol 
à  s'informer  de  l'état  des  prisons  de  Maringues,  «  M.  le 
»  Procureur  général  de  la  Cour  des  Aydes  de  Clermont 
»  ayant  informé  M.  le  Chancellier  de  levasion de plu- 
»  sieurs  contrebandiers,  et  demandé  que  ces  prisons 
»  soient  rétablies  aux  frais  du  seigneur  haut-justicier 
»  ou  du  domaine  »  ;  si  elles  appartiennent  au  duc  de 
Bouillon,  il  est  tenu  de  les  faire  mettre  en  boa  état; 
—  lettre  de  M.  Bourdillon,  subdélégué  à  Maringues; 
réponse  de  M.  Rossignol  à  M.  Trudaine  :  les  prisons 
appartiennent  au  duc  de  Bouillon,  et  Ton  a  écrit  à 
M.  de  Jussy,  chargé  des  affaires  de  ce  seigneur. 


C.  1769.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 


1 7M-f  7TO.  —  Bâtiments.  —  Mauriac,  prisons  :  — 
lettre  de  M.  de  Courtenay,  du  29  déc.  1738,  demandant 
que  M.  de  Sers,  abbé  de  Mauriac,  ait  à  lui  rembourser 
la  dépense  des  petites  réparations  faites  à  ses  prisons 
pour  y  tenir  en  sûreté  deux  cavaliers  emprisonnés  par 
ordre  de  M.  le  chevalier  de  Luynes;  —  lettre  de  Tabbé 
de  Sers,  du  8  janv.  1739,  aî'Surant  que  ses  ijrisons  sont 
en  très  bon  état;  il  p.iiera  les  réparations  en  question 
qui  étaient  inutiles. 


C.  1770.  (Liasse.)  —  ÎJ  pièces,  papier. 

IT^M-f  7114.  —  Bâtiments. —  Montaigut,  prisons:  — 
lettre  de  M.  de  la  Grange,  du  19  sept.  1723,  adressant  le 
devis  des  réparations  nécessaires  aux  prisons  de  Mon- 
taigut; —  devis  s'élevant  à  la  somme  de  164  livres. 


SÉRIE  C.   -  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  99 

au  roi  par  Jacques-François  Chomel,  conseiller,  méde- 
cin du  roi,  intendant  des  eaux  minérales  et  bains  de 
Vichy,  exposant  que  «  depuis  20  ans,  il  fréquente  les 
»  bains  chauds  du  Mont-d'Or,  en  Auvergne,  où  il  a 
»  conduit  dans  l'usage  de  ces  remèdes  plusieurs  malades  ; 
»  il  a  remarqué  une  infinité  de  guérisons  dont  il  a  com- 
»  muniqué  les  observations  à  TAcadémie   royale  des 

>  sciences,  et  dont  il  donne  actuellement  le  traitté  au 

>  public  »;  ces  bains  sont  en  mauvais  état  et  malpro- 
pres, et  il  serait  nécessaire  de  les  reconstruire  à  neuf; 
les  architectes,  qui  sont  venus  plusieurs  fois  sur  les  lieux 
depuis  30  ans,  demandent  pour  ce  travail  des  sommes 
considérables.  M,  Chomel  «  offre  de  faire  ces  répara- 
»  tions  pour  la  somme  de  six  mille  livres,  ad  instar  des 
»  bains  et  fontaines  qu'il  a  construit  à  neuf  à  Vichy, 
»  où  il  a  découvert  de  nouvelles  sources  plus  chaudes 
»  et  salutaires  que  les  anciennes. . .  Le  concours  des  . 
»  malades  qui  viennent  au  Mont-d'Or  au  nombre  de  . 
»  quatre  à  cinq  cents  par  an  sera  plus  grand,  ils  trou- 
»  veront  plus  de  secours,  de  soulagement  et  de  commo- 
»  ditez ,  les  habitans  se  réfugieront  dans  les  bains 
»  chauds  pendant  l'hyver  qui  dure  six  grands  moys 
»  pendant  lesquels  ils  sont  comme  enterrés  sous  la 
»  neige  »;  —  plan  joint  au  mémoire  de  M.  Chomel  et 
notice  explicative. 


C.  1771.  [Liasse.)  —  9  pièces,  papier;  G  plans  ou  dessins. 

XTin*  siècle.  —  Bâtiments.  —  Mon t-Dore  :  —  projet 
(anonyme  et  non  daté)  pour  rendre  les  bains  du  Mont- 
Dore  plus  profitables  et  plus  commodes;  l'auteur  propose 
d'agrandir  le  bain  de  César,  qui  ne  peut  contenir  qu'une 
personne,  d'agrandir  ^également  le  grand  bain  et  d'y 
ménager  des  gradins,  d*établir  des  loges  pour  les  per- 
sonnes qui  voudront  prendre  leurs  bains  isolément, 
d'abandonner  provisoirement  le  bain  des  chevaux,  etc.; 
—  plans  joints  au  projet  ci-dessus;  —  mémoire  adressé 


C.  1772.  (Liasse.)  —  1  pièce^  parch.;  5  pièces,  papier. 

17Jl-t7J9.  —  Bâtiments.  —  Mont-Dore  :  —  lettre 
de  M.  Gaumet,  médecin  à  Clermont,  du  5  mars  1731, 
promettant  d'adresser  à  l'Intendant  un  mémoire  des 
travaux  à  faire  au  Mont-Dore,  aussitôt  «  que  le  pays 
»  sera  praticable  »  ;  il  s'y  rendra  alors  avec  le  s*"  Quey- 
riaux;  lettre  du  môme,  du  28  mars  1732,  adressant  à 
l'Intendant  le  devis  des  travaux  en  question  avec  l'esti- 
mation faite  par  M.  Queyriaux;  —  lettre  de  M.  Tru- 
daine, intendant  d'Auvergne,  à  M.  de  Gàumont,  du 
5  avril  1732,  lui  adressant  un  devis  qu'il  a  fait  dresser 
des  réparations  à  faire  aux  bains  du  Mont-Dore,  par  le 
médecin  qui  a  Tintendance  de  ces  eaux  et  par  un  ingé- 
nieur de  la  province;  la  dépense  monterait,  d'après  ce 
devis,  à  7,030  liv.  16  sols  11  den.;  mais  M.  Trudaine 
pense  qu'il  pourrait  la  réduire  à  4,000  liv.;  — devis  des 
réparations  qu'il  convient  de  faire  au  Mont-Dore  : 
réunir  dans  deux  basîsins  les  eaux  des  sources  froides 
dont  Tune,  la  plus  considérable,  est  nommée  la  fon- 
taine Sainte-Marguerite,  et  l'autre  la  Timbale;  réta- 
blir le  bain  de  César  et  y  installer  un  appareil  pour  les 
douches;  construire  un  mur  pour  séparer  les  deux  ^exes 
dans  les  grands  bains;  restaurer  les  étuves;  couvrir  la 


fc'  ■  i""  " 


100  ARCHIVES  DU 

source  de  la  Madeleine,  etc.  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  8  avril  1732,  qui  commet  Tlntendant  pour  procéder 
€  à  Tadjudication  au  rabais  des  réparations  à  faire  aux 
>  bains  du  Mont-d'Or,  dont  le  prix,  qui  ne  pourra  excé- 
»  der  la  somme  de  cinq  mille  livres,  sera  payé  à  Tadju- 
»  dicataire  sur  les  ordonnances  dudit  s'  commissaire 
»  départy  ». 


C.  1773.  (Liasse.)—  1  pièce,  papier. 

1779.  — Bâtiments. —  Mont-Dore.  —  État  des  bains, 
sources  ou  fontaines  d'eaux  minérales  de  la  subdéléga- 
tion (de  BesseO  -  l^  au  village  des  Bains  du  Mont-Dore, 
trois  bains,  le  premier  appelé  bain  de  César,  le  second 
et  le  troisième  bains  de  la  Madeleine,  le  quatrième 
appelé  bain  des  Chevaux  est  détruit;  deux  sources  :  la 
source  thermale  de  la  Madeleine  et  la  source  froide  de 
là  Marguerite;  il  y  a  aussi  dans  ces  montagnes  une 
infinité  d'autres  sources  dont  on  ne  fait  point  usage;  les 
bains  et  sources  appartiennent  à  M"'  de  la  Rocheaymont, 
qui  les  afferme  120  liv.  par  an;  le  fermier  prend  5  sols 
pour  chaque  douche;  c'est  M.  Lavialle,  médecin,  qui 
est  chargé  de  prendre  soin  de  ces  eaux;  ces  eaux  sont 
connues  jusqu'à  l'étranger,  elles  sont  sans  contredit 
«  préférables  à  tout  ce  que  nous  connoissons  en  France, 
»  tant  pour  la  douceur  du  soufre  que  pour  la  qualité  et 
»  petite  quantité  de  sel  de  vrai  nitre  dont  elles  sont 
>  Imprégnées,  ce  qui  les  rend  plus  propres  à  baigner 
»  qu'à  boire,  étant  extrêmement  onctueuses  et  balsa- 
»  miques  »  ;  ces  eaux  conviennent  aux  personnes  attein- 
tes de  rhumatismes,  de  paralysie,  de  n\aladies  ner- 
veuses, ou  qui  ont  eu  des  membres  fracturés,  d'asthme 
glaireux,  de  phtisie  ou  de  péri-pneumonie;  —  2^  auprès 
du  bourg  de  Saint-Nectaire,  on  voit  plusieurs  sources 
minérales  froides  ou  chaudes,  dont  la  principale,  qu'on 
appelle  le  Gros-Bouillon,  jaillit  «  sous  une  voûte  faite 
»  en  rond  dans  laquelle  est  un  bassin  de  sept  à  huit 
D  pieds  de  rond  »;  cette  source  nait  dans  le  domaine 
d'Etienne  Bergogne,  qui  fait  payer  un  sol  pour  chaque 
quarte  d'eau  que  Ton  emporte,  les  buveurs  d'eau  sur 
les  lieux  ne  donnent  que  ce  qu'ils  veulent;  ces  eaux 
conviennent  dans  les  cas  d'obstruction  du  foie  ou  des 
glandes,  pour  les  fièvres,  les  pâles  couleurs,  lagravelle, 
les  douleurs  de  tète  invétérées,  les  coliques  bilieuses,  etc.; 
—  3*»  les  ea«x  minérales  froides  de  la  Villetour,  près 
d'une  chapelle,  à  trois  cents  pas  de  la  ville  de  Besse  ; 
elles  jaillissent  dans  un  communal,  près  de  la  Couze; 
elles  conviennent  dans  les  cas  d'épaississement  du  sang 
et  contre  les  douleurs  de  tète  invétérées  ;  —  4®  à  quatre 
cents  pas  du  Yernet,  on  trouve  une  source  assez  abon- 


PUY-DE-DOME. 

dan  te,  couverte  d'une  petite  voûte,  on  l'appelle  la  source 
de  Sainte-Marguerite,  à  cause  d'une  image  de  cette  sainte 
que  les  habitants  y  ont  placée  ;  elles  n'ont  d'autre  vertu 
que  celle  d'aiguiser  l'appétit  et  de  rafraîchir;  —  5°  on 
trouve  auprès  de  Sauriers  deux  ou  trois  sources  d'eaux 
minérales  «  qui  participent  des  thermales  et  des  aci* 
»  dules  »;  elles  conviennent  dans  les  dérangements 
d'estomac,  dans  les  obstructions  de  la  rate,  dans  les 
fièvres  intermittentes;  —  6®  eaux  de  Coteuge,  à  un 
quart  de  lieue  du  château  de  ce  nom,  près  du  village  de 
Leins;  elles  ont  à  peu  près  les  mêmes  propriétés  que 
celles  de  la  VMlletour. 


C.  1774.  (Liasse.)  —  2  pièces  parch.;  2i  pièces,  pap.;  Î5  plans. 

1785-1788.  —  Bâtiments.  —  Mont-Dore.  —  Mémoire 
anonyme  (de  M.  Sganzin,  ingénieur  des  ponts  et  chaus- 
sées de  la  province)  sur  le  projet  d'un  nouveau  bâti- 
ment pour  les  bains  du  Mont-Dore;  devis  des  ouvrages 
s'élevant  à  39,281  liv.;  —  plans  et  dessins  joints  au  mé- 
moire précédent,  comprenant  :  un  plan  d'ensemble  du 
bâtiment  et  des  maisons  adjacentes,  qu'il  faudra  démo- 
lir, et  les  plans  à  deux  étages,  la  cou[)e  et  l'élévation  du 
bâtiment  projeté  ;  —  lettre  de  M.  de  Chazerat  à  M.  de 
Vergennes,  du  14  sept.  1786,  au  sujet  de  la  route  du 
Mont-Dore  et  des  réparations  que  réclament  les  bâti- 
ments des  bains;  son  projet  serait  de  «  louer  l'auberge 
»  qui  sera  bâtie  au  profit  des  pauvres  et  des  soldats  que 

>  leurs  infirmités  attirent  dans  ce  lieu  célèbre  par  les 
»  cures  qui  s'y  opèrent  »;  il  lui  parait  indispensable  de 
travailler  immédiatement  aux  bains  et  à  couvrir  la 
fontaine  ;  cette  première  dépense  et  celle  de  l'auberge 
monteraient  à  environ  48,000  liv.  et  M.  de  Chazerat 
désirerait  que  le  Contrôleur  général  lui  permît  de  pren- 
dre cette  somme  sur  le  fonds  des  dépenses  variables. 
€  J'arrive  du  Montd'Or,  écrit-il.  J'étois  prévenu  de  la 
»  malpropreté  des  eaux  et  des  bains,  de  l'indécence  de 
»  ces  bains  où  les  deux  sexes  sont  confondus,  des  incom- 

>  modités  de  tous  genres  qu'éprouvent  les  malades 
»  dans  les  auberges;  mais  le  tableau  qu'on  m'en  avoit 
»  fait  n'est  qu'une  bien  foible  immage  de  ce  que  j'ai  vu, 
»  et  je  sens  plus  que  jamais  la  nécessité  d'exécuter  le 
»  projet  conçu  depuis  longtemps  de  rendre  ces  bains 
»  aussi  commodes  et  aussi  décents  qu'ils  sont  salu- 

»  taires  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Yergennes  annonçant  que 
le  Ministre  approuve  le  projet  et  autorise  la  dépense; 

—  devis  général  des  ouvrages  de  maçonnerie,  char- 
pente, etc.,  pour  la  construction  d'une  salle  de  bains  et 
d'un  logement  au  village  des  Bains  du  Mont-Dore.  «  Ce 

>  bâtiment  sera  placé  sur  un  vacant  attenant  à  la  place 


». 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


101 


A  dite  «  de  Mirabeau  »,  de  manière  à  former  allignement 
»  au  coté  de  cette  promenade  opposé  au  courant  de  la 
»  rivière  de  Dordogne  »;  par  Sganzin,  le  15  février 
1787;  —  procès-verbal  d'adjudication  des  travaux,  des 
16  et  17  juillet  1787,  au  s"  Colin,  pour  le  prix  de 
51,900  liv.;  —  projet  d'arrêt  approuvant  l'adjudication 
et  correspondance  de  MM.  de  Chazerat  et  Blondel  ;  — 
arrêt  du  Conseil  d'État,  du  25  sept.  1787,  approuvant 
Tadjudication  ;  lettres  d'attache,  et  ordonnance  de 
rintendant;  —  requête  du  s'  Colin,  adjudicataire;  — 
lettre  de  M.  de  Chazerat,  du  17  sept.  1788,  informant 
M.  Blondel  qu*au  cours  des  fondations  on  a  dû  employer 
les  pilotis,  ce  qui  augmentera  la  dépense  de  10,990  liv., 
il  lui  adresse  en  même  temps  un  état  des  indemnités 
qu'il  £iudra  accorder  pour  les  bâtiments  qu'on  expro- 
prie ;  —  réponse  de  M.  Blondel,  communiquant  à  l'In- 
tendant un  mémoire  adressé  par  la  Commission  inter- 
médiaire à  M.  le  Directeur  général  :  ce  mémoire 
exprime  des  craintes  sur  les  dépenses  qui  pourraient 
être  faites,  les  travaux  étant  faits  en  régie  sur  la  de- 
mande de  l'adjudicataire,  qui  s'était  déclaré  hors  d*état 
de  les  diriger,  ayant  été  abandonné  de  ses  associés  ;  la 
Commission  demande  s'il  n'y  aurait  pas  intérêt  à  faire 
une  nouvelle  adjudication;  on  demande  sur  ce  mémoire 
l'avis  de  M.  de  Chazerat  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du 
19  oct.  1788.  déclarant  que  l'entrepreneur  est  parfaite- 
ment solvable  et  que  le  conducteur  qu'on  lui  a  donné 
sur  sa  requête  est  fort  en  état  de  le  diriger  ;  les  travaux 
sont  d'ailleurs  surveillés  par  M.  Sganzin  à  l'habileté  et 
au  zèle  de  qui  le  Conseil  et  la  Commission  intermédiaire 
rendent  justice;  les  particuliers  à  qui  l'on  doit  des  in- 
demnités acceptent  celles  qui  leur  sont  offertes  ;  enfin 
la  dépense  ne  dépassera  pas' les  prévisions  ;  —  lettre  de 
M.  Blondel,  du  3  nov.  1788,  annonçant  que  le  ministre 
approuve  la  dépense  supplémentaire  de  11,000  livres. 


C.  1775.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier. 

(1704)  1788-1789.  —  Bâtiments.  —  Mont-Dore.. 
—  Requêtes  adressées  à  l'Intendant  par  Liger  Boyer 
aîné  ;  Pierre  Boyer,  prêtre  et  communaliste  de  la  pa- 
roisse du  Mont-Dore-les-Bains  ;  Jacques  Boyer,  frère 
du  précédent;  René  Olier,  réclamant  les  indemnités 
que  leur  a  promises  M.  Sganzin  en  dédommagement  de 
la  part  de  leurs  héritages  englobés  dans  le  nouveau 
bâtiment;  —  copie  du  partage  entre  les  enfants  Ollier, 
du  13  mai  1704,  dans  lequel  est  mentionné  «  un  jardin 
»  à  herbe  appelle  de  Panthéon  >  ;  —  vente  consentie 
au  roi  par  Pierre  Cohadon,  d'une  maison  à  lui  appar- 
tenant et  située  sur  l'emplacement  du  nouveau  bâti- 


ment des  bains,  10  octobre  1789  ;  —  contestation  entre 
les  nommés  Jacques  Boyer  et  Joseph  Cohadon,  au  sujet 
de  dégâts  causés  dans  le  pré  du  dernier  par  le  passage 
des  matériaux  destinés  au  bâtiment  du  Mont-Dore. 


C.  1776.  (Liasse.)  —  1  pièce  parch.  ;  10  pièces,  papier. 

17119-17115.  —  Bâtiments.  —  Montferrand,  pri- 
sons :  —  devis  des  réparations  nécessaires  auxdites  pri- 
sons par  Antoine  de  Banssat,  ingénieur  des  ponts  et 
chaussées  de  la  province  d'Auvergne  ;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  7  sept.  1722,  qui  commet  Tlntendant 
pour  procéder  à  l'adjudication  ;  —  procès- verbal  d'ad- 
judication s'élevant  à  la  somme  de  497  liv.  ;  —  lettre 
de  M.  de  Gauraont,  du  3  mai  1723,  invitant  M.  Brunet 
d'Évry  à  lui  adresser  un  devis  des  réparations  néces- 
saires aux  prisons  de  Montferrand  «  le  mauvais  état  de 
»  ces  prisons  ayant  causé  l'évasion  de  plusieurs  prison- 
»  niers  >;  état  des  réparations  à  faire  aux  prisons 
royales  du  château  de  Montferrand,  s'élevant  â  400  liv.; 
—  procès-verbal  d'adjudication,  le  l**"  février  1726, 
dans  une  salle  de  l'hôtel  de  l'Intendance  à  Clermont  : 
travaux  dans  la  chapelle  de  Sainte-Catherine. 


C.  1777.  (Liasse.)  —  B  pièces,  papier. 

1794-17115.  —  Bâtiments.  —  Murât,  prisons  :  —  let- 
tre de  M.  Danty,  juge  prévôt  de  la  ville  et  vicomte  de 
Murât,  du  20  mars  1724,  au  sujet  des  réparations  qui 
s'élèveront  à  la  somme  de  20  liv.  ;  —  nouvelle  lettre  du 
même,  au  sujet  de  quelques  réparations  qui  n'ont 
point  été  comprises  dans  le  premier  devis  ;  il  annonce 
en  même  temps  qu'il  s'occupe  de  l'affaire  des  commu- 
naux. 

C.  1778.  (Liasse.)  —  1  pièce,  papier. 

1794.  —  Bâtiments.  —  Nonette,  prisons  :  —  lettre  de 
M.  Amariton,  lieutenant-général  de. Nonette,  informant 
l'Intendant  que  les  réparations  nécessaires  aux  prisons 
de  ce  siège  monteront  â  50  liv. 


C.  1779.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

1681-169S.  —  Bâtiments.  —  Riom,  palais  et  pri- 
sons :  —  procès-verbal  de  réception  par  Michel  Rollet, 
trésorier  de  France,  le  3  déc.  1681,  des  travaux  exécu- 


\ 


1(8  ARCHIVES  DU 

tétfà  la  conciergerie  de  Rloin,  en  vertu  du  bail  du  7  no- 
vembre précédent,  consenti  an  s*^  Minguet,  architecte  à 
Volvlc ,  suivi  d'un  mandement  au  profit  de  l'entrepre- 
neur; ordonnances  de  Tlntendant,  1684,  pour  le  paie- 
ment dudit  Minguet;  —  mémoire  des  réparations  à 
faire  dans  le  palais  et  dans  la  conciergerie  de  Riom, 
dressé  par  Pierre  Chaumette»  architecte,  Georges  Bres- 
son,  charpentier,  et  Antoine  Paradis,  couvreur,  tous 
habitants  de  la  ville  de  Riom  ;  bail  au  labais,  du 
29  avril  1684,  au  profit  de  Georges  Bresson,  François 
Forgeon  et  Jacques  Biguet;  ordonnances  d'Urbain 
Le  Goux  de  la  Berchère,  intendant,  1684  1685,  pour  le 
paiement  des  entrepreneurs;  —  bail  au  rabais,  par 
devant  Pierre  de  Bérulle,  intendant,  le  24  avril  1686, 
des  réparations  à  faire  dans  une  écurie  dépendant  du 
palais,  adjugé  à  Pierre  Conchon ,  maître  maçon  à 
Riom;  —  devis  et  bail  au  rabais,  du  25  mai  1686,  des 
travaux  à  faire  pour  la  conduite  de  la  fontaine  de  la 
conciergerie;  adjugés  à  Vincent  Hubauit,  pour  le  prix 
de  285  livres  ;  —  bail  au  rabais  de  travaux  à  faire  dans 
une  salle  du  palais,  le  15  juin  1686;  procès-verbal  de 
réception  des  ouvrages  ;  —  devis  et  bail  au  rabais,  le 
23  déc.  1686,  des  ouvrages  à  faire  dans  la  chambre  cri- 
minelle et  dans  le  parquet  de  Riom,  adjugés  au  nommé 
Touzet  ;  —  travaux  à  faire  en  1688  à  la  conciergerie  : 
réparation  de  «  la  petite  tour  servant  pour  l'escalier  de 
»  bois  qui  descend  au  bas  de  la  grosse  tour,  où  sont 
»  plusieurs  cachots  »;  adjudication,  le  29  janv.  1688, 
au  profit  de  Benoist  Languille,  entrepreneur  à  Riom  ;  — 
procès- verbal  d'adjudication  de  réparations  au  palais 
de  Riom,  le  1«^  déc.  1692. 


PUY-DE-DOMK. 


C.  1780.  (Liasse.)  —  6  pièces^  papier. 

16116.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Sainte-Chapelle  :  — 
devis  et  bail  à  rabais  des  réparations  à  faire  au  clocher 
de  la  Sainte-Chapelle  «  laquelle  est  de  fondation  roïale, 
>  et  dont  tous  les  bénéfices  sont  à  la  nomination  du 
»  Roi  »,  le  4  févr.  1686  ;  les  ouvrages  sont  adjugés  à 
Claude  de  Touzet,  charpentier  de  Riom,  pour  le  prix  de 
2,400  liv.;  —  devis  et  bail  au  rabais,  le  15  fév.  1686, 
des  réparations  à  faire  aux  vitres  de  la  Sainte-Chapelle, 
adjugées  à  Amable  Boy,  maître  vitrier  de  la  ville  de 
Riom,  pour  la  somme  de  400  liv.;  —  procès- verbaux  de 
réception  ;  —  bail  au  rabais  des  réparations  de  la  sa- 
cristie au  prix  de  650  liv.,  le  16  sept.  1686;  adjudica- 
taire Jean  Fournel. 


C.  .1781.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

1716.  —  Bâtiments.  —  Riom,  palais,  prison?, 
Sainte-Chapelle  :  —  devis  des  réparations  à  faire  au  pa- 
lais de  Riom,  dressé  le  J5  juin  1716,  par  Jacques  De- 
serres, conseiller  et  avocat  du  roi  au  présidial  de  Riom, 
subdélégué,  accompagné  des  s'*  Ducroussier,  Madot  et 
Mosnier,  ingénieurs  du  roi  :  le  clocher  de  la  Sainte- 
Chapelle  menace  ruine,  il  faut  le  démolir  entièrement; 
il  faudrait  slu^^ï  refaire  les  vitres  de  Téglise  en  y  met- 
tant de  nouveau  plomb;  «  pour  cet  effect,  il  faut  démon- 
»  ter  les  panneaux  avec  toutes  les  précautions  néces- 
»  saires,  et  avoir  soin  quand  on  les  remettra,  de  les 
»  remettre  dans  les  mesmes  dimensions,  et  les  figures 
»  dans  leurs  mesmes  situations  sans  aucune  transpo- 
»  sition;  ces  vitres  qui  sont  au  nombre  de  neuf  croi- 
»  sées  seront  ensuite  posées  et  arrêtas  avec  les  clefs 
»'aux  porte-panneaux  »,  il  faudrait  blanchir  la 
salle" des  gardes;  on  ferait  un  cabinet  pour  MM.  les 
gens  du  roi  dans  le  lieu  où  Ton  donne  la  question  aux 
criminels  ;  les  experts  signalent  aussi  des  réparations  à 
faire  dans  la  chambre  du  parquet,  dans  le  vieux  greffe 
«  qui  est  au-dessus  de  la  chambre  de  l'auditoire  )^  dans 
la  galerie  des  prisons,  dans  le  greffe  civil,  dans  les 
salles  de  TÉlcction;  ils  ont  examiné  également  la 
brèche  du  mur  d'enceinte  de  la  ville  qui  joint  au  mur 
du  palais;  —  devis  des  réparations  à  faire  au  palais  de 
Riom,  du  20  juin  1716,  à  i>eu  près  semblable  au  précé- 
dent; —  devis  des  réparations  à  faire  aux  prisons  de 
Riom,  dressé  le  22  août  1716  par  MM.  Pierre  Urion, 
conseiller  du  roi,  lieutenant-général  criminel  en  la  sé- 
néchaussée d'Auvergne,  assisté  de  Antoine  Dubreuil, 
son  greffier,  et  de  Jean  Bontoux,  entrepreneur. 


C.  i782.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parchem.  ;  41  pièces,  papier  ; 

2  dessins. 

1791-1769.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Sainte-Cha- 
pelle :  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  21  mars  1721, 
commettant  M.  Brunet  d'Évry,  intendant  d'Auvergne, 
I)Our  procéder  à  Tadjudlcation  au  rabais  des  ouvrages 
à  faire  pour  la  démolition  et  le  rétablissement  du  clo- 
cher de  la  Sainte-Chapelle  :  le  devis  monte  à  la  somme 
de  8,000  liv.,  mais  on  pourra  vendre  dix  à  douze  mil- 
liers de  plomb  et  bronze,  ce  qui  réduira  la  dépense  à 
2,000  liv.;  —  procès-verbal  d'adjtidication,  du  3  juin 
1721,  à  Pierre  Madaule,  pour  la  somme  dd  9,000  liv.; 
—  autre  procè?-verbal,  du  15  nov.  1722,  i  ortant  aug- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

mentation  de  650  liv.  sur  le  précédent  bail,  attendu  le 
mauvais  état  de  plusieurs  poutres  qu'il  faudra  rempla- 
ce; —  mémoire  des  entrepreneurs  Etienne  Philippe  et 
François  Portier,  charpentiers  aux  Ancizes,  paroisse  de 
Comps,  au  sujet  de  l'orage  du  26  déc.  1722  qui  a  abattu 
les  échafaudages;  —  correspondance  de  MM.  de  La 
Orandville,  Brunet  d'Évry,  de  l'abbé  Colonges,  subdélé- 
gué  ;  —  état  des  ouvrages  qui  sont  à  faire  pour  achever 
le  clocher  de  la  Sainte-Chapelle  et  qui  n'ont  pas  été 
compris  dans  le  premier  devis,  avec  celui  des  matériaux 
et  leur  estimation,  dressé  par  M.  Saladin,  ingénieur, 
le  12  déc.  1723;  —  mémoire  du  plomb  qui  couvrait  la 
Sain  te- Chapelle,  pesé,  fondu  et  mis  en  table  par  le  s»^ 
Barthon;  —  lettre  de  M.  de  Gaumont,  du  15  avril 
1724,  se  plaignant  que  les  premiers  devis  n'aient  pas 
été  assez  étudiés,  l'entrepreneur  adjudicataire  pour 
9,000  liv.  a  fait  un  marché  avec  des  sous-entrepreneurs 
moyennant  3,550  liv.  seulement,  «  et  quoy  qu'il  pa- 
»  roisse  avoir  été  en  état  de  trouver  un  gain  considé- 
»  rable,  il  luy  a  encore  été  accoidé  une  augmentation 
»  de  650  liv.;  plus  il  a  eu  300  liv.  pour  les  nouveaux 
»  échafauds  »  et  Ton  propose  encore  de  lui  accorder 
d'autres  faveurs  ;  M.  de  Gaumont  prie  l'Intendant  de 
faire  examiner  plus  sérieusement  la  valeur  des  tra- 
vaux et  s'il  ne  conviendrait  pas  d'annuler  le  niarché  en 
raison  des  variations  de  l'entrepreneur;  —  état  des 
paiements  faits  jusqu'au  23  déc.  1724,  s'élevant  à 
10,640  liv.;  —  arrêt  du  Conseil,  du  13  mars  1725,  or- 
donnant une  nouvelle  adjudication  tant  des  ouvrages 
faits  que  de  ceux  qui  restent  à  faire  ;  —  nouveau  devis 
dressé  par  M.  Saladin  le  9  juin  1725,  et  montant  à 
13,000  liv.i  —  annonce  de  l'adjudication,  affiches;  — 
procès-verbal  d'adjudication,  le  15  juillet  1725,  au  s*" 
Boisson  pour  la  somme  de  12,710  liv.;  —  procès-verbal 
de  réception  par  François  Carraud,  conseiller  du  roi  au 
Présidial  et  subdélégué,  le  15  sept.  1725;  —  requête  de 
l'entrepreueur  à  fin  de  paiement;  pièces  de  dépenses; 
—  deux  dessins  représentant  le  clocher  de  la  Sainte- 
Chapelle  en  élévation. 


r 


C.  1783.  (Liasse.)  —  1  pièce  parch.  ;  24  pièces,  papier. 

1797-1791.  —  Bâtiments.  —  Riom,  vitres  de  la 
'Sainte  Chapelle  :  —  requête  des  trésoriers  et  chanoines 
â6  la  Sainte-Chapelle  exposant  que  a  l'impétuosité  des 
»  vens  ayans  ébranlés  considérablement  les* vitrages  de 
»  trois  grandes  fenêtres  de  leur  église,  deux  panneaux 
>  en  ayans  été  abattus  et  les  verres  tous  brisés,  il  est  à 
»  oraindre  que  le  reste  desdits  vitrages  n'ayent  le  même 


lOS 

»  sort  »  ;  aucun  travail  n'y  a  été  fait  depuis  que  le  roi 
les  fit  réparer  à  ses  frais  il  y  a  environ  quarante  ans; 
la  réparation  peut  se  faire  sans  qu'il  en  coûte  rien  au 
roi  4s.  au  moyen  du  reste  du  plomp  de  Tancien  clocher 
»  de  lad.  église  et  d'une  douille  de  bronze  qui  en  revê- 
»  toit  réguille  »  ;  —  devis  des  réparations  en  question 
dressé  par  M.  Saladin,  le  31  déc.  1727;  —  corresponr 
dance  à  ce  sujet  entre  l'Intendant,  M.  de  Gaumont  et 
M.  Carraud  ;  pour  justifier  de  leur  demande,  les  cha- 
noines «  rapportent  la  copie  coUationnée  du  procezr 
»  verbal  de  réception  qui  fut  fait  par  M.  de  BeruUe  en 
»  l'année  1C86,  après  un  pareil  rétablissement  de  leurf^ 
»  vitres  »  ;  M.  Carraud  est  d'avis  que  cette  réparatioî^ 
doit  être  à  la  charge  du  roi,  il  a  toujours  payé  toutes^ 
celles  de  la  Sainte-Chapelle;  —  arrêt  du  Conseil,  du 
3  août  1728,  qui  commet  l'Intendant  pour  procéder  à 
l'adjudication  des  réparations  nécessaires  aux  vitres  de 
la  Sninte-Chapelle  ;  —  affiches;  — procès- verbal  d'ad- 
judication, du  6  févr.  1729,  à  Pierre  Chardonnet,  vi- 
trier et  entrepreneur  à  Riom,  pour  la  somme  de  700  liv.; 
—  procès  verbal  de  réception,  le  9  janvier  1731  ;  — 
pièces  de  dépenses. 


C.  1784.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  17  pièces,  papier. 


17S1-17S7.  —  Bâtiments.  —  Riom,  prisons  :  — 
procès-verbal  des  réparations  à  faire  aux  prisons  de  la 
ville  de  Riom,  dressé  par  Saladin,  le  12  sept-  1721, 
s'éievant  à  la  somme  de  1,492  liv.,  vérifié  par  M.  Co- 
longes^ subdélégué  à  Riom  ;  —  procès- verbal  d'adjudi- 
cation desdits  ouvrages  â  Jacques  Verrier  pour  la 
somme  de  1,500  liv.,  le  20  févr.  1722  ;  —  état  des  ré^ 
parations  à  faire  aux  mêmes  prisons  pour  la  charpente, 
la  menuiserie  et  la  serrurerie,  du  P'  août  1724;  — 
annonce  de  l'adjudication  qui  sera  faite  erf  vertu  de 
l'arrêt  du  Conseil,  du  24  oct.  1724  ;  —  bail  au  rabais, 
le  25janv.  1725,  au  profit  d^Annet  Boisson,  moyennant 
la  somme  de  1,113  liv.  10  sols  ;  —  devis  des  réparations 
qui  sont  à  faire  aux  prisons  de  Riom  par  suite  de  l'éva- 
sion de  plusieurs  prisonniers,  dressé  par  Saladin,  le 
7  mai  1726  ;  réparations  du  côté  du  «  cours  de  la 
»  Grandville.  dit  autrefois  le  Pré-Madame  »;  —  bail 
au  rabais  pour  la  somme  de  1,555  liv.  à  Gervais  Cher- 
bouquet,  dit  la  Coppie  ;  —  arrêt  du  Conseil,  du  2  juillet 
1726,  qui  confirme  ladite  adjudication;  —  pièces  de  dé- 
penses ;  —  bail  au  rabais  d'autres  menues  réparations 
en  1727. 


1 


104 


ARCHIVES  DU  PU  Y  DE-DOME. 


C.  1785.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.;  62  pièces,  papier; 

3  cachets. 

1799-1799.  —  Bâtiments.  —  Riom,  palais  et  pri- 
sons :  —  lettre  de  M.Urion,  du  28  juillet  1729,  informant 
l'Intendant  que  «  les  vents  orageux  ont  abattu  en  par- 
»  lie  la  toiture  du  corps  de  logis  du  palais  où  Ton  des- 

>  tine  de  placer  la  nouvelle  jurisdiction  des  Eaux  et 

>  Forêts  »;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  16  août  1729, 
qui  commet  l'Intendant  pour  procéder  à  l'adjudication 
des  réparations  en  question  ;  —  bail  au  rabais  des  ré- 
parations à  faire  au  château  de  Riom,  au  profit  de 
Jean  Guillot  pour  la  somme  de  3,219  liv.;  —  ordon- 
nances de  paiement;  —  correspondance  de  MM.  de 
Gaumont,  Trudaine,  Urion,  au  sujet  des  réparations  à 
faire  au  parquet  des  gens  du  roi  du  Présidial  de  Riom, 
1732;  —  état  des  réparations  à  faire  aux  prisons 
royales  de  la  ville  de  Riom  en  1733,  s'élevant  à  410  liv.; 

—  arrêt  du  Conseil,  du  10  mars  1733,  qui  commet 
M.  Trudaine  pour  procéder  à  l'adjudication;  —  bail  au 
rabais  ;  —  lettres  de  MM.  Urion  et  Dufraisse-Duchey  ; 

—  procès-verbal  de  visite  des  ouvrages  par  M.  Amable 
Dufraisse,  écuyer,  s'  du  Chey,  conseiller  du  roi  et  son 
procureur  en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial  de 
Riom  ;  —  état  estimatif  des  réparations  à  faire  à  la 
charpente  et  aux  couverts  du  palais,  dressé  par  Saladin 
le  19  janv.  1734,  et  s'élevant  à  470  liv.;  —  annonce  de 
l'adjudication ,  certificat  de  publication  par  Jacques 
Demichel,  trompette  ordinaire  de  la  ville  de  Riom  ;  — 
bail  au  rabais,  lettres  de  M.  Urion,  1735;  pièces  de  dé- 
penses ;  —  lettre  de  M.  Urion,  du  10  sept.  1736,  an- 
nonçant que  la  chambre  criminelle  du  palais  de  Riom 
menace  une  ruine  prochaine;  —  lettre  de  Tlntendant, 
du  7  mars  1735,  informant  le  Contrôleur  général 
€  qu'un  ouragan  qui  s'est  fait  sentir  en  Auvergne  pen- 
»  dant  les  15,  16,  17  et  18  du  mois  de  janvier  dernier 
»  a  fait  un  dégât  considérable  à  la  couverture  du  palais 
»  et  des  prisons  de  Riom  »  ;  la  dépense  pour  les  répara- 
tions s'élèverait  à  2,330  liv.  10  sols;  —  lettre  de 
M.  Urion,  relative  à  l'adjudication  faite  au  s'  Guillot  ; 

—  arrêt  du  Conseil,  du  16  juin  1739,  qui  confirme  la- 
dite adjudication;  —  pièces  de  dépenses. 


C.  1786.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  59  pièces,  papier. 

1749-1745.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Présidial  :  — 
devis  des  réparations  à  faire  dans  l'auditoire  du  Prési- 
dial, s'élevant  à  4,914  liv.  1  s.  4  den.  ;  lettre  de  M.  Ros- 


signol, du  17  juillet  1741,  adressant  oe  devis  au  Con- 
trôleur général,  et  un  autre  devis  des  réparations  à 
faire  aux  prisons  qui  monte  à  4,637  liv.  19  sols  8  den.  ; 
—  lettre  de  M.  Orry,  répondant  qu'il  ne  voit  rien  à  re- 
trancher sur  le  devis  qui  concerne  les  prisons,  mais  que 
le  devis  des  réparations  à  faire  à  l'auditoire  doit  être 
réduit  à  1,168  liv.,  le  reste  étant  à  la  charge  des  offi- 
ciers du  siège;  —  lettre  de  M.  Duchey,  du  28  fév.  1744, 
rappelant  les  avis  qu'il  avait  donnés  précédemment  et 
annonçant  qu'une  autre  partie  de  la  galerie  des  prisons 
s'est  encore  écroulée  ;  —  lettre  de  M.  Urion,  annonçant 
qu'il  a  adjugé  les  réparations  au  s"*  Cipierre  pour  la 
somme  de  4,250  liv.  ;  le  s'  Rimbaud,  recommandé  par 
l'Intendant,  n'a  pas  fait  d'offres  ;  —  devis  et  procès- 
verbal  d'adjudication  ;  —  lettre  de  M.  Dujouhannel,  sur 
les  inconvénients  des  adjudications  au  rabais  qui  sont 
prises  souvent  à  vil  prix  par  des  ouvriers  incapables  ou 
sans  conscience  ;  —  arrêt  du  Conseil,  du  5  juin  1744, 
qui  confirme  l'adjudication;  —  lettre  de  M.  Urion,  au 
sujet  de  réparations  supplémentaires  indispensables  et 
qui  n'ont  pas  été  prévues  au  premier  devis  ;  elles  s'élè- 
veraient à  1,368  liv.  13  sols;  —  devis  supplémentaire 
par  Saladin;  —  procès-verbal  d'adjudication  des  27 et 
28  sept.  1744;  —  arrêt  du  Conseil,  du  18  oct.  1744,  qui 
confirme  la  nouvelle  adjudication  ;  —  correspondance 
et  pièces  de  dépenses  ;  —  requêtes  de  Jacques  Dapsol, 
entrepreneur;  —  lettre  de  M.  Trudaine,  du  14  fév.  1745, 
adressant  à  M.  Rossignol  pour  l'examiner  un  mémoire 
des  adjudicataires  «  par  lequel  ils  prétendent  qu'il  est 
»  survenu  de  nouveaux  ouvrages  dans  l'exécution  de 
»  leur  adjudication  »;  procès-verbal  de  vérification  par 
Saladin. 


C.  1787.  (Liasse.) —  45  pièces,  papier. 

1076-1746.  —  BA.TIMBNTS.  --  Riom,  entretien  des 
couvertures  du  palais  et  de  la  Sainte-Chapelle  :  —  bail  au 
rabais  de  l'entretien  des  couvertures  du  palais  royal,  de' 
la  Sainte-Chapelle,  de  la  conciergerie  et  autres  bâti- 
ments en  dépendant,  consenti  par  le  bureau  des 
finances  de  Riom  à  Antoine  Paradis,  maître  couvreur 
de  la  ville  de  Riom,  pour  neuf  années  à  partir  du 
1*'  janvier  1676,  à  raison  de  la  somme  de  100  liv.  pour 
les  deux  premières  années  et  de  75  liv.  pour  chacune 
des  années  suivantes.  Il  est  fait  mention  dans  l'acte  ci- 
dessus,  d'un  autre  bail  consenti  au  s'  Paradis  en  1666; 
—  ordonnance  de  paiement  au  profit  du  s'  Paradis  en 
1682;  —  nouveau  bail  consenti  pour  six  années  en 
1684  à  Antoine  et  François  Paradis  par  Urbain  Le  Goux 
de  laBerchère,  intendant  d'Auvergne;  —  ordonnances 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

de  paiement  ;  —  ordonnance  de  paiement  du  21  mars 
1696,  au  profit  d* Antoine  Chaudron,  adjudicataire  de 
Teotretien  des  couvertures  du  palais;  —  ordonnances 
en  faveur  de  Michel  Moulin,  adjudicataire,  de  1708 
à  1715;  —  bail  au  rabais,  le  8  août  1725,  à  Phelippe 
Pourtier,  couvreur,  du  lieu  de  Saint-George,  des  répa- 
rations à  faire  aux  couvertures  du  palais  et  de  la 
Sainte-Chapelle  pour  la  somme  de  400  liv.,  et  de  l'en- 
tretien desdites  couvertures  pendant  6  années  au  prix 
de  150  liv.  par  année  ;  —  certificats  en  faveur  dudit 
s""  Pourtier  ;  —  lettres  de  M.  Urion,  1738,  au  sujet  des 
requêtes  de  Jean  Guillot,  adjudicataire  de  l'entretien 
des  couvertures  du  palais,  de  la  Sainte-Chapelle,  du 
château  et  des  prisons  de  Riom  ;  ordonnances  de  paie- 
ment au  profit  dudit  Guillot;  —  requête  adressée  à 
rintendant,  en  1740,  par  le  trésorier  et  les  chanoines 
de  la  Sainte-Chapelle  royale  de  Riom,  représentant  que 
l'orage,  qui  arriva  dans  la  nuit  du  14  au  15  janvier  1740 
€  a  beaucoup  emporté  d'ardoises  de  la  couverture  de 
»  lad.  Sainte-Chapelle  et  enlevé  et  rompu  quelques 
>  tables  de  plomb  qui  couvroint  l'éguille  sur  laquelle 
»  est  posée  la.  figure  de  saint  Michel  »,  et  demandant 
que  les  réparations  soient  comprises  dans  celles  qui  se- 
ront &ites  aux  bâtiments  du  palais  ;  —  correspondance 
de  M.  Urion,  de  l'Intendant  et  du  Contrôleur  général, 
au  sujet  des  dégâts  causés  par  les  orages  dans  la  toi- 
ture de  la  grande  salle  du  palais  de  Riom,  1744  ;  autres 
dégâts  causés  par  l'ouragan  du  17  oct.  1745;  bail  au 
rabais  desdites  réparations  en  1746. 


C.  1788.  (Liasse.)  —  24 pièces,  papier;  1  cachet. 

1746-1740.  — Bâtiments. -^Tliom,  palais  :  — lettre 
de  M.  Trudaine,  du  9  mai  1746,  invitant  M.  Rossignol 
â  &ire  dresser  un  état  estimatif  des  réparations  que  les 
officiers  du  Présidial  de  Riom  demandent  dans  leur 
auditoire  :  il  faut  distinguer  avec  soin  celles  qui  sont  à 
la  charge  du  roi,  et  celles  dont  la  dépense  incombe  aux- 
dits  officiers  ;  —  devis  dressé  par  M.  Dijon,  et  s'élevant 
A  la  somme  de  4,039  liv.  10  sols;  —  lettre  de  M.  de 
Machault,  du  5  sept.  1746,  autorisant  une  partie  des 
réparations  ;  —  requête  des  officiers  de  la  Sénéchaussée 
d^AuTorgne  et  siège  Présidial  de  la  ville  de  Riom,  se 
plaignant  qu'on  ait  laissé  à  leur  charge  une  partie  des 
réparations  qui  devraient  incomber  au  roi  ;  signée  par 
^eslin,  lieutenant  général  ;  Chabre,  lieutenant  général 
dvil  ;  de  Malet,  assesseur;  Milanges,  Carraud,  Archon, 
Archon  de  La  Roche,  Vissac,  Valeix,  Rollet  de  Nevrezé, 
Sirmond,  Brujas,  Chamerlat,  Bourlin,  Delaval-Dela- 
<Tèfaej  Dufraisse,  procureur  du  roi  ;  Chabrol,  avocat  du 
PuY-DB-DÔMB.  —  Série  C. 


105 

roi  ;  —  lettre  de  M.  Trudaine,  adressant  cette  requête 
â  M.  Rossignol  et  le  priant  d'examiner  â  nouveau  le 
devis;  —  nouvelle  délibération  des  officiers  du  Prési- 
dial :  M.  Pierre-Etienne  Yissac,  conseiller  du  roi  en  la 
sénéchaussée  d* Auvergne  et  siège  présidial  de  Riom,  se 
soumet  en  qualité  de  syndic  â  faire  faire  les  réparations 
dont  le  roi  se  refuse  à  supporter  la  charge  ;  —  nouveau 
devis  dressé  par  M.  Dijon  le  6  juin  1747;  —  procès- 
verbal  d'adjudication  pour  la  somme  de  2,825  liv.  des 
réparations  à  la  charge  du  roi  ;  —  lettre  de  M.  Urion, 
du  28  janvier  1748,  adressant  â  l'Intendant  le  procès- 
verbal  de  réception  des  travaux  ;  —  lettres  du  même  au 
sujet  des  menues  réparations  du  Présidial  en  1749. 


C.  1789.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  43  pièces,  papier. 


171(1-171(7.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Présidial,  pa- 
lais, prisons,  Sainte-Chapelle  :  —  requête  de  B.  Charvil- 
liât,  concierge  des  prisons,  exposant  l'insuffisance  de 
son  traitement  et  le  mauvais  état  des  prisons  qui  me- 
nacent ruine  ;  avis  de  M.  Urion  ;  correspondance  de 
l'Intendant  avec  MM.  Chabre  et  Duchey  au  sujet  des 
réparations;  —  lettre  de  M.  Trudaine,  du  16  avril  1751, 
autorisant  cette  dépense  qui  doit  s'élever  â  959  liv. 
1  sol;  —  procès-verbal  d'adjudication,  le  9  mai,  au  pro- 
fit de  Barjaux,  maître  serrurier  â  £iom,  pour  la 
somme  de  847  liv.;  —  arrêt  du  Conseil,  du  27  mai  1751, 
qui  confirme  l'adjudication  ;  pièces  de  dépenses.  —  Cor- 
respondance de  MM.  de  Moras,  Urion,  de  Courteille, 
1751,  au  sujet  des  réparations  que  réclament  les  cou- 
vertures du  palais,  de  la  Sainte-Chapelle,  des  prisons 
et  de  l'auditoire  de  la  ville  de  Riom,  s'élevant  â  129  liv., 
et  de  l'entretien  des  mêmes  couvertures  ;  —  devis  des 
réparations  à  faire  aux  mêmes  couvertures,  dressé  le 
17  janvier  1756  par  Saladin,  et  s'élevant  â  231  liv.; 
autre  devis  dressé  par  le  même  le  21  fév.  1756  et  por- 
tant la  dépense  â  699  liv.  â  cause  des  dégâts  causés  par 
l'ouragan  du  18  au  19  fév.  ;  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  Courteille  au  sujet  des  dégâts  qu'ont 
éprouvés,  au  cours  des  mêmes  orages,  les  vitres  de  la 
Sainte-Chapelle. 

C.  4790.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.;  38  pièces,  papier. 

1769-1767.  —  Bâtiments.  —  Riom,  palais  du  Pré- 
sidial, prisons»  etc.  :  —  correspondance  de  l'Intendant  et 
de  M.  de  la  Crène,  1762,  au  sujet  des  dégâts  causés  par 
les  orages  aux  couvertures  du  palais  ;  —  lettre  de  rin- 
tendant au  Contrôleur  général,  du  7  fév.  1765,  deman- 
dant Tautorisation  de  faire  exécuter  '  diverses  répara. 

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ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


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lions  an  bâtiment  du  palais  de  justice;  —  devis  de  ces 
réparations,  par  Legay,  ingénienr  de  la  ville  de  Riom  : 
elles  s'élèvent  à  la  somme  de  1^484  liv.  16  sols  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  de  Oourteille;  Sirmond>  syndic  ; 
de  la  Crène,  subdélégué  ;  procès- verbal  d'adjudication  ; 

—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  14  mai  1765,  qui  con- 
firme l'adjudication  faite  à  Jacques  Dapsol«  moyennant 
1,440  liv.;  —  ordonnances  de  paiement;  —  lettre  de 
rin tendant,  du  6  mars  1766,  adressant  au  Contrôleur 
général  un  nouveau  devis  de  réparations,  qu'il  n'était 
pas  possible  de  prévoir  lorsqu'on  a  rédigé  le  premier;  il 
est  nécessaire  d'y  pourvoir  immédiatement  pour  en 
éviter  de  plus  considérables  encore;  —  devis  supplé- 
mentaire par  Legay,  s'élevant  à  1,218  liv.  13  sols  4  den.; 

—  autorisation;  —  procès-verbal  d'adjudication  pour  la 
somme  de  1,270  liv.  10  sols  à  J.  Dapsol  ;  arrétdu  Conseil, 
du  17  juin  1766,  qui  la  confirme;  —  nouvelles  répara- 
tions imprévues,  s'élevant  à  1,463  liv.,  et  autorisées; 

—  arrêt  du  Conseil,  du-  21  juillet  1767,  qui  confirme 
l'adjudication  faite  à  Jacq.  Dapsol  pour  la  somme  de 
1,622  liv.  10  sols. 


C.  1791.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier;  1  plan. 

XVI11«  «iécle.  —  Bâtiments.  —  Riom,  prisons  :  — 
mémoire  anonyme  et  non  daté  sur  les  prisons  de  Riom 
et  sur  les  travaux  qu'il  faudrait  faire  pour  y  établir 
de  nouvelles  loges,  celles  qui  existent  ne  pouvant  suffire 
pour  les  60  ou  70  prisonniers  qui  s'y  trouvent  habituel- 
lement; on  a  été  obligé  de  placer  jusqu'à  huit  prison- 
niers dans  chaque  loge  ou  cachot,  et  c'est  sans  doute  cet 
entassement  qui  a  causé  la  maladie  dont  plusieurs  pri- 
sonniers sont  morts;  —  plan  joint  à  ce  mémoire. 

C.  1702.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parch.;  22  pièces,  papier. 

176S.  —  Bâtiments.  —  Riom',  auditoire  de  TÉlec- 
tion  :  —  requête  adressée  par  les  officiers  de  l'Élection  de 
Riom  à  M.  de  Courteille,  intendant  des  Finances,  expo- 
sant l'état  de  dégradation  où  se  trouvent  les  bâtiments 
qu'ils  occupent  au  Palais,  signée  par  MM.  Gerzat,  Beau- 
laton,  Yaleix  et  Ducrohet  ;  —  plan  de  la  salle  en  ques- 
tion; —  M.  de  Courteille  répond  que  jusqu'à  ce  jour 
l'entretien  ^de  cet  auditoire  n'a  pas  été  à  la  charge  du 
Domaine,  et  il  invite  l'Intendant  à  pourvoir  aux  répa- 
rations nécessaires  de  la  même  manière  qu'on  a  pu  le 
faire  par  le  passé  ;  —  réponse  de  M.  de  Ballainvilliers, 
du  ]  5  févr .  1763  :  TÉlection  est  installée  dans  les  mêmes 
bâtiments  que  le  Présidial,  le  Bureau  des  Finances  et 
autres  juridictions  établies  en  cette  ville;  tous  ces  bâti- 


ments sont  entretenus  aux  frais  du  roi  ;  si  l'on  ne  trouve 
point  trace  des  réparations  de  l'auditoire,  c'est  qu'il 
n'en  a  point  été  fait  depuis  plus  de  50  ans  ;  —  devis  des 
réparations  par  Delaroche,  sous-ingénieur  des  ponts  et 
chaussées,  s'élevant  à  445  liv.;  —  lettre  de  M.  de  Cour- 
teille, du  22  avril  1763,  autorisant  une  partie  seulement 
des  dépenses  jusqu'à  concurrence  de  330  liv.;  —  arrêt 
du  26  j  uiUet  1763,  qui  confirme  l'adjudication  ;  —  procès- 
verbal  de  réception  ;  —  pièces  de  dépenses. 


C.  1793.  [Liasse.)  ^  1  pièce,  parch.;  22  pièces,  pap.;  7  plans. 

1690-1 790.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Monnaie  :  —  bail 
au' rabais  par  J.-B.  Desmaretz  de  Vaubourg,  intendant 
d'Auvergne,  à  Claude  Touzet  et  à  Jean  Choderon, 
entrepreneurs  de  la  ville  de  Riom,  des  réparations  à 
faire  en  l'Hôtel  de  la  Monnaie  pour  les  sommes  de 
381  liv.  et  141  liv.,  et  au  s**  Fournet  pour  la  somme  de 
95  liv.;  —  procès-verbal  d'adjudication,  le25  marsl709, 
des  travaux  de  réparations  à  faire  aux  bâtiments  de  la 
Monnaie,  au  profit  de  Jean  Fournet,  pour  le  prix  de 
443  liv.;  —  «  mémoire  des  réparations  et  bâtiments  qui 
»  sont  à  faire  dans  la  Monoye  de  Riom,  au-dessus  du 
>  monoiage  dont  le  bâtiment  menasse  ruine,  où  sont  la 
»  fonderie  d'or  et  l'essoirie  »,  le  devis  s'élève  à  1 ,600  liv.; 
—  devis  du  nouveau  bâtiment  pour  le  moulin  à  lami- 
noirs, dressé  par  Saladin,  le  20  mai  1709;  dépense  pré- 
vue: 1,827  liv.  pour  le  bâtiment  et  1,268  liv.  pour  les 
machines;  —  procès-verbal  d'adjudication  du  23  mai 
1709;  —  mémoire;  ordonnance  de  paiement;  —  devis 
des  travaux  à  exécuter  en  1710,  s'élevant  à  533  liv. 
4  sols;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  6  février  1719, 
commettant  M.  Boucher,  intendant,  pour  procéder  à 
l'adjudication  des  travaux  nécessaires  à  la  Monnaie; 
le  devis  s'élève  à  3,000  liv.;  —  plans  des  nouveaux  bâti- 
ments de  la  Monnaie,  1719;  —  mémoires  des  ouvrages 
exécutés. 


C.  1794.  (Liasse.)—  1  pièce,  parch.;  26 pièces, papier. 

fT«4- 17111.  —  Batimbnts.  —  Riom,  Monnaie:  — 
lettre  de  M.  Dodun,  contrôleur  général,  du  24  avril  1724, 
autorisant  M.  de  La  Grandville  «  â  faire  rétablir  inces- 
»  samment  un  des  balanciei*s  de  la  Monoye  de  Riom, 
»  dont  le  billot  est  entièrement  poury  et  hors  d'état  de 
»  servir  »  ;  —  procès-verbal  d'adjudication  à  Jean  Guil- 
lot,  pour  la  somme  de  600  liv.;  —  devis  de  la  porte  de  la 
principale  entrée  de  l'Hôtel  de  la  Monnaie,  et  de  la  fon- 
taine qu'on  y  doit  construire,  dressé  par  Saladin,  le 
8  juin  1724;  —  arrêt  du  Conseil,  du  21  oct.  1724,  qui 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


107 


commet  M.  de  La  Grandyille  pour  foire  Tadjudication 
desdits  travaux;  —  procès-verbal  d'adjudication,  le 
31  mars  1726,  à  Jean  Guillot,  pour  la  somme  de  2,002 1. 
10  sols;  —  lettre  de  M.  Le  Peletier  à  M.  de  La  Grand- 
ville,  du  10  fév.  1727,  sur  «  la  nécessité  de  faire  placer 

>  un  nouveau  billot  au  balancier  des  demys-écus  >;  let- 
tre de  M.  Costes-Dumesnil,  directeur  de  la  lionnaie  de 
Riom;  devis  s'élevant  à  900  liv.;  —  procès-verbal  d'ad- 
judication, le  15  mars  1727,  à  Jean  Guillot,  pour  la 
somme  de  600  liv.;  —  procès-verbal  d'adjudication  pour 
la  somme  de  1,095  liv.,  à  J.  Guillot,  de  différents 
ouvrages  à  exécuter  dans  les  bâtiments  de  la  Monnaie  : 
loge  pour  un  concierge,  appentis,  conduite  d'eau,  le 
13  juillet  1727;  —  procès-verbal  de  vérification. 

C.  1795.  (Liasse.)  —  1  pièce/parch.;  6  pièces^  papier. 

17M-t 7St.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Monnaie  :  —  de- 
vis des  ouvrages  à  foire  pour  mettre  en  place  un  bloc  ou 
billot  pour  un  balancier  des  louis  d'or,  dressé  par  Sala- 
din  ;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Le  Peletier  avec 
llntendant;  —  arrêt  du  Conseil,  du  29  janv.  1730,  qui 
commet  M.  de  La  Grandville  pour  procéder  à  l'adjudi- 
cation; —  procès-verbal  d'ac^udication  à  Jean  Guillot 
pour  la  somme  de  600  liv.;  —  lettre  de  Tlntendant  rela- 
tive  à  une  requête  de  J.  Guillot,  en  1733. 

G.  1796.  (Liasse.)  —  B  pièces,  papier. 

t7SI.  —  Bâtiments.  —  Riom,  Maîtrise  des  eaux 
et  forêts  :  —  lettre  de  M.  de  Barante,  du  23  juillet  1731, 
au  sujet  des  sommes  qui  sont  dues  aux  entrepreneurs 
des  réparations  de  la  Maîtrise  <  au  delà  des  1,500  liv. 

>  portées  par  un  arrêt  du  Conseil  >,  on  accorde  1>000  liv. 
à  compter  sur  les  frais  de  réformation  ;  —  lettres  de 
M.  Urion;  —  lettre  de  M.  de  Jussy,  du  13  déc.  1731, 
adressant  à  l'Intendant  un  mémoire  sur  l'appartement 
qui  est  au-dessous  de  la  Maîtrise  et  qui  ne  sert  à  rien; 
Jean  Guillot  en  ùStq  120  liv.  de  loyer  par  an. 

C.  1797.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier;  8  plans  oa  dessins. 

17S9*17M.  —  Bâtiments.  —  Riom  Juridiction  con- 
sulaire :  —  requête  des  juges  consuls  de  Riom,  janvier 
1732,  adressant  à  l'Intendant  un  plan  des  réparations 
qu'ils  veulent  Caire  à  leur  auditoire,  et  le  priant  de 
donner  des  ordres  le  plus  tôt  possible;  l'Intendant  prie 
M.  Urion  de  lui  indiquer  à  combien  peut  s'élever  la  dé- 
pense, parce  qu'il  se  méfie  fort  des  estimations  faites 


par  M.  Saladin;  —  devis  dressé  par  Jean  Guillot,  et 
s'élevant  à  1,693  liv.  9  sols;  —  lettre  de  M.  de  Gaumont» 
adressant  à  M.  Trudaine  un  arrêt  du  19  mars  1732,  qui 
le  commet  pour  procéder  à  l'adjudication  ;  —  remer- 
ciements des  «  juges  et  consuls,  sindic  et  conservateurs 
>  de  la  ville  de  Riom»;  —  procès- verbal  d'adjudication 
pour  la  somme  de  1,200  liv.  à  François  Talon,  mar- 
chand droguiste  de  la  ville  de  Riom  ;  —  lettre  de  M.  Tal- 
ion, ancien  juge^consul  de  la  ville  de  Riom,  du  10  mars 
1753,  annonçant  que  d'accord  avec  le  s'  Leblond,  de 
Rouen,  il  se  propose  de  faire  construire  un  bâtiment 
pour  la  fabrique  de  siamoises  qu'il  avait  fondée  sous  la 
protection  de  M.  Trudaine;  ce  bâtiment  pourrait  servir 
en  même  temps  pour  la  juridiction  consulaire,  l'ancien 
bâtiment  étant  hors  d'usage;  —  plan  et  élévation  du 
bâtiment  projeté  par  Saladin. 

G.  1798.  (Liasse.)  —  20  pièces ,  papier. 

16S0-1755.  —  Bâtiments.  —  Salers,  palais  et  pri- 
sons :  —  devis  et  bail  au  rabais  des  réparations  à  faire, 
en  1689,  au  palais  et  aux  prisons  de  Salers  ;  —  lettres  de 
M.  de  Mathieu,  procureur  du  roi  au  bailliage  de  Salers, 
adressant  â  l'Intendant  un  devis  de  réparations  qui 
s'élève  à  3,000 liv.;  — devis  par  Jean  Vergues,  maître 
maçon  et  tailleur  de  pierre,  et  Pierre  et  autre  Pierre 
Bancharel,  maîtres  charpentiers  et  menuisiers  de  la  ville 
de  Salers;  —  correspondance  de  Tlûtendant  avec  M.  de 
Monjoly  de  Courboulet;  —  bail  à  rabais,  le  15  sept.  1725, 
à  Jacques  de  Murât,  pour  la  somme  de  3,000  liv.  ;  -<- 
mémoire  relatif  aux  réparations  des  prisons  de  Salers, 
1734;  —  lettre  de  M.  de  Tournemire,  subdélégué  i 
Mauriac,  du  31  oct.  1755,  informant  l'Intendant  que  les 
travaux  autorisés  en  1724  et  commencés  en  172Ô  n'ont 
pas  été  achevés;  on  n'avait  point  trouvé  d'adjudicataire, 
Jacques  de  Murât,  dont  il  est  question  dans  le  bail  au 
rabais,  n'est  qu'un  nom  emprunté;  on  a  exécuté  les  tra- 
vaux par  économie  et  il  reste  600  liv.  sur  les  3,000  liv. 
accordées  par  arrêt  du  Conseil  ;  —  mémoire  sur  les  tra- 
vaux qui  restent  â  faire. 

G.  1799.  (Liasse.)  — 2 pièces^  parch.;  59  pièces  pap.;  1  cachet. 

1794-1 760.  —  Bâtiments.  —  Saint-Plour,  prisons  :— 
mémoire  des  réparations  à  faire  aux  prisons  royales  du 
bailliage  de  Saint-Flour,  s'élevant  à  233  liv.;  lettre  de 
M.  de  Rochebrune,  1724,  adressant  à  l'Intendant  ce 
mémoire  et  un  devis  détaillé  ;  —  procès- verbal  d'adju- 
dication, le  28  janv.  1725,  aux  s"  Vassal  et  Padon; 
lettres  de  M.  de  Montluc  ;  —  correspondance  de  l'inten- 


108 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


dant  avec  MM.  Dastier  et  Tassy  de  Montluc,  au  ^tijet 
des  réparations  exécutées  en  1733  ;  -^  lettres  de  M.  de 
Hochebrune  de  la  Terrisse,  1749,  demandant  quelques 
réparations  aux  prisons;  —  bail  au  rabais  de  1755;  — 
lettres  de  M.  Yaissière,  lieutenant  général,  au  sujet  des 
réparations  à  faire  aux  prisons  de  Saint-FIour;  elles 
sont  si  peu  sûres  qu'il  vient  encore  de  s'évader  sept 
prisonniers;  —  lettre  de  M.  de  Courteille,  du  21  nov. 
1760,  au  sujet  des  réparations  en  question  :  il  y  a  toute 
i^parence  qu'elles  doivent  être  à  la  charge  de  Tévèque, 
qui  est  en  possession  d'exercer  la  haute-justice  dans  la 
ville;  —  lettre  de  l'évêque  de  Saint-Flour,  du  14  déc. 
1760,  exposant  qu'il  a  des  prisons  dans  l'enceinte  du 
palais  épiscopal^  et  une  salle  et  un  auditoire  où  les  juges 
de  ses  terres  administrent  la  justice;  il  entretient  ces 
bâtiments  et  n'a  rien  à  voir  aux  prisons  royales  ;  — 
l'Intendant  transmet  cette  réponse  à  M.  de  Courteille; 
celui-ci  convient  que  les  réparations  ne  concernent  pas 
l'évêque  et  invite  M.  de  Ballainvilliers  à  établir  un  de- 
vis ;  —  le  devis  s'élève  à  2,802  liv.  2  sols  3  den.;  —  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  18  mai  1762,  approuvant  l'adjudi- 
cation desdits  ouvrages  faîte  à  Jean  Chauliaguet,  moyen- 
nant 2,875  liv.;  —  correspondance;  —  pièces  de  dé- 
penses. 

C.  1800.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.j  i\  pièces,  papier. 

1799-1 7aa.  —  Bâtiments.  —  Saint-Flour,  auditoire 
de  l'Élection  :  —  correspondance  de  l'Intendant ,  des 
ofl3ciers  de  l'Élection,  de  M.  Tassy  de  Montluc,  au  sujet 
des  réparations  nécessaires  dans  l'auditoire  de  l'Élec- 
tion ;  —  arrêt  du  Conseil,  du  20  déc.  1729,  qui  commet 
l'Intendant  pour  procéder  à  l'adjudication  des  ouvrages 
en  question  ;  —  bail  au  rabais  à  Jean  Padon,  moyennant 
479  liv. 

C.  180i.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

t7tl!l-17SS.  —  Bâtiments.  —  Usson,  prisons  :  — 
procès-verbal  de  l'état  desdites  prisons,  le  9  juin  1722; 
lettre  d'envoi  dudit  procès-verbal  par  M.  du  Floquet, 
lieutenant  général  civil  et  criminel  au  bailliage  royal 
d'Usson;  —  devis  des  réparations  par  M.  Mournat  de  la 
Rougeyre  ;  —  arrêt  du  Conseil  qui  commet  l'Intendant 
pour  procéder  à  l'adjudication;  —  autres  réparations 
en  1724  et  en  1733. 

G.  1802.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

J7S4.  —  Bâtiments.  .—  Vie,  prisons  :  —  lettre  de 
M.  Froquières,  du  2S  février  1724,  déclarant  que  les- 
dites  prisons  sont  en  bon  état. 


Affaires  communales. 

C.  1803.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier  (2  impr.). 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales. —  Ordonnance  de  l'Intendant  d'Auvergne, 
du  4  août  1787 ,  qui  prescrit  les  formes  suivant  les- 
quelles seront  tenues  les  assemblées  paroissiales  dans 
les  villes,  paroisses  et  collectes  de  la  Généralité  (Cler- 
mont-Ferrand ,  imp.  A.  Delcros,  in-4**,  6  pages)  ;  — 
correspondance  des  subdélégués;  —  lettre  de  M.  de 
Vixouze,  subdélégué  à  Aurillac,  adressant  à  l'Inten- 
dance 80  procès-verbaux  d'assemblées  des  communau- 
tés et  une  circulaire  imprimée,  adressée  aux  curés  par 
l'assemblée  d'élection  d'Aurillac;  «  il  est  certain  que 
»  les  paroisses  ont  en  général  beaucoup  répugné  en  ce 
»  pays  à  ce  nouveau  régime.  Les  païsans  ont  craint  de 
»  n'y  rien  gagner,  de  payer  davantage,  d'avoir  trop  de 
»  maîtres,  pour  me  servir  de  leur  expression,  ou  trop 

>  de  têtes,  de  voir  une  nouvelle  division  de  la  taille  par 
»  un  nouveau  tarif  qu'ils  redoutent,  tant  par  les  frais 

>  qu'il  coûtera  que  par  l'inégalité  que  le  caprice  et 
»  l'ignorance  des  experts  entraînera,  quelques  précau- 
»  tions  qu'on  prenne  à  cet  égard  »  ;  on  murmure  hau- 
tement sur  les  honoraires  qu'il  est  question  d'attribuer 
aux  membres  des  assemblées  d'élections;  —  lettre  cir- 
culaire imprimée  adressée  aux  paroisses  par  l'assemblée 
d'élection  d' Aurillac. 


C..4804.  (Liasse.)  —  51  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Aix-Azerat  : 
—  ville  d'Allègre,  65  votants,  9  membres  à  élire  ;  élec- 
tion par  la  voie  du  scrutin  ;  sont  élus  :  syndic,  André-> 
Joseph  Grellet,  marchand  ;  membres,  André  de  Filhes,» 
notaire  ;  Jacques  Grangier,  bailli  ;  Claude  Grellet,  no- 
taire; J.-B.  Breul,  marchand;  Joseph  Balinet,  mar- 
chand ;  Barth.  Boudon,  marchand  ;  François  Chaptard, 
Julien  Vignon,  Pierre  Boudon,  marchands  ;  —  Amberl, 
quartier  de  La  Masse,  20  votants  ;  Antoine  Douarre, 
iparchand,  élu  sjmdic;  quartier  du  Mas,  30  votants; 
Jean  Delaire,  élu  syndic  ;  quartier  de  Valeyre,  20  vo- 
tants ;  Pierre  Joubert,  élu  syndic  ;  quartier  de  Vialis, 
15  votants  ;  Damien  Brugerette,  élu  syndic  ;  —  ArlanCr 
la  ville,  40  votants,  six  membres  à  élire  ;  élection  par 
scrutin  ;  sont  élus  :  syndic,  Pierre-Claude  Bravard  ; 
membres,  Pierre  Vachier,  Joseph  Bravard,  Pierre  Pa- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


109 


cros,  Grégoire  Duranthon ,  François  Douvreleur,  Annet 
Magnet  ;  —  Ariane,  le  bourg,  23  votants,  3  membres  à 
élire,  élection  à  haute  voix  ;  sont  élus  :  syndic,  Michel 
Douvreleur  de  Gardelles  (?);  membres,  Thomas  Gra- 
net,  Joseph  Morel  et  Jean  Bacheilerie;  —  Aubazac, 
élection  le  16  aoftt,  jour  de  la  fête  baladoire,  56  votants, 
trois  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Jean  Vidal  de 
laCoste;  membres,  Pierre  de  Verny,  écuyer;  Pierre 
Bayol,  bourgeois;  Antoine  Brun  du  Sauzel;  —  Aurière, 
tous  les  habitants  ont  déclaré  ne  savoir  signer,  de  ce 
enquis. 

C.  1805.  (Liasse.)  —  60  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès -verbaux,  communautés  Badalhac- 
Buzatier  :  —  Bertignat,  élu  syndic,  Claude  Tailhandier, 
écuyer,  habitant  du  bourg  de  Bertignat  ;  —  Besse-en- 
Chandèze,  90  votants,  3  membres  à  élire  ;  sont  élus  : 
syndic,  Jean  Suchaire  père  ;  membres,  Antoine  Veys- 
seire,  Jean  Lenègre  et  Pierre  Echavidre  ;  —  Boisset, 
50  votants,  6  membres  à  élire,  élection  faite  par  scru- 
tin ;  sont  élus  :  syndic,  Louis  Laroque,  notaire  ;  mem- 
bres, Bapt,  Brayat,  Alexis  Capelle,  avocat  ;  Guil,  En- 
traygues,  Antoine  Lac,  Jean  Lavernhe;  —  Brioude, 
ville,  80  votants,  9  membres  à  élire  ;  élection  faite  par- 
tie au  scrutin  et  partie  à  haute  voix  pour  les  non- 
signataires  ;  sont  élus  :  syndic,  Julien  Léonard  de  Vau- 
zelles  fils,  héraut  d'armes;  membres,  Rochette,  avocat; 
Jean  Vernière,  laboureur  ;  Jean  Maigne,  marchand  de 
fer;  Jacques  Vernière  aîné,  marchand  de  grains;  Roch- 
Antoine  Grenier,  marchand  ;  Jean  Pascon,  négociant  ; 
Antoine  Bouquet,  laboureur;  Jean  Grenier,  notaire;  — 
La  Brousse,  64  votants,  3  membres  à  élire  ;  élection  à 
haute  voix  à  défaut  de  signataires  ;  sont  élus  :  syndic, 
Alexandre-Eutrope,  chevalier  de  Boissieu;  membres. 
Biaise  Vaissière,  Baptiste  Vignes,  Carrié. 

C.  1806.  (Liasse.)  —  80  pièces,  papier. 

17S7.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès -verbaux,  communautés  Calvinet- 
Chazelles  ;  —  Cariât,  120  feux,  80  votants  ;  Manhes, 
élu  syndic  ;  —  Oassaniouze,  30  votants,  6  membres  à 
élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Jean  Revei,  bourgeois  ;  mem- 
bres, Annet  Souquières,  procureur  du  rci  au  bailliage 
de  Galvinet;  Antoine  de  Guirand  de  Montarnat,  écuyer; 
Hugues  Jalenques,  L.  Murât,  Géraud  Combelles,  J.  Fel- 
zines,  tous  bourgeois;  —  La  Chaise-Dieu,  62  votants, 
9  membres  à  élire  ;  élection  faite  à  haute  voix  ;  sont 


élus  :  syndic ,  Pierre  Jourde ,  négociant  ;  membres , 
Pierre-Antoine  Torrilhon,  avocat;  Michel  Faure,  bour- 
geois; Pierre  Faurot,  notaire;  Jean  Poujol,  notaire; 
Jean  Richard,  bourgeois;  Mary  Vachier,  Jean  Tor- 
rilhon, médecin  ;  J.-B.  Dupré,  géomètre  ;  —  Chamalières, 
Pierre  Serve,  fabricant  de  papier,  élu  syndic  ;  —  Châ- 
teau d'Ennezat,  Victor  Cathonnet,  laboureur,  élu  syn- 
dic ;  —  Chaudesaigues,  52  votants,  9  membres  à  élire , 
élection  par  la  voie  du  scrutin  ;  sont  élus  :  syndic, 
Durand  Daude,  avocat,  seigneur  de  Cantoinet;  mem- 
bres, Pierre  Azemar,  chanoine;  Guillaume  Pascal, 
avocat;  Pierre  Roussilhe,  avocat,  ci-devant  syndic; 
Guillaume Clavières,  avocat;  Joseph  Rougier,  notaire; 
Jean  Rochette,  laboureur  ;  Pierre  Bonnefoy,  laboureur  ; 
Guillaume  Vigoureux,  marchand;  Jean  Devèze,  mar- 
chand. 

C.  1807.  (Liasse.) —  {52  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Cheix-Cussac: 
—  Colombier,  36  votants,  3  membres  à  élire,  élection 
faite  à  haute  voix  ;  sont  élus  :  syndic,  Gilbert  Bertrand^ 
maître  en  chirurgie  ;  membres,  François  Beynat,  Gil- 
bert Durin,  J.-B.  Aubergier  ;  —  Combronde,  126  vo- 
tants, 9  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  André 
Dulin,  avocat  en  Parlement;  membres,  Amable  Michel, 
Georges  Borot,  Charles  Barboiron,  Michel  Croizier, 
Jean  Touniaux,  Jean  Segain,  Jean  Borot  jeune,  Jean 
Vidal,  Etienne  Cluzel;  —  Condat;  syndic  élu,  Jean- 
François  Teyras,  écuyer,  conseiller-secrétaire  du  roi, 
maison  couronne  de  France;  —  Culhat,  28  votants, 
3  membres  à  élire,  élection  faite  à  haute  voix  à  défaut 
de  signataires  ;  sont  élus  :  syndic ,  Jacques  Bergou- 
nioux,  notaire  royal,  féodiste,  lieutenant  de  la  justice 
de  Culhat  ;  membres,  Claude  Gannat,  Guillaume  Croi- 
zet,  Marien  Cournol  ;  —  Cunlhat,  251  votants,  9  mem- 
bres à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Joseph  Gouttebessis  ; 
membres,  Joseph  Bardon,  Annet -Joseph  Marcland; 
Guillaume  Pellet,  avocat;  Claude  Rigaud,  chirurgien; 
Pierre  Delavaisse,  Antoine-François  Fontbonne,  Fran- 
çois Charbonnier,  Michel  Héritier,  François  Fournioux. 

G.  1808.  (Liasse.)  —  56  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Dallet-Fru- 
gières  :  —  Dreuil-en-La  Roche,  14  votants,  3  membres 
à  élire  ;  élection  faite  à  haute  voix  à  défaut  de  signa- 
taires; sont   élus  :   syndic,  Joseph  Picot-Lacombe ; 


110 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


membres  :  Joseph  Piales,  Fj'ançois  Palmier,  Jean  As- 
ton le  vieux  ;  ^-  Ennezat,  la  ville,  38  votants,  6  mem- 
bres à  élire  ;  élection  par  la  voie  du  scrutin  ;  sont  élus  : 
syndic,  Jean-Baptiste  Gerzat,  avocat  en  Parlement; 
membres,  François  Lanore,  Pierre  Barnier«  Jean  Ca- 
thonnet,  François  Quantin,  Claude  Bonnefond,  Etienne 
Terme  ;  —  Bscorailles  ;  syndic  élu,  Charles  Vacher  de 
Tournemire  de  Bourjç-L'Ange,  avocat  en  Parlement;  — 
Flageac  ;  8  votants,  3  membres  à  élire,  élection  faite  à 
haute  voix  ;  sont  élus  :  syndic,  Jean  Blanc;  membres, 
Gabriel  Cornayre,  Martin  Vigeant  et  Jacques  Marchet, 
tous  laboureurs  nommés  bien  que  non  cotisés  à  la 
somme  de  dix  livres  «  n'en  ayant  trouvé  aucun  autre 
capable  ». 


G.  1809.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Gerzat-Lu- 
zillat  :  —  Grandrif,  186  feux,  110  votants,  C  membres 
à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Claude  Solelhiand  ;  mem- 
bres, Dupatural,  Jean  Gallon,  Jean  Bonnefoy,  Jean 
Courtial,  Barthélémy  Boùchet,  Benoît  Courtial;  —  La- 
dinhac  ;  40  votants,  6  membres  à  élire ,  élection  à  haute 
voix  à  défaut  de  signataires  ;  sont  élus  :  syndic,  Pierre 
Liaubet,  seigneur  de  La  Martinie  ;  membres,  de  Bois- 
sieux,  écuyer;  Jean  Maffre,  Etienne  Gaston,  Jacques 
Oombe,  marchands  ;  Antoine  Delmas  et  Jean  Froment, 
laboureur  ;  —  Langeac-ville,  environ  60  votants,  9  mem- 
bres à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Paul-Amable  de  Rozière, 
avocat  en  Parlement;  membres,  de  Boissieux^  che- 
valier; Dublau,  écuyer,  s""  du  Chambon;  Redon,  s' 
de  Taillât,  juge-prévôt  ;  Costet,  avocat  en  Parlement  ; 
Damourette  fils,  avocat  en  Parlement;  Servant  La 
Faye,  bailli  de  plusieurs  justices  ;  Chauchat,  notaire  et 
bailli  de  Pébrac  ;  Pasion,  procureur  en  la  Prévôté  ;  Marie 
fils,  bourgeois.  L'assemblée  ajoute  :  «  sans  que  par  la  no- 
»  mination  des  membres  cy-dessus  élus  et  la  confirma- 
»  tion  du  syndic,  il  soit  en  rien  dérogé  aux  droits  que  la 
»  ville  a  d'avoir  un  corps  commun,  un  consulat  et  coa- 
»  selliers  en  vertu  des  lettres  patentes  à  elle  accordées 
»  par  le  roi  Charles  en  1487,  qu'elle  se  réserve  de  faire 
»  revivre  et  renouveller  en  tems  et  lieu,  n'ayant  con- 
»  senty  à  la  formation  de  la  présente  municipalité  que 
»  pour  se  conformer  aux  ordres  du  Roy  et  luy  prou- 
».  ver  leur  zèle  et  leur  soumission  »;  —  Laschamp,  l'as- 
somblée  après  l'élection  observe  qu'on  n'a  pu  se  confor- 
mer aux  ordres  4u  roi  <  attendu  qu'aucun  des  habitants 
»  de  cette  paroisse  ne  paye  trente  livres  de  taille  per- 
»  sonnelle,  et  qu'il  n'y  en  a  que  deux  qui  en  payent 


»  au-dessus  de  dix  livres  ou  dix  livres  »;  —  Lezoux, 
34  votants,  9  membres  à  élire,  élection  &ite  par  la  voie 
du  scrutin  ;  sont  élus  :  syndic,  Léonard  Gaubert,  avo- 
cat en  Parlement,  procureur  d^offlce  à  Lezoux;  mem- 
bres. Taurin  Petit,  avocat;  Dupuy,  prévôt  du  chapitre; 
Louis  Adrian,  notaire  ;  Du  Chassein  père,  docteur  en 
médecine;  François -Mary  Gaillard,  Jean  Yielliard, 
marchands  ;  Michellet,  chirurgien  ;  Joseph  Gras,  bou- 
langer ;  Taurin  Nugeyre. 


C.  1840.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier. 

t7g7..  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Madriat-Mu- 
rols  :  —  Saint-Martial-les-Martres  (Martres-de-Veyre)  ; 
le  sf"  Manlhiot  signe  une  protestation  attendu  que  la 
majeure  partie  de  l'assemblée  s'est  retirée;  — Mauriac, 
ville,  57  votants,  9  membres  à  élire  ;  élection  faite  par 
la  voie  du  scrutin  et  à  haute  voix  ;  sont  élus  :  syndic, 
Paulin  Duclaux,  avocat,  président  en  TÉlection  ;  mem- 
bres, Charles-Benoît  Bonnçfont,  procureur  du  roi  en 
ladite  Élection  ;  Henry  Pomery  de  Boissières  ;  Delalo, 
docteur  en  médecine  ;  Ternat,  bourgeois  ;  Geraud  Mau- 
riac, laboureur;  Ronnat,  docteur  en  médecine;  Mi- 
rande,  avocat;  Jean-Louis  Violle,  marchand;  Joseph 
Fontanges,  maître  en  chirurgie  ;  —  Mercœur,  syndic 
élu ,  Jean  de  La  Rochette  de  La  Feuillarade,  chevalier 
de  Saint-Louis  ;  —  Messeix,  163  votants,  9  membres  & 
élire  ;  sont  élus  :  syndic,  François  Blanchet,  seigneur 
de  Vergues  ;  membres  :  Antoine  Chirol,  bourgeois  ;  An- 
toine Momorier,  notaire  ;  Michel-Gabriel  Mornac,  chi- 
rurgien; Annet  Bogros,  bourgeois;  An  net  Bogros, 
notaire;  Michel  Tixier,  laboureur;  Mathieu  Serre,  Ma- 
rien  Bony,  François  Muratel,  laboureurs  ;  —  Mozun  ; 
syndic  élu,  Antoine  Delarbre,  notaire  et  châtelain. 


C.  18H.  (Liasse.)  —  55  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès -verbaux,  communautés  Narnhao- 
Pleaux  :  —  Neuville,  32  votants,  3  membres  à  élire  ; 
élection  à  haute  voix  faute  de  signataires  ;  sont  élus  : 
syndic,  Téallier  des  Moulins,  trésorier  de  France; 
membres,  de  Bournat,  écuyer;  Jean  Dufraisse,  Jean 
Chadeyras;  —  Nonette;  31  votants,  3  membres  à  élire; 
sont  élus  :  syndic,  Jean-Alexis  Amariton  de  Beaure- 
gard;  membres^  Benoît  Pineau,  médecin;  Jacques- 
Joseph  Foughasse,  Antoine  Lemoine  ;  —  Oradour ,  syn- 
dic élu,  Jacques-Louis  de  Chantai,  écuyer  ;  —  Orcet, 


I 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

43  votants,  6  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  An- 
toine Trottier,  notaire  ;  membres,  Fr.  Bergier,  prêtre  ; 
François  Laroque,  Antoine  Brunel,  François  Roche, 
Vincent  Phelip,  Jacques  Jallat  ;  —  Pleaux,  48  votants, 
9  membres  à  élire ,  élection  par  la  voie  du  scrutin  ;  sont 
élus  :  syndic,  Dapeyron  de  Cheyssiol,  avocat  en  Parle- 
ment; membres,  Jacques-Marie  Biard,  avocat;  Fumel, 
bourgeois;  Damaison,  procureur  d'oflSce  do  la  juridic- 
tion de  Pleaux;  Delsuc;  Lombard,  médecin;  Chantagrel 
père  ;  Delfraissy,  Jean  Armand,  Bonnet  aîné. 


111 


G.  1812.  (Liasse.)  —  49  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  — Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Polminhac- 
Ruines  :  —  Pont-du-Château,  le  s'  Jaffeux,  bailli  de 
cette  ville,  avait  obtenu  le  plus  grand  nombre  de  voix, 
mais  on  n*a  pas  tenu  compte  de  cette  élection,  «  attendu 
»  que  par  Sa  Majesté  il  est  revêtu  d'un  grade  supé- 
»  rieur,  puisqu'il  doit  composer  le  nombre  des  Mes- 
»  sieurs  de  l'Assemblée  provinciale  »;  —  Riom-ès- 
Montagne,  60  votants,  3  membres  à  élire,  élection  faite 
à  haute  voix  ;  sont  élus  :  syndic,  Louis-Noël  Vigier  des 
Granges,  avocat  en  Parlement,  châtelain  de  Journiac  ; 
membres,  Louis  Fayet  et  Pierre  Boudias,  marchands  ; 
Antoine  Chicardier;  —  La  Roquevieille,  30  votants, 
3  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Guillaume  Fayet; 
membres  :  Antoine  de  Boissieux,  Jean  Prat,  Antoine 
Houades. 


C.  1813.  (Liasse.) — 47  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, communautés,  Saignes  -^  Saint-Donat  :  — 
Saint- Amant-la-Cheyre;  50  votants,  9  membres  à  élire; 
sont  élus  :  syndic,  Joseph  Bonnet-Saunier,  docteur- 
médecin;  membres,  Pierre  Julhiard,  notaire;  Jean 
Guyot,  notaire  et  châtelain  ;  Michel  Maugue,  notaire; 
Guillaume  Dôurif  aîné,  marchand  ;  Antoine  Senectaire 
aîné,  laboureur  ;  Jean-Baptiste  Pallet,  notaire  ;  Pierre 
Jaubourg;  Gilbert  Senectaire,  marchand  et  laboureur; 
Jean  Randanne,  marchand  ;  —  Saint-Chamand,  23  vo- 
tants, 3  membres  à  élire,  élection  faite  au  scrutin  et  à 
liante  voix;  sont  élus  :  syndic,  Antoine-Raymond 
Colinet  de  Labeau,  doyen  du  chapitre  ;  membres,  André 
Cabanes,  notaire  ;  René  Lagout,  chirurgien  ;  Antoine 
Bonnaves,  marchand. 


C.  1814.  (Liasse.)  —  65  pièces,  papier. 


1797.  —  Affaires  commx3nales.  — Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Saint-Eble  — 
Saint-Just-de-Recoux  :  —  Saint-Étienne-sur-Usson,  le 
s""  Chomettede  La  Porie,  bourgeois,  élu  syndic,  «attendu 
»  qu'il  n'y  en  a  pas  d*autre  dans  ladite  paroisse  capable 
>  d'exercer  ladite  charge  »  ;  —  Sainte-Eulalie,  21  vo- 
tants, 3  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Jean  de  Mu- 
rat,  avocat  en  Parlement  et  notaire  ;  membres,  Pierre 
Puibasset,  Charles  Veillier  et  Joseph  d'Aubin;  —  Saint- 
Germain-Lembron,  40  votants,  9  membres  à  élire  ;  élec- 
tion par  la  voie  du  scrutin  ;  sont  élus  :  syndic,  Jean 
Genuyt;  membres,  Jean  Oradour,  Antoine  Rodde, 
Charles  Roux,  le  syndic  du  chapitre,  Jean  Pardinel, 
Jacques-Bénigne  Collanges,  Antoine  Chevant,  maré- 
chal ;  Antoine  Verdier,  boucher,  et  Jean  Andrieux  ;  — 
Saint-Gérons,  15  votants,  3  membres  à  élire  ;  sont  élus  : 
syndic,  Hugues  Noyer  ;  membres,  Charles  du  Boyer  de 
la  Caze,  Jean  Calvanhac  et  Salal)ert. 

G.  1815.  (Liasse.)  —  63  pièces^  papier;  1  cachet. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Saint-Laure 
— Saint-Y voine :  — Saint-Martin-des-01mes;élu  syndic: 
Gabriel  Tixier,  fabricant  de  papier;  — Saint- Paulien,  la 
première  assemblée  est  aimulée  par  rintendant  sur  la 
plainte  de  M.  de  La  Roche-Lambert  ;  le  syndic  proteste 
que  tout  s'est  passé  régulièrement,  et  la  seconde  assem- 
blée confirme  les  résultats  de  la  première  ;  à  la  pre- 
mière 200,  à  la  seconde,  300  votants  ;  Hilaire  Lacombe, 
notaire  royal,  est  élu  syndic  ;  les  neuf  membres  élus 
sont  Chazal  de  Mauriac,  avocat  ;  Charbonnière,  no- 
taire; Michel  Cortial,  Jean  Chabanel,  Thomas  Chaba- 
nel,  Jacques-Marie-François  Chappon,  Mathieu  Four- 
nel,  Jean- André  Robert  ;  —  Saint-Urcize  ;  90  votants, 
9  membres  à  élire  ;  sont  élus  :  syndic,  Pierre  Ipcher  ; 
membres,  Pierre  Podevigne,  prêtre,  Pierre  Vaissier, 
notaire  ;  Jean-Baptiste  Chantai,  notaire  ;  Jean-Pierre 
Avit,  s'  de  Bouxols  ;  Joachim-Étienne  Valette,  notaire  ; 
Jean-Antoine  Forestier,  marchand  ;  Jean-Pierre  Girbal, 
Pierre  Nicolas,  Jean-Pierre  Saltel. 

C.  1816.  (Liasse.)  —  61  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Salezuit  — 


1 


112 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


Le  Trioulou  :  —  Sauxillangeg,  37  votants,  9  membres  à 
élire;  sont  élus  :  syndic,  Jean  Martin  de  Labrugière, 
seigneur  de  Mercœur;  membres,  Pierre  Roux,  mar- 
chand chaudronnier;  Antoine  Christophle,  avocat; 
Pierre  Andraud,  notaire  royal  ;  Charles  Souleyre,  tui- 
lier ;  Michel  Choniard,  chaudronnier  ;  Benoit  Portier, 
boulanger;  Bayle,  marchand;  Jean  Gerle,  avocat; 
Louis  Fontbonne,  tailleur  d'habits  ;  —  Talizac  (haut  et 
bas),  syndic  élu,  Jean  Estival  ;  —  La  Tour,  27  votants, 
3  membres  à  élire;  syndic  élu,  Burin -Desrauziers ; 
membres,  Brassier  fils,  Geneix,  Burin-Duclaux;  — Tré- 
zioux,  syndic  élu,  Claude-Etienne  Téallier,  avocat  en 
Parlement,  bailli  d'Olliergues;  —  La  Trinité,  syndic 
élu,  Antoine  Menesclou,  seigneur  de  Montfol. 


G.  1817.  (Liasse.)  —  65  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  pa- 
roissiales, procès-verbaux,  communautés  Ussel-Ytrac: 
—  Usson,  Louis  de  Matharel,  écuyer,  seigneur  du  Chéry, 
élu  syndic,  démissionne  ;  membres,  Jean  Cathol,  prê- 
tre; Antoine  Gayte  de  Larigaudie,  avocat,  et  Joseph 
Massis,  bourgeois  ;  —  Vertaizon,  59  votants,  9  membres 
i  élire  ;  élection  faite  partie  à  haute  voix,  partie  au  scru- 
tin ;  sont  élus  :  syndic,  Bertrand  François  Carmen- 
trand,  écuyer,  sieur  de  La  Roussille  ;  membres,  Phili- 
bert Rudel,  prêtre  ;  Jean-Balthazard  Courtorel,  cheva- 
valier  de  Tordre  de  Saint-Louis;  François  Delaire, 
écuyer,  s'  du  Rival,  (?)  ;  Jacques  Drevon,  bourgeois  ; 
Benoît  Geneis,  Jean  Tranchard,  François  Aurel,  Jean 
Laire,  Jean  Serendas;  —  Viverols-le-Bourg,  élu  syndic, 
Claude  Imbert,  avocat  en  Parlement. 


G.  1818.  (Liasse.)  ^  3  pièces,  papier. 

178S.  —  Affaires  communales.  —  Assemblées  mu- 
nicipales. —  Copie  d'une  lettre  adressée,  le  12  sept. 
1788,  à  MM.  de  la  Commission  intermédiaire  d'Auver- 
gne, au  sujet  d'une  délibération  par  laquelle  cette  Com- 
mission demande  :  «  l^"  Que  les  assemblées  municipales 
9  établies  dans  des  collectes  soient  réunies  à  celles  de 
»  la  paroisse  dont  elles  dépendent,  en  ayant  soin  que 
»  dans  le  nombre  des  membres  qui  composeraient  cette 
»  assemblée,  il  en  fût  toujours  pris  dans  chacune  des 
»  collectes  qu'on  laisserait  subsister  ;  2^  que  les  assem- 
»  blées  municipales  formées  dans  des  collectes  dépen- 
»  dantes  d'une  paroisse  située  hors  de  la  généralité 
»  soient  réunies  à  l'assemblée  municipale  de  la  pa- 
»  roisae  de  la  généralité  dont  ces  collectes  seraient  les 


»  plus  voisines  »  ;  le  Directeur  général  voit  beaucoup 
d'inconvénients  à  faire  sur  cet  objet  un  nouveau  règle- 
ment général  ;  il  est  certain  que  les  vues  du  Conseil 
<  sont  qu'il  n'y  ait  qu'une  municipalité  par  paroisse  ; 
»  mais  aussi  qu'il  n'y  ait  qu'une  seule  collecte  par  mu- 
»  nicipalité,  autant  que  cela  sera  possible,  de  sorte  que 
»  ces  trois  mots  :  paroisse,  municipalité  et  collecte  de- 
>  viennent  synonimes»;  mais  on  ne  pourra  étudier 
définitivement  la  question  que  lorsque  les  bureaux  in- 
termédiaires auront  dressé  les  états  des  paroisses  et  col- 
lectes qu'on  leur  a  demandés;  —  lettre  de  M.  Necker, 
du  7  oct.  1788,  adressant  à  l'Intendant  la  copie  ci- 
dessus. 

C.  1819.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier  (13  impr.). 

1709-1765.  — Affaires  communales.  —  Personnel. 
—  Édit  du  roi  portant  création  des  syndics  perpétuels, 
donné  à  Versailles  au  mois  de  mars  1702,  enregistré  au 
Parlement  le  20  mars  1702  (Clermont,  impr.  P.  Bou- 
taudon,  impr.  ordinaire  du  roi,  du  clergé  et  de  la  ville  ; 
in-4^,  8  pages);  —  déclaration  du  roi,  donnée  à  Fontai- 
nebleau le  2  oct.  1703 ,  enregistrée  au  Parlement  et  en 
la  Cour  des  Aides  le  23  nov.  et  le  10  déc,  1703,  portant 
que  les  maires,  échevins,  syndics,  jurats  et  consuls  des 
communautés  et  tous  autres  ne  pourront  intenter  au- 
cune action,  commencer  aucuns  procès,  tant  en  cause 
principale  que  d'appel,  ni  faire  aucune  députation  au 
nom  des  communautés ,  sous  quelque  prétexte  que  ce 
soit,  sans  en  avoir  obtenu  le  consentement  des  habi- 
tants dans  une  assemblée  générale  (Paris,  chez  Pierre 
FiUeau;  in-4^,  3  pages);  —  édit  du  roi,  juin  1717,  por- 
tant suppression  des  offices  de  maires,  lieutenants  de 
maires,  échevins,  consuls,  capitouls,  jurats,  avocats  et 
procureurs  du  roi,  assesseurs,  commissaires  aux  revues 
et  logements  des  gens  de  guerre ,  contrôleurs  desdits 
commissaires ,  secrétaires-greffiers  des  hôtels  de  ville, 
contrôleurs  d'iceux ,  de  greffiers  des  rôles  des  tailles  et 
des  offices  d'archers,  héraults,  hoquetons,  massarts, 
valets  de  ville,  trompettes,  tambours,  fifres,  portiers, 
concierges ,  gardes-meubles  et  gardes  desdits  hôtels  de 
ville ,  et  de  syndics  des  paroisses  du  royaume ,  situées 
tant  dans  l'étendue  des  pays  d'élections  que  dans  la 
province  de  Bretagne  (Paris,  impr.  royale,  in-4o,  8  pa- 
ges); —  déclaration  du  roi,  du  17  juillet  1717,  concer* 
nant  l'élection  des  maires  et  autres  officiers  des  hôtels 
de  ville  (Paris,  impr.  royale,  in-i^,  3  pages)  ;  —  édit  du 
roi,  août  1722,  portant  création  et  rétablissement  des 
officiers  municipaux  et  autres  (Paris,  impr.  royale, 
in-4<>,  4  pages);  —  édit  du  roi  portant  suppression  des 
offices  municipaux ,  juillet  1724  (Paris,  impr.  royale, 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


113 


îu-4*,  4  pages)  ;  —  lettre  de  M.  Georges,  accusant  ré- 
ception de  redit  du  26  février  1743  en  faveur  des  secré- 
taires des  villes  et  communautés  ;  —  ordonnance  de 
M.  de  Ballain villiers ,  intendant»  du  20  nov.  1762,  pour 
l'exécution  de  la  déclaration  du  roi  du  12  avril  1762  ; 
l'Intendant  règle  ce  qui  devra  être  observé  pour  la 
nomination  des  syndics  de  Tannée  1763  seulement; 
rélection  se  fera  dans  toutes  les  villes  et  paroisses  de  la 
généralité  dans  le  courant  du  mois  de  décembre  1762  ; 
elle  sera  homologuée  par  l'Intendant  et  déposée  au  grefife 
de  la  subdélégation  (Clermont,  impr.  P.  Boutaudon, 
*  în-4'',  4  pages)  ;  —  la  même  en  placard  (4  exemplaires); 
—  édit  du  roi,  du  mois  d'août  1764,  enregistré  au  Par- 
lement le  11  août  1764,  contenant  règlement  pour  l'ad- 
ministration des  villes  et  principaux  bourgs  du  royaume 
(Paris,  impr.  royale,  in-4*',  16  pages);  —  édit  du  roi, 
du  mois  de  mai  1765,  contenant  règlement  pour  l'exé- 
cution de  celui  du  mois  d'août  1764 ,  dans  les  villes  et 
bourgs  du  royaume  (impr.  L.-P.  Boutaudon,  in-4®, 
16  pages). 


G.  1820.  (Liasse.)  —  2  cahiers  de  9  et  45  feaiilets. 

168S.  —  Affaires  communalbs.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés,  élection  d'Issoire  :  —  Issoire,  quel- 
ques rentes  d'un  revenu  variable  et  dont  les  titres  ont 
été  perdus  lors  de  l'incendie  de  la  ville  en  1590;  le  poids 
de  ville  s'afferme>  années  communes,  340  livres  ;  —  Saint- 
Yvoine,  un  pacher  que  possédait  la  communauté  au 
terroir  de  la  Croix  du  Sopt  a  été  vendu  140  ou  160  liv. 
pour  construire  le  presbytère;  —  Sauvagnat,  néant;  — 
Chadeleuf,  un  communal  ;  —  Pardines,  néant  ;  —  Per- 
rier,  un  communal  a  été  vendu  anciennement  au  s'  de 
ChaudessoUe  d'Auterive;  —  Meilhaud,  néant;  —  Chi- 
drac,  un  communal  de  six  à  sept  septerées  ;  —  Saint- 
Cirgues,  quelques  terres  dont  les  revenus  sont  attribués 
à  la  Charité  du  Saint-Esprit;  —  Vodable,  communal 
de  ChassaignoUes ,  terre  du  Roudadour,  affermés  en 
partie  ;  —  Solignat,  plusieurs  communaux,  entre  autres 
le  Lac  d'Issoire,  autrement  la  Croix  d'Arley,  dont 
relise  dudit  lieu  prend  les  revenus;  —  Antoingt 
Mazerat,  Longcliamp,  néant  ;  —  Mareugheol,  une  terre 
assencée  au  profit  de  la  luminerie  ;  —  Bergonne ,  une 
maison  ruinée  où  était  autrefois  la  maison  de  ville; 
.quelques  terres  pour  lesquelles  ils  paient  des  cens 
aux  seigneurs  du  Broc  ;  ^  Le  Broc ,  une  maison  de 
Tille  ;  autre  maison  qu'ils  donnent  à  ferme  ;  quelques 
l  biens  aliénés  ;  —  Saint-Germain-Lembron ,  courtage 
^afifermé  de  30  à  45  livres  ;  rente  de  45  livres  due 
par  les  comtes  de  Brioude  comme  seigneurs  de  la 
PuY-DB-DÔMB.  —  Série  C. 


ville  et  employée  aux  gages  du  prédicateur  ;  —  Chalus, 
une  place  commune  appelée  la  Pède;  communal  sous 
la  plate-forme  du  château;  plusieui*s  autres  commu- 
naux non  affermés  ;  —  Villeneuve ,  néant  ;  —  Rouhe- 
rent,  Saint-Hérent,  Boudes,  SaintrGervazy,  CoUanges, 
Saint-Cirgues-sous-Montcelet,  Moriat,  néant;  —  Char- 
bonnières, un  pacage  commun  au  bord  de  TAlIagnon  ; 

—  Beaulieu,  Le  Breuil,  Nonette,  Orsonnette,  néant; 

—  Auzat-sur- Allier,  plusieurs  communaux,  quelques- 
uns  leur  sont  communs  avec  les  habitants  de  Jumeaux 
ou  avec  ceux  d'Esteil;  —  Mailhat,  un  four  qui  s'est 
affermé  4  liv.  ;  —  La  Montgie  possède  en  particulier  le 
communal  de  Montgros,  un  droit  de  place  qui  s'afferme 
7  liv.  par  an,  et  un  four  qui  s'afferme  dé  40  à  60  liv.  ; 

—  Saint-Martin-des-Plains ,  néant;  —  Les  Pradeaux, 
four  commun,  qui  doit  un  cens  au  roi,  affermé  40  à 
50  liv.  ;  —  Parentignat,  four  assencé  18  liv.,  assujetti 
à  une  rente  de  4  setiers  4  quartons  conseigle  envers  le 
s'f  de  Parentignat;  —  Chargnat,  néant;  —  St-Germain- 
sous-Usson,  communal  appelé  Les  Log3s^  affermé;  à 
Varennes,  un  four  qui  s'afferme  4  liv.  ;  —  Saint-Jean- 
Enval,  néant.;  —  Saint- Etienne- sur- Usson,  quelques 
petits  communaux  de  la  censive  de  Sa  Majesté;  — 
Sauxillanges,  les  communaux  de  la  ville  ont  été  usurpés 
par  les  Pères  Bénédictins  et  par  d'autres  habitants  ; 
deux  fours  banaux  sont  aux  mains  des  Pères  Bénédictins 
qui  perçoivent  également  un  droit  de  leyde  ;  le  droit  de 
courtage  est  perçu  par  le  seigneur  de  la  ville;  —  Église- 
neuve,  néant;  —  Brenat,  four  commun  dont  la  posses- 
sion leur  est  contestée  par  le  8^  de  Colombette  ;  —  Fiat, 
Orbeil,  néant;  —  Auzon,  quelques  septerées  de  terre 
et  un  bateau  sur  la  rivière  d'Allier,  le  bateau  est  affermé 
29  livres  Tan  ;  —  Vezezoux,  néant  ;  —  Brassac,  un  ba- 
teau à  corde  sur  la  rivière  d'Allier,  pour  lequel  ils  paient 
une  redevance  annuelle  au  seigneur;  quelques  pacages; 
un  four  assujetti  aussi  à  une  redevance  à  l'égard  du  sei- 
gneur ;  —  Sainte-Florine,  une  charbonnière  appelée  le 
Grosménil,  en  feu  depuis  plusieurs  années,  affermée  au 
prix  de  60  liv.;  la  ferme  est  montée  jusqu'à  200  liv.; 
un  four  contesté  avec  le  s' de  Rochemonteix  ;  — Lempdes, 
néant;  —  Léotoing,  néant;—  Vergongheon,  un  com- 
munal d'une  septérée  affermé  de  15  à  16,  livres  ;  — 
Saint-Alyre-sur-Àuzon,  néant;  —  Chassignolles,  un 
petit  pacage  d'environ  6  septerées;  ^-  Champagnat-le- 
Jeune,  Laval-sou&-Champagnat ,  Saint-Vert,  Ronaye, 
Fayet,  néant;  —  Saint-Germain-l'Herm,  la  leyde  des 
grains,  le  courtage  et  les  taules  rapportent  annuel- 
lement de  160  à  210  livres  ;  charges,  100  livres  payées 
annuellement  aux  religieuses  d'Ambert  ;  —  Peslières, 
Saint-Martin-des-OUières,  Val-sous-Ghâteauneuf,  néant; 

—  Saint-Jean-Saint-Gervais  ;    il  n'y  a  que  les  vil- 

15 


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114  ARCHIVES  DU 

lages  de  Brenat  et  Lachaud,  hameaux  dudit  lieu  dans 
les  dépendances  d'Esteil,  qui  possèdent  des  communaux; 

—  Kansat,  un  four  qui  appartient  au  sieur  du  Saunier 
et  un  tènement  vendu  en  emphytéose  au  sieur  de  Fer- 
roussac  rapportent  annuellement  8  liv.  de  revenu  ;  —  La 
Chapèlle-sur-Usson ,  Champagnat-le- Vieux ,  Château- 
neuf,  le  Vernet,  Chaméane,  la  Varenne-de-Chaméane, 
Saint-Genès  (LaTourette),  Aix-la-Fayette,  Echandelys, 
Saint- Alyre  -  près-Montboissier ,  Fournols,  Chambon , 
Saint-Bonnet-le-Chastel ,  Saint-Bonnet-le-Bourg ,  Do- 
ranges,  Cistrières,  La  Ctiapelle-Geneste,  Saint-Sau- 
veur, Novacelles,  Mayres,  Dore-I'Eglise,  Malvières, 
Bonnaval,  néant;  —  Saint- Victor,  quelques  pacages 
jouis  en  commun  avec  les  villages  voisins  ;  —  Cra- 
ponnc,  Saint-Jean-d'Aubrigoux ,  néant  ;  —  Medey- 
roUes,  Sauvages,  quelques  communaux  «  jouis  par 
»  mas  et  tèuements  avec  les  villages  voisins  »  ;  — 

—  Usson,  côté  d'Auvergne,  Viverols  et  les  villages, 
néant  ;  —  ÉfelisoUes ,  des  communaux  non  affer- 
més; — Lachaux,  Saint-Anthême,  Saint-Romain,  Saint- 
Martin-des- Dîmes ,  Grandrif ,  Baffle  ,  Saint-Just-de- 
Baffle,  Beurières,  Chaumont,  néant  ;  —  Ambert,  plu- 
sieurs communaux  ;  droit  de  courtage  affermé  de  400  à 
535  livres;  —  les  villages  d'Ambert,  Valcivières,  Grand- 
val,  Thiolières,  Notre-Dame-de-Mons ,  Saint-Ferréol- 
des-Côtes,  Champétières,  néant  ;  —  Ariane,  la  ville, 
communaux  communs  avec  le  bourg;  en  outre  la  ville 
reçoit  deM"®  d'Aurelleune  rente  annuelle  de  55  liv.; 

—  Ariane,  le  bourg,  les  communaux  sont  à  la  jouis- 
sance du  bourg,  de  la  ville  et  de  quelques  mas  ou  vil- 
lages ;  —  Saint-Amant-Roche-Savine,  Job,  Bertignat, 
Le  Monestier,  Marsac,  Saillant,  Saint-Clément,  les  vil- 
lages de  Saint-Gei  main-l'Herm,  néant  ;  —  Usson,  quel- 
ques communaux  servant  au  pacage;  —  Azerat,  un 
communal  servant  au  pacage;  —  Julhianges,  néant;  — 
Aulhat,  Manglieu,  néant.  —  Registre  des  charges  ordi- 
naires et  extraordinaires  des  villes  et  paroisses  de 
l'élection  d'Issoire  (incomplet). 

C.  1821.  (Liasse.)—  3 pièces,  papier  (2  impr.). 

16§5.  -^  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnance  de  Pierre  de  Berulle, 
chevalier,  seigneur  et  vicomte  de  Guyencourt,  conseil- 
ler du  roi  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes  ordinaire 
de  son  hôtel,  intendant  de  justice,  police  et  finances  en 
la  généralité  de  Riom  et  province  d^Auvergne,  du  8 
sept.  1685,  invitant  les  consuls  des  villes  et  paroisses 
où  il  y  a  des  revenus  patrimoniaux  ou  communaux  af- 
fermés, à  lui  adresser  les  expéditions  des  baux  à  ferme 
et  rétat  des  biens  qui  n'auraient  pas  été  affermés  ;  ordon- 


PUY-DE-DOME. 

nant  que  lesdits  baux  et  adjudications  se  feront  par 
devant  le  premier  ofilcier  de  la  justice  des  lieux,  qui  en 
adressera  une  expédition  au  greffe  de  l'Intendance  ;  dé- 
fendant auxdits  consuls  de  disposer  à  l'avenir  des  reve- 
nus communaux  sans  l'autorisation  de  l'Intendant  ;  au 
bas  de  ladite  ordonnance,  les  certificats  de  publication. 

C.  1822.  (Liasse.)  —  25  pièces,  papier  (3  impr.);  3  cachets. 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
communaux.  —  Lettre  circulaire,  adressée  le  18  fév, 
1700,  par  l'Intendant  à  MM.  Brujas,  avocat  ;  Astier,  de 
La  Grange,  Vassadel,  Terrasse,  Besseyre,  Ouérin,  Du- 
mas, Martinon,  bailli  de  Brioude  ;  Redon,  juge  prévôt 
ro3'al  àLangeac;  Tassy,  avocat  du  roi  au  bailliage  de 
Saint-FIour;  Teillard»  lieutenant  général  à  Murât;  de 
Yezoies  ;  Boscbatel,  conseiller  au  Présidial  d'Aurillac, 
choisis  pour  procéder  à  la  liquidation  des  dettes  des 
communautés,  en  exécution  de  l'ordonnance  de  l'Inten- 
dant du  15  du  môme  mois;  il  leur  adresse  plusieurs  mo* 
dèles  d'imprimés  de  ladite  ordonnance,  le  premier  sans 
exploit  pour  la  faire  connaître,  les  deux  autres  avec 
exploit  pour  être  signifiée  aux  consuls  des  commu- 
nautés qui  ont  des  créanciers,  ainsi  qu'auxdits  créan- 
ciers ;  —  état  des  noms  des  personnes  commises  pour 
l'exécution  de  l'ordonnance  de  l'Intendant  du  15  février 
1700,  relative  à  la  liquidation  des  dettes  des  commu- 
nautés, avec  les  noms  des  paroisses  dont  ils  sont  char- 
gés ;  —  réponses  des  commissaires  ;  —  état  des  dettes 
des  communautés  de  l'élection  d'Aurillac;  M.  Paul 
de  Cambefort,  conseiller  au  Présidial  d'Aurillac,  se  pré- 
tend créancier  de  ladite  ville  pour  une  somme  de  1,951 
liv.  10  sols,  plus  les  intérêts  depuis  1675  ;  le  sieur  de 
Caldaguès  réclame  à  la  communauté  de  Vie  une  somme 
de  18,650  liv.;  M.  Henry  Pages,  s' des  Uttes,  une  somme 
de  2,485  liv.  à  la  même  communauté,  eto.;  —  lettres 
de  M.  de  Vezoles,  subdélégué  à  Mauriac,  annonçant 
qu'il  a  adressé  aux  consuls  les  exemplaires  de  l'ordon- 
nance; il  n'y  a  que  les  paroisses  de  Fontanges,  de  Dru- 
geac  et  de  Saint-Projet  qui  aient  des  dettes  ;  —  état  des 
dettes  des  paroisses  de  la  subdélégation  de  Murât; 
cinq  paroisses  seulement,  Murât,  Chastel-sur-Murat, 
Chalinargues,  Dienne,  AUanche  et  Lugarde  ont  des 
créanciers;  —  M.  Brujas,  avocat  à  Riom,  déclare  que 
des  particuliers  se  sont  déclarés  créanciers  de  commu- 
nautés dont  les  consuls  n'ont  déclaré  aucune  créance  ; 
il  demande  quelle  conduite  tenir  à  cet  égard  ;  —  lettre 
de  M.  Astier,  annonçant  que  la  ville  de  Thiers  a  31 
créanciers;  la  paroisse  du  Moutier  de  Thiers,  3;  la  pa- 
roisse d'ïlscoutoux,  6,  et  celle  de  Saint-Remy,  1  ;  la  p»* 
roisse  de  Celles-sur-Thiers  n'a  pas  répondu. 


/ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


116 


G.  i823.  (Liasse.} —  44  pièces,  papier  (37  impr.]. 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnances  de  M.  d'Ormesson, 
du  15  février  1700 ,  enjoignant  aux  maires  et  consuls 
des  paroisses  et  communautés  de  remettre  entre  les 
mains  du  commissaire  désigné  par  lui  un  état  certifié 
des  dettes  desdites  communautés,  des  noms  des  créan- 
ciers, des  délibérations,  arrêts  de  liquidation  et  autres 
pièces  relatives  aux  dettes  en  question ,  Tétat  des  biens 
et  revenus  et  des  charges,  les  comptes  rendus  par  ceux 
qui  ont  eu  Tadministration  des  deniers;  invitant  les 
créanciers  desdites  communautés  à  produire  dans 
le  délai  de  trois  mois  les  titres  et  pièces  j  ustiâcatives 
de  leurs  créances,  et  ce  sous  peine  de  déchéance;  sus- 
pendant enfin  le  paiement  des  intérêts  de  celles  de 
ces  créances  qui  n*ont  point  été  liquidées  par  des  arrêts 
du  Conseil  (  placards  impr.  àClermont,  chez  P.  Bou- 
taudon)  ;  —  au  bas  desdites  ordonnances  certificats  de 
publication  par  les  consuls  ou  curés  des  paroisses  d'Ap- 
chon  (quartier  d')-Bufflères  ;  —  état  des  biens  et  revenus 
et  des  charges  ou  certificats  natifs. 

C.  18^.  (Liasse.)  —  l$4  pièces,  papier  (46  impr.). 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnances  de  M.  d*Ormesson 
(impr.),  du  15  février  1700,  relatives  à  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés;  au  bas ,  certificats  des 
curés  ou  des  consuls,  paroisses  La  Gapelle-Barrès  — 
Cussac. 

G.  1825.  (Liasse.)  —  54  pièces,  papier  (41  impr.). 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  — -  Ordonnances  de  M.  d'Ormesson 
(impr.),  du  15  février  1700,  relatives  à  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés  ;  au  bas^  certificats  des  curés 
ou  des  consuls  des  communautés  Desges-Lussaud. 

C.  1826.  (Liasse.)—  55  pièces,  papier  (51  impr.). 

1700. —  Affaires  communales. —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnances  de  M.  d'Ormesson 
(impr-i,  du  15  février  1700,  relatives  à  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés;  au  bas,  certificats  des  curés 
ou  des  consuls  des  paroisses  Madic^Saignes. 


G.  1827.  (  Liasse.)  —  41  pièces,  papier  (35  impr.K 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnances  de  M.  d'Ormesson 
(impr.),  du  15 février  1700 ,  relatives  à  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés  ;  au  bas,  certificats  des  curés 
ou  des  consuls  des  paroisses  St-Amandine  —  St-Vin- 
cent. 


G.  1828.  (  Liasse.)  -~  40  pièces ,  papier  (37  impr.). 

1700.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  Ordonnances  de  M.  d*Ormesson 
(impr.),  du  15  février  1700,  relatives  à  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés;  au  bas,  certificats  des 
curés  ou  des  consuls ,  paroisses  Salins  —  Ydes. 

G.  1829.  (Liasse.)  ^  6  pièces,  papier  (2  impr.). 

1790-17!l!l.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et 
revenus  des  communautés.  — -  Ordonnance  de  M.  Bou- 
cber,  intendant,  du  12  mai  1720,  pour  la  liquidation 
des  dettes  des  communautés  :  les  créanciers  des  com- 
munautés des  élections  de  Riom  et  de  Glermont  repré* 
senteront  les  titres  de  leurs  créances  à  Clérmont  par 
devant  le  s**  Chardon  du  Ranquet,  et  ceux  des  autres 
communautés  par-devant  les  subdélégués  des  chefs-lieux 
d'élections;  ceux  qui  n'auront  pas  produit  lesdits  titres 
dans  le  délai  d'un  mois  seront  rejetés  des  états  généraux 
sur  lesquels  il  sersC  procédé  au  remboursement  ;  lettres 
d'envoi  de  ladite  ordonnance;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  15  décembre  1722,  qui  réduit,  à  commencer  du  pre- 
mier janvier  1721,  au  denier  50  les  rentes  et  intérêts  dus 
par  les  villes  et  communautés;  suivi  d'ordonnance  de 
l'Intendant  (placard  impr.  à  Clermont-Perrand,  chez 
P.  Boutaudon);  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  17  dé- 
cembre 1722,  qui  ordonne  qu'il  sera  fourni  par  les  villes 
et  communautés  aux  sieurs  intendants  des  états  dé- 
taillés des  revenus  patrimoniaux  et  octrois  des  villes 
tant  ordinaires  qu'extraordinaires,  que  de  leur  dé- 
pense; suivi  d'ordonnance  de  l'Intendant  (placard  impr. 
à  Clermont-Ferrand ,  chez  P.  Boutaudon). 

C.  1830.  (Liasse.)—  4  pièces,  papier  (1  impr.). 

1749-1746.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et 
revenus  des  communautés.  —  Ordonnance  de  M.  Ros- 


1 


116  ARCHIVES  DU 

signol,  du  16  janvier  1742,  enjoignant  <  aux  receveurs 
»  des  débets  des  comptes  des  consuls  des  paroisses  de 
»  cette  province,  qui  ont  administré  les  revenus  patri- 
»  moniaux  dont  elles  jouissent ,  de  lui  rendre  compte 
»  des  maniements  qu'ils  ont  fait  en  lad.  qualité  des 
»  sommes  provenues  des  reliquats  dés  comptes  arrêtez 
^  pour  chaque  paroisse  »  ;  —  arrêts  du  Conseil  d'État, 
des  14  juin  1689,  3  janvier  1693,  et  22  décembre  1745, 
portant  règlement  sur  les  temps  et  la  manière  en  la- 
quelle doivent  être  passés  les  baux  des  octrois  des  villes 
et  communautés  du  royaume;  suivis  d'ordonnance 
de  l'Intendant  (placard  impr,  chez  P.  Boutaudon; 
1746). 

C.  1831.  (Cahier.)  —  In-folio,  papier^  40  feuillets  écrits. 

1746.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  États  des  octrois  et  patri- 
moniaux pendant  l'année  1745.  —  Clermont  :  pa- 
trimoniaux, 6071  liv.  10  s.  2den.;  octrois  perpétuels, 
57,975  liv.  ;  charges  annuelles,  64,638  liv.  10  sols;  «  en 
»  général  les  revenus  de  cette  ville  ayant  esté  insufisants 
»  et  absorbez  depuis  longues  années  par  les  dépenses 
»  imprévues ,  on  a  esté  obligé  de  suspendre  le  payement 
»  des  rentes  à  cause  du  manque  de  fonds,  de  sorte  qu'il 
»  reste  dû  35,000  liv.  ou  environ  pour  les  cinq  années 
»  dernières,  non  compris  les  arrérages  dus  aux  créanciers 
»  antérieurement  à  1720  »  ;  —  Ardes  :  revenus  patri- 
iftoniaux ,  172 liv.;  charges  ordinaires,  réglées  par  arrêt 
du  Conseil  du  15  janvier  1689  à  174  liv.  10  sols;  —  Au- 
rillac  :  revenus  patrimoniaux,  1412  liv.;  octroi  perpétuel, 
2000  liv.  imposées  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  13 
mai  1671,  qui  règle  aussi  les  charges  ordinaires  s'élevant 
à  3431  liv.  8  sols  4  d.  ;  —  Amber t  :  revenus  patrimoniaux, 
780  liv.  ;  charges  ordinaires,  780  liv.  9  sols  9  den.  ;  — 
Brîoude  :  octroi  perpétuel  de  1748  liv.  7  sols ,  imposition 
faite  en  vertu  d'un  arrêt  du  Conseil  du  5  juillet  1672; 
charges  ordinaires,  1748  liv.  7  sols;  point  de  revenus 
patrimoniaux;—  Besse  :  revenus  patrimoniaux ,  2150 
liv.  ;  charges  ordinaires,  2150 liv.;  —  Billom  :  revenus 
patrimoniaux,  112  liv.  10  sols;  octroi  perpétuel,  1200  liv. 
imposées  en  vertu  d'arrêt  du  Conseil  du  6  mars  1636; 
charges  ordinaires,  1312  liv,  10  sols;  —  Courpière  :  re- 
venus  patrimoniaux ,  80  liv.  ;  —  Issoire  :  revenus  patri- 
moniaux, 645  liv.  12 sols  6den.;  octroi  perpétuel,  620 liv. 
imposées  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  18  sept.  1691; 
charges  ordinaires,  1266  liv.  10 sols;  —  Lezoux  :  octroi 
perpétuel,  80  liv.  imposées  pour  les  gages  et  le  logement 
du  maître  d'école  ;  —  Mauriac  :  revenus  patrimoniaux, 
360  liv.  ;  ciarges  ordinaires,  361  liv,  2  sols  6  den.  ;  — 
Montfei'rand  :  les  charges"  sont  payées  sur  les  droits 


PUY-DE-DOME. 

d'entrée  de  Clermont ,  qui  ne  sont  pas  établis  à  Mont- 
ferrand ,  quoique  ses  revenus  ne  montent  qu'à  900  liv. 
ou  environ ,  «  ce  qui  est  une  surcharge  considérable 
»  pourClermont  »  ; — Maringues  :  revenus  patrimoniaux, 
573  liv.  10  sols;  charges  ordinaires,  573  liv.  16  sols  ;  — 
Murât  :  revenus  patrimoniaux ,  950  liv.  ;  charges  ordi- 
naires, même  somme;  —  Maurs:  revenus  patrimoniaux, 
205  liv.  16  sols;  charges  ordinaires,  205  liv. ;  —  Pont- 
du-Château  :  revenus  patrimoniaux ,  230  liv.  ;  charges 
ordinaires,  288  liv.  ;  —  Riom  :  revenus  patrimoniaux, 
959  liv.  16  sols;  octroi  perpétuel,  4821  liv.  11  s.  8 den, 
imposés  en  vertu  de  lettres  patentes  et  de  l'arrêt  du 
Conseil  du  mois  d'avril  1689;  charges  ordinaires,  5781 
liv.  7  sols  8  den.  ;  les  revenus  étant  insuffisants,  il  n'a 
pas  été  payé  depuis  plusieurs  années  d'arrérages  aux  ' 
créanciers  de  la  ville;  —  Salers  :  revenus  patrimoniaux, 
670  liv,  ;  charges  ordinaires ,  670  liv.  15  sols  ;  —  Saint- 
Amant  :  revenus  patrimoniaux ,  1020  liv.;  charges  ordi- 
naires, 1020  liv.  ;  —  Saint-Flour  :  revenus  patrimoniaux, 
2145  liv.  ;  octroi  perpétuel,  2250  liv.  imposées  en  vertu 
d'arrêt  du  Conseil  du  18  mars  1673  ;  charges  annuelles, 
4395  liv.; —  Thiers  :  revenus  patrimoniaux,  240 liv.  ; 
octroi  perpétuel,  1000  liv.  imposées  en  vertu  d'arrêt 
du  Conseil  du  31  juillet  1691;  dépenses  ordinaires,  1240 
liv.  ;  —  Vic-le-Comte  :  revenus  patrimoniaux,  40  liv.; 
octroi  perpétuel,  300  liv.  imposées  en  vertu  d'arrêt 
du  7  août  1691  ;  charges  annuelles,  840  livres.  —  L'état 
ci-dessus  est  dressé  par  M.  Chabrol ,  chargé  par  l'In- 
tendant du  détail  des  octrois  et  patrimoniaux  des  villes 
et  paroisses  dénommées  audit  état. 


C.  1832.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

1751-1759.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et 
revenus  des  communautés.  —  Lettres  de  l'Intendant, 
invitant  ses  subdélégués  à  lui  faire  connaître  «  s'il  n'y 
»  avoit  point  dans  toutes  les  paroisses  àe  leurs  districts 
»  d'autres  deniers  communs  que  ceux  pour  lesquels  les 
j^  consuls  sont  en  usage  de  rendre  compte  chaque  an- 
>  née  »  et  de  lui  adresser  des  états  détaillés  des  revenus 
et  des  dépenses  en  question  ;  —  réponses  des  subdélé- 
gués :  —  certificat  de  M.  Leblanc-Desmas,  avocat  en 
Parlement,  correspondant  à  Viverols  de  la  subdéléga- 
tion d'Ambert,  attestant  qu'il  y  a  à  Viverols  un  droit 
sur  la  boucherie  et  sur  le  sel,  et  un  droit  de  courtage 
à  Lâchai,  Sailhans  et  Églisolles,  mais  que  ces  droits 
appartiennent  aux  seigneurs  des  lieux;  —  état, 
des  biens  qui  avaient  été  destinés  pour  former 
un  hôpital  dans  la  paroisse  de  Marcenat,  et  dont 
il  n'est  fait  aucun  emploi  qui  soit  autorisé  ni  en  règle  ; 


SÉRIE  0.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

M.  de  Mallessaigne  en  envoyant  cet  état,  déclare  que 
cette  paroisse  est  la  seule  de  cette  subdél^ation  où  il  y 
ait  des  patrimoniaux  ; — lettre  de  M.  de  Tourneraire, 
déclarant  qu'outre  les  communautés  de  Salers  et  de 
Mauriac,  il  ne  connaît  que  celle  de  Pleaux  où  il  y  ait  des 
revenus  ;  les  revenus  de  cette  dernière  ville  sont  depuis 
longtemps  mal  administrés  et  se  consomment  sans  tour- 
ner au  profit  commun  ;  —  état  des  paroisses  de  la  sub- 
délégation  de  Pierrefort  où  il  y  a  des  deniers  communs: 
à  Pierrefort  seulement  un  droit  d'entrée  sur  le  vin  dont 
on  ignore  Porigine  et  qui  est  affermé  18  liv.;  sur  cette 
sqmme  les  consuls  donnent  3  liv.  à  la  chapelle  de  Notre- 
Dame-de-Planchi  et  se  partagent  le  reste  ;  —  mémoire 
des  revenus  appartenant  aux  communautés  de  la  sub- 
délégation de  Saint-Amant-Roche-Savine  :  il  n'y  a  pas 
à  vrai  dire  de  revenus  patrimoniaux,  mais  dans  les  pa- 
roisses de  Bertignat,  de  la  Chapelle-Agnon,  de  Saint- 
Gervais-sous-Meymont  et  de  Tours,  les  décimateurs 
paient  aux  habitants  ou  plutôt  aux  luminiers  des  églises 
des  sommes  pour  ce  qu'on  appelle  les  dinauœ  ;  ces  som- 
mes qui  varient  de  40  à  100  liv.  représentent  le  dîner 
que  les  décimateurs  donnaient  autrefois  aux  habitants 
le  jour  qu'ils  assençaient  les  dîmes  ;  elles  sont  employées 
à  l'entretien  et  aux  réparations  des  églises  et  presby- 
tères; —  état  des  revenus  patrimoniaux  dans  la  sub- 
délégation de  Vic-le-Comte  :  Plauzat,  droit  de  courtage 
du  vin  affermé  J20  liv.  dont  les  consuls  font  leur  pro- 
priété et  dont  ils  ne  rendent  pas  de  comptes  ;  un  droit 
de  courtage  également  à  la  Sauvetat  et  un  four  banal 
à  Ludesse  dont  les  consula  s'approprient  les  revenus  ;  la 
collecte  de  La  Yarenne  et  Cournols  a  également  un  four 
banal  dont  elle  amasse  les  revenus  pour  se  procurer  une 
cloche. 


117 


C.  ISSS.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier  (1  impr.). 

1750-1759. — Affaires  COMMUNALES.  —  Biens  et 
revenus  des  communautés.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  13  juillet  1756,  portant  règlement  sur  le  temps  des 
tiercemens  en  fait  d'adjudication  des  baux  d'octrois  des 
villes  et  communautés  (Paris,  impr.  royale,  in-4^  6 
pages)  ;  —  copie  de  lettre  du  Contrôleur  général,  du  19 
sept.  1759,  demandant  à  l'Intendant  dh  état  des  reve- 
nus des  villes,  bourgs  et  autres  lieux  de  son  départe- 
ment et  de  remploi  qui  se  ÊBdt  de  ces  revenus  ;  €  j'en- 
^  iBUs  par  revenus  patrimoniaux  tous  les  biens-fonds, 

>  et  par  octrois  tout  ce  qui  se  lève  dans  les  villes  sur 

>  les  consommations,  les  péages  et  autres  droits  »  ;  — 
accusé  de  réception  de  ladite  lettre. 


C.  1834.  (Cahier.) —  In-fol.,  papier,  22  feuillets  écrits. 


1760.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  État  des  revenus  et  des  charges 
d'un  certain  nombre  de  villes  et  paroisses  de  la  généra- 
lité, avec  table  alphabétique  en  tète  :  —  Uriat  et  Joze, 
ferme  du  four  banal,  240  liv.;  ferme  des  communaux, 
360  liv.  ;  dotation  d'une' seconde  messe  les  dimanches  et 
fêtes,  220  liv. ;  gages  des  gardes  des  pacages,  60  liv.;  moi-  . 
tié  des  frais  d'entretien  du  bateau  à  la  charge  des  habi- 
tants, 143  liv.;  les  177  liv.  restant,  réservées  aux  dépen-  / 
ses  extrao]*dinaires,  sont  absorbées  par  l'entretien  du  : 
four  et  de  plusieurs  ponceaux,  de  sorte  qu'il  n'y  a  pas  de 
fonds  libres;  —  Thiers,  imposition  de  1,000  liv. en  vertu 
d'un  arrêt  du  Conseil  ;  ferme  du  poids  de  ville,  500  liv- 
Dépenses  :  charges  ordinaires  fixées  par  le  même  arrêt, 
1,000  liv.;  supplément  de  gages  à  l'horloger  et  au  clerc 
de  ville,  70  liv.;  prêt  et  annuel  des  nouveaux  oflîces 
municipaux  réunis  au  corps  de  ville,  194  liv.;  reve- 
nant bon  destiné  aux  dépenses  extraordinaires  236  liv.; 
les  revenus  sont  si  peu  suffisants  que  la  ville  ne  peut 
faire  réparer  ses  fontaines  qui  en  auraient  grand  ' 
besoin  ;  —  Nohanent,  produit  des  regains  ou  se- 
condes herbes,  100  liv.;  charges  ordinaires,  60  liv.; 
le  revenant  bon  de  40  liv.  est  insuffisant  pour  sub- 
venir à  l'entretien  et  aux  réparations  des  cloches 
et  du  clocher;  le  s'  Jeudy  est  receveur  des  patrimo- 
niaux, et  par  son  dernier  compte  arrêté  (1757)  il  doit  3 
liv.  19  sols;  —  Besse,  revenus  :  grande  leyde,  que  la 
ville  tient  à  titre  de  rente  moyennant  1,200  liv.  de  M.  de 
Broglie,  affermée  1,271  liv.;  petite  leyde  affermée  355 
liv.;  montagne  de  la  Liste,  affermée  531  liv.  Dépenses  : 
charges  ordinaires,  2,084  liv.;  excédent  destiné  aux  dé- 
penses extraordinaires,  73  liv.;  ce  revenu  est  si  modique 
que  le  seul  entretien  des  fontaines  publiques  a  mis  cette 
ville  depuis  plus  de  10  ans  à  découvert  d'une  somme  de 
4,000  liv.;  —  Vic-le-Comte,  revenus  :  imposition  de  300 
liv.  en  vertu  d'arrêt  du  Conseil  ;  moitié  du  droit  de 
courtage,  24  liv.;  les  300  liv.  sont  absorbées  par  les 
charges  ordinaires,  les  24  liv.  qui  restent  ne  suffisent 
même  pas  à  entretenir  les  fontaines  qui  sont  en  très 
mauvais  état;  M.  Arnaud,  receveur  des  patrimoniaux  a 
rendu  compte  jusqu'à  1751  inclusivement;  il  doit  7  liv.  * 
14  sols  9  den,  ;  le  s'  Chanony,  notaire,  a  été  nomnaé 
en  son  lieu  et  place  par  ordonnance  du  10  janvier  1760; 
—  Murât,  revenus,  consistant  en  droit  d'entrée,  poids 
de  ville  et  courtage  affermés  indistinctement  1,050  liv.; 
dépenses  ordinaires,  825  liv.  10  sols  ;  les  224  liv.  10  sols 
qui  restent  sont  tout  à  fait  insuffisants  pour  les  dépen- 


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118  ARCHIVES  DU 

les  les  plus  nécessaires  ;  —  Brioude,  imposition  en  vertu 
dl'arrêt  du  Cîonseil,  1,748  liv.  17  sols  ;  dépenses  ordinai- 
res 1,522  liv.  1  sol  ;  autrefois  les  1,748  liv.  étaient  em- 
ployées anx  dépenses  ordinaires,  mais  la  ville  a  sup- 
primé certains  gagistes  afin  de  se  procurer  un  fonds  de 
réserve. 

G.  1839.  (Cahier.)  —  In-f»,  papier;  14 feuillets. 

1V01.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
de«  communautés.  —  État  des  caisses  des  receveurs  des 
octrois  et  revenus  patrimoniaux  de  la  province  d'Au- 
vergne à  répoque  du  1"  octobre  1761  ;  avec  une  table 
alphabétique  des  villes  et  paroisses  contenues  dans  ledit 

état. 

C.  «836.  (Registre.)  —  In-^,  papier,  7î5  feuil.  écrits. 

1770-1 77S.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et 
revenus  des  communautés.  —  État  général  des  fonds 
patrimoniaux  de  la  province  d'Auvergne  :  —  Riom,  re- 
venus en  fonds  ou  droits  réels  369  liv.  16  sols,  en  impo- 
sitions 5,389  liv.  19  sols  3  den.  ;  charges  annuelles  5,524 
liv.  19  sols  ;  dépenses  extraordinaires  234  liv.  16  sols  ; 
le  &  Brujas,  conseiller,  est  maire  depuis  le  11  mai  1770 
HU  lieu  du  s'  Sirmond,  décédé  ;  —  Cebazat,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels  2,614  liv.  ;  charges  annuelles  non 
compris  les  réparations  1,764  liv.  18  sols  6  den.;  dépen- 
ses extraordinaires  849  liv.  1  s.  6  den.;  la  ville  n'a  que 
des  échevins;  —  la  ville  d'Ennezat,  revenus  en  fonds  et 
droits  réels  127  liv.;  charges  annuelles  non  compris  les 
réparations  80  liv.;  dépenses  extraordinaires  47  liv.;  il 
y  a  des  revenus  patrimoniaux  dont  il  n'a  jamais  été 
rendu  compte  ;  —  le  Château  d'Ennezat,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels,  283  liv.;  —  fol.  8,  Maringues,  re- 
venus en  fonds  et  droits  réels,  773  liv.  10  sols  ;  charges 
annuelles,  non  compris  les  réparations,  760  liv.  9  sols  6 
den.;  dépenses  extraordinaires  13  liv. 6 den.;  M.  Forget, 
maire  ;  —  Uriat  et  Joze,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  641  liv.;  charges  annuelles  471  liv.  1  s.;  dépenses 
extraordinaires  169  liv.  10  s.;  n'a  que  des  échevins  ;  — 
fol.  9,  Thiers,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  500  liv.; 
impositions  1,000  liv.;  charges  annuelles  non  compris 
les  réparations  1,313  liv.  11  s.  9  den.;  dépenses  extra- 
ordinaires 186  liv.  8  s.  3  den.;  le  s' Darrot,  maire  depuis 
le  l*"  mars  1769  ;  —  Montaigut,  les  échevins  sont  nom- 
més par  le  duc  d'Orléans,  apanagiste,  en  vertu  de  let- 
tres patentes  du  15  août  1765  ;  —  Nohanent,  revenus 
en  fonds  et  droits  réels  100  liv.;  charges  annuelles  non 
compris  les  réparations  67  liv.;  dépenses  extraordinai- 


PUY-DE-DOME. 

res  33  liv.;  —  Blanzat,  revenus  en  fonds  et  droits  réels 
146  liv.;  charges  annuelles  74  liv.  6  s.;  dépenses  extra- 
ordinaires 71  liv.  14  sols  ;  —  Saint-Beauzire,  revenus 
en  fonds  et  droits  réels  570  liv.;  charges  annuelles  263 
liv.  10  s.;  dépenses  extraordinaires  306  liv.  10  sols  ;  n'a 
que  des  échevins  ;  —  fol.  13,  Gerzat,  revenus  en  fonds 
et  droits  réels  1,139  liv.;  charges  annuelles  767  liv.  1 
sol  ;  dépenses  extraordinaires  371  liv.  19  s.;  n'a  que  des 
échevins  ;  —  Malintrat,  revenus  en  fonds  et  droits  réels 
320  liv.;  charges  annuelles  221  liv.  5  sols  ;  dépenses  ex- 
traordinaires  98  liv.  15  sols  ;  —  Lussat,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels  350  liv.;  charges  annuelles  234  liv. 
I  15s.  ;  dépenses  extraordinaires  115  liv.  5  sols;  —  Les 
Marlres-d'Artières,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  240 
liv.;  charges  annuelles  69  liv.,  dépenses  extraordinaires 
171  liv.;  —  Pont-du-Château,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  220  liv.;  charges  annuelles  189  liv.;  dépenses  extra- 
ordinaires 31  liv.;  n'a  que  des  échevins  ;  -^  Lempdes, 
revenus  en  fonds  et  droits  réels  180  liv.;  charges  an- 
nuelles 82  liv.;  dépenses  extraordinaires  98  liv.;  -^Cour- 
non,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  254  liv.;  charges 
annuelles  177  liv.  4  s.;  dépenses  extraordinaires  76  liv. 
16  s.;  n'a  que  des  échevins  ;  —  fol.  14,  Mezel,  revenus 
en  fonds  et  droits  réels  190  liv.;  charges  annuelles  77 
liv.;  dépenses  extraordinaires  113  liv.;  —  Dallet,  reve- 
nus en  fonds  et  droits  réels  440  liv.;  charges  annuelles 
301  liv.;  dépenses  extraordinaires  139  liv,;  il  y  avait  des 
échevins,  mais  le  corps  municipal  n'a  plus  lieu  par  suite 
d'une  délibération  du  9  juin  1771,  homologuée;  — 
Chauriat,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  260  liv.;  char- 
ges annuelles  146  liv.;  dépenses  extraordinaires  114  liv.; 
—  Billom,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  112  liv.  10 
s.;  imposition  1,800  liv.; charges  annuelles  858  liv.;  dé- 
penses extraordinaires  1,054  liv.  10  s.;  le  s'  Perron  est 
maire  depuis  le  2  juin  1769;  —  fol.  15,  Vertaizon,  re- 
venus en  fimds  et  droits  réels  404  liv.;  charges  annuel- 
les 344  Ilv.  19  sols  6  den.;  n'a  que  des  échevins  ; — 
Beauregard,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  453  liv.; 
charges  annuelles  340  liv.  13  s.;  dépenses  extraordinai- 
res 112  liv.  7  s.;  la  municipalité  a  été  supprimée  par  une 
lettre  du  Contrôleur  général,  du  25  sept.  1767  ;  —  Le- 
zoux,  imposition  280  liv.;  la  ville  forme  corps  munici- 
pal, le  s' Taurin-Petit  a  été  nommé  maire  ;  —  fol.  17, 
Courpiere  forme  corps  municipal,  le  s'  Delapchier- 
Mouillerat  est  maire  depuis  le  30  juin  1769  ;  —  foi.  19, 
Vic-le-Comte,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  24  liv.; 
impositions  300  liv.;  charges  annuelles 300  liv.;  dépenses 
extraordinaires  24  liv.;  le  s' Chamboyssier»  médecin,  est 
maire  ;  —  fol.  20,  Mirefleurs  et  Chalandras,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels  205  liv.;  charges  annuelles  129  liv. 
5  s.;  dépenses  extraordinaires  75  liv.  15  s.;  —  Coudes  et 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


119 


MoDtpeyroux,  Coudes  forme  corps  municipal,  il  y  a  deux 
écheviïis  ;  —  Saint-Alyre  et  Monton,  revenus  en  fonds 
et  droits  réels  339  liv.  15  s.;  charges  annuelles  237  liv. 
19  s.  9  den.;  dépenses  extraordinaires  101  liv.  15  sols  3 
den.;  —  fol.  21,  Saint-Martial  les  Martres,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels  253  liv.;  charges  annuelles  95  liv. 

5  sols  6  den.;  dépenses  extraordinaires  157  liv.   14  sols 

6  den.;  n'a  que  des  échevins;  —  Orcet,  revenus  en  fonds 
et  droits  réels  601  liv.;  charges  annuelles  276  liv.  11 
sols  ;  dépenses  extraordinaires  324  liv.  9  sols  ;  n*a  que 
des  échevins; — Aubière,  revenus  en  fonds  et  droits  réels 
187  liv.  10  s.;  —  Beaumont,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  250  liv.;  —  La  Roche-d'Onnezat  et  Merdogne,  re- 
venus en  fonds  et  droits  réels  271  liv.;  charges  annuel- 
les 241  liv.  1  s.;  dépenses  extraordinaires  29  liv.  19 
sols  ;  —  Le  Crest,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  160 
liv.;  charges  annuelles  115  liv.  1  sol  ;  dépenses  extraor- 
dinaires 44  liv.  19  s.;  —  fol.  22,  Saint-Amant-Tallende, 
revenus  en  fonds  et  droits  réels  944  liv.;  charges  an- 
nuelles 826  liv.;  dépenses  extraordinaires  118  liv.;  avait 
des  échevins,  le  corps  municipal  a  été  supprimé  par  dé- 
libération du  24  mai  1772,  homologuée  ;  —  Saint-Sa- 
turnin, revenus  en  fonds  et  droits  réels  1,700  liv.;  char- 
ges annuelles  1,224  liv.  10  sols;  dépenses  extraordinai- 
res 475  liv.  10  s.;  -  Saint-Sandoux,  revenus  en  fonds 
et  droits  réels  438  liv.;  charges  annuelles  413  liv.  18  s.; 
dépenses  extraordinaires  24  liv.  2  sols  ;  —  Ludesse,  re- 
venus en  fonds  et  droits  réels  60  liv.;  —  Cheynat,  reve- 
nus en  fonds  et  droits  réels  300  liv.;  charges  annuelles 
150  liv.;  dépenses  extraordinaires  150  liv.;  —  fol.  23, 
Montaigut-sur-Champeix,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  80  liv.;  charges  annuelles  56  liv.;  dépenses  extra- 
ordinaires 24  liv.;  —  Champeix,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  894  liv.  17  sok  6  den.;  charges  annuelles  464  liv. 
15  sols  ;  dépenses  extraordinaires  430  liv.  2  sols  6  den.; 
n*a  que  des  échevins  ;  —  Plauzat,  revenus  en*  fonds  et 
droits  réels  300  liv.  ;  —  Neschers,  revenusen  fonds  et  droits 
réels  150  liv.;  —  Besse,  revenus  en  fonds  et  droits  réels 
2.157  liv.;  charges  annuelles  2,019  liv.;  dépenses  extra- 
ordinaires 138  liv.;  n'a  que  des  échevins  ;  —  Ardes,  re- 
venus en  fonds  et  droits  réels  100  liv.;  charges  annuelles 
172  liv.;  on  supplée  au  déficit  par  une  quête  ;  n'a  que 
des  échevins  ;  —  fol.  30,  Clermont,  revenus  en  fonds  et 
droits  réels  53,472  liv.  1980ls4  den.;  impositions  10,200 
liv.;  charges  annuelles  46,970  liv.  1  s.  11  den.;  dépenses 
extraordinaires  16,702  liv.  17  s.  5  den.;  —  Issoire,  re- 
venus en  fonds  et  droits  réels  800  liv.  12  sols  6  den.; 
impositions  720  liv.;  charges  annuelles  795  liv.  10  s.; 
dépenses  extraordinaires  725  liv.  2  s.  6  den.;  le  s'  Pas- 
cal est  maire  depuis  le  26  janvier  1769  ;  —  Chadeleuf,  a 
des  échevins  ;  —  Vodable,  revenus  en  fonds  et  droits 


réels  38  liv.;  —  fol.  32,  Saint-Gtermain-Lembron,  reve- 
nus en  fonds  et  droits  réels  150  liv.;  charges  annuelles 
23  liv.  10  s.;  dépenses  extraordinaires  126  liv.  10  s.;  — 
Le  Breuil  a  des  échevins  ;  —  fol.  36,  Saint-Germain- 
THerm,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  150  liv.;  char- 
ges annuelles  23  liv.  10  s.;  dépenses  extraordinaires  126 
liv.  10  s.;  —  fol.  40,  Ambert,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  840  liv.;  charges  annuelles  605  liv.  9».  9  den.; 
dépenses  extraordinaires  234  liv.  10  s.  3  den.;  le  maire 
est  le  s' Vimal  ;  —  fol.  43,  Brioude,  impositions  2,348 
liv.  17  sols  ;  charges  annuelles  1,532  liv.  1  sol  ;  dépen- 
ses extraordinaires  816  liv.  16  s.;  le  s'Belamy-Dubreuil, 
nommé  maire  le  11  juin  1769,  mais  à  la  suite  d'une 
contestation  entre  le  corps  de  ville  et  les  comtes  un  ar- 
rêt du  Parlement  du  13  déc.  1769  a  annulé  la  nomina- 
tion d'ofiîciers  municipaux  et  défendu  de  prendre  les 
qualités  de  maire  et  échevins;  —  fol.  53,  Saint-Flour, 
revenus  en  fonds  et  droits  réels  3,306  liv.;  impositions 
2,250  liv.;  charges  annuelles  3»854  liv.  10  sols  ;  dépen- 
ses extraordinaires  1,701  liv.  10  s.;  le  s' Chirol  est  maire 
depuis  le  22  sept.  1769  ;  —  Saint-Urcize  forme  corps 
municipal  :  il  y  a  deux  échevins;  — Chaudesaigues,  une 
lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  du  30  avril  1769,  a 
supprimé  le  maire  et  ne  laisse  subsister  que  les  deux 
échevins  ;  —  fol.  59,  Murât,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  1,050  liv.;  charges  annuelles  843  liv.  10  s.;  dépen- 
ses extraordinaires  206  liv.  10  s.;  le  s' l'eillard,  maire, 
étant  décédé,  une  ordonnance  du  9  nov.  1770  Ta  rem- 
placé par  le  s' Danty  ;  —  fol.  61,  Allanche,  revenus  en 
fonds  et  droits  réels  340  liv.;  charges  annuelles  239  liv.; 
dépenses  extraordinaires  101  liv.;  n'a  que  des  échevins; 
—  fol.  64,  Salers,  revenus  en  fonds  et  droits  réels  662  liv.; 
charges  annuelles  426  liv.  15  sols  ;  dépenses  extraordi- 
naires 235  liv.  5  s.;  n'a  que  des  échevins  ;  —  Mauriac, 
revenus  en  fonds  et  droits  réels  300  liv.;  charges  annuel- 
les 74  liv.;  dépenses  extraordinaires  226  hv.;  le  s'  De»^- 
jardins,  maire  ;  —  fol.  69,  Aurillac,  retenus  en  fonds  et 
droits  réels  1 ,400  liv.;  impositions  2,000  liv.;  charges 
annuelles  2,401  liv.  8  s.  4  den.;  dépenses  extraordinai- 
res 998  liv.  11  s.  8  den.;  le  s'  Gourlat  de  Saint-Étienne, 
est  maire  depuis  le  8  mars  1769  ;  —  Vio-sur-Cère,  2 
échevins  ;  —  fol.  72,  Maurs,  revenus  en  fonds  et  droits 
réels  190  liv.  16  s.;  charges  annuelles  69  liv.  10  s.  9  d.; 
dépenses  extraordinaires  121  liv.  5  s.  3  den.;  forme 
corps  municipal  ;  il  y  a  des  échevins. 


C.  1837.  (Registre.)  —  In-fol.,  papier,  38  feuillets. 

17M.  —  Affaires  communales.  —  Biens  et  revenus 
des  communautés.  —  État  des  communautés  de  la  gé- 


120  ARCHIVES  DU 

néralité  qui  ont  des  revenus  d'octrois  et  patrimoniaux 
avec  l'époque  de  la  reddition  de  leur  compte  devant 
M.  rintendant  :  —  fol.  6,  Espinet,  revenus  patrimo- 
niaux 273  liv.  15  s.;  les  receveurs  sont  les  consuls  et 
syndics  ;  ordonnance  du  1 1  sept.  1770,  pour  faire  ren- 
dre compte  depuis  1735,  époque  du  dernier  compte  ;  le 
compte  de  1735,  arrêté  le  4  août  1740,  débet  52  liv.  11 
sols  ;  —  fol.  25,  Billom,  revenus  en  fonds  réels  112  liv. 
10  s.;  imposition  1,200  liv.  autorisée  par  arrêt  du  Con- 
seil du  7  août  1691  ;  Antoine  Talmeuf,  receveur  ;  on  a 
présenté  le  compte  de  1773  à  1778  inclusivement,  débet 
total  1,141  liv.  17  s.  9  den.;  —  fol.  33,  Chanonat,  reve- 
nus patrimoniaux  199  liv.;  receveur  Amable  Murent, 
les  comptes  de  1776  à  1778  ont  été  arrêtés  le.  29  mai 
1782  ;  la  dépense  monte  à  690  liv.  14  s.  3  den.;  la  re- 
cette à  623  liv.  3  s. 


C.  1838.  (Liasse.)  —  32  pièces,  papier. 

ITHft-f  770.  —  Affaires  communales.  -*  Partage 
des  communaux.  —  Lettre  de  rintendant,  du  5  déc. 
1768,  à  M.  d'Ormesson  en  réponse  à  une  lettre  du  27 
sept,  par  laquelle  ce  dernier  Tinvitait  à  examiner  s*il 
était  possible  et  s'il  serait  avantageux  de  favoriser  dans 
la  province  d'Auvergne  le  défrichement  et  le  partage 
des  biens  communaux  ;  l'Intendant  ne  doute  pas  que 
les  communaux  ne  soient  moins  bien  cultivés  que  les 
propriétés  privées,  mais  il  a  besoin  de  réunir  quelques 
renseignements  avant  de  se  prononcer,  car  il  pourrait 
se  trouver  des  difficultés  tenant  &  la  nature  des  lieux 
ou  aux  usages  locaux  ;  —  copie  (envoyée  pour  modèle 
par  M.  d'Ormesson)  d'une  délibération  par  laquelle  les 
habitants  d'une  communauté  décident  de  procéder  au 
partage  de  leurs  communaux  ;  à  la  suite  projet  d'un 
arrêt  du  Conseil  rendant  exécutoire  ladite  délibération 
et  exemptant  les  terrains  en  question  de  la  dîme  pen- 
dant 15  années  à  compter  du  jour  que  le  défrichement 
sera  entrepris  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  21  déc.  1768, 
aux  subdélégués  des  chefs-lieux  d'élections,  demandant 
leur  avis  sur  le  projet  et  un  état  de  la  valeur  et  de 
rétendue  des  biens  dont  jouissent  les  communautés  ; 

c  —  avis  du  .subdélégué  de  Saint-Amant-Roche-Savine  : 
Tarrêt  qu'on  se  propose  de  rendre  ne  peut  que  produire 
un  grand  bien  ;  il  supprimera  les  nombreux  procès  qui 
naissent  à  propos  des  défrichements  et  du  nombre  abu- 
sif de  bestiaux  qu'entretiennent  sur  les  communaux 
les  petits  propriétaires  ;  «  si  le  petit  habitant  ne  tient 
»  pas  autant  de  bestiaux,  le  plus  considérable  augmen- 
»  tera  son  nombre,  ainsy  cella  va  au  même,  et  il  ne 

.>  laissera  pas  de  posséder  sa  maison  et  jardin,  et  la 


PUY-DE-DOME. 

»  population  n'«n  souffrira  pas.  D'ailleurs  il  est  à  obser- 
»  ver  que  les  petits  cultivateurs  font  souffrir  les  gros 
»  par  la  difficulté  qu'ils  ne  trouvent  pas  si  facillement 
»  des  manœuvres  pour  cultiver  leurs  fonds  »  ;  il  y  a 
moins  de  communaux  dans  la  montagne  que  dans  la 
Limagne  ;  la  plupart  même  ne  sont  que  des  aisances  de. 
villages;  —  mémoire  de  M.  de  Mallessaigne?  subdélégué 
à  Bort  :  les  communaux  occupent  dans  la  montagne  en- 
viron la  moitié  du  territoire  des  paroisses,  le  quart  seu- 
lement dans  le  pays  coupé  ;  ceux  de  la  montagne  peu- 
vent former  des  prés  excellents,  ceux  du  pays  coupé  se- 
raient en  général  mieux  employés  à  la  culture  des 
grains.  Le  partage  augmenterait  certainement  la  va- 
leur de  ces  terres  ;  mais  si  l'on  prend,  ce  qui  semble 
d'ailleurs  naturel,  pour  règle  du  partage  celle  du  pa- 
cage, l'opération  donnera  lieu  à  bien  des  discussions  :  il 
faudra  arpenter  à  la  fois  les  communs  et  les  héritages 
des  particuliers  ;  les  frais  seront  considérables  ;  une 
grande  partie  de  ces  communaux  a  été  usurpée,  ne 
faudra-t-il  pas  d'abord  poursuivre  les  usurpateurs.  Il 
faudra  aussi  envisager  l'intérêt  des  étrangers  et  des 
pauvres  gens  ;  à  ceux-là  on  pourrait  assigner  une  part 
des  communaux  à  défricher  qui  ferait  vivre  €  le  petit 
»  nombre  d'habitants  qui  n'ayant  point  de  bien  ne 
»  peuvent  rien  prétendre  en  partage  »  ;  enfin  le  par- 
tage étant  moins  utile  dans  le  pays  coupé  on  devrait 
laisser  les  communautés  libres  de  l'adopter  ou  de 
le  rejeter  ;  —  lettres  de  M.  Olier ,  subdélégué  à  la 
Chaise-Dieu  :  peu  de  communaux,  en  mauvais  sol 
et  peu  susceptibles  d'amélioration,  le  partage  serait 
au  détriment  du  pauvre  €  qui  n'auroit  plus  de  quoi 
»  nourrir  en  été  sa  vache  à  lait  ou  sa  brebis  ;  *^ 
»  mémoire  de  M.  de  Vixouzes,  subdélégué  à  Aurillac  : 
»  la  ËBiveur  que  méritent  les  pauvres  gens  de  la  cam- 

>  pagne*feroit  souhaiter  que  les  communaux  loin  d'être 
»  supprimés  fussent  en  plus  grand  nombre,  d'une  plus 
»  grande  étendue  et  de  meilleure  qualité  qu'ils  ne  sont 

>  pour  la  plus  part  en  ce  pays-cy  »  ;  en  effet  on  per- 
met à  ces  pauvres  gens  d'avoir  sur  les  communaux  en 
été,  contrairement  aux  dispositions  de  la  coutume,  plus 
de  bestiaux  qu'ils  n'en  peuvent  nourrir  l'hiver  <  de  leurs 
foin  et  paille»;  ceux  qui  n'ont  point  de  bestiaux  en 
propre  en  prennent  à  nourrir,  et  cette  tolérance  s'étend 
même  aux  forains  ;  les  communaux  sont,  il  est  vrai, 
surchargés  et  l'on  y  mène  les  bêtes  trop  tôt,  mais  ces 
abus  ne  doivent  pas  influer  sur  la  décision  qu'on  pro- 
pose, car  il  n'y  a  dans  cette  élection,  excepté  dans  les 
paroisses  de  Mandailles  et  deSaint-Cirgues  de  Jordanne 
que  de  très  petits  communaux  et  ce  serait  les  anéantir 
que  de  les  partager  ;  pour  le  pâturage  qui  a  une  im- 
portance exceptionnelle  dans  cette  élection,  puisque 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


121 


réIèTe  des  bestiaux  en  est  à  peu  près  Tunique  ressource, 
il  faut  de  vastes  terrains  surtout  aux  juments  et  pou- 
lains €  qui  aiment  la  liberté  et  la  compagnie  »  ;  beau- 
coup de  communaux,  ceux  d'Yolet  et  de  Vie,  par  exem- 
ple, qui  sont  les  plus  grands  et  meilleurs,  ne  sont  pas 
susceptibles  d'être  labourés.  M.  Pages  de  Yixouzes 
ajoute  que  son  mémoire  a  été  approuvé  par  les  officiers 
du  siège  à  l'exception  d'un  ou  deux  qui  ont  été  d'un  avis 
contraire  ;  — •  M.  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint-Flour, 
»  ne  croit  pas  qu'il  y  ait  d'inconvéniens  à  accorder  cette 
»  permission  aux  communautés  qui  la  désirent  ;  cepen- 

>  dant  il  y  a  dans  cette  élection  lee  deux  tiers  des  pa- 
»  roisses  à  qui  cette  pratique  ne  conviendra  pas  vrai- 

>  semblablement;  ce  sont  celles  qui  sont  situées  dans  la 
»  Planaise  et  dans  le  pays  coupé  ;  elles  ont  en  général 
^  beaucoup  des  terres  labourables,  pas  assés  de  foin  à 
»  proportion  et  encore  moins  des  paccages  communs  qui 
»  sont  tous  gazonnés,  et  le  sol  en  est  bon  »  ;  une  partie  des 
communs  sur  les  pentes  des  ravins  ne  sont  pas  suscepti- 
bles de  culture,  et  auraient  besoin  seulement  d'être 
plantés  «  car  le  bois  dans  cette  élection  est  aussy  cher 
»  qu'à  Paris  ;  je  ne  serois  pas  surpris  si  dans  vingt  ans 
»  d'icy  on  manquoit  de  bois  pour  faire  les  outils  d'agri- 
»  culture  >;  l'autre  tiers  de  l'élection,  formé  par  les  pa- 
roisses de  la  montagne,  a  ses  communaux  en  bruyère  et 
d'une  étendue  considérable  ;  il  serait  avantageux  d'en 
convertir  une  partie  en  terres  labourables,  car  dans 
cette  région  on  ne  récolte  pas  assez  de  grains;  quant 
aux  parties  qu'on  laisserait  en  i^acages  communs, 
on  pourrait  les  améliorer  en  y  faisant  coucher  le 
bétail  et  en  employant  la  marne  qui  abonde  dans  l'élec- 
tion ;  si  l'Intendant  pouvait  favoriser  l'usage  de  la 
marne  et  de  la  tourbe  il  rendrait  un  grand  service  à 
toute  cette  région  ;  M.  de  Montluc  signale  aussi  la  fâ- 
cheuse habitude  où  l'on  est  de  faire  garder  les  bestiaux 
par  des  enfants  au  lieu  de  les  réunir  sous  la  garde  d'un 
vacher  commun,  les  défrichements  opérés  par  le  feu 
dans  les  communaux  qui  les  gâtent  pour  30  ans  au  moins. 
€  Le  plus  grand  bien  qui  pût  arriver  à  l'agriculture 

>  de  cette  élection  seroit  d'empêcher  les  sorties  de  tous 
»  ceux  qui  s'en  vont  dans  les  pays  étrangers  en  qualité 
»  de  marchands  colporteurs  ;  il  n'y  en  a  pas  six  sur  cent 

>  qui  soutiennent  leur  commerce  avec  honneur,  on 
»  en  voit  à  tout  moment  emprisonner  pour  dettes  ; 
»  la  sortie  de  ceux  qui  vont  à  Paris  en  qualité  de  por- 
»  teurs  d'eau  ne  réussît  pas  mieux  ; . . .  ceux  qui  sor- 

>  tent  de  ce  pays  en  qualité  de  pionniers  pour  aller  tra- 

>  vailler  la  terre  en  Languedoc,  Provence  et  autres 
»  provinces  pendant  l'hyver,  les  scieurs  de  planches  qui 
»  vont  jusques  en  Espagne  et  en  Portugal,  ceux  qui 
»  ramassent  l'orseiile,  sont  exacts  à  rentrer  aux  envi- 

Puv-DR-DÔMB.  —  Série  C. 


»  rons  de  Pâques,  et  s'occupent  de  l'agriculture  à  leur 
»  retour  »  ;  —  mémoire  de  M.  Godivel,  subdélégué  à 
Besse  :  il  approuve  le  projet  de  partage  en  y  mettant 
les  restrictions  suivantes:  <  l""  que  chaque  communauté 
»  d'habitants  ne  sera  autorisée  de  partager  que  ceux 
»  de  ses  communaux  qui  seront  susceptibles  de  culture 
»  ou  d'améliorations;  2^  qu'elles  ne  pourront  mettre  en 
»  partage  les  communaux  même  de  cette  espèce,  qui 
»  sont  limitrophes  de  leur  village,  qu'à  une  certaine 
»  distance;  3^  que  les  communaux  dont  le  défrichement 
»  peut  être  nuisible  aux  habitants  en  général  ou  â  quel- 
le qu'un  d'entre  eux  en  particulier  ne  seront  pas  non 
>  plus  partagés  ;  4*^  que  si  les  communaux  exceptés  par 
»  les  articles  précédents  ne  suffisent  pas  pour  le  pâtu- 
»  rage  des  bestes  â  laine  et  chèvres  des  habitants,  ils 
»  pourront  pour  y  suppléer  réserver  encore  une  portion 
»  de  ceux  qui  peuvent  être  compris  dans  le  partage  »  ; 
M.  Gk>divel  déclare  qu'il  lui  serait  difficile  de  donner  un 
état  exact  des  communaux;  il  y  a  des  paroisses  qui 
jouissent  de  3  â  400  septerées  de  terre  et  d'autres  qui 
n'en  ont  peut-être  pas  20  ;  —  lettre  de  M.  Vialard,  sub- 
délégué â  Lempdes  :  une  partie  des  communaux  pour- 
rait produire  du  grain  et  même  du  chanvre  et  il  y  au- 
rait intérêt  â  les  partager  s'ils  étaient  plus  considéra- 
bles, mais  ils  sont  si  peu  importants  qu'ils  méritent  â 
peine  l'attention  ;  les  autres  en  terrain  ingrat  entre- 
coupé de  ravines  ne  peuvent  servir  que  pour  le  pacage 
des  brebis,  moutons  ou  chèvres  ;  le  partage  de  ces  der- 
niers serait  plus  nuisible  qu'utile  au  pauvre  cultivateur 
et  surtout  au  journalier,  car  la  petite  part  proportion- 
nelle qui  leur  reviendrait  ne  pourrait  suffire  â  nourrir 
les  quelques  bêtes  qui  les  font  vivre,  ils  seraient  d'ail- 
leurs hors  d'état  d'avoir  des  gardes  particuliers  ;  quant 
aux  montagnes  d'herbage  on  en  pourrait  faire  le  par- 
tage proportionnellement  au  nombi*e  des  têtes  d'herbage 
qui  appartiennent  â  chacun,  les  fumades  (séjour  des 
bestiaux  dans  un  lieu  déterminé) seraient  mieux  distri- 
buées ;  —  mémoire  de  M.  Colin  :  le  commerce  des  bes- 
tiaux est  sans  contredit  le  plus  important  de  la  pro- 
vince; il  intéresse  surtout  la  haute  Auvergne  où  les 
communaux  sont  considérables,  et  les  habitants  en  re- 
connaissent si  bien  les  avantages  et  même  la  nécessité 
qu'ils  consentiraient  difficilement  au  partage  ;  la  divi- 
sion d'ailleurs  multiplierait  encore  les  procès  qui  sont 
déjà  trop  nombreux.  Dans  les  moyennes  montagnes  les 
communaux,  composés  de  terres  stériles,  couvertes  de 
genêts  et  de  bruyères,  servent  cependant  au  pacage;  de 
plus  des  habitants  industrieux  en  défrichent  chaque 
année  une  portion,  ils  arrachent  au  printemps  les  ge- 
nêts et  bruyères  qu'ils  disposent  par  tas  et  recouvrent 
de  terre,  à  la  fin  de  l'été  on  met  le  feu  et  on  étend  la 

lô 


i 


1 


132  *  ARCHIVES  DU 

cendre,  pui&  on  sème  la  première  année  du  seigle,  la 
secondé  de  Tavoine»  après  quoi  il  faut  laisser  reposer  la 
terre  pendant  15  on  20  ans  ;  ta  disette  de  grains  a  &it 
multiplier  ces  défrichements  que  l'on  tolère  à  cause  des 
avantages  qui  en  résultent.  Dans  la  Limagne,  peu  de 
communaux  excepté  dans  le  marais,  par  suite  peu  de 
bestiaux,  peu  d'engrais,  de  sorte  que  dans  les  paroisses 
où  il  n'y  a  pas  de  communaux  les  récoltes  sont  toujours 
médiocres  et  là  levée  des  impositions  se  fût  difficile* 
ment  ;  elle  est  fticile  au  contraire  dans  celles  qui  en 
possèdent  ;  les  paroisses  voisines  des  marais  de  Riom, 
dfËnnezat,  d'Aurancbe  et  de  Cœur  ont  des  commu* 
naux  très  vastes  et  où  il  pourrait  bien  y  avoir  quelque 
superflu.  Il  n'y  a  donc  en  somme  dans  toute  la  province 
qu'un  petit  nombre  de  pai'oisses  où  le  partage  pourrait 
être  avantageux,  et  le  meilleur  moyen  de  s'en  assurer 
est  de  consulter  les  communautés  elles-mêmes  qui  ne  se 
tromperont  point  sur  leur  avantage  ;  —  lettre  de 
M.  Boudai,  subdélégué  à  Lezoux  ;  il  pense  qu'il  sera  in- 
dtspensable,  si  l'on  fait  le  partage,  de  réserver  toutefois 
une  partie  des  communaux  pour  le  pacage  des  mou- 
tons, pour  que  les  pauvres  y  puissent  mener  leurs  bre- 
bis, leur  cochon,  leurs  oies  et  autres  petits  animaux 
dent  ils  tirent  profit  ;  en  prenant  cette  précaution  le  par- 
tage lui  semble  devoir  être  avantageux  ;  —  état  des 
communaux  de  la  subdélégation  de  Lezoux  :  Beaure- 
gard,  environ  30  septerées,  en  partie  défrichées  ;  Saint- 
Pierre-de^Moissat,  250  septerées,  pourraient  être  dér 
frichées  en  partie  ;  Lezoux,  40  septerées  ;  —  mémoire 
du  baron  de  Pradt  :  le  partage  des  communaux,  que 
préconisent  tous  les  traités  d'agriculture,  peut  être 
avantageux  dans  les  pays  comme  l'Angleterre,  la  Suisse, 
la  Suède  où  les  lois  sont  bien  faites  et  l'agriculture  en 
honneur  ;  ohez  nous  ce  serait  un  désastre,  les  vicissi- 
tudes-de  fortune  étant  fréquentes.  «  La  resource  des 
»  biens  communs  fournit  un  port  contre  l'orage,  on  se 
^  retourne  de  ce  côté-là,  on  s'y  accroche,  on  rencontre 
»  dans  la  jouissance  commune  un  brin  d'herbe  pour 
»  nourir  une  vache  et  un  coin  de  terre  qui  sert  à  élever 
»  un  bout  de  famille  »  ;  ces  communaux  entretiennent 
la  population  des  montagnes  qui  sans  eux  seraient  bien- 
tôt inhabitées;  nombre  d'habitants,  en  effet,  pressés  par 
le  poids  des  impôts,  abandonnent  leurs  biens  à  la  taille 
pour  se  rejeter  sur  les  communs.  M.  de  Pradt  possède 
des  terres  daas  ces  montagnes  :  la  fureur  de  l'agricul- 
ture s'empare  de  lui,  il  fait  venir  des  socs  d'Arbois»  des 
agriculteurs  de  Lorraine,  il  étudie  ses  terriers,  il  voit 
qu9  la  coutume  lui  permet  de  provoquer  le  partage  des 
communaux,  il  y  trouve  l'avantage  de  tous  et  le  sien  ; 
itoieux  informé,  il  se  décide  à  respecter  la  loi  féodale  des 
eommunsqui  maintient  la  population  et  conserve  des 


PUYtDE-'DOME. 

si^ets  au  roi.  Qu'on  £ftsse  le  partage,  des  villages  entiers 
émigreront  et  lies  communaux  deviendront  la  proie 
«  des  coqs  de  village,  espèce  dévorante  qui  s'engrais- 
»  sent  de  larmes  et  de  calamités  »  ;  M.  de  Pradt  décrit 
comment  opèrent  ces  usuriers  €  sous  la  sauvegarde  d^ 
»  la  Jurisprudence  et  du  Palais  »  ;  ce  qui  s'est  passé  au 
village  de  Pradiers,  paroisse  d'Allanche,  est  particuliJK 
rement  instructif  :  c  Six  reconnaissances  composaient 
»  autrefois  tout  le  fondt  de  ce  village;  maintenant  ou 

>  fiadt  état  de  près  de  60  feux  ou  familles.  Cette  augmeui- 
»  tation  de  population  provient  d'un  vaste  commun 

>  attaché  à  ce  village  ;  dans  le  principe  des  cadets,  des; 
»  cadettes  se  marièrent  et  peuplèrent  ;  d'autres  m^ia-r 
»  ges  appelèrent  des  étrangers,  et  leurs  femmes  leur 
»  apportèrent  en  dot  une  place  aux  communs.  De  tout 

>  ce  meslange  de  races  on  a  vu  sous  un  siècle  s'élever 
»  au  milieu  d'un  désert  un  gros  village  où  tout  vit,  où 
»  tout  s'aime,  où  tout  piaille  et  où  tout  se  soutient  ^;  au 
lieu  de  songer  au  partage  des  communs,  il  vaudndt 
mieux  s'occuper  de  favoriser  les  bonnes  méthodes  agri- 
coles et  de  perfectionner  les  chemins  ;  quant  à  la  com- 
munauté des  secondes  herbes,  <  c'est  une  ânerie.  Il  ré- 

>  pugne  de  penser  qu'une  propriété  n'appartienne  à  son 
»  maître  que  la  valeur  d'une  récolte  »  ;  —  lettre  de 
M.  de  Tournemire,  subdélégué  à  Mauriac  :  il  y  a  peu  de 
communaux  dans  l'élection  et  le  produit  en  est  presque 
insignifiant,  il  y  aurait  avantage  à  les  partager  ;  «  il  est 
^  vray  que  le  journalier  et  le  particulier  qui  sera  sans 

>  fonds  sera  privé  de  tenir  sa  chèvre,  sa  brebis  et  de  drf- 
»  fricher  dans  les  communs  ;  à  cela  je  répète  qu'on  n^ 
»  fera  aucun  tort  à  ce  malheureux  puisqu'il  n'y  avait 
»  aucun  droit  >  ;  —  mémoire  de  M.  de  Mombrisfet,  sub- 
délégué à  Brioude  :  il  considère  comme  nuisible  la  divi-r 
sion  des  communaux  au  moins  dans  sa  circonscription 
parce  que  les  communaux  y  sont  de  peu  d'étendue,  que 
le  partage  ruinerait  le  pauvre  sans  profiter  aux  habi- 
tants plus  aisés  multiplierait  les  procès,  et  qu'il  ôterait 
le  moyen  de  prévenir  ou  d'arrêter  la  communication 
des  maladies  épizootiques  ;  le  journalier  peut  tenir  mv 
les  communaux  une  vache,  une  douzaine  de  brebis  et 
quelque  volaille,  il  sera  privé  de  tout  cela  ;  le  i^oyeii 
laboureur  ne  saura  comment  nourrir  ses  bestiaux  flu 
mois  de  mars  à  la  fin  de  juin,  le  foin  étant  rare  d£^i)S  1% 
région,  quant  aux  riches,  ils  y  gagneraient  moins  qii'ou 
ne  pourrait  le  croire,  puisqu'il  faudrait  multiplier  les 
gardes  des  bestiaux  ;  —  lettre  de  M.  Chacaton  de  Villor 
bie  :  les  24  communautés  qui  composent  sa  subdéléga» 
tion  n'ont  presque  pas  de  communaux,  bien  que  le  ter^? 
rain  y  soit  sec  et  maigre  tout  est  mis  en  culture,  1^ 
propriété  y  est  uniformément  divisée  en  domaines  de  ^ 
à  100  arpents,  la  surfietce  totale  des  communauj^ne 


SÉRIE  C.  —  HWENDlAIfCR  DÏ^UVERGNE. 


in 


«boitte  qjtCm  410  ârpmts;  le  parta^  n'intépesae  dottc 
fÉis  ce  district;  •—  mémoire  de  M.  Mignot,  scibdélégnÀ  & 
Thters  :  le  partage  produira  des  avantages  réels  qui 
eeAipenseront  bien  les  petits  inconvénients  auxquds  il 
fèut  doniver  lieu  ;  les  terres  une  fois  converties  en  pre» 
pariétés  particulières  seront  mieux  cultivées»  et  celui 
même  qui  n'aura  pas  droit  au  partage  prc^teorai  comme 
}ewnalier  d^ne  hausse-  certaine  de  la  main-d^osuvre) 
une  grande  partie  de  ces  communaux  sont  propres  sniv 
tout  à  donner  du  bois,  le  partage  favorisera  l'établisse^ 
Biesit  et  la  conservation  de  ces  bois  ;  l'aisance  augmen^- 
tant  la  population  augmentera  aussi  ;  la  paroisse  qui  a 
le  plus  de  communaux  est  celle  de  VoUore,  ils  y  occu- 
pent une  étendue  de  500  s^terées  de  1248  toises  ;  le 
terrain  en  est  excellent  ;  —  lettre  de  M.  Bonnel»  subdé^ 
légué  à  Vic-le-Comte  :  le  partage  nuirait  A  ceux  qui 
-n'ont  que  peu  ou  pas  de  propriétés  et  qui  cepejQdant  peu- 
vent faire  pacager  leurs  bestiaux  sur  les  communs  pen- 
dant rété  ;  il  mettrait  dans  l'embarras  certaines  parois* 
ses  qui  destinent  précisément  le  revenu  de  leurs  com- 
munaux aux  dépenses  publiques;  les  paroisses  de  la 
Isttbdélégaftion  qui  ont  des  communaux  sont  :  Vic-le- 
€omte,  35  à  40  septerées  le  long  de  la  rivière  d'Allier  ; 
Yronde  et  Buron  a  des  bois  appartenant  à  la  commune 
sou%  une  rente  envers  le  comte  de  Buron  ;  Saint- André- 
de-Busséol,  9  à  10  septerées  ;  Saint- Alyre-Monton  a  un 
communal  de  100  à  120  septerées  qu'on  appelle  la  Narse; 
Cheynat,  15  à  18  septerées;  Orcet,  30  à  32  septe- 
rées ;  —  mémoire  (de  M.  Chabrol  ?  )  :  le  partage  doit 
augmenter  les  produits  annuels  de  l'agriculture  et 
iaccroitre  par  conséquent  la  richesse  du  pays.  Les  terres 
en  friche  révéleront  une  fois  mises  en  culture  une  fé- 
^ndité  qu'on  ne  pouvait  soupçonner,  les  portions  ma- 
récageuses seront  desséchées,  l'industrie  des  proprié- 
taires transformera  en  bons  pâturages  par  des  irriga- 
tions des  communaux  actuellement  stériles,  les  épi7X)0* 
ties  deviendront  moins  fréquentes  et  moins  meurtrières, 
^tant  favorisées  par  la  promiscuité  du  bétail  dans  les 
oommuns,  la  régénération  des  bois  sera  facilitée,  enân 
'les  impositions  deviendront  moins  pesantes,  puisque  les 
communs  devenus  des  héritages  particuliers  en  porte- 
'jrdnt  dorénavant  leur  part.  M.  Chabrol  examine  ensuite 
les  termes  des  ordonnances  de  1667  et  1669,  relatives  au 
'triage  des  communaux  et  les  fondements  historiques  du 
'âlK)it  des  seigneurs  sur  les  mêmes  communaux  :  si  ces 
-ordonnances  sont  peu  favorables  au  partage,  c'est 
M]fu'alors  on  le  considérait  comme  désavantageux,  cepen- 
dant on  a  partagé  les  communaux  dans  plusieurs  pa- 
''rousses,  <  dans  d'autres  les  habitants  sont  convenus  de 
*>  défricher  chacun  un  canton  séparé,  et  la  différence 
*»  qu'on  aperçoit  au  premier  coup  d'œil  entre  Tétatde 
^  ces  communaux  partagés  et  oeluy  des  communaux 


>  in^Tis  est  an  sûr  indice  de  l'aiiUté  ûe  oes  divisiéM 
^  en  général.  »  On  pentol^ecter  il  est  vrai  que  le  pauf  i« 
aéra  sacrifié  cft  que  par  là  il  y  aura  omn»  de  bestiwx, 
iMinb  d'engrais,  etc.;  M.  Chabrol  répond  «que  reziecof^i 
de  i'AhgieteiTe  montre  qu'au  contraire  il  y  «  'pttts  de 
•beetiaux,  plus  d'engrais  ;  d'autre  part,  le  fiauvre  a$ 
perd  rien  puisqu'il  n'avait  pas  droit  au  pâturage^  4:  si 
i»  te  partage  ne  luy  donne  pas  de  propriété  distincte,  ii 
»  ne  luy  en  ote  pas  d'indivise  »,  et  d'aiUeui»  les  ^lainea 
«Qgmenteront  ;  enfin  il  restera  toiyonrs  nécessaîremeat 
quelques  pacages,  les  chemins,  les  tertres,  les  bords  des 
jmMaiix  dont  les  pauvres  profiteront  ;  quant  à  l'olijeD*- 
4ioii  relative  à  la  population,^  jamais  on  n'auroit  pi 
#  soupçonner  l'objection  qu'en  augmentant  les  produit 

>  tiens  d'un  pays  on  put  en  diminuer  les  habitants  ;  Im 
•p  obstacles  à  la  population  sont  connus  :  le  luxe,  les 

>  impôts,  'les  armées  devenues  trop  considéraUeS;  :1a 

>  révocation  plus  pieuse  que  réfléchie  de  l'édit  de  .Naa<- 
»  tes,  voilà  ce  qui  a  causé  la  réduction  progreseive  du 
»  nombre  des  habitants  en  France  depuis  Charles  IX  »  ; 
—  réponse  de  l'Intendant  à  M.  d'Ormesson,  du  mois  de 
juin  1770,  rappelant  qu'il  a  demandé  des  explications 
sur  le  projet  de  pfirtage  et  qu'il  ne  pourrait  sans  cela 
grouper  et  résumer  les  observations  que  lui  ont  trans* 
mises  ses  subdélégués  ;  il  propose  avant  tout  de  rendre 
un  arrêt  contre  les  usurpateurs  de  biens  communaux  ; 
cet  arrêt  publié  et  affiché  disposera  les  communautés  à 
goûter  le  projet  de  partage  ;  —  projet  d'un  arrêt  du 
Conseil  contre  les  usurpateurs  ;  —  inventaire  des  pièces 
qui  composent  ce  dossier. 

C.  1839.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

1 779-f  7S0.  —  Affaires  communaux.  —  Partage 
des  communaux.  —  Mémoire  de  M,  Neiron  des  Aulr 
nats  sur  l'utilité  et  les  inconvénients  du  partage  des  com- 
munaux dans  la  province  d'Auvergne  :  dans  la  haute 
Montagne,  qu'il  connaît  particulièrement,  la  division  se- 
rait d'autant  plus  avantageuse  que  les  communaux  sont 
très  nombreux,  très  vastes  et  très  stériles  quoique 
situés  en  bon  terrain  ;  on  peut  les  diviser  en  4  classes  : 
1*  les  lieux  bas,  humides  et  marécageux:;  2^  les  paca- 
ges ou  pachiers  plus  élevés  que  les  précédents  et  peu 
susceptibles  d'irrigation  ;  3<>  les  montagnes  proprement 
<iites,  inhabitables  l'hiver  et  qu'on  ne  peut  défricher 
•parce  que  la  belle  saison  y  est  trop  courte  ;  4^  les  commu- 
naux non  cultivés  et  qui  pourraient  l'être.  Les  foins  i»- 
cueillis  dans  les  terrains  de  la  première  classe  servent  A 
«lourrir  les  bestiaux  pendant  rhi  ver;  pendant  l'été  on  les 
garde  dans  les  pacages  de  la  seconde  et  la  troisième  clau- 
ses; quant  aux  communaux  ils  sont  abandonnés  à  la  vaine 


I  - 


1 


124 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


pâture  des  chevaux  et  des  moutons.  Presque  toutes  les 
prairies  et  les  pacages  dégénèrent  au  bout  d*un  cer- 
tain temps,  aussi  a-t-on  coutume  de  défricher,  tous  les 
dix  ans  environ,  les  terrains  de  la  première,  de  la  se- 
conde ou  de  la  quatrième  classe  pour  y  semer  du  blé  ; 
les  pâturages  reprennent  après  cela  une  vigueur  nou- 
velle. Il  est  une  autre  espèce  de  défrichement  que  pra- 
tiquent surtout  les  journaliers  et  les  petits  propriétaires 
dans  les  communaux,  c'est  celle  qui  consiste  â  lever  les 
mottes  et  à  les  brûler  ;  cette  méthode  donne  â  la  terre 
une  activité  de  courte  durée  et  la  ruine  définitivement. 
M.  Neyron  des  Aulnats  est  donc  partisan  du  partage, 
mais  il  ne  croit  pas  à  propos  de  troubler  les  petits  pro- 
priétaires qui  ont  usurpé,  à  condition  de  ne  point  les 
admettre  au  partage  de  ce  qui  reste  ;  il  faudrait  aussi 
que  le  partage  puisse  se  feire  par  voie  d'administration  ; 
s'il  devait  se  faire  en  justice  r^lée,  «  il  vaudroit  mieux 

>  faire  don  des  communaux  aux  ministres  subalternes 
»  de  la  justice  »  ;  —  mémoire  de  M.  Albo  de  Chanat, 
résumant  tous  les  précédents  ;  ^  mémoire  adressé  par 
l'Intendant,  en  janvier  1780,  â  M.  d'Ormesson  sur  les 
avantages  et  les  inconvénients  du  partage  des  commu- 
naux. C'est  avec  quelques  modifications  de  peu  d'impor- 
tance, le  mémoire  précédent  de  M.  Albo  de  Chanat. 

C.  1840.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier;  i  cachet. 

1768-1 769.  —  Affaires  communalks.  —  Droit  de 
parcours  et  vaine  pâture.  —  Lettre  de  M.  de  L'Averdy, 
contrôleur  général,  du  24  juin  1768,  annonçant  que  <  le 
»  Roi  vient  de  rendre  aux  habitants  de  plusieurs  pro- 

>  vinces  du  roïaume  la  liberté  de  clore  leurs  héritages, 
»  qui  leur  avoit  été  interdite  par  les  coutumes  dans 

>  l'espérance  de  fevorîser  le  pâturage  des  bestiaux,  et  il 
»  a  aboli  en  même  temps  le  parcours  qui  avoit  eu  le 
»  même  objet  >;  l'intention  de  Sa  Majesté  est  d'éten- 
dre cette  grâce  à  toutes  les  provinces  où  de  pareilles 
gènes  subsistent  encore  ;  mais  elle  veut  auparavant  être 
instruite  des  lois  et  coutumes  qui  s'observent  dans  ces 
provinces  et  des  inconvénients  ainsi  que  des  avantages 
que  les  habitants  seraient  en  droit  d'attendre  d'une 
telle  mesure  ;  M.  de  Montyon  est  prié  de  prendre  ces 
renseignements  et  de  dire  si  cette  mesure  favoriserait 
dans  sa  généralité  les  progrès  de  l'agriculture;  —  lettre 
de  M.  d'Ormesson,  du  27  sept.  1768,  adressant  à  l'In- 
tendant redit  relatif  au  parcours  qui  a  été  enregistré 
au  parlement  de  Metz,  €  il  contient  toutes  les  disposi- 
»  tiens  des  édits  enregistrés  à  Pau  et  aux  cours  souve- 
»  raines  de  Bar  et  de  Nancy,  et  renferme  de  plus  quel- 
le ques  dispositions  qui  ne  se  trouvent  pas  dans  ceux- 
-ci »  ;  copies  de  l'édit  en  question  ;  —  lettre-circulaire 


adressée  par  l'Intendant  à  ses  subdélégués,  le  27  sept. 
1768  ;  il  leur  fait  observer  que  pour  bien  entendre  le 
projet  de  loi  il  faut  considérer  que  les  héritages  non  clos 
peuvent  être  sujets  à  deux  sortes  de  droits,  dont  l'un 
consiste  à  faire  paître  les  bestiaux  sur  l'héritage  après 
que  le  propriétaire  en  a  fait  la  première  coupe,  le  se- 
cond à  envoyer  paître  les  bestiaux  en  tout  temps  sur  un 
héritage  dont  la  propriété  est  en  d'autres  mains  ;  il  leur 
demande  lequel  de  ces  droits  existe  dans  leur  subdélé- 
gation, et  s'il  y  aurait  avantage  à  sQpprimer  les  droits 
en  question  ;  —  mémoire  de  M.  Godivel,  subdélégué  i 
Besse  :  le  droit  de  pâturage  dans  sa  circonscription 
s'étend  sur  toutes  les  terres,  après  la  première  récolte 
levée,  hormis  sur  les  vignes,  les  vei^ers  clos  et  les  prés 
qui  d'ancienneté  portent  regain  ;  l'abolition  de  ce  droit 
augmenterait  sans  nul  doute  la  production  des  fourra- 
ges ;  quelques  particuliers  en  effet,  ayant  fait  accord 
avec  leur  communauté  pour  jouir  des  r^ains,  en  re- 
cueillent autant  d'avantage  que  ceux  dont  les  regains 
leur  sont  assurés  par  la  coutume  ;  l'affranchissement  de 
cette  servitude  tout  en  étant  &vorable  aux  riches  ne 
serait  cependant  pas  nuisible  aux  pauvres,  qui  n'ayant 
pas  d'héritage  n'ont  pas  droit  au  pâturage  commun  aux 
termes  de  la  coutume  ;  mais  M.  Ghodivel  pense  que  cette 
abolition  ne  devrait  pas  être  subordonnée  â  la  clôture 
des  héritages  qui  est  à  peu  près  impraticable  ;  la  cou- 
tume ne  l'exigeant  pas  pour  les  prés  qui  portent  regain, 
c'est  à  ceux-là  et  non  aux  vergers  qu'il  conviendrait 
d'assimiler  les  prés  nouvellement  affranchis  (la  coutume 
locale  des  châtellenies  de  Saint-Saturnin,  Saint-Amant, 
Montredon exige  toutefois  la  clôture  des  prés  à  regain); 
le  droit  de  marchage  n'existe  pas  dans  cette  subdéléga- 
tion ;  —  lettre  de  M.  Mighot,  subdélégué  à  Thiers  : 
redit  n'apporterait  pas  grand  changement,  les  usages 
observés  dans  la  subdélégation  étant  assez  conformes 
aux  dispositions  duditédit:  «quatre ou  six  propriétaires, 
»  par  exemple,  possèdent  une  certaine  quantité  de  pré 
»  dans  une  même  enceinte  ;  ils  y  font  pacager  leurs 
»  bestiaux  à  l'exclusion  de  touts  autres  pendant  la  sai- 
»  son  morte,  telle  est  l'usage.   Si  néantmoins  l'un  des 
»  propriétaires  a  dessein  de  faire  clore  son  héritage 
a  quoique  enceint  de  ceux  de  ses  voisins,  il  peut  le  faire 
»  et  le  rend  par  là  deffensable  toute  Tannée,  mais  il  se 
»  sevré  de  ce  qui  est  hors  de  sa  clôture  »  ;  il  est  une  au- 
tre espèce  de  pâturage  autorisé  par  la  coutume  :  lors- 
qu'un propriétaire  laisse  son  héritage  sans  culture  pen- 
dant quelques  années,  il  est  permis  aux  habitants  du 
village  d'y  mener  pendant  ce  temps  les  bestiaux  paca- 
ger ,  si  cet  héritage  n'est  pas  clos  ;  c'est  d'après  ces 
principes  que  fut  jugé  le  différend  entre  M.  de  Terre- 
neyre,  propriétaire  du  fief  de  la  Batonnie,  et  les  habi- 
tants du  village  qui  avaient  arraché  les  arbres  plantés 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


126 


dans  un  verger  et  brisé  les  clôtures  ;  l'affaire  fut  jugée 
en  &veur  de  M.  de  Terreneyre;  —  lettre  de  M.  Ohaca-^ 
ton  de  Villobié,  subdél^é  à  Montaigut,  déclarant  que 
sa  subdéiégation  se  régit  en  entier  par  la  coutume  du 
Bourbonnais  et  ne  connaît  point  les  droits  de  parcours 
et  de  vaine  pâture  ;  on  suit  la  maxime  qui  bouche  garde  ; 
]a  promulgation  de  redit  n'apporterait  donc  aucun 
changement  ;  —  mémoire  de  M.  Pages  de  Yixouzes, 
subdélégué  à  Aurillac  :  point  de  différence  dans  cette 
subdéiégation  entre  les  héritages  clos  et  côux  qui  ne  le 
sont  pas,  ni  les  uns  ni  les  autres  ne  sont  assujettis  aux 
droits  de  parcours  et  de  vaine  pâture  ;  seulement  dans 
les  paroisses  dé  La  Capelle-del-Fraisse,  Montsalvy, 
Leacamp  et  Marcolès,  il  est  permis  d'amener  paître  le 
bétail  dans  les  héritages  d*autrui  depuis  la  Saint-Martin 
d'hiver  jusqu'à  Notre-Dame  de  mars  ;  il  est  à  désirer 
qu'il  ne  soit  rien  changé  au  régime  général  de  la  subdé- 
légation,  car  les  regains  et  les  dernières  herbes  sont  in- 
dispensables aux  propriétaires  pour  l'hivernage  de. leurs 
bfôtiaux  ;  les  pauvres  ne  sont  pas  d'ailleurs  sans  res- 
sources, puisqu'ils  peuvent  user  des  communaux  aux 
conditions  portées  par  la  coutume  ;  —  mémoire  de 
M.  de  Mombriset,  subdélégué  â  Brioude  :  il  juge  que 
la  promulgation  de  l'édit  serait  plus  nuisible  qu'utile  â 
sa  subdélégation  :  «  l""  parcequ'il  empêcherait  la  multi- 

>  prtcation  et  éducation  des  bestiaux  ;  2f^  qu'il  porteroit 

>  un  préjudice  très  considérable  aux  pauvres  ;  3^  qu'il 
»  seroit  très  défavorable  pour  la  culture  des  terres  x>  ;  il 
pense  que  la  coutume  n'a  pas  dérogé  sans  raison  au  droit 
naturel  du  propriétaire  de  jouir  exclusivement  â  tous 
autres  du  produit  de  ses  biens;  l'édit  d'ailleurs  aurait 
peu  d'intérêt;  il  observe  enfin  que  «  si  Sa  Majesté  s'est 
»  déterminé  à  rendre  l'édit  dont  il  s'agit,  les  mêmes  mo- 
»  ti&  ne  se  trouvent  pas  dans  cette  partie  de  l'Auver- 
»  gne,  puisque  le  droit  de  parcours  n'y  est  pas  usité  et 
»  que  chaque  particulier  y  est  autorisé  â  clore  son  héri- 

>  tage,  et  faire  la  vaine  pâture  sienne  en  y  faisant 
»  planter  des  arbres  fruitiers  (art.  7,  titre  28).  Le 
pacage  en  commun,  d'autre  part^  exige  un  moins  grand 
nombre  de  gardes  et  permet  de  prendre  des  mesures 
plus  efficaces  contre  les  épizooties  ;  —  lettre  de  M.  Bou- 
dai, subdélégué  à  Lezoux  :  les  habitants  de  cette  subdé- 
l^ation  n'ont  d'autre  droit  que  de  mener  paître  leurs 
bestiaux  dans  les  prés  non  clos  après  la  première  herbe 
levée  ;  cet  usage  est  conforme  aux  dispositions  générales 
de  la  Coutume,  M.  Boudai  le  croit  contraire  à  l'éduca- 
tion des  bestiaux  en  ce  qu'il  diminue  d'un  tiers  les 
fourrages  et  que  le  public  ne  profite  qu'imparfaitement 
de  ce  pacage  ;  le  droit  de  parcours  est  limité  par  pa- 
roisses; —  mémoire  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart>  subdé- 
légué â  Issoire;  cette  subdélégation  s'étend  partie  sur  la 


Limagné>  partie  sur  le  pays  coupé  et  partie  dans  la 
montagne;  on  se  conforme  à  l'égard  des  pacages  &  la 
coutume  générale  et  il  n'y  a  point  de  coutumes  locales 
ou  particulières  ;  l'exécution  de  redit  serait  très  fàvo* 
rable  dans  la  Limagne  et  dans  le  pays  coupé,  où  le  fouiv 
rage  manque,  elle  faciliterait  la  création  des  prairies 
artificielles  ;  elle  serait  avantageuse  également  dans  la 
montagne,  où  ce  ne  sont  point  les  pâturages  d'été 
qui  manquent,  mais  bien  les  fourrages  pour  nourrir 
les  bestiaux  pendant  l'hiver,  la  faculté  de  clore  les 
prés  augmenterait  la  quantité  de  fourrage;  enfin  le 
journalier  qui  n'a  point  d'héritage  trouverait  une 
ressource  dans  l'abondance  des  foins,  qui  en  diminue-» 
rait  le  prix ,  «  il  pourra  louer  la  seconde  herbe  d'un 
»  héritage  clos,  et  cette  petite  ferme,  en  luy  fournissant 
»  de  quoy  nourir  son  petit  troupeau  pendant  l'hyvert, 
»  luy  donnera  le  droit  porté  par  la  coutume  de  faii'e 

>  paître  dans  les  communaux  pendant  l'été  »  ;  —  lettre 
de  M.  Yialard,  subdélégué  â  Lempdes  ;  il  ne  doute  pas 
«  qu'il  ne  soit  infiniment  plus  favorable  pour  le  pauvre, 

>  pour  la  culture  des  terres  et  même  plus  avantageux 
»  pour  l'éducation  des  bestiaux  que  la  clôture  des  héri- 
»  tages  soit  prohibée,  parce  qu'il  est  certain  que  les 

>  plus  vastes  et  meilheures  prairies  et  les  terres  labou- 

>  râbles  les  plus  précieuses  appartiennent  aux  seigneurs 
»  des  paroisses^  aux  bourgeois  et  aux  gros  laboureurs, 

>  lesquels  ayant  la  liberté  de  les  clore  oteroient  tout 
»  espoir  aux  pauvres  cultivateurs  de  nourrir  pendant 
»  l'été  et  l'automne  leurs  bestiaux  dans  les  paccages  »  ; 
—  mémoire  de  M.  Olier,  subdélégué  â  la  Chaise-Dieu  ; 
il  énumère  les  règles  qui  président  au  pacage  dans  sa 
subdélégation  et  déclare  que  la  promulgation  de  l'édit 
n'y  pourrait  produire  que  du  bien;  elle  favoriserait 
la  culture,  l'élève  des  bestiaux  et  serait  avantageuse 
même  aux  plus  pauvres,  qui  seraient  employés  â 
former  et  â  entretenir  les  clôtures  des  plus  riches 
possesseurs.  Le  propriétaire  cultiverait  mieux,  ré- 
coltant seul  ;  il  ne  laisserait  pas  gâter  les  prés  par 
le  bétail  à  l'apparition  des  premières  pousses;  il 
pourrait  renouveler  ses  prairies  quand  le  besoin  s'en 
ferait  jsentir;  il  pourrait  établir  des  prairies  arti- 
ficielles, ce  que  le  droit  de  parcours  rend  presque 
impossible;  «  il  diviseroit  ses  herbages  en  plusieurs 
»  parties  pour  être  pacagés  successivement,  les  bestiaux 
»  mangeroient  abondamment  dans  l'une  pendant  que 
»  les  autres  se  fortiffieroient,  et  ainsi  successivement 
»  il  y  auroit  abondance  dans  ses  paccages.  C'est  ainsy 
»  que  cela  se  pratique  dans  presque  toutes  les  bonnes 
»  montaignes  au  Mont-d'Or,  au  Luguet,  â  la  Marge- 
»  ride,  à  Valscivière,  parce  qu'il  n'i  a  point  de  concur^ 
»  rence  ;  chaque  propriettaire  jouit  toujours  de  sa  pos- 


126  ARCHIVES  DU 

»  session  exclusîTement  à  tout  autre  >  ;  ^  mémoire  de 
It.  tde  Mallessaigne,  subdéléj^tfé  à  Bort  :  dans  toute  la 
«tibdélégation  les  secondes  herbes  appartiennent  aux 
pro^iHétaires»  sauf  à  La  Tour,  où  elles  appartiennent  à 
la  communauté;  les  communaux  et  montagnes  suffisent 
en  général  à  la  nourriture  des  bestiaux  ;  le  droit  de  par- 
cours est  usité  seulement  pour  les  communaux  et  entre 
les  communautés;  ces  communaux  sont  les  seuls  fonds 
dont  la  culture  est  négligée  et  qui  seraient  susceptibles 
d'amélioration;  —  lettres  et  mémoires  de  M,  de  La 
Grènô,  subdélégué  à  Riom  :  il  ne  parait  pas  que  l'ap- 
plication stricte  de  Tédit  puisse  se  foire  avec  avantage 
dans  la  subdélégation  ;  les  bois  sont  rares  et  la  clôture 
y  serait  difficile  par  ce  motif  et  parce  que  les  héritages 
y  sont  très  morcelés,  surtout  dans  la  Limagne;  le  com- 
merce des  bestiaux  d'autre  part  pourrait  en  recevoir 
quelque  atteinte  ;  mais  s'il  n'est  pas  possible  d'abolir 
complètement  les  droits  de  parcours  et  de  vaine  pâ- 
ture, il  est  possible  de  trouver  un  compromis  avanta- 
geux ;  voici  celui  que  propose  M.  de  La  Crène  :  on  pour- 
)*ait  autoriser  les  paroisses  à  rendre  défensables  pour 
un  certain  nombre  d'années  les  héritages  plantés  en 
prairies  artiâcielles,  ce  délai  passé  ils  reviendraient  à 
leur  état  ordinaire,  la  conversion  ne  serait  autorisée 
que  pour  un  quart  des  héritages  ;  l'application  de  ce 
régime  nouveau  demanderait  sans  doute  du  temps, 
€  mais  quand  il  s'agit  de  faire  une  révolution  sur  la 
»  manière  par  laquelle  le  commerce  et  la  population 
»  se  soutiennent  dans  une  province,  on  ne  sçauroit  trop 
»  éviter  les  expédiens  qui  peuvent  y  faire  des  secousses, 

>  et  il  faut  imiter  la  nature  qui  a  elle  même  des  pro- 
»  grès  lents  dans  ses  plus  essentielles  productions  >  ;  les 
cominunaux  naturellement  ne  devraient  pas  être  défri- 
chés ;  —  mémoire  de  M.  Teyras,  subdélégué  à  Saint- 
Aman  t-Roche-Savine;  il  est  persuadé  que  la  promulga- 
tion de  l'édit  ne  pourrait  que  produire  un  bon  effet  et 
qu'elle  augmenterait  la  quantité  des  récoltes;  m  il  reste 

>  à  observer  que  l'édit  dont  il  est  question  ne  pourroit 
»  s'appliquer  qu'aux  préries  du  pais  de  Livradois  et 

>  aux  trois  ou  quatre  situées  du  côté  de  Saint- Anthôme 

>  ou  de  Viverols  ;  à  l'égard  du  surplus  de  la  subdéléga- 
»  tion  il  n'y  a  aucune  coutume  locale  qui  permette  aux 
»  habitans  et  voisins  d'aller,  après  la  première  herbe 

>  levée,  faire  paître  leurs  bestiaux  dans  Théritage  de 
»  leur  voisin  ;  chaque  propriétaire  est  seigneur  et  mai- 
»  tre  et  peut  en  tous  tems  clore  son  héritage  et  le  rendre 
»  déffensable,  à  moins  qu'on  ne  voulut  lui  éviter  les 
»  frais  de  clôture  en  abolissant  le  parcours  qui  a  lieu 
»  depuis  la  Saint-Martin  d'hiver  jusqu'à  Notre-Dame  de 

>  mars  »;  —  lettre  de  M.  Bonnel,  subdélégué  à  Vic- 
ie-Comte :  chaque  propriétaire  a  la  faculté  de  clore  son 


PUY-DE-DOME* 

héritage,  et  s'il  s'agit  d'an  pré  l'on  exige  outre  la  cU^ 
ture  la  plantation  ;  cette  maxime  «  vient  d'être  doO^ 
»  armée  par  un  arrêt  du  Parlement  du  mois  de  juillet 
»  1767  entre  les  nommés  Tixier,  du  bourg  de  Montoil^ 

>  et  la  communauté  des  habitans  du  même  bouiig  ;  eéi 
»  arrêt  a  été  rendu  après  Tinstiruction  la  plus  ample 
»  nonobstant  des  circonstances  qui  éteint  en  fkyeifet* 
»  de  la  communauté  des  habitans  ;  il  est  connu  dd 

>  toute  la  province.  >  M.  Bonnel  pense  qu'il  serait 
fâcheux  de  révoquer  cette  foculté  de  clore,  parce  qu'elle 
permet  d'améliorer  les  héritages  sans  nuire  aux  patl- 
vres  cultivateurs;  —  mémoire  de  M,  Juery  flls  idné) 
sur  les  avantages  qui  reviendraient  à  la  province  de 
l'abolition  du  parcours  :  l'abolition  du  parcours  et  là 
division  des  communaux  auraient  pour  effet  d'augmen* 
ter  le  produit  des  fonds  ;  elles  permettraient  d'attribuer 
à  chacun  de  ces  fonds  les  cultures  qui  lui  conviennent 
jnieux;  elles  favoriseraient  l'ameublissement  des  terreis 
et  l'emploi  plus  abondant  et  plus  judicieux  des  engrais; 
enfin,  comme  la  province  ne  récolte  pas  assez  de  four- 
rages, elles  permettraient  la  multiplication  des  prairies 
artificielles  qui  peuvent  réussir  dans  toutes  les  terres 
et  qui  rapportent  jusqu'à  deux  et  trois  fois  plus  que  leb 
prairies  naturelles  ;  on  tolérerait  le  parcours  dans  lefa 
terres  en  jachères,  les  communaux  conservés,  le  long 
des  chemins,  etc.;  —  mémoire  du  même  sur  ragricul* 

.  ture  :  la  province  est  encore  soumise  à  bien  des  préju- 
gés, on  n'emploie  que  le  fumier  de  vache,  qui  même 
n'est  pas  en  quantité  suffisante;  on  n'emploie  ni  là 
marne  ni  la  tourbe,  qui  cependant  abondent  dans  Ml 
province  ;  la  tourbe  d'Auvergne  est  préférable  à  celte 
de  Flandre  et  de  Picardie  ;  M.  Juery  se  propose  de  ré- 
pandre ces  connaissances  dans  un  catéchisme  rural  qull 
compte  publier,  où  il  enseignera  le  moyen  d'améliorer 
les  terres,  de  cultiver  les  prairies  artificielles,  de  multi- 
plier les  chanvres  et  les  lins,  et  une  méthode  de  défri- 
chement préférable  à  celle  qui  est  usitée  dans  cette  pro^ 
vince;  —  lettre  de  M.  Juery  adressant  à  l'Intendant  les 
deux  mémoires  ci-dessus  et  Indiquant  que  le  second  a 
été  adressé  à  l'abbé  Nollet  ;  —  projet  de  réponse  de 
l'Intendant  au  Contrôleur  général  (?);  analyse  du  titre  88 
de  la  Coutume,  relatif  au  pâturage  ;  inconvénients  dfu 
parcours  et  de  la  vaine  pâture  :  le  propriétaire  privé  de 
ses  regains,  dégâts  causés  dans  les  héritages,  impossibi- 
lité de  modifier  les  cultures  et  même  de  les  améliorer  ; 
l'avantage  est  de  donner  un  pacage  d'été  aux  cultivar 
teurs  pauvres,  ce  sont  souvent  les  plus  industrieux,  et 
de  contribuer  par  là  à  la  multiplication  des  bestiaux, 
les  communaux  en  partie  aliénés  ou  usurpés  ne  peuvent 
suffire  à  cet  usage.  En  résumé  les  riches  gagneront  à 
I    l'abolition  du  droit  de  parcours  étales  pauvres  y  pep- 


SÉRIE  0.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


m 


dront  ;  —  inventaire»  des  pièces  qui  compoaeiit  oe  dos* 
tier. 


G.  1841.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

1779-1787.  —  Affaires  communales.  —  Droit  de 
parcours  et  vaine  pâture.  —  Mémoire  signé  par  MM.  le 
marquis  de  Capponi,  seigneur  de  Combronde  et  des 
Vaux  et  Limagne;  le  comte  de  Sampigny  de  Bussière, 
lieutenant  de  MM.  les  maréchaux  de  France,  seigneuY* 
de  Sauvai  ;  le  comte  de  Sampigny,  seigneur  d'Efflat  ; 
de  Yissaguet,  seigneur  de  Montaclier  et  Mérinchal; 
Rochette,  seigneur  de  La  Roche- sur -Morge;  Ar- 
noux,  seigneur  d*fiuriat  et  La  Maison-Rouge;  Che- 
vogeon,  seigneur  des  Buchaille  et  du  Vive;  Valeix 
d'Auteroche,  seigneur  d'Auteroche  ;  Marchand  de  Mar- 
rand,  seigneur  des  Aires  et  de  Montclar  ;  Ferrand,  sei- 
gneur de  Fontorte;  Rechardon,  seigneur  de  Roche* 
d'Agoust  ;  Brugière  de  La  Verchère,  propriétaire  d'un 
domaine  au  lieu  du  Chey,  paroisse  de  Cellule,  récla- 
mant l'abolition  du  droit  de  parcours  dans  la  Limagne 
d'Auvergne  ;  la  coutume  accorde  aux  habitants  d'une 
même  justice  le  droit  de  vaine  pâture  ou  de  parcours 
sur  tous  les  héritages  après  les  fruits  levés;  mais  ce 
droit,  €  destructeur  de  toute  propriété  »,  devrait-il 
s'étendre  sur  les  prés  artificiels?  cette  question,  sou- 
mise au  jugement  des  deux  principaux  tribunaux  de 
la  province,  a  reçu  deux  solutions  opposées  :  la  séné- 
chaussée de  Clermont  a  dit  non  ;  la  sénéchaussée  de 
Riom  a  dit  oui  (sentence  du  I^''  août  1778)  ;  les  signa- 
taires du  mémoire  attaquent  vivement  cette  décision 
de  la  sénéchaussée  de  Riom  ;  ils  exposent  longuement 
tous  les  avantages  des  prairies  artificielles  et  Timpossi- 
bilité  d'en  établir  si  on  laisse  subsister  le  droit  de  par- 
cours ;  oe  droit  a  été  supprimé  en  Bourgogne  et  dans 
plusieurs  provinces  du  royaume;  la  Limagne  d'Auver- 
gne gémira-t-elle  encore  sous  la  dureté  d'une  loi  muni- 
çipalis  contraire  à  la  raison  et  à  l'équité  ?  —  lettre  de 
M.  Bertin,  du  30  mars  1779,  adressant  ce  mémoire  à 
rintendant  pour  avoir  son  avis;  —  avis  de  M.  Gueyf- 
fier,  subdélégué  à  Brioude  ;  il  est  d'avis  qu'il  faudrait 
abolir  le  droit  de  parcours  non-seulement  sur  les  prés 
artificiels,  mais  aussi  sur  les  prairies  de  toute  espèce; 
d'ailleurs,  puisque  les  propriétaires  peuvent  actuelle- 
ment se  rédimer  dû  droit  de  parcours  et  de  pâturage 
par  la  clôture  et  la  plantation,  l'autorité  souveraine  en 
supprimant  le  parcours  ne  ferait  en  somme  que  dispen- 
ser le  propriétaire  de  clore  et  de  planter;  M.  Gueyffler 
joint  à  son  mémoire  un  projet  de  loi  pour  l'abolition  ; 
—  mémoire  de  M.  Albo  de  Chanat  :  il  est  certain  que  le 
droit  de  parcours  est  extrêmement  nuisible  aux  prairies 


artificieUes,  et  d'autre  part  la  Limagne  a  le  plus  grand 
besoin  de  ces  prairies  ;  ou  ne  peut  soustraire  ces  prairie» 
au  parcours  en  les  entourant  de  clôtures  et  en  y  plan- 
tant des  arbres  fruitiers,  parce  que  ces  arbres  ne  sau- 
raient venir  dans  la  plupart  des  terres  où  Ton  peut 
semer  les  trèfles,  sainfoins  ou  luzernes;  M.  Albo  dd 
Gbanat  se  prononce  pour  l'abolition  temporaire  dii  droit 
de  parcours  et  seulement  sur  les  prés  artificiels  ;  — 
lettre  de  M.  Touttée,  subdélégué  à  Riom  :  U  est  d'ayis 
que  l'abolition  du  droit  de  parcours  serait  pe\it*étre  le 
plus  grand  bienfait  que  le  souverain  puisse  accorder  i 
la  Limagne  d* Auvergne.  En  effst,  le  cultivateur  n'j 
garde  que  les  bestiaux  indispensables  à  la  culture  et  il 
legi  nourrit  si  mal  qu'ils  ne  peuvent  travailler  que  la 
moitié  du  jour  ;  les  bestiaux  s'y  usent  vite  et  c'est  unf 
dépense  de  les  renouveler  ;  au  contraire,  dans  les  pafys 
abondant  en  prairies  le  croit  des  bestiaux  forme  un  re- 
venu important  ;  le  seul  remède  à  cet  état  de  cbosfes  est 
la  création  des  prairies  artificielles,  et  pour  favoriser 
cette  création  il  faut  abolir  le  droit  de  parcours;  <  ce  qui 
»  me  confirme  dans  cette  idée  est  la  comparaison  que  je 
»  fais  souvent  entre  l'habitant  de  notre  belle  Limagne, 

>  niai  nourri,  mal  vêtu,  de  mauvaise  santé,  et  celui  du 
»  pays  ingrat  et  stérile  de  la  plus  mauvaise  montagne, 
»  bien  vêtu,  bien  nourri  et  d'une  forte  constitution  ; 

>  cette  comparaison  me  fait  croire  que  ce  sont  les  bes- 

>  tiaux  qui  font  le  point  de  différence  »  ;  —  lettres  de 
M.  de  Galonné,  du  30  janvier  1787,  et  de  M.  de  Ville- 
deuil,  du  11  juin  même  année,  demandant  à  rinten- 
dant son  avis  sur  les  avantages  et  les  inconvénients  que 
pourrait  présenter  l'abolition  du  droit  de  parcours  dans 
la  généralité  de  Riom. 

*  » 

G.  1842.  (Liasse.)  —  5  pièces^  papier. 

1741*  -—  Affaires  communales.  —  Secondes  herbes. 
-^  Minute  d'une  ordonnance  de  l'Intendant,  du  20  juin 
1741,  pour  remédier  à  la  disette  des  fourrages»  défen- 
dant aux  communautés  qui  possèdent  des  secondes  her- 
bes de  les  fkire  pacager,  et  ordonnant  qu'elles  seront 
réservées  jusqu'à  leur  maturité  pour  être  adjugées  au 
plus  offrant;  —  lettres  de  MM.  Lafont  et  Ribeyre,  sub-r 
délégués,  représentant  le  tort  que  cette  ordonnance  va 
faire  aux  paroisses  de  leur  circonscription. 

G.  1843.  (Liasse.)  —  16  pièces^  papier. 

17S9-1760.  *-*  Affaires  communales.  —  Usurpa* 
tion  et  défrichement  des  biens  communaux.  —  Lettres 
des  subdélégués,  1732,  annonçant  qu'ils  ont  fait  publier 


128  ARCHIVES  DU 

et  afficher  l'arrêt  du  Conseil,  du  S  mai  1688,  relatif  aux 
usurpations;  —  projet  d'arrêt  du  Conseil  ordonnant 
l'exécution  de  l'édit  d'avril  1667,  portant  défense  à  toutes 
communautés  d'aliéner  leurs  communaux,  de  l'arrêt  du 
Conseil,  du  8  mai  1688,  qui  déclare  nuls  tous  les  con- 
trats d'aliénation  de  ce  genre  consentis  depuis  1667 
dans  la  province  d* Auvergne,  attribue  à  M.  de  Yau- 
bourg,  intendant,  la  connaissance  des  contestations  qui 
naîtraient  à  ce  sujet,  et  défend  enfin  les  défrichements 
sous  peine  de  100  liv.  d'amende  par  septerée  défrichée, 
d'un  autre  arrêt  du  Conseil,  du  25  déc.  1737,  renouve- 
lant en  faveur  de  M.  Rossignol  la  commission  attribuée 
en  1688  à  M.  de  Yaubourg  ;  —  lettres  de  M.  Delaporte, 
subdélégué  à  Mauriac,  1735,  au  sujet  de  l'ordonnance 
de  l'Intendant  relative  au  défrichement  des  communaux 
dans  les  paroisses  de  Trizac,  de  Madic,  d'Apchon,  etc.; 

—  lettres  de  M.  de  Mallessaigne  sur  le  même  si:get, 
1752-1760. 

G.  1844.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier  (1  impr.). 

t740-175t.  —  Affaires  communales.  —  Travaux. 

—  Instruction  sur  tout  ce  qui  doit  être  observé  à 
l'occasion  des  demandes  en  construction  ou  réparation 
des  presbytères,  des  nefs  d'église  et  de  tous  autres  édi- 
fices publics  appartenant  aux  communautés;  suivie 
d'un  modèle  du  rôle  des  sommes  à  imposer  (placard 
impr.  à  Clermont-Ferrand  chez  P.  Boutaudon). 

C.  i84S.  (Liasse.)  —  17  pièces  parcb.  ;  1  pièce  papier. 

1765-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Tra- 
vaux. —  Arrêts  du  Conseil  d'État  :  —  du  31  juin  1765 
confirmant  l'adjudication  des  réparations  à  faire  aux 
presbytères  des  paroisses  d'Isserteaux  et  de  Sainte- 
Anastasie;  —  du  6  août  1765,  confirmant  l'adjudica- 
tion des  travaux  du  presbytère  de  Sarrus  et  de  l'église 
et  du  clocher  de  Prompsat;  —  du  21  juillet  1766,  con- 
firmant l'adjudication  des  travaux  à  faire  à  l'église 
de  Saint-Santin-de-Maurs  et  au  presbytère  de  Saint- 
Gai  ;  —  du  24  juillet  1770,  confirmant  l'adjudica- 
tion de  travaux  aux  églises  de  Saint-Just-de-Bafile  et 
de  Lorlanges,  et  la  refonte  des  trois  cloches  de  Saint- 
Just-de-BafiJe  pour  lesquelles  il  est  dû  240  livres  au  sieur 
Surot,  fondeur  ;  —  du  7  août  1770,  confirmant  l'adjudi- 
cation des  travaux  aux  presbytères  de  Vassivières  et 
Novacelles;  —  du  10  janvier  1775,  confirmant  l'adjudi- 
cation des  réparations  à  faire  aux  presbytères  de  Javau- 
gues  et  de  Saint-Ferréol,  et  à  Téglise  de  Saint-Alvard  ; 
suivi  d'ordonnance  de  l'Intendant;  —  du  12  mars  1776, 


PUY-DE-DOME. 

confirmant  l'adjudication  des  réparations  i  faire  aux 
presbytères  de  Saint-Oermain-sous-Usson,  d'Yssac-la- 
Tourette,  de  Saint-Vincent  près  Meilhaud,  et  autres  de 
la  généralité;  fonte  d'une  cloche  à  Saint-Ilpize  par 
François  Limaux;  —  du  28  sept.  1779,  confirmant 
radjudication  des  réparations  à  faire  à  la  chapelle  rurale 
de  Saint-Jean  et  à  la  clôture  du  cimetière  de  Saint- 
Just-de-Baflle;  à  la  nef  de  l'église  de  Saint-Cirgues-de- 
Jordane,  au  presbytère  de  Chaméane,  etc.  ;  —  du 
16  mars  1784,  confirmant  l'adjudication  des  réparations 
à  faire  à  l'église  de  Saint-Constant,  à  celle  de  Pailberols, 
au  pont  de  Condat-en-Féniers  ;  confirmant  aussi  le  traité 
fait  entre  les  habitants  de  Saint-Vincent  près  Blanzat 
et  le  nommé  Claude-François  Flourit  pour  l'arpente- 
ment  de  ladite  paroisse  ;  —  du  12  avril  1785,  confir- 
mant l'adjudication  des  réparations  à  faire  à  l'église  de 
Giou-de-Mamou  et  à  l'église ,  au  clocher  et  au  cime- 
tière d'Isserteaux.  —  Tous  ces  arrêts  en  confirmant 
l'adjudication  des  travaux  y  énoncés  ordonnent  l'impo- 
sition des  sommes  qu'elles  représentent,  et  commettent 
l'Intendant  pour  juger  de  toutes  les  contestations  que 
pourrait  soulever  ladite  imposition;  l'imposition  est 
toujours  ordonnée  sur  les  exempts  et  non  exempts, 
privilégiés  et  non  privilégiés. 

C.  1846.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier,  impr. 

t697-17§9.  —  Affaires  communales.  —  Police 
municipale  et  petite  voirie.  —  Édit  du  roi  pour  rétablis- 
sement des  lanternes  dans  les  principales  villes  du 
royaume,  donné  à  Marly  au  mois  de  juin  1697  (Paris, 
Etienne  Mickallet,  in-4'',  12  pages)  ;  —  arrêt  de  la  cour 
du  Parlement,  du  3  février  1789,  qui  homologue  une 
ordonnance  rendue  le  9  janvier  1789,  parles  ofilciersdu 
bailliage  de  Melun,  concernant  la  réparation  et  l'élar- 
gissement des  chemins  ordinaires  de  traverse  et  ruraux 
dans  l'étendue  dudit  bailliage  (Paris,  impr.  N.-H.  Nyon, 
in-4°,  8  pages)  ;  —  arrêt  de  la  cour  du  Parlement,  du 
7  sept.  1789,  qui  homologue  une  ordonnance  rendue  le 
26  août  1789,  par  les  ofiSciers  du  bailliage  de  Saint- 
Pierre-le-Moutier,  portant  défenses  de  faire  usage  de 
paille  pour  la  couverture  des  bâtiments,  lesquels  ne 
pourront  être  à  l'avenir  couverts  qu'en  tuiles  (Paris, 
impr.  N.-H.  Nyon  ;  in-4**,  4  pages). 

G.  1847.  (Liasse.)  ~  1  pièce^  papier^  impr. 

171S'1740.  —  Affaires  communales.  —  Conten- 
tieux. —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  8  août  1713,  qui 
I    ordonne  que  les  communautés  qui  auront  des  procès  à 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


129 


intenter  ou  à  soutenir,  seront  tenues  de  se  faire  auto- 
riser par  MM.  les  Intendants,  tant  en  demandant  qu'en 
défendant;  suivi  d'ordonnance  de  M.  Rossignol»  inten- 
dant, du  19  juillet  1740  (placard  impr.  à  Clermont- 
Ferrand  chez  P.  Boutaudon). 

C.  1848.  (Liasse.)  —  1  pièce,  papier,  impr. 

1743.  —  Affaires  communales.  —  Archives.  — 
Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  26  fév.  1743,  qui  ordonne 
que  le  recolement  des  titres,  papiers  et  autres  actes 
étant  au  greffe  et  dans  les  archives  des  villes  et  commu- 
nautés du  royaume,  sera  fait  annuellement;  fait 
défenses  auxdites  villes  et  communautés  de  plus  com- 
mettre à  Tavenir  aucuns  secrétaire  et  greffier  sous 
quelque  dénomination  que  ce  soit  ;  suivi  d'ordonnance 
de  l'Intendant  (placard  impr.  àClermont-Ferrand,  chez 
P.  Boutaudon).  Au  has  certificat  de  publication  dans  la 
ville  de  Clermont. 

G.  1849.  (Liasse.)  —  218  pièces,  papier  (I  impr.). 

1671-1755.  —  Affaires  communales.  —  Aignat.  — 
Ordonnance  de  Anne-Louis-Jules  de  Malon,  chevalier, 
seigneur  de  Bercy,  conseiller  du  roi  en  tous  ses  conseils, 
maître  des  requêtes  ordinaire  de  son  hôtel,  intendant  de 
la  justice^  police  et  finances  en  la  généralité  de  Riom, 
enjoignant  aux  consuls  de  1682  d'apporter  dans  quin- 
zaine au  subdélégué  de  leur  élection,  un  état  des  biens 
dont  a  joui  leur  paroisse  pendant  l'année  de  leur  consu- 
lat» avec  pièces  à  l'appui  ;  fait  à  Issoire  le  28  juin  1683  ; 
au  bas  certificat  de  publication  du  curé  d*Aignat 
plac.  sans  nom  d'impr.)  ;  déclaration  des  consuls  attes- 
tant qu'il  n'y  a  ni  communaux  ni  revenus  patrimoniaux  ; 
—  délibération  des  habitants  d' Aignat,  du  13  avril  1755, 
pour  la  réparation  du  chemin  d'Aignat  à  Brioude  par 
La  Mothe,  leur  unique  commerce  consistant  «  à  voi- 

>  tarer  du  bois  à  brûler,  des  sabots  ou  charbon  de  bois 

>  en  la  ville  de  Brioude,  de  même  pour  y  aller  vendre 

>  le  peu  de  grains  qu'ils  cueillent  ;  >  —  quittances  déli- 
vrées aux  habitants  d'Algnat  pour  les  tailles  et  autres 
impositions,  1671. 

C.  1850.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

16SII-17Sfl.  —  Affaires  communales.   —  Aix-la 
Fayette.  —  Construction  de  la  maison  curiale  :  délibé- 
rations, requêtes  à  Tin  tendant,  prix  fait  pour  la  somme 
de  358  liv.  ;  il  n'y  avait  pas  encore  de  presbytère  et  le 
Pdy-de-Dômb.  —  Série  C. 


curé  poursuivait  la  communauté  devant  le  présidial  de 
Riom  pour  la  contraindre  à  en  construire,  1686-1690; — 
inventaire  des  pièces  relatives  à  une  usurpation  sur  les 
communaux,  1775-1776;  —  inventaire  de  pièces  rela- 
tives à  la  demande  des  habitants  de  s'imposer  d'une 
somme  de  200  liv.  pour  le  traitement  d'un  vicaire,  1782. 

C.  1851.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

175^1-1754.  —  Affaires  communales.  —  Albaniès. 

—  Copie  d'une  ordonnance  de  M.  de  Moras,  intendant, 
du  14  sept.  1752 ,  qui  condamne  17  particuliers  de  la 
collecte  d'Albaniès  à  se  désister  des  terrains  qu'ils  ont 
usurpés  et  défrichés  dans  les  communaux  de  La  Peyre- 
grosse,  La  Ribeyre  et  les  Lignes,  à  peine  d'une  amende 
de  100  liv.  par  chaque  septerée  usurpée  ;  —  correspon- 
dance à  ce  sujet  entre  l'Intendant  et  M.  de  Tournemire^ 
subdélégué  à  Mauriac ,  1754  ;  la  première  ordonnance 
n'ayant  pas  été  exécutée,  l'Intendant  en  envoie  une 
seconde  ;  il  permet  cependant  aux  usurpateurs  d*enle- 
ver  les  récoltes,  et  les  dispense,  mais  pour  la  dernière 
fois,  du  paiement  de  l'amende;  —  inventaire  des  pièces 
relatives  à  cette  affaire. 

•C.  18152.  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier. 

17S1-17§S.  —  Affaires  communales.  —  Allagnat.* 

—  Pièces  comptables  relatives  aux  travaux  de  l'église, 
1731-1733;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant, 
autorisant  les  habitants  d'Allagnat  à  vendre  quelques 
parcelles  de  terrains  communaux  pour  subvenir  aux  dé- 
penses de  reconstruction  de  leur  église;  —  procès-verbal 
de  rébellion  des  habitants  de  Ceyssat  contre  les  ouvriers 
que  M"®  d'Allagnat  employait  à  clore  une  septerée  de 
terre  dont  elle  s'était  rendue  adjudicataire  dans  les 
communaux,  1742;  —  requête  de  César  de  Mouré,  che- 
valier, seigneur-comte  de  Pontgibaud,  baron  de  Pra- 
dines  et  Buzaudon ,  demandant  qu'il  soit  nommé  ua 
syndic  pour  procéder,  au  nom  des  habitants  de  Ceyssat 
et  de  Montemeyre ,  au  plantement  de  bornes  entre  le 
tènement  de  Las  Pedas,  appartenant  auxdits  habitants^ 
et  sur  lequel  ils  ne  paient  pas  de  redevances,  et  le  tène- 
ment de  La  Cheyre  dans  lequel  ledit  seigneur  a  droit 
de  justice  et  de  champart;  M.  Albo  de  Chanat,  subdé- 
légué, déclare  que  la  demande  ne  souffre  aucune  difil- 
culté. 

C.  1853.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier;  2  cachets. 

1665-1756.  —  Affaires  communales.  —  Allanche» 

—  Lettre  de  Louis  de  Vendôme,  du  27  décembre  1665, 

17 


1 


^ 


Î36  ARCHIVES  DU 

invitant  les  consuls  d'Allanche  à  s'acquitter  de  ce  qu*ils 
doivent  à  la  mémoire  de  son  père  «  par  les  services, 
%  honneurs ,  prières  et  solemnités  accoutumées  >  ;  — 
lettre  de  M.  de  La  Volpilière,  juge  et  consul  d'Allanche, 
du  24  mars  1688 ,  déclarant  que  la  ville  d'Allanche  ne 
possède  aucuns  deniers  d'octroi  ;  —  état  des  revenus 
patrimoniaux  et  des  charges  de  la  ville  en  1692  :  les 
droits  de  poids  et  mesures  ou  de  leyde  appartiennent  en 
I>artie  au  duc  de  Vendôme,  il  a  cédé  le  surplus  aux  ha- 
bitants à  charge  d'entretenir  les  murailles ,  portes  et 
pavé  (lettres  patentes  de  février  1625  et  transaction  de 
1640)  ;  le  droit  de  corretage  est  affermé  350  livres  ;  les 
dépenses  ordinaires  sont  les  gages  du  prédicateur,  du 
fontainier,  de  Thorloger,  du  valet  de  ville,  du  maître  ou 
de  la  maîtresse  d'école,  du  maçon  chargé  du  pavage,  et 
du  secrétaire  de  la  ville,  les  dépenses  des  voyages  et  de 
la  fête  patronale  ;  parmi  les  dépenses  extraordinaires, 
on  signale  celles  afférentes  i  la  construction  d'un  pont 
de  trois  arches  ;  —  état  des  charges  et  revenus ,  établi 
en  conformité  de  l'ordonnance  de  l'Intendant  du  15  févr. 
1700  ;  —  €  assises  généralles  tenues  au  parquet  et  audi- 
»  toire  de  la  ville  d'Allanche,  par  M.  de  La  Volpilière, 

>  advocat  au  Parlement,  entiçn  gradué  au  bailliage 

>  dudit  Allanche  »,  de  1679  à  1682,  pour  l'interdiction 
des  danses  et  fêtes  baladoires;  —  délibération  des  corps 
des  marchands,  arts  et  métiers  de  la  ville  d'Allanche, 
assemblés  «  dans  la  maison  de  Nosseigneurs  les  ducs  et 

>  chevaliers  de  Vandosme  »  pour  la  nomination  d'un 
syndic ,  le  12  juin  1699  ;  —  délibération  du  corps  de 
ville,  du  10  juin  1715,  au  sujet  des  réparations  à  la 
fontaine,  des  droits  d'amortissement  et  fj*anc-ûef,  au 
sujet  des  musiciens  mandés  de  Glermont  pour  la  fête  de 
Saint-Jean-Baptiste  et  du  prochain  passage  de  M.  de 
Cheyladet,  lieutenant  général  des  armées  de  Sa  Majeste  ; 
—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  20  juillet  1746,  pour  le 
bail  au  rabais  des  réparations  à  faire  aux  fontaines,  au 
pont  de  pierre  et  à  la  muraille  de  Saint-Eloy  ;  —  nomi- 
nation du  s"*  Robinet  comme  receveur  des  patrimoniaux, 
au  lieu  et  place  du  s' Saint-Hérant,  décédé  ;  délibération 
homologuée  le  10  mars  1754  ;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  23  déc.  1756,  commettant  le  bailli  d'Allanche 
jpour  procéder  à  l'avenir  à  l'adjudication  des  droits  de 
courtage;  lettre  de  M.  Daniel,  juge,  déclarant  «  n'avoir 

>  jamais  remarqué  qu'il  y  ait  eu  de  la  collusion  entre 
»  les  consuls  sur  le  prix  du  corretege,  et  la  diminution 

>  de  ce  prix  depuis  quelques  années  provient  de  ce  que 
»  le  commerce  de  cette  ville  c'est  affoibly  ». 


PUY-DE-DOME. 


G.  i8t>4.  (Liasse.)  •—  47  pièces,  papier. 

1656-1 6M.  —  Affaires  communales.  —  Allanche. 

—  Comptes  rendus  à  M.  de  Malon,  intendant ,  pour  les 
années  1653  à  1681  ;  quelques  comptes  et  la  plupart  des 
pièces  justificatives  manquent  :  —  recettes  en  1653  : 
assence  du  droit  de  courtage,  215  liv.  j  assence  de  la 
montagne  de  Ratonnières,  10  livres  ;  —  dépenses  en 
1653  :  gages  du  s"  Groussoles,  prêtre,  et  du  s' Marcilhat, 
maître  écrivain,  chargés  de  l'éducation  des  enfants, 
100  liv.  ;  voyage  de  l'un  des  consuls  à  Saint-Flour, 
«  pour  aller  quérir  M.  le  président  en  TÉiection  affln 
»  de  venir  en  cette  ville  dresser  son  verbail  de  Tlncen* 
»  die  qui  arriva  le  27  décembre  1652,  où  soixante  mai- 
»  sons  de  ladite  ville  ou  faubourgs  et  le  clocher  furent 
»  brûlés  »,  12  livres;  voyage  à  Lyon  avec  Pardon  Mos- 
nier,  fondeur,  pour  acheter  du  métal  destiné  à  refaire 
les  deux  grandes  cloches  détruites  dans  l'incendie  , 
40  liv.  ;  voyage  au  Puy  pour  le  même  objet,  la  première 
fonte  ayant  manqué,  20  liv.  ;  les  comptables  ne  produi- 
sent pas  les  pièces  justificatives,  les  ayant  remises  aux 
mains  de  M.  Arragonès ,  subdélégué  de  M.  de  Portia  ; 

—  dépenses  de  1654  :  à  l'occasion  de  l'entrée  du  marquis 
de  Colombines,  gouverneur  du  duché  de  Meraeur,  200 
livres;  au  passage  des  évêques  de  Glermont  et  de  Saint- 
Flour,  du  comte  d'Apchon  «  et  de  leur  train  »,  12  liv.  ; 

—  recettes  de  1659  :  vente  de  l'office  du  secrétaire  de  la 
ville  au  s'  Feydin ,  215  liv.  ;  dépense  en  deux  fois  au 
passage  de  llntendant  pour  du  vin  et  du  gibier  qu'on  a 
envoyé  chercher  à  Murât,  Peyrusse  et  Marcenat,  70  liv.  ; 
dépenses  de  la  fête  de  la  Nativité  de  Saint-Jean-Baptiste , 
100  liv.  payées  aux  violons,  hautbois  et  tambours;  — 
compte  rendu  par  les  consuls  de  1660 ,  avec  les  notes 
des  auditeurs  du  compte  en  marge  et  à  la  suite  du 
compte  ;  il  comprend  non-seulement  les  patrimoniaux, 
mais  aussi  les  impositions,  taille,  don  gratuit»  ete.;  les 
auditeurs  l'arrêtent,  le  14  mars  1661,  aux  sommes  sui- 
vantes :  recettes,  5,077  liv.  5  sols;  dépenses,  5,121  liv.  ; 
les  consuls  de  1661  refusent  de  signer  pour  des  raisons 
€  qu'ils  se  réservent  de  déduire  »;  parmi  les  dépenses, 
on  remarque  :  voyage  à  Glermont  et  de  là  à  Moulins 
pour  demander  à  l'Intendant  exemption  du  logement 
des  gens  de  guerre,  18  liv.  18  sols  ;  deux  paires  de  per- 
drix et  quelques  bouteilles  de  vin  à  l'Intendant  lorsqu'il 
passa  dans  cette  ville  venant  d'Aurlllac,  5  liv.,  réduit 
par  les  auditeurs  à  50  sols  ;  —  dépenses  de  1663  :  réfec- 
tion des  portes  de  la  ville,  16  liv.  ;  voyages  et  dépenses 
faites  par  les  consuls  à  l'occasion  <1u  procès  contre  les 
habitants  de  Maillargues,  60  liv.  ;  au  commissaire  de  la 


y 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


m 


Pur^e  pour  visite  des  chemins,  7  liv.  10  s.  ;  les  consuls 
ne  rapportent  pas  les  pièces  justificatives  de  ce  compte 
qui  ont  été  remises  à  M.  de  Fortia  en  exécution  de  son 
ordonnance  du  11  janvier  1669;  —  dépenses  de  16C6  : 
€  pour  24  écussons  envoyez  en  la  ville  d'Ardes^  voyages 
»  faictz  par  les  comptables  et  autres  honneurs  flstictz 
»  par  eux  pour  honorer  la  mémoire  de  feu  Son  Altesse 
»  de  Vendôme,  42  liv.  »;  —  dépenses  de  1681  :  une 
somme  de  40  liv.  aux  missionnaires  qui  sont  demeurés 
deux  mois  à  Allancbe  «  pour  preschar  et  instruire  le 
»  peuple  ». 


G.  iSSS.  (Liasse.)  ~  1  pièce,  parchemin;  90  pièces,  papier; 

2  cachets. 


1710-1744.  —  Affaires  communales.  —  Allanche. 
—  Comptes  rendus  à  M.  Rossignol,  intendant,  pour  les 
années  de  1710  à  1722,  en  exécution  de  ses  ordonnances 
des  30  septembre  1739  et  30  novembre  1740  :  —  compte 
de  1715,  rendu  au  corps  consulaire  en  1722,  affirmé 

* 

devant  l'Intendant  en  1740;  le  droit  de  courtage  est 
assencé  à  420  liv.,  le  produit  des  dix  têtes  d'herbage 
dans  la  montagne  de  Ratonnières  à  12  liv. ,  «  laquelle 
»  montagne  de  dix  testes  d'herbage  leur  avoit  esté 
»  délaissée  par  Guy  de  Gouzel  en  payement  de  ses 
»  impositions  pour  lesquelles  il  estoit  compris  dans  les 
»  rolles  de  lad.  ville  en  lad.  année  à  la  somme  de  vingt- 
»  quatre  livres  »;  lesdites  24  livres  figurent  au  chapitre 
de  dépense;  parmi  les  pièces  justificatives:  quittance  de 
80  livres  des  musiciens  Laforest,  Champclaux,  Mathias, 
Baptiste  et  Morin,  pour  avoir  joué  à  la  fête  patronale  ; 
quittance  de  60  livres  du  prédicateur  du  carême,  le  frère 
Georges ,  gardien  des  récollets  de  Saint-Gai  ;  —  au 
compte  de  1716 ,  ainsi  que  dans  ceux  d'autres  années, 
on  voit  que  les  impositions  des  officiers  et  serviteurs  de 
la  ville  sont  mises  à  la  charge  de  la  communauté  ;  — 
dépenses  de  1717  :  à  Biaise  Amiliau  pour  avoir  &it  la 
croix  de  la  mission ,  3  livres  ;  pour  rentrée  de  M.  de 
Cbeyladet,  feçon  des  écussons,  11  liv.  10  sols;  pour  avoir 
accommodé  les  clefs  qui  devaient  lui  être  présentées, 
1  liv.  ;  pour  les  musiciens ,  36  liv.  ;  dépense  des  habi- 
tants lorsqu'ils  furent  au-devant  de  M.  de  Cheyladet, 
110  liv*  ;  pour  la  poudre  de  la  bravade  ou  du  mariage 
de  la  demoiselle  de  Cheyladet ,  50  liv.  ;  gages  du  tam- 
bour d'Apchon  qu'on  avait  fait  venir  à  l'occasion  dudit 
mariage,  feu  de  joie,  etc.;  —  dépenses  de  1718  :  répara- 
tions de  la  rue  Saint-Hubert;  habit  du  milicien  de  la 
trille,  25  liv.  ;  —  dépenses  de  1721  :  pour  faire  fermer  la 
porte  de  la  Luque,  9  liv.  ;  —  en  1722  :  quittance  d'Ét. 
Oohade,  des  dominicains  de  Clermont,  pour  avoir  prêclié 


le  carême  ;  correspondance  au  si^et  du  passage  d^ 
troupes. 

G.  1856.  (Liasse.)—  166  pièces^  papier. 

17M-114a.  —  Affaires  communales.  :^  Allancbe. 
—  Comptes  rendus  à  M.  Rossignol,  intendant,  pour  le» 
années  1723  à  1730,  conformément  à  ses  ordonnances^ 
des  30  septembre  1739  et  30  novembre  1740,  et  pièceç 
justificatives  desdits  comptes  :  —  dépenses  de  1723  : 
pour  cinq  musiciens  venus  de  Clermont  pour  assister  ^ 
la  fête  patronale,  190  liv.  ;  l'article  est  rayé  par  l'Inten- 
dant, €  attendu  les  désordres  causés  par  les  danses  du 
»  jour  de  la  fête  de  Saint-Jean  et  les  de£fenses  réitérées 
»  par  nos  prédécesseurs  de  faire  venir  aucuns  joueurs 
»  d'instruments  »  ;  —  compte  de  1724,  arrêté  par  l'In- 
tendant en  1742  :  la  recette  réglée  à  012  liv.,  la  dépense 
à  275  liv.  4  sols  9  den.  ;  —  parmi  les  dépenses  de  cette 
année,  90  liv.  au  fontainier  pour  joindre  et  assembler 
une  source  à  la  fontaine  de  la  ville  ;  60  liv.  au  P.  Roux, 
dominicain,  prédicateur  du  carême;  —  dépenses  diie 
1727  :  pour  avoir  parementé  les  robes  des  consuls  en  taf- 
fetas noir,  27  liv.  ;  réparations  au  mur  de  la  ville  et 
au  portail  de  Saint- Joseph,  53  liv.  ;  délibérations  des 
habitants  en  1743,  au  sujet  des  articles  rayés  par 
l'Intendant  dans  ce  compte;  —  dépenses  de  1728  :  à 
Boyer,  valet  de  ville,  pour  ses  gages,  13  liv.  17  sols; 
lors  du  passage  de  M.  etM"""  de  Cheyladet,  21  livres 
>  pour  poudre  fournie  à  soixante  des  habitants  qui 
»  estoint  sous  les  armes  qui  furent  au-devaut  dudit 
»  seigneur  et'dame  jusques  au  lieu  de  Chalinargues  »; 
18  liv.  au  trompette  qui  précédait  ladite  troupe  (l'Inten- 
dant  passe  seulement  9  liv.  et  9  liv.  aussi  au  tambour)  ; 
36  liv.  à  la  bourgeoisie  de  la  ville  pour  avoir  été  à  cheval 
au-devant  dudit  seigneur,  réduites  à  20  liv.  par  l'Inten- 
dant, etc.  ;  —  compte  de  1730,  arrêté  en  1742  à  473  liv. 
15  sols  de  recette  et  337  liv.  9  den.  de  dépense. 


C.  1857.  (Liasse.)  —  142  pièces,  papier. 

17S1-1144.  — Affaires  communales.  —  Allanche. 
—  Comptes  l'endus  à  M.  Rossignol,  intendant,  pour  les 
années  1731  à  1739,  en  exécution  de  ses  ordonnances 
des  30  septembre  1739  et  30  novembre  1740,  et  pièces 
justificatives  desdits  comptes  ;  —  dépense  de  1731  :  l'ar- 
ticle relatif  aux  dépenses  de  la  fête  patronale  rayé 
comme  dans  les  précédents  comptes  ;  réparations  au 
pignon  et  à  la  porte  de  Notre-Dame,  81  liv.  4  sols;  — 
dépenses  de  1732  :  réparations  au  pont  et  à  la  chapelle 
appelée  de  la  Mère  de  Dieu,  23 liv.;  —-dépenses  de  17^: 


182  ARCHIVES  DU 

aux  nommés  Bagués  et  Raynal,  chargés  de  l'entretien 
de  la  fontaine  pour  leurs  gages,  56  liv.  9  sols  ;  —  dé- 
penses de  1735  :  réparations  au  pont  de  la  ville,  40  liv.; 
procès  contre  la  ville  de  Blesle,  100  liv.,  rayé  par  l'In- 
tendant faute  de  justifier  de  la  dépense  et  de  rapporter 
une  déclaration  homologuée  qui  ait  autorisé  les  consuls 
à  plaider  ;  —  dépenses  de  1736  :  50  liv.  pour  un  présent 
à  M"*"  de  Cheyladet  ou  à  ses  lllles,  «  rayé  ;  les  deniers 
»  patrimoniaux  n'étant  pas  affectez  pour  cet  usage,  le- 
»  quel  est  d'ailleurs  abusif  >  ;  —  dépenses  de  1738  : 
réparations  aux  prisons,  3  liv.  10  sols  ;  30  liv.  «  au 
»  nommé  Jubelin,  cabaretier,  pour  dépense  faite  chez 
»  luy  par  plusieurs  habitants  de  lad.  ville  à  l'occasion 
»  du  bathème  des  enfans  de  Pierre  Marinessy,  talheur, 
»  dont  M'  le  marquis  de  Chabane  estoit  parrain,  à 
»  laquelle  occasion  lesd.  habitants  s'estoint  mis  sous  les 
>  armes  »  ;  article  rayé  par  l'Intendant  ;  —  pièces 
justificatives  du  compte  de  1739  :  certificat  par  M.  de  la 
Yolpilière,  curé  d'Allanche,  attestant  qu'à  l'occasion 
de  la  mission  des  Pères  Jésuites,  les  consuls  furent 
priés  «  de  faire  mettre  sur  les  armes  environ  vingt 
»  habitans  et  de  leur  fournir  de  la  poudre,  pour  hono- 
»  rer  et  embelir  la  procession  qu'ils  ont  coutume  de 
»  faire  à  la  clôture  de  leur  mission  lors  du  placement 
»  de  la  croix  ». 


C.  4858.  (Liasse.)  —  U4  pièces,  papier;  4  cachets. 

11441-1754.  —  Affaires  communales.  —  Allanche. 
—  Comptes  des  années  de  1740  à  1747,  rendus  à  l'Inten- 
dant en  1743, 1748  et  1750,  et  pièces  Justificatives  des- 
dits comptes  :  —  recettes  de  1740,  351  liv.;  dépenses, 
222  liv.  4  sols  ;  — -  dépenses  de  1741  :  au  maçon  pour 
avoir  fermé  une  brèche  au  mur  du  portail  de  Saint- 
Joseph  de  ladite  ville,  54  liv.;  —  dépenses  de  1743  :  à 
Jean  Tixier,  horloger,  pour  ses  gages,  42  liv.  4  sols  ; 
quittance  de  63  liv.  par  le  fr.  Zacharie  Lacoste,  récol- 
let, prédicateur  du  carême  ;  —  parmi  les  pièces  justi- 
ficatives de  1744,  on  remarque  six  lettres  de  M.  de 
Beaune  au  sujet  des  Te  Deum  qui  devront.étre  chantés 
en  action  de  grâces  de  la  victoire  de  Velletry  et  de  la 
prise  du  fort  de  Demont,  de  la  convalescence  du  roi, 
de  la  prise  de  Château-Dauphin,  de  la  prise  du  fort  de 
la  Kenoque  et  de  la  ville  de  Furnes,  de  la  prise  de  Me- 
nin  et  d'Ypres  ;  —  dépenses  de  1746  :  pour  le  feu  de 
joie  ordonné  par  M.  de  Beaune,  5  liv.,  on  passe  seule- 
ment 50  sols  aux  consuls  ;  confection  des  robes  consu- 
laires et  autres  dépenses,  100  liv.;  —  compte  de  1747, 
arrêté  à  735  liv.  9  sols  de  recette  et  955  liv.  4  sols  4 
den'ers  ;  au  nombre  des  dépenses  figure  une  somme  de 


PUY-DE-DOME. 

624  liv.  16  sols  4  den.  <  pour  la  fourniture  des  draps  et 
»  autres  marchandises  et  façon  des  robbes  consulaires  » 
et  92  liv.  pour  la  réfection  de  la  muraille  de  Saint- 
Eloy  et  de  la  porte  appelée  Aubert.  Parmi  les  pièces 
justificatives  figure  une  ordonnance  de  rintendaot,  du 
24  août  1747,  enjoignant  aux  consuls  des  années  1743- 
1746,  de  rendre  leurs  comptes  dans  le  délai  de  trois 
jours. 

G.  18S9.  (Liasse.)  —  155  pièces^  papier. 

174S-176t.  — Affaires  communales.  —  Allanche. 

—  Comptes  des  années  1748  à  1762,  rendus  par  devant 
l'Intendant  en  1754  et  1762,  et  pièces  justificatives  des- 
dits comptes  ;  —  compte  de  1748  :  recette  310  liv.; 
dépenses  289  liv.  9  sols  ;  procès-verbal  d'adjudication 
de  dix  tètes  d'herbage  dans  la  montagne  de  Ratonnières 
à  41  liv.;  du  droit  de  courtage  à  275  livres  ;  —  pièces 
justificatives  de  1752  :  prix  fait  des  réparations  à  la 
fontaine  ;  —  dépenses  de  1754  :  63  liv.  pour  la  prédica- 
tion du  carême  et  12  liv.  pour  le  logement  du  prédica- 
teur ;  les  consuls  font  remarquer  que  cette  dernière 
dépense  n'a  pas  lieu  lorsque  le  carême  est  prêché  j[>ar  un 
des  récollets  de  Saint-Gai,  ceux-ci  «  ayant  en  leur  pro- 
»  pre  une  chambre  en  ladite  ville  »  ;  —  dépenses  de 
17Ô8  :  retenue  du  vingtième  sur  les  patrimoniaux  ;  63 
liv.  au  prédicateur,  le  père  Buron  des  Cordeliers  de 
Saint-Flour,  et  15  liv.  pour  son  logement  ;  —  recettes 
de  1762  :  procès-verbal  d'adjudication  du  courtage  par 
le  s'  Daniel,  bailli,  adjugé  â  250  liv.;  dépense  pour  le 
vingtième  des  octrois  et  patrimoniaux,  33  liv.  10  sois 
3  deniers. 

G.  1860.  [Liasse.)  —  46  pièces,  papier. 

Ilfl7-174t.  —  Affaires  communales.  —  Allanche. 

—  Apurement  des  comptes  de  1710  à  1739  :  —  Lettre 
du  marquis  de  Chabannes,  brigadier  des  armées  du  roi, 
se  plaignant  que  les  murailles  de  la  ville  d'AUanche 
sont  en  ruines;  cependant  les  habitants  de  cette  ville 
€  jouissent  de  600  liv.  de  rente  du  courtage  sur  les  vins 
»  et  marchandises  qui  se  vendent  ou  sur  20  testes  d'her- 
»  bages  ;  ils  ont  dû  entretenir  les  murailles  de  la  ville, 
>  c'est  la  condition  de  la  donation  qui  a  esté  faitte  par 
»  les  seigneurs  d'Allanche  »,  M.  de  Chabannes  demande 
à  rentrer  dans  son  droit  faute  d'exécution  et  que  les 
consuls  depuis  30  ans  soient  invités  à  rendre  compte  ; 
— r  ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du  30  sept. 
1739,  enjoignant  aux  consuls  des  années  1710  et  sui- 
vantes jusques  et  compris  1739  de  rendre  compte  par 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


133 


devant  le  s'  Chabrol,  receveur  des  octrois  et  patriiuo- 
niaux  de  Clermont-Ferrand,  commis  à  cet  effet,  des  de* 
niers  communs  dont  ils  ont  eu  le  maniement  ;  —  note 
de  M.  de  Chabannes  pour  demander  que  les  consuls 
aient  à  justifier  en  même  temps  de  deniers  qui 
avaient  été  destinés  à  un  hôpital  pour  les  pauvres  ;  état 
des  fonds  en  question  s'élevant  à  148  liv.;  correspon- 
dance de  M.  de  Chabannes  avec  M.  Chabrol;  ^  exploits 
de  signification  de  Tordonnance  de  l'Intendant;  requête 
des  consuls  demandant  un  délai  ;  —  nouvelle  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  30  novembre  1740,  renouve- 
lant les  injonctions  de  la  première,  et  établissant  garni- 
son chez  les  comptables  qui  n'auroilt  pas  satisfait  ;  — 
lettres  de  M.  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint-Flour, 
décembre  1740  et  janvier  1741,  adressant  à  Tlntendant 
les  comptes  en  question  ;  —  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  Montluc,  au  sujet  de  la  nomination  du 
s' Saint-Hérant,  comme  receveur  des  débets  des  comptes 
des  consuls,  ces  débets  s'élèvent  pour  les  années  de  1720 
à  1739,  à  3,633  liv.  10  sols  ;  les  poursuites  devront  être 
âdtes  à  la  diligence  du  s'  Chabrol,  1?42  ;  —  lettre  de 
M"*  Cantoynet  de  Chayladet,  du  12  octobre  1742, 
exposant  la  misère  des  habitants  d'Allanche  et  de  Mal- 
liargue;  elle  demande  qu'un  délai  soit  accordé  aux 
consuls  reliquatairesy  ce  sont  neuf  ou  dix  riches  habi- 
tants qui  pressent  le  recouvrement  «  pour  se  rembour- 
»  ser  des  frais  qu'ils  ont  fait  pour  satisfaire  plus  tôt 
»  leur  caprice  que  soutenir  le  bien  public...  et  qui  font 
>  venir  des  garnisons  à  un  écu  par  jour,  qu'il  mette 
»  avec  inumanitté  sur  la  veuve,  l'orphelin  et  gens  qui 
»  mandie  leur  pain  ». 

C.  1861.  (Liasse.)  —  52  pièces,  papier. 

1143-176^1.  —  Affaires  communales.  —  AUanche. 

—  Compte  des  débets.  —  Pièces  justificatives  du 
compte  du  S'  Saint- Hérant,  receveur  des  débets  des 
comptes  des  consuls  de  1710  à  1743  ;  —  correspondance 
de  rintendant  avec  M.  de  Montluc  au  sujet  de  la  nomi- 
nation du  S'  Robinet,  à  la  place  du  s' Saint-Hérant, 
décédé,  1754  :  —  comptes  du  s'  Robinet. 

• 

C.  1862.  (liasse.)  —  31  pièces,  papier. 

1676-1744.  —  Affaires  communales.  —  Allègre. 

—  Déclarations  des  consuls  d'Al%re^  1683-1684,  afilr- 
mant  que  ladite  communauté  n'a  ni  biens  patrimo- 
niaux, ni  dettes;  —  lettres  de  MM.  Talemandier,  sub- 
délégué à  Langeac,  et  Cortial,  curé  d'Allègre,  1741,  au 
sujet  du  presbytère  qui  tombe  en  Qiines;  M.  Cortial 


représente  qu'il  lui  sera  difficile  de  subvenir  au  quart 
de  la  dépense  comme  le  demande  rintendant;  -«• 
comptes  et  pièces  justificatives  de  1670  à  1744  (série 
très  incomplète)  ;  compte  de  1671  :  charge,  3^21  liv. 
6  sois  5  den.;  décharge,  3,330  liv.  3  sols;  —  procès* 
verbal  d'élection,  le  3  mars  1706,  de  Antoine  Déchausses 
comme  syndic  des  marchands;  —  quittances  de  Julien 
Grellet,  vicaire  de  la  ville  d'Allègre,  1744. 

C.  1863.  (liasse.)  —  10  pièces^  papier. 

1759-1776.  —  Affaires  communales.  —  Ally.  — 
Lettres  de  M.  de  Mombrizet,  subdélégué  à  Brioude,  1759, 
au  sujet  de  travaux  exécutés  au  presbytère  d'AUy  ;  une 
partie  des  travaux  estimée  à  environ  300  liv.  restera 
à  la  charge  du  curé,  les  habitants  consentent  à  payer  le 
surplus,  c'est  une  somme  de  360  liv.  que  le  subdélégué 
propose  d'imposer  sur  les  habitants,  privil^iés  et  non 
privilégiés;  l'Intendant  consent  pour  cette  fois  à  ordon- 
ner sur  la  communauté  d'AUy  l'imposition  de  la  somme 
due  aux  entrepreneurs  «  quoique  les  habitants  ayent 
»  pris  des  arrangements  très  irréguliers  en  traitant 
»  avec  des  ouvriers  à  mon  inseu  et  sans  observer  d'ail* 
»  leurs  aucunes  des  précautions  requises»;  —  délibé- 
ration des  habitants  de  la  paroisse  d'AUy,  du  2  juin 
1776,  nommant  Jean  Allègre  syndic  à  l'effet  de  pour- 
suivre les  réparations  nécessaires  au  toit  de  l'église 
paroissiale,  au  toit  du  clocher  et  à  la  charpente  «  qui 
porte  les  quatre  cloches  »  ;  requête  du  syndic  à  l'Inten- 
dant ;  avis  favorable  du  subdélégué  Gueyffler. 

C.  1864.  (Liasse.)  —  54  pièces,  papier. 

17S4-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Personnel,  assemblées.  —  Requête  de  Flury  Barisson, 
maître  apothicaire,  et  de  plusieurs  habitants  de  la  ville 
d' Ambert,  1734,  protestant  contre  la  décision  prise  par 
les  consuls,  sans  l'approbation  du  corps  commun,  d'aug- 
menter jusqu'à  la  somme  de  120  liv.  les  gages  du  s'  Sé- 
dillot,  médecin;  —  plaintes  des  s"  Ghantemerle,  Pes- 
chier,  Imarigeon  et  Berthéol,  consuls  de  1735,  au  sujet 
du  désordre  causé  par  les  s"  Caire,  Gollangettes  et 
Buisson  aux  assemblées  du  corps  de  ville  où  l'on  devait 
nommer  les  recteurs  de  l'Hôtel-Dieu  ;  procès-verbal  de 
ce  qui  s'est  passé  auxdites  assemblées;  lettres  de  M.  Ma- 
dur;  l'Intendant  ordonne  la  convocation  d'une  autre 
assemblée.  —  Différend  entre  le  subdél^é  et  les  con- 
suls à  l'occasion  d'une  assemblée  tenue  chez  le  premier 
consul  :  —  lettre  do  M.  Madur,  subdélégué,  du  17  octo- 
bre 1750  ;  il  rappelle  ce  qu'il  a  fait,  comme  premier 


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1^  ARCBIVBS  DU 

officier  de  la  justice  d'Ambert,  pour  mettre  de  Tordre 
dans  radministratioQ  de  THôtel-Dieu  et  comment  il  en 
a  relevé  les  revenus  de  1,800  liv.  à  3,000;  il  expose  que 
les  règlements  de  1698  et  de  1736  ont  prescrit  la  forme 
dans  laquelle  devaient  être  tenues  les  assemblées  géné- 
rales dudit  Hôtel-Dieu;  c'est  en  se  conformant  aux 
règlements  en  question  que  M.  Madur  se  transporta  le 
lô  octobre  à  l'Hôtel-Dieu  pour  assister  à  l'assemblée 
générale  où  l'on  devait  examiner  si  l'on  considérerait 
comme  suffisante  la  ratification  de  main-privée  donnée 
par  M.  de  Rochebaron  «  pour  raison  de  la  rente  annuelle 
»  et  perpétuelle  dé  600  liv.  due  par  M.  de  Rochebaron 

>  audit  Hôtel-Dieu,  en  vertu  du  codicile  de  dame  Cathe- 
»  rine  de  Serpent  (dlsserpent)  de  Rochebaron,  son 
»  ayeule,  du  5  août  1686,  et  de  la  transaction  passée 

>  entre  luy  et  les  administrateurs  dudit  Hôtel-Dieu  le 
j»  30  octobre  1720  >;  M.  Madur  adresse  à  l'Intendant 
un  procès-verbal  de  protestation  au  sujet  de  l'assemblée 
qui  s'est  tenue  à  cet  effet  chez  le  s^  Imberdis,  premier 
consul  ;  —  mémoire  en  réponse  de  MM.  Imberdis,  An- 
dré Yimal,  Dumontel  et  Artaud,  consuls,  et  procès- 
verbal  de  l'assemblée  tenue  chez  le  ^  Imberdis  le  16  oc- 
tobre :  ils  font  remarquer  que  ce  n'est  pas  l'usage  de 
tenir  les  assemblées  de  ville  à  l'Hôtel  Dieu,  que,  d'autre 
part,  le  s*^  Imberdis,  malade,  ne  pouvait  sortir  de  chez 
lui;  ils  se  plaignent  amèrement  de  M.  Madur  qui  a  écrit 
à  M.  de  Rochebaron  n'avoir  aucune  connaissance  de  ce 
qui  s*était  passé,  alors  que  la  dernière  assemblée  tenue 
chez  le  s' Imberdis  n'a  fait  que  confirmer  ce  qui  avait 
été  décidé  dans  les  assemblées  antérieures  tenues  i 
l'Hôtel-Dieu  ;  on  leur  a  écrit  de  Lyon  que  M.  de  Roche- 
baron était  fort  irrité,  «  si  ce  seigneur  étoit  capable  de 
»  vengeance,  que  deviendrions-nous,  puisque  la  ma- 

>  jeure  partie  de  nos  marchands  ne  font  d'autre  com- 

>  merce  qu'en  la  ville  de  Lyon,  à  l'exception  des  came- 
»  lots  ou  du  papier,  encore  s  y  débite-t-il  une  grande 
»  quantité  de  ces  marchandises...  Depuis  quinse  ans, 

>  nous  éprouvons  tous  les  jours  des  tracasseries  horri- 
»  blés,  et  nous  ne  voyons  plus  régner  cet  esprit  d'union 
»  et  de  concorde  qui  étoit  autrefois  entre  les  habi- 

>  tans  »;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  Madur,  du 
6  nov.  1750  :  il  a  blâmé  les  consuls,  mais  il  ne  peut  se 
dissimuler  «  que  toutes  ces  altercations  paroissent  avoir 
»  pour  principe  une  grande  désunion  qui  règne  entre 
»  certains  habita ns  »;  il  semble  aussi  que  pour  prévenir 
des  difficultés  à  l'avenir  il  faudrait  songer  à  faire  rétablir 
l'hôtel  commun,  détruit  depuis  20  années,  ou  louer  une 
maison  pour  y  tenir  les  assemblées  de  ville  ;  —  lettres 
d'excuses  des  consuls  à  l'Intendant  et  à  M.  de  Roche- 
baron; —  lettre  de  l'Intendant  aux  consuls,  leurs  moti& 
n*ont  pas  de  valeur,  et  il  aurait  cassé  leur  délibération 


PUY-DE-DOME. 

s'il  n'avait  craint  de  faire  tort  à  l'Hôtel-Dieu.  —  LettM 
de  M.  Madur,  du  11  juin  1752,  informant  l'Intendant  du 
décès  du  s""  Buisson,  receveur  des  patrimoniaux;  ^  cor- 
respondance de  l'Intendant,  de  MM.  Yimal,  Maignrt, 
Libois,  au  sujet  de  la  demande  que  fait  M.  Artaud  d'être 
dispensé  de  la  charge  de  recteur  de  l'Hôtel-Dieu,  en  con- 
sidération de  l'office  municipal  d'avocat  du  roi  qu'il  a 
levé  il  y  a  dix  ou  douze  ans;  M.  de  Courteille  répond, 
20  mai  1759,  que  le  Contrôleur  général  ne  croit  pas  ce 
motif  d'excuse  valable,  «  mais  c'est  ce  qu'il  faut  laisser 

>  juger  aux  juges  ordinaires  qui  sont  saisis  de  la  oon- 
»  testation  et  à  qui  la  connoissance  en  appartient  en 
»  première  instance,  sauf  l'appel  au  Parlement  de  Paris, 
»  où  redit  du  mois  de  novembre  1733,  portant  création 
»  des  offices  municipaux,  a  été  enregistré  »  ;  — *  copie 
(informe)  d'un  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  24  mai  1760, 
confirmant  une  délibération  du  21  octobre  1759,  homo- 
loguée par  l'Intendant,  et  portant  r^lement  pour  les 
assemblées  de  ville  :  une  assemblée  générale  sera  tenue 
chaque  année  le  premier  dimanche  de  septembre,  les 
assemblées  particulières  du  Conseil  de  ville  se  tiendront 
tous  les  trois  mois  au  moins;  le  nombre  des  habitants 
qui  auront  voix  délibérative  aux  assemblées  générales 
est  fixé  à  trente  «  sçavoir  les  quatre  consuls  do  l'année 
»  précédente,  le  juge  du  lieu,  en  son  absence  le  lieute- 
»  nant  ou  le  procureur  d'office  de  la  même  justice,  un 

>  avocat,  six  bourgeois  ou  négociants  en  gros,  deux 
»  notaires  ou  procureurs,  six  marchands  en  détail, 

>  quatre  artisans,  deux  pa'isans  ou  journalliers»;  les 
assemblées  particulières  seront  composées  de  quinze 
habitants  seulement,  «  sçavoir  des  quatre  consuls  en 
»  exercice,  des  quatre  consuls  anciens,  du  juge  ou  autre 
»  officier  du  bailliage  de  cette  ville  qui  le  représentera, 

>  d'un  avocat,  de  deux  bourgeois  ou  négocians,  d'un 

>  notaire  ou  procureur,  de  deux  marchands  en  détail  »; 
le  Conseil  de  ville  ne  sera  renouvelé  que  partiellement  ; 
les  choix  se  feront  au  scrutin;  les  délibérations  du  Con- 
seil de  ville  seront  exécutées  provisoirement,  après 
homologation  de  l'Intendant,  quand  l'objet  n'excédera 
pas  100  liv.;  les  délibérations  seront  toutes  portées 
à  la  connaissance  de  l'assemblée  générale.  Les  autres 
articles  concernent  la  nomination  du  secrétaire  et  du 
receveur  des  patrimoniaux  et  la  comptabilité  des  de- 
niers communs;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  5  oct.  1765, 
adressant  à  M.  de  Saint-Florentin  la  liste  des  trois 
sujets  proposés  par  la  ville  pour  remplir  la  plare  de 
maire,  il  recommande  particulièrement  le  s'  Yimal  de 
Murs,  le  s^Micolon  de  Guérines  habitant  rarement  à 
Ambert  ne  pourrait  donner  aux  affaires  de  cette  ville 
l'attention  qu'elles  exigent  ;  le  roi  fait  choix  de  M.  Yi- 
mal de  Murs,  lettre  de  remerciement  de  ce  dernier  ;  — 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

requête  adressée  au  Contrôleur  général  par  les  négo- 
ciants de  la  Tille  d'Ambert,  protestant  contre  l'article  35 
de  redit  de  mai  1765  qui  donne  la  préséance  aux  notaires 
et  procureurs  sur  les  commerçants;  ils  représentent 
que  leur  commerce  fait  vivre  20.000  ouvriers  ;  qu'ils 
sont  arrivés  à  imiter  les  jarretières  d'Angleterre  et  k 
étendre  leur  commerce  non-seulement  dans  le  royaume^ 
mais  aussi  en  Espagne,  en  Allemagne  et  en  Suisse, 
qu'ils  paient  au  roi  des  impôts  considérables.  «  Il  est 
»  démontré  que  Thomme  le  plus  utile  doit  estre  le  plus 

>  considéré;  que  les  procureurs  et  notaires  comparent 
»  icy  leur  art,  trop  funeste  aux  citoyens  pour  soutenir 
»  le  parallèle  ;  ils  n'oseroient  le  mener  de  front.  Hé  en- 
»  core  !  quels  sont  ces  personnages?  quatre  hommes 
»  dont  les  plus  illustres  sont  les  parents  de  nos  ouvriers 
»  paysants,  et  les  autres  issus  de  nos  voituriers,  etc., 

>  gens  plus  dévoués  au  seigneur  à  qui  appartient  la  jus- 

>  tîce  du  lieu  et  à  son  juge,  qu'au  véritable  intérêt  de 
»  leur  patrie  »  ;  les  négociants  rappellent  encore  qu'ils 
sont  en  possession  d'état  et  invoquent  un  édit  de  1701  et 
un  arrêt  du  Conseil  d'État  du  24  mai  1760.  Cette  protes- 
tation est  signée  des  s'"  Caire,  Buisson,  Peschier  l'aîné, 
Vimal,  Mayetf  Yimal,  Collangettes  l'ainé,  Celeyron- 
Lagreieyre,  Vimal  aîné,  Vimal  - Flouvat ,  Vernet 
ainéy  Brugeron;  —  mémoire  au  sujet  de  la  nomination 
d'un  syndic,  1764;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin, 
du  18  août  1767,  demandant  l'avis  de  l'Intendant  pour 
choisir  parmi  les  trois  sujets  proposés  pour  remplacer 
comme  maire  le  s'  Vimal  «  à  qui  le  roy  a  permis  de 
»  cesser  toutes  fonctions  de  maire  à  cause  des  malheurs 

>  qui  luy  sont  survenus  »  ;  l'Intendant  répond  qu'aucun 
des  trois  sujets  proposés  ne  peut  convenir  et  propose  de 
réunir  une  nouvelle  assemblée;  lettres  du  s'  Brugeron, 
proposé  comme  maire  et  qui  demande  d'être  exempté  de 
cette  charge  ;  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  du  21  déc. 
1767,  annonçant  que  le  roi  a  fait  choix  pour  remplir 
cette  place  du  s' Grourbeyre,  docteur  en  médecine;  — 
mémoires  sur  une  lettre  du  2  janv.  1768  par  laquelle 
le  s'  Gourbeyre,  maire  de  la  ville  d'Ambert,  se  plaint 
du  peu  de  zèle  de  quelques  membres  du  corps  de  ville  à 
se  rendre  aux  assemblées  ;  les  édits  d'août  1764  et  mai 
1765  ont  diminué  l'autorité  que  pouvaient  avoir  les 
Intendants  dans  ces  assemblées;  il  convient,  aux  termes 
des  édits  en  question  de  laisser  le  maire  se  conduire  de 
la  manière  qu'il  lui  plaira,  il  peut  au  besoin  poursuivre 
devant  les  juges  ordinaires  les  membres  dont  il  aurait  à 
se  plaindre  ;  —  note  relative  à  une  demande  du  s^  Bar- 
thélémy Artaud,  1784,  qui  demande  à  être  déchargé  du 
syndicat  du  quartier  de  Vialis,  où  il  n'habite  plus. 


185 


C.  1868.  (Liasse.)  —  88  pièces,  papier;  i  cachet. 


1689-1775.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Biens  et  revenus  communaux ,  —  Certificat  de  P.  Jour- 
net,  Tun  des  consuls  de  la  ville,  du  24  mars  1688,  attes- 
tant qu'il  n'y  a  dans  la  ville  aucuns  deniers  d'octroi  ;  — 
procès-verbaux  constatant  que  des  parcelles  des  commu- 
naux de  LaGuelle  et  du  Couderc,  village  de  la  Rodarie, 
ont  été  défrichées  «  et  semées  en  bled  de  mars  ou  plan- 

>  tées  en  truffes  »,  les  habitants  s'excusent  sur  leur  mi- 
sère et  sur  le  poids  des  impositions;  ordonnances  de 
l'Intendant  décidant  que  les  fruits  levés  seront  partagés 
aux  plus  misérables  et  défendant  les  défrichements  pour 
l'avenir,  1760-1761  ;  —  usurpations  dans  les  commu- 
naux du  village  du  Chaux  ;  ordonnance  de  l'Intendant, 
1764.  —  Expédition  à  la  requête  des  consuls  d'Ambert, 
le  5  août  1683,  de  divers  actes  des  années  1651  et  sui- 
vantes, relatifs  à  l'abandon  fiait  aux  habitants  d'Ambert, 
par  M.  de  Gondras,  seigneur  du  lieu,  du  droit  de  cour- 
tage dont  il  avait  joui  pendant  quelques  années,  «  ayant 

>  trouvé  par  Tadvis  de  plusieurs  advoCats  qu'il  n'y  avoit 

>  droict  quelconque,  mais  bien  que  le  corps  de  lad. 
»  ville  en  estoit  le  vray  propriettaire  et  pocesseur, 
»  tant  i  raison  de  lad.  jouyssance  que  de  plusieurs 

>  titres  ou  actes  autantiques,  à  la  charge  néangmoints 
»  de  faire  un  présant  aud.  seigneur  de  la  somme  de 
»  1,200  liv.  »;  l'assemblée  .décide  de  prendre  lad.  somme 
sur  les  plus  clairs  deniers  de  THôtel-Dieu  que  la  ville 
remboursera  plus  tard  à  ce  dernier;  —  dissimula- 
tion sur  le  produit  du  droit  de  courtage  :  les  s*^'  Artaud 
et  Buisson,  consuls,  se  plaignent  que  leurs  collègues 
Flouvat  et  Ybertie  n'aient  fait  inscrire  au  procès-verbal 
d'adjudication  du  droit  de  courtage,  pour  Tannée  1737, 
qu'une  somme  de  735  liv.,  alors  que  l'adjudication  a  été 
réellement  portée  au  chiffre  de  785  liv.;  le  sieur  Flouvat 
prétend  n'avoir  fait  que  se  conformer  à  un  usage  prati- 
qué de  temps  immémorial;  enquête  faite  par  M.  Madur  ; 
l'Intendant  ordonne  de  faire  rédiger  un  nouveau  bail 
avec  la  somme  exacte  ;  —  lettre  de  M.  Madur,  annonçant 
qu'il  se  conformera  aux  ordres  de  l'Intendant  qui  le 
commet  pour  faire  i  l'avenir  et  sans  frais  le  bail  du 
courtage,  à  commencer  de  l'année  1752  ;  —  contestation 
entre  les  fermiers  associés  du  droit  de  courtage,  1758; 
-*-  mémoire  relatif  audroit  de  courtage  :  €  ce  droit  qui 

>  oonciste  en  6  sols  sur  chaque  charge  de  vin  entrant 
»  dans  la  ville  à  dos  de  cheval  ou  de  mulet,  ou  un  sol 
»  par  pot  de  oelluy  qui  entre  sur  des  charrettes,  et  2  sols 
»  6  den.  sur  chaque  charge  de  sel,  huile  ou  savon  n'étoit 
»  dû  que  par  les  oabaretiars  ou  aubergistes;  mais  les 


1 

« 


136 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


»  charges  et  dettes  de  cette  ville  d'Ambert  ayant  aug- 
»  mente,  les  habitans,  par  délibération  du  23  déc.  1759, 
»  homologuée  par  arrêt  du  Conseil  du  19  août  1760,  ont 
>  étendu  ce  droit  de  courtage  et  arrêté  qu'il  seroit  perçu 
»  à  Tavenir  à  raison  de  moitié  droit  sur  les  bourgeois 
»  et  autres  habitans  »;  on  demande  à  l'Intendant  d'or- 
donner la  perception  du  sol  pour  livre  du  roi,  1762;  — 
requêtes  des  maire,  échevins,  notables  et  habitants  de 
la  ville  d'Ambert,  1775,  demandant  la  prolongation 
pour  cinq  ans  du  doublement  du  droit  de  courtage  qu'ils 
avaient  obtenu  pour  trois  .ans  par  arrêt  du  Conseil  du 
l*"  janvier  1772,  pour  subvenir  aux  frais  de  différents 
procès  qu'ils  ont  à  soutenir  contre  M.  le  comte  et  M"*  la 
comtesse  de  Merle,  seigneurs  haut-justiciers  de  ladite 
ville  ;  à  être  autorisés  à  emprunter  à  titre  de  constitu- 
tion de  rente  une  somme  de  4,000  liv.;  avis  du  subdé- 
légué ;  inventaire  des  pièces  relatives  à  cette  affaire.  — 
Requête  du  si%ur  Maignet,  se  plaignant  que  Tadjudica- 
tion  d'un  chezal,  qui  a  servi  autrefois  d'emplacement  à 
rhôtel  de  ville,  a  été  faite  à  son  préjudice  au  profit  du 
s' Caire;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  23  nov.  1756, 
prescrivant  une  nouvelle  adjudication;  procès-verbal 
d'adjudication  dudit  chezal  pour  la  somme  de  720  liv.; 
correspondance  de  M.  Madur  au  sujet  du  contrôle  dudit 
procès-verbal. 

G.  1866.  (Liasse.)  —  4i  pièces,  papier  ;i  plan. 

17tl-17M.  —  AFFAIRES  COMMUNALES.  —  Ambort. 
—  Bâtiments;  travaux;  voirie.  —  État  dressé  par  le 
s'  Beringuier,  ingénieur  en  chef  de  la  province,  1721, 
des  ouvrages  qu'il  convient  de  faire  pour  fermer  la  ville 
et  les  faubourgs  d'Ambert  ;  —  lettres  de  M.  Boyer  de  la 
Salle,  subdélégué  à  Viverols,  1731,  au  sujet  du  pavage 
de  la  ville  d'Ambert;  —  plainte  des  s"  Micolon  et  Buis- 
son, 1733,  contre  Guillaume  Flouvat  cadet,  qui,  de  son 
autorité  privée,  a  commencé  de  construire  un  bâtiment 
dans  les  fossés  de  la  ville;  lettres  de  M.  Madur  décla- 
rant l'entreprise  condamnable,  mais  d'autres  l'ont  fait 
avant  le  s' Flouvat;  plan  des  lieux;  mémoire  (anonyme) 
sur  cette  construction,  l'auteur  déclare  que  les  tra- 
vaux exécutés  par  le  s'  Flouvat  sont  avantageux  au 
public,  le  s' Flouvat  ayant  rectifié  le  lit  du  ruisseau  qui 
n'était  auparavant  qu'un  cloaque;  —  requête  du  s' Buis- 
son, demandant  la  révocation  d'une  ordonnance  de  M.  de 
La  Grandville,  du  28  juin  1728,  qui  le  condamne  à  payer 
la  réfection  d'un  canal  qui  passe  près  de  sa  maison; 
information  par  M.  Madur,  1733;  M.  Trudaine  refuse 
de  rapporter  l'ordonnance;  pièces  relatives  à  la  vidange 
du  même  canal,  1735.  Dans  les  lettres  de  M.  Madur,  il 
est  question  du  si*  Brivadis  qui  a  fait  des  devis  pour  le 


pont  et  pour  le  bâtiment  de  l'Hôtel  de  Ville;  —  lettre  de 
la  sœur  Grivel,  dépositaire  des  Ursulines  d'Ambert,  1735, 
au  sujet  d'une  rue  qu'elles  désirent  enfermer  dans  leur 
enclos,  et  de  dentelles  envoyées  à  M.  Flamand,  mar- 
chand â  Clermont  ;  —  empiétement  sur  les  fossés  de  la 
ville,  1737  ;  —  requête  du  s'  Antoine  Flouvat,  prêtre 
communaliste,  1737,  au  sujet  du  dommage  causé  à  sa 
maison  par  la  chute  de  «  ce  qui  restoit  de  masure  de 
»  l'hôtel  commun  de  lad.  ville,  s'étant  écroulé  et  répandu 
»  dans  la  rue  de  Bayle  »;  —  lettre  de  M.  Madur,  1753, 
au  sujet  des  réparations  nécessaires  à  la  fontaine  de  la 
Barrière;  -—  délibération  des  habitants  de  la  ville  d'Am- 
bert,  du  6  juin  1767,  décidant  «  que  pour  perpétuer  la 
»  mémoire  des  réparations  et  embellissements  de  cette 
»  ville  qui  sont  dûs  entièrement  aux  bontés  de  Monsei- 
»  gneur  de  Ballainvilliers,  intendant  de  la  province, 
»  il  sera  élevé  à  la  principale  entrée  de  cette  ville  deux 
»  pilastres  sur  lesquels  seront  gravés  sous  le  bon  plaisir 

>  de  Sa  Grandeur  des  témoignages  de  ses  bienfaits  et 

>  de  l'éternelle  reconnoissance  des  habitants  du  cotté  de 
»  l'avenue,  et  du  cotté  de  la  ville,  ses  armes  à  un  pilas- 
»  tre,  et  celles  de  la  ville  à  l'autre  ;  qu'à  cet  efiet,  ledit 
»  s"*  maire  aura  l'honneur  de  présentter  préalablement 
»  à  Sa  Grandeur  les  inscriptions  qui  seront  faittes  à  ce 
»  sujet  et  de  luyen  demander  sonagréement  »;  —  notes 
relatives  à  la  nomination  d'un  syndic,  1779-1781,  pour 
poursuivre  un  procès  contre  des  particuliers  qui  ont 
empiété  sur  les  fossés  de  la  ville. 


C.  1867.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier;  1  plan. 

17SO-1755.  —  Affaires  communales.  —  Ambert: 
Hôtel  de  Ville.  —  Copie  d'un  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  22  août  1730,  qui  approuve  le  contrat  de  bail  à  rente 
consenti  par  les  commissaires  de  la  Réformation  des 
bois  au  s'  Boyer  de  la  Salle  de  la  partie  des  bâtiments 
de  la  maîtrise  qui  n'est  point  occupée  par  ladite  maîtrise. 
L'arrêt  ci-dessus  rappelle  un  autre  arrêt  du  même  Con- 
seil, du  27  sept.  1729,  ordonnant  qu'il  sera  pris  sur  le 
produit  des  amendes  prononcées  en  la  Réformation  des 
bois  de  la  province  d'Auvergne  une  somme  de  3,500  liv. 
pour  être  employée  à  acquérir  une  maison  pour  la  maî- 
trise des  Eaux  et  Forêts  établie  à  Ambert;  —  copie  du 
contrat  passé  entre  le  s' Boyer  de  la  Salle  et  les  com- 
missaires; —  procès- verbal  de  visite  des  travaux  à  faire 
en  la  ville  d'Ambert,  avril  1740,  par  le  s'  Raimbaux, 
a  architecte,  entrepreneur  des  ouvrages  du  Roy  en  Au- 
»  vergue,  résidant  à  Clermont  »;  il  a  visité  l'emplace- 
ment de  l'ancien  Hôtel  de  Ville,  qui  ne  paraît  pas  con- 
venir pour  y  construire  celui  qu'on  se  propose  de  faire  ; 


^r» 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


lar 


un  autre  emplsLcemeni,  place  du  Chicot,  conviendrait 
mieux,  mais  il  y  aurait  quatre  maisons  à  démolir;  il  ne 
prépare  pas  de  devis  sur  cet  objet,  les  habitants  n'ayant 
pu  se  mettre  d*accord  sur  l'emplacement;  il  estime  les 
ouvrages  à  &ire  à  la  fontaine  de  la  Barrière  et  à  la 
fontaine  de  Ooyes,  ainsi  qu'aux  égouts-aqueducs  ;  il 
annonce  enfin  que  les  recherches  de  sources  qu'il  a  faites 
À  la  place  du  Pontel  et  à  la  place  du  Chicot  sont  demeu- 
rées sans  résultat;  —  lettre  de  llntendant,  du  4  juin 
1741,  invitant  M.  Maduri  faire  mettre  en  adjudication 
les  réparations  aux  ^outs  sur  une  somme  de  875  liv., 
et  lui  demandant  son  avis  sur  le  projet  de  construction 
d'une  maison  commune;  quant  au  bâtiment  destiné  à 
former  une  manufacture  à  THô tel-Dieu,  dont  il  est  aussi 
question  dans  le  mémoire  du  s**  Raimbaux,  llntendant 
pense  que  la  ville  doit  songer  tout  d'abord  aux  autres 
ouvrages;  —  délibération  du  corps  commun  de  la  ville 
d'Ambert,  réuni  dans  la  maison  de  M®  Bérard-Yimal, 
&ute  d'hôtel  commun,  le  16  juillet  1741;  on  décide  de 
proposer  la  reconstruction  de  l'Hôtel  de  Ville  sur  l'em- 
placement de  l'ancien,  et  de  demander  à  l'Intendant  de 
leur  permettre,  nonobstant  son  ordonnance  du  20  juin» 
de  faire  pacager  la  seconde  herbe  des  prés  qui  sont  assu- 
jettis à  ce  droit,  afin  de  conserver  pour  l'hiver  les  four- 
rages qu'ils  pourront  ameubler  ;  —  lettre  de  l'Intendant, 
4u  16  janvier  1742,  invitant  M.  Madur  à  faire  dresser 
un  devis  de  reconstruction  de  l'Hôtel  de  Ville  sur  l'an- 
<;ien  emplacement;  il  l'invite  aussi  à  faire  procéder  à 
Tadjudioation  des  i^uts  conformément  au  devis  dressé 
par  Raimbaux;  il  lui  adresse  enfin  un  mémoire  par 
lequel  les  consuls  proposent,  au  lieu  de  construire  un 
Hôtel  de  Ville,  de  louer  pour  en  tenir  lieu  la  partie  inoc- 
<îupée  des  logements  de  la  maîtrise,  il  joint  à  cet  envoi 
le  contrat  de  rente  consenti  au  s^  Boyer  de  la  Salle  et 
l'arrêt  du  Conseil  du  22  août  1730,  il  l'invite  à  réunir 
une  assemblée  générale  pour  délibérer  sur  cette  propo- 
sition. M.  Madur  répond  que  le  mémoire  est  l'œuvre  du 
s' CoUangettes  seul,  il  renvoie  à  l'Intendant  ce  mémoire 
au  bas  duquel  les  consuls  de  1741  et  1742  ont  écrit  leur 
désaveu  ;  mémoire  présenté  par  le  s'  CoUangettes,  au 
nom  des  consuls,  où  il  propose  de  louer  pour  l'Hôtel  de 
Ville  les  bâtiments  en  question,  il  y  aurait  encore  de  la 
place  pour  y  installer  l'auditoire  d'une  juridiction  con- 
sulaire dont  le  besoin  se  fait  sentir  à  Ambert;  —  plan  et 
devis  pour  la  construction  de  l'Hôtel  de  Ville  d'Ambert, 
par  Armand  Brivadis,  entrepreneur  demeurant  en  la 
Tille  d'Issoire;  —  délibération,  du  11  juin  1752,  par  la- 
quelle les  habitants  demandent  à  vendre  les  ruines  et 
l'emplacement  de  l'ancien  Hôtel  de  Ville,  et  à  acquérir 
une  autre  maison  appartenant  à  M.  Dalmas,  avocat 
^néral>  pour  servir  au  même  usage  ;  le  surplus  du  prix 
PuY-DR-DÔME.  —  Série  C. 


d'achat  pourrait  être  pris  sur  les  débets  des  comptes  des 
patrimoniaux  ;  mémoire  relatif  à  ces  comptes,  établis- 
sant que  les  consuls  se  tromper^t  en  pensant  trouver 
quelques  ressources  dans  les  reliquats  en  question; 
autre  délibération  du  16  juillet,  lettre  de  M.  de  Moras  à 
M.  Chabrol  pour  la  vérification  desdits  comptes,  son 
intention  «  est  surtout  que  M.  Madur  n'entre  pour  rien 
»  dans  l'exécution  de  son  ordonnance  »  ;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  5  avril  1755,  approuvant  la  délibéra* 
tion  des  habitants  de  la  ville  d'Ambert,  du  17  nov.  1752, 
autorisant  en  conséquence  ladite  ville  à  emprunter  de 
l'Hôtel-Dieu  une  somme  de  3,000  liv.  et  à  acheter,  pour 
servir  d'Hôtel  de  Ville,  une  maison  appartenant  à  la 
demoiselle  Colombier,  sise  rue  et  place  du  Pontel  ;  «— 
correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Intendant,  M.  Teyras 
de  Grandval  et  les  consuls  d'Ambert,  1752-1755. 


C.  18G8.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  13  pièces,  papier. 

17S1-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Ambert  : 
Contentieux.  —  Délibération  des  habitant»  de  la  ville, 
des  faubourgs  et  des  villages  d'Ambert,  composant  une 
même  paroisse,  du  29  mai  1730,  décidant  d'intervenir 
au  procà^i  intenté  par  les  Minimes  de  Chaumont  à  plu- 
sieurs habitants  pour  avoir  refusé  d'acquitter  la  dtme  à 
la  onzième  gerbe;  les  habitants  prétendent  qu'en  vertu 
d'une  transaction  passée  en  1740  la  plupart  des  héri- 
tages ne  la  doivent  qu'à  la  quinzième  ou  à  la  vingtième 
gerbe;  —  correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Intendant 
et  MM.  de  Birante  et  de  la  Salle;  M.  Trudaine  écrit  le 
4  déc.  1731,  qu'après  avoir  vu  le  mémoire  de  M.  de  Ba^ 
rante,  il  est  convaincu  comme  lui  que  les  Minimes  de 
Chaumont  sont  bien  fondés  en  droit,  il  invite  M.  de  la 
Salle  à  montrer  ce  mémoire  aux  habitants  et  les  engage 
à  se  soumettre  ;  —  requêtes  des  consuls  d'Ambert,  1755» 
demandant  à  l'Intendant  d'homologuer  une  délibération 
qu'ils  lui  adressent  pour  assoupir  un  pro(*^  considérable 
pendant  en  la  Sénéchaussée  d'Auvergne  et  dans  lequel 
les  intérêts  de  la  ville  sont  engagés;  —  lettres  de 
MM.  Tardif  Saint-Pardoux,  subdélégué  à  Saint- Amant  ; 
Vimal-Flouvat,  maire  de  la  ville  d'Ambert,  et  inven- 
taire de  pièces  relatives  à  un  procès  entre  la  ville  et  ses 
seigneurs,  le  comte  et  la  comtesse  de  Merle,  <  relative- 
»  ment  aux  murailles,  tours  et  fossés  de  la  ville  d'Am- 
>  bert.  Une  première  contestation  fut  terminée  par  sen- 
»  tence  et  arrêt  confirmatif  d'icelle  des  2Ô  mars  1774  et 
»  19  juillet  1777,  à  la  charge  d'une  redevance  de  20  sols. 
»  Aujourd'hui  ils  voudraient  que  cette  redevance  fût 
»  déclarée  un  cens  en  directe  et  saigneurie  portant  lods 
»  et  ventes,  et  ils  ont  pris  en  conséquence  la  voye  de 

18 


1 


188  ARCHIVES  DU 

>-  rinterprétation  d'arrêt,  tandis  que  par  le  terrier  de 
»  M.  et  M"«  de  Merle,  de  Tannée  1762,  la  redevance 
»  n'affecte  que  les  fossés  à  20  sols ,  et  ordinairement 
»  quand  il  s'agit  de  cens»  ils  ne  manquent  jamais 
»  d'énoncer  cens  annuel  et  rçddituel  en  tous  droits  de 
»  directe  seigneurie,  usage  de  chevalier,  etc.  >;  M.  de 
Chazerat  refuse,  le  8  mars  1774»  d*homologuer  la  déli- 
bération par  laquelle  les  habitants  demandent  que  l'af- 
faire portée  au  Parlement  soit  renvoyée  devant  les  juges 
dé  Riom  a  ce  seroit  multiplier  les  frais  que  de  les  auto- 
y^  riser  »;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  7  juin  1785, 
qui  ordonne  l'imposition  en  trois  années  de  la  somme  de 
4^<594  liv.  sur  les  habitants  d'Aœbert,  ï)Our  payer  les 
frais  du  procès  mu  entre  ladite  ville  et  le  comte  et  la 
comtesse  de  Merle  au  sujet  du  triage  des  communaux. 

C.  1869.  (Liasse.)—  23  pièces,  papier;  1  cachet. 

1750-177^1.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 

—  Divers  :  —  lettre  de  M.  Madur,  1750,  au  sujet  d'une 
requête  des  fermiers  de  la  leyde,  se  plaignant  que  les 
habitants  refusent  de  payer  le  droit  de  leyde  sous  pré- 
texte qu'ils  n'ont  porté  les  grains  au  marché  que  sur 
ordre  de  l'Intendant  et  qu'ils  sont  dispensés  du  droit 
pour  les  grains  qu'ils  vendent  dans  leurs  greniers  ;  l'In- 
tendant déclare  qu'ils  devront  payer  6  den.  par  carton; 

—  délibération,  lettre  et  requêtes  présentées  à  Tlnten- 
dant  et  au  Contrôleur  général  par  les  habitants  d' Am- 
bert pour  la  suppression  du  droit  de  leyde  :  tant  que  ce 
droit  subsistera  les  marchés  d'Ambert  seront  mal  ap- 
provisionnés,  la  région  ne  produisant  pas  assez  de 
grain»  <  le  marché  de  cette  ville  est  destiné  par  sa  posi- 
»  tien  à  approvisionner  un  grand  nombre  de  fabriques, 
»  villes,  bourgs  et  villages  ;  il  n'y  en  a  point  d'autres  i 
»  plusieurs  lieux  aux  environs,  et  lorsque  la  crainte  du 
»  droit  de  leyde  en  écarte  le  grain,  ce  qui  n'arrive  que 
»  trop  souvent,  une  partie  de  nos  manufactures  à  pa- 
»  pier  et  autres  sont  abandonnées,  le  reste  languit  et 
»  des  milliers  de  bras  utiles  à  l'État  sont  réduits  à 
»  chercher  dans  la  mendicité  des  secours  que  le  défaut 
»  de  travail  leur  otte  »;  l'élévation  du  prix  de  la  main- 
d'œuvre  qui  est  aussi  une  conséquence  de  cette  disette 
des  grains  rend  difficile  aux  fabricants  la  concurrence 
avec  l'Allemagne  et  avec  l'Angleterre  ;  ce  droit  de  leyde 
d'ailleurs  fondé  sur  des  titres  équivoques  et  auquel  on 
s'efforce  de  donner  de  Textensiou  est  la  source  de  nom- 
breux procès  ;  ils  demandant  à  détruire  ce  droit  par 
remboursement,  comme  les  villes  de  Clermont,  Riom  et 
Brioude  ont  été  autorisées  à  le  faire;  ils  offrent  de 
payer  le  tiers  de  la  somme  nécessaire,  le  reste  devant 
être  rejeté  sur  les  autres  collectes  de  l'élection,  1771  ; 


PUY-t)E-DOME. 

—  lettre  de  M.  Madur,  1752,  au  sujet  de  la  sonnerie 
des  cloches  :  il  est  d'usage  que  les  habitants  des  Til-- 
lages  viennent  tour  à  tour  à  Ambert  au  nombre  d^une 
quinzaine  pour  y  sonner  les  cloches  en  cas  d'orage,  ils 
y  restent  de  6  heures  du  matin  à  6  heures  du  soir  ;  les 
habitants  de  la  ville  par  quartiers  sont  chargés  do 
même  service  de  6  heures  du  soir  à  6  heures  du  matin  ; 
quelques  habitants  de  la  rue  de  Goye  dont  c'était  le 
tour,  le  s' Brugeron,  recteur  de  l'Hôtel-Dieu,  le  s' Ghan^ 
temerle,  changeur  en  titre,  et  quelques  autres  ont  re- 
fusé de  foire  ce  service  sous  prétexte  que  leur  charge 
les  en  exemptait;  M.  Madur  demande  à  ce  sujet  une 
décision  de  llntendant  que  le  procureur  d'office  et  lui 
feront  respecter;  cette  abstention  a  excité  d'autant  plus 
de  rumeur  que  la  foudre  a  tué  un  homme  dans  la  ban- 
lieue, «  il  en  est  icy  comme  dans  la  Limagne,  on  veut 

>  de  la  sonnerie  pendant  le  mauvais  tems. . .  La  béné- 

>  diction  des  cloches  peut  être  un  objet  pour  cette  son-^ 
»  nerie  dans  le  mauvais  tems,  mais  il  est  à  sçavoir  si 
»  leur  bruit  peut  l'écarter  »  ;  l'Intendant  décide  que 
les  exemptions  prétendues  sont  sans  valeur;  ceux  qui 
ne  veulent  pas  y  aller  en  personne  peuvent  se  décharger 
en  payant  un  abonnement  de  15  à  20  sols  a  depuis  la 
»  croix  de  may  jusqu'à  la  croix  de  septembre  que  For- 
»  dre  pour  la  sonnerie  en  cas  de  mauvais  tems  est  pu- 
»  blié  au  prône  chaque  dimenche  >;  —  lettres  de 
M.  Madur,  1753,  se  plaignant  que  les  officiers  d*une 
compagnie  bourgeoise,  formée  dans  cette  ville  sans  l'au- 
torisation de  l'Intendant,  aient  fait  battre  la  caisse  dans 
les  rues  de  la  ville  sans  en  demander  la  permission  à 
M.  Madur  ni  au  procureur  fiscal  ;  délibération  des  ha- 
bitants d'Ambert,  du  15  juin  1751,  nommant  des  offi-^ 
ciers  €  pour  former  une  compagnie  de  jeunes*  gens  ma- 
»  ries  ou  garçons  pour  aller  à  la  rencontre  de  M*'  de 
»  Moras  ;  et  lesdits  officiers  seront  nommés  pour  assis* 
»  ter  à  la  procession  de  la  Fête-Dieu  ou  à  la  rencontre 
»  des  personnes  de  marque  qui  pourroient  venir  en 
»  cette  ville  >  ;  les  officiers ,  nommés  à  vie ,  sont 
MM.  Michel  et  André  Yimal  frères,  capitaine  et  lieu- 
tenant ,  Annet  Collangettes ,  sous-lieutenant,  et  Jean 
Vimal  aîné,  porte-enseigne  ;  l'Intendant  décide  que  la 
compagnie  bourgeoise  devra  demander  pour  battre  la 
caisse  Tautorisation  des  juges  des  lieux;  lettre  des, 
frères  Vimal,  déclarant  que  la  compagnie  cessera  de  se 
réunir,  ils  se  plaignent  vivement  des  procédés  de 
M.  Madur;  —  lettre  de  l'Intendant  et  réponse  de  M.  Ma* 
dur,  1754,  au  sujet  de  deux  délibérations  dont  les  ha- 
bitants d*Ambert  demandent  l'homologation,  l'une  con- 
cerne <  la  conservation  du  tronc  appelle  des  bonnes 

>  âmes  dans  l'églize  de  Saint-Jean  de  cette  ville,  pour 
»  en  être  le  produit  employé  en  messes  et  offices  pour 


j 


SÉRIE  C.  -^  INTBND.VNCE  D'AUVERGNE. 


id» 


»  eUes  »  ;  l'autre  est  rekitive  à  IV ntretien  des  enfants 
ée  chœur. 


C.  1870.  [Cahier.)  —  Ia-fo1io;  18  feuillets,  papier. 

1M4I-1MII.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
*  Comptes.  —  Expédition  délivrée  le  7  janvier  1666 
à  Ignace  Lbéritier,  du  compte  des  consuls  d'Ambert 
pour  l'année  1630,  apuré  en  1648  par  les  auditeurs  des 
comptas,  révisé  en  1654  par  devant  Baltiiazar  d'Aureile, 
tiailli  d'Ambert,  à  la  requête  des  intéressés,  plus  d*un 
état  de  vérification  des  dettes  dudit  Ambert,  dressé  e^ 
1.6fô  en  exécution  des  ordonnances  de  M.  Iiofèvre  de  la 
Barre,  intendant  d'Auvergne  ;  —  résumé  du  compte  : 
recette,  18.437  liv.  17  sols  6  den.  et  388  septiers  6  car- 
tons seigle;  dépense  18,855  liv.  4  sols  4  den.,  et  356  se- 
tiers  6  cartons  6  coupes  et  demie  seigle  ;  —  parmi  les 
dépenses,  on  remarque  :  135  liv.  8  sols  pour  dépense 
faite.au  logis  de  Jean  Daucrois,  bote  de  lad.  ville,  lors 
de  la  transaction  passée  avec  les  PP.  Minimes;  316  liv. 
13  sols  6  den.  payés  auxdits  religieux  pour  le  terme 
46  la  fête  de  saint  Jean-Baptiste  de  Tannée  1631  ;  50  liv. 
I»ayées  au  s'  Roux  Favier,  père  temporel  des  RR.  PP. 
RécoUets  de  cette  ville,  faisant  moitié  de  la  somme  qu*on 
a  eotttume  de  payer  au  prédicateur  de  carême  et  ce 
pour  l'année  1629. 

G.  1871 .  (Liasse.)  —  38  pièces,  papier,  dont  7  cahiers 
de  84  feuiHets  ;  3  cachets. 

fl€S5-16M.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  des  années  de  1655  à  1658,  rendus  en  1683. 
,  non  clos  ni  arrêtés  ;  point  de  pièces  justificatives  des 
dits  comptes  :  —  compte  de  1655  rendu  devant  M.  Dal- 
bignat,  conseiller  du  roi  en  l'Élection  de  Clermont, 
commissaire  subdélégué  par  M»'  de  Malon,  intendant 
d'Auvergne  :  recettes,  10.777  livres  pour  les  sommes 
«  imposées  par  les  comptables  dans  la  ville  d'Ambert, 
»  conjointemant  avec  les  collecteurs  des  villages  dudit 
>  Ambert  qui  estoient  en  lad.  année  Joints  et  hunis  à 
»  ladite  ville  »  ;  403  liv.  provenant  de  l'a.^'sence  du  cour- 
tage ;  —  dépenses  :  18  liv.  pour  les  gages  du  valet  de 
▼ille  et  portier  d'icelle  ;  3  liv.  k  Jean  Roddier,  commis- 
satire  des  chemins;  28  liv.  pour  réparations  au  pont  de 
la  Dore;  36  liv.  pour  un  présent  de  sucre  et  de  confi- 
tares  à  la  dame  de  Laurat,  non  compris  les  frais  du 
Yoyage  à  Hochebaron  où  était  ladite  dame.  —  Compte 
de  1656,  dépenses  1,910  liv.  pour  les  intérêts  des 
sommes  dues  par  la  ville  i  MM.  de  Moreau,  écuyer  ; 
Delaire,  conseiller  du  roi  en  l'Élection  d'issoire;  Tbo- 


noi^t,  aussi  conseiller  en  ladite  Élection  ;  Morel  de  la 
Bess^yre  ;  Yernazon,  receveur  des  consigoations  à  Riom> 
aux  dames  religieuses  de  cette  ville,  etc.  ;  7  liv.  10  sol» 
poqr  la  visite  du  procureur  de  la  Santé;  458  liv.  pour, 
les  non-valeurs  du  quartier  de  La  Masse  ;  nombreux 
voyages  pour  éviter  le  logement  de  gens  de  guerre,  du 
r^iment  Royal-infanterie  ;  la  dépense  liquidée  par  M.  de 
Garibal,  intendant  d'Auvergne,  est  portée  en  recette  et 
en  dépense,  mais  les  voyages  faits  par  les  consuls,  les 
cadeaux  faits  restent  à  la  charge  de  la  commune; 
30  sols  pour  deux  bouteilles  de  vin  du  Rivage  envoyée» 
A  Monseigneur  à  non  entrée;  22  liv.  3  sols  6  den.  pour 
réparation  à  l'hôtel  commun  et  à  Thôtel  de  la  confrérie 
Notre-Dame;  réparations  au  pont-levis  de  la  Confrérie. 
—  Compte  de  1657  rendu  devant  M.  Dalbignat  :  les 
comptables  rappellent  «  que  par  la  commission  du 
»  27  janv.  1657  esmané  de  Monseig'*de  Garibal  pour 

>  lors  intandant  en  province,  il  a  esté  mandé  d'impos^er 

>  la  somme  de  31,407  liv.  tant  sur  les  habitants  de  la 
»  ville  que  parroisse,  et  que  sur  les  habitants  de  lad. 
»  ville  il  a  esté  imposé  suivant  le  roolle  qui  en  a  esté 
»  fait  par  lesd.  consulz  en  charge  devant  le  s**  Guérin 
»  présidant  en  lad.  eslection  la  ^omme  de  12,450  liv. 
)►  11  sols  »;  il  ^  été  imposé  de  plus  pour  la  crue  du  s** 
de  Caudale,  gouverneur  de  la  province,  crues  du  pays, 
dotation  du  collège  de  Clermont  la  somme  de  1,863  liv. 
18  sols  3  den.  ;  —  dépenses  :  50  sols  payés  au  s'  Roddier 
€  pour  avoir  esté  conduire  Messieurs  le  compte  de  Cou*- 
»  zage  et  du  Chambon  de  ceste  ville  en  celle  de  Brioude 
»  ou  pour  une  collation  à  Chadernolies  »  ;  dépenses  di- 
verses pour,  le  soutien  du  procès  de  séparation  poursuivi 
par  les  habitants  des  villages  contre  le  corps  commua 
de  la  ville;  213  liv.  payées  à  Jacques  Brunel,  hôte  du 
logis  Notre-Dame  à  Issoire  pour  la  dépense  faite  par  les 
consuls  et  autres  pendant  qu'ils  procédaient  à  Timposi* 
tion  de  leur  année  par  devant  le  s' président  Guérin  ;  ua 
très  grand  nombre  des  articles  de  dépense  sont  relatifs 
k  des  procès  en  surtaux  intentés  contre  la  ville  par  dif- 
férents iiarticuliers.  —  Compte  de  1658,  dépenses  : 
30  liv.  pour  les  gages  du  secrétaire;  12  liv.  pour  la 
garde  du  bétail  de  la  ville  ;  136  liv.  pour  les  réparations 
aux  murailles  et  tours,  et  pour  la  suppression  du  cime- 
tière de  relise  Notre-Dame.  —  Procès  par  devant  la 
Cogr  des  aides  entre  les  consuls  de  1656  et  ceux  de  1661 
relativement  i  la  reddition  des  comptes  de  1656. 


\ 


C.  1872.  (Liasse.)  —  8  cahiers,  papier;  69  feuillets  écrits. 

1659*1  MS  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
-  Comptes  des  années  1659  et  1661-1663,  rendus  en 


l40  ARCHIVES  DU 

1083,  non  clos  ni  arrêtés;  —  compte  de  1659 , 
recettes  13,806  liv.  9  s.  3  den.,  dépenses,  14,762  liy. 
4  sols  2  den.  ;  parmi  les  dépenses,  on  remarque  50  liv. 
.  fBjées  aux  capitaines  de  deux  compagnies  du  r^iment 
de  M^  de  Guise  qui  devaient  loger  pendant  une  nuit  en 
cette  yille;  20  liy«  dépensées  au  feu  de  joie  qu'on  a 
coutume  de  faire  la  veille  de  la  Saint- Jean;  30  liv. 
pour  le  voyage  fait  par  les  consuls  <  en  la  ville  de  Cler- 

>  mont  pour  présenter  requête  à  Monseig'  de  la  Barre, 
»  intandant>  à  faire  loger  les  gens  de  guerre  qui  es- 
»  toient  dans  lad.  ville  chez  les  redevables  aux  tailhes, 
»  ce  qu'il  ordonna  par  son  ordonnance  du  16  mars 
»  1660  »;  8  liv.  au  forgeron  pour  réparation  des  chaînes 
du  pont-levis  «  ou  pour  avoir  rapiessé  les  pots  de  cuivre 
»  de  lad.  ville  à  mezurer  le  vin  ».  —  Compte  de  1661, 
dépenses  :  6  liv.  15  sols  pour  avoir  acommodé  Thorloge 
et  montre  qui  est  en  l'église  Notre-Dame;  300  liv.  pour 
les  frais  faits  par  les  consuls  «  au  subjet  de  quelque 

>  émotion  arrivée  dansceste  ville  entre  M.  Guillaume 

>  Deschamps,  propriétaire  par  engagement  du  droit  de 
»  marque  de  papier  qui  se  fabrique  dans  la  gennéra- 
»  litté  d'Auvergne^  et  les  maistres  pappetiers.  »  —  Dé- 
penses de  ^662  :  1,766  liv.  payées  au  s*^  commandant 
de  la  Rabilière  ou  pour  sa  dépense,  y  compris  un 
voyage  à  Paris  pour  obtenir  le  délogement  de  ladite 
garnison  ;  100  liv.  pour  la  réparation  du  grand  conduit 
et  aqueduc  de  la  ville  ;  —  dépenses  de  1663  :  50  liv. 
pour  achat  de  sucre  et  confitures  que  lesdits  consuls 
furent  présenter  à  M°®  de  Laurat,  dame  d'Ambert,  au 
lieu  du  Cluzel;  22  liv.  payées  pour  la  prédication  de 
TAvent  par  un  des  PP.  Récollets,  et  26  liv.  5  sols  pour 
un  diner  offert  audit  prédicateur  et  à  toute  la  commu- 
nauté des  Récollets;  221  liv.  «  en  louis  d'or  dans  une 

>  bource  de  eoye  en  broderye  comprins  vingt  solz  pour 
»  la  valleur  d'icelle,  en  ayant  esté  fait  un  présant  à  une 
»  personne  de  qualité  en  faveur  de  laquelle  M^"  le  ma- 
»  réchal  d'Aumont  avoit  obtenu  l'ordonnance  de  deslo- 
»  gement  de  la  compagnie  de  cavalerye  de  Brissat  »  ; 
100  liv.  pour  la  réparation  de  la  tour  de  Gourguet  dans 
les  murailles  de  la  ville;  60  liv.  pour  le  voyage  des 
quatre  consuls  mandés  à  Riom  par  M.  de  Pomereu,  in- 
tendant, qui  leur  demanda  si  le  comte  de  Laurac  n'avait 
pas  logé  M.  d'ËsplQchal  lors  du  mariage  de  M"*  Domey- 
rat,  sa  sœur,  les  consuls  répondirent  négativement» 


C.  1873.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  34  pièces^  papier, 
dont  8  cahiers  de  84  feuillets. 

1664-16SS.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  de  1664,  1665, 1666,  1667,  rendus  en  1683, 
non  clos  ni  arrêtés,  avec  quelques  pièces  justificatives: 


PUY-DE-DOME. 

—  compte  de  1664,  dépense  :  20  liv.  pour  la  dépense 
faite  en  procédant  à  Timposition  du  second  rôle  ;  20  liv. 
pour  la  façon  et  expédition  dudit  rôle  ;  15  liv.  pour  les 
frais  du  voyage  fait  en  la  ville  dlssoire  pour  foire  si- 
gner ledit  rôle  ;  30  liv.  pour  la  signature  dudit  rôle 
«  et  pour  les  droits  de  MM.  les  esleus  à  cause  des  inté- 
»  rests  imposez  et  deubz  par  lad.  commune»;  —  compte 
de  1665,  dépenses  :  plusieurs  articles  relatifs  aux 
voyages  et  autres  frais  faits  pour  poursuivre  l'exécu- 
tion de  Tarrêt  du  Conseil,  du  27  sept.  1664,  qui  prononce 
la  désunion  des  faubourgs  et  villages  d'avec  la  ville; 
40  liv.  pour  un  voyage  fait  à  Riom  où  les  consuls  pré- 
sentèrent requête  à  Tlntendant  tendante  à  ce  que  tous 
les  créanciers  de  la  ville  eussent  à  Justifier  de  leurs 
créances  par  devant  ledit  Intendant  ;  plusieurs  autres 
articles  ont  trait  à  la  vérification  des  dettes  de  la  ville; 

—  compte  de  1667,  recette  :  10,718  liv.  3  sols,  dépense  : 
11,831  liv.  3  sols  6  den.  ;  parmi  les  dépenses  on  re- 
marque :  61  liv.  10  sols  pour  les  revenus  d'une  anné& 
dune  somme  de  1,230  liv.  empruntée  «  tant  des  véné- 
»  râbles  curés  et  prêtres  de  la  communaulté  dud.  Am- 
»  bert  que  de  M.  Claude  Buisson  »  ;  891  liv..  17  sols 
pour  les  intérêts  des  sommes  dues  par  la  ville  à  divers; 
25  liv.  payées  à  M.  Jean  Chabrier,  maître  écrivain  de 
lad.  ville  pour  ses  gages  ordinaires;  10  liv.  pour  les 
frais  fournis  par  les  consuls  en  11  instances  de  surtaux 
contre  eux  intentées  par  divers  habitants;  598  liv* 
4  sols  dépensés  pour  logement  des  gens  de  guerre; 
112  liv.  14  sols  pour  solliciter  le  délogement  desdits 
gens  de  guerre;  —  compte  de  1668,  avec  pièces  justifi- 
catives; dépenses  :  30  sols  payés  au  tambour  de  ville; 
204  liv.  3  sols  6  den.  dépensés  pour  recevoir  à  Ambwt 
l'Intendant  ainsi  que  Tévêque  de  Saint-Flour  et  les  au- 
tres seigneurs  et  gentilshommes  qui  étaient  à  sa  suite  ; 
24  liv.  dépensées  par  les  consuls  en  accompagnant  l'In- 
tendant jusqu'à  Issoire;  60  liv.  <  pour  une  charge  de 
»  chandelle  ou  fromage  dont  la  ville  voulut  qui  fust  foit 
>  présant  par  lesd.  comptables  à  un  homme  de  qualité 
»  de  la  ville  de  Riom  »  ;  263  liv.  pour  non-valeurs  sur 
les  impositions  (grand  rôle)  ;  143  liv.  3  sols  pour  non- 
valeurs  sur  les  impositions  (second  rôle);  parmi  les 
pièces  justificatives,  copie  d'une  sentence  du  sénéchal 
d'Auvergne  de  Tannée  1626,  contre  les  consuls  d' Am- 
bert et  les  Récollets  de  la  même  ville,  en  faveur  da 
s**  Martial  Colombier;  ce  dernier  se  plaignait  d'uiie 
usurpation  commise  sur  ses  héritages  par  les  Récolleta 
établis  depuis  peu  par  le  seigneur  et  la  ville  dans  le  ci- 
metière de  la  Saigne,  «  cimetière  où  l'on  avoit  coutume 
»  d'ensevelir  les  morts  en  temps  de  contagion  »  ;  au 
pied  dudit  acte  quittance  délivrée  aux  consuls  de  Tan- 
née 1668  par  Benoit  Colombier,  fils  de  Martial. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


141 


G.  1874.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  50  pièces,  papier. 

1M9-1MS.  —  Afpairbs  communai.es.  —  Ambert. 
—  Comptes  de  1669  et  1670  rendus  en  1683  par  devant 
M.  Dalbignat»  élu  en  TÉlection  de  Clermont,  commis 
par  l'Intendant  pour  Taudition  des  comptes  de  Téiection 
d*ls80ire.  —  Compte  de  1669  (deux  copies  qui  offrent 
quelques  variantes)  et  pièces  justificatives;  dépenses  : 
55  sols  payés  à  Antoine  Jacobt  «  tant  pour  sonnerie  par 
»  luy  faitte  au  temps  de  la  récolte  à  cauze  de  la  foudre 
»  et  tonnerre  pour  la  conservation  des  firuits  de  la 
»  terre  »  que  pour  réparations  à  l'horloge;  78  liv.  13  sols 
restant  i  payer  de  la  cote  de  M.  Jean  Combes  que  la 
ville  a  décidé  de  ne  point  demander  à  cause  des  services 
à  elle  rendus  par  ledit  Jean  Combes;  12  liv.  10  sols  pour 
réparations  au  portail  et  au  pont-levis  de  la  porte  du 
Marché.  Parmi  les  pièces  justificatives  de  ce  compte»  on 
remarque  :  un  rôle  des  deniers  imposés  pour  le  paiement 
de  partie  des  dettes  de  la  ville,  lesquelles  ont  été  liqui*- 
dées  par  M^  de  Fortia,  le  38  août  1666»  à  la  somme  de 
17,837  liv.;  une  quittance  de  la  sœur  Philiberte  de 
Saint-Paul,  supérieure  des  Ursulines  d'Ambert;  — 
compte  de  1670  (plusieurs  copies  avec  variantes)  et 
pièces  justificatives  dudit  compte;  dépenses  :  14  liv. 
pour  les  répiarations  du  pont-levis  de  la  porte  du  Chi- 
cot; 6  liv.  pour  le  voyage  d'un  homme  envoyé  par 
Ms'  Le  Camus»  intendant,  pour  avertir  tous  les  maîtres 
papetiers  d'aller  trouver  ledit  Intendant  ;  30  liv.  payées 
aux  Récollets  pour  la  dépense  qu'ils  firent  lors  de  la 
canonisation  de  saint  Pierre  d'Alcantara  ;  parmi  les  piè- 
ces justificatives  de  ce  compte,  on  remarque  :  plusieurs 
copies  de  délibérations  relatives  au  choix  du  prédica- 
teur, à  l'assence  du  courtage,  au  logement  des  gens  de 
guerre,  à  la  construction  d'un  pont  sur  le  ruisseau  de 
Chicot,*  aux  procédures  pour  le  fait  d'impositions; 
une  requête  adressée  à  Tévêque  de  Clermont  par  Benott 
Artauld,  Antoine  Favier,  Benoit  Lachenaud,  Antoine 
Vimal,  Bérald  Roux,  Pierre  Astier,  Jacques  Buisson, 
Georges  Dupuy,  Georges  Mathias  et  Antoine  Chabrier, 
prêtres  de  la  communauté  de  Saint-Jean  de  la  ville 
d'Ambert,  demandant  la  réduction  du  nombre  des  prê- 
tres qui  forment  ladite  communauté,  vu  le  peu  de  re- 
venus qu'ils  ont  pour  subsister. 


C.  187».  (Liasse.)  —  i  pièce,  parch.  ;  109  pièces,  papier; 

2  cachets. 

(165fl)-1670-16M.  —  Affaires  communales.  — 
Ambert.  —  Compte  de  1671,  rendu  en  1683  par  devant 


M.  Dalbignat,  non  clos  ni  arrêté.  —  Pièces  justificatives 
dudit  compte  :  délibération  portant  nomination  •  des 
consuls  pour  l'année  1671  ;  quittances  des  receveurs  des 
tailles  ;  —  quittance  de  la  sœur  Marguerite  de  Jésus- 
Maria,  supérieure  de  Saint-Ursule  d'Ambert  pouï*  la 
rente  que  la  ville  leur  doit;  —  quittance  du  s' Peschiei*, 
père  temporel  des  Récollets  d'Ambert,  de  la  somme  de 
22  liv.  pour  la  prédication  de  l'A  vent  ;  —  délibération 
portant  nomination  d'un  recteur  à  l'Hôtel-Dieu,  et  au- 
tres objets;  —  requête  présentée  à  l'Intendant  pour 
obtenir  l'autorisation  d'un  rôle  supplémentaire  (paie- 
ment des  dettes  de  la  ville»  gages  du  secrétaire,  etc.)  ; 
les  articles  que  l'Intendant  a  refusé  d'approuver  sont 
bâtonnés;  —  requête  à  M.  de  Marie,  intendant,  pour 
l'exécution  de  l'arrêt  du  Conseil,  du  30  oct.  1667,  por- 
tant permission  d'imposer  sur  les  habitants  de  la  ville 
et  des  villages  en  dix  années  la  somme  de  41,280  liv. 
pour  être  payées  aux  créanciers  desd.  ville  et  villages  ; 
—  inventaire  des  pièces  justificatives  du  compte;  —  co- 
pie d'une  ordonnance  de  468  liv.  2  sols  sur  le  trésorier 
général  de  Textraordinaire  des  guerres,  accordée  aux 
habitants  d'Ambert  par  l'Intendant  pour  rembourse- 
ment des  étapes  fournies  à  plusieurs  compagnies  des 
régiments  de  Jonzat,  de  Conti  et  autres  ;  —  ordonnance 
de  révoque  de  Clermont,  du  25  février  1671,  recevant 
les  habitants  d'Ambert  opposant  à  la  demande  en  ré- 
duction du  nombre  des  prêtres  communalistes;  —  état 
des  revenus  des  prêtres  de  la  communauté  d'Ambert  ; 
redevances  par  Antoine  Douchaux  et  Pierre  Montgol- 
fier,  8  liv.  J7  sols  6  den.;  par  M.  de  TremeoUes  pour 
l'ofilce  de  saint  Antoine  de  Padoue,  7  liv.  ;  par  noble 
Antoine  de  la  Gravière,  17  liv.  3  sols  3  den.  ;  par  An- 
toine Le  Blanc,  de  Viverols,  19  liv,  13  sols  6  den.,  etc.  ; 
au  total,  2,156  liv.  17  sols  11  den.  ;  les  charges  s'élèvent 
à  315  liv.  17  sols;  à  la  suite  bail  d'assence  desdits  re- 
venus ;  délibération  de  la  ville  relative  à  la  demande  de 
réduction  du  nombre  des  prêtres;  —  bail  d'assence  du 
droit  de  courtage  à  510  liv.  ;  —  expédition  de  deux  or- 
donnances de  police  rendues  par  B.  d'AureUe,  bailli  et 
lieutenant  d'Ambert,  l'une  du  6  mai  1652  portant  taxe 
et  règlement  pour  la  vente  du  pain  blanc,  pain  jaune 
ou  charin  fin,  charin  commun,  bis  ou  tourte,  etc.,  et 
réglementant  la  vente  des  grains  au  marché;  l'autre, 
du  13  avril  1665,  défendant  aux  hôteliers  et  cabaretiers 
de  vendre  le  vin  que  dans  des  mesures  échantillonnées 
et  marquées  aux  armes  du  seigneur  ;  réglant  le  pacage 
dans  les  communaux  ;  interdisant  aux  cabaretiers  de 
donner  à  boire  pendant  les  ofilces,  et  décidant  enfin  que 
nul  étranger  ne  sera  reçu  habitant  qu'il  n'ait  en  évi- 
dence de  quoi  payer  3  liv.  au  principal  de  la  taille;  — 
quittances  des  créanciers  de  la  ville  pour  los  intérêts 


142 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


qui  leur  sont  dus;  —  certiflcats  des  consuls  attestant 
s  qu'ils  ont  fait  la  reveue  de  la  compaignie  du  s' de 
^  Cbastelbon»  capitaine  au  régiment  d*infanterie  de 
»  Montpezat  qui  a  ordre  du  Roy  de  faire  son  lieu  d'AS- 
»  semblée  pendant  dix  jours  en  lad.  i^ille  d'Ambert, 
»  suivant  la  lettre  de  cachet  du  28  juillet  audit  an  »; 

—  copie  d'un  ordre  du  roi  relatif  au  logeiUent  de  gens 
de  guerre;  —  pièces  de  procédure,  exploits,  jugements, 
etc.;  —  procès  entre  François  Coindet,  notaire  royal; 
Jean  Guilhomon,  marchand  ;  Grégoire  Dapsol,  cordon- 
nier, et  Jean  Basson,  potier  d'étain,  et  les  fermiers 
de  la  leyde. 

C.  1876.  (Liasse.)  —  25  pièces,  papier. 

lêlS«t6M.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 

—  Comptes  de  1672  à  1675,  rendus  en  1683,  non  clos 
ni  arrêtés  (plusieurs  copies  de  chaque  compte  avec  va- 
riantes; pièces  justificatives:  —  dépenses  de  1672  : 
3  liv.  pour  une  consultation  d'avocat;  200  liv.  pour 
non- valeurs  des  débiteurs  insolvables;  22  liv.  pour  la 
dépense  du  voyage  fait  en  la  ville  de  Clermont  «  suivant 
»  la  lettre  de  Messieurs  les  échevins  pour  l'assemblée 
>  généralle  du  païs,  et  de  là  à  Riom  pour  voir  M.  Rol- 
»  let  pour  la  réparation  du  pont  »  ;  25  liv.  14  sols  pour 
les  robes  faites  aux  valets  de  ville  ;  —  dépenses  de  1673  : 
100  liv.  payées  au  s"  Marcilhan  de  Chambaron.  capi- 
taine, pour  son  ustensile  ;  100  liv.  pour  les  dépenses  de 
plusieurs  procès  en  surtaux;  —  dépenses  de  1675  : 
91  liv.  11  sols  pour  réparations  au  pont  de  la  Rivière; 
9  liv.  10  sols  à  M.  Roilet,  trésorier  général  de  France, 
qui  était  venu  visiter  les  réparations  des  ponts  d'Am- 
bert  et  de  Marsac. 


C.  1877.  (Liasse.)  —  84  pièces,  papier;  10  cachets. 

1676-1 MS.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  de  1676  à  1682,  rendus  en  1683,  non  clos 
ni  arrêtés  (plusieurs  copies  de  chaque  compte  avec 
variantes),  et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  1676  : 
recette,  13,780  liv.  9  sols  9  den.  ;  dépense,  14,517  liv. 
14  sols  4  den.  ;  les  recettes  comprennent  les  sommes 
imposées  sur  la  ville  pour  la  taille  et  crues  et  le  prix 
d'assence  du  droit  de  courtage  ;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  300  liv.  employée  à  poursuivre 
€  un  très  grand  nombre  de  procès  »  ;  —  dépenses  de 
1677  :  intérêts  payés  à  divers  créanciers  de  la  ville  : 
28  liv.  1  sol  6  den.  à  Benoit  Celeyron,  25  Ilv.  à  Antoine 
Pelissier,  20  liv.  à  la  veuve  Quisson,  86  liv.  15  sols  6  den. 
à  l'Hôtel-Dieu ,  8  liv.  10  sols  9  den.  à  Jean  Lhéritier  et 


à  Claude  Mayet;  289  liv.  13  sols  pour  les  6  deniers  pour 
livre  attribués  aux  collecteurs  par  Sa  Majesté  pour  droit 
de  levée  des  -sommes  imposées  ;  —  dépenses  de  1678  : 
10,080  liv.  payées  au  s'  Cohade  de  Villeneuve,  receveur 
des  taiUes  en  l'élection  dlssoire,  pour  le  principal  de  la 
taille  ;  70  liv.  tant  pour  les  fc^ges  du  secrétaire  de  la 
ville  que  pour  Ifi  façon  d*an  rôle  de  quatre  ca^iiers  ; 
58  liv.  8  sols  6  den.  payés  pour  la  dépense  laite  tant  par 
M.  de  Marie,  lorsqull  vint  à  Ambert  pour  passer  ea 
revue  la  compagnie  du  marquis  de  Villars,  que  par  ledit 
marquis  qui  coucha  deux  nuits  en  cette  ville;  —  parmi 
les  pièces  justificatives  du  compte  de  1679,  on  remarque  : 
4es  quittances  des  receveurs  des  taiUes  ;  des  lettres  de 
MM.  de  Marie,  intendant,  et  Seurrat,  secrétaire  de  ria- 
tendant  ;  un  ordre  du  *roi  pour  le  logement  des  gens  de 
guerre  ;  des  délibérations  ;  des  pièces  de  procédure  reta- 
tives  à  des  demandes  en  surtaux ,  etc.  ;  —  dépenses  de 
1682  :  somme  de  19  liv.  10  sols  pour  les  frais  de  cûiq 
contraintes  faites  contre  les  consuls  par  lé  receveur  des 
tailles  nonobstant  «  les  extraordinaires  payements  qulle 
€  furent  obligés  de  luy  faire  ladite  année  »;  187  liv. 
11  sols  3  den.  pour  l'achat  et  la  façon  de  quatre  robes 
pour  le  consulat. 

C.  187S.  (Liasse.)  —  106  pièces^  pap.  [partie  en  mauvais  état). 

lll§-t7S9.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  des  années  de  1718  à  1726,  rendus  en  exé- 
cution d*une  ordonnance  de  l'Intendant  du  22  mars 
1733,  et  arrêtés  par  Tlntendant  en  1735  :  —  compte  de 

1718  :  recette,  685  liv.,  prix  d'assence  du  droit  de  cour- 
tage ;  dépense ,  460  liv.  6  sols  ;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  :  8  liv.  pour  l'entretien  des  fontaines;  120  liv. 
payées  i  Etienne  Pâtre  pour  avoir  fait  de  grandes  répa- 
rations aux  deux  horloges  de  la  ville;  —  compte  de 

1719  :  recette,  710  liv.  ;  dépense  aflîrmée  par  les  comp- 
tables, 1,502  liv.  15  sols  ;  l'Intendant  réduit  lé  chapitre 
de  dépense  à  476  liv.  15  sols,  le  principal  retranchement 
consiste  en  Tarticle  des  non- valeurs  sur  les  impositions 
que  les  comptables  portaient  à  806  livres;  —  dépenses 
de  1720  :  25  liv.  pour  le  loyer  de  la  maison  curiale; 
275  liv.  dépensées  pour  la  visite  de  M.  Boucher,  inten- 
dant, et  vin  d'honneur;  cet  article  est  rayé  par  l'Inten- 
dant, «  attendu  que  M.  Boucher  n'a  fait  sa  visite  dans 
>  la  ville  d*Ambert  qu'on  1718  »;  180  liy.  pour  la  visite 
de  M.  le  vicomte  de  Beaune  lors  de  la  contagion  et  vin 
d'honneur,  article  rayé  également,  <  M.  le  vicomte  de 
»  Beaune  n'ayant  été  à  Ambert  qu'en  1721  »  ;  50  liv. 
pour  un  office  pour  le  repos  de  l'âme  de  M**®  de  Roche- 
baron,  passé  seulement  25  livres  ;  parmi  les  pièces  justi- 
ficatives de  ce  compte  on  remarque  un  état  des  articles 


< 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

iù  compte  contestés  par  le  sp  Bompard  ;  —  dépenses  de 
1792  :  180  Ht.  pour  avoir  &it  fàii'e  le  pâté  depuis  la 
porte  de  la  ville  jusqu'au  coin  des  Récollets  par  ordre 
de  îl.  Dumas,  subdélégué;  cette  dépense  est  rayée,  les 
consuls  n'ayant  pas  fourni  de  justification  ;  —  les  consuls 
de  1723  remontrent  que  de  temps  immémorial  la  ville 
avait  joui  d'un  droit  de  courtage  sur  le  vin  et  sur  le  sel 
qui  s'affermait  de  400  à  500  livres;  un  édit  de  îuin  1691 
ayant  créé  des  offices  de  courtiers  des  vins  et  liqueurs, 
le  s*  Pélissier  leva  l'office  créé  dans  la  ville  d'Ambert 
moyennant  une  somme  de  500  liv.  ;  les  habitants  furent 
admis  à  rembourser  le  s""  Pélissier,  et  sur  une  somme  de 
949  liv.  13  sols  8  den.,  ils  doivent  encore  à  ses  héritiers 
241  liv.  13  sols  8  deniers;  une  somme  de  1,400  liv.  fut 
ékicore  imposée  sur  la  ville  en  1691  pour  la  réunion  à 
leurs  cori»  des  offices  de  greffiers-secrétaires  des  hôtels 
de  ville  créés  en  juillet  1690  ;  80  liv.  de  gages  étaient 
en  raison  de  cet  office  attribués  à  la  ville;  les  comptables 
détaillent  l'emploi  qui  a  été  fieiit  de  ces  80  liv.  de  1693  à 
1713;  il  lui  était  dû  30  livres  de  gages  pour  la  réunion 
des  offices  de  receveur  des  patrimoniaux  créés  en  1696 
et  pour  laquelle  la  ville  fut  taxée  à  800  liv.  ;  ces  30  liv. 
de  gages  sont  dus  à  la  ville  qui  n'en  a  jamais  rien  reçu 
depuis  le  paiement  de  la  finance. 


143 


G.  1879.  (Liasse.)  — 178  pièces,  pap.,  ^  cachets. 

1797*t7M.  ' —  Affaires  communax.es.  —  Ambert 
—  Comptes  de  1727  à  1734,  rendus  en  exécution  d'une 
ordonnance  de  l'Intendant  du  22  mars  1733,  dos  et 
arrêtés  en  1735,  et  pièces  justificatives  :  —  dépenses  de 
1727  :  494  liv.  10  sols  pour  le  vin  d'honneur  offert  à 
M.  de  La  Grandville  et  à  sa  suite,  ledit  seigneur  étant' 
demeuré  3  jours  et  2  nuits  dans  ladite  ville;  10  liv.  pour 
le  feu  de  joio  de  la  veille  de  la  Saint- Jean  ;  5  liv.  données 
selon  l'usage  au  réveilleur  de  la  ville ,  article  rayé  par 
llatendant  ;  —  compte  de  1730 ,  arrêté  à  900  liv.  de 
recette  et  à  626  liv.  6  sols  de  dépense;  la  recette  se 
compose  uniquement  de  Tassence  du  droit  de  courtage  ; 
parmi  les  dépenses  ou  remarque  40  liv.  pour  les  gages 
du  médecin  de  la  ville  ;  290  liv.  pour  le  vin  de  ville  offert 
à. M.  de  Trudaine,  intendant,  lorsqu'il  passa  dans  la 
ville  d'Ambert  le  18  septembre  1730  ;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  du  compte  de  1732,  une  ordonnance  de 
l'Intendant  pour  la  réfection  des  pavés  de  la  ville  ;  les 
dépenses  sont  mises  à  la  charge  des  propriétaires  rive- 
rains ;  —  dépenses  de  1733  :  20  liv.  au  s'  SédiUot,  mé- 
decin de  la  ville  ;  20  liv.  aux  «  maniliers  »  de  Téglise 
Saint-Jean-Baptiste  pour  avoir  sonné  la  retraite  pen- 
dant rhiver;  6  liv.  à  Brivadis  pour  avoir  fait  le  plan 
du  pont  de  la  rivière  de  Dore. 


G.  <880.  [Liasse.]  —  136  pièces,  papier;  1  cachet. 

lTSS-*t749.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  de  1735  à  1740,  arrêtés  par  l'Intendant  de 
1736  à  1742,  et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  1737, 
arrêté  à  785  liv.  de  recette  et  674  liv.  de  dépense;  parmi 
les  dépenses  on  remarque  160  liv.  pour  le  vin  de  Ville 
offert  à  rintendant  le  22  septembre,  il  est  alloué  seule- 
ment 70  liv.  aux  consuls;  —  les  consuls  de  1738,  en 
réclamant  les  dépenses  faites  pour  le  procès  soutenu 
contre  les  Minimes  de  Chaumont,  rappellent  Torigine 
et  les  principaux  incidents  de  ce  procès  ;  —  dépenses 
de  1739  :  pour  le  feu  de  joie  le  soir  de  la  publication  de* 
la  paix,  3  liv.  de  fagots;  poudre,  3  liv.  ;  soufre,  1  liv. 
10  sols  ;  une  pinte  d'eau-de-vie  pour  les  mèches,  1  liv.  ;' 
quatre  mains  de  grand  papier,  7  liv.  ;  une  livre  coton, 
12  sols;  pour  le  camphre,  3  liv.  ;  pour  bougie  ou  chan- 
delle, 4  liv.,  etc.  ;  —  requête  de  J.-B.  Chambon,  docteur 
en  médecine  de  l'Université  de  Montpellier,  pour  le  paie- 
ment de  ses  gages  ;  —  compte  de  1740,  arrêté  à  895  liv: 
de  recette  et  938  liv.  8  sols  3  den.  de  dépense. 


G.  1881.  (Liasse.)  —  70  pièces,  papier;  b  cachets. 

1741-1 750.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Comptes  de  1741  à  1746,  arrêtés  par  l'Intendant  de 
1744  à  1749;  et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  l'année 
1742  :  recette  (assence  du  droit  de  courtage),  750  liv.  ; 
dépense,  400  liv.  14  sols  5  den.  ;  parmi  les  dépenses  o& 
remarque  95  liv.  9  sols  9  den.  pour  la  rente  due  à 
l'Hôtel-Dieu  ;  30  liv.  au  secrétaire  de  la  ville  ;  20  liv. 
aux  sonneurs  de  la  retraite  ;  20  liv.  aux  valets  de  ville  ; 
10  liv.  pour  l'entretien  de  l'horloge;  10  liv.  pour  la 
garde  des  bestiaux  de  la  ville;  10  liv.  pour  dîners  offerts 
aux  prédicateurs  de  Tavent  et  du  carême;  1  liv.  11  sols 
4  den.  pour  cens  dus  sur  la  maison  de  ville  ;  48  liv. 
pour  l'entretien  des  fontaines  ;  10  liv.  pour  le  plan  d'un 
hôtel  de  ville  fait  par  Brivadis  ;  71  liv.  13  sols  4  den. 
pour  le  dixième  des  octrois  et  patrimoniaux  ;  les  dé- 
penses de  voyage  des  consuls  sont  rayées  par  Tlnten-' 
dant;  —  dépenses  de  1743  :  «  la  somme  de  125  liv.  8  sols 
»  pour  les  vins  de  ville  et  autres  dépenses  faites  pour  la 
»  réception  de  M.  de  Moras,  seigneur  de  ladite  ville,  et 
»  de  M.  de  Saint-Priest,  son  frère,  dans  leur  tournée  du 
»  mois  d'octobre  1743,  après  qu'il  eut  plu  à  Votre  Gran- 
»  deur  de  l'ordonner,  en  présence  de  MM.  Madur  et 
»  Teyras,  vos  subdélégués,  au  s'  Caire,  premier  consul, 
»  en  luy  disant  dans  la  maison  du  gendre  de  l'Écu  où 
>  Votre  Grandeur  rendit  visite  à  M.  de  Moras  et  à  mon- 


144  ARCHIVES  DU 

>  sieur  son  frère  :  Je  vous  ordonne,  consuls ,  de  rendre 
»  à  MM.  de  Moras  les  honneurs  que  vous  devez  à  moy- 
»  même  »;  Tlntendant  raye  cet  article,  sauf  à  le  rétablir 
quand  les  consuls  auront  justifié  de  la  dépense  ;  —  dé- 
penses de  1744  :  152  liv.  16  sois  6  den.  pour  les  répara- 
tions à  la  fontaine  de  la  Barrière  ;  30  liv.  pour  un  repas 
donné  à  dix  missionnaires  capucins;  feux  de  joie  en 
réjouissance  des  succès  remportés  dans  le  comté  de 
Nice,  pour  la  prise  de  Menin,  pour  la  conquête  d'Ypres, 
pour  la  prise  de  la  ville  de  Fumes ,  pour  la  prise  de 
Château-Dauphin  ;  pour  chacune  de  ces  fêtes  les  consuls 
demandaient  50  liv.,  l'Intendant  accorde  seulement 
20  liv.  ;  pour  l'heureuse  convalescence  du  roi ,  «  pour 

>  un  feu  d'artifice  tiré  à  la  place  du  Pointel,  tant  pour 
»  avoir  fait  illuminer  le  devant  de  Téglise  de  Notre- 
»  Dame  qui  est  située  à  ladite  place  ou  pour  les  dépenses 

>  cy -après,  la  somme  de  103  livres  donnée  aux  artifi- 
»  ciers,  pour  par  eux  avoir  augmenté  et  fourny  plusieurs 
»  matériaux  pour  la  construction  de  Tédifice  du  feu  de 
»  joye ,  ou  pour  avoir  aussi  fourny  tout  le  papier  et  les 
»  cartons  nécessaires  pour  faire  les  pétards  et  les  fuzées 
».  volantes ,  de  même  que  pour  avoir  fait  souvent  tirer 
»  les  boettes  ou  pour  leurs  journées  »;  la  dépense  totale 
du  compte  que  les  consuls  avaient  portée  à  1,264  liv. 
2  sols  9  den.  est  réduite  par  l'Intendant  à  794  liv.  2  sols 
9  den. 


€•  188Sb.  (Liasse.)  —  95  pièces,  papier;  2  cachets. 

1749-1 754.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 

—  Comptes  de  1747  à  1751,  arrêtés  par  l'Intendant  de 

1749  à  1753,  et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  1749 
arrêté  par  llntendant  à  750  liv.  de  recette  et  533  liv. 
5  sols  11  den.  de  dépense;  —  compte  de  1751  arrêté  par 
rintendant  à  685  liv.  de  recette  et  365  liv.  18  s.  10  den. 
de  dépense. 

€.  1883.  (Liasse.)  —  74  pièces,  papier;  i  cachet. 

17M-1759.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 

—  Débets  des  comptes  des  consuls  des  années  1718  à 

1750  :  —  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Madur, 
subdélégué,  relative  à  l'apurement  des  comptes  de  1718 
à  1750,  à  la  nomination  des  s"  Micolon,  Artaud,  Perret, 
Micolon  de  Blanval  et  Buisson,  nommés  successivement 
receveurs  des  débets  ;  —  ordonnance  de  M.  Trudaine,  du 
22  mars  1733,  enjoignant  aux  consuls  des  années  1718 
à  1732  de  rendre  compte  de  leur  gestion ,  et  désignant 
le  S'  Bompar  pour  contester  lesdits  comptes  ;  ordon- 
nances analogues  de  M.  Rossignol  pour  les  années  sui- 


PUY-DE-DOME. 

vantes  ;  —  états  des  reliquats  et  nominations  des  rece- 
veurs :  de  1718  à  1735,  5,048  liv.  12  sols  6  den.; 
de  1738  à  1744,  1,000  liv.  18  sols  4  den.  ;  —  compte  du 
s*"  Buisson ,  receveur  des  débets,  arrêté  le  5  déc.  1747 
par  rintendant  :  recette ,  3,912  liv.  19  sols  4  den.  ;  dé- 
pense, 2,656  liv.  6  sols;  pièces  justificatives  dudit 
compte. 


G.  1884.  (Liasse.)  —  138  pièces,  papier;  1  cachet. 

1759-1769.  —  Affaires  communales.  —  Ambert* 
—  Compte  rendu  par  Biaise  et  Jean-Joseph  Brugeron 
père  et  fils,  receveurs  des  patrimoniaux  de  la  ville  d 'Am- 
bert, de  la  recette  et  dépense  qu'ils  ont  &ite  en  ladite 
qualité  pendant  les  années  de  1752  à  1757,  arrêté  par 
rintendant  le  8  déc.  1757  :  recette ,  5,619  liv.  13  sols 
1  den.  ;  dépense,  4,806  liv.  8  sols  11  den.  ;  parmi  les 
recettes  on  remarque  une  somme  de  720  liv.  payée  par 
les  s"  Brugeron,  comptables,  pour  l'emplacement  de 
l'ancien  hôtel  de  ville  qui  leur  a  été  vendu  ;  parmi  les 
dépenses,  une  somme  de  240  liv.  payée  pour  les  épingles 
ou  pots  de  vin  donnés  pour  Tacquisition  du  nouvel  hôtel 
de  ville ,  <  le  surplus  montant  à  3,000  liv.  ne  devant 
»  estre  ici  employé  que  pour  mémoire ,  attendu  que  le 
»  corps  commun  en  a  consenty  contrat  de  rente  au 
»  denier  20  au  proffit  dudit  Hôtel-Dieu  »;  176  liv.  14  sols 
6  den.  pour  dépense  faite  par  les  consuls  lors  du  pas- 
sage de  Mandrin  ;  —  pièces  justificatives  dudit  compte, 
devis  et  adjudication  des  réparations  à  faire  aux  égouts 
de  la  ville  ;  baux  d'assence  du  droit  de  courtage. 


C.  1885.  (Liasse.)  — 123  pièces,  papier;  3  cachets. 

1758-1768.  —  Affaires  communales.  —  Ambert. 
—  Compte  rendu  par  Biaise  et  Jean-Joseph  Brugeron 
père  et  fils,  receveurs  des  patrimoniaux  de  la  ville 
d'Ambert ,  de  la  recette  et  dépense  qu'ils  ont  faite  en 
ladite  qualité  pendant  les  années  1758-1762,  arrêté  par 
rintendant  le  26  juillet  1763  :  recette,  5,465  liv.  4  sols 
2  den.  ;  dépense,  5,933  liv.  14  sois  ;  parmi  les  dépenses 
on  remarque  :  32  liv.  8  sols  pour  achat  de  deux  dou- 
zaines de  chaises  destinées  à  la  maison  de  ville  ;  92  liv. 
payées  à  J.  Degeorges,  fontainier,  pour  le  déplacement 
de  la  fontaine  de  Goye;  95  liv.  payées  au  même  pour 
réparations  à  la  carte  de  la  même  fontaine  ;  un  grand 
nombre  des  articles  de  ce  compte  se  rapportent  à  des 
travaux  de  voirie;  —  pièces  justificatives. 


C.  1880.  [Liasse.)  —  53  pièces,  papier» 


9 

\ 

I 


176S-1765.  —  AFFAIRES  COMMUNALES.  —  Albert, 
-r  Cîompte  rendu  par  Biaise  et  Jearb  Joseph  Brugeron 
père  et  âls,  receveurs  des  patrimoniaux  de. la  yille 
•d^Ambert ,  de  leur  gestion  pendant  les  années  1763  et 
1764,  arrêtée  par  l'Intendant  le  15  juillet  1765  :  recette, 
2,220  liv.  ;  dépense,  2,612  liv.  12  sols  10  den.  ;  —  pièbes 
justificatives. 

C.  18St7.  (Liasse.)  —  121  pièces,  papier. 

t66ft-1MS»  —  Affaires  communales.  —  Ambert, 
les  villages.  —  Comptes  ou  pièces  justificatives  des 
comptes  des  consuls  des  années  1668-1681  (nombreuses 
lacunes);  —  rôle  des  sommes  imposées  Tannée  1668,  dans 
lequel  il  est  question  d'une  somme  de  23,443  liv.  due 
par  lesdits  villages  à  différents  créanciers  d*après  la 
vérification  faite  par  M.  de  Fortia;  —  compte  de  l'année 
1670  présenté  en  1683,  non  clos  ni  arrêté  ;  presque  tous 
les  articles  se  rapportent  au  remboursement  des  dettes 
des  villages  ou  au  paiement  des  intérêts  ;  —  compte  de 
l'année  1672,  présenté  en  1683 ,  non  clos  ni  arrêté  ;  les 
comptables  rappellent  que  sur  la  somme  de  20,038  liv. 
14  sols,  par  eux  imposée  ladite  année  tant  pour  le  prin- 
cipal de  la  taille  que  pour  les  deniers  communs,  ils  ont 
déjà  rendu  un  compte  et  qu'il  ne  leur  reste  plus  à 
compter  que  de  la  somme  de  4,539  liv.  9  den.  ;  —  pièces 
justificatives  dudit  compte,  quittances  des  intérêts  payés 
à  MM,  Thomazet,  Peschier,  Artaud,  de  Moreau,  Pierre 
Gourbey re,  marchand  papetier  à  Noiras  ;  Vimal,  Martin 
Orivel,  Richard,  Imarigeon,  etc.,  créanciers  desdits  vil- 
lages; —  quelques  pièces  justificatives  des  comptes  de 
1673.  1678,  1680  et  1681. 


C.  1888.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

1735-1753.  —  Affaires  communales.  —  Andelat. 
—  Contestation  entre  les  habitants  du  village  de  Sail- 
lant, paroisse  d*Andelat,  et  trois  habitants  du  village 
du  Gour,  relative  à  la  propriété  du  communal  de  La 
Plantade,  1752- 1753  :  M.  de  Montluc,  subdélégué,  chargé 
par  l'Intendant  d'accommoder  les  parties,  les  invite  à 
produire  leurs  titres  et  une  consultation  d'avocats; 
inventaire  des  titres  produits  par  les  habitants  du  Gour 
(reconnaissances  au  profit  du  seigneur  de  Saillant  de 
1618  à  1726}  ;  copie  de  consultations  de  MM.  Chabrol 
et  Touttée;  les  habitants  de  Saillant  produisent  une 
PuY-DE-DÔMB.  —  Série  C. 


SÉRIE  0.>-  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  145 

consultation  ^  M*  de  Chazellas;  M»  de  Montlue  écrit 
qu'il  n-a  pu  réussir  à  concilier  les  parties; —  lettre  de 
M.  Dejssattret»  curé  d'Andelat,  du  28  oct.  1735,  deman-. 
dant  à  être  remboursé  d'une  somme  de  199  liv.  qu'il  a 
avancée  pour  les  réparations  du  presbytère. 


'  C.  1889.  (Liasse.)  ^-  9  pièces,  papier. 

1740-1758.  —  Affaires  communales.  —  Anglards 
(Cantal).  —  Lettre  de  M.  de  Vigier,  adressant  à  l'Inten- 
dant le  devis  des  réparations  à  faire  à  l'église ,  s'élevant 
à  600  liv.,  1740;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  1750, 
pour  l'imposition  d'une  somme  de  100  liv.  destinée  au 
paiement  de  partie  des  travaux  exécutés  au  chœur  et 
au  clocher  de  l'église;  —  correspondance  de  M.  de Tour- 
nemire  avec  l'Intendant,  1758,  relative  à  la  construction 
d'un  presbytère,  l'Intendant  craint  que  la  somme  de- 
mandée, 3,100  liv.,  ne  surcharge  trop  la  paroisse,  il 
demande  pour  s'en  rendre  compte  un  devis  plus  détaillé; 
le  curé  devra  être  invité  à  contribuer  pour  un  quart  de 
1 1  dépense  ;  —  correspondance  de  M.  de  Tournemlre 
avec  l'Intendant  ;  ordonnance  de  ce  dernier  du  10  oct. 
1755,  enjoignant  à  plusieurs  habitants  des  villages  de 
Pradelles  et  de  la  Bastide  de  se  désister  des  parcelles 
qu'ils  ont  défrichées  dans  le  communal  de  Monthenies 
appartenant  auxdits  villages. 

C.  1890.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

1744-1745.  —  Affaires  communales.  —  Anglars 
(Haute-Loire).  —  Lettre  de  M.  Olier,  subdélégué  à  La 
Chaise-Dieu,  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  l'église 
d'Anglars  ;  la  dépense  monterait  à  400  liv.  ;  l'Intendant 
demande  un  devis  estimatif. 

C.  1891.  (Liasse.)  —  Î5  pièces,  papier. 

1747-1 756.  —  Affaires  communales.  —  Anterrieux. 
—  Requête  de  Jean-Henri  Biron,  bourgeois,  demeurant 
à  Chaudesaigues,  propriétaire  d*une  métairie  dans  le 
village  de  Beaumas,  paroisse  d'Anterrieux,  se  plaignant 
que  plusieurs  habitants  dudit  village  ont  défriché  les 
communaux  de  telle  sorte  qu'il  n'est  plus  possible  au 
métayer  dudit  Biron  d*y  faire  pacager  ses  bestiaux, 
1747  ;  M.  de  Montluc,  consulté,  répond  que  le  s*"  Biron 
se  plaint  mal  à  propos  ;  il  appert  des  terriers  que  le 
soi-Klisant  communal  <  est  un  terrain  jouy  en  indivis 
»  par  quelques  particuliers ,  et  il  y  a  actuellement  un 
»  procès  pour  les  bornes  à  Saint-Flour  »  ;  —  mémoire 

19 


^1 


146 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


en  faveur  des  habitants  de  Beaumas;  ils  invoquent  les 
reconnaissances  féodales  consenties  au  seigneur  évéque 
de  Saint-Flour;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  30  dëc.  1756, 
au  sujet  d'une  nouvelle  requête  du  s'  Biron  contre  les 
babitants  de  Beaumas  ;  il  est  question  dans  cette  lettre 
d'une  ordonnance  de  M.  de  Moras,  du  20  mai  1751,  en- 
joignant auxdits  habitants  de  se  désister  des  terrains 
usurpés  et  de  ropposition  faite  à  ladite  ordonnance  par 
les  habitants. 


C.  1892.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

1780.  —  Affaires  communales.  —  Antoingt.  — 
Inventaire  de  pièces  relatives  à  la  nomination  d'un  nou- 
veau syndic  en  remplacement  du  syndic  décédé;  avis  du 
subdélégué. 

C.  1893.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier  (1  impr.). 

1685-1743.  —  Affaires  commun alks.  —  Anzat-le- 
Luguet.  -—  Biens  communaux.  —  Certificat  d'aflîche  de 
l'ordonnance  de  l'Intendant,  du  8  sept.  1685,  relative 
aux  patrimoniaux,  les  consuls  attestent  que  la  commu- 
nauté n'a  aucun  revenu  de  ce  genre,  elle  possède  seule- 
ment quelques  communaux  non  affermés;  —  requête 
de  J.  de  La  Rochette,  écuyer,  demeurant  au  lieu  de  la 
Rochette,  paroisse  d'Anzat,  se  plaignant  des  défriche- 
ments opérés  par  plusieurs  habitants  dans  les  commu- 
naux dudit  lieu,  1733;  procès-verbal  par  M.  Rodde- 
Chalaniat,  subdélégué  à  Ardes  ;  —  plaintes  au  sujet  de 
défrichements  opérés  dans  le  village  du  Luguet,  1743  ; 
lettre  de  M.  Rodde-Chalaniat  et  procès- ver  bal. 


C.  18î)4.  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier. 

1755-1778.  —  Affaires  communales.  —  Anzat-le- 
Luguet.  —  Travaux  communaux.  —  Procès-verbal 
d'assemblée  des  habitants  du  quartier,  du  Luguet,  pa- 
roisse d'Anzat,  du  8  juin  1755,  dans  laquelle  on  décide 
de  demander  à  l'Intendant  d'ordonner  que  les  sommes 
dues  par  le  s""  Domingon  à  la  communauté  soient  remises 
entre  les  mains  de  M.  Durand  Bonnet,  curé  de  la  paroisse 
d'Anzat,  pour  être  employées  à  divers  travaux  :  cons- 
truction d'un  four  banal  au  village  du  Luguet,  fontaine, 
chemins,  etc.;  —  délibération  des  habitants  de  la  pa- 
roisse d'Anzat-le-Luguet,  du  2  juillet  1775,  décidant  de 
refaire  à  neuf  le  beffroi  qui  supporte  les  quatre  cloches 
de  leur  église  et  de  payer  une  indemnité  aux  sonneurs 
chargés  do  «  sonner  quand  il  le  faut  pour  tâcher  d'écar- 


»  ter  ou  dissiper  les  orages  qui  semblent  plus  [articu- 
»  Uèrement  affliger  ladite  paroisse  »;  M.  Lafont  de 
Saint-Mart,  subdélégué,  est  d'avis  d'homologuer  la  déli- 
bération ;  ordonnance  de  M.  de  Chazerat  ;  devis  ;  procèsk 
verbal  d'adjudication  des  travaux  au  prix  de  500  liv.  ; 
rdquéte  des  entrepreneurs  à  fin  de  paiement;  pièces  de 
dépenses. 


G.  1895.  (Liasse.)  —  1  cabier  parch.  de  13  feaillets  écrits  ^ 

1  pièce^  papier. 

1747-1 7  5S.  —  Affaires  communales.  —  Anzat-le- 
Luguet.  —  Contentieux.  —  Lettre  du  s' Dubos,  datée  de 
Blesle,  le  3  déc.  1747,  au  sujet  d'un  procès  qu'il  soutient 
contre  les  habitants  d'Anzat  par-devant  l'Élection  de 
Riom,  au  sujet  de  son  privilège  qu'il  veut  établir  sur  le 
domaine  de  Besse  dépendant  de  ladite  paroisse;  il  craint 
que  la  communauté  ne  veuille  en  appeler  à  la  Cour  des 
Aides,  et  prie  Tin  tendant  en  ce  cas  de  ne  pas  homolo- 
guer leur  délibératoire  ;  —  sentence  de  la  sénéchaussée 
de  Riom,  du  29  août  1753,  maintenant  Jean  Domingon, 
sieur  de  Calais,  conseiller  procureur  du  roi  en  la  prévôté 
d'Issoire,  et  Catherine  Blandinières,  son  épouse,  en  la 
possession^  du  pré  appelé  de  La  Barthas ,  situé  aux  ap- 
partenances du  Luguet ,  à  eux  contestée  par  les  habi- 
tants dudit  lieu. 


G.  1896.  (Liasse.)  —  68  pièces^  pap.,  dont  1  cahier  de  12  feuillets; 

3  cachets. 

1759-1789.  —  Affaires  communai.es.  —  Anzat-le- 
Luguet.  —  Compte  Domingon  :  —  lettre  de  M.  de  La 
Rochefoucauld,  datée  de  La  Rocheguyon,  le  31  déc.  1752, 
au  sujet  des  comptes  dus  par  deux  particuliers  à  ses 
habitants  du  Luguet;  il  demande  aussi  dispense  du 
consulat  pour  le  s'  Barbât  du  Clozel,  son  bailli;  —  mé- 
moire dressé  par  M.  Chabrol,  au  sujet  des  comptes  en 
question  :  le  duc  de  La  Rochefoucauld  «  sollicite  depuis 
»  plu;?ieurs  années  la  reddition  du  compte  des  sindics 
»  nommez  pour  la  poursuite  d'un  procès  que  ce  seigneur 
»  avoit  intenté  aux  habitans  d'Anzat-le- Luguet,  aus- 
»  quels  il  contestoit  le  droit  de  pacage  dans  la  forest 

>  d*Artoux  et  dont  ils  estoient  en  possession  de  tems 

>  immémorial  »  ;  une  montagne  appelée  de  Junial  ap- 
partenant à  la  communauté  avait  été  affermée  pour 
subvenir  aux  frais  de  ce  procès,  les  syndics  furent 
déclarés  redevables ,  par  l'arrêté  de  leur  compte  du 
15  mars  1731,  d'une  somme  de  6,588  liv.,  montant  des- 
dits fermages  ;  ils  appellent  à  leur  tour  en  reddition 
de  compte  le  s*"  Domingon  qui  s'était  chargé  de  poursui- 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

vre  le  procès;  une  ordonnance  de  M.  de  Moras  du  26  mai 
J751  enjoignit  à  ce  dernier  de  rendre  ses  comptes  qui 
furent  présentés  en  juin  1752,  le  dossier  a  été  remis  à 
M.  Lafont,  puis  à  M.  GIxabrol  ;  —  compte  que  rend  pour 
les  syndics  d'Anzat-le-Luguet  Jean  Domingon  ds  Calais, 
procureur  du  roi  en  la  prévôté  d*Issoire ,  des  sommes 
provenant  de  la  mise  en  ferme  de  la  montagne  de  Juniat, 
présenté  le  20  juin  1752  :  recette,  6,700  liv.  ;  dépense, 
^,389  liv.  2  sols  11  den.  ;  arrêté  par  Tlntendant  le  21  mai 
1753;  à  la  suite   autre  ordonnance  de   l'Intendant, 
rendue  à  la  requête  des^  habitants  qui  contestent  plu- 
£ieurs  articles  du  compte  ;  par  cette  dernière  ordon- 
nance le  s'  Domiugon  est  déclaré  reliquataire  d'une 
£omme  de  1.885  liv.  3  sols  5  den.,  le  25  déc.  1754;  on 
trouve  mentionnés  dans  ce  compte  :  une  sentence  de  la 
Justice  du  Luguet,  du  25  août  1469,  entre  les  habitants 
^e  ce  lieu  et  ceux  d'Artoux ,  qui  établit  que  la  forêt 
d'Artoux  est  située  dans  les  appartenances  du  Luguet, 
'et  une  transaction  en  latin,  du  24  sept.  1731,  entre  le 
seigneur  du  Luguet  et  Guillaume  Destreraeuge,  concer- 
nant la  même  forêt;  —  requêtes  du  s'  Domingon;  pièces 
^e  procédure;  ordonnances  de  l'Intendant;  —  délibéra- 
tions des  habitants  du  Luguet ,  et  lettres  de  M.  de  La 
Rochefoucauld  au  sujet  du  compte  rendu  par  le  s'  Do- 
mingon, lequel  contient  des  <  faux  et  doubles  emplois  >; 
—  état  et  mémoire  des  frais  et  fournitures,  vacations 
^t  deniers  déboursés  faits  par  Jacques-Amable  Sirjean, 
procureur  en  la  sénéchaussée  d'Auvergne  et  siège  prési- 
<âial  de  Riom,  pour  avoir  occupé  pour  les  habitants  du 
Luguet,  s'élevant  à  la  somme  de  3,940  liv.  12  s.  11  den.  ; 
<5orrespondançe  au  sujet  de  cet  état  de  frais  entre  Tln- 
tendant,  M.  de  La  Rochefoucauld,  M.  Girard  de  Cla- 
vières;  le  s'  Lapeyre  est  chargé  de  régler  ce  mémoire;  le 
s'  Siijean  ayant  protesté  contre  le  choix  du  taxateur, 
le  mémoire  est  réglé  par  le  syndic  des  procureurs  à 
2,738  liv.  11  sols  7  den.  ;  —  correspondance  relative  au 
paiement  des  débets  des  comptes  rendus  par  les  syndics 
^t  le  s'  [Domingon  entre  les  mains  du  s'  Pradier,  rece- 
veur des  octrois  à  Issoire,  1755  ;  —  requête  de  Barthé- 
lémy Domingon,  héritier  sous  bénéfice  d^inventaire  de 
Jean  Domingon,  sieur  de  Calais,  son  père,  1789,  deman- 
dant qu'il  soit  sursis  pendant  un  mois  à  l'exécution  d'une 
-ordonnance,  de  M.  l'Intendant  qui  condamne  la  veuve 
Fradier  à  payer  à  la  communauté  du  Luguet  une  somme 
de  850  liv.,  et  faisant  droit  sur  un  recours  exercé  contre 
le  suppliant,  le  condamne  à  payer  à  ladite  Pradier  une 
somme  de  775  liv.  13  sols  5  den.  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Bleterie. 


147 


C.  1897.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

f  7SS-17ft8.  —  Affaires  communales.  —  Anzat-le- 
Luguet.  —  Compte  rendu  par  les  héritiers  du  sieur 
Pradier,  ancien  receveur  des  reliquats  des  comptes 
rendus  par  les  syndics  du  Luguet  et  le  sieur  Domingon, 
en  1774,  débattu  en  1782-1788;  —  pièces  justificatives 
dudit  compte;  —  correspondance. 

C.  1898..  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

17S7-175ft.  —  Affaires  communales.  —  Anzat-Ie- 
Luguet.  —  Comptabilité  :  lettres  des  s"*"  Trioullier, 
Chabrol,  Dufour,  Rodde  Chalaniat,  au  sujet  des  comptes 
de  cette  paroisse. 

C.  1899.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

1785.  —  Affaires  communales.  —  Apchat.  —  In- 
ventaire de  pièces  relatives  à  la  décision  prise  par  les 
habitants  du  village  de  Bord,  paroisse  d'Apchat,  de  pro- 
céder à  la  plantation  de  bornes  dans  leurs  communaux 
et  d'en  réserver  une  partie  pour  la  pâture  des  bêtes  A 
cornes;  —  avis  de  M.  Lafont,  subdélégué. 

C.  1900.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

1731^1 75S.  —  Affaires  communales.  —  Arches. 
—  Lettre  de  M.  Delaporte,  du  18  août  1735,  informant 
rintendant  qu*il  s'est  transporté  dans  la  paroisse  d'Ar- 
ches pour  dresser  procès-verbal  des  réparations  qu*il 
convient  de  faire  à  Féglise  ;  on  se  décide  à  couvrir  et  à 
crépir  l'église  et  à  refaire  la  voûte;  M.  de  Sers,  gros 
décimateur,  offre  de  payer  les  réparations  qu'il  convient 
de  faire  au  choeur  et  au  toit;  —  requête  de  la  commu- 
nauté d'Arches  se  plaignant  des  défrichements  exécutés 
dans  les  communaux,  1753  ;  procès-verbal  de  visite  par 
M.  de  Toumemire. 


G.  1901.  [Liasse.)  -—  1  pièce^  papier. 


1744.  —  Affaires  communales.  —  Arconsat.  — 
Lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Merville  au  sujet  des 
réparations  à  faire  au  presbytère  d'Arconsat. 


148 


ARCHIVES  DU 


C.  1902.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  9  pièces,  papier. 

1799-1751.  T-  Affaires  communales.  —  Ardes.  — 
Communaux.  —  Contestation  entre  Joseph  Girard, 
notaire  royal  et  juge  de  la  baronnie  du  Luguet ,  et  les 
habitants  du  village  de  Zagat  au  sujet  de  défrichements 
opérés  dans  les  communaux  dudit  village;  sentences  du 
bailliage  d*Ardes,  de  la  sénéchaussée  de  Riom  ;  procès- 
verbal  de  rétat  des  communaux  par  le  s'  Blandinières, 
1722-1734;  —  procès-verbal  par  le  sieur  Rodde  de  Cha- 
laniat,  subdélégué,  de  l'état  des  communaux  défrichés* 
dans  le  village  de  Pondent,  1733;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  29  mai  1751,  condamnant  plusieurs  par- 
ticuliers à  se  désister  des  parcelles  qu'ils  ont  usurpées 
dans  les  communaux  de  Pondent. 


C.  1903.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier;  1  cacliel. 

17S0-1788.  —  Affaires  communales.  —  Ardes.  — 
Travaux  communaux.  —  Requête  du  s''  Brunet,  curé 
de  la  ville  d' Ardes,  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  son 
presbytère,  1734;  l'Intendant  commet  M.  Aulterroche, 
subdélégué  à  Issoire,  pour  faire  dresser  un  <Hat  desdites 
réparations;  devis  estimatif  par  Armand  Brivadis, 
maître  charpentier,  menuisier,  entrepreneur  et  cou- 
vreur, s'élevant  à  294  liv.  10  sols;  lettre  de  M.  Brunet 
se  plaignant  que  M.  Rodde-Chalaniat  n'ait  fait  imposer 
que  20  liv.  pour  le  loyer  du  presbytère  alors  que  le  curé 
en  paie  40 ,  et  qu'on  retarde  sans  motif  les  réparations 
promises  :  «  Tout  mon  revenu  consiste  en  300  liv.,  sur 

>  quoy  il  faut  donner  50  liv.  à  Sa  Majesté;  s'il  faut  que 
»  je  donne  encore  20  liv.  pour  me  loger,  il  me  reste  bien 
»  peu  de  chose  pour  vivre  selon  mon  état,  car  mon 
»  casuel  est  bien  modique,  ayant  dans   mon  église 

>  dix  à  douze  prêtres  qui  depuis  treize  ans  m'ont  fait 
»  une  guerre  ouverte  et  m'en  enlèvent  la  majeure 

>  partie  »;  — lettre  de  M.  Blandinières,  du  21  juin 
1757,  adressant  à  l'Intendant  le  devis  estimatif  deS  ré- 
parations à  faire  au  clocher  et  à  la  nef  de  l'église  parois- 
siale d' Ardes  :  ce  devis  s'élève  à  6,600  liv.,  somme  bien 
importante  pour  la  ville  qui  a  peu  de  revenus  et  tous  em- 
ployés à  des  objets  de  première  nécessité^  M.  Blandiniè- 
res propose  de  faire  rendre  compte  à  ceux  qui  ont  perçu 
depuis  30  ans  les  deniers  communs,  de  faire  descendre 
leg  cloches  et  de  démolir  la  partie  du  clocher  qui  menace 
ruine; —  délibération  du  corps  commun  des  habi- 
tants de  la  ville  d'Ardes,  du  25  sept.  1785 ,  décidant  de 
procéder  par  corvée  aux  réparations  urgentes  sur  les 


PUY-DE-DOME. 

chemins  publics,  et  de  demander  à  l'Intendant  des  se- 
cours pour  les  travaux  à  &ire  au  bâtiment  de  l'horloge 
qui  sert  d'hôtel  de  ville;  —  devis  des  réparations  néces^ 
saires  au  bâtiment  de  l'horloge,  dressé  par  François 
Fabre,  menuisier;  Etienne  Crégut,  serrurier,  et  Guil- 
laume Senèze,  maçon,  s'élevant  à  1 ,477  liv.;  procès-verbal 
d'adjudication  des  travaux  à  Jean  Pontonnet,  entrepre- 
neur à  Saint-Germain-Lembron,  au  prix  de  1,477  liv.  ; 

—  procès-verbal  d'assemblée  du  corps  municipal  et  de» 
habitants  d'Ardes,  du  5  juillet  1788,  décidant  de  sus- 
pendre les  travaux  projetés  dans  le  bâtiment  de  l'hor^ 
loge,  attendu  la  misère  où  une  grêle  abondante  a  réduit 
la  paroisse ,  attendu  aussi  qu'on  annonce  la  destruction 
prochaine  des  Récollets  et  que  les  habitants  ont  «  Tes- 
»  pérance  flatteuse  »  de  pouvoir  s'approprier  l'église  et 
la  maison  de  ces  religieux,  où  ils  établiraient  leur  hôtel 
de  ville,  leur  presbytère,  leur  hôpital  ;  il  y  aurait  assez 
de  place  encore  pour  y  fonder  une  manufacture  ou  fila- 
ture pour  les  pauvres  de  la  paroisse;  les  habitants 
demandent  enfin  l'établissement  d'un  atelier  de  charité 
pour  construire  le  chemin  d'Ardes  â  Brion  ;  —  requêtes 
adressées  avec  cette  délibération  à  l'Intendant  et  â  Mes- 
sieurs de  la  Commission  intermédiaire  ;  —  requête  des 
sieurs  Pontonnet  demandant  résiliation  de  leur  marché, 
et  une  indemnité  pour  les  dépenses  qu'ils  ont  déjà  faites; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  19  oct.  3788,  pronon- 
çant» du  consentement  des  parties,  la  résiliation  du 
marché,  moyennant  indemnité  aux  entrepreneurs. 

C,  1904.  (Liasse.)  —  1  pike,  parch.  ;  17  pièces,  papier. 

1797-1756.  —  Affaires  communales.  —  Ardos.  — 
Contentieux.  —  Requête  de  Henri  et  Charles  Malcros, 
armuriers  à  Sauxillange^ ,  au  sujet  d'une  somme  de 
120  liv.  que  leur  doivent  les  habitants  d'Ardes  pour 
avoir,  en  1727,  remis  et  augmenté  le  battant  de  la 
grosse  cloche  et  refait  à  neuf  celui  de  la  troisième  clo- 
che ;  avis  du  subdélégué  ;  pièces  de  procédure,  1738  ;  — 
quelques  pièces  d'une  procédure  entre  le  s""  Mareuge> 
prêtre  communaliste,  et  les  consuls  d'Ardes,  1756;  l'objet 
n'est  pas  spécifié.  ^ 

C.  1905.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  19  pièces,  papier. 

1776-Ï7ëO.  —  Affaires  communai.es.  —  Ardes.  — 
Contentieux  et  impositions.  —  Délibérations  des  26  avril 
et  26  juillet  1778,  par  lesqxielles  les  habitants  d'Ardes 
nomment  Jean  Bellident  syndic  pour  faire  la  recherche 
des  arrérages  du  droit  de  courtage  depuis  1763,  le  pro- 
duit de  ces  arrérages  devant  être  employé  à  rembourser 


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wrf^ 


le  s'Combette,  ci-devant  curé,  des  semmes  qu'il  a  avan- 
cées pour  les  réparations  du  clocher;  par  la  seconde 
délibération,  ils  demandent  Timposition  sur  la 'ville  de  la 
somme  due  à  M.  Combette,  attendu  que  la  vérification 
des  comptes  du  courtage  demandera  trop  de  temps;  — ^ 
sentence  de  la  sénéchaussée  de  Riom,  du  10  juillet  1776, 
condamnant  la  ville  d 'Ardes  à  rembourser  au  s' Combette 
la  somme  de  1,094  liv.  14  sols;  --  nouvelles  requêtes  des 
habitants  ;  ^  avis  du  subdélégué ,  M.  Lafont  de  Saint- 
Mart  :  en  1758,  on  avait  décidé  que  «  du  produit  des 
»  quêtes,  revenus  de  la  marguillerie  et  des  confréries, 
»  ainsy  que  de  la  rétribution  destinée  à  faire  prêcher 
»  le  carême»  prédication  qui  seroit  suspendue  pendant 
»  six  ans,  on  feroit  les  réparations  nécessaires  au  clo- 
»  cher  qui  menaçoit  une  ruine  prochaine  »;  le  s'  Com^ 
bette,  alors  curé,  dirigea  toute  l'entreprise  et  rendit  ses 
comptes  en  17t>3,  il  fut  reconnu  créancier  de  la  commune 
pour  une  somme  de  1,094  liv.  14  sols;  tant  qu'il  fut  curé 
d'Ardes,  il  ne  pressa  pas  le  paiement;  lorsqu'il  eut 
quitté  cette  cure ,  il  voulut  se  faire  rembourser  et , 
dit-on^  vendit  sa  créance  à  Tun  de  ses  parents,  procu- 
reur à  Riom  ;  les  comptables  du  droit  de  courtage  ont 
été  assignés  à  la  requête  de  M.  Albarède,  directeur  des 
patrimoniaux,  mais  cette  voie  sera  lente  et  ne  produira 
qu'une  modique  somme;  il  n'y  a  donc  pas  à  hésiter  pour 
accorder  Timposition  que  les  habitants  demandent  ;  — 
lettres  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart  au  sujet  des  difSculr 
lés  qui  se  présentent  pour  la  formation  du  rôle  de  Tipa- 
position  ;  il  demande  s'il  doit  inscrire  les  communalistes 
au  rôle  des  privilégiés  ou  à  celui  des  taillables  ;  ils  sont 
imposés  en  effet  aux  décimes  à  600  liv.  pour  tous  leurs 
biens  in  globo,  mais  comme  ils  afferment  les  biens  qu'ils 
possèdent  dans  la  ville,  ils  sont  inscrits  aussi  au  rôle  de 
la  taille:  —  rôles  d'imposition  e^  deux  années,  1779  et 
1780,  de  la  somme  due  au  s*"  Combette,  imposée  en 
vertu  de  larrêt  du  Conseil  du  28  sei)t.  1779  sur  tous  les 
habitants,  exempts  et  non  exempts,  de  la  ville  :  année 
.1779,  le  s'  Rodde  de  Vernières,  11  liv.  1  sol;  le  s""  de 
Combarel,  11  liv.  18  sols  9  den.  :  Pierre  Prieur,  3  liv. 

6  sols  3  den.  ;  Claude  Santoire ,  boucher,  2  sols  ;  parmi 
les  nobles  et  privilégiés,  le  chevalier  du  Montel,  21  liv. 

7  sols  ;  M.  de  Malliargues,  24  liv. 

C.  1906.  [Cahier.)  —  In-folio,  de  58  feuillets,  papier. 

1670.  —  Affaires  communales.  —  Ardes.  —  Comp- 
tabilité. —  Procès- verbal  de  vérification^  dressé  par 
Jean  Le  Camus,  intendant  d'Auvergne,  des  dettes  de  la 
communauté  d- Ardes;  les  principaux  créanciers  sont 
les  consuls  des  années  lt537,  1646,  1660  et  autres,  pour 
reliquat  de  leurs- comptes;  Mathieu  Dumas,  Jean  Blau> 


SÉRIE  G.  r-»  INTENBANOE  3HATJVERGNE.  -  149 

nOble.Gaspaixl  Blanc,  sieur  du  Bois,  J.  Dauphin,  conseil^ 
1er  à  la  Cour  des  Aides  de  Clermont;  avis  de  l'Intendant 
sur  les  demandes  de&  créanciers  ;  état  des  charges  et 
revenus  ordinaires  de  ^a^ville  d'Ardes  :  le  droit  de  cour- 
tage est  le  seul  revenu  ^.  il  s'afferme  communément 
100  liv.  ;  les  dépenses  comprennent  :  120  liv.  payées  au 
prédicateur,  60  liv.  pour  Tentretien  de  l'horloge,  20  liv. 
pour  les  jirages  du  valet  de  ville,  30  liv.  pour  ceux  du 
secrétaire,  25  liv.  pour  ceux  de  la  sage-femme,  3  liv.. 
pour  le  vin  de  présent;  l'Intendant  propose  de  subvenir 
à  l'excédant  de  dépenses  par  une  imposition  annuelle  de 
158  liv. 


C.  1907.  (Liasse.)  —  9  pièces,  parch.;  39  pièces,  papier. 

1680-17S9.  —  Affaires  communales.  —  Ardes.  — 
Comptes  et  pièces  justificatives  des  années  1680,  1688, 
1721,  1726,  1727,  1731,  1732;  —  compte  de  1721  :  re* 
cette,  172  liv.;  dépense,  172  liv.;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  du  compte  de  1726,  on  remarque  la  copie 
d'un  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  15  janvier  1689,  qui  fixe 
pour  l'avenir  les  charges  ordinaires  de  la  ville  d'Ardes 
à  172  liv. ,  savoir  :  100  liv.  au  prédicateur,  15  liv.  à 
l'horloger,  35  liv.  au  secrétaire  de  la  ville ,  12  liv.  au 
clerc  de  ville,  10  liv.  au  porteur  de  lettres;  —  procès- 
verbaux  d'adjudication  du  droit  de  courtage  :  95  liv.  en 
1731,  98  liv.  en  1732. 


C.  1908.  (Liasse.)  —  86  pièces,  papier;  5  cachets. 

I70!t-I758.  —  Affaires  communales.  —  Ardes.  — 
Apurement  des  comptes  des  consuls  :  —  procès- ver  baux 
de  l'assemblée  du  corps  des  marchands,  arts  et  métiers 
de  la  ville  d'Ardes,  convoqués  le  17  mars  1702  à  TefFet 
de  nommer  un  syndic  pour  recevoir  les  gages  attribués 
audit  corps  les  années  1695,  1697  et  1699,  pour  la 
finance  par  eux  payée  à  cause  des  ofllces  d'auditeurs  et 
examinateurs  de  leurs  comptes  créés  par  édit  de  mars 
1694,  unis  audit  corps  par  arrêt  du  Conseil  du  3  août 
audit  an;  le  syndic  nommé  est  Dizain  Génelières,  no- 
taire; les  communautés  représentées  sont  le  corps  des 
marchands  de  drap,  de  soie,  de  fromage,  regrattiers  et 
merciers  ;  Ccjlui  des  -tanneurs  et  blanchers ,  celui  des 
apothicaires,  celui  des  chirurgiens,  celui  des  boulangent, 
celui  des  cordonniers,  celui  des  tailleurs,  celui  des  char- 
pentiers, celui  des  tisserands,  celui  des  maçons,  celui  des 
cordiers,  celui  des  chapeliers,  celui  des  maréchaux,  celui 
des  selliers  et  bastiers  ;  —  ordonnancé  de  M.  Trudaine, 
du  14  août  1733,  enjoignant  aux  consuls  des  années  de 
1720  à  1732  de  rendre  leurs  cômiites  ;  correspondance'; 


I 


^ 


150  ^  ARCHIVES  DU 

—  lettre  de  M.  Rossignol,  intendant,  à  M.  Rodde,  suIh 
délégué,  du  20  déc.  1738,  au  sujet  d'une  somme  due 
aux  habitants  d'Ardes  pour  ràiàoh  des  arts  et  métiers  ; 
il  ignore  s'il  est  fait  fonds  de  cette  somme  dans  les  états 
du  roi,  et  il  remarque  qu'il  n'en  est  pas  question  dans 
les  comptes  que  M.  Trudaine  a  fait  rendre  aux  consuls 
dé  1720  à  1732  ;  réponse  de  M.  Rodde  :  il  est  dû  à  la  ville 
trois  années  d'arrérages  des  arts  et  métiers  à  raison  de 
,39  liv.  1  sol  9  den.  par  an,  cette  somme  pourra  être 
employée  à  pdyer  le  s'  Malcros,  de  Sauxillanges  ;  — 
lettre  de  M.  Blandinières,  du  8  juin  1758,  accusant  ré- 
ception de  l'ordonnance  rendue  par  l'Intendant  «  pour 
»  obliger  différents  particuliers  de  cette  ville  de  rendre 
»  compte  de  la  perception  qu'ils  ont  faite  depuis  1730 
»  jUvSqu'à  présent  des  parties  de  rentes  qui  sont  dues 
>  sur  les  tailles  au  corps  commun  de  la  même  ville  »  ; 

—  état  contenant  les  noms  des  particuliers  qui  ont 
touché,  depuis  1730  jusques  et  compris  1754,  deux 
parties  de  rente  montant  ensemble  à  123  liv.  17  sols 
2  den.  dont  il  est  fait  fonds  dans  lès  états  du  roi  de 
l'élection  de  Clermont  au  profit  du  corps  commun  de 
la  ville  d'Ardes,  sous  le  nom  des  arts  et  métiers,  l'une 
de  la  création  de  1694 ,  de  39  liv.  1  sol  9  den.  ;  et 
l'autre  de  84  liv.  15  sols  5  den.,  créée  par  édit  de  février 
1745,  suivant  les  états  particuliers  qui  en  ont  été  four- 
nis par  MM.  les  receveurs  des  tailles  de  ladite  élection  ; 
somme  totale  dudit  état  :  1 ,388  liv.  14  sols  8  den.  ;  — 
pièces  justificatives  des  comptes  des  particuliers  qui  ont 
touché  les  rentes  sur  les  arts  et  métiers  de  1734  à  1754. 


C.  1909.  (Liasse.)  —  14  pièces,  papier;  \  cachet. 

t701-1789<  —  Affaires  communales.  —  Ariane,  la 
ville.  —  Requête  des  «  manants,  corps  commun  et 
»  habitants  de  la  ville  d'Ariane  >,  demandant  à  l'In- 
tendant d'homologuer  une  délibération  par  laquelle 
ils  nomment  Pierre  Demales  syndic  de  la  ville  d'Ar- 
iane en  remplacement  de  M.  Duranthon  ;  avis  favora- 
ble de  M.  Tardif  Saint-Pardoux,  1784;  —  état  des  ou- 
vrages qu'il  convient  de  faire  pour  fermer  la  ville  d'Ar- 
iane, dressé  par  M.  Béringuier,  ingénieur  en  chef  de  la 
province  d'Auvergne,  oct.  1721;  —  lettre  de  M.  Necker  à 
M.  de  Saint-Marts,  subdélégué  de  l'Intendance  d'Auver- 
gne, du  30  sept.  1789 ,  l'approuvant  d'avoir,  rappelé  les 
habitants  de  la  ville  d'Ariane  &  l'exécution  des  lois  pro- 
noncées sur  la  circulation  des  grains  ;  «  quant  à  la  per- 
»  ception  du  droit  de  leyde ,  aux  termes  mêmes  du  dé- 
»  cret  de  l'Assemblée  nationale ,  elle  ne  peut  être  sus- 
»  pendue  qu'alors  qu'on  aura  pourvu  à  l'indemnité  due 
»  au  propriétaire  »  ;  —  lettre  de  M.  Lafont  de  St-Marts, 
du  9  oct.  1789 ,  en  réponse  à  la  précédente  :  il  ne  s'est 


PUY-DE-DOME. 

rien  passé  en  Auvergne  jusqu'à  ce  jour  de  contraire  au 
bon  ordre,  cependant  les  esprits  s'échaufibnt;  <  le  mi- 
»  nistre  de  la  guerre  a  accordé  à  cette  province  le  régî- 

>  ment  de  Penthièvre- dragons;  la  ville  voyoit  avec 

>  satisfaction  que  la  réunion  de  ce  régiment  au  batail- 
»  Ion  des  chasseurs  d'Auvergne,  qui  formeroit  en  tout 
»  un  corps  d'environ  700  hommes,  mettroit  à  portée 
»  d'en  envoyer  des  détachements  dans  les  lieux  où  leur 
»  présence  seroit  nécessaire;  mais  je  viens  de  recevoir 
»  l'ordre  pour  le  départ  de  ce  bataillon,  en  sorte  que, 
»  loin  d'avoir  un  supplément  de  secoures,  le  nombre 
»  d'hommes  seroit  moindre  que  celui  des  chasseurs  »; 
M.  de  Saint-Marts  et  la  ville  demandent  la  révocation 
de  cet  ordre  ;  —  mémoire  pour  établir  que  la  somme  de 
425  liv.  empruntée  du  s'  Thomazet  d'Ambert  est  une 
dette  de  la  ville  d'Ariane  et  non  une  dette  particulière 
(rédigé  après  1683)  ;  la  somme  en  question  avait  été 
empruntée  en  1648  ;  une  note  relative  à  cet  emprunt  est 
écrite  sur  une  lettre  de  M.  Courtin  à  M.  de  Gumery  ; 
—  quittance  du  syndic  nommé  pour  recevoir  les  gages 
dus  en  raison  des  arts  et  métiers  à  la  ville  d*  Aria  ne, 
1701. 


C.  1910.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier. 

f  6S3-1783.  —  Affaires  communales.  — Ariane,  le 
bourg.  —  Requête  de  Pierre  Granet  demandant  à  être 
remplacé  comme  syndic  du  bourg  d'Ariane,  charge  qu'il 
exerce  depuis  18  ans;  certificat  du  chirurgien  attestant 
que  le  sieur  Granet  est  paralytique  ;  avis  du  subdélé- 
gué ;  ordre  aux  habitants  de  nommer  un  autre  syndic, 
1782-1783  ;  —  requêtes  en  faveur  de  l'horloger  et  de  la 
femme  chargée  d'entretenir  les  chaises  dans  l'élise;  — 
inventaire  de  pièces  relatives  à  une  petite  portion  de 
communal  vendu  au  sieur  Hilaire  Favier,  avocat,  1780; 
—  requête  du  frère  Berard  Cordier,  prêtre  récollet,  au 
sujet  de  l'indemnité  pour  la  prédication  du  carême  en 
1734;  —  requête  adressée  à  M.  Dalbignat,  élu  en  l'élec- 
tion de  Clermont,  commissaire  subdélégué  par  M^**  de 
Bercy,  intendant,  pour  la  vérification  des  dettes  de 
l'élection  d'issoire,  par  les  créanciers  de  la  paroisse  du 
bourg  d'Ariane,  savoir  :  Jean  Goderc,  lieutenant  au 
bailliage  d'Ariane,  pour  1,200  liv.  ;  Pierre  Bravard,  pro- 
cureur fiscal  audit  bailliage,  et  Pierre  Vignon,  comme 
tuteur  des  enfants  d'isabeau  Bravard,  pour  1,487  liv. 
6  sols  ;  Pierre  de  Vissaguet,  avocat  en  Parlement,  pour 
1,322  liv.  10  sols;  Jean  Thomeit,  1,392  liv.  10  sols; 
Pierre  Granet,  notaire,  1,221  liv.;  Gahrielle  Desgran- 
ges, veuve  de  M*  Pierre  Vernazon,  vivant  receveur  des 
consignations  de  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  5,400  liv.  ; 
François  Bastier,  2,148  liv.  16  sols;  toutes  ces  sommes 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


151 


avaient  été  vérifiées  par  M.  Voisin,  intendant,  le  19  déc. 
Id54,  qui  avait  permis  d*en  imposer  le  revenu,  ce  qui 
fut  ensuite  confirmé  par  MM.  de  Verthamon,  de  La 
Barre  et  de  Choisy,  intendants  en  1658 ,  1661  et  1663  ; 
en  1067,  M.  de  Fortia  fit  une  nouvelle  vérification  ;  les 
créanciers  demandent  à  être  dispensés  de  faire  une 
nouvelle  production,  1683;  —  autre  requête  des  créan- 
ciers adressée  i  M.  de  Vaubourg;  —  état  de  quittances 
données  par  le  receveur  aux  consuls  du  bourg  d'Ariane 
en  1729, 

C.  19il.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier  (1  impr.). 

lOM.  —  Affaires  communales.  —  Arlet.  —  Ordon- 
nance de  Anne-Louis  Jules  de  Malon,  intendant  d'Au- 
vergne, enjoignant  aux  consuls  de  Tannée  1682  d'appor- 
ter une  déclaration  des  biens  communaux  dont  ils  ont 
eu  l'administration  pendant  l'année  de  leur  consulat  ; 

—  certificats  négatifs  des  consuls  d'Arlet. 

C.  i912.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier. 

1741-1771.  — Affaires  communales.  —  Arpajou* 

—  Requêtes  du  s^  Teillart  de  Tissonnières,  vicaire  gé- 
néral et  oflîcitil  de  Tévêque  de  Saint-FIour  et  curé 
d'Arpajon,  demandant  que  la  somme  de  30  liv.  que  lui 
paye  la  paroisse  pour  son  presbytère  soit  augmentée  ;  il 
a  fait  Tacquisition  de  deux  maisons  où  il  pense  loger 
qui  lui  coûtent  2,000  liv.  sans  compter  1,000  liv.  de  ré- 
parations qu'il  y  faudra  faire;  la  paroisse  qui  est  grande 
(elKi  compte  cinq  commissions)  peut  bien  lui  payer  Tin- 
térét  de  cette  somme;  avis  du  subdélégué  M.  Pages  de 
Vîxouzes;  inventaire  des  pièces  relatives  à  cette  aifaire, 
1771  ;  —  lettre  de  M.  Salvages  de  Clavières,  avocat, 
1741,  adressante  l'Intendant  une  délibération  par  la- 
quelle les  habitants  d'Arpajon  reconnaissent  pour  noble 
M.  de  Passefons  de  Carbonat,  fils  et  petit-fils  d'un  secré- 
taire de  la  Cour  des  Aides  de  Montauban,  qui  a  établi 
son  privilège  dans  leur  paroisse. 

C.  1913.  (Liasse.)  —  Oy  pièces,  papier. 

1714-1774.  —  Affaires  communales.  —  Ars.  — 
Lettre  de  M.  Délavai,  adressant  à  l'Intendant,  le  10 
mars  1768,  copie  d'un  procès-verbal  de  rarchidiacre  de 
Bourges,  qui  constate  le  mauvais  état  où  est  relise 
d'Ars  ;  on  a  même  dû  Tinterdire  pour  cette  raison  ;  le 
duc  d'Orléans,  seigneur  haut  justicier,  offre  de  fournir 
les  bois  nécessaires,  le  curé  de  la  paroisse  et  M-  Délavai 


fourniront  l'argent,  et  les  habitants  sont  disposés  à  don- 
ner la  main-d'œuvre  par  corvée  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  Coudert,  curé,  et  de  M.  Chacaton  de  Villo- 
blé,  subdélégué;  ce  dernier  déclare  qu'il  n*a  pas  trouvé 
notamment  entre  le  curé  et  M.  Délavai  le  bon  accord 
qu'on  pouvait  espérer  pour  cette  entreprise  ;  —  pièces 
relatives  à  la  refonte  d'une  cloche  (1774)  ;  contestation 
entre  les  marguilliers  et  la  paroisse;  — quittances.de 
tailles  et  impositions  délivrées  aux  consuls  de  la  pa- 
roisse d'Ars,  de  1714  à  1719. 

G.  1914.  (Liasse.)  —  2  pièces  parch.,  18  pièces  papier  [1  impr.). 

lMS-1755.  —  Affaires  communales.  —  Aubazat. 
—  Ordonnance  de  M.  de  Malon,  du  28 juin  1683,  rela- 
tive aux  biens  des  communes;  certificat  des  con- 
suls d'Aubazat  attestant  que  cette  communauté  n'a  au- 
cuns patrimoniaux  ;  —  requête  des  habitants  des  vil- 
lages de  Lomprat  et  de  Sauzet,  paroisse  d^Âubazat,  se 
plaignant  que  des  propriétaires  forains  aient  depuis 
peu  fait  clore  et  planter  les  prés  qu'ils  possèdent  sur  le 
territoire  desdits  villages,  pour  les  rendre  défensables; 
ils  y  ont  planté  des  pommiers  sauvage**,  arbres  inutiles 
et  qui  d'ailleurs  n'y  peuvent  réussir,  à  la  seule  fin  de 
priver  des  secondes  herbes  les  habitants  desdits  villages 
dont  c'est  la  seule  ressource,  attendu  qu'ils  ont  peu 
de  prés  en  propre  et  qu'il  ny  a  pas  de  communaux; 
lettre  à  ce  sujet  de  M.  Marie,  à  Langeac,  du  29  oct. 
1761  :  les  habitants  qui  ont  décidé  par  la  délibéra- 
tion du  12  oct.  1749  de  faire  porter  regain  à  toutes 
leurs  prairies  et  de  les  rendre  défensables  y  trouve- 
raient avantage,  «  puisqu'ils  possèdent  séparément  des 
»  prairies  considérables  autour  de  leurs  hameaux  et 
»  villages,  portant  regain  »,  ce  sont  la  dame  DuflTaud 
de  La  Rhode,  veuve  du  s'  de  Saint-Paul,  qui  réside 
dans  son  domaine  d'Aubazaguet  ;  Jean  Pignol,  meunier 
d'Aubazaguet  ;  Guillaume  Bayol,  marchand  à  Aubazat; 
mais  les  pauvres  gens  des  villages  de  Lomprat  et  Sauzet 
seraient  sacrifiés,  puisqu'ils  n'ont  pour  tout  pacage  que 
la  seconde  herbe  de  ces  prairies  dont  ils  avaient  joui  de 
toute  ancienneté;  comme  d'ailleurs  les  délibérants  n'ont 
pas  observé  la  loi  municipale  qui  les  oblige  à  planter 
en  arbres  fruitiers  les  prés  qu'ils  veulent  défendre,  M. 
Marie  est  d'avis  de  ne  pas  homologuer  la  délibération  ; 
c'est  le  pa:rti  auquel  s'arrête  l'Intendant  ;  —  lettre  de 
l'Intendant,  du  3  octobre  1753,  adressant  à  M.  d'Or- 
messon  un  projet  d'arrêt  autorisant  les  habitants  d'Au- 
bazat à  s'imposer  d'une  somme  de  845  liv.  pour  payer 
divers  travaux  faits  au  clocher  de  leur  église  et  la  répa- 
ration des  couverts  d'une  sacristie  et  d'une  chapelle  qui 
en  dépendent;  —  arrêt  du  Conseil,  du  23  oct.  1753,  or- 


152  ARCHIVES  DU 

donnant  ^'imposition ,  suivi  d'ordonnance  de  inten- 
dant ,  et  lettres  d'attache;  —  rôle  d'imposition  des  845 
liv.  en  principal,  plus  les  8  deniers  pour  livre  des  taxa* 
tiens»  imposés  sur  tous  les  habitants,  taillables ,  exempts 
et  privilégiés  de  la  paroisse  d*Aubazat;  parmi  les 
exempts  et  privilégiés  :  les  Bénédictins  de  La  Yolte,  dé- 
cimateurs  et  prieurs  titulaires  et  seigneurs  en  partie  de 
la  paroisse  imposés  gratuitement,  et  de  leur  consen- 
tement^ sans  tirer  à  conséquence  à  la  somme  de  60 
livrés;  M"«  Marie  Dufaud  de  la  Rode  et  le  s""  de  La^ 
coste,  écuyer,  son  neveu,  30  liv.;  Jean  Chambefort, 
curé  d'Aubazat,  35  liv. 


C.   1915.  (Cahier.)  —  In-4*î  papier,  IQ  feuil.  écrits. 

1651-1659.  —  Affaires  communales.  —  Aubière. 
—  Procès -verbaux  des  délibérations  du  26  mars  1651 
au  1"  janvier  1652  :  — -  du  86  mars  1651,  les  habitants» 
avisés  €  par  aulcuns  des  particuliers  amis  de  la  com- 
»  mune  »  que  M.  le  Gouverneur  travaille  au  change- 
ment des  garnisons,  décident  de  faire  à  quelque  ami  un 
présent  de  deux  pistoles  pour  éviter  d'avoir  les  gens  de 
guerre  dans  la  paroisse;  —  du  11  avril  1651,  délibéra- 
tion pour  la  garde  des  portes  afin  «  d'obvier  aux  sur- 
prises des  gens  de  guerre  »  ;  les  consuls  commanderont 
tous  les  jours  deux  hommes  à  chacune  des  portes,  «  les* 
»  quels  seront  tenus  de  les  garder  puis  le  point  du  jour 
»  jusques  à  demy  heure  de  nuit  que  les  valletz  auront 
»  soupe  et  se  seront  retirés  »  ;  — du  16  avril,  47  assis- 
tants, emprunt  pour  subvenir  aux  dépenses  des  gens  de 
guerre  en  garnison  dans  ce  lieu  ;  —  du  7  mai,  les  con- 
suls exposent  «  que  les  cappitaines  qui  commandent  les 
»  gens  de  guerre  qui  sont  de  garnison  en  ce  lieu  d*Au- 
»  bière  leur  ont  donné  advis  qu'ils  n'avoient  encores 
»  peu  obtenir  l'ordre  pour  desloger  de  ced.  lieu,  comme 
»  il  avoient  espéré  soubz  la  promesse  de  30  pistolles  que 
»  la  commune  leur  avoit  promis  à  ceste  fin,  et  qu'il  est 
»  expédient  d'y  envoyer  un  de  leurs  officiers  esprès 
»  pour  solliciter  le  maistre  de  camp  de  leur  régiment 
»  pour  Tobtention  dudict  ordre,  ce  qu'ilz  feront  pour- 
»  veu  que  la  commune  leur  donne  oultre  les  trente  pis- 
»  toiles  tant  pour  les  fraitz  que  pour  les  paines  du 
)►  courrier  »  ;  accordé  ;  —  du  29  mai,  délibération  re- 
lative à  l'aumône  générale  que  les  balles  de  la  Charité 
n'ont  pu  distribuer  la  veille  de  TAscension  à  cause  de  la 
garnison  ;  —du  4  juillet,  nomination  de  commissaires 
€  ausquels  kidicte  commune  donne  charge  de  marcher 
»  et  prendre  garde,  soit  la  nuit  soit  le  jour,  qu'il  ne  se 
»  commette  aulcuns  larcins  ne  degatz,  et  où  ilz  trou- 
»  veront  des  personnes  desrobant  du  bestail,  fesant 


PUY-DE-DOME. 

*  >  dommage  à  aultruy  de  s'en  saizir,  et  à  ceste  fin  ap- 
»  porteront  armes  offencives  et  défend ves  »  ;  choix  des 
pacages  communs  pour  les  bestiaux  de  labour  et  au* 
très. 


C.  1916.  (Liasse.)  —  34  pièces,  pap.,  (1  impr.),  fplan. 

1764-1787. — Affaires  communales,  —  Aubière, 
—  Travaux  communaux.  —  Ordonnance  de  M.  de  Bal- 
lainvilliers,  donnée  à  Paris  le  3  avril  1764,  pour  la  re- 
construction de  la  halle;  affiche  annonçant  l'adjudi- 
cation; procès-verbal  d'adjudication  au  prix  de  400- 
livres;  —   requête   des   habitants   d'Aubière   priant 
l'Intendant  d'homologuer  une  délibération  du  22  avril 
1787,  tendant  à  la  réparation  du  clocher  et  du  cou- 
vert de  la   halle  ;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  sub- 
délégué; ordonnance  de   l'Intendant  commettant  M. 
Albo  de  Chanat  pour  faire  le  devis  des  réparations 
en  question  ;  —  avis  de  M.  Tixier,  subdélégué,  au 
sujet  d'une  délibération  du  3  septembre  1775,  par  la- 
quelle les  habitants  d'Aubière  décident  de  faire  cons- 
truire un  pont  sur  les  vestiges  de  l'ancien,  pour  la  com- 
munication du  grand  chemin  d'Aubière  à  Issoire  et 
d'établir  une  fontaine  dansle(3it  lieu  d'Aubière  :  ces  tra- 
vaux paraissent  urgents,  mais  il  serait  à  propos  de 
dresser  un  devis  estimatif;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  23  février  1779,  commettant  M.  de  Chanat 
pour  dresser  procès-verbal  des  réparations  nécessaires 
â  la  fontaine  d'Aubière  ;  —  avis  de  M.  Albo  de  Chanat, 
du  29  mai  1779,  au  sujet  de  la  délibération  du  11  oct. 
1778  :  le  pont  qui  existait  autrefois  sur  le  ruisseau  fut 
entraîné  par  l'inondation  de  1762;  il  est  d'une  granda 
utilité  «  et  particulièrement  pour  aller  aux  caves  de 
»  presque  tous  les  habitants  d'Aubierre  qui  sont  au-delà 
»  du  ruisseau  »;  ce  qui  reste  de  la  maison  de  ville  est 
hors  d'état  d'être  réparé  ;  comme  les  habitants  peuvent 
s'assembler  dans  la  halle,  on  pourrait  sur  l'emplace- 
ment de  l'ancien  hôtel  de  ville  construire  une  grande 
chapelle  ou  des  bas-côtés  à  l'église,  qui  est  très  décente 
mais  trop  petite  ;  —  devis  de  la  construction  d'un  pont 
sur  le  ruisseau  d'Aubière,  par  Antoine  Deval,  archi- 
tecte à  Clermont-Ferrand,  le  23  nov.  1780  ;  —  plans  et 
coupes  joints  au  devis  ci-dessus;  —  procès-verbal  d'ad- 
judication des  travaux  à  Jean  Boyer,  au  prix  de  2,400 
livres;  —  procès-verbal  de  vérification;  pièces  de  dé- 
penses. 


J 


■ 

I 


G.  1917.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

1764-1788.  —  Affaires  communales.  —  Aubière. 
—  Contentieux.  —  Avis  do  M.  Tournadre,  subdél^ué, 
mai  1764,  sur  une  délibération  par  laquelle  les  habitants 
4'Aubière  demandent  rauiorisation  d'ester  en  justice 
contre  M.  de  Strada»  qui  voulait  les  obliger  à  détruire 
les  routoirs  à  chanvre  qu'ils  ont  fait  pratiquer  sur  le 
territoire  appelé  les  Rives  ou  pacages  des  Maisons- 
Froides  ;  les  habitants  d'Aubière  paraissent  bien  fondés 
dans  leurs  prétentions  ;  —  inventaire  de  pièces  relatives 
i  l'opposition  que  les  habitants  d'Aubière  se  proposent 
•de  former  à  l'aveu  et  dénombrement  fourni  au  roi  par 
leur  seigneur,  1788,  attendu  «  que  le  seigneur  d'Aubière 
»  n'est  pas  propriétaire  de  l'emplacement  qu'il  appelle 
»  jeu  de  quille;  11  y  a  compris  des  chemins  et  un  tène- 
»  ment  dont  la  marguillerie  a  joui  de  tout  temps;  la 
»  prétendue  taille  de  la  Toussaint,  le  droit  supposé  sur 

>  le  quart  des  arbres  morts  sur  les  bords  des  ruisseaux, 

>  la  prétention  de  la  dixme  des  agneaux,  de  2  sols  pour 

>  chaque  chèvre  y  sont  tout  autant  de  nouveautés  pour 
»  les  habitans.  > 


€.  1918.  (Liasse.)  —  1  cahier,  parch,  de  8  feuillets;  S  pièces,  pap. 


17t7-17M.  —  Affaires  communales.  —  Aubiere. 
—  Comptabilité.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  10  juin 
nZ7,  déclarant  le  s' Blau  de  Préiontaine»  directeur  des 
Aides  de  l'élection  de  Montluçon,  créancier  légitime  de 
la  communauté  d'Aubière,  d'une  somme  de  1,600  liv. 
en  principal,  portée  en  une  obligation  du  5  mai  1628, 
ensemble  de  celle  de  1,600  liv.  pour  les  intérêts  de  vingt 
années  du  capital  n'excédant;  le  double,  revenant  les- 
dites  deux  sommes  à  celle  de  3,200  liv. ,  laquelle  lui  sera 
payée  en  six  paiements  égaux  des  deniers  qui  seront  à 
cet  effet  imposés  en  six  années  consécutives;  —  pièces 
relatives  au  four  banal  affermé  par  M"*  d'Aubière  aux 
habitants  moyennant  une  somme  de  360  à  400  liv.  par 
an. 

CL  1919.  (Liasse.)  «-  97  pièces,  papier. 

17M-1780.  —  Affaires  communales.  —  Aubière. 
-^  Comptes  ou  pièces  justificatives  des  comptes  de  1728  à 
1T79.  —  Reçus  de  M,  Blau  de  Préfontaine  pour  les  an- 
nées 1728  et  1730  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant  du 
2  août  1763,  pour  obliger  les  consuls  de  1750  à  1762  de 
rendre  compte  de  l'administration  des  deniers  com- 
PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERG-NE.  153 

muns  à  la  poursuite  et  tliiigence  de  M.  Aubier  de  la 
MontiUe,  directeur  général  des  octrois  et  patriinoniau3L 
de  la  province  ;  comptes  rendus  par  les  consuls  ;  ordon-» 
nance  de  l'Intendant,  du  27  déc  1763,  réglant  à  10  liv. 
par  an  les  débets  des  comptes  des  consuls  de  1750  à  1763 
inclusivement,  et  commettant  le  s' Girard  pour  toucher 
lesdites  sommes;  compte  rendu  par  Jacques  Girard» 
notaire  royal  et  receveur  des  patrim<Miiaux  du  liea 
d'Aubière  pour  les  années  de  1750  à  1765.  Les  recettes 
consistent  dans  le  prix  du  bail  &  ferme  du  pré  de  la  Tron- 
chaire,  10  liv.;  bail  à  ferme  dudroit  de  courtage,  30 
liv.;  de  la  terre  du  Marais,  15  liv.;  de  la  terre  du  Lot, 
de  4  à  6  liv.;  de  la  maison  de  ville,  12  liv.;  en  1762,  la 
maison  de  ville  a  été  occupée  par  le  maître  d'école;  les 
dépenses  comprennent  15  liv.  de  rente  payées  à  M.  da 
Strada,  6  liv.  aux  Pères  de  Saint-André,  3  liv.  aux  ju- 
ges de  M""*  d'Aubière  pour  les  assises  ;  —  lettre  de  M.  d'Au- 
bière, du  9  juillet  1769,  se  plaignant  que  la  perception 
des  revenus  de  cette  commune  est  tout  à  fait  négligée, 
ils  pourraient  aller  à  200  liv.  s'ils  étaient  bien  ménagés 
et  Ton  en  aurait  grand  besoin  pour  divers  travaux  ; 
l'Intendant  répond  qu'il  a  donné  ordre  au  receveur  de 
rendre  ses  comptes  ;  —  compte  rendu  par  Michel  Bour- 
choix  dit  BizoUe,  receveur  des  patrimoniaux  de  la  pa- 
roisse d'Aubière,  de  sa  gestion  pour  les  années  de  1766  à 
1770,  arrêté  par  l'Intendant  le  9  août  1780  :  recette  604 
liv.;  dépense  568  liv.  16 sols;  piècesjustiâcatives; — 
compte  rendu  par  Antoine  Noellet,  receveur  pour  les 
années  de  1771  à  1779,  arrêté  par  M.  de  Chazerat  la 
9  août  1780;  recette  5,733  liv.;  dépense 3,068  liv.  4den.; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  les  frais  d'un  procès 
contrôle  s"  d'Aubière,  les  dépenses  pour  les  réparations 
de  la  halle,  de  l'horloge,  pour  la  recherche  des  eaux,  etc. 


G.  1920.  (Liasse.)  — 18  pièce»,  papier;  1  cachet. 

1764-1788.  —  Affaires  communales.  —  Aubusson- 
Espinasse.  —  Inventaire  de  pièces  relatives  à  la  nomi- 
nation de  trois  syndics  pour  veiller  à  la  conservation 
des  bois  communs,  1779-1785;  —  requête  de  François 
Francon,  curé  de  la  paroisse  d'Espinasse  et  Aubusson, 
se  plaignant  que  son  presbytère  est  insuffisant  et  a  d'ail- 
leurs besoin  de  réparations  ;  délibérations  des  habitants 
à  ce  sujet:  on  décide  de  louer  à  une  maison  attenante 
au  presbytère  pour  l'augmenter,  le  loyer  s'élèvera  à 
91iv.;  —  délibération  du  9  sept.  1787  par  laquelle  les  habi- 
tants d'Espinasse- Aubusson  se  soumettent  à  imposer  sur 
leur  communauté  une  somme  de  1,000  liv.  destinée  à  la 
construction  du  chemin  royal  d'Aubusson  à  Courpîère, 
pour  lequel  l'Intendant  accorde  une  somme  de  3,000 
liv.;  requête  de  plusieurs  habitants  s'opposant  au  pas- 

20 


IM 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME- 


sage,  du  chemin;  lettres  de  M.  Pascal,  bailli  d'Aubusson, 
déclarant  que  cette  requête  est  l'œuvre  du  s**  Blanc 
et  que  plusieurs  des  signatures  de  ladite  requête  sont 
fausses  et  sans  valeur  ;  le  s'  Blanc,  propriétaire  du  do-< 
siaioe  de  La  Prade,  se  plaint  que  le  tracé  fait  par  M.  Le 
€lerc,  sous-ingénieur  de  la  province,  lui  causerait  un 
dommage  de  600  liv.;  M.  Pascal  pense  qu'il  exagère  de 
moitié;  M.  de  Massai  qui  perd  davantage  ne  se  plaint 
fas,  comptant  bien  être  dédommagé. 


G.  iOSi.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  25  pièces,  papier. 

16ft9-f  786.  —  Affaires  coMMONÀLBs.  *—  Augerolles. 
«^  Requêtes  de  plusieurs  particuliers  nommés  S3aidics 
de  la  paroisse  d'Augerolles,  1781-1783,  pour  Tarpente- 
ment  général  et  pour  différentes  affaires  contentieuses  ; 
ils  demandent  à  être  déchargés  après  plusieurs  années 
d'exercice  ayant  dû  faire  des  dépenses  et  négliger  leurs 
propres  affaires  ;  en  1784  les  habitants  nomment  deux 
nouveaux  syndics  dont  Tun  avec  le  titre  de  syndic  ad- 
joint; le  subdélégué  fait  remarquer  que  cette  double  no- 
mination peut  avoir  des  inconvénients  et  qu'elle  est 
d'ailleurs  contraire  aux  ordres  de  Tlntendant;  —  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  3  nov.  1/67,  ordonnant  des  impo- 
sitions sur  plusieurs  paroisses,  à  savoir:  sur  la  paroisse 
d'Augerolles,  une  somme  de  810  liv.  restant  de  celle  de 
1,260  liv.  due  à  Mathieu  Surrot,  fondeur  de  cloches, 
habitant  du  lieu  de  Javaugufs  pour  avoir  refondu  la 
grosse  cloche  de  l'église  Sainte-Croix  d'Augerolles;  la- 
dite imposition  devant  être  ainsi  répartie  entre  les  qua- 
tre quartiers  d'Augerolles:  1081iv.  sur  le  quartier  du 
Bourg,  88  liv.  sur  le  quartier  de  Frédeville,  226  liv.  sur 
la  collecte  appelée  de  la  Montagne  et  388  liv.  sur  Auge- 
rolles, quartier  d'Aubusson.  Les  autres  impositions  or- 
données par  cet  arrêt  soiit  celles  de  435  liv.  sur  la  pa- 
roisse de  Prompf  at  pour  réparations  au  mur  du  cime- 
tière, et  de  650  liv.  sur  celle  de  Condat-en-Féniers  pour 
reconstruction  du  pont  de  la  Prade  sur  la  rivière  de 
Eue;  —  lettres  d'attache;  ordonnances  de  l'Intendant; 
—  rôles  de  l'imposition  &ite  sur  les  taillables,  exempts 
et  privilégiés  de  la  paroisse  d'Augerolles;  -^  requête  de 
plusieurs  habitants  d*Augerolles,  quartier  de  la  Monta- 
gne, se  plaignant  de  défrichements  exécutés  dans  les 
communaux  de  La  Servilie  et  de  Lavors,  1739;  ren- 
voyée à  M.  de  Merville,  subdélégué  à  Thiers;  —  état  de 
ce  que  les  consuls  et  collecteurs  du  quartier  haut  de  la 
Montagne  d'Augerolles,  année  1689»  ont  fourni  pour  un 
soldat  de  milice,  au  total  97  liv.  15  sols« 


C.  1922.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

t7M.  —  Affaires  communales.  —  Augnat*  — 
Inventaire  de  pièces  relatives  à  la  demande  formée 
par  Jean  Anglade  et  Claude  Faucon  d'être  déchargés  du 
syndicat  qu'ils  exercent  depuis  le  13  av.  1779  ;  avis  de 
M.  Lafont  de  S*-Mars^  subdél^ué  à  Issoire. 

C.  1923.  (Liasse.)  —  2  p.  parch.;  25  p.,  pap, 

1779-1795.  —  Affairescommunai.es.  —  Aulhat. — 
Requête  de  Claude  Rochette,  curé,  demandant  qu'il  soit 
dressé  un  devis  des  réparations  nécessaires  dans  l'église 
qui  menace  une  ruine  prochaine  ;  par  délibération  du 
30  août  1772,  les  habitants  consentent  à  se  prêter  à  tout 
ce  qui  conviendra  pour  exécuter  les  travaux  en  ques- 
tion dont  ils  connaissent  la  nécessité;  —  ordonnance 
rendue  par  l'évêque  de  Clermont,  en  suite  de  sa  visite 
pastorale,  pour  les  réparations  à  fedre  dans  la  nef  de 
régUse  d'Aulhat;  —  devis  des  réparations  en  question 
qui  intéressent  à  la  fois  la  nef,  le  chœur,  le  clocher  et 
deux  chapelles,  dressé  par  G.  Bleterie,  secrétaire  de  la 
subdélégation  d 'Issoire,  Pierre  Carriol,  architecte,  et 
Jean  Girard,  maître  menuisier  et  charpentier;  ils  esti- 
ment les  réparations  à  3,168  liv.  ;  les  deux  chapelles  atte- 
nantes au  chœur  appartiennent  de  temps  immémorial 
Tune  à  la  famille  de  La  Richardie  de  Besse,  l'autre  à  ta* 
maison  de  la  Suchère  ;  —  procès-verbal  d'adjudication 
le  21  oct.  1781,  au  prix  de  2,420  liv.  à  Gaspard  Guerrier, 
entrepreneur,  habitant  à  Aulhat;  arrêt  du  Conseil 
d'État  du  19  février  1782,' qui  confirme  ladite  adjudica- 
tion et  ordonne  l'imposition  sur  la  paroisse  d'Aulhat 
d'une  somme  de  1,618  liv,  6  sols  8  den.  en  cinq  années. 
Le  même  arrêt  ordonne  l'imposition  sur  la  paroisse  de 
Virlet  de  1,400  liv.  pour  travaux  au  presbytère;  sur  la 
paroisse  de  Puy-S^-Gulmier,  de  600  liv.,  môme  motif; 
sur  celle  de  Bourg-Laôtic  de  1,672  liv.  6  sols  3  den., 
même  motif;  sur  celle  de  Thiezac  de  500  liv.  pour  frais 
de  procédure  ;  — rôles  d'imposition  sur  la  paroisse  d'Au- 
lhat pour  les  années  1781-1785  :  les  confrères  de  la  con- 
frérie du  S*-Esprit,  1  sol  6  den.;  la  dame  veuve  de 
M.  le  comte  de  Besse,  18  liv.  7  sols  3  den.;  le  s'  de  Re- 
questat  du  Buisson  pour  son  domaine  de  la  Gravière, 
10  liv.  9  sols  9  den.  ;  —  lettres  de  MM.  de  Besse  et  La- 
font de  S^-Mars,  1781  ;  requêtes  des  entrepreneurs  à  fin 
de  payement. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


l» 


C.  1914.  (Liasse.)  — 11  pièces,  papier. 

1799-t7M.  —  Affaires  communales.  —  Aulnat.— 
Requête  du  cbapitre  cathédral  de  Oiermont  se  plai- 
gnant qoe  tes  habitants  d'Aulnat  ont  affermé  les  secondes 
herbes  du  pré  Ronger,  lequel  appartient  au  chapitre  ; 
ils  ne  prétendent  point  contester  aux  habitants  d*  Aulnat 
le  droit  de  faire  pacager  les  secondes  herbes  dudit  pré  ; 
mais  il  parait  convenable  de  ne  pas  affermer  toujours 
les  mêmes  prés,  de  ne  pas  affermer  ceux  qui  sont  yoi- 
âlns  de  domaines  parce  que  les  bestiaux  de  ces  domaines 
Yont  sur  les  dits  prés  et  s'exposent  à  la  saisie  ;  —  requête 
4e  François  de  Fontfreyde,  seigneur  de  Montredon  et  de 
Sauzety  propriétaire  du  domaine  de  Noyer  dans  la  pa- 
roisse d'Aulnat,  conçue  i  peu  près  dans  le  même  sens 
4)ue  la  précédente;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
19  juillet  1755,  autorisant  la  communauté  d'Aulnat  à 
mettre  en  réserve  pour  les  affermer  pendant  plusieurs 
années  tout  ou  partie  des  regains  dont  ils  ont  la  jouis- 
sance dans  les  prairies  dudit  lieu,  «  afin  d'acquitter  la 
»  somme  de.  80  liv.  deue  par  la  communauté  au  sieur 

>  Sureau  fondeur  de  cloches  pour  la  fonte  d'une  cloche 

>  de  ladite  paroisse,  et  pour  fournir  à  quelques  autres 
»  réparations  »  ;  à  la  suite  procès-verbal  d'adjudication 
des  prés  Rougier  et  des  Ronzières  ;  —  délibération  des 
habitants,  du  21  juillet  175Ô,  demandant  à  l'Intendant 
de  passer  outre  à  l'opposition  du  s' de  Fontfreyde  et  du 
chapitre  cathédral,  attendu  qu'ils  ont  besoin  de  conti- 
nuer ladite  ferme  tant  pour  le  payement  du  s'  Sureau 
que  pour  la  réparation  de  la  fontaine,  pour  le  pont 
appelé  de  Sordelle,  etc.  ;  —  mémoire  sur  cette  con- 
testation :  les  raisons  des  opposants  sont  sans  va- 
leur. —  Délibération  du  !•'  oct.  1786  par  laquelle  les 
habitants  décident  de  rétablir  la  fontaine  de  Font- 
vieille,  attendu  «  que  leurs  bestiaux  ont  toutes  les  an- 
»  nées  des  maladies  dangereuses  et  même  très  souvent 
»  mortelles  qui  sont  occasionnées  par  le  breuvage  que 
»  les  habitants  sont  forcés  de  donner  à  leurs  bestiaux, 
»  lequel  breuvage  est  composé  de  l'eau  qui  sort  des 
»  rutoirs  ou  gours  à  chanvre,  que  les  habitants  eux- 
»  mêmes  sont  obligés  de  boire  d'eau  de  puits  qui  engen- 
»  dre  parmi  eux  différentes  maladies  et  principalement 
p  celle  de  Thidropisie  »;  ils  donnent  miBsion  à  Jean 
Augeire,  syndic,  de  poursuivre  l'affaire;  requête  à  l'In- 
tendant pour  obtenir  l'imposition  sur  leur  paroisse  de  la 
somme  nécessaire  pour  les  travaux  en  question;  — délir 
bération  des  habitants  d'Aulnat,  du  3  août  1777,  déci*- 
4ant  la  construction  d'un  pont  sur  le  ruisseau  de  Bar- 
danson  pour  la  communication  avec  Malintrat  ;  avis  du 


Sttbdélégué  ;  ordonnance  de  Tlntendant  commettant  1« 
subdélégué  Tixier  et  le  s'  Gilbert  Fournier,  architecte^ 
pour  dresser  un  devis  ;  la  dépense  est  estimée  à  environ 
577  liv.  ;  les  habitants  fourniront  la  corvée.  —  Requête 
adressée  à  l'Intendant  (1732)  par  Jacques  Narbonne, 
chargé  des  affaires  du  duc  de  Bouillon  dans  la  province 
d'Auvergne,  demandant  qu'il  soit  fait  défense  aux  habi- 
tants d'Aulnat  de  mener  pacager  leurs  bestiaux  da 
15  août  au  15  mai  dans  un  pré  d'environ  cent  œuvrées 
appartenant  à  Son  Altesse  et  appelé  pré  Peyret,  les  habi- 
tants prétendent  être  en  droit  et  possession  de  faire  pacat- 
ger  ledit  pré  comme  les  prés  voisins  pendant  la  période 
indiquée,  et  cela  de  temps  immémorial. 


C.  1928.  (Liasse.)  —  64  pièces,  papier. 

tll7S-f  75S.  —  Affaires  communales.  —  Auriac.  — 
Lettre  de  M.  Cheminard,  curé  de  la  paroisse  d' Auriac, 
du  8  nov.  1755,  demandant  à  l'Intendant  l'homologation 
d'une  délibération  prise  par  les  habitants  <  pour  se  pour- 
»  voir  contre  le  décimateur  et  luy  demander  l'honno- 
»  raire  de  150  liv.  de  pension  pour  un  vicaire  en  titre, 
»  et  pour  l'obliger  à  refaire  à  neuf  le  couvert  de  notrô 
»  clocher  qui  s'est  abattu  depuis  6  semaines  »;  la  voûte, 
si  l'on  n'y  remédie,  finira  par  tomber  comme  à  S*-Étienne 
sur  Bleslo  et  Molèdes,  dont  les  églises  sont  abattues 
depuis  une  douzaine  d'années  sans  que  les  décimateurs 
aient  voulu  ou  que  les  habitants  aient  pu  chacun  en  ce 
qui  les  concerne  les  faire  relever;  «  les  décimateurs  ne 

>  donnent  pas  un  liard  >  pour  contribuer  aux  dépenses, 
et  l'église  n'ayant  pour  revenus  que  quelques  mauvais 
reinages  le  curé  est  obligé  de  harceler  ses  pauvres  parois- 
siens ;  €  j'ay  eu  l'honneur  de  faire  une  partie  de  mes 
»  études  à  Paris  au  Collège  de  Louis  le  Grand,  soubs  le 
»  père  Lacroix,  avec  un  monsieur  de  la  Michodière  ;  j'ay 
»  toujours  eu  doute  que  ce  fut  vous,  Monsieur  »  ;  — 
lettres  de  M.  de  Simiane,  au  sujet  de  l'accord  fait  entP9 
la  comtesse  de  Seveyrac,  sa  belle-mère,  et  les  habitants 
d'Auriac  ;  comme  seigneur  décimateur  M"**  de  Seveyrac 
n'est  obligée  à  rétablir  que  quatre  pieds  du  clocher  ou 
environ,  attendu  qu'il  est  placé  sur  la  nef;  mais  elle  a 
consenti  cependant  à  fournir  tous  les  bois  nécessaires  à 
condition  que  les  habitants  se  chargent  de  la  main- 
d'œuvre,  €  les  seigneurs  de  cette  terre  d' Auriac  toujours 
»  éloignés  n'ont  jamais  pris  le  plus  léger  soin  pour  repré- 

>  senter  leur  extrême  misère;  elle  est  affreuse  >;  — 
lettres  de  M.  Dutreuil  au  sujet  de  l'imposition  à  faire  sur 
les  habitants  d'Auriac  pour  payer  les  réparations  du 
clocher  ;  —  pièces  de  Repenses  ;  —  quittances  délivrées 


I 


16ë  ARCHIVES  DU 

aux  habitants  d'Auriac  pour  les  tailles,  francs-fiefs  et 
autres  impositions  eu  1673. 


G.  1926  (Liasse.)  —  1  p.  parch.;  40  p.,  pap.;  4  cachet. 

1799-1 764.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac.  — 
t*ersonnel,  assemblées.  —  Lettre  de  l'Intendant,  du 
2  janvier  1724,  au  duc  de  Noailles»  se  plaignant  des 
procédés  du  s' Cebié,  consul  d 'Aurillac  pour  Tannée  1724  : 
&  la  suite  de  contestations  entre  les  consuls  et  le  s' 
Dufraisse,  receveur  des  tailles,  le  s'  Cebié  demanda  à 
être  déchargé  du  consulat,  l'Intendant  finit  par  y 
consentir  et  lui  remit  à  cet  effet  une  ordonnance  pour 
assembler  Thôtel  de  ville  dans  huitaine  afin  de  nommer 
un  autre  consul  ;  «  à  son  retour  à  Aurillac,  le  s'  Cebié 

>  se  mit  à  déclamer  contre  moy,  il  prétendit  qu'il  y 

>  avoit  quelque  chose  de  honteux  pour  le  Présidial  dans 

>  la  &çon  dont  je  Tavois  traité  et  déchargé  du  consulat  ; 

>  il  chercha  à  engager  le  Présidial  dans  ses  interests, 
»  ensuite  après  10  où  12  jours  il  fît  convoquer  l'hôtel 

>  de  ville  où  il  tint  des  discours  d'une  insolence  extrême, 

>  et  déclara  qu'il  pouvoit  se  servir  de  mon  ordonnance 

>  pour  la  jetter  au  feu,  et  ensuite  demanda  un  temps 

>  pour  prendre  son  parti,  ce  qui  luy  fut  accordé  par 
»  l'hôtel  de  ville  »;  l'Intendant  se  décida  alors  à  envoyer 
à  Aurillac  M.  le  Grand  Prévôt,  il  le  chargea  d'une  lettre 
pour  MM.  du  Présidial  afin  de  leur  faire  connaître  le  ' 
caractère  de  leur  confrère,  et  d'une  ordonnance  qui 
nommait  un  autre  consul  à  la  place  du  s'  Cebié;  «  vous 
»  conviendrez.  M',   ajoute  l'Intendant,  qu'il  est  bien 

>  triste  à  un  homme  chaîné  des  affaires  du  Roy  de 

>  trouver  dans  son  chemin  de  pareils  esprits;  je  croy 
»  que  vous  n'accorderez  votre  protection  qu'à  ceux  qui 
»  la  méritent.  Vous  me  trouverez  toujours  très  disposé 

>  à  exécuter  vos  ordres,  mais  je  vous  prie  de  me  per- 
»  mettre  en  mesme  temps  de  vous  rendre  compte  de  la 

>  conduite  de  ceux  qui  voudroient  abuser  de  la  protec- 
»  tion  que  vous  voulez  bien  leur  donner  ;  »  —  lettre  du 
même  à  M.  de  Baudry,  au  sujet  de  la  mission  confiée  au 
Grand  Prévôt  de  la  province  ;  le  Lieutenant  général  au 
Présidial  d'Aurillac  prétendant  <  qu'il  a  seul  le  droit  de 

>  présider  aux  assemblées  de  l'hôtel  de  ville  et  que  les 

>  intendants  ne  peuvent  point  donner  cette  prérogative 
.>  à  leurs  subdéléguez  ny  à  quelques  personnes  qu'ils 

>  puissent  commettre»,  l'Intendant  prie  M.  de  Baudry 
de  demander  au  Contrôleur  général  comment  il  faut  se 
comporter  en  pareilles  circonstances,  «  vous  sçavez  qu'il 

>  y  a  de  certaines  affaires  dont  il  convient  mieux  de 

>  charger  des  gens  de  quelque  considération  que  de  les 

>  faire  exécuter  par  des  subdéléguez,  et  cependant  si 


PUY-DB-DOMB. 

>  nous  n'étions  pas  en  droit  de  leur  donner  une  place 

>  honorable,  nous  n'en  trouverions  pas  qui  voulussent 
»  s'en  charger  ;  »  —  lettre  de  M.  de  Sadoumy,  du 
25  déc.  1723,  au  sujet  de  la  même  affaire  :  le  s^  Cebié 
n'a  pas  parlé  de  la  réponse  qu'il  a  reçue  de  M.  le  duc  de 
Noailles,  apparemment  parce  qu*elle  n'est  pas  àson  hon- 
neur. —  Lettres  et  requêtes  dlsaac  Delort»  conseiller 
du  roi,  lieutenant  général  au  Présidial  d' Aurillac,  lieu- 
tenant général  de  police  et  ci-devant  maire  de  la  même 
ville,  €  disant  que  feu  Amable  Delort,  son  père,  fit  réunir 

>  audit  office  de  lieutenant  général  ceux  de  maire  et  de 
»  lieutenant  de  police  de  ladite  ville  par  deus  arrêts  da 

>  Conseil  d'État  de  Sa  Majesté  des  premier  février  169& 

>  et  6  avril  1700  avec  attribution  de  gages,  savoir  de 
»  60  liv.  pour  ledit  ofilce  de  maire  et  de  166  liv.  13  sols 
»  4den.  pourceluyde  lieutenant  de  police,  lesdits  gages 
»  assignés  et  prenables  sur  les  deniers  patrimoniaux  et 
»  d'octroy  de  ladite  ville;  en  conséquence  de  cette 

>  réunion  le  suppliant  fut  pourvu  desdites  trois  charges 
»  par  de  seulles  et  mêmes  provisions  en  date  du 
»  25  février  1708  »  ;  il  demande  àêtre  payé  desditsgages 
pour  les  années  de  1708  à  1711  inclusivement;  il  entre- 
tient aussi  l'Intendant  de  l'exécution  des  ordres  relatif 
aux  mendiants  et  réclame  les  secours  promis  à  l'hôpital; 
M.  Delort  expose  enfin  à  l'Intendant  l'intention  où  il  est 
de  se  défaire  de  sa  charge  à  cause  des  dettes  que  son 
père  lui  a  laissées  :  «  Je  vous  aurois  une  obligation  bien 

>  essentielle.  Monsieur,  si  vous  pouviés  m'en  procurer 
»  la  vente  à  Clermont,  où  il  y  a  nombre  de  gens  riches^ 
»  ou  bien  dans  les  autres  lieux  de  votre  généralité  :  j'en 

>  ferai  bon  marché  par  la  passion  que  j'ai  de  m'en 

>  défaire  » ,  1724-1727  ;  —  réponses  de  Tlntendant  ; 
M.  Delort  n'a  pas  envoyé  les  pièces  dont  on  a  besoin  pour 
le  faire  payer  de  ses  gages  ;  —  lettre  du  secrétaire  de 
l'Intendance  à  M*  de  Cebié,  1725,  au  sujet  du  paiement 
de  ses  gages.  —  Lettre  de  M.  Delort,  du  29  oct.  1732,  au 
sujet  de  la  nomination  d'un  consul  :  «  Vous  avés  été 

>  témoin  du  chagrin  qu'eut  M.  l'Assesseur,  lorsqu'il 
»  aprit  qu'on  l'avoit  nommé  premier  consul,  à  la  place 
»  de  M.  deGaignac,  avocat  du  roi;  il  regarde  comme 

>  une  chose  en  quelque  façon  déshonnorante  pour  lui, 

>  ou  du  moins  tout  à  fait  désagréable  d'être  chargé  de 

>  cet  emploi  dans  les  circonstances  qui  ont  précédé  sa 
»  nomination  »  ;  l'Intendant  ayant  paru  disposé  à  le 
décharger,  M.  Delort  propose  pour  le  remplacer  le 
s'  Sériés,  <  c*est  un  homme  d'honneur  et  de  bon  sens, 
»  qui  a  des  grades,  de  la  capacité,  et  toutes  les  qualités 
»  requisespour  un  pareil  emploi»,  il  a  obtenu  7  voix 
dans  la  même  assemblée  où  M.  l'Assesseur  obtint  la 
pluralité  des  suffrages  ;  —  délibération  du  Conseil  géné- 
ral de  la  ville  d' Aurillac,  du  5  juillet  1745,  décidant  de 


j 


r 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


157 


repousser  la  demande  que  fait  le  s''  Cabrespine  des  gages 
à  lui  dus  comme  greffier  et  secrétaire  de  Tliôtel  de  ville 
pour  les  années  1700,  1702  à  1705  et  1707.  —  Requête 
de  Jean-Joseph  Cabrespine,  1752,  se  plaignant  que  les 
consuls  l'ont  remplacé  comme  greffier  secrétaire  de 
rhôtel  de  Fille  sans  avoir  consulté  le  corps  commun;  il 
rappelle  que  feu  Antoine  Cabrespine,  son  aïeul,  avait  été 
pourvu  de  cet  office  par  les  consuls  en  vertu  d'une  déli- 
bération du  corps  commun  en  Tannée  1616,  et  dut  payer 
105  liv.  de  dédommagement  à  la  veuve  du  précédent 
titulaire;  parédit  de  1635  le  roi  ayant  créé  ledit  office 
héréditaire,  il  fut  acquis  par  un  s"  Jacques  Rocher  que 
la  ville  décida  de  rembourser  en  1648  ;  Antoine  Cabres- 
pine continua  d'exercer  ledit  ofilce  <  moyennant  la 
»  somme  de  240  liv.  par  lui  payée  audit  Rocher  jusqu'à 
»  son  décès  »;  par  édit  de  1690,  le  roi  ayant  créé  hé- 
réditaire ledit  ofâce,  Géraud  Cabrespine,  père  du 
suppliant,  en  fut  pourvu  en  1692  moyennant  la  finance 
de  2,400  liv.,  sceau,  marc  d'or  et  autres  frais;  en  1702  le 
suppliant  fut  pourvu  du  même  office  qui  fut  supprimé 
en  1717  ;  les  taxes  payées  par  lui  qui  s'élevaient  à  plus 
de  4,000  liv.  ne  furent  liquidées  qu'à  2,600  ;  les  consuls 
qui  ont  destitué  le  suppliant  étant  nouveaux  venus 
dans  la.  ville  ont  ignore  les  sacrifices  faits  par  lui; 
—  llntendant  adresse  la  requête  ci  -  dessus  aux 
s**  Maffré  et  Reyt,  consuls,  pour  avoir  leur  réponse  ; 
ceux  -  ci  déclarent  que  c'est  un  ancien  usage  que 
les  officiers  de  la  maison  de  ville  soient  nommés 
par  les  consuls  seuls  ;  si  d'ailleurs  ils  ont  remplacé  le 
s'  Cabrespine  par  le  s'  Croizet,  ce  n'a  été  qu'avec  Tavis 
des  principaux  de  l'hôtel  de  ville  et  des  consuls  leurs 
prédécesseurs  et  parce  que  le  s'  Cabrespine  ne  remplis- 
sait plus  son  office;  —  correspondance  au  sujet  de  cette 
affaire  entre  l'Intendant,  M.  Lapeyreusse,  de  Cebié  et 
Pages  de  Vixouzes,  sùbdélégué;  M.  Pages  de  Vixouzes 
déclare  qu'en  effet  «  l'usage  constant  et  inviolablement 

m 

»  observé  est  que  les  s'^  consuls  de  cette  ville  nomment 

>  eux  seuls  et  sans  la  participation  du  corps  commun  à 

>  toutes  les  charges  de  l'hôtel  do  ville.  »  —  Arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  22  nov.  1759,  ordonnant  que  lorsqu'il 
sera  procédé  à  l'élection  des  consuls  d'Aurillac,  il  sera 
nommé  un  avocat  pour  premier  consul  en  1761,  un  offi- 
cier du  Présidial  en  1762,  et  qu'à  l'avenir  ces  nomina- 
tions seront  ainsi  faites;  les  second  et  troisième  consuls 
seront  pris  parmi  les  bourgeois,  notaires,  procureurs  et 
marchands  suivant  Tusage  ordinaire»  —  Requêtes 
adressées  à  l'Intendant  par  Antoine-François  Capelle, 
conseiller  au  bailliage  et  siège  Présidial  d'AuriUac,  1763, 
pour  se  plaindre  de  l'inimitié  et  des  mauvais  procédés  de 
l(f.  Pages  de  Vixouzes,  lieutenant  particulier  au  même 
si^e  et  subdélëgué  ;  le  s'  Capelle  prétend  qu'il  aurait 


été  nomme  consul,  charge  onéreuse  il  est  vrai  mais 
considérée  comme  honorable,  sans  l'opposition  de  M.  de 
Vixouzes  qui,  dans  l'assemblée  réunie  à  cet  effet  pour 
l'élection,  a  usé  de  divers  stratagèmes  pour  faire  nommer 
M.  Parieu  et  qui  a  fait  exclure  le  s'  Capelle  des  conseils 
*de  ville  ;  le  s' Capelle  pour  être  admis  aux  assemblées  de 
ville  se  fonde  sur  les  dispositions  d'un  arrêt  du  Parle- 
ment, du  5  janvier  1664,  qui  maintient  les  officiers  du 
Présidial  d'Aurillac  en  possession  de  précéder  les  consuls 
en  toutes  assemblées  publiques  et  particulières,  proces- 
sions générales,  entrées  des  princes  et  gouverneurs,  etc*, 
et  sur  une  transaction  du  4  sept.  1664  entre  les  consuls 
et  le  Présidial,  portant  «  qu'en  toutes  les  assemblées 

>  générales  ou  particulières  où  plusieurs  officiers  se 
»  trouveront  en  robes,  même  un  seul  avec  sa  robe,  le 
»  consul  ou  les  consuls  céderont  »  ;  M.  Capelle  prétend 
qu'en  vertu  de  ces  textes  les  officiers  du  Présidial  ont 
droit  d'entrer  et  sont  entrés  de  fait  aux  assemblées  de 
ville  lorsqu'ils  l'ont  voulu  ;  —  réponse  de  M.  Pages  de 
Vixouzes  :  il  rappelle  qu'il  exerce  depuis  plus  de  40  ans 
la  charge  dont  il  est  pourvu  au  Présidial;  il  a  eu  la 
confiance  de  tous  les  intendants  depuis  que  M.  de  Moras 
Ta  choisi  pour  remplir  cet  emploi,  à  ce  moment  M.  de 
Moras  <  avpit  reçu  150  letres  toutes  bien  signées  par 
»  lesquelles  on  s'opposoit  à  ce  que  ledit  s**  de  Vixouzes 
»  fut  nommé  subdélégué,  non  pas,  sgouta  M.  de  Moras, 

>  pour  aucun  mal  qu'on  eut  dit  de  lui,  mais  parcequ'il 
»  étoit  oflcier  au  Présidial  et  qu'on  craignoit  que  le 

>  Présidial  ne  prit  trop  d'empire  dans  cette  ville  »  ; 
M.  de  Vixouzes  peut  donc  opposer  l'opinion  de  tous  aux 
accusations  du  s'' Capelle;  il  n'est  pas  cause  si  l'assemblée 
régulièrement  composée  de  33  membres  et  où  tout  s'est 
passé  dans  Tordre  n'a  pas  nommé  consul  celui-ci; 
quant  à  l'admission  aux  conseils  de  ville,  il  est  indis- 
pensable d'avoir  été  consul  pour  y  avoir  droit  et  le 
S'  Capelle  n'a  qu'à  attendre  patiemment  son  heure  ;  — 
correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  Capelle,  Pages  de 
Vixouzes,  le  chevalier  de  Saint-Chamaran,  1763-1764;  — 
extrait  de  diverses  pièces  relatives  à  l'administration 
de  la  ville  d'Aurillac  :  arrêt  du  Conseil  du  15  déc.  1616, 
cassant  l'élection  faite  de  six  consuls  à  Aurillac  et  défen- 
dant à  l'avenir  d'en  nommer  plus  de  trois  conformément 
aux  lettres  patentes  en  forme  d'édit  de  1605  ;  arrêt  du 
5  janvier  1664  ;  transaction  des  20  janvier  et  4  sep- 
tembre 1664  entre  les  consuls  et  le  Présidial  ;  arrêt  du 
Conseil  du  26  nov.  1665,  ordonnant  que  pour  la  nomi- 
nation des  consuls  les  vocaux  devront  être  au  nombre 
de  33 ,  pour  les  autres  affaires  ils  devront  être  au  nombre 
d'au  moins  14  non  compris  les  consuls. 


1 


158 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


G.  1027.  (Liasse.)  —  4S  pièces,  papier. 

1  T04-f  ?••.  —  Affaires  communales.  -^  Aurillac. 
—  Personnel,  assemblées.  —  Mémoire  adressé  le  6  nov. 
1764  au  Contrôleur  général  relatif  à  Tadministration  de 
la  ville  d'Aurillac  :  les  dispositions  de  l'arrêt  du  Conseil 
du  26  noY.  1665  sont  encore  en  vigueur;  elles  confient 
Tadministration  à  trois  consuls  nommés  annuellement, 
k  une  assemblée  générale  composée  des  trois  consuls 
en  exercice,  des  trente  derniers  consuls  sortis  d'exer- 
cice et  du  lieutenant  général  du  bailliage  qui  préside , 
enfin  à  un  conseil  de  ville  composé  des  trois  consuls 
en  exercice  et  ^de  14  consuls  anciens  ;  il  paraît  que 
ce  r^lement  ne  peut  plus  subsister  <  au  moyen  de 
»  l'édit  d*août  qui  donne  la  présidence  aux  assemblées 
»  de  ville  aux  officiers  municipaux  et  l'interdif  aux 
>  officiers  des  bailliages  et  sénéchaussées,  sépare 
»  Tadministration  des  villes  de  la  collecte  des  deniers 
»  royaux ,  et  veut  que  les  assemblées  des  villes  soient 
»  composées  des  notables  habitans  sans  qu'il  soit 
»  besoin  qu'ils  aient  exercé  les  offices  municipaux  ou 
»  fait  la  collecte  »  ;  l'auteur  est  d'avis  que  deux  éche- 
vins  d'honneur  avec  un  greffier  et  un  receveur  peuvent 
suffire,  mais  il  est  à  désirer  qu'ils  remplissent  leur 
charge  plus  d'une  année  ;  il  indique  ensuite  comment 
pourraient  être  composés  l'assemblée  générale  et  le 
conseil  de  ville  —  mémoire  adressé  au  Contrôleur  géné- 
ral par  les  officiers  du  bailliage  d'Auvergne  et  siège 
Présidial  d*Aurillac,  au  sujet  de  la  nomination  des 
officiers  municipaux  :  ils  demandent  que  les  élections 
fait^  le  8  déc.  1764  soient  annulées  comme  étant  enta- 
chées de  brigues  et  de  cabales.  Il  y  avait  autrefois 
9  consuls»  le  nombre  en  fut  ensuite  réduit  à  6  puis  à 
3  ;  ils  étaient  pris  dans  tous  les  états,  sauf  parmi  les 
officiers  du  Présidial,  mais  M.  de  Trudaine  voyant  que 
le  consulat  était  mal  administré  «  et  que  le  premier 
»  consul  n'étant  pas  d'un  état  bien  honnête  le  dernier 
»  devoit  nécessairement  être  pris  de  la  lie  du  peuple  » 
engagea  les  officiers  du  Présidial  à  se  .charger  de  l'em- 
ploi de  premiers  consuls  ;  ils  acceptèrent  et  les  choses 
allèrent  ainsi  jusqu'au  jour  où  les  avocats  se  mirent 
dans  l'idée»  <  qu'ils  dévoient  rouler  avec  les  officiers  du 
»  Présidial  »  et  obtinrent  un  arrêt  du  Conseil  ordon- 
nant que  le  premier  consul  serait  pris  alternativement 
des  officiers  du  Présidial  et  du  corps  des  avocats  ;  les 
affaires  de  la  ville  allèrent  depuis  en  baissant.  Dans 
l'assemblée  de  décembre,  contrairement  au  vœu  des 
habitants,  les  vocaux,  sous  l'influence  des  avocats,  nom- 
mèrent le  premier  consul  pour  maire,  le  second  et  le 


troisième  consuls  pour  premier  et  second  échevin  ;  cet 
arrangement  parait  tout  à  fait  contraire  au  droit 
public,  les  officiers  municipaux  ne  pouvant  être  ea 
même  temps  collecteurs  ;  il  est  à  prévoir  aussi  que  l'in- 
fluence des  avocats,  qui  par  leur  nombre  et  l'ascendant 
qu'ils  ont  sur  les  procureurs  et  les  petits  marchands  est 
toute  puissante  dans  les  assemblées,  écartera  les  officiers 
du  Présidial  des  charges  municipales  ;  les  quelques  voix 
que  les  officiers  ont  obtenues  à  la  dernière  assemblée 
leur  semblent  injurieuses;  —  lettre  de  M.  Pages  de 
Vixouzes,  lieutenant  particulier  et  subdélégué,  annon- 
çant la  nomination  du  sieur  Textoris  comme  maire 
et  des  sieurâ  Besse  et  Veyrines  comnie  échevins,  du  sieur 
Martin  enfin  qui  a  été  continué  comme  receveur  des 
octrois,  déc.  17Ô4  ;  il  se  plaint  que  l'assemblée  n'ait  pas 
été  sérieuse  et  qu'on  ait  aflecté  de  marquer  du  mépris 
au  Présidial;  —  listes  des  députés,  des  notables  et  des 
conseillers  de  ville  nommés  en  exécution  de  l'édit  de 
mai  1765  ;  lettres  du  subdélégué  adressant  ces  listes  à 
l'Intendance  ;  —  lettres  de  MM.  Hébrard,  Gourlat  de 
S*-Étienne,  Leconte,  Latapie,  échevins  nommés,  adres- 
sant leurs  hommages  à  l'Intendant;  —  lettre  de  M.  de 
S*-Florentin,  du  11  août  1765,  au  sujet  des  élections 
faites  à  Aurillac  :  les  maire  et  échevins  noAimés  en 
déc.  1764  auraient  droit  de  se  plaindre  qu'on  leur  ait 
nommé  des  successeurs,  mais  s'ils  ne  réclament  point, 
il  n'y  a  pas  lieu  d'annuler  la  dernière  élection,  «  i 
»  l'égard  des  représentations  qui  m'ont  été  faites  par  le 
»  député  de  la  noblesse,  je  ne  les  trouve  pas  autrement 
»  fondées  puisque  les  quatre  échevins  élus  sont  un 
»  avocat,  un  boui^eois  et  deux  marchands  qui  ne  sont 
»  pas  d'une  classe  à  humilier  le  gentilhomme  qui  sera 
»  à  leur  tête  »;  —  sentence  du  Présidial  d'Aurillac, 
rendue  le  3  août  1765,  à  la  requête  des  sieurs  Textoris, 
Besse  et  Veyrines,  déclarant  nulles  et  irrégulières  les 
élections  en  question  ;  —  lettres  de  M.  Pages  de  Vixou- 
zes annonçant  que  les  officiers  municipaux  ont  inter- 
jeté appel  de  cette  sentence  au  Parlement;  ils  ont  en 
même  temps  fait  assigner  le  Présidial  au  Parlement 
«  au  sujet  de  la  police,  pour  voir  dire  et  ordonner  qu'elle 
>  seroit  exercée  à  l'avenir  conjointement  avec  eux  »  ; 
— avis  du  subdélégué  sur  le  choix  du  sujet  qui  remplira 
la  place  de  maire  :  MM.  de  Beauclair  et  le  chevalier  de 
Sarret  de  Fabrègues  feraient  plus  d'honneur  à  la  viUe 
par  leur  naissance,  mais  ils  ne  sont  point  au  fait  des 
affaires  et  n'aiment  pas  à  s'en  occuper  ;  le  sieur  Vemhes 
de  Bossac  conviendrait  mieux,  bien  qu'il  ait  80  ans  11 
est  encore  très  actif;  —  lettre  de  M.  de  S*-Florentin, 
du  30  mal  1766  ,  annonçant  la  nomination  de 
M.  Vernhes  de  Bossac;  lettre  de  remerciement  de 
ce  dernier  ;  —  procès-verbal  de  l'assemblée  du  27  sep- 


r 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


159 


tembre  1766 ,  pour  le  renouvellement  du  corps  muni- 
cipal; —  contestation  ei^tre  les  écheyins  et  le  sieur 
¥erdter  de  Pujiïcastel  du  Barrât,  gouverneur  pour  le 
roi  de  la  ville  d*Auriliac,  lequel  prétend  jouir  des  pri- 
vilèges de  sa  charge  et  déclare  en  conséquence  <  qu^il 

>  prendra  si  bon  lui  semble  la  première  place  soit  dans 
»  les  assemblées  publiques,  {H^ocessions  et  cérémonies, 
»  soit  au  banc  des  églises  destiné  pour  les  officiera 
»  municipaux,  soit  à  l'hôtel  de  ville  dans  les  assemblées 
:roù  le  service  du  roi  sera  intéressé,  requérant  en 

>  outre  que  lesdits  sieurs  échevins  aient  à  se  conformer 
»  aux  ordonnances,  édits  et  arrêts,  soit  pour  les  feux 

>  de  )oye,  soit  pour  le  logement  des  gens  de  guerre.  > 
Le  Présidial  sollicité  de  se  joindre  à  la  ville  pour 
résister  aux  prétentions  du  gouverneur,  refuse  par 
égard  pour  le  lieutenant  général,  père  de  M.  Verdier 
du  Barrât  ;  1766-1767  ;  —  procès-verbal  d'assemblée 
des  notables,  du  2  juin  1769,  à  laquelle  assistent  J.-B. 
Yerdier  de  Puycastel,  lieutenant  général  du  Présidial  ; 
A.  Crozets  d'Auterives,  procureur  du  roi  ;  Ph.-J.-B. 
Lolier  de  Lascanaux,  avocat  au  Parlement;  Louis 
Breu,  docteur  en  médecine  ;  J.  Prax,  procureur,  éche- 
vins ;  M.  de  Fontanges,  doyen  du  chapitre  de  S.  Gé- 
raud,  grand  vicaire,  et  ancien  comte  de  Brioude  ;  de 
Sarret,  chevalier  ;  Juihe  de  Fontan,  conseiller  en  l'É- 
lection générale  ;  Deaura,  procureur  ;  Miquel  Mar- 
chand ,  conseillers  de  ville  ;  M*  Trenty ,  chanoine  ; 
Combes,  prêtre  communaliste;  Lolier  de  Brouzadet,, 
avocat  en  Parlement  ;  de  Leigonye,  docteur  en  méde- 
cine; Geneste,  notaire  royal;- Milhau,  marchand; 
Breu,  apothicaire;  Rivière,  marchand  ;  Ternat,  mar- 
chand chaudronnier  ;  Couturies,  aubergiste,  notables  ; 
les  autres  échevins,  conseillers  et  notables,  non  plus  que 
le  syndic  receveur,  ne  se  sont  pas  présentés;  pour  rem- 
placer le  maire  actuel,  M.  Vernhes  de  Bossac,  démis- 
sionnaire, rassemblée  propose  à  Sa  Majesté  MM.  Lolier 
de  Lascanaux,  Louis  Breu  et  Jos.-François  Gourlat  de 
S*-Êtienne;  ^ont  nommés  échevins  en  remplacement  de 
lAM.  Lespinats  et  Prax,  MM.  J.  François-Xavier  de 
Sarret,  chevalier  de  Fabrègues,  et  Antoine  Deaura; 
sont  nommés  conseillei^s,  en  remplacement  de  MM.  de 
Fabrègues  et  Deaura,  MM.  de  Leigonye  et  Louis  Geneste; 
François  Gineston  est  nommé  secrétaire  greffier  à  la. 
place  du  sieur  Cabrespine,  et  le  sieur  Martin  est  nommé 
fuyndic  receveur  ;  —  lettre  adressée  à  l'Intendant  par 
MM.  Lolier  de  Lascanaux  et  Breu,  le  15  févr.  1769,  se 
plaignant  que  le  lieutenant  général  ait  fait  un  procès- 
verbal  inexact  de  la  séance  d'élection  aân  de  faire 
porter  le  choix  du  roi  pour  Toffice  de  maire  sur  un 
BQÎet  plus  agréable  audit  lieutenant  ;  il  avait  employé 
le  même  stratagème  en  1765  «  de  sorte  quMl  qualifia 


»  simplement  par  leur  nom  deux  gentilshommes  pour 
»  donner  des  titres  de  seigneurie  au  fils  d'un  secrétaire 
»  du  Roy,  premier  anobly  de  sa  race.  » 


G.  10S8.  (Liasse.)-—  39  pièces^  papier  (4  impr.);  i  cachet. 

1  M8-f  TM.  —  Affaires  communales.  —  AuriUac. 
— Octroi.  ^  Lettre  des  consuls,  du  19  mars  1688^  adres- 
sant A  rintendant  les  arrêts  du  Conseil  relatifs  à  l'oc- 
troi établi  dans  la  ville  d' AuriUac  :  la  ferme  de  rentrée- 
du  vin  varie  de  1,100  à  1,400  liv.  ;  quant  aux  2,000  lîv* 
que  la  ville  a  permission  d'imposer,  on  impose  quelque* 
fois  cette  somme,  quelquefois  moins,  suivant  les  besoins; 
—  lettres  patentes  du  roi  Louis  XIV,  février  1658^ 
confirmant  les  privilèges  accordés  à  la  ville  d*Aurillac 
par  les  rois  ses  prédécesseurs  et  notamment  par  les  let- 
tres pateates  de  septembre  1611,  relatives  à  Texemption. 
du  droit  de  franc-fief  et  aux  privilèges  de  prendre  une 
obole  sur  chaque  quart  de  vin  et  d'imposer  des  deniers 
pour  les  affaires  communes  de  ladite  ville  sur  les  habi- 
tants, sans  être  obligés  d'en  rendre  compte  qu'entre  eux. 
et  au  Conseil  de  ladite  ville;  —  arrêt  du  Conseil  d'État 
du  26  nov.  1665  ordonnant  «  que  pour  procéder  à  la 
»  nomination  des  consuls  de  ladite  ville  d'Auriilac,  il 
»  sera  convoqué  une  assemblée  le  dernier  vendredy  de 

>  chacune  année,  à  laquelle  présidera  le  lieutenant 

>  général  d' AuriUac  et  y  assisteront  les  consulz  des  dix 
»  années  précédentes  qui  composeront  le  nombre  de 
»  trente  »,  l'élection  se  fera  au  scrutin  ;  le  Conseil  ordi- 
naire pour  délibérer  sur  les  affaires  communes  pendant 
le  courant  de  Tannée  sera  composé  d'au  moins  quatorze 
membres,  outre  les  consuls  en  charge  et  les  consuls 
antiques  ;  défense  aux  consuls  d*imposer  sur  les  habi- 
tants plus  grande  somme  que  celle  de  2,000  liv.  pour 
être  employée  aux  affaires  ordinaires;  les  consuls 
compteront  devant  les  auditeurs  et  devant  le  s^  de  For- 
tia,  intendant.  11  est  dit  dans  le  préambule  que  l'arrêt 
est  rendu  à  la  demande  des  consuls  lesquels  se  plai- 
gnaient des  cabales  favorisées  par  l'ancien  régime  des 
assemblées; —  requête  de  Biaise  Dauphin,  Guillaume 
de  Senezergues  et  Géraud  Serieys,  fermiers  du  droit 
d'entrée  sur  le  vin  de  la  ville  d'Aurillac,  se  plaignant 
d'une  contravention  à  leur  bail,  1693;  extrait  du  bail 
à  ferme  consenti  aux  suppliants  ;  —  ordonnance  de 
Guillaume  de  Leigonye,  chevalier,  seigneur  de  La 
Bastide,  trésorier  général  de  France  en  la  généralité 
d'Auvergne  à  Riom,  commissaire  ayant  le  départe- 
ment de  l'élection  d'Aurillac,  et  des  ofiSciers  de  TÉlec- 
tion  générale  de  ladite  ville  d'Aurillac,  du  15  juin 
1696,  annonçant  l'adjudication  pour  six  annéen  de 


1 


160  ARCHIVES  DU 

la  perception  du  droit  d'enti^  sur  le  yin  et  autres 
liqueurs  dans  la  yille  d'Aurillac  (placard  sans  nom 
d'impr.);  radjudication  est  prononcée  en  faveur  du 
s' Collînet  au  prix  de  1,030  liv.  par  an  ;  —  ordonnance 
des  présidents  trésoriers  de  France,  généraux  des  Fi- 
nances, grands  voyers,  juges  directeurs  du  domaine  de 
Sa  Majesté  en  la  généralité  de  Riom,  chevaliers,  con- 
seillers du  roi,  du  14  juillet  1702,  commettant  le  s*"  gé- 
néral liOigonye  de  La  Bastide  «  pour  dresser  son  procès- 
»  verbal  de  conférance  aveq  les  ofQciers  de  l'Élection 
»  d*Aurillac  sur  le  brevet  de  la  taille  de  Tannée  1703; 
»  dresser  pareillement  ses  procès-verbaux  dans  toute 

>  Testendue  de  lad.  élection  au  sujet  des  péages  que 
»  perso! vent  les  seigneurs  justiciers ,  faire  le  bail  à 
»  ferme  des  revenus  communs  et  d'octroy  de  ladite  ville 
»  d'AurilIac,  par  exprès  celuy  des  drois  d*entrée  du 

>  vin  d'icelle  en  exécution  de  Tarrest  du  Conseil  d'État 
»  de  1889  »  avec  pouvoir  audit  commissaire  de  recher- 
cher les  droits  dus  pour  lôds  et  ventes  au  Domaine  en 
vertu  de  Pédit  d'avril  1694  ;  —  certificats  de  publica- 
tion de  Tordonnance  ci-dessus  et  d'autre  ordonnance 
des  officiers  de  TÉlection,  rendue  en  conséquence; 
personne  ne  s'étant  présenté  pour  enchérir,  M.  de  Lei- 
gonye  et  les  officiers  de  l'Élection  commettent  à  la  régie 
dudit  droit  le  s'  Delcher,  hôte  de.  la  ville  d'Aurillac  ;  — 
requête  adressée  à  M.  d'Ormesson,  intendant,  par  le 
maire  et  les  consuls  de  la  ville  d'Aurillac  se  plaignant 
que  les  officiers  de  l'Élection  aient  surpris  un  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  25  nov.  1702,  en  vertu  duquel  ils  pré- 
tendent procéder  au  bail  à  ferme  de  l'entrée  du  vin  «  au 
»  préjudice  du  droit  et  de  la  possession  depuis  plusieurs 
»  siècles  des  supplîans  »;  ils  prient  l'Intendant  de  vou- 
loir bien  prendre  connaissance  de  l'affaire  et  d'accepter 
la  commission  qui  lui  est  confiée  par  le  Conseil  d'État; 
les  suppliants  produisent  différentes  pièces  à  l'appui  de 
leurs  prétentions,  et  ajoutent  seulement  deux  ré- 
flexions, €  la  première  se  tire  des  lettres  de  concession 
»  sur  ce  accoïnlées  aux  consuls  de  lad.  ville  par  Charles, 
»  lors  régent  du  royaume  Tan  1359,  par  luy  ensuitte 
»  comme  roy  confirmées  en  1364,  et  auxquelles  sont 
»  relatives  toutes  les  autres  lettres  de.  confirmation.  Il 
»  paroit  qu'elles  n'ont  esté  accordées  auxdits  consuls 
»  qu'au  moyen  d'un  traité  passé  entre  eux  et  Tabbé  et 

>  religieux  de  lad.  ville,  auxquels  led.  droit  appartenoit, 
»  et  qu'ainsy  les  deniers  qui  en  proviennent  sont  plus- 
»  tôt  patrimoniaux  que  d'octrois,  ce  qui  seul  seroit  plus 
»  que  suffisant  pour  repousser  l'entreprise  des  officiers 
*  de  lad.  Élection,  Tarrêt  dudit  jour  14  juin  1689  qui 
»  leur  sert  de  prétexte  ne  touchant  aucunement  aux 
»  deniers  patrimoniaux  »  ;  la  deuxième  réflexion  est 
que  radjudication  ainsi  faite  par  le  bureau  des  Finances 


PUY-DE-DOME. 

et  l'Élection  coûterait  fort  cher  au  public  ;  —  ordon- 
nance (imprimée)  de  M.  de  Leigonye  et  des  officiers  de 
rÉlection,  du  8  juin  1703,  pour  la  mise  en  a^judicatioii 
du  droit  d'entrée  sur  le  vin  ;  certificats  de  publication  ; 
adjugé  au  s""  Lespinatz.  —  Baux  à  ferme  des  droits 
d'entrée  en  1730  au  prix  de  980  liv.  pour  les  trois 
premières  années  et  de  960  pour  l6s  trois  suivantes  ;  en 
1736,  au  prix  de  915  liv.  par  an  ;  —  extrait  du  bail  i 
ferme  de  l'entrée  du  vin  et  autres  liqueurs,  du  19  juillet 
1747  (Aurillac,  impr.  J.-Ignace  Viallanes,  placard)  ;  — 
affiche  (imprimée)  annonçant  Tadj udication  pour  l'an-» 
née  1769. 


G.  1^9.  (Liasse.) —  29  pièces,  papier  (3  impr.). 

1 9M-1769.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Revenus  patrimoniaux.  —  Bail  au  rabais  des  c  \ioiAs 
»  et  balances  »  de  la  ville  d'Aurillac,  passé  par  devant 
Jean-Antoine  Yernhes,  seigneur  de  Boussac,  lieutenant 
en  la  juridiction  ordinaire  de  la  ville  d'Aurillac, 
sept.  1739,  pour  cinq  années  moyennant  480  liv.  par 
an  dont  il  en  revient  240  liv.  à  la  ville  d'Aurillac  et 
240  à  M.  le  cardinal  de  Gesvres,  en  qualité  d'abbé,  sei- 
gneur et  comte  de  la  ville  d'Aurillac  ;  —  le  même,  en 
1741  ;  —  discussion  de  compétence  entre  les  officiers 
du  bailliage  d'Aurillac  et  ceux  de  l'Élection,  1751,  pour 
juger  de  quelques  infractions  faîtes  par  le  fermier  du 
droit  des  poids  et  balances  à  son  bail;  les  officiers 
du  bailliage  fondent  leur  prétention  sur  des  lettres 
patentes  de  Sa  Majesté,  du  10  septembre  1748,  rela- 
tives à  la  cession  de  la  justice  d'Aurillac,  où  il  est 
dit  expressément  :  «  maintenons  aussy  ledit  abbé  d'An* 
»  rillac  dans  la  perception-  des  droits  des  poids  et  ba- 
»  lances  et  courtage,  de  même  que  lui  et  ses  prédé- 
»  cesseurs  en  ont  joui  par  le  passé,  aux  conditions 
»  cependant  que  lesdits  poids  et  balances  seront  étalon- 
»  nées  à  nos  armes  et  que  la  police  à  cet  égard,  comme 
»  pour  le  surplus,  sera  administrée  en  notre  nom  et 
»  par  nos  officiers  ;  —  avis  de  M.  de  Oebié;  —  lettre 
de  l'Intendant  aux  officiers  de  l'Élection  les  invitant  à 
retenir  l'affaire,  la  prétention  du  bailliage  ne  lui  sem* 
blant  pas  justifiée,  «  les  lettres  patentes  du  10  sept.  1748 
»  ne  leur  attribuent  que  la  police,  c'est  à  dire  ce  qui  se 
»  raporte  à  la  justesse  des  poids  et  balances;  ils  ne 
>  sauroient  étendre  leur  Jurisdiction  sur  les  infractions 
y  aux  clauses  expresses  d'un  bail  fait  par  vous  »;  — • 
lettres  patentes  sur  arrêt,  du  10  septembre  1748,  qui 
acceptent  la  cession  et  abandon  faits  au  roi  par  le  s'  de 
Barrai,  abbé  comte  d'Aurillac,  du  droit  de  justice,  tant 
dans  la  ville,  faubourgs  et  banlieue  d'Aurillac,  et  réu- 


i 

J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


161 


niorkdesditesjustîce  aux  bailliages  dont  ils  ressortissent 
(impr.  chez  P.-G.  Simon,  impr.  du  Parlement,  in-4®, 
3  pages).  —  Baux  à  ferme  des  poids  et  balances  en  1753 
pour  six  années  moyennant  325  liv.  par  an;  en  1758 
moyennant  442  liv.  par  an;  —  ordonnance  de  François 
de  Leigonye,  trésorier  général  de  France,  et  des  offi- 
ciers de  l'Élection  d'Aurillac,  du  3  juin  1758,  annonçant 
la  mise  en  adjudication  de  la  ferme  des  poids  et  ba- 
lances; extrait  de  ladite  ordonnance  contenant  le  tarif 
(deux  placards  sans  nom  d'imprimeur).  —  Lettre  de 
M.  de  Cebié,  du  28  juin  1741,  annonçant  qu'il  a  fait 
publier  et  afficher  l'ordonnance  de  l'Intendant  du  20  du 
même  mois,  au  sujet  des  prés  dont  la  seconde  herbe 
appartient  aux  communautés;  —  délibération  de  la 
ville  d'Aurillac,  du  8  juillet  1768,  décidant  d'affermer, 
pour  subvenir  aux  dépenses  qu'entraînera  la  réparation 
du  canal  ou  aqueduc  public,  les  herbes  communes  des 
prés  Monjean  et  Comtal  autres  que  celles  qui  appar- 
tiennent à  l'abbé  d'Aurillac,  et  la  partie  du  commun 
des  Prades  qui  longe  le  pré  Julian  ;  l'Intendant  avant 
d'homologuer  cette  délibération  demande  l'avis  du  sub- 
délégué; —  avis  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  subdélégué  : 
il  y  aurait  plus  d'une  difficulté  à  affermer  les  commu- 
naux en  question,  et  la  voie  de  l'imposition  parait  pré- 
férable, si  elle  peut  se  faire,  €  non  pas  sur  la  ville  seule 
»  qui  ne  pourroit  pas  la  suporter,  mais  sur  toute  i'élec- 
»  tion  et  même  sur  les  élections  voisines  telles  que 
»  Saint-Flour  et  Mauriac;  et  s'il  est  vrai  comme  on  le 
»  dit  que  celle  d'Aurillac  ait  contribué  à  la  dépense 
»  qu'on  a  faite  à  Saint-Flour  pour  y  faire  venir  une 
»  fontaine,  elle  ne  pourroit  se  refuser  de  contribuer  à 
»  celle  dont  il  s'agit  ici  »  ;  —  correspondance  de  l'In- 
tndant,  du  subdélégué,  de  MM.  Lolier  de  Lascanaux» 
Breu  et  Prax,  échevins,  1768-1769,  relativement  à  la 
délibération  ci-dessus,  à  Tachât  d'une  pompe  à  incen- 
die, à  divers  travaux  à  exécuter  dans  la  ville. 


G.  1930.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

1 7S9-f  755. — Affaires  communales.  —  Aurillac.  — 
Travaux  communaux.  —  Délibération  du  Conseil  géné- 
ral de  la  ville  d*Aurillac,  assemblé  le  27  avril  1739, 
sous  la  présidence  de  MM.  J.-B.  Trenty  de  Gancès, 
conseiller  du  roi,  procureur  du  roi  aux  bailliage  et 
siège  présidial,  Gabriel  Salvage  de  Clavières,  avocat  en 
Parlement,  et  Pierre  Peitavy,  bachelier  en  lois,  tous 
trois  consuls  ladite  année  de  la  ville  d' Aurillac;  on 
dédde  de  faire  diverses  réparations  au  clocher  et  aux 
toitures  de  l'église  paroissiale,  d'après  un  état  préparé 
par  le  s' Lescure  ;  on  demanderait  au  cardinal  de  Ges* 
vi'es,  seigneur  abbé  de  la  ville»  et  à  l'Intendant  l'auto^ 

PCY-DB-DÔMB.  —  SËRIE   C. 


risation  d'imputer  la  dépense  sur  les  reliquats  des  de- 
niers patrimoniaux  et  d'octroi  ;  on  décide  aussi  de  faire 
célébrer  un  service  anniversaire  pour  Tàme  de  Fran- 
çois-Bernard Potier  de  Gesvres,  duc  de  Tremès,  pair  de 
France,  frère  aine  du  cardinal  ;  —  requête  des  curé  et 
prêtres  de  l'église  Notre-Dame  d'Aurillac  sur  le  même 
sujet  ;  —  devis  des  réparations  dressé  par  le  s'  Lescure, 
sous-ingénieur  de  la  province  :  la  flèche  et  les  toitures 
de  la  nef  et  des  bas-côtés  menacent  ruine,  ainsi  que  les 
toitures  de  plusieurs  chapelles,  particulièrement  de 
celles  de  la  Fête-Dieu,  de  Sainte-Catherine,  de  Notre - 
Dame-des-Neiges,  de  Saint-Éloi,  de  Sainte-Croix  ou  de 
l'Ange-Gardien,  de  Notre-Dame  de  Pitié  et  du  Saint- 
Sacrement;  il  sera  à  propos  de  contraindre  «  les  balles 

>  et  syndics  des  confrairies  desquelles  dépandent  cha- 
»  cune  de  ces  chapelles  >  de  les  réparer;  M.  Lescure 
propose  de  démolir  la  flèche  et  d'employer  les  matériaux 
qui  en  proviendront  aux  réparations  du  clocher,  qui  se 
terminerait  par  une  plateforme  avec  balustrade  ;  le 
beffroi  qui  porte  une  grosse  cloche  et  trois  petites  devra 
aussi  être  réparé,  et  l'on  ajoutera  des  abat-vent  aux 
fenêtres  ;  tous  ces  travaux  s'élèveraient  à  3,275  liv. 
10  sols;  —  procès-verbal  dressé  par  Antoine  Lasver- 
nhes,  président  en  l'Élection,  subdélégué  de  l'Inten- 
dant, des  réparations  nécessaires  et  des  moyens  d'y 
subvenir  :  les  habitants  insistent  pour  conserver  la 
flèche  pour  ne  pas  «  dégrader  et  avilir  ce  bâtiment  qui 
»  fait  le  principal  ornement  de  la  ville»;  les  répara- 
tions au  chœur  doivent  être  à  la  charge  du  curé,  gros 
décimateur  de  la  paroisse;  les  communalistes  se  défen- 
dent de  prendre  la  charge.des  réparations,  que  quelques 
habitants  veulent  leur  imposer  sous  prétexte  que  «  par 
»  acte  du  25  juin  1635  les  s"  Textoris,  Lascombes  et 

>  Contrastin,  consuls,  avoient  délaissé  à  M""  Antoine 
»  Fonrouge,  prêtre  de  lad.  communauté,  pendant  sa  vie, 
»  la  sonnerie  des  cloches,  à  condition,  que  déduit  le  sa- 
»  laire  du  sonneur,  tous  les  émolumens  qui  provien- 
»  droient  de  la  sonnerie  seroint  employés  en  ornemens^ 

>  meubles,  réparations  du  couvert  et  cloches  de  lad. 
»  église  »;  ils  aflSrment,  et  les  habitants  en  conviennent, 
avoir  employé  plus  que  le  revenu  de  la  sonnerie  en 
achats  et  réparations  pour  Téglise;  les  deniers  com- 
muns de  la  ville  comprennent  2,000  liv.  d'octroi  impo- 
sées chaque  année;  915  liv.  provenant  du  bail  de  l'en- 
trée des  vins  et  liqueurs  et  303  liv.  provenant  du  bail 
des  poids  et  balances;  il  reste  845  liv.  de  disponibles 
chaque  année  une  fois  les  charges  ordinaires  acquit- 
tées ;  —  second  devis  dressé  par  le  s' Lescure,  compre- 
nant la  construction  d'une  flèche  sur  le  clocher  et  s'éle- 
vant  à  4>014  liv.  12  sols;  à  la  suite,  ordonnance  de 
l'Intendant  du  18  avril  1740  prescrivant  la  mise  en  ad- 

21 


} 


im  ARCHIVES  DU 

jadicatioû  ;  —  letti^s  de  M.  Lâ«varahes,  déclara  ut  que 
le  receveur  des  octrois  et  (lalrinioiiiaux  d'Auriliac  a  ea 
ses  omius  6,294  lÎF.  7  sois  8  des.  proveaaut  des  compteA 
de  172î^  i  1738  ioclasiveiiieat,  iei$  ressources  paraû^sent 
doue  suffisantes  ;  -r-  lettres  de  MM/  Delort  et  de  Cebié» 
subdélégué,  recommandaut  a  l'intendant  la  requête 
des  liabitante  d'Auriilac  qui  voudraient  proâtei*  des 
travaux  qui  se  font  à  Téglise  pour  augmeater  de 
10  pieds  la  bauteur  du  ciocb^;  rinteodant  bomologue 
la  délibération;  —  devis  supplémentaire  pour  rexiiaos- 
semeot  du  clodier  qui  se  trouvera  «  porté  à  101  pieds 
»  d'iiauteur,  depuis  le  rez^de^baussée  jusqu'au  niveau 
»  du  dei^sus  de  la  comicba  »;  le  comble  pyramidal  aura 
45  pieds  de  hauteur  comme  raocieo^  et  seca,  établi  sur 
une  plateforme  assise  à  2  pieds  9  pouces  plus  baut  que 
le  niveau  de  Ja  cornicbe;  adjudication  des  travaux  au 
B'  Josepb  Delduc,  marchand,  au  prix  de  1,650  liv.  — 
DéUbératiou  du  21  déc.  1754  du  Conseil  général  de  la 
ville  d'Aurillac>  sur  la  requête  descommunalistes  expo- 
sant que  la  sacristie  est  trop  petite  pour  leur  commu- 
nauté composée  de  ÔO  prêtres,  et  demandant  l'autorisa- 
tion à*eii  construire  une  sur  le  terrain  de  l'ancien 
cimetière  qui  s'étendrait  depuis  la  cfaapelle  du  Saint- 
Sacrement  jusqu'au  milieu  de  la  ch»[jelle  de  Saint- 
Joseph;  ils  représentent  qu'il  s'y  trouvera  encore  assez 
de  place  pour  les  deux  boutiques  que  le  corps  commun 
a  dessein  d'y  placer  ;  les  habitants  sont  d'avis  d'accor- 
der ladite  demande;  —  représentations  adressées  à  ce 
sujet  à  l'intendant  par  M.  Pages  de  Vixouzes,  sub- 
délégué  ;  il  n'est  pas  d'avis  d'autoriser  la  délibéra* 
tion,  la  sacristie  ayant  suffî  jusque-là  aux  commu- 
nalistes  qui  ont  été  autrefois  plus  nombreux,  et 
remplacement  de  Tancien  cimetière  étant  indispensable 
pour  agrandir  le  marché  ;  l'Intendant  approuve  le  pro- 
jet de  construction  de  la  nouvelle  sacristie. 

C.  1931.  (Liasse.)  —  26  pièces,  papier, 

1 7as-f  7651.  ^  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
-^  Travaux  communaux.  ^  Réparations  à  la  fontaine 
de  la  place  publique  et  au  petit  pont  des  Fargues,  1733- 
1735;  délibérations;  procès-verbaux;  bail  d'adjudica- 
tion. On  enlève  le  couvert  du  pont  des  Fargues,  et  l'on 
démolit  la  muraille  du  ravelin  de  la  porte  des  Fargues; 
Ton  vend  les  chaînes  de  fer  des  portes  des  Frères  et  des 
Fargues,  un  fauconneau  du  poids  de  120  liv.  et  un 
demi-fàuconneau  du  poids  de  50  liv.  ;  le  produit  de  la 
vente  est  employé  à  payer  partie  des  réparations  ci- 
dessus  qui  s'élèvent  à  dll  liv.;  —  adjudication  des  répa- 
rations à  faire  à  la  fontaine  en  1744  au  prix  de  200  liv.; 
—  délibération  du  Conseil  général,  assemblé  le  14  avril 


PUY'DEr-UOME. 

1753  sous  la  çrésideiace  de  MhL  J.-B.  Esquirou  de  Pa-- 
neu^  conseiller  au  bailliage  et  siège  Présidial  ;  Autoioa 
Bastid,  avocat  en  Pariemant,  et  Jean  Prax,  procureur^ 
tous  trois  consuls  de  la  ville  d 'Aurillac  :  considérant 
que  l'ancienne  source  de  la  fontaine  publique  bien  que^ 
très  abondante  était  éloignée  de  prèi  d'une  demi- 
lieue,  que  les  corps  de  tois  de  la  coa^iuite  sont  usés  et 
qu'on  dépenserait  de  10  i  12,000  liv.  pour  la  rétablir,. 
que  d'autre  part  Teau  de  cette  source  <  n'étoit  point 
»  bonne  pour  la  soupe  en  gras  et  moins  encore  ea 
»  maigre,  et  qu^on  étoit  obligé  d*en  prendre  de  la 
»  rivière  pour  cet  effet  »,  les  iiabicants  sont  d'avis  d» 
cherdier  une  autre  source  ;  on  a  remarqué  que  <  sur 
p  le  grand  chemin  de  la  porte  d'Aurenque,  il  y  a  ua 

>  ramassis  d'eau  assés  profond, communément  a(>pelé  le* 
»  Lac  ou  le  Bras  de  Mer,  qu'on  dit  avoir  été  trouvé  ea 
»  fouillant  dans  une  carrière  de  pierre,  dont  la  source^ 
»  est  très  conodérable  et  sort  d'un  rocher  >,  les  Mbi- 
tants  sont  d'avis  de  faire  examiner  ladite  source  par 
d'habiles  médecins  et  de  faire  ensuite  ouvrir  une  tran- 
chée au  bond  dudit  iac  du  ooté  de  la  ville;  llntendant 
les  autorise  à  dépenser  400  liv.  pour  &ire  cet  essai  ;  — 
lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  subdélégué,  du  11  avril 
1756,  au  sujet  de  la  destination  des  4,7f$l  Itv.r  somme  à 
laquelle  a  été  arrêté  le  compte  du  receveur  des  octrois ;^ 
il  semble  préférable  de  l'employer  au  rétablissement  de- 
là fontaine  et  de  chercher  d'autres  ressources  pour  la 
construction  des  boucheries.  <  L'ancienne  source  se^ 
»  trouvant  éloignée  de  1,500  (oises  et  ne  pouvant  la 
1)  conduire  qu'en  traversant  la  rivière,  ce  qui  en  aug-- 

>  monterait  les  fraix  et  l'entretien  considérablement,. 
»  auroit  donné  lieu  à  notre  compagnie  de  proposer  à 
»  M.  de  Bellecombe  de  se  charger  de  la  dépense  et  de 
»  l'entretien  à  perpétuité  d'une  fontaine  pour  la  ville,. 
»  en  prenant  Peau  d'une  des  sources  qui  naissent  dans 
»  son  domaine  de  Fabrègues  »;  —  délibération  da 
21  décembre  1757,  par  laquelle  les  habitants  deman- 
dent que,  lors  du  rétablissement  de  la  fontaine^  au  lieu 
de  se  servir  de  l'ancienne  source,  on  prenne  l'eau  du 
canal  qui  est  au-dessus  du  foulon  de  Peirolles;  llnten* 
dant  ordonne  qu'un  devis  des  travaux  soit  dressé  par 
Chaper,  fontainier  à  Glermont  ;  les  eaux  seront  prises  à 
l'ancienne  source,  attendu  qu'il  n'est  pas  possible  de 
prendre  celle  que  proposent  les  habitants;  —  devis esti*- 
matif  et  procès-verbal  d'adjudication  des  ouvrages  à 
&ire  pour  le  rétablissement  de  la  conduite  de  la  fon* 
taine,  au  profit  de  Pierre  Lacroix,  pour  la  somme  de 
4,670  liv.;  dans  cette  somme  ne  sont  pas  compris  les- 
transports  qui  doivent  être  faits  par  corvée;  —  corres^ 
pondance;  pièces  de  dépenses;  —  requête  adressée  k 
l'Intendant  en  1760  par  Pierre  Lacroix,  mattre  char* 


SÉRIE  G.   —  INTENDANCE  IXAUTERGNE. 


168 


pentier  i  Aarîltec,  demandant  la  i-éceptio»  des  ouvrage» 
^cî  sont  terminés  et  une  mdemnîté  poar  âes  ti'avaux 
^supplémentaires  qull  a  été  obligé  de  faire. 

C  1932.  (Uasse.)  —  2Ô  pièces,  papier. 

t7Sl-17Stt.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Travaux  communaux.  —  Hôtel  de  ville  et  tour  de 
rhoWoge  :  devis  des  réparations  nécessaires  dressé  y^ar 
François  Lespinatz;  adjudication  des  ouvrages,  le 
27  sept.  1730,  à  Bertrand  Aymar  et  à  Jean  Goutenègre 
^u  prix  de  1,175  liv.;  —  délibérations  et  correspondance 
relatives  aux  réparations  du  pont  du  Buis  et  du  petit 
j)ont  de  St-Étienne,  1732-1733;— devis  de  la  construcUwi 
^'un  nouveau  cimetière  dans  un  terrain  qu'occupaient 
4es  anciens  fossés,  au-flessous  du  mur  de  la  ville  près  du 
réservoir  et  de  la  chapelle  d'Aurenques  (lad.  chapelle 
.servira  de  chapelle  de  repos  et  sera  réparée),  et  de  la 
réparation  à  faire  aux  promenades  publiques  du  Gra- 
vier et  des  Fossés  ;  procès-verbal  d'adjudication  des 
travaux,  le  16  mai  1745,  à  Jean  Calmels,  pour  la 
:âomme  de  1,396  liv.;  correspondance;  procès- verbal  de 
réception  ;  —  requête  de  François  Leigonye,  avocat  en 
Parlement,  se  plaignant  qu'on  veuille  le  forcer  à  dé- 
truire les  auvents  en  saillie  de  sa  maison,  laquelle  a 

-été  reconstruite  en  1743,  telle  qu'elle  est  actuellement, 
sans  que  la  ville  ait  fait  alors  aucune  opposition;  — • 
procès-verbal  de  réception  des  travaux  faits  au  réser- 
voir d'Aurenques,  1754;  —  lettre  de  N^.  Pages  de 
Vixoazes,  du  4  août  1754,  au  sujet  de  la  démolition  des 
^auvents  des  maisons  Serieys  et  Usse. 

C  1983,  (liasse.)  —  80  pièces,  pgpïa,  dont  2  plans  et  i  eabrer 

de  14  fmiUeÉs. 

1755-1770.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Travaux  communaux.  —  Boucherie  :  délibération  du 
^  mai  1755,  décidant  la  construction  de  boucheries 
<  pour  ôter  l'infection  que  causent  dans  la  ville  le  grand 
!►  nombre  de  boutiques  de  bouchers  qui  y  sont  répan- 
»  dues  dans  toutes  les  rues,  leurs  boutiques  pouvant  à 
»  peine  suffire  pour  l'exposition  de  leurs  viandes,  ils 
»  égorgent  dans  la  rue  >,  les  boucheries  nouvelles  se- 
raient établies  au  faubourg  Saint-Marcel;  à  la  suite, 
ordonnance  de  ITntendant  permettant  de  faire  dresser 
an  devis  estimatif;  —  lettre  de  M,  Pages  de  Vîxouzes, 
-du  2i  août  1755,  au  sujet  de  Tadj  ndîcation  des  travaux 
faite  par  les  consnls  sans  ratrtorfsatîon  expresse  de 
rintendant  :  <  il  est  vraf.  Monsieur,  qu'ils  ont  inséré 
>  dans  leurs  procès-verbaux  que  c'étoît  sous  votre  bon 
9  plaisir;  mais  il  semMe  que  ce  n'est  pas  moins  frrégtr- 


>  lier,  atendu  qu'ils  ont  agi  sans  y  être  autorisés  par 
»  une  commission  partfcalièreà  eux  adressée  de  rotre 

>  part,  et  dont  vous  avés  accouf  uraé  d'honorer  vos  sul>* 

>  délégués,  qui  même  sont  les  exécuteurs  né»  de  vos 
»  ordres.  Je  me  tlate,  Monsieur,  que  vous  n'aprouverés 
»  pas  leur  procédé,  et  que  vous  ne  permetrés  pas  que  la 

>  subdélogation  perde  rien  de  ses  avantages  entre  mes 
»  mains  »  ;  —  devis  des  travaux  et  procès-verbal  d'ad- 
judication au  prix  de  6,400  liv.  ;  —  l'Intendant  écrit  à 
M.  Guîtard,  consul,  qu'il  ne  peut  encore  approuver  le 
bail  au  rabais  et  qu'il  a  renvoyé  le  devis  estimatif  à 
l'ingénieur  de  fa  province  pour  l'examiner  dans  les 
règles  ;  —  plan  pour  les  boucheries,  dressé  par  M.  Four- 
nîer,  approuvé  par  M.  Dijon  ;  —  correspondance  au 
sujet  des  pfaintes  de  W^  Dorînière  sur  l'emplacement 
projeté  pour  la  boucherie;  le  snbdél^ué  déclare  que  la 
boucherie  ne  portera  aucun  tort  â  la  maison  de  M"*  Do- 
rmière.  C'est  d'aiHeurs  le  seul  endroit  où  elle  puisse 
être  placée  au  bord  de  la  rivière  ;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  20  mari?  1756,  ordonnant  que  les  tra- 
vaux  seront  mis  en  adjudication  conformément  aux 
plans  et  devis  du  s' Pournier;  —  minutes  de  lettres  de 
intendant,  mars-avril  1756,  demandant  à  M.  de 
Vixouzes  si,  au  lieu  d'une  boucherie,  une  tuerie  ne 
pourrait  pas  suffire,  les  ressources  étant  médiocres  et 
absorbées  en  partie  par  les  travaux  de  la  fontaine;  — 
délibérations,  requêtes,  correspondance  de  M.  Pages  de 
Vixouzes  et  de  ITntendant  relativement  â  divers  tra- 
vaux de  1758  â  1762  :  réparations  aux  fenêtres  de  Thô- 
tel  de  ville  ;  réparations  au  chemin  qui  va  de  la  porte 
au  château  de  Saint  Etienne;  réfection  du  pavé  depuis 
la  Croix  des  Frères  jusqu'à  la  Croix  des  Prades;  re- 
construction et  déplacement  de  la  fontaine  d'Auren- 
ques  ;  établissement  d'une  tuerie  hors  la  ville  ;  réfec- 
tion de  quatre  petits  ponts  ;  démolition  de  la  porte  des 
Fargue»;  —  requête  du  s"^  Lacombe,  marchand  de  la 
ville  d'Aurillac,  propriétaire  d'une  boutique  adossée  à 
l'un  des  piliers  de  l'église  paroissiale  et  au  terrain  de 
l'ancien  cimetière,  1756;  les  communalistes  faisant 
transporter  id  terrain  dudit  cimetière,  le  s'  Lacombe 
demande  l'autorisatlim  de  reconstruire  sa  boutique 
contre  le  mur  de  l'élise;  certifkat  du  P.  Pizon,  jésuite, 
syndic  du  collège,  en  faveur  du  s'  Lacombe  ;  plan  joint 
à  cette  demande  ;  —  notes  in&Mrmes  relatives  aux  répa- 
rations du  canal,  1770;  —  agrandissement  de  la  place 
publique  :  correspondance  de  l'Intendant;  de  M.  Pages 
de  Vi2fHi2es,  subdélégué  ;  de  M.  Capelle,  conseiller  au 
Présidial;  des  autres  offiders  du  même  siège;  de 
l'évêque  de  Troyes;  de  M.  Brieude,  docteur  en  méde- 
cine, I762-I764;  M.  Brieude  proteste  contre  l'abandon 
gracieux  fait  au  s' Capelle  d'un  terrain  considérable  au 


164 


ARCHIVES  DU 


bas  des  fossés;  la  ville  révoque  cette  concession  et 
décide  de  payer  la  maison,  achetée  au  s""  Gapelle  pour 
l'agrandissement  de  la  place,  3,500  Hv.  au  lieu  de  3,000; 
la  dépense  totale  pour  les  acquisitions  des  immeubles  à 
démolir  s'élève  à  12,000  liv. 


C.  1934.  (Liasse.)  —  3î5  pièces,  papier  (1  impr.). 

17S1-1764. — Affaires  COMMUNALES.  —  Aurîllac. 
—  Police  et  voirie.  —  Lettre  de  M.  Sadourny,  du  28  déc. 
1733,  représentant  à  Tlntendant  qu*on  a  cessé  depuis 
quelque  temps  de  fermer  la  nuit  les  portes  de  la  ville» 
ce  qui  donne  lieu  à  plusieurs  désordres,  «  les  écoliers  et 
»  la  jeunesse  font  la  nuit  des  charivaris  dans  les  fau- 
»  bourgs;  ils  sont  entrés  il  y  a  quelques  mois  dans  des 
»  couvents  de  filles,  ont  sauté  les  murailles,  leur  ont 
»  même  pris  quelque  linge  »;  d'un  autre  côté,  les  fer- 
miers de  l'entrée  du  vin  se  plaignent  qu'on  en  fait  en- 
trer en  fraude  la  nuit;  les  portes  sont  d'ailleurs  en 
mauvais  état;  correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Inten- 
dant et  les  consuls  ;  —  procès-verbal  des  dégâts  causés 
aux  fontaines  par  une  inondation,  1737  ;  —  lettre  de 
MM.  de  Leigonye,  Breu  et  Costes,  consuls  de  la  ville 
d'Aurillac,  du  19  mars  1746,  se  plaignant  que  les  offi- 
ciers du  seigneur  abbé  aient  fait  élargir  de  leur  auto- 
rité privée  le  sonneur  de  cloches  de  Téglise  paroissiale 
que  les  consuls  avaient  fait  emprisonner  pour  avoir 
sonné  le  beffroi  la  nuit  sans  cause  suffisante;  —  ordon- 
nance de  police,  du  1'^  février  1769,  relative  à  la  vente 
de  la  viande  pendant  le  carême,  à  la  police  des  mar- 
chés, aux  réparations  du  pavage  et  aux  bétes  mortes 
de  maladie  contagieuse  ;  signée  de  MM.  Crozets  d'Au- 
terives,  procureur  du  roi,  et  Gulttard,  avocat  du  roi 
(plac.  impr.  à  Aurillac,  chez  Antoine  Viallanes);  — 
correspondance  relative  à  une  requête  des  habitants 
des  quartiers  du  Buis  et  de  Saint-Étienne,  demandant 
qu'à  l'avenir  le  marché  des  moutons  se  tienne  dans  le 
faubourg  du  Buis,  et  celui  des  cochons  dans  le  faubourg 
de  Saint-Étienne,  afin  que  les  habitants  de  ces  quar- 
tiers jouissent  des  avantages  du  commerce  dont  les 
habitants  des  autres  quartiers  ont  la  plus  grande  par^ 
tie  ;  —  baux  annuels  de  l'enlèvement  des  boues  et  net- 
toyage des  rues  (1731-1764),  homologués  par  l'Inten- 
dant au  prix  de  50  liv.  en  moyenne. 


G.  1935.  (Liasse.)  —  32  pièces^  papier,  dont  1  plan; 

1  cachet. 

1 TSS-1770.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac, 
•Contentieux.  —  Lettre  des  s"  Sarrauste  et  Pépin,  con- 


PU  Y-DE -DOME. 

suis  d'Aurillac  en  1734,  et  de  M.  Delort,  au  sujet  d'une 
poursuite  du  s*^  de  Caldaguès  contre  les  consuls  de  Tan- 
née 1723  ;  —  lettres  de  M.  et  M»**  de  Salvert,  1735- 
1737,  au  sujet  d'un  procès  qu'ils  ont  contre  M.  de 
Méalet,  relativement  au  communal  de  Vaurs;  — con- 
testation entre  la  ville  d' Aurillac,  représentée  par  M.  de 
Vixouzes,  syndic,  et  les  s"  Delerou,  de  Fraissy  et 
Molinier,  consuls  de  la  ville  d'Aurillac,  Tannée 
1720,  au.  sujet  de  billets  de  banque  d'une  valeur  de 
3,000  liv.  que  lesdits  consuls  avaient  reçu  mandat  du 
corps  commun  de  convertir  en  espèces;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  MM.  Delerou,  de  Fraissy  et  Mo- 
linier, consuls  de  Tannée  1720;  de  M.  de  Vixouzes, 
du  cardinal  de  Gesvres  ;  avis  de  M.  Tournadre,  1738- 
1740;  M.  Tournadre  est  d'avis  que  les  consuls  ne  sau- 
raient être  responsables  de  la  diminution  de  valeur  des 
billets,  et  qu'il  convient  de  les  condamner  seulement  à 
en  payer  les  intérêts;  —  requête  de  G.  Berthou,  fermier 
du  domaine  de  Couissi  et  des  bouchers  d'Aurillac,  1753, 
au  sujet  des  usurpations  commises  dans  les  communaux 
des  Prades  hautes  et  des  Prades  basses,  par  les  s"  Daudé, 
Lolier  de  Vilmur  et  la  demoiselle  Bonhoure;  ordon- 
nances de  l'Intendant,  1748,  permettant  à  la  demoiselle 
Bonhoure  et  à  Etienne  de  Lolier  de  Vilmur,  ancien 
officier  dans  le  régiment  de  Noailles-cavalerie,  de  pren- 
dre pour  compenser  le  terrain  qui  leur  a  été  enlevé  par 
la  construction  des  nouveaux  chemins  une  quantité  de 
terrain  équivalente  dans  les  communaux;  avis  de 
M.  Pages  de  Vixouzes,  déclarant  que  le  s'  Lolier  et  la 
demoiselle  Bonhoure  ont  pris  beaucoup  plus  de  terrain 
qu'ils  n'en  avaient  perdu;  plan  des  communaux  en 
question  par  le  s' Devèze,  expert  ;  —  délibération  du 
Conseil  général  de  la  ville  d'Aurillac,  du  30  déc.  1733, 
décidant  de  faire  réparer  le  banc  des  consuls  dans 
Téglise  d'Aurillac;  homologation  de  l'Intendant;  —  let- 
tres de  M,  de  Bîi^llainvilliers,  1758-1759,  au  sujet  des 
fêtes  qui  devront  être  célébrées  en  réjouissance  de  la 
victoire  de  Bergen  et  de  la  défaite  des  Anglais  sur  les 
côtes  de  Bretagne;  —  délibération  du  6  sept.  1770,  au 
sujet  du  casernement  de  la  maréchaussée. 


G.  1036.  (Liasse.)  —  6  pièces^  papier. 

1 74a.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac.  — 
Instruction  publique.  —  Procès-verbal  de  la  délibéra- 
tion du  6  avril  1743  :  on  décide  de  faire  un  feu  de  joie 
à  Toccasion  de  l'élévation  de  M.  le  maréchal  duc  de 
Noailles  au  ministère,  ce  ministre  et  ses  illustres  an- 
cêtres ayant  de  tout  temps  donné  à  la  ville  des  mar- 
ques éclatantes  de  leur  protection  ;  2^  sur  la  requête 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


165 


du  s'^  Parie  €  prêtre,  qui  écrivoit  fort  bien  et  vouloit 
»  s'établir  en  cette  ville  pour  y  montrer  à  écrire  à 
»  toute  sorte  de  personnes  et  leur  aprendre  Tarimé- 
»  tique  ;  comme  dans  cette  ville  les  gens  n'étoient  pas 

>  riches,  que  peu  de  personnes  se  présentoient,  que 
»  les  rétributions  qu'on  avait  accoutumé  de  donner 
»  par  mois  étoient  si  modiques  qu'il  étoit  impos- 
»  sible  qu'un  homme  qui  s'occupoit  toute  la  journée 
»  gagnât  de  quoi  subsister,  que  cependant  il  étoit  abso- 
»  lument  nécessaire  de  retenir  cet  homme  en  cette 
»  ville,  et  qu'on  ne  trouvoit  personne  qui  feut  seuUe- 
»  ment  en  état  d'écrire  une  lettre  ou  faire  un  compte, 
»  ce  qui  étoit  très  désagréable  et  encore  plus  préjudi- 
»  ciable  aux  intérêts  de  la  ville  » ,  on  décide  en  consé- 
quence d'accorder  au  s'  Parie  une  pension  de  60  liv. 
pour  le  retenir  dans  la  ville;  —  correspondance  de 
MM.  d'Aguesseau,  de  Lavige,  premier  consul  d'Au- 
rillac,  de  Cebié,  subdélégué,  1743^  au  sujet  de  contesta- 
tions entre  les  Jésuites  du  collège  et  les  consuls  :  «  Le 
»  s'  Delavige  s'étant  rendu  au  commencement  de 
»  cette  année,  suivant  Tusage,  avec  ses  collègues  au 
»  collège  des  Jésuites  pour  y  entendre  des  épigrammes 
»  latines  qui  se  font  toutes  les  années  à  l'honneur  des 
»  consuls  et  sont  récitées  par  les  écoliers  de  chaque 
»  classe,  voulut  d'abord  convenir  avec  le  père  Recteur 

>  des  jours  de  vacances  pour  les  écoliers,  et  pour  cela  il 
»  le  prit  en  particulier,  mais  n'aïant  pu  obtenir  du  père 
»  Recteur  que  les  écoliers  vaqueroint  certains  jours 
»  qu'il  demandoit,  il  prit  le  party  de  se  retirer  avec 
»  ses  collègues  sans  entendre  les  écoliers  ». 


G.  1937.  (Liasse.)  —  12  pièces,  papier  (7  impr.). 

1  •7f-lTM.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
i—  Comptabilité.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  13  mai 
1671,  qui  règle  les  charges  de  la  ville  d' Aurillac  ;  les 
dettes  de  la  ville,  d'après  le  procès-verbal  de  vérifica- 
tion dressé  par  M.  Le  Camus,  intendant,  s'élèvent  à 
26,052  liv.  15  sols  ;  les  sommes  portant  intérêt  s'élèvent 
à  17,024  liv.,  il  n'en  sera  pas  payé  pour  les  9,028  liv. 
15  sols  qui  restent  ;  il  sera  pourvu  au  paiement  desdits 
intérêts  sur  le  pied  du  denier  20  par  une  imposition 
particulière;  les  revenus  ordinaires  sont  fixés  à 
3,433  liv.,  les  charges  ordinaires  à  1,444  liv.  15  sols  ;  le 
revenant  bon  sera  employé  aux  dépenses  extraordi- 
naires tt  utiles  et  nécessaires,  qui  ne  pourront  être 

>  {kites  qu'en  vertu  des  délibérations  qui  seront  signées 
»  du  lieutenant  général,  des  consuls  en  charge,  et  au 

>  moins  de  huit  des  principaux  habitants  de  ladite 
»  ville  y  ;  parmi  les  dépenses  ordinaires  on  remarque  : 


120  liv.  pour  tous  les  présents  de  ville  et  repas  ;  5  liv. 
pour  le  vin  qui  se  donne  aux  communiants;  36  liv.  pour 
un  vœu  de  ladite  ville  et  les  frais  d*un  annuel  qui  se 
fait  le  jour  de  la  transfiguration;  20  liv.  pour  le  louage 
de  l'arsenal;  20  liv.  pour  les  ports  de  lettres;  90  liv. 
pour  les  prêtres  nommés  abécédaires;  62  liv.  au  pre- 
mier consul,  y  compris  sa  robe  consulaire;  suivi  d'or- 
donnance de  l'Intendant  (impr.  à  Aurillac  chez  L.  Vial- 
lanes,  en  1720;  in-4'*,  11  pages,  trois  exemplaires);  — 
le  même  (impr.  à  Aurillac  chez  L.  Viallanes,  en  1735, 
in-8",  14  pages,  quatre  exemplaires)  ;  ^—  délibération  de 
l'hôtel  de  ville  d'Aurillac,  du  23  oct.  1751,  qui  autorise 
le  receveur  de  la  ville  à  payer  les  charges  ordinaires 
suivant  l'usage  et  l'arrêt  du  Conseil  du  13  mai  1671  ; 
homologuée  par  l'Intendant;  —  semblables  délibéra- 
tions pour  les  années  1752  et  1759. 


G.  1938.  (Cahier.)—  In-folio,  25  feuillets  ;  papier. 

1  •68-1669.  —  Affaires  communales.  •— •  Aurillac. 
—  Compte  rendu  par  MM.  Jacques  du  Laurens,  s' d'Au- 
.  terive,  lieutenant  particulier  criminel  du  bailliage  et 
siège  prépidial  d'Aurillac;  Pierre  de  Vernhes,  avocat 
audit  si^e,  et  Raymond  Rocque,  bourgeois,  consuls. 
Tannée  16Ô8,  de  la  ville  d'Aurillac,  par-devant  MM.  Jean 
Cailar,  Pierre  Gourlat,  Charles  Cambefort  et  Guillaume 
Casses,  auditeurs  dos  comptes  nommés  par  délibération 
du  14  déc.  1668,  de  la  gestion  et  administration  des 
deniers  d'octroi  et  autres  biens  et  revenus  de  ladite 
ville  :  —  recette,  3,691  liv.  1  sol,  dont  1,307  liv.  12  sols 
provenant  de  l'entrée  de  1,247  pipes  de  vin,  déduction 
£Eiite  de  90  pipes  «  des  privilèges  »  ;  343  liv.  de  l'afferme 
du  poids  de  ville  ;  2,000  liv.  imposées  suivant  Tordon  - 
nance  de  M.  de  Fortia;  13  liv.  9  sols  de  rentes  dues  à  la 
ville;  et  27  liv.  provenant  de  la  vente  des  chaînes  et 
ferrements  de  la  porte  des  Fargues  ;  —  dépense  passée 
par  les  auditeurs,  3,100  liv.  19  sols;  dépense  renvoyée  à 
Texamen  du  conseil  de  ville,  871  liv.;  —  parmi  les  ar- 
ticles de  dépense,  on  remarque  :  30  liv.  pour  un  présent 
de  12  paires  de  perdrix  envoyées  à  Paris  au  seigneur 
abbé  d'Aurillac  pour  l'engager  €  à  nous  continuer  ses 
»  assistances  auprès  de  M^'  Le  Tellier  et  nous  gua- 
»  rentir  du  logement  des  gens  de  guerre  »;  —  dépenses 
pour  logement  des  gens  de  guerre  à  partir  du  29  jan* 
vier  «  auquel  jour  et  sur  les  quatre  heures  du  soir,  lesdits 
>  sieurs  comptables  auroient  esté  advertis  qu'il  y  avoit 
»  à  la  fiorte  des  Cordeliers  une  compagnie  de  cavalerie 
»  qui  demandoient  à  loger  en  ladite  ville  ;  suivant  Tor- 
»  dre  à  eux  présenté,  ils  auraient  veu  qu'elle  estoit 
»  destinée  pour  une  recrue  aux  gardes  de  Sa  M^gesté, 


■ 

f 


w^ 


AHCHIVES  mj  PCrr4>e'-D0ME. 


»  i  e\\&ets70y€e  par  A^  diî*  Pbl'efl,  mteTTchnl!  cte  la  pi*o^ 
y  vfiacède-iîruieïw,  cotmwantffepar  ThébiAïfede  TitftiT, 
»  vife«nïri»ffr  d'TA.premoTrt  ;  leqtieî,  étant!  parti-  fecRt  jour  dte 
y  Vac  viffe  dte*  Mâorsr  pour*  vBrar  canclwr  sumnf  son 
»  ordre  ait  Hietr  tfs-Sàfn'tî-M'afmet,  airroit  prii  grnpnt  dir- 
»  dH"  H^a  pour  veirfr  cDiicflter-  en  viîle r  ce-  qnii'  auroit 
»  obligé'  Ibstffte  sieur?  coTnptatfef,  qut  n'am3fBnt  Iteu- 
»  aucuTï  advfe  de  ftt  marche:  (fer  l^ttifteconipagniff,  d^ailter 
»  en  dîHigeace  à  l*Rostef  cte  lad;  ^^ne  pour  faire'  les^  ftiT- 
F  lietz  >  ;  Tes  caTaliers*  ayant  cependant  maltraite  des- 
bDurgeoiâ  et  traité  leurs  Mtes  c  a)m!ne  îfrfe  eussent 
y  été'  en  t«rre  ennemie*  »,  le  cotnnranda-nt  au  lieu  dfe- 
réprimer  11  rt^^rewcB  dter  ses  soWats  erv  prit  prétexte'  pour 
sortir  la  miilî  de  faxfiïe-  vittfe  <  pour  fcîciter  d'en*  avoir 
ï^  (fcr  l^Tgent  )^et  se  retira  à-  Arpajon  avec-  sa  cotw- 
pagnie;  on  envoie  offrir  50*  pistoltes" au»  vfcomte  d^As- 
preraont  qui  en  de:nande  200;  les  consuls  envoient 
alors  un  exprès  à  l'Intendant;  frais  dd  voyage  dudit 
exprès,  5iy  liv^.  ;  exprès  ewToyé*  en  te  vili^  de*  Maurs 
pour  prier  les  consuls  de  la  Ute  ville  d'avertir  désormais 
Aiurihacr  du»  {lasHage^  desE  g»n»  âe  gwa*re,  3*  k;:  vx>y9^  d  u 
9^  Ouianrenar  jNcemÂ^r  conauly  pouir  zVatrimmmsrWIiar- 
ttendsut^  H^  \m.  festins  dépense  &t  vsa^ioi^e  pvr  le»  ai]>- 
ditema  à  f^ft^nKiB  d»  Goa^MiHy;  pa^è  axp  râatnte 
d'Apiremûfl^  par cKndvchdfeinJntMnnianH^» «  peur  dtohavd^»^ 
y»  pvéteniiii».  la»6ées  danas  Isa^Ue oir,  lIK^»lLv.r  — p^!^- 
è  uav  eapirèst  de  leu  ^iiieh  d&H^anr?  qmi  ^nt  sHmoncer  ràr- 
ftivéei  du*  cfa<n»lier  d^:^pr«HKdii4;  coaduiiBainiO  )iv  seef)ii4e' 
triga^^  de;»^  gardls»  dte  c&rpw  àa  rov^  3  Ut.  ;.  [)réseii!t  dte* 
4ttiM'pasre9idis  perdk^ix  «^  dh  àews  bouteilles- dliypoGraB^ 
andit  ttliâvaRéc»  8  Vvr,.;  coltation  dbiuié&  ansdit  chevalier 
inur  rengager  àt  ftâee  ^i^re  dkns  Uecdlr®  ses  gaurdas- 
cxfsp»,  3;  Isv..  IjO  !»&  (ce»,  dlsiris  deimieraf.  aortidba'.  rsyés 
par  lasaudûteiirs)  ;:  —  doliatioa  dénuée  au  s^  de  Smoth 
Amant quf  ecndavsalifc  \»  troisiSnae  brigadb,  4  Ht.;*  99«p- 
per  au  s*"  de  Beeiulieu,  comm^sHaîre,  quf  condW- 
saft  ht  quatrième'  brigad'e,  9  IVv.  ^articles  rayés)';* 
—  S  Bories,  impriinéur;  pour  avoir  rmprim52f,0(50  biî- 
Tets,  0*  liv.  r  —  à  un  exprès  dfes  cornsuis  de  Manr^ 
antïonçant  Farrivée  de  11  compagnies  db'  Lorraine 
quf  venaient  tenir  garnison  S-  Auriilac,  3'  Kv. ,-  — 
réparattbns  à  la  porte  des  Fargues,  destruction*  dtr 
poat-levis,  combtement  du  fossé,  T8'  lïv.  10  solsr  — 
fe  ff  Dojny,  comTOiasaire  du  régiment  dfe  Eorraine, 
ayant  fkit  connaître^  ans  consfcrls  r  qu'H  entendoiD 
>-d^èstre'  deffrayé  de-  ses*  couchées,  Ifesdï'tsr  compta- 
»»  blbs  jugèrent  a  propos  dte*  fe*  contenter*  en-  celîk , 
y  après'  qu'ift  se'  fèurent  rendta'certaftiïque  «ledits' 

>  Dosny  «voit  beaucoup  dte  crédit  auprès  de-  M**  de 

>  h9ngW9y,  de  fa  maison  duquel  ii  aroft  esVé^  e<*  auprès 
j»-  duquel  if  auroitpromra' servir  Est  vflTe  comme- mesmes 


w  ii'  Te'  pouvort  faire  dtais*  sadilte^  rafssftm  »  ;  déprense  dtr 
«"  Dosny,  II  Ky\;  —  dépense  pour  fa  rechercfte  dbs 
sofdferts*  de  la  garnison  qui,  r  ne  recSBvantqu^ne  fert 
r  petrte^  sctfa  de  leurs  capitaines*  y,  pHl^fent  les  cam- 
pagnes-voisf  nés,  S^liv;  lO'soife  (on  en  ramène  50  trouvés 
&  Arpajon,  à  Ttrac;  &  Naucelles"  et  à  Sifnt-Sîmon)  ;•  — 
€  pa?rce  qire  fesr  soMatz^  dfes  com pagures  de  la  goarnîzon 
»  ftifeoient  la  nuit  nrine  insoTences,  Battoi'ent  et  exé- 
>  dbfent  l'eurs  hostes  et  s'entretuoient  euif-méffles  &ns 
»  Tes  mes,  s**en  estant  treuvésendrverses  fois  plusieurs 
»  dfe  bressés";  après  que  fesdlts  comptaWes  en  Fleurent 
y  porté  leur  plainte  à  ceux  qui'  commandoient  Fad. 
»  guarnizon,  il  auroit  est^  résefeu  entre  eux  de  faire 
»  pendant  queliquies  nufctz  fei  patrouillle  pour  fifre 
)>:  retire!"  les  soFfetr  qu^n*  trouveroit  en  rue. . .  ;  et 
»  pourcest  eflfèctun  descRts  comptablfes,  avec^six  habi- 
»  tants  de  ville,  un  (fes  ofïîhiers  de  la  guarniZ'Mi,  deux 
»  sergens  et  dix  sol'iatz  auroient  fait  l'a  patrouiriïe  dans 
»  ladite  viïïe  pendant  six  nuicts  »,  dé[)ense  24'  lïv.  ; 
passé  par  lies  auditeurs  pour  10  liv,  ;  —  envoi'  d'une  dé- 
putation  â  l'Intendant,  a  Toccasion  du  passage  d'une  re- 
crue du  r^iment  de  Lorraine  conduite  par  le  s'  de  la 
Paneterie,  et  pour  demander  la  consenvation  du  c«ollège 
de  ladite  ville  dont  la  suppression  allait  été  proposée, 
90  llv.  (/lépense  renvoyée  par  les  auditeurs  à  Texamen 
du  Conseil  de  ville);  —  réparation  au  couvert  de  la 
grande  tour  de  la  porte  des  Cordelfers,  8  lîv.;  -  voyage 
des  consuls  à  Vie  pour  faire  comiiliment  au  prince  de 
Monaco,  14  llv.  15  soi's;  —  8  liv.  pour  un  saumon  offert 
audit  prince;  -  refonte  de  Fa  grande  cloche  dé  Féglise 
paroissiale,  200  liv.  ;  pour  l'achat  de  quatre  aunes  et 
demie  de  mousseline  pour  la  chemise  de  ladite  cloche 
le  jour  de  Ik  bénédiction  et  pour  le  ruban  ornant  1  idile 
chemise,  9  liv.  10  sols. 

C.  1039.  (  Liasse  J—  3  pî&es,  papier,  dont  f  cahier 

de  f(r  feuiHfetîr. 

tCW-MM^.  —  AppAîKES'COivrMum-vLES'. —  Aurillac-. 

—  Compte  rend\r  pour  Tknnéfe'  1069  par  M\r.  ÊMenwer 
D^rcfres,  s"  de  ITibs^ef,  ancien  président  au  Présfdlalr 
Geraud  GourTat,  dbcteur  eu  nré<fec1ne,  et  Jean  MbM, 
procureurs,  consul:*,  Mite  année,  de  Fa  vftte  d^AuriÏÏacr 

—  Dépenses  :  24'  liv.  au  s'  JfalVesfn,  curé  d'e  SànxfF- 
Fanges  pour  avoir  prêché  pendant  l'octave  d\i  Sàînt- 
Sacrement;  —  80'  liv.  au  s^  Verdier,  prêtre,  pour  ses 
gages  de  régent  abécédaire  ;  —  3*fiv.  payées  au  s' naBer- 
nard',  peintre,  pour  a'voi'r  peint  quatorze  écussons  des- 
tinés aux  cierges  que  Ik  villb*  a  coutume  de  dbnner  le 
ftindî  dte*  Pâques  aux  quatorze  éfglfies  en*  exécutibn'  dfe 
son  vt»u';  •—  présent  fait  à  ITiitendSinf,  consistant  en 


SÉRIE  ^~jB:"i^^^i^^U;«CE  ïL^iMJViEliGNE. 


M7 


jaauies  £le  jtruihs  ;aûbataâB  à  Flgeac^t  à  Yi^eUrBudùia, 
S'tsriee>  àe  pûi« ^e  JtAoai&aJvy^  ;95  JJ v.  8  sok;;  —  ékônues 
AiLK  doitte&tiflUâe  âb  lUuttendaiU^  .-22.1iy^;  aux  laqoiai^ 
iMiûbôn,  .etc.,  27ily^  10  iSûLg^  —  4  JJy.  10  sais  «jpour  .iuie 

#  <ûbâd:*Ué  et  ^ajuioioiàBe  ifaic^  à  âôfi  .gentilziboimnefi  .du 

#  iUiabi^^ufi  «AA^c  Jaar  famlUie  j^tûiàdant  iœ  >Grrand8  i&aàns^ 
»  «at^^ui  inepaasoiaort  pj0iar«*tefi  ratottnttâr  .cbôz  eulx  #^  — 
àé^^QJOBm  j^MDiur  ia  jzécQpl^iQA «de iM.  «de  iEurtîa,  In^taEtdant .: 
x^paa'fttiûUfi  daiHs  la  nonaisûu  'du  (daduiûiae  de  Firaquian, 
jchat^efciiarluMi,  >de  ib&Hs,td'«&)^ifi(de  Uitenk^  de.cukiB£;, 
ViLu^  irûmage,  .trnSes,  ^tc.  ^  ^renuâs  «auxdâfiaôfitiquâfi.; 
—  .dépense  ypour  ie  lio^  inurju  à  M.  Xa  GamoB,  ioteyEH 
^ajit^  4ui  àtaijL  igalexnant  vêbu  en  la  vii^e  ^^ÂiuriUac, 
et  .à  Ja  duchâsse  .de  Koadliâfi,  36  liv..;  — ^tabUfiaeEikent 
d'»Q  m€£fiager  pour»GierffK>nd;ret  jRbdih,  lâB  ^neriitt  ^'cs*- 
dfi&uauoe  de  JL  de  Fonbia,  tdu  10  fàviil  LdCO  ;  ^ftges 
jKiiikuôls  4lu  :mefl6iig^„  l-5GJtiv..  ;  —  Tqjsige 'du  ^ 'de  Mas- 
sai à  Slam  p&ur  ineudiie  ias  de«^âing  .a  il.  Le  ^OsEBUkus, 
A(3snuié  ijD.teudaQ-t  atpr«ès  ^  révocaiiiou  de  Mm  cde  flerUa, 
^t  i8LU  JdoiilnDare  .pour  tCki&ir  leg  r^ai^alB  de  Ja  ^vWe  à 
^"*^ia  .duoheftfie  de'NoaâUefl,  4  iLfY..^  —  Je£  ^coBOf^taJULes 
daouukdeat  ^enflu  ^u^JLi  leiiir  jBoitt  tpasaé  «uBte  .sonuoe  ^da 
S  liw^  g-u*.Us  (ont-été  obligés 'de  i«  dédtuJne  d^iu*  le^inûX'dii 

>  .bail  de  FaatRée  vdu  viu,  làcatuee^de  i'aatnée  de  qmaae 
»  4i)ad[Tigue6de  vin,.(^ttedesdftmôS'relig4^aae6deN.^ 

>  OBt  iaâcrf;  oonduùre  spendasid;  ladite  aimée  fdans  ilaor 
.«  Gouvaet^  pouj'  une  gratlfficartion  ^và  leur  a  ^té^-aocop- 

>  dée  ipar  la  maisûi)  de  vilie»  Bans  flhiFer  Â'CûUâéquâDoe,  Â 
»  cause  de  l'ouvertupe  de  ieuns  ckasee  $>our  enaeigiaer<à 

>  lire  et  à  leaarû^e  Jes  .^lôUiDeB  :âiles  de  ^tte  mlie  i»;  — 
fcais  d'4m  ppûcès  au  Parlemeut  *&s±re  la  v>iUe  >et  le  .mar- 
quis de  CourQ8«att  fiujat  du  droit  de  péage  que  parœiraiit 
£e  denuler  aar  les  airôB^iiee  d'Aurillac.  —  BLàcefij?ala- 
Uv&è  au  régÏBmait  du  cDn^te  de  1  Ô&9. 


»a 


(Liasse.)  —  <6  piàoea,  ipapier. 


1971-1^99.  —  A^FFAmEs  communales.  —  A:urîllac. 
—  ^mptes  Bas  oonmib  des  années  1670  â  1672:  — 
©èpenscB  de  Î^O  :  1*3  Irv.  payées  aux  valets  du  tx)nsu- 
iaft  -€  potrr  avoir  faitTcrfflce  te  "beflean  ttl  chassegueux 
»  p»ft3ant  l^aimée  -ûe  leur  charge  pour  Taire  renfermer 
»  fes  pauvres,  et  par  ce  moyen  réussir  à  Testa^ïïsse- 
»  Tnent  de  îa  (Siarittë  qui  avoîl;  esté  Tésdiue  l'année 

>  mrparavani:  »-,  —  130  Hv.  dépens&es  par  lesdits  con- 
suls à  Toccasion  #u  rat-Wt  fhi  droH  de  péage  dû  â"5ff.  de 
Conros,  «  M«'  Le  Camus,  lors  de  la  vcrifflcation  des 

>  péages  de  cette  province,  ayant  reconnu  que  celhiy  du 


>  «'^  baroko  de  tCcuorPoe  «BBtûit  de  ila  dfiriiiàpe  oûiMié^eBûe 

>  jp£4sr  .Lcell£^<aiunâiit  iKau\(é  .à  ^4^DS*de  ie  jfaine  (esUÔH- 
i»  dsie  fnid^yvàUJQAut  am  déaiAtépeaseiaaKt,  et  suisranA  Je 
»  jM»u9^ûir  ^  eux  àojmé  [par  .le  Cûrps  «comnnin  de  oeibia 
»  ville,  pa.r  d^bératfûne  du  24  ^act  lê7X[,  dk  auroioi 
»  traité  desditz  droitz  de  péage  à  la  somme  de 
»  13,000  liv.;  pour  l'imposition  de  laquelle  le  seigneur 
»  In tfiûdant^ji  aurait  danné  son  advJs  au  Rni  ^t  à  Nos- 
»  seigneurs  de  son  Conseil  affln  qu'elle  se  fit  sur  la  pro- 

>  vince  »;  —  feu  de  joie  pour  Theurexise  exaltation  du 
pape  Clément  X,  27  lîv.;  —  3  Kalmondliîou,  peintre, 
pour  avoir  peint  les  .écussons  du  paj)e,  du  jroi  et  de  la 
vîîl^,  10  liv.  ;  —  dëmarclies  de  la  ville  pour  s'opposer  à 
Tétabliseement  d'un  bureau  de  contrôle  du  sel  à  Vie,;  — 
voyage  du  s*"  Lacarrière  à  Paris  j)our  poursuivre  le 

jugement  d'un  procès  contre  les  PP.  Jésuites  et  obtenir 
arrêt  coijiîrmatif  du  traité  fait  avec  le  marquis  de 
Conros  au  .sujet  du  jpéage  et  rimposition  de  rindemni,të 
sur  la  province;  le  s"  .Lacarrière  obtint  deux  arrêts., 
l'un  du  15  janvier  1671  portant  que  l'imposition  delà 
somme  de  13,550  liv.  ^iour  l'extiaction  desdits  péages 
serait  Faite  sur  les  élections  du  haut  Auvergne,  l'autre 
du  13  mal  1671  portant  .que, pour  toutes  les  prétentione 
desdits  PP.  Jésuites,  il  leur  serait  pay^annuellement  la 
somme  de  GOO  liv.  —  Dépenses  de  1671  :  13  liv.  payées 
au  b»"  Seurrat,  secrétaire  de  M.  de  Jklarle^  intendant, 
pour  la  vérification  et  Jiquidation  des  étapes;  —  60  liv- 
pour  la  réfection  des  ^oids  et  balances  ;  —  -6  liv.  pour 
achat  de  trébucbels.  —  Dépenses  de  1672  :  vxDj'age  du 
s'd'AubusBon  A  Clarmont  pour  offrir  à  M^''  de  Marla^ 
intendant;  les  reflet»  des  habitants,  48  liv. j;  —  ira- 
vaux  à  la  promenade  du  Gravier  :  terrassements;,  plan- 
tation d'arbres,  215  liv.  ;  —  pour  le  contrôle  de  tr^is 

actf  s  Aits  aux  s''"  de  JBelloiide,  [.abarre  et  de  la  :Martl- 
niera,  cajiitaines,  à  cause  du  f  efus^pair  eux  iait  de  i^gner 
l'attestalioB  d'avoir  Iqgi  en  ^eette  ville,  lesquels  actâs 
dixejûi,  env^tyôs  à  l'Intendant,  15  SâlS:;  vùjagb  ^âes 
ii"  d'Aubussc»!  «et  Yj^r  .à  âaijDitri<'l(mr.,  où  ae  râunimA 
les  dëipzitésièss  ^révàii&^Ae  la  provinoe  <  foar  iiéBOOidve 
'»  'Oe  *i|u'îh  de^?!OJa0t  iUre  twchaiet  «IVédiot  «rt  âéclarata«si 
1^  de  SalSajeské  portant  «que  *\e&  rotvriers  ^i  joulsBent 

>  des  Ikfs  '€fi  %4€vifi  nobles  serond;  tanue  ^  fiByer  le. 

>  revenu  îTira  ati  >,  SOÎiv..;  —  le  'tf'  ffAu%i»fion  ayant 
été  député  par  l'assenAlée  des  «prévStës  de  SOTnit-ï^sw 
pour  aller  en  cour  solliciter. l'exemption  et  décharge 
des  droits  de  franc-fief,  comme  la  ville  d'Aurillac  en 
particulwr  *  y  «^ipit  le  princtpal  i«n*erefit  *,  dlle  décide 
de  payer  une  part  des  dépenses  que  ferait  ledit  s'  d'Au- 
iuifiBOu;  ces  d^eufei  AF^nt  étë  Jiquidées  A  t^4i  tir^  la 
vdiUûd'AuiriliaciGn|iftte.la  iDOÎllé.  —  iLesaonsutede  ISl-^K 
gen  frndaisanièsDriQûcn^  deraaitM.  deJMËafefi^  ra^ppélr 


1 


168  ARCHIVES  DU 

lent  qu'en  vertu  des  privi%es  des  rois,  et  particulière- 
ment des  lettres  patentes  du  17  aoù(  1363,  confirmées 
par  l'arrêt  du  Conseil  d'État  du  26  novembre  1663,  la 
ville  d'Aurillac  est  en  droit  de  nommer  des  auditeurs 
devant  lesquels  les  consuls  rendent  leurs  comptes. 


C.  1041.  (Liasse.)  —  3  cahiers,  papier,  de  27  feuillets. 

10T4-16§S.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Compte  rendu  par  Joseph  de  Cambolas,  écuyer,  sei- 
gneur de  VergnoLs  et  de  Senhalac  ;  Antoine  de  Sene- 
zergues,  avocat,  et  Jean  Faure,  bourgeois  (ledit  de 
Senezergues  fils  de  défunt  Antoine,  consul  Tannée 
1674),  de  la  gestion  et  administration  des  deniers  com- 
muns pour  l'année  1674  ;  ledit  compte  arrêté  en  1678 
par  Etienne  Fargues,  avocat  du  roi  au  Présidîal  d*Au- 
rillac  ;  Jacques  Mole,  avocat  ;  Géraud  Gourlat,  docteur 
en  médecine,  et  Gabriel  Jouneliomme,  bourgeois,  audi- 
teurs nommés  par  le  corps  commun  :  —  Recette  : 
3,698  liv.  10  sols;  dépense  :  2,219  liv.  4  sols  3  deniers; 
une  somme  de  66  liv.  demeure  en  surséance;  —  parmi 
les  dépenses  on  remarque  :  36  .liv.  employées,  suivant 
l'usage,  à  faire  faire  un  service  des  morts  et  des  prières 
publiques  pour  ceux  qui  moururent  lors  de  l'attentat 
fait  par  les  religionnaires  sur  la  ville  d'Aurillac  ;  — 
65  liv.  pour  les  gages  payés  aux  six  portiers  des  six 
portes  de  la  ville  à  raison  de  30  liv.  chacun  et  de  15  liv. 
pour  celui  de  la  porte  Saint-Marcel  chargé  en  même 
temps  de  l'entretien  du  canal;  —  dépenses  à  l'occasion, 
de  l'entrée  à  Aurillac  de  M«'  de  Bouillon,  gouverneur  de 
la  province  :  achat  de  poudre,  140  liv.  ;  écharpe  de  taf- 
fetas blanc  «  que  la  ville  est  obligée  de  fournir  au  mais- 
>  tre  de  Tartillerie  »,  7  liv.  9  sols  6  den,  ;  nettoyage 
des  trois  canons,  6  liv.  17  sols  ;  réfection  des  affûts  et 
charroi  des  canons  au  lieu  des  Prades,  11  liv.  2  sols; 
autres  dépenses  de  l'artillerie,  18  liv.  10  sols;  à  Bassot, 
peintre,  pour  avoir  peint  les  armes  de  Son  Altesse  sur 
deux  tables  de  bois,  20  liv.  ;  dépenses  de  table,  280  liv., 
etc.  ;  —  pour  la  location  d'une  «  grotte  ou  petite  cave  à 
»  côté  du  degré  de  la  maison  de  ville  que  les  consuls 
»  avoint  prise  pour  s'en  servir  contre  les  infracteurs 
»  aux  ordres  de  police  >,  12  liv.  —  Inventaire  des 
pièces  justificatives  dudit  compte. 


G.  194^.  (Cahier.)  -*  Ia-f>,  U  feuillets,  papier. 

1  OTS-f  6M.  —  Appairbs  communales.  -—  Aurillac. 
—  Compte  de  l'année  1675,  rendu  par  Charles  Broquin, 
«'  de    Gaignac,  président  en  l'Élection  d'Aurillac; 


PUY-DE-DOME, 

Guillaume  Delolm,  s'  de  Lalaubie,  avocat,  et  Jean  Cer- 
tes, procureur,  tous  trois  consuls  ladite  année  de  la 
ville  d'Aurillac,  à  la  requête  des  consuls  de  l'année  1683 
et  par-devant  M.  de  Malon,  seigneur  de  Bercy,  inten- 
dant d'Auvergne.  Lesdits  consuls  invoquent  les  privi- 
lèges de  la  ville  à  cet  égard,  et  produisent  le  compte 
qu'ils  ont  rendu  par-devant  MM.  Etienne  Darches,  pré- 
sident au  Présidial;  François  de  Sartre,  médecin;  Jean 
Rodayre,  procureur,  et  Bertrand  Rocque,  marchand, 
en  1679  ;  —  la  recette  est  arrêtée  par  les  auditeurs  à 
6,421  liv.  11  sols;  la  dépense  à  6,051  liv.  14  sols  3  den. ; 
deux  articles  de  dépenses  sont  réservés.  —  Parmi  les 
dépenses  on  remarque  :  voyage  du  s'  Broquin  pour  pré- 
senter à  l'Intendant  les  respects  de  la  ville,  auquel 
voyage  il  a  employé  17  jours,  110  liv.  ;  —  refonte  de  la 
cloche  ou  timbre  de  Thorloge  de  l'église  paroissiale  par 
Damien  Clemar  (Calemar?),  maître  fondeur;  achat 
d'étain,  de  cuivre,  d'antimoine,  de  borax,  d*arsenic, 
d'ammoniaque,  216  liv.  7  sols;  on  y  emploie  au{>si  la 
matière  de  deux  couleuvrines  qui  étaient  cassées.  Ins- 
cription de  ladite  cloche  :  Hœc  campana  renovata  fuit 
sumptibus  DD,  Caroli  Broquin^  Guillermi  Delom  et 
Joannis  Cortes,  consulum  hujus  urhis  Aurilliacij patro- 
norum  et  matriculorum  parrochiatts  ecclesm  Deiparœ 
prœdtctœ  urbis  anno  i675,  —  Sancta  Maria^  mater 
Dei,  ora  pro  nobis  peccatoribus  nunc  et  in  hx>ra  mortis 
nostrœ,  amen  ;  —  pour  un  service  des  morts  célébré 
dans  l'église  collégiale  Saint-Geraud  €  pour  feu  Mon- 
»  sieur  le  viscomte  de  Turene,  qui  avoit  esté  tué  en 
>  Allemagne  au  service  du  Roy,  tous  les  corps  assem- 
»  blés  et  avec  des  cérémonies  particulières  deues  à  la 
»  mémoire  d*un  si  grand  prince  et  aux  services  qu'il 
»  avoit-  randus  à  l'État  »,  74  liv.  ;  —  entrée  du  duc  de 
Noailles,  lieutenant  du  roi  en  cette  province,  de  la  du- 
chesse son  épouse,  et  de  l'abbé  de  Noailles,  leur  fils  ; 
dépenses  et  présents,  300  liv.  16  sols  6  den.;  —  consi- 
dérant qu'il  n*y  avait  à  l'hôtel  de  ville  aucun  tableau 
ni  autre  marque  de  religion,  les  consuls  font  faire  par 
le  peintre  Boyteau,  de  Paris,  «  un  tableau  représentant 
»  un  crucifix  mourant  et  la  Magdelaine  au  pied  »,  payé 
audit  Boyteau  42  liv.;  autres  dépenses  pour  port, 
encadrement  et  pose,  51  liv.  19  sols  ;  —  sommes  payées 
aux  créanciers  de  la  ville,  savoir  :  à  MM.  Jean  Gau- 
tier, élu;  Pierre  Gourlat,  avocat;  Fr,  Jean  Valat, 
syndic  des  Jésuites;  Gabriel  Jounhomme,  bourgeois; 
Etienne  Darches,  ancien  président  au  Présidial; 
dem*^  Hirlande  de  CoUinet;  Pierre -de  Cebié,  avocat, 
etc.,  en  tout  2,605  liv.  1  sol.  —  Nouvelle  vérification 
dudit  compte  en  1683  par  les  mêmes  auditeurs. 


C.  1943.  (Liasse.)  —  4  cahiers  de  47  feuillets  j  papier. 


10T6-10M.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Comptes  rendus  par  les  consuls  des  années  1676, 
1678  et  1679.  —  Dépenses  de  1676  :  service  funèbre  qui 
«e  fait  le  jour  de  la  Transfiguration  dans  l'église  Saint- 
Oeraud,  procession  à  la  chapelle  d'Aurenques  en  mé- 
moire de  l'attentat  des  religionnaires  sur  cette  ville  en 
1574  ;  distribution  à  tous  les  oi'dres  et  même  aux  reli- 
gieuses de  l'abbaye  du  Buis,  36  liv.;  —  démarches  faites 
par  les  consuls  au  sujet  «  de  l'affaire  que  le  corps  com- 
»  mun  avoit  contre  des  particuliers  de  cette  ville  qui 
»  prétendoint,  en  vertu  de  la  déclaration  du  Roy  de  Tan- 
»  née  1666  donnée  en  faveur  des  mariages,  jouir  des 

>  privilèges  et  exemtions  portées  fiar  laditte  déclara- 
»  tion,  comme  ayant  eu  le  nombre  de  douze  enfaus,  au 

>  préjudice  d'une  ordonnance  de  M^  de  Marie,  inten- 
»  dant,  portant  qu'ils  payeroint  leui's  indictions,  contre 

>  laquelle  les  s'»  Esleus  de  cette  ville  avoint  donné  leur 

>  jugemant  portant  que,  sans  avoir  esgard  à  icelles,  les- 
»  dits  particuliers  habîtans  étoint  maintenus  en  leur 
»  privilège  >;  un  arrêt  de  la  Cour  confirme  le  jugement 
<le  l'Élection  ;  —  démolition  des  créneaux  qui  étaient 
«ur  la  porte  du  ravelin  des  Cordeliers,  3  liv.  5  sols;  — 
jlémarches  pour  s'opposer  à  l'exécution  d'un  arrêt  de  la 
Cour  des  Aides  de  Clermont  relatif  à  l'établissement 
<J'un  bureau  de  contrôle  du  sel  à  Vie  ou  à  Thiézac  ;  — 
la  ville  étant  obligée  de  fournir  logement  aux  gouver- 
^leurs  et  intendants  de  la  province,  comme  il  n'y  a  pas 
de  maison  plus  «  commode,  plus  agréable  ni  mieux 
»  meublée  que.  celle  du  s'  de  La  Grange,  aumônier  », 
les  consuls  ont  obtenu  qu'il  voulût  bien  recevoir  Tin- 
tendant,  et  lui  ont  offert  en  reconnaissance  six  louis 
d'or  (66  liv.).  —  Dépenses  de  1677  :  recherche  de 
sources  sur  la  côte  de  Courmalin  et  conduite  desdites 
sources  à  la  porte  d'Aurenques,  492  liv.  11  sols  6  den.; 

—  réparations  au  pont  de  la  Peyre,  395  liv.  —  Dépenses 
de  1678  :  service  funèbre  en  l'honneur  du  duc  de 
Noailles,  lieutenant  du  roi  en  la  province,  94  liv.  2  sols; 

—  construction  d'une  maison  pour  loger  le  maitre  des 
tBuvres  (dans  une  casemate  au  ravelin  de  la  porte  des 
€ordeUers),  160  liv.  ;  —  achat  d'un  assortiment  de  den- 
telle de  point  de  France  pour  être  offert  à  la  duchesse 
de  Bouillon,  à  Louis  Dumont,  marchand  à  Aurillac, 
provenant  des  manufactures  de  cette  ville,  530  liv.  — 
Dépenses  de  1679  :  les  consuls  ayant  reçu  avis  de  la 
<x)nciusion  de  la  paix  générale  entre  la  France  et  l'Es- 
pagne €  qui  intéresse  plus  T  Au  vergue  que  nulle  autre 
;►  province  de  France  ;  ils  mirent  pour  cet  effet  trois 

PUY-DB-DÔMB.  —  Sl'IRIE   C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  1Ù9 

»  cent  habitans  sous  les  armes,  firent  dresser  un  feu 
»  de  joye  à  la  plaoe,  donnèrent  une  barrique  de  vin 
»  aux  habitans,  distribuèrent  de  la  poudre,  firent  venir. 
»  six  tambours  de  Murât,  ou  d'ailleurs,  les  gardèrent 
»  huit  jours,  donnèrent  des  livrées  aux  officiers  et  dé- 
»  pensèrent  pour  le  tout  200  liv.;  »  passé  pour  150  liv.; 
—  nettoyage  des  canaux  souterrains  de  la  ville,  trav.iil 
qui  €  de  mémoire  d'homme  »  n'avait  plus  été  fait, 
400  liv. 


C.  1944.  (Liasse.)  —  2  cahiers  de  21$  feuillets,  papier. 

lOft0-tG§3.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac, 
—  Comptes  des  consuls  de  1680  à  1682.  —  Corapt(î  d.» 
1680,  recettes,  5,039  liv,  o  sols  8  den.  ;  —  dépenses, 
4,464  liv.  15  sols  8  den.  ;  —  parmi  les  dépenses  on 
remarque  :  4  liv.  au  serrurier  pour  avoir  gravé  deux 
grands  sceaux  de  fer  destinés  à  marquer  les  «  cartes  et 
»  punhères  »  de  la  ville;  —  3  liv.  pour  avoir  fait  rac- 
commoder le  couvert  de  la  chapelle  d'Aurenque  a  où  se 
»  tienent  les  escoles  publiques  ».  —  Dépenses  de  1681  : 
réparations  au  pont  du  Buis,  418  liv.;  —  réparations 
au  pont  de  Gaignac  à  une  petite  lieue  d'Aurillac  sur  la 
rivière  de  Cève,  161  liv.  ;  —  part  de  la  ville  dans  la 
réparation  du  pont  de  bois  d'Arpajon,  60  liv.  ;  —  réfec- 
tion de  la  terrasse  entre  la  porte  des  Frères  et  celle  de 
Saint-Marcel,  70  liv.  10  sols  ;  —  réparations  au  quai  da 
grand  canal  du  Gravier,  185  liv.;  —  réparations  au 
couvert  de  la  tour  d'Aurenques,  21  liv.  .14  sols;  — 
€  W  dé  Marie  ci-devant  intandant  de  cette  province 
»  ayant  fait  oognoistre  aux  randants  compte,  et  mesmes 
»  leur  ayant  ordonné  verbalement  d'employer  les  de^ 
»  niers  d'octroy  et  municipaux  non  seulement  aux 
»  réparations  utiles  et  nécessaires,  mais  encores  en 
»  décoration  et  autres  réparations  honnestes.  Sa  Ma^ 
»  jesté  voulant  que  pour  l'honneur  de  son  Estât  et  la 
»  gloire  de  son  règne,  que  les  deniers  qui  pourront 
»  rester  inutiles  fussent  employés  en  telles  réparations 
»  par  les  consuls  et  escbevins  des  villes;  et  la  ville 
»  d'Aurillac  estant  la  principale  de  la  province,  et 
»  siège  d'un  Présidial,  et  le  lieu  qui  doit  servir  d'exem- 
»  pie  à  toute  la  province,  il  auroit  esté  avisé  de  réparer 

>  et  d'orner  la  salle  du  Conseil  de  Thosteil  commun  de 
»  ladite  ville,  où  se  font  toutes  les  assemblées  particur 

>  lières  et  générales;  et,  parce  que  la  cheminée  d'icelle 
»  qui  est  de  pierre  de  taille  à  diverses  figures  avoit 

>  esté  si  fort  noircye  par  le  temps  et  par  la  fumée  que 
»  ses  ornements  ne  parroissent  pas,  il  fut  avisé  qu'il 
»  falloit  la  faire  peindre  et  dorer;  dont  Temploy  ayant 
»  esté  donné  à  Pierre  Lyon,  peintre,  il  a  été  dépensé  et 

22 


L^ 


170 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


»  payé  la  somme  de  122  liv.  14  sols  »  ;  —  établissement 
d^un  lambris  dans  la  même  salle  dn  Conseil  d'après  les 
dessins  dudit  Pierre  Lyon,  207  liv.;  —  peinture  et 
dorure  dudit  lambris  par  Oeraud  Lyon,  71  liv.  11  sols. 


C.  1945.  (Liasse.)  -*-  SO  pièces,  papier. 

1700-1799.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Comptabilité.  —  Lettre  de  M.  Boschatel,  du  23  juillet 
1700,  relative  aux  comptes  des  consuls  d'Aurillac  et 
aux  procès-verbaux  de  liquidation  des  comptes  des 
communautés;  —  mémoire  adressé  par  l'Intendant  à  la 
>Ule  d'Aurillac  :  le  roi  ayant,  par  l'arrêt  du  27  j^vier 
1728,  supprimé  les  nouveaux  receveurs  des  octrois  et 
deniers  patrimoniaux,  la  ville  d*AurilIac  devra  choisir 
un  habitant  pour  faire  les  fonctions  de  receveur;  ce 
receveur  rendra  compte  à  la  ville  des  octrois  et  des 
|)atrimoniaux,  et  à  la  Chambre  des  Comptes  des  octrois 
seulement;  il  recevra  les  deniers  des  mains  des  fer- 
miers et  des  consuls  en  espèces  et  non  en  quittances,  et 
c'est  lui  qui  fera  les  payements  sur  les  mandements 
délivrés  par  les  consuls;  —  lettre  de  M.  de  Sadourny, 
exposant  qu'il  sera  difficile  de  trouver  un  receveur  à 
cause  de  l'obligation  de  compter  à  la  Chambre  des 
Comptes,  d'autre  part  les  frais  de  cette  procédure  con- 
sommeront tous  les  reliquats  et  il  serait  à  propos  d'ob- 
tenir un  arrêt  qui  autorisât  le  receveur  à  compter  par 
devant  l'Intendant  ;  l'Intendant  répond  que  la  Chambre 
des  Comptes  n'abandonnera  pas  ses  droits  ;  —  délibéra- 
tion du  20  déc.  I72S  nommant  pour  receveur  des  octrois 
et  patrimoniaux  le  s'  Boussaroque  ;  —  correspondance 
de  l'Intendant,  de  M.  de  Sadourny  et  du  s'  Boussa-. 
roque,  1729,  au  sujet  des  comptes  à  rendre  par  ce  der- 
nier et  par  le  s''  Rocher,  ci-devant  commis  à  la  recette 
des  deniers  patrimoniaux  et  d'octroL 


C.  1946.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  2  cahiers, 
pap.  de  13  feuillets. 

1794-1790.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Comptes  de  1724  à'  1720.  —  Quittance  d'Isaac  Delort, 
lieutenant  général  et  maire  de  la  ville  d'Aurillac,  d'une 
somme  de  27  liv.  des  gages  à  lui  dus  pour  ledit  office 
de  maire  pendant  l'année  1724;  —  quittance  de  Jean- 
Antoine  de  Cebié  de  Parizot,  conseiller  du  roi  au  Prési- 
dial  d'Aurillac,  d'une  somme  de  164  Uv.  pour  ses  gages 
de  procureur  du  roi  de  la  même  ville  pendant  l'année 
1724  ;  —  comptes  rendus  pour  les  années  1725  et  1726 
par  «  J.  Baptiste  Rocher^  ci- devant  commis  à  la  recette 


»  des  deniers  patrimoniaux  et  d'octrois  de  la  ville 
»  d'Aurillac,  suivant  sa  commission  du  6  nov.  1725,. 
»  et  prestation  de  serment  du  15  déc.  1725,  en  consé- 
>  quence  de  l'édit  du  Roy  du  mois  de  juin  1725  »  ;  ren- 
dus en  1728  ;  —  en  1725,  recette,  3,353  liv.  ;  dépense, 
3,100  liv.  8  s.  4  den.;  —  en  1726,  recette,  3,353 liv.? 
dépense,  3,091  liv.  16  s.  4  den. 

C.  1947.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  3  pièces^  papier. 

1700-1740.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Comptabilité  du  s?  Boussaroque,  receveur  des  octrois 
et  patrimoniaux,  pour  les  années  de  1725  à  1729  :  — 
état  des  revenant-bon  pour  lesdites  années,  s'élevant  à 
la  somme  de  2,809  liv.  15  sols  4  den.  ;  —  ordonnance  de^ 
M.  Trudaine  ;  —  quittance  de  M.  Delort  pour  ses  gages 
de  lieutenant-général  de  police,  l'année  1729  ;  —  lettre 
de  l'Intendant  à  M.  Boussaroque,  du  10  janvier  1740,. 
au  sujet  de  la  reddition  des  comptes  ci-dessus  en  la 
Chambre  des  comptes. 

C.  1948.  (Liasse.)  —  26  pièces,  papier;  ^  cachets. 

1707-1741.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Comptabilité  du  s'  Boussaroque  pour  les  années  de 
1730  à  1738  :  —  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Inten- 
dant, de  MM.  Lasvernhes,  Dorinière,  Chabrol,  Boussa- 
roque, de  1737  à  1741;  —  délibération  du  Conseil  général 
de  la  ville  d'Aurillac,  1740,  approuvant  les  comptes  en 
question;  —  mémoire  de  M.  Dorinière;  —  état  des  reli- 
quats des  années  1729  à  1738,  s'élevant  ensemble  à 
6,294  liv.  7  sols  8  den. 


C.  1948.  (Liasse.)  —  6i5  pièces  parchem.,  7i$  pièces,  papier;  partie 

en  mauvais  état. 

1700-1740.  —  Affaires  communales.  -*  Aurillac. 

—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1730 ,  1731  et 
1732;  mandements  des  consuls  et  quittances  des  parties^ 
prenantes;  —  lettres  du  marquis  de  Roussille;  — 
ordonnance  de  M.  Trudaine,  intendant;  —  devis  dea 
réparations  à  faire  au  pont  du  Buis  et  au  pont  de  Saint- 
Étienne  ;  —  quittances  de  G.  Laqueyrle,  prêtre  et  abé- 
cédaire, 90  liv.  par  an. 

C.  lOSO.  (Liasse.)  —  64  pièce?,  parch..;  83  pièces,  papier; 

2  cachets. 

1700-1700.  -r  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1733, 1734  et 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


171 


1735;  mandeméQts  des  consuls;  ordonnances  de  l'In- 
tendant ;  quittances  des  parties  prenantes  ;  —  états  et 
correspondance  ;  *-  baux  de  Tadj  udioation  des  poids  et 
balances  et  de  l'enlèyement  des  boues. 


C.  195t.  (Liasse.)  —  64  pièces,  parch.  ;  62  pièces,  papier. 

1736-1740.  —  Affaiïibs  communai.es.  —  AuriUac. 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  des  années  1736, 
1737  et  1738  ;  mandements  des  consuls  et  quittancer 
des  parties  i>renantes;  — quittance  de  150  livres  par 
Bernard  René,  maître  sculpteur  de  la  ville  d'Aurillac, 
pour  avoir  construit  et  placé  un  banc  dans  l'église  collé- 
giale de  Saint-Oéraud. 


C.  19{)2.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier;  2  cachets. 

1744-1748.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Comptabilité  de  1739  à  1748 ,  correspondance  :  — 
correspondance  de  l'Intendant,  de  M.  de  Cebié,  du 
s*"  Boussaroqae,  receveur  des  deniers  patrimoniaux  et 
d'octroi  ;  —  ordre  de  l'Intendant,  1744,  pour  contrain- 
dre les  consuls  des  années  1739  à  1743  à  verser  entre 
les  mains  du  receveur  les  reliquats  de  leurs  comptes  ;  — 
ordonnances  en  faveur  du  s^  Boussaro(|ue,  et  du  s'  Cha- 
brol pour  avoir  examiné  les  comptes  du  s'  Boussaroque 
de  1744  à  1748;  —  lettre  de  M,  de  Lescure,  du  20  août 
1748,  à  M.  Chabrol,  au  sujet  de  la  charge  de  receveur 
des  octrois  qui  va  être  vacante,  le  s''  Boussaroque  étant 
à  l'extrémité;  éclaircissements  fournis  par  l'Intendance; 
la  nomination  dépend  du  corps  de  ville. 


C.  19Î53.  (Liasse.)  —  48  pièces,  parch.;  Oî)  pièces,  papier. 

17S^174^.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1739  à  1741  ; 
mandements  des  consuls  ;  ordonnance  de  Tlntendant  ; 
i^uittances  des  parties  prenantes  ;  —  quittance  de  90  li  v. 
du  s'Bonnefons,  prêtre  agrégé  de  la  communauté  de 
ia  ville  d'Aurillac,  en  qualité  d'abécédaire  pour  Tannée 
1741. 


C.  1954.  (Liasse.)  —  39  pièvies,  parch.;  62  pièces,  papier. 

17411-1744.  —Affaires  communai.bs.  — AuriUac. 
—  Pièces  jusJiflcaiives  des  comptes  de  1742  et  1743; 
mandements  des  consuls;  ordonnances  de  l'Intendant; 


quittances  des  parties  prenantes  ;  —  requêtes  de  JosepU 
Delduc,  entrepreneur  des  réparations  du  clocher»  à  fia 
de^paiement;  -^  correspondance^  déhbérations,  etc.,  au 
sujet  du  service  funèbre  célébré  pour  le  repos  de  l'àmo 
de  la  duchesse  douairière  de  Gesvres. 


C.  lP5îk  (Liasse.)  —  41  pièces,  parch.  ;  60  pièces,  papier; 

2  cachets. 

1741-17^0.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac* 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1744  et  1745; 
mandements  des  consuls;  ordonnances  de  l'Intendant; 
quittances  des  parties  prenantes  ;  correspondance;  — 
quittance  de  60  liv.  par  François  Pavie,  maître  i'c.iviiiii 
et  arithméticien,  pour  ses  gages  de  Tannée  1744. 


C.  IOjO.  (Liasse.)  —  uO  pièce*,  parch.;  105  pièces,  papier. 

1746*1750,  —  Affaires  communales,  —  Aurillac. 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1746  à  1748; 
mandements  des  consuls;  ordonnances  de  l'Intendant; 
quittances  des  parties  prenantes  ;  —  baux  à  ferme  des 
poids  et  balances  et  de  l'enlèvement  des  boues  ;  —  cor« 
respondance  relative  aux  feux  de  joie. 


C.  1957.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier;  3  cachels. 

175S-170S.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Correspondance  de  l'Intendant ,  de  M.  Pages  de 
Viîtouzes,  du  s'  Martin,  receveur  des  octrois  et  patrî^ 
moniaux,  1753  :  le  compte  du  s'  Boussaroque  arrêté  en 
1748  par  l'Intendant  accusait  un  reliquat  de  3,574  liv. 
18  sols  4  den.  ;  le  s^  Martin,  tenu,  aux  termes  de  sa 
commission  du  26  sept.  1750,  de  se  charger  de  ce  reli- 
quat, fait  observer  qu'une  partie  des  recettes  anté«* 
rieures  à  1748  sont  encore  entre  les  mains  des  consuls 
et  que  le  soin  du  recouvrement  doit  incomber  aux  héri- 
tiers du  s' Boussaroque;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de 
Vixouzes,  du  4  avril  1755,  annonçant  que  le  débet  du 
compte  du  receveur  des  octrois,  arrêté  pour  1754,  s'élève 
à  plus'  de  4,000  liv:  ;  —  correspondance  relative  aux 
comptes  rendus  par  le  s*"  Martin  jusqu'en  1762. 


C.  1958.  (Liasse.)  ~  t)2  pièces,  parch.  ;  78  pièc(s,  papier. 

» 

1749-175S.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
•  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1740  à  1751  ; 


172 


mandements  des  consuls;  ordonnances  de  l'Intendant; 
quittances  des  parties  prenantes  ;  —  quittances,  pour 
1749,  du  s'  Boysson,  horloger,  40  liv.;  —  impression 
des  ordonnances  de  police,  10  liv.  ;  -—  quittance  du 
P.  Rigal,  YÎce-recteur  du  collège  des  Jésuites,  pour  les 
sermons  prêches  pendant  ladite  année ,  292  iiv.  ;  — 
dons  et  présents  de  ville,  120  iiv.  ;  —  pension  annuelle 
du  coli^,  600  liv.  ;  —  gages  du  juge  de  Thôtel  de  ville, 
6  liv.  ;  —  quittances  pour  1751  :  vœux  et  aumônes, 
67  liv.  15  sols  ;  —  réparations  à  la  maison  de  ville  et 
aux  murailles,  30  liv.  ;  —  port  de  lettres,  20  liv. 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

—  rétablissement  de  la  fontaine  publique ,  1,335  liv^ 
payées  au  s' Lacroix,  charpentier  ;  transport  des  maté* 
riaux,  365  liv.  15  sols. 


C.  lOtfO.  (Liasse.)  —  36  pièces  parch.  ;  77  pièces^  papier. 

1751-1755.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1752  à  1754; 
mandements  des  consuls;  ordonnances  de  l'Intendant; 
quittances  des  parties  prenantes.  —  Quittances  de  1752  : 
dixième  des  octrois,  120  liv.  3  sols  3  den.  ;  —  aux  pré- 
dicateurs de  Tannée,  le  père  Raymond,  carme,  et  le  père 
Cyrille,  prieur  des  Carmes  de  Pleaux,  292  liv  ;  —  aux 
valets  de  ville  et  au  trompette,  77  liv.  ;  —  à  l'abécédaire, 
90  liv. 


C.  i960.  (Liasse.)  —  57  pièces,  parch.  ;  98  pièces,  papier. 

1755-1759.  *-  Affaires  communales.  —  Aurillac. 

—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1755  à  1757  ; 
mandements  des  consuls  ;  ordonnances  de  l'Intendant  ; 
quittances  des  parties  prenantes;  correspondance.  — 
quittances  de  1755  :  gages  du  greffier  et  secrétaire  de 
l'bôtel  de  ville,  58  liv.  ;  —  gages  du  procureur  d'office 
de  l'hôtel  de  ville,  12  liv.  ;  —  gages  des  portiers,  75  liv.  ; 

—  gages  du  lieutenant-général  de  police,  166  liv.  13  sols 
4  den.  ;  *-  dépense  pour  la  garde  bourgeoise  montée 
i)endant  3  jours  lors  du  passage  de  Mandrin  dans  la 
province,  22  iiv.  ;  —  gages  de  l'accoucheuse,  60  liv.  — 
Quittances  de  1757  :  fourniture  des  robes  consulaires, 
177  liv.  ;  —  réparations  aux  deux  fontaines  d'Aurenques, 
13  liv.  10  sols;  —  30  liv.  au  s'  Fournier  pour  la  confec- 
tion des  plans  et  devis  de  la  boucherie  d'Aurillac. 


C.  1961.  (Liasse.)  —  44  pièces,  parch.  ;  t07  pièces,  papier. 

175S-1765I.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac. 
—  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1758  à  1760  ; 
mandements  des  consuls,  quittances,  etc.;  —  procès- 
verbaux  de  blâmes  et  débats  sur  les  comptes  de  1750; 


G.  i962.  (Liasse.)  —  36  pièces,  parch.  ;  91  pièces,  papier. 

1701-17M.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac-. 
^  Pièces  justificatives  des  comptes  de  1761  à  1763  ; 
mandements  des  consuls  ;  quittances,  etc.  —  Quittances 
de  1761  :  Jean  Vie ,  prêtre  communaliste ,  abécédaire». 
90  liv.  ;  —  dépenses  des  feux  de  joie;  —  enlèvement 
des  boues,  50  liv.;  —  entretien  des  fontaines  de  la  place^ 
publique,  100  liv.,  en  1762;  —  même  année»  constructioa 
de  quatre  petits  ponts  dans  la  banlieue. 


C.  1963.  [Liasse.)  —  32  pièces,  papier. 

1768-1790.  —  Affaires  communales.  —  Aurillac 

—  Comptabilité.  —  Lettres  de  M.  Pages  de  Vixouzes,. 
relatives  aux  comptés  de  1766  et  années  suivantes  ;  — 
pièces  relatives  à  la  comptabilité  du  s'  Martin,  receveur 
des  octrois  et  patrimoniaux  depuis  Tannée  1775,  époque 
de  sa  réception  à  la  Cbambre  des  comptes,  jusqu'en 
1782;  —  lettre  de  M.  Necker,  1780,  au  sujet  d'une 
somme  due  à  Delmas ,  ferblantier,  pour  fourniture  de 
lanternes  et  réverbères;  —  lettres  du  s»  Martin,  de 
1786  à  1700,  se  plaignant  que  les  comptes  en  questioa 
n'aient  pas  encore  été  arrêtés. 

C.  1964.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

17M-1779.  —  Affaires  communales.  — Autejrrac- 

—  Lettre  de  M.  de  Blumenstein,  curé  d'Auteyrac,  du 
8  mai  1760,  demandant  des  réparations  à  son  ^lise  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Olier,  subdélégué 
à  la  Chaise-Dieu,  1772,  au  sujet  d'une  délibération,  par 
laquelle  les  habitants  d'Auteyrac  décident  de  payer  à 
l'avenir  en  argent  au  lieu  de  payer  en  grains  la  pensîork 
de  leur  vicaire,  et  de  s'imposer  à  cet  effet  d'une  somme 
de  200  liv.  ;  M.  Olier  est  d'avis  d'homologuer  ladite 
délibération ,  attendu  que  les  habitants  n'ont  d'autre 
ressource  que  celle  de  l'imposition. 

C.  i96î5.  (Liasse.)  —  10  pièces,  papier. 

10ft4-17M.  —  Affaires  communales.  —  Authezat. 

—  Déclaration  des  consuls  d'Authezat,  1684 ,  attestant 
qu'ils  n'ont  aucune  dette  de  commune  et  aucun  com^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


17a 


mimai ,  sinon  un  petit  pré  qui  s'assence  4  liv.  ;  cette 
sommé  sert  à  payer  partie  du  loyer  de  la  maison  pres- 
bytérale;  —  contestation  entre  les  bergers  d'Authezat 
et  ceux  de  La  Sauvetat  an  sujet  des  limites  des  pacages, 
1742;  information  faite  par  M.  Duvernin,  subdélégué  à 
Yic-Ie-Comte ,  duquel  il  résulte  que  les  habitants  s'é- 
taient mis  autrefois  d'accord  sur  les  limites  en  question 
et  que  les  voies  de  &it  des  bergers  ne  sont  pas  excusa- 
bles; —  note  au  sujet  d'un  procès  contre  le  chapitre  de 
Billom,  1764  ;  —  pièces  relatives  à  la  nomination  d'un 
syndic,  1786. 

C.  1966.  (Liasse.)  —  2  pièces^  papk*r  (1  impr.). 

1  €94.  —  Affaires  communales.  —  Autrac.  —  Or- 
donnance de  M.  de  Malon,  du  28  juin  1683,  ordonnant 
aux  consuls  de  faire,  une  déclaration  des  biens  et  des 
jdettes  de  leurs  communautés;  —  déclaration  des  consuls 
d'Autrac  :  aucuns  deniers  communs. 

C.  1967.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

1?6€-1779.  —  Affaires  communales.  —  Auzat. 

—  Inventaire  des  pièces  relatives  au  presbytère ,  à  la 
requête  de  Claude  Aubourdie,  curé,  €  exposant  qu'il 
»  est  obligé  d'avoir  un  vicaire,  et  que  depuis  17  mois 
>  qu'il  est  curé  il  n'a  pu  se  procurer  une  maison  conve- 
»  nable,  ni  engager  les  habitants  à  lui  en  donner  une  », 
1789;  —  transaction  entre  le  s' Voldoire,  curé,  et  les 
habitants,  au  sujet  du  presbytère,  1766;  —  lettre  de 
M.  Lafont  de  Saint-Mart,  1778,  réclamant  le  procès- 
verbal  d'adjudication  des  travaux  du  clocher  d'Auzat. 

C.  1968.  (Liasse.)  —  10  pièces^  papier. 

llSA-flftS.  -r-  Affaires  communales.  —  Auzelle. 

—  Lettre  de  M.  Boudai  relative  à  une  contestation  entre 
les  consuls  et  le  s' Borie  au  sujet  d'un  exploit  prétendu 
faux,  1734;  l'Intendant  renvoie  les  parties  à  se  pourvoir 
dâfvant  les  juges  ordinaires;  —  avis  de  M.  Teyras,  1741, 
sur  les  défrichements  qui  ont  été  faits  dans  les  commu- 
naux de  la  Chassaigne  et  du  Buisson  :  il  propose  de  con- 
damner les  usurpateurs;  -^  ordonnance  de  l'Intendant, 
1752, "contre  des  particuliers  qui  ont  défriché  dans  le 
communal  de  Coste-Gineranche  appartenant  aux  habi- 
tants d'AuzeUe  ;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  Tardif  Saint-Pardoux ,  subdélégué  à  Saint-Amant- 
Koche-Savine ,  relativement  au  procès  intenté  par  le 
A'  Costilhes  à  plusieurs  habitants  des  villages  du  Buisson 


et  de  la  Chassaigne ,  paroisse  d' Auzelle  ,  pour  avoir 
usurpé  dans  les  communaux  desdits  villages,  1786;  les 
habitants  des  villages  susdits  nomment  des  syndics  pour 
défendre  à  la  demande  du  s'^  Costilhes,  et  pour  demander 
le  régalement  des  cens  dus  à  la  baron  nie  de  Montboissier 
sur  le  tènemént  du  Buisson  ;  l'Intendant  refuse  d'homo- 
loguer la  délibération,  parce  que  les  usurpations  et  dé- 
frichements des  communaux  sont  prohibés. 

C.  1969.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

176ft-1771l.  —  Affaires  communales.  —  Auzers. 
—  Ordonnance  de  Tlntendant,  1758,  enjoignant  aux 
particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements  dans  les 
communaux  de  la  paroisse  d' Auzers  d'abandonner  les 
terrains  qu'ils  ont  usurpés;  correspondance  à  ce  sujet 
avec  M.  de  Tournemire;  —  requête  adressée  à  l'Inten- 
dant par  Ligier  Foulhoux ,  syndic  de  la  paroisse  d* Au- 
zers, demandant  paiement  des  débours  que  lui  a  occa- 
sionnés la  charge  de  syndic,  1772. 


C.  1970.  (Liasse.)  —  \  pièce,  parch.;  45  pièces,  papier; 

^  cachets. 

168ft-1767.  —  Affaires  communales.  —  Auzon.  — 
Lettre  des  consuls  d' Auzon,  du  17  mars  1688,  à  M.  de 
Yaubourg,  intendant,  déclarant  qu'il  n*a  jamais  été 
levé  aucuns  deniers  d'octroi  dans  le  lieu  d'Auzon;  — 
délibération  des  habitants  d'Auzon,  du  15  juillet  1731, 
au  sujet  de  la  demande  faite  à  ladite  ville,  par  le  procu- 
reur du  roi  en  la  Commission  pour  la  réformation  des 
eaux  et  forêts  de  la  province  d'Auvergne ,  de  justifier 
du  titre  en  vertu  duquel  lesdit^  habitants  perçoivent  le 
droit  de  bac  ou  bateau  au  port  d'Auzon  sur  la  rivière 
d'Allier  ;  les  habitants  produisent  des  titres  établissant 
qu'ils  tiennent  ledit  bateau  du  seigneur  d'Auzon,  à 
charge  de  4  liv.  de  cens,  et  de  passer  le  seigneur  et  les 
gens  de  sa  maison  ;  on  ne  perçoit  aucun  droit;  —  lettre 
de  M.  Martinon,  curé  d'Auzon,  1751,  au  sujet  de  contes- 
tatîons  entre  ses  paroissiens  et  les  habitants'des  Granges 
et  de  Vaurailles;  —  correspondance  au  sujet  d'un  procès 
contre  M,  de  Saint-Priest,  seigneur  d'Auzon,  relative- 
ment à  des  biens  communaux  que  le  s'  Dulac  prétend 
avoir  été  usurpés  par  ledit  seigneur;  le  s' Dulac  prétend 
faire  intervenir  la  communauté  au  procès  ;  —  lettre  de 
l'Intendant,  du  3  oct.  1732,  renvoyant  à  M.  Cellin  les 
pièces  relatives  aux  réparations  à  faire  à  l'hôtel  de 
ville;  —  reconstruction  du  clocher  de  l'église  d'Auzon  : 
requête  des  habitants  à  l'Intendant  ;  correspondance  ; 
procès-verbal  d'adjudication  des  travaux  en  question 


n»! 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


à  Claude  IMc,  charpenUer  de  Sainte  Vert,  au  prix  de 
900  liv,,  le  25  bept.  1742;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
1(5  oct.  1742,  approuvant  Tatljudication  ;  —  rôle  et  ré- 
partition de  la  somme  de  930  livres  destinées  à  payer 
les  réparations  du  clocher  de  la  ville  d'Auzon  :  les  do- 
moiselles  Oradour,  maitresse:s  d'école,  y  sont  comprises 
pour  8  liv,;  le  chapitre  d'Auzon  pour  95  liv.  11  sols; 
M.  de  Moras  ix)ur  90  liv.  14  sols  3.  den.  ;  les  religieuses 
d'Auzon  pour  17  liv.  7  sols  8  deiî.  ;  —  ordonnance  de 
rintendant,  du  7  sept.  1751,  enjoignant  aux  consuls 
d'Auzon  de  réunir  rassemblée  générale  des  habitants 
de  ladite  ville  pour  nommer  un  syndic,  «  pour  se  trans- 
»  [X)rter  en  la  ville  de  Saint  Flour  et  au  palais  épisco- 

>  pal,  afin  d'y  pi'oCvder»  conjointement  avec  le  seigneur 

>  évéque  de  SaInt-FIour  et  les  députés  du  chapitre 
»  d'Auzon,  à  la  nomination  ou  élection  d'un  précepteur  » 
pour  iniitruire  la  jeunesse  de  ladite  ville;  —  délibéra- 
tions et  correspondances,  1725-1767,  relatives  à  une 
créance  du  s""  Boyer  de  la  Salle  sur  la  ville  d'Auzon. 


C.  1071.  (Liasse.)  —  li2  pièces,  papier. 

1606-1756*  —  Affaires  communales.  — Auzon.  — 
Comptabilité.  —  Quittances  délivrées  aux  consuls  en 
1066;  —  quittances  des  gages  dus  aux  communautés 
d'arts  et  métiers  de  la  ville  d* Auzon  eu  1695  et  1696  ;  — 
correspondances  et  délibérations  relatives  aux  comptes 
à  rendre  par  le  fermier  du  bac  d'Auzon;  ordonnance  de 
l'Intendant  pour  la  reddition  desdits  comptes  de  1720  à 
1747;  —  pièces  justificatives  produites  par  le  s'  Girard, 
fermier  dudit  bac. 


G.  1072,  (Liasse.)  —  11  pièces,  papier. 

lYM-MM.  —  Affaires  communales.  —  Avèze.  — 
Lettre  de  M.  Ribeyre,  subdélégué  à  Rochefort,  au  sujet 
de  la  construction  du  presbytère  d' Avèze  :  le  curé  donne 
remplacement;  les  autres  dépenses  sont  à  la  charge  des 
habitants  ;  —  lettre  du  même  au  sujet  du  droit  d'uâage 
que  possèdent  lesdits  habitants  dans  la  forêt  d' Avèze  ; 
—  nomination  d'un  syndic,  178'J-1785,  à  l'effet  de  pour- 
suivre des  usurpateurs  des  biens  communaux. 


C.  1973.  (Liasse.'  —  18  pièces,  papier,  dooi  I  cahier 

de  41  feuillets. 

16M'17ft4.  —  Affaires  commUiNales  —  Aydat.  — 
Assemblée  dos  habitants  de  Saint-Barlhélemy  d'Avilat. 


tenue  au  sujet  de  Tordonnance  de  l'Intendant  du  15  mars 
1684  ;  ils  déclarent  qu'ils  n'ont  aucune  dette  de  com^ 
mune;  ^  inventaire  de  pièces  relative»  à  une  requête 
du  sieur  Barra,  fondeur,  qui  réclame  le  paiement  dei» 
cloches  fondues  par  lui  pour  la  paroisse  ;  nominatioa  de 
syndic;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat;  —  église  d* Aydat  : 
quittance  de  M.  de  Mareuge,  ouré,  1730,  d'une  somme  de 
425  liv.  pour  les  réparations  faites  à  l'église;  —  requête 
de  P.  Gilbert  de  la  Salle,  curé  de  Saint-Barthélemy» 
au  sujet  des  réparations  à  faire  au  clocher  et  à  la  n^ 
de  réglise  qui  menace  une  ruine  prochaine;  ordonnance 
de  rintendant  commettant  le  s"*  Besseyre,  subdélégué  à 
Besse«  et  Raimbaux,  architecte,  pour  dresser  procès- 
verbal  de  l'état  de  ladite  église^  et  des  ressources  de  la 
paroisse;  procès- verbal  des  réparations  à  faire;  —  adju- 
dication au  prix  de  3,200  liv.  aux  s*^' Raimbaux  et  Cheva- 
lier; —  lettre  tCenvoi  de  Tarrêt  du  conseil  qui  conftrme 
l'adjudication  et  ordonne  Timijosition  sur  la  paroisse; 
—  rôle  dn  répartition  ;  —  procès-verbal  de  réception  » 
1745,  et  avis  du  subdélégué  sur  les  changements  que 
le  curé  a  bit  faire  aux  devis  au  cours  des  travaux. 


C.  1974.  (Liasse.)  —  2  parch.  j  23  pièces,  papier,  dont  i  cahiers 

de  33  feuillets. 


1757-f  Ï01I.  —  Affaires  cowlmunalbs.  —  Ayrems. 
—  Mémoire  sur  la  conduite  qu'ont  tenue  le  curé  -et  les 
habitants  de  la  paroisse  d'Ayrems,  au  sujet  des  répara- 
tions nécessaires  à  leur  église  ;  lettres  de  M.  Pages  de 
Vixouzes  sur  le  même  sujet  :  l'évêque  de  Saint-Flour 
ayant  ordonné/  le  3  déc.  1754,  différentes  rénarations, 
le  fe'Sadourny,  curé,  se  pourvut  devant  le  bailliage  d'Au- 
rillac,  qui  lui  permit  d'assiiçner  le  chapitre  d*AurilIac, 
seigneurs  décimateurs  de  la  paroisse  d'Ayrems,  et  les 
fabriciens  et  consuls  de  ladite  paroisse;  les  habitants 
ont  consenti  à  prendre  la  charge  des  réparations  à  la 
nef,  au  pavé  et  aux  fonts  baptismaux  et  à  la  clôture  du 
cimetière;  ils  ont  rejeté  comme  n'étant  pas  de  leur  obli- 
gation la  construction  de  la  sacristie  et  la  démolîtîoii 
d'un  arceau  qui  sépare  le  chœur  de  la  nef  ;  le  bailliage 
ordonna  les  réparations  et  détermina  la  part  contribu- 
tive de  chacun;  on  a  de  suite  commencé  lès  travaux; 
on  aurait  dû  s'adresser  k  rintendant,  conformément 
aux  dispositions  de  Tart.  22  de  l'édit  de  1695;  M.  Pages 
de  Vixouzes,  «  quoique  oflicier  lui-même  au  bailliage;, 
»  estime  que  M.  l'Intendant  ne  peut  se  dispenser  de 
»  faire  rendre  un  arrêt  du  Conseil  qui  casse  toute  la 
»  procédure  faite  devant  le  bailli  d'Aurillac  »;  —  Vln^ 
tendant  répond  qu'il  ne  veut  pas  causer  cette  mortifier 
tion  au  lieutenant-général,  «  surtout  dans  lecommen- 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


175 


»  Ciment  de  mon  administration  »,  19  février  1758, 
mais  ordonne  que  l'affaire  soit  reprtsd  suivant  la  règle; 

—  reqQdte  des  habitants  ;  devis  et  détail  des  répara* 
tiens  ;  —  adjudication  au  prix  de  1,516  livres  ;  —  arrêt 
du  (Conseil  d*État,  du  30  mai  1758,  approuvant  ladite 
adjudication  et  ordonnant  Timposition  de  la  somme  né- 
cessaire ;  —  rôle  de  répartition  :  sur  162  cotes  de  tailla- 
bles  on  compte  26  cbaudronniers  et  plusieurs  rémou- 
leurs et  rhabilleurs;  exempts  et  privilégiés  :  les  héritiers 
du  s' de  Teissière,  le  s"  de  Planhes  du  Viala,  le  s^  Salvert 
de  Noizac  ;  —  procès-verbal  de  réception  des  travaux  ; 

—  lettre  du  s'  Sadourny,  curé  d'Ayrems,  1732,  au  sujet 
d'an  procès  qu'il  a  contre  ses  paroissiens  au  sujet  des 
sommes  nécessaires  pour  réparer  Téglise;  les  syndics 
nommés  par  le  corps  commun  se  sont  fuit  successive- 
ment décharger,  et  Taffaire  traine  depuis  2  ans. 


C.  197Î).  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier. 

17S4-17Sft.  —  Affaires  commun^vles.  —  Azerat. 
Délibération  et  requête  des  habitants  du  village  de 
Lempdes,  paroisse  d'Azerat,  1734,  demandant  à  l'Inten- 
dant de  prendre  connaissance  d'un  différend  qu'ils  ont 
avec  les  habitants  de  Cohade,  paroisse  de  Saint-Ferréol, 
au  sujet  du  pacage  du  Yivier,  «  attendu  qu'ils  ne  sont 
»  point  en  état  de  fournir  aux  grands  frais  qu'il  con- 
*  vient  faire  devant  les  juges  ordinaires  »;  —  lettres 
de  MM.  Bareutin  de  Montchal  et  de  Gizaguet,  recom- 
mandant cette  requête  à  l'Intendant;  —  lettre  du  curé 
d'Azerat  au  sujet  de  son  logement,  1735. 


C.  i976.  (Liasse.)  —  2  pièces,  pareil.;  73  pièces,  papier. 

174S-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Baffle- 
BagnolB.  —  Délibération  des  habitants  de  Baffle,  du 
14  mars  1779,  décidant  de  faire  faire  les  réparations 
nécessaires  aux  fonts  baptismaux,  à  l'autel  et  à  l'église, 
conformément  à  l'ordonnance  de  révéque;  —  corres- 
pondance de  rintendant  et  de  M.  Tardif  Saint-Pardoux, 
subdélégué  à  Saint- Amant  ;  —  devis  estimatif;  —  procès- 
verbal  d'adjudication,  le  31  mars  1780,  au  prix  de 
486  liv.  ;  —  procès-verbal  de  réception  des  ouvrages  ; 
—  rôles  d'imposiUo)!  de  1780  à  1784;  —  pièces  rela- 
tives à  la  nomination  d'un  syndic,  1779.  —  Bagnols  : 
défirichements  dans  le  communal  de  Freyteneix  par 
des  habitants  des  villages  de  Rozeix  et  Rouzareix,  1745; 
dans  le  coudert  d'Aunat-Soutre  par  des  habitants  d'An- 
nai-Soubre,  1750;  dans  les  communaux  des  villages  de 
Gioux  et  de  Gornilhac,  1755;  procès-verbaux  dressés  par 


M.  de  Mallessaigne,  snbdélégué  à  Bort  ;  ordonnances  de 
l'Intendant;  —  requête  du  curé  de  Bagnols,  1750,  de- 
mandant la  construction  d'an  presbytère,  l'ancienne 
maison  curiale  ayant  été  incendiée;  —  délibérations  à 
ce  sujet;  lettres  de  M.  de  Mallessaigne;  —  procès- verbal 
dVxpertise;  adjudication;  —  arrêt  du  Conseil,  du  20  juin 
1752,  qui  approuve  l'adjudication  et  ordonne  l'imposition 
de  la  dépense  ;  —  rôle  et  répartition  de  la  somme  de 
976  liv.  10  sols  ;  les  prêtres  de  la  communauté  de  Bagnols 
y  sont  compris  pour  4  liv.  ;  —  demande  du  b'  Casson, 
ancien  consul  de  Bagnols,  en  remboursement  des  avances 
faites  pendant  son  consulat  (1782);  pièces  à  l'appui;  let- 
tres de  M.  Bléton,  subdélégué  à  Tauves. 


C.  1977.  (Liasse.)  —  0  pièces,  papier. 

16M^I769.  —  Affaires  communales.  —  Bausat- 
Bassignac.  —  Ordonnance  de  l'Intendant ,  du  18  nov. 
1739,  permettant  aux  habitants  de  la  paroisse  de  Bansat 
de  diviser  le  communal  de  Badoulen,  à  l'exception  néan- 
moins de  la  partie  dudit  communal  qui  ne  peut  être 
cultivée  à  cause  de  sa  mauvaise  qualité;  ceux  qui  avaient 
défriché  devront  rapporter  à  la  masse  la  partie  dont  ils 
s'étaient  emparés;  lettre  de  M.  Aulterroche,  subdélégué 
à  Issoire  ;  —  Barriac  :  requête  de  plusieurs  habitants 
de  ladite  paroisse,  1737,  au  sujet  d'une  usurpation  com- 
mise dans  les  communaux  par  le  s'  Ghaumeil  en  1699 
au  sujet  desdits  communaux.  —  Ba.ssignac  :  inven- 
taire de  pièces  relatives  à  une  contestation  entre  les 
habitants  et  le  curé,  au  sujet  de  la  portion  congrue  de 
celui-ci,  1768-1769. 


C.  1978.  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier. 

t77S.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Beaulieu  (Can* 
tal)  :  requête  des  héritiers  du  s'  Lachambre,  curé 
de  Beaulieu,  décédé  en  1771,  réclamant  une  somme 
due  par  la  paroisse  audit  curé;  —  avis  de  M.  de  Malles- 
saigne, subdélégué  à  Bort.  —  Beaulieu  (Puy-de-Dôme)  : 
lettre  de  M.  La  font  de  Saint-Mart,  1772,  relative 
aux  réparations  du  presbytère  de  Beaulieu,  et  aux 
comptes  à  rendre  par  les  consuls  des  deniers  commims 
de  cette  paroisse. 


C.  1979  (Liasse.)  —  7  p.  parch.;  !>9  p.,  pap.;  1  cachet. 

1671-17ft7.  —  Affaires  communales.  —  Beaumont 
(près  Clermont).  —  Personnel;    biens   communaux; 


170  ARCHIVES  DU 

droit  de  courtage  :  —  requêtes,  délibérations,  corres- 
pondance relative  à  la  nomination  des  gardes  pour  les 
vignes  et  aux  gages  qui  leur  sont  attribués,  1777-1785; 
-r^  délibération  des  habitants  de  Beaumont,  du  26  jan- 
vier 1777,  au  sujet  des  usurpations  commises  par  plu- 
sieurs habitants  sur  les  murailles  de  la  ville  ;  ils  nom- 
ment un  syndic  avec  charge  de  poursuivre  les  usurpa- 
teurs; transaction  avec  l'un  de  ces  derniers.  —  Droit  de 
courtage,  procès  entre  la  ville  et  Tabbesse  de  Beaumont 
au  sujet  dudit  droit  :  —  transaction  du  P*"  octobre  1671 
(incomplète  de  la  fin)  entre  les  habitants  de  Beaumont 
et  révérende  dame  Apolline  Le  Groing,  abbesse  de  Saint- 
Pierre  de  Beaumont,  sur  différentes  contestations  re- 
latives  au  droit  de  courtage,  à  la  possession  des  fossés 
et  à  divers  autres  objets.  L'abbesse  prétend  que  par 
transaction  en  date  du  15  mars  1498  elle  avait  été  re- 
connue en  possession  de  nommer  les  courtiers;  les  habi- 
tants contestent  et  soutiennent  que  cette  transaction 
est  demeurée  sans  effet,  «  la  raison  pour  laquelle  l'on 
»  avoit  stipuUé  le  droit  du  corretage  estoit  que  Ton  pre- 
»  tandoit  que  ce  fust  un  droit  seigneurial,  ce  que 
»  n'estant  pas,  au  contraire  estant  un  droit  apparte- 
»  nant  à  la  communauté  desdits  habitants  comme  il  est 
»  de  Tuzage  en  divers  bourgs  et  villages  de  cette  pro- 
»  vince»;  d'ailleurs  si  ce  droit  appartenait  à  ladite 
dame,  les  habitants  seraient  réduits  à  la  mendicité, 
d'autant  plus  qu'elle  a  plus  de  250  charges  de  vin  par 
année  et  qu'elle  pourrait  ainsi  les  vendre  avant  celui 
des  habitants.  Par  la  transaction  les  habitants  aban- 
donnent tout  le  droit  qu'ils  peuvent  avoir  sur  le  fossé 
de  la  ville  depuis  la  tour  de  Rochebonne  jusqu'à  la  tour 
de  Villeneuve  et  à  la  porte  du  Chaufour;  ils  renoncent 
au  droit  de  pacage  dans  les  prés  du  Breuil  et  de  Loche  ; 
la  dame  de  Beaumont  pourra  choisir  les  courtiers,  mais 
ne  percevra  aucun  droit;  —  le  roi  ayant  par  édit  de  juin 
1691  créé  des  offices  de  courtiers-gourmets  et  commis- 
sionnaires des  vins  et  liqueurs,  Tabbesse  de  Beaumont 
acquiert  cet  office  au  prix  de  220  livres,  les  habitants 
font  opposition  et  offrent  650  livres  ;  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  28  sept.  1694,  adjugeant  le  droit  de  courtage 
à  la  communauté  de  Beaumont  à  charge  de  l'éteindre 
et  d'indemniser  l'abbesse;  requête  des  habitants  deman- 
dant l'autorisation  de  s'imposer  d'une  somme  de  1,556 
liv.  18  sols  6  den.  pour  payer  les  dépenses  d'acquisition 
du  droit  de  courtage  et  les  frais  du  procès.  —  Nouvelles 
contestations  en  1752,  entre  M"*®  de  Ghabannes,  ab- 
besse de  Beaumont  et  les  habitants  au  sujet  de  la  nomi- 
nation des  courtiers;  mémoires  à  ce  sujet.  L'Intendant 
maintient  le  droit  des  habitants  d'adjuger  ledit  courtage 
au  plus  offrant  et  condamne  à  l'amende  un  courtier  qui 
se   prétendait  nommé   par   l'abbesse;    —    lettre    de 


PUY-DE-DOME. 

M.  Champflour  d'Allagnat  sur  le  même  sujet,  1755;  — 
requête  des  habitants  de  Beaumont,  1771,  se  plaignant 
que  les  courtiers  nommés  font  le  commerce  de  vin  mal- 
gré leur  promesse;  ^  requête  au  sujet  de  la  réfection 
des  pots  à  mesurer  le  vin,  1787. 


C.  1980.  (Liasse.)  —  Tô  pièces,  papier. 

175S-17ë6.  —  Affaires  communales..  —  Beau- 
mont.—  Travaux  communaux.  —  Églises,  ordonnance 
de  l'Intendant.  1782,  au  sujet  des  réparations  à  faire 
aux  deux  églises  de  Beaumont;  —cimetières  de  l'église 
Saint-Pierre  et  de  Notre-Dame  de  la  Rivière,  requête 
des  habitants  pour  faire  relever  la  clôture  des  deux 
cimetières;  avis  de  MM.  Tiolier  et  Petit  de  Montséjour^ 
1775;  procès- verbal  d'estimation  et  adjudication  des 
travaux  au  prix  de  636  liv.;  correspondance;  —  pres- 
bytère, ordonnance  de  l'Intendant,  1752;  —  horloge, 
réparations,  1782-1784;  — cloches  refondues  par  le  s' 
Barrât,  fondeur,  1771.  —  Fontaines:  contestations  en- 
tre Tabbesse  et  les  habitants  au  sujet  des  fontaines, 
1754-1755;  lettres  à  ce  sujet  de  M"^  de  Chabannes,  ab- 
besse; — adjudication  à  Chapert,  fontainier,  de  travaux 
à  faire  aux  fontaines  au  prix  de  934  liv.;  supplément 
d'ouvrages,  etc.,  1760;  —  réparations:  requête  des 
habitants  ;  avis  de  M .  Albo  de  Chanat,  subdélégué;  les 
travaux  sont  confiés  aux  s^'  Chapert  et  Molle,  associés» 
1786;  procès-verbal  de  réception  des  travaux;  corres- 
pondance. 


C.  1981.  [Liasse.)  —  122  pièces,  papier;  1  cachet. 

1754-1794.  —  Affaires  communales.  —  Beau- 
mont. —  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  du 
compte  de  G.  Fausson ,  receveur  des  patrimoniaux,  de 
1752  à  1756;  —compte  et  pièces  justificatives  du  compte 
de  G.  Fausson,  de  1757  à  1762;  recette  1,641  liv.  11  sols  ; 
dépense  713  liv.  8  sols;  parmi  les  pièces  justificatives 
on  remarque  les  baux  à  ferme  du  courtage;  —  compte 
et  pièces  justificatives  du  compte  de  J.  Fausson,  de 
1763  à  1776;  parmi  les  pièces  justificatives  on  remarque 
les  pièces  relatives  à  la  construction  du  beffroi  de  Notre- 
Dame  de  la  Rivière  et  la  correspondance  relative 
aux  indemnités  distribuées  à  Toccasion  de  la  chute  du 
mur  de  Tabbaye  qui  avait  blessé  quelques  personnes, 
1765;  —  compte  et  pièces  justificatives  du  compte  de 
J.  Fausson,  de  1771  à  1779;  recette  5,060  liv.  11  sob 
6  den.;  dépense  4  J26  liv.  8  sols;  parmi  les  pièces  justifi- 
catives de  ce  compte  on  remarque  l'analyse  d'une  déli- 


à 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


1T7 


l)ération  des  habitants  de  Beaumont,  du  8  août  1779, 
^ans  laquelle  il  est  question  de  la  nomination  de  syn- 
<îics  à  l'effet,  premièrement  «  de  former  demande  con- 
»  tre  les  dames  abbesses  et  religieuses  seigneuresses 

>  dudit  Beaumont  pour  le  partage  et  division  des  eaux  >; 
<)uatrièmement  «de  supplier  l'Intendant,  attendu  le 
»  désordre  qui  règne  dans  les  titres  et  papiers  de  la 

>  commune,  d'en  faire  dresser  inventaire  par  le  premier 

>  notaire  qu'il  lui  plaira  commettre,  qui  s'assistera  d'un 

>  archiviste  et  de  huit  des  principaux  habitants  »  ;  — 
pièces  justificatives  des  comptes  de  1782  et  1784, 


C.  1982.  (Liasse.)  —  i3  pièces^  papier. 

t68S-177ft.  —  Affaires  communales.  —  Beaumont 
(élection  de  Brioude),  déclaration  au  sujet  des  commu- 
naux ,  1683  :  ces  communaux  ne  servent  qu'au  pa- 
cage. —  Beaumont-lès-Randan,  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  M.  Gros,  subdél^ué  à  Maringues,  1751, 
au  sujet  de  l'église  de  Beaumont  qui  menace  une  ruine 
prochaine;  les  habitants  proposent,  pour  subvenir  aux 
dépenses;  de  poursuivre  des  particuliers  qui  ont  commis 
des  usurpations  dans  les  communaux.;  le  devis  des  tra- 
vaux s'élève  à  plus  de  6,000  liv.,  mais  les  habitants  pré- 
tendent que  la  plus  grande  part  doit  incomber  aux 
décimateurs  qui  sont  le  curé,  le  prieur  de  Luzillat  et  le 
^gneur  de  Randan,  parce  qu'ils  n'ont  pas  fait  en  temps 
utile  les  réparations  à  leur  charge;  —  requêtes  du  curé 
«n  1772  et  1777,  pour  les  réparations  à  faire  à  l'église 
de  Beaumont  «  qui  menace  ruine  »  ;  — lettre  de  M.  Bour- 
dillon,  du  20  mai  1737,  au  sujet  d'une  contestation  en- 
tre les  habitants  et  les  consuls. 


€.  1983.  (Liasse.)^  54  p.,  pap.,  dont  1  cahier  de  16  feuillets. 

171S-1780.  — Affaires  communales.  —  Beaune.  — 
Ordonnances  des  intendants  d'Auvergne  et  de  Bour- 
bonnais, 1763,  relatives  aux  réparations  à  faire  dans 
l'élise  de  Beaune,  la  paroisse  s'étendant  sur  les  deux 
généralités;  Tadjudication  s'élève  à  146  liv.;  lettres 
de  M.  Chacaton  de  Villobié,  subdélégué  de  Montai- 
ent, au  sujet  de  la  part  que  doit  porter  dans  cette 
dépense  la  collecte  de  la  Baiilie-Grangèze  dont  une 
partie  dépend  de  la  paroisse  de  Beaune;  —  répara- 
tions au  clocher  de  l'église  Saint-Agnan  de  Beaune 
en  1777  :  correspondance  de  MM.  de  Chazerat,  inten- 
dant d'Auvergne  et  Depont,  intendant  de  Moulins; 
ordonnance  de  M.  de  Chazerat;  soumission  par  les  ha- 
bitants des  deux  collectes  qui  composent  la  paroisse  de 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


payer  leur  part  des  frais;  rôle  d'imposition  de  la  somme 
de  60  livres  sur  les  habitants  de  la  Baillie-Grangàze;  — - 
requête  de  plusieurs  habitants  de  la  paroisse  de  Beaune» 
1778,  se  plaignant  que  leur  curé,  sans  avoir  consulté  la 
communauté,  «  a  pris  sur  lui  de  faire  construire  une 
»  tribune  dans  l'église,  a  fait  sapper  aux  pieds  quatre 
»  des  principales  colonnes,  pratiquer  un  escalier  dans 
»  l'épaisseur  du  mur,  fait  ouvrir  trois  fenêtres,  élargir 
»  celles  qui  existoient,  démolir  l'autel  du  cœur  et  en 
»  substituer  un  de  bois;  que  tous  ces  changements  font 
»  courir  risque  de  voir  écrouler  l'église  »;  lesubiélé- 
gué  répond  que  ces  plaintes  sont  sans  fondement,  les 
réparations  en  question  ont  été  faites  il  y  a  une  tren- 
taine d'années;  —  réparations,  en  1779  et  1780,  à  l'église 
et  au  cimetière;  —  lettre  de  M.  Georges,  1779,  au  sujet 
de  la  refonte  d'une  clocha  qui  doit  coûter  400  livrjs;  — 
quittances  d'imposition  pour  les  habitants  dd  la  Biillie- 
Qrangèze,  1718-1719. 


C,  1934.  (Liasse.)  —  1  p.  parch.;  74  p.,  pap.;  7  cachets. 

1 744-1 7ft5.  —  Affaires  communales,  —  Beaure- 
gard-l'Évôque.  —  Requête  au  sujet  de  la  nomination 
d'un  syndic,  s.  d.;  —  lettres  de  M.  Besse,  châtelain, 
1744,  au  sujet  de  plusieurs  particuliers  qui  ont  défriché 
partie  des  communaux;  les  consuls  ont  donné  l'exem- 
ple; ordonnance  de  l'Intendant,  du  12  janvier  1745, 
condamnant  les  usurpateurs  à  une  amende  (au  profit 
de  la  paroisse  et  des  pauvres),  et  ordonnant  que  les  com- 
munaux seront  mis  en  adjudication  comme  ci-devant; 

—  requête  de  plusieurs  habitants  demandant  que  le 
communal  des  Grands-Pasturaux,  qui  a  été  aflfermô  de- 
puis 1742  et  semé  en  chanvre,  soit  remis  en  nature  de 
p€u^ge,  étant  nécessaire  pour  la  nourriture  des  bes- 
tiaux arants;  le  châtelain  et  d'autres  habitants  deman- 
dent qu'on  afferme  encore  ledit  communal  qui  ne  rap- 
portait autrefois  que  de  15  à  20  livres  et  qui  en  rap- 
porte maintenant  800,  ayant  de  nombreux  travaux  à 
exécuter  pour  la  paroisse  ;  —  lettre  de  M.  Jarrier,  du 
9  déc.  1764,  au  sujet  de  la  décision  prise  par  les  habi- 
tants de  Beauregard  d*afiermer  certains  communaux 
pour  subvenir  aux  frais  du  procès  de  Pont-du-Chàteau; 

—  contestation  entre  les  habitants  au  sujet  de  la  Grosle, 
les  uns  demandant,  vu  la  rareté  des  fourrages,  qu'il  soit 
réservé  aux  bestiaux  arants,  les  autres  voulant  y  en- 
voyer également  les  moutons;  lettre  deM.  deBonal, 
évêque  de  Clermont,  du  8  juin  1785,  se  plaignant  qu'ea 
cette  affaire,  le  s'  Besse,  «  auquel  il  a  été  obligé  il  y  a 
>  quelque  temps  d'ôter  la  place  de  baillif  »,  ait  mis  le  dé- 
sordre dans  la  paroisse;  l'Intendant  ordonne  que  les 

23 


^ 


VS  ARCHIVES  DU 

habitants  se  réuniront  de  nouveau,  et  ceux-ci  décident 
ûe  réserver  une  partie  seulement  du  communal  aux 
bêtes  de  labour;  —  plaintes  des  habitants  au  sujet  des 
changements  que  les  Minimes  ont  apporté  au  cours  du 
ruisseau  pour  Tusage  de  leur  moulin,  et  qui  font  tort 
au  moulin  appartenant  à  la  communauté,  1784;  —  dé- 
Ubération,  et  ordonnance  de  l'Intendant,  1744,  commet- 
tant le  s'  Raimbaux  pour  dresser  un  devis  des  répara- 
tions nécessaires  à  la  chapelle  de  Saint- Aventin  ;  —  cor- 
respondance, délibérations,  etc.,  relatives  à  Tacquisition 
d^une  maison  pour  servir  de  presbytère  et  à  la  vente  de 
Tancien;  état  de  dépenses;  il  restera  une  somme  de 
1,418  liv.  17  sols  6  den.  à  la  charge  de  la  paroisse;  arrêt 
du  Conseil,  du  8  déc.  1761,  approuvant  l'opération;  — 
projet  de  réparations  à  la  fontaine  et  au  chemin  qui  y 
^Jboutit,  1752  ;  —  projet  d'ordonnance,  1763,  pour  faire 
réparer  aux  frais  de  la  communauté  le  chemin  tendant 
de  Beauregard  à  la  grande  route  de  Lyon,  près  le  pont 
de  La  Malgaroux  ;  —  note  de  l'évêque,  1763,  au  sujet 
de  réparations  à  faire  aux  fontaines  et  au  réservoir 
d'eau  de  Beauregard. 


C.  i988.  (Liasse.)  —  70  pièces,  papier;  î  cachet. 

17tO-1744.  —  Affaires  communales.  —  Beaure- 
gard-l'Évêque.  —  Comptabilité.  —  Ordonnances  de 
M.  Rossignol,  intendant,  1738  et  1744,  enjoignant  aux 
consuls  des  années  1720  à  1743  de  rendre  compte 
de  leur  administration  par  devant  lui,  et  de  communi- 
quer lesdits  comptes  au  s' Chabrol,  receveur  des  octrois 
de  Clermont.  —  Comptes  et  pièces  justificatives  de  3720 
à  1730  :  —  dépenses  de  1721,  au  curé  pour  son  presby- 
tère, 30  liv,;  à  Tévêque  pour  la  taille  personnelle,  30  liv.; 
rente  due  à  M"*  de  Fredefont,  20  liv.;  —  compte  de 
1725:  recette  en  grains,  15  se  tiers,  froment;  dépense  en 
grains,  14  setiers  et  une  émine  ;  recette  en  espèces,  178 
liv.  10  sols;  dépense  en  espèces,  152  liv.  16  sols;  —  dé- 
pense de  1730,  payé  au  marquis  de  Pont-du- Château, 
4  setiers  4  cartons  froment,  40  sols  argent  et  deux  geli- 
nes;  aux  prêtres  de  Sainte-Martine  de  Pont-du-Châ- 
teau,  10  setiers  froment. 


C.  1986.  (Liasse.)  —  i3i  pièces,  papier. 

17S1-17S6.  —  Affaires  communales.  —  Beaure- 
gard-l'Évêque.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
dct  1731  à  1743  et  pièces  justificatives  :  —  1736,  recette 
eu  grains,  15  setiers  froment;  dépense  en  grains,  14 
setiers  émine  ;  recette  eu  espèces,  190  liv.;  dépense,  118 


PUY-DE-DOME. 

liv.  16  sols;— 1741,  recette  400  liv.;  dépense  242  liv- 
16  sols;  recette  en  grains,  30  setiers  froment;  dépense- 
en  grains,- 14  setiers. 


C.  1987.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier. 

1744-1754.  —  Affaires  communales.  —  Beaure- 
gard-l'Évéque.  —  Comptabilité.  —  Compte  des  consuls 
et  pièces  justificatives  pour  Tannée  1744,  arrêté  par 
M.  de  La  Michodière,  intendant,  en  1754,  à  1,112  liv.  10 
sols  de  recette  et  328  liv.  18  sols  de  dépense;  —  comptes 
du  s'  Guillaume  AUeyrat,  receveur  des  patrimoniaux,, 
pour  les  années  de  1745  à  1748;  —  état  des  reliquats- 
des  comptes  des  consuls  de  1721  à  1744,  montant  à 
2,125  liv.  4  den.;  —  pièces  jugtificatives  des  comptes 
du  s'  AUeyrat,  receveur  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls. 


C.  1988.  (Liasse.)  —  64  p.  pap.  dont  1  cahier  de  19  feuil.j  3  cachets^ 

1744-17AS.  —  Affaires  communales,  —  Beaure- 
gard-l'Évêque.  —  Compte  rendu  par  Guillaume  AUey- 
rat et  Etienne  .Ceytrud,  syndics  et  receveurs  des  patri- 
moniaux, pour  les  années  1749-1752,  et  pièces  justifi- 
catives: —  recettes  6,755  liv.  4  sols  7  den.,  dont  463  à 
500  liv.  par  an  pour  la  ferme  des  Grands-Pasturaux, 
43  liv.  et  30  setiers  froment  par  an  pour  la  ferme  du 
moulin  de  La  Margaroux  ;  29  liv.  par  an  pour  la  ferme^ 
du  communal  du  Petit-Ronzay  et  30  liv.  pour  le  Grand- 
Ronzay;  de  8  à  17  liv.  par  an  pour  le  courtage;  —  dé* 
penses  6,238  liv.  3  sols  1  den.  dont  :  diverses  sommes 
payées  aux  gardes  des  fruits  et  vignes;  10  liv.  3  sols  à 
un  maçon  pour  l'entretien  des  fontaines;  270  liv.  au  s"^ 
Mathieu,  habitant  à  Riom,  pour  la  façon  d'une  horloge; 
339  liv.  2  sols  3  den.  pour  réparations  au  pont  de  Saint- 
Aventin  et  aux  fontaines  de  La  Couderche  et  de  La  Gi- 
raude;  diverses  dépenses  pour  un  procès  contre  M.  de 
Pont  du  Château. 


C.  1989.  (Liasse.)  —  74p.  pap.  dont  2  cahiers  de  18  feuillets; 

4  cachets. 


17S4-1760.  —  Affaires  commcnales.  —  Beaure- 
gard-l'Évêque.  —  Comptes  de  1753  à  1759.  —  Compte 
rendu  par-devant  M.  de  La  Michodi&e,  intendant,  par 
Antoine  Espinasse  et  Etienne  Besse,  receveurs  hononu«^ 
res  des  patrimoniaux,  pour  les  années  1753  et  1754  : 
recette  3,916  liv.  6  sols;  dépense  2,914  liv.  2  sols  2  den* 


II 


—  Compte  rendu  par-devant  M.  de  Ballainvilliers,  par 
jSstienne  Béasse,  receveur  des  patrimoniaux,  pour  les  an- 
nées 1755  à  1759  :  recette  4,910  liv.  15  sols  7  den.; 
dépenses  4,017  liv.  7  sols  6  den.,  dont  51  liv.  15  sols  aux 
sonneurs  «  à  cause  des  fréquents  tonnerres  »  ;  146  liv. 
pour  réparations  au  clocher  ;  —  correspondance  relative 
aux  comptes  à  rendre  par  le  s^  Besse. 


€.  1990.  [Liasse.]  —  09  p.,  pap.  dont  2  cahiers  de  2S  feuillets  ; 

2  cachets. 

176Q-17M. —  Affaires,  COMMUNALES.  —  Beaure- 
^ard-rÉvêque.  —  Compte  rendu  par-devant  M.  de  Bai- 
lainvilliers,  par  Etienne  Besse,  receveur  des  palrimo- 
maux,  pour  les  années  1760  et  1761  ;  —  correspondance; 
-ordonnances  de  l'Intendant;  —  pièces  justificatives  des 
'Comptes  du  s^  Jarrier,  receveur,  pour  les  années  1762- 
1764  :  réparations  du  chemin  allant  de  Beau  regard  au 
<»rrefour  de  Pradel  ;  acquisition  d'une  maison  apparte- 
nant à  Pierre  Guérin,  de  Saint-Bonnet,  pour  servir  de 
presbytère. 


C.  1991.  (Liasse.)  —  49  pièces,  papier;  en  mauvais  état. 

17ft4-17ft9.  —  Affaires  coMidUNALEs.  — '  Bergonne. 

—  Délibération  du  21  nov.  1784,  par  laquelle  les  habi- 
tants considérant  «  que,  faute  de  presbitaire  pour  loger 
>  un  curé  ou  vicaire  pour  la  desserte  de  leur  paroisse, 
»  il  n'est  aucun  prêtre  qui  veuille  y  venir  »,  nomment 
un  syndic  pour  demander  à  llntendant  l'autorisation 
d'en  faire  construire  un;  —  avis  de  M.  Lafont,  subdélé- 
gué à  Issoire;  —  plan  et  devis  diressés  par  M.  Lafont, 
assisté  d'un  entrepreneur  de  Solignat,  le  29  oct.  1786  ; 

—  procès-verbal  d'adjudication  des  travaux,  le  25  fév. 
1787,  au  prix  de  695  liv.;  —  arrêt  du  Conseil,  du  24 
avril  1787,  approuvant  ladite  adjudication;  —  rôles 
dlmposition  d'une  partie  de  la  dépense  (une  part  est 
prise  sur  les  fonds  de  la  marguillerie)  ;  —  procès-verbal 
de  réception;  —  requête  de  l'entrepreneur. 


C.  1992.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier. 


1741-17M.  —  Affaires  commuisales.  —  Besse.  — 
Délibération  du  corps  commun,  du  16  mars  1748,  au 
«ujetde  divers  intérêts  communaux;  avis  du  subdélé- 
^fué;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  31  mai,  autorisant 
à  réunir  à  l'hôtel  de  ville  les  poids  et  mesures  apparte- 
nant à  la  ville;  les  autorisant  à  nommer  des  juges  et 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  17« 

commissaires  de  police  s'ils  peuvent  établir  leurs  droits 
à  cet  égard;  autorisant  les  consuls  à  recevoir  une  in«- 
demnité  de  90  liv.  pour  compenser  les  charges  du  con- 
sulat; —  lettres  de  M.  Godivel,  subdélégué  à  Besse» 
1741-1743,  au  sujet  de  la  nomination  du  s'  Dounîol 
comme  médecin  de  la  ville,  en  remplacement  du  s''  An^ 
draud  en  fonctions  depuis  1733,  aux  gages  de  120  liv. 
avec  exemption  de  taille  personnelle;  —  délibération,  du 
25  mai  1786,  portant  nomination  des  sieurs  Valleix  et 
Morin  pour  médecins  de  la  ville,  à  la  charge  par  eux  : 
P  lie  soigner  tous  les  malades  de  la  ville  et  de  ne  pren- 
dre, suivant  l'usage,  que  cinq  sous  pour  chaque  visite.; 
2*  de  faire  leur  résidence  dans  la  ville;  3°  de  soigner  les 
pauvres  de  la  ville  gratis,  et,  pouf  leurs  honoraires,  la 
ville  s'oblige  de  leur  payer  conformément  à  Tarrôt  dâ 
2  avril  1672,  la  somme  de  120  liv.  qu'ils  partageront 
ensemble;  avis  du  subdélégué,  M.  Albo  deChanat:iL 
estime  que  les  motifs  de  l'arrêt  de  1672  n'existent  plus, 
puisque  il  y  a  maintenant  plusieurs  médecins  à  Besse>  et 
que  cette  charge  paraît  trop  lourde  pour  les  finances  de 
la  ville;  —  avis  de  M.  Godivel,  1747,  au  sujet  des  gages 
de  l'organiste  ;  —  lettres  de  M.  Godivel  au  sujet  des  dé- 
libérations du  9  avril  1741  et  20  avril  1742,  relatives  à 
rétabiissemeat  à  Basse  des  sœurs  de  Siint-Joseph,  qui 
devront  apprendre  à  lire  et  à  écrire  aux  filles;  elles  di- 
rigeront aussi  une  manufacture  de  fil  de  lin  pour  don- 
ner du  travail  aux  mendiantes;  la  ville  leur  assure 
divers  avantages,  mais  demande  le  remplacement  de  la 
sœurCalemard,  qui  a  mécontenté  les  habitants  en  ren-^ 
voyant  son  adjointe  pour  prendre  une  novice  incapable  ; 
révéque  recommande,  en  1747,  ces  religieuses  qui  récla- 
ment depuis  longtemps  les  gages  promis  ;  —  requête  de 
Antoine  Douniol  et  Louis  Chabaud,  prêtres  commu- 
nalistes  et  maîtres  d'école  de  la  ville  de  Besse,  1747,  au 
sujet  du  paiement  de  leurs  gages;  —  correspondance  et 
pièces  relatives  aux  défrichements  et  usurpations  de 
communaux;  —  lettre  de  M.  Godivel,  du  31  janv.  1739, 
au  sujet  de  la  disparition  d'un  reliquaire  et  d'une  croix 
d'argent  qui  ont  été  vendus  par  les  communalistes;  la 
vente  de  ces  objets  a  été  faite  régulièrement  et  pour  en 
destiner  le  prix  à  un  meilleur  emploi;  quant  aux  ar- 
moiries «  que  les  s"  prestres  ont  fait  mettre  sur  les  por- 
»  tes  du  rétable,  qu'ils  ont  fait  faire  à  leurs  dépens  dan« 
»  le  chœur,  elles  me  paroissent  sans  coaséquence  :  cela 
»  ne  peut  leur  attribuer  aucun  droit,  et  il  est  assez  ordî- 
»  naire  de  le  permettre  en  pareil  cas  comme  un  moyen 
»  propre  à  exciter  la  piété  d'estre  libérale.  Ce  n'est 
»  mesme  pas  sans  exemple  dans  cette  paroisse,  les  ar- 
>  mes  de  M.  de  Vinsèles  sont  sur  le  rétable  du  chœur  de 
yréglise  de  Vassivière,  et  celles  de  quelqu^autre  bien- 
»  faiteur  sont  aux  deux  côtés  du  tabernacle  de  la  mesme 


180 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


>  église  >;  on  pourrait  plus  difficilement  justifier  celles 
qui  sont  au  frontispice  de  la  chapelle  Sain^Blais6;  — 
lettre  de  rintendant  à  M.  Godivel,  du  11  janvier  1756, 
au  sujet  de  la  démolition  du  clocher  de  Besse;  —  lettres, 
ordonnances,  etc.,  1742-1759,  au  sujet  de  réparations  k 
l'horloge  et  aux  fontaines. 


G.  1993.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

• 

1675I-17Q5.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité,  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  2  avril 
1672,  pour  la  liquidation  des  dettes  de  ladite  ville,  qui 
s'élèvent  en  principal  à  11,542  liv.  7  sols,  et  en  intérêts 
à  2,885  liv.  2  sols  5  den.;  lesdites  sommes  devront  être 
imposées  sur  la  ville  les  années  1674  et  suivantes,  jus- 
qu^en  1768,  sur  tous  les  habitants  exempts  et  non 
exempts,  à  Texception  toutefois  des  ecclésiastiques,  gen- 
tilshommes et  officiers  de  la  maison  de  Sa  Majesté;  les 
principaux  créanciers  sont  le  s'  P.  Redon,  conseiller  au 
présidîal  de  Clermont;  Jean  Jadon,  avocat  ;  Marie  Ro- 
ger, veuve  d'Antoine  Godivel;  Robert  et  Jean  Rochon; 
l'arrêt  fixe  en  outre  ainsi  qu'il  suit  les  charges  ordinai- 
res de  la  ville  de  Besse  :  120  liv.  au  médecin,  18  liv.  au 
secrétaire  de  la  ville,  12  liv.  au  portier,  25  liv.  au  con- 
ducteur de  rhorloge,  15  liv.  au  sergent  de  ville;  110  liv. 
au  prédicateur  de  Tavent  et  du  carême,  25  liv.  au  pré- 
dicateur des  Rois,  100  sols  à  la  sage-femme,  100  sols  au 
garde  des  chevaux,  6  liv.  pour  la  messe  du  mardi,  6  liv. 
pour  le  vin  des  présents,  6  liv.  pour  le  bois  de  la  maison 
de  ville,  90  liv.  pour  les  gages  des  consuls  et  robes  con- 
sulaires; les  revenus  étant  fixés  à  800  liv.  les  357  liv. 
restantes  seront  employées  aux  réparations  urgentes.  A 
la  suite  ordonnance  de  M.  de  Marie,  intendant;  —  dé- 
claration des  consuls  de  Besse,  1688,  assurant  que  la 
-ville  de  Besse  n'a  aucuns  deniers  d'octroi;  —  requête 
des  consuls  de  1688  au  sujet  de  Tétalon  du  roi  dont  ils 
ont  été  chargés;  —  délibération  du  corps  des  arts  et  mé- 
tiers de  la  ville  de  Besse,  1699,  donnant  pouvoir  à 
Léger  Besseyre,  châtelain  de  ladite  ville,  pour  donner 
quittance  à  M.  Paul  Lucas,  receveur  général  en  l'élec- 
tion de  Clermont,  de  la  somme  de  145  liv.  9  sols,  pour 
raison  des  gages  attribués  à  la  charge  d'auditeur  des 
comptes  des  arts  et  métiers,  pour  les  années  1695  et 
1697;  —  les  mêmes  en  1700  et  1705. 


G«  1994.  (Liasse.)  —  36  pièces,  pap.^  dont  1  cahier  de  12  fenil; 

1  cachet. 

174S-1747.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité,  correspondance  générale  relative  à  la  ré- 


vision des  comptes  de  1718  à  1745.  —  Lettre  de  rinten- 
dant à  M.  Godivel,  du  19  déc.  1743,  lui  renvoyant  le» 
comptes  fournis  par  les  consuls  des  années  1718  et  sui* 
vantes,  en  exécution  de  l'ordonnance  de  M.  Trudaine^ 
du  28  mars  1733;  ces  comptes  n'ont  pu  être  jugés» 
n'étant  pas  accompagnés  des  pièces  justificatives  que 
les  consuls  ne  peuvent  se  dispenser  de  produire;  faute 
de  justification,  les  consuls  de  chaque  année  seront  con- 
sidérés comme  redevables  d*une  somme  de  1,000  liv.;  U 
envoie  en  même  temps  à  M.  Godivel  l'ordonnance  qu'il 
a  rendue  le  11  juillet  1739,  pour  être  signifiée  aux  con- 
suls de  1733  à  1743  afin  de  les  obliger  à  rendre  leurs 
comptes;  —  lettre  de  M.  Godivel,  du  18  février  1744, 
faisant  part  à  l'Intendant  de  difiîcultés  qui  se  rencon- 
trent :  les  consuls  ne  peuvent  rapporter  de  pièces  justi-> 
ficatives  «  parce  que  les  fermiers  ont  toujours  été  dans 
»  l'usage  de  ne  payer  le  prix  de  leurs  baux  qu'à  pr<y- 
»  portion  qu'ils  estoint  obligez  de  fournir  à  quelques 
»  dépenses,  desquelles  ils  gardoint  les  états,  ou  sur  des 
»  mandements  qu'ils  retenoint  aussi;  en  sorte  que, 
»  comme  les  comptes  des  consuls  dépendent  nécessaire- 
»  ment  de  ceux  des  fermiers,  ces  premiers  soutiennent 
»  qu'ils  sont  dispensés  d'y  travailler,  puisqu'ils  n'ont 

>  d'autres  comptes  à  présenter  à  Votre  Grandeur  que 

>  ceux  qui  leur  seront  rendus  par  les  fermiers;  et  sur 
»  ce  fondement,  ils  se  sont  contentés  de  leur  faire  dé- 
»  noncer  votre  ordonnance  >  ;  les  fermiers  de  leur  côté 
prétendent  ne  pouvoir  plus  être  recherchés  ayant  rendu 
leurs  comptes  au  corps  commun;  M.  Godivel  est  d*avis 
que  les  uns  et  les  autres  aient  à  rendre  leurs  comptes; 
l'Intendant  répond  qu'en  effet  les  fermiers  n'ont  pas  à 
rendre  compte  de  nouveau,  mais  qu'ils  devront  <  remet- 
»  tre  aux  consuls  de  chaque  année  les  expéditions  de 
»  leurs  baux  avec  les  quittances,  mandements  et  autres 
»  acquits  de  payements  faits  auxdits  consuls  ou  à  d'au- 
»  très  particuliers  à  leur  décharge,  et  même  les  comptes 
»  qui  auront  esté  arrestez  par  les  habitants  >  ;  —  or- 
donnance de  l'Intendant,  du  20  oct.  1744,  condamnant 
les  consuls  des  années  1718  et  suivantes  de  payer,  cha- 
cun en  ce  qui  le  concerne,  les  100  liv.  qu'ils  ont  d&  re- 
tirer chaque  année  sur  le  prix  du  bail  à  ferme  d'uli 
droit  appelé  la  grande  leyde,  appartenant  au  seigneur, 
suivant  la  convention  faite  entre  celui-ci  et  le  corps 
commun  (la  leyde  était  affermée  1,300  liv.  en  1741)  ; 
—  états  contenant  les  sommes  dues  au  corps  conunon 
par  les  consuls  de  1718  à  1743,  s'élevant  à  13,520  liv.  IS 
sols  3  den.;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  12  nov.  1744, 
annonçant  aux  frères  Admirât,  marchands  à  Besse, 
qu'il  les  a  nommés  receveurs  des  reliquats  des  comptes 
des  consuls,  lesquels  s'élèvent,  y  compris  une  somme  de 
2,500  liv.  dont  ils  ont  été  forcés  en  recette  en  vertu  de 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


181 


rordonnance  du  20  oct.«  à  16,020  liv.  13  sols  3  den.;  les 
poursuites  seront  faites  par  le  receveur  des  octrois  de 
Clermont,  de  sorte  qu'ils  ne  seront  nullement  compro- 
mis vis-à-vis  de  leurs  concitoyens  ;  —  requêtes,  délibé- 
ratioQs,  ordonnances  relatives  auxdits  reliquats;  les 
receveui*s  des  débets  sont  chargés  de  l'administration 
des  revenus  patrimoniaux  pour  l'avenir,  et  le  subdélé- 
gué d*en  faire  l'adjudication  à  commencer  de  Tannée 
1746;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  du  25  mars  1746, 
ordonnant  que  les  dépenses  extraordinaires  seront  dé- 
battues en  assemblée  générale;  —  observations  de 
M.  Lafont  sur  l'examen  fait  par  M.  Godivel  des  comp- 
tesdes  consuls;  —  procès-verbal  des  dires  des  habitants, 
19  février  1747,  sur  les  articles  rayés  dans  les  comptes 
des  consuls;  —  état  des  sommes  restées  dues  par  les 
consuls,  s'élevant  à  3,662  liv.  17  sols  10  den.;  —  état 
contenant  les  recette  et  dépense  effectives  des  consuls  de 
Besse,  de  1718  à  1745  :  reliquat  2,694  liv.  11  sols,  dus 
par  lesdits  consuls. 


C.  19P5.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier. 

171§-fl747.  —  Affaibes  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  et  pièces  justifica- 
tives de  1718  k  1726  :  —  les  dépenses  ordinaires  sont 
r^iées  par  l'arrêt  de  1672;  parmi  les  dépenses  extraor- 
dinaires on  remarque  en  1719  :  une  dépense  de  50  liv. 
pour  les  babits  de  deux  jeunes  soldats  de  milice,  115  liv. 
pour  les  lits  fournis  pour  les  casernes  de  la  ville  d'Is- 
soire;  en  1720,  de  30  liv.  pour  le  pavé  entre  la  rue  Mer- 
cière et  la  place  appelée  la  Dondane;  en  1721, 120  liv. 
au  médecin  de  la  ville,  attendu  qu'on  était  menacé  de  la 
maladie  contagieuse;  réparations  aux  murs  de  la  ville 
pour  la  même  raison,  environ  800  liv.;  en  1724,  pour 
partie  du  métal  et  fonte  pour  refaire  la  clocbe  de  Tbor* 
loge,  85  liv.  La  plupart  des  articles  ci-dessus  ont  été 
rayés  ou  réduits  par  l'Intendant. 


G.  1996.  (Liasse.)  —  69  pièces,  papier. 

17517-1744.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  et  pièces  justiâca- 
tives  de  1727  à  1736  :  -*  la  recette  annuelle  varie  de  830 
i  910  liv.;  —  parmi  les  dépenses  extraordinaires  on  re- 
marque :  en  1727,  81  liv.  2  sols  6  den.  dépensés  lors  de 
la  visite  de  Tévéque  ;  en  1728,  pour  les  réparations  de  la 
tour  de  la  £es8on,  413  liv.  3  sols  6  den.;  en  1729,  répa- 
rations aux  fontaines,  127  liv.;  en  1730,  pour  les  réjouis- 
sances à  l'occasion  de  la  naissance  du  Dauphin,  200  liv.; 


en  1731,  payé  aux  maîtres  d'école,  100  liv.;  en  1732,  aux 
maîtres  d'école,  200  liv.;  en  1733,  achat  de  deux  croix 
d'argent  pour  exciter  l'émulation  des  écoliers,  12  livres  ; 
80  liv.  payées  à  M.  Couches,  maître  d'école,  110  à 
M.  Coalhion,  maître  d'école;  en  1736,  réparations  aux 
pavés;  —  la  plupart  des  articles  ci-dessus  ont  été  rayés 
ou  réduits  par  nn  tendant;  —  observations  par  M.  Chan- 
dezon,  avocat,  syndic  nommé  par  le  corps  consulaire, 
au  sujet  des  comptes. 


C.  1907.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parcb.j  81  p.,  pap. 

17S7-1747.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  et  pièces  justifica- 
tives de  1737  à  1743  :  inventaires  des  pièces  produites  à 
Fappui  des  comptes  par  Nicolas  Chandezon,  avocat  en 
Parlement,  syndic  nommé  par  MM.  du  corps  consu- 
laire; —  compte  de  1737,  arrêté  par  l'Intendant  à  830 
liv.  de  recette  et  à  442  liv.  8  sols  de  dépense  ;  —  dépen- 
ses en  1740  :  gages  de  l'organiste  30  liv.  (rayé  faute  de 
rapporter  quittance)  ;  en  1742,  aux  maîtres  d'école,  150 
liv.,  et  75  liv.  de  pension  aux  dames  religieuses. 


C.  1998.  (Liasse.)  —  84  pièces,  papier;  1  cachet. 

1714-1748.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
État  contenant  les  sommes  dues  au  corps  commun  des 
habitants  de  la  ville  de  Besse,  par  les  fermiers  des  reve- 
nus patrimoniaux  de  ladite  ville,  provenant  des  reli- 
quats de  comptes  qu'ils  ont  rendus  du  prix  de  leurs 
baux  à  ferme,  savoir  :  de  Marie  Cohalion  et  Nicolas  Ad- 
mirât, fermiers  de  la  grande  leyde  de  1726  à  1731  ;  de 
Antoine  Hours,  fermier  du  même  droit  de  1732  à  1740; 
et  de  1741  à  1745;  de  Jean  Morin  et  Guillaume  Jaets, 
fermiers  du  courtage  de  la  montagne  des  Fraux,  etc.,  de 
1723  à  1745;  de  Michel  Jaets  et  Nicolas  Fohet,  fer- 
miers desdits  droits  de  1729  à  1734;  de  Pierre  Admirât, 
fermier  desdits  droits  de  1735  à  1740  ;  de  Antoine  Hours, 
fermier  desdits  droits  de  1741  à  1745;  de  Morin  et  Jaets, 
fermiers  de  la  montagne  de  La  Liste  de  1724  à  1728; 
de  Jean  Morin,  fermier  de  la  même  montagne  de  1729 
à  1744.  Les  comptes  sont  arrêtés  par  Tlntendant,  le 
5  nov.  1746,  et  le  reliquat  fixé  à  la  somme  de  8,122  liv. 
17  sols  7  den.;  les  frères  Admirât  reconnaissent  avoir 
reçu  le  susdit  état  de  M.  Chabrol  ;  —  comptes  et  pièces 
justificatives  des  comptes  de  Cohalion  et  Admirât  et  de 
Hours. 


182 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  1999.  (Liasse.)  —  i36  pièces,  papier. 

1790-174ft.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  justificatives  des 
comptes  des  s^*  Morin  et  Jaets,  fermiers  du  courtage  et 
autres  droits  de  1723  à  1728;  —  comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  s"  Jaets  et  Fohet,  fermiers 
des  mêmes  droits  de  1729  à  1734  ;  —  comptes  des  s" 
Mosnier  et  Jargoix,  fermiers  des  mêmes  droits,  pour  les 
années  1720  à  1722,  et  du  s'  Admirât,  pour  les  années 
1735  à  1740,  et  pièces  justificatives. 


C.  2000.  (Liasse.)  —  13S  pièces,  papier. 

17SS-17S6.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Morin,  fermier  de  la 
montagne  de  La  Liste,  de  1729  à  1744,  et  pièces  justifi- 
catives ;  —  état  contenant  les  articles  de  dépense  rayés 
dans  les  comptes  rendus  par  la  veuve  du  s""  Morin,  an- 
cien fermier  des  revenus  patrimoniaux  de  la  ville  de 
Besse. 


C.  2001.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

1789-1760.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  relatives  aux  reliquats  des 
comptes  des  consuls  antérieurs  à  1744;  —  ordonnance 
de  rintendant,  du  26  nov.  1745,  défendant  aux  consuls 
de  1746  et  des  années  suivantes  de  s'immiscer  dans 
l'administration  des  revenus  patrimoniaux,  qui  estcon- 
fiée  aux  s™  Admirât  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  1754,  au 
sujet  des  comptes  des  s"  Admifat;  —  lettre  du  même, 
du  27  mars  1760,  à  M.  Godivel,  l'invitant  à  réunir  une 
assemblée  des  habitants  pour  nommer  un  receveur  à  la 
place  du  s' Admirât,  décédé. 


C.  2002   (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  111  pièces,  papier. 

■ 

1745-1 7 SO.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptes  des  s"  Admirât  et  pièces  justificatives  dos 
conaptes  de  1744  à  1748  :  —  pièces  relatives  aux  arréra- 
ges de  rentes  dus  par  la  ville  aux  fermiers  de  la  seigneu- 
rie de  Besse,  1745;  — •  compte  de  1746,  recette  1,546 
liv.;  dépense  605  liv.  8  sols;  —  compte  de  1748,  recette 
3,083  liv.  18  sols  11  den.;  dépense  1,997  liv.  4  sols 
7  den.;  —  quittances  des  maîtres  d'école. 


G.  2003.  (Liasse.)  —  120  pièces,  papier. 

1749-1757.  — Affaires  communales.  —  Besse. — 
Comptes  rendus  par  les  s"  Admirât  et  pièces  justifica- 
tives des  comptes  de  1749  à  1754  :  —  compte  de  1749, 
recette  3,243  liv.  14  sols  4  den.  savoir  :  reliquat  du 
compte  précédent  1,086  liv.  14  sols  4  den.;  ferme  de  la 
grande  leyde  1,271  liv.;  ferme  des  droits  de  courtage, 
deniers  de  cartons,  mesurage  du  sel,  pré  et  entrée  dea 
Fraux  356  liv.;  ferme  de  la  montagne  de  La  Liste  581 
liv.;  dépense  2,074  liv.  14  sols  6  den.;  —  compte  de 
1754,  recette  4,330  liv.  11  sols  10  den.;  dépense  2,236 
liv.  14  sols  6  den. 


C.  2004.  (Liasse.)  —  112  pièces,  papier. 

17S4-176S.  —  Affaires  communales.  —  Besse.  — 
Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1755  & 
1762  :  —  compte  de  1757,  rendu  par  Pierre  Admirât» 
recette  2,190  liv.;  dépense  2,168  liv.  15  sols  8  den. 


C.  2003.  (Liasse.)  — "4  pièces,  papier. 

1775-17M.  — Affaires  communales.  — Beurières. 
—  Analyses  de  pièces  relatives  aux  affaires  de  cette  pa- 
roisse; —  requête  des  habitants  au  sujet  de  leur  clocher 
qui  menace  ruine,  1775;  — procédure  entre  les  habi- 
tants du  village  de  Béai,  et  plusieurs  particuliers  qui 
ont  entrepris  de  faire  pâturer  leurs  bestiaux  dans  lea 
communaux  de  ce  village  ;  lettre  de  M.  Touttée,  1783. 


C.  2006.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier;  1  cachet. 

17M-17ftS.  —  Affaires  communales.  —  Billom. 
Personnel.  —  Lettre  de  M.  de  Chabanes,  s.  d.,  priant 
rintendant  de  ne  pas  homologuer  une  délibération  des 
habitants  de  Billom  cx)ntre  le  s""  Chamerlat,  médecin  de 
la  ville;  —'  lettres  de  M.  de  La  Qardette,  subdôlégué, 
1732,  au  sujet  de  la  nomination  du  s' Jean-Marc  Perroa 
comme  secrétaire  de  la  ville  ;  l'Intendant  approuve  ce 
choix;  —  procès-verbal  de  l'élection  des  députés  de 
chaque  corps,  conformément  aux  édits  d'août  1764  et 
mai  1765  :  François  Choussy,  chanoine  de  Saint-Cer- 
neuf,  député  par  led.  chapitre;  Louis  Morin,  curé  de 
Saint-Loup,  par  les  curés  de  la  ville;  Palin,  par  lesof* 
liciers  de  la  juridiction  consulaire;  Joseph-Etienne  de  La 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


183 


Qardette,  par  le  corps  des  avocats;  Jean  Ligier,  par 
le  corps  des  médecins;  Joseph  Mouly-Chavarot,  par 
les  laboureurs  et  vignerons,  etc.;  —  procès-verbal  de 
rëlection  des  notables,  le  15  janvier  1766;  sont  proposés 
à  Sa  Majesté,  pour  le  choix  qu'elle  doit  faire  du  maire, 
les  trois  sujets  suivants  :  Joseph-Etienne  de  LaGardette, 
avocat  et  subdélégué;  Jean  Ligier,  médecin,  et  Gaspard 
Glioussy,  notaire;  —  lettres  à  ce  sujet  de  M.  de  Saint- 
Florentin  :  la  comtesse  de  Toulouse  ayant  demandé  que 
le  a'  Choussy  fût  écarté,  on  prie  l'Intendant  de  choisir 
entre  les  deux  autres  sujets;  le  s»"  Ligier  est  nommé;  — 
nomination  de  Michel  Pallet,  1788,  «  pour  veiller  aux 
»  propriétés  communes,  empêcher  qu'il  ne  soit  fait  au- 
y  cune  usurpation  tant  sur  les  chemins  que  sur  les  com- 
»  munaux,  veiller  aux  dégradations  qui  pourroient  être 
»'  commises  aux  édifices  publics,  etc.  » 


C.  2007.  (Liasse.)—  66  pièces,  papier  (3  impr.);  i  cachet. 

l€M-t7M.  —   Affaires  communales.  —  Billom. 

—  Biens  communaux.  —  Procès-verbal  d'assemblée 
des  habitants,  du  14  mars  1700,  pour  l'exécution  de 
l'ordonnance  de  l'Intendant  du  15  fév.  relative  aux 
biens  et  dettes  des  communautés  :  ils  répondent  que  la 
liquidation  des  dettes  de  leur  ville  a  été  faite  par  M.  Le 
Camus,  intendant;  la  ville  possède  quelques  commu- 
naux qui  servent  au  pacage  et  dont  elle  ne  tire  pas  de 
revenus  :  elle  perçoit  un  droit  de  barre  et  il  s'y  lève 
annuellement  1,200  liv.  pour  deniers  d'octrois;  — vente 
par  Jean  Veghant,  boulanger,  1739,  au  corps  commun 
dô  Billom,  d'un  petit  vacant  au  quartier  du  Cibony;  — 
vente  par  A.  Noilas  et  D.  Romeuf,  1754,  au  corps  com- 
mun de  Billom,  d'une  maison  qui  a  été  démolie  pour 
agrandir  le  pont  du  marché  au  chanvre.  —  Fossés  de  la 
ville  :  ordonnance  de  M.  lYudaine,  du  23  août  1733, 
enjoignant  aux  consuls  de  «  fournir  dans  huitaine  un 

>  état  certifié  de  l'étendue,  situation  et  qualité  des  fos- 
*  sez  de  ladite  ville  et  de  l'état  présent  où  ils  se  trou- 

>  vent,  ensemble  des  personnes  qui  en  jouissent  et  de  la 
»  quantité  que  chacun  d'eux  en  possède,  quels  sont  leurs 

>  titres  et  quelle  rente  ou  redevance  ils  en  payent  »  ;  — 
mémoire  et  état  des  personnes  qui  jouissent  des  fossés 
de  la  ville  :  la  plupart  payent  une  rente  à  la  ville  et 
prétendent  avoir  un  titre,  mais  n'ont  pu  en  justifier; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  6  juillet  1746,  enjoi- 
gnant aux  détenteurs  des  fossés  de  la  ville  de  payer  les 
arrérages  de  rentes  qu'ils  doivent  au  corps  commun  et 
de  justifier  des  titres  en  vertu  desquels  ils  possèdent  ; 
ordonnant  en  outre  que  les  droits  de  barre  seront  per- 
£03  conformément  au  tarif  (plac.  impr.  chez  P.Boutau- 


dou,  trois  exemplaires)  ;  —  délibération  du  6  sept.  1750, 
par  laquelle  les  habitants  décident  d'ouvrir  les  fossés  de 
la  ville  pour  y  établir  les  marchés  des  bestiaux,  des  blés 
et  du  bois  ;  ils  adressent  cette  délibération  à  l'Intendant 
pour  qu'il  l'homologue  sans  tenir  compte  de  l'opposition 
de  quelques  habitants  ;  —  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Mo- 
rin,  archiprétre  de  Billom  ;  mémoire^e  M.  Chabrol  :  les 
marchés  sont  certainement  à  l'étroit  sur  les  places  de 
Saint-Loup  et  du  Sibony,  mais  on  pourrait  n'ouvrir 
qu'une  partie  des  fossés  afin  de  ne  léser  aucun  intérêt; 
—  correspondance  de  M.  de  Saint-Florentin,  de  l'Inten- 
dant et  de  M.  de  La  Gardette,  1769,  au  sujet  d'une  let- 
tre du  s' Lastéras  de  Sauvât,  qui  proteste  contre  le  chan- 
gement qu'on  veut  faire  de  l'emplacement  des  marchés 
de  Billom  ;  —  mémoire,  à  ce  sujet,  des  ofiîciers  muni- 
cipaux :  la  nécessité  du  changement  est  absolument  dé- 
montrée; quant  au  droit  que  prétend  le  s' de  Sauvât, 
d'assister  aux  assemblées  de  ville,  il  n'est  aucunement 
question  du  droit  des  gouverneurs  ou  lieutenants  de  roi 
dans  les  édits  de  1764  et  1765  ;  -  délibération  du  19 
août  1769,  soumise  à  l'approbation  de  l'Intendant  :  les 
habitants  demandent  que  les  comptes  ne  soient  pas  sou- 
mis à  la  Cour  des  Comptes,  et  invoquent  un  arrêt  du 
Conseil  de  1608  qui  les  en  avait  dispensés;  ils  demandent 
à  continuer  de  les  rendre  par  devant  l'Intendant; 
ils  demandent  aussi  l'homologation  des  décisions  qu'ils 
ont  prises  au  sujet  des  dépenses  ordinaires  ;  ils 
décident  enfin  d'aliéner  le  bâtiment  des  casernes  qui 
tombe  en  ruines  et  d'employer  l'argent  qui  en  provien- 
dra à  l'achat  de  robes  consulaires,  les  anciennes  étant 
hors  d'usage  ;  correspondance  ;  mémoire  des  oâ3ciers 
municipaux  en  réponse  aux  observations  de  l'Intendant; 
lettres  de  M.  Perron,  maire;  l'Intendant  autorise  la 
vente  des  casernes,  mais  réserve  la  question  du  renou- 
vellement d€S  robes  consulaires.  —  Correspondance  au 
sujet  d'une  délibération  du  9  juin  1781,  par  laquelle  les 
habitants  de  Billom  décident  d'afiermer  pour  9  années 
une  partie  de  leurs  communaux,  afin  de  subvenir  à  di- 
verses réparations  urgentes;  —  requête  présentée  à 
l'Intendant  par  les  administrateurs  du  collège,  M.  Be- 
noît Chamerlat,  écuyer,  trésorier  de  France  au  bureau 
des  Finances  de  Riom,  et  lieutenant  général  de  la  ville 
de  Clermont-Ferrand  ;  Vacher  des  Charmes,  écuyer, 
habitant  au  bourg  de  Vertaizon  ;  M®  Antoine  Courbayre, 
notaire  royal,  s*"  de  Marsillac,  et  Antoine  Bathol,  no- 
taire à  Billem,  protestant  contre  cette  délibération 
comme  propriétaires  des  "domaines  de  Marsillac,  des 
Rochettes  hautes  et  basses,  et  de  la  Prade,  et  de  fonds 
dépendant  de  la  paroisse  de  Tinlhat;  les  communaux 
sont  absolument  nécessaires  à  l'exploitation  desdits  do- 
maines et  les  travaux  allégués  ne  présentent  pas  un 


184  ARCHIVES  DU 

caractère  d*urgence;  —  avis  de  M.  de  La  Gardette- 
Desgiraux,  subdélégué  :  les  travaux  qui  consistent  en 
la  restauration  du  pont  de  la  Grille  et  d'un  autre  pont 
sur  la  l'ente  de  Cournon,  en  réparations  au  pavé,  aux 
fontaines  publiques,  à  l'hôtel  de  ville  et  aux  casernes, 
sont  de  première  nécessité  ;  on  propose  de  défricher  15 
septérées  seulement  sur  150,  il  en  restera  donc  assez 
pour  le  pacage;  d'autre  part  les  opposants  seuls  profi- 
tent du  pacage  qui  est  à  peu  près  indifférent  au  reste  de 
la  ville;  enfin  le  subdélégué  indique  un  dernier  motif  qui 
excite  contre  cette  décision  les  propriétaires  des  domai- 
nes en  question,  c'est  qu'ils  ont  usurpé  une  partie  des 
communaux ,  ils  sont  même  poursuivis  pour  cela  par 
devant  l'Intendant;  enfin  les  baux  d'affermé  ayant  été 
passés,  il  y  aurait  inconvénient  à  revenir  sur  la  déci- 
sion ;  —  baux  à  ferme  de  partie  des  communaux.  — 
Lettre  de  M.  Huguet,  maire  de  Billom,  du  6  juillet 
1786,  au  sujet  de  la  résolution  qu'ont  prise  les  habitants 
de  défricher  le  tiers  de  leurs  communaux  pour  augmen- 
ter les  revenus  de  la  ville;  il  rappelle  qu'on  avait  pris 
une  résolution  analogue  en  1781  et  que  l'exécution  en 
fut  empêchée  par  l'opposition  de  cinq  ou  six  habitants  ; 
on  vient  de  solliciter  uij  arrêt  du  Conseil  et  M.  Huguet 
prie  l'Intendant  de  donner  un  avis  fia.vorable;  —  corres- 
pondance à  ce  sujet  du  baron  de  Breteuil,  de  M.  Deles- 
sart,  du  subdélégué;  —  mémoire  de  M.  Huguet,  servant 
de  réponse  aux  moyens  employés  par  quelques  particu- 
liers pour  motiver  leur  opposition  à  l'arrêt  du  Conseil 
qui  permet  pendant  neuf  ans  le  défrichement  du  tiers 
des  communaux  de  la  ville  de  Billom  :  les  communaux 
par  les  usurpations  continuelles  qu'on  y  fait  sont  réduits 
à  80  septérées,  ils  ne  profitent  qu'à  un  petit  nombre  de 
domaines;  la  ville  est  obérée  et  a  besoin  de  trouver  des 
ressources;  les  moyens  que  font  valoir  les  opposants  sont 
sans  valeur  parce  qu'ils  reposent  tous  sur  l'hypothèse 
fausse  d'une  aliénation  partielle.  —  Requête  des  habi- 
tants de  Billom,  1788,  demandant  Tautorisation  d'alié- 
ner les  parties  du  terrain  de  l'ancien  jardin  de  l'hôpital 
qui  ont  été  concédées  à  la  ville,  ainsi  que  l'emplacement 
des  anciennes  casernes  du  pont  de  la  Gravière;  —  avis 
favorable  du  subdélégué. 


PUY-DE-DOME. 

cimetière;  un  très  grand  nombre  d'habitants  sont  invi- 
tés à  murer  des  fenêtres  ou  des  portes,  à  exhausser  leii 
murs  de  leur  jardin,  etc.;  —  devis  estimatif  et  procàa- 
verbal  d'adjudication  des.  travaux  à  Caire  en  1733  à 
l'hôtel  de  ville,  aux  casernes,  au  pavé,  aux  ponts  et 
quais  et  aux  portes  de  la  ville,  adjugés  au  prix  de 
2,890  liv.;  —  réparations  aux  couverts  de  la  maison  de 
ville  en  1740;  —  lettre  de  M.  Morin,  doyen  de  Billom, 
1747,  au  sujet  du  presbytère  de  la  cure  de  Saint-Satur- 
nin ;  —  requête  et  délibération,  1752,  relatives  au  pres- 
bytère de  Tinlhat  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  23 
oct.  1753,  qui  confirme  l'adjudication  au  prix  de  6,Ô65 
liv.  des  réparations  à  faire  aux  ponts  et  aux  quais  de 
Billom,  emportés  par  l'inondation  du  22  sept.  1750,  et 
ordonne  l'imposition  des  sommes  nécessaires  sur  les  col- 
lectes qui  composent  la  subdélégation;  —  adjudication 
à  Germain  Raimbaux,  entrepreneur,  au  prix  de  500  liv. 
des  réparations  à  faire  à  un  canal  dans  la  rue  du  Pont- 
de-Chèvre,  au  canal  du  marché  au  chanvre,  au  glacis 
du  baignoir  des  chevaux,  1755;  —  délibérations,  1764- 
1765,  relatives  à  la  démolition  des  casernes,  au  rétablis- 
sement de  la  fontaine  Saint-Loup,  et  à  différents  ca- 
naux; —  demande  par  la  dame  Gidon  d'une  indemnité 
de  600  liv.  pour  le  dommage  que  la  ville  lui  a  causé  en 
exhaussant  la  rue  qui  passe  devant  sa  maison,  1782;  — 
avis  de  M.  de  La  Gardette-Desgiraux,  subdélégué,  au 
sujet  d'une  délibération  du  corps  municipal  portant  ac- 
ceptation d'un  terrain  concédé  à  la  ville  par  les  Béné- 
dictines, à  l'effet  de  former  un  quai  le  long  des  murs  de 
clôture  de  leur  couvent,  à  charge  par  les  habitants  de 
faire  à  leurs  frais  divers  travaux  audit  mur  de  clôture  ; 
le  subdélégué  propose  qu'avant  tout  on  examine  les  d^ 
penses  qui  incomberont  à  la  ville  j  —  réparations  au  mur 
du  chemin  qui  tend  des  faubourgs  de  la  Lanterne  et  da 
Chaffour  au  moulin  de  l'Étang  vieux;  avis  du  subdélé- 
gué, 1786  ;  —  requête  des  habitants  demandant  Tauto- 
risation  de  démolir  les  portes  de  la  ville  qui  tombent  de 
vétusté  et  sont  d'ailleurs  inutiles,  1786;  —  projet  de 
réparations  à  la  fontaine  et  à  l'horloge,  1787. 


C.  2008.  (Liasse.)  —  1  p.  parch.;  43  p.,  pap.;  1  cachet. 

1791-1767. —  Afpairbs  communales.  —  Billom.  — 
Travaux.  —  État  des  ouvrages  qu'il  convient  de  faire 
pour  fermer  la  ville  et  les  faubourgs  de  Billom  ;  1721  :  on 
ferme  le  faubourg  et  la  rue  du  Cibony,  lefeubourg  de  la 
Lanterne,  la  rue  des  Voûtes,  la  ruelle  du  quartier  de 
Brouchany  ;  on  exhausse  de  cinq  pieds  le  mur  du  grand 


C.  2009.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

(1698)  1757-1770.  —  Affaires  communales.  — * 
Billom.  —  Contentieux  et  divers.  —  Pièces  d'une  procé- 
dure contre  Jean  de  Frédefont,  écuyer,  sieur  de  Marcil- 
lat,  1733-1734  ;  l'objet  n'est  pas  spécifié  ;  —  copie  d'une 
délibération  du  10  août  1693,  invitant  les  consuls  à 
prier  Messieurs  du  chapitre  de  faire  célébrer  le  30  juil- 
let de  chaque  année  une  grand'messe  et  une  procession 
générale  à  l'honneur  des  Saints  Abdon  et  Sennen  <  pour 


T 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


185 


»  implorer  leur  intercession  auprès  de  la  divine  majesté 
»  pour  être  délivré  de  la  gresle  »;  on  donnera  en  récom- 
pense audit  chapitre  six  livres  de  cire  chaque  année 
(expédition  de  1769);  —  lettre  des  consuls,  du  20  jan- 
vier 1757,  au  sujet  du  présent  à  faire  au  roi  :  «  la  ville 
»  fera  Tachapt  de  Técharpe  et  du  linge  le  plus  convena- 
»  blement  qu'il  sera  possible,  fera  ensuitte  toucher  le 
»  tout  à  la  relique»;  —  inventaire  de  différentes  pièces 
relatives  aux  dépenses,  à  la  reddition  des  comptes,  à  un 
supplément  d'octroi,  etc.,  1770. 


C.  2010.  (Liasse.)  —  18  pièces,  papier. 

(1M6)  1665-17S4.  —  Affaires  communales.  — 
Billom.  —  Octrois  et  comptabilité.  —  Arrêt  du  Conseil 
d'Etat,  du  8  mai  1636,  qui  permet  aux  habitants  de 
Billom,  attendu  que  la  somme  de  800  liv.,  qu'il  leur  a 
été  permis  de  lever  pendant  6  ans  par  arrêt  et  lettres 
patentes  du  29  juillet  1628,  n'est  pas  à  beaucoup  près 
suffisante  pour  subvenir  aux  dépenses  indispensables,  et 
particulièrement  à  la  dotation  du  second  cours  de  philo- 
sophie, de  lever  dorénavant  la  somme  de  1,200  liv. 
chaque  année.  L'arrêt  rappelle  des  lettres  patentes  de 
1560, 1565, 1572,  etc.  ayant  accordé  des  deniers  d'octroi 
à  la  ville  de  Billom  ;  et  d'autres  lettres  octroyées  aux 
villes  de  Montferrand,  Thiers,  Vic-le-Corate,  etc.  ;  — 
lettres  de  surannation  sur  ledit  arrêt,  1680  ;  —  arrêt  du 
Conseil,  du  7  août  1691,  ordonnant  que  les  charges 
ordinaires  et  extraordinaires  delà  ville  de  Billom  seront 
acquittées  conformément  à  Tédit  de  juillet  1689,  ainsi 
qu'il  suit  :  sur  le  revenu  des  patrimoniaux  montant  à 
112  liv.  et  10  sols  seront  payés  les  feux  de  joie,  présents 
de  ville,  voyages  des  consuls  et  procès  ;  sur  le  revenu 
des  octrois  montant  à  1,200  liv.  seront  payés  :  auprédi-* 
cateur  150  liv.  et  20  liv.  pour  le  loyer  de  sa  chambre  ; 
150  liv.  pour  les  réparations  des  fontaines,  ponts,  etc.  ; 
30  liv.  d'aumône  aux  capucins  ;  50  liv.  de  gages  au 
secrétaire  ;  10  liv.  à  chacun  des  quatre  valets  de  ville;  la 
même  somme  aux  quatre  gardes  des  vignes  ;  10  liv. 
à  chacun  des  6  portiers  ;  30  liv.  ^u  médecin  et  30  liv. 
au  chirurgien  des  pauvres  ;  18  liv.  pour  la  sonnerie  des 
cloches  en  temps  d'orage  ;  8  liv.  aux  hallebardiers  qui 
accompagnent  la  procession  du  Précieux  Sang  ;  50  liv. 
pour  les  réparations  de  l'horloge  ;  50  liv.  au  fontainier, 
10  liv.  au  réveilleur;  12  liv.  pour  les  cierges  qu'on  donne 
à  Saint-Cerneuf  le  jour  de  Sainte-Croix  en  exécution  du 
vœu  fait  par  la  ville  lors  de  la  maladie  contagieuse; 
300  liv.  aux  jésuites  pour  le  «econd  cours  de  philosophie  ; 
il  est  défendu  à  la  ville  de  faire  d'autres  dépenses  sans 
l'autorisation  de  Sa  Majesté,  ou  de  l'Intendant;  —  plu- 
Puv-DK-DÔME.  —  Série  C. 


sieurs  états  des  revenus  et  charges  de  la  ville  de  Bil-* 
lom;  —  baux  d'assence  en  1683  des  droits  de  barre  : 
celui  qui  se  perçoit  à  la  porte  Saint*Loup,  7  liv.  ;  à  la 
porte  de  Longeron,  33  liv.;  à  la  porte  de  la  Lanterne, 
16  liv.  ;  à  la  porte  du  Vighot,  17  liv.  ;  à  la  porte  du 
Chaufour,  28  liv.  ;  —  assence  du  droit  de  courtage  au 
prix  de  240  liv.  ;  —  exploit,  août  1665,  aux  créanciers 
de  la  ville,  invités  à  produire  leurs  titres  de  créances 
par  devant  M.  de  Fortia,  intendant. 


C.  2011.  (Liasse.)  — 2  p.,  parch.;  103  p.,  papier;  1  cachet. 

16SS-1671-  —  Affaires  communales. —  Billom. — 
Comptes  de  1653  à  1671  et  pièces  justificatives.  — 
Compte  de  l'année  1653  ;  dépenses  :  achat  de  quatre 
robes  consulaires,  80  livres  ;  achats  de  pots  de  terre  lors 
de  l'incendie  survenu  dans  la  maison  Boissière  et  dans 
les  maisons  voisines,  3  liv.  8  sols  ;  plusieurs  présents  à 
l'évêque  de  Clermont  et  au  marquis  de  Saillans,  50  liv.  ; 
plusieurs  sommes  dépensées  à  l'occasion  du  passage  de 
deux  compagnies  de  gendarmes  de  M.  le  prince  Thomas  ; 
12  liv.  dépensées  par  Noël  Alexandre,  l'un  des  consuls, 
député  par  la  ville  à  l'assemblée  du  paj^s  en  la  ville  de 
Clermont;  plusieurs  modérations  de  taille;  —  dépenses 
de  1654  :  25  liv.  au  s'  Bodin,  écrivain  de  ladite  ville, 
voyage  à  Clermont  pour  rendre  visite  à  M.  Voisin  lors 
intendant;  dépense  des  consuls  lors  de  l'assemblée  de 
la  province  à  Clermont,  30  liv.  ;  —  dépenses  de  1657  : 
80  liv.  pour  le  feu  d'artitice  tiré  à  roccasion  de  la  prise 
de  Montmédy,  suivant  la  lettre  de  M.  de  Garibal  du 
25  août  1657. 


C.  2012.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch  ;  48  pièces,  papier. 

1066-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Billom. — 
Comptes  et  pièces  justificatives  de  1666  à  1730  (dossiers 
très  incomplets)  ;  parmi  les  dépenses  de  .1679  on  remar- 
que 93  liv.  pour  réparations  aux  portes  de  la  ville. 


C.  2013.  (Liasse.)  —  31  pièces,  papier. 

17SS-1740. —  Affaires  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  du  s'  Gueynard.  receveur  des  octrois  :  —  déli- 
bération du6  janvier  1733,  homologuée  par  l'Intendant, 
nommant  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux  Fran- 
çois Gueynard,  bourgeois  de  Billom  ;  —  ordonnance  de 
M.  Trudaine,  du  3  juin  1733,  enjoignant  aux  consuls  des 
années  1725  à  1732  de  remettre  au  receveur  «  en  deniers 

24 


il 


180  ARCHIVES  DU 

»  ou  quittances  tous  les  deniers  d'octroys,  patrimoniaux 
»  et  autres  appartenants  à  la  ville,  qu'ils  ont  du  toueher 
»  pendant  Tannée  de  leur  consulat  »;  —  mémoires  et 
correspondance  relatifs  aux  comptes  du  s'  Gueynard,  et 
à  la  fondation  d'un  cours  de  philosophie  par  M"*  du  Lude. 


C.  20i4,  (Liasse.)  —24  pièces,  parch.  ;  57  p.,  papier;  4  cachet. 

17115-1740.  — Affaires  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1725  à  1726,  comptes  rendus  par  le  s'Guey- 
narJ  ;  bordereaux  de  comptes;  états  des  dépenses  extra- 
ordinaires; pièces  justificatives  :  —  compte  de  1725, 
arrêté  par  M.  Trudaine  en  1734,  révisé  et  arréW  de 
nouveau  en  1740  par  M.  Rossignol  :  recette  1,312  liv. 
10  sols  ;  dépense  1,012  liv.  10  sols;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  60  liv.  payées  à  MM.  Chamerlat  et  Blanchard, 
médecin  et  chirurgien  des  pauvres  ;  —  compte  des 
consuls  pour  Tannée  1726;  comptesdus'Gueynard  pour 
la  même  année,  arrêtés  en  1734  puis  en  1739  ;  parmi  les 
dépense?  on  remarque  plusieurs  sommes  payées  pour 
réparations  aux  pavés  ;  pour  rentrée  de  l'évéque  à  Bil- 
lom :  10  liv.  10  sols  à  Desrouziers  pour  avoir  fait  les 
armes  de  Monseigneur  et  celles  de  la  ville;  à  Belisme 
et  Martin  pour  Tare  de  triomphe  6  liv.  ;  aux  hautbois 
35  liv.  ;  pour  la  nourriture  des  hautbois  et  des  sergents 
de  quartier  55  liv.  ;  pour  la  poudre  10  liv.  ;  pour  le 
feu  de  joie  ou  les  torches  15  liv. 


C.  201  îJ.  (Liasse.)  —  23  pièces,  parch.  j  58  p.,  papier. 

1797-1739.  — Affaires  COMMUNALES.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1727  à  1728,  comptes  rendus  par  le  s*^  Guey- 
nard  ;  bordereaux  de  comptes  ;  états  des  dépenses  extra- 
ordinaires; pièces  justificatives  :  —  compte  dus'Guey- 
nard  pour  1727,  arrêté  par  l'Intendant  à  1,917  liv.  8  sols 
de  recette  et  à  961  liv.  6  sols  de  dépense  ;  —  dépenses 
extraordinaires  de  1728  :  voyages  à  Clermont;  loge- 
ments des  troupes  ;  réparations  aux  casernes  ;  répara- 
tions à  la  fontaine  de  Thilhat,  62  liv. 


G.  2016.  (Liasse.;  —  23  pièces,  parch.;  83  pièces,  papier. 

.17S9-17S9.  —  Affaires  coHMUNAj«B8.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1729  et  1730,  comptes  des  consuls;  comptes 
du  s'  Gueynard  ;  bordereaux  des  comptes;  états  des 
dépenses  extraordinaires  ;  pièces  Justificatives  :  — 
compte  de  1729,  arrêté  en  1739  à  2,672  liv.  2  sols  de 
recette  et  1,194  liv.  18  sols  do  dépense;  —  compte  de 


PUY-DE-DOME. 

1730,  arrêté  en  1739  à  2  J89  liv.  14  sols  de  recette  et  à 
838  liv.  12  sols  de  dépense. 

C.  2017.  (Liasse.)  —  38  pièces,  parch.;  49  pièces,  papier. 

17SI-17M.  —  Affaires  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1731  à  1733,  comptes  du  s'  Gueynard; 
bordereaux  des  comptes  ;  états  des  dépenses  extraor- 
dinaires; piècesjustiflcatives:—  compte  de  1731  arrêté 
en  1739  à  3,263  liv.  12  sols  de  recette  et  à  890  liv. 
13  sols  de  dépense  ;  —  compte  de  1733  arrêté  en  1739  à 
4,027  liv.  19  sols  de  recette  et  à  942  liv.  14  sols  de  dé- 
pense. 

C.  2018.  (Liasse.)  —  0  pièces,  papier. 

1741-1750.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Qillom.  — 
Corresiiondance,  requêtes,  ordonnances  de  l'Intendant 
relativement  aux  comptes  du  s'  Gueynard,  receveur  des 
octrois  de  1734  à  1740;  —  délibération  du  5  nov.  1741, 
homologuée  par  l'Intendant,  portant  nomination  de 
Jean-Philippe  de  La  Page,  avocat,  pour  receveur  des 
octrois  et  patrimoniaux;  on  lui  attribue  50 liv.  dégages 
par  an;  —  ordonnances  de  l'Intendant  sur  le  s'  de 
La  Page. 

G.  52019.  (Liasse.)  —  520  pièces,  parch.  ;  89  pièces,  papier  dont 
2  cahiers  de  22  feaillets;  1  cachet. 

1734-1741.  —  AFFAraEs  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1734  à  1736 ,  c>omptes  du  s'  Gueynard  ; 
bordereaux  de  comptes;  états  des  dépenses  extraordi- 
naires; pièces  justificatives  :  —compte  de  1734  arrêté 
en  1741  à  4,397  liv.  15  sols  de  recette  et  à  4,510  liv. 
17  sols  6  den.  de  dépense  ;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  600  liv.  pour  l'acquisition  d'une  maison  à  Bil- 
lom, appelée  le  Logis  de  la  Croix-d'Or,  de  Jean  Laviile» 
s"^  de  Chignat  et  de  Nicolas  Daurelle,  écuyer,  s'  de 
Lolière,  le  23  sept.  1733;  500  liv.  à  Jean  Martin  du 
2  déc.  1733  pour  la  maison  acquise  de  lui  par  la  ville 
(les  contrats  d'acquisition  sont  aux  pièces  justifica- 
tives); —  compte  de  1735  arrêté  en  1741  à  1,312  liv. 
10  sols  de  recette  et  à  1,090  liv.  13  sols  2  den.  de 
dépense;  —  compte  de  1736  arrêté  en  1741  à  1,534  liv. 
6  sols  10  den.  de  recette  et  982  liv.  15  sols  de  déi)ense. 

C.  2020.  (Liasse.}— 47  pièces,  parch.  ;  93  pièces,  papier. 

17S7-1741.  —  AVFAIRBS  COMMUNALES.  —  BillOm.  — 

Comptes  de  1737  à  1740,  comptes  du  s"^  Gueynard,  état 


i 

J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


187 


des  dépenses  extraordinaires;  piàœs  justificatives,  man- 
dements des  consuls  et  quittances  :  —  dépenses  de  1737: 
payé  216  liv.  à  F.  Cramer,  maître  horloger  allemand, 
pour  avoir  raccommodé  Ttiorloge  de  la  ville,  «  Tavoir  mis 
»  en  pendule  à  la  manière  angloiseet  à  répétition»; 
—  compte  de  1740  rendu  et  arrêté  en  1741  :  recette 
2,703  liv.  12  sols  2  den.  ;  dépense  1,722  liv.  7  sols. .     ♦ 

C.  2021  (Liasse.)  —  47  pièces,  parch.; 87  pièces, papier. 

1741-1751.  —  Affaires  communales.  —  Bîllom. — 
Comptes  de  1741  k  1744,  rendus  par  Jean-Philippe  de 
La  Fage,  et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  1741  : 
recettes  :  800  liv.  de  reliquat  du  dernier  compte  du 
s^f Gueynard ;  octroi del.200 liv.;  patrimoniaux  1,112 liv. 
10  sols;  total  des  recettes  2,112  liv.  10  sols.  Dépenses  : 
50  liv.  au  secrétaire  de  la  ville  ;  100  liv,  pour  Tentretien 
de  rhorloge  et  de  la  fontaine  ;  total  des  dépenses  700  liv. 
4  sols  ;  —  en  1743,  554  liv.  payées  au  s'  Chaper,  fontai- 
nier. 

C.  2022.  (Liasse.)  —  46  pièces,  parch.  ;  80  pièces,  papier. 

1745-17ftS.  —  Affaires  communales.  —  Billoni.  — 
Comptes  de  1745  à  1748;  comptes  du  s'  de  La  Fage  et 
pièces  justificatives  :  —  délibération  de  1746,  au  sujet 
des  prix  à  accorder  aux  élèves  du  collège  ;  —  compte 
de  1748  arrêté  en  1753  à  4,091  liv.  8  sols  11  deniers  de 
recette  et  à  809  liv.  15  sols  7  deniers  de  dépense. 

G.  2023.  (Liasse.)  —  42  pièces,  parch.;  125  p.,  papier. 

1749-1756.  —  Affaires  communales. —  Billom. — 
Comptes  de  1749  à  1753,  comptes  du  s'  de  La  Fage, 
receveur,  et  pièces  justificatives  :  —  dépenses  de  1749  : 
fêtes  de  la  publication  de  la  paix,  1.50  liv.  ;  construction 
du  corps  de  garde,  1,155  liv.  2  sols  6  deniers  ;  travaux  à 
l'horioge  par  Jacques  Borye,  horloger  de  Rochegut, 
paroisse  de  Rozier,  diocèse  duPuy,  870 liv.;  réparations 
au  dôme  dePiiorloge  et  au  pont  du  marché  au  chanvre, 
340  liv.  au  s' Gironde  et  127  liv.  au  s'  Thiers  ;  —  compte 
de  1751  arrêté  en  1753  à  2,676  liv.  1  sol  3  den.  de 
recette  et  824  liv.  1  sol  de  dépense  ;  —  en  1753,  répara- 
tions aux  ponts  et  aux  quais  de  Billom  par  le  s*^  Raim- 
baux. 

C.  2024.  (Liasse.)—  47  p.,  parch.;  120 p.,  papier;  2  cachets. 

17S4-1761.  —  Affaires  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1754  à  1757,  comptes  rendus  par  le  s^  de 


La  Fage  ou  par  ses  héritiers,  et  pièces  justificatives  :  — 
compte  de  1754  arrêté  en  1759  à  2,528  liv.  4  sols  3  den. 
de  recette  et  1^239  liv.  18  sols  de  dépense;  parmi  les 
dépenses  on  remarque  44  liv.  15  sols  pour  les  frais  de  la 
mise  en  défense  de  la  ville  contre  Mandrin  ;  —  en  1756, 
achat  d*eau  minérale  pour  faire  revivre  les  écritures 
du  s'  Nicolas  Moribel,  chimiste;  —  compte  de  1757 
rendu  par  Paul  Etienne  de  Tissandier,  en  qualité  de 
mari  *de  d^^"*  de  La  Fage,  sœur  et  héritière  de  Jean* 
Philippe  de  La  Fage,  arrêté  en  1761  à  2,988  liv.  3  den. 
de  dépense  et  998  liv.  11  sols  3  den.  de  recette. 


G.  2021).  [Liasse.)  —  27  pièces,  parch.  ;  88  pièces,  papier. 

175^1768.  *-*-  A.FFAIRES  COMMUNALES.  —  BillOm.  — 

Comptes  de  1758  à  1761,  comptes  rendus  par  M.  de 
Tissandier  pour  le  s'  de  La  Fage,  et  par  J.-B.  Imbert, 
procureur  d'oflîce  et  receveur  des  octrois  et  patrimo- 
niaux de  Billom  (à  partir  de  1760);  pièces  lustiflca> 
tives  :  —  dépenses  de  1758  :  réparations  à  Thorloga, 
528  liv.,  bail  à  rabais  desdites  réparations  adjugées  au 
8'  Charost  ;  —  compte  de  1759  :  recettes,  1,487  liv. 
9  sols  9  den.,  provenant  du  reliquat  du  compte  de 
1758;  1,200  liv.  imposées  en  vertu  des  arrêts  de  1636 
et  1691  ;  107  liv.  10  sols  provenant  de  la  ferme  du  droit 
de  barre,  et  des  rentes  dues  à  la  ville  .sur  les  fossés  et 
remparts  ;  45  liv.  15  sols  3  den.  pour  la  retenue  des 
deux  vingtièmes  sur  lès  gages  des  parties  prenantes  ; 
182  liv.  18  sols  11  den.  dues  à  la  ville  par  le  s*^  Lucas, 
receveur  des  tailles,  et  1,521  liv.  8  sols  par  le  s'  Del- 
pech,  rec-eveur  des  tailles;  total  de  la  recette  4,545  liv. 
2  sols  10  den.  Dépenses,  charges  ordinaires,  578  livres  ; 
863  liv.  6  sols  8  den.  payés  à  M.  Teillard  de  Saunât 
pour  le  rachat  de  l'annuel  des  offices  municipaux,  remis 
au  corps  de  ville  en  conséquence  de  l'arrêt  du  Conseil 
du  24  déc.  1759  ;  541  liv.  10  sols  prêtés  aux  syndics  des 
marchands  et  artisans  de  la  ville;  total  des  dépenses  et 
reprises  4,163  liv.  19  sols  11  den. 


C.  2026.  [Liasse.)  —  1  p.,  parch.;  20  p..  pap.;  i  cachet. 

1790'-17§0.  —  Affaires  communales.  —  Billom. 
—  Correspondance,  mémoires,  inventaires  de  pièces, 
ordonnances  de  l'Intendant  au  sujet  des  comptes  du 
s""  de  La  Fage,  rendus  par  ses  héritiers  ;  —  au  sujet  des 
comptes  du  s'  Imbert,  receveur  de  1762  à  1765,  du 
s'  Ourgaud,  receveur,  de  1766  à  1772  et  du  s'  Talmeuf, 
receveur,  de  1773  à  1778. 


188 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2027.  (Liasse.)  —  30  p.,  pareh  ;  137  p.,  papier. 

1769-1767.  —  Affaires  communales.  —  Billom.  — 
Comptes  de  1762  à  1764,  rendus  par  le  s' Imbert,  rece- 
veur :  —  dépenses  de  1762  :  aux  s"  Blanchard  et  Aldi- 
gier,  archivistes,  «  pour  la  recherche  qu'ils  ont  faite 

>  des  titres  concernant  la  fondation  du  collège  »  ;  déli- 
bération des  habitants  du  8  août  1762,  <  attendu  les 
»  chaleurs  excessives  et  la  grande  sécheresse  qu'il  iai- 
»  soit  depuis  deux  mois,  et  qui  menaçoit  d'occasionner 

>  les  suites  les  plus  fâcheuses,  le  corps  de  ville,  pour 

>  demander  à  Dieu  de  la  pluye,  s'adressera  dans  le 
»  même  moment  par  ses  députés  à  M^  du  chapitre 

>  de  S.-Cerneuf  pour  les  prier  de  vouloir  bien  célébrer 
»  une  neuvalne  de  messes  solennelles  à  la  relique  du 
»  Précieux  Sang  qu'ils  conservent  dans  leur  église,  et 
»  de  faire  une  procession  générale  à  l'expiration  des 
»  neuf  jours,  à  laquelle  on  porteroit  cette  S**  relique; 
»  on  s'adressera  aussi  à  M.  le  curé  de  S.- Loup  pour  le 
»  prier  de  faire  également  une  neuvaine  à  Notre-Dame 

>  de  la  Ronzière,  et  une  procession  générale  à  laquelle 
»  on  porteroit  Timagede  cette  mère  de  Dieu  »;  quit- 
tance de  la  somme  de  50  liv.  dépensée  à  cette  occasion  ; 
760  liv.  payées  au  s'  Chaper  pour  la  réparation  des  fon- 
taines ;  —  compte  de  1763,  recette  3,732  liv.  14  sols 
2  den.;  dépense  2,041  liv.  8  sols  5  den.;  —  dépense  de 
1764  :  107  liv.  12  sols  pour  le  remboursement  de  la 
rente  de  5  liv.  due  par  la  ville  à  la  dame  de  Beaubost; 
1,998  liv.  payées  au  s'  Rome,  entrepreneur,  pour  la 
réparation  des  quais  et  murs  de  la  ville. 


C.  2028.  (Liasse.)  —  42  p.,  parch.;  170  p.,  papier. 

1765-1771.  —  Affaires  communales.  —  Billom. — 
Comptes  de  1765  à  1768,  rendus  par  les  s"  Imbert  et 
Ourgaud  :  —  compte  de  1765  :  recette  2,663  liv.  8  sols 
9  den.  ;  dépense  2,148  livres  13  sols  6  den.  ;  réparations 
des  dommages  causés  par  les  inondations  ;  ^  compte  de 
1766 :  recette  3,048  liv.  11  sols;  dépense  1,395  liv.  13 
sols;  —  compte  de  1767  :  recette  3,259  liv.  7  sols  3  den.; 
dépense  1,126  liv.  9  sols  9  den.  ;  —  compte  de  1768  : 
recette  3,775  liv.  14  sols  9  den.;  dépense  1,613  liv. 
17  sols  3  den.  Parmi  les  pièces  justificatives  de  ùe 
compte,  on  remarque  les  pièces  de  diverses  procédures 
soutenues  devant  TÉlection  au  sujet  du  tableau  du 
consulat  ou  des  cotes  mises  sur  divers  particuliei*s. 


G.  2029.  (Liasse.)  —  315  p..  parch.;  110  p.,  pap.  (1  impr.). 

1769-1797.  —  Affaires  communales.  —  Billom. 
Comptes  de  1769  à  1772,  rendus  par  le  s'  Ourgaud,  re- 
ceveur, et  pièces  justificatives  :  —  compte  de  1771, 
comprenant  le  compte  des  deniers  communs  et  reve- 
nus patrimoniaux,  et  le  compte  des  deniers  d*octroi;  le 
second  compte  se  solde  par  2,338  liv.  8  sols  6  den.  de 
recette  et  756  liv.  7  sols  de  dépense  ;  le  premier  par 
2,868  liv.  14  sols  6  den.  de  recette  et  894  liv.  15  sols 
6  den.  de  dépense  et  reprise;  —  lettre  de  M.  de  La 
Gardette-Desgiraud,  1787,  au  sujet  du  compte  de  1772; 
—  baux  à  ferme  du  droit  de  barre. 


C.  2030.  (Liasse.)  —  164  pièces,  papier. 

1776-1777.  —  Affaires  communales.  —  BiUom. 
Comptes  de  1773  à  1776  rendus  par  Antoine  Talmeuf, 
receveur,  et  pièces  justificatives  :  —  dépenses  ordi- 
naires en  1774  :  200  liv.  pour  la  prédication  de  Tavent 
et  du  carême;  60  liv.  aux  médecin  et  chirurgien  des 
pauvres  et  de  Thôpital;  50  liv.  au  secrétaire-greflîer  ; 
100  liv.  pour  les  gages  du  s*^  Gironde,  horloger  et  fon- 
tainier  ;  8  liv.  aux  hallebardiers  qui  assistent  à  la  pro- 
cession du  Précieux  Sang  ;  22  liv.  16  sols  pour  la  cire 
employée  le  jour  de  S.  Abdon  et  le  jour  de  la  Croix  de 
septembre;  60  liv.  au  trésorier  de  l'hôpital  pour  l'en- 
lèvement des  boues  de  la  ville;  40  Jiv.  aux  garde- 
vignes  ;  40  liv.  aux  clercs  de  ville  ;  18  liv.  au  syndic  des 
sonneurs  et  au  sacristain  de  Saint-Cerneuf  ;  100  liv. 
pour  les  gages  du  receveur. 


C.  2031.  (Liasse.)  —  89  pièces,  papier. 

1777-178T.  —  Affaires  communales.  —  Billom.— 
Comptes  de  1777  et  1778  rendus  par  Antoine  Talmeuf, 
receveur,  et  pièces  justificatives  ;  —  procédure,  1787. 
pour  Guillaume  Collange,  notaire,  receveur  des  octrois 
et  patrimoniaux  de  Billom,  contre  le  s'  Bathol,  ancien 
receveur,  au  sujet  des  comptes  de  1783. 


C.  2032.  (Liasse.)  —  1 5  pièces ,  papier. 

(16M)  1685-1779.'-^  Affaires  communales.  — 
Blanzat.  —  Patrimoniaux  et  contentieux.  —  Ordon- 
nance de  M.  Rossignol,  du  22  déc.  1738  :  «  ayant  été  in- 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


189 


>  formé  que  les  consuls  de  la  paroisse  de  Blanzat  sont 
»  depuis  plusieurs  années  dans  Thabitude  de  profiter  de 

>  la  plus-value  des  reguains  du  pré  Gravière,  au  préju- 
»  dice  de  la  commune,  en  faisant  faire  des  adjudications 
»  à  yil  prix  sous  des  noms  empruntez  »,  l'Intendant 
annule  Tadjudication  faite  au  prix  de  6  liv.  sous  le  nom 
d*A.  Bouyerat,  condamne  les  consuls  de  1738  à  payer 
au  receveur  des  patrimoniaux  une  somme  de  30  liv. 
pour  la  valeur  desdits  regains  et  leur  défend  de  faire 
à  l'avenir  de  pareilles  adjudications  «  pour  en  pro- 
»  flter  directement  ny  indirectement  >;  —  requête 
adressée  à  M.  de  Berulle,  intendant»  par  les  consuls  de 
Blanzat  de  Tannée  1685,  au  sujet  d'une  contestation  en- 
tre la  paroisse  et  M.  Brun,  seigneur  on  partie  de  Noha- 
nent  ;  les  consuls  font  observer  qu'ils  n'ont  point  qua- 
lité pour  intervenir  en  la  délimitation  des  justices; 
M.  Brun  doit  s'adresser  aux  héritiers  de  M.  Tubeuf, 
seigneur  de  Blanzat  ;  quant  à  la  jouissance  des  regains 
du  pré  Gravière  et  du  pré  de  la  petite  Ganne,  les  con- 
suls établissent  que  les  habitants  en  ont  joui  de  temps 
immémorial,  ils  produisent  les  extrousses  qui  ont  été 
faites  desdits  regains  depuis  40  ans  et  des  procès-ver- 
baux d'assises  généraux,  où  l'on  voit  que  lesdits  prés 
sont  compris  dans  la  justice  de  Blanzat;  —  extrait  des 
assises  générales  du  bailliage  de  Blanzat,  du  28  sept. 
1620  :  assise  tenue  par  Jean  Potière,  avocat  en  Parle- 
ment, bailli  de  la  terre  et  baronnie  de  Blanzat,  en  pré- 
sence des  officiers  de  la  justice,  des  sergents,  des  consuls 
et  des  habitants  au  nombre  de  quatre  parmi  lesquels 
noble  Géraud  Crespat;  —  autre  procès-verbal  d'assises 
pour  Tannée  1642.  —  Procès  entre  les  habitants  de 
Blanzat  et  ceux  de  Gebazat,  au  sujet  de  71  cotes  mises 
sur  des  habitants  de  Blanzat  qui  possèdent  des  parcelles 
d'héritages  dans  la  collecte  de  Gebazat;  Blanzat  prétend 
que  ces  héritages  sont  imposés  dans  les  rôles  des  deux 
paroisses;  imposition  de  900  liv.  en  trois  années  sur  la 
paroisse  de  Blanzat  pour  payer  les  frais  du  procès  ;  rôle 
d'imposition  pour  Tannée  1778. 


C.  2033.  (Liasse.)—  33  pièces,  pap.,  dont  3 cahiers  de  46  feuil.; 

2  plans. 

4 

1744-1764.  —  Afkàires  communales.  —  Blanzat. 
—  Reconstruction  de  relise.  —  Procès-verbal  d'adjudi- 
<^tion  des  réparations  de  l'église  de  Blanzat  (piliers  qui 
soutiennent  le  clocher  et  la  voûte  et  couverture  du 
cliœur  et  de  la  chapelle),  adjugées  à  J.  Danton,  le  21 
déc.  1734,  au  prix  de  235  liv.;  —  ordonnance  de  paie- 
ment au  profit  de  l'entrepreneur  en  1740  ;  —  état  des 
réparations  à  faire  dans  l'église  de  Blanzat,  dressé  par 


François  Raimbaux,  entrepreneur  à  Clermont,  le  15 
déc.  1741  :  le  clocher  devra  être  reconstruit  entièrement 
ainsi  que  les  voûtes  du  chœur,  de  la  chapelle  du  sei- 
gneur et  de  la  chapelle  de  Notre-Dame  de  Pitié;  il  fau- 
dra construire  une  petite  chapelle,  du  même  alignement 
que  les  autres,  pour  tenir  la  buttée  de  toutes  les  voûtes, 
enfin  il  faudra  crépir  et  blanchir  la  voûte  de  Téglise; 
M.  Raimbaux  estime  que  les  réparations  s'élèveront  à 
4,320  liv.  et  qu'il  n'en  coûterait  que  1,800  liv.  de  plus 
pour  reconstruire  l'église  complètement  suivant  le  plan 
qu'il  a  dressé;  ce  dernier  parti  lui  semble  préférable;  — 
plan  et  élévation  de  l'église  projetée  pour  Blanzat,  par 
F.  Raimbaux;  —  délibération  des  villages  de  Sayut, 
Ohanat  et  Lastic,  du  21  déc.  1755,  au  sujet  des  répara- 
tions et  des  agrandissements  à  faire  dans  l'église 
Saint- Vincent  ;  ils  prétendent  que  Saint -Vincent 
est  la  seule  église  paroissiale  des  villages  de  Blan- 
zat, Sayat,  Chanat,  Lastic,  Argnat  et  autres,  et 
que  l'église  de  Blanzat  n'est  que  la  chapelle  du  château; 
cette  dernière  est  d'ailleurs  fort  éloignée  d'une  partie 
des  villages; —  délibération  des  habitants  de  Blanzat, 
du  26  déc.  1755,  demandant  Tautorisation  de  faire  re- 
construire l'église  du  lieu  qui  est  en  ruines  ;  ils  peuvent 
affecter  à  cette  dépense  un  fonds  de  2,500  liv.  provenant 
des  débets  de  comptes  de  leurs  patrimoniaux  ;  les  habi- 
tants de  Sayat  ont  de  leur  côté  1,800  liv.  provenant 
aussi  de  patrimoniaux  qui  pourraient  être  employées 
au  même  usage;  le  reste  serait  imposé  sur  les  habi- 
tants des  villages;  ils  protestent  contre  la  prétention 
des  habitants  de  la  paroisse  de  Saint-Vincent  et  font 
remarquer  que  cette  église  isolée  est  dans  le  cas  d'être 
interdite  ;  le  curé  réside  d'ailleurs  à  Blanzat  ;  —  l'In- 
tendant ordonne  une  enquête  ;  —  observations  sur  les 
deux  délibérations  précédentes  :  les  églises  de  Blanzat 
et  de  Saint-Vincent  formaient  autrefois  deux  paroisses  ; 
elles  ont  été  réunies  de  bonne  heure  ainsi  que  l'atteste 
le  titre  de  fondation  d'une  vicairie,  du  12  janvier  1475 
où  se  trouvent  ces  mots  :  «  Joannes  Beaumont,  presbiter 
»  curatus  ecclesiarum  parochialium  Blanziaci  et  Sancti 
»  Vinccntii  ad  invicem  unitarum  et  per  unum  rectorem 
>  régi  solitarum  »;  l'église  de  Blanzat  existait  avant 
cette  union,  il  y  avait  une  communauté  de  filleuls  où 
n'étaient  pas  admis  les  paroissiens  de  Saint- Vincent 
même  après  l'union  ;  si  on  a  laissé  subsister  les  deux 
églises,  c'est  saiis  doute  que  ni  l'une  ni  l'autre  n'était 
assez  grande  pour  contenir  tous  les  fidèles  ;  il  est  faux 
que  l'église  de  Blanzat  ne  soit  que  la  chapelle  du  châ- 
teau, et  rien  ne  prouve  la  prétendue  antériorité  et  préé- 
minence de  Saint- Vincent;  il  est  préférable  de  recons- 
truire l'église  de  Blanzat  qui  est  la  mieux  placée  et  de 
la  faire  assez  grande  pour  pouvoir  abandonner  l'église 


190  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

Saint- Vincent  ;  —  lettre  de  M.  Tubeuf,  seigneur  de 


Blanzat»  recommandant  à  l'Intendant  les  intérêts  de  sa 
paroisse;  —  lettre  de  M.  Tournadre,  subdélégué,  du  15 
septembre  1761,  adressant  à  l'Intendant  le  procès-ver- 
bal d'adjudication  des  travaux  de  reconstruction  de 
régiise  de  Blanzat;  le  prix  total  de  l'adjudication  est  de 
^,800  lîv.;  1,800  liv.  doivent  être  payées  par  le  gros  dé- 
cimateur  ;  3,500  liv.  doivent  être  prises  sur  les  patrimo- 
niaux, le  reste  devra  être  imposé  sur  la  paroisse;  — 
lettre  de  l'Intendant  demandant  à  M.  d'Ormesson  un 
arrêt  pour  l'imposition  ;  —  rôles  d'imposition  :  les  cotes 
varient  de  5  sols  à  20  liv.,  sauf  celle  de  M.  Tubeuf  qui 
est  de  200  liv.;  celle  des  héritiers  de  M.  Sablon  du  Corail 
de  100  liv.;  celle  de  M.  Maliet,  conseiller  à  la  cour  des 
Aides  de  95  liv.;  celle  de  M.  Degeorges,  de  50  liv.  et  celle 
de  M.  Touri\adre,  avocat  à  Clermont,  de  25  liv.;  —  re- 
quête de  Joseph  et  Guillaume  Boyer,  entrepreneurs,  à 
fin  de  paiement,^  1764. 


C.  2034.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier. 

1736-1755.  —  Affaires  communales.  —  Blanzat. 
—  Comptabilité.  —  Ordonnances  de  M.  Rossignol,  in- 
tendant, 1736-1737,  enjoignant  aux  consuls  des  années 
de  1720  à  1735  et  à  ceux  de  1736  et  1737  de  rendre 
compte  de  leur  gestion;  —  correspondance  à  ce  sujet; 
états  et  mémoires;  —  ordonnances  de  MM.  de  Moras  et 
de  La  Michodière,  1752  et  1755,  enjoignant  aux  consuls 
de  1720  à  1752  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  — 
nomination  du  s'  Déat,  comme  receveur  des  patrimo- 
niaux, 1754;  —  états  des  débets. 


C.  2035.  (Liasse.)  —  118  pièces,  papier. 

t7aS-t760.  —  Affaires  communales.  —  Blanzat.  — 
Comptes  de  1733  à  1755.  —  Compte  de  1733  arrêté  par 
l'Intendant  en  1755  à  171  liv.  1  sol  de  recette  et  à  30  liv. 
de  dépense;  la  recette  se  compose  d'un  seul  article  et 
provient  de  l'adjudication  des  regains;  les  dépenses 
suivantes  ont  été  rayées  par  l'Intendant  faute  de  justi- 
fication :  achat  de  deux  meules  pour  le  moulin  banal 
46  liv.;  ferrements  des  cloches  20  liv.;  entretien  du 
beffroi  24  liv.;  —  quittance  du  s' Seurot,  1739,  au  sujet 
de  la  façon  de  la  seconde  cloche;  —  compte  de  1742 
arrêté  en  1755  par  l'Intendant  à  273  liv.  16  sols  de  re- 
cette et  104  liv.  4  sols  de  dépense;  —  dépense  de  1744  : 
achat  de  122  liv.  de  métal  pour  faire  une  cloche, 
153  liv.  9  sols;  façon  delà  cloche  80  liv.;  —  dépenses 
de  1749  :  pour  avoir  été  «  chercher  à  Vic-le-Comte 


»  avec  des  beufs  une  meule  de  moulin  pour  lé  pain  bis 
»  et  la  conduire  à  Blanzat  dans  le  moulin  banal  de 
»  M.  Tubeuf,  seigneur  dudit  lieu  >  32  liv.;  dépense 
rayée  par  l'Intendant  faute  d'avoir  justifié  qu'elle  doit 
être  à  la  charge  de  la  commune  ;  —  dépenses  passées 
par  l'Intendant  en  1755  :  5  liv.  10  sols  à  M.  Tourna- 
dre  pour  avoir  fait  l'adjudication  des  regains;  8  liv. 
8  sols  pour  les  impositions  des  patrimoniaux;  3  liv. 
pour  le  droit  d'agage  dû  à  la  baronnie  de  Blanzat; 
33  liv.  15  sols  aux  sacristains  et  sonneurs  de  cloches; 
6  liv.  16  sols  pour  réparations  à  la  grande  cloche,  autre 
réparatiçn  4  liv.  8  sols  ;  26  liv.  pour  réparations  au 
clocher. 


G.  2036.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

1754-1761.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Blanzat. 
—  Comptes  de  1756  à  1760  :  —  pièces  justificatives  four- 
nies par  Biaise  Déat,  receveur  de»  octrois  et  patrimo- 
niaux; ordonnances  de  paiement;  quittances,  etc.;  — 
en  1759,  70  liv.  pour  les  réparations  à  la  charpente  du 
clocher. 


C.  2037.  (Liasse.)—  1  pièce,  papier. 

1760.  —  Affaires  communales.  —  Blassac.  —  Or- 
donnance de  rintendant,  datée  de  Paris,  sept.  1760, 
condamnant  le  fils  Chambon  à  se  désister  du  terrain 
usurpé  par  son  père  dans  le  communal  du  Coudert,  dé- 
pendant du  village  de  Laboul,  et  du  noyer  qui  y  est  en- 
radiqué. 


C.  2038.  (  Liasse.)  —  7  pièces,  papier  (  1  impr.). 

(1554)  16S6-1754.  —  Affaires  communales.  — 
Blesle.  —  Patrimoniaux  ;  contentieux.  —  Ordonnance 
de  M.  de  Malon,  datée  d'issoire,  le  28  juin  1683,  relative 
aux  biens  et  dettes  des  communautés  (impr.)  ;  déclara- 
tion des  habitants  attestant  qu'ils  ne  possèdent  qu'un 
droit  de  courtage  affermé  16  liv.  en  1682;  —  cession 
d'une  rente  de  24  liv.  18  sols  4  den.  sur  l'équivalent  du 
bas  pays  d* Auvergne,  consentie  au  nom  du  roi  le  25oct. 
1554,  par  «  Jean  Coutel,  conseiller  du  Roy,  maître  des 
»  requêtes  ordinaire  de  son  hostel  et  premier  président 
»  en  son  Grand  Conseil,  Michel  Veiny,  chevallier,  sei- 
»  gneur  de  Fernoël  et  d'Arbouze,  aussy  conseiller  dudit 
»  seigneur,  trézorier  de  France  et  général  de  ses  finan- 
)»  ces  en  la  charge  et  généralité  establye  à  Riom,  corn- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


191 


>  missaîres  depputés  par  ledit  seigneur  par  l'aliénation 
»  de  son  domaine,  aydes  et  gabelles  eu  ladite  généralité, 

>  ainsy  qu'il  apport  par  lettres  patantes  dudit  seigneur 
»  contenant  nostre  pouvoir  et  commission,  données  à 

>  Ferrlères,  le  treziesme  jour  de  mars  dernier  »  ;  lettre 
d'envoi  de  la  pièce  ci-dessus  à  M.  de  Vaubourg,  inten- 
dant, le  6  avril  1688;  —  délibération  du  30  juillet  1705. 
au  sujet  des  gages  des  auditeurs  et  examinateurs  des 
comptes  des  arts  et  métiers  créés  en  mars  1694,  et  du 
procès  soutenu  par  la  ville  contre  les  dames  religieuses 
de  Blesle  relativement  à  la  dîme  du  vin  ;  —  note  de 
M.  Dutreull,  subdélégué,  1754,  au  sujet  d'une  contesta- 
tion entre  les  habitants  de  Blesle  et  Madame  de  Saint- 
Mary. 

C.  2039.  (Liasse.)  —  ^  p.,  pap..dont  i  cahier  de  16  feuillets. 

1760-1780.  —  Affaires  communales.  —  Blesle.  — 
Travaux.  —  Lettre  de  M"*'  de  Tessé-Chavagnac,  au 
sujet  du  presbytère  de  la  paroisse  de  Blesle,  1760  ;  la 
maison  a  été  acquise  des  deniers  de  la  communauté, 
mais  la  vente  a  été  passée  au  nom  du  curé,  de  sorte  que^ 
s'il  venait  à  décéder,  ses  héritiers  pourraient  la  récla* 
mer  ;  l'Intendant  indique  le  moyen  à  employer  pour 
sauvegarder  les  intérêts  de  la  communauté.  —  Cime- 
tière :  délibération  des  habitants  de  Blesle,  du  21  sept. 
1777,  portant  pouvoir  aux  s"  Jean  Pignol,  bourgeois  et 
Biaise  Billard,  perruquier,  d*acheter  un  emplacement 
pour  servir  de  cimetière,  afin  de  se  conformer  à  la  dé- 
claration du  roi  du  V  mars  1776,  qui  ordonne  que  les 
cimetières  seront  placés  hors  Tenceinte  des  villes;  — 
lettres  de  M""*^  de  Saint-Poney,  appuyant  auprès  de  Tln- 
tendant  la  requête  des  habitants  ;  le  cimetière  est  sou.s 
ses  fenêtres  et  elle  désire  être  délivrée  «  d'un  voisinage 

>  aussy  mal  sein  que  lugubre  >  ;  —  l'Intendant  ap- 
prouve le  projet  mais  exige  qu'on  dresse  à  l'avance  un 
devis  de  prix  ;  —  avis  de  M.  Gueyfiîer.  —  Presbytère, 
requête  de  Jean  Bonfils,  curé  de  la  paroisse  Saint-Mar- 
tin de  la  ville  de  Blesle,  demandant  la  reconstruction 
de  son  presbytère  qui  menace  ruine  ;  —  délibération 
des  habitants,  du  29  mars  1778,  approuvant  la  recons- 
truction; —  avis  du  subdélégué;  ordonnance  de  l'Inten- 
dant prescrivant  de  dresser  un  devis  estimatif;  —  pro- 
cès-verbal d'adjudication,  le  13  juin  1779,  à  Jean  Ver- 
rier, de  Blesle,  au  prix  de  284  liv.;  —  procès-verbal  de 
réception  d'ouvrages  ;  —  rôle  de  répartition  de  la  dé- 
pense. 

C.  2040.  (Liasse.)  —  65  p'ëces,  papier. 
1#M»1744.  —  Affaires  communales.  —  Blesle. — 


ves  :  recette  composée  des  deniei^  d'imposition  et  du 
droit  de  courtage,  11,606  liv.;  parmi  les  dépenses  on  re- 
marque 10  liv.  au  s^  deLa  Fage,  capitaine  de  la  ville  ; 
36  liv.  à  Michel  Colanges,  maître  d'école;  500  liv. à  Du- 
rand-Saigne  et  à  Durand*Tartayre,  architecte,  pour  la 
construction  de  partie  du  pont  de  Babory;  37  liv.  pour 
les  frais  de  la  fête  de  Saint-Jean-Baptiste;  délibérations, 
1652-1658,  relatives  aux  réparations  des  murailles, 
dulpontde  Babory  et  des  chemins  qui  mènent  dans  la 
ville  ;  —  arrêt  de  liquidation  des  dettes  de  la  ville  de 
Blesle,  du  25  oct.  1666;  impositiT)n  de  9,907  liv.  8  sols  ; 
—  commission  de  la  taille  pour  1670;  —  pièces  justifi- 
catives du  compte  de  1671  ;  procédure  contre  François 
Blanc  du  Bos,  écuyer,  s*"  de  Bellefon,  au  sujet  de  la 
taille;  —compte  de  1672  et  pièces  justificatives;  aux 
religieuses  Notre-Dame-de-Brioude  1,267  liv.  16  sols 
[tour  principal  et  intérêts  d'une  rente  à  elles  due  par  la 
ville  de  Blesle;  —  délibération  du  25  février  1706,  au 
sujet  delà  finance  des  arts  et  métiers;  —  quittance  du 
maître  d'école,  Joseph  Philibert,  pour  l'année  1744. 


C.  204>1.  (Liasse.)  —  2  p.  parcb.,  21  p.  pap.  dont  i  cahier 

de  37  feuillets. 


1751-1758.  —  Affaires  communales.  —  Bois- 
set.  —  Correspondance  de  l'Intendant,  du  curé  de 
Boisset,  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  subdélégué  à  Auril- 
lac,  1756-1758,  au  sujet  du  presbytère  de  Boisset  :  on 
se  décide  à  acheter  la  maison  appart^ant  à  dame  Ma- 
rie Lacarrière,  épouse  du  s'  de  Pruines,  écuyer,  s*"  de 
Saint-Gervais;  la  dépense  doit  monter  à  1,346  liv.  12 
sols  3  den.;  la  fabrique  possédant  300  liv.  et  le  curé 
payant  le  quart  de  la  dépense,  il  ne  reste  â  imposer  que 
784  liv.  19  sols  3  den,;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  30 
mai  1758,  autorisant  l'acquisition  et  l'imposition  de*  la 
somme  nécessaire;  —  rôle  d'imposition  ;  parmi  les  taîl- 
lables  :  le  s'  de  Baudières  de  Matha,  écuyer  <  faute  de 
»  donner  colon  pour  un  moulin  à  deux  meules,  un  mou- 
»  lin  à  huile  et  un  foulon  à  drap  »,  1  liv.  4  sols  9  den.; 
le  même,  faute  de  donner  colon  pour  30  herbages  de 
montagne  1  liv.  17  sols  9  den.;  le  fermier  du  domaine 
de  la  Catusse,  appartenant  an  s' de  Conquans,  écuyer, 
s' de  Camburat,  5  liv.  7  sols  3  den.;  Jacques  Bardy,  no- 
taire, fermier  des  cens  et  rentes  appartenant  au  prince 
de  Monaco,  1  sol  9  den.;  M^  Alexis  Capelle,  avocat,  16 
îiv.  7  sols  Ô  den.  Parmi  les  exempts  et  privilégiés  :  la 
dame  de  Durfort  et  Me  s'  de  Matha  son  mari,  2  liv.  14 
sols;  la  veuve  du  s'  de  Lacoste  et  le  s'  de  La  Garde  de 
Saignes,  2  liv.  14  sols  ;  le  s' de  Pruines  de  Saint-Gervais, 


Comptabilité.  -^  Compte  de  1658  et  pièces  justifieati-    I    1  liv.  11  sols  9  den. 


m 
■ 


192 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2042.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

tMII-1769,  —  Affaires  communales.  —  Bort-Bos- 
beleix.  —  Bort  (Puy-de-Dôme),  certificat  des  consuls, 
1686.  attestant  que  la  paroisse  de  Bort  n'a  pas  de  reve- 
nus patrimoniaux;—  lettre  de  M.  de  Merville,  subdélégué 
à  Thiers,  du  4  oct.  1732,  au  sujet  du  rétablissement  du 
presbytère  de  la  paroisse  de  Bort,  détruit  par  un  incen- 
die. —  Bort  (Corrèze),  lettres  de  M.  de  Mallessaigne, 
1753-1762,  relatives  à  des  usurpations  de  communaux. 
—  Bosbeleix,  lettre  de  M.  Godivel,  subdélégué  à  Besse, 
1750,  au  sujet  du  presbytère  de  cette  paroisse;  — ordon- 
nance de  rintendant,  du  26  juillet  1750,  contre  diffé- 
rents particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements  dans 
les  communaux  de  Bosbeleix. 


C.  2043.  (Liasse.)  —  21  pièces,  papier. 

1744-1787. —  Affaires  communales.  —  Boudes.  — 
Inventaire  de  pièces' relatives  à  la  nomination  d'un  syn- 
dic «  à  l'effet  d'intervenir  dans  l'instance  pendante  entre 
»  le  seigneur,  Jacques  Chanonat,  son  fermier,  d'une  part 
»  et  Jean  Laurent,  bourgeois,  au  siège  d'Aigueperse,  et 
»  d'employer  pour  moyens  d'intervenir  les  abus  qui  se 
»  glissent  dans  la  perception  du  dix)it  de  cuisson, 
»  demander  qu'il  soit  établi  un  poids  et  mesure  conforme 
>  aux  mesures  matrices  dud.  lieu,  ainsi  que  le  rapport 
»  de  la  mesure  matrice  dont  ils  se  sont  emparés,  qui 
»  étoit  déposée  dans  les  archives  de  l'église  >  ;  —  contes- 
tation entre  le  s*^  P.  Guerrier,  châtelain  de- Boudes, 
nommé  syndic,  et  quelques  habitants  qui  protestent 
contre  cette  nomination,  1787;  information,  correspon- 
dance ;  lettres  de  M.  de  Tremeuge  ;  pièces  d'une  procé- 
dure criminelle  faite  à  Montou  en  1768  contre  le  s' 
Guerrier  ;  on  trouve  mentionné  dans  l'information  le 
maître  d'école  de  Boudes  ;  —  lettres  de  M.  Jouzencie, 
subdélégué  à  Lempdes,  1744,  au  sujet  des  réparations  à 
faire  au  presbytère  de  Boudes,  pour  lesquelles  les  habi- 
tants font  des  difilcultés  ;  «  au  reste,  Votre  Grandeur 
»  n'est  peut-être*  point  à  savoir  que  ces  habitans  sont  de 
»  vrays  républicains  »  ;  le  devis  des  réparations  s'élève 
à  431  liv.  10  sols,  le  curé  doit  en  payer  une  partie  ;  — 
procès- verbal  d'adjudication  en  1750,  des  réparations  à 
faire  att  presbytère  au  prix  de  110  liv.  10  sols;  ordon- 
nance de  paiement 


C.  2044.  (Liasse.)  — 18  pièces,  papier. 

1739-1789.  —  Affaires  communales.  —  Bourg- 
Lastic.  —  Lettre  de  l'Intendant  à  M.  Ribeyre,  du 
13  octobre  1732,  au  sujet  delà  demande  que  font  les 
habitants  de  Bourg-Lastic  et  de  Messeix  de  défricher 
une  partie  de  leurs  communaux.  —  Réparations  au  clo- 
cher et  à  deux  chapelles  de  l'église  de  Bourg-Lastic, 
1746,  adjugées  au  prix  de  295  liv.  ;  rôle  de  répartition 
de  la  somme  de  295  liv.  ;  parmi  les  exempts  ou  privi- 
légiés on  remarque  :  la  communauté  des  prêtres  de 
Bourg-Lââtic  imposée  à  2  liv.  ;  le  prieur  à  1  liv.  2  sols 
5  den.  ;  le  marquis  de  Langeac  pour  la  seigneurie.de 
Préchonnet  à  15  liv.  7  sols  6  den.  ;  Jean  Dubois,  seigneur 
de  Margerides  à  6  liv.  ;  M"*  de  La  Forest-Bulhon  ou  le 
seigneur  de  Montgon,  son  gendre,  à  3  liv.  2  sols  6  den.; 
—  lettre  de  M.  Barrot,  curé  de  Bourg-Lastic,  1750, 
demandant  à  l'Intendant  de  vouloir  contraindre  ses 
paroissiens  à  réparer  le  clocher  que  la  foudre  à  endom- 
magé, il  signale  les  habitants  de  Bourg-Lastic  comme 
€  les  plus  rebelles  de  toute  la  généralité  »  que  l^autorité 
seule  de  l'Intendant  peut  amènera  faire  leur  devoir; 
lettres  à  ce  sujet  de  M.  Ribeyre,  subdélégué  à  Roche- 
fort  :  €  la  petite  parroisse  de  Saint-Sulpice  est  commune 
>  avec  celle  de  Bourg-Lastic  en  impositions  quoyque 
»  différentes  pour  le  spirituel.  Si  Monseigneur  ordonne 
»  l'imposition  il  paroit  nécessaire  d'en  dispensser  la 
»  parroisse  de  Saint-Sulpice  »;  —  note  de  M.  de  Malles- 
saigne au  sujet  des  réparations  que  demandent  pour 
leur  chapelle  les  habitants  de  la  communauté  de  Lastic, 
paroisse  de  Bourg,  1767;  —  requête  de  M.  Bardet  de 
Burg,  curé  de  Bourg-Lastic,  et  des  habitants  au  sujet  de 
réparations  à  faire  au  cimetière,  1759;  avis  de  M.  Ri- 
beyre, au  sujet  du  paiement  de  la  dépense  qui  s'élève  à 
60  liv.  «  Le  curé  est  de  condition  mais  son  bien  ne 
»  répond  pas  à  sa  naissance  ny  à  sa  façon  d'agir  et  de 
»  pensser.  Il  est  d'un  excellent  caractère,  aussy  11  est 
»  estimé  et  recherché  des  personnes  de  distinction.  Il  a 
»  pour  toutte  ressource  son  bénéfice  cure,  qui  étoit  bon  ; 
»  mais  son  prédécesseur  par  sa  mauvaise  intelligence 
»  avec  M.  le  commandeur  de  Tortebesse  en  a  diminué 
»  considérablement  le  produit  sur  la  partie  de  Lastic  ; 
»  d^ailleurs  le  chapitre  de  Tulle  en  Limouzin,  à  cause  de 
»  l'abbaye  de  Port-Dieu  qui  lui  a  été  annexée,  et  qui  par 
»  là  se  trouve  collateur  de  cette  cure,  et  même  se  dit 
»  prieur  de  la  parroisse  en  cette  qualité,  a  fait  un 
»  procès  à  ce  curé  qui  le  met  à  sec.  Sans  ces  observa- 
»  tions  et  sans  les  bonnes  qualités  du  curé,  il  paroitroit 
»  à  sa  place  de  le  laisser  chargé  de  la  majeure  partie  des 


j 


SÉRIE  G.  ~  INTBNi>iUI«ÎE  D'AUVERONE. 


Ui3 


>  firaiB  46  cette  réparation  ;  ainsy  il  ooBvidixlra  mieusc 

>  dlsnposar  la  somme  au  prochain  département»;  -^ 
iBYen taire  de  pièces  relatives  à  une  contastatioa  entre 
le  curé  et  les  Iiabitants,  1787-88  ;  ^  lettre  de  M.  Barrot, 
curé,  1756,  au  sujet  de  son  presbytère. 

■ 

C.  20*5.  (Liasse.)  —  27  p.,  papier. 

17ll§-t 771 . —  Affaires  communales. —  Bournoncle- 
Saint- Pierre. —  Délibération  des  habitants,  du  31 
juillet  1768,  décidant  défaire  des  réparations  à  leur 
église;  requête  du  syndic  à  l'Intendant;  copie  d'or- 
donnance de  révêque  de  Saint-Plour  ;  —  ordonnance 
de  rintendant,  du  11  juillet  1770,  commettant  M. 
Gueyffler  pour  dresser  procès-verbal  des  réparations 
en  question;  —  ordonnance  du  môme,  du  10  août  1770, 
commettant  M.  Gueyffier  pour  procéder  à  l'adjudication  ; 
-r  procès-verbal  d'adjudication  à  Pierre  Garrot  au  prix 
de  435  liv.  ;  —  correspondance  au  sujet  du  paiement 
^es  435  liv.  :  la  moitié  environ  est  payée  par  un  débiteur 
de  la  communauté,  le  reste  est  imposé;  —  rôle  d'impo- 
sition de  204  liv.,  plus  6  liv.  16  sols  pour  droit  de  col- 
lecte; —  correspondance  relative  aux  réclamations 
des  entrepreneurs;  —  inventaire  des  pièces  qui  com- 
posent le  dossier. 


•i'. 


€.  ^46.  (Liasse»)  —  li  p.,  papier. 

4. 

1<V7#-17S6.  —  Akfairbs  comaoimales.  -*  Bousse- 

lorgoes-Bouzel.  —    Correspondance  de  T Intendant, 

ide  M.  Gueyffler,  subdélégué  à  Brioude  ;  reqoéte  du  coré 

dé  Bousael&rgues ,  1770»  au  sujM  de  la  reconstruction 

d^one  gnmge  dépendant  du  presbytère.  •«*  Bouzel  :  ana- 

^yae  d*une  requête  du  s' Thomas  Mercier,  curé,  1782, 

expcsant  que  «  le  grand  nombre  de  malheureux  qui 

#  «Kisteat  dans  cet  endroit  a  engagé  plusieurs  per- 

-»  «onnes  à  concéder  des  champs  et  terres  sons  la  déno- 

»  ttioation  de  terres  de  la  Charité  pour  le  soulagement 

»  des  pauvres,  qui  ont  été  administrés  longtemps  par 

>  les  bailes  de  la  frérie  du  Saint-Esprit  » ,  ces  terres 

«ot  été  mal  administrées  et  le  sont  plus  mal  encore  par 

•les  mai^uilliers  depuis  la  disparition  de  la  frérie,  le  curé 

ileaiande  que  les  biens  soient  affermés  et  qu'on  le  charge 

de  distribuer  les  aumônes;  —  pièces  relatives  à  nne 

nsnrpation  de  communaux,  1786. 

C»  2047  (Liasse.)  —  0  pièces,  papier. 

17#9-I770.  —  Affaires  communales.  —  Brageac. — 
Requête  du  curé  et  des  habitants  de  Brageac,  1769, 
PoY-DK-DÔME.  —  Série  C. 


demandant  à  rintandaat  un  06«uniasaire  pour  dressa 
un  état  estimatif  des  réparations  nécessaires  à  l'égU^ 
dudit  lieu,  et  des  gratifications  proportionnées  aux 
dépenses  qu'ils  seront  obligés  de  faire;  —  l'Intendant 
commet  M.  de  Tournemire,  sublélégué  à  Mauriac  et  le 
s'  Douhet,  entrepreneur,  pour  faire  l'état  estimatif;  — 
procès-verbal  des  réparations  aux  voûtes,  au  lambria 
€  dominant  sur  la  nef»,  au  murcollatéral  du  côté  norA, 
au  clocher,  à  la  sacristie  et  à  la  toiture  ;  le  devis  total 
s'élève  à  1,455  liv.  ;  la  dame  abbs^se  de  Brageac  devra 
contribuer  pour  sa  part  aux  réparations  ;  —  correspon- 
dance de  rintendant  avec  M.  de  Tournemire  ;  ce  dernier 
écrit  le  14  mai  1770  que  la  paroisse,  M"'  l'abbesse  et  ie 
curé  ont  changé  de  système  ;'on  a  arrêté  de  se  borner  à 
l'emploi  de  quelques  fonds  de  fréries  et  d*éviter  toute 
imposition. 

G.  2048.  {Liasse.)  —  i28  pièces,  paplef. 

1741-1 TM.  ^  Affaires  communales.  •—  Brassac.  -r* 
Pièces  relatives  à  la  nomination  du  s''  Jean^Baptiske 
Fournier,  chirurgien,  comme  syndic,  1784  ;  —  inven- 
taire de  pièces  relatives  à  la  réclamation  de  Jean  Ouô- 
rin,  serrurier,  chargé  du  soin  de  l'horloge  et  dss  cloche^ 
€  au  moyen  de  l'abandon  d'un  p3tit  champ  qui  lui  avait 
»  été  fût  pai*la  comnaunauté,  le  siadic  s'était  obligé 
»  aussi  de  payer  anQualiemant  sa  taille,  en  lui  fournis^ 
»  sant  en  outre  l'huile  et  les  graissas  >  ;  ^-  délibération 
des  habitants  de  Brassac,  du  4  uov.  1743  ;  considérait 
que  le  procès-verbal  de  visite  de  l'évêque  de  Saint-Flour^ 
du  1*6  mai  dernier^  lu  au  prône  de  la  messe  paroissiaLc^ 
ordonne  que  le  curé  S3  pourvoira  devant  l'intendaat 
pour  obtenir  la  construction  d'un  presbytère,  les  habi- 
tants donnant  pouvoir  à  Jean  Seguin  at  Louis  Vernîèns 
pour  Tacquisition  d'une  maison  destinée  h  servir  de 
presbytère;  ordonnance  xie  l'Intendant  homologuait 
ladite  délibération  et  adjoignant  «  aux  fermiers  das 

>  revenus  patrimoniaux  de  la  parroisse  de  Brassac, 

>  consuls  et  autres  particaliers  qui  les  ont  géré 
»  nistré»  depuis  1720  j  usques  et  compris  l!année  derniène 

>  1743,  d'en  rendre  compte  par-devant  nous  à  ta 
»  manière  ordinaire  »  ;  ^  {)ro3èi-verbal  d'adjudicatiw 
des  réparations  à  £aire«u  presbytère  de  fij^asaac,  ain 
prix  de  968  liv.,  ten  1745;  «*-  procès- varbal  de  récej^iw 
des  travaux,  174ô«  —  {te^nâtes  adressées  an  baiili  da 
Sainte-Florine  et  au  sénéchal  d'Auvergne  par  les  habi- 
tants de  Brassac  contre  Pierre  J.-B.  Martinon,  curé^ 
et  le  s'  Martinoa,  son  frère,  qtti<ttt  enlevé  <  les  titres 

>  et  papiers  concernant  les  droits  de  leur  église,  de  la 
»  .nNMtfiwinftuté  des  faUar6%  dniit  Brasjac  eâ,  de  leur 
♦  prepre  oommunairté  »,  lesquels  tttpes  •étaient 

25 


194  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME, 

serves  à  Téglise  dans  un  grand  coffre  fermant  à  deux 


clefs,  1751-1752, 

G.  2049.  (Liasse.)  —  105  pièces,  papier,  2  cachets. 

17M-t'779. —  Affaires  communales.  — Brassac.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  de  1722  à  1743  :  ordonnance 
de  rintendant;  correspondance  de  M.  Jonzencie,  subdé* 
légué  à  Lempdes  ;  —  mémoire  sur  les  patrimoniaux  de 
la  paroisse  de  Brassac,  consistant  en  un  bateau  sur  l'Al- 
lier et  deux  champs  de  quatre  cartonnées  qui  doivent 
une  redevance  à  la  dame  du  lieu,  le  bateau  et  les  champs 
affermés  de  134  à  150  liv.  par  année;  les  «  retailles 
»  appelléesmayères  de  certains  arbres  pibles  et  sauUes  » 
qu*on  coupe  tous  les  4  ou  5  ans  et  qu'on  vend  35  à 
40  liv.;  -^  état  contenant  les  sommes  dues  au  corps 
commua  des  habitants  de  la  paroisse  de  Brassac,  prove- 
nant des  reliquats  des  comptes  rendus  par  Durand  Col- 
let, Jullien  Courghon,  et  par  Pierre  Andraud,  les  deux 
''premiers  eiî  qualité  de  fermiers  des  patrimoniaux  de 
1731  à  1743  et  comme  héritiers  de  leur  mère  et  belle- 
mère,  fermière  de  1722  à  1731  ;  Pierre  Andraud  des 
sommes  qu'il  a  reçues  des  fermiers  en  sa  qualité  de 
balle;  lesdites  sommes  montent   ensemble  à  883  liv. 
7  sols  ;  arrêté  par  l'Intendant  en  1744;  —compte  rendu 
par  les  précédents  :  parmi  les  dépenses  on  remarque  : 
24  liv.  payées  en  1737  au  s' Marré,  fondeur  de  cloches; 
10  liv.  10  sols  pour  la  bravade  faite  à  M.  et  à  M"*  Ros- 
signol, lorsqu'ils  vinrent  en  octobre  1739  voir  la  verrerie 
de  Brassac;  12  liv.  à  des  ouvriers  allemands  pour  avoir 
feit  un  cadran  à  Thorloge  en  1740  ;  —  procédure  à  l'oc- 
casion des  comptes  contre  la  dame  veuve  Ducros,  sei- 
gneur de  Brassac,  et  contre  Pierre  et  Julien  Laubie, 
1724-1748; —compte  rendu  par  Jean  Seguin  et  Louis 
Vernière,  commis  pour  la  recette  des  deniers  patrimo- 
niaux de  Brassac,  par  ordonnance  de  M.  Rossignol  du 
4  mars  1744,  de  leur  gestion  pour  les  années  de  1743  à 
1760  ;  arrêté  par  l'Intendant  en  1763  à  4,426  liv.  7  sols 
de  recette  et  à  4,227  liv.  5  sols  4  den.  de  dépense;  parmi 
les  dépenses  on  remarque  136  liv.  4  sols  au  maçon  et  au 
charpentier  pour  ^voir  refait  le  toit  de  la  halle  ;  — 
correspondance  et  pièces  relatives  à  l'apurement  du 
compte  ci-dessus  ;  pièces  justificatives  ;  correspondance 
relative  au  compte  de  Jacques  Brugier,  receveur  des 
patrimoniaux,  pour  les  années  1763  à  1766. 

G.  20o0.  (Liasse.)  —  40  pièces,  papier. 

1795-1786.*-  Affaires  communales.  —  Bredom.-«- 
Hequète  du  curé  et  des  habitants  de  la  paroisse  de  Bre- 


dom,  1725-1726,  demandant  Timposition  sur  ladite 
paroisse  d'une  somme  de  934  liv.  employée  pour  la 
refonte  et  l'augmentation  d'une  cloche  ;  délibérations  à 
ce  sujet;  l'imposition  est  autorisée.  —  Brenat  :  con- 
testation entre  les  habitants  de  Brenat  et  les  Reli* 
gieux  de  Sauxillanges  au  sujet  de  la  dime  des  blés, 
grains  et  vins,  que  les  Religieux  prétendent  percevoir  à 
la  9""*  gerbe,  tandis  que  les  habitants  prétendent  ne  la 
devoir  qu'à  la  19"«;  ces  derniers  invoquent  en  leur 
faveur  une  sentence  delà  Sénéchaussée  de  Clermont  du 
4  juillet  1625  et  l'arrêt  conflrmatif  d'icelle  du  27  juil- 
let 1629  ;  correspondance  de  rintendant,  de  MM.  Lafont 
de  Saint-Marts,  subdélégué  à  Issoire,  1769-1785  ;  — 
rôles  d'impositions  sur  la  parouise  pour  payer  les  frais 
du  procès;  —  nomination  et  révocation  de  syndics,  1781- 
1784. 


C.  2051.  (Liasse.)  —  252  pièces,  papier. 

1735-1778.  —  Affaires  communales.—  Brezons.— • 
Briffons.  —  Brezons  :  plainte  de  plusieurs  habitants  du 
village  de  Cros-Bas  contre  le  s' G.  Salat-Patagon,  1747, 
qu'ils  accusent  d'usurpation  sur  les  cx>mmunaux; 
comme  on  oppose  à  Salât  les  reconnaissances  des  terriers 
seigneuriaux,  il  prétend  ou  que  les  reconnaissances  ne 
sont  pas  exactes  n'ayant  pas  été  faites  à  la  mesure, 
ou  bien  que  la  portion  de  terrain  qui  n*y  est  pas*  men- 
tionnée était  franche  de  (^ns;  lettres  de  M.  de  Chazelles 
en  faveur  de  Salât  ;  —  lettre  de  M.  de  Miramon,  du 
4  nov.  1745,  relative  à  une  contestation  entre  les  pay- 
sans de  quatre  villages  de  la  paroisse  de  Brezons  et  ceux 
de  Vigoureux,  paroisse  de  Saint-Martin  «  au  sujet  d'un 
»  droit  de  pacage  et  chauffage  dans  un  bois  et  commun 
»  appelé  de  Vigoureux;  »  —  correspondance  et  ordon- 
nance de  l'Intendant  relatives  aux  réparations  à  faire  à 
l'église  de  Brezons;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  13  sept. 
1757,  qui  autorise  lesdites  réparations  et  ordonne  l'impo- 
sition de  la  somme  de  1,500  livres,  ensemble  des  huit 
deniers  pour  livre  pour  les  taxations  du  receveur  des 
tailles  et  droit  de  levée  des  collecteurs;  —  lettre  de 
M.  Tassy  de  Montluc,  1738,  au  sujet  d'un  procès  que 
soutient  la  paroisse  en  la  cour  des  Aides.  —  Briffons  : 
contestations  au  sujet  des  communaux  entre  les  habi- 
tants de  Muratel  et  quelques  particuliers  du  village  de 
Ribeyroux,  1778  ;  entre  les  habitants  de  Briffons  et 
ceux  de  la  Nugeyre;  —  contestation  entre  le  curé  et  les 
habitants  au  sujet  du  rétablissement  du  presbytère,  1735. 


€.  20S2.  (Liasse).  *-  44  pièces,  papier,  dont  1  cahier  de  24  feuillets, 

(3  impr.). 


1749-17611.  —  Affaires  communales.  —  Brioude.  — 
Personnel,  assemblées.  —  Lettre  du  seciond  commis 
•consul  de  la  ville  de  Brioude,  du  10  mars  1748,  commu- 
niquant à  l'Intendant  un  projet  de  placet  au  roi  pour 
l'obtention  d'un  corps  de  ville;  —  procès- verbal  d'as- 
semblée des  habitants  de  Brioude,  du  7  août  1748 
(assemblée  ad  partes  tenue  dans  la  salle  capitulaire)  ;  le 
but  de  la  réunion  est  d'étudier  les  moyens  à  prendre 
pour  que  les  assemblées  de  ville  soient  à  l'avenir  «  plus 

>  libres,  plus  tranquilles  et  moins  longues  »  ;  les  habi- 
tants ont  envoyé  des  mémoires  en  Cour  pour  se  plaindre 
du  despotisme  de  Messieurs  du  Chapitre  et  pour  deman- 
•der  rétablissement  d'un  corps  de  ville  ;  on  rappelle  les 
difficultés  soulevées  par  M.  de  Saint-Georges,  chanoine 
et  baile  du  Chapitre,  dans  l'assemblée  du  12  mai  1748,  au 
sujet  de  la  nomination  d'un  greffier  pour  les  assemblées 
ad  partes,  dans  l'assemblée  du  II  juillet,  au  sujet  do  la 
confection  du  tableau  des  consuls,  et  dans  celle  du 
15  juillet,  au  sujet  de  la  nouvelle  route  de  commu- 
nication du  bas  Languedoc  avec  la  basse  Auvergne; 
rassemblée  du  7  août  est  tenue  sous  la  présidence  de 
4(  M.  Maximien  Martinon,  ancien  lieutenant  criminel, 

>  avocat  au  Parlement,  ex-commis  de  ladite  ville  >  ; 
on  décide  d'envoyer  de  nouveaux  mémoires  en  cour; 
lettre  de  M.  de  Saint-Georges,  10  mars  1748,  se  plai- 
gnant d'avoir  été  insulté  dans  rassemblée  de  ville  du 
19  février;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Mombriset, 
subdélégué,,  du  14  janvier  1749 >  l'informant  que  le 
roi  Ta  nommé  commissaire  pour  assister  aux  as- 
semblées des  habitants  de  Brioude;  —  copie  d'ordon- 
nance du  roi,  du  10  janvier  1749,  pour  la  tenue  des 
^issemblées:  les  assemblées  se  tiendront  en  présence 
du  commissaire,  lequel  prendra  rang  immédiate- 
ment au-dessus  des  commis  en  charge  et  au-dessous 
des  députés  du  Chapitre  ;  le  commissaire  recueillera  les 
voix,  conclura  et  fera  dresser  le  procès-verbal  au  cas 
oik  le  député  du  Chapitre  président  refuserait  de  le  faire; 
le  s*"  de  Mombriset  est  nommé  commissaire  ;  —  arrêt  du 
<:k>nseil  d'État,  du  28  sept.  1751,  ordonnant  l'exécution 
dans  la  ville  de  Brioude  des  édits  de  décembre  1706  et 
noTembre  1733,  portant  création  des  offices  municipaux; 
ie  Chapitre  demandait  à  être  maintenu  «  dans  les  droits 
»  et  privilèges  qui  leurs  ont  été  confirmés  par  différents 

>  arrêts  du  Conseil  et  du  Parlement  de  Paris  depuis 
»  plus  de  quatre  siècles,  et  nommément  dans  le  droit  de 

>  commettre  des  habitants  de  la  ville  de  Brioude  pour 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  19& 

»  l'administration  des  affaires  communes  de  ladite 
»  ville  >,  et  qu'il  soit  défendu  aux  habitants  «  de  pren- 

>  dre  des  délibérations  qu'en  présence  des  syndics  du 
»  Chapitre  »;  suivi  d'ordonnance  de  l'Intendant  (placard 
impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  P.  Boutaudon,  trois 
exemplaires)  ;  —  extrait  des  registres  des  actes  capitu- 
laires  «  du  noble  Chapitre  de  l'église  royale  Saint-Julien 
»  de  Brioude,  seigneurs-comtss  de  ladite  ville  et  de 
»  Baumont,  barons  de  celle  de  Saint-Germaîn-Lem- 

>  bron,  immédiats  du  Siint-Siège  »  ;  délibération  du 
21  janvier  1758  par  laquelle  le  Chapitra  reconnaît 
l'établissement  du  corps  de  ville;  —  plaintes  de  M.  Vital 
Croze  de  Mombriset,  lieutenant  au  bailliagd  et  comté 
de  Brioude  et  d'Antoine  Bertier,  procureur  d'office 
audit  bailliage,  au  sujet  des  abus  qui  régnent  dans 
les  assemblées  de  ville,  1758.  —  Mémoire  des  habi- 
tants de  la  ville  de  Brioude  tendant  à  rétablissement 
d'un  corps  de  ville,  en  exécution  de  l'article  10  de  l'ôdit 
du  mois  d*ao&t  1761  :  la  ville  de  Brioude  est  une  des 
plus  considérables  de  la  province,  elle  est  le  chef-lieu 
d'une  élection,  le  siège  d'un  visiteur  des  gabnlles;  il  y  a 
dans  cette  ville  un  Chapitre,  quatre  paroisses,  trois  cxyix^ 
vents  de  religieux,  quatre  maisons  religieuses  de  fflles, 
un  Hôtel-Dieu  où  les  pauvres  sont  soignés  par  des  reli- 
gieuses  hospitalières,  un  collège  pour  l'instru^.tion  de  la 
jeunesse  desservi  par  les  prêtres  de  la  congrégation  du 
Saint-Sacremant,  une  manufacture  royale  de  draps  lon- 
drins  seconds,  des  foires  et  des  marchés  importants  ; 
mâm3  après  l'épidémie  da  1761  et  de  1762  le  nombre  des 
habitants  s'élève  à  plus  de  4,500  et  cependant  Brioude 
n'a  pas  encore  d'administration  municipale  régulière- 
ment constituée;  avant  1749  les  habitants  ne  pouvaient 
se  réunir  qu'avec  l'agrément  du  Chapitre,  dans  une  des 
salles  capitulaires  et  en  présence  de  deux  chanoines- 
députés.  Le  mémoire  rappelle  les  différentes  circons* 
tances  dans  lesquelles  la  mauvaise  volonté  du  Chapitre  a 
été  préjudiciable  à  l'exécution  des  ordres  du  roi;  les 
chanoines  usent  avec  despotisme  de  leur  privilège» 
dégoûtent  les  notables  habitants  d'assister  aux  assem  « 
blées  en  y  introduisant  la  plus  vile  populace  «  qui  n*en« 
»  tend  point  de  raison  »  ;  le  défaut  de  corps  de  ville  se 
fait  sentir  également  lors  du  passage  des  troupes  et  nuit 
au  recouvrement  des  deniers  royaux,  car  les  consuls  qui 
en  font  la  levée  «  n'ayant  aucune  marque  d'honneur,  ne 
»  pouvant  pas  même  se  faire  accompagner  d'aucun 

>  valet  de  ville  revêtu  de  casaque  de  livrée  comme  il  est 
»  d'uzage  dans  les  villes  qui  ont  corps  et  consulat,  la 

>  populace,  qui  n'a  égard  qu'au  dehors  et  à  l'extérieur 
»  qui  frape  ses  yeux,  les  insultoit  à  tout  moment  »  ;^'est 
en  considération  de  ces  inconvénients  que  le  roi  Charw 
les  VIII  avait,  par  lettres  patentes  de  février  1492,  créé 


I 
\ 


im  AJCCHIYES  BU 

UB  coiiisul*t  ànaa  la  viilâ  ie  Brioude;  semblaUeg.  letMs 
ptttditeS'  ont  ^ié  aœordées  en  novembre  1555,  k  20 
aHt  1584,  tnto  en  jiniilet  1618;  ces  dernière»  forent 
siiivies  de  Jottrea  pateentes  en  forme  de  jussion  du 
5fiévrit*r  1619;  il  est  vrai  que  sujp  Topposition  du  Char 
pjtre  intervinrent  plusieurs  arrêts  q^i  déboutèrent  les 
habitants  de  l'effet  des  lettre»  patentes»  <  sur  le  fonde- 

>  ment  d'un  ancien  arrêt  du  Parlement,  du  mots  de 
»  mars  1282,  rendu  sous  le  règne  de  Philippe  le  Hardy, 
»  lequel   arrest  avoit  débouté  les   Iiabitans  de  leur 

>  demande  en  complainte  possessoire  d*un  corps  de  vUIe 
»  faute  par  eux  d'a\Qjr  prouvé  leur  possession  »;  l'or- 
donnance de  1749  désigna  le  subdélégué  de  l'Intendant 
pour  présider  les  assemblées  ordinaires  des  babit:ints, 
inais,  cette  ordonnance  n'ayant  remédié  qu'à  une  partie 
djes  abus»  <  Sa  Majf sté,  deux  ans  après  et  le  28  sept. 

>  1751»  rendit  en  son  Conseil  d'État  arrêt  contradîc- 

>  toire  entre  le  Chapitre  et  les  habitons  de  Brioude,  par 

>  lequel  le  Chapitre  fut  débouté  de  sa  demande  tendeAte 

>  à  ce  que,  conformément  à  tous  les  arrêts  du  Conseil 
»  et  du  Pailcment  dont  on  a  cy^^dessus  rendu  compte, 
»  il  fût  maintenu  dans  le  droit  de  commettre  des 
»  habitans  de  la  ville  de  Brioude  pour  l'administration 

>  des  ail[aires  de  lad.  ville  »  ;  en  conséquence  les  babi^ 
tans  furent  autorisés  à  nommer  des  officiers  munici* 
paux  et  à  s'assembler  dans  une  maison  commune;,  le 
Chapitre  consentit  à  transiger  on  1758,  mais  revint  sur 
sa  décision  peu  de  temps  après  et  il  prétend  qu'un  arrêt 
du  5  sept.  1764  a  tranché  la  question  en  sa  faveur;  les 
habitants  demandent  à  jouir  du  bénéfice  de  l'édit  ivk 
mois  d'août  1754»  Le  mémoire  est  signé  des  deux  con^ 
SBls;  —  avis  de  M.  de  Ballainvilllers»  intendant,  sur  le 
mémoire  adressé  au  Contrôleur  général  le  6  novem- 
bre 1764  ;  il  pense  qu'il  suffit  de  créer  k  Brioude  deua 
officiers  municipaux  sous  le  titre  d'échevins  â'honneudr, 
un  secrétaire-greffier  et  un  receveur  des  octrois  et  patri- 
moniaux ;  il  tarait  au  surplus  avantageux  pour  la  ville 
de  Brioude  et  pour  les  autres  villes  que  les  officiers 
municipaux  remplissent  leur  charge  plus  d'une  année; 
l'Intendant  indique  aussi  comment  doivent  être  compo- 
sés le  conseil  ordinaire  et  les  assemblées  générales  ;  la 
dépense  de  6,000  liv.  qu'on  propose  pour  acquérir  une 
maison  commune  est  beaucoup  trop  considémbie  eu 
égard  aux  ressources  de  la  ville  ;  —  lettre  de  M.  Mar- 
tmon  de  Saint- Ferréol,  nommé  premier  échevin  dans 
rassemblée  des  notables  du  23  juin  1765;  —  lettre  de 
M.  Dejax,  proposé  au  roi  pour  la  place  de  maire;  il 
décline  cet  honneur  en  alléguant  son  grand  âge  (né  le 
Id  oct.  1695),  supposé  que  le  choix  pût  tomber  sur  lui  ; 
lettre  de  MM.  Croze  et  Martinon  Dentiliat,  proposés  en 
n^éme  temps,  priant  l'Intendant  de  recommander  an 


FUY-BE-DOMB. 

roi  pour  )a  mairie  de  Brioude  M.  Dejax,  qui  se  trouve 
avec  eux  parmi  les  trois  sujets  désignés  par  l'assemblée 
des  notables  ;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  du 
lOjuillet  1765,  demandant  l'avis  de  M.  de  Ballainviliiers;. 
lettre  du  même  du  8  août,  annonçant  que  le  roi  a  fait 
choix  de  M.  Martinon  Dentiliat,  avocat;  —  lettre  de 
remerciements  de  ce  dernier.  —  Correspondance  de 
MM.  Langlois,*  intendant  des  Finances  et  des  officiera 
municipaux  de  Brioude,  1767,  au  sujet  des  difficultés 
soulevées  par  le  Chapitre  relativement  à  la  nomination 
des  notables.  —  Contestation  entre  le  Chapitre  et  les 
habitants  au  sujet  de  rétablissement  du  corps  de  ville^ 
1767  :  le  Chapitre  fait  assigner  le  corps  de  ville  devant 
M.  le  Sénéchal  de  Riom,  par  exploit  du  2  janvier  1767,, 
pour  qu'il  soit  fait  défense  aux  officiers  municipaux  de 
se  qualifier  de  tels,  et  ce  en  vertu  de  l'art^  9  de  la  décla- 
ration du  roi  du  15  juin  1766  ;  les  officiers  municipaux 
s'adressent  au  Contrôleur  général  et  M.  de  L'Averdy  leur 
répond  que  l'article  en  question  ne  peut  avoir  d'appli- 
cation pour  la  ville  de  Brioude,  et  qu'ils  peuvent  en 
conséquence  continuer  leurs  fonctions  et  procéder  au 
renouvellement  prescrit  par  l'édit;  —  pièces  de  procès 
dure  ;  —  procès-verbaux  de  délibérations;  —  lettres  des 
maires  et  échevins  à  l'Intendant  ;— copie  des  provisions 
de  M.  Belamy-Dubreuil  pour  maire  de  la  ville  de 
Brioude,  du  20  septembre  1769. 


G.  2053.  (Liasse.)  —  23  pièccsj  papier. 

1736-1715.  — Affaires  communales.  —  Brloudet  — 
Personnel.  —  Lettre  de  M.  Rochette,  du  28  mars  1737, 
adressant  à  l'Intendant  une  requête  du  clerc  de  ville  et 
proposant  d'accorder  une  ordonnance  de  30  liv.  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Belamy  au  sujet 
de  rindemnité  accordée  aux  médecins  des  pauvres  de  la 
ville  de  Brioude  :  un  arrêt  du  Conseil  du  20  août  172ô 
avait  autorisé  Timposiiion  d'une  somme  de  300 liv.  pour 
le  payement  du  médecin,  M.  Leroy  jouit  de  cette  indem* 
nité  de  1726  à  1737;  il  est  remplacé  en  1738  par  M.  Vital 
Couguet;  ordonnances  de  l'Intendant;  —  correspon- 
dance relative  aux  gages  à  accorder  à  la  sage*£dinmet 
1752;  on  demande  une  augmentation  de  50  liv.;— lettre 
de  l'Intendant  aux  consuls  de  Brioude,  1755,  au  sujetde 
gages  (ItO  liv.)  que  ceux-ci  proposaient  de  donner  au 
s' Guiton,  chirurgien-accoucheur,  et  des  gfiges  de  la 
sage-femme;  l'Intendant  pense  que  les  fonctions  de 
chirurgien-tnajor  de  régiment  qu'a  remplies  le  s' Guiton 
n'ont  pu  lui  donner  aucune  expérience  pour  les  aocou-- 
chements  ;  ce  serait  d'ailleurs  faire  tort  aux  a«tres 
médecins  de  la  vilk. 


j 


r 


C.  2094.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.  ;  4S  pièces,  papier. 


llf  «-1186.-^  Affaires  communales.  —  Brioude.  — 
'Travaux  communaux.  —  Correspondance  de  M.  Dodun, 
àh  l'Intendant  et  de  M.  Dupuy,  1726,  au  sujet  de  la 
démolition  projetée  par  la  ville  de  deux  petites  maisons 
sftuées  entre  la  rue  de  la  Castellerie-Vieille  et  la  rue  de 
lu  Boucherie;  —  requête  des  habitants  du  faubourg  de 
Saînt-Prejeix,  exposant  que  €  le  boulaval  en  forme  de 
dosme  »  de  la  grande  porte  de  la  Fenerye  s'est  en  partie 
écroulé,  ce  qui  déshonore  cette  entrée  la  plus  importante 
de  la  ville;  ils  demandent  des  réparations;  correspon- 
dance de  rintendant  avec  M.  Rochette,  subdélégué, 
1731  ;  —  lettre  de  M.  Rochette,  du  8  déc.  1737,  au  sujet 
du  délibératoire  qu'ont  pris  les  habitants  pour  la  démo- 
lition de  toutes  les  portes  de  ville  qui  menacent  ruine, 
notamment  celle  du  Postel  ou  Fenerye,  celle  de  la  Che- 
vrerie,  celle  de  Seguret  et  celle  de  Saint-Pierre;  — 
lettre  des  consuls,  du  14  juin  1739,  au  sujet  du  placard 
«qu'ont  faiir  afficher  lea  Trésoriers  de  France  pour  la 
TMite  de  toutes  les  maisons  et  fonds  situés  sur  les  fossés 
«t  remparts;  — ordonnance  de  l'Intendant^  du  7  déc. 
1740,  ordonnant  Timposition  d'une  somme  de  100  liv. 
restée  due  sur  les  1,275  liv.  qu'ont  coûté  les  réparations 
fslites  à  réglîse  Saint^Joan  ; — correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  Mombriset,  subdélégué,  1748,  au  sujet 
d'une  requête  du  curé  de  Saint-Jean  qui  demande  à 
prendre,  pour  une  réparation  dans  la  sacristie  de  son 
église,  les  pierres  provenant  des  murs  de  Tancienne église 
Saint-Oeneix  ;  rintendant  rapi>elle  que  ces  pierres 
avaient  été  déjà  demandées  pour  réparer  le  cimetière  de 
Saint-Laurent,  mais  qu'elles  avalent  été  réservées  pour 
paver  la  place  où  était  autrefois  Féglise  Saint-Geneix  ; 
la  requête  du  curé  de  Saint- Jean  est  repoussée  ;  —  lettre 
de  M.  de  Mombriset,  du  20  juin  1751,  adressant  à  l'in^ 
tendant  un  état  des  réparations  à  faire  à  l'église  de 
St^Prejeix;  —  imposition  pour  la  refonte  d'une  cloche 
de  l'fglise  Notre-Dame,  1756  ;  correspondance  de  l'In- 
tendant, de  MM.  de  Mombriset  et  Tartel  ;  —  requête  de 
Philibert  Demurs,  tailleur  d'habits,,  se  plaignant  que 
la  ville  veuille  démolir  sa  maison  pour  agrandir  une 
place,  sans  lui  en  payer  un  prix  convenable,  1767;  -^ 
arrêt  du  Conseil  d'État,  du  30  janvier  1770,  autorisant 
l'imposition  d'une  somme  de  600  liv.  destinée  au  cure- 
ment  des  fossés  et  au  pavage,  réparations  du  pavé, 
1772:  lettre  de  M.  Queyffler,  subdélégué;  lettre  de 
l'abbé  de  Massais,  chanoine-comte  de  Brioude»  remer-' 
ciant  l'Intendant  de  la  somme  qu'il  a  accordée  pour 
caet  objet;  —  lettre  de  M"*"  du  Bos,  supérieure  de  la 


SÉRIE  a  ~  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  187 

Visitation,  du  26  mars  1772,  protestant  contre  la 
construction  projetée  d'une  promenade  sous  les  murs 
du  couvent;  requête  de  J.-B.  Pouchon,  lieutenant 
au  bailliage  de  la  ville  et  comté  de  Brioude,  au  su- 
jet d'un  jardin  potager  que  lui  enlèverait  le  projet  ci- 
dessus;  —  projet  de  translation  des  boucheries  : 
M.  Gueyffler,  consulté,  est  d'avis  qu'il  faudrait  établir 
des  boucheries  nouvelles  et  défendre  aux  bouchers  de 
tuer  chez  eux  ;  on  attribue  au  mauvais  état  des  tueries 
particulières  les  épidémies  qui  désolent  la  ville  et  ont» 
depuis  1764,  réduit  la  population  de  5,000  à  4,000; 
il  serait  à  propos  que  Tlutendant  demandât  au  Conseil 
un  arrêt  d'attribution  pour  juger  TafEsUre;  on  n'en 
finirait  pas  si  l'on  s'adressait  au  Parlement  qui  parirft 
le  jnge  naturel  d'une  affaire  de  ce  genre;  —  anrét 
du  Conseil,  du  14  fév.  1786,  qui  autorise  l'adjudication 
des  réparations  à  faire  au  presbytère  de  la  paroisse  de 
Saint'Prejeix  de  la  ville  de  Brioude  et  ordonne  sur  celle 
de  Saint>G6rvais-sous*'Meymont  Timposition  d'nne 
somme  de  1,588  liv.  14  sols  8  den.  pour  frais  d'arpente- 
ment. 


C.  2055.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier,  dont  t  cahier 

de  28  feuillets. 


17SS-17II6.  —  Affaires  communales.  — Brioude. 
-<-  Contentieux.  —  Délibération  des  habitants  de 
Brioude,  du  l^' février  1733,  décidant  de  faire  opposi- 
tion à  la  requête  adressée  par  le  Chapitre  à  Sa  Majesté, 
pour  obtenir  des  lettres  patentes  de  confirmation  de 
leur  prétendu  privilège  «  dans  lesquelles  ils  prétendent 
»  de  faire  insérer  que  les  gradués  n'auront  aucun 
»  droit  d'expectative  sur  les  prébandes  que  led.  Cha- 
»  pitre  prétend  ne  pouvoir  être  possédées  que  par 
»  des  nobles  »;  les  habitants  prétendent  que  les  gra- 
des donnent  les  mêmes  droits  que  la  noblesse;  lettre 
du  s'  Lemond,  syndic  des  habitants;  —  l'Intendant 
communique  la  délibération  au  Chapitre  ;  —  lettre  de 
Tabbé  de  Chambonas,  prévôt  et  comte  de  Brioude,  re- 
merciant rintendant  et  le  priant  de  calmer  les  esprits  des 
habitants  et  de  suspendre  leur  vivacité;  le  Chapitre  in- 
voque une  possession  immémoriale  et  non  interrompue, 
et  prot6sJ;e  d'avoir  £ait  aux  habitants  tout  le  bien  possi^ 
ble,  malgré  toutes  les  preuves  de  ma^ivaise  volonté  qu'il 
en  aniçues;  il  consent  à  donner  connaissance  à  rinten-^ 
dant  des  titres  sur  lesquels  le  Chapitre  fonde  ses  pré- 
tentions; il  fait  remarquer  d'ailleurs  que  les  prébendes 
ne  peuvent  être  un  objet  pour  des  gradués,  puisqu'elles 
ne  valent  pas  assurément  plus  de  500  livres;  —  lettre 
de  l'Intendant,  du  24  mars  1733,  informant  M.  Lemond 


198  ARCHIVES  DU 

qu*il  refuse  d'homologuer  la  délibération,  Taffaire  des 
gradués  n'ayant  rien  de  commun  avec  les  intérêts  de  la 
ville,  qui  s'exposerait  mal  à  propos  à  des  frais  considé- 
rables» elle  a  plutôt  intérêt  à  soutenir  les  prérogatives 
d*un  Chapitre  «  qui  fait  son  principal  ornement  »;  les 
gradués  d'ailleurs  pourront  soutenir  leur  droit  de  la 
manière  qu'ils  voudront  sans  que  la  ville  ait  à  interve- 
nir. —  Contestation  entre  le  Chapitre  et  les  habitants 
au  sujet  de  la  perception  des  dtmes,  1747;  le  Chapitre 
ayant  prétendu  ^)ercevoir  la  dime  des  jarrousses  au 
dixième  sur  l'un  des  habitants,  la  ville  prend  fait  et 
cause  pour  ce  dernier;  elle  soutient  qu'en  vertu  d'une 
transaction  du  24  nov.  1539  le  Chapitre  ne  doit  perce- 
voir la  dime  qu'au  dixième  et  seulement  sur  «  le  fro- 
ment, seigle,  orge,  avoine,  vendange,  chanvre  et  lin  »  ; 
le  Chapitre  soutient  qu'au  lieu  du  mot  lin  il  faut  lire 
légumes  et  qu'on  doit  considérer  les  jarrousses  comme 
légumes; — délibérations;  correspondance  de  Tlnten-* 
dant  avec  M.  de  Mombriset;  —  extrait  de  la  transac- 
tion de  1539.  —  Correspondance  de  l'Intendant  et  du 
subdélégué,  1750,  au  sujet  dé  sommes  dues  au  s'  Phili- 
bert pour  avoir  procédé  à  la  vérification  des  bornes  de 
la  dimerie  de  Brioude.  —  Lettres  de  MM.  Dejax  et 
Croze,  des  11  et  20  mai  1751,  au  sujet  de  la  résolu- 
tion qu'ont  pris  les  habitants  de  supplier  Sa  Majesté 
€   de   ne    point   permettre   la  suppression   des    dix 

>  canonicats  sacerdotaux  et  des  dix  demy  prébendes 

>  avec  union  à  la  manse  capitulaire,  que  le  Chapitre 

>  sollicite  auprez  de  Sa  Majesté  »;  mémoire  à  ce  su- 
jet. —  Délibération  de  la  ville  et  lettre  de  l'abbé  de 
Laurie,  doyen,  comte  de  Brioude,  1752,  au  sujet  du 
nettoyage  de  la  ville  et  d'une  contestation  relative  à 
un  chemin  entre  la  ville  et  le  Chapitre  ;  —  lettre  de 
M.  Martinon  de  Saint-Ferréol,  syndic  de  la  ville,  du 
31  janvier  1765,  au  sujet  d'un  arrêt  du  Parlement  du 
6  sept  1764,  qui  fait  défense  à  MM,  du  Chapitre  en  par- 
ticulier de  prendre  la  qualité  de  comte  et  de  timbrer 
leurs  armes  de  la  couronne  comtale  en  vertu  de  la  seule 
qualité  de  chanoines  de  Brioude;  —  rôle  de  répartition 
de  la  somme  de  1,695  liv.  19  sols  8  deu.  imposée  sur 
tous  les  habitants  de  Brioude,  privilégiés  et  non  privi- 
légiés, en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  7  août  1765> 
pour  le  montant  des  frais  auxquels  les  habitants  ont 
été  condamnés,  par  arrêt  du  Parlement  du  6  sept.  1764, 
envers  le  Chapitre  :  le  s' Belamy  d'Oradour,  receveur 
des  tailles,  7  liv.  16  sols  6  den.  ;  Belamy  du  Breuil, 
écuyer,  7  liv.  16  sols  6  den.  ;  dame  Anne  Dejax,  veuve 
du  s»  Antoine  Tartel,  2  liv.  12  sols  ;  le  s'  Gueyffler, 
maître  des  postes,  1  liv.  17  sols;  Croze,  avocat,  contrô- 
leur des  guerres,  9  liv.  15  sols;  le  s'  Vauzelles  fils,  hé- 
raut d*armes,  3  liv.  11  sols;  Jean-François  Martinon, 


PUY-DE-DOME. 

receveur  des  amendes  de  la  Maîtrise  des  eaux  et  forêts 
de  Saint-Flour,  sa  mère  et  sa  sœur,  6  liv.  18  sols  6  den.; 
Barthélémy  Roubin,  marchand  à  La  Fénerie,  13  liv. 
13  sols  9  den.;  Guillaume  Mahias,  bourgeois,  2  liv. 
18  sols;  Dufour,  chirurgien,  17  sols  3  den.  ;  le  s*"  Obrier, 
marchand  cirier,  quartier  du  Collège,  4  liv.  10  sols 
3  den.  ;  Julien  Nozerines,  orfèvre,  10  liv.  4  sols;  Pierre 
Marret,  fondeur  de  cloches,  quartier  de  La  Pardige, 
7  liv.  2  sols  3  den.  ;  Louise  Marret,  veuve  Sicard,  2  liv. 
9  sols  3  den.;  Jean-Ignace  Martinon  de  Saint-Ferréol, 
au  Mazel,  13  liv.  5  sols;  Pierre  Martinon-Dintillac, 
avocat,  16  liv.  1  sol  6  den.  ;  Antoine  Dalbine,  avocat,  et 
le  s'  Dalbine,  son  frère,  13  liv.  10  sols  ;  Julien  Vissac, 
notaire  royal,  quartier  de  Saint-Pierre,  5  liv.  10  sols; 
François  Couguet,  notaire  royal,  à  La  Cartalerie,  16  liv. 
16  sols  3  den.  ;  Vital  Couguet,  docteur  en  médecine, 
3  sols. 


C.  2056.  (Liasse.)  —  76  pièces,  papier. 

1694-1776.  —  Affaires  communales.  —  Brioude» 
—  Suppression  du  droit  de  leyde.  —  Procès- verbal 
dressé  contre  des  marchands  qui  avaient  vendu  du  blé 
en  dehors  du  marché,  1694  ;  lettre  à  ce  sujet  de  l'abbé 
de  Bragelongne.  —  Correspondance  de  rintsndant  aveo 
M.  Croze,  avocat  à  Brioude,  au  sujet  de  la  leyde  perçuo 
par  le  chapitre  ;  —  lettre  de  MM.  Tabbé  de  Sereys,  pré- 
vôt ;  l'abbé  de  Laurie,  doyen  ;  Pabbé  de  Nozières,  syn- 
dic; le  comte  de  Guilhem,  syndic  du  Chapitre  de 
Brioude,  du  13  mai  1771,  demandant  la  protection  de 
l'Intendant  à  l'occasion  du  séjour  à  Paris  de  MM.  Croze 
et  Dalbine,  qui  y  poursuivent  sans  doute  la  suppression 
du  droit  de  leyde,  puisqu'on  sait  qu'il  n'est  plus  ques- 
tion de  rétablissement  d'une  justice  royale  à  Brioude 
et  que  c'était  pour  ce  dernier  objet  que  les  avocats 
avaient  feit  le  voyage  ;  —  lettre  de  M.  Gueyffler,  sub* 
délégué,  du  2  juin  1771,  informant  l'Intendant  des  ef- 
forts qu'il  a  faits  pour  concilier  les  habitants  et  le  Cha- 
pitre au  sujet  de  la  leyde  ;  il  avait  cru  jusque-là  que  la 
ville  manquait  d'égards  envers  MM.  les  comtes,  mais  il 
est  bien  détrompé  :  «  On  nous  envoya  chez  M.  de  Lau- 
»  rie,  doyen,  qui  a  la  plus  grande  part  aux  affaires  de 
>  sa  compagnie.  Je  débutai  par  lui  dire,  au  nom  de  la 
»  ville,  qu'elle  se  feroit  toujours  un  devoir  de  témoi*» 
»  gner  au  Chapitre  le  respect  et  la  soumission  qu'elle 
»  lui  porte,  en  ne  prenant  aucune  délibération  dans  les 
»  affaires  relatives  aux  intérêts  réciproques  sans  en 
»  avoir  préalablement  conféré^  que  nous  venions  dans 
»  ces  sentiments. . .  M.  le  Doyen  se  redressa,  nous  ât 
»  plusieurs  questions;  il  nous  demanda  qui  répondroit 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


1Ô9 


>  du  prix  de  la  leyde,  que  le  Chapitre  ne  vouloit  point 
»  aToir  aflaire  à  ce  sujet  avec  le  corps  commun  »  ni  être 

>  remboursé  des  fruits  ou  du  capital  par  la  Toie  de 

>  l'imposition,  que  le  Roi  pourroit  au  besoin  en  sus- 
»  pendre  le  payement  et  s'approprier  les  fonds  destinés 
»  à  cet  usage.  Il  traita  les  habitants  de  mutins,  d'indo- 
»  ciles  aux  loix  et  aux  jugemens,  nous  protesta  que 

•>  Ton  n'obtiendroit  rien,  que  le  Chapitre  s'yoppose- 
»  roit...  M.  le  Doyen  prit  feu  au  mot  de  politesse,  nous 
»  dit  qu'il  ne  valoit  pas  la  peine  de  venir  pour  lui  faire 
»  une  politesse,  qu'il  nous  apprendroit  bien  que  nous 
»  avions  des  grâces  à  demander  au  Chapitre,  et  nous 
»  tint  d'autres  propos  qui  me  lassèrent  de  l'entendre. 
»  Je  ne  lui  répliquai  rien,  je  le  saluai  profondément  et 
»  me  retirai  en  silence  ;  le  s''  de  Reyrolles  me  suivit  et 
»  M.  le  Doyen  courut  après  nous  pour  me  dire  du  haut 
»  de  son  escalier  que  je  fesois  le  petit  intendant,  mais 
»  qu'il  sauroit  bien  m'humilier  et  écrire  »;  MM.  du 
Chapitre,  ajoute  M.  Gueyffier,  annoncent  déjà  ma  dis- 
grâce, ils  sauront  bien,  disent-ils,  me  priver  de  Thon- 
-neur  de  votre  confiance,  eux  qui  m'ont  procuré  Tavan- 
tage  d'être  votre  subdélégué;  —  lettre  de  Tabbé  de 
Nozières  se  plaignant  de  la  délibération  qu'ont  prise  les 
habitants  pour  parvenir  à  la  suppression  de  la  leyde; 
l'Intendant  répond  qu'il  vient  d'homologuer  cette  déli- 
bération, mais  qu'en  cas  de  suppression  le  Chapitre  sera 
certainement  indemnisé;  les  habitants  remercient  l'In- 
tendant et  demandent  sa  protection  auprès  du  Conseil; 
—  requête  adressée  €  au  Roy  et  à  Nosseigneurs  de  son 
»  Conseil  >  par  les  habitants  de  Brioude  :  ils  exposent 
que  le  droit  de  leyde  nuit  à  l'approvisionnement  des 
marchés,  il  entraîne  une  foule  d'abus  de  la  part  des  fer- 
miers, qui  ont  exigé  la  leyde  du  grain  que  les  boulan- 
gers vont  acheter  au  dehors  et  ont  ainsi  transformé  un 
droit  de  place  et  de  mesurage  en  un  droit  d'entrée  ;  ils 
le  perçoivent  sur  les  légumes  en  donnant  une  extension 
.abusive  au  sens  du  mot  blé  ;  ils  s'efforcent  de  le  pren- 
dre sur  les  habitants  qui  n'ont  cependant  jamais  dû 
payer  la  leyde  des  grains  qu'ils  vendent,  enfin  ils  l'exi- 
gent même  des  grains  qui  ne  font  que  traverser  la 
ville  ;  le  seul  remède  parait  être  la  suppression,  les  ha^ 
bitants  demandent  donc  que  le  Chapitre  produise  ses 
titres  et  que  le  Conseil  fixe  l'indemnité  représentative 
dudit  droit,  la  somme  serait  imposée  sur  la  ville  et 
l'élection  ;  —  le  droit  de  leyde  ayant  été  supprimé  par 
arrêt  du  Conseil  du  10  juillet  1771,  les  habitants  de- 
mandent par  une  nouvelle  requête  que,  pour  fixer  l'in- 
demnité due  au  Chapitre,  il  ne  soit  pas  tenu  compte 
des  baux  dernièrement  passés  pour  la  perception  du 
droit,  à  cause  des  abus  qui  se  sont  glissés  dans  la  per- 
ception du  blé,  ils  produisent  les  baux  de  1733,  1745, 


1769,  et  montrent  que  le  mot  blé  y  a  été  remplacé  par 
le  mot  grain  et  qu'on  y  a  Introduit  d'autres  nouveautés 
abusives;  ils  produisent  également  la  copie  du  traité  de 
1491  sur  lequel  est  fondé  le  droit  du  Chapitre  ;  par  ce 
traité  le  blé  seul,  c'est-à-dire  le  seigle,  e^t  assujetti  à  la 
leyde,  il  n'est  aussi  question  dans  ce  traité  que  du  blé 
vendu  par  l'étranger  et  mesuré  dans  Brioude;  —  baux 
de  ferme  de  la  leyde  ;  —  transaction  du  29  oct.  1491 
entre  le  Chapitre  de  Brioude  et  les  habitants  de  la 
même  ville  au  sujet  du  droit  de  leyde;  la  transaction 
intervient  au  cours  d'un  procès  pendant  au  bailliage  de 
Montferrand,  et  il  y  est  fait  mention  d'une  autre  tran- 
saction sur  le  même  sujet  de  l'an  1222;  les  matières 
qui  devront  être  soumises  à  la  leyde  y  sont  énumérées-; 
—  lettre  de  M.  Gueyflîer,  du  18  juillet  1771,  au  sujet 
des  mesures  à  prendre  pour  assurer  à  l'avenir  l'entre- 
tien de  la  halle  et  l'établissement  de  la  pancarte  ;  — 
lettre  de  M.  de  Nozières  proposant  au  nom  du  Chapitre 
un  arrangement  pour  findemnité  qui  est  due  à  ce  der- 
nier de  la  suppression  de  la  leyde  :  «  Vous  scavés  qu'en 
»  1760  le  Roi  nous  réunit  l'abbaj-e  de  Charoux  avec 

>  quelques  prieurés  qui  en  dépendent;  trois  ans  après, 
»  Sa  Majesté  voulut  bien  nous  accorder  le  brevet  de 

>  réunion  de  la  manse  monacale  et  des  ofilces  claus- 

>  treaux,  du  consentement  de  M.  l'Evêque  de  Poitiers, 
»  â  la  charge  et  condition  que  nous  payrionsannuele- 
»  ment  à  son  î^éminaire  3,500  liv.  Nous  voudrions  au- 
»  jourd'huy  que  cette  somme  nous  restât  et  que  le  Roi 
»  dedomageât  M.  l'Evêqae  et  son  séminaire  comme  il 
»  jugeroit  à  propos  »;  les  habitants  de  Brioude  joui- 
raient ainsi  sans  imposition  de  l'agrément  de  ne  plus 
payer  de  leyde  ;  —  lettres,  délibération  et  mémoire  dés 
habitants  de  Brioude,  remerciant  l'Intendant  et  le 
priant  de  favoriser  les  moyens  d'éviter  une  imposition 
sur  la  ville  qu'ont  inspirés  aux  chanoines  «  la  généro- 
»  site  de  leur  cœur  et  leur  esprit  patriotique  »;  ces 
mémoires  sont  remis  à  l'Intendant  par  M.  Martinon, 
marchand  drapier,  bourgeois  de  Paris,  y  demeurant 
rue  Marché-aux-Poirées,  â  l'enseigne  de  La  Faux;  — 
lettres  et  mémoires  relatifs  à  la  suppression  des  petites 
leydes  :  les  habitants  font  remarquer  que  le  revenu  est 
un  objet  modique  pour  le  Chapitre  puisqu'il  ne  va  pas  à 
plus  de  dix  livres;  il  se  perçoit  sur  un  certain  nombre 
de  marchandises,  d'après  le  tarif  contenu  dans  la  tran- 
saction de  1491,  en  nature  ou  en  mailles  et  deniers,  ces 
monnaies  sont  rares  et  la  perception  est  la  cause  de 
disputes  continuelles;  —  bordereau  du  prix  des  grains, 
de  1731  à  1770,  au  marché  de  Brioude;  —  lettre  des 
habitants  de  Brioude,  du  17  nov.  1771,  recommandant 
à  M.  de  Chazerat,  intendant,  la  requête  au  sujet  des 
petites  leyde.<>,  quUls  avaient  adressée  à  M.  de  Montyon; 


âdO  ABCHIVES  DU 

—  lettre  de  M.  Terray,  du  11  février  1772,  inTÎtaat 
riatendant  à  s'occuper  de  TaiTaire  de  la  lej^de  de 
Brioade,  afin  d'en  terminer  au  plus  tôt;  —  nouveau 
mémoire  des  habitants  estimant  la  somme  due  au  Cha- 
pitre pour  suppression  de  la  leyde  à  7,720  liv.  ;  —  mé- 
moire adressé  par  le  Chapitre  à  Tabbé  Terray,  contrô- 
leur général  des  Finances;  ils  demandent  à  être  reçus 
opposants  à  Tarrèt  du  Conseil  du  13  juillet  1771,  étant 
persuadés  «  d'un  côté  que  la  suppression  de  la  leyde  n'a 
»  été  ordonnée  que  sur  des  motifs  qui  n'ont  pas  été  suf- 

>  fisamment  examinés,  et  que,  d'autre  part,  elle  ne  peut 
»  opérer  pour  le  bien  public  l'avantage  qu'on  a  pu 
»  peut-être  en  e^rer  »  ;  les  habitants  de  l'élection  de 
Brioude  qui  s'approvisionnent  aux  marchés  de  Lan- 
geac,  Paulhaguet,  Allègre  et  La  Chaise-Dieu  aurontà 
payer  à  la  fois,  ce  qui  est  inique,  la  leyde  sur  ces  mar- 
<diés  et  l'imposition  pour  la  suppression  de  la  leyde  de 
Brioude;  d'autre  part,  dans  Brioude  même,  comme 
Tarrèt  porte  que  l'imposition  sera  répartie  au  marc  la 
livre  de  la  taille,  les  taillables  seuls  supporteront  les 
frais  de  la  liquidation  et  les  notables  habitants  qui 
étaient  chargés  de  la  leyde  seront  ainsi  déchargés,  n'é- 
ta)it  pour  la  plupart  pas  soumis  à  lataiUe;  l'imposi- 
tion retombera  sur  la  classe  la  moins  aisée  ;  M.  Terray 
demande  à  l'Intendant  son  avis  sur  ce  mémoire;  —  mé- 
moire de  M.  Tixier  et  lettre  de  rintendant  au  Contrô- 
leur général  en  réponse  à  la  nouvelle  requête  du  Chapi- 
tre :  il  ne  pense  pas  qu'on  doive  avoir  égard  aux  repré- 
sentations du  Chapitre;  si  le  prix  des  grains  diminue, 
comme  on  doit  le  prévoir,  «  les  gros  propriétaires»  les 
»  nobles  et  privilégiés  suporteront  indirectement,  mais 

>  pour  toujours,  le  poids  de  l'indemnité  momentanée 
»  que  le  Chapitre  aura  à  recevoir.  Il  en  est  de  même 
p  dans  les  marchés  où  la  leyde  subsistera  micore  dans 

>  les  autres  villes  de  l'élection  :  il  est  constant  que  la 

>  consommation  des  grains  et  l'affluence  des  habituas  y 
»  diminueront  en  proportion  de  la  diminution  du  prix 

>  des  grains  au  marché  de  Brioude  »,  le  Chapitre  avait 
d'abord  prêté  les  mains  à  la  suppression,  il  est  doaç 
mal  venu  à  s'y  opposer  maintenant;  —  lettre  de  M.  Ter- 
ray, du  30  nov*  1773,  demandant  à  nouveau  l'avis  de 
l'Intendant  sur  la  suppression  du  droit  de  leyde  :  <  Je 
»  ne  vous  aurois  pas  donné  la  peine  de  vous  livrer  à 

>  un  deuxième  examen  sur  cet  objet  sans  une  considé- 
»  ration  particulière  :  lors  de  la  suppression  des  leydes 
»  de  Brioude,  de  Clermont  et  de  Riom,  j'avais  eu  pour 

>  but  de  supprimer  dans  toute  la  province  ce  droit  sur 
»  les  Ués  seulement,  afin  d'établir  Tuniformité,  sans 
«  quoi  la  suppression  de  ce  droit  dans  trois  villes  de  la 

>  iprmince  doit  nécessairement  opérer  la  destruction 
»  des  msMhés  qui  les  avoisinent,  ce  qui  seroit  contra 
^  le  TCMi  4lu  Conseil  ^i  «st  dans  l'intention  de  multi- 


PUY-D&4)0ME. 

»  plier  les  marchés  plutôt  que  de  les  diminuer  »;  — - 
correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Intendant  et  les 
comtes  de  Brioude  ;  ceux-ci  persistent  à  demander  Je 
rétablissement  de  la  leyde  ;  —  avis  de  M.  Gueyffler,  du 
2  janvier  1774,  réfutant  les  moyens  proposés  par  le 
Chapitre  et  rappelant  les  motifs  qui  ont  dicté  l'arrêt  de 
suppression:  ces  motifs  n'ont  rien  perdu  de  leurvaleur^ 
et  l'événement  a  d'ailleurs  justifié  la  sagesse  de  la  déci- 
sion du  Conseil.  <  Je  ne  crains  pas  de  le  dire,  ajoute 
»  M.  Gueyffier,  que  loin  de  songer  à  &ire  revivre  av- 
»  cun  droit  sur  les  denrées  de  première  nécessité,  il 
»  seroit  digne  de  la  sagesse  et  de  l'attention  du  gouver* 
»  nement  de  proscrire  déânitivemeat  tout  ce  qui  peut 
»  arrêter  la  libre  drculation  des  grains. . .  D'ailleurs  il 
»  est  démontré  que  la  leyde  perçue  à  tous  les  marchés 
D  absorbaroit  une  bonne  partie  des  blés;  le  mêmegraîQ 
»  liourroit  être  dans  le  cas  de  l'avoir  payée  jusque 
»  cinq  ou  six  fois  dans  des  tems  de  calamité.  Que  d'abn 
»  i  cnaindre  dans  la  perception  !  les  seigneurs  soai 
»  presque  tous  en  possession  de  ce  droit,  ils  cherchent  à 
»  l'étendre,  et  les  fermiers  qui  veulent  gagner  ne  ma»- 
>  quent  pas  de  l'excéder.  A  qui  l'opprimé  portera-t41 
»  ses  plaintes?  au  juge  de  police?  mais  c'est  rhomme 
»  du  seigneur,  et  la  justice  qu'il  rendroit  seroit  la 
»  cause  de  sa  destitution  »  ;  —  lettre  de  l'Intendant  laa 
Contrôleur  général,  du  21  janvier  1774;  la  supproEK 
sioh  de  la  leydo  de  Brioude  ne  peut  port^  préjudice 
qu'à  de  petits  marchés  très  v(»sins,  et  il  y  a  un  intérM 
de  premier  ordre  à  ce  que  le  principal  marché  de  Télec* 
tlon  soit  bien  approvisionné  ;  les  habitants  de  Brioude 
protestent  contre  le  rétablissement  du  droit,  ils  devront 
payer  le  produit  de  ce  droit  et  ils  s'offrent  à  supporter 
annuellement  l'imposition  nécessaire,  mais  ils  sont  hors 
d'état  de  rembourser  actudlement  le  principal  ;  étant 
les  principaux  et  même  les  seuls  intéressés,  ils  devront 
se  soumettre  à  payer  non  pas  le  tiers,  comme  Tindi- 
quait  l'arrêt  de  1771,  mais  bien  l'imposition  entière  ;  — 
lettre  de  l'abbé  de  Bressolles,  prévôt  du  Chapitre,  de 
l'abbé  de  Laurie,  doyen,  et  de  l'abbé  de  Massais,  syn- 
dic, du  26  sept.  1776,  recommandant  à  llntendant  là 
cause  du  Chapitre  :  ils  ont  envoyé  de  nouveaux  mé- 
moires à  M.  de  Clugny,  contrôleur  général  ;  ils  affir- 
ment de  nouveau  que  la  suppression  de  la  leyde  a  M 
mal  vue,  no»-eeulement  dans  l'élection,  mais  à  Biioudè 
même,  d'aiilems  les  habitants  de  Brioude  i>ërsi6tent  ft 
ne  payer  qn\m  tiers  de  rimpôeition  ;  l'Intendant  r^ 
pond  qne  ai  le  ministre  le  censulte  il  examinem  4b 
nouveau  l'afiaire  avec  aein. 


G.  20S7.  (Liasse.)  —  10  pièces,  papier. 

1731*1759.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
-^  Divers.  —  Lettre  de  M.  Rochette,  1731,  au  sujet  des 
pacages  réservés  à  porter  regain  ;  —  lettre  de  M.  de 
Mombriset,  1745,  au  sujet  d'une  mutinerie  des  bouchers 
relativement  au  pacage  ;  —  requête  des  boulangers  de 
Brioude  demandant  que  le  droit  de  cuisson  du  pain  soit 
fixé  à  6  den.  pour  livre  au  lieu  de  4,  attendu  que  le 
carton  de  froment  ne  pèse  plus  que  31  liv.  au  lieu  de  35, 
que  le  bois  à  brûler  se  paye  plus  cher  et  que  les  loyers 
(les  maisons  ont  augmenté  ainsi  que  les  gages  des  do- 
mestiques, de  sorte  que  les  boulangers  travaillent  à 
perte;  délibération  de  la  ville;  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  M.  Bertier,  procureur  d'office  au  bailliage 
de  Brioude,  1759  ;  —  correspondance  au  sujet  de  Ten- 
lèvement  des  boues,  1758;  THôtel-Dieu  en  est  chargé 
moyennant  une  indemnité  de  100  liv.;  —  analyse 
d'une  délibération  du  31  juillet  1763,  relative  au  ban 
des  vendanges;  —  lettre  de  M.  Croze,  syndic  des  habi- 
tants de  Brioude,  du  4  mars  1751,  demandant  la  pro- 
tection de  l'Intendant  au  sujet  du  vol  qui  a  été  fait  de 
leurs  archives,  déposées  dans  deux  grands  coffres  dans 
la  salle  capitulaire,  où  se  tiennent  les  assemblées  de 
ville;  ils  ont  porté  plainte  au  lieutenant  criminel  de 
Riom,  mais  désirent  que  l'affaire  soit  renvoyée  par  un 
arrêt  d'attribution  devant  l'Intendant. 


G.  2058.  (Liasse.)  —  58  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 

de  4S  feuillets. 


(I67S)  169t-1770.  —  Affaires  communales.  — 
Brioude.  —  Octrois  et  patrimoniaux.  —  Certificats  des 
commis  de  la  ville  de  Brioude,  1692,  attestant  que  la 
ville  n'a  aucuns  deniers  d'octroi  ni  patrimoniaux  et  que 
les  charges  y  sont  réglées'  par  arrêt  du  Conseil  du 
5  juillet  1672  ;  —  états  produits  en  exécution  des  ar- 
ticles 48,  49  et  50  de  l'édit  de  mai  1765  :  éiat  des  patri- 
moniaux, rente  annuelle  de  43  liv.  4  ^ols;  état  des  de- 
niers d'octroi,  imposition  annuelle  de  1,748  liv.  7  sols; 
les  dépenses  ordinaires  s'élèvent  à  1,654  liv.  7  sols,  il 
reste  donc  137  liv.  pour  les  dépenses  extraordinaires; 
délibération  des  notables,  des  12  décembre  1765  et  jours 
suivants,  décidant  de  demander  que  la  somme  imposée 
pour  deniers  d'octroi  soit  portée  k  3,620  liv,  afin  de 
relever  plusieurs  crédits  qui  ont  paru  insuffisants  ; 
pour  parvenir  au  remboursement  des  dettes,  ils  propo- 
sent rétablissement  d'un  droit  d'entrée  sur  les  vins 
PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  201 

étrangers  de  3  sols  par  pot  de  16  bouteilles  ou  pintes, 
mesure  de  Brioude;  ils  proposent  aussi  de  faire  faire 
pour  les  officiers  municipaux  cinq    robes  de  damas 
rouge,  avec  simarres  de  satin  bleu  et  chaperons  de  satin 
bleu  germiné,  et  pour  les  clercs  des  casaques  aux  armes 
de  la  ville  (une  ruche  d'abeilles  sur  champ  d'azur  au 
chef  semé  de  fleur  de  lys  d'or  ;  devise  :  Laborando).  — 
Augmentation  d*octroi  :  requêtes  des  habitants  deman* 
dant  un  supplément  d*octroi,  les  revenus  étant  insuffi- 
sants (1768);  copie  de  l'arrêt  du  5  juillet  1672,  qui  fixe 
les  charges  de  la  ville;  état  des  dettes;  —  délibéra- 
tions ;  correspondance  de  l'Intendant,  du  subdélégué  et 
des  officiels  'municipaux  ;  —  lettre  de  M.  dlnvau,  du 
10  mai  1769,  autorisant  Tlntendant  à  donner  ordre 
aux  dépenses  exceptionnelles  qui  sembleront  indispen- 
sables, «  sauf  à  faire  rendre  un  arrêt  pour  approuver 
»  ce  qui  vous  paraîtra  mériter  l'autorisation  du  Con- 
»  seil.  J*ai  peine  à  croire,  ajoute  M.  dlnvau,  que  là 
»  Chambre  des  Comptes  veuille  exiger  que  cette  ville 
»  lui  présente  des  comptes  de  ses  recettes  et  dépenses 
»  depuis  1725.  Je  présume  que  ces  comptes  ont  été  ren- 
»  dus  devant  MM.  les  Intendants,  et  en  ce  cas,  ils  ne 
>  doivent  point  être  rendus  de  nouveau  »;  —  lettre  de 
M.  Langloi^;  du  11  fév.  1770,  informant  M.  de  Montyon 
qu'il  a  été  rendu  un  arrêt  du  Conseil  ordonnant  11  m- 
position  sur  les  habitants  de  Brioude  d'une  somme  de 
600  liv.,  outre  et  en  sus  de  celle  de  1,748  liv.  7  sols  qui 
s'impose  annuellement  depuis  1672  ;  —  copie  de  l'arrêt 
du  30  janvier  1770;  ordonnance  de  l'Intendant  commet- 
tant M.  Gueyffier  pour  dresser  le  rôle  de  ladite  somme 
de  600  liv.  ;  —  rôle  de  répartition  de  l'imposition  de 
600  liv.  plus  les  20  liv.  pour  droit  de  levée  sur  tous  les 
habitants  taillables  et  biens  tenants  de  la  ville  ;  —  dans 
une  lettre  du  5  mars  1769,  appartenant  à  ce  dossier,  on 
rappelle  qu'on  a  proposé  au  vo\,  pour  la  charge  de 
maire,  MM.  Bélamy  d'Oradour,  Bélamy  du  Breuil  et 
Rochette.  —  Requête  du  s' Martinon  Dintiliat,  ancien 
maire  de  la  ville  de  Brioude,  1770,  demandant  à  être 
indemnisé  des  dépenses  qu'il  a  faites  pour  la  ville  de 
1766  à  1768;  ordonnance  de  373  liv.  en  faveur  du  s' 
Martinon;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Gueyffier. 


C.  2059.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 

de  16  feuillets. 

1€7t-1700.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
—  Liquidation  des  dettes.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  5  juillet  1672,  pour  la  liquidation  des  dettes  de  la 
ville  de  Brioude;  les  principaux  créanciers  sont  les  reli- 
gieuses de  Notre-Dame  de  Langeac,  les  religieuses  de 
Sainte-Catherine  de  la  même  ville,  les  religieuses  de 

26 


I 


L 


202  ARCHIVES  DU 

Saint-Joeeph  de  Brioude,  les  religieuses  de  la  Visitation 
Sainte-Marie  de  la  môme  ville,  les  Gordeliers  de  Brioude, 
les  consuls  de  plusieurs  années  à  partir  de  1632;  l'arrêt 
fixe  en  même  temps  les  charges  ordinaires  de  la  ville 
(deux  copies)  ;  —  lettre  de  M.  Mahias,  1692,  adressant 
à  l'Intendant  des  copies  de  l'arrêt  ci-dessus;  —  arrêt  du 
€onsêil  d'État,  du  11  nov.  1679,  ordonnant  que  l'arrêt 
de  1672  sera  exécuté  suivant  sa  forme,  et,  en  consé- 
quence, que  la  somme  de  2,511  liv.  léguée  à  THôtel-Dieu 
de  Brioude  par  Robert  et  Ignace  Bellet  sera  payée, 
mais  en  quatre  années  à  partir  de  1680,  au  lieu  de  12 
portées  par  ledit  arrêt  de  1672;  ^  certificat  4e  puUt- 
eation  à  Brioude  de  l'ordonnance  de  M.  d*Ormesson, 
1700,  relative  aux  dettes  des  communautés. 


C.  2060.  (liasse.)  —  10î$  pièces^* papier;  2  cachets. 

17117-1768.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
—  Comptabilité»  —  Lettre  de  M.  Dupuy,  du  31  mai 
1727,  au  sujet  des  comptes  des  octrois  de  1719  à  1727;— 
correspondance  de  l'Intendant,  de  M.  Rochette,  subdé- 
légué, de  M.  Dupuy  et  des  consuls  de  Brioude,  au  sujet 
de  la  nomination  d'un  receveur  des  octrois  ;  Sa  Msgesté 
ayant  supprimé,  par  arrêt  de  son  conseil  du  27  jan- 
vier 1728,  les  offices  des  receveurs  des  deniers  d'oc- 
trois et  patrimoniaux  et  les  ayant  réunis  aux  corps 
de  ville,  l'Intendant,  sur  l'avis  de  M.  Rochette,  propose 
le  s'  Vernet;  les  habitants  nomment  le  s'  Ravoux  ;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  4  déc.  1731,  commettant 
le  s'  Pouchon  pour  faire,  gratuitement  comme  il  Ta 
offert,  les  fonctions  de  receveur  des  deniers  d'octrois  et 
patrimoniaux  de  la  ville  de  Brioude;  —  ordonnance  de 
M.  Rossignol,  du  28  nov.  1737,  enjoignant  aux  consuls 
de  1720  et  années  suivantes  jusques  et  compris  1737,  de 
rendre  compte  de  la  dépense  et  recette  par  eux  faite  des 
deniers  d'octroi  imposés  en  vertu  de  l'arrêt  de  1672  ;  — 
ordonnances  de  l'Intendant;  correspondance  de  MM.  de 
Mombriset  et  Dalbine  au  sujet  de  la  gestion  du  s^  Ra- 
voux, ancien  receveur  des  octrois,  1742-1743;  —  ordon- 
nance de  M.  Rossignol,  du  28  déc.  1740,  enjoignant  au 
receveur  des  octrois  et  aux  consuls  de  1720  à  1740  de 
rendre  compte  de  leur  gestion  ;  correspondance  à  ce  su- 
jet du  s'  Pouchon,  receveur  des  octrois  depuis  1731,  de 
MM.  Dupuy  et  de  Mombriset  ;  —  pièces  relatives  à  la 
créance  du  s'  Grandin,  procureur  au  Parlement  sur  la 
ville  de  Brioude,  1754-1758;  —  lettre  du  s'  Pouchon, 
1763,  annonçant  à  M.  Aubier  de  la  Montille,  directeur 
des  octrois  de  la  province,  qu'il  lui  adressera  prochaine- 
ment les  comptes  de  ceux  de  Brioude;  —  lettre  de 
M.  Dupont,  du  25  mai  1763,  au  même  M.  de  La  Mon- 


I 


PUY-DE-DOME. 

tille,  au  sujet  d'une  pièce  qui  lui  manque  pour  la  red- 
dition des  comptes  des  octrois  de  Brioude  dont  il  est 
chargé  :  «  Messieurs  Mahias,  dont  je  suis  héritiers,  es- 
»  toint  propriétaires  de  la  recepte  des  tailles  de  cette 
»  ville  ainsi  que  de  celle  des  octrois;  ils  rendoint  compte 
»  à  la  chambre  de  Tune  et  de  l'autre  charge  jusques  en 
»  1725  que,  par  un  arrest  du  Conseil,  il  fut  commis  un 
»  receveur  général  des  deniers  d'octrois,  qui  délégua  un 
»  comis  à  Brioude  qui  en  ât  les  exercices  pour  l'année 
»  1725  et  suivantes,  dont  il  rendit  compte  à  M''  l'Inten- 
»  dant  »  ;  —  lettres  des  officiers  municipaux  au  st^et 
des  comptes  de  1764  et  1765  :  <  le  syndic  receveur, 
»  nommé  en  exécution  des  édits  de  1764  et  1765,  pense 
»  qu'il  est  de  son  devoir  de  faire  verser  dans  sa  caisse 
»  les  deniers  d'octrois  des  mêmes  années  1764  et  1765  »  ; 
l'Intendant  les  invite  à  consulter  directement  le  Con- 
trôleur général. 

G.  2061.  (Liasse.)  —  34  pièces,  papier. 

t66t-16tl9.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1662 
à  1693  :  —  dépenses  d'Antoine  Ronghat,  premier  consul 
de  l'année  1662  ;  voyage  à  Aurillac  de  MM.  Yarennes  et 
de  Duret,  pour  aller  trouver  M.  Choisy,  intendant  de  la 
province,  21  Uv.;  loyer  de  la  maison  d'école  :  6  liv.  pour 
six  mois  ;  gages  de  M.  Faure,  organiste,  j[)our  Tannée  : 
4  liv.;  —  compte  rendu  par-devant  Antoine  Bonel, 
conseiller  du  roi  en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial  de 
Valence,  commissaire  subdélégué  par  M.  Le  Goux  de  la 
Bérchère,  intendant  d'Auvergne,  par  MM.  Robert  Croze, 
s'  de  Mombriset,  Antoine  Mosnier,  Pierre  Chirat  et 
Pierre  Plaix,  commis  de  la  ville  de  Brioude  pour  Tan- 
née 1673 ,  de  l'emploi  fait  par  eux  de  sommes  destinées 
aux  créanciers  de  la  ville;  inventaire  des  quittances 
qu'ils  ont  retirées  desdits  créanciers;  —  le  même  compte 
rendu  par  les  commis  pour  leâ  années  suivantes;  — 
ordonnance  de  M.  Urbain  Le  Goux  de  la  Bérchère, 
intendant  d'Auvergne ,  du  26  octobre  1684,  ordonnant 
que  les  sommes  dont  les  consuls  sont  redevables  soient 
mises  es  mains  de  M.  Pierre  Guiton  pour  être  distri- 
buées par  lui;  — ^ordonnances  de  M.  de  Berulle  relatives 
aux  comptes,  168o;  —  compte  rendu  à  Jean  Pouchon, 
avocat  en  Parlement,  Jean  Clerguet,  Claude  Dupuy, 
notaires  royaux,  et  Jean  Croze,  procureur  es  cour,  com- 
missaH*es  nommés  par  les  habitants  pour  procéder  à 
Taudition  dudit  compte  rendu  par  Jean-Marie  et  Jac- 
ques Pages ,  commis  pour  Tannée  1693,  à  MM.  Julien 
Benezet  et  François  Villecourtz ,  commis  pour  Tannée 
1694;  recette,  20.347  liv.  6  sols  11  den.  ;  reprise  et 
dépense,  20,545  liv.  4  sols  6  den.  ;  —  parmi  les  dépenses^ 


f 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


20S 


on  remarque  les  sommes  payées  à  M.  Mahias,  receveur 
des  tailles ,  pour  la  taille  et  autres  impositions  ;  les  dé- 
penses occasionnées  pour  le  passage  des  gens  de  guerre  ; 
les  dépenses  faites  au  passage  de  Flntendant,  qui  s'en 
allait  à  Yèze  près  Allanche,  chez  M.  de  Cusse. 


G.  2062.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

1705«174S.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
*-  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1705 
à  1729  :  —  dépenses  de  1719  :  au  s' de  Vauzelle,  pour 
taffetas  ot  rubans  par  lui  fournis  pour  faire  un  drapeau 
lors  de  la  réception  de  M.  le  comte  de  Bouzols,  lieute- 
nant du  roi  de  cette  province,  ou  cocardes  des  soldats, 
98  liv.  10  sols;  —  compte  rendu  par  les  commis  consuls 
de  1720  :  recette,  400  liv.  ;  dépense,  1,477  liv.  4  den.; 
—  mémoire  des  réparations  faites  ou  à  faire  dans  la 
ville  de  Brioude,  dressé  par  le  s^  Le  Comte  en  172J  ;  — 
compte  rendu  pour  les  années  1725, 1726  et  1727,  arrêté 
par  l'Intendant  le  29  juillet  1728  ;  le  s'  Pouchon,  rece- 
veur, se  trouve  redevable  sur  les  trois  années  de  128  liv. 
12  sols,  sur  laquelle  somme  Tlntendant  lui  accorde 
50  liv.  de  gratification,  pour  avoir  continué  ses  fonctions 
quelque  temps  après  la  suppression  de  son  office.  Parmi 
les  dépenses  on  remarque  :  300  liv.  par  an  aux  régents 
4u  collège,  150  liv.  pour  la  messe  de  la  Santé,  15  liv. 
an  s'  Magaud  pour  avoir  abattu  l'oiseau  en  1727  ;  — 
compte  de  1728  rendu  par  Antoine  Ravoux  ;  correspon- 
dance de  l'Intendant  et  du  s*"  Ravoux  ;  —  compte  rendu 
pour  l'année  1729  par  les  héritiers  du  s' Ravoux;  état 
des  dépenses  faites  par  les  consuls  de  ladite  année. 


C.  3063.  .(Liasse.)  —  3  pièces^  parch.  ;  73  pièces,  papier. 

1731-1740.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1731 
à  1742;  les  comptes  sont  rendus  par  le  s' Pouchon,  rece- 
veur des  octrois ,  et  arrêtés  par  l'Intendant ,  de  1743  à 
1746  ;  la  recette  est  de  1,748  liv.  7  sols,  conformément 
à  Tarrêt  de  1672  ;  la  dépense  est  variable  ;  les  reliquats, 
quand  il  s'en  trouve,  s'sgoutent  à  la  rCx^ette  de  l'année 
suivante;  —  compte  de  1738  :  recette,  1,748  liv.  7  sols; 
reliquat,  664  liv.  4  sols;  dépense,  1,708  liv.  19  sols  ;  — 
dépenses  extraordinaires  de  1740  :  140  liv.  18  sols  au 
s'  Benezit  pour  capital  et  arrérages  du  prix  d'un  champ 
acquis  par  les  habitants  en  faveur  des  Capucins  de 
BrioudOy  par  contrat  du  24  janvier  1730. 


C.  2064.  (Liasse.)  —  48  pièces,  parch.;  90  pièces^  papier; 

1  cachet. 

194S-17M.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 
—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1743 
à  1751,  rendus  par  le  s'  Pouchon  et  arrêtés  par  PInten- 
dant  en  1753;  —  compte  de  1746  :  recette,  1,748  liv. 
7  sols;  dépense,  1,733  liv.  6  sols  8  den.  ;  parmi  les  pièces 
justificatives  de  ce  compte  on  remarque  les  pièces  rela- 
tives à  remplacement  de  Tanciânne  église  de  St-G-enès  : 
l'évoque  de  Saint-Flour  ayant,  dans  son  procès-verbal 
de  visite  du  26  mai  1746,  interdit  remplacement  en 
question  et  permis  aux  habitants  de  l'employer  à  des 
usages  profanes  «  et  néanmoins  non  sordides  )►,  on  dé- 
cide de  nettoyer  la  place  et  d*y  planter  une  croix. 


C.  206Î5.  (L'asse.)  —  35  pièces,  parch.  ;  150  pièces,  papier. 

175t-1771.  —  Affaires  communales.  —  Brioude. 

—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1752 
à  1770  :  —  les  comptes  de  1752  à  1756,  rendus  par  le 
s'  Pouchon ,  receveur,  sont  arrêtés  par  l'Intendant  en 
l'année  1758;  ceux  de  1757  à  1759,  rendus  par  le  même 
receveur,  sont  arrêtés  par  Tlntendant  en  Tannée  1763; 

—  les  comptes  des  années  1760  et  suivantes  manquent; 

—  compte  rendu  à  MM.  les  maire,  échevins  et  corps 
commun  des  habitants  de  Brioude,  par  Antoine  Marti- 
non,  bourgeois,  nommé  receveur-syndic  de  ladite  ville 
par  l'assemblée  des  notables  du  10  novembre  1765,  au 
lieu  et  place  de  défunt  Jean  Langlois  qui  l'avait  été  par 
l'assemblée  du  26  juin  1765;  le  compte  est  rendu  pour 
l'année  1766,  et  le  rendant  compte  y  emploie  le  reliquat 
des  comptes  du  s' Pouchon  des  années  1761  à  1765;  la 
recette  s'élève  à  3,211  liv.  8  sols  1  den.  ;  la  dépense,  & 
2j339  liv.  13  sols  6  den.  ;  —  comptes  rendus  par  le  môme 
pour  les  années  1767  et  1768  ;  —  correspondance  rela- 
tive aux  comptes  de  1770. 


C.  206Ô.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  51  pièces,  papier; 

1  cachet. 

17t8-1788.  —  Affaires  communales.  —  Bromont- 
Lamothe  —Brousse. — Broraont  :  ordonnance  de  Tlnten- 
dant,  du  1«' juillet  1761,  enjoignant  à  plusieurs  habi- 
tants du  village  de  Salmoudèche,  paroisse  de  Bromont, 
de  se  désister  des  parcelles  de  terrain  qu^iLs  ont  usurpées 
dans  le  communal  des  Giniaux,  dépendant  du  village  de 


204  ARCHIVES  DU 

Ballot,  même  paroisse;  note  de  M.  Ribeyre,  subdélégué, 
indiquant  que  la  propriété  du  communal  en  question  est 
contestée;  —  usurpation  par  plusieurs  habitants  du  vil- 
lage de  Charrier  dans  les  communaux  dudit  village, 
1785  ;  les  habitants  nomment  pour  syndic  le  sieur  Bon- 
net Piron.  —  Réparations  au  clocher  :  requête  des  habi- 
tants, délibération  ;  devis  estimatif  s'élevant  à  832  liv.  ; 
adjudication  à  Jacques  Pourtier,  entrepreneur,  au  prix 
de  8(X)  liv.  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État  du  31  oct.  1769, 
confirmant  ladite  adjudication  et  ordonnant  Timposition 
«ur  Bromont-Lamothe,  Villemonteix  et  villages;  —  rôles 
de  répartition  ;  parmi  les  exempts,  privilégiés  ou  forains 
de  Bromont,  on  remarque  le  vicomte  de  Beaune ,  pour 
cens ,  rentes  et  percières,  taxé  à  20  liv.  ;  les  héritiers 
du  s'  Serciron,  bailli  de  Pontgibaud,  à  3  liv.  ;  le  prieur 
de  Bromont,  propriétaire  d'un  pré,  d*un  étang  et  d'une 
directe,  4  liv.;  les  Chartreux  du  Port-Sainte-Marie, 
propriétaires  d'une  directe  et  du  domaine  de  Yanause, 
6  liv.  ;  parmi  les  exempts  de  Villemonteix  et  des  villages 
on  remarque  M.  Bidon,  seigneur  de  Villemonteix,  taxé 
&  12  liv.  ;  M.  de  Sarrazin  des  Martuit,  à  6  liv.  ;  M.  de 
Saint-Fargeot,  seigneur  de  Ballot,  à  30  sols  ;  les  Mini- 
mes de  Clermont  pour  le  domaine  de  Puisalane,  6  liv.  ; 
le  comte  de  Langeac  pour  sa  terre  de  Bonnabaud,  2  liv.  ; 
—  requêtes  des  entrepreneurs  à  fin  de  paiement.  — 
Lettre  de  M.  Ribeyre  au  sujet  des  ré][>arations  du  pres- 
bytère (inrendié  par  la  foudre  le  ô  juin  1744)  ;  requête 
de  Jean-Baptiste  Boucby,  curé,  et  des  habitants,  deman- 
dant que  la  somme  de  1,500  liv.  imposée  sur  la  paroisse 
leur  soit  remise  par  le  receveur  des  tailles;  ils  ont  dé- 
cidé d'acquérir  de  M.  Reboul  du  Chariol  une  maison  qui 
pourra  servir  de  presbytère  ;  ordonnance  de  l'Intendant 
en  conséquence,  du  4  juillet  1747;  —  quittances  déli- 
Yrées  aux  consuls  de  1728.  —  Brou^^se  :  lettre  de 
M.  Boudai,  1733,  au  sujet  d'un  procès  entre  le  curé  de 
Brousse»  les  héritiers  du  curé  défunt  et  les  habitants. 


G.  2067.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1759-17811.  —  Affaires  communales.  —  Buxerolles- 
Buxières.  —  Réparations  au  four  banal  de  BuxeroUes, 
1752;  requêtes  des  habitants;  avis  du  subdélégué;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  enjoignant  aux  consuls  des 
années  1720  à  1751  de  rendre  compte  de  l'emploi  qu'ils 
ont  fait  des  revenus  patrimoniaux.  —  Avis  de  M.  Bi- 
chard ,  subdélégué  à  Montaigut,  1782,  au  sujet  de  la 
requête  d*un  syndic  fabricien  de  Buxières  qui  de- 
mande à  être  déchargé  et  à  rendre  ses  comptes. 


PUY-DE-DOME. 


G.  2068.  (Liasse.)  —  23  pi^es,  papier,  dont  i  cahier  de  82  feuillets 

écrits. 

1684-17711.  —  Affaires  communales.  —  Gairols- 
Céaux.  —  Cairols  :  note  relative  à  Tindemnité  accordée 
au  curé  de  Cairols  pour  son  presbytère,  1772;  les  habi- 
tants demandent  que  cette  indemnité  soit  portée  de  15  k 
30  liv.  ;  rejeté.  —  Calvinet  :  lettre  de  M.  de  Sadourny^ 
1735,  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  Téglise  de  cette 
paroisse,  qui  menace  ruine.  —  Cariât  :  déclaration  des 
consuls  de  Cariât,  1688,  attestant  qu'il  n*y  a  dans  ladite 
paroisse  aucuns  revenus  d*octrois  ni  patrimoniaux  ;  — 
requête  du  s*"  Delmas,  curé,  et  des  habitants  de  Cariât, 
1732,  demandant  Tautorisation  de  fvire  construire  un 
presbytère;  délibérations  à  ce  sujet:  comme  il  reste 
une  somme  de  370  liv.  sur  celles  qui  avalent  été  impo- 
sées de  1726  à  1728  pour  les  réparations  de  l'église  et 
du  clocher,  on  se  propose  d'employer  à  la  construction 
du  presbytère  ce  qui  restera  de  ces  370  liv.,  et  Ton  de- 
mande l'autorisation  d'imposer  ie  surplus;  —  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  M.  de  Sadourny  :  on  a  trouvé 
une  maison  qui  pourra  servir  de  presbytère  au  prix  de 
600  liv.  ;  l'Intendant  n'autorise  pas  Tacquisition.  — 
Cassaniouze  :  riiparations  à  l'église  et  au  cimetière; 
requête  ;  devis  estimatif  des  réparations  ;  procès-verbal 
d'adjudication  au  prix  de  1,025  liv.  ;  lettre  d'envoi  d'ar- 
rêt du  Conseil  autorisant  l'imposition  de  ladite  somme; 
rôle  de  répartition  ;  requête  de  l'entrepreneur  en  1756* 
—  Céaux  :  déclaration  relative  aux  dettes  de  la  paroisse, 
1684. 


C.  2069.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

17ft7-1776.  ^  Affaires  communales.. —  Cebazat. 
—  Personnel,  assemblées.  —  Lettre  de  M.  de  L'Averdy^ 
dn  10  août  1705,  à  M.  Ceytre,  notaire  royal  à  Cebazat, 
au  sujet  de  l'application  de  Tédit  de  mai  dans  quelques 
paroisses:  si  elles  ne  possédaient  pas  d'officiers  munici- 
paux, soit  électifs,  soit  en  titre,  on  ne  devra  rien  innover 
jusqu'à  nouvel  ordre  ;  M.  Ceytre  marquera  seulement 
en  quoi  consistent  les  revenus  communs  ou  d'octroi  des 
bourgs  dont  il  est  procureur  fiscal,  et  comment  s'en 
faisait  l'administration;  —  lettre  de  M.  Touttée,  sub- 
délégué à  Riom,  juillet  1775,  au  sujet  de  Tadministra- 
tion  de  la  ville  de  Cebazat  :  €  après  l'édit  de  1771,  cette 
»  communauté,  qui  a  d'anciens  titres  qui  l'érigent  en 

>  corps  de  commune  et  consulat,  a  imaginé  de  lever  ses- 
»  offices  municipaux  aux  parties  casuelles  au  profit  de  la 

>  communauté,  afin  d'y  nommer  ensuite  par  voye  d'élec* 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


2(» 


>  tion  »  ;  elle  obtint  un  arrôt  du  Conseil  et  des  lettres 
patentes  qui  Vy  autorisèrent;  quelques  habitants  firent 
Tainenient  opposition  ;  — -  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de 
Malesherbes  à  ce  sujet,  rappelant  qu'après  redit  de  1771, 
qui  révoquait  ceux  de  1764  et  1765,  il  avait  cru  essen- 
tiel au  bon  ordre  que  les  communautés  où  Sa  Majesté 
n'avait  pas  cru  devoir  maintenir  une  municipalité  fus- 
sent régies  comme  avant  les  édits  et  que  les  comptes 
fussent  rendus  par-devant  l'Intendant  «  suivant  les  an- 
»  ciens  principes  établis  »;  l'opinion  de  Tlntendant 
parut  juste  à  M.  l'abbé  Terray,  et  les  communautés  qui 
se  trouvaient  dans  ce  cas  furent  invitées  à  nommer  des 
syndics  et  à  rendre  leurs  comptes;  la  seule  communauté 
d*Orcet  fit  quelques  difficultés,  mais  M.  de  La  Yrillière 
fit  expédier  un  arrêt  qui  confirmait  les  ordonnances  de 
l'Intendant;  il  en  avait  rendu  pour  la  communauté  de 
Cebazat  le  15  nov.  1773,  ordonnant  que  les  comptes 
seraient  rendus  depuis  l'année  1762;  mais  cette  commu- 
nauté, à  la  faveur  de  l'arrêt  du  Conseil  qu'elle  a  obtenu, 
espère  se  soustraire  au  contrôle  de  Tlntendant  ;  M.  de 
Malesherbes  invite  l'Intendant  à  s*adresser  au  Contrô- 
leur général,  dans  les  bureaux  de  qui  ont  été  expédiés 
Tarrèt  et  les  lettres  patentes  qui  autorisent  les  habitants 
de  Cebazat  à  se  former  un  corps  municipal  ;  —  lettre  de 
M.  de  Boullongne,  du  25  oct.  1775,  informant  M.  de 
Chazerat  que  le  Contrôleur  général  «  a  applaudi  aux 
»  dispositions  que  vous  avés  pensé  devoir  faire  pour 
»  rétablir  l'administration  des  communautés  de  votre 
»  généralité  sur  le  pied  qu'elle  étoit  avant  l'édit  de 
»  1764  et  celuy  rendu  en  1765. . .  Le  lieu  de  Cebazat, 

>  qui,  à  raison  du  corps  municipal  qui  y  a  été  établi, 
»  paroit  vouloir  s'y  soustraire,  doit  y  être  assujetti 
»  comme  les  autres.  Vous  pouvés,  Monsieur,  proposer 
»  ce  que  vous  jugerés  convenable  pour  y  {larvenir,  c'est 
»  à  dire  un  arrêt  qui,  en  dérogeant  à  celuy  par  lequel 
«  les  offices  municipaux  ont  été  acquis,  fixera  la  forme 

>  du  r^ime  qui  devra  être  observé  à  l'avenir  >;  — 
copie  de  l'arrêt  du  Conseil  d'État,  du  21  juin  1774, 
autorisant  la  ville  de  Cebazat  à  acquérir  les  offices  de 
maire 9  lieutenant  de  maire,  échevins^  assesseurs,  pro- 
cureurs du  roi ,  etc.  ;  lettres  patentes  sur  ledit  arrêt, 
quittances  de  finances  ;  —  lettre  de  M.  Touttée  adres- 
sant à  rintendant  la  copie  ci-dessus  ;  il  comprend  que 
llntendant  voie  avec  peine  se  soustraire  à  sa  juri- 
diction une  communauté  exclusivement  composée  de 
laboureurs  et  de  vignerons  ;  mais,  ajoute- t-il,  «  je  ne 

>  peux  pas  dissimuler  que  jusqu'à  présent  leur  adml- 
»  nistration  a  été  assés  bonne,  qu'ils  ont  augmenté  leurs 

>  revenus  et  qu'ils  en  ont  fait  un  emploi  convenable  »  ; 
—  lettre  du  s' de  La  Trémouille,  du  9  mars  1763,  établi 
à  Cebazat  depuis  15  mois  en  qualité  de  maitre  d'école. 


à  la  suite  de  revers  de  fortune  ;  il  fait  ses  compliments 
à  M.  de  La  Montille,  avocat;  ^  requête  des  officiers 
municipaux,  demandant  Tautorisation  d'appeler  une 
maitresse  d'école  aux  gages  de  100  liv.  par  an  ;  accordé, 
1774  ;  —  établissement  d'un  chirurgien,  1760  ;  délibé- 
rations, requêtes,  correspondances;  lé  s'  Mosnier  est 
nommé  avec  200  liv.  de* gages,  il  sera  exempt  de  la 
taille,  de  la  corvée  et  du  logement  des  gens  de  guerre , 
à  charge  de  soigner  gratuitement  les  pauvres  de  la 
paroisse;  —  délibération,  1757,  pour  l'établissement 
d'une  sage-femme;  —  correspondance  relative  aux  gar- 
des des  blés  et  des  vignes,  1765-1T73. 


C.  3070.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier,  dont  i  cabier  de  14 feuillets; 

1  cachet. 

16ti5-1779.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Patrimoniaux.  —  Ordonnance  de  Pierre  de  BeruUe, 
intendant,  du  8  sept.  1685,  invitant  les  communautés 
à  lui  adresser  un  état  des  revenus  patrimoniaux  dont 
elles  jouissent;  au  bas,  certificat  de  publication  par  le 
curé  Archimbaud;  —  procès-verbal  d'adjudication  des 
regains  en  1721  ;  en  marge  de  chaque  article,  notes  des 
paiements  effectués  jusqu'en  1728;  —  état  des  revenus- 
patrimoniaux  et  des  reliquats  des  comptes  de  1720  à 
1730  :  les  revenus  patrimoniaux  consistent:  1®  en  ren- 
tes foncières  qui  reviennent  en- total  à  12  liv.;  2®  en 
regains  ;  3"*  en  fossés  qui  sont  la  plupart  en  vigeries  ; 
40  enfin  en  un  droit  de  courtage  dont  on  n'a  pu  connaî- 
tre la  valeur;  ces  patrimoniaux  ont  été  assencés  à  des 
prix  variant  de  1,200  à  2,147  liv.  ;  —  correspondance 
ordonnance  de  l'Intendant,  relative  à  l'adjudication  des 
fossés,  1733-1742  ;  —  requête  des  habitants,  1742 ,  de- 
mandant à  l'Intendant  de  rapporter  l'ordonnance  par 
laquelle  il  a  annulé  l'adjudication  faite  par  les  consuls 
des  regains  de  ladite  paroisse,  et  enjoint  au  s*"  Chabrol 
de  procéder  à  une  nouvelle  adjudication  ;  ils  sont  sur- 
tout effrayés  de  voir  que  des  étrangers  seraient  admis 
à  faire  des  offres,  ayant  intérêt  à  conserver  les  secondes 
herbes  de  leurs  prés,  puisque  la  paroisse  n'a  pas  de 
communaux  ;  lettre  de  M.  de  Chàteaugay  recomman- 
dant cette  requête;  l'Intendant  répond  qu'il  ne  peut 
différer  la  nouvelle  adjudication,  les  affiches  étant  déjà 
posées  ;  —  état  pour  connaître  la  différence  du  prix  de 
l'adjudication  de  chaque  parcelle  de  regains,  de  1742  à 
1765;  —  contestation  entre  les  habitants  et  le  comte  de 
Laqueuille  au  sujet  du  marais  de  Gensat  dont  ce  dernier 
demande  le  triage,  1772  ;  le  conseil  des  habitants  et  le 
subdélégué  sont  d'avis  que  la  communauté  doit  s'ojp- 
poser  au  partage. 


S06 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2071.  (Liasse.)  —  38  pièces,  papier,  dont  i  plan. 

17S8-17M.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Travaux  communaux.  —  Ruisseau  du  Bedat  :  devis 
de  travaux  à  faire  le  long  du  ruisseau,  construction  d'un 
mur,  1745;  —  délibération  des  habitants  de  Cebazat,  du 
13  février  1749,  à  l'occasion  des  crues  qui  ont  causé  diffé- 
rents ravages  dans  la  paroisse;  on  décide  de  demander, 
pour  estimer  les  dommages,  un  commissaire  à  l'Inten- 
dant, qui  envoie  M.  de  Fourcroy,  directeur  des  chemins 
royaux  de  la  province,  et  enjoint  aux  propriétaires  rive- 
rains de  creuser  et  écurer  le  ruisseau  sous  la  direction 
du  s**  de  Fourcroy;  —  devis  estimatif  des  travaux  à  faire 
au  ruisseau  de  Cebazat,  et  procès-verbal  d'adjudication, 
le  24  avril  1749,  au  prix  de  2,590  liv.,  à  Léger  Ricard, 
entrepreneur  à  Moutferrand;  le  devis  dressé  par  M.  de 
Fourcroy  comprend  :  la  construction  d'une  seconde  arche 
au  pont  des  Farges,  le  rétablissement  et  le  prolongeinent 
du  mur  joignant  le  pont  de  Cladenas  et  renlèvement  de 
600  toises  cubes  de  terrain  et  gravier  à  fouiller  pour 
l'élargissement  et  curement  du  ruisseau  ;  —  délibération 
du  21  décembre  1755  :  les  consuls  exposent  <  que  le 
»  malheur  occasionné  par  les  dernières  inondations  doit 

m 

»  les  exciter  à  en  prévenir  de  nouveaux  ;  que  le  récure- 
»  ment  des  ruisseaux  ayant  été  négligé  doit  leur  feiire 

>  sentir  la  nécessité  4^  ne  plus  en  user  de  même  ;  que 
»  ces  mêmes  ruisseaux  n'ayant  point  de  lit  fixe  s'en  font 
»  un  diférant  dans  tout  le  païs;  que  les  ponts  ne  se  dis- 

>  tinguent  plus  par  Je  sable  qui  les  enfouit;  les  chemins, 

»  les  ruisseaux,  les  héritages  sont  confondus Déjà 

»  les  quartiers  des  Farges,  de  la  Rivière  près  chez  M.  de 
»  Montrodez  et  Desous  la  ville  se  sont  ressentis  des 

>  cruels  effets  de  l'eau  >;  on  décide,  sous  l'agrément  de 
l'Intendant,  de  construire  quatre  ponts,  savoir  :  un  sous 
l'agage,  un  autre  à  Cladenas,  un  autre  à  Chazelles  sur 
le  chemin  de  la  Guignehaute ,  et  un  autre  autour  du 
rempart;  enfin  de  réparer  ceux  qui  existent;  —  l'Inten- 
dant envoie  M.  de  Fourcroy  et  consulte  MM.  de  Mont- 
rodès  et  le  comte  de  Laqueuille  ;  état  fourni  par  ce 
dernier  des  travaux  qui  lui  semblent  le  plus  urgents  ;  — 
plan  des  deux  ponts  à  construire  sur  le  Bedat,  pont  de 
l'Agage  et  pont  de  Cladenas,  dressé  par  le  s' Fournier; 
—  mémoire  de  M.  Chabrol  à  ce  sujet  :  l'adjudication 
faite  d'abord  au  s""  Ricard  au  prix  de  3,350  liv.  fut  donnée 
ensuite,  après  divers  changements  faits  au  devis,  à  un 
autre  entrepreneur  ;  —  pièces  relatives  au  curement  du 
ruisseau,  de  1755  à  1758. 


0.  2072.  (Liasse.)  —  5î$  p.,  pap.  dont  I  dessin. 

1771-177S. —  Affaires  communales. —  Cebazat. — 
Travaux  communaux.  —  Fontaines.  —  Délibération 
du  1"  sept.  1771  :  on  décide  d'appeler  un  fontainier 
pour  visiter  une  source,  qu'on  vient  de  découvrir  près 
de  la  ville  et  pour  dresser  un  plan  et  devis  de  la  con- 
duite ;  on  se  propose  de  construire  trois  fontaines ,  près 
de  la  Halle,  au  quartier  des  Martres  et  au  quartier 
des  Farges  ;  —  avis  de  M.  de  La  Crène  :  le  projet  est 
utile  et  l'on  pense  avoir  les  ressources  nécessaires  ;  — 
devis  par  Barse,  fontainier  à  Riom,  s'élevant  à  6,450  liv.; 
adjudication  le  29  mars  1772  à  André  Favier,  fondeur, 
au  prix  de  5,990  liv.  ;  —  requêtes  par  ledit  Favier  à  fin 
de  paiement;  —  requête  des  échevins  et  habitant» 
de  Cebazat,  1772,  demandant  à  faire  paver  la  rue  où 
passent  les  tuyaux  et  à  faire  sculpter  quelques  orne* 
ments  sur  la  fontaine  de  la  place  de  la  Halle  ;  —  dessin 
du  lion  en  pierre  et  de  l'écusson  aux  armes  de  la  ville 
que  le  s' Machebeuf,  de  Volvic,  s'engage  à  faire  en  pierre 
de  taille  pour  le  prix  de  72  livres;  il  s'engage  en  outre 
à  l'amener  à  Cebazat  ;  —  devis  de  la  construction  du 
pavé;  —  adjudication  desdits  travaux  au  prix  de  1,500 
livres  ;  —  réclamations  de  Tentrepreneur, 


C.  2073.  (Liasse.)  —  42  p.,  pap.  (3  impr.);  i  plan. 

17tS-1700.  —  Affaires  communales. —  Cebazat.— 
Travaux  communaux.  —  Délibérations  et  requêtes  des 
consuls ,  1725,  au  sujet  de  la  maison  de  ville  qui  menace 
ruine.  «  Les  archives  où  sont  les  tiltres  de  lad.  commur 
»  nauté  sont  dans  une  voûte  joignant  appelée  l'arcenat  »; 
cette  pièce  est  inondée  par  les  pluies  ;  procès-verbal 
dressé  par  le  bailli  de  l'état  de  la  maison  de  ville.  -^ 
Réparations  aux  murailles  du  cimetière,  à  la  maison 
commune,  à  la  halle  et  aux  ponts,  1739  :  délibérations, 
affiches,  procès-verbaux  d'adjudication;  —  devis  des  ré- 
parations à  faire  à  la  maison  de  ville  ;  adjudication,  1744, 
au  prix  de  1,050  liv.  au  s' Breton  ;  —  ordonnance  de  lln- 
tendant  relative  aux  réparations  de  la  halle  et  du  cime- 
tière, 1754  ;  —  construction  d'un  abreuvoir  et  baignoir 
pour  les  chevaux  de  la  compagnie  de  cavalerie  résidant 
à  Cebazat  ;  procès-verbaux,  devis  et  plan  dressés  par 
le  s'  du  Boulay,  sous-ingénieur  des  ponts  et  chaussées; 
adjudication,  le  27  mai  1756 ,  au  s' Ricard ,  moyennant 
645  liv.  ;  devis  de  travaux  supplémentaires,  réclamationg 
de  l'entrepreneur;  procès- verbal  de  réception  d'ouvrages; 
—  construction  de  la  tour  de  l'Horloge,  au-dessus  de  la 


T 


porte  des  Farges;  affiche  annonçant  l'adjudication ,  le  18 
août  1754,  des  ouvrages  de  maçonnerie  et  de  charpente; 
devis  et  procès-verbal  d'adjudication  au  s' Rimbaud, 
entrepreneur,  au  prix  de  2,662  livres  10  sols  ;  Tentre- 
preneur  est  autorisé  à  prendre  les  pierres  dans  les  mu- 
railles du  bourg;  la  couverture  du  dôme,  l'horloge,  etc., 
ne  sont  pas  compris  dans  ce  marché  ;  devis  des  ouvrages 
en  fer-blanc ,  dorures  et  peintures  à  faire  à  Thorloge 
de  la  paroisse  de  Cebazat,  marché  fait  avec  le  s**  Chaper, 
deClermont;  réclamations  des  entrepreneurs;  —  dé- 
dommagement accordé  au  s' Longison  Fleury  à  cause  du 
dommage  que  lui  a  causé  la  construction  de  Thorloge, 
le  degré  étant  établi  en  partie  sur  le  terrain  dudit 
s' Fleury. 


C.  2074.  (Liasse.)  —  KO  pièces,  papier. 


1707-17SO.  —  Affaires  communales. —  Cebazat. — 
Contentieux. —  Contestation  entre  la  commune  et  le 
«'  M.  Boige,  boucher,  au  sujet  d'une  prétendue  usurpa- 
tion de  terrain  œmmunal  commise  par  ce  dernier,  1725; 
bail  à  loyer  consenti  par  la  commune  à  M.  Boighe,  1707; 
—  contestation  entre  les  consuls  et  le  s' Gilbert  Cou- 
turier, de  Clermont-Ferrand ,  au  sujet  d'une  maison 
appartenant  à  ce  dernier  qui  avait  servi  de  caserne 
aux  troupes  en  quartier  à  Cebazat,  1730-1735;  —  con- 
testation entre  la  commune  et  le  chapitre  Saint-Étienne, 
au  sujet  des  chaumes  défrichés  et  rais  en  nature  de  prés 
depuis  1673;  avis  de  M.  Brugière  :  la  commune  ne  peut 
être  mise  en  cause,  le  chapitre  n'a  qu'à  poursuivre 
les  particuliers  qui  ont  défriché,  1736;  —  requêtes  du 
s' Trottier,  bourgeois  de  la  ville  de  Riom,  demandant 
le  paiement  des  loyers  d'une  grange,  qu'il  prétend 
avoir  servi  de  caserne  aux  troupes  en  quartier  à  Ceba- 
zat, de  1717  à  1741;  délibérations,  enquêtes,  etc.; 
avis  de  M.  Chabrol ,  estimant  à  200  liv.  le  dédommage- 
ment dû  au  s'  Trottier;  projet  d'ordonnance  de  l'In- 
tendant conforme  à  l'avis  cl- dessus;  —  avis  de  M.  de. 
Fourcroy,  directeur  des  chemins  royaux,  1756,  au  sujet 
d'une  rase  que  le  s'  Rechignât  a  fait  creuser  au  bord 
du  ruisseau  et  que  les  consuls  veulent  obliger  ce  der- 
nier à  combler. 


SÉRIE  0.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  307 

MM.  de  Frétât,  avocat  du  roi  au  présidial  de  Clermont; 
Pierre  d'Albiat;  Jean  Jadon,  avocat  au  Parlement,  à 
cause  de  Marie  Cartaud ,  veuve  de  Paul  Forget ,  con- 
seiller au  présidial  de  Riom  ;  Pierre  Redon ,  conseiller 
en  la  sénéchaussée  de  Clermont,  etc.  ;  les  sommes  re- 
connues dues  aux  créanciers  s'élèvent  à  9,668  liv.  10  sols 
7  deniers;  les  dépenses  ordinaires  de  la  ville  sont  axées 
à  249  liv.;  le  surplus  sera  employé  à  l'acquittement  des 
dettes;  —  ordonnance  de  M.  deBérulle,  intendant,  du 
4  déc.  1685 ,  au  sujet  d'un  emprunt  fait  par  les  consuls 
de  Cebazat  de  1683,  d'une  somme  de  mille  livres  à 
un  intérêt  usuraire  ;  les  consuls  sont  assignés  à  com- 
paroir devant  l'Intendant ,  à  peine  de  10  liv.  d'amende 
chacun  ;  —  requête  adressée  à  M.  de  Bérulle,  intendant 
(1786),  par  dame  Marguerite  de  Broé,  épouse  de  Ni- 
colas Deschamps ,  s""  de  Mirebeau ,  lieutenant  général 
de  Montluçon ,  et  Marie  de  Broé ,  épouse  de  François 
des  Girard,  écuyer,  s'  de  Montrodès  et  la  Combaude, 
héritières  de  Michel  de  Broé,  s'  de  la  Malerée,  au  sujet 
d'une  somme  qu'elles  prétendent  leur  être  due  par  Noël 
et  Martial  Fredet,  comme  étant  les  demanderesses  au 
droit  de  François  Guérin,  conseiller  au  présidial  deCler- 
mont ;  les  Fredet  prétendent  qu'il  s'agit  d'une  dette  de 
la  communauté  de  Cebazat;  —  titre  de  créance  d'An- 
toine Chambon,  contrôleur  général  dutaillon  en  la  gé- 
néralité d'Auvergne,  1671  ;  —  divers  états,  sans  date, 
des  rentes  dues  par  la  commune  de  Cebazat  à  divers 
particuliers. 


C.  2075.  (Liasse.)  —  i  p.,  parch.^  18  p.,  pap. 

1071-17M. —  Affaires  communales.—  Cebazat. — 
Liquidation  des  dettes.—  Ordonnance  de  M.  Le  Camus, 
intendant  d'Auvergne,  du  20  août  1671,  pour  la  liqui- 
dation des  dettes  et  le  règlement  des  recettes  et  dépenses 


C.  2076.  (Cahier.)—  Cahier,  66  feuillets  pap.,  écrits. 

1754.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat.  —  Impo- 
sition.— Rôle  de  la  somme  de  1,380  liv.  1  sol  et  1  denier» 
pour  les  droits  de  l'arpentage  général  et  estimation  du 
produit  des  héritages  de  la  paroisse  de  Cebazat,  fait  par 
le  s' Veysseyrias ,  notaire  royal ,  arpenteur  :  les  prêtres, 
doyen  et  chanoines  de  Cebazat ,  31  septerées  de  terre, 
53  journaux  de  prés;  M.  de  Bonnavant,  s'  de  la  Ma- 
lerée ,  trois  quartonnées  de  terre  ;  la  confrérie  du  Ro- 
saire 2  quartonnées  et  3  coupées  de  pré;  la  frairie  du 
Saint-Esprit  7  quartonnées  3  coupées  de  terre;  Antoine, 
autre  Antoine  et  André  Fredet,  père  et  fils,  27  septerées 
6  quartonnées  de  terre,  16  journaux  et  1  quartonnée 
de  pré,  67  œuvres  et  2  coupées  de  vignes;  MalletdeCeyre» 
conseiller  en  la  cour  des  Aides  de  Clermont,  21  septerées 
4  quartonnées  de  terre,  21  œuvres  4  coupées  de  vigne. 
Les  cotes  sont  au  nombre  de  852;  le  plus  fort  proprié- 
taire est  le  s'  Rechignât  le  jeune,  conseiller  du  roi  au 


de  la  ville  de  Cebazat;  les  principaux  créanciers  sont    I    présidial  de  Clermont. 


1 


20S 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2077.  (Liasse.)—  53  pièces,  papier. 

17M-177S. —  Affaires  communales.  —  Cebazat.— 
Comptabilité. —  Ordonnance  de  M.  Bidé  de  la  Grandville, 
intendant ,  du  30  septembre  1728  :  «  Estant  informé 

>  que  les  consuls  de  )a  parroisse  de  Cebazat  sont  dans 
»  l'usage  de  percevoir  les  revenus  patrimoniaux  de  la 
»  communauté,  et  que  plusieurs  d'entre  eux  sont  en 
»  demeure  d*en  rendre  compte,  que  d'ailleurs,  quoique 

>  ces  revenus  ayent  été  anciennement  destinés  au 
»  payement  des  rentes  et  charges  annuelles ,  les  con- 
»  suis  les  ont  employés  à  d'autres  usages  et  ont  laissé 
»  arréi*ager  lesdites  rentes  >,  Tlntendant  enjoint 
auxdits  consuls  des  années  1698  à  1728  de  rendre 
compte  de  leur  gestion;  —  requêtes  des  créanciers;  — 
projets  d'ordonnances  en  faveur  desdits  créanciers  ;  — 
états  contenant  la  reddition  des  comptes  des  conduis 
de  Cebazat  depuis  1698  jusqu'à  1728;  —  ordonnance 
de  M.  Trudaine,  du  2  janvier  1733,  pour  la  reddition 
des  comptes  des  consuls  des  années  1720  et  suivantes 
jusqu'à  1730  inclusivement;  —  ordonnance  du  même, 
du  29  août  1733,  au  sujet  des  comptes  de  1731  et  1732; 
—  état  des  sommes  qui  sont  dues  au  corps  commun  par 
les  consuls  des  années  1720  et  suivantes  jusqu'à  1733, 
s'élevant  à  la  somme  de  4,487  liv.  4  sols  2  den.  ;  ordon- 
nance de  M.  Rossignol ,  du  9  nov.  1735,  ordonnant  que 
les  sommes  en  question  seront  recouvrées  à  la  diligence 
du  s' Bompar,  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux  de 
la  ville  de  Clermont,  et  mises  es  mains  de  Yves  Ceytre, 
commis  receveur  desdits  reliquats;  —  ordonnances  de 
l'Intendant  pour  la  reddition  des  comptes  de  1734  et 
1735  ;  —  état  des  reliquats  des  comptes  des  consuls  des 
années  1735  à  1741  ;  —  mémoire  relatif  aux  prétentions 
de  la  ville  de  Cebazat,  qui  prétend  n'avoir  à  rendre  ses 
comptes  que  devant  le  bailli  du  lieu;  •—  ordonnance  de 
M.  de  Chazerat,  intendant,  du  15  novembre  1773, 
enjoignant  au  re(*^veur  des  revenus  patrimoniaux  de 
Cebazat,  ou  à  tous  autres  qui  en  auraient  eu  l'adminis- 
tration depuis  1762,  de  rendre  compte  de  leur  gestion. 


C.  2078.  (Liasse.) —  134 pièces,  papier. 

1709-1735.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. — 
Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  des  années 
1708, 1718  et  1720.— État  des  revenus  pour  Tannée  1718; 
—  compte  de  1720  :  recette  1,737  liv.  15 sols;  dépenses 
1,279  liv.  6  sols  10  den.;—  pièces  justificatives  du  compte 
de  1720,  quittances,  exploits,  délibérations,  baux  à  loyer  ; 


—  ordonnances  de  M.  Boucher,  intendant ,  pour  Te  lo- 
gement des  gens  de  guerre. 


C.  2079.  (Liasse.)  —  144  p.,  pap.  ;  1  cachet. 

1791-1738. —  Affaires  communales. —  Cebazat. — 
Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  des  années 
1721  à  1723.  —  Compte  de  1721,  arrêté  en  1735  par  l'In- 
tendant à  2,147  liv.  15  sols  de  recette,  et  1,543  liv.  18  sols 
2  den.  de  dépense;  —  comptereau  de  1722,  compte  de 
1723,  arrêté  en  1735  à  1,934  liv.  19  sols  de  recette  et 
1,087  liv.  12  sols  de  dépense;  —  comptereau  de  1723  , 
arrêté  en  1738  à  581  liv.  de  dépense;  —  observations 
sur  lesdits  comptes  par  le  s'  Bompar,  receveur  des  oc- 
trois et  patrimoniaux  de  Clermont. 


G.  2080.  (Liasfte.)  —  1p.,  parch.  ;  147  p.,  pap.  dont  5  cahiers 

de  62  feuil.  ;  4  cachets. 

17114-1738. —  Affaires  communales. —  Cebazat. — 
Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  des  années 
1724  à  1727.  —  Compte  de  1725,  arrêté  en  1735  par  l'In- 
tendant à  1,470  liv.  5  sols  de  recette  et  1,157  liv.  2  sols 
de  dépense;  200  liv.  dépensées  pour  réparations  à  la 
maison  commune;  —  dépenses  dé  1727  :  pour  le  loge- 
ment et  entretenement  de  trois  compagnies  de  cavaliers 
793  liv.  15  sols  6  den.  ;  recherches  dans  les  paroisses 
de  Riom ,  Montferrand ,  Saint-Bonnet ,  où  les  garçons 
s'étaient  réfugiés,  afin  d'en  prendre  un  pour  la  milice, 
200  liv.;  dépense  réduite  par  Plntendant  à  55  liv. 
5  sols. 


G.  2081.  (Liasse.)  —  1  p.  parch.;  133  p.,  pap.  (2  impr.}. 

171IS-17SO.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1728 
à  1730.  —  Compte  de  1730  arrêté  par  l'Intendant  en 
1735  à  1,237  liv.  de  recette  et  1,534  liv.  7  sols  8  den. 
de  dépense. 


C.  2082.  (Liasse.)  —  1  p.,  parch.,  176  p.  pap.,  donl  i  cahier 

de  19  feaillets. 

1731-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Comptes  et  pièces  justificatives  des  C/Omptes  de  1731 
et  1732.  —  Le  compte  de  1731  manque  ;  parmi  les  pièces 
justificatives  on  remarque  :  un  procès- verbal  des  dé« 


r 


•  1 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


20» 


gàts  causés  pa^  la  grÂle;  un  état  des  privilégiés  des 
villes  de  Clermont,  Riom,  Môntferrand  et  autres  lieux 
circonvoisins-  de  la  paroisse  de  Gebàzat  qui  y  ont  des 
biens  et  qui  ne  paient  point  la  taille  ;  un  état  des  arti- 
cles du  compte  contestés  par  le  si^  Bompar  ;  —  compte 
de  1732  arrêté  par  l'Intendant  en  1735  à  1,046  liv.  de 
recette  et  à  892  liv.  14  sols  de  dépense  ;  délibération 
pour  retirer  des  mains  de  M.  Gliapus  Tacte  de  conces- 
sion des  foires  de  Gebazat  ;  nomination  du  corps  com- 
mun et  du  procureur  des  âmes  du  purgatoire  ;  lettre 
dé  M.  Urion,  annonçant  l'arrivée  d'une  compagnie  de 
cavalerie  du  régiment  de  Glieylard, 


C.  2083.  (Liasse.)  — 125  p.,  pap.^  dont  2  eabiers  de  32  feuillets. 

17S3-17SII.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat. 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1733 
à  1735.  —  Le  compte  de  1733  manque  ;  —  compte  de 
1734  arrêté  par  l'Intendant  en  1735  à  991  liv.  10  sols 
de  recette  et  1,032  liv.  de  dépense  ;  articles  contestés 
par  le  s' Bompar  ;  -^  compte  de  1735,  arrêté  en  1738  à 
976  liv.  de  recette  et  à  643  liv.  8  sols  de  dépense. 


C.  2084.  (Liasse.)  —  138  pièces,  papier  (1  impr.). 

1736-1744.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat. 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  1736 
à  1741.  —  Gompte  de  1736  arrêté  par  l'Intendant,  en 
1738,  à  1,147  liv.  9  sols  de  recette  et  1,244  liv.  7  sols 
Sden.  de  dépense;  —  parmi  les  pièces  justificatives  de 
1738  on  remarque  une  ordonnance  de  M.  Rossignol,  du 
5  avril  1738  (plac.  impr.  à  Glermont-F.  chez  P.  Bou- 
tâudon),  i^iative  à  la  milice  ;  —  compte  de  1739  arrêté 
par  l'Intendant,  en  1742,  à  922  liv.  10  sols  de  recette 
et  à  818  liv.  8  sols  7  den.  de  dépense;  —  compte  de 
1741  arrêté  en  1744  à  1,041  liv.  de  recette  et  742  liv. 
8  sols  de  dépense. 


G.  2085.  (Liasse.)  —  100  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 
de  26  feuillets  écrits  -,  1  cachet. 

1 7411-1 74ft.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat. 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  rendus 
à  rintendant  par  Jean  Mazoires,  notaire  royal,  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  Gebazat,  pour  les  ann/âes 
1742  et  1743  ;  —  compte  de  1742  arrêté  en  1745  à 
2,079  liv.  10  sols  de  recette  et  à  2,030  liv.  2  sols  11  den. 
de  dépense;  —  procès-verbaux  d'adjudication  des  re- 
gains appartenant  à  la  communauté  :  1 ,692  liv.  en  1742 
Puy-de-Dôme.  —  Série  G. 


et  1,250  liv.  en  1743;  —  états  des  charges  ordinaires; 
—  états  des  rentes  dues  par  la'  ville;  —  pièces  relatives 
à  la  demande  des  s"  d'Albiat  et  Bourlin,  créanciers  de 
la  ville. 


G.  2086.  (Liasse.)  — 70  pièces,  papier,  dont  3  cahiers 
de  37 'feuillets  écrits  (partie  en  mauvais  état). 

1744-1747.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat. 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  rendus 
par  Jean  Mazoires  pour  les  années  1744  et  1745;  — 
parmi  les  dépenses  de  1744  on  remarque  une  somme 
de  1,050  liv.  payée  au  s'  Annet  Breton,  architecte  à 
Glermont,  pour  réparations  à  la  maison  commune  ;  — 
compte  de  1744  arrêté  en  1747  à  3,114  liv.  1  sol  de  re- 
cette et  1,243  liv.  3  sols  7  den.  de  dépense. 


G.  2087.  (Liasse.)  —  69  pièces,  papier^  dont  4  cahiers 

de  t$7  feuillets  écrits. 

17411-1 749.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat* 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  Jean 
Mazoires  pour  les  années  1746  et  1747  ;  —  mémoire  des 
ouvrages  exécutés  pour  la  ville  de  Gebazat  par  le  s'^Raim* 
baux,  architecte  à  Glermont  :  ponts,  murs  du  cimetière, 
réparations  au  mur  de  la  ville,  au  toit  de  la  halle,  à  la 
tour  qui  est  à  la  porte  par  où  Ton  entre  du  côté  de 
Glermont;  quittance  par  ledit  s'  Raimbaux  d'une 
somme  de  2,1Ô2  liv.  pour  parfaire  celle  de  2,462  qui  lui 
était  due;  —  compte  de  1747  arrêté  en  1749  à  3,608  liv. 
3  sols  11  den.  de  recette  et  à  1,763  liv.  13  sols  2  den. 
de  dépense  ;  quittance  du  s^  Flouvat,  curé  des  Martres* 
de-Yeyre,  d'une  somme  de  36  liv.  pour  avoir  recherché 
des  titres  utiles  à  la  commune. 


G.  2088.  (Liasse.)  —  97  pièces,  papier,  dont  3  cahiers 

de  33  feuillets  écrits. 

t748-17ftft.  —  Affaires  communales.  —  Gebazat. 
—  Gomptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  de  Jean 
Mazoires  pour  les  années  1748  et  1749  ;  —  dépenses  de 
1748  :  10  liv.  payées  aux  balles  de  la  confrérie  du 
Saint-Esprit  pour  la  cuisson  des  fèves  qui  ont  été  dis- 
tribuées à  la  Pentecôte  aux  pauvres  de  la  paroisse; 
649  liv.  13  sols  payées  au  s^  Ghapsal,  receveur  des 
tailles  de  Télection  de  Riom  pour  la  part  de  la  paroisse 
dans  les  dépenses  occasionnées  par  le  casernement  des 
troupes;  442  liv.  payées  au  s'  Ricard,  entrepreneur, 
pour  la  construction  du  pont  de  la  Guigne-Haute,  et 

27 


210 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


624  liv.  «  pour  le  Oomblement  des  quatre  chaussées  du- 
dit  pont  »;  procès-verbal  de  vérification  desdits  ou- 
vrages par  le  s*^  de  Fourcroy  ;  copie  du  bail  d'adjudica- 
tion des  travaux  ;  —  dépenses  de  1749  :  intérêts  dus 
aux  créanciers  de  la  ville,  29  liv.  7  sols  5  den.  ;  2,820  liv. 
au  s'  Ricard  pour  différents  travaux,  notamment  au 
pont  des  Farges  et  de  Cladenas.  —  Les  comptes  sont  ar- 
rêtés par  l'Intendant  en  1749  et  1750,  et  au  pied  du 
dernier  compte  sont  les  quittances  délivrées  par  le 
s'  Rigaud,  successeur  du  s**  Mazoires,  des  débets  des 
comptes  de  ce  dernier. 


C.  2089  (Liasse.)  —  90  pièces,  papier,  dont  5  cahiers 

de  SO  feuillets  écrits. 

174ft-175S.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Ordonnance  de  l'Intendant,  du  15  juillet  1750,  com- 
mettant Gilbert  Rigaud,  not.  royal  à  Cebazat,  comme 
receveur  des  patrimoniaux;  le  s'  Rigaud  présente  pour 
sa  caution  Ligier  Ricard,  architecte  à  Clermont;  — 
comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  rendus  par 
Gilbert  Rigaud,  notaire  royal,  receveur  des  patrimo- 
niaux pour  les  années  1750  à  1752;  —  compte  de  1750 
arrêté  par  l'Intendant,  en  1753,  à  3,576  liv.  9  sols 
3  den.  de  recette  et  3,310  liv.  18  sols  10  den.  de  dé- 
pense ou  reprise;  —  parmi  les  dépenses  de  1751  on 
remarque  une  somme  de  661  liv.  12  sols  payée  à  Ligier 
Ricard,  entrepreneur,  pour  la  part  de  la  commune  dans 
les  travaux  de  dessèchement  du  marais  de  Cœur; 
500  liv.  payées  au  s'  Pradier,  procureur  à  Riom,  pour 
être  par  lui  employées  à  la  poursuite  du  procès  contre 
les  religieux  bénédictins. 


G.  2090.  (Liasse.)  —  142  pièces,  papier,  dont  1  cahier 
de  il  feaillets;  1  cachet. 

17511-1758.  —  Affaires  communales. —  Cebazat. 
—  Compte  rendu  par  Gilbert  Rigaud  pour  les  années 
1753-1757,  et  pièces  justificatives  du  dit  compte,  arrêté 
par  M.  de  Ballainviliiers  en  1758;  recette  ;  22,388  liv. 
4  sols  10  den.,  dépense  :  19,145  liv.  4  sols  7  den.  ;  —  les 
recettes  consistent  surtout  dans  le  produit  de  l'adjudi- 
cation des  regains  qui  varie  de  3,000  à  4,000  liv.  envi- 
ron par  an  ;  les  osiers  ou  vigeries  des  fossés  sont  affer- 
més au  prix  de  215  liv.  10  sols  par  an  ;  —  parmi  les 
dépenses  on  remarque  une  somme  de  858  liv.  2  sols 
10  den.  payée  aux  divers  créanciers  de  la  commune; 
1,859  liv.  pour  l'acquittement  des  charges  ordinaires, 
honoraires  du  j^^dicaleur,  loyer  du  presbytère,  gages 


des  valets  de  ville,  du  secrétaire,  des  gastiers,  des  son- 
neurs,  etc.  ;  3,520  liv.  pour  les  dépenses  du  casernement 
des  troupes  ;  571  liv.  16  sols  6  den.  dépensés  A  Toccasion 
du  procès  contre  les  Bénédictins  au  sujet  d'une  dime; 
177  liv.  pour  la  recherche  des  titres  utiles  de  la  com- 
mune, déchiffrés  et  inventoriés  sommairement  par  le 
F.  Pierre-Joseph  de  Saint- Amable,  prieur  des  Carmes 
déchaussés  de  Riom;  314  liv.  19  sols  6  den.  pour  le  cu- 
rage des  rases  et  fossés  du  marais  de  Cœur  ;  325  liv. 
18  sols  pour  la  construction  et  l'entretien  de  l'ancien 
abreuvoir;  1,039  liv.  4  sols  pour  la  construction  du 
nouveau  ;  941  liv.  12  sols  pour  les  frais  de  curement  du 
ruisseau  ;  4,528  liv.  2  sols  pour  la  construction  de  l'hor- 
loge, dont  1,039  liv.  10  sols  au  s'  Claude  Seurot,  fon- 
deur de  cloches  à  Clermont-Ferrand,  pour  le  timbre  de 
ladite  horloge  pesant  630  liv.;  prix  fait  dudit  timbre; 
200  liv.  au  s"  curé  pour  aumône  distribuée  aux  pauvres. 


C.  2091.  (Liasse.)  —  i3  cahiers,  papier,  de  124  feuillets  écrits. 

l7SS-t757.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Procès-verbaux  d'adjudication  des  regains  ou  se- 
condes herbes  appartenant  à  la  communauté  de  Cebazat 
pour  les  années  1753  et  suivantes  jusqu'à  1757. 


C.  2092,  (Liasse.)  —  19  pièces,  papier,  dont  i  cahier 

de  11  feuillets  écrits. 


1758-1760.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Compte  rendu  par  Jean  Rigaud,  pour  les  années 
1758  et  1759,  en  qualité  de  tuteur  des  enfants  mineurs 
de  Gilbert  Rigaud,  son  fils,  et  pièces  justificatives 
dudit  compte  ;  —  recette  :  9,221  liv.  12  sols  2  den.  ;  dé- 
pense :  7,641  liv.  3  sols  11  den.  ;  parmi  les  dépenses 
on  remarque  40  liv.  pour  les  gages  de  la  sage-femme; 
192  liv.  pour  plantation  d'arbres  à  mayère  dans  une 
place  vacante  de  la  commune  entre  le  Bedat  et  le  che- 
min royal;  acompte  sur  la  somme  de  3,530  liv.  au 
s' G.  Pons  pour  la  construction  de  deux  ponts;  —délibé- 
ration du  16  mars  1760,  par  laquelle  les  habitants  dé- 
cident <  que  des  revenus  de  leur  patrimoine,  il  en  seroit 
»  destiné  en  faveur  des  pauvres  de  la  paroisse  à  perpé- 
»  tuité  la  somme  de  300  liv.  par  an  »  ;  l'Intendant  ap- 
prouve pour  l'année  présente  seulement;  ordre  au 
s**  Rigaud  de  verser  ladite  somme  entre  les  mains  du 
curé, 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


211 


G.  2093.  (Liasse.)  —  98  pièces,  papier,  dont  4  cahiers 

de  42  feuillets  écrits. 


1700-1763.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 
—  Compte  rendu  par  Yves  Ceytre,  notaire  royal  et 
receveur  des  patrimoniaux,  pour  les  années  1760-1762 
et  pièces  justificatives  dudit  compte;  —  recette  : 
12,676  liv.  12  sols  10  den.  ;  dépense  :  12,312  liv.  4  sols 
3  den.  ;  —  parmi  les  dépenses  on  remarque  1,016  liv. 
13  sols  4  den.  pour  le  don  gratuit;  —  délibération  du 
30  sept.  1761  portant  nomination  du  s'  de  La  Tri- 
mouille  comme  maître  d'école,  aux  gages  de  72  liv.  par 
an,  homologuée  par  l'Intendant;  —  quittance  du  s'  de 
La  Trimouille  ;  —  état  des  pauvres  de  Cebazat  aux- 
quels il  a  été  distribué  des  secours. 


C.  2094.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier,  dont  3  cahiers 

de  83  feuillets. 


1700-1774.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat, 
—  Comptabilité.  —  Procès-verbaux  de  l'adjudication 
des  regains  en  1763  et  1764;  —  état  des  sommes  dues  à 
la  commune  de  Cebazat  et  données  en  ]*eprise  dans  le 
dernier  compte  qu'on  a  rendu  du  maniement  fait  par  le 
défunt  s'  Rigaud;  —  note  mentionnant  une  ordonnance 
du  15  nov.  1773  pour  la  reddition  des  comptes  et  la  no- 
mination d'un  syndic  et  d'un  receveur  ;  —  procès-ver- 
bal d'adjudication  des  regains  en  1774  au  prix  de 
2,839  liv. 


C.  2098.  (Liasse.)  —  75  pièces,  papier. 

17111-1750.  —  Affaires  communales.  —  Cebazat. 

—  Reliquats  des  comptes  des  consuls.  —  État  des 
sommes  qui  sont  dues  au  corps  commun  de  Cebazat 
pour  reliquat  des  comptes  des  consuls  à  partir  de  1720; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  9  nov.  1735,  commet- 
tant le  s'  Yves  Ceytre  pour  recevoir  les  sommes  prove- 
nant desdits  reliquats  ;  ils  s'élèvent  à  la  somme  de 
4,487  liv.  4  sols  2  den.  ;  —  ordonnances  de  paiement; 

—  quittances  des  sommes  reçues  par  le  s'  Yves  Ceytre, 
receveur  des  reliquats.  —  État  des  paiements  faits 
au  s'  Mazoires,  receveur  des  patrimoniaux  de  la  pa- 
roisse de  Cebazat,  en  déduction  des  reliquats  des  comp- 
tes des  consuls  des  années  1720  à  1741,  arrêté  en  1747  ; 

—  pièces  justificatives  dudit  état. 


C.  2096.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

1741-17§7.  —  Affaires  communales.  —  Ceillouz. 
—  Celles.  —  Ceilloux  :  pièces  relatives  à  la  démolition 
de  l'ancien  presbytère.  —  Celles-près-Fernoël  (La  Celle)  : 
quittance  pour  le  loyer  du  presbytère,  1760.  —  Cellesh 
sur-Thiers  :  requête  de  Cl.-Antoine-Ymonet  Rambaud, 
maître  de  poste,  se  plaignant  que  les  habitants  du 
village  de  Ricornet-Rambaud  aient  défriché  le  com- 
munal appelé  Loupeux  appartenant  audit  village;  pro- 
cès-verbal de  l'état  dudit  communal  dressé  en  1741  par 
le  s' Cognord,  commis  à  cet  effet  par  le  subdélégué  de 
Thiers  ;  lettre  de  M.  de  Merville  ;  —  lettre  de  M.  Mi- 
gnot  et  ordonnance  de  l'Intendant,  1752,  au  sujet  des 
défrichements  opérés  dans  le  communal  de  Lagady, 
appartenant  au  village  Dosphant;  —  lettre  du  s'  Du- 
fraisso,  curé,  1751,  demandant  des  réparations  à  son 
église  ;  —  note  des  réparations  qu'il  faudrait  faire  au 
presbytère,  1771. 


C.  2097.  (Liasse.)  —  4  pièces,  parch.  ;  2(5  pièces,  papier; 

3  cachets. 

1701-17§8.  —  Affaires  communales.  —  Csllule. 
—  Celoux.  —  Cellule  :  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
18  mai  1748,  faisant  défense  aux  habitants  des  collectes 
de  Cellule  ,  Pontmort,  La  Moutade  et  Le  Cheix,  de  cou- 
per les  foins  de  leurs  prairies  et  d'y  faire  pacager  leurs 
bestiaux  avant  la  Saint-Jean  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  31  mai  1757,  approuvant  l'adjudication  des  travaux 
à  exécuter  au  clocher  de  Téglise  de  Cellule,  et  ordon- 
nant l'imposition  de  la  somme  de  740  liv. ,  montant  de 
ladite  adjudication;  rôles  de  répartition  de  ladite  somme 
sur  les  collectes  de  Cellule,  Pontmort,  Le  Cheix,  La 
Moutade  et  Saunât;  —  requête  des  habitants  de  La 
Moutade,  demandant  l'imposition  sur  leur  collecte  des 
sommes  avancées  pour  elle  par  quelques-uns  desdits 
habitants  dans  le  procès  qu'ils  soutenaient  au  Bureau 
des  Finances  de  Riom  contre  les  religieuses  de  Sainte- 
Marie  de  la  même  ville  ;  pièces  à  l'appui  de  ladite  re- 
quête, 1784-1786.  —  Celoux  :  contestation  entre  les 
habitants  du  village  de  Loudières-Bisse  et  M"*  de  Tre- 
meuge  de  Gironde ,  1731  ;  cette  dernière  présente  à 
M.  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint-Plour,  commis  pour 
examiner  l'affaire,  «  un  terrier  de  l'année  1656,  receu 
»  de  Beaufort,  notaire  royal ,  au  prolfit  de  noble  Fran- 
»  çois  d'Auzolle,  eacuyer,  s' du  S  jrre,  acquéreur  du  s' de 
>  Védrine,  consenty  par  les  habitantz  dudit  Loudières  ; 


;^}2  ARCHIVES  DU 

»  les  reconnaissances  duquel  terrier  contiennent  un 
»  surcens  sur  les  héritages  y  mentionnés  qui  relèvent 
»  de  Son  Altesse  M^  le  prince  de  Conty  ;  ces  habitants 
»  prétendent  n'estre  pas  d'obligation  de  payer  le  surcens 
»  recogneu  par  leurs  autheurs,  parce  qu'ils  disent  qu'il 
»  ne  leur  estoit  pas  permis  de  le  recognoistre  au  pré)U- 
»  dice  de  Monseigneur  de  Conty  »  ;  l'Intendant  refuse 
d'autoriser  la  commune  à  plaider,  les  habitants  pour- 
ront agir  en  particulier  comme  ils  Tentendront;  —  con- 
testation entre  les  habitants  du  village  de  Loudières  et 
le  s'  Esparvier,  écuyer,  s' de  Luc,  héritier  de  son  père, 
et  en  cette  qualité  créancier  du  s**  Esparvier  de  Blazère, 
héritier  du  s' de  Serre,  son  oncle;  le  s' Esparvier  avait 
lait  assigner  plusieurs  habitants  dudit  village  à  lui  payer 
une  dîme  gerbeau  à  compter  de  1749;  les  habitants 
objectent  qu'ils  paient  déjà  la  dlme  aux  bénédictins  de 
la  Youlte  qui  sont  les  gros  décimateurs  de  la  paroisse 
de  Celoux,  que  d'autre  part  c'est  le  prince  de  Conti  qui 
est  seigneur  de  la  paroisse,  et  que  le  s'  Esparvier  ne 
produit  aucun  titre  valable  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de 
Mombriset,  1752. 


PUY-DE-DOME. 


G.  2098.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  -,  18  pièces^  papier. 

1688-1783.  —  Affaires  communales.  —  Ceyrat.  — 
Çezens.  —  Ceyrat  :  délibération  des  habitants  de  Ceyrat, 
jl7d7,  au  sujet  de  communaux  usurpés  par  plusieurs 
habitants  dudit  lieu  et  du  village  de  Berzet  ;  requête  à 
nntendant  ;  —  nomination  de  syndic,  1783  ;  —  lettre 
du  s"  Dufraisse,  ancien  curé  de  Ceyrat,  du  16  mai  1784, 
s'excusant  auprès  de  M.  Lambert,  secrétaire  de  Tin- 
tendance,  de  n'avoir  pas  demandé  Ta  vis  de  Plntendant 
relativement  au  nouveau  cimetière  établi  hors  le  bourg 
jpendant  l'épidémie  et  aux  réparations  de  l'église;  M.  Du- 
^isse  a  promis  3,300  liv.  pour  lesdites  réparations, 
xnais  ne  croit  pas  avoir  fait  aucune  démarche  indiscrète. 
—  Cezens  :  requête  du  curé  de  Cezens,  demandant  la 
îcbnstruction  d'un  presbytère;  délibération  portant  con- 
sentement des  habitants  et  nomination  d'un  syndic, 
1688  ;  —  réparations  à  l'église  et  au  clocher  :  corres- 
pondance de  M.  de  Montluc,  de  l'Intendant  et  de  M.  d'Or- 
messon  ;  arrêt  du  Conseil,  du  2  nov.  1762,  qui  approuve 
l'adjudication  à  1,250  Uv.  des  travaux  en  question  et 
ordonne  l'imposition  de  ladite  somme  sur  les  collectes 
de  Cezens  et  de  Pauliagol  ;  une  certaine  somme  reste  à 
la  charge  de  révéque,.qui  est  prieur  décimateur;  rôles 
de  répartition  dans  lesquels  le  seigneur  baron  de  Pierre- 
fort  est  compris  pour  6  liv.  ;  M.  de  la  Terrisse,  également 
pour  6  liv.;  M.  de  la  Terrisse,  de  Saint-Fiour,  pour 
19  liv.  7 sols;  le  marquis  de  Miramon,  pour  150  liv. 


C.  2099.  (Liasse.)  •—  i  pièce,  parcb.  ;  34  pièces,  papier, 

dont  1  plan. 

1009-1784.  —  Affaires  communales.  —  Chade- 
leuf.  —  Chalinargues.  —  Chadeleuf  :  déclaration  des 
biens  communaux,  consistant  en  27  septerées  environ 
que  €  le  petit  peuple  fait  valoir  à  tiers  de  fruits  qu'ils 
>  délivrent  aux  consuls  » ,  1692  ;  —  mémoire  relatif  à 
une  contestation  entre  les  habitants  de  Chadeleuf  et 
ceux  de  Sauvagnat  et  Saint-Yvoine,  au  sujet  de  leurs 
pacages,  et  requêtes  des  habitants  de  Chadeleuf  se  plai- 
gnant des  voies  de  fait  commises  par  ceux  des  deux 
autres  paroisses  :  des  transactions,  du  l**"  aoAt  1407  et 
25  octobre  1550,  ont  fixé  les  limites  du  pâturage  d'Ardai 
ou  Chauliac,  lesquelles  sont  rapportées  audit  mémoire; 
—  lettre  de  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire,  1748,  au 
sujet  des  usurpations  commises  avec  violence  par  les 
bergers  de  Chadeleuf  dans  les  communaux  de  Pardinea 
et  de  Saint-Yvoine  ;  ils  sont  sans  excuse,  car  les  limites 
ont  été  très  bien  axées  en  présence  de  M*"*  de  Rupel- 
monde  et  de  M.  Aulteroche,  subdélégué  ;  ils  commettent 
les  mêmes  excès  dans  le  domaine  de  Boissat,  apparte- 
nant aux  religieuses  Bernardines;  —  ordonnance  de 
rintendant,  1751,  pour  obliger  les  consuls  des  années 
1720  et  suivantes  à  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  — 
procès  contre  l'abbé  d'Issoire,  qui  prétend  percevoir 
dans  la  paroisse  de  Chadeleuf  la  dime  du  sainfoin  ;  no- 
mination de  syndic,  1783.  —  Chaliers  :  requête  des  habi- 
tants de  Courbières,  paroisse  de  Chaliers,  commission 
de  Serre,  se  plaignant  de  défrichements  dans  leurs  com- 
munaux ;  lettre  du  s^  Galmare,  prêtre  de  la  communauté 
de  Chaliers,  1735,  recommandant  cette  requête  à  l'In- 
tendant; avis  de  M.  Tournadre  et  ordonnance  de  l'Inten- 
dant; —  correspondance  relative  à  l'acquisition  d'une 
maison  pour  servir  de  presbytère ,  1740  ;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  23  janvier  1795,  autorisant  les  répara- 
tions aux  couverture  de  l'église  et  clocher  ainsi  qu'aux 
vitres  de  l'église  de  Chaliers.  —  Chalinargues  :  plaintes 
des  habitants  au  sujet  des  défrichements  faits  dans  leur» 
communaux,  1745;  procès-verbal  de  visite  et  d'enquête^ 
par  M.  Danty,  subdélégué  ;  —  requête  du  curé  de  Cha- 
linargues demandant  à  l'Intendant  d'ordonner  la  cons- 
truction d'un  presbytère ,  il  s'offre  de  contribuer  pour 
une  part  de  la  dépense  et  de  faire  des  avances  pour  1^ 
reste  jusqu'à  ce  que  la  paroisse  puisse  supporter  une 
imposition  ;  on  construirait  ledit  presbytère  sur  l'em- 
placement de  l'ancien  château  qui  appartient  à  M.  de 
Chambonas  et  est  en  ruines  ;  plan  du  presbytère  pro- 
jeté; inventaire,  1770-1771  ;  —  requête  de  Pierre  Chas^ 


.\ 


I 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


213 


{toiùg  demandant  Timposition  sur  le  village  de  Mont-de- 
^eirand  des  dépens  à  lui  adjugés  par  arrât  du  Parlement, 
dans  l'instance  qu'il  soutenait  contre  les  habitants  dudit 
Tillage  au  sujet  d*une  prétendue  usurpation  de  voie  pu- 
blique, 1783-1784. 


G.  2100.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier. 

t7Stl-17M.  —  Affaires  communales.  —  Chalus.  — 
^halvignac.  —  Chalus  :  requête  d'Antoine  Gautard, 
demandant  l'imposition  sur  la  paroisse  des  sommes 
^représentant  les  frais  d'un  procès  soutenu  par  les  ha- 
(bitants  contre  le  seigneur  de  Villeneuve ,  avancés  par 
.lui  ;  il  s'agissait  d'une  redevance  dç  20  septiers  d'avoine 
,dus  au  roi  par  la  paroisse  de  Chalus  à  cause  da  chà- 
(teau  de  Nonette;  ladite  redevance  avait  été  adjugée, 
ie  4  février  1677,  à  David  Dufour,  lieutenant  générai 
de  Clermont ,  et  le  prix  en  avait  été  payé  par  lui  au 
Trésor;  en  1713,  les  habitants  de  Chalus  et  de  Boudes 
refusèrent  de  payer  et  intentèrent  procès  ;  uû  arrêt  du 
^Conseil,  du  24  avril  1722,  ordonna  qu'il  serait  procédé 
à  une  nouvelle  adjudication  des  deux  redevances  de 
20  setiers  sur  Boudes  et  Chalus;  les  enchères  furent 
jportées  à3,8001iv.,  et  les  paroisses  adjudicataires  ac- 
.quittèrent  cette  somme  au  Trésor  royal  ;  M.  Dufour 
ùdt  opposition  à  la  requête  de  Gautard  comme  créan- 
cier de  ce  dernier;  —  réparations  au  presbytère  : 
délibérations;  requête;  devis;  procès- verbal  d'adjudi- 
cation ;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  300  liv.  — 
^halvîgnac  :  lettre  de  M.  de  Yigier,  subdélégué  à  Mau- 
riac, du  7  nov.  1736,  au  sujet  d'un  procès  entre  la 
paroisse  de  Chalvignac  et  un  habitant  de  Saint- Cha- 
înant en  limousin  ;  —  réparations  au  presbytère, 
^752-1753. 


jC.  3101.  (Liasse.)  —-59  pièces^  papier,  dont  2  cah.  de  31  feuillets; 

3  cachets. 


1686-1780.  —  Affaires  communales.  —  Chama- 
lîères.  —  Chambon..  —  Chamalières  :  mémoire  de  ce 
4ue  les  consuls  de  1728  ont  fourni  pour  la  construction 
de  la  maison  curiale  ;  quittances  de  l'entrepreneur  ;  — 
foontestation  avec  les  chanoines  de  Saint-André  lès  Clei^ 
mont  au  sujet  de  leur  part  dans  la  dépense  de  ladite 
constzoïction,  1739  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
24  sept.  1757,  confirmant  la  nomination  du  s' Peyronnet 
pour  syndic  des  fontaines  ;  —  mémoire  pour  Antoine 
^eyiUade,  prêtre  de  Chamalières,  contre  les  habitants 
^  iDj&me  lieu;  le  s'  Feuillade  réclame  un  droit  de 


prise  d'eau  pour  l'usage  de  la  maison  dite  de  la  Brosse 
qu'il  a  acquise  de  M.  Brunel,  conseiller  au  Présidial  de 
Clermont;  cette  concession  avait  été  accordée  au  b^  Bru- 
nel par  délibération  du  24  mars  1669 ,  «  pour  le  récom- 

>  penser  des  peines,  des  soins  et  des  frais  d'un  voyage 
»  qu'il  avoit  fait  à  Paris,  pour  solliciter  auprès  de  Son 
»  Altesse  Monseigneur  le  duc  de  Bouillon  l'exemption. 

>  pour  les  habitants  de  Chamalières  d'aller  au  Puy  de 

>  Dhomme  comparoitre  aux  assises  qui  s'y  tenoient 
»  tous  les  ans  »  ;  —  requête  de  Jean- Joseph  Sudour, 
curé  de  Chamalières,  au  sujet  de  l'école  dudit  lieu  :  par 
une  délibération  du  25  avril  1750,  homologuée  par 
M.  Rossignol,  les  habitants  avaient  résolu  «  de  laisser 
»  pour  école  et  pour  servir  de  logement  à  la  sœur  Ber- 
»  gier,  fille  dévote  du  lieu  d^Orcet,  la  maison  dite  du 
»  four  du  village  ou  maison  commune,  inutile  à  la  com- 
»  mune  de  Chamalières,  et  uniquement  profitable  aux 
»  consuls  de  chaque  année,  sans  en  rendre  compte  au 
»  corps  commun  »  ;  la  maison  fut  réparée  alors,  et  depuis 
les  habitants  <  voyent  leurs  enfans  s'instruire  tant  à 
»  la  piété  qu'au  travail,  les  pauvres  secourus,  les  ma- 
»  lades  soulagés  par  la  sœur  Bergier,  fille  de  charité 
»  qui,  sans  intérêt  et  gratuitement,  s'acquitte  de  toutes 
»  ces  bonnes  œuvres,  se  contantant  du  logement  seul  »; 
il  se  trouve  cependant  des  esprits  assez  ingrats  pour 
vouloir  l'indire  au  rôle  de  la  paroisse  ;  M.  Sudour  prie 
l'Intendant  d'intervenir;  copie  de  la  délibération  du 
25  avril  1750.  —  Chambon  (canton  de  Besse)  :  nomina- 
tion de  syndic,  1783;  —  contestation  entre  le  s' Desserre 
et  les  habitants  de  Maunau-Petit  qui  demandent  à  être 
maintenus  dans  le  droit  de  faire  pacager  la  seconde 
herbe  du  pré  de  Rioubert,  1787;  nomination  de  syndic; 
—  déclaration  des  patrimoniaux  et  communaux  du  vil- 
lage de  Beaune,  1686  ;  assemblée  des  habitants  devant 
<  la  porte  de  la  chapelle  Saint-Roch  >  :  quelques  com- 
munaux qui  n'ont  jamais  été  affermés  ;  —  lettre  de 
l'abbé  d'Estaing,  datée  de  Murols  le  22  août  1732,  de- 
mandant la  mise  en  liberté  de  paysans  emprisonnés  pour 
avoir  empêché  M.  Besseyre,  subdélégué,  de  constater 
les  défrichements  faits  dans  les  communaux  ;  —  défri- 
chements dans  les  communaux  appartenant  à  divers 
villages  de  la  paroisse  de  Chambon,  1740-1750  ;.  *  défrîr 
chements  dans  les  communaux  de  Bressouleilles  :  plain- 
tes de  plusieurs  habitants;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat; 
inventaire  des  pièces  relatives  à  cette  affaire,  1787;  — - 
lettre  de  M.  Godivel,  1743,  relativement  aux  réparations 
de  l'église;  —  délibérations,  requêtes,  correspondance 
au  sujet  du  curement  des  ruisseaux  que  les  habitants 
proposent  de  faire  par  corvées,  1786,  ces  ruisseaux  cau- 
sant de  grands  dégâts  dans  le  village.  —  Chambon  (caur 
ton  de  Saint-Germain-l'Herm)  :  requête  de  Jacques^ 


214  ARCHIVES  DU 

Christophe  Micolon  de  Guérines,  écuyer,  et  d'autres 
habitants  du  village  du  Fraisse,  paroisse  de  Chambon, 
se  plaignant  que  plusieurs  habitants  de  la  paroisse  de 
Fournols  aient  défriché  partie  du  communal  de  Saigne- 
Ronde  appartenant  au  village  du  Fraisse;  procès-verbal 
de  visite  par  Guillaume  Roche,  bailli  de  Boutonnargues; 
.  lettre  de  M.  Micolon  de  Guérines  à  M.  de  Saint-Étienne, 
1756-1758  ;  —  réparations  au  pi*esbytère  :  requête  du 
curé,  délibération  de?  habitants;  correspondance  de 
rintendant  avec  M.  Tardif  Saint-Pardoux ,  subdélégué 
à  Saint- Amant-Roche-Savine  ;  rôle  de  la  somme  de 
546  liv.  13  sols  4  den.  imposée  pour  lesdites  répara- 
tions, 1771-1786. 


C.  2102.  (Liasse.)  —  50  pièces,  papier. 

1888-1781.  — Affaires  communales.  —  Chaméane. 
—  Champagnat.  —  Chaméane  :  reconstruction  du  pres- 
bytère :  requête  du  curé,  délibération  des  habitants, 
devis ,  adjudication  des  travaux ,  février  1779 ,  au  prix 
de  1,290  liv.  ;  correspondance  de  M.  Lafont  de  Siiint- 
Mart  au  sujet  de  l'imposition  de  ladite  somme  sur  la 
paroisse;  requête  de  Guillaume-Michel  Chabrol,  avocat 
du  roi  honoraire  au  Présidial  de  Riom,  se  plaignant 
d'avoir  été  surimposé  dans  le  rôle  en  question.  — 
Champagnat-le-Jeune  :  procès-verbaux  des  usurpations 
commises  dans  les  communaux  et  sur  les  chemins  pu- 
blics des  paroisses  de  Champagnat -le-Jeune  et  du  Vernet, 
dressés  par  M.  Jouzencie.  subdélégué  à  Lempdes,  commis 
par  l'Intendant;  ordonnance  de  ce  dernier,  1754,  con- 
damnant les  usurpateurs  à  se  désister  et  à  payer  les  frais 
d'un  nouveau  bornage.  —  Champagnat-le- Vieux  :  re- 
quête du  curé,  1760,  exposant  le  mauvais  état  de  son 
presbytère;  quittance  délivrée  aux  consuls  pour  fourni- 
tures aux  gens  de  guerre,  1666.  —  Champagnac (Cantal)  : 
ordonnance  de  l'Intendant  défendant  les  défrichements 
dans  les  communaux,  1753  ;  —  procès  contre  François 
de  Fontalard;  la  procédure,  commencée  en  TÉlection  de 
Mauriac ,  s'est  terminée  par  un  arrêt  de  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont,  du  18  août  1756,  qui  condamne  les 
consuls  de  Champagnac  à  rayer  la  cote  du  s'  de  Fonta- 
lard; les  habitants  demandent  Tautorisation  de  se  pour- 
voir au  Conseil  contre  cet  arrêt  et  produisent  une  con- 
sultation d'avocats  qui  leur  donne  l'espoir  de  le  faire 
casser;  F.  de  Fontalard  produit  une  ordonnance  de  M. 
Le  Camus,  du  13  décembre  1669,  qui  établit  la  noblesse 
des  Soualhat  de  Fontalard ,  mais  il  ne  prouve  pas  qu'il 
appartienne  à  cette  famille;  d'autre  part,  en  admettant 
qu'il  fasse  cette  preuve,  les  habitants  s'engagent  à  prou- 
ver qu'il  a  dérogé  en  faisant  commerce,  même  au  dé- 


PUY-DE-DOME. 

tail  ;  mémoire  des  avocats;  correspondance  de  M.  de  la 
Michodière  et  de  M.  de  Tournemire,  subdélégué  i 
Mauriac. 


C.  2t03.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier  ;  3  cachets. 

1744-17§4l.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 

—  Personnel,  assemblées.  —  Requête  adressée  à  l'In- 
tendant par  Marie-Marguerite  d'Alègre,  marquise  de 
Tourzel,  veuve  du  comte  de  Rupelmonde,  <  disant  qu'elle 

>  a  obtenu  du  Roy  la  réunion  des  différentes  terres  et 
»  justices  qu'elle  a  en  Auvergne,  sous  la  dénomination 
»  de  la  terre  et  baillage  de  Tourzel,  et  l'érection  de 
»  ladite  terre  en  marquisat;  que  toutes  ces  justices 

>  réunies  en  forment  une  considérable  qui  s'administre 
»  à  Champeix,  où  il  y  a  auditoire  joint  à  la  maison  de 
»  ville  construite  en  partie  aux  frais  de  la  suppliante 
»  et  où  se  tiennent  aussy  les  assemblées  des  habitants; 
»  que  pour  régler  ces  assemblées  il  a  été  fait  une  dôii- 
»  bération  générale,  le  22  juin  1742,  par  laquelle  tous  les 
»  habitants  ont  choisy  et  nommé  un  certain  nombre 
»  d'entre  eux,  les  plus  distingués  et  les  plus  prudents, 
»  pour  composer  le  Conseil  de  ville  et  former  les  délibé- 
»  rations  »  ;  mais  la  règle  est  mal  suivie,  les  assemblées 
ne  sont  plus  fréquentées  que  par  les  artisans  ou  ma- 
nœuvres, et  le  s'  Mary,  receveur  des  patrimoniaux,  et 
le  s'  Fondary,  secrétaire,  y  ont  pris  un  pouvoir  despo- 
tique ;  les  habitants ,  d'autre  part ,  s'arrogent  le  droit 
de  convoquer  ces  assemblées  d'eux-mêmes  et  sans  la 
présence  des  officiers  de  la  justice  qui,  aux  termes  de 
la  coutume,  ont  droit  d'y  assister;  M"»«  de  Rupelmonde 
demande  en  conséquence  que  les  officiers  de  son  mar- 
quisat de  Tourzel  assistent  aux  assemblées  des  habi- 
tants de  Champeix,  que  le  bailli  y  préside,  et  qu'il  soit 
défendu  au  s'  Mary  d'y  assister  ;  —  nominations  de 
syndics,  1779-1784;  —  ordonnance  ^de  l'Intendant  en 
faveur  du  s'  Dubois,  maître  d'école,  1753;  —  plaintes 
contre  le  s'  Chevalier,  secrétaire  de  la  paroisse  de 
Champeix,  qui  abuse  de  sa  situation  pour  se  faire  payer 
des  droits  d'ex[>édition  qui  ne  lui  sont  pas  dus  ;  M.  Du- 
vernin  propose  pour  le  remplacer  le  s'  Fondary  ;  or- 
donnance de  l'intendant,  du  19  déc.  1744,  nommant  le 
s' Fondary  à  la  place  du  s'  Chevalier  ;  lettre  de  M.  Du- 
pin,  27  mars  1745,  priant  l'Intendant  d'examiner  de 
nouveau  l'affaire  du  s'  Chevalier,  ce  dernier  préten- 
dant avoir  été  accusé  à  tort;  requête  de  M**  de  Ru- 
pelmonde, intervenant  aussi  en  faveur  de  Chevalier; 

—  requête  d'un  certain  nombre  d'habitants  se  plai- 
gnant du  s'  Mary,  receveur  des  patrimoniaux,  qu'ils 
accusent  d'avoir  dirigé  presque  seul  et  par  cabale  les 


T 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


215 


affaires  de  la  commune  et  de  l'avoir  fait  à  son  profit 
et  au  détriment  de  la  commune;  ils  se  plaignent  éga- 
lement du  nouveau  secrétaire,  le  s'  Fondary;  contre- 
requête  de  plusieurs  des  signataires  qui  affirment 
que  leur  bonne  foi  a  été  surprise; —  mémoire  de  M. 
Lafont,  subdélégué  à  Issoire,  chargé  d'examiner  si  les 
plaintes  contre  le  s'  Mary  sont  fondées,  et  de  procé- 
der à  une  nouvelle  enquête  sur  la  conduite  du  s'  Che- 
valier ;  il  déclare  très  justifiées  les  plaintes  contre  le 
s'  Chevalier,  mais  qu'il  n'en  est  pas  de  même  de  celles 
dirigées  contre  le  s'  Mary,  les  habitants  n'ont  osé  les 
soutenir,  ils  ont  demandé  seulement  qu'on  diminuât  les 
appointements  du  s' Mary;  M.  Lafont  dresse  un  projet 
de  règlement  pour  l'administration  de  la  ville  de  Cham- 
peîx  après  s'être  concerté  avec  les  habitants  ;  M.  Rossi- 
jçnol  homologue  cette  délibération  par  son  ordonnance^ 
du  17  mai  1747;  —  copie  des  délibérations  pour  l'expé- 
dition desquelles  le  s'  Chevalier  avait  perçu  des  droits 
abusifs.  Dans  l'une  d'elles,  datée  du  21  juillet  1744,  il 
est  question  de  réparations  faites  au  presbytère  et  au 
couvert  de  l'église ,  ainsi  que  d'une  somme  de  229  liv. 
due  au  s'  Neyrat,  orfèvre  à  Clermont,  pour  réparation 
et  augmentation  de  la  grande  croix  d'argent  de  l'église 
paroissiale  de  Sainte-Croix. 


C.  2104.  (Liasse.)  —  34  pièces,  papier;  2  cachets. 

1743-1759.  — Affaires  communales.  —  Champeix. 

—  Biens  communaux.  —  Contestation  entre  les  habi- 
tants, M"«  de  Rupelmonde  et  le  s' Buffaud,  au  sujet  de 
la  propriété  d'un  emplacement  situé  devant  l'ancienne 
maison  de  ville,  entre  la  rivière  de  la  Couze  et  le  chemin 
qui  conduit  de  Champeix  à  la  paroisse  de  MarchediaU 
1750;  le  s' Buffaud  a  acquis  cet  emplacement  de  M"'  de 
Rupelmonde  et,  au  bout  d'un  an  et  jour,  Ta  clos  de  mu- 
railles ;  les  habitants  prétendent  que  c'est  un  terrain 
comm*unal;  M"*  de  Rupelmonde,  que  le  terrain  lui  ap- 
partient à  titre  de  vacant,  étant  à  la  fois  dans  sa  censive 
et  dans  sa  justice  ;  consultation  par  MM.  Amblard  et 
Beuf,  en  faveur  de  M""*  de  Rupelmonde  ;  —  ordonnance 
de  l'Intendant,  1744,  commettant  M.  Duvernin  pour  pro- 
céder à  l'adjudication  des  patrimoniaux  de  Champeix; 

—  procès-verbal  d'adjudication  du  droit  de  courtage  en 
1743;  lettres  de  M.  Mary  relativement  à  ce  droit,  1745- 
1748  ;  —  plaintes  des  adjudicataires  du  droit  de  cour- 
tage contre  le  s"^  Girard,  épicier  à  Champeix,  qui  «  b'est 

>  avisé,  depuis  1750,  d'achetter  en  gros  le  sel  que  les 

>  voituriers  et  marchands  forains  avoint  coutume  de 

>  conduire  dans  ladite  paroisse,  et  de  le  débiter  ensuite 
»  par  balles  aux  autres  marchands  regrettiers  de  Cham- 


»  peix,  sans  se  servir  dans  l'un  ny  Tautre  cas  des  mesu- 
»  res  publiques  servant  à  l'exploitation  de  la  ferme  du 
»  courtage  »;  les  habitants  interviennent  et  font  re- 
marquer que  le  commerce  du  s' Girard,  s'il  était  toléré, 
diminuerait  de  moitié  le  revenu  du  courtage,  qui  est  la 
seule  ressource  de  la  commune;  —  lettre  de  M.  Duver- 
nin ,  subdélégué  à  Vic-le-Comte  :  il  est  d'avis  que  le 
moyen  employé  par  le  s' Girard  de  peser  le  sel  par  balles, 
au  lieu  de  le  mesurer,  ne  va  à  rien  moins  qu'à  abolir  le 
courtage  du  sel  et  à  monopoliser  le  commerce  de  cette 
denrée;  —  ordonnances  de  l'Intendant,  des  1*'  mars 
1751  et  14  février  1752,  condamnant  les  s"  Girard  père 
et  fils  à  dédommager  les  fermiers  du  courtage;  —  lettre 
du  s"*  Fondary,  exposant  ce  qui  s'est  pmtiqué  jusque-là 
à  Champeix  pour  la  perception  du  droit  de  courtage;  — 
extrait  d'une  ordonnance  de  M.  Rossignol,  du  14  jan- 
vier 1748,  fixant  le  droit  de  courtage  à  2  sols  pour 
chaque  cheval  chargé  de  vin,  à  6  deniers  pour  la  mesure 
d'une  quarte  de  sel,  et  1/4  de  coupe  de  sel  pour  chaque 
charge  de  cheval,  conformément  à  l'usage  pratiqué  de 
temps  immémorial. 


C.  2105.  (Liasse.)  —  89  pièces,  papier;  1  plan;  1  cachet. 

1 737-1 7§4.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Travaux  communaux.  —  Requête  de  M.  Dabin,  curé 
de  la  paroisse  de  Sainte-Croix,  demandant  l'agrandisse- 
ment de  son  église  et  la  clôture  du  cimetière;  lettre  du 
même  adressant  un  état  des  revenus  et  charges  de  la 
commune;  les  habitants  consultés  répondent  à  M.  Ar- 
naud, subdélégué  à  Vic-le-Comte,  que  Téglise  est  assez 
grande  pour  contenir  tous  les  paroissiens,  et  que  même 
ceux  de  Saint-Jean  y  viennent  souvent  aux  offices  ;  — 
état  des  travaux  à  faire  dans  le  lieu  de  Champeix,  1740  : 
réparations  à  l'église  de  Sainte-Croix ,  au  pont  et  à  la 
fontaine;  construction  d'une  halle,  réparations  à  l'église 
Saint-Jean,  à  la  fontaine  du  Thuel  et  enfin  aux  chemins 
publics;  état  signé  des  principaux  habitants;  note  à  ce 
sujet  de  M"*  de  Rupelmonde;  —  lettre  de  M.  Andraud, 
1742,  au  sujet  du  refus  fait  par  le  receveur  de  payer  les 
maçons  qui  ont  élevé  la  croix  après  la  mission  prêchée 
par  les  PP.  Jésuites  ;  —  travaux  exécutés  aux  chemins 
tendant  de  Champeix  à  Issoire,  à  Saint-Cirgues  et  aux 
montagnes,  1744-1745;  —  devis  dressé  par  Raimbaux, 
entrepreneur  d'ouvrages  en  la  ville  de  Clermont,  des 
travaux  à  faire  à  la  tour  et  à  l'horloge  du  Marchedial, 
de  la  démolition  d'une  vieille  tour  et  de  réparations  à 
l'église  de  Sainte-Croix,  de  la  réfection  des  murs  du 
cimetière  et  de  quelques  autres  travaux  ;  procès-verbal 
d'adjudication  desdits  ouvrages  au  s' Raimbaux  au  prix 


215  ARCHIVES  DtJ 

de  2,250  liv.,  le  21  déc.  1744;  —  devis  dressé  parRaim- 
baux  de  travaux  à  exécuter  dans  Ghampeix  :  eonstruc- 
tion  d*uue  maison  commune  an  pré  du  Breuil;  répara- 
tions à  l'église  Saint- Jean  ;  crépissage  de  l'église  Sainte- 
Croix  ;  les  travaux  sont  adjugés  audit  Raimbaux ,  le 
27  mars  1745,  au  prix  de  1,250  liv.;  —  délibération  des 
habitants  de  Champeix,  du  9  avril  1747,  décidant 
d'exhausser  la  maison  commune  qui  servira  en  même 
temps  d'auditoire  pour  la  justice  du  marquisat  de  Tour- 
zel.  M""*  de  Rupel monde,  à  cette  condition,  s^engageant 
àtMirticiper  à  la  dépense;  —  requête  du  s'  Raimbaux  à 
an  de  paiement  ;  —  procès-verbal  de  réception  des  ou- 
vrages par  Martin-René  de  La  Roche,  sous-ingénieur 
des  ponts  et  chaussées  de  la  province  ;  —  pièces  relatives 
aux  réparations  des  vitres  de  l'église  du  Marchedial , 
1747,  au  presbytère  de  Saint- Jean,  à  celui  de  Sainte- 
Croix,  1748;  au  four  du  Marchedial,  1754,  etc.;  — 
délibération  des  habitants,  du  29  juin  1773,  décidant 
l'agrandissement  de  l'église  de  Sainte-Croix  et  la  ré- 
paration des  murs  du  cimetière  ;  devis  des  répara- 
tions à  faire  pour  agrandir  l'église  de  Sainte -Croix 
d'après  le  plan  du  s'  Durand,  architecte  à  Plauzat: 
le  projet  consiste  à  abattre  le  pignon  occidental  pour  le 
transporter  quinze  pieds  plus  avant  dans  œuvre,  à  éle- 
ver une  tribune  au-dessus  de  la  partie  nouvellement 
construite  et  à  établir  deux  chapelles  voûtées  d'arête, 
l'une  à  l'aspect  de  midi,  l'autre  à  l'aspect  de  bise; 
réclamations  de  l'entrepreneur  Durand  à  fin  de  paie- 
ment, en  1783;  procès- verbal  de  visite  des  travaux 
dressé  par  Pierre  Carriol,  architecte,  commis  à  cet 
effet  par  l'Intendant;  —  requête  des  habitants  de 
Champeix  demandant  à  l'Intendant  Tautorisation  de 
faire  dresser  procès-verbal  des  réparations  à  faire  à  l'é- 
glise de  Sainte-Croix  (indiquées  dans  le  procès  verbal 
de  la  visite  épiscopale  du  18  avril  1782) ,  aux  murs  de  - 
clôture  du  cimetière,  au  four  banal,  aux  ponts  de  la 
Couze  et  du  Breuil  ;  procès-verbal  d'adjudication ,  le 
25  avril  1784 ,  desdits  travaux  à  Bernard  Ribeyre ,  au 
prix  de  1,447  liv.  ;  procès-verbal  de  réception  des  ou- 
vrages ;  requêtes  des  entrepreneurs  à  fin  de  paiement  ; 
lettres  en  leur  faveur  de  MM.  de  Laizer  et  Andraud. 


C.  2106.  (Liasse.)  —  35  pièces^  papier. 

1738.  —  Affaires  communales.  —  Champeix.  — 
Contestation  entre  les  habitants  de  Champeix,  d'une 
part ,  Antoine  de  La  Far^i^e ,  prêtre  communaliste  de 
Sainte-Croix  de  Champeix,  et  Michel-Joseph  Pondary, 
S'  du  Planchon,  d'autre  part,  au  sujet  du  droit  de  four- 
nage  exigé  par  lesdits  de  La  Farge  et  du  Planchon  des 


PUY-DE-DOME. 

habitants  qui  viennent  cuire  leur  pain  aux  deux  fôurd* 
banaux  de  Champeix  (fours  de  la  Barrière  et  du  Mar- 
chedial); —  délibération  du  2  février  1736,  par  laquelle 
les  habitants  décident  :  1^  de  se  pourvoir  en  restitution( 
contre  une  transaction  du  30  nov.  1435,  entre  Draguinet' 
de  Lastic,  seigneur  de  Champeix,  et  les  habitants,  dans  ' 
laquelle  les  habitants  s'engageaient  à  payer  un  carton 
de  pâte  par  fournée,  au  lieu  de  la  grosseur  d'un  œuf  de 
geline  par  pain  comme  auparavant  ;  2^  de  se  pourvoir 
aussi  en  restitution  contre  les  actes  dans  lesquels  le  four 
de  la  Barrière  est  traité  de  four  banal  ;  3""  de  signifier 
aux  s"  de  La  Farge  et  Fondary  qu'ils  ne  veulent  payer 
qu'un  carton  de  pâte  (mesure  champelise  ou  de  Cbam- 
geix),  qu'ils  ne  veulent  pas  fournir  le  bois  ni  rétribuer 
le  fournier;  —  consultation  du  s**  Grangier,  de  Riom  :  il 
ne  conseille  pas  de  contester  la  banalité  qui  parait  cer- 
taine ;  quant  au  droit,  il  ne  peut  être  augmenté  et  doit 
rester  sur  le  pied  de  la  transaction  de  1435  ;  —  requêtes 
et  pièces  de  procédure;  les  habitants  soutiennent  que  le  ' 
carton  dont  il  est  question  dans  la  transaction  de  1435 
est  la  mesure  de  Champeix  ou  champelise,  et  qu'elle  est 
différente  de  la  mesure  du  marché  de  Champeix  qui  est 
d'un  tiers  plus  grande  ;  ils  produisent  â  l'appui  de  cette 
assertion  des  extraits  de  terriers  des  prêtres  communa- 
listes  de  Champeix,  de  1538  et  1668,  et  divers  autres 
actes;  —  copie  de  la  transaction,  du  30  nov.  1435,  entre 
Draguinet  de  Lastic ,  chevalier  ^  seigneur  de  Lastic  et 
de  Yaleilles,  et  les  habitants  de  Champeix  (collationnée 
sur  différeates  expéditions,  dont  Tune  trouvée  au  châ- 
teau de  Saint-Cirgues) ,  pour  règlement  des  droits  de 
mouture  et  de  fournage  dus  audit  seigneur  ;  —  tran* 
saction,  du  16  nov.  1736,  entre  les  habitants  de  Cham- 
peix et  MM.  de  La  Farge  et  Fondary,  réglant  pour 
l'avenir  le  droit  de  fournage  et  l'indemnité  due  au 
fournier. 


C.  2107.  (Liasse.)  —  5  pièces,  papier;  1  cachet. 

108ft-114t|.  —  Affaires  communat.es.  —  Champeix. 
—  Comptabilité  ;  dettes.  —  Requêtes  adressées  à  M^'  de 
BéruUe,  intendant,  1685,  par  Jeanne  Cheyiard,  veuve 
Bertrand,  et  autres  particuliers,  au  sujet  d'une  obliga- 
tion de  462  liv.  dont  on  leur  demande  le  remboursement 
et  qu'ils  prétendent  être  une  dette  de  la  commune  de 
Champeix; —  lettre  de  M.  Rossignol,  du  9  juillet  1742, 
invitant  M.  Chabrol,  receveur  de  la  ville  de  Clerraont, 
à  communiquer  au  s"*  Andraud  les  papiers  relatifs  aux 
comptes  des  patrimoniaux  de  Champeix. 


j 


G.  3108.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  114  pièces,  papier. 


171IO-17M.  —Affaires  communales.  -^  Champeix. 
—  Comptes  des  consuls  et  syndics  de  1720  à  1729.  — 
Compte  de  1720,  arrêté  par  l'Intendant  en  1738  à  673  liv. 
2  sols  6  den.  de  recette,  et  175  liv.  de  dépense  ;  —  dé- 
penses de  1721  :  4  liv.  10  sols  aux  prêtres  qui  ont  assisté 
à  la  procession  qui  se  fait  à  N.-D.  d'Authezat  en  exécu- 
tion d'un  vœu  de  la  ville;  acompte  de  93  liv.  sur  les  500 
dues  à  Jean  Lemaigre,  fontainier,  pour  la  découverte 
par  lui  faite  de  l'eau  nécessaire  pour  la  construction  de 
la  fontaine  dudit  lieu  ;  —  recettes  de  1724  :  courtage, 
180  liv. ,  porté  par  l'Intendant  à  450  liv.  ;  droits  des 
cartons  du  marché,  50  liv. ,  au  lieu  de  36  portées  par 
les  consuls  ;  60  liv.  pour  le  revenu  du  four  banal,  dont 
moitié  appartient  à  la  commune ,  Tlntendant  force 
encore  cet  article  à  120  liv.  faute  de  justification;  plu- 
sieurs rentes  dues  à  la  commune;  recette  totale,  293  liv. 
2  sols  6  den. ,  portée  par  l'Intendant  à  673  liv.  2  sols 
6  den.  ;  —  dépenses  de  1727  :  logement  du  maître  d'école, 
20  liv.,  réduit  à  12  liv.;  89  liv.  8  sols  pour  réparations 
à  la  maison  de  ville;  —  en  1728,  60  liv.  de  gages  à  Ga- 
briel Courrioux,  maître  d'école. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  217 

croix  de  mission  sont  rayées  par  l'Intendant,  faute  de 
pièces  justificatives;  quittance  au  nom  d*Antoine  Su- 
reau, sculpteur,  habitant  de  Saint-Julien  ;  —  compte 
de  1736,  arrêté  en  1740  à  744  liv.  12  sols  6  den.  de  re- 
cette,  et  228  liv.  3  sols  6  den.  de  dépense. 


C.  2109.  (Liasse.)  — 111  pièces,  papier. 

1790-1743.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Comptes  des  consuls  et  syndics  de  1730  à  1737.  — 
Dépenses  de  1730  :  réparations  aux  deux  fours  banaux, 
42  liv.  ;  dépense  rayée  faute  de  pièce  justificative  ;  — 
compte  de  1731,  arrêté  par  l'Intendant  en  1738  à  739  liv. 
2  sols  6  den.  de  recette,  et  191  liv.  4  sols  de  dépense; 
les  comptables  portaient  la  recette  à  629  liv.  2  sols 
6  den. ,  et  la  dépense  à  710  liv.  19  sols  6  den.  ;  —  dépen- 
ses de  1734  :  45  liv.  aux  marguilliers ,  30  liv.  pour  le 
loyer  du  presbytère,  36  liv.  dues  au  seigneur  pour  le  pré 
du  Breuil,  3  liv.  au  curé  pour  l'enterrement  d'un  homme 
qui  mourut  à  l'hôpital  de  Champeix,  rayé,  «  le  curé 
»  étant  tenu  charitablement  de  cette  dépense  »;  dé- 
penses pour  la  croix  de  mission  élevée  dans  la  place  du 
Breuil  :  3  liv.  pour  avoir  été  faire  choix  d'un  arbre  au 
bois  de  Lambre ,  25  liv.  pour  achat  et  transport  dudit 
arbre,  18  liv.  au  charpentier,  8  liv.  pour  la  peinture, 
52  liv.  payées  «  au  nommé  Sureau,  sculpteur,  pour. 
>  avoir  par  luy  fait  les  mistères  de  la  Passion  qu'on  a 
»  accoutumé  de  mettre  aux  croix  de  la  mission,  y  com- 
»  pris  les  couleurs  et  livrets  d'or  et  d'argent  »;  32  liv. 
aux  maçons  pour  le  piédestal  ;  toutes  les  dépenses  de  la 
PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


C.  2H0.  (Liasse.)  —  ÎK)  pièces,  papier. 

1738-1743.  —  AFFAIRES  COMMUNALES.  —  Champeïx. 
—  Comptes  des  consuls  de  1738  à  1741.  —  Comptes  de 
1738,  rendus  par-devant  J.-Amable  Andraud,  bailli  de 
Champeix,  en  1743,  renvoyé  par  lui  à  l'examen  des  syn- 
dics des  habitants  de  Ciiampeix,  arrêté  par  l'Intendant 
en  1743  à  707  liv.  17  sols  6  den.  de  recette,  et  180  liv. 
18  sols  de  dépense  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  une 
somme  de  6  liv.  5  sols  pour  un  feu  de  joie  en  l'honneur 
de  M"*  de  Rupelmonde  au  premier  voyage  qu'elle  fit 
à  Champeix,  dépense  rayée  faute  de  justification;  — 
compte  de  1742,  arrêté  par  l'Intendant  en  1743  à  600  liv. 
15  sols  de  recette,  et  167  liv.  4  sols  de  dépense. 


C.  2111.  (Liasse.)  —  83  pièces,  papier. 

114S-1748.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Comptes  rendus  par  Antoine  Mary,  notaire  royal, 
receveur  des  patrimoniaux  de  Champeix  pour  les  années 
1743-1747.  —  Compte  de  1743,  arrêté  par  l'Intendant  en 
1745  à  666  liv.  2  sols  6  den.  de  recette,  et  256  liv.  12  sols 
6  den.  de  dépense  ;  dans  ce  compte  et  dans  les  suivants, 
le  s' Mary  ne  fait  pas  état  des  reprises  «  qu'il  se  réserve 
»  de  faire  payer  ainsi  qu'il  avisera  »;  —  parmi  les  re- 
cettes de  1745,  M.  Mary  fait  mention  d'une  somme  de 
968  liv.  19  sois  8  den.  pour  le  débet  du  compte  qu'il  a 
présenté  des  reliquats  des  comptes  des  consuls  de  1720 
à  1742,  compte  arrêté  par  l'Intendant  le  6  fév.  1746  ;  — 
compte  rendu  par  le  s'  Mary  «  de  la  Recette  et  dépense 
»  qu'il  a  fait  depuis  l'année  1720  jusques  et  y  compris 
»  1746  » ,  arrêté  par  l'Intendant  en  1747  à  2,854  liv. 
15  sols  8  den.  de  recette  et  543  liv.  4  sols  4  den.  de  dé- 
pense; parmi  les  recettes  on  remarque  une  somme  de 
2,013  liv.  3  sols  2  den.  pour  le  compte  rendu  à  l'Inten- 
dant par  le  s'  Mary  «  de  la  recette  qu'il  a  fait  des  reli- 
»  quats  des  œmptes  des  consuls  et  sindics  dud.  lieu 
»  puis  l'année  1720  jusques  et  y  compris  1742,  et  de  la 
>  recette  qu'il  a  fait  des  patrimoniaux  dud.  lieu  puis 
»  l'année  1743  jusques  et  compris  1746  >,  compte  ar- 
rêté par  l'Intendant  le  20  mars  1746. 


28 


218 


C.  2112.  (Liasse.)  —  120  pièces,  papier. 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME: 

payées  en  acompte  sur  celle  de  1.600  à  M"*  la  comtesse 
de  Brion,  pour  vente  par  elle  faite  de  la  n^aison  qui  sert 
de  presbytère  au  curé  de  Sainte-Croix;  —  travaux  à 
Taqueduc  de  la  Vernauze. 


174S-17M.  -^  Afi'airbs  communales.  —  Champeix. 
—  Comptes  rendus  par  Antoine  Mary  pour  les  années 
174S-1753.  —  Compte  de  1748,  arrête  en  1749  à  3,611  Uv. 
7  sols  de  recette,  et  3,531  liv.  17  sois  dden.  de  dépense; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de  700  liv. 
payée  au  curé  de  Saint-Jean  et  une  de  2,256  liv.  10 
sols  au  s'  Rai  m  baux,  architecte;  ■—  en  1752,  quittance 
de  60  liv.  du  frère  Mazuel,  sous-prieur  des  Carmes  de 
la  ville  de  Clermont,  pour  ses  honoraires  du  carême  ; 
quittance  de  50  liv.  du  s*"  l'hierry,  pour  ses  honoraires 
de  maître  d'école;  —  en  1753,  quittance  de  25  liv.  du 
s' Jeati  Martin ,  l'un  des  maîtres  d'école  ;  quittance  de 
25  liv.  de  M.  Dubois,  également  maître  d'école;  parmi 
les  pièces  justificatives  des  recettes  :  les  procès-verbaux 
d'adjudication  des  droits  de  courtage,  des  graviers,  des 
cartons,  des  tables  et  des  fours  banaux. 


G.  ^113.  (Liasse.)  —  116  pièces,  papier. 

1754-1759.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Comptes  rendus  par  Antoine  Mary  pour  les  années 
1754-1758.  —  En  1755,  quittance  de  l'abbé  Dubois  de 
50  liv.  pour  ses  honoraires  de  <  professeur  d'huma- 
»  nités  »  à  Champeix;  en  1756,  quittance  du  même  pour 
une  demi-année ,  et  quittance  de  25  liv.  de  Tabbe  De- 
lorme  pour  ses  gages  de  maître  d'école  pendant  la  moitié 
de  ladite  année;  le  s'  Delorme  expose  que,  l'école  étant 
restée  vacante  un  mois  quand  il  fut  installé,  la  plupart 
des  écoli^rs  s'étaient  rendus  aux  collèges  de  Clermont 
et  de  Biilom  ;  les  élèves  ne  lui  payant  chacun  que  10  sols 
par  mois,  il  demande  une  gratification  en  plus  du  trai- 
tement habituel  ;  —  compte  de  1758,  arrêté  par  l'Inten- 
dant en  1759  à  2,161  liv.  6  sols  4  den.  de  recette,  et  la 
dépense  à  958  liv.  6  sols. 


G.  2114.  (Liasse.)  ^  G4  pièces,  papier. 

f  759-17M.  —  Affaires  communaj.es.  —  Champeix. 
—  Compte  rendu  par  Claude  Mary,  bailli  de  Verrières, 
et  du  Verdier,  notaire  royal  et  receveur  des  patrimo- 
niaux de  Champeix,  pour  les  années  de  1759  à  1761, 
arrêté  par  l'Intendant  en  1763  à  4,568  liv.  2  sols  10  den. 
de  recette,  et  4,248  liv.  17  sols  6  den.  de  dépense  ou 
reprise.  Parmi  les  dépenses  on  remarque  :  60  liv.  par  an 
pour  les  gages  de  Delorme,  maitre  d'école;  1,200  liv. 


G.  2115.  (Liasse.)  —  ($7  pièces,  papier. 

17419-1765.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Compte  rendu  par  Claude  Mary,  receveur,  pour  le& 
années  de  1762  à  1764,  arrêté  par  l'Intendant  en  1765  à 
4,004  liv.  17  sols  10  den.  de  recette,  et  3,183  liv.  7  sols  de 
dépense  ou  reprise;  —  la  recette  se  compose  du  reliquat 
du  précédent  compte  s'élevant  à  806  liv.  5  sols  4  den.  ; 
du  produit  des  patrimoniaux  s'élevant  pour  les  trois 
années  à  3,061  liv.,  et  de  137  liv.  12  sols  6  den.  prove- 
nant de  diverses  rentes  dues  à  la  commune  ;  —  parmi 
les  dépenses  on  remarque  une  somme  de  90  liv.  pour 
réparations  aux  cloches. 


G.  2116.  (Liasse.)  —  55  pièces,  papier. 

1770-1780.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Comptes  de  1765  à  1772.  —  Compte  rendu  par  Henri 
Fondary,  syndic  receveur  des  patrimoniaux,  de  sa  ges- 
tion pendant  les  années  1768  et  1769  ;  on  voit  par  ce 
compte  que  le  s' Fondary  avait  également  fait  les  fonc- 
tions de  receveur  pour  les  années  1765-1767;  parmi  les 
dépenses  on  remarque  une  somme  de  300  liv  payée  à 
Guillaume  Surot  pour  le  dernier  terme  du  prix  fait  de 
la  refonte  des  quatre  cloches;  —  compte  rendu  par 
Jean-Gaspard  Morin  Champrousse,  notaire  royal,  syndic- 
receveur  des  patrimoniaux  de  Champeix,  pour  les  années 
de  1770  à  1772,  arrêté  par  M.  de  Chazerat  en  1780  à 
4,349  liv.  10  sols  3  den.  de  recette,  et  3,165  liv.  4  sols 
3  den.  de  dépense  et  reprise  ;  —  blâmes  et  débats  dudit 
compte. 


G.  21 17.  (Liasse.)  — 123  pièces,  pap.,  dont  3  cahiers  de 41  feuillets ;. 

1  cachet 

177S-17SO.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Compte  rendu  par  Elisabeth  Chevalier,  veuve  de 
Jea:i-Gaspard  Morin  Champrousse,  vivant  receveur  des 
patrimoniaux  de  Champeix,  pour  les  années  1773  à  1781, 
comprenant  le  débet  du  compte  rendu  par  le  même  rece- 
veur pour  les  années  1770-1772  ;  le  compte  de  la  veuve^ 
Chevalier  est  arrêté  par  l'Intendant  en  1785  à  8,737  liv. 
19  sols  2  den.  de  recette,  et  à  8,656  liv.  14  sols  7  den.  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


219 


dépense  cm  reprise  ;  —  blâmes  et  débat  dudit  compte  ; 
—  correspondance  de  M.  Andraud,  de  Tlntendant,  de  la 
veuve  Chevalier  ;  —  parmi  les  pièces  justificatives  on 
remarque  les  quittances  des  prédicateurs  :  le  frère  Tho- 
mas, capucin  dlssoire  ;  frère  Timothée,  de  Vertaizon, 
capucin  ;  Dourif,  communaliste  de  Saint-Amant  ;  J.-B. 
de  La  Coste,  capucin;  Mathurin  Dourif,  recollet;  les 
pièces  relatives  aux  dépenses  de  divers  procès  soutenus 
an  nom  de  la  commune;  une  consultation  de  M.  Bergier, 
avocat  à  Clermont  (au  si^et  d'une  émotion  populaire 
^soulevée  par  la  répartition  des  impôts). 


C.  2118.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  22  pièces,  papier. 

f  7Sa-1787.  — Affaires  communales.  — Champeix. 
—  Comptabilité.  —  Lettre  de  M.  Andraud,  1784,  adres- 
sant à  rintendant  la  délibération  qui  nomme  le  s'  Bar- 
rière receveur  des  patrimoniaux,  «  la  charge  de  rece- 

>  veur,  ajoute  M.  Andraud,  ne  peut  être  entre  les 

>  mains  d'un  plus  parfait  honnête  homme  »;  —  pièces 
justificatives  des  comptes  de  1783  et  1784  :  requête  du 
s'  Clément ,  notaire  royal ,  commissaire  ès-droits  sei- 
gneuriaux, habitant  de  la  ville  d*Issolre ,  réclamant  le 
paiement  de  ses  honoraires  pour  avoir  procédé  à  la  vé- 
rification des  bornes  qui  ont  terminé  les  contestations 
entre  les  habitants  de  Champeix  et  ceux  de  la  Velle  ; 
lettre  à  ce  sujet  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart;  inventaire 
des  pièces  relatives  à  cette  affaire,  mentionnant  une 
transaction,  du  !•'  octobre  1782,  entre  les  habitants  de 
Champeix  et  ceux  de  Saint-Vincent;  —  requête  des 
consuls  de  3784,  demandant  le  remboursement  des  frais 
qu'ils  ont  faits  dans  le  procès  soutenu  par  la  commune 

« 

au  sujet  de  la  cote  mise  sur  Marie  de  Tuelle;  correspon- 
dance et  pièces  relatives  à  cette  affaire. 


0.  2H9.  (Liasse.)  —  95  pièces,  pap  ,  dont  2  cahiers  de  43  feuillets; 

tf  cachets. 

1 7M-f  745.  —  Affaires  communales.  —  Champeix. 
—  Débet  des  comptes  des  consuls  et  syndics  de  1720  à 
1742.  —  Ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du 
28  sept.  1736,  enjoignant  aux  consuls  de  Champeix  des 
années  1720  et  suivantes  jusqu'à  1735,  de  rendre  compte 
de  leur  gestion  «  à  la  poursuite  et  diligence  du  s' Bom- 
»  par  »  ;  —  autre  ordonnance  aux  consuls  de  1736  et 
1737;  —  correspondance  de  MM.  Duvemin,  Arnaud  et 
de  l'Intendant ,  au  sujet  de  la  nomination  du  s'  Mary 
comme  receveur  des  débets  des  comptes  des  patrimo- 
niaux, 1738;  —  mémoires  relatifs  aux  comptes  en  ques- 


tion; —  mémoire  des  sommas  que  les  syndics  prétendent 
se  faire  rembourser  par  les  consuls  ;  —  requête  adres- 
sée à  l'Intendant  par  les  consuls  de  1720  à  1722 ,  et 
par  les  syndics  de  1724  à  1735 ,  au  sujet  de  l'injustice 
qu'on  leur  fait  en  forçant  les  articles  de  recette  et  en 
rayant  une  partie  des  articles  de  dépense  ;  lis  se  plai- 
gnent  que  le  commissaire  envoyé  à  Champeix  était 
prévenu  contre  eux  et  n'a  pas  voulu  les  écouter;  — 
correspondance  à  ce  sujet,  1738,  de  l'Intendant,  de 
M"**  d'Alègre  de  Rupelmonde,  de  M.  Arnaud,  subdélégué 
à  Vic-le-Comte,  ce  dernier  commis  par  l'Intendant  pour 
aller  vérifier  sur  place  les  comptes  de  Champeix  ;  — 
ordonnance  de  M.  Rossignol,  du  28  Janvier  1739,  com- 
mettant le  s^'Raimbaux,  architecte,  pour  estimer  avec 
M.  Manlhot«  bailli  des  Martres  et  de  Mouton,  les  ouvra- 
ges mentionnés  dans  les  comptes  et  dont  la  dépense  a  été 
rayée  faute  de  pièces  justiâcatives  ;  —  observations  sur 
les  comptes  de  1720  à  1735  par  P.  Manlhot  et  Raimbaux, 
1739  ;  —  correspondance  du  s'  Mary,  receveur  des  reli- 
quats; —  lettre  des  habitants  de  Champeix,  1740, 
priant  M"*  de  Rupelmonde  d'intervenir  auprès  de  l'In- 
tendant pour  obtenir  modération  des  sommes  qui  leur 
sont  réclamées  à  titre  de  débets  des  comptes  et  qui  vont 
à  plus  de  6,000  liv.  ;  un  très  grand  nombre  d'habitants 
se  trouveraient  ruinés  si  on  usait  de  rigueur,  <  ils 
»  croyent  ne  rien  devoir,  ayant  fait  chaque  année  les 
»  dépanses  ordinaires  et  réparations  nécessaires  »  ; 
M"*  de  Rupelmonde  en  écrit  à  M.  Rossignol,  qui  consent 
à  n'exiger  qu'une  partie  de  la  somme  en  question;  — 
procès-verbal  de  révision  des  comptes  de  1720  à  1736 
par  M.  Andraud,  bailli  de  Tourzel,  1742;  —  lettre  de 
M.  Mary  au  sujet  des  reliquats  des  comptes  de  1737  à 
1742;  —  lettre  du  même  du  15  janvier  1744,  adressant 
son  compte  des  années  1720  à  1736;  il  portera  lui-même 
les  pièces  justificatives;  il  fera  un. compte  séparé  pour 
les  années  1737  à  1742  ;  --;  pièces  relatives  aux  reliquats 
des  comptes  de  1721  à  1741  :  ordonnances  de  l'Intendant; 
quittances  délivrées  par  divers  au  s' Mary,  «  receveur 
»  des  débets  >. 


CT.  2120.  [LiasseO  —  72  pièces,  papier. 

1741*1741^.  —  Affaires  communales.  —  Cham* 
peix.  —  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  de  la  ges- 
tion du  s'  Mary,  receveur  des  patrimoniaux,  1743- 
1744,  non  employées  dans  les  comptes  ci-dessus.  — 
Autres  quittances  au  nom  du  s' Mary,  qualifié  tantôt  de 
receveur  des  patrimoniaux,  tantôt  de  receveur  des  dé- 
bets, 1744-1745  (les  pièces  sont  numérotées  et  semblent 
se  rapporter  à  on  compte  spécial  de  l'emploi  des  reli- 


220  ARCHRES  DU 

quatSy  mais  le  compte  manque)  ;  —  parmi  ces  quittan- 
ces on  remarque  celle  de  Neyras,  orfèvre,  chargé  de 
refaire  la  grande  croix  d'argent  de  l'église  Sainte- 
Croix;  la  requête  d'André  Tulon,  maître  serrurier, 
et  Claude  Seurot,  maître  fondeur,  tous  deux  de  Cler- 
mont-Ferrand,  chargés  du  rétablissement  de  Thorloge, 
à  an  de  paiement. 


C,  2121.  (Liasse.)  —  18  pièces,  papier. 

1 740-17IMI.  «-  Affaires  communales.  —  Champs. 
—  Communaux  défrichés  dans  le  village  de  Mazaurier  : 
correspondance  de  M.  de  Mallessaigne,  subdélégué  à 
Bort  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  20  janvier  1749, 
condamnant  les  usurpateurs  à  se  désister  et  à  abattre 
les  clôtures  qu'ils  ont  élevées,  sous  peine  de  100  liv.  d'a- 
mende ;  ^  nouvelles  usurpations  dans  le  même  village 
en  1756  ;  —  usurpations  de  communaux  dépendant  du 
bourg  de  Champs,  1757-1760;  ordonnance  de  l'Inten- 
dant ;  les  habitants  refusent  de  se  désister. 


C.  2122.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  20  p.,  papier. 

1746-1787.  —  Affaires  communales.  — Chanonat. 
—  Ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du  6  juillet 
1746,  défendant  aux  habitants  des  villages  de  Theix, 
Nadaillat,  et  même  à  ceux  de  Chanonat  et  autres  lieux 
circon voisins,  de  faire  pacager  leurs  bestiaux  dans  les 
prairies  dont  les  secondes  herbes  appartiennent  à 
la  communauté  de  Chanonat,  attendu  que  ces  regains 
sont  affermés  pour  subvenir  aux  dépenses  communes; 
amende  contre  un  particulier  qui  avait  contrevenu  à 
la  précédente  ordonnance,  1749;  —  usurpations  sur 
les  chemins  communaux,  1786;  avis  de  M.  Albo  de 
Chanat,  subdélégué;  —  réparations  au  four  banal,  1751, 
et  au  cimetière,  1756  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
5  février  1765,  autorisant  la  communauté  à  faire  refon- 
dre la  grosse  cloche  de  son  église,  et  à  imposer  la  somme 
de  500  liv.  montant  de  la  dépense  ;  —  rôle  d'imposition, 
dans  lequel  sont  compris  :  le  comte  de  Vichy  pour  27 
liv.  ;  Girard  de  Chàteaunéuf,  conseiller  à  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont,  45  liv.  ;  M.  d'Ormesson,  22  liv.  10 
sols;  le  chapitre  de  Brive-la-Gaillarde,  10  liv. 


G.  2123.  (Liasse.)  —  38  pièces,  papier. 

1670-175II.  — Affaires  communales.  —  Chanonat. 
•  Comptabilité.  —  Ordonnance  de  M.  Le  Camus,  in- 


PUY-DE-DOME. 

tendant,  1670,  pour  la  liquidation  des  dettes  de  la  com- 
munauté de  Chanonat  ;  —  ordonnance  de  M.  de  Be* 
rulle,  1685,  au  sujet  de  dettes  de  ladite  communauté; 
—  compte  rendu,  par  devant  l'Intendant,  de  la  gestion 
du  s'  Martin,  receveur  des  patrimoniaux  de  Chanonat, 
pendant  les  années  1746-1749  ;  recette  570  liv.  7  sols  ; 
dépense  635  liv.  14  sols  6  den.  ;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  1  liv.  5  sols,  pour  avoir  fait 
démonter  les  anciennes  portes  d'entrée  du  lieu  de  Cha- 
nonat, dont  les  planches  ont  été  employées  aux  répara- 
tions du  beffroi;  —  compte  du  même  receveur  des 
années  1750  à  1752  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque 
45  liv.  payées  à  Seui-ot,  fondeur,  pour  la  refonte  de  la 
cloche  ;  6  liv.  pour  la  dépense  du  transport  de  ladite 
cloche, de Clermont  à  Chanonat;  quittance  de  Seurot 
(Claude)  ;  —  compte  du  même  pour  les  années  1753- 
1755;  -  pièces  justificatives. 


C.  2124.  (Liasse.)  —  92  pièces,  papier. 

1756-1770.  —  Affaires  communales.  —  Chanonat. 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  François  Mar- 
tin, receveur  des  patrimoniaux,  pour  les  années  1756  à 
1762  :  recette .1,265  liv.  8  sols  2  den.;  dépense  1,275  liv. 
4  sols  8  den.  ;  pièces  justificatives  ;  —  requête  du 
&>''  Martin  demandant  à  être  déchargé  de  ses  fonctions 
de  receveur;  délibération  des  habitants,  1764,  révo- 
quant le  s'  Martin  et  nommant  en  sa  place  le  s"^  Dalbi- 
gnat  ;  l'Intendant  confirme  cette  nomination.  On  accu- 
sait le  s""  Martin  d'avoir  sacrifié  les  intérêts  de  la  com- 
munauté à  ses  intérêts  personnels;  — compte  rendu 
par  Jacques  Dalbignat,  receveur,  pour  les  années  1764- 
1766,  rendu  en  1771  ;  pièces  justificatives;  procès- ver- 
baux d'adjudication  des  regains;  —  requête  de  Jacques 
Dalbignat,  sieur  de  Vialleveloux,  bourgeois  de  Chano- 
nat demandant  à  être  déchargé  de  ses  fonctions  de 
receveur  ;  les  habitants  nomment  à  sa  place  le  b*"  Ama- 
ble  Murent,  1775  ;  —  réclamations  de  M.  le  marquis  de 
Broglie,  au  sujet  des  arrérages  d'une  rente  emphy- 
téotique à  lui  due  sur  le  four  banal  de  Chanonat;  — 
compte  rendu  par  Amable  Murent,  notaire  i*oyal  et 
receveur,  pour  les  années  1776  à  1778,  arrêté  en  1782 
à  623  liv.  3  sols  de  recette  et  690  liv.  14  sols  3  den.  de 
dépense  ;  —  le  s'  Amable  Murent  ayant  demandé  à 
cesser  les  fonctions  de  receveur,  et  personne  ne  se  pré- 
sentant pour  le  remplacer,  les  habitants  décident  que 
les  consuls  auront  la  gestion  des  patrimoniaux,  comme 
ils  l'avaient  eue  anciennement. 


r 


C.  2i^5.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 


16M-176T.    —    AFFAIRES    COMMUNALES.    —    Oban- 

teQgee. —  Déclaration  des  habitants  de  Cbanteuges, 
1684,  affirmant  qu'ils  ne  connaissent  aucuns  créanciers 
de  la  communauté;  ils  ont  contredit  les  prétendus  titres 
de  créances  qu'avaient  produits  devant  M^'  de  Bercy 
les  religieuses  dé  Sainte-Catherine  de  Langeac  et  le 
s'  Sinaon  Dulac,  bailli  de  Chanteuges;  —  lettre  de 
M.  Marie,  subdélégué  à  Langeac,  le  6  mars  1756,  au 
sujet  de  Taumône  dite  du  carnaval  ;  les  fermiers  de  la 
terre  de  Chanteuges  la  payent  régulièrement  au  curé 
qui  n*en  a  jamais  rendu  compte,  on  a  employé  quelque- 
fois la  somme  à  des  travaux  utiles»  par  exemple  à  la 
réparation  de  deux  ponts  de  bois  sur  la  rivière  de 
Desges;  on  n*a  pu  obtenir  communication  du  titre  de 
fondation  de  cette  aumône  qui  se  trouve  aux  archives 
du  château  de  Chanteuges  ;  les  syndics  actuels  deman- 
dent  qu'il  soit  rendu  compte  de  l'emploi  qui  a  été  fait 
de  cette  aumône  et  M.  Marie  pense  qu'il  est  à  propos 
de  leur  accorder  leur  demande  ;  —  nomination  de  deux 
syndics  pour  percevoir  la  dîme  de  Vaurette  et  l'em- 
ployer aux  réparations  de  l'église  et  du  presbytère; 
pour  percevoir  l'aumône  du  carnaval,  enfin  pour  pour- 
suivre le  legs  fait  en  faveur  de  l'église  par  le  précédent 
curé,  1766  ;  M.  Marie  est  d'avis  d'autoriser  la  délibé- 
ration :  €  La  dixme  de  Vaurette  est  affectée  pour  un 
»  déjeuner  ou  defructus  à  la  jeunesse  le  jour  de  Noël, 
>  cette  institution  étant  aussi  dangereuse  qu'inutile, 
»  l'ancien  curé  avoit  toujours  perçu  cette  dixme  et  en 
»  faisoit  un  tout  autre  emploi.  » 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  221 

est  obligé,  pour  cause  de  santé,  de  différer  la  visite  que 
l'Intendant  lui  a  commandé  de  faire  des  réparations 
exécutées  à  l'église  de  Chapdes  par  Jean  Guillot.  — 
Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  30  oct.  1759,  autorisant 
l'imposition  sur  la  paroisse  de  Chapdes-Beaufort  d'une 
somme  de  554  liv.  18  sols,  plus  8  deniers  pour  livre,  pour 
la  refonte  de  la  grosse  cloche  de  ladite  paroisse,  par 
Claude  et  Guillaume  Seurot,  père  et  fils,  fondeurs  en  la 
ville  de  Clermont;  — rôle  d'imposition  d'une  somme  de 
413  liv.  6  sols  8  den.  pour  réparations  au  presbytère, 
1754.  —  Chappes  :  ordonnances  de  l'Intendant  enjoi- 
gnant à  Simon  Paris,  syndic  nommé  pour  recevoir  le 
prix  de  l'adjudication  du  pré  appelé  de  La  Folle,  de 
payer  les  sommes  dues  aux  entrepreneurs  des  répara- 
tions de  l'église  et  du  clocher  de  Chappes,  et  celle  due  à 
Raimbau^  pour  avoir  dressé  le  procès-verbal  de  récep- 
tion, 1745:  —  avis  de  M.  Urion  sur  les  contestations 
qui  se  sont  élevées  entre  les  habitants  et  le  desservant 
deréglise  succursale  de  Chappes,  1750  f —  nomination 
d'un  syndic  pour  défendre  aux  demandes  intentées 
contre  le  corps  commun,  par  M.  Chabrol,  avocat  du  roi 
au  Bureau  des  Finances  de  Riom,  1781. 


G.  2126.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchem.  ;  2ô  pièces,  papier; 

1  cah.  de  22  feuil. 

17M-f  781.  —  Affaires  communales.  —  Chapdes- 
Beaufort.—  Chappes. —  Chapdes-Beaufort  :  réparations 
à  l'église  adjugées  en  1730  aux  nommés  Portier,  char  - 
pentier  de  Saint-G-eorges-de-Mons,  et  Jean  Guillot, 
charpentier  à  Riom;  —  requête  adressée  à  Tévéque  par 
M.  Mallet,  curé,  se  plaignant  que  les  entrepreneurs, 
confiants  dans  la  protection  de  M.  Urion,  laissent  leur 
ouvrage  imparikit,  l'église  n'est  pas  close  et  les  orne- 
ments n'y  sont  pas  en  sûreté,  ainsi  que  Ta  prouvé  un 
vol  récent;  réponse  de  M.  Urion,  1733;  —  lettre  de 
M.  Geoi^es  de  Montcloux,  subdélégué  à  Montaigut, 
1735,  se  plaignant  également  de  la  négligence  desdits 
entrepreneurs;  lettre  du  même,  1737,  annonçant  qu'il 


C.  2127.  (Liasse.)  —  46  pièces,  papier. 

17M-1789.  —  Affaires  communales.  —  Charbon- 
nier.—  Charraix.  —  Charbonnier  :  requête  de  Claude 
Haubery  de  Vatan,  grand  bailli  de  Lyon,  commandeur 
de  Montchamp,  chef  d'escadre  des  armées  navales  de 
Sa  Majesté,  demandant  à  l'Intendant  de  contraindre 
les  habitants  de  Charbonnier  à  faire  les  réparations 
nécessaires  à  Téglise  dudit  lieu  dont  ledit  s'  Yatan  est 
curé  primitif,  il  y  aurait  également  des  réparations  à 
faire  au  presbytère,  1733;  procès-verbal  desdites  répa- 
rations dressé  par  M.  Aulteroche,  subdélégué  à  Issoire, 
en  présence  des  habitants  qui  remontrent  avoir  déjà 
fait  faire  les  réparations  de  la  nef  et  être  trop  pauvres 
pour  faire  celles  du  presbytère,  la  paroisse  n'est  com- 
posée que  de  quatorze  habitants  et  n*a  point  de  patri- 
moniaux ,  les  travaux  du  presbytère  coûteraient  195 
livres;  lettre  du  curé; —  procès-verbal  de  l'état  du 
presbytère  de  Charbonnier  et  des  ornements  et  vases 
sacrés  de  l'église  dudit  lieu;  on  y  voit  mentionnés  :  une 
croix  de  cuivre  jaune  émaillée  en  très  mauvais  état  ; 
un  reliquaire  de  cuivre  jaune  émaillé  en  forme  de 
coflfret;  un  autre  reliquaire  jaune  fsïc)  en  mauvais  état; 
un  autre  reliquaire  en  pyramide  dont  le  cristal  est 
cassé,  etc.;  requête  du  s'  Rastoul,  curé,  1768;  — 
requête  du  s' Giroix,  curé  en  1780,  au  sujet  des  répara- 
tions que  réclame  son  presbytère,  il  se  soumet  de  contri- 


222  ARCHIVES  DU 

bner  à  )a  dépense  pour  un  cinquième;  adjudicatloo, 
1782,  des  travaux  à  Simon  Bardy,  entrepreneur  à 
Lerapdes,  au  prix  de  480  liv,  ;  —  rôles  d'imposition  dans 
lesquels  sont  compris  le  marquis  d'Yolet;  M.  de  Cham|)- 
flour,  seigneur  de  Moriat;  M.  de  Refransat,  d'Ardes; 
M"*  de  Montagnac  ;  etc.  ;  —  requêtes  de  Simon  Bardy  à 
Ad  de  paiement.  —  Oiargnat  :  contestations  au  sujet 
d^un  droit  de  pacage  entre  les  habitants  do  cette  pa- 
roisse et  le  s'  de  Rochemeure  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  de  Rochemeure  et  de  M.  Aulterroche,  sub- 
délégué à  Issoire,  1734-1752  ;  les  intéressés  en  viennent 
à  une  transaction  le  d  sept.  1752  ;  les  frais  de  procédure 
à  la  charge  de  la  paroisse  s'élèvent  à  688  liv.  ;  —  nomi- 
nation d'un  syndic  et  de  marguiliiers,  1781.  —  Char- 
mensac  :  procès-verbal  par  M.  Dutreuil,  subdélégué  à 
Blesie,  des  défrichements  et  usurpations  commises  dans 
les  communaux  du  village  de  Cussol,  paroisse  de  Char- 
mensac,  1750.  —  Charraix  :  reconstruction  du  presby- 
tère, 1757  ;  lettre  du  comte  d'Apchier; —  requête,  1776, 
an  sujet  de  la  r^onte  d  une  cloche. 


C.  2128.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier. 

1689-17§5.  —  Affaires  communales.  —  Chas.  — 
'Chassaigne.  —  Chas  :  nomination  d'un  syndic  afin  de 
poursuivre  les  ursurpateurs  des  biens  communaux,  1785; 
avis  de  M.  Delagardette-Desgiraux,  subdélégué  à  Billom, 
favorable  ;  —  réparations  aux  fontaines  et  à  l'horloge  : 
délibération;  ordonnance  de  l'Intendant  \  devis,  adjudi- 
cation, 1737-1738  ;  —  nouvelles,  réparations  aux  fon- 
taines en  1785;  —  ordonnances  de  l'Intendant,  du  1*^ 
août  1738,  enjoignant  aux  consuls  de  1720  à  1737  de 
rendre  compte  de  l'emploi  qu*ila  ont  fait  des  deniers 
communs;  ces  revenus  consistent  en  un  droit  de  cour- 
tage affermé  5  liv.  en  moyenne  par  an,  et  dans  le  pro- 
duit des  terres  de  la  Charité  qui  peut  aller  à  11  Uv.  ;  — 
état  de  la  dépense  que  les  consuls  de  1680  ont  fournie 
pour  un  soldat  de  milice;  —  quittances  relatives  à  la- 
construction  du  presbytère,  1731.  —  Chassaigne  :  re- 
quête du  s' Pagenel,  syndic  du  village  de  BrugeUet,  de- 
mandant à  être  relevé  de  ses  fonctions  que  sa  santé  ne 
lui  permet  plus  de  remplir;  délibération  des  habîtantsy 
la  16  août  1781  «  à  Tissue  de  la  messe  qui  s'est  dite  dans 
»  kl  chapeUe  du  village  de  Brugellet,  paroisse  de  Clias^- 
»  saigne,  à  Thonneur  de  Saint-Rocfa»;  ils  s'opposent  à  la 
demande  du  suppliant;  avis  de  M.  Lafont  de  Saint- 
Mart,  Sttbdélégué  à  Issoire;  •—  ptointe,  177;^  contre  un 
individu  de  Bmgellet  qui  a  fait  pacager  ses  bestiaux 
dans  les  pàturaux  de  Chassaigne  ;  —  contestation  entre 
les  habitants  d»  village  de  Combes  et  ceux  du  village  du 


PUY-DE-DOME. 

Brugeleix  qui  se  disputent  la  propriété  d'un  pacage  de 
15  à  16  septerées  appelé  des  Ambariades;  M.  Lafont  de 
Saint-Mart  pense  qu'il  faut  les  autoriser  à  plaider;  l'un 
des  villages  se  fonde  sur  une  possession  immémoriale, 
l'autre  sur  le  cens  qu'il  paye  au  seigneur  ;  il  y  a  consul- 
tation d'avocat;  le  subdélégué  renvoie  à  l'Intendant  les 
délibérations  que  celui-ci  avait  annulées  parce  qu'elles 
n'avaient  pas  été  faites  un  jour  férié,  1777-1785. 


C.  2159.  (Liasse.)  —  \9  pièces,  papier. 

17S7-1774.  —  Affaires  communales.  —  Chasae- 
net.  —  Chastel-Marlhac.  —  Chassenet  :  correspon- 
dance de  M.  Urion  avec  l'Intendant  au  sujet  d'un  dîner 
que  M.  de  Saint-Grermain  doit  donner  tous  les  ans  aux 
habitants  de  Chassenet;  M.  de  St-Germain  désire  conver- 
tir ce  dîner  en  une  somme  d'argent,  1744.  —  Chassl- 
gnoUes  :  réparations  au  clocher,  1745;  lettres  de  M. 
Jouzencie;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  310  lîv. 
montant  desdites  réparations  :  le  s' de  Chassignolles  y 
est  compris  pour  31  liv.  16  sols  6  den.;  le  curé  pour 
4Ô  liv.  17  sols  ;  la  dame  prieure  pour  10  liv,  11  sols;  — 
note  relative  à  Tagrandissement  du  presbytère,  réclamé 
par  le  curé  et  les  habitants,  1774.  —  Chastel-Marlhac  : 
ordonnance  de  Tlntendani,  1747,  contre  les  usurpateurs 
de  communaux  dans  le  village  du  Chel  ;  —  usurpations 
dans  les  communaux  du  village  de  Dijon,  procès -verbal 
dressé  iiar  J.-B.  de  Tournemire,  avocat  en  Parlement, 
subdél^ué  à  Mauriac,  1754. 


C.  2130.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier. 

1793-1734.  —  Affaires  communales.  —  Chastel- 
sur-Murat.  —  Lettre  de  M.  Teillard,  adressant  à  l'In- 
tendant des  dénonciations  de  défrichements  dans  les 
communaux,  l'une  d'elles  provenant  du  collecteur  de 
Chastel-sur-Murat,  1732.  —  Construction  du  presbytère  : 
requête  du  s"^  Tropenat,  curé,  adressant  à  Tlntendant  le 
procès-verbal  de  viâte  de  la  paroisse  Êute  par  André 
Oradour,  archiprétre  de  Paulhaguet,  commis  par  l'évê- 
que  de  St-Flour ,  et  l'ordonnance  de  ce  dernier  enjoignant 
aux  habitants  de  construire  un  presbytère,  le  curé 
ayant  dû  jusque-là  résider  à  Murât;  M.  Tropenat  de- 
mande à  l'Intendant  de  vouloir  bien  homologuer  la  dé- 
libération que  les  habitants  ont  prise  en  conséquence  ; 
—  procès- verbal  de  visite  de  la  paroisse  de  Chastel-sur- 
Murat  en  1723  :  les  habitants  ont  déclaré  <  que  M.  le 
>  curéestoitun  fort  honnête  homme,  qu'il  instruisoît 
»  la  jeunesse,  qu'il  n'avoit  aucun  viee,  et  que  si  Ton 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  P'AUVERGNE. 


223 


>  pouYoit  luy  reprocher  quelque  chose,  c'estoit  sa  non- 
»  résidence  causée  par  son  mauvais  logement,  que  nous 

>  avons  effectivement  trouvé  hors  d'estat  de  loger  un 
»  honeste  homme  »  ;  Tordonnance  de  l'Evêque  interdit 
la  chapelle  St-Jacques,  prescrit  diverses  réparations, 
invite  le  curé  à  se  pourvoir  par-devers  l'Intendant  au 
sujet  du  presbytère,  et  à  établir  dans  sa  paroisse  les 
confréries  du  St-Sacrement  et  de  N.  D.  du  Rosaire  confor- 
mément à  l'usage  du  diocèse  ;  -—  copie  d'une  délibération 
de  1716  décidant  la  construction  d'un  presbytère;  lettre 
de  M.  de  Bronsac,  1730,  au  sujet  des  sommes  impo- 
sées à  cet  effet;  requête  de  plusieurs  habitants  deman- 
dant que  les  sommes  en  question  soient  employées  de 
préférence  aux  réparations  de  l'église  qui  est  en  très- 
mauvais  état;  l'Intendant  refuse  d'en  changer  la  desti- 
nation, mais  ordonne  qu'il  soit  fait  un  procès-verbal  de 
l'état  de  l'église  qui  pourra  être  réparée  aux  moyens  des 
sommes  dues  par  les  niarguiiliers  ;  les  décimateurs 
doivent  aussi  être  tenus  d'une  partie  de  la  dépense;  — 
correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  Tassy  de  Montluc, 
subdélégué  à  St-Flour,  de  Chazelles,  lieutenant  civil  et 
criminel  de  Murât  ;  Tropenat,  curé ,  1731-1732  ;  — 
procès-verbal  d'adjudication,  déc.  1731,  des  travaux  du 
presbytère  au  prix  de  868  liv.; —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  12  février  1732,  qui  approuve  l'adjudication  et  or- 
donne l'imposition  de  la  dépense;  —  rôle  d'imposition  ; 
—  requête  du  s'  Tropenat,  représentant  que  la  cons- 
truction a  été  mal  comprise  et  vaut  à  peine  500  liv.;  M. 
Teillard,  subdélégué  à  Murât,  répond  que  le  curé  a  vu 
les  devis  et  qu'il  a  pu  suivre  les  travaux  ;  il  aurait  dû 
faire  ses  représentations  plus  tôt. 


G.  2131.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier. 

1795*1779.  —  Affaires  communales.  —  Chas- 
treix.  —  Châtelguyon.  —  Chastreix  :  lettre  de  M.  de 
Mallessaigne,  subdélégué,  relative  aux  usurpations  des 
communaux,  1754  ;  —  requête  du  curé  de  Chastreix 
exposant  que  la  modicité  de  la  dime  abonnée,  perçue  par 
ses  prédécesseurs»  Ta  mis  dans  la  nécessité  de  faire  son 
option  le  18  décembre  1768  ;  en  conséquence  il  obtint, 
le  8  juillet  1773,  une  sentence  de  la  sénéchaussée  de 
Riom  condamnant  la  paroisse  à  lui  payer  une  somme 
de  500  liv.  par  an  et  200  liv.  à  son  secondaire,  les  habi- 
tants consentirent  à  l'imposition  ;  comme  les  lettres  pa- 
tentes d'avril  1778  augmentent  de  50  liv.  la  portion 
congrue  des  vicaires,  la  paroisse  de  Chastreix  a  pris 
une  délibération  en  conséquence  que  l'on  demande  à 
l'Intendant  d'homologuer  ;  avis  favorable  de  M.  Bleton, 
aubdélégué  a  Tauyes.  —  Châteaugay  :  contestation  en- 


tre les  habitants  de  la  paroisse  de  Pompignat-Obàteau- 
gay  et  le  sieur  Ligier  Rougler,  qui  avait  pris  à  rente  de 
ladite  communauté  un  petit  enclos  de  terre  moyennant 
20  sols  chaque  année,  1733  ;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  28  mars  1750,  rendue  sur  la  requête  des  liahi- 
tants  de  Châteaugay  et  Ménétrol  se  plaignant  4c  que  le 

>  marais  de  Cœur,  situé  dans  lesdites  deux  paroisses, 
»  depuis  le  grand  chemin  au-dessous  de  Ladoux  jus- 

>  qu'au  ruisseau  de  Saint-Beauzire,  est  inondé  depuis 
»  plus  de  cinq  ans  »,  enjoignant  aux  propriétaires  des 
héritages  aboutissant  aux  rases  et  fossés  qui  doivent 
être  faits  dans  ledit  marais  de  se  conformer  à  cet  égard 
à  l'ordonnance  de  l'Intendant  du  12  mai  1747.  —  Cbâ- 
teauneuf-du-Praisse  :  requête  de  Claude-Xavier  Baris- 
son,  curé  de  Sainte-Gatherine-du-Fraisse,  demandant 
l'imposition  sur  la  paroisse  d'une  somme  de  300  liv. 
pour  réparer  son  presbytère,  les  habitants  y  consentent, 
1725;  l'Intendant  ordonne  l'imposition;  lœ  répara- 
tions n'ayant  pas  été  faites,  le  successeur  du  s"*  Baris- 
son  réclame  de  nouveau  en  1735;  délibération;  devis 
des  réparations;  —  ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliers, 
du  24  février  1764,  datée  de  Paris,  enjoignant  au  s'  Li- 
bois,  receveur  des  tailles  de  l'élection  d'issoire,  de  payer 
à  J.  Saby  la  somme  de  265  liv.  à  lui  due  ï)Our  les  tra- 
vaux qu'il  a  exécutés  au  presbytère  en  1763-1764.  — 
Châtelguyon  :  avis  de  M.  Urion,  1736,  au  sujet  d'une 
délibération  de  cette  collecte  dont  il  conteste  la  régu- 
larité. 


C.  2132.  (Liasse.)  —  47  pièces,  papier,  dont  \  plan;  2  cachets. 

f6§8-f  751.  —  Affaires  communales.  — ^  Chaudes* 
Aiguës.  —  Lettre  de  M.  Podevigne,  du  18  août  1739,  au 
sujet  du  s' Yaleix,  chirurgien  gagé  par  la  ville,  qui  de- 
mande l'exemption  du  consulat  et  du  logement  des  gens 
de  guerre  ;  —  déclaration  des  habitants  et  des  consuls 
de  Chaudes-Aiguës,  1688,  attestant  que  la  ville  n'a  au- 
cuns deniers  d'octroi,  patrimoniaux  on  autrement;  — 
lettre  de  M.  Podevigne  du  Bouchatel,  1751,  au  sujet 
des  défrichements  exécutés  dans  les  communaux  du  vil- 
lage de  Lher.  —  Église  :  requête  du  curé  et  des  habi- 
tants de  Chaudes-Aiguës,  au  sujet  des  réparations  qu'il 
convient  de  faire  dans  l'église  dudit  lieu  ;  ^  procès- 
verbal  desdites  réparations,  dressé  par  M.  Podevigne, 
subdélégué  :  les  parties  qui  sont  en  mauvais  état  sont 
le  mur-pignon  de  la  nef,  les  chapelles  au  midi  de  la  nef 
consacrées  à  saint  Pierre  et  à  l'Ange  gardien  ;  au  nord 
de  la  nef  les  chapelles  de  sainte  Anne  et  de  sainte  Mar- 
guerite, le  lambris  et  une  partie  du  couvert  de  la  nef,  le 
clocher  et  la  chapelle  du  Rosaire;  —  lettres  à  ce  sujet  de 


224  ARCHIVES  DU 

M.  Podevigne  à  M.  Imbert,  secrétaire  de  Tlntendance  ; 
le  s' Raimbaux  vient  à  Chaudes-Âigues  pour  dresser  un 
devis;  —  nouvelles  réclamations  en  1744  ;  l'état  de  l'é- 
glise s*est  sensiblement  aggravé  depuis  la  visite  de 
Raimbaux»  et  «  les  habitants,  déclare  M.  Podevigne  à 
»  l'Intendant,  sont  hors  d'état  de  supporter,  même  en 
»  quatre  années,  l'imposition  de  la  somme  qui  sera  ju- 

>  gée  nécessaire  pour  ces  réparations,  non  pas  même 
»  quand  Votre  Grandeur  auroit  la  bonté  de  leur  accor- 
»  der  une  diminution  égale  à  l'imposition,  parce  que  le 
»  taux  des  impositions  présentes  est  si  fort  que  les  fruits 

>  de  plusieurs  talliables  ne  suffisent  pas  pour  Tacquite- 
»  ment  de  leurs  impositions  »;  correspondance  à  ce  sujet 
entre  Tlntendant  et  le  subdélégué  et  M.  de  Beaulieu  :  la 
dépense,  qui  avait  été  évaluée  par  Raimbaux  à  11,550 liv., 
ira  bien  à  plus  de  12,000  liv.;  l'église  a  été  interdite  et 
les  offices  se  font  dans  une  chapelle  de  la  ville  tout  à  fait 
insuffisante;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  23  mai 
1744,  déchargeant  les  habitants  de  Chaudes-Aigues  du 
paiement  de  la  somme  de  mille  livres  sur  leur  capita- 
tion  de  1744  ;  cette  somme  sera  employée  à  commencer 
les  réparations  ;  —  lettre  de  remerciements  des  habi- 
tants de  Chaudes-Aigues  ;  ils  demandent  un  nouveau 
secours  et  que  l'Intendant  veuille  bien  leur  envoyer  un 
architecte  entendu  ;  —  devis  des  réparations  dressé  en 
1745  par  Jean  Tarayré,  entrepreneur,  de  Barriac  en 
Rouergue,  s'élevant  à  4,876  liv,;  —  plan  de  l'église  in- 
diquant les  parties  à  conserver  et  les  parties  à  cons- 
truire ;  —  procès- verbal  d'adjudication  au  profit  dudit 
Tarayré,  le  2  janvier  1745,  et  aa  prix  de  1,300  liv.;  les 
habitants  s'engagent  à  faire  les  corvées  pour  servir  les 
maçons  et  les  charpentiers,  et  à  fournir  bois,  fer, 
chaux,  'etc.;  —  lettre  de  M«^«  de  Bourbon-Malause, 
comtesse  de  Poitiers,  du  24  octobre  1746,  rappelant  à 
l'Intendant  qu'il  a  promis  d'aider  les  habitants  de 
Chaudes-Aigues  pour  la  reconstruction  de  leur  église  ; 
—  lettre  de  M.  Podevigne  du  Bouchatel,  informant  l'In- 
tendant qu'il  a  été  dépensé  jusque-là  une  somme  de 
4,057  liv.,  dont  2,000  liv.  restent  à  payer  à  l'entrepre- 
neur; mais  c'est  à  peine  si  cette  dépense  sera  utile,  at- 
tendu qu'il  faudrait  18,552  liv.  pour  rétablir  le  bâti- 
ment d'une  façon  convenable;  l'Intendant  écrit  à  M"*^  de 
Malause  qu'il  regrette  de  ne  pouvoir  accorder  de  nou- 
veaux secours  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  4  mars 
1750,  adressant  à  M.  d'Ormesson  le  projet  d'un  arrêt  du 
Conseil  autorisant  les  habitants  de  Chaudes-Aigues  à 
s'imposer  d'une  somme  de  6,400  liv.,  montant  de  l'adju- 
dication des  travaux  à  faire  dans  l'église  de  Chaudes- 
Aigues;  —  lettre  de  M.  de  Montluc,  du  29  mai  1751, 
adressant  à  l'Intendance  les  rAles  d'imposition.  —  Cor- 
respondance de  l'Intendant,  de  MM.  d'Aguesseau,  de 


PUY-DE-DOME. 

Cebié  et  Podevigne  de  Bouchatel,  1748-1749,  au  sujet 
d'une  fondation  de  50  liv.  de  rente  faite  en  1603  par 
dem"*  Guillaumette  de  Pontanges  en  faveur  des  pau- 
vres de  Chaudes-Aigues;  cette  rente  a  été  payée  j  usqu'en 
1694,  mais  le  chevalier  de  Valady,  héritier  médiat  de 
M"»  de  Fontanges,  déclare  n'en  avoir  aucune  connais- 
sance et  demande  que  la  ville  produise  ses  titres  ;  —  dé- 
libérations portant  nomination  de  syndics  pouf  rece- 
voir les  gages  dus  aux  corps  des  marchands,  arts  et 
métiers  de  la  ville  de  Chaudes-Aigues,  1695-1703. 


C.  2133  (Liasse).  —  51  pièces,  papier. 

17tO-1784.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat. 

—  Requête  du  s'  Poisson,  demandant  à  être  déchargé  du 
syndicat;  avis  favorable  du  subdélégué  deBillom,  1783; 

—  requête  des  habitants  de  Chauriat  formant  opposi- 
tion à  l'adjudication  faite  par  les  officiers  de  la  justice  de 
Vertaizon  du  moulin  de  Chavalon,  terre  et  prés  appar- 
tenant à  ladite  communauté  de  Chauriat,  sous  prétexte 
1"*  que  l'adjudication  a  été  faite  un  dimanche  de  Pâques; 
2°  qu'on  l'a  faite  à  360  liv.  alors  qu'il  s'était  produit 
une  surenchère  de  40  liv.  et  que  le  juge  est  suspect, 
ayant  adjugé  à  un  parent;  enfin  cette  adjudication  ne 
pouvait  pas  être  faite  par  le  juge  des  lieux,  mais  bien 
par  l'autorité  de  l'Intendant,  1780;  ce  dernier  charge 
son  subdélégué  à  Billom  de  procédera  une  nouvelle  adju- 
dication ;  —  baux  d'affermé  du  moulin  de  Chavalon, 
consenti  à  Antoine  Poisson  en  1720  pour  six  ans,  en  1726 
pour  autres  six  années,  en  1732  pour  quatre  ans;  quit- 
tances délivrées  au  s""  Poisson  du  prix  de  sa  ferme  et  des 
réparations  faites  par  lui  dans  ledit  moulin;  procès- 
verbal  de  l'état  du  moulin  en  1720  ;  permission  au  s*" 
Poisson  de  déposer  les  clefs  du  moulin  au  grefTe  de  la 
châtellenie  de  Vertaizon,  les  consuls  ayant  refusé  de  les 
recevoir  à  l'expiration  du  bail,  1732;  —  contestation 
entre  les  habitants  de  Chauriat  et  J.  Sauze,  avocat  en 
Parlement,  au  sujet  de  la  source  appelée  Le  Talon  dont 
lesdits  habitants  veulent  se  servir  pour  alimenter  la 
fontaine  qu'ils  se  proposent  de  construire;  le  s'  Sauze 
prétend  que  ladite  source  est  sur  un  héritage  qui  lui 
appartient,  et  il  produit  à  l'appui  de  sa  prétention  un 
contrat  de  vente  de  Tannée  1659  et  un  ^cte  de  partage 
de  Tannée  1646  ;  l'Intendant  après  avoir  examiné  les  titres 
en  question  et  le  rapport  de  son  subdélégué  de  Billom, 
déclare  que  la  fontaine  sourd  dans  un  terrain  commu- 
nal, et  autorise  les  habitants  à  l'employer,  1739;  — 
contestation  entre  les  habitants  de  Chauriat  et  le  s*"  Car- 
mantrand  de  la  Roussille  au  sujet  d'un  cens  de  4  deniers 
prétendu  par  ce  dernier  sur  une  œuvre  de  pré  dont  les 


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SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


225 


habitants  conviennent  d'être  en  possession,  1751  ;  consul- 
tation de  MM.  Beuf  et  Artaud,  avocats  à  Clermont  :  les 
habitants  ne  doivent  pas  contester  le  cens,  attendu  que 
le  s'  Carmantrand  rétablit  par  plusieurs  reconnais- 
sances de  1528  à  1627  et  prouve  qu'il  a  été  payé  à 
diverses  époques  par  les  consuls  de  Chauriat  ;  il  offre 
également  de  représenter  le  titre  d'acquisition  de  cette 
directe  par  un  de  ses  auteurs  ;  ces  titres  sont  plus  que 
suffisants  pour  établir  la  redevance  ;  ce  cens  étant  situé 
en  pays  de  droit  écrit  est  imprescriptible;  quant  à  Tin- 
demnité  réclamée  par  le  s''  de  la  Roussille  pour  l'acqui- 
sition faite  par  la  commune,  elle  peut  se  prescrire  et  les 
habitants  sont  donc  en  droit  de  la  refuser;  —  délibéra- 
tion des  habitants  de  Chauriat,  du  3  juin  1738,  décidant . 
de  faire  faire  l'inventaire  de  leurs  archives  parle  s' Bat* 
teney,  archiviste  «  qui  s'est  offert  »  moyennant  la 
somme  de  20  liv.  ;  ils  feront  faire  une  seconde  clef  pour 
la  porte  des  archives  «  qui  ne  fermoient  qu'à  une  clef  » 
et  une  autre  clef  au  coffre  qui  contient  les  titres. 


C.  2134.  (Liasse.)  —  51  pièces,  papier,  1  cachet. 

1 7SS«1780. —  Affaires  communales. —  Chauriat. — 
Travaux  communaux.  —  Requête  des  consuls  de  1738 
au  sujet  de  réparations  nécessaires  au  moulin  qui  appar- 
tient à  la  commune,  1738  ;  —  bail  d*adjudication,  le 
8  déc.  1739,  de  la  construction  d'une  fontaine  dans  la 
place  de  Chauriat  à  Antoine  Andrieu,  serrurier  de  Bil- 
lom,  pour  le  prix  de  525  liv.  ;  procès- verbal  de  vérifica- 
tion dudit  ouvrage  par  Raimbaux  en  1740  ;  —  répara- 
tions à  la  halle  et  au  moulin,  1736-1740; —délibérations, 
1745-1746,  relatives  aux  réparations  à  Caire  à  l'horloge, 
à  la  fontaine  et  à  la  halle  ;  —  réparations  à  la  halle, 
1752-1753,  adjugées  au  prix  de  250  liv.;  —  réparations 
au  moulin,  écluses  et  bâtiment  de  Chavalon,  1753;  — 
délibération  des  habitants  de  Chauriat,  du  13  juin  1754, 
décidant  de  faire  refondre  la  seconde  cloche  de  la  paroisse 
suivant  le  devis  fait  par  le  s'  Sureau,  fondeur  de  Cler- 
mont, et  qui  s'élève  à  783  liv.  ;  si  les  fonds  des  patrimo- 
niaux sont  insuflîsants,  les  principaux  habitants  s'enga- 
gent à  payer  le  surplus  ;  —  procès-verbal  dressé  en  1771 
par  Michel  de  La  Gaixlette,  notaire  royal,  châtelain  et 
juge  ordinaire  en  la  châtellenie  de  Vertaizon,  de  l'état 
du  moulin  de  Chavalon  ;  -^  requête  des  habitants  de- 
mandant â  l'Intendant  l'autorisation  de  faire  des  ré- 
parations â  la  halle  et  à  la  fontaine  et  de  remplacer 
rhorloge  qui  est  hors  d'usage  ;  le  s'  Antoine  Rougier, 
horloger  de  Charbonnières-les- Vieilles ,  en  a  une  de 
faite  qui  conviendrait  par&ltement;  —  adjudication,  le 
Pdy-de-Dômb.  —  Série  C. 


16  août  1778,  des  réparations  au  moulin  et  â  la  halle 
au  prix  de  2,000  liv. 


C.  Si135.  (Liasse.)  —  86  pièces,  papier. 

11169-1786.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat. 
—  Comptabilité.  —  Liquidation  des  dettes;  état;  pro- 
cès-verbal de  vérification  ;  ordonnance  de  M.  de  Fortia, 
1669-1674.  —  Comptes  de  1720  à  1735  et  pièces  justifi- 
catives; compte  de  1720,  arrêté  par  l'Intendant  en 
1735  à  220  liv.  de  recette  et  140  liv.  de  dépense  ;  — 
compte  de  1727  arrêté  en  1735  :  recette  220  liv.,  savoir 
134  liv.  (le  la  ferme  du  moulin  et  26  liv.  du  courtage; 
ces  deux  sommes  sont  portées  par  l'Intendant  à  180  liv. 
et  40  liv.  d'après  les  baux  à  ferme  ;  dépenses,  taille  per- 
sonnelle et  autres  redevances  dues  à  l'Évêque,  100  liv.  ; 
loyer  du  presbytère,  20  liv.  ;  somme  dépensée  par  les 
consuls,  14  liv.,  réduite  à  4  liv.;  28 liv.  aux  consuls  de 
Lempdes  «  pour  le  blanchissage  des  cavaliers  qui  y  res- 
toient  »,  dépense  totale  152  liv. 


C.  2136.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier. 

17S6-1744.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat. 
—  Comptes  des  consuls  de  1736  à  1744,  et  pièces  justi- 
ficatives. —  Compte  de  1738 ,  arrêté  en  1740  par  l'In- 
tendant à  230  liv.  de  recette ,  et  à  194  liv.  8  sols  de 
dépense  ;  —  en  1744,  28  liv.  pour  la  pose  d'une  croix  de 
mission. 


C.  2137.  (Liasse.)  —  164  pièces,  papier. 

1 745-1 7M.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat. 

—  Comptes  des  consuls  de  1745  à  1762 ,  et  pièces  justi- 
ficatives. —  En  1747, 1748,  etc.,  dépenses  pour  le  procès 
soutenu  par  la  commune  contre  le  s^  Delaire;- pièces  de 
procédure;  —  compte  de  1755,  arrêté  par  l'Intendant 
en  ^759  à  331  liv.  de  recette  et  à  160  liv.  de  dépense  ; 

—  compte  de  1760,  arrêté  par  l'Intendant  en  1763  à 
254  liv.  de  recette,  et  à  177  liv.  5  sols  9  den.  de  dépense. 


C.  2138.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  80  pièces,  papier. 

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17IIS-17§7.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat. 
—  Comptes  des  consuls  de  1763  à  1774;  correspondance 
et  pièces  justificatives  (les  comptes  manquent)  ;  —  notes 

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226  ARCHIVES  DU 

relatives  aux  comptes  en  question  ;  —  ordonnance  de 
rintendant,  du  20  mars  1780,  portant  que  les  comptes^ 
€  ensemble  les  pièces  justificatives  d'iceux  >,  seront  com- 
muniqués au  corps  commun  des  habitants  pour  être 
débattus  par  eux  dans  une  assemblée  générale  ;  —  pro- 
cès-verbal des  blâmes  et  débats  ;  —  états  des  sommes 
dues  par  les  consuls  de  1763  à  1774. 


PUY-DE-DOME, 

père  en  1777  et  que  ce  compte  a  été  apuré  par  la  com- 
mune; —  copie  du  compte  de  1777. 


C.  2139.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1787.  —  Affaires  communales.  —  Chauriat.  — 
Comptabilité  de  1758  à  1786.  —  Observations  sur  la 
comptabilité  :  les  consuls  ont  géré  les  revenus  patrimo- 
niaux jusqu'en  1762,  et  leurs  comptes  ont  été  apurés  ; 
le  s''  Pierre  Rudel  fut  nommé,  le  25  juillet  1735,  rece- 
veur des  débets  des  comptes  des  consuls  ;  il  rendit 
compte  de  sa  gestion  jusqu'en  1757  ;  il  lui  restait  à  ren- 
dre compte  pour  les  années  1758  et  suivantes  jusqu'à 
1762  ;  les  consuls  ont  rendu  compte  également  pour  les 
années  de  1763  à  1774;  pour  les  années  de  1774  à  1785, 
c'est  aux  héritiers  du  s' Argillet,  nommé  receveur  en 
1768,  qu'il  faut  s'adresser;  il  a  d'ailleurs  rendu  ses 
comptes,  qui  ont  été  apurés  par  la  paroisse  jusqu'en 
1775;  —  ordonnance  de  l'Intendant  du  28  mars  1787, 
enjoignant  aux  héritiers  du  s^  Rudel  et  du  s' Argillet  de 
rendre  compte  de  la  gestion  de  ces  receveurs. 


C.  2140.  (Liasse.)  —  94  pièces,  papier;  2  cachets. 

17SS-1787.  —  Affaires  communai,es.  —  Chauriat. 

—  Reliquats  des  comptes  des  consuls.  —  Ordonnances 
de  MM.  Trudaîne  et  Rossignol ,  intendants,  enjoignant 
aux  consuls  des  années  1720  et  suivantes  jusqu'à  1732 
de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  —  autre  ordonnance 
pour  les  comptes  de  1736  et  1737;  —  état  contenant 
les  reliquats  des  comptes  des  consuls  de  1720  à  1732  ; 

—  états  contenant  les  reliquats  de  1733  à  1735,  de  1736 
à  1757,  de  1758  à  1761  ;  — correspondance  du  s' Rudel, 
châtelain  de  Vertaizon  et  receveur  des  reliquats^  avec 
M.  Bompard,  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux  de 
Clermont;  avec  M.  Chabrol,  receveur  général  des  pa- 
trimoniaux de  la  province  d'Auvergne,  et  M.  Aubier» 
s^^de  la  Montille,  successeur  du  s'  Chabrol,  1736-1763; 

—  requêtes  des  consuls  reliquataires;  —  pièces  justi- 
ficatives des  comptes  du  s'  Rudel  ;  —  requête  adressée  à 
l'Intendant,  1787,  par  Claude-Antoine  Rudel,  avocat  en 
Parlement,  habitant  de  Tbiers,  au  sujet  du  compte 
qui  lui  est  réclamé  comme  héritier  de  l'ancien  receveur 
de  Chauriat;  il  déclare  qu'il  a  rendu  compte  pour  son 


G.  21 4i.  [Liasse.]  —  7  pièces^  papier;  1  cachet. 

1759-1756.  —  Affaires  communales.  —  Chausse- 
nac.  —  Contestation  entre  les  habitants  des  villages  de 
Cussac  et  d'Ostenac»  paroisse  de  Chaussenac,  au  sujet  de 
la  propriété  du  bois  et  des  communaux  dits  d*Ostenac  ; 
—  lettres  à  ce  sujet  de  M.  de  Tournemire,  subdélégué  à 
Mauriac,  1752-1755  ;  —  consultations  d'avocats  pour  les 
habitants  de  Cussac;  ils  sont  d'avis  que  les  habitants 
sont  bien  fondés  à  interjeter  appel  de  la  sentence  rendue 
contre  eux  par  la  maîtrise  des  Eaux  et  Forêts  de  Saint- 
Flour;  —  M.  de  la  Michodière  invite  son  subdéiégué  à 
proposer  aux  parties  de  s'en  remettre  à  des  arbitres  afin 
d'éviter  les  frais. 


C.  2142.  (Liasse.)—  28  pièces,  papier. 

17S9-1756.  —  Affaires  communales. —  Chavagnac. 
—  Chazelles.  —  Plaintes  des  habitants  du  village  de 
Maucher,  paroisse  de  Chavagnac,  contre  ceux  de  La 
Boissonneyre,  même  paroisse^  qu'ils  accusent  d'avoir 
défriché  et  usurpé  des  communaux  appartenant  aux 
deux  villages,  1732;  ordonnance  de  M.  Trudaine,  com- 
mettant M.  Teillard,  avocat  en  Parlement,  pour  dresser 
procès- verbal  de  l'état  des  communaux  en  question  ;  — 
procès-verbal  d'enquête;  —  nouvelles  plaintes  en  1738  ; 
ordonnance  de  l'Intendant;  enquête  par  M.  Teillard.  — 
Chazelles  sur  Pébrac  :  requête  de  Gaspard  Fauché  €  cha- 
>  noine  régulier  de  la  congrégation  de  France ,  curé  de 
»  la  paroisse  »,  exposant  que,  le  7  juin  1755,  un  violent 
orage  a  rempli  l'église ,  le  cimetière  et  la  maison  près- 
bytérale  de  terre  et  de  graviers  ;  les  habitants  ont  re- 
fusé depuis  plus  de  ô  mois  de  £sdre  les  réparations  in- 
dispensables et  même  de  nettoyer  l'église  complètement; 
avis  du  subdélégué  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  1756, 
enjoignant  aux  habitants  de  la  paroisse  «  de  travailler 
»  incessamment  chacun  à  tour  de  rôle,  sous  le  coniman- 
»  dément  d'un  syndyc. ...  à  netoyer  Téglise  et  le  cime- 
»  tière  de  ladite  paroisse  »;  il  sera  dressé  un  devis  esti* 
timatif  des  réparations  nécessaires. 


C.  2143.  (Liasse.)—  i\i  pièces,  papier. 

17M-1771.  —  Affaires  communales.  —  Cheylade- 
Cheynat.  —  Cheylade  :  plainte  adressée  à  l'Intendant  par 


L 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


227 


Vincent  Beral ,  notaire  royal ,  tant  pour  lui  que  pour  le 
marquis  de  Montboisaier,  seigneur  de  Cheylade,  contre 
des  habitants  de  Codebos,  paroisse  de  Cheylade,  qu'il 
prétend  avoir  défriché  les  communaux  dudit  lieu,  1738; 
M.  Tassy  de  Montluc,  subdélégué  à  Saint-Flour,  déclare 
que  cette  requête  ne  mérite  aucune  attention  ;  —  requête 
adressée  à  Tlntendant  par  les  prêtres  et  principaux  ha- 
bitants de  Cheylade»  se  plaignant  que  plusieurs  particu- 
liers ont  usurpé  les  communaux  de  la  paroisse  et  inter* 
cepté  les  chemins  conduisant  au  bois  appelé  le  Mary 
où  les  suppliants  prenaient  le  bois  nécessaire  pour  leur 
chauffage  et  leurs  outils  d'agriculture ,  1751  ;  procès- 
verbal  d'enquête  par  J. -François-Noël  Danty,  subdé- 
légué à' Mural.  —  Cheynat  :  compte  rendu  par  Henri 
Fondary,  fils  à  feu  Antoine,  vivant  receveur  des  patri- 
moniaux de  Cheynat,  nommé  par  ordonnance  de  l'In- 
tendant le  22  déc.  1755,  de  la  recette  et  dépense  faite 
par  ledit  Antoine  Fondary ,  tant  pour  les  débets  des 
comptes  des  consuls,  de  1740  à  1755,  que  pour  les  re- 
venus patrimoniaux  des  années  suivantes,  de  1756 
à  1760;  ledit  compte  est  arrêté  par  l'Intendant,  en  1763, 
à  973  liv.  10  sols  de  recette  et  968  liv.  de  dépense  ou  re- 
prise ;  la  recette  comprend  les  reliquats  des  comptes  pré- 
cédents ,  les  revenus  de  Tafferme  des  communaux  et  du 
four  banal  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  la  somme 
de  551  liv.  «  pour  la  dotation  des  messes  de  fondation 
»  qui  se  cellèbrent  tous  les  dimanches  et  festes  de  Tannée 
»  dans  la  chapelle  de  Cheynat  »,  et  ce  pour  six  années, 
de  1756  à  1761  ;  pour  réparations  au  pont  de  Cheynat, 
^  liv.  ;  —  compte  rendu  par  Jean  Montoloy,  receveur, 
pour  les  années  1762,  1763  et  1764;  recette  404  liv. 
15  sols  ;  dépense  389  liv.  17  sols  3  den. 


C.  2144.  (Liasse.)  —  i3  pièces,  papier;  1  cachet. 

1II§4-17§1.  —  Affaires  communales,  r—  Chidrac- 
Chilhac. —  Chidrac  :  ordonnance  de  l'Intendant,  du  14 
juillet  1765 ,  ordonnant  que  les  habitants  de  Chidrac 
s'assembleront  à  l'effet  de  nommer  un  notable  pour  faire 
le  recouvrement  du  prix  des  arbres  vendus  par  la  com- 
munauté, pour  les  deniers  en  provenant  être  employés 
aux  réparations  urgentes  (réparations  du  pont  et  élar- 
gissement du  ruisseau);  —  projet  de  réparations  à  Té- 
glise  et  au  cimetière,  1774  ;  —  avis  de  M.  Lafont  de 
Saint- Marts,  subdélégué  d'Issoire,  sur  une  délibéra- 
tion par  laquelle  les  habitants  de  Chidrac  ont  décidé 
«  que  chaque  individu  de  leur  communauté  ne  pour- 
»  roit  faire  pâturer  ses  bestiaux  que  dans  ses  pro- 

>  près  héritages;  cette  convention  derroge  &  la  dis- 

>  position  de  la  Coutume  qui  permet  le  parcours  après 


>  les  premiers  fruits  levés.  Ces  habitans  peuvent-ils 
»  se  faire  une  loy  particulière  ?•  mon  avis  est  pour  l'af- 

>  ârmative  ;  je  sais  qu'il  soufre  beaucoup  de  dificulté, 
»  il  faudroit  un  volume  pour  rendre  les  objections  et 
»  les  réponses.  Au  reste ,  ces  habitans  ont  bien  prévu 

>  les  difficultés.  ..  ils  ont  en  conséquence  arrêté  de 
»  se  pourvoir  au  Parlement  » ,  1781  ;  —  plainte  du 
s'  Sadourny,  curé,  contre  quelques-uns  de  ses  pa- 
roissiens qu'il  acxîuse  de  l'avoir  insulté,  1740;  avis 
de  M.  Lafont.  —  Chilhac  :  déclaration  des  collecteurs 
relative  aux  biens  patrimoniaux,  1684. 


C,  2445.  (Liasse.)  —  33  pièces,  papier;  1  cachet. 

1680-1776.  —  Affaires  communales.  —  Chomelis- 
Clémensat.  —  Chomelis;  réparations  à  l'église  parois- 
siale :  correspondance  de  M.  Olier,  subdélégué  à  La 
Chaise-Dieu,  1754,  annonçant  qu'il  a  fait  réduire  le  prix 
de  ces  réparations  de  563  à  312  liv.  ;  comme  il  a  pu  se 
pnKîurer  quelque  argent  d'autre  manière,  il  suffira  d'im- 
poser une  somme  de  233  livres;  —  rôles  d'imposition  sur 
le  bourg  et  les  villages.;  —  certificat  de  réception  des 
travaux  par  M.  Olier,  1755;  requêtes  des  entrepreneurs 
à  fin  de  paiement  ;  —  fragment  informe  d'un  compte 
et  mandement  détailles  produit  comme  pièce  justifica- 
tive. —  Cisternes  :  ordonnance  de  l'Intendant,  1735, 
commettant  le  s'^Chefde ville,  bailli  deSaunade,  pour 
dresser  procès-verbal  de  l'état  des  communaux  du  vil- 
lage de  Vialles,  paroisse  de  Cisternes,  et  notamment  de 
celui  appelé  le  Chemin  Ferrât  ;  ladite  ordonnance  est 
rendue  sur  la  requête  de  Marien  de  Laudouze,  sieur 
de  La  Ribbe ,  bourgeois  de  Vialle  ;  —  autre  ordonnance 
(incomplète)  au  sujet  des  usurpations  et  défrichements 
commis  par  des  habitants  du  village  de  Ballot,  paroisse 
deBromont,  dans  le  communal  de  LaBeyssat,  dépendant 
du  village  de  Vialle.  —  Clavière  :  contestation  entre 
les  habitans  de  Clavières  et  le  s' de  Naucaze  en  la  maî- 
trise des  Eaux  et  Forêts  de  St-FIour,  au  sujet  du  droit 
de  chauffage  que  prétendent  lesdits  habitants  dans  la 
montagne  de  Margeride ,  1757  - 1758.  —  Clémensat 
(subd,  de  Besse)  :  réparations  à  l'église  et  au  presby- 
tère, 1776. 


C.:2i46.  (Liasse.)—  64  pièces,  papier,  dont  1  cahier  de  13  feuillets 

(2iiiipr.). 

lM<l-f  7M.  —  Affaires  communales. —  Clermont- 
Ferrand.  -—  Union  de  Montferrand  à  Clermont.  —  Édit 
de  l'union  des  villes  de  Clermont  et  de  Montferrand,  sous 


228  ARCHIVES  DU 

le  nom  de  Clermont-FerraDd,  avec  la  translation  du  pa- 
lais de  la  Cour  des  Aides  en  la  partie  de  Glermont  et 
du  collège  en  la  partie  de  Montferrand,  portant  exemption 
de  tailles  pour  la  partie  de  Montferrand,  avril  lô30(Cler- 
mont-Ferrand ,  impr.  P.  Boutaudon ,  in-4**,  7  pages)  ; — 
le  même,  copies  manuscrites.  Les  motifs  invoqués  sont  : 
le  tort  fait  à  la  ville  de  Clermont  par  l'édit  de  décembre 
1629,  portant  création  des  élections  de  Brioude,  Issoire 
et  Thiers,  et  l'avantage  que  l'union  doit  procurer  aux 
habitants  de  Tune  et  l'autre  ville  ;  les  tailles  et  autres 
impositions  que  supportait  la  ville  de  Montferrand  sont 
remplacées  par  une  subvention  de  1,800  liv.;  il  est  spé- 
ciâé  que  le  collège  sera  remis  aux  Jésuites  et  que  les 
consuls  de  Montferrand  recevront  chaque  année  4,000 
liv.  pour  la  dotation  du  collège ,  et  400  liv.  pour  la  ré- 
paration des  chemins  voisins  de  la  ville;  <  et  pour  avan- 
»  cer  par  tous  moyens  la  conjonction  et  union  de  ladite 
»  ville,  nous  voulons  que  dans  l'espace  vuide  qui  se 
»  trouve  entre  lesdites  deux  villes ,  il  soit  basti  une 
»  grande  rue  avec  des  maisons  et  édifices  de  part  et 
»  d'autre ,  le  plus  régulièrement  que  faire  se  pourra  ; 

>  et  afin  de  faciliter  le  dessein  de  ladite  union ,  faisons 
»  très-expresses  inhibitions  et  défenses  à  tous  bourgeois 

>  et  habitans  desdites  deux  villes  de  faire  aucuns  bas- 
»  timents  nouveaux,  soit  pour  particuliers  ou  commu- 
»  nautéz ,  congrégations  et  monastères,  dans  l'ancienne 
»  enceinte  desdites  murailles  de  ladite  ville  de  Clermont 

>  et  Montferrand,  ains  seulement  dans  ladite  espace 
»  vujde ,  qui  se  trouve  dans  lesdites  deux  lignes  et  mu- 
»  railles  d'union  qui  seront  tirées  d'une  ville  à  l'autre 
»  pour  la  conjoncture  d'icelles  »  ;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  12 mars  1031,  rendu  sur  la  requête  des  consuls 
de  la  partie  de  Montferrand  qui  demandent  la  fermeture 
du  collège  de  Clermont,  sur  la  requête  des  échevins  de 
Clermont  qui  demandent  au  contraire  à  le  conserver 
€  n'empêchant  qu'il  ne  soit  estably  un  collège  de  Pères 
»  Jésuites  en  la  partie  de  Montferrand  »  ;  sur  la  requête 
du  Tiers  État  demandant  que  le  pays  soit  déchargé 
de  l'imposition  de  4,000  livres  ordonnée  être  imposée 
pour  la  dotation  du  collège,  etc.;  Sa  Majesté  ordonne 
que  l'édit  d'union  sera  exécuté,  permettant  néanmoins 
aux  habitants  de  la  partie  de  Clermont,  pour  la  commo- 
dité des  jeunes  enfants  de  leur  ville  seulement,  d'avoir 
trois  ou  quatre  écoles  où  Ton  enseignerai  le  rudiment  jus- 
»  qu'à  la  syntaxe  inclusivement  >;  ordonnant  également 
qu'Usera  fait  un  devis  des  bâtiments  qui  pourront  être 
construits  entre  les  deux  villes  :  palais  de  la  Cour  des  Ai- 
des, collée  et  marché;  — copie  d'un  arrêt  du  Parlement, 
du  29  juillet  1Ô34,  relatif  à  l'exécution  de  Tédit  d'union  ; 
—  copie  informe  d'un  autre  arrêt  du  Conseil  privé, 
du  23  juillet  1736  (1636?)  sur  le  même  sujet;  —  lettre 


PUY-DE-DOME. 

de  rintendant,  du  26  déc.  1730,  informant  le  lieutenant 
général  du  Présidial  de  Clermont  que  le  projet  de  réunion 
du  bailliage  de  Montferrand  est*en  bon  train  ;  le  chan- 
celier parait  très  disposé;  il  adresse  au  lieutenant  gé- 
néral, pour  en  étudier  les  dispositions,  un  édit  qui  vient 
d'être  rendu  pour  la  suppression  de  la  prévoté  de  Laon; 
—  lettre  de  M.  Dufour,  lieutenant  général  du  Présidial 
de  Clermont ,  du  8  janvier  1731 ,  au  sujet  de  la  réunion 
du  bailliage  de  Montferrand  :  la  suppression  du  greffe  du- 
dit  bailliage  présentera  quelque  difiOicnlté  ;  ce  greffe  en  ef- 
fet appartient  au  roi,  tandis  que  celui  de  la  Sénéchaussée 
et  du  Présidial  de  Clermont  appartient  au  duc  de  Bouil- 
lon ,  à  qui  il  a  été  donné  en  échange  de  Sedan  ;  M.  Dufour 
propose  plusieurs  moyens  d'éluder  la  difficulté  ;  —  lettres 
de  MM.  de  Jussy,  et  Dufour,  procureur  du  roi  ;  —  état 
fourni  par  M.  Dufour  des  offices  du  bailliage  de  Mont- 
ferrand qui  sont  vacants  aux  parties  casueiles  de  Sa  Ma- 
jesté; mémoire  sur  l'union  dudit  bailliage  au  Présidial 
de  Clermont  par  le  même  :  cette  mesure  semble  avoir 
été  prévue  dans  l'édit  de  1630;  le  bailliage  a  cependant 
subsisté,  mais  le  ressort  en  est  borné  à  la  seule  paroisse 
de  Montferrand  ;  la  plupart  des  charges  sont  vacantes  ; 
le  bailli  était  d'épée,  la  charge  est  vacante  depuis  la  mort 
civile  de  Gilbert  de  Rivoire,  marquis  du  Palais,  con- 
damné en  1666  ;  le  s''  Chazelon  était  pourvu  des  deux 
charges  de  président  et  de  lieutenant  général  ;  il  est  mort 
sans  héritiers  en  1718  et  les  charges  n'ont  pas  été  levées; 
les  deux  charges  de  lieutenant  criminel  et  d'assesseur 
sont  réunies  en  la  personne  du  s**  Dumas  qui  en  est  ac- 
tuellement pourvu  ;  les  charges  de  lieutenant  particulier 
et  de  commissaire  examinateur  étaient  réunies  en  la  per- 
sonne du  s'  Moron  qui  est  décédé;  sa  veuve  a  vendu  la 
première  au  s'  Casentine,  et  la  seconde  au  s'  Servant, 
lieutenant  de  police;  des  huit  charges  de  conseillers,  six 
sont  vacantes  aux  parties  casueiles  ;  le  s'  Aubier  est  ac- 
tuellement pourvu  de  la  charge  de  procureur  du  roi  ; 
toutes  les  charges  de  procureurs  et  d'huissiers  sont  va- 
cantes; la  finance  des  charges  actuellement  occupées 
s'élève  à  18,245  liv.;  les  gages  payés  par  le  roi  montent 
à  936  liv.  ;  il  trouvera  donc  un  avantage  assez  considéra- 
ble à  la  suppression  de  ce  bailliage  ; —  mémoire  de  M.  Du- 
four sur  la  juridiction  consulaire  de  Montferr^and  ;  il  est 
d'avis  que  cette  juridiction  n'y  peut  pas  subsister,  les 
marchands  étant  en  trop  petit  nombre;  —  mémoire  du 
même  sur  la  réunion  des  villes  de  Clermont  et  de  Mont- 
ferrand ;  il  analyse  l'édit  de  1630  et  déclare  que,  pour 
achever  la  réunion,  il  conviendrait  que  les  deux  villes 
ne  fassent  qu'un  même  corps  commun  et  que  leurs 

m 

revenus  soient  réunis,  que  le  bailliage  royal  et  la  juri- 
diction consulaire,  créée  en  1563,  soient  supprimés; 
que  le  corps  des  marchands  de  Montferrand  soit  réuni 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


229 


k  celui  de  Clermont  ;  —  mémoire  pour  la  ville  et  le 
bailliage  de  Montferrand  par  M.  Dumas,  lieutenant 
général  criminel  et  assesseur  civil  ;  il  rappelle  «  le 
»  traité  passé  par  les  babitans  de  Montfermnd  avec 
»  lé  roy  Louis  liuit  en  Tannée  1225,  dans  un  temps 
»  où  il  n'y  avoit  sous  la  puissance  royalle  aucune 
»  ville  dans  la  province  d'Auvergne.  L'on  voit  par 
»  ce  traité  que  les  bourgeois  de  Montferrand  se  ren- 
»  dirent  volontairement  ses  sujets  et  que  pour  recon- 
»  noître  leur  fidélité ...  il  voulut  bien  leur  promettre 

>  que  leur  ville  demeureroit  inséparablement  unie  à 
»  la  couronne  >  ;  le  bailliage  royal  qui  fut  établi  vers 
ce  temps-là  resta,  pendant  près  de  trois  siècles,  le  seul 
siège  royal  de  la  basse  Auvergne;  il  a  produit  des  ma- 
gistrats distingués,  et  les  chanceliers  Antoine  du  Prat, 
Antoine  du  Bourg  et  Michel  de  L'Hôpital  en  avaient  été 
lieutenants  généraux.  Ce  bailliage  perdit  beaucoup  de 
son  importance  lors  de  la  création  des  présidiaux  de  Riom 
et  de  Clermont ,  et  c'est  pour  dédommaG;er  la  ville  de 
Montferrand  que  le  roi  Henri  II  y  transféra  la  Cour  des 
Aides  qui  étoit  à  Péfigueux;  après  Tédit  de  1630  la  ville 
n'ayant  pas  conservé  les  avantages  qui  lui  étaient  promis 
en  porta  ses  plaintes  à  Sa  Majesté,  et  il  fut  question  de 
rendre  au  bailliage  un  ressort  plus  étendu;  le  projet 
n'aboutit  pas ,  mais  la  ville  espère  encore  qu'il  lui  sera 
fait  justice;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  18  février  1731, 
à  M.  DufQur,  lieutenant  général  :  le  ministère  ne  veut 
entendre  à  aucune  suppression  qu'à  condition  qu'il  n'en 
coûtera  pas  un  sol  au  roi  ;  il  faudra  donc  que  les  officiers 
du  présidial  de  Clermont  se  soumettent  à  rembourser 
les  offices  supprimés  du  bailliage  de  Montferrand  ;  c'est 
une  condition  sans  laquelle  le  projet  ne  réussira  jamais; 
c'est  à  grand  peine  que  l'Intendant  a  pu  obtenir  que  le  roi 
consente  à  perdre  le  greffe  de  Montferrand  ;  M.  Trudaine 
pense  réunir  aussi  la  juridiction  consulaire  et  les  deux 
corps  municipaux;  il  espère  ne  pas  rencontrer  de  diffi- 
culté de  ce  côté  ;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  Dufour  au  sujet  de  l'hôpital  de  Montferrand  que  l'on 
se  propose  de  réunir  également  à  celui  de  Clermont  : 
la  maison  de  cet  hôtel-Dieu  a  été  donnée  par  MM.  les 
commandeurs  de  Saint- Jean;  la  maladrerie  d'Herbet 
a  été  unie  à  cet  hôpital  ;  —  lettre  de  M.  Dufour,  du  26 
lévrier  1731 ,  adressant  à  l'Intendant  les  soumissions 
des  officiers  du  Présidial  pour  le  remboursement  des  of- 
fices supprimés  sur  le  pied  des  derniers  contrats  ;  il  fait 
quelques  observations  sur  le  projet  d'édit  et  indique 
qu'il  y  a  au  palais  de  Montferrand  «  quelques  meubles, 

>  entre  autre  une  tapisserie  qui  devroit  nous  revenir  »; 
—  mémoire  adressé  à  l'Intendant  par  les  officiers  du  bail- 
liage et  par  les  consuls  de  Montferrand  contre  le  projet 
de  réunion.  On  rappelle  l'importance  qu'a  eue  le  bailliage 


de  Montferrand  depuis  Tannée  1360  jusqu'à  l'année  1525, 
la  fidélité  des  habitants  de  la  ville  de  Montferrand  envers 
le  roi,  notamment  pendant  la  Ligue.  «  Tous  les  services 
»  que  les  officiers  et  les  habitants  de  la  ville  de  Mont- 

>  ferrand  rendirent  au  Roi  dans  ces  temps  difficiles  sont 

>  exactement  rapportés  dans  les  mémoires  de  M.  deVer- 
»  gnes  (sic),  second  président  de  la  Cour  des  Aides  de 
»  Montferrand ,  conseiller  d'État  au  conseil  de  Navarre, 
»  et  de  la  Reine,  procureur  général  dans  toutte  la  France 
»  pour  la  réformation  de  la  justice  et  de  tous  les  officiers. 

>  Ces  mémoires,  dont  on  conserve  l'original  dans  une  fa«* 
»  mille  de  cette  province,  sont  d'autant  plus  prétieux 
»  qu'ils  ne  sont  composés  que  des  dépêches,  que  ce  bon 
»  et  fidelle  magistrat  écrivolt  au  roi  même  et  à  ses  mi- 
»  nistres,  pour  les  informer  dans  le  dernier  détail  de  l'é- 
»  tat  de  la  province  et  des  moyens  de  la  réduire  au  ser- 

>  vice  du  Roy  »  ;  malgré  toutes  les  épreuves  qu'elle  a 
subies,  la  ville  de  Montferrand  est  encore  une  des  mieux 
situées  parmi  les  villes  d'Auvergne,  des  mieux  percées, 
des  mieux  bâties  et  des  mieux  murées,  et  c'est  à  tort 
que  ses  ennemis,  pour  la  mieux  détruire,  publient  partout 
qu'elle  n'est  plus  qu'un  village  dé:sert;  la  suppression 
de  son  bailliage  achèverait  de  la  ruiner  sans  procurer 
au  public  les  avantages  que  l'on  proclame  ;  la  paroisse 
est  vaste  et  ce  serait  une  occasion  de  grandes  dépenses, 
surtout  pour  les  cultivateurs  de  la  banlieue,  de  se  trans- 
porter àClermont  pour  leurs  procès  ;  la  police  serait  moins 
bien  faite  dans  la  ville  même,  la  ville  de  Clermont  s'ef- 
forcerait de  ruiner  les  foires  de  Montferrand  ;  on  parle 
même  de  supprimer  la  juridiction  consulaire  qui  a  ce- 
pendant la  plus  grande  importance;  il  ne  s'agit  pas  seu« 
lement,  en  effet,  de  la  suppression  d'un  tribunal  ;  il  ne 
s'agit  pas  simplement  du  dédommagement  de  quelques 
officiers ,  il  s'agit  de  la  ruine  de  toute  une  ville  qui  est 
dans  le  domaine  du  roi  ;  et  quels  cens,  quels  droits  de 
lods  percevra  le  fermier  du  domaine  sur  des  maisons 
que  personne  ne  voudra  plus  acheter  si  l'on  donne  suite 
au  projet? —  mémoire  de  M.  Trudaine,  intendant,  sur 
le  projet  de  réunion  des  deux  villes  de  Clermont  et  de 
Montferrand  :  il  rappelle  que,  malgré  leur  proximité,  ces 
deux  villes  sont  demeurées  séparées  jusqu'4  l'édit  de 
1630,  et  même  après  cet  édit  l'union  n'a  pas  été  pleine- 
ment consommée  puisqu'elles  administrent  séparément 
leurs  revenus;  d'après  les  dispositions  de  l'édit  il  semble 
qu'on  attendait,  pour  achever  la  réunion,  que  l'espace 
vide  entre  les  deux  villes  ait  été  rempli  de  maisons,  ce 
qui  ne  s'est  pas  produit;  mais  la  ville  de  Montferrand  a 
continué  de  se  dépeupler,  et  il  semble  urgent  d'achever 
l'œuvre  commencée  par  l'édit  de  1630  ;  il  convient  d'a- 
bord de  former  un  seul  corps  municipal  ;  les  charges 
d'échevlns  à  Montferrand  passent  tour  à  tour  sur  la  tête 


230 


AJIGHIVES  DU 


de  quelques  bourgeois  qui  administrent  les  biens  de 
la  ville  sans  aucun  ordre  et  poar  leur  avantage  parti- 
culier ;  aussi  ces  charges,  que  l'on  évite  partout  ailleurs, 
sont  infiniment  recherchées  à  Montferrand  ;  les  affaires 
de  la  ville  de  Clermont  sont  au  contraire  très  bien  gou- 
vernées sous  l'administration  des  principaux  officiers 
de  judicaturede  laville;  cette  assemblée  est  composée 
de  73  personnes,  dont  39  marchands,  boui^eois  et  ar- 
tisans; on  réserverait  4  places  pour  Montferrand;  il  n'y 
a  eu  jusqu'ici  à  Clermont  que  trois  échevins;  on  en  nom- 
merait 4,  dont  un  réservé  à  Montferrand  ;  pour  la  réunion 
des  arts  et  métiers,  on  prévoit  une  seule  difficulté  :  quel- 
ques-uns sont  en  jurande  à  Clermont  et  non  à  Mont- 
ferrand, mais  il  suffira  d'admettre  ceux  qui  font  pro- 
fession de  ces  métiers  à  Montferrand  dans  les  corps 
de  Clermont  sans  qu'il  leur  en  coftte  aucuns  frais  ;  la 
suppression  du  bailliage  de  Montferrand  qui  est  en 
pleine  décadence  ne  peut  être  qu'avantageuse  à  tout 
le  monde  ;  les  officiers  du  Présidial  de  Clermont  s'offrent 
à  rembourser  la  finance  des  offices  de  ce  bailliage  ac- 
tuellement remplis;  quant  à  ceux  qui  sont  vacants  aux 
parties  casuelles,  le  roi  peut  en  ordonner  la  suppression 
sans  que  ses  finances  en  souffrent  aucun  préjudice;  les 
appellations  du  bailliage  de  Montferrand  ressortissent 
au  présidial  de  Riom;  en  faisant  la  réunion,  il  ne  sera 
pas  possible  de  ne  pas  accorder  au  Présidial  de  Clermont 
pour  le  ressort  de  Montferrand  la  connaissance  des  cas 
présidiaux;  M.  Trudaine  indique  également  ce  qu'il 
conviendra  faire  pour  réunir  la  juridiction  consulaire 
et  les  corps  des  notaires  et  des  procureurs;  —  projet 
d'édit  préparé  conformément  à  ce  mémoire;  pièces  an- 
nexes; observations  sur  le  mémoire  et  sur  le  projet;  — 
correspondance  au  sujet  du  projet  de  réunion  entre  l'In- 
tendant ,  le  Contrôleur  général ,  M.  Joly  de  Fleury,  pro- 
cureur général,  le  Chancelier  et  M.  d'Ormesson. 


C.  Î147.  (LiaÉsse,)  —  33  pièces,  papier  (4  imp.). 

f  7n-f  740.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Perrand.  —  Union  de  Montferrand.  —  Édit  du  roi, 
portant  réunion  des  deux  villes  de  Clermont  et  de 
Montferrand,  sous  le  nom  de  Clermont-Ferrand,  donné 
à  "Versailles  au  mois  de  mai  1731,  registre  en  Parlement; 
conforme  au  projet  préparé  par  M.  Trudaine  (Paris, 
impr.  royale,  in-4S  12  pages)  ;  —  le  même,  impr.  à 
Clermont-Perrand,  chez  P.  Boutaudon,  in-4<>,  7  pages; 
plusieurs  exemplaires  ;  à  l'un  des  exemplaires  on  a  joint 
l'édit  de  1630;  —  le  même,  en  placard,  impr.  chez  P. 
fioutaudoD;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec  M. 
de  Sauvagnat  et  M.  Dufour,  1731,  au  sujet  du  rembour- 


PUY-DE-DOME. 

sèment  de  l'office  de  président  et  de  lieutenant  général 
du  bailliage  de  Montferrand,  qui  ne  peut  être  considéré 
comme  vacant  malgré  le  décès  du  dernier  titulaire,  M. 
Chazelon,  M.  de  Sauvagnat  ayant  payé  le  prêt  et  l'an- 
nuel;—  propositions  du  s^Massias,  de  Montferrand, 
pour  favoriser  l'union  des  deux  villes  :  construction  d'un 
auditoire  pour  la  juridiction  consulaire  de  Clermont- 
Ferrand  et  réfection  du  grand  chemin  qui  traverse  la 
ville  de  Montferrand;  —  mémoire  adressé  à  l'Intendant 
par  les  corps  et  communautés  séculières  et  régulières 
et  autres  habitants  de  Montferrand,  contenant  leurs 
justes  demandes  au  sujet  de  l'exécution  de  Fédit  de  mai  : 
ils  ne  doutent  pas  «  que  ce  seroit  manifestement  contre 
»  les  intentions  du  Roy  que  l'exécution  dudit  édit  en- 
»  traînât  la  ruine  entière  d'une  ville  qui  est  le  pics 
»  ancien  patrimoine  de  la  couronne  en  Auvergne  >;  ils 
se  croient  donc  fondés  à  demander  que,  par  interpréta- 
tion d'édit,  Sa  Majesté  veuille  bien  ordonner  :  1^  que  la 
partie  de  Montferrand  se  régira  dorénavant  par  les  disn 
positions  du  droit  écrit;  2®  que  ladite  partie  conservera 
ses  privilèges ,  foires  et  marchés,  et  immunité  des  droits 
d'entrée  ;  3»  que  Sa  Majesté  n'a  pas  entendu  déroger  à 
l'établissement  des  écoles  fait  dans  ladite  ville  en  vertu 
des  lettres  patentes  de  mai  1718,  enregistrées  au  Par- 
lement, le  31  janvier  1722;  4*>  qu'un  certain  nombre  des 
oflaciers  de  la  Sénéchaussée  de  Clermont  résideront 
dorénavant  dans  la  partie  de  Montferrand  ;  7.®  que  les 
juges-consuls  pris  également  de  la  partie  de  Montfer- 
rand comme  de  celle  de  Clermont  tiendront  des  audien- 
ces dans  l'auditoire  de  Montferrand,  si  mieux  n*aime 
Sa  Majesté  faire  construire  l'auditoii'e  dans  l'espace  vide 
entre  les  deux  villes  ;  8®  qu'attendu  que  la  partie  de 
Montferrand  est  beaucoup  moins  peuplée  que  celle  de 
Clermont,  ceux  qui  s'établiront  à  l'avenir  dans  la  pre- 
mière ne  paieront  que  moitié  droits  et  taxes  de  ceux  qui 
s'établissent  à  Clermont;  9*  que  pour  dédommager 
Montferrand  de  la  perte  des  établissements  qui  lui  ont 
été  enlevés,  <  il  sera  étebli  dans  la  partie  de  Montfer- 
»  rand  une  Faculte  et  école  de  droit,  dans  les  bâti- 
»  ments  de  l'ancien  collège  qui  appartiennent  à  la  ville, 
»  laquelle  Faculté  ne  pourra  sous  quelque  prétexte 
>  que  ce  soit  être  transférée  en  la  partie  de  Cler- 
»  mont  »  ;  cette  requête  est  signée  par  les  représentants 
descor.ps  et  communautés;  —lettre  de  M.  Aubier,  pro- 
cureur du  roi  à  Montferrand,  adressant  à  l'Intendant 
un  mémoire  contenant  à  peu  près  les  mêmes  éléments 
que  le  précédent;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  18  juillet 
1731,  au  Chancelier,  annonçant  que  le  remboursement 
des  offices  supprimés  du  bailliage  de  Montferrand  est  en- 
tièrement exécute  et  que  les  officiers  de  la  Sénéchaussée 
de  Clermont  ont  commencé  à  exercer  leurs  fonctions 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


231 


dans  là  partie  de  Montferrand  ;  il  ne  reste  plus  à  établir 
que  de  bons  commissaires  de  police  et  M.  Trudaine  pro- 
pose plusieurs  noms  au  Chancelier  ;—  requête  des  ha- 
bitants de  Montferrand  demandant  à  être,  assujettis 
pour  l'avenir  aux  dispositions  du  droit  écrit  ;  —  lettre 
à  ce  sujet  de  M,  Dufour,  lieutenant  général  au  Présidial 
de  Clermont,  du  5  juillet  1734  :  parmi  les  raisons  qui 
peuvent  décider  le  Conseil  à  accueillir  cette  demande, 
«  celle  qui  intéresse  le  plus  Testât  et  le  commerce,  c'est 

>  que  les  fonds  de  Montferrand,  les  plus  précieux  de  la 
»  province  et  les  plus  comodes  pour  nos  habitants, 
»  seroient  dans  peu  touts  possédés  par  les  commiinotés 

>  qui  en  possèdent  déjà  beaucoup,  et  à  qui  il  ne  devroit 

>  pas  cstre  permis  d'en  acquérir,  réflection  hors  de 
»  saison,  que  je  vous  prie,  Monsieur,  de  me  permettre  ; 
»  les  habitants  de  Clermont  possèdent  plus  des  deux 
»  tiers  de  ces  fonds,  cepandant  nous  avonts  vus  qu'ils 
»  ont  cherchés  à  s'en  défaire,  parcequ'ils  estoient 
»  scitués  en  pays  de  coutume,  et  que  l'homme  nai  libre 
»  souhaitte  naturellement  de  pouvoir  disposer  à  son  gré 
»  de  ses  biens  ;  cette  gène  dans  les  dispositions  de  der- 
»  nière  volonté  introduite  par  la  coutume  d'Auvergne 

>  auroit  dans  peu  dépeuplé  la  partie  de  Montferrand  où 
»  le  meilleur  marché  des  choses  nécessaires  à  la  vie 
»  attirera  dans  la  suitte  nombre  d'habitans,  si  cette 
»  partie  se  régissoit  parle  droit  escript  »;  —  lettre  de 
M.  de  Caldaguès,  chantre  de  l'église  de  Montferrand,  du' 
5  juillet  1734,  remerciant  l'Intendant  d'avoir  travaillé 
au  succès  des  deux  affaires  pour  lesquelles  il  a  voit  eu 
rhonneur  de  lui  écrire;  il  rappelle  qu^en  1712 les  consuls 
et  les  habitants  présentèrent  une  requête  au  Conseil 
tendant  à  demander  l'établissement  du  droit  écrit  à 
Montferrand  ;  sur  cette  requête  intervint  un  arrêt  du 
Conseil  qui  la  renvoyait  à  M.  Turgot  de  Saint-Clair, 
lors  intendant  d'Auvergne,  pour  avoir  son  avis;  la 
requête  et  le  projet  d'arrêt  furent  brûlés  dans  l'incendie 
de  l'hôtel  de  l'Intendance;  —  un  arrêt  du  Conseil  de 
1734  commet  M.  Trudaine  pour  faire  une  enquête; 
procès- verbal  de  l'enquête  faite  en  conséquence,  le 
20  août  1734  ;  tous  les  corps  et  habitants  consultés  sont 
favorables;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  27  octobre  1734, 
adressant  au  Chancelier  le  procès-verbal  ci-dessus  et  un 
projet  d'édit  qu'il  a  préparé  sur  cette  affaire  ;  il  pense 
que  la  forme  de  l'édit  est  meilleure  que  celle  des  lettres 
patentes  parce  qu'elle  entraine  moins  de  frais  ;  —  arrêt 
du  Parlement  du  16  fév.  1740,  sur  la  requête  du  Pro- 
cureur général  du  roi,  contenant  qu'ayant  reçu  de  la 
part  du  roi  des  lettres  patentes  du  présent  mois  de 
février,  par  lesquelles  le  roi  a  jugé  qu'il  était  convenar- 
ble  d'établir  les  dispositions  du  droit  écrit  dans  la  partie 
de  Montferrand ,  la  Cour  ordonne  que  lesdites  lettres 


seront  communiquées  au  corps  de  ville  de  Clermont,  au 
lieutenant  général  de  Clermont  et  au  substitut  du  pro- 
cureur général  du  roi,  pour  avoir  leur  avis. 


C.  2148.  (Liasse.)  — 2i  pièces,  papier. 

1785-178§.  —  Affaires  COMMUNALES. —  Clermont- 
Ferrand.  — -  Extraits  de  délibérations;  —  29  déc.  1785, 
délibération  portant  arrêté  de  vendre  différents  objets 
et  meubles  hors  de  service,  ayant  été  destinés  à  l'hôtel 
de  l'Intendance  ;  —  23  janvier  1786,  relative  à  la  cause 
pendante  entre  la  ville  et  les  fermiers  du  droit  de  cour- 
tage ;  —  11  mai  1786,  décidant  que  les  constructions 
nouvelles  ou  réparations,  autres  que  celles  d'entretien, 
seront  faites  par  adjudication;  que  le  s""  Deval  dressera 
un  procès-verbal  des  réparations  à  faire  au  toit  de  là 
halle  au  blé  ;  que  l'architecte  sera  autorisé  à  faire  cons- 
truire les  fontaines  commencées  à  la  place  de  la  Poterne; 
le  s'  Ricard,  maître  d'école  à  Montferrand  sera  chargé 
de  la  distribution  des  eaux  pour  Tarrosement  des  prés  ; 

—  26  juin  1786,  réparations  à  la  halle  au  blé  ;  —  11 
septembre  1786,  TEvêque  sera  prié  d'indiquer  un  sujet 
pour  faire  les  fonctions  de  maître  d'école  à  Montferrand; 
le  receveur  sera  autorisé  à  payer  la  somme  de  6,040  liv., 
montant  des  réparations  faites  à  l'Hôtel  de  l'Intendance; 
— 16  octobre  1786,  il  sera  procédé  immédiatement  au  pa- 
vage des  rues  de  Chazerat  et  Duprat  ;  —  20  novembre 
1786,  nomination  des  s"  Bohaud  et  Jouany  pour  faire  les 
écoles  à  Montferrand  ;  il  sera  fait  cinq  réverbères  pour 
l'illumination  de  la  ville  ;  —  12  janvier  1787,  on  vendra 
à  l'hôpital  Saint-Joseph  la  pierre  provenant  de  la  dé- 
molition de  la  halle  au  blé,  moyennant  14  liv.  la  toise  ; 
on  accorde  à  M.  le  Lieutenant  général,  moyennant  250 
liv.,  un  demi-quart  de  pouce  d'eau;—  30  avril  1787,  on 
accorde  au  s'  Chapert,  fontainier,  une  gratification  de 
192  liv.  pour  avoir  fait  un  château-d*eau  au  quartier  des 
Roches  de  Chamalières  pour  augmenter  le  volume  d'eau 
des  fontaines  dé  la  ville;  on  donnera  à  M°"  de  Reynaud 
et  de  Condat  une  somme  de  180  liv.  pour  être  distribuée 
aux  pauvres  de  Montferrand  ;  —  2  juillet  1787,  les  fer- 
miers des  eaux  do  Jaude  feront  à  leurs  frais  les  répara- 
tions nécessaires  pour  la  conservation  desdites  eaux  ; 

—  16  juillet  1787,  le  s""  Thiollier,  avocat,  sera  chargé 
de  plaider  la  cause  du  corps  de  ville  concernant  le 
courtage;  —  13  août  1787,  différentes  mesures  de  voirie; 

—  27  août  1787,  on  fera  faire  au  collège  les  réparations 
nécessaires  pour  la  tenue  de  l'Assemblée  provinciale. 


232 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2149.  (Liasse.}  —  16  pièces,  papier. 

161§-i659  (17M).  ^  Affaires  communales.  — 
Clermont-Ferrand.  — Administration  municipale,  as- 
semblées, personnel.  —  Ordonnance  (copie)  de  François 
Thevin,  vicomte  de  Montrouveau,  baron  de  Bohardy, 
seijrneur  de  Villerault  et  de  Ladabelière,  chevalier, 
conseiller  du  roi  en  ses  conseils  d'État  et  privé  et  maître 
des  requêtes  ordinaire  de  son  hôtel,  intendant  de  sa  jus- 
tice, finance  et  police  en  ses  pays  et  duchés  d'Auvergne, 
Bourbonnais,  Bourgogne,  Lyonnais,  Forez,  Beaujolais, 
Bresse,  bailliages  de  Gex,  Bugey  et  Veronney,  et  es  jus- 
tices, sièges  et  ressorts  en  dépendants,  commissaire 
député  en  cette  partie  par  Sa  Majesté,  du  28  avril  1618, 
sur  l'administration  de  la  ville  de  Clermont  :  les  éche- 
vins  représentaient  que  la  police  leur  avait  appartenu 
de  toute  ancienneté  avec  te  droit  de  condamner  et  exé- 
cuter jusqu'à  60  sols,  et  néanmoins  les  premiers  juges 
et  le  procureur  du  roi  ne  leur  permettent  d'exercer 
cette  police  qu'en  leur  présence;  ils  représentent  aussi 
€  que  les  s"  Savaron  frères,  l'un  président  et  lieutenant 

>  général,  l'autre  procureur  du  roi,  communs  en  biens, 
»  ont  depuis  quelques  années  eu  les  places  de  premiers 

>  eschevins  de  ladite  ville  et  du.  pouvoir  au  conseil  d'i- 

>  celle,  les  autres  n'y  peuvent  avoir  entrée,  et  que,  par 
»  les  taxes  que  l'on  fait  au  procureur  du  roy  outre  celle 
»  des  juges  pour  son  adsistan4;e  aux  invantaires,  assem- 
»  blées  de  parens  et  audition  de  compte  contre  les  or- 
»  donnances  et  arrêts, les  particuliers  estoint  surchargés 

>  de  doubles  Arais  »  ;  l'Intendant  fait  défense  à  toutes 
personnes  ayant  charge  dans  la  maison  et  conseil  de 
ville  de  proposer  ni  de  faire  décider  aucune  intervention 
du  corps  commun  dans  les  afiaires  qui  n'intéressent  pas 
directement  la  ville;  en  ce  qui  concerne  la  police,  l'In- 
tendant ordonne  que  les  échevins  de  la  ville  et  quatre 
des  bourgeois  et  habitants  d'icelle,  lesquels  seront  élus, 
en  auront  Tadministration  avec  pouvoir  d'ordonner  et 
d'exécuter  jusqu'à  60  sols  «  sans  que  l'on  se  puisse  pour- 
»  voir  par  appel  ;  bien  seront  receus  les  doléances  et 
»  pourveu  sur  icelles  par  les  lieutenants  généraux  en 
»  ladite  Sénéchaussée  de  Clermont,  appelle  le  procureur 
»  du  roy  en  l'assemblée  desdits  échevins  et  bourgeois, 
»  laquelle  se  fera  tous  les  samedis  à  l'après-disnée  ; 
»  et  en  icelle  se  fera  raport  par  lesdits  bourgeois  de 
»  ce  qu'ils  auront  fait  et  de  es  qui  sera  besoin  de 
»  faire  pour  ladite  police,  à  ce  qu'il  soit  pourveu 
»  par  le  moyen  de  la  justice  ordinaire,  mesme  en 

>  ce  qui  exceddera  le  pouvoir  susdit,  sans  préju- 
»  dice  aux  usages  de  pourvoir  par  prévantioii  ou  con- 


»  curance  à  l'observation  des  choses  ordonnées  pour 
»  ladite  police  »;  l'Intendant  fixe  encore  la  taxe  des 
juges  qui  assisteront  aux  inventaires  des  biens  de  mi- 
neurs ;  une  enquête  sera  ordonnée  pour  remédier  aux 
abus  en  matière  de  justice,  finances  et  police  dont  se 
plaignent  les  habitants  ;  en  ce  qui  concerne  la  protesta- 
tion de  Jacques  Chardon  qui  se  plaint  d'avoir  été  rem- 
placé par  M*  Jean  Vangon  comme  avocat  de  la  ville, 
l'Intendant  décide  que  la  requête  sera  communiquée  au 
e'  Vangon;  —  copie  du  règlement  des  assemblées  de 
ville  à  Clermont  fait  le  5  mai  1618  par  M.  Thevin  :  les 
échevins  auront  la  présidence  ;  les  oflîciers  du  Présîdial, 
lorsqu'ils  seront  élus  échevins,  auront  la  préférence 
pour  les  places  de  premier  et  second  échevins  sur  les 
autres  oflîciers  ou  les  bourgeois  ;  mais  *  les  anciens  et 
»  honorables  bourgeois  ayant  exercé  et  tenu  des  char- 
.»  ges  de  la  ville  »  auront  pour  les  mêmes  places  la 
préférence  sur  les  officiers  des  autres  compagnies  et 
de  la  communauté  des  avocats  lorsque  ceux-ci  n'auront 
point  passé  35  ans  et  servi  dix  ans  en  leurs  ofl[lces  ;  au 
banc  du  côté  droit  seront  assis  les  président  et  lieute- 
nant général  du  Présidial,  les  trois  échevins  antiques, 
messieurs  du  Présidial,  messieurs  de  TËlection,  les  avo- 
cats et  procureurs  «  et  autres,  auxquels  il  sera  loisible, 
»  s'ils  veulent,  de  prendre  place  du  côté  des  bourgeois 
»  selon  leur  rang  et  règle  entre  eux  »;  au  siège  du  côté 
gauche  seront  assis  les  maîtres  des  Eaux  et  Forêts,  le 
jage  des  marchands,  les  bourgeois  selon  la  date  de  leur 
réception  aux  charges  de  la  ville,  enfin  les  auditeurs,  le 
jour  qu'ils  viennent  aux  assemblées;  l'ordonnance  règle 
également  le  rang  pour  les  processions ,  le  Présidial  et 
les  échevins  sont  en  tête ,  les  premiers  à  droite ,  les 
seconds  à  gauche  ;  —  copie  d'ordonnance  de  M.  Thevin, 
du  25  mai  1618,  confirmant  la  nomination  de  Jean  de 
Laville  comme  avocat  de  la  ville;  à  la  suite,  le  serment 
de  M.  de  Laville  par  devant  Paul  Bournet  et  Amable 
Raynaud,  échevins;  —  ordonnance  de  M.  Thevin,  datée 
de  Moulins  le  12  juin  1618,  interprétant  le  règlement 
donné  par  lui  le  5  juin  précédent  :  les  officiers  pour  les- 
quels il  est  question  de  35  ans  d'flge  et  de  dix  ans  de  ser- 
vices sont  les  officiers  de  l'Élection  jusqu'aux  avocat  et 
procureur  du  roi,  et  les  contrôleur  et  receveurs  généraux 
résidant  à  Clermont;  la  règle  des  dix  ans  n'est  pas  appli- 
cable au  président  de  l'Élection  ;  «  les  avocats  qui  seront 
»  préférés,  à  cause  du  grand  nombre,  seront  les  quatre 
»  plus  anciens,  les  autres  en  concurrence  d'âge  et  des 
»  charges  qu'il  auront  tenus  en  la  ville  seront  préférés, 
>  sauf  leurs  droits  de  préséance  es  autres  lieux  »  ;  on  a 
compris  sous  le  nom  de  bourgeois  anciens  et  honorables 
ceux  qui  ont  passé  par  les  charges  d'échevins,  de  juges 
des  marchands,  de  capitaines  de  la  ville,  d'auditeurs  des 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


233 


comptes;  —  copie  d'arrêt  du  Conseil,  du  23  août  1641, 
ordonnant  Texécution  d'autre  arrêt  dudit  Conseil ,  du 
28  juin  1633^  qui  fixe  les  rangs  que  tiendront  les  officiers 
de  la  Cour  des  Aides  et  ceux  du  Présidial  aux  assemblées 
de  ville,  à  l'église,  aux  processions  et  aux  feux  de  joie; 
la  Cour  des  Aides  obtient  la  préséance  en  toutes  assem- 
blées, «  excepté  en  Thôtel  de  ville,  où  le  sénéchal  auroit 
»  sa  séance  ou  en  son  absence  le  lieutenent  général, 
»  après  toutes  fois  les  échevius  et  devant  les  antiques 
»  suivant  l'usage  ancien  ;  et  après  eux  lesdits  président, 

>  conseillers,  advocat  et  procureur  général  de  la  Cour 

>  des  Aides  auraient  séance  par  dessus  tous  autres  »  ; 
aux  processions,  la  Cour  des  Aides  tiendra  les  deux  côtés 
de  la  rue,  et  après  eux  le  Présidial  à  droite  et  les  éche- 
vins  à  gauche;  aux  feux  de  joie,  les  flambeaux  seront 
présentés  d'abord  au  gouverneur  de  la  province ,  puis 
au  premier  président  ou  autre  conduisant  la  compagnie, 
puis  au  président  du  Présidial,  puis  aux  échevins  ;  copie 
des  lettres  d'attache;  —  jugement  de  M.  de  Chaulnes, 
intendant,  du  15  déc.  1642,  portant^  règlement  provi- 
sionnel des  assemblées  de  la  ville  de  Clermont  (copie 
signifiée  aux  échevins)  ;  —  règlement  fait  pour  les 
assemblées  générales  et  particulières  de  la  ville  de  Cler- 
mont, le  25  février  1643,  par  M.  de  Chaulnes,  intendant 
de  cette  province ,  et  en  exécution  de  l'arrêt  du  Conseil 
du  11  avril  1642;  «  pour  éviter  la  confusion  qui  s'est 
»  rencontrée  par  le  ])assé  dans  les  assemblées,  ^  cause 
»  de  la  multiplicité  de  i^ersonnos  de  toutes  qualitez  et 

>  condition,  qui  y  oiit  eu  entrée  indistinctement,  nous 

>  ordonnons  que  le  nombre  en  sera  retranché,  et  l'avons 

>  restraint  et  limité  à  celui  de  soixante-treize  habi- 

>  tans  »,  savoir  les  trois  échevins,  le  lieutenant  général 
et  les  trois  antiques,  le  surplus  sera  choisi  de  tous  les 
corps  et  communautés  de  la  ville.  Cour  dès  Aides,  Pré- 
sidial, Élection,  etc.;  30  bourgeois  et  marchands  qui 
seront  choisis  «  des  plus  apparens  et  notables  de  ladite 
»  ville  »  ;  les  artisans  seront  représentés  par  six  d'entre 
eux  qui  seront  les  balles  des  communautés  à  tour  de 
rôle  ;  trois  habitants  représenteront  les  vignerons ,  la- 
boureurs et  autre  menu  peuple,  on  les  prendra  dans  les 
confréries  de  Saint- Verny  ;  pour  empêcher  les  brigues 
dans  la  nomination  des  échevins^  cette  nomination  sera 
faite  par  billets  plies  qui  seront  mis  par  chacun  des 
assistants  dans  un  bassin;  les  assemblées  ainsi  com- 
posées traiteront  de  toutes  affaires  et  nommeront  le 
Conseil  de  ville  qui  comprendra  24  membres  ainsi  que 
par  le  passé  (Clermont-Ferrand,  imp.  P.  Boutaudon, 
in-4*,  4  pagçs)  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  19  octobre 
1644,  confirnîant  l'ordonnance  de  M.  de  Sève,  intendant, 
qui  annulait  l'arrêté  des  comptes  du  bas  pays  d'Auver- 
gne de  l'année  précédente ,  et  ordonnant  qu'il  sera  pro- 

PuY-DE-DÔME.  —  Série  C* 


cédé  à  une  nouvelle  audition  par-devant  ledit  intendant^ 
€  et  au  surplus,  pour  empêcher  à  l'avenir  pareils  abus, 
»  que  les  comptes  du  pays  soyent  veus  et  examinés,  clos 
»  et  arrêtés  par  le  lieutenant  général  de  Clermont  que 
»  Sa  Majesté  a  commis  pour  cet  effet,  en  présence  dû 
»  procureur  du  roy  de  Sadite  Majesté  en  iceluy  et  d'un 
»  consul  député  de  Riom  et  de  deux  des  autres  villes 
»  de  ladite  province  à  tour  de  roHe  »  ;  faisant  défense 
aux  échevins  de  Clermont  de  présenter  à  l'avenir  leurs 
comptes  aux  conseils  de  ville  et  à  ceux-ci  de  les  arrêter 
sous  peine  de  nullité  ;  faisant  défense  auxdits  échevins 
de  traiter  aux  assemblées  d'autres  affaires  que  celles 
qui  intéressent  la  province  ;  veut  Sadite  Majesté  que  la 
crue  de  6,000  livres  soit  employée  «  aux  frais  nécessai- 
»  res  des  assemblées  du  pays,  députations  et  affaires 
»  publiques,  en  sorte  que  les  députés  ne  puissent  préten- 
»  dre  ny  employer  plus  grande  somme  que  celle  de 
»  ladite  crue,  sauf  si  leur  députation  avoit  duré  tant  de 
»  temps  pour  affaires  si  importantes  que  lesdits  deniers 
»  ne  puissent  suffire  »  ;  —  ordonnance  de  Daniel  Voysin', 
conseiller  du  roi  ordinaire  en  ses  conseils  d'État  et  privé 
et  direction  de  ses  finances ,  maître  des  requêtes  ordi- 
naire de  son  hôtel ,  étant  en  la  province  d'Auvergne 
avec  les  ordres  et  commissions  de  Sa  Majesté  pour  le 
bien  de  son  service  et  soulagement  de  ses  sujets  de  la- 
dite province ,  du  31  déc.  1654,  rendue  sur  la  contesta- 
tion entre  les  j  uges  consuls  des  marchands  et  les  échevins 
de  la  ville  de  Clermont  au  sujet  de  la  nomination  de 
trente  bourgeois  ou  marchands  qui  doivent  assister  aux 
assemblées  de  ville;  l'un  des  échevins  a  réuni  une  assem- 
blée des  bourgeois  et  fait  nommer  dix  d'entre  eux,  les 
juges  consuls  prétendent  avoir  seuls  le  pouvoir  de  con- 
voquer rassemblée  des  bourgeois  et  marchands  pour 
procéder  à. l'élection  des  trente;  l'Intendant  ordonne 
«  par  manière  de  provision  »  que  les  députés  nommés 
et  20  autres  que  feront  nommer  les  juges  consuls  assis- 
teront à  la  prochaine  assemblée;  —  copie  d'un  arrêt  du 
Conseil  privé,  du  20  août  1659 ,  ordonnant  que  l'arrêt 
du  !•'  décembre  1656  sera  exécuté  selon  sa  forme  et 
teneur ,  et  qu'en  conséquence  Pierre  Pascal,  procureur 
du  roi  en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial  de  Clermont, 
assistera  à  toutes  les  assemblées  générales  et  particuliè- 
res qui  se  feront  en  ladite  ville ,  auxquelles  assisteront 
le  lieutenant  général  ou  particulier  et  autres  officiers 
du  Présidial. 


C.  2150.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier. 

ie7l-t69S.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand?  —   Administration   municipale,  personnel, 

30 


234  ARCHIYES  DU 

assemblées.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  10  octobre 
1671,  qui  décharge  de  la  collecte  les  premiers  échevins 
pris  du  corps  de  la  Cour  des  Aides;  —  pièces  relatives 
au  s^f  Girard,  officier  de  la  Cour  des  Aides,  nommé  éche- 
vin,  1671-1672;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  19  jan- 
vier 1675  (copie),  ordonnant  que  des  trois  échevins  nom- 
més cette  année  \ïo\xt  la  Tille  de  Clermont,  le  s'  Mo- 
ranges  demeurera  second  échevin,  et  il  en  sera  nommé 
un  troisième  à  la  place  du  s*"  Pierre  Dalbignat  qui  de- 
meurera déchargé;  au  surplus  ordonne  Sa  Majesté  que 
les  échevins  de  la  ville  de  Clermont  et  autres  commis- 
saires nommés  par  le  corps  commun  mettront  entre 
les  mains  du  s*"  de  Marie  toutes  les  pièces  et  mémoires 
nécessaires  pour  être  procédé  à  un  règlement  général 
pour  la  nomination  desdits  échevins  dont  il  sera  dressé 
procès- verbal  par  ledit  s""  de  Marie  pour,- ledit  procès- 
verbal  étant  vu  au  Conseil,  y  être  pourvu  par  Sa  Majesté  ; 
il  est  dit  dans  les  considérants  «  qu'encore  qu'il  soit  très 
»  important  que  dans  la  ville  de  Clermont  en  Auvergne. 
»  en  laquelle  se  font  les  assemblées  communes  de  tout 
»  ledit  païs  pour  traiter  et  délibérer  des  affaires  publi- 
»  ques  qui  surviennent,  il  y  soit  choisy  et  nommé  pour 
»  chacun  an  un  premier  échevin  qui  aye  la  capacité  et 

>  l'expérience  nécessaire  pour  soutenir  soit  les  affaires 
»  particulières  de  la  ville  de  Clermont,  soit  les  affaires 
»  générales  dudit  bas  païs,  néanmoins  les  différents  qui 
»  ont  toujours  été  entre  les  offlciei's  de  la  Cour  des 

»  Aydes  de  Clermont-Fen'and  et  les  officiers  de  la  séné-  ' 
»  chaussée  et  siège  présidial  de  Clermont,  touchant  la 
»  compétance  et  jurisdiction  des  incidents  qui  survien- 
»  nent  au  sujet  de  la  nommination  desdits  échevins,  ont 
»  empêché  jusques  à  présent  que  l'on  aye  prévenu  par 
»  quelque  règlement  général  tout  ce  qui  peut  troubler 
»  l'ordre  de  la  nommination  desdits  échevins  »  ;  —  plain- 
tes du  syndic  des  procureurs  de  Clermont  contre  les 
uotaires  de  la  même  ville,  lesquels  sachant  «  que  le 
»  premier  janvier  dernier  1687  il  se  devoit  tenir  une 
»  assemblée  de  ville  convoquée  pour  la  nomination  de 

>  nouveaux  eschevins,  et  à  dessein  d'insulter  aux  su- 
»  plians.  après  avoir  laissé  placer  tous  ceux  qui  compo- 

>  soient  ladite  assembiéd  généralle^  deux  d'entre  eux 
»  nommez  Thomas  et  Du  Crest  s'y  présentèrent  revestus 
)►  de  robbes  de  palais  qu*ils  n'avoient  auparavant  jamais 
»  mises,  et  s'efforcèrent  de  faire  lever  cinq  desdits  pro- 

>  cureurs  revestus  de  leurs  robbes  de  palais  et  assis  à 
»  leurs  places  ordinaires,  et  insistèrent  de  se  placer  au 
»  dessus  desdits  procureurs  sous  prétexte  que  les  notai- 

>  res  de  la  ville  de  Chaumont  en  Bassigny  précèdent  les 
»  procureurs  de  la  même  ville  à  de  semblables  assem- 
»  blées  »  ;  les  pix)cureurs  prétendent  qu'il  n'a  jamais 
paru  qu'un  notaire  auxdites  assemblées,  encore  est-il 


PUY-DE-DOME. 

nommé  par  eux;  —  copie  d'arrêt  du  Conseil  privé,  du 
dernier  jour  de  juin  1687,  renvoyant  la  requête  au 
s' Desmarets  de  Vaubourg,  commissaire  départi  ;  lettres 
d'attache;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  29  juin  1691  : 
le  roi  s'étant  fait  représenter  l'arrêt  du  14  juillet  1685, 
portant  que  les  habitants  de  Clermont  seront  tenus  de 
nommer  à  l'avenir  pour  échevins  des  personnes  non 
privilégiées  qui  fassent  par  eux-mêmes  le  recouvrement 
des  impôts,  «  Sa  Majesté  estant  informée  que  tous  les 
»  x)ffiGÎers  demeurant  dans  ladite  ville  se  trouvent  à 
»  présent  privilégiés,  ceux  de  la  Cour  des  Aydes  et  de 
»  l'Élection  Testant  par  le  titre  et  la  création  de  leurs 
»  chaînes,  et  les  officiers  du  Présidial  ayant  acquis  les 
»  privilèges  en  conséquence  de  l'attribution  faite  par 
»  redit  du  mois  de  décembre  1689,  en  sorte  que  bien 
»  qu'il  soit  util  et  avantageux  aux  habitans  qu'un  offl- 
»  cier  soit  à  la  teste  des  échevins,  particulièrement  dans 
»  les  temps  de  passages  et  logements  de  gens  de  guerre, 
>  aucun  ne  veut  ny  ne  peut  présentement  accepter  cette 
»  charge  »  ;  Sa  Majesté  ordonne  que  le  premier  échevin 
pourra  être  pris  dorénavant  du  nombre  des  privilégiés, 
les  tchevins  seront  désormais  déchargés  de  la  collecte, 
et  il  sera  nommé  tous  les  ans  trois  collecteurs  qui  feront 
l'assiette  et  la  levée  des  impositions  en  la  forme  portée 
par  l'arrêt  du  Conseil  du  24  juin  1684. 


C.  21151  (Liasse.)  —  8  pièces,  papier  (2  impr.). 

169§.  —  Affaires  communales.  —  Clermont-Fer- 
rand.  —  Administration  municipale,  personnel,  assem- 
blées. —  Contestation  entre  les  officiers  de  la  sénc- 
•  chaussée  et  siège  présidial  de  Clermont  et  les  maire, 
échevins  et  procureur  du  roi  en  l'hôtel  de  ville  :  assem- 
blée générale  tenue  le  17  avril  1695  en  Thôtel  de  ville 
de  Clermont  par  MM.de  Bonnet,  maire  perpétuel^  Vas- 
sadel,  conseiller  du  roi,  élu,  et  Concordant,  marchand, 
échevins;  M.  Bourlin,  leur  collègue,  absent;  ils  expo- 
sent que,  bien  que  Tadministration  de  la  police,  ju- 
rande, confection  d'inventaires  aient  appartenu  de  toute 
ancienneté  au  corps  commun,  et  que  ces  droits  soient 
énoncés  dans  les  édits  et  arrêts  du  Conseil  en  faveur 
des  maires  perpétuels  et  procureurs  du  roi  de  ladite 
ville,  les  officiers  du  Présidial  ont  entrepris  de  troubler 
lesdits  maire,  échevins  et  procureur  du  roi  dans  l'exer- 
cice de  ces  droits  de  police;  ils  ont  également  essayé 
d'attenter  aux  droits  de  préséance  fixés  par  divers  rè- 
glements ;  l'assemblée  décide  de  s'en  rapporter  à  la  dé- 
cision de  l'Intendant  qui  a  offert  sa  médiation,  «  et  se- 
»  ix)nt  lesdits  sieurs  maire,  échevins,  procureur  du 
»  Roy,  ad  voués  de  tous  les  fraiS' ordinaires  et  extraor- 


>  dinaires  qu'ils  feront  soit  que  Ta  faire  soit  décidée  par 

>  M.  rintendant,  ou  qu'il  faille  se  pourvoir  au  Conseil 
»  où  elle  est  desgà  pendante»;  à  la  suite  déclarations 
faites  en  16^8  à  la  requête  du  Présîdial  par  ceux  qui 
avaient  assisté  à  l'assemblée  de  1695  sur  les  résolutions 
qui  avaient  été  prises  dans  ladite  assemblée  ;  les  offl- 
•cîers  du  Présidîal  prétendaient  que  la  délibération  rédi- 
gée par  le  maire  et  les  échevins  était  infidèle  et  qu'il 
n'avait  été  question  dans  ladite  assemblée  que  de  la  po- 
lice et  nullement  des  jurandes,  inventaires  et  autres 
droits,  que  d'autre  part  l'assemblée  n'avait  autorisé  que 
l'arbitrage  devant  l'Intendant  et  nullement  le  pourvoi 
au  Conseil  ;  —  délibération  des  officiers  de  l'Élection  de 
Clermont,  du  12  mars  1698,  décidant  «  qu'il  sera  pré- 

>  sente  un  placet  au  Roy  et  à  nosseigneurs  de  son  Con- 
»  seil,  par  lequel  Sa  Majesté  sera  très  humblement  su- 

>  pliée  terminer  les  diiférens  pendant  en  son  Conseil 
»  au  raport  de  M.  de  Caumartin  et  de  conserver  les 
»  droits  et  privilèges  du  corps  comun  de  la  vile  de 

>  Clermont ,  conformément   aux  Chartres  et  conces-: 

>  sions  de  ladite  ville,  qu'elle  a  obtenues  des  roys 
»  et  de  la  reyne  Catherine  de  Médicis,  prédéces- 
»  seurs  de  Sa  Majesté  >;  délibération  conçue  dans 
le  même  sens  par  quelque^uns  des  marchands;  — 
avis  de  M.  d'Ormesson  sur  la  contestation  relative  à  la 
police  et  observations  des  officiers  du  Présidial  sur  ledit 
avis;  M.  d'Ormesson  a  reconnu  <  qu'il  y  a  cinq  chefs 
»  principaux  à  régler  entre  les  parties. . .  qui  sont  :  la 
»  connoissance  de  la  çolice  et  de  la  jurande  des  artz  et 

>  mestiers,  le  lieu  où  elle  doit  estre  tenue  et  exercée, 
»  l'appel  des  jugemens  et  ordonnances  qui  seront  ren- 
»  dues  sur  le  fait  de  la  police,  la  confection  des  inven- 

>  taires  apprès  le  decedz  des  habitans  de  ladite  ville,  le 
»  rang  et  scéance  des  maire,  eschevins  et  corps  com- 
»  muns  de  lad.  ville  dans  les  processions  et  cérémonies 

>  publiques  »;  il  est  d'avis  sur  les  trois  premiers  chefs 
que  lesdits  maire  et  échevins  doivent  être  maintenus 
dans  la  connaissance  de  la  police  et  de  leur  jurande  et 
qu'ils  doivent  tenir  leurs  séances  à  l'hôtel  'de  ville  :  ce 
droit  leur  est  reconnu  par  les  lettres  patentes  de  Louis  XI 
des  mois  d'août  et  octobre  1481,  par  les  lettres  patentes 
de  Catherine  de  Médicis  des  10  juin  1552  et  18  octobre 
1556,  ces  dernières  confirmées  par  lettres  patentes 
d'Henri  II  de  la  même  année  ;  les  officiers  municipaux 
•ont  en  conséquence  exercé  cette  juridiction,  comme  on 
peut  le  voir  dans  les  registres  des  années  1570,  1571  et 
1576;  ces  privilèges  ont  été  confirmés  encx)re  par  lettres 
patentes  enregistrées  au  Parlement  le  24  juillet  1610 
sans  que  le  Présidial  ait  fait  opposition;,  d'autre  part, 
redit  de  création  du  Présidial,  juin  1551,  ne  lui  attri- 
bue nullement  la  police  ;  c'est  seulement  à  la  faveur  du 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  235 

règlement  rendu  par  M.  Thevin  en  1618,  et  au  crédit 
que  donnaient  au  lieutenant  général  et  au  procureur 
du  roi  les  charges  de  premiers  échevins  que  le  Présidial 
l'a  peu  à  peu  usurpée;  l'ordonnance  de  M.  Thevin  ne 
peut  avoir  détruit  l'effet  de  concessions  royales  tant  de 
fois  confirmées;  tous  les  arguments  et  les  faits  allégués 
par  les  officiers  du  Présidial  ne  peuvent  détruire  «  un 
titre  suivi  d'une  longue  possession  »  ;  M.  d'Ormesson  ne 
pense  pas  cependant  qu'on  doive  attribuer  aux  maire 
et  échevins,  en  matière  de  police,  un  droit  illimité;  on 
pourrait  fixer  soit  une  limite  de  10  liv.  (condamnation 
à  l'amende) ,  au  delà  l'appel  serait  porté  au  Présidial  ; 
soit  de  60  liv.  et  déclarer  que  les  appels  seront  portés 
directement  au  Parlement  ;  en  ce  qui  concerne  les  in- 
ventaires, les  échevins  sont  fondés  sur  une  ordonnance 
du  Conseil  de  la  reine  Catherine  de  Médicis  du  15  fé- 
vrier 1567  et  sur  ses  lettres  patentes  du  même  jour  qui 
défendent  à  la  Sénéchaussée  de  Clermont  de  s'y  entre- 
mettre ;  en  ce  qui  concerne  les  rangs  et  préséances,  l'In- 
tendant est  d'avis  qu'il  faut  s'en  tenir,  ainsi  d'ailleurs 
que  le  demandent  les  échevins,  au  règlement  de  M.  The- 
vin, sans  tenir  compte  d'une  ordonnance  de  M.  de  Sève, 
du  4  août  1644,  qui  déroge  audit  règlement  ;  il  ne  croit 
pas  avoir  à  donner  son  avis  sur  les  robes  rouges  prises 
parle  maire  et  le  procureur  du  roi,  ce  point  étant  réglé 
par  redit  de  création  de  leurs  charges.  Les  officiers  du 
Présidial  contestent  que  les  lettres  patentes  de  Louis  XI 
aient  attribué  aux  échevins  la  connaissance  de  la  police 
et  des  jurandes  ;  ils  ont  toujours  offert  de  s'inscrire  en 
faux  «  contre  le  prétendu  acte  d'enregistrement  des  let- 
»  très  patentes  de  1556  »  ;  le  registre  de  1570  est  tron- 
qué et  falsifié,  celui  de  1571  est  supprimé  ;  le  registre 
de  1576  est  plutôt  favorable  aux  prétentions  du  Prési- 
dial ;  l'édit  de  création  de  la  Sénéchaussée  de  Clermont 
attribue  au  Sénéchal  «  la  connoi§sance  de  toutes  les 
y>  causes  civilles  et  criminelles,  personnelles,  posses- 
»  soires  et  mRctes,  ce  qui  comprend  la  police  et  les  ju- 
»  randes  »  ;  ce  n  est  donc  pas  en  vertu  du  règlement 
de  1618  que  le  Présidial  s'est  emparé  de  la  police,  et  les 
registres  de  police  de  1601  à  1618  qu'ils  produisent 
prouvent  bien  qu'elle  était  exercée  par  les  officiers  de  la 
Sénéchaussée  ;  l'arrangement  que  l'Intendant  propose 
donnerait  au  maire,  en  matière  de  police,  une  autorité 
excessive  qu'il  n'a  d'ailleurs  pas  demandée,  et  aviliroit 
les  charges  des  officiers  du  Présidial  «  qui  ont  beau- 
»  coup  souffert  pendant  la  guerre  tant  par  les  nou- 
»  velles  créations  que  par  les  taxes  qu'ils  ont  payées  qui 
»  se  montent  à  plus  de  150,000  liv.  »  ;  la  reine  Cathe- 
rine de  Médicis  ne  pouvait  attribuer  la  confection  des 
inventaires  aux  échevins  au  détriment  des*officiers  de 
la  Sénéchaussée;  aussi  ces  derniers  s'opposèrent-ils  à 


236 


ARCHIVES  DU 


l'enregistrement  des  lettres  patentes  ;  ils  ont  acquis  de- 
puis €  les  offices  de  commissaires  examinateurs  aux- 
»  quels  la  confection  des  inventaires  est  attribuée  par 

>  les  édits  de  1583,  1586  et  1596  et  par  le  règlement 
rf  de  1631  »;  or  les  commissaires  examinateurs  ont 
droit  de  faire  les  inventaires  demandés  et  ordonnés  en 
justice  ;  le  s'  Bonnet,  maire,  est  le  premier  qui  ait  ré- 
clamé ce  droit  ;  en  ce  qui  concerne  les  rangs  et  préséan- 
ce9  et  le  port  de  la  robe  rouge,  les  officiers  du  Présidial 
contestent  également  les  assertions  de  l'Intendant  ;  — 
arrêt  du  Conseil  d'État  du  roi,  portant  règlement  entre 
les  officiers  de  la  Sénéchaussée  et  siège  présidial  de 
Clermont  et  les  maire,  échevins  et  procureur  du  roi 
en  l'hôtel  de  ville  dudit  Clermont,  donné  à  Marly  le  12 
août  1698.  Le  roi  ordonne  que,  conformément  à  l'or- 
donnance du  sr  Thevin,  «  les  échevins  en  charge,  et  les 
»  six  bourgeois  qui  sont  élus  dans  l'assemblée  du  Con- 
»  seil  de  ville,  auront  la  charge,  direction  et  adminis- 

>  tration  de  la  police  avec  pouvoir  d'ordonner  et  d'exé- 
»  cuter  jusqu'à  60  sols,  sans  que  contre  leurs  ordon- 
»  nances  et  exécution  d'icelles  on  puisse  se  pourvoir 
»  par  appel  mais  seulement  par  plainte  de  ce  qui  aura 
»  été  ordonné  et  exécuté,  lesquelles  plaintes  seront  re- 
»  ceues  et  sera  pourvu  sur  icelle  par  les  Lieutenans 

>  généraux  civil  et  criminel  de  la  Sénéchaussée,  appelle 
»  le  Procureur  de  Sa  Majesté  en  ladite  Sénéchaussée 
»  en  rassemblée  des  maire,  échevins  et  bourgeois,  de  ce 
»  qu'Us  auront  fait  et  de  ce  qu'il  sera  besoin  de  faire  et 
»  ordonner  pour  ladite  police,  en  ce  qui  excédera  le 
»  pouvoir  susdit  attribué  aux  maire,  échevins  et  bour- 
»  geois,  sans  préjudice  ausdits  juges  pourvoir  par  pré- 
»  vention  ou.  concurrence  à  l'observation  des  choses  or- 
»  données  pour  ladite  police  »  ;  fait  Sa  Majesté  défense 
à  son  procureur  de  s'immiscer  au  fait  de  ladite  police, 
défend  audit  procureur  et  au  maire  de  porter  la  robe 
rouge,  mais  leur  permet  de  porter  la  robe  violette  avec 
le  chaperon  comme  les  échevins  ;  les  officiers  de  la  Sé- 
néchaussée continueront  de  connaître  de  la  jurande 
des  métiers;  à  regard  des  inventaires  les  édits  de  créa- 
tion des  commissaires  examinateurs  seront  exécutés 
selon  leur  forme  et  teneur;  l'arrêt  règle  enfin  les  pré- 
séances. (Paris,  au  Palais,  chez  Pierre  Filleau,  dans  la 
grande  salle,  au  second  pilier,  vis  à  vis  la  Cour  des  Ay- 
des,  à  la  Clef  de  saint  Pierre;  1698,  in-4<',  12  pages;  deux 
exempl.) 

C.  2152.  (Liasse.)  —  14  pièces,  papier. 

1709-1794.  —  Affaires  communales.  —  Clermont* 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  assemblées,  per- 
sonnel. —  Copie  ou  projet  d'un  arrêt  du  Conseil,  non 


PUY-DE-DOME. 

signé  ni  daté,  qui  remet  le  s'  Barthomivat  des  Pa- 
leines,  ancien  secrétaire  de  la  ville  en  possession  de  son 
office;  —  déclaration  du  roi,  du  19  août  1702,  portant 
que  les  pourvus  des  offices  de  maires  dont  les  offices 
n'ont  pas  encore  été  remboursés  par  les  villes  demeure- 
ront confirmés,  eux  et  leurs  hoirs,  dans  la  jouissance 
desdits  offices,  révoquant  la  faculté  réservée  aux  villes 
par  redit  d'août  1701  de  rembourser  lesdits  offices  après 
le  décès  des  titulaires  ;  les  communautés  qui  ont  rem- 
boursé procéderont  à  l'élection  d'un  maire,  sinon  les 
lieutenants  créés  par  Tédit  de  mai  dernier  en  tiendront 
lieu  ;  les  maires  et  à  leur  défaut  les  lieutenants  convo- 
queront aux  assemblées  et  y  présideront,  ainsi  qu'à 
l'examen,  auditien  et  clôture  des  comptes  des  villes, 
passation  des  baux  à  ferme,  confection  des  rôles  des 
tailles,  etc.;  la  déclaration  règle  enfin  les  rangs  et  pré- 
séances et  attribue  auxdits  maires  et  lieutenants  divers 
privilèges  et  notamment  «  la  noblesse,  conformément 
»  aux  édits,  es  villes  où  elle  est  attribuée  aux  maires  »; 
à  la  suite  mandement  aux  gens  tenant  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont-Ferrand  ;  —  expédition,  délivrée  en 
1712  par  le  Bureau  des  Finances  de  Riom,  d'une  quit- 
tance de  800  livres  payées  par  M*  Robert  Cordier,  pro- 
cureur  de  Thôtel  de  ville  de  Clermont,  somme  à  laquelle 
il  était  employé  dans  le  -rôle  de  modération  arrêté  au 
Conseil  le  24  mars  1708,  en  exécution  de  l'édit  de  no- 
vembre 1704.  —  Lettre  de  l'Intendant  au  Garde  des 
Sceaux,  du  15  juillet  1718,  annonçant  qu'il  a  déterminé 
le  maire  de  la  ville  de  Clermont  «à  abandonner  au  profit 
)^  du  roy  la  finance  des  augmentations  de  gages  qu'il  a 
»  pris  en  vertu  de  l'édit  du  mois  de  novembre  1704  et 
»  tous  les  arrérages  qui  lui  sont  dus;  et  j'ai  pris  la  li* 
»  berté  de  dresser  un  arrest  pour  le  rétablissement  de 
»  sa  charge  conforme  à  ceux  qui  ont  esté  rendus  pour  la 

>  ville  de  Metz  >;  la  ville,  il  est  vrai,  avait  décidé  de 
rembourser  la  finance  de  cette  charge,  mais  elle  n'est 
pas  en  état  de  le  faire  et  d'ailleurs  les  officiers  du  Prési- 
dial seuls  semblent  avoir  intérêt  au  remboursement; 
rintendant*envoie  aussi  un  projet  d'arrêt  analogue  pour 
le  rétablissement  du  Procureur  du  roi;  si  l'on  se  décide 
à  accorder  ces  deux  arrêts,  il  est  probable  «  que  le  reste 

>  des  officiers  de  villes  de  cette  province  prendront  le 
»  même  party,  et,  outre  l'avantage  que  le  roy  retirera 
»  par  l'abandonnement  de  la  finance  des  augmentations 
»  de  gages  et  des  arrérages  qui  en  sont  dus,  il  se  déli- 
»  vrera  du  paiement  des  intérêts  de  la  finance  des  offi- 
»  ces  qui  tiennent  lieu  aux  officiers  des  gages  qu'ils 
»  prélevoient  sur  les  octrois  et  deniers  patrimoniaux 
»  des  villes  >;  en  ce  qui  concerne  les  subdélégués, 
un  petit  nombre  de  ces  charges  ont  été  levées  dans 
la  province  ;  on  pourrait  donc  s'en  tirer  par  une  im- 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


237 


position,  ou  du  moins  en  les  rétablissant  on  pourrait 
imposer  les  gages  que  Sa  Majesté  leur  servira  ;  —  lettre 
de  M.  d'Argenson,  adressant  à  M.  Boucher,  intendant, 
les  arrêts  en  faveur  de  M.  de  Bonnet,  ancien  maire  de 
la  ville  de  Clermont,  et  de  M.  Bourlin,  procureur  du 
roi  de  la  même  ville; —  projets  d'arrêts  en  faveur  de 
M.  de  Bonnet,  écuyer,  sieur  de  la  Chabanne,  et  de 
M.  Bourlin  ;  —  quittances  délivrées  à  M.  de  Bonnet, 
1706-1712  ;  —  mémoire  relatif  à  une  contestation  entre 
la  ville  de  Clermont  et  le  s'  de  Bonnet,  maire  ;  la  ville, 
par  délibération  <Ju  28  mars  1694,  avait  décidé  de  rem- 
bourser au  s*"  de  Bonnet  le  prix  de  sa  charge,  ledit  s'  de 
Bonnet  ât  opposition  ;  les  habitants  n'ayant  point 
etiectué  ledit  remboursement  le  maire  fut  installé  le 
17  mai-s  1695;  il  resta  en  fonctions  jusqu'au  1"  jan- 
vier 1717,  époque  de  la  suppression  des  charges  de 
maire  ;  la  finance  de  cet  office  est  de  18,000  livres  et 
deux  sols  pour  livre,  les  gages  seulement  de  720  livres 
à  prendre  sur  les  octrois  de  la  ville,  les  augmentations 
de  gages  sont  de  1,500  liv.  pour  lesquelles  le  s'  de 
Bonnet  est  compris  dans  l'état  du  roi  pour  75  livres;  la 
liquidation  a  été  faite  par  M.  de  Nointel  le  20  juin  1715 
à  la  somme  de  21,821  liv.  compris  la  somme  de  300  liv. 
pour  les  frais  et  loyaux  coûts;  — constestation  entre  le 
s^  de  Bonnet  et  les  officiers  du  Présidial  au  sujet  de  la 
préséance;  —  noms  des  gardes-fontaines  en  1710;  — 
état  des  échevins  qui  ont  prêté  serment  entre  les 
mains  du  maire  depuis  1694  jusqu'à  1723  :  MM.  Vas- 
sadel ,  conseiller  en  l'élection  ;  Borye ,  procureur  ; 
Deydier,  marchand,  échevins  de  1694,  prêtent  serment 
entre  les  mains  de  M.  Jullien  de  la  Borle,  <  maire  par 
»  commission,  par  ordonnance  de  M.  d'Ableiges  de 
»  Maupou,  du  10  mars  1694  »;  les  échevins  de  1697 
sont  continués  par  ordre  du  roi  en  1698  ;  MM.  Bour- 
lin, avocat;  Mallet,  marchand;  Juge,  marchand,  éche- 
vins pour  1717,  prêtent  serment  entre  les  mains  des 
échevins  de  1716;  les  offices  municipaux  ayant  été 
supprimés,  il  ne  parait  pas  que  les  échevins  aient  prêté 
serment  en  1718;  les  offices  municipaux  ayant  été 
rétablis  par  arrêt  du  30  juillet  1718,  les  échevins  ont 
prêté  serment  devant  le  maire  le  4  janvier  1719  ;  — 
copie  de  l'acte  de  serment  prêté  par  les  échevins  de 
1695. 


C.  52i53.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier. 

17éo-17S9. —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  personnel, 
assemblées.  —  Délibération  du  Conseil  de  ville,  du  5  déc. 
1730,  décidant  de  nommer  un  receveur  pour  la  levée  du 


rôle  de  la  capitation  et  autres  impositions,  afin  que  les 
échevins,  déchargés  de  la  collecte,  soient  plus  en  état 
de  s'appliquer  aux  affaires  communes;  l'Intendant  sera 
prié  d'homologuer  le  présent  délibératoire,  et  d'or- 
donner pour  faciliter  le  recouvrement  que  les  proprié- 
taires des  maisons  de  cette  ville  demeureront  responsa- 
bles des  cotisations  faites  sur  leurs  locataires  ;  —  lettre 
de  M.  Duvernin,  du  2  mars  1731,  au  sujet  de  la  négli- 
gence du  s'  Gaillot,  avocat  au  Conseil,  chargé  des  inté- 
rêts de  la  ville  de  Clermont  en  ce  qui  concerne  le  rem- 
boursement des  ordonnances  de  liquidation  de  finance 
d'offices  et  droits  supprimés  ;  le  dernier  délai  pour  le 
remboursement  est  fixé  au  l*"  avril  ;  l'Intendant  félicite 
M.  Duvernin  de  sa  vigilance  et  annonce  qu'il  s'est 
occupé  de  l'affaire  ;  il  a  fait  remettre  au  caissier  de 
Bouvier  «  le  récépissé  du  trésor  royal  des  22,000  liv.  en 
»  liquidations,  que  la  ville  de  Clermont  devoit  fournir 
>  pour  la  finance  des  offices  de  receveurs  et  contrôleurs 
»  de  ses  octrois  qui  luy  ont  été  réunis  >  ;  il  a  la  quit- 
tance du  caissier  et  essaiera  avant  de  quitter  Paris  de 
la  faire  convertir  en  quittance  de  finance  de  M.  Bertin  ; 

—  reçu  par  M.  Despaleines,  secrétaire  de  la  ville,  du 
récépissé  du  trésor  royal,  n9  3404,  mentionné  ci-dessus; 

—  délibération  du  Conseil  de  ville,  du  4  janvier  1732, 
décidant  de  demander  à  Tlntendant  la  décharge  du 
sr  Champâour  qui  a  été  nommé  échevin  dans  l'as- 
semblée générale  du  1*'  janvier,  attendu  qu'il  est 
certain  que  le  s*^  Champâour  est  en  possession  de  la 
noblesse;  ils  demandent  également  à  llntendant  de 
réviser  ladite  délibération  qui  a  été  faite  par  cabale 
et  contre  '  les  véritables  intérêts  de  la  ville  et  de 
prendre  les  mesures  nécessaires  pour  ramener  le  bon 
ordre  dans  lesdites  assemblées  et  notamment  de  ré- 
duire le  nombre  des  personnes  qui  ont  droit  d'y  as- 
sister ;  —  ordonnance  de  M.  Trudaine,  intendant,  du 
8  janvier  1732,  nommant  à  la  place  du  s'  Champflour  le 
S""  Duvernin,  premier  échevin  de  l'année  précédente, 
nommant  d'office  les  autres  échevins  et  ordonnant  en 
outre  que  le  Conseil  de  ville  sera  composé  des  mêmes 
personnes  qu'en  l'année  1731,  à  l'exception  dès  s'"*  Jul- 
lien et  Géraud,  qui  seront  remplacés  par  les  s"  Fabre, 
Martinet  et  Chasseguay,  qu'enfin  les  parties  se  pour- 
voiront au  Conseil  à  l'effet  d'obtenir  le  nouveau  règle- 
ment qu'elles  demandent  pour  les  assemblées  de  ville  ; 
~  copie  d'arrêt  du  Conseil  d'État,  du  8  mars  1732, 
confirmant  l'ordonnance  ci-dessus,  sans  s'arrêter  à  l'acte 
de  protestation  de  nullité  du  procureur  général  de  la 
Cour  des  Aides  de  Clermont-Ferrand;  —délibération 
du  Conseil  de  ville  du  22  mars  1732,  décidant  :  1*>  de 
défendre  au  procureur  général  et  aux  officiers  de  la 
Cour  des  Aides  de  prendre  connaissance  des  délibé- 


238  ARCHIVES  DU 

rations  de  la  ville  et  de  l'administration  de  ses  ^fEai- 
res  ;  2°  attendu  que  les  dépenses  faites  par  les  éche- 
vins  de  1731  ont  été  approuvées  par  le  Conseil  de 
ville  ,  on  i»riera  M.  l'Intendant  d'obtenir  un  arrêt 
du  Conseil  d'État  qui  en  permette  l'imposition;  3*»  on 
dédommagera  M.  Duvernin  qui  occupé  des  autres  af- 
faires de  la  ville  a  été  obligé  de  prendre  un  collecteur 
pour  la  levée  des  impositions. 


G.  2154.  (Liasse.)  —  22  pièces^  papier  (2  impr.). 

(1701)-!  TS*.  —  Affaires  communales. —  Clermont- 
F**. — Administration  municipale  ;  personnel  ;  assemblées. 
—  Mémoire  de  M.  Trudaine,  intendant,  1732,  sur  un 
projet  de  règlement  à  faire  pour  les  assemblées  de  ville 
de  Clermont-Ferrand  :  la  ville  est  gouvernée  par  deux 
assemblées,  l'assemblée  générale  composée  de  74  per- 
sonnes, et  le  conseil  de  ville,  composé  de  26;  les  attri- 
butions de  ces  assemblées  ont  été  fixées  par  des  ordon- 
nances rendues  en  1618, 1643  et  1654  par  les  intendants 
de  la  province;  c'est  au  Conseil  de  ville,  qui  se  réunit 
toutes  les  semaines,  que  devrait  appartenir,  à  ce  quHl 
semble,  le  droit  d'administrer  les  affaires,  cependant 
rassemblée  générale  prétend  décider  de  toutes  en  der- 
nier ressort  et  ne  laisser  au  Conseil  que  le  soin  de  les 
instruire;  les  échevins  en  charge  ont  la  présidence  des 
assemblées  générales  et  du  Conseil  de  ville,  mais  cette 
charge  d'échevin  n'est  plus  considérée  comme  honorable 
parce  qu*elle  est  unie  à  la  collecte;  aussi  est-elle  remplie 
souvent  par  des  personnes  peu  capables  d'en  faire  les 
fonctions,  le  mal  s'est  aggravé  de  jour  en  jour,  les  as- 
semblées générales  sont  devenues  de  plus  en  plus  tumul- 
tueuses, le  Conseil  de  ville  a  cessé  de  s'assembler^  les 
échevins  ont  administré  les  deniers  communs  sans  en 
rendre  aucun  compte  et  ont  souvent  chargé  la  ville  de 
dépenses  très  inutiles  ;   M.  de  la  Grandville  essaya  de 
rétablir  Tordre,  il  liquida  les  créances  véritables  et  fit 
rendre  compte  aux  comptables;  puis  l'on  fît  assembler 
régulièrement  le  Conseil  de  ville  dont  les  décisions  fu- 
rent homologuées  par   l'Intendant;  mais  l'on  n'a  pu 
ramener  le  bon  ordre  dans  les  assemblées  générales. 
«  Il  y  a,  ajoute  M.  Trudaine,  une  autre  source  du  trou- 
»  ble  qui  règne  ordinairement  dans  ces  assemblées, 
»  c'est  la  division  qui  est  entre  les  officiers  de  la  Cour 
»  des  Aydes  et  ceux  du  Présidial.  Ces  deux  compagnies 
»  plaident  Tune  contre  l'autre  depuis  leur  établisse- 
»  ment,  il  s'élève  tous  les  jours  da  nouvelles  contesta- 
»  tiens  entre  elles,  et  c'est  principalement  aux  assem- 
»  blées  générales  que  l'on  voit  des  marques  de  cette  ja- 
»  lousie;  elles  forment  deux  partis  ouverts  et  toujours 


PUY-DE-DOME. 

»  opposez,  il  suffit  qu'un  des  officiers  du  Présidial  pro- 
»  pose  un  avis  pour  qu'il  soit  rejeté  par  la  Cour  des 
»  Aydes  et  par  tous  ceux  qu'elle  peut  attirer  à  son 
»  party  »  ;  M.  Trudaine  a  été  obligé  de  nommer  d'of- 
fice des  échevins  pour  Tannée  1732,  et  il  pense  qu'il  est 
urji:ent  de  faire  un  nouveau  règlement  pour  faire  cesser 
les  divisions  ;  il  insiste  sur  l'intérêt  qu'ont  TÉtat  et  les 
particuliers  à  ce  que  les  grosses  villes  des  provinces 
soient  bien  gouvernées.  Les  règlements  faits  jusqu'à  ce 
jour  ne  paraissent  pas  suffisants  :  1*  dans  la  forme,  il 
paraîtrait  plus  convenable  qu'ils  fussent  rendus  sous 
forme  de  lettres  patentes  enregistrées  aux  Cours  ; 
2^  RU  fond,  il  paraît  inutile  d'établir  deux  assemblées 
qui  en  viennent  nécessairement  à  des  conflits,  il  serait 
préférable  de  créer  un  seul  conseil  comme  on  Ta  fait  à 
Marseille;  un  conseil  composé  de  35  personnes  paraît 
suffisant  pour  la  ville  de  Clermont,  il  s'assemblerait  une 
fois  par  semaine;  enfin  au  lieu  que  la  présidence  soit 
confiée  aux  échevins,  il  semblerait  plus  convenable  d'at- 
tribuer cet  honneur  au  lieutenant  général  qui  «  repré- 
»  sente  le  Sénéchal,  c  est-à-dire  le  dépositaire  de  Tau- 

>  torité  royale  dans  la  province  »  ;  le  lieutenant  géné- 
ral cependant  n'insiste  pas  pour  obtenir  cette  présidence, 
on  peut  donc  quant  à  présent  laisser  les  choses  dans  la 
situation  où  elles  se  trouvent  «  sauf  à  changer  en  mieux 
»  lorsqu'il  sera  question  de  confirmer  cet  établissement 
»  par  des  lettres  patentes  »  ;  —  requête  du  conseil  de 
ville  demandant  qu'il  plaise  à  Sa  Majesté  a  réduire 
»  le  nombre  des  députés  des  corps  des  bourgeois  et 
»  marchands  à  celui  de  cinq,  égal  à  celui  des  autres 
»  compagnies  et  communautés,  réduire  les  arts  et  mé- 
»  tiers  au  nombre  de  quatre,  un  de  chaque  paroisse,  et 

>  exclure  les  laboureurs  »  ;  —  lettre  de  M.  Dufour 
de  Villeneuve,  datée  de  Paris  le  3  juin  1732,  adressant 
de  la  part  de  son  père  à  l'Intendant  un  mémoire  d'ob- 
servations sur  les  assemblées  de  l'hôtel  de  ville  de  Cler- 
mont ;  —  observations  de  M.  Dufour,  lieutenant  général 
de  la  Sénéchaussée  de  Clermont-Ferrand  ;  il  pense  qu'il 
serait  excessif  de  réduire  le  nombre  des  marchands  à 
cinq,  il  propose  le  nombre  de  dix,  et  cinq  bourgeois  ; 
€  suivant  les  anciens  règlements  les  échevins  de  la  ville 
»  de  Clermont  n'ont  point  de  voix  opinatives  ny  délibé- 
»  ratives  dans  les  assemblées  générales  ny  au  conseil 
»  de  ville  ;  ils  ne  Tout  eue  que  par  Tédit  de  création  des 

>  maires  et  échevins,  et  depuis  leur  suppression  on  a 
»  toléré  que  les  échevins  ayent  continué  d'opiner  dans 
»  les  assemblées  générales  de  la  ville  et  au  conseil  de 
»  ville.  »  M.  Dufour  pense  qu'il  faudrait  revenir  à  l'an- 
cien usage;  la  nomination  de  collecteurs  lui  paraît  pré- 
senter des  inconvénients,  il  serait  préférable  de  nommer 
un  receveur  et  au  besoin  des  trésoriers  ;  il  propose  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


239 


composer  les  assemblées  générales  de  58  personnes,  sans 
toucher  au  Conseil  de  vflïe  qui  comptera  seulement  un 
échevin  de  plus  par  suite  de  l'union  de  Montferrand  ; 
remarques  sur  le  costume  des  officiers  aux  assemblées 
de  ville  ;  —  mémoire  du  même  M.  Dufour,  sur  la 
question  de  savoir  si  le  lieutenant  général  de  la  Sé- 
néchaussée de  Clermont-Ferrand  est  recevable  à  de- 
mander de  présider  aux  assemblées  du  corps  com- 
mun de  la  ville;  cette  prétention  est  conforme  au 
droit  commun,  le  droit  de  présider  aux  assemblées 
de  ville  est  attribué  aux  baillis,  sénéchaux  ou  à  leurs 
lieut.enants  par  l'ordonnance  de  Crémîeu  de  1536,  par 
celle  de  juin  1559  et  par  celle  de  1583;  toutes  les  fois 
que  ce  droit  a  été  contesté  aux  lieutenants  généraux 
ils  y  ont  été  maintenus  par  autant  d'arrêts  du  Conseil 
et  du  Parlement;  on  peut  opposer,  il  est  vrai,  l'usage 
contraire  de  Thôtel  de  ville  de  Clermont,  le  règlement 
de  1618  fait  par  M.  Thevin,  ceux  de  MM.  de  Cliaulnes 
et  de  Sève  ;  «  on  opposera  encore  la  députation  faite 
»  par  la  ville  en  1667  du  lieutenant  général  pour  sou- 
»  tenir  au  Conseil  les  intérêts  de  la  ville  contre  les 
»  officiers  de  la  Cour  des  Aydes,  du  13*  d'octobre  1667; 
»  les  échevins  présidoient  à  l'assemblée  où  le  lieutenant 
»  général  fut  nommé  député  de  la  ville;  on  alléguera 
»  Tarrêt  du  Conseil  que  le  lieutenant  général  fit  rendre 
»  contre  le  maire  le  12*  d'aoust  1698  au  sujet.de  la 
»  place  que  le  lieutenant  général   a  toujours  occupé 

>  dans  la  maison  de  ville  immédiatement  apprès  les 
»  échevins  en  charge;  il  paroit  par  ce<^•arrest  que  le 
»  lieutenant  général  a  déclaré  que  luy  ny  ses  prédéces- 
»  seurs  n'ont  point  occupé  dans  rhôtel  de  ville  la  pre- 
»  mière  place  et  que  les  échevins  y  ont  toujours  pré- 
»  sidé  à  son  exclusion  »;  M.  Dufour  convient  qu'en 
effet  le  lieutenant  général  n'est  pas  en  possession 
d'état  de  présider  aux  assemblées,  sps  prédéces- 
seurs n'ont  pas  jujré  à  propos  de  revendiquer  ce 
droit  pour  ne  pas  dégoûter  les  échevins  d'accepter  les 
charges  municipales  qu'ils  remplissaient  dans  les  pre- 
miers tem[)s  de  leur  institution  avec  le  plus  grand  zèle; 
la  collecte  était  alors  unie  à  l'échevinage  et  cet  usage  a 
été  confirmé  contre  les  officiers  de  la  Cour  des  Aydes 
par  l'arrêt  du  Conseil  du  13  octobre  1667;  la  ville  ayant 
en  ce  temps  refusé,  trop  légèrement  peut-être,  d'ac- 
cepter la  renonciation  des  officiers  de  la  Cour  des 
Aydes  aux  charges  d'échevins,  ceux-ci  lorsqu'ils  furent 
élus  à  ces  charges  se  déchargèrent  sur  des  collecteurs» 
«  ce  qui  fut  considéré  comme  un  abus  fort  à  la  charge 

>  de  la  ville,  et  donna  lieu  à  l'arrest  du  Conseil,  rendu 

>  de  mouvement  le  14*  de  juillet  1685,  qui  fait  deflfence 

>  aux  habitants  de  nommer  à  l'ad  venir  échevin  au- 
»  cun  gentilhomme  ou  autres  privilégiés   et  à   eux 


»  d'accepter  l'échevinage  à  peine  de   faire  par   eux-^ 
»  mêmes  la  collecte  »  ;  un  autre  arrêt  du  28  juin  1691 
désunit  la  collecte  de  l'échevinage  ;  après  la  création  des 
maires  en  1692,  une  autre  considération  «  a  empêché 
»  le  lieutenant  général  de  demander  de  présider  aux 
»  assemblées  de  la  ville  ;  il  a  préféré  la  place  occupée 
»  par  ses  prédécesseurs  avec  le  droit  d'opiner  le  pre- 
»  mler  à  celle  de  président  de  l'assemblée,  de  laquelle  il 
»  pouvoit  estre  déplacé  par  la  création  d'offices  muni- 
»  cîpaux,  et  à  soutenir  une  nouvelle  contestation  pour 
»  revenir  à  sa  première  place  si  enviée  par  les  officiers 
»  de  la  Cour  des  Aydes,  qui  n'auroient  pas  manqué  de 
»  luy  disputer  le  droit  de  pouvoir  opiner,  les  échevins 
»  qui  présidaient  ne  l'ayant  qu'en  cas  de  partage  dans 
»  les  sufrages  et  opinions,  et  de  luy  opposer  l'usage  de 
»  la  ville  de  Riom  où  le  lieutenant  du  sénéchal  préside 
»  aux  assemblées  de  la  ville,  fait  les  expositions,  prend 
»  les  voix,  mais  n'y  opine  point  »;  après  l'établissement 
d'un  maire  dans  la  ville  de  Clermont,  l'échevinage  au- 
quel la  collecte  avait  été  de  nouveau  réunie  fut  consi- 
déré comme  une  charge  très  désagréable,  et  les  affaires 
de  la  ville  ont  été  totalement  dérangées  ;  les  échevins 
n'ont  pas  rendu  de  comptes  depuis  plus  de  30  années; 
c'est  donc  l'intérêt  de  la  ville  et  non  le  sien  propre  qui 
a  déterminé  le  lieutenant  général  à  demander  de  pré- 
sider aux  assemblées  de  la  ville  avec  voix  délibérative; 
il  pi'opose  enfin  quelques  arrangements  pour  la  collecte; 
—  requête  (non  signée  ni  datée)  du  lieutenant  général 
demandant  à  être  maintenu  dans  sou  droit  de  siéger 
aux  assemblées  de  ville  immédiatement  après  les  éche- 
vins en  charge  ;  —  mémoires  de  M.  Dufour,  procureur 
du  roi  au  Présidial  de  Clermont,  relatifs  aux  assem- 
blées de  la  ville  de  Clermont  ;  —  lettre  de  M.  Lebret, 
datée  d'Aix,  le  29  février  1732,  à  M.  Trudaine,  inten- 
dant d'Auvergne,  à  Paris,  lui  adressant  un  exemplaire 
du  règlement  de  la  ville  de  Marseille.  «  Beaucoup  de 
»  communautés  de  Provence,  ajoute-t-il,  en  ont  fait 
»  elles-mêmes,  mais  ils  sont  si  différents  les  uns  des 
»  autres,  qu'ils  ne  pourroient  pas  vous  servir,  et  la 
»  pluspart  sont  fort  mauvais,    parce  qu'autrefois  le 
»  Parlement  les  homologuoit  sans  en  prendre  aucune 
»  connoissance  »;  —  lettre  d'envoi  à  M.  Dufour  de 
Villeneuve,    lieutenant   général,    des   renseignements 
relatifs  à  l'hôtel  de  ville   de  Montauban;   —  lettre 
de  M.  de  Saint-Maurice,  intendant  à  Montpellier,  du 
9  avril  1732,  adressant  à  M.  Trudaine  les  règlements 
relatifs  aux  municipalités  dans  la  province  de  Langue- 
doc ;  —  lettre  de  M.  Missillan,  président  et  juge  mage 
en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial  de  Montpellier,  du 
13  mars  1732,  adressant  à  M.  Dufour  de  Villeneuve  des 
éclaircissements  sur  le  droit  qu'il  a  de  présider  aux 


'4- 


240  ARCHIVES  DU 

assemblées  de  l'hôtel  de  ville  ;  copie  d'une  transaction 
à  ce  sujet,!du  ISmars  1668,  entre  François  de  Mirmond 
et  les  consuls  de  Montpellier  ;  —  copie  d'arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  3  oct.  1701,  qui  défend  aux  gouverneurs 
d'assister  aux  assemblées  des  hôtels  de  ville  et  de  s'im- 
miscer dans  les  élections  consulaires  et  autres  affaires 
des  communautés  ;  —  copie  de  la  déclaration  du  roi,  du 
6  avril  1717,  servant  de  règlement  sur  les  appellations 
qui  seront  interjettées  des  élections  consulaires  et  sur' 
le  payement  des  condamnations  des  dépens  qui  seront 
ordonnées  contre  les  consuls  et  délibérants  des  commu- 
nautés de  la  province  de  Languedoc  ;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  l^""  juillet  1721,  concernant  l'assistance 
des  curés  aux  assemblées  générales  et  conseils  politi- 
ques des  communautés  (impr.  sans  nom  d'impr.  in-4®, 
3  pages)  ;  —  arrêt  du  Couseild'État,dul4nov.  1721,  qui 
nomme  le  conseil  politique  de  la  villede  Nîmes  (sans  nom 
d'impr.  in-4o,  3  pages)  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
6  oct.  1722,  qui  casse  un  arrêt  du  parlement  de  Tou- 
louse et  ordonne  l'exécution  des  ordonnances  du  s"^  de 
Bernage,  intendant  de  Languedoc,  au  sujet  de  l'élection 
consulaire  de  la  ville  de  Rabastens,  avec  défense  au 
parlement  de  Toulouse  de  casser  à  l'avenir  les  ordon- 
nances du  s"^  intendant  de  Languedoc;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  12  janvier  1723,  qui  évoque  l*îns- 
tance  introduite  au  parlement  de  Toulouse  par  les  syn- 
diqués de  la  ville  de  Chalabre,  autorise  l'ordonnance 
rendue  par  M.  de  Bernage,  et  confirme  l'élection  con- 
sulaire faite  en  conséquence  et  la  nomination  du  con- 
seil politique  ;  —  extrait  des  règlements  observés  dans 
les  villes  et  lieux  de  la  province  de  Languedoc  au  sujet 
des  conseils  et  assemblées  des  communautés. 


C.  215î$.  (Liasse.)  —  11  pièces,  papier  (1  impr.). 

17S4-1749.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  personnel, 
assemblées.  —  Lettre  de  M.  bufour,  procureur  du  roi, 
du  21  mai  1734,  se  plaignant  de  la  négligence  du  con- 
seil de  ville  ;  il  est  aussi  question  dans  cette  lettre  du 
compte  de  M"*  de  Briant  et  de  l'affaire  Megret  ;  l'Inten- 
dant écrit  aux  échevins  pour  les  inviter  à  être  plus 
exacts  ;  —  mémoire  concernant  l'opposition  formée  par 
M.  Dufour,  procureur  du  roi  au  Présidial,  à  l'homolo- 
gation de  la  délibération  de  l'assemblée  générale  du 
l*""  janvier  1735  :  M.  Dufour  prétend  être  conseiller  né 
de  la  ville  au  même  titre  que  le  lieutenant  général  et  se 
plaint  de  n'avoir  pas  été  nommé  dans  ladite  assemblé^ 
pour  assister  aux  conseils  de  ville  ;  il  rappelle  <  que 
>  lorsque  le  s""  Pascal,  l'un  de  ses  prédécesseurs,  a  été 


PUY-DE-DOME. 

»  troublé  dans  cette  fonction,  Sa  Majesté,  par  ses  arrêts 
»  du  1*'  déc.  1656  et  30  août  1659,  l'a  maintenu  dans  ce 
»  droit  et  ordonné  que  le  procureur  du  Roy  assis- 
»  teroit  à  toutes  les  assemblées  générales  et  particu- 
»  lières  qui  se  feroient  en  cette  ville  avec  le  lieutenant 
»  général,  et  y  auroit  rang  et  séance  pour  le  service  de 
»  Sa  Majesté  et  de  la  ville,  lequel  arrest  a  eu  depuis  son 
»  entière  et  pleine  exécution  »  ;  —  exposé  des  contesta- 
tions qui  ont  eu  lieu  à  ce  sujet  (>ans  nom  d'impr.,  in-4® 
8  pages)  ;  —  lettre  de  M.  Pallu,  du  17  juin  1737,  datée 
de  Moulins,  recommandant  M.  de  Lanégrie,  l'un  de 
ses  secrétaires,  pour  succéder  au  receveur  des  octrois 
de  Clermont,  qui  est  dangereusement  malade;  M.  Ros- 
signol répond  que  le  choix  appartient  à  la  ville  qui 
a  désigné  le  s""  Peyrol  ;  —  requête  adressée  au  roi 
et  à  nosseigneurs  de  son  conseil  privé  par  «  les 
»  marchands  de  la  ville  de  Clermont,*  capitale  de  la 
»  province  d'Auvergne,  qui  ont  exercé  les  charges  de 
»  juges  et  consuls  de  la  juridiction  consulaire  de  ladite 
»  ville  »  pour  se  plaindre  que  non-seulement  les  no- 
taires, mais  même  les  procureurs  et  les  greffiers  des 
autres  juridictions  leur  contestent  journellement  la 
préséance  dans  les  assemblées  et  cérémonies  publiques, 
ainsi  que  le  droit  d'opiner  les  premiers  dans  les  déli- 
bérations ;  ils  rappellent  qu'ils  s'étaient  déjà  pourvus 
au  Conseil  à  propos  d'entreprises  semblables  en  1734  et 
en  1743,  et  n'avaient  négligé  de  poursuivre  que  parce 
que  leurs  adversaires  avaient  renoncé  à  leurs  entre- 
prises; ils  invoquent  à  l'appui  de  leurs  prétentions  les 
services  par  eux  rendus  au  public  et  les  arrêts  rendus 
en  1603  et  en  1604  en  faveur  de  juges  marchands  de 
Bordeaux,  celui  du  29  août  1656  en  faveur  des  mar- 
chands de  Toulouse,  cinq  arrêts  rendus  de  1649  à  1662 
en  faveur  de  ceux  de  Troye:?,  d'autres  encore  obtenus 
par  les  marchands  d'Auxerre,  de  Poitiers,  d^Angou- 
lême,  etc.  ;  ils  demanderit  au  roi  €  de  déclarer  les  ar- 
»  rets  du  Conseil  cy  dessus  dattes  communs  avec  les 
»  marchands  et  les  procureurs,  notaires  et  greflSers  de 
>  la  ville  de  Clermont  »  ;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson , 
du  21  avril  1749,  adressant  à  M.  Rossignol  pour  avoir 
son  avis  un  mémoire  présenté  au  Conseil  par  les  rece- 
veurs généraux  des  finances  de  la  généralité  de  Riom, 
par  lequel  ils  se  plaignent  de  la  lenteur  avec  laquelle 
les  échevins  de  Clermont  procèdent  à  la  confection  des 
rôles  de  cette  ville,  qui  ne  sont  arrêtés  d'ordinaire  que 
plus  de  six  mois  après  le  premier  janvier  de  chaque 
année;  ils  proposent  pour  remédier  à  cet  inconvénient 
de  désunir  la  collecte  de  l'échevinage  ;  pour  l'année  pré- 
sente l'Intendant  avertira  les  échevins  qu'il  a  ordre  de 
faire  emprisonner  l'un  d'eux  si  le  rôle  n'est  pas  arrêté 
dans  un  mois;  —  projet  d'arrêt,  préparé  par  l'Inten- 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


\ 


241 


dant,  pour  la  désunion  de  la  collecte  et  de  l'échevinage 
dans  la  ville  de  Cîermont  :  une  partie  des  dispositions 
est  empruntée  à  Tarrêt  du  Conseil,  du  28  juin  1691,  qui 
avait  aussi  ordonné  l'établissement  de  collecteurs  dans 
cette  ville,  et  qui  a  eu  son  exécution  jusqu'en  1700;  les 
quatre  collecteiirs  devront  être  nommés  en  septembre 
dans  rassemblée  générale,  ils  pourront  être  choisis 
parmi  les  bourgeois,  procureurs,  notaires,  marchands, 
artisans  notables  ou  autres  habitants  non  exempts  ni 
privilégiés  ;  ils  jouiront  d'un  sol  pour  livre  de  droit  de 
levée  sur  toutes  les  impositions  ;  nul  habitant  ne 
pourra  être  élu  deuxième,  troisième  ni  quatrième  éche- 
vin  s'il  n'a  passé  au  moins  deux  ans  auparavant  par  la 
charge  de  collecteur,  mais,  à  regard  du  premier  éche- 
vin  le  choix  en  demeurera  toujours  entièrement  li- 
bre ;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson,  du  21  juin  1749, 
adressant  à  l'Intendant  «  l'expédition  d'un  arrest  du 
»  Conseil  en  forme  de  règlement  qui  désunit  les  fonc- 
»  tions  de  la  collecte  de  celles  de  l'échevinage  de  la  ville 
>  de  Clermont-Ferrand,  et  qui  prescrit  différentes  for- 
»  mes  d'administration  tant  pour  ladite  collecte  que 
»  pour  les  affaires  de  la  ville.  » 


C.  2156.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

1748-1749.  ^-Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  personnel, 
assemblées.  —  Lettre  de  M.  le  chancelier  d'Aguesseau, 
du  7  déc.  1748,  adressant  à  M.  Rossignol  les  obser- 
vations du  procureur  général  du  Parlement  sur  «  le 
»  nouveau  règlement,  qui  a  été  fait  le  13  février 
»  1746  dans    une  assemblée   générale   du   corps   de 

>  ville  de  Cîermont  à  laquelle  il  est  dit  que  vous  pré- 

>  sidiés,  et  dont  vous  avés  en  effet  approuvé  les  dé- 
»  libérations  par  votre  signature  »;  on  fait  remar- 
quer qu'un  règlement  si  étendu  aurait  dû  être  revêtu 
d'une  autorité  sui)érieure  à  celle  des  officiers  munici- 
paux de  la  ville  de  Cîermont  ;  ils  avaient  deux  voies  à 
prendre  pour  cela,  soit  demander  au  Parlement  l'ho- 
mologation dudit  règlement,  soit  obtenir  des  lettres 
patentes  conflrmatives;  le  corps  de  ville  s'est  trop  hâté 
de  faire  imprimer  son  règlement  sans  faire  attention 
que  la  délicatesse  du  Parlement  pourrait  en  être  bles- 
sée; «  il  me  paroit  aussy,  ajoute  M.  d'Aguesseau,  que 
»  vous  auriés  pu  vous  abstenir  d'assister  à  la  délibéra- 
»  tion  dont  ce  règlement  a  esté  l'effet.  Vous  estes  en 

>  bien  des  cas  le  supérieur  ou  le  juge  des  corps  de 
»  ville,  mais  vous  n'en  estes  jamais  le  chef,  et  régulière- 
»  ment  vous  ne  devés  entrer  dans  leurs  assemblées  que 
»  lorsque  vous  estes  chargé  d'y  porter  les  ordres  du 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


»  Roy,  ou  de  leur  en  expliquer  les  intentions.  Si  quel- 
»  qu'un  des  membres  de  celuy  de  Cîermont  s'estoit 
»  ad  visé  d'interjetter  appel  d'une  partie  de  ce  règle- 
»  ment,  soit  au  Parlement,  soit  mesme  au  Conseil,  vous 
»  vous  sériés  trouvé  commis  par  votre  présence  et  par 
»  vostre  signature,  au  lieu  qu'il  vous  convenoit  beau- 
»  coup  plus  de  vous  tenir  toujours  dans  un  estât  où 
»  vous  pussiés  estre  consulté  sur  ce  suj.et,  si  le  Roy 

>  avoit  jugé  à  propos  de  le  faire,  avant  que  d'autoriser 
»  la  délibération  »  ;  —  lettre  de  M.  Rossignol,  inten- 
dant, du  25  déc.  1748,  adressant  au  Chancelier  ses  ré- 
ponses aux  observations  du  Procureur  général;  il  sou- 
tient que  le  règlement  ne  contient  aucunes  dispositions 
que  la  ville  n'ait  été  en  droit  de  décider  en  assemblée 
générale  et  sans  l'homologation  du  commissaire  départi, 
et  qu'elle  n'ait  également  le  droit  de  réformer,  modifier 
ou  augmenter  dans  la  suite,  selon  les  circonstances;  s'il 
en  était  autrement,  «  il  en  résulterait  des  inconvénients 
»  et  des  longueurs  dont  les  effets  seroient  aussy  opposés 
»  au  bien  de  la  communauté  qu'à  coluy  du  service  ;  et 
»  d'ailleurs,  si  ces  délibérations  blessoient  le  droit  d'un 
»  particulier,  n'a-t-il  pas  toujours  la  voye  de  l'opposi- 
»  tion  ou  de  l'appel,  pour  réclamer  la  justice  qui  pour- 
»  roit  lui  être  due  »  ;  il  fait  remarquer  que  ses  pré- 
décesseurs MM.  Thevin,  de  Chaulnes,  Trudaine  ont 
fait  des  règlements  pour  la  ville  sans  autre  autorisation 
lorsqu'il  ne  s'agissait  que  de  simples  arrangements 
d'administration  ;  «.  mes  prédécesseurs,  ajouta  M.  Ros- 
»  signol,  ont  assisté  quelquefois  comme  moy  aux 
»  assemblées  de  ville  ;  je  m'y  suis  rendu  trois  fois  de- 
»  puis  15  ans  que  je  suis  en  Auvergne;  vous  connoi- 
»  très.  Monseigneur,  par  mes  observations,  ce  qui  me 
»  détermina  à  me  trouver  à  celle  du  13  février  1746  »  ; 
—  lettre  du  même,  même  date,  au  procureur  général 
du  Parlement,  au  sujet  du  lieutenant  général  et  du 
procureur  du  roi  du  présidial  de  Cîermont,  qui  ont  ré- 
clamé contre  le  règlement  de  1746.  <  Le  lieutenant 
»  général  est  un  jeune  homme  qui,  sans  s'être  jamais 
»  occupé  de  l'étude  nécessaire  à  son  état,  a  achetté  sa 
»  charge  depuis  deux  ans  et  3  mois  seulement,  après 
»  avoir  pris  ses  grades  de  droit  à  Bourges.  Je  say  qu'il 
»  a  naturellement  de  l'esprit,  mais  il  s'est  fait  con- 
»  noitre  dans  trop  d'occasions  par  des  vivacités  et  des 

>  brouilleries  aussy  imprudentes  que  déplacées.  Il  s'est 
»  même  avisé  de  rendre  une  ordonnance  d'autant  plus 
»  irrégulière  qu'elle  suspendoit  le  travail  des  répara- 
»  tions  ordonnées  par  le  Conseil  pour  la  conduite  des 
»  eaux  des  fontaines  publiques,  en  sorte  que  j'ay  été 

>  obligé  d'ordonner  qu'on  passât  outre  sans  égard   à 

>  ses  deffenses  et  le  Conseil  a  confirmé  par  arrêt  mon 

>  ordonnance....  A  l'égard  du  procureur  du  Roy,  il 

31 


2i2  ARCHIVES  DU 

»  a  la  confiance  du  lieutenant  général  et  personne  ne 
»  doute  que  ses  conseils  ne  lui  servent  de  fçuide  ;  mais 
»  c'est  un  homme  dont  le  caractère  est  reconnu  comme 

>  dangereux,  et  qui  s*est  attiré  plusieurs  affaires  peu 
»  dignes  de  la  probité  et  de  l'exactitude  qui  convien- 
»  nent  à  un  officier  public  »  ;  il  prie  le  procureur  géné- 
ral de  lire  ses  réponses  et  se  défend  d'avoir  rien  voulu 
entreprendre  contre  l'autorité  du  Parlement  ;  —  lettre 
de  rintendant,  du  2  mai  1749,  au  Chancelier,  au  sujet 
d'un  «  projet  de  règlement  pour  l'administration  œco- 
»  nomique  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand  »  ,  que  le 
procureur  général  du  Parlement  propose  de  faire  ren- 
dre «  et  adresser  au  Parlement  par  une  déclaration 
»  du  Roy  ou  des  lettres  patentes»;  l'Intendant  fait 
observer  que  le  projet  de  règlement  proposé  par  le 
procureur  général  ne  tend  qu'à  ôter  aux  infendants 
€  toute  connoissance  et  jurisdiction  sur  les  affaires 

>  les  plus  simples  et  les  plus  ordinaires  qui  peuvent  in- 
»  téresser  l'administration  des  revenus  et  charges  ou 
»  dépenses  des  villes  et  communautés,  quoique  cette 

>  attribution  soit  donnée  aux  intondans  par  leur  com- 

>  mission  et  par  l'édit  du  mois  d'avril  1683  (raporté 
»  dans  le  Recueil  des  ordonnances  de  Néron,  tome  2, 
»  page  181  et  182)  registre  au  Parlement  et  à  la  Cour 
»  des  Aydes  sans  aucune  modification  »  ;  d'autre  part, 
il  y  a,  dans  le  règlement  qui  s'exécute,  comme  dans 
celui  que  l'on  propose,  des  dispositions  qui  peuvent  et 
doivent  nécessairement  varier  suivant  les  circonstances; 
lorsqu'on  serait  obligé  de  faire  quelque  changement  il 
faudrait,  si  le  règlement  était  revêtu  d'une  autorité  su- 
périeure et  renvoyé  au  Parlement,  que  les  échevins  se 
pourvussent  au  Parlement  ou  au  Conseil;  ce  serait 
exposer  les  communautés  à  des  longueurs  et  à  des  frais 
ruineux  ;  —  mémoire  contenant  le  règlement  arrêté 
en  assemblée  générale  des  habitants  du  13  fév.  1746; 
les  observations  communiquées  à  M.  Rossignol,  in- 
tendant, et  les  réponses  de  ce  dernier.  Le  règlement 
est  précédé  d'un  préambule  et  se  compose  de  28  articles 
relatifs  aux  assemblées  générales  et  conseils  de  ville,  à 
la  nomination  des  conseillers,  des  commissaires,  à  la 
forme  des  délibérations,  aux  pouvoirs  du  receveur,  aux 
comptes  du  même  receveur,  au  paiement  des  rentes 
dues  par  la  ville,  aux  dépenses  faites  pendant  les  pro- 
cessions, aux  Te  Deum,  etc.,  à  l'adjudication  des  tra- 
vaux publics.  Le  procureur  général  du  Parlement 
approuve  en  général  les  dispositions  du  règlement,  mais 
fait  des  réserves  sur  les  droits  du  Parlement  qui  lui 
semblent  avoir  été  méconnus,  et  insiste  sur  les  incon- 
vénients que  peut  présenter  la  présence  de  l'Intendant 
aux  assemblées  des  villes  de  sa  généralité;  —  mémoire 
pour  MM.  les  gentilshommes  de  la  ville  de  Clermont, 


PUY-DE-DOME. 

demandant  a  être  exemptés  des  charges  municipales, 
signé  de  MM.  d'Albiat,  père;  Pellissier  de  Féligonde; 
Frèdefont  de  Beaulieu;  Dalmas;  Durant  de  Juvisy;  Le- 
Court  de  St-Aigne  et  Varenes  de  Champfleury. 


C.  2157.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier. 

1749-1757.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  personnel, 
assemblées.  —  Prestation  du  serment  des  échevins  :  — 
mémoire  adressé  par  l'Intendant  à  M.  d'Ormesson  au 
sujet  de  la  seule  difliculté  que  soulève  l'exécution  de 
Tarrèt  du  20  mai  1749  :  cet  arrêt  qui  désunit  la  collecte 
de  réchevinage  assujettit  les  exempts  et  privilégiés  aux 
fonctions  d'échevins,  les  officiers  de  la  Cour  des  Aides  et 
peut-é.tre  aussi  les  gentilshommes  ne  se  détermineront 
sans  doute  pas  à  prêter  serment  devant  les  officiers  de 
la  Sénéchaussée  ;  les  officiers  de  la  Cour  des  Aides  pré- 
tendent que  le  serment  qu'ils  ont  prêté  pour  raison  de 
leurs  charges  doit  les  en  dispenser,  et  citent  Texemple 
de  M.  David,  l'un  d'eux,  qui,  nommé  Consul  de  la  nation 
française  à  Naples  en  1723,  ne  prêta  point  de  serment, 
quoique  M,  Chabre,  procureur  du  roi  de  l'Amirauté  à 
Marseille,  eût  voulu  l'exiger  ;  ils  rappellent  également 
que  redit  de  novembre  1733  portant  rétablissement  des 
offices  de  gouverneurs,  lieutenants  du  roi,  maire,  etc., 
dispense  du  serment  les  officiers  de  judicature  qui 
l'auraient  déjà  prêté  dans  une  des  Cours  supérieures. 
D'autre  part,  les  échevins  prétendent  qu'ils  devraient 
prêter  serment  devant  leurs  prédécesseurs  et  non 
devant  le  Sénéchal,  puisque  la  juridiction  qui  leur  avait 
été  attribuée  par  Catherine  de  Médicià  leur  av.été  ôtée 
par  la  création  des  charges  de  lieutenants  généraux  de 
police,  et  qu'actuellement  ils  n'ont  plus  aucun  «  carac- 
»  tère  de  juges  qui  puisse  les  rendre  subalternes  du 
»  Sénéchal  »  ;  l'Intendant  en  adressant  ce  mémoire  à 
M.  d'Ormesson,  le  15  décembre  1749,  annonce  qu'il  en 
a  conféré  avec  M.  de  Chazerat,  premier  président  de  la 
Cour  des  Aides,  et  propose  différents  moyens  pour 
résoudre  cette  difficulté  ;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson, 
du  22  décembre  1749,  annonçant  que  le  Contrôleur 
général  est  disposé  à  faire  rendre  un  arrêt  du  Conseil 
en  interprétation  de  celui  du  20  mai;  il  semble  que  le 
serment  doit  être  rendu  devant  le  Sénéchal,  puisque 
c'est  l'usage  général  du  royaume,  à  moins  que  l'Inten- 
dant ne  donne  des  motifs  assez  graves  pour  y  déroger; 
d'ailleurs  on  pourra  dispenser  du  serment  les  officiers 
qui  en  ont  déjà  prêté;  l'Intendant  insiste  pour  que  le 
serment  soit  prêté  entre  les  mains  des  échevins,  qui 
président  à  toutes  les  assemblées  du  corps  commun  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

Clermont-Ferrand,  et  adresse  à  M.  d'Ormesson  un  projet 
d'arrêt  rédigé  en  ce  sens;  les  officiers  de  judicature 
seraient  dispensés  du  serment;  —  lettre  de  M.  d*Or- 
messon,  du  7  janvier  1750,  déclarant  qu'on  ne  saurait 
déroger  à  l'usage  commun  du  royaume,  sous  prétexte 
que  ce  sont  les  échevins  qui  président  et  non  le  Sénéchal 
aux  assemblées  de  ville  de  Clermont-Ferrand  ;  «  ayant 
»  parlé  de  cette  affaire  à  M.  de  Villeneuve,  maître  des 
M  requêtes,  qui  a  été  lieutenant  général  de  Clermont.  il 
>  m'a  assuré  que  M.  son  père  et  lui  avaient  toujours 
»  reçu  ce  serment,  mais  qu'on  le  venait  prêtt^r  dans 
»  leur  auditoire  et  non  à  Thôtel  de  ville,  ce  qui  lève 
»  toute  difficulté  »;  d'ailleurs,  comme  l'arrêt  du  20  mai 
ne  change  rien  à  ce  qui  s'est  pratiqué  jusqu'ici  à  cet 
égard,  un  nouvel  arrêt  parait  inutile.  <c  Si  cependant 
»  vous  jugés  qu'il  soit  absolument  nécessaire  d'en  faire 
»  expédier  un  à  ce  sujet,  il  faut  m'en  envoyer  un  projet 
»  conforme  aux  règles  que  je  viens  de  vous  expliquer  »  ; 
—  lettre  de  l'Intendant,  du  14  janvier  1750,  annonçant 
que  les  trois  derniers  échevins  ont  prêté  serment  par- 
devant  le  Sénéchal,  que,  le  premier  étant  un  officier  de 
la  Cour  des  Aides,  on  avait  mentionné  sur  les  registres 
de  l'hôtel  de  ville  qu'il  en  était  dispensé  ;  cet  arrange- 
ment a  satisfait  tout  le  monde,  mais  la  Sénéchaussée  et 
la  Cour  demandent  qu'un  arrêt  donne  i'orce  de  loi  pour 
l'avenir  à  l'usage  qui  vient  d'être  inaugiiré;  M.  d'Or- 
messon  en  parle  au  Contrôleur  général,  et  «  je  ne  puis 
»  vous  dissimuler,  écrit-il,  qu'il  seroit  plus  sage  à  eux 
»  de  ne  point  insister  sur  cet  arrest,  attendu  que  M.  le 
»  Chancellier,  à  qui  j'en  ay  parlé  par  ocxîasion,  n'aprouve 
»  point  la  dispense  du  nouveau  serinent  de  la  part 
»  des  officiers  de  la  Cour  des  Aydes  entre  les  mains  du 
»  Sénéchal  »  ;  —  requête  présentée  au  Conseil  par  les 
officiers  de  la  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  Cler- 
mont-Ferrand au  sujet  du  refus  du  s""  de  Fontenilhes, 
conseiller  au  même  siège,  nommé  échevin  en  1751,  de 
prêter  serment  entre  les  mains  du  Présidial  ;  ils  invo- 
quent l'arrêt  du  10  octobre  1671  et  rappellent  qu'en  consé- 
quence le  s'  Girard,  conseiller  en  la  Cour  des  Aides, 
nommé  échevin,  prêta  le  18  novembre  1671  le  serment 
requis  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  de  Courteille 
et  de  M.  de  Moras;  mémoire  rédigé  par  M.  Dupin  et 
adressé  à  M.  de  Moras,  sur  une  lettre  de  rappel  de 
M.  de  Courteille,  du  20  juillet  1752,  M.  de  Moras 
demandant  un  délai  pour  donner  à  M.  de  Courteille  les 
renseignements  relatifs  à  cette  affaire  :  «  Cette  affaire 
»  et  quelques  autres  qui  en  sont  la  suite  exigeroit  même 
»  que  j'aye  l'honneur  d'avoir  avec  vous  une  heure  de 

>  conversation,  j'avais  espéré  de  concilier  les  différens 
»  ordres  de  citoyens  qui  ont  part  à  l'administration  de 

>  la  ville  de  Clermont,  je  n'ay  pu  y  parvenir  et  cette 


243 

»  ville  est  divisée  d'une  manière  qui  ne  peut  que  nuire 
»  à  ses  intérêts  et  à  l'utilité  publique.  » 


C.  2158.  (Liasse.)  — 17  pièces,  papier. 


1759.  —  Affaires  communales.  —  Clermont-Fer- 
rand. —  Administration  municipale,  personnel,  assem- 
blées. —  Prestation  de  serment  des  échevins.  ^Lettre  de 
M.  de  Saint-Florentin,  du  25  février  1752,  au  sujet  de  l'as- 
semblée générale  dans  laquelle  le  s'  Reboul,  officier  du 
Présidial,  a  été  élu  pour  remplir  la  place  de  procureur  du 
roi.  «  On  m'écrit  en  même  temps  que  vous  n'avés  pas 
»  jugé  à  propos  d'homologuer  ce  choix  et  que  vous  avez 
»  commis  pour  en  faire  les  fonctions  le  s''  Artaud.  Je 
»  vous  prie  de  vouloir  bien  me  marquer  de  quelle  ma- 

>  nière  les  choses  se  sont  passées  dans  cette  assemblée 
»  et  les  motifs  qui  ont  pu  vous  déterminer  à  ne  pas  con- 

>  firmer  l'élection  du  s''  Reboul  »  ;  l'Intendant  répond 
qu'il  n'a  nullement  commis  le  s' Artaud;  il  a  seulement, 
en  raison  des  contestations  qui  se  sont  produites  dans 
les  assemblées,  écrit  au  corps  de  ville  qu'il  croyait  con- 
venable de  prendre  les  ordres  du  roi  avant  d'homologuer 
la  délibération,  que  le  s*"  Artaud,  commis  depuis  long- 
temps par  lettres  du  granJ  sceau,  continuerait  de  rem- 
plir les  fonctions  de  procurmir  jusqu'à  ce  que  Télection 
du  s^  Reboul  fût  confirmée  ;  «  j'ay  cherché,  ajoute  l'In- 

>  tendant,   à  me  conduire  avec  circonspection  dans 
•  »  une  affaire  qui  est  la  suite  d'une  division  qui  règne 

>  parmi  les  différents  ordres  d'habitans  de  cette  ville, 
»  et  comme  cette  même  affaire  se  trouve  liée  avec  dif- 
]►  férents  objets  de  contestation  portés  au  Conseil  par 
»  des  mémoires  et  requestes  adressés  précédemment  à 
»  M.  le  Garde  des  Sceaux,  et  sur  lesquels  il  m  a  de- 
»  mandé  mon  avis  »,  il  prie  M.  de  Florentin  d'attendre 
que  la  question  soit  mieux  étudiée  ;  —  requête  adressée 
par  les  ofiiciers  du  Présidial  à  M.  de  Lamoignon,  le  22 
février  1752,  au  sujet  de  leurs  contestations  avec  la 
Cour  des  Aides;  autre  requête  adressée  par  les  mêmes 
sur  le  même  sujet  à  M.  de  Baudry  :  toutes  deux  sont 
transmises  à  l'Intendant  :  «  La  Cour  des  Aides  a  de  tout 
»  temps  été  jalouze  de  nos  fonctions  et  de  notre  juri- 

>  diction;  la  qualité  de  Cour  supérieure,  la  noblesse 
»  que  ces  charges  procurent,  les  gages  considérables 
»  qu'on  leur  paye  sur  des  finances  modiques,  les  hon- 

>  neurset  les  distinctions,  rien  ne  peut  la  satisfaire; 
»  nombre  d'arrêts  du  Conseil  contradictoires  en  notre 
»  faveur  n'ont  pu  la  guérir  del'envie  de  dominer  et  de  se 
»  soustraire  à  notre  juridiction.  Le  nombre  de  ces  oflï- 
»  ciers,  la  fortune  dont  ils  jouissent,  le  loisir  que  leur 
»  laissent  leurs  fonctions,  n'en  ayant  presque  aucunes. 


244 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


»  attendu  qu'il  n'y  a  point  d'aydesdans  la  province,  ren- 

>  dent  leurs  tentatives  contre  nous  extrêmement  dan- 
»  gereuzes;  ils  n'ont  d'autres occupationsque  de  chercher 
»  à  nous  nuire,  ils  proffltent  avec  succez  de  la  considé- 
»  ration  inséparable  de  la  fortune  pour  accabler  des 
»  officiers  nécessaires  dent  les  fonctions  utiles  et  péni- 
»  blés  ne  leur  procurent  ny  noblesse,  ny  distinction,  ny 
»  privilèges,  ny  émoluments;  nos  fonctions  sérieuses 

>  nous  rendent  sédentaires  dans  nos  maisons,  on  ne 
»  nous  en  voit  sortir  que  pour  rendre  des  devoirs  indis- 
»  pensables  »;  depuis  longtemps  le  Présidial  et  la  Cour 
des  Aides  sont  en  contestation  au  sujet  du  serment  des 
échevins;  les  officiers  de  la  Cour  des  Aides  se  sont 
efforcés  d'attirer  le  corps  des  habitants  dans  leur  parti  : 
profitant  de  l'arrêt  de  réunion  des  charges  municipales 
aux  villes,  avec  pouvoir  à  elles  d'en  faire  remplir  les 
fonctions  par  ceux  que  le  corps  commun  choisira,  ils 
ont  fomenté  l'élection  d'un  maire  dont  les  honneurs  et 
les  fonctions,  quoique  réglées  par  des  arrêts  du  Conseil 
contradictoi  rement  rendus,  ont  été  de  tout  temps  matière 
à  procès  avec  le  Présidial  ;  cependant  les  habitants  en 
assemblée  générale  ont  refusé  de  nommer  un  maire  et 
ont  nommé  le  s*"  Reboul  procureur  du  roi  de  la  ville  ;  le 
Présidial  se  plaint  que  l'Intendant  n'ait  pas  approuvé  la 
nomination  du  &^  Reboul  et  que  les  échevins  affectent 
de  prendre  la  qualité  de  maire  contrairemîent  au  vœu 
de  la  ville  ;  —  mémoire  pour  les  maire,  échevins  et  corps 
<X)mmun  des  habitants  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand, 
principale  et  capitale  de  la  province  d'Auvergne,  contre 
les  officiers  de  la  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  la 
même  ville  :  le  roi  ayant  par  arrêt  du  4  mai  1751  et  par 
lettres  patentes  du  22  novembre  même  année  réuni  au 
corps  commun  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand  toutes 
les  charges  municipales  qui  étaient  vacantes,  la  ville  a 
payé  Tannuel  de  ces  charges,  elle  est  désormais  en  droit 
de  les  faire  exercer  par  qui  bon  lui  semble.  Parmi  les 
droits  attribués. à  ces  offices  municipaux  se  trouve  celui 
de  recevoir  le  serment  des  échevins,  droit  qui  leur  est 
contesté  par  le  Présidial  ;  «  les  s"  échevins,  pour  se 
»  mettre  en  possession  de  leurs  charges,  convoquèrent 
»  un  conseil  de  ville  le  25  janvier  1752,  dans  lequel  ils 
»  prirent  la  qualité  de  maire  échevins  que  leurs  prédé- 
»  cesseurs  avaient  prise  dans  les  assemblées  géné- 

>  raies  des  1"  et  6  dud.  mois  »  ;  le  lieutenant  gé- 
néral déclara  s'opposer  formellement  à  ce  que  les  éche- 
\ins  prissent  la  qualité  de  maire  et  fit  en  con^féquence 
un  acte  instrumen  taire  auxdits  échevins  pour  sauve- 
garder, dit-il,  les  droits  de  sa  compagnie;  les  échevins 
au  contraire  prétendent  être  autorisés  à  prendre  cette 
qualité  par  l'arrêt  du  4  mai  et  par  la  volonté  des  habi- 
tants clairement  manifestée  ;  comme  le  Présidial  niait 


que  telle  fût  la  volonté  des  habitants,  on  convoqua  une 
assemblée  pour  le  30  janvier  1752;  les  officiers  du  Pré- 
sidial cependant  réussirent  à  mettre  dans  leur  complot 
le  corps  des  marchands,  qui  a  20  voix  dans  les  assem- 
blées générales,  et  l'assemblée  décida  de  ne  pas  nom- 
mer de  maire  ;  le  s""  Reboul  fut  élu  procureur  du  roi  de 
la  ville  à  la  majorité  de  3  voix  sur  le  s' Artaud,  31  con- 
tre 28.  Le  mémoire  rappelle  les  incidents  survenus  à  la 
suite  de  cette  nomination  et  proteste  contre  les  menées 
du  Présidial  qui  ne  tendent  qu'à  dépouiller  la  ville  des 
droits  qu'elle  vient  d'acquérir  à  titre  onéreux  ;  —  co- 
pies des  pièces  rappelées  dans  le  mémoire  ci-dessus  : 
actes  instrumentaires,  procès-verbaux  de  délibérations, 
etc.;  —  mémoires  des  officiers  de  la  Cour  des  Aides  :  ils 
protestent  contre  l'obligation  du  serment  auquel  on 
veut  soumettre  ceux  d'entre  eux  qui  sont  nommés  éche- 
vins; ils  rappellent  l'exemple  du  s'  David  ;  celui  du 
s*"  Girard  qui  a  prêté  serment  en  1671  ne  leur  paraît  pas 
concluant,  car  en  ce  temps-là  le  serment  était  exigé  de 
tous  les  échevins,  parce  qu'ils  étaient  juges  de  police, 
lorsqu'ils  ne  l'ont  plus  été  le  serment  a  été  prêté  sou- 
vent entre  les  mains  des  antiques  échevins  ;  «  s'il  y  a 
»  eu  depuis  des  échevins  qui  ont  eu  la  foiblesse  de  prê- 
»  ter  serment  devant  eux,  c'est  parce  que  c'étoit  ordi- 
»  nairement  des^avocats  attachez  à  la  Sénéchaussée  qui 
»  étoient  premiers  échevins,  et  les  autres  échevins 
»  étoient  des  procureurs,  des  greffiers  de  la  Séné- 
»  chaussée  et  des  marchands  »  ;  les  officiers  de  la  Cour 
des  Aides  ont  toujours  regardé  leur  nomination  à  la 
charge  de  premier  échevin  d'honneur  comme  une  charge 
onéreuse,  et  ils  prétendent  qu'il  est  juste  de  leur  accor- 
der à  cet  égard  quelque  distinction  sur  les  autres  ci- 
toyens; —  lettre  de  M.  de  Chazerat,  du  27  février 
1752,  recommandant  à  M.  de  Moras  les  intérêts  de  la 
Cour  des  Aides  et  lui  adressant  une  lettre  du  procureur 
général  de  la  Cour  des  Aides  de  Montauban,  d'où  il 
ressort  que  les  officiers  de  cette  dernière  ville  n'assistent 
pas  aux  assemblées  de  ville  et  ne  sont  pas  nommés 
échevins;  les  officiers  de  Clermont  sont  donc  bien  en 
droit  de  demander  quelques  privilèges  ;  —  réponse  au 
mémoire  de  MM.  de  la  Cour  des  Aides  :  on  a  eu  tort  de 
ne  pas  exiger  le  serment  de  M.  David,  de  nouvelles 
fonctions  exigent  un  nouveau  serment  ;  c'est  un  principe 
généralement  admis  et  appliqué. 


C.  2199.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

tl5%.  —  Affaires  communales.  —  Clermont-Fer- 
rand. —  Administration  municipale,  personnel,  assem- 
blée.— Prétentions  du  corps  des  marchands.  —  Requête 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


245 


adressée  à  M.  Rossignol,  intendant  d'Auvergne,  par 
le  corps  des  marchands  de  la  ville  de  Clermont- 
Ferrand  demandant  que  ceux  d'entre  eux  qui  sont  ou 
auront  été  juges  consuls  de  la  juridiction  consulaire  de 
cette  ville  soient  compris  au  rang  des  exempts  de  la 
collecte,  €  d'autant  que  leur  juridiction  est  une  justice 

>  royalle,  et  qu'il  est  nécessairement  attaché  à  Thon- 
»  neur  de  rendre  la  justice  une  dignité  et  un  caractère 
»  distinctif  incompatibles  avec  les 'fonctions  delà  col- 
»  lecte  »  ;  cette  exemption  d'ailleurs  ne  peut  devenir 
à  charge  aux  habitants,  parce  que  le  nombre  des  mar- 
chands sera  toujours  assez  considérable  pour  fournir 
chaque  année  parmi  les  non  privilégiés  un  collecteur  à 
la  ville  ;  —  lettre  de  M.  Rossignol  adressant,  le  3  sep- 
tembre 1749,  aux  échevins  la  requête  ci-dessus  ;  il 
semble  qu'il  y  aurait  plus  d'un  inconvénient  à  la  leur 
accorder,  contrairement  à  la  disposition  expresse  de 
l'arrêt  du  Conseil  du  20  mai  1749  ;  au  bout  de  quelque 
temps  on  éprouverait  beaucoup  de  -difflculté  à  trouver 
des  sujets  propres  pour  la  collecte,  d'ailleurs  si  la 
charge  de  la  collecte  est  onéreuse  elle  n'a  rien  de 
déshonorant  ;  —  procès- verbal  d'assemblée  du  Conseil 
de  ville  du  4  septembre  1749  ;  on  lit  la  lettre  de  l'In- 
tendant, mais  le  Conseil  est  d'avis  «  que  les  marchands 

>  qui  ont  été  ou  seront  à  l'avenir  juges  soient,  sous  le 
»  bon  plaisir  de  M.  l'Intendant,  exemts  de  la  collecte,  et 

>  qu'à  l'égard  de  ceux  qui  ont  été  ou  seront  à  l'avenir 

>  consuls,  le  Conseil  est  d'avis  qu'ils  soient  débouttés 

>  de  leur  demande,  attendu  que  les  privilèges  se  trou- 
»  veroint  multipliés  dans  peu  de  tems,  ce  qui  opéreroit 
»  beaucoup  de  difficultés  pour  la  nomination  des  col- 
»  lecteurs  »;  l'Intendant  homologue  la  délibération 
mais  n'accorde  l'exemption  qu'aux  juges  qui  ont  déjà 
exercé  cette  charge;  remontrances  faites  à  l'Intendant 
par  le  corps  des  marchands  ;  l'Intendant  consent  alors 
à  homologuer  la  délibération  purement  et  simplement  ; 
—  requête  de  Charles  Jourdan,  marchand  à  Montfer- 
rand,  se  plaignant  qu'ayant  été  nommé  échevin  la  pré- 
séance lui  est  disputée  par  le  s^  Chirat,  procureur  ;  — 
procès-verbal  d'assemblée  générale  de  la  ville  de  Cler- 
mont,  du  l**"  janvier  1752  :  discours  de  M.  de  Fonteni- 
Ihes,  premier  échevin  d'honneur  ;  nomination  des  éche- 
vins; opposition  à  la  nomination  comme  échevin 
d'honneur  du  s'  Gros,  marchand,  sous  prétexte  qu'il 
n'a  point  passé  par  la  charge  de  collecteur;  on  fait 
remarquer  qu'il  a  été  juge  des  marchands  et  qu'il  était 
dispensé  par  là  de  la  collecte,  le  procureur  du  roi  de  la 
ville  maintient  son  opposition  et  l'assemblée  l'approuve; 
remontrances  des  juges  consuls  à  l'Intendant  au  sujet 
de  la  décision  relative  au  s'  Gros  ;  —  mémoire  sur  le 
même  sujet  adressé  par  le  corps  des  marchands  au  roi 


et  à  nos  seigneurs  de  son  conseil  ;  ils  demandent  à  l'In- 
tendant de  vouloir  bien  recommander  leur  requête  au 
Conseil;  —  mémoire  en* réponse  des  échevins. 


C.  2160,  (Liasse.)  —  12  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  24  feuillets. 

1751-1759.  —  Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand.  —  Administration  municipale,  per- 
sonnel; assemblées.  —  Contestations  entre  les  échevins, 
le  Présidial  et  le  corps  des  marchands:  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  4  mai  1751,  qui  ordonne  que  les 
offices  municipaux  de  la  création  de  l'édit  du  mois  de 
novembre  1733  restant  à  vendre  dans  les  villes  et  com- 
munautés de  la  généralité  de  Riom  seront  réunis  aux 
corps  des  dites  villes  et  communautés,  et  fixe  les  droits 
qui  seront  perçus  pour  acquitter  les  finances  des  dits 
offices  ;  —  lettres  patentes,  du  22  novembre  1751,  en 
forme  de  provision  de  16  offices  municipaux  restant  à 
vendre,  réunis  au  corps  et  communauté  de  la  ville  de 
Clermont-Ferrand  :  —  inventaire  des  différents  titres, 
règlements  et  autres  pièces  énoncées  au  mémoire 
concernant  les  contestations  pendantes  au  Conseil  entre 
les  maire,  échevins  de  la  ville  de  Clermont-Perrand,  les 
officiers  de  la  Sénéchaussée  et  le  corps  des  marchands 
de  la  mêmft  ville,  suivant  l'ordre  observé  dans  le  dit 
mémoire  pour  les  différents  objets  qui  y  sont  traités  ; 
—  mémoire  (anonyme)  sur  les  dites  contestations  :  les 
officiers  de  la  Sénéchaussée  refusent  aux  échevins  le 
droit  de  prendre  la  qualité  de  maire  et  d'en  exercer  les 
fonctions,  à  tort,  car  les  règlements  survenus  depuis 
l'édit  de  novembre  1733  pi'ouvent  bien  clairement  qu'en 
réunissant  au  corps  de  ville  les  offices  municipaux  on 
n'a  nullement  eu  l'intention  de  les  éteindre  ;  «  on  ne 
»  peut  contester  que  les  quatre  échevins  nommés  par 
»  le  choix  de  la  ville  ne  remplissent  à  ce  titre  les  quatre 
»  charges  d'échevins  créés  par  les  édits  de  1706,  1709 
»  et  1733  ;  il  n'est  pas  douteux  que  suivant  ces  édits  de 
»  créations,  et  expressément  suivant  la  disposition  for-' 
»  melle  de  l'édit  du  mois  de  mars  1709,  ces  officiers 
»  peuvent  en  l'absence  du  maire  et  de  son  lieutenant 
>  exercer  tous  les  droits  et  remplir  toutes  les  fonctions 
»  attribuées  à  cett.e  charge  »  ;  il  est  certain  que  de  1724 
à  1751  la  charge  de  maire  ayant  été  supprimée  les  offi- 
ciers de  la  Sénéchaussée  ont  pu  en  faire  l'exercice 
«  soit  à  cause  de  cette  suppression,  soit  à  cause  du 
1^  défaut  de  titulaire  »  ;  mais  il  n'en  est  plus  de  même 
aujourd'hui.  La  Sénéchaussée  prétend  aussi  rece- 
voir le  serment  des  échevins ,  le  mémoire  développe  les 
raisons  qui  militent  contre  cette  prétention  ; .  d'autre 


246  ARCHIVES  DU 

part,  Tassistance  des  échevins  aux  assises  générales  de 
la  Sénéchaussée  n'a  plus  aucune  raison  d'être  aujour- 
d'hui que  la  juridiction  qui  avait  été  attribuée  aux 
échevins  a  été  totalement  supprimée  par  Tédit  d'oc- 
tobre 1699.  Quant  aux  rangs  respectifs  des  officiers  de 
la  Sénéchaussée  et  des  échevins  dans  les  cérémonies  et 
processions  publiques,  ils  sont  réglés  par  des  ordon- 
nances des  intendants  et  par  Fusage  ;  des  arrêts  du 
Conseil  ont  terminé  lès  contestations  qui  s'étaient 
élevées  à  plusieurs  reprises  à  ce  sujet,  il  semble  inutile 
de  revenir  sur  une  question  jugée  depuis  longtemps; 
d'ailleurs  l'ordonnance  de  M.  de  Sève,  en  1698,  bien 
que  confirmée  par  un  arrêt  du  Conseil,  n'a  pas  la 
valeur  que  lui  attribuent  les  officiers  de  la  Sénéchaussée 
puisqu'elle  est  contraire  aux  ordonnances  antérieures 
et  que  d'ailleurs  elle  est  abrogée  par  des  règlements 
postérieurs  «  émanés  de  la  pleine  puissance  du  roi  »  ; 
le  mémoire  rappelle  encore  la  nomination  de  M.  Reboui 
comme  procureur  du  roi  de  la  ville,  les  contestations 
relatives  au  bail  au  rabais  de  l'enlèvement  des  boues, 
que  le  lieutenant  général  de  police  prétend  faire  passer 
par , devant  lui,  contrairement  aux  dispositions  de  l'édit 
de  décembre  1706  ;  les  prétentions  du  corps  des  mar- 
chands au  sujet  de  la  collecte.  On  expose  enfin  la  néces- 
sité de  faire  un  nouveau  règlement  en  interprétation  de 
celui  du  20  mai  1749,  pour  prévenir  toutes  les  diffi- 
cultés auxquelles  son  exécution  littérale  pourroit 
donner  lieu  et  pourvoir  à  l'administration  *générale  de 
la  ville  d'une  manière  plus  convenable  à  ses  véritables 
intérêts  :  il  serait  à  désirer,  par  exemple,  que  les  éche- 
vins restassent  plus  d'une  année  en  exercice,  que  pour 
le  choix  des  échevins  on  ne  fût  point  astreint  à  suivre 
l'ordre  et  le  rang  des  compagnies  et  des  différents  corps 
de  la  ville;  les  membres  du  Conseil  pariiculier  devraient 
assister  aux  assemblées  générales;  il  serait  à  propos 
enfin  de  réduire  le  nombre  d'habitants  qui  ont  droit 
d'assister  aux  assemblées  générales;  ce  nombre  a  été 
fixé  à  73  depuis  1643,  les  bourgeois  et  marchands  sont 
au  nombre  de  30,  c'est  assurément  trop,  d'autant  que 
«  les  députés  des  bourgeois  sont  pour  la  pluspart  étroi- 

>  tement  liés  avec  le  corps  des  marchands,  ils  ont 

>  presque  tous  été  dans  le  commerce,  ils  ne  sont  de- 
»  venus  bourgeois  que  lorsque  le  dérangement  de  leurs 
»  affaires  les  a  obligés  à  fermer  les  boutiques  »  ;  on  pro- 
pose donc  de  réduire  le  nombre  des  bourgeois  à  cinq  et 
celui  des  marchands  à  dix  et  de  supprimer  totalement 
les  députés  des  arts  et  métiers,  (ce  mémoire  paraît  avoir 
été  rédigé  dans  les  bureaux  de  l'Intendance)  ;  —  projet 
de  règlement  proposé  au  Conseil  en  conséquence  du  pré- 
cédent mémoire. 


PUY-DE-DOME. 


C.  2161.  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier. 

175S-I7S5.  — App.^ires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale ,  personnel , 
assemblées.  —  Lettre  des  échevins  d'honneur  de  la 
ville  de  Clermont,  du  13  février  1753,  adressant  à 
l'Intendant ,  pour  .  être  homologuée  ,  la  délibération 
prise  au  conseil  de  ville  du  10  du  même  mois;  le 
lieutenant  général  et  les  officiers  qui  sont  dans  sa  dé- 
pendance ont  refusé  de  la  signer;  les  échevins  espè- 
rent que  l'Intendant  accordera  l'homologation,  «  pour 
»  nous  justifier  dans  le  public  des  termes  indécents  que 
»  M.  le  Lieutenant  général  y  a  semé  contre  nous  »  ;  — 
ordonnance  de  l'Intendant  invitant  les  officiers  du 
Présidial  et  les  procureurs  à  se  retirer  par  devers  le 
Conseil  du  roi  pour  y  faire  régler  leurs  droits  et  préten- 
tions, et  ordonnait  par  provision  que  les  échevins 
d'honneur  feront  l'adjudication  des  travaux  de  la 
ville;  —  lettre  de  l'Intendant  aux  échevins  d'honneur, 
du  11  mai  1753,  les  autorisant  à  continuer  leurs  fonc- 
tions pendant  le  reste  de  l'année;  —  lettre  du  même 
aux  mêmes,  du  26  décembre  1753,  leur  adressant  une 
ordonnance  qu'il  a  rendue  pour  les  dispenser  de  faire 
autoriser  par  l'assemblée  générale  les  délibérations 
prises  dans  les  conseils  particuliers  depuis  le  3  avril  1751; 
minute  de  l'ordonnance  ;  —  contestations  entre  les  s" 
Villot  et  Lamothe,  nommés  échevins  en  1754,  au  sujet 
de  la  préséance;  —  tableau  des  échevins,  conseillers  de 
ville  et  capitaines  de  quartier  pour  1755;  —  requête 
des  procureurs  de  la  Cour  des  Aides,  qui  font  opposition 
à  la  délibération  du  13  avril  1755,  sous  prétexte  que  le 
président  «  n'a  point  pris  Tavis  et  suffrages  des  com- 
»  missaires  députés  à  ladite  assemblée  par  la  commu- 
»  nauté  des  procureurs  de  ladite  Sénéchaussée  et  siège 
»  Présidial,  immédiatement  après  les  commissaires  de 
»  Tordre  des  avocats  et  avant  les  marchands,  suivant 
»  l'usage.  » 


C.  2162.  (Liasse.)  —  20  pièces,  papier.  • 

1764-1965.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale,  personnel, 
assemblées.  —  Exécution  de  l'édit  d'août  1764,  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  le  Contrô- 
leur général,  les  échevins  ou  consuls,  les  subdélégués: 
il  n'y  a  dans  la  généralité  que  six  villes  où  il  y  ait 
plus  de  4,500  habitants,  ce  sont  :  Clermont,  Riom, 
Saint-Flour,  Brioude,  Auriilac  et  Thiers;  le  chiffre  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


247 


la  population  a  été  établi  par  Tlntendant.  d'après  la 
règle  qui  lui  paraissait  la  plus  sûre,  en  multipliant  par 
quatre  et  demi  le  nombre  des  feux  ou  cqtes,  on  comprend 
ainsi  «  les  septuagénaires  et  les  adultes  >;  parmi  les 
villes  qui  n'ont  pas  4,500  habitants,  il  n'en  est  aucune 
où  il  existe  des  maires  et  échevins  ou  autres  officiers 
municipaux  en  charge;  il  en  avait  été  créé  à  Issoire, 
mais  la  réunion  de  ces  offices  a  été  faite,  en  vertu  de 
l'arrêt  du  Conseil  du  4  mai  1751,  au  profit  du  corps  de 
ville;  M.  de  Ballainvilliers  expose  au  Contrôleur  général 
les  mesures  qu'il  a  prises  pour  assurer  la  bonne  admi- 
nistration des  deniers  des  communautés  :  nomination 
des  receveurs  des  deniers  communs;  adjudication  des 
revenus  et  des  travaux  ;  liquidation  des  dettes  ;  «  les 
»  affaires  relatives  à  cette  administration,  ajoute-t-il, 
»  étoient  anciennement  traitées  dans  les  bureaux  de 
»  l'Intendance  comme  toutes  les  autres  affaires ,  mais 

>  cette  partie,  dont  le  détail  est  très  minutieux ,  très 
»  multiplié  et  mérite  grande  attention,  aiant  paru  exi- 

>  ger  le  travail  d'une  seule  personne,  mes  prédécesseurs 
»  ont  établi  un  directeur  général  des  revenus  patrirao- 

>  niaux  et  d'octrois  de  la  province  avec  1,500  liv.  pour 

>  apointements  ou  frais  de  bureau,  dont  1 ,00Q  liv.  seront 

>  pris  sur  les  excédents  de  capitation  et  500  liv.  sur  les 
»  revenus  patrimoniaux  des  communes. . .  Cette  direc- 
»  tion  aiant  vaqué  au  mois  de  janvier  1763  par  la 

>  démission  de  celuy  qui  en  étoit  pourvu,  que  ses  inflr- 

>  mités  avoient  mis  hors  d'état  de  travailler,  et  qui 

>  mourut  peu  de  temps  après ,  j'ay  cru  devoir  séparer 
»  totalement  de  mes  bureaux  celte  partie,  et  je  suis 
»  parvenu  à  déterminer  M.  Aubier  de  la  Montille , 
»  homme  intègre  et  d'un  mérite  reconnu  et  premier 

>  avocat  du  roy  au  Présidial,  d'accepter  cette  place  »  ; 
—  lettre  de  M.  de  L'Averdy,  du  28  nov.  1764,  annon- 
çant qu'il  a  reçu  les  mémoires  des  villes  de  Thiers, 
Aurillac  et  Brloude,  il  réclame  les  mémoires  de  Saint- 
Flour  et  de  Clermont  ;  accusé  de  réception  par  le  même, 
le  27  février  1765 ,  du  mémoire  remis  par  les  officiers 
municipaux  de  Clermont  Fer rand  en  exécution  de  l'ar- 
ticle 10  de  redit  d'août  1764  ;  —  avis  sur  le  mémoire 
des  officiers  municipaux  de  la  ville  de  Clermont- F^  : 
les  assemblées  générales,  depuis  la  réunion  de  Mont- 
ferrand,  sont  composées  de  76  personnes ,  et  les  assem- 
blées particulières  de  29.  «  Cette  règle  a  été  pratiquée 

>  à  deux  changements  près  :  le  premier,  que  les 
»  secrétaires  du  roy  et  les  visiteurs  des  gabelles  qui 
»  avoient  entr'eux  une  place  aux  assemblées  générales 

>  ne  résidant  point  à  Clermont,  on  n'en  a  point  vu  de 
»  trèslongtems  à  ces  assemblées;  le  second,  que  les 
»  officiers  de  la  Cour  des  Aydes  qui  avoient  cinq  places 
»  aux  assemblées  générales  et  trois  aux  assemblées 


»  particulières  se  sont  abstenus  depuis  environ  dix  ans 
»  d'assister  à  ces  assemblées  »;  les  officiers  municipaux 
supplient  Sa  Majesté  de  les  conserver  dans  leurs  anciens 
usages,  et  M.  de  Ballainvilliers  témoigne  qu'il  a  vu 
régner  l'ordre  et  la  paix  dans  ces  assemblées  toutes 
nombreuses  qu'elles  soient;  cependant  la  noblesse  ni  le 
clergé  n'ont  aucune  part  à  ces  assemblées;  l'Intendant 
propose  donc  qu'on  y  admette  un  membre  du  clergé  qui 
serait  désigné  par  M.  l'Évêque  et  un  noble  qui  serait 
nommé  par  l'assemblée  générale  ;  il  propose  aussi  divers 
changements  :  réduction  du  nombre  des  personnes  qui 
ont  droit  d'assister  aux  assemblées  générales,  prolonga- 
tion des  pouvoirs  des  échevins,  etc.  ;  —  lettre  de  M.  de 
Saint-Florentin,  du  20  juillet  1765,  au  sujet  de  la  nomi- 
nation d'un  maire  pour  la  ville  de  Clermont;  parmi  les 
trois  sujets  proposés  par  la  ville,  le  roi  est  très  dis\)osé  à 
choisir  M.  de  Veiny  d'Arbouze,  marquis  de  Villemont, 
dont  M.  le  duc  de  Choiseul  prise  fort  les  services  mili- 
taires et  qui  a  réuni  tous  les  suffrages  de  la  noblesse; 
l'Intendant  répond  que  sans  doute  M.  de  Villemont  est 
universellement  aimé  et  estimé,  mais  qu'il  ne  réside  pas 
à  Clermont,  il  habite  ordinairement  dans  ses  terres  de 
Villemont  en  Bourbonnais;  «  il  a  été  capité  jusqu'en 

>  1763  dans  les  rôles  de  la  noblesse  du  Bourbonnais  ;  son 
»  beau-père,  procureur  général  de  la  Cour  des  Aydes, 
»  étant  mort  et  ayant  laissé  à  M""  de  Villemont,  sa  fille, 

>  une  maison   à  Clermont ,  j'engageai  alors   M.  de 

>  Villemont  à  se  laisser  capiter  en  Auvergne,  ce  qu'il 

>  accepta  quoiqu'il  n'ait  pas  fait  depuis  un  plus  long 
»  séjour  dans  cette  province  »;  M.  de  Ballainvilliers 
propose  de  nommer  M.  Guerrier,  premier  échevin 
d'honneur  ;  M.  Guerrier  est  nommé  ;  —  pièces  relatives 
au  s'  Poisson  de  Lempdes,  nommé  conseiller  de  ville;  — 
correspondance  de  M.  de  Courteille  avec  l'Intendant, 
déc.  1765,  au  sujet  du  s' Segret,  receveur  des  octrois  de 
Clermont,  qui  demande  que  ses  appointements  soient 
portés  de  500  à  1,000  liv. 


.  C.  2163.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1 768-1 78§.  — Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Administration  municipale ,  personnel , 
assemblées.  —  Mémoire  sur  la  lettre  écrite  à  M.  l'In- 
tendant, le  7  janvier  1768,  par  M.  Bouchard  de  Florat, 
«  faisant  pour  le  corps  de  la  noblesse  et  militaire  de  la 
»  ville  de  Clermont-Ferrand  »  ;  on  rappelle  qu'à  la  suite 
de  la  nomination  du  s'  Guerrier  comme  maire,  les  no- 
bles et  officiers  militaires,  ayant  vainement  représenté 
à  M.  de  Saint-Florentin  que  le  titre  de  maire  était  une 
»  distinction  qui  leur  était  due,  manifestèrent  dès  lors 


248  ARCHIVES  DU 

leur  répugnance  pour  les  charges  municipales;  «  c'est 
»  dans  ces  circonstances  que  le  temps  de  nommer  deux 
»  nouveaux  échevins  étant  venu,  rassemblée  des  nota- 
»  blés  tenue  le  1"  janvier  1768  a  nommé  pour  l'un  des 

>  échevins  le  sieur  Poisson  qui  occupoit  une  place  de 

>  conseiller  de  ville.  Cette  nomination  paroit  avoir 
»  déplu  au  corps  de  la  noblesse  qui,  imputant  cet  évé- 
»  nement  à  l'assistance  des  s"  Poisson  et  de  Florat  aux 
»  assemblées  de  ville  contre  1î^  résolution  du  corps ,  a 
»  refusé  de  prendre  aucune  délibération  à  ce  sujet, 

»  même  de  conférer  avec  le  s'  Poisson  »;  l'auteur  du  • 
mémoire  est  d'avis  que,  quand  même  tout  le  corps  de  la 
noblesse  désirerait  l'exemption  des  officiers  municipaux, 
on  ne  pourrait  le  leur  accorder  puisque  ce  serait  aller 
contre  la  lettre  des  édits  ;  —  copie  de  la  lettre  écrite  par 
M.  le  duc  de  La  Vrillière,  le  28  septembre  1771 ,  aux  maire 
et  échevins  de  la  ville  de  Clermont,  leui' annotiçant  qu'il 
a  rendu  compte  au  roi  de  leur  soumission  aux  ordres  qu'il 
avait  donnés  de  procéder  à  l'élection  d'un  nouvel  éche- 
vin  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand,  au  lieu  et  place  de 
M.  l'abbé  David  ;  Sa  Majesté  n'a  pas  eu  l'intention  par 
les  nouveaux  édits  de  donner  atteinte  aux.  anciennes 
exemptions  du  clergé;  «  elle  veut  seulement  que  les 

>  ecclésiastiques  appelles,  l'échevinage  ou  autres  places 
»  d'un  corps  de  ville  ayent  la  liberté  entière  de  les  ac- 
»  cepter  ou  de  les  refuser  »  ;  —  note  sur  la  nomination 
du  s'  Fauverteix  pour  commis-greffier  de  la  ville ,  en 
1783  ;  —  analyse  d'une  délibération  du  16  mai  1786, 
autorisant  M.  La  fond,  secrétaire  du  roi,  à  oflfrir  la 
somme  de  300  liv.  pour  compléter  la  finance  des  deux 
offices  de  contrôleurs  des  revenus  patrimoniaux  dont  la 
ville  demande  la  réunion  aux  deux  charges  de  receveur 
créées  par  édit  de  1771  ;  —  analyse  d'une  délibération 
du  l*"*  sept.  1788,  par  laquelle  les  officiers  municipaux 
exposent  que  le  nommé  Chevalier,  qui  a  servi  la  ville 
en  qualité  de  clerc  de  ville  depuis  1758 ,  demande  sa 
mise  à  la  retraite. 


C.  2164.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier. 

1698-1786.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Biens  et  revenus  patrimoniaux.  —  Bail 
d'adjudication  consenti  le  12  février  1698  par  M.  Lefèvre 
d'Ormesson,  intendant,  au  profit  du  Père  J.  Rougier, 
gardien  des  Cordeliers  de  Clermont,  agissant  au  nom 
de  son  couvent ,  d'une  partie  des  fossés  de  la  ville 
faisant  partie  du  domaine  du  roi;  «  la  contenance  du 
>  fossé  en  que3tion  dont  l'adjudication  est  poursuivie 
»  s'est  trouvé  consister  en  trente  toises  de  longueur, 
»  depuis  la  muraille  de  la  ville  vers  la  porte  du  Saint- 


PUY-DE-DOME. 

»  Esprit  jusqu'à  Tencos^nure  ou  angle  de  la  tour  qui  est 
»  au  bout  de  la  muraille  qui  sert  de  closture  à  la  ville 
»  du  costé  du  jardin  des  Cordeliers,  et  en  treises  toises 
*  de  largeur  depuis  le  coin  de  laditte  tour  allant  à 
>  quainses  toises  devers  laditte  porte  du  Saint-Esprit, 
»  afin  de  laisser  une  largeur  plus  que  suffisante  pour 
»  l'entrée  de  laditte  porte  »;  l'adjudication  est  faite 
moyennant  la  somme  de  80  livres  et  les  deux  sols  pour 
livre  d'icelle,  à  la  charge  de  célébrer  tous  les  ans  le  jour 
de  la  fête  de  Saint-Louis  une  messe  haute  pour  la  pros- 
périté de  Sa  Majesté,  à  la  suite  de  laquelle  messe  sera 
chanté  le  verset  Domine  y  salvum  foc  regem;  —  mé- 
moire (sans  date)  pour  répondre  à  la  requête  de  Duval 
et  de  la  veuve  Chaboissier  :  il.  s'ae^it  de  l'aliénation, 
décidée  par  la  ville  en  1751,  d'une  voûte  de  24  pieds  de 
longueur  au-dessous  de  la  maison  occupée  par  ledit 
Duval,  et  qui  faisait  partie  des  remparts  dont  la  ville 
fut  forcée  en  1739  de  prendre  l'adjudication  moyennant 
200  livres  de  rente  envers  le  roi. — Poids  de  ville  :  ordon- 
nance de  rintendant,  du  l'*"  août  1744,  pour  contraindre 
les  marchands  et  voituriers  qui  amènent  des  denrées  à 
Clermont  à  les  conduire  directement  au  poids  de  la  ville 
pour  y  être  pesées  ;  sont  exceptées  les  marchandises  qui 
sont  conduites  «  par  facture  ou  commission  »  aux  mar- 
chands ou  particuliers  de  la  ville  (incomplète  du  com- 
mencement) ;  avis  de  M.  Dufour,  procureur  du  roi,  sur 
ladite  ordonnance;  —  adjudication  du  poids  de  ville,  le 
3  octobre  1746,  au  prix  de  3,220  liv.  par  an  ;  tarif  des 
droits  à  percevoir;  —  lettre  de  M.  de  Montboissier,  du 
2  mai  1765,  priant  l'Intendant  de  recommander  aux 
échevins  de  Clermont  qui  cherchent  un  emplacement 
pour  le  poids  de  ville  la  maison  des  mineurs  Taillandier; 
—  requête  adressée  à  l'Intendant  par  quelques  habi- 
tants de  Clermont  se  plaignant  du  projet  qu'on  a  formé 
de  placer  le  poids  de  ville  dans  l'église  Saint-Barthélémy 
proche  la  porte  Saint-Pierre;  ils  objectent  l'étroitesse 
de  ladite  rue ,  font  ressortir  le  tort  que  leur  a  causé  le 
déplacement  du  marché  au  blé,  et  demandent  que  le 
poids  de  ville  soit  placé  dans  le  centre,  et  non  à  l'entrée 
des  faubourgs  ;  —  requête  adressée  au  même  par  les 
habitants  du  quartier  de  la  place  Saint-Pierre ,  deman- 
dant que  le  poids  de  ville  soit  installé  dans  ladite  place, 
et  non  près  la  fontaine  des  Petits-Gras  où  l'on  a  proposé 
de  le  mettre;  requête  des  juges-consuls  et  du  corps  des 
marchands,  appuyant  la  précédente  requête;  —  analj'^se 
d'une  délibération,  du  10  nov.  1783,  à  l'occasion  d'un 
échange  conclu  avec  le  Bon-Pasteur  de  terrains  attenant 
à  ladite  maison,  à  la  charge  d'élargir  la  rue  ou  chemin 
de  Saint- Jacques  ;  —  analyse  de  délibération,  du  2  août 
1784,  au  sujet  de  la  maison  qui  servait  anciennenfient 
de  logement  au  portier  des  Buges  ;  —  requête  du  s'  Sa- 


j 


SÉRIE  C.  —  INTENDAJ^CE  D^AUVERGNE. 


249 


yignat,  fermier  d'un  droit  de  courtage  sur  les  huiles  et 
savons; —  analyse  de  délibération,  du  18  août  1784^ 
décidant  d'affermer  le  grand  et  petit  Salin  ensemble  ou 
séparément;  —  analyse  de  délibération,  du  9  janvier 
178(5,  au  sujet  d'une  indemnité  demandée  par  les  fer- 
miers du  droit  de  mesurage  des  grains. 


C.  2I6Î).  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier;  1  cachet.    ' 

.1661-1671.. —  Affaires  communai.es.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  :  vente 
consentie ,  le  24  avril  1661 ,  par  Jean  Chaduc ,  prêtre , 
ilocteur  en  théologie,  trésorier  de  la  Sainte-Chapelle  du 
palais  de  Riom,  et  vicaire  général  de  M.  François  d'Al- 
4>on,  comte  de  Lyon  et  abbé  commendataire  de  l'abbaye 
royale  de  Mozat,  et  par  Claude  Chaduc,  bailli  de  Mozat, 
procureur  de  François  d'Albon,  à  nobles  hommes  Pierre 
Durand,  conseiller  du  roi,  visiteur  général  des  gabelles 
<3'Auvergne  ;  Jean  André,  avocat  en  parlement,  et  An- 
toine Cheverlanges,  bourgeois,  tous  trois  échevins  de  la 
ville  de  Clermont,  d'une  grotte  garnie  de  toute  son  eau, 
et  la  plus  pro3he  de  la  ville  de  Clermont,  située  au- 
dessous  de  l'enceinte  de  Royat.  avec  pouvoir  de  recueillir 
toute  l'eau  qui  se  perd  près  d'une  autre  grotte  qui  est 
la  plus  pn)che  dudit  lieu  de  Royat,  et  toutes  les  eaux 
qui  se  perdent  entre  lesdites  deux  grottes  ;  cette  conces- 
sion est  faite  moyennant  le  prix  de  1,000  livres  et  à 
condition  qu^  la  ville  accordera  un  quart  de  pouce  de 
ladite  eau  à  M"**  de  Saint-Hérem,  coadjutrice  de  l'ab- 
baye de  TEclache,  pour  l'usage  de  son  couvent,  et  un 
demi-pouce  au  Séminaire,  établi  hors  les  murs  de  la 
ville,  au-dessous  de  la  porte  Poterne;  il  est  fait  mention 
dans  cette  vente  d'une  autre  grotte  située  entre  les  deux 
-précédentes,  dont  la  ville  a  toujours  joui  et  jouit  encore 
paisiblement,  et  qui  lui  avait  été  concédée  par  l'abbaye 
par  contrat  du  17  nov.  1611.  La  ville  devra  faire  cons- 
truire à  ses  frais  un  lavoir  pour  laver  le  linge  à  l'usage 
du  lieu  de  Royat,  dans  la  grotte  la  plus  proche  dudit  lieu, 
<  sans  que  lesd.  sieurs  échevins  puissent  prandre  aucune 

>  choze  de  l'eau  de  lad.  grande  grotte  quy  demeurera 

>  en  Testât  qu'elle  est  à  présant  »  ;  acte  de  ratification 
dudit  contrat  par  François  d'Albon ,  le  25  avril  1661  ; 
délibération  de  la  ville  du  11  mars  1661  ;  —  requête 
adressée  à  l'Intendant ,  en  1670 ,  par  les  religieux  de 
Mozat,  au  sujet  de  sommes  qui  leur  sont  dues  notam- 
ment par  les  échevins  de  Clermont;  ils  ne  peuvent 
trouver  d'huissier  qui  veuille  exécuter  les  ordonnances 
dudit  Intendant  ;  mandement  de  l'Intendant  au  premier 
huissier  ou  sergent  sur  ce  requis  d'avoir  à  exécuter 
lesdites  ordonnances  sous  peine  de  100  liv.  d'amende  ; 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


—  requêtes  adressées  à  M.  Le  Camus ,  intendant  d'Au- 
vergne, par  Françx)is  d'Albon,  abbé  de  Mozat,  pour 
obtenir  le  paiement  des  1,000  livres  qui  leur  sont  dues 
par  la  ville  et  qui  doivent  être  employées  aux  répara** 
tions  du  monastère  ;  la  somme  a  été  imposée  en  1667»  et 
les  consuls  de  cette  année ,  MM.  Durand  de  Pérignat» 
Brion,  avocat,  et  Ceberet,  bourgeois,  refusent  de  la 
remettre  au  suppliant,  1669-1671;  correspondance  à 
ce  sujet  ;  pièces  de  procédure  ;  autre  requête  à  M.  de 
Marié ,  signée  par  Claude  de  Brou,  prieur  de  l'abbaye 
de  Mozat. 


C.  2166.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  11  pièces,  papier. 

1710-1 719.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  ;  déli- 
bération du  conseil  de  ville,  du  5  décembre  1630  :  les 
échevins  exposent  «  que  les  particuliers  qui  jouissent 

>  des  héritages  joignant  la  conduitte  des  Xontaines  ont 

>  rompu  les  corps  en  diiférents  endroits  pour  conduire 

>  Teau  dans  leurs  héritages,  où  ils  ont  planté  des  arbres 
»  trop  près  de  la  conduite  qui  l'endommagent  considé- 
»  rablement,  ce  qui  fait  que  l'eau  ne  peut  venir  assez 

>  abbondement  pour  faire  aller  les  fontaines  >;  les 
échevins  sont  invités  à  se  pourvoir  en  la  police  pour  faire 
exécuter  les  règlements;  —  état  des  fontaines  de  la 
ville  de  Clermont  et  des  réparations  qu'il  convient  de 
faire  pour  les  rétablir,  dressé  le  14  déc.  1738  par  les 
commissaires  députés  par  le  conseil  de  ville,  accompa- 
gnés de  Jaloustre  et  Murât,  fontainiers,  et  de  Jarton  et 
Jarry,  architectes  :  depuis  la  source  jusqu'au  regard 
appelé  Taillandier,  la  source  co.ule  dans  une  pierrée  en 
bon  état  ;  au  milieu  du  regard  Taillandier,  l'eau  re- 
monte et  «  est  portée  par  un  tuyau  en  plomb  de  cinq 

>  pouces  de  dlamettre  qui  traverse  une  caisse  de  même 
»  Hiétail,  y  forme  un  jet  en  champignon,  par  lequel 
»  l'eau  retombant  dans  lad.  caisse  se  dilatte  et  passe 
»  ensuitte  à  plein  à  travers  de  quatre  vingt  trous  ronds 
»  d'un  pouce  de  diamettre,  qui  y  sont  tout  autour,  et  de 

>  là  sont  reçus  dans  le  réservoir  de  pierre  de  taille  au 
»  milieu  duquel  cette  caisse  se  trouve  scituée,  et  c'est  là 

>  que  par  des  tuyaux  de  plomb  de  quatre  pouces  de  dia* 

>  mettre  la  conduite  prend  son  commencement  >  ;  la 
conduite  de  plomb,  depuis  ce  regard  jusqu'à  la  fontaine 
qui  est  au-devant  de  l'Evèché ,  est  de  la  longueur  de 
800  toises,  savoir  :  100  toises  jusqu'à  la  sortie  des  Roches 
du  Séminaire,  217  toises  jusqu'au  regard  des  Cordeliers 
Vieux,  210  toises  jusqu'à  la  sortie  des  jardins  des  Salles, 
273  toises  jusqu'au-devant  de  rOfflcialité  qui  est  l'en- 

32 


Sm  ARCHIVES  DU 

droit  de  la  ville  le  plus  haut,  de  trois  toises  cependant 
moins  haut  que  le  r^ard  Taillandier;  le  long  de  cette 
conduite ,  plusieurs  regards  donnent  l'eau  à  des  parti- 
culiers savoir  :  à  la  montée  delà  porte  Saint-Esprit  au- 
couvent  des  Minimes  ;  derrière  la  même  porte  aux  Cor- 
deliers;  à  la  fontaine  de  la  place  Saint-Genèsau  couvent 
de  reclache  ;  à  la  fontaine  qui  est  près  de  la  porte  Papale, 
à  l'hôpital  de  la  Charité  ;  le  cinquième  regard  qui  est  près 
le  portail  des  Carmes  distribue  l'eau  aux  couvents  des 

m 

Carmes,  des  Jésuites,  des  Capucins,  du  Petit-Séminaire, 
de  roratoire,  de  la  Visitation,  des  Bernardines,  des  Bé- 
nédictines ^  du  Refuge,  aux  jardins  de  MM.  Dauphin  et 
Banssat,  et  à  la  fontaine  publique  de  la  porte  des  Cercles  ; 
tous  ces  regards  affaiblissent  la  conduite  générale  et 
Tempêchent  de  remonter  pour  être  portée  aux  autres 
fontaines  de  la  ville  qui  sont  au  nombre  de  26;  les 
tuyaux  de  plomb ,  posés  depuis  plus  de  80  ans ,  sont 
d^ailleurs  en  très  mauvais  état  et  devront  être  refaits 
presque  complètement  ;  il  n'arrive  pas  à  Clermont  la 
20«  partie  de  leau  qui  est  au  regard  Taillandier,  et 
cette  eau  arrive  bourbeuse  et  malsjiine;  les  commissai- 
res estiment  qu'en  refondant  les  tuyaux  il  faudrait  leur 
donner  cinq  pouces  de  diamètre  au  lieu  de  quatre,  lt»s 
établir  sur  un  mur  en  maçonnerie,  placer  une  ventouse 
de  60  pieds  de  hauteur  au  regard  des  Cordeliers  Vieux, 
supprimer  tous  les  regards  jusqu'à  la  fontaine  de  TÉvê- 
ché  et  établir  là  un  réservoir  d'où  l'eau  sera  distribuée 
dans  toute  la  ville  ;  la  dépense  totale  s'élèverait  à  40,000 
livres;  —  autre  mémoire,  non  signé,  à  peu  près  sem- 
blable au  précédent  ;  on  pense  qu'il  ne  coule  dans  les 
tuyaux  actuels  de  4  pouces  que  36  pouces  d'eau,  et  qu'il  y 
a  300  pieds  de  pente  depuis  le  regard  Taillandier  jusqu'au 
Palais  épiscopal;  on  propose  de  mettre  un  robinet  neuf 
au  regard  qui  est  au  coin  de  la  maison  Rochette  près  le 
marché  au  blé,  et  d'abaisser  la  prise  d'eau  qui  dessert  les 
maisons  Caldaguès,  Champflour  et  Girard,  et  qui  est 
près  de  l'Oflicialité;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  7  jan- 
vier 1739,  adressant  au  Contrôleur  général  le  devis  des 
réparations  aux  fontaines,  et  proposant  d'imposer  la 
somme  de  40,000  liv.  sur  les  habitants  de  Clermont  en 
cinq  années  consécutives  à  raison  de  8,000  livres  par 
année;  le  Contrôleur  général  répond  que  la  voie  de 
l'imposition  sur  la  noblesse  et  principalement  sur  le 
clergé  est  sujette  à  trop  d'inconvénients,  et  préférerait 
un  octroi  sur  l'entrée  des  vins,  eaux-de-vie,  bois  et  au- 
tres denrées;  —  lettres  de  M.  Rossignol,  des  9  et  28  fév. 
1739,  faisant  observer  que  la  ville  de  Clermont  est  déjà 
chargée  d'un  octroi  considérable  pour  le  paiement  de  la 
taille  abonnée  ;  la  voie  de  l'imposition  est  la  seule  qu'on 
puisse  suivre,  c'est  l'avis  du  conseil  de  ville;  déjà,  en 
1660,  dans  une  même  occasion,  le  clergé  et  la  noblesse 


PUY-DE-DOME. 

j  ont  payé  leur  part,  «  il  n'y  à  pas  lieu  de  craindre  que  le 
1  p  clergé  fasse  difficulté  de  contribuer  à  la  dépense  dès- 
»  dites  réparations,  il  voudroit  déjà  les  voir  coramen-i- 
»  cer»;  — arrêt  du  Conseil  d'État,  du  31  mars  1739^ 
ordonnant  l'imposition  de  la  somme  de  40,000  livret 
en  cinq  années  sur  tous  les  habitants  de  Clermont, 
«  exempts  et  non  exempts,  privilégiés  et  non  privilé- 
»  giés  >*  lettres  d'attache. 


G.  2167.  (Liasse.)  —  16  p.,  pap.,dont  3  cahiers  de  80  feuHlctt. 

1119-1748.—  Affaires  communales.  —  Clermont-^ 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  :  état* 
et  rôles  de  répartition  en  cinq  annuités  de  1739  à  174S 
de  la  somme  de  40,000  liv.  non  compris  le  sol  pour 
livre,  imposée  pour  la  réparation  des  fontaines  ; —  ^tat 
de  répartition  de  la  première  annuité  de  8,400  liv.,  saf 
voir  :  1,400  liv.  sur  le  clergé  ;  920  liv.  sur  les  offlciérb 
de  la  Cour  des  Aides;  80  liv.  sur  les  trésoriers  résidarit 
à  Clermont;  400  liv.  sur  les  officiers  du  PrésidiaL; 
180  liv.  sur  ceux  de  TÉlection;  1,220  liv.  sur  les  nobles; 
exempts  et  privilégiés  et  4,200  liv.  sur  les  taillables;-^ 
rôle  de  la  première  annuité  sur  les  nobles,  exempts* et 
privilégiés  :  le  s'  Durand  de  Pérignat,  25  liv.;  iè 
s'  Mangue,  médecin  et  secrétaire  du  roi,  25  liv.  ;  le 
s'  Carmantrand  de  Cormède,  15  liv.;  la  dame  veuve 
du  s*^  Canillac  de  Beaufort,  15  liv.;  le  s^  Audigiei^^ 
ancien  lieutenant-colonel,  12  liv.  ;  le  s»^  Morin,  écuyer; 
4  liv.  ;  le  s'  de  Brunville,  inspecteur  des  haras,  4  Hvvv 
la  veuve  du  s'  de  Chanat,  visiteur  des  gabelles,  10  liy;; 
le-  &••  de  Roquecave,  trésorier  des  troupes,  8  liv.  ;  le 
s'  Dupin,  secrétaire  de  l'Intendance,  10  liv.  ;  le  s^  Im- 
bert,  secrétaire  de  M.  Flntendant,  4  liv.  ;  le  s'  Labarttf, 
commis  à  l'Intendance,  1  liv.;  le  s*"  Boutaudon,  impri- 
meur du  roi,  5  liv.  ;  le  s'  Queriau,  exempt  de  la  maré- 
chaussée, 4  liv.  ;  le  s'  Dumoulin,  maître  de  poste,  3  liv.; 
la  dame  Chardon  du  Ranquet,  8  liv.  ;  —  rôle  de  répar- 
tition de  la  première  annuité  sur  les  taillables  :  paroisse 
S.-Pierre  :  Bompard-Chaml?aud,  apothicaire,  rue  de» 
Chaussetiers,  22  sols  ;  Prohet,  cartieur  {sic),  môme  rue,. 
25  sols;  Jacques Sablon,  marchand,  Tranchée-des-Gras, 
8  liv.  5  sols  ;  Etienne  Cussat,  boulanger,  rue  de  la  Coif- 
ferie,  22  liv.  ;  Artaud,  avocat,  même  rue,  22  sols; 
Antoine  Pasquier,  hôte  du  Petit  Versailles,  même  rue, 
16  sols  ;  Lamotte  et  C'%  marchands,  rue  des  Gras,  41 
liv.  5  sols;  Michel  Roux,  marchand  faïencier,  même 
rue,  4  liv.  3  sols.  Paroisse  Saint-Genès  :  GroUet,  maitre 
d'école,  1(3  sols;  Antoine  Prohet  jeune,  cartieur,  lôsols^, 
la  demoiselle  de  Benoist,  veuve  Guerrier  et  sou  fils,  avo- 
cat, 5  liv.  10  fcols  ;  la  veuve  de  Louis  Vilierme,  libraire. 


J 


SÉRIE  C.  - 

8  liv.  15  sois;  M*  Belalgue,  avocat,  6  Hv.  18  sob;  Jean 
Parades,  avocat.  3  liv.  6  sols.  Paroisse  du  Port  :  CUau- 
d<*3SolIes,  notaire,  3  liv.  12  sols;  Raimbaux,  architecte, 
1  Jiv.  13  sols;  Claude  Sureau,  fonfleur,3  liv.  6  sols; 
Jeanne  Savigner  et  Annet  Jarton,  son  AN, architecte,  9 1. 
7  sois.  Herbet  :  Jean  Goy,  tenancier  du  domaine  de 

»  j  • 

M.  Lecourt  à  rHôpital  Gaultier,  14  Irv.  6  sols;  —  rôle 
de  répartition  de  la  deuxième  annuité  sur  les  commu- 
nautés séculières  et  régulières:  le  chapitre  de  l'église 
Cafhédrale,  37Q  liv.;  le  chapitre  du  Port,  40  liv.; 
MM.  de  Saint-Alyre,  130  liv.;  l'Oratoire,  40  liv.;  les 
finîmes,  30  liv.  ;  les  Hospitalières,  10  liv.  ;  le  ,curé  de 
Sainte-Croix,  6  liv.  ;  le  curé  de  Saint-Étienne,  4  liv. 


.  €.  21G8.  [Liasse.]  --  14  p.,  pap.,  dont  \  cah'er  de  13  feuillets. 


1719-1740. —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Perrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  :  lettre 
autographe  de  Maàsillon,  du  23  mai  (1739?  )  à  M.  Ros- 
signol, intendant,  au  sujet  «  de  Texcez  surprenant  de 
»  la  somnàe  à  laquelle  vous  impozez  chaque  année  le 
»  clergé  de  Clermont,  dont  tout  le  monde  connoit  les 

>  faculté^,  pour  la  réparation  des  fontaines.  Ilparoit 
»  en  effet  bien  extraordinaire  que  dans  une  ville  taxée 

>  à  quarante  mille  livres  et  peuplée  de  prez  de  quarante 
»  raille  habitants,  cinq  ou  six  cens  religieux  ou  reli- 
»  gieuses,  prestres  ou  chanoines,  assez  pauvres,  comme 

>  l'on  sçait,  soient  obligez  de  payer  le  quart  de  cette" 

>  somme.  C'est  une  espèce  do  phénomène  en  fait  de 

>  taxe  »;  —  lettre  de  M.  de  Chazerat,  datée  de  Fonte- 
nilles  le  24  mal  1739,  au  sujet  de  l'imposition  pour  la 
réparation  des  fontaines  ;  —  lettre  autographe  de  Mas- 
6illon,  du  5  juin  1739,  au  sujet  de  1  inscription  du  nom 
de  révéque  sur  un  rôle  de  ville  <  où  il  n'avait  jamais 

>  paru  du  temps  de  ses  prédécesseurs»  ;  —  lettre  de 
M.  Rossignol  à  M.  Champflour-Jozerand,  conseiller  à 
la  Cour  des  Aides,  du  22  juin  1730  (1740  ?  ),  au  sujet  de 
placets  présentés  par  les  entrepreneurs  des  tuj^aux  ;  — 
lettre  de  M"**  Duru  de  Blumenstein,  datée  de  Lyon  le 
16  août  1740,  au  sujet  de  la  somme  de  10,000  liv.  qui 
lui  est  due  pour  les  plombs  des  fontaines  de  Clermont; 
correspondance  à  ce  sujet  dé  l'Intendant  avec  M.  Dufour, 
procureur  du  roi  ;  —  projet  d'ordonnance,  modérant  la 
somme  imposée  sur  l'abbaye  de  TEclache.  —  Affaire 
des  bénédictins  de  Saint-Alyre  qui  réclament  contre 
leur  inscription  au  rôle  des  fontaines,  1740-1741  :  cor- 
respondance de  rintendant  avec  MM.  Trudaine  et  d'Or- 
messon  ;  —  mémoire  rédigé  sur  cette  affaire  dans  les 
bureaux  et  contenant  l'avis  de  l'Intendant  :  les  reli- 
gieux prétendent  être  exempts  de  l'imposition  faite  pour 


INTENDANCE  D'AUVERGNE.  «51: 

le  rétablissement  des  fontaines  en  vertu  de  Tarrèt  da 
Conseil,  du  8  mai  1708,  qui  a  réuni  le  lieu  xle  Saint* 
Alyre  à  la  ville  de  Clermont,  cet  arrêt  les  ayant 
exemptés. «  des  impositions  qui  pouroient  estre  faitte^ 
»  sur  les  bourgeois  et  communautés  régulières  de  la<U 

>  ville;de  Clermont  »  ;  d'ailleurs  ils  ont  chez  eux  une 
source  particulière  dont  l'entretien  est  exclusivement  à 
leur  charge;  leséchevins  consultés  répondent  qu'ils  ne 
cîontestent  pas  l'exemption  demandée  par  Saint-Alyre,  à 
condition  que  la  quote-part  de  1.400  liv.  imposée  sur  le 
clergé  demeure  la  même  ;  le  syndic  du  clergé,  consulté, 
répond  que  la  question  est  entièrement  entre  les  reli'- 
gleux  et  la  ville,  rintendant  n'aurait  pas  fait  l'imposi- 
tion si  forte  sur  le  clergé,  s'il  e&t  pensé  que  Tabbaye  de 
Saint-Alyre  dût  être  exemptée  ;  la  ville  a  plus  d'une 
objection  à  faire  à  la  demande  de4  religieux  et  tout  d'a- 
bord eil«  pourrait  rappeler  qu'en  1709  ils  furent  assu- 
jettis à  l'imposition  pour  le  remboursement  de  la 
finance  des  offices  de  <îontrôleurs.des  octrois  créés  par 
édit  de  1707,  elle  pourrait  remontrer  <  combien  peu  est 
»  raisonnable  la  prétention  d'une  communauté  si  riche 
»  qui  possède  des  biens  consi  lérables  dans  le  centre  de 
»  la  ville  et  dans  ses  territoires  »;  les  religieux  discu- 
tent les  allégations  du  syndic;  enfin  Ina  échevins  disent» 
«  en  passant,  qu'il  ne  seroit  pas  difficile  d'établir  que 

>  les  abbé  et  religieux  de  S.  Allire  ne  tiennent  la  jus- 

>  tice  de  ce  fauxbourg  que  des  mains  d'Henry  de  La 
»  Tour,  évéque  de  Clermont,  par  une  concession  du 
»  23  mars  1383,  qui  ne  la  tenoit  luy-mème  que  par 
»  usurpation  suivant  l'acte  de  dépost  qu'avoit  fait  Guy^ 
î>  comte  de  Clermont,  de  son  comté  à  Robert,  son  frère^ 

D  qui  en  estoit  évéque  au  mois  de  juin  1202 Si  lo 

»  procureur  général  de  la  Reyne  Catherine  de  Médicis 
»  en  avoit  eu  connoissance,  ce  fauxbourg  auroit  esté 
»  compris  dans  l'arrêt  de  1557  rendu  contre  Guilhaume 

>  Du  Prat,  évesque  de  Clermont,  par  lequel  le  comté  de 
»  Clermontfut  adjugé  à  cette  reyne»;  l'Intendant  est 
d'avis  que  l'abbaye  de  Saint-Alyre  doit  payer  sa  part 
d'imposition. 


G.  ^169.  [Liasse.}  -^  48  pièces,  papier. 

17S8-174§. —  Affaires  communales.  — Clermont- 
Perrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  :  lettre 
de  M.  Rossignol,  intendant,  sans  date,  au  sujet  de  la 
substitution  de  tuyaux  de  fer  aux  tuyaux  de  plomb 
pour  la  conduite  des  eaux  de  Clermont  ;  —  marché  f^it 
le  14  sept.  1746  par  les  commissaires  nommés  pour  le 
rétablissement  des  fontaines  avec  le  s'  Marchais,  mar- 
chand  quincaillier  à  Paris,  quai  de  la  Mégisserie,  pour 


252  ARCHIVES  DO  PUY-DE-DOME, 

la  fourniture  de  tuyaux  de  fer  fondu  destinés  aux  fon^ 


taines  ;  ^-  adjudication  au  profit  du  s'  Besse,  mardiand 
épicier,  de  30  milliers  de  plomb  provenant  des  anciennes 
conduiteis  au  prix  de  20  liv.  10  sols  le  quintal  ;  —  certi- 
ficat des  commissaires,  du  11  oct.  1746,  attestant  avoir 
vendu  au  s'  Isambert  la  quantité  de  100  milliers  de 
plomb  provenant  de  la  démolition  des  fontaines,  au  prix 
de  18  liv.  le  quintal;  —  lettre  de  M.  Lenormant,  1748, 
au  sujet  de  la  protestation  du  s**  Dumas,  conseiller  au 
présidial  de  Clermont,  contre  le  rôle  des  fontaines.  — 
Requête  adressée  à  l'Intendant  par  Guy  Bouchard  de 
Florat,  écuyer,  sieur  des  Salles,  ancien  trésorier  de 
France  au  Bureau  des  finances  de  Riom  et  par  Guy 
Bouchard  des  Salles,  son  fils,  se  plaignant  du  dommage 
que  doit  leur  causer  le  passage  do  la  conduite  des  fon- 
taines dans  leurs  jardins;  à  Tannonce  des  travaux 
«  tous  leurs  fermiers  vinrent  à  l'instant  leur  demander 

>  le  l'ésillement  de  leurs  baux,  attendu  que  les  herbes 
»  potagères  actuellement  sur  terre  sont  leur  meilleure 

>  récolte  »  ;  ils  représentent  que  les  commissaires  ont 
outrepassé  leur  commission  en  changeant  sans  en*  don- 
ner avis  au  Conseil  de  ville  la  direction  de  la  conduite, 
les  suppliants  n'auraient  donc  plus  de  garantie  contre 
la  ville  pour  obtenir  la  réparation  des  dommages  qu'ils 
souffriront  ;  c'est  aussi  ce  qui  les  préoccupe,  car  ils 
n'oublient  pas  que,  depuis  1660  que  la  conduite  passe 
dans  leur  tènement,  ils  n'ont  pu  obtenir  qu'en  1740, 
comme  dédommagement  des  dégâts  qu'on  y  fait  annuel- 
lement pour  la  réparation  des  tuyaux,  un  demi-pouce 
d'eau  dont  m^me  ils  n'ont  pu  faire  usage;  ils  se  dé- 
fendent d'avoir  manqué  à  la  déférence  due  à  l'Intendant 
en  demandant  au  lieutenant  général  une  ordonnance  de 
défense  ;  —  lettre  de  M.  Tournadre,  subdélégué  à  Cler- 
mont, du  7  juin  1748,  à  l'Intendant,  au  sujet  de  l'oppo- 
sition faite  1  ar  M.  Bouchard  des  Salles  à  l'entreprise  de 
la  conduite  des  fontaines  dirigée  par  les  s"  Chaper  et 
Ricard,  d'après  l'alignement  donné  par  M.  Dijon;  le 
lieutenant  général  a  fait  défense  de  continuer  les  tra- 
vaux ;  M.  Tournadre  propose  à  l'Intendant  de  rendre 
une  ordonnance  qui  permette  aux  entrepreneurs  de  les 
continuer  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant ,  datée  de 
Paris,  le  13  juin  1748,  faisant  défense  au  s'  Bouchajd 
et  à  tous  autres,  à  peine  de  300  liv.  d'amende,  de  faire 
obstacle  à  la  construction  des  fontaines,  sauf  à  dédom- 
mager par  la  suite  ceux  qui  auront  souffert  quelque 
dommage  à  l'occasion  de  ladite  construction;  —  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  M.  Champflour,  commissaire 
chaigé  de  surveiller  la  construction,  de  M.  Langlois  du 
Bouchet,  lieutenant  général  ;  de  M.  Rossignol,  inten- 
dant; de  M.  Dessalles  de  Florat;  M,  Langlois  de  Bou- 
chet  se  défend  d'avoir  pensé,  en  rendant  scn  cidcn- 


nance,  faire  obstacle  à  l'autorité  de  l'Intendant,  c'eût 
été  de  sa  part  un  véritable  déni  de  justice  s'il  eût  refusé 
de  recevoir  la  requête  de  MM.  Dessalles  ;  il  insiste  sur 
les  irrégularités  qu'il  prétend  avoir  été  commises  par 
les  commissaires  des  fontaines  qui  ne  pouvaient  adop- 
ter un  tracé  nouveau  sans  en  référer  au  Conseil  de 
ville  ;  il  semble  même  qu'il  était  nécessaire  de  faire  au- 
toriser ce  nouveau  tracé  comme  le  premier  par  un  arrêt 
du  Conseil  ^d'État  ;  —  notes  et  mémoires  adressés  par 
M.  Imbert,  secrétaire  de  l'Intendance,  à  M.  Rossignol, 
intendant,  alors  à  Paris;  il  envoie  un  projet  d'ar- 
rêt pour  confirmer  l'ordonnance  du  13  juin  et  don- 
ner pouvoir  à  l'Intendant  de  rendre  à  l'avenir  toutes: 
ordonnances  ou  jugements  qui  sembleront  nécessai- 
res sur  le  fait  des  fontaines  ;  si  le  Contrôleur  général 
ou  M.  de  La  Houssaye  demandent  des  explications  et 
s'étonnent  qu'un  ouvrage  à  peine  achevé  ait  eu  besoin 
si  tôt  d'être  renouvelé  et  demandent  pourquoi  on  n'a 
pas  procédé  régulièrement,  il  conviendra  de  leur  faire 
observer  que  l'on  n'aurait  trouvé  aucun  entrepreneur 
qui  voulût  se  charger  des  travaux  de  la  nouvelle  con- 
duite en  fer;  on  en  a  confié  la  direction  à  sept  commis- 
saires pris  dans  tous  les  états  et  d'une  probité  reconnue, 
ils  ont  .dirigé  l'affaire  avec  le  plus  grand  soin;  «  toutes 
»  les  tracasseries  qu'on  leur  fait  sont  des  sousterains. 
»  employés  par  une  personne  à  la  teste  de  la  Ville  qui 
»  a  eu  l'administration  de  la  dernière  conduite  en 
»  plomb,  et  qui,  par  les  précautipns  que  prenent  les 
»  nouveaux  commissaires  et  l'enlèvement  et  la  pesée 
»  des  anciens  tuyaux,  craint  qu'on  n'aye  à  luy  repro- 
»  cher  de  s'être  raporté  trop  aveuglément  au  fon- 
»  tanierdontil  s'est  servi  »;  cependant  les  tuyaux  de 
plomb  seront  vendus  facilement  et  le  prix  couvrira  la 
dépense  de  la  nouvelle  conduite  en  fer,  il  n'y  aura  de 
perdu  que  la  main-d'œuvre  du  premier  travail  ;  —  co- 
pie de  la  délibération  du  16  déc.  1738  approuvant  le 
devis  de  la  réparation  des  fontaines  qui  s'élève  à  40,000 
livres;  —  arrêt  du  Conseil,  du  31  mars  1739,  autorisant 
la  précédente  délibération  et  ordonnant  l'imposition  de 
la  somme  de  40,000  liv.  ;  —  correspondance  de  M.  Ros- 
signol avec  M.  de  La  Houssaye  ;  —  arrêt  du  Conseil,  duf 
2  octobre  1748,  faisant  défense  au  lieutenant  général  de 
la  sénéchaussée  de  Clermont  de  prendre  à  l'avenir  au-, 
cuno  connaissance  des  délibérations  du  Conseil  général 
ou  particulier  de  la  ville  concernant  les  fontaines  ou 
autres  délibérations,  lorsqu'elles  auront  été  homolo- 
guées par  le  s""  commissaire  départi,  sauf  audit  lieute- 
nant général,  lors  des  assemblées  et  des  délibérations,, 
d'y  faire  telles  représenlations  qu'il  jugera  convenables 
pour  les  intérêts  de  la  ville,  et  de  donner  son  avis  à  son 
rang  et  suivant  l'usage  comme  les  autres  habitants. 


I 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


isS 


C.  2170.  (Liasse.)  —  \  pièce,  parch.;  12  pièces,  papier, 

dont  1  plan. 

t7SO-1777.  —  Affaires  communales. —  Clerniont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Fontaines  :  let- 
tres de  M.  Champflour,  mars  1750,  datées  de  Paris,  au 
sujet  des  réclamations  du  s*"  Marchais,  entrepreneur  des 
tuyaux  de  la  conduite  des  fontaines,  qui  prétend  avoir 
perdu  sur  son  marché  ;  l'Intendant  transmet  cette  ré- 
clamation aux  échevins  de  Clermont.  —  Ordonnance  de 
l'Intendant,  du  15  juillet  1750,  ordonnant  que  le  cuvage 
écroulé  appartenant  au  s'  RigouUet  sera  incessamment 
comblé  aux  frais  et  dépens  des  deniers  d'octroi  de  la 
ville;  ordonnant  en  outre  que,  par  le  s'  de  La  Roche, 
sous-ingénieur  des  *Ponts  et  Chaussées  commis  &  cet 
effet,  il  sera  dressé  procès-verbal  des  cuvages,  caves 
et  autres  cavités  qui  peuvent  avoir  été  pratiquées 
au-dessous  des  rues  où  passe  la  nouvelle  conduite 
des  fontaines  ;  —  ordonnance  du  même,  du  21  août 
1750,  rendue  en  conséquence  du  procès- verbal  du  s'  de 
La  Roche  «  de  toutes  les  cavités  qui  ont  été  clandes- 
»  tinement  pratiquées  au  dessous  des  rues  où  la  nou- 

>  velle  conduite  des  fontaines  doit  passer,  depuis  la  porte 
»  du  S t-Esprit  jusqu'au  regard  deTOfflcialité  »,  et  con- 
damnant les  s"  Charbonnier,  La  Fayette.  Chevalier, 
d'Aubière,  Cohendy  et  Bughon,  dénommés  audit  procès- 
verbal,  à  faire  combler,  dans  la  huitaine  pour  tout  délai, 
les  cuvages  qui  avancent  sous  la  rue  ;  condamnant  en 
outre  le  s^  Charbonnier  à  faire  un  arceau  pour  soutenir 
le  tuf  qui  est  entre  sadite  cave  et  celle  du  s'  La  Fayette  ; 

—  lettres  à  ce  sujet  de  M™'  Vincens  La  Fayette,  et 
mémoires  sur  les  réclamations  de  ladite  dame;  —  plan 
joint  aux  dites  réclamations  comprenant  :  la  porte  St- 
Esprit,  le  portail,  Téglise  et  la  fontaine  de  St-Genès;  la 
maison  Garno,  la  maison  La  Fayette,  «  située  sur  l'em- 
»  placement  faisant  partie  de  ce  que  les  terriers  du  Roy 
»  et  des  seigneurs  relevant  de  Sa  Majesté  appellent  la 

>  Boucherie,  la  Perche,  la  halle  de  St-Genès  »;  le  cul- 
de-sâc  Bernard,  la  petite  rue  de  la  Treille,  le  marché 
au  blé,' le  réservoir  des  eaux,  la  place  et  la  porte  des 
Cordeliers  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  10  dé- 
cembre 1750,  commettant  les  s"  Dijon,  ingénieur,  et  de 
La  Roche,  sous-ingénieur  des  Ponts  et  Chaussées,  pour 
dresser  un  état  estimatif  des  ouvrages  à  faire  chez 
chaque  paitîculier  pour  placer  les  tuyaux  des  fontaines; 

—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  21  août  1777,  confirmant 
l'arrêt  du  2  août  1748  relatif  aux  fontaines  de  Cler- 
mont; ordonnance  de  M.  de  Chazerat,  du  29  nov.  1777, 
enjoignant  d'arracher  les  arbres,  vignes  et  osiers  qui 


se  trouveraient  dans  toute  l'étendue  de  la  conduite  à 
une  distance  moindre  de  5  toises  de  chaque  côté  ;  — 
construction  de  deux  fontaines  à  la  place  Poterne,  dans 
les  grottes  construites  par  Deval,  architecte,  1785  ;  — 
réparations  du  canal  qui  conduit  les  eaux. de  Royat 
à  la  Croix  de  fer,  1787. 


C.  2171»  (Liasse.) —  7  pièces,  papier, 

1696- 17S8.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.—  Travaux  comnrunaux. —  Concessions  d'eau  : 
—  un  demi-pouce  aux  Pères  de  la  Charité,  à  prendre  à 
la  fontaine  de  St-Genès,  1696;  — 3  pouces  à  l'Hôpital  Gé- 
rai moyennant  3,000  livres  qui  seront  payées  lors  de  la 
passation  du  contrat  et  employées  par  la  ville  à  la  répa- 
ration des  sources  ;  Thôpital  fera  refaire  la  conduite  à 
neuf  depuis  le  faubourg  des  Gras  jusqu'au  regard  de 
la  grande  rue  des  Gras,  1780  ;  —  un  quart  de  pouce 
à  l'abbaye  de  l'Eclache  moyennant  560  livres  qui 
demeureront  imputées  sur  les  arrérages  de  la  rente  de 
90  liv.  due  par  la  ville  à  ladite  abbaye  ;  analyse  d'une 
délibération  dans  laquelle  sont  énumérées  les  conditions 
do  la  vente,  1783;  —  analyse  d'une  délibération  du  21 
février  1787  décidant  «  de  concéder  au  s'  Lasteyras  le 
»  trop  plein  de  la  fontaine  de  l'Intendance,  à  la  charge 
»  par  lui  de  faire  à  ses  frais  une  conduite  souterraine 
»  pour  la  conduite  de  l'eau  jusqu'à  son  jardin  »  ;  cette 
eau  pourra  arroser  ensuite  leâ  arbres  du  boulevard  du 
Séminaire;  de  faire  un  canal  dans  la  rue  de  Las  Cro- 
tas  pour  recevoir  le  trop  plein  des  fontaines  particu- 
lières des  maisons  Reboul  et  de  Vernières  ;  lettre  de 
M.  Lasteyras  à  ce  sujet;  —  analyse  d'autre  délibération 
du  30  juin  1788  décidant  d'autoriser  le  s'  Lasteyras  à 
jouir  du  trop  plein  de  la  fontaine  de  l'Intendance;  le 
secrétaire  de  Tlntendance  fait  remarquer  que  l'on  avait 
pris  des  engagements  vis-à-vis  de  M.  de  Leyval  ;  on 
décide  par  la  même  délibération  d'accepter  les  oifres  de 
la  V*  Peyrend  relative  à  la  servitude  que  prétend  ladite 
veuve  sur  l'hôtel  de  l'Intendance  ;  on  commet  les  clercs 
de  la  ville  pour  visiter  les  places  et  boulevards  ;  —  ana- 
lyse d'une  délibération  du  4  août  1788,  décidant  qu'à 
l'avenir  le  prix  du  pouce  d'eau  demeurera  fixé  à  3,000 
livres  et  <  que  vente  sera  faite  à  M.  Onzlow  d'un  demi-» 
»  pouce  moyennant  1,500  livres,  à  la  charge  de  ne  pou- 
»  voir  l'exiger  que  dans  deux  ans  et  de  faire  la  conduite 
»  de  manière  qu'outre  le  demi-pouce  elle  puissecontenir 
>  l'eau  nécessaire  à  la  fontaine  que  la  ville  se  propose 
»  de  faire  construire  à  la  place  des  Jacobins  ». 


/ 


254 


ARCHIVES  DU 


€.•2172.  (Liasse  )  —  30  yiècés,  papier,  dont  2  cahiers  de  21  feuil. 

1719>175S. —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Construction  des 
barrières  :  ordonnance  de  M.  Boucher,  intendant,  du 
30  octobre  1719,  relative  à  la  construction  de  bureaux 
d'octroi  à  la  porte  Neuve,  à  la  porte  St-Esprit,  à  la 
ÎK)rte  des  Gras  et  à  celle  des  Cordeliers;  autre  ordon- 
nance de  M.  Brunet  d'Evry,  du  18  novembre  1722,  con- 
firmant la  précédente;  adjudication  de  la  construction 
de  trois  bureaux  au  prix  de  1,200  livres;  —  devis,  dressé 
par  M.  Dijon,  des  barrières  droites  et  obliques  à  iiâtir 
autour  de  la  ville  de  Clermorit-Ferrand  et  des  répara- 
tions à  faire  tant  aux  bureaux  attenant  aux  portes  de 
la  ville  qu*au  logement  des  |X)rtiers,  murs  et  portes 
dlcelle  ;  les  barrières  à  construire  sont  :  la  barrière 
du  Colombier  de  Montferrand;  une  barrière  oblique 
sur  le  chemin  du  moulin  de  St-Borne  ;  une  barrière 
oblique  sur  le  pont  de  Bienassis,  une  autre  entre  les 
Buges  et  Champfleury  ;  une  barrière  et  un  bureau  sur 
le  chemin  de  Blanzat  ;  une  barrière  et  un  bureau  à  l'en- 
trée du  faubourg  de  St-Alyre,  attenant  au  colombier  de 
M"*  Guyot;  une  clôture  au  passage  oblique  qui  joint  le 
pont  de  pierre  ;  une  barrière  oblique  entre  le  mur  de 
M.  Seissac  et  celui  du  jardin  des  eaux  minérales  de  St- 
Alyre;  deux  autres  barrières  obliques  entre  les  murs  de 
MM.  Seissac,  Jean  Phelup  et  celui  de  M"®  Cortigier  ; 
autre  barrière  oblique  entre  le  mur  de  la  Chasse  et 
celui  de  la  veuve  Bighot;  une  barrière  et  un  bureau  au- 
dessous  du  pont  de  Fontgiève  ;  deux  barrières  obliques, 
Tune  entre  St-André  et  Fontgiève,  l'autre  entre  St- 
André  et  le  bois  de  Cros  ;  une  barrière  droite  près  le 
moulin  des  Salles;  une  clôture  auprès  du  jardin  de 
M.  du  Portail  ;  une  barrière  oblique  à  l'entrée  de  la 
première  rue  après  celle  de  M.  du  Portail  ;  une  clôture 
à  l'entrée  de  la  deuxième  rue  après  celle  de  M.  du 
Portail  ;  une. barrière  oblique  au  coin  de  la  grange  du 
s'  DuvaU  une  barrière  droite  sur  l'avenue  de  Beau- 
mont;  une  clôture  entre  la  cùta  de  la  Pouge  et  la  terre 
de  l'hôte  du  Cheval-Blanc,  une  autre  entre  la  même  cttta 
et  celle  de  M.  Brunel;  une  clôture  entre  le  jardin  des 
Pères  de  la  Charité  et  celui  du  b'  Foucault;  une  bar- 
rière oblique  au-dessous  du  Taureau;  une  barrière  et 
un  bureau  près  les  bâtiments  de  M.  Lelarge;  des  bar- 
rières obliques  entre  le  mur  de  M.  Vincent  et  celui  du 
s' Louche,  entre  le  mur  des  Capucins  et  celui  de  la  Vi- 
sitation, entre  le  mur  de  la  Visitation  et  celui  de 
M"*  Chey,  entre  le  mur  de  M.  Dauphin  et  le  jardin  du 
s'Jallier;  une  barrière  oblique  à  la  Croix  Moret,  un 


PUY-DE-DOME. 

bureau  à  la  porte  de  Champeix,  une  loge  de  portier  à  la 
porte  de  l'Oratoire,  une  autre  à  la  porte  des  Cercles, 
autres  loges  de  portier  aux  portes  du  Cerf,  de  la  Cha- 
rité, du  Saint-Esprit,  des  Cordeliers,  Barnier,  de  la 
Grandville;  réparations  à  la  porte  des  Tueries  et  à 
la  porte  St-Pierre;  procès- verbal  d'adjudication  des 
travaux  ci-dessus  le  23  mai  1744  au  prix  de  15.622  lîv.; 
—  devis  des  ouvrages  de  quatre  bureaux  généraux  à 
•établir  pour  les  entrées  de  la  ville  de  Clermont-Per- 
rand,  de  douze  logements  attenant  aux  barrières  obli- 
ques pour  les  portiers  et  d'une  augmentation  de  bâti- 
ment au  bureau  des  Buges,  dressé  par  M.  Dijon,  le  21 
avril  1755;  correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  Boyt.Gros, 
Verdier  et  Paignal,  échevins  de  Clermont,  avec  M.  de 
La  Michodière,  alors  à  Paris,  au  sujet  de  l'opposition 
que  leur  ont  fait  signifier  MM.  du  Présidial;  lettre  des 
officiers  du  Présidial  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
7  septembre  1755,  décidant  que  l'établissement  des  bar- 
rières permanentes  ne  pourrait  avoir  lieu  que  pour  le 
l'*"  janvier  1759,  «  pondant  laquelle  prorogation  on 
»  cherchera  à  remédier  aux  inconvénients  que  le  fer- 
>  mier  et  ses  cautions  prétendent  trouver  dans  l'éta- 
»  blissement  des  barrières  permanentes  ». 


G. -2173.  (Liasse.)  —22  pièces,  papier,  i  plan. 

1 711-1786.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux,  marché  au  blé  :  — 
Projet  de  transfert  du  marché  sur  la  place  de  Jaude, 
1731  ;  la  ville  proteste  contre  ce  projet  ;  —  requête 
adressée  au  roi  par  André  de  Gironde,  comte  de  Buron, 
grand  échanson  de  France  et  lieutenant  général  da 
gouvernement  de  l'Ile  de  France,  pour  demander  le 
déplacement  du  marché  au  blé,  la  place  où  se  tient 
actuellement  ce  marché  est  trop  resserrée  et  d'un  abord 
difficile,  ce  qui  cause  bien  du  désordre  et  fait  tort  aa 
suppliant  qui  n'y  peut  faire  percevoir  que  difficilement 
son  droit  de  leyde  ;  il  propose  de  transférer  le  marché 
dans  la  place  appelée  Derrière-Clermont,<dans  laquelle 
»  on  a  accoutumé  d'exposer  en  vente  les  jours  de  mar- 
»  ché  le  pain  des  boulangers  forains,  les  toiles,  le  fil,  le 
»  chanvre,  les  vieilles  hardes,  la  poterie  de  terre,  etc.  »; 
pour  rendre  cette  place  absolument  commode,  il  suffi- 
rait de  démolir  deux  petites  maisons  qui  sont  presque 
au  milieu  de  ladite  place  et  d'élargir  d'une  toise  la  rue 
des  Grands-Jours  pour  mettre  le  marché  en  communi- 
cation avec  la  place  Devant-Clermont  et  la  place  Po- 
terne; il  y  a  longtemps  d'ailleurs  que  les  habitants  ont 
compris  la  nécessité  de  réparations  de  ce  genre  et  ils 
obtinrent,  le  3  août  1688,  un  arrêt  du  Conseil  portant 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


255 


que,  par  lé  s' de  Vaubo  arg,  intendant  l'Auvergne,  «  il 
»  seroit  en  présence  de  l'un  des  trésoriers  de  France  de 

>  Riom,  du  lieutenant  général  au  bailliage  et  des  maire 
»  et  ëchevins  de  la  ville  de  Clermont,  drossé  un  plan  et 
»  fait  alignement  par  les  architectes  et  experts  qui 
»  seroient  nommez  par  ledit  s'  de  Vaubourg,  des  élar- 
»  gissements  des  rues  et  retranchement  des  maisons 

>  qu'il  conviendroit  faire  en  ladite  ville»;  lettre  de 
M.  Orry,  contrôleur  général,  du  l®""  mars  1753,  commu- 
niquant c^tte  requête  à  l'Intendant  qui  la  transmet  aux 
^hevins  pour  avoir  leur  avis;  —  plan  de  l'ancien  mar- 
ché au  blé  et  de  remplacement  proposé  pour  le  nouveau, 
comprenant  TégliseCathédrale,  la  rue  des  Grands-Jours, 
la  rue  du  Terrail.  la  fontaine,  la  rue  des  Chaussetiers, 
les  bâtiments  de  l'Evèché,  la  rue  de  roffloialité,  la  rue 
des  Crottes,  la  rue  du  Fort-rEvesque,  le  portail  des 
Carmes,  la  rue  de  la  Treille,  la  rue  des  Grenettes,  le 
carrefour  de  l'Échaudé,  la  rue  Saint-Genès  et  la  rue  de 
la  Terrasse;  — devis  dressé  par  M.  Dijon,  ingénieur 
en  chef  des  Ponts  et  Chaussées  de  la  province  d'Auver- 
gne, le  16  mars  1762,  pour  la  construction  de  la  nou- 
velle halle  au  blé;  adjudication  des  travaux  au  s'  Ma- 
chebeuf,  au  prix  de  14,820  livres; —  requête  adressée 
  l'Intendant  par  :  Gabrielle  de  La  Roche  du  Ronzet, 
abbesse  de  TEclache;  Simon  Leboyer,  au  nom  et  comme 
mari  de  Jeanne  Clouât,  propriétaire  du  logis  des  Trois- 
Pigeons;  Antoine  Boule,  aubergiste  du  logis  dé  la  Tour- 
d'Auvergne;  Antoinette  Ligier,  aubergiste  au  logis 
du  Chapon,  Pierre  Boutaudon  père,  ci-devant  im- 
primeur du  roi,  et  autres,  demeurant  au  faubourg  du 
Cerf,  porte  Saint-Genès,  se  plaignant  que  la  nouvelle 
halle  a  complètement  obstrué  la  rue  qui  conduisait  de 
la  porte  du  Cerf  à  TEclache,  ainsi  que  les  rues  voisines^ 
la  ville  a  acheté  quelques  maisons  avec  le  dessein  d'où- 
\Tir  une  rue  nouvelle,  mais  l'inexécution  de  ce  projet 
cause  un  grand  tort  aux  suppliants  ;  —  requête  sur  le 
même  sujet  de  quelques  habitants  des  rues  d'Enfer  et 

.Bout-du-Monde  ;  cori-espondance  de  l'Intendant  avec 
les  maire  et  échevins  de  Clermont;  mémoire  exposant 
les  difficultés  qu'a  rencontrées  la  ville  dans  la  construc- 
tion de  la  halle,  1768  ;  —  correspondance  de  M.  de  La 
Crène,  au  sujet  du  pavage  de  la  halle,  1772  ;  —  analyse 
d'une  délibération,  1786,  portant  arrêté  que  par  le 
s'  Deval,  architecte,  il  sera  procédé  à  l'examen  des 
voûtes  de  la  halle  au  blé. 


C,  2174.  (Liasse.)  —  08  pièces^  papier,  i  cachet. 

tSS8-1788.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Travaux  communaux.  —  Copie  d'arrêt  du 


)  Conseil  d'État,  du  3  août  168S,  ordonnant  «  que  par  le 
»  s""  de  Vaubourg,  conseiller  du  Roy  en  ses  conseils, 
»  maistre  des  requestes  ordinaire  de  son  hoétel,  com- 
»  missaire  départy  en  la  province  d'Auvergne,  il  sera 
»  en  présence  de  l'un  des  trésoriers  de  France  au  Bureau 
»  des  Finances  de  Riora,  du  lieutenant  général  au  bail- 
»  liage  et  des  maire  et  eschevins  de  la  ville  de  Clermont 
»  dressé  un  plan  et  fait  alignement...  des  élargisse- 
»  ments  des  rues  et  retrenchements  des  maisons  qu'il 
»  conviendra  faire  en  lad.  ville  >;  les  indemnités 
seront  payées  par  les  propriétaires  qui  profiteront  des 
changements  et  par  le  corps  commun  ;  la  requête  des 
échevins  transcrite  dans  l'arrêt  annonce  que  la  ville 
comprend  4,000  feux,  et  que  «  le  collège  des  Jésuites, 
de  fondation  royale  »  reçoit  1,500  écoliers;  —  toîsé  pour 
mettre  le  terrain  à  niveau  depuis  la  porte  des  Cercles 
jusques  au  coin  do  la  tour  des  Jésuites,  dressé  par  Sala- 
din,  1714  ;  —  lettre  de  M.  de  La  Grandviile,  du  25  déc. 
1724,  priant  M.  d'Ormesson  de  rendre  compte  au  Contre* 
leur  général  du  projet  qu'on  a  formé  de  faire  une  place 
dans  la  ville  de  Clermont- Ferrand  :  c'est  sur  la  proposi- 
tion de  M.  de  La  Grandviile,  que  l'on  s'est  décidé  à  sup- 
primer la  porte  Poterne  et  à  enfermer  dans  la  ville  la 
place  qui  s  étendait  au  dehors  et  à  côté  de  cette  porte  ; 
on  sera  obligé  d'abattre  les  murs  de  la  ville  et  de  sou- 
tenir le  terrain  par  un  mur  en  terrasse;  la  dépense 
montera  tout  au  plus  à  20,000  liv.  ;  on  voudrait 
employer  pour  cet  objet  le  fonds  des  lanternes,  ia  ville 
n'ayant  pu  en  recevoir  4  cause  des  grands  vents  qui  y 
régnent,  il  faudrait  pour  cela  un  arrêt  du  Conseil  qui 
autorisât  la  dépense;  la  ville  de  Clermont,  ajoute  M.  de 
La  Grandviile,  n'a  aucune  place  et  comme  les  barrières 
sont  fermées  à  neuf  heures  du  soir,  les  habitants  n'ont 
aucun  endroit  pour  se  promener,  M.  d'Ormesson  la 
connaît  et  pourra  renseigner  le  Contrôleur  général  ;  -^ 
M.  d'Ormesson  répond  que  le  Contrôleur  général  n'a  pas 
paru  goûter  le  projet  et  que  M.  de  La  Grandviile  fera 
bien  en  venant  à  Paris  d'apporter  les  plans  et  devis  et 
d'expliquer  lui-même  les  avantages  de  son  projet  ;  pro- 
jet ou  copie  d'arrêt.  —  Projet  de  création  à'une  place  au 
devant  des  maisons  de  MM.  Lecourt,  du  Bouchet,  de 
Claris  de  Saint-Angel  et  du  s*"  Girard,  1750  :  il  sufllrait 
d'abattre  deux  maisons  de  peu  de  valeur  ;  on  pourrait 
affermer  cette  place  aux  marchandes  de  légumes  ;  — 
projet  d'ouverture  d'une  rue  nouvelle,  lettre  de  M.  de 
Chazerat,  17(55,  protestant  contre  la  prétention  de  la 
ville  de  rejeter  sur  lui  toute  la  dépense  ;  précis  d'une 
délibération  du  15  juillet  1765,  par  laquelle  la  ville  offre 
de  contribuer  pour  1,000  liv.  ;  — délibération  de  l'as- 
semblée  des  notables  du  10  juin  1767,  acceptant  la  pro- 
t;osition  de  M.  Dezoulières,  procureur,  qui  offre  d'aban- 


256  ARCHIVES  DU 

« 

donner  à  la  ville  l'emplacement  d'une  maison  acquise 
par  lui  rue  des  Carmes,  vis-à-vis  la  maison  Sauvagnat, 
afin  de  se  mettre  à  l'alignement  de  la  maison  de  Ville- 
raont>  il  demande  à  être  exempté  de  la  charge  de  col- 
lecteur ;  lettre  à  ce  sujet  des  échevins  à  l'Intendant  ; 
—  analyse  d'une  délibération,  du  3  sept.  1782,  portant 
arrêté  d'ouvrir  une  rue  de  la  rue  de  la  Bouche- 
rie au  boulevard  des  Augustins  ;  avis  de  M.  AIbo  de  Cha- 
nat,  subdélégué;  —  analyse  d'une  délibération,  du 
JL4  nov.  1782,  au  sujet  de  l'alignement  du  chemin  du 
Salin  et  de  divers  ouvrages  ;  —  analyse  de  délibérations, 
1783,  relatives  à  la  rue  formée  sur  l'emplacement  de 
l'ancien  hôtel-Dieu;  au  nivellement  de  la  rue  à  ouvrir 
sous  le  boulevard  des  Augustins  ;  —  réparations  à  la 
porte  d'entrée  du  Palais,  1784  ;  —  requête  de  M"*  de 
Combres  de  Bressolles,  abbesse  de  TEcIache,  demandant 
un  alignement  pour  une  vigne  que  son  couvent  vient 
d'acquérir  et  l'autorisation  de  clore  la  rue  du  Chapon 
-qui  est  entre  leur  enclos  et  celui  des  Bénédictines  ;  déli- 
bération à  ce  sujet  du  conseil  de  ville,  du  29  nov,  1784; 

* 

requête  d'habitants  qui  protestent  contre  la  clôture  de 
la  rue  du  Chapon;  — analyses  de  délibérations  relatives  :  • 
aux  travaux  faits  par  le  chapitre  Saint-Pierre  dans  le 
cimetière  de  ladite  paroisse,  au  projet  de  transférer  le 
-cimetière  Saint-Genès  de  l'enclos  des  Capucins  sur  un 
autre  terrain  placé  près  le  pont  de  Naud,  la  ville  s'oppose 
à  ce  changement,  1785  ;  —  analyse  de  délibération,  du 
30  mai  1785,  relative  à  la  vente  du  terrain  ci-devant 
occupé  par  la  fontaine  de  la  Poterne  ;  —  travaux  des- 
tinés à  faire  communiquer  la  Poterne  et  la  place  d'Es- 
pagne, 1785  ;  lettres  de  M"*  Sedillot-Lhoyer  demandant 
que  la  ville  fasse  quelques  travaux  pour  clore  sa  maison 
que  les  travaux  laissent  à  découvert;  mémoire  sur  cette 
réclamation  :  la  maison  des  mineurs  Lhoyer  est  située 
rue  Beauregard  et  se  termine  par  un  jardin  en  terrasse 
élevé  de  25  pieds  au-dessus  de  la  place  d'Espagne,  le  mur 
de  soutènement  a  été  reconstruit  par  l'ancien  proprié- 
taire ;  on  y  voit  en  effet  une  pierre  carrée  avec  inscrip- 
tion, chapiteaux  et  ornements  qui  ne  peuvent  être 
considérés  comme  ayant  appartenu  au  mur  de  ville; 
€  l'inscription  d'ailleurs  confirme  de  plus  en  plus  cette 

>  opinion  D.  M.  Œ.  RESTIT.  A.  1575;  ce  que  l'on  doit 
»  naturellement  interpréter  ainsi  :  Dominus  œdis  res- 

>  tituit  anno  1575^  c'est  le  propriétaire  de  cette  maison 

>  qui  a  rétabli  ce  mur  en  Tannée  1575  ;  »  tous  les  pro- 
priétaires voisins  qui  bordent  la  place  d'Espagne  du 
côté  de  bise  MM.  de  Saint-Cirgues,  d'Haumières,  de 
Begon,  d'Orcet,  de  Sertillanges,  ont  également  établi 
des  terrasses  de  ce  côté  ;  en  1756  le  bureau  des  Finances 
menaça  d'inquiéter  les  propriétaires  riverains  des  murs 
delà  ville,  sous  prétexte  qu'ils  s'étaient  emparés  de  la 


PUY-DE-DOME. 

rue  des  Remparts,  le  s'  Crespat  de  Ludesse  consentit  à  * 
c^tte  occasion  à  payer  un  cens  de  11  sols,  €  et  on  lui 
»  concéda  cette  rue,  comme  si  elle  existoit  encore,  quoî- 
»  qu'elle  fut  en  terrasse  depuis  plus  d'un  siècle  et 
»  demy  ;  »  —  analyse  d'une  délibération  du  12  juin  1786, 
arrêtant  que  la  ville  consentira  à  l'alignement  qui  sera 
donné  à  l'abbayedel'Eclache  par  leBureau  des  Finances; 
que  les  Augustins  et  le  s'  Dulaure  pourront  clore  la  rue 
à-bout  dans  l'alignement  de  leur  enclos  «  et  prendre 

>  même  l'eau  du  canal  de  la  ville  à  la  charge  de  ne  faire 
»  aucune  pelière  ;  »  —  alignements  donnés  à  des  parti- 
culiers, 1787  ;  sur  la  demande  de  plusieurs  propriétaires  , 
de  maisons  sises  au  «  quartier  d^  Saint-Genèz  sur  la  rue 
»  suivant  le  rempart  de  la  porte  des  Tueries  au  nouvel 

>  Hôtel-Dieu,  d'avancer  de  toute  la  largeur  de  la  rue,  ce 
»  qui  décoreroit  ce  quartier,  »  le  â""  Deval  est  commis 
pour  visiter  les  lieux  ;  —  analyse  d'une  délibération,  dû 
10  juillet  1788,  relative  à  l'arrêt  du  Conseil  du  13  juin, 
qui  attribue  aux  intendants  les  fonctions  ci-devant  exer- 
cées par  les  trésoriers  de  France  en  matière  de  voirie  ; 

^  décisions  prises  pour  donner  à  la  contre-allée  qui  borde 
la  place  d'Espagne  à  l'aspect  de  midi  une  largeur  uni* 
forme  de  18  mètres;  -r  requête,  non  datée,  des  sieurs 
Lagat,  marchands,  demandant  que  la  ville  leur  concède, 
pour  y  construire  un  magasin,  un  emplacement  vacant 
faisant  partie  de  celui  qui  est  entre  la  porte  de  La  Grand- 
ville  et  la  porte  Saint-Pierre;  ils  ofl^ent  50  liv.  de 
rente;  —  extrait  des  adjudications  faites  par  les  éche* 
vins  de  Clermont  de  1694  à  1754;  réparations  en  1717  à 
l'auditoire  de  l'hôtel  de  ville,  2,760  liv.  ;  construction 
en  1733  de  la  porte  Saint-Pierre  et  d'un  canal  allant  de 
ladite  porte  au  couvent  des  Augustins  ;  mémoire  sur  le 
droit  de  la  ville  de  procéder  auxdites  adjudications. 


C.  2175.  (Liasse.)  —  94  pièces,  papier;  1  cachet 

1749-1784.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Suppression  du  droit  de  leyde.  —  Lettre  de 
l'Intendant  au  comte  dQ  Saint-Florentin ,  du  17  sept. 
1749,  au  sujet  d'un  droit  de  leyde  qui  appartient  à 
M.  de  Buron  dans  la  ville  de  Clermont  «  et  sur  le- 

>  quel  il  craint  que  le  corps  commun  des  habitans 
»  n'engage^  sans  aucun  intérêt,  une  contestation  avec 

>  luy  »  ;  —  lettre  de  M.  Terray,  du  10  nov.  1770, 
adressant  à  M.  de  Montyon,  pour  avoir  son  avis,  une 
requête  par  laquelle  les  officiers  municipaux  de  Cler- 
mont demandent  la  suppression  du  droit  de  leyde. 
«  Ils  la  croyent  nécessaire  pour  faire  diminuer  le  prix 
»  des  grains  et  procurer  au  commerce  la  liberté  dont  il 
»  doit  jouir  et  ils  font,  en  vertu  des  délibérations  qui 


■ 


>  les  y  autorisent,  le  sacrifice  du  tiers  de  ce  droit  qui 

>  appartient  à  la  ville  ;  quant  aux  autres  deux  tiers 
»  appartenant  à  la  succession  de  M.  le  comte  de  Buron, 
»  ils  proposent  d'en  faire  faire  le  remboursement  par 
»  imposition  sur  les  habitans  des  campagnes  voisines  de 

>  Clermont  à  8  et  10  lieues,  et  dont  les  habitans  de  la 

>  ville  seroient  exempts,  attendu  qu'ils  le  sont  du  droit 
»  de  layde  »  ;  —  délibérations  à  ce  sujet  de  l'assemblée 
des  notables,  des  18  et  22  octobre  ;  lettre  de  M.  Despa- 
leines,  maire,  à  PIntendant;  —  M.  de  Montyon  fait 
observer  d'abord  que  dans  cette  circonstance  la  ville 
a  pris  la  qualité  de  syndic  du  tiers  état  de  la  province, 
il  ignore  quels  sont  les  titres  de  la  ville  à  cette  préten- 
tion, mais  il  a  cru  devoir  signaler  le  fait  ;  quant  à  l'ob- 
jet même  de  la  demande,  il  n'est  pas  douteux  que  la 
suppression  de  ce  droit  ne  soit  infiniment  désirable;  le 
droit  de  leyde  n'est  pas  justifié  par  les  services  rendus, 
puisque  dans  la  plupart  des  lieux  où  on  le  perçoit  les 
bâtiments  nécessaires  aux  marchés  sont  construits  aux 
frais  des  communautés  ;  d'autre  part  <   l'assistance 

>  nécessaire  au  marché  des  régisseurs  ou  fermiers  du 
»  droit  de  leyde  peut  donner  à  ces  hommes  intéressés  à 

>  la  hausse  du  prix  des  grains  une  influence  sur  les 

>  cours  dont  il  n'est  pas  prudent  de  leur  laisser  la  faci- 
»  lité»;  ce  droit  était  d'une  coupç  par  setier,  c'est-à- 
dire  du  30"*  il  n'est  plus  que  du  45"'  parce  que  le  tiers 
de  coupe  qui  appartient  à  la  ville  n'est  plus  perçu  ; 
M.  de  Montyon  est  d'avis  que  la  ville  doit  payer  sa  part 
du  remboursement  étant  la  principale  intéressée;  pro- 
jet d'aiTêt  ;  —  délibération  de  l'assemblée  des  notables 
du  4  déc.  1770,  au  sujet  des  travaux  de  charité  que 
l'Intendant  se  propose  de  faire  faire  dans  la  ville,  et  de 
la  suppression  du  droit  de  leyde  :  il  n'est  pas  juste  que 
la  ville  participe  au  remboursement  étant  au  contraire 
intéressée  à  la  perception,  elle  a  fait  tout  le  sacrifice 
qu'elle  pouvait  faire  en  abandonnant  sa  part  du  droit  ; 
—  arrêt  du  Cîonseil  d'État,  du  21  avril  1771,  ordonnant 
la  suppression  du  droit  de  leyde  qui  se  percevait  sur  le 
marché  de  Clerraont-Ferrand  ;  le  remboursement  sera 
payé  au  propriétaire  par  forme  d'imposition  sur  l'élec- 
tion, la  ville  paiera  un  neuvième  ;  les  propriétaires 
devront  produire  les  titres  constitutifs  de  leur  droit  et 
leurs  registres  de  comptes  ;  —  lettre  de  remerciements 
adressée  à  M.  de  Montyon  par  les  maire  et  échevins;  — 
correspondance  au  sujet  de  cette  aflfaire  entre  l'Inten- 
dant et  M.  de  Saint-Prest;  copie  d'une  lettre  de 
M.  d'Ormesson  au  Contrôleur  général  sur  la  forme  de 
l'arrêt  ;  —  pi-otestations  du  marquis  de  Gironde  contre 
la  suppression  du  droit  de  leyde  qui  lui  appartenait  ; 
lettre  à  ce  sujet  de  M.  Turgoi,  du  27  sept.  1774  ; 
mémoire  de  M.  Tixîer  faisant  remarquer  que  M.  de 

Pdy-db-Dômb.  —  Série  C- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  257 

Gironde  n'a  pas  à  se  plaindre j  puisque  jusqu'au  rembour- 
sement delà  valeur  du  droit  qui  est  ordonné  par  l'arrêt 
de  suppression  on  lui  paye  le  prix  de  son  bail  ;  —  lettre 
de  M.  Turgot,  du  12  janvier  1775,  demandant  à  l'Inten- 
dant un  état  des  prix  et  des  quantités  de  grains  vendus 
à  Clermont  et  à  Riom  de  1761  à  1771,  afin  de  fixer  l'in- 
demnité due  à  M.  de  Gironde  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  Touttée;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  31  août  1775, 
supprimant  la  portion  du  droit  de  leyde  qui  se  perçoit 
en  la  ville  de  Clermont-Ferrand  au  profit  de  M.  le 
marquis  de  Gironde  sur  les  marchandises  et  denrées 
autres  que  les  grains  ;  —  lettre  de  M™*  d'Assé  de 
Gironde  à  M.  de  Chazerat,  intendant,  du  18  sept.  1777, 
au  sujet  de  l'indemnité  qui  lui  est  due  comme  représen- 
tant son  mari  et  son  beau-père,  M.  de  Buron  ;  cette 
indemnité  a  été  fixée  le  4  septembre  1775  par  les  com- 
missaires du  bureau  des  Péages  à  60,000  liv.  non  com- 
pris les  intérêts;  M.  de  Gironde  fit  des  représentations 
sur  la  modicité  de  cette  somme  et  ne  pouvant  rien 
obtenir  mourut  de  chagrin;  M™'  de  Gironde  se  résigne  à 
recevoir  la  somme  fixée  ;  —  correspondance  à  ce  sujet 
de  M.  Necker  avec  l'Intendant  ;  envoi  d'un  arrêt  du 
14  octobre  1777,  qui  ordonne  l'imposition  en  trois  années 
consécutives,  conjointement  et  au  marc  la  livre  de  la 
capitation,  sur  l'élection  de  Clermont,  de  la  somme  de 
60,000  liv,  montant  de  l'indemnité  adjugée  au  s' marquis 
de  Gironde,  ensemble  des  intérêts  de  cette  somme  échus 
,  ou  à  échoir  depuis  1771  jusqu'au  parfait  rembourse- 
ment ;  —  ordonnances  de  l'Intendant  pour  l'exécution 
de  l'arrêt  ;  —  correspondance  avec  M.  Pasquier  de  Cou- 
lan,  de  1778  à  1781,  au  sujet  des  paiements  faits  à 
M"*  de  Gironde;  —  lettre  de  M.  de  Calonne,  du 
7  mai  1784,  au  sujet  d'une  requête  présentée  par  M.  le 
comte  de  Lort  et  M"«  de  Vilennes,  par  lequelle  ils  récla- 
ment 4,324  liv.  17  sols  4den.  d'intérêts  pour  retard  des 
paiements  aux  époques  qui  avaient  été  réglées  des 
sommes  qui  étaient  dues  à  la  succession  de  M""""  de 
Gironde  ;  correspondance  et  mémoires  relatifs  à  cette 
dernière  réclamation. 


C.  2176.  (Liasse.)  —  ^2  pièces,  papier  (6  itnpr.). 

161§-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Police.  —  Règlement  de  M.  Thevin,  1618  ; 
—  règlement  du  4  octobre  1674,  inscrit  sur  les  regis- 
tres de  la  ville  par  les  juges  de  police  Dufour,  lieutenant 
général;  Gaschier,  lieutenant  criminel;  Pascal,  procu- 
reur du  roi  ;  Ternier,  premier  échevin  ;  Beuf  et  Majeur, 
juges  de  police,  et  Baptiste,  greffier  de  la  police.  Les 
principaux  articles  sont  relatifs  aux  cabarets  et  aux 

33 


258  ARCHIVES  DU 

danses,  à  la  taxe  du  vin,  à  la  police  des  métiers,  à 
Tobservation  du  djmaiiche,àla  police  des  marchés  et  des 
métiers,  aux  poids  et  mesures,  à  la  voirie,  aux  aligne- 
ments, etc.;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  11  décembre 
1684,  qui  commet  M.  de  Berulle,  intendant*  pour,  juger 
le  différend  existant  au  sujet  de  la  police  entre  «  le 
»  lieutenant  général,  le  lieutenant  criminel,  le  procu- 
»  reur  du  Roi  au  Présidial  de  Clermont  et  les  échevins 

>  et  juges  de  police  de  ladite  ville»;  —  factum  pour 
les  officiers  de  la  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de 
Clermont  contre  les  maire,  échevins  et  procureur  du 
roi  en  l'hôtel  de  ville  de  Clermont  ;  on  rappelle  qu'après 
un  compromis  passé  entre  les  parties  en  avril  1695,  le 
maire  se  pourvut  secrètement  au  Conseil  qui  renvoya 
l'affaire  à  M.  d'Ableiges,  intendant;  <  mais  M.  d'Or- 
»  messon  luy  ayant  succédé,  il  trouva  moyen  de  le 
»  prévenir  et  de  surprendre  de  sa  religion  deux  ordon- 

>  nances,  la  première  du  21  novembre  1695,  pac  la- 
»  quelle  M.  d'Ormesson  accepta  la  commission  portée 

>  par  Tarrest,  quoyqu'elle  fust  adressée  à  M.  d'Ableiges 
»  nominatim;  et  la  deuxième  du  25  novembre  1695, 
»  par  laquelle  M.  d'Ormesson,  sur  une  simple  requeste 
»  des  maire  çt  échevins,  sans  entendre  ni  appeller  les 
»  officiers  du  Présidial,  les  dépouilla  de  la  jurisdiction  . 
»  de  la  police  qu'ils  avoient  exercée  sans  interruption 
»  depuis  plus  de  cent  cinquante  ans,  leur  fit  deffenses 
»  de  s'immiscer  au  fait  de  police,  et  se  réserva  de  l'exer- . 

>  cer  luy-mesme  en  son  hostel,  appelles  avec  luy  ceux 
»  qq'il  jugeroit  à  propos  d'y  assister.  En  exécution  de 
»  cette  ordonnance,  M.  d'Ormesson  exerça  la  police  en 
»  son  hostel  pendant  quinze  jours,  appellant  ceux  que 

>  bon  luy  sembloit  »  ;  par  un  excès  de  respect  pour 
rintendant,  le  Présidial  assista  aux  assemblées  quand 
celui-ci  les  en  requit,  mais  présenta  une  requête  d'op- 
position et  prouva  si  clairement  son  droit  «  que 
»  M.  d'Ormcsson  ne  put  s'empescher  de  rendre    une 

>  troisième  ordonnance,  le  13  décembre  1695,  par  la- 
»  quelle  il  les  rétablit  dans  l'exercice  de  la  police  et 
»  ordonna  que  les  maire  et  échevins  fourniroient  leurs 
»  dires  et  représenteroient  leurs  titres  »  ;  les  maire  et 
échevins  produisirent  une  copie,  imprimée  sur  papier 
timbré,  des  titres  relatifs  à  la  polic-e,  à  la  jurande  et 
aux  inventaires;  le  Présidial  prétend  avoir  droit  d'exer- 
cer la  police,-  mais  reconnaît  que  «  les  échevins  et  quatre 
»  bourgeois  et  habitans  nommés  par  la  ville  doivent 
»  avoir  part  à  l'administration  delà  police,  avec  pouvoir 
»  de  condamner  et  exécuter  jusqu'à  60  sols,  à  la  charge 
»  d'en  faire  leur  rapport  par  devant  les  officiers  de  la 
»  justice  ordinaire  aux  assemblées  de  poUce  »;  les 
titres  produits  par  les  maire  et  échevins  sont  ou  tron- 
qués ou  mal  interprétés,  il  en  est  de  même  de  ce  qui 


PUY-DE-DOME. 

concerne  les  jurés,  la  prétention  des  échevins  est  uni- 
quement fondée  sur  la  mauvaise  interprétation  d'un 
passage  «  d'une  espèce  de  Chartre  de  Louis  XI,  qui  n'a 
»  jamais  esté  vérifiée  ni  enregistrée,  conçue  en  ces  ter- 
»  mes  :  Establissons  la  ville  de  Clermont  ville  jurée...  > 
cette  clai^se  n'attribue  en  aucune  manière  aux  échevins 
la  connaissance  des  jurandes;  les  maire  et  échevins  éta- 
blissent leur  demande  relativement  aux  inventaires 
sur  des  lettres  patentes  de  Catherine  de  Médicis,  du  15 
février  1&67,  par  lesquelles  il  est  ordonné  que  les  inven- 
taires des  habitans  de  la  ville  et  banlieue  de  Clermont 
seront  faits  gratis  par  un  échevin  avec  le  greffier  de  la 
Sénéchaussée,  mais  le  procureur  du  roi  de  la  Séné- 
chaussée fit  opposition,  et  d'ailleurs  les  officiers  ont 
depuis  acquis  deux  offices  de  commissaires  examina- 
teurs créés  en  1586  auxriuels  la  confection  des  inven- 
taires est  attribuée  par  plusieurs  édits.  Le  Présidial  à 
son  tour  demande  que  défense  soit  faite  au  maire  et  au 
procureur  du  roi  de  la  ville  de  porter  la  roba  rouge,  aux 
clercs  de  ville  de  porter  des  hallebardes  aux  processions, 
aux  maire  et  échevins  d'assister  à  la  confection  des 
rôles;  que  les  logements  des  gens  de  guerre  soient 
faits  confortnément  aux  règlements,  que  le  lieutenant 
général  soit  maintenu  en  sa  place  ordinaire  aux  assem- 
bléesde  ville,  qui  est  la  première  après  les  maire  et 
échevins;  enfin  que  les  maire,  échevins  et  procureur  du 
roi  soient  tenus  de  rendre  compte  du  maniement  qu'ils 
ont  eu  des  deniers  de  la  ville  par  devant  des  commis- 
saires nommés  par  la  ville,  qu'ils  ne  puissent  faire 
•aucune  dépense  extraordinaire  sans  une  délibération 
expresse  des  habitants  et  que  toutes  les  délibérations 
soient  signées  par  deux  commissaires  nommés  par  l'as- 
semblée (sans  date  et  sans  nom  d'imprimeur,  in-fol. 
11  pages);  — sommaire  du  factum  des  officiers  de  la 
Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  Clermont  Ferrand 
contre  les  maire,  échevins  et  procureur  du  roi  en 
l'hôtel  de  ville  de  Clermont  (impr.  in-fol.,  4  pages);  — 
mémoires  pour  les  officiers  de  la  sénéchaussée,  etc., 
in-fol.  impr.  4  pages);  —  factum  pour  les  maire,  éche- 
vins, procureur  du  roi  et  corps  commun  des  habitants 
de  Clermont,  capitale  de  la  province  d'Auvergne,  contre 
les  officiers  de  là  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  la 
même  ville  :  ils  soutiennent  que  leur  droit  à  l'exercice 
de  la  police  est  fondé  sur  une  possession  immémoriale 
constatée  et  confirmée  par  les  titres  les  plus  authenti- 
ques; quant  aux  demandes  du  Présidial  relatives  à 
l'administration  municipale,  elles  sont  tout  à  fait  dépla- 
.  cées,  l'Intendant  seul  a  le  droit  d'en  connaître  {.^ans 
date  et  sans  nomd'impr.,  in-foL,  12  pages).  —  Contes- 
tation entre  le  Présidial  et  la  ville  relativement  au 
droit  de  passer  les  baux  d'adjudication  de  l'enlèvement 


. -.  Mpj.a;' "    ^.-^'  '1  iiimi»^'*'-  .lamTSPî.-' .•*•"•»." ^ i  .— •     «*-' 


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SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


259 


des  bouôs,  1753  ;  —  mémoire  pour  le  lieutenant  général 
de  police  de  Clermont,  contre  MM.  les  échevins  d'hon- 
neur de  la  même  ville  (irapr.  à  Clermont-Ferrand  par 
Pierre  Boutaudon,  seul  impr.  du  Roi,  1753,  in-foL,  24 
pages);  —  précis  de  la  contestation  au  sujet  du  bail  à 
rabais  de  Tenlèvement  des  boues,  entre  MM.  les  éche- 
vins d'honneur  de  Clermont  et  M.  le  lieutenant  général 
de  police  de  cette  ville  (même  impr.,  1752.  in-fol., 
7  pages)  ;  —  ordonnance  de  M.  de  La  Michodière,  du  7 
mai  1753,  renvoyant  les  parties  à  '  se  pourvoir  au , 
Conseil,  et  réglant  la  manière  dont  seront  passés 
les  baux  en  question  en  attendant  la  décision  du  Conseil  ; 
—  bail  pour  l'enlèvement  des  boues  en  1714  ;  extrait 
des  baux  de  1730  à  1751. 


C.  2177.  (Liasse.)  —  14  pièces,  papier  (6  impr.). 

17S!I-1786.  —  Affaires  communales.  —Clermont- 
Ferrand.  —  Police.  —  Traité  sur  le  tarif  du  pain  dans 
la  ville  de  Clermont-Ferrand,  sur  la  fabrication  de  trois 
sorties  de  pain  de  froment  dans  cette  ville,  conformé- 
ment aux  règlements  et  la  réduction  de  la  taxe  des 
pains  de  conseigle  et  de  seigle  (impr.  à  Clermont,  chez 
L.-P.  Boutaudon,  1767,  in-4^  46  pages)  ;  —analyses  de 
délibérations,  de  1782  à  1786,  relatives  à  la  taxe  du  pain 
et  de  la  viande;  —  ordonnance  de  police  pour  le  ban  des 
vendanges,  1767  (impr.  chez  L.-P.  Boutaudon,  in-4^, 

3  pages); —  autres  ordonnanças  pour  1772  et  1780, 
imprimées;  —  ordonnance  pour  l'inspection  des  latrines, 
1752  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  1755,  enjoignant 
aux  particuliers  qui  ont  des  fontaines  d'y  poser  une 
bascule  pareille  à  celle  de  l'hôtel  de  ville,  pendant  Thi- 
ver,  afin  d'éviter  Tamoncellement  des  glaces;  —  ordon- 
nance de  police  pour  le  transport  des  déblais  dans  la 
ville  (impr.  par  Boutaudon,  J755,  placard)  ;  —  arrêt  de 
ia  Cour  de  Parlement  qui  homologue  une  ordonnance 
rendue  au  siège  de  la  police  de  Clermont-Ferrand,  con- 
cernant les  maîtres  des  jeux  de  billard,  les  cafetiers, 
limonadiers,  traiteurs  et  cabaretiers  (à  Paris,  chez 
Simon  et  Nyon,  impr.    du  Parlement,  1785,  in-4o, 

4  pages). 


C.  2478.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1669-1 7S5.  —  Affaires  communat.es.  — Clermont- 
Ferrand.—  Instruction  publique.  —  Arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  14  octobre  1662,  ordonnant  que  le  collège 
des  Pères  Jésuites,  établi  à  Montferrand  depuis  1630, 
âera  transféré  dans  la  ville  de  Clermont,  enjoignant  aux 


échevins  de  Clermont  de  remettre  lesdits  Pères  en  pos- 
session de  tous  les  fonds  et  bâtiments  dont  leur  collège 
était  ci-devant  composé;  lesdits  Pères  jouiront  de  tous 
les  revenus  dont  ils  jouissaient  en  la  ville  de  Montfer- 
rand, «  à  la  réserve  seulement  de  500  livres  que  ladite 

>  ville  avoit  accoustumé  de  leur  payer  en  conséquence 
»  du  contrat  du  23  juillet  1635,  laquelle  somme  demou- 
»  rera  àlad.  ville  pour  estre  employée  à  lavenirpar 
»  les  hnbi tans  d'icelle  pour  Tentretenement  de  un  ou 
»  deux  maistres  d'écolle  pour  l'instruction  de  leurs  en- 
»  fans  »;  pour  désintéresser  les  habitants  de  Montfer- 
rand, Sa  Majesté  confirme  à  ladite  ville  l'exemptitm  de 
toutes  tailles,  taillons  et  crues  portée  dans  l'édit  davril 
1630,  aux  conditions  indiquées  (qu'ils  paieront  chaque 
année  1,000  livres  par  forme  de  subvention  et  pareille 
somme  pour  toute  subsistance)  ;  comme  la  ville  est  en- 
dettée, Sa  Majesté  lui  permet  de  continuer  Timposition 
assise  les  années  précédentes  et  d*aliéner  les  bâtiment», 
jardins  et  chapelle  du  ci-devant  collège;  —  traité  passée 
le  26  septembre  1668,  entre  la  ville  de  Clermont  et  Louis 
Duranty,  recteur  du  collège  des  Révérends  Pères  Je* 
suites  de  ladite  ville;  la  ville  renonce  â  l'opposition 
qu'elle  avait' faite  à  Tarrêt  d'établissement  et  paiera 
aux  Pères  une  somme  annuelle  de  deux  mille  livres 
(compris  la  fondation  Paschon  et  la  prébende  précepte- 
riale),  à  condition  que  les  Pères  feront  outre  les  cours 
ordinaires  des  cours  de  <  théologie,  langue  hébrayque, 
»  écriture  sainte  et  les  cas  de  conscience  par  quatre 

>  régens  de  leur  compagnie  »;  les  Pères  renoncent  à 
s'entremettre  dans  Tadministration  de  THôtel-Dieu, 
sous  prétexte  du  testament  de  M,  Duprat,  leur  fonda- 
teur, suivi  de  lettres-patentes  de  1670,  confirmant  ledit 
traité  et  de  relief  d'adresse  et  de  surannalion  en  1699; 
-—  délibération  de  l'assemblée  générale,  du  18  août  1720, 
décidant  d'accorder  au  Collège  de  médecine  ou  à  chacun 
des  médecins  agrégés  l'exemption  «  de  tous  rôles  et 
»  impositions  qui  se  faîront  sur  les  habitants  de  la  ville, 
»  comme  aus.'^y  l'exemption  de  touttes  les  charges  publi- 

>  ques,  ensemble  la  somme  de  300  livres  pour  chaque 
»  année,  payable  au  sindic  dud.  collège  pour  estre 
»  ensuitte  partagée  par  égale  portion  entre  tous  les  doc- 
»  teurs  agrégés  »,  à  charge  par  ceux-ci  de  soigner  les 
pauvres  qui  sont  dans  les  hôpitaux  de  la  ville  et  les 
pauvres  des  paroisses,  homologuée  par  M.  Boucher, 
intendant;  —  lettre  non  signée  (sans  doute  de  l'un  des 
Pères  du  collège  des  Jésuites),  du  25  juin  1734,  au  sujet 
du  bâtiment  des  pensionnaires,  «  les  deux  frontispices 
»  du  côté  de  la  rue  et  du  côté  de  notre  cour,  s'élèvent 

>  peu  à  peu  »;  réix)nse  de  M.  Truiaine  ;  lettre  de  M.  de 
Courteille,  du  23  mars  1763,  autorisant  l'Intendant  à 
faire  remettre  au  séquestre  nommé  par  le  Parlement  la 


260  ARCHIVES  DU 

somme  due  aux  Jésuites  pour  le  cours  de  théologie 
par  la  ville  de  Clermont  ;  —  extrait  d'une  délibération 
du  Conseil  de  ville,  du  22  avril  1765,  nommant  pour  en- 
trer au  bureau  du  colite  de  Clermont,  conformément 
à  l'arrêt  du  Parlement,  du  29  janvier,  MM.  Guerrier  et 
Charbonnier;  échevins. 


G.  2179.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier. 

t79ll*1764.  —Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Contentieux.  —  Requête  du  s'  Bernard, 
directeur  des  économats  en  Auvergne,  demandant  qu'il 
soit  imposé  sur  cette  province  une  somme  de  1,000  livres 
pour  les  dommages  qui  avaient  été  faits  dans  ses  biens 
par  les  habitants  d'Aubière  et  de  Beaumont  lors  de  l'éta-* 
blissement  en  1722  des  nouveaux  droits  qui  étaient  per- 
çus par  le  sieur  Le  Mercier,  son  gendre  ;  correspondance 
à  ce  sujet  de  MM.  Le  Peletler  et  de  La  Grandville, 
1726; — lettres,  mémoires,  etc.,  1732-1734,  au  sujet  d'une 
contestation  entre  la  ville  de  Clermont  et  M"*  Briant, 
veuve  d*un  receveur  des  tailles  ;  —  mémoires  au  sujet 
d'une  contestation  entre  Thomas  Lhoyer,  ancien  tréso  - 
rier  des  Ponts  et  Chaussées  de  la  province  d'Auvergne 
et  la  ville  de  Clermont  :  le  suppliant  avait  acquis  au 
commencement  de  Tannée  1709  un  office  de  contrôleur 
des  octrois  de  ladite  ville,  moyennant  18,000  livres  pour 
la  finance  principale  et  1,800  livres  pour  jouir  des  deux 
sols  pour  livre  sur  les  octrois  attribués  audit  office  par 
redit  de  janvier  1707,  le  suppliant  devait  ainsi  jouir 
d'une  somme  de  3,500  livres  par  an  environ  ;  la  ville  se 
pourvut  au  Conseil  et  demanda  la  réunion  dud.  office 
au  corps  commun  de  la  ville,  avec  offre  de  rembourser 
le  suppliant,  cet  arrangement  fut  accepté;  en  1717  la 
ville  devait  encore  à  Lhoyer  plus  de  11,000  livres  et  a 
su  jusqu'en  1730  éluder  le  payement;  M.  Trudaine, 
nommé  intendant  des  finances,  n'a  pu  terminer  l'at- 
faire;  Lhoyer  adresse  sa  requête  à  M*  Rossignol  ;  —  sal- 
yations  fournies  par  le  chapitre  de  Mon tferrand  contre 
les  soutènements  et  contredits  des  échevins  de  Cler- 
mont, au  sujet  des  tapisseries  qui  avaient  été  données 
au  bailliage  de  Montferrand  par  un  des  officiers  de  ce 
si^e  et  qui  furent  cédées,  avec  les  autres  meubles  qui 
étaient  dans  la  salle  d'audience,  à  l'église  de  Montfer- 
rand; —  affaire  du  s'  Redon,  avocat  en  Parlement, 
contre  le  s'  Barthomyvat  des  Paleines,  secrétaire  de  la 
ville,  qu'il  accuse  de  s'être  approprié  un  contrat  de 
rente  de  1,358  livres  due  par  la  ville  à  la  succession 
Redon,  1736;  —  contestation  entre  la  ville  et  la  succes- 
sion de  feu  M.  Mégret,  receveur  général  des  finances 
d'Auvergne,  au  sujet  «  d'une  somme  de  10  milles  ou 


PUY-DE-DOME. 

»  tant  de  livres  que  lad.  ville  devoit  à  la  recette  géné> 
>  rallepour  reste  de  la  subvention  de  quelques  années 
»  antérieures  à  1719  »  ;  —  lettres  de  M.  Gironde  de 
Buron,  1749-1750,  au  sujet  d'une  contestation  qu'il  a 
avec  la  ville  de  Clermont;  —  lettre  de  M.  Toumadre, 
1764,  au  sujet  d'entreprises  faites  par  un  particulier  sur 
des  terrains  dépendant  de  l'élise  et  du  cimetière  de 
Saint-Cîi¥:ues. 


G.  ^180.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier. 

1697-1784.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand. —  Divers. —  Lanternes  :  édit  du  roi,  juin  1697, 
concernant  rétablissement  de  lanternes  dans  les  princi- 
pales villes  du  royaume;  arrêts  du  Conseil  d'État,  sur 
le  même  sujet,  de  1697  à  1711  ;  quittance  du  garde  du 
trésor  royal  au  maire  de  Clermont  de  la  somme  de 
50,000  liv.  pour  le  rachat  des  2,500  liv.,  à  quoi  la  ville 
de  Clermont  a  été  modérée  pour  la  dépense  et  entretien 
des  lanternes,  du  8  avril  1712,  et  quittance  du  s'  Ar- 
dillier  au  maire  de  Clermont  de  la  somme  de  5,000  liv. 
pour  les  deux  sols  pour  livre  de  celle  de  50,000  liv.  ci- 
dessus  payée,  même  date;  —  lettre  du  Contrôleur  gêné* 
rai,  du  21  mai  1769,  demandant  copie  des  titres  qui  éta- 
blissent l'origine  et  l'emploi  d'une  somme  de  2,000  liv. 
pour  laquelle  la  ville  de  Clermont  est  comprise  dans  Tétat 
du  roi  pour  lentretien  des  lanternes  ;  correspondance 
à  ce  sujet  de  Tlntendant  avec  les  officiers  municipaux 
de  Clermont  et  avec  l'Intendant;  —  lettre  de  M.  d'Or- 
messon ,  du  13  mars  1771 ,  informant  M.  de  Montyon 
que  les  sommes  en  question  <  sont  sujettes  à  l'obtention 
»  des  titres  nouvels  prescrits  par  l'édit  de  décembre  1764 
»  et  qu'elles  ne  pourront  être  employées  qu'après  que 
>  lesdits  titres  nouvels  lui  auront  été  représentés  » , 
d'autre  part  comme  le  Conseil  désire  savoir  si  la  somme 
allouée  est  suffisante,  la  ville  de  Clermont  devra  envoyer 
un  état  certifié  de  ce  qu'ont  coûté  lesdites  lanternes 
depuis  1761  ;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec  les 
échevins;  ils  pensent  que  la  somme  de  2,000  iiv.  suffi- 
sante actuellement  ne  le  sera  plus  quand  il  y  aura  des 
lanternes  dans  toute  la  ville;  état  fourni  conformément 
à  la  lettre  de  M.  d'Ormesson  ;  —  lettre  du  s'  Vincent, 
du  26déc.  1780,  adressant  de  Paris  un  réverbère  tout 
monté.  —  Pompe  à  incendie  :  analyse  d'une  délibération 
du  26  janvier  1784,  décidant ,  entre  autres  choses,  de 
faire  empiète  d'une  nouvelle  pompe  et  d'un  nombre  de 
seaux  suffisant;—  requêtes  du  s'Argillet,  capitaine 
des  pompiers  de  la  ville,  au  sujet  des  réparations  à  faire 
aux  pompes  et  de  Tachât  de  seaux  et  d'échelles  (sans 
date). 


iA 


F 


*  . 


C.  2181.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.j  29  pièces,  papier. 


17!IS-t78S.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand. —  Divers. —  Logement  de  M.  de  Beaune  :  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  20  mai  1721 ,  ordonnant  l'impo- 
sition sur  les  paroisses  des  élections  de  la  Basse- Auvergne 
d'une  somme  de  1,200  liv.  pour  le  logement  du  vicomte 
de  Beaune,  lieutenant-général  de  la  Basse-Auvergne,  et 
du  comte  de  Bouzols,  son  frère,  pourvu  en  survivance 
de  ladite  diarge  ;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson ,  du  27 
sept  1723,  au  sujet  d'une  réclamation  de  M.  de  Beaune, 
pour  son  logement  pendant  les  années  1719  et  1720  ;  — 
correspondance  de  MM.  de  La  Yrillière,  Dodun,  de  La 
Grandville ,  1723 ,  au  sujet  d'une  nouvelle  réclamation 
de  M.  de.Beaune  :  la  maison  du  bois  de  Gros  qu'il  avait 
louée,  vient  d'être  vendue  par  M"'  Briant  à  M.  de  Strada, 
qui  refuse  de  continuer  le  bail  fait  à  M.  de  Beaune  ; 
ce  dernier  fait  observer  qu'il  a  été  fait  10,000  liy.  de  ré- 
I>arations  dans  cette  maison  aux  frais  de  la  province; 
état  desdites  réparations.  —  Logement  du  (Gouverneur  : 
extrait  d'une  délibération ,  du  7  avril  1779,  décidant 

• 

d'écrire  à  M.  le  Directeur  général,  pour  obtenir  que  M. 
le  duc  de  Bouillon  ne  soit  payé  de  son  logement  que 
du  jour  qu'il  a  fait  connaître  à  la  ville  sa  qualité  de 
gouverneur  d'Auvergne.  —  Logement  de  l'Intendant  : 
requête  de  L.  Jaloustre ,  serrurier,  au  sujet  de  travaux 
exécutés  à  l'hôtel  de  l'Intendance,  sans  date; —  lettre 
des  êchevins ,  du  28  mai  1732 ,  au  sujet  des  tapisseries 
qu'ils  se  proposaient  d'acheter  pour  ledit  hôtel  et  des  ré- 
parations qu'ils  pensaient  y  faire  ;  M.  Trudaine  leur  dé- 
fend de  nouveau  de  faire  aucune  dépense  sans  son  ordre, 
€  dispenssés-vous ,  ajoute-t-il,  à  l'avenir,  des  com- 
»  pliroents  dont  vous  ornés  votre  letre  ;  la  plu.s  grande 

>  marque  d'affection  et  d*at:tachement  que  vous  puissiés 
»  me  donner  est  de  vous  conformer  entièrement  à  ce  que 
»  je  vous  prescris  »  ;  —  lettre  de  l'Intendant ,  du  30 
avril  1757,  aux  êchevins  d'honneur,  les  remerciant  de 
€  la  part  que  toute  la  ville  a  paru  prendre  à  l'acqui- 
»  sition  que  M.  de  Yernières  vouloit  faire  de  la  maison 
»  où  la  ville  de  Clermont  a  la  bonté  de  me  loger,  et 
»  la  façon  générale  de  penser  à  cet  ^ard    ne  peut 

>  qu'augmenter  mon  attachement  pour  des  citoyens 

>  dont  je  n'ai  éprouvé  jusques  à  présent  que  des  po- 
»  litesses  et  des  marques  d'amitié  »,  —  Lettre  des  êche- 
vins, 1772,  relative  aux  aumônes;  —  aumône  de  480 liv. 
à  l'Hôtel- Dieu ,  1783;  —  analyses  de  délibérations  rela- 
tives à  la  milice  bourgeoise ,  1778-1785;  nomination 
des  officiers;  formation  d'une  nouvelle  compagnie 
en  1785  ;—  délibération  ,  du  21  février  1749,  au  sujet 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  261 

des  fêtes  qui  seront  célébrées  le  1"  mars  à  l'occasion 
de  la  paix,  M.  de  Montrozier,  gouverneur  de  la  ville, 
déclare  qu'il  se  propose  d'y  assister;  —  délibération, 
du  26  déc.  1786 ,  décidant  que  les  chanoines  d'Orcival 
seront  prévenus  <  qu'attendu  l'inconvénient  qui  résulte 
»  du  transport  des  maire  et  échevin  et  leur  suitte  en 
»  la  ville  d'Orcival,  on  s'abstiendra  à  l'avenir  de  ce 
»  voiage,  et  que  la  somme  de  100  liv.  destinée  pour 
»  ce  volage  sera  employée  tous  les  quatre  ans  à  donner 

>  un  apprentissage  à  un  pauvre  de  l'un  ou  ]|^utre  sexe 

>  qui  par  sa  bonne  conduite  aura  mérité  cette  grâce, 
»  savoir  la  première  année  à  un  pauvre  d'Orcival,  la  se- 

>  conde  année  à  un  pauvre  de  la  paroisse  du  Port,  etc.  »; 

—  délibération ,  du  25  mai  1734 ,  décidant  d'accorder 
une  somme  de  50  liv.  à  Jean  Kesseraunne-Kesin,  an- 
cien prince  du  mont  Liban ,  actuellement  logé  en  l'abbaye 
de  St-Alyre,  afin  de  l'aider  à  payer  une  rançon  considé- 
rable au  grand  seigneur  «  pour  conserver  dans  sa  prin- 

>  cipauté  du  Liban  l'exercice  de  la  religion  catholique  >; 

—  projet  d'ordonnance  de  l'Intendant,  pour  la  remise 
des  archives  de  la  ville  au  s' Cellier  ;  —  délibération  du 
corps  de  ville,  du  23  juin  1778,  décidant  que  les  ser- 
mons qui  se  prêchent  dans  la  cathédrale  pendant  l'A- 
vent,  et  pour  la  rétribution  desquels  la  ville  contribue 
en  partie,  seront  fixés  à  l'avenir  aux  jours  de  diman- 
ches et  fêtes  seulement. 


C.  2182.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier. 

1689-1771.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Revenus  et  charges.  —  Déclaration  des  re- 
venus de  la  ville  de  Clermont  en  1682  :  deniers  d'octroi, 
9,000  liv.  ;  ferme  du  poids  de  ville,  710  liv. ;  rôle  des  bâ- 
timents étrangers ,  846  liv.  ;  rente  de  200  liv.  due  par 
les  héritiers  Pellissier;  rente  de  160  liv.  due  par  le  Cha- 
pitre cathédral  pour  la  prébende  préceptoriale  ;  rente 
de  250  liv.  due  par  les  chapitres  et  représentant  leur  part 
de  la  subvention  ;  ferme  de  la  halle  au  poisson,  40  liv.  — 
État  des  charges  la  même  année,  arrêté  par  M.  de  Marie, 
intendant  :  messes  dites  pour  la  ville,  3  liv.  ;  lampes  al- 
lumées devant  Notre-Dame  de  Grâce,  40  liv.;  carême, 
prédication,  60  liv.;  avent,  30  liv.;  processions,  30 liv.; 
gages  du  secrétaire,  200  liv. ;  au  même  secrétaire  pour 
divers  travaux ,  190  liv.;  au  procureur  de  la  ville,  10  liv.; 
gages  des  trois  clercs  de  ville,  à  chacun  90  liv.;  au  trom- 
pette, 15  liv.  ;  au  voyeur,  15  liv.  ;  au  réveilleur,  4  liv.; 
aux  portiers  des  portes  des  Gras,  du  Cerf  et  de  la  Po- 
terne ,  â  chacun  50  liv.  ;  à  celui  de  la  porte  Champet, 
72  liv.  ;  à  chacun ,  18  liv.  de  chandelle,  en  tout,  13  liv. 
10  sols;  entretien  de  l'horloge,  55  liv.;  aux  sonneurs 


^ 


2Ô2  ARCHIVES  DU 

de  cloches  pour  les  orages,  36  liv.;  aux  six  commissaires 
des  vignes,  chacun  10  liv.;  à  Denis  de  Beaulieu,  docteur 
endroit,  300  iiv.;  à  la  dame  Baudoin,  sage- femme, 
300  liv. ;  au  s"  Riton,  professeur  de  mathématiques,  de 
géographie  et  de  philosophie,  300  liv,;  au  s'Duchery, 
académiste,  600  liv.  ;  entretien  des  fontaines,  200  liv.; 
gardes  des  fontaines,  54  liv.;  au  s' Astel,  pour  la  leyde, 
350  liv.  ;  à  Jos.  Barbot,  avocat  au  Conseil ,  100  liv.  ;  à 
son  clerc,  10  liv.;  à  Tabbesse  de  TEclache,  pour  la  leyde, 
8setiers  froment,  Ssetiers  avoine,  8  cartes  de  sel  et 
8  liv.  argent;  loyer  de  la  maison  Reddon,  1,200  liv.; 
loyer  d'une  grange,  44  liv. ;  aux  chanoines  du  Port, 
pour  le  vœu  de  la  ville,  15  liv.,  et  offrandes  4liv.  lOsols; 
au  chapitre  du  Port,  pour  le  corps  de  garde,  15  liv.; 
entretien  de  la  place  de  Jaude,  20  liv.;  au  chapitre  d'Or- 
ctval,  pour  un  vœu ,  25.  liv.,  et  offrande  4  liv.  ;  dépense 
des  échevins,  à  l'occasion  du  voyage  d'Orcival,  60  liv.; 
aumône  aux  Capucins,  30  liv.  ;  aux  Jésuites,  pour  le 
cours  de  théologie,  2,000  liv.;  nettoyage  des  boues, 

399  liv.  ;  à  l'exécuteur  de  la  haute  justice,  40  liv.  ;  la  re- 
cette étant  fixée  par  M.  de  Marie  à  10,979  liv.  15  sols, 
la  dépense  ordinaire  à  7,232  liv.  10  sols,  le  reste  sera 
consacré  aux  dépenses  extraordinaires;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  31  Juillet  1691,  fixant  les  dépenses  an^- 
nuelles  de  la  ville  de  Clermont,  sur  le  rapport  de  M. 
de  Vaubourg  ;  les  dépenses  sont  à  peu  près  les  mêmes 
qu'en  1682;  on  distingue  celles  qui  sont  imputées  sur 
les  patrimoniaux ,  et  celles  qui  sont  imputées  sur  les  de- 
niers d'octroi;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  23  décembre 
1704,  relatif  au  logement  du  gouverneur.  —  Lettre 
de  M.  Trudaine  au  lieutenant  général  de  Clermont, 
du  9  mai  1732,  lui  annonçant  qu'il  travaille  à  l'ar- 
rangement des  affaires  de  la  ville,  et  réclamant  diffé- 
rentes pièces  qui  lui  sont  nécessaires;  notes  du  même 
sur  la  situation  de  la  ville  de  Clermont  et  de  la  ville 

de  Montferrand;  analyse  de  différents  arrêts  du  Con- 
seil; —  état  des  charges  ordinaires  en  1732  :  pour  la 
moitié  des  gages  des  offices  municipaux,  3,958  liv. 
10 sols;  logement  du  gouverneur,  1,400  liv.;  logement 
du  commandant  dans  la  Basse-Auvergne,  1,200  liv.  ;  lo- 
gement de  l'Intendant,  1,400  liv.  ;  logement  du  commis- 
saire des  guerres,  500  liv.;  logement  de  Tinspecteur 
des  haras,  150  liv.  ;  marc  d'or  dû  au  roi  à  cause  de  la 
comté  de  Montferrand,  222  liv.;  les  autres  dépenses 
sont  celles  de  1691 ,  plus  les  prix  accordés  aux  écoliers 
du  collège ,  loO  liv.  ;   pension  du  collège  de  médecine, 

400  liv.  ;  pour  l'entretien  de  la  maison  de  l'Intendant, 
2,000  liv.;  les  charges  montent  au  total  à  23,209  iiv.; 
—  état  des  charges  pour  la  même  année ,  accompagné 
d'observations;  les  arrêts  d'établissement  de  chacune 
des  dépenses  sont  visés  ;  —  état  des  recettes  et  dépenses 


PUY-DE-DOME.  - 

en  1739  ;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson ,  du  17  avril  1750, 
au  sujet  de  la  requête  des  échevins  de  Clermont,  qui  de- 
mandent, pour  compenser  un  déficit  annuel  de  5,000  liv. 
dans  le  budget  de  la  ville,  Tautoridation  de  retrancher 
deux  articles  montant  ensemble  à  3,400  liv.  (logement 
du  gouverneur  et  second  cours  de  théologie)  ;  —  état 
des  revenus  et  charges  de  Montferrand  ;  —  état  des  re- 
venus et  charges  en  1758,  montant  à  un  chiffre  égal 
de  63,697  liv.  9  sols;  —  deux  lettres  de  l'Intendant 
au  Contrôleur  général ,  du  15  janvier  1765  :  il  rappelle 
que  les  lettres-patentes  de  juin  1596  avaient  ordonné 
l'imposition  d'une  somme  de  9,000  Iiv.  sur  la  ville  de 
Clermont  pour  l'acquittement  de  ses  dettes  et  charges; 
il  s'imposait  de  même  sur  la  ville  de  Montferrand  une 
somme  de  1,200  liv.,  en  vertu  de  lettres-patentes  de 
déc.  1598;  l'arrêt  du  Conseil  de  1691  ordonnant  que 
les  9,000  liv.  des  anciennes  charges  seraient  prises  sur 
les  droits  d'entrée  établis  par  ledit  arrêt ,  et  que  la  sub- 
vention de  ladite  ville  qui  était  de  6,240  liv.  et  a  été 
portée  depuis  à  7,964  liv.  par  la  réunion  de  la  taxe 
de  Montferrand,  serait  levée  et  imposée  par  capitation, 
cet  arrêt  ni  les  lettres-patentes  qui  contenaient  les 
mêmes  dispositions  n'ont  pas  été  exécutés,  M.  de  Bal- 
lainvilliers  voudrait  remettre  les  choses  en  règle,  mais 
il  craint  d'effrayer  les  nobles,  exempts  et  privilégiés 
<  en  ordonnant  Timposition  de  la  somme  de  7,964  iiv. 
»  de  la  manière  que  l'expliquent  les  lettres  patentes, 
»  parce  qu'ils  doivent  y  contribuer  »;  réponse  de  M. 
de  L'Averdy,  ajournant  la  décision  ;  —  états  des  charges 
en  1765;  —  projet  de  lettres  patentes  pour  l'adminis- 
tration économique  de  la  ville  de  Clernaont  ;  observa- 
tions sur  ce  projet  ;  — .  bref  état  de  ce  qui  est  dû  par 
la  ville  de  Clermont  au  l^' janvier  1773.    * 


C.  2183.  (Liasse.)—  10  pièces,  papier  (1  impr.). 

16S7-1691.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand-  —  Dettes  de  la  ville.  —  Procès-verbal  de 
liquidation  des  dettes  de  la  ville  de  Clermont,  dressé 
le  17  juillet  1667  par  Bernard  de  Fortia,  intendant 
d'Auvergne  ;  les  dettes  en  question  montent  à  environ 
304,000  liv.,  savoir:  pour  reliquat  des  dettes  vérifiées 
en  1636  par  M.  de  Mesgrigny  126,510  liv.  ;  pour  reli- 
quat des  comptes  rendus  depuis  cette  date  75,01,7  liv.; 
pour  autres  dettes  contractées  depuis  la  même  date 
61,573  liv.;  pour  dettes  contractéçs  pour  le  paiement  des 
gens  de  guerre  (et  pour  les  intérêts  desquelles  les  offi- 
ciers de  la  Cour  des  Aides,  les  exempts  et  privilégiés 
n'ont  pas  contribué)  40,045  liv.;  le  reste  de  la  dette 
comprend  les  sommes  dues  aux  comptables  qui  ont  ac* 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


2m 


cepté  la  liquidation  faite  par  M.  de  Fortia  à  Texception 
des  éclievins  de  1656  ;  l'état  au  vrai,  toutes  déductions 
faites,  est  arrêté  à  303, 145  liv.,  10  j^ols.  Pour  Tacquitte- 
inent  desdites  dettes  M.  de  Fortia,  après  en  avoir  con- 
féré avec  les  échevins,  ordonne  que  les  assesseurs  fe- 
ront conjointement  avec  1^  échevins  la  levée  des  de- 
niers qui  s'imposeront  pour  cet  objet;  les  officiers  de  la 
Cour  des  Aides  et  .autres  exempts  et  privilégiés  contri- 
bueront à  cette  imposition,  à  la  réserve  des  ecclésiasti- 
ques <  qui  payeront  ce  qu'ils  ont  accoustumé  »  ;  l'im- 
position annuelle  sera  de  25,000  liv.  et  on  l'emploiera 
tout  d^abord  à  l'acquittement  des  rentes  dues  à  Paris 
qui  sont  constituées  au  denier  16  ;  les  rôles  de  cette  im- 
position et  ceux  des  deniers  royaux  devront  être  éta- 
blis sans  non-valeurs,  s*il  est  possible  ;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  26  sept.   1367,  ordonnant  l'imposition 
annuelle  d'une  somme  de  20,000  liv.,   pour  l'acquitte- 
ment des  dettes  de  la  ville  de  Clermont,  suivant  la 
liquidation  faite  par  M.  de  Fortia  ;  —  le  même,  sans  nom 
d'impr.,  in-4®,  3  pages;  —  ordonnance  de  Bernard  Hec- 
tor de  Marie,  intendant,  du  5  janvier  1674,  ordonnant 
que  l'arrêt  du  Conseil  du  26  septembre  1667  sera  exé- 
cuté selon  sa  forme  et  teneur  ;  pour  le  paiement  des 
dettes  non  encore  acquittées  de  la  ville  de  Clermont,  qui 
s'élèvent  à  la  somme  de  226,486  liv.  2  sols  6  den., 
l'imposition  annuelle  de  20,000  liv.  sera  .continuée,  elle 
sera  mise  pour  les  trois  quarts  sur  les  exempts  et  non 
exempts  et  pour  l'autre  quart  sur  les  non  exempts  seu- 
lement ;  le  s'  Vernet,  avocat  général  en  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont  ne  contribuera  que  pour  un  demi- 
quart  «  comme  ne  s'étant  habitué  en  la  ville  de  Cler- 
>  mont  que  depuis  une  partie  des  dettes  contractées  »; 
les  créanciers  devront  justifier  de  nouveau  de  leurs 
créances,  et  les  éclievins  de  plusieurs  années  désignées 
dans  l'ordonnance  rendre  compte  devant  l'Intendant 
(placard  sans  nom  d'impr.)  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  18  novembre  1681,  servant  de  règlement  pour  les 
communautés  de  Languedoc,  Provence,  Dauphiné,  géné- 
ralité de  Montauban  et  élections  d'Ageu,  Condom  et  les 
Landes  et  autres  pays  où  les  tailles  sont  réelles;  — décla- 
ration du  roi,  avril  1683,  pour  la  vérification  et  le  paie- 
ment des  dettes  des  communautés  des  dix-huit  généra- 
lités du  royaume;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,   du 
5  mai  1685,  réduisant  à  10,000  liv.,  pour  lad.  année,  Vîm- 
position  des  20,000  liv.  sur  la  ville  de  Clermont;  — 
autre    arrêt    ordonnant    la    même    réduction    pour 
l'année  1686  ;  —  ordonnance  de  M.  de  Bérulle,  intendant 
d'Auvergne,  du  14  janvier  1687,  au  sujet  d'une  contes- 
tation entre  le  s'  Bute!  et  consorts,  créanciers  de  la  ville 
de  Clermont  pour  une  somme  de  2,400  liv.  et  les  éche- 
vins de  ladite  ville  des  années  1662  et  1686  ;  —  arrêts 


de  1Ç90  et  1691,   accordant  surséance  de  l'imposition 
destinée  au  paiement  des  dettes. 


G.  2184.  (Liasse.)  —  87  pièces,  papier,  dont  1  cahier 
de  51  feuillets;  1  cachet. 

1680-1718.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Dettes  de  la  ville.  —  Ordonnance  de  M.  d'Or- 
messon,  intendant,  donnée  à  Clermont  le  15  février  1700, 
pour  la  liquidation  des  dettes  de  la  ville  de  Clermont 
(pla^îard  sans  nom  d'impr.);  —  état  dei^  créanciers  de 
la  ville  de  Clermont-Ferrand,  des  intérêts  dus  et  des 
intérêts  qui  ont  été  payés  depuis  l'établissement  des 
entrées,  divisé  en  cinq  chapitres  :  le  premier  contenant 
les  dettes  des  créanciers  vérifiées  en  1636;  le  second, 
les  dettes  par  arrêtés  de  comptes  et  révision  faite  par 
M.  de  Fortia  ;  le  troisième,  les  créanciers  en  vertu  d'obli- 
gations, contrats  et  sentences,  vérifiés  par  M.  de  For- 
tia-,. le  cinquième,  les  dettes  contractées  en  vertu  d'ar- 
rêt du  Conseil  du  10  mai  1689,  pour  paiement  de  partie 
de  la  somme  de  60,000  liv.  que  la  ville  a  données  au 
roi.  A  la  suite,  table  alphabétique  des  créanciers;  — 
mémoires  sur  les  arrérages  payés  de  1667  à  1700  ;  — 
dossiers  relatifs  aux  créanciers  de  la  ville  de  Clermont 
dont  les  noms  suivent  :  Mme  d'Arbouse,  petite-fille  de 
Biaise  Pascal  ;  bernardines  de  Clermont;  François  Bou- 
chard,  s*"  de  Pressagne  ;  Brunel,  conseiller  en  la  Cour  des 
Aides  ;  les  carmes  de  l'enclos  de  Clermont;  Antoine  Chau- 
liaguet,  praticien;  Claude  Chazelèdes;  Delaire,  s^  de 
Bard;  Delesplne,  lieutenant  de  la  justice  de  Meilhaud  ; 
G.  Dufraisse,  avocat  en  Parlement  ;  Claire  Durand,  veuve 
Pascal  ;  Enjobert  de  La  Saigne,  chanoine  de  Clermont; 
l'Hôpital  Général  ;  les  hospitalières  de  Clermont  ;  l'HÔ- 
tel-Dieu  de  Clermont  ;  Jadon,  avocat  du  roi  au  prési- 
dial  de  la  même  ville  ;  Isabeau  Pascal,  femme  à  Jean 
Chardon  ;  François  Pellissier,  s'  de  Féligonde  ;  Mar- 
guerite Périer,  veuve  Rochenoux;  Jacques  Potière, 
s'  de  La  Longe  ;  lettre  de  M.  de  La  Roche  d'Onnezat, 
créancier,  datée  d'Antibes'  le  13  janvier  1701;  de 
s'Angel,  conseiller  en  la  Cour  des  Aides;  Marie  Seurrat, 
veuve  Laville;  les  Pères  Minimes,  représentant  Margue- 
rite Truchon  ;  Gérai-d  Truchon  ;  les  ursulines  de  Cler- 
mont; François  Yazeille;  les  échevins  de  différentes 
années. 


C.  2185.  (Liasse.)  ~  23  p.,  pap.^  dont  1  cahier  de  21  feuillets. 

1791-1784.   —   Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand.  —  Dettes  de  la  ville.  —  État  général 


264  ARCHIVES  DU 

des  arrérages  dus  aux  créanciers  de  la  ville  au  premier 
janvier  1721,  contenant  l'origine  des  créances,  le  mon- 
tant des  à-comptes  payés  sur  le  principal,  les  arrérages 
dus,  les  sommes  reçues  de  trop  par  aucuns  desdits 
créanciers  ;  —  mémoire  sur  les  distractions  à  faire  sur 
les  anciens  arrérages  échus  depuis  1721;  —  état  des, 
paiements  faits  par  le  s*"  Cheverlanges  aux  créanciers 
de  la  ville,  de  1721  à  1727;  —  réclamations  de  plusieurs 
créanciers  ;  —  délibération  du  Conseil  de  ville,  du  23 sep- 
tembre 1730,  pour  le  paiement  des  arrérages  de  rentes 
dus  par  la  ville  ;  on  décide  de  payer  d'abord  l'Hôtel- 
Dieu  et  les  créanciers  les  plus  nécessiteux  ;  requête  pré- 
sentée au  roi  et  à  nos  seigneurs  de  son  conseil,  par  Fran- 
çois-Louis-Hector, marquis  de  Simiane,  seigneur  dç 
Miremont,  La  Chassaigne  et  autres  lieux,  ancien  lieu- 
tenant du  roi  des  provinces  de  Saintonge  et  Angoumois, 
demandant  l'imposition  sur  la  ville  de  Clermont  d'une 
somme  de  4,500  liv.,  prix  d'une  maison  appelée  le  logis 
de  l'Ange,  sise  au  faubourg  des  Gras  et  vendue  à  la  ville 
pour  servir  de  caserne  par  J.-B.  Delaire  et  Michel  Gué- 
rin  ;  —  acte  de  vente  du  logis  de  l'Ange,  le  20  juin  1708; 
—  transaction  du  13  mai  1730,  entre  Marie  Delaire, 
flUe  de  J.-B.  Delaire,  président  en  la  Cour  des  Aides  et 
de  défunte  dame  Marguerite  Guérin,  épouse  de  Antoine- 
François,  marquis  de  Simiane,  d'une  part,  et  Alexis- 
Auguste  Guérin,  sous-diacre,  prieur  de  Saint-Nicolas 
de  La  Tour  Goyon,  d'autre,  relative  à  la  succession  de 
Michel  Guérin  ;  —  actes  divers,  extraits  de  baptêmes, 
testaments,  etc.,  concernant  le  marquis  de  Simiane  et 
Marie  Delaire,  sa  femme.  —  Requête  de  la  sœur  Hen- 
riette de  Jésus,  prieure  des  carmélites  de  Riom,  1731, 
au  sujet  d'arrérages  de  rente  qui  lui  sont  dus  par  la 
ville  de  Clermont; — requête  d'Hélène  Consul,  veuve 
en  secondes  noces  d'Antoine  Brunel  de  Châteauroux, 
conseiller  en  la  Cour  des  Aides  de  Clermont,  deman- 
dant à  être  inscrite  au  catalogue  des  créanciers  de 
l'hôtel  de  ville,  pour  être  payée  des  intérêts  au  denier 
50  du  principal  de  2,465  liv.  19  sols,  dont  ledit  Brunel 
avait  été  déclaré  créancier  par  ordonnance  de  M.  d'Evry, 
du  17  juift  1722;  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  de  La  Houssaye  et  le  chevalier  de  Combes;  mémoire 
relatif  à  cette  affaire  ;  —  lettre  de  M.  de  Fretit,  1734, 
réclamant  ce  qui  restait  .dû  à  M.  Frétât  de  Varvasse, 
par  la  ville  de  Clermont. 


PUY-DE-DOME. 

—  lettre  du  s'  Bardln,  oflacier  retiré  à  Valen- 
ciennes,  1743-1744,  demandant  à  M.  Rossignol  de  le 
faire  payer  des  arrérages  de  rente  qui  lui  sont  dus  par 
la  ville  de  Clermont,  il  donne  en  même  temps  à 
M.  Rossignol  des  nouvelles  de  Flandre  ;  —  lettre  de 
M.  Urion,  1747,  au  sujet  d'une  rente  à  lui  due  par  la 
ville  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Courteille  et  Ar- 
sandaux  et  de  Tlntendant,  1766,  au  sujet  d'une  nouvelle 
requête  de  M.  le  marquis  de  Simiane.  —Lettre  de  M.  de 
Courteille,  du  16  avril  1766,  envoyant  à  M.  de  Bal- 
lainvilliers,  intendant,  une  requête  par  laquelle  les 
échevins  de  la  ville  de  Clermont,  conjointement  avec 
les  demoiselles  Crespat  de  Ludesse  et  le  sT  Dumas  de- 
mandent l'homologation  d'une  transaction  passée  entre 
eux  le  17  déc.  1763,  pour  mettre  fin  à  leurs  contesta- 
tions relativement  aux  créances  prétendues  par  les  de- 
moiselles Crespat  sur  la  communauté;  —  autre  let- 
tre du  même  relative  à  la  même  affaire  ;  —  procès- 
verbal  des  prétentions  des  parties  dressé  par  M.  de  Bal- 
lainvilliers,  en  1760;  précis  de  l'affaire:  il  semblait 
douteux  que  la  dette  en  question  fût  une  dette  de  la 
ville  ;  mémoires  relatifs  à  la  même  affaire  ;  —  corres- 
pondance de  l'Intendant,  de  M.  d'Olivier,  des  oflîciers 
municipaux  de  Clermont  au  sujet  d'une  rente  de  300 liv., 
due  par  le  corps  commun  de  cette  ville  à  l'Hôtel-Dieu 
de  Salers;  —  lettre  de  l'Intendant,  1769,  au  sujet  d'une 
créance  de  M.  'de  Broglie  sur  la  ville  ;  —  état  non  daté 
et  incomplet?  des  créanciers  de  la  ville  de  Clermont. 


G.  âl86.  (Liasse.)  —  34  pièces^  pap.,  dont  \  cahier  de  38  feuillets. 

1748-1760.  —  Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand.  —  Dettes  de  la  ville.  — Note  au  sujet  de 
rentes  dues  par  la  ville  à  la  maison  du  Refuge,  1744  ; 


C.  2187,  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier. 

(I518)-17M.  —  Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand.  —  Impositions.  —  Lettres  patentes  du 
roi  Louis  XII,  données  à  Blois,  le  5  février  1513,  per- 
mettant aux  habitants  de  Clermont  d'imposer  sur  eux 
pendant  6  années,  outre  les  rôles  des  pauvres  gens, 
barrage  et  indiction  sur  les  maisons  des  forains  la 
somme  de  300  liv.,  ou  au-dessous,  pour  lesdits  deniers 
être  convertis  et  employés  en  réparations  et  fortification 
des  murailles,  tours  et  portaux,  fontaines  et  pavé  de 
ladite  ville,  et  non  à  autre  chose,  pourvu  qu'à  ce  ait 
consenti  la  majeure  et  plus  saine  partie  des  habitants, 
que  la  perception  des  deniers  royaux  n*en  soit  point  «11- 
minuée,  et  que  ceux  qui  lèveront  lesdites  300  liv.  en 
rendent  compte  par-devant  le  bailli  de  Montfôrrand 
(expédition  prise  sur  Toriginal  conservé  au  greffe  de 
rhôtel  de  ville  de  Clermont); — lettres  patentes  en  forme 
de  charte  du  roi  Charles  IX,  données  à  St-Maur  des 
Fossés,  en  juin  1566,  «  pour  l'honneur  et  révérence  que 
>  nous  portons  à  la  Keyne,  notre  honorée  dame  et 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AlJVERGNE. 


265 


»  mère  >,  exemptant  les  habitants  de  Clermont  de  toutes 
tailles»  crues,  subsides,  impositions  ordinaires  et  extra- 
ordinaires et  autres  charges  <  mises  ou  à  mettre  sus  en 
» .  notre  royaume  »  ;  mentions  de  l'enregistrement  en  la 
chambre  des  Comptes  et  en  la  Cour  des  Aides  ;  autres 
lettres  patentes  ou  arrêts  du  Conseil  relatifs  au  même 
objet,  1567-1568  (expédition  sur  les  originaux  conservés 
aux  archives  de  la  ville  de  Clermont);  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  juin  1596»  autorisant  les  habitants  de  Cler- 
mont «  à  faire  assoir,  cuillir  et  tenir  par  chacun  an  sur 

>  tous  et  chacuns  les  manans  et  habitans  de  lad.  ville 

>  de  Clermont,  exemps  et  non  exemps.  privilégiés  et 
»  non  privilégiés,  de  quelque  état,  qualité  et  condition 
»  qu'ils  soient,  le  fort  portant  le  foible,  le  plus  jus- 
»  tement  et  également  que  faire  se  pourra,  la  somme 
»  de  3,000  écus  sol.  et  au-deISsous  avec  les  frais  qui  se- 
»  ront  nécessaires  pour  lad.  levée  »  ;  suivi  de  mande- 
ment à  la  Cour  des  Aides  de  Montferrand  (expédié 
comme  dessus);  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
23  août  1660,  permettant  à  la  ville  de  Clermont  d'im- 
poser 45,000  liv.  pour  la  conduite  des  eaux,  sur  toutes 
sortes  de  personnes  ecclésiastiques  et  laïques,  à  l'excep- 
tion des  mendiants  ;  —  ordonnance  de  Bernard- 
Hector  de  Marie,  ihtendant,  du  6  août  1677,  fixant  les 
sommes  que  les  échevins  des  années  1675  et  suivantes 
devront  payer  à  la  recette  des  deniers  royaux  pour  la 
subsistance  ;  —  ordonnance  du  10  déc;  1689,  qui  règle 
l'imposition  des  dépenses  ordinaires  et  imprévues  des 
communautés  et  la  restitution  des  sommes  qui  seront 
surimposées  ;  —  rôles  de  répartition  de  1710  à  1712  des 
sommes  imposées  sur  la  ville  de  Clermont  pour  la  sup- 
pression de  l'oflace  de  contrôleur  des  octrois,  créé  par 
édit  de  janvier  1707;  —  arrêt  du  Conseil  d'État 
du  12  mars  1709,  ordonnant  l'imposition  en  deux  années 
sur  la  ville  de  Clermont  de  la  somme  de  18,000  liv.  plus 
les  deux  sols  pour  liv.,  pour  la  suppression  de  Tolllce  de 
contrôleur  des  deûiers  d'octroi  ;  —  procès- verbal  de  vé- 
rification en  l'Élection  de  Clermont,  le  17  mars  1718, 
du  rôle  pour  la  suppression  du  contrôleur  des  octrois  ; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  21  mai  1721,  ordonnant 
l'imposition  sur  les  paroisses  de  la  basse  Auvergne  d'une 
somme  de  1,200  liv.  pour  le  logement  de  MM.  le  vicomte 
de  Beaune  et  de  Bouzols;  —  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  d'Ormesson  à  l'Intendant,  du  27  sept.  1723;  — 
lettres  patentes  du  12  sept.  1730,  fixant  à  7,964  liv.  la 
subvention  des  villes  de  Clermont  et  de  Montferrand 
réunies;  —  mémoires  et  délibérations  au  sujet  des 
sommes  à  payer  pour  la  réunion  aux  corps  de  ville 
et  particulièrement  à  celui  de  Clermont  des  ofiSces  de 
receveurs  et  contrôleurs  des  deniers  d'octrois,  biens  et 
revenus  patrimoniaux    des   communautés,  1731;  — 

PuY-DR-DÔMB.  — ^.  Série  C. 


mémoires,  sans  date,  relatifs  aux  sommes  payées  par 
Clermont  et  'Montferrand  pour  la  subvention  et  la 
subsistance  :  Clermont  est  une  des  villes  franches  du 
royaume,  elle  est  abonnée  à  une  somme  de  6,240  liv. 
pour  la  subvention  et  à  une  somme  qui  varie  d'année 
en  année  pour  la  subsistance  des  gens  de  guerre,  cette 
somme  a  été  de  11,000  liv.  pour  chacune  des  années 
^wuléesde  1710  à  1731;  Montferrand  paye  1,000  liv. 
(le  subvention  et  2,000  liv.  de  subsistance. 


C.  2188.  (Liasse.)  —  43  pièces,  papier  (32  impr.). 

1601-16941.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Messance.  —  Arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  16  octobre  1691,  ordonnant  qu'il 
sera  levé  à  l'avenir  un  droit  d'entrée  sur  le  vin,  la  ven- 
dange et  le  bétail  qui  entreront  dans  la  ville  de  Clermont, 
suivi  d'ordonnance  de  l'Intendant  (placard  irap.  chez 
P.  Boutaudon,  à  Clermont,  deux"  exemplaires)  ;  — 
affiches  annonçant  l'adjudication  (plac.  impr.  chez 
Boutaudon,  14  exemp.)  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  15  déc.  1691,  approuvant  l'adjudication  faite  an 
s*"  Messance,  bourgeois  de  Clermont,  pour  six  années,  de 
la  perception'  des  droits  en  question  moyennant  la 
somme  de  27,000  liv.  pour  la  première  année  et  de 
45,000  liv.  pour  chacune  des  cinq  autres;  —  ordonnance 
de  l'Intendant,  du  28  oct.  1692,  fixant  le  droit  d'entrée 
sur  les  saumes  de  vendange  portées  sur  des  chars  ou  à 
dos  de  cheval  ;  —  requête  de  Martial  Messance,  fermier 
dés  droits  d'entrée,  demandant  à  Tlnt^ndant  d'ordonner 
certaines  mesures  propres  à  faciliter  la  perception  : 
visite  des  celliers  pour  les  vins  déjà  entrés,  déclarations 
faites  au  bureau  du  fermier,  fermeture  des  portes  à 
l'exception  de  six;  l'Intendant  communique  cette  re- 
quête au  procureur  du  roi  et  aux  échevins,  ceux-ci  pro- 
testent contre  la  visite  des  celliers  :  —  affiches  annon- 
çant l'adjudication  des  droits  d'entrée  de  la  ville  de 
Clermont,  oct.-nov.  1694  (placards  sans  nom  d'impr.^ 
16  ex.). 


G.  2189.  [Liasse.)  —  Si  pièces,  papier  (2  impr.). 

1700-17416.  —Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Lécuyer.  —  Arrêt  du 
Conseil,  du  23  nov.  1700,  modifiant  en  quelques  parties 
celui  du  6  oct.  1691,  fixant  le  tarif  du  droit  d'entrée  et 
déterminant  la  destination  du  produit;  —  procès- verbal 
d'adjudication  du  droit  d'entrée  à  partir  de  1701,  au 
profit  d'Antoine  Joly,  bourgeois  de  Clermont,  pour  six 

34 


2M 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


années,  moyennant  une  somme  de  36,500  liv.  pour 
chacune  des  six  années  ;  le  s' Lécuyer,  s'  des  Vergnes, 
conseiller  du  roi,  est  présenté  comme  caution  du  s' Joly  ; 
^  arrêt  du  Conseil,  du  8  mars  1701,  approuvant  l'adju- 
dication et  ordonnant  que  les  contestations  qui  pour- 
raient survenir  au  sujet  de  la  perception  desdits  droits 
seront  jugées  par  le  s*"  commissaire  départi  pendant  la 
première  année  du  bail  qui  a  été  fait  au  s'  Lécuyer  ;  — 
signification  par  le  s' Lécuyer  aux  échevins  de  Clermont 
de  l'offre  qu*il  fait  de  résilier  le  bail  qui  lui  a  été  consenti 
et  sur  lequel  il  a  perdu  considérablement  dè$  la  pre- 
mière année  :  les  habitants  avaient  cru  lors  du  dernier 
bail  pouvoir  réduire  de  80  sols  à  20  sols  par  poinçon  le 
droit  sur  le  vin  de  leur  cru,  en  portant  à  4  liv.  les  droits 
sur  le  vin  forain,  en  établissant  un  droit  de  30  sois  par 
char  de  foin  et  de  15  sols  pour  chaque  cochon  ;  on  esti- 
mait que  les  vins  forains  rapporteraient  20,000  liv.,  les 
foins  6,000  liv.  et  les  cochons  3,000  iiv.  ;  le  s' Lécuyer 
n'avait  point  soumissionné  et  cest  seulement  sqr  les 
instances  des  échevins  qu'il  consentit  à  se  substituer 
aux  adjudicataires  qui  n'avaient  pas  la  confiance  de  la 
ville,  les  échevins  promirent  de  le  dédommager  en  cas 
dMnsuccès.  Or  la  ferme  est  ruineuse  :  depuis  le  1«' jan- 
vier 1701  jusqu'au  9  déc.  les  vins  forains  n'ont  produit 
que  2,180  liv.,  les  foins  3,160  liv.  et  les  cochons  333  liv.; 
il  n'y  a  point  d'augmentation  à  prévoir, car  les  habitants 
font  entrer  comme  vin  de  leur  cru  12,000  poinçons  tous 
les  ans  et  il  ne  s'en  consomme  que  10,000  ;  —  requête 
du  fc>'  Lécuyer  ou  Contrôleur  général  demandant  la 
résiliation  de  son  bail  ou  une  diminution  correspondant 
à  la  peite  qu'il  subit;  les  échevins  à  qui  la  requête  est 
communiquée  ne  s'opposent  pasàcequ'il  soit  fait  justice 
9U  b' Lécuyer,  qui  est  réellement  en  perte;  —  requête 
adresîjée  à  M.  Le  Blanc,  intendant,  par  le  s*"  Lécuyer  lui 
signifiant  l'abandon  qu'il  fait  de  la  ferme  et  demandant 
d'être  reçu  à  compter  de  clerc  à  maitre  de  la  perception 
qu'il  a  faite  perdant  quatre  années;  l'Intendant  trans- 
met cette  requête  à  M.  de  Bonnet,  maire,  le  20  janvier 
1705  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  9  juin  1705,  ordon- 
nant que  le  vin  du  cru  des  habitants  paiera  dorénavant 
30  sols  au  lieu  de  20  sols,  et  ayant  aucunement  égard  à 
la  «  requête  du  s' Lescuyer,  ordonnant  que  le  bail  des 

>  octroys  de  lad.  ville  à  luy  fait  le  3 janvier  1701  demeu- 

>  rera  nul  et  résolu  dudit  jour  premier  janvier  dernier, 

>  à  condition  néantmoins  d  en  payer  le  prix  sy  fait  n'a 

>  été,  et  que,  par  forme  d'indemnité  des  pertes  par  luy 
j>  souffertes  depuis  le  commencement  de  son  bail  jusqu'à 

>  présent,  il  jouira  de.sdits  nouveaux  droits  et  autres 

>  portez  par  ledit  arrêt  du  23  nov.  1700,  pendant  six 

>  années  à  comi  ter  dudit  jour  premier  janvier  dernier, 

>  dont  il  sera  tenu  de  payer  36,500  liv.  par  chacun 


»  an»;  la  ville  fait  opposition  au  dit  arrêt;  — autre 
arrêt  du  Conseil,  du  12  déc.  1705,  adjugeant  au  s'  Lho- 
pital  la  ferme  des  octrois  de  lad.  Ville,  au  prix  de 
3é,000  liv.  par  an  pendant  6  années  à  partir  du  l**  jan- 
vier 1706;  le  s'Lhopital  pourra  se  désister  des  trois 
dernières  années  en  prévenant  6  mois  à  l'avance,  et  s'il 
survient  des  contestations,  elles  seront  jugées  en  pre- 
mière instance  par  l'Élection  de  Clermont  sauf  appel  en 
la  Cour  des  Aides;  il  est  accordé  au  s'  Lécuyer  une 
indemnité  de  6,000  liv.  ;  —  requête  adressée  au  Conseil 
par  le  s'  Lécuyer  :  M  s'oppose  à  l'exécution  de  l'arrêt, 
l'indemnité  de  6,000  liv.  étant  insufilsante,  puisque 
M.  Le  Blanc  avait  reconnu  par  l'examen  des  comptes  du 
suppliant  (ju'il  était  en  perte  de  22,000  liv.  pour  quatre 
années;  —  comptes  et  états  de  recettes  fournis  par  le 
s*"  Lécuyer  à  l'appui  de  ses  réclamations. 


C.  2190.  (Liasse.)—  1  pièce,  parcb.;  31  pièces,  papier  (2  impr.). 

1705-1716. —  Affaires  communales. —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Lhopital.  —  Soumis- 
sion de  H.  Denis  Briand,  23  sept.  1705,  de  prendre  le 
bail  aux  mêmes  conditions  que  le  s'  Lécuyer  trouve 
insuffisantes  ;  —  copie  de  l'arrêt  du  12  déc.  1705  relatif 
au  bail  Lhopital  et  à  l'indemnité  de  6,000  liv.  accordée 
au  s' Lécuyer  ;  copie  d'ordonnance  de  l'Intendant  sur 
ledit  arrêt;  —  compte  que  rend  Etienne  Bergounloux, 
échevin  perpétuel  de  la  paroisse  de  St-Pierre  de  Cler- 
mont, à  M.  Le  Blanc,  intendant,  de  la  recette  et  dépense 
par  lui  faite  au  sujet  des  entrées  du  bureau  de  St-Pierre 
depuis  le  14  oct.  1705  jusques  au  31  décembre  suivant; 
état  du  produit  du  bureau  du  Cerf  pour  la  même  pé- 
riode; id.  de  la  porte  de  Champet;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  1*'  octobre  1707,  ordonnant  l'exécution  des 
arrêts  des  6  oct.  1691, 14  sept.  1694,  23  nov.  1700  et  12 
sept.  1195  et  contenant  règlement  pour  les  octrois  et  les 
comptes  de  la  ville  de  Clermont;  —  affiche  annonçant, 
pour  le  27  septembre  1710,  l'adjudication  de  la  ferme  des 
droits  d'entrée  de  la  ville  de  Clermont;  l'adjudication 
aura  lieu  dans  l'hôtel  de  Tlntendance  en  présence  des 
échevins;  le  fermier  devra  payer  le  prix  de  la  ferme 
en  deux  termes  égaux  au  l*'  avril  et  au  1"  octobre  de 
chaque  année;  suit  le  tarif  des  droits  d'entrée  (placard 
impr.,  deux  exemplaires);  —  procès-verbal  d'adjudica- 
tion au  profit  du  s' François  Baudonnat,  et  pour  neuf 
années  à  compter  du  1*'  octobre  1710,  de  la  ferme  des 
droits  d'entrée  de  la  viile  et  fauboui^  de  Clermont  et 
de  St-AIyre,  ensemble  des  deux  sols  pour  livre  qui  se 
perçoivent  sur  lesdits  droits,  moyennant  la  somme  de 
40,000  liv.  pour  chacune  desdites  neuf  années;  caution- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


28T 


nement  dudit  Baudonnat  par  Joseph  Lenoir,  intéressé 
dans  les  fermes  du  roi,  demeurant  à  Paris,  rue  Riche- 
lieu ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  7  octobre  1710, 
approuvant  la  régie  qui  a  été  faite  des  droits  d'entrée 
de  Clermont  depuis  le  l***  janvier  1709  jusqu'au  1«'  oc- 
tobre 1710,  permettant  de  faire  lever  le  dixième 
d'augmentation  de  tous  lesdits  droits  pendant  10  ans 
seulement,  approuvant  la  levée  qui  a  été  faite  du. 
dixième  en  question  depuis  la  suppression  de  l'office  de 
contrôleur  des  octrois  de  la  ville,  ordonnée  par  arrêt  du 
Conseil  du  12  mars  1709  ;  «  ordonne  Sa  Majesté  qu'à 

>  l'avenir  et  à  commencer  du  1"  octçbre  1709,  il  sera 
»  levé  30  sols  au  lieu  de  20  sols  par  poinçon  de  vin  du 
»  cru  des  bourgeois  et  habitans,  3  liv.  au  lieu  de  4  par 
»  poinçon  acheté  par  les  bourgeois  ou  autres  ou  porté 
»  dans  la  ville  par  des  forains  ou  étrangers  pour  y  estre 
»  vendu  en  gros  ou  en  détail;...  4  liv.  pour  chaque 

>  bœuf,  3  liv.  pour  chaque  vache,  30  sols  pour  chaque 
j>  veau  au-dessus  d*un  an,  10  sols  pour  chaque  veau 
»'  au-dessous,  5  sols  pour  chaque  mouton  ou  brebis, 
»  15  sols  pour  chaque  porc  ou  cochon  de  quelque  prix 

>  qu'il  soit  excepté  les  cochons  de  lait,  et  20  sols  pour 
»  chaque  char  de  foin  »  ;  —  états  des  bestiaux?  à  cornes 
qui  sont  entrés  dans  la  ville  de  Clermont  en  1715  et  1716 
et  qui  ont  été  visités  par  les  commissaires  de  santé  ;  — 
ordonnance  de  L.  Claude  Bechameii,  intendant,  du 
5  sept.  1716,  acceptant  les  offres  du  s""  Redon,  s' de  Ter- 
nant,  de  continuer  la  levée  des  droits  d'entrée  de  Cler- 
mont à  la  place  du  s'  Briant ,  son  neveu ,  qui  a  été 
constitué  prisonnier  et  emmené  à  Paris. 


*€.  2191.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  77  pièces,  papier  (6  impr.). 

17t4*t7S4.  —Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Lemercier  et  bail 
Breteau.  —  Compte  du  s'  Lemercier,  fermier  des  droits 
d'entrée  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand,  pour  l'année 
qui  a  commencé  le  l*'  octobre  1723  et  fini  le  dernier  sep- 
tembï*e  1724;  pièces  justificatives  dudit  compte;  — 
compte  rendu  par  le  même  de  1724  à  1725  et  pièces 
justificatives  ;  requêtes  adressées  à  l'Intendant  par 
le  S'  Lemercier  en  1728  ;  —  affiches  annonçant  l'adju- 
dication des  droits  d'entrée  pour  six  ou  neuf  années 
A  partir  du  1^'  octobre  1728  (placard  impr.,  six  exemp. 
en  mauvais  état)  ;  —  délibération  de  l'assemblée  géné- 
rale de  la  ville,  du  28  déc.  1727,  donnant  pouvoir  aux 
échevins  de  procéder  à  un  nouveau  bail  des  droits 
d'entrée  suivant  la  manière  ordinaire  et  les  autorisant 
à  fixer  pour  l'avenir  la  contenance  des  bachoUes  afin 
4'éviter  les  contestations  avec  l'adjudicataire  ;  —  déli- 


bération du  Conseil  de  ville,  du  29  déc.  1727,  décidant 
que  les  échevins  <  donneront  requête  à  M.  l'Intendant 
»  pour  faire  ordonner  que  ceux  qui  se  prétendront 
»  exempts  des  droits  d'entrée  justifieront  des  tiltres  en 

>  vertu  desquels  ils  prétendent  jouir  desd.  exemptions, 
)^  et  à  regard  des  bacholles,  après  avoir  fait  échantiller 

>  en  l'hostel  de  ville  les  différentes  bachoUes  dont  les 
»  particuliers  se  servent  pour  voiturer  la  vendange, 
»  pour  fixer  le  droit  d'entrée  sur  la  vendange  propor- 
»  tionellement  à  ce  qui  est  porté  par  l'arrêt  du  Conseil 

>  du  12  oct.  1691,  qui  a  ordonné  l'établissement  desdits 
»  droits,  les  trois  poinçons  de  vendange  faisant  le  poin- 
»  çon  de  vin,  a  été  dit  et  délibéré  qu'à  l'avenir  le 
»  transport  de  la  vendange  sera  fait  dans  des  bachoUes 
»  tenant  chacune  sept  pots,  le  pot  tenant  six  quartes  et 
»  troischopines,  mesure  de  Paris...  dont  quatre  bachol- 
»  lées  seront  réputées  faire  le  poinçon  de  vin  »  ;  —  bail 
d'adjudication,  le  15  juin  1728,  de  la  ferm3  des  entrées 
de  Clermont-F*.,  pour  neuf  années  à  commencer  du 
1*'  oct.  suivant,  en  faveur  du  s'  Claude  Breteau,  agent 
des  fermes  du  roi,  pour  le  prix  de  37,450  liv.  par  an  et 
le  sol  pour  livre  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
24  août  1728,  qui  confirme  le  bail  d'adjudication  fait  au 
s' Breteaii;  —  correspondance  à  ce  sjjet  avec  M.  de  La 
Houssaye  ;  —  réclamation  du  s"  Breteau,  1734. 


C.  2192.  (Liasse.)  —  1  cah.  parch.  de  26  feuilL,  40  p.  papier 

(8  impr.). 

17S7-17S§.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Leclerc  et  Lallemand. 
—  Affiches,  du  30  mars  1787,  annonçant  Tadjudicatioa 
des  droits  d'entrée  de  la  ville  de  Clermont  (placards 
impr.  à  Clermont-Ferrand  chez  P.  Boutaudon)  ;  certifi- 
cats de  publication  par  les  subdélégués);  —  requête  des 
habitants  de  Clermont  et  particulièrement  des  faubourgs 
se  plaignant  àTIntendant  que  les  fermiers  des  droits 
d'entrée  aient  changé  le  système  de  perception  des 
droits  sur  les  vins;  ils  ont  supprimé  les  bureaux 
établis  primitivement  à  l'entrée  des  faubourgs  et  en- 
voient des  commis  faire  la  visite  dans  les  caves  ;  ces 
commis  sont  importuns  et  indiscrets  ;  les  habitants  des 
faubourgs,  qui  sont  tous  gens  de  labeur,  ne  peuvent  plus 
faire  du  petit  vin  parce  que  les  commis  veulent  faire 
payer  ce  petit  vin  comme  vin  pur,  «  de  sorte  que  les- 
»  dits  habitants  sont  contraints  de  faire  du  vin  pur  et 
»  d'attendre  pour  y  ajouter  l'eau  après  l'échanti liage, 
»  ce  qui  en  gâte  la  qualité,  le  rend  moins  bon  et  plus 
j*  facile  à  corrompre  »  ;  en  second  lieu  la  vente  du  vin 
est  retardée  jusqu'après  la  visite  des  commis,  ce  qui 


268  ARCHIVES  DU 

cause  souvent  un  dommage  considérable  aux  proprié- 
taires; enfin  les  commis  sont  accompagnés  d'échantil- 
leurs  dont  ils  font  payer  le  salaire  aux  particuliers  • 
visités;  les  habitants  demandent  que  des  bureaux  soient 
établis  au  moment  des  vendanges  à  l'entrée  des  fau- 
bourgs comme  à  l'entrée  de  la  ville  ;  l'Intendant  refuse 
d'accorder  leur  demande,  2  juillet  1737;  —  proces- 
yerbal  d'adjudication  pour  neuf  années  des  droits  d'en- 
trée de  la  ville  au  profit  du  s""  Leclerc,  pour  le  prix  de 
45,500  liv.;  soumission  du  s^  Lallemand,  bourgeois  de 
Paris,  intéressé  dans  les  fermes  de  Sa  Majesté,  de  se 
rendre  caution  pour  le  s' Leclerc  ;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant au  Contrôleur  général  au  sujet  de  la  caution  du 
s'  Leclerc  :  la  ville  ne  consentira  sans  doute  à  recevoir 
le  &'  Lallemand  comme  caution  qu'autant  qu'elle  y  sera 
obligée  par  des  ordres  supérieurs  ;  «  elle  a  cy-devant 
»  beaucoup  perdu  sur  cette  ferme  par  l'insolvabilité  des 

>  fermiers,  quoyqu'ils  l'eussent  à  plus  bas  prix  ;  Taug- 
»  mentation  sur  le  nouveau  bail  exige  que  la  ville 
»  prenne  ses  seuretés  pour  n'être  point  exposée  à  aller 
»  discuter  des  biens  à  Paris  en  cas  de  deffaut  de  paye- 

>  ment;  on  craint  que  la  garantie  dus'  Lallemand, 
»  intéressé  dans  les  sous-fermes  pour  la  seureté  des- 
»  quelles  ses  biens  sont  déjà  affectés  >,  ne  soit  pas  sufiS- 
sante  ;  M.  Orry  répond  que  la  caution  est  sufiSsante  et 
que  la  ville  doit  s'en  contenter;  —  ordonnance  de  l'Élec- 
tion générale  du  Bas-Auvergne  à  Clermont-Ferrand,  du 
29  nov.  1737,  enjoignant  au  nouveau  fermier  des  droits 
d'entrée  ou  à  son  directeur  «  de  justifier  des  titres  en 
»  vertu  desquels  ils  ont  entrepris  de  faire  de  nouveaux  . 

>  règlemens,  en  interprétant  l'authorité  du  Roy,  comme 

>  aussi  de  rapporter  le  bail  à  ferme  qu'ils  ont  consenti 

>  desdits  droits  d'entrées  pour  être  enregistré  en  ce 

>  siège  en  la  manière  ordinaire,  et  de  remettre  au 
»  greffe  le  tarif  des  droits  qu'ils  doivent  percevoir  »  ; 
l'ordonnance  est  signée  du  lieutenant  en  l'Élection,  des 
conseillers  et  du  greffier  (plac.  impr.  k  Clermont-Fer- 
rand chez  P.  Boulaudon)  ;  —.correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  La  Houssaye,  au  sujet  d'une  requête 
des  s^  Lallemand  et  Leclerc,  sollicitant  «  l'évocation  au 
»  Conseil  d'une  demande  formée  le  9  déc.  1737  devant 

>  les  élus  de  Clermont,  par  le  s' Croisier,  l'un  des  éche- 
»  vins,  qui  prétend  que  Montferrand  quoyque  réuni  à 

>  Clermont  ne  fait  point  partie  du  bail  de  Leclerc,  et 
»  demande  cependant  par    provision  que  l'adjudica- 

>  tion  qui  luy  a  été  faite  le  4  juillet  précédent  soit 
»  homologuée  »  ;  mémoires  en  réponse  à  celui  du 
8'  Leclerc;  —  avis  de  l'Intendant:  il  déclare  Leclerc 
mal  fondé  dans  ses  prétentions,  le  bail  qui  lui  a  été 
consenti  ne  comprend  certainement  pas  Montferrand  ; 
mais  il  y  a  lieu  d'homologuer  par  un  arrêt  du  Con- 


PUY-DE-DOME. 

seii,  ainsi  qu'il  le  demande,  le  bail  en  question  ;  — 
arrêt  du  Conseil,  du  16  septembre  1738,  qui  déboute  le 
fermier  des  oc^trois  de  la  ville  de  Clermont  de  sa  préten- 
tion de  percevoir  des  droits  dans  la  partie  de  Montfer- 
rand, comme  n'étant  point  comprise  dans  son  bail,  et 
qui  approuve  et  homologue  l'adjudication  qui  lui  a  été 
faitele  4  juillet  1737. 


C.  2193.  (Uasse.)  —  44  pièces,  papier. 

1741-1749.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Leclerc  et  Lallemand. 
—  Lettre  de  l'Intendant,  du  6  août  1741,  exposant  au 
Contrôleur  général  l'embarras  dans  lequel  se  trou- 
vent les  échevins  de  Clermont  pour  le  paiement  de  ce 
qu'ils  doivent  au  roi,  par  suite  de  l'irrégularité  des  fer- 
miers des  entrées  à  verser  entre  les  mains  du  receveur 
de  la  ville  les  sommes  dont  ils  sont  redevables  et  qui 
s'élèvent  à  16,943  livres ,  non  compris  le  quartier  de 
juillet  qui  court  actuellement  ;  le  receveur  de  la  ville 
est  poursuivi  par  le  receveur  des  tailles ,  et  les  pour- 
suites qu'il  fait  lui-même  contre  Duplessis,  commis  des 
fermiers,  sont  inutiles,  «  c'étoit,  ajoute  l'Intendant, 

>  dans  la  crainte  de  ce  qui  arrive  aujourd'huy  que  j'a- 
»  vois  eu  l'honneur  de  vous  marquer,  par  ma  lettre  du 
»  15  juillet  1737,  qu'il  me  paroissoit  convenable  de  ne 
»  recevoir  de  caution  que  de  la  ville  ou  de  la  province, 

>  afin  que  les  échevins  ne  fussent  point  obligés ,  faute 
»  de  payement,  d'aller  discuter  des  biens  à  Paris  »;  — 
requêtes  de  Tixier,  Bailliard  et  Pascal ,  échevins ,  au 
Contrôleur  général ,  sur  le  même  sujet;  —  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  de  La  Houssaye,  août- 
septembre  1741  :  le  sieur  Lallemand ,  mandé  devant  le 
Contrôleur  généra],  déclare  qu'il  perd  considérablement 
sur  son  bail ,  et  qu'il  fera  néanmoins  tous  ses  efforts  ^ 
pour  s'acquitter  régulièrement,  il  prétend  être  moins 
en  retard  que  ne  le  disent  les  échevins;  M.  de  La  Hous- 
saye prie  l'Intendant  de  lui  envoyer  tous  les  mois  un  état 
de  la  situation  du  s"*  Lallemand  vis-à-vis  de  la  ville,  et  un 
tableau  des  charges  et  revenus  de  ladite  ville  ;  —  états  des 
charges  et  revenus  de  la  ville  en  1741  ;  —  états  des  paie- 
ments faits  par  le  s*"  Lallemand,  les  lettres  de  l'Intendant 
qui  accompagnent  ces  états  indiquent  que  les  paiements 
en  question  sont  toujours  aussi  insuffisants;  —  lettre  de 
M.  de  La  Houssaye ,  du  9  octobre  1741 ,  transmettant  à 
l'Intendant  les  observations  du  Contrôleur  général  sur 
une  requête  du  s' Lallemand ,  ce  dernier  se  plaignait 
d'ordonnances  de  l'Intendant  que  le  Contrôleur  général 
trouve  extrêmement  dures;  puisque  le  fermier  fait  le 
possible  pour  tenir  ses  engagements ,  il  invite  l'Inten- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


269 


dant  à  retirer  la  garnison  mise  chez  le  fermier;  il  ap- 
prouve d'ailleurs  plusieurs  dispositions  des  ordonnances 
en  question;  —  lettres  de  l'Intendant,  oct.-déc.  1741, 
adressant  des  états  de  la  situation  du  fermier  ;  la  cor- 
respondance avec  M.  de  La  Houssaye  continue  en  1742; 
le  4  juillet  de  cette  année»  le  fermier  doit  encore  à  la 
ville  19,723  livres;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson,  du 
22  sept.  1742,  à  M.  Rossignol ,  au  sujet  d'un  mémoire 
adressé  au  Conseil  par  les  échôvins  de  Clermont ,  les- 
quels étant  poursuivis  par  voie  de  garnison  pour  les 
impositions  de  1741  et  1742,  demandent  à  exercer  les 
mêmes  poursuites  contre  le  fermier  des  entrées;  l'In- 
tendant en  écrit  à  M.  de  La  Houssaye.' 


G.  2194.  (Liasse.)  —  42  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 

de  37  feuillets. 

174S.  —  Affaires  communales.  —  Clermont-Fer- 
rand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Leclerc  et  LaUemand.  — 
Lettres  de  M.  de  La  Houssaye,  adressées  à  M.  Rossignol, 
intendant,  alors  à  Paris,  au  sujet  de  l'affaire  du  s'  Lal- 
lemand ,  mars-avril  1743  ;  —  lettre  de  M.  Chabrol,  du 
30  avril  1783 ,  priant  l'Intendant  d'obtenir  un  ordre  du 
Contrôleur  général  pour  faire  arrêter  le  s'  Lallemand 
dans  l'auberge  où  il  est;  ce  dernier  en  effet  refuse, 
malgré  tous  les  ordres  qui  lui  ont  été  donnés,  de  payer 
ce  qu'il  doit  à  la  ville,  <  il  ne  cherche  qu'à  vexer  jour- 
»  nellement  le  public  et  à  éluder  tous  les  ordres  de 
»  M^  rintendant  »;  -^  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  de  La  Houssaye.au  sujet  des  retards  que  le  fer- 
mier met  dans  ses  paiements  ;  états  de  situation  en  mai, 
en  juillet,  etc.  ;  —  état,  dressé  par  le  s'  Chavagnac,  des 
Tins  trouvés  dans  les  &ubourgs  de  la  ville  de  Clermont, 
de  la  récolte  de  1742  ;  —  requêtes  de  divers  particuliers 
contre  le  s*"  Lallemand;  —  correspondance  de  l'In- 
tendant, de  M.  Tournadre,  subdélégué,  de  M.  de  La 
Houssaye,  au  sujet  de  Tarrêt  du  30  avril  1743,  qui  com- 
met  le  s'  Tournadre  pour  dresser  un  procès-verbal  des 
dires  des  échevins  et  du  s'  Lallemand  dans  la  contesta- 
tion- qui  existe  entre  eux  relativement  aux  droits  d'en- 
trée; le  s'  Lallemand,  d'après  M.  tournadre,  ne  fait 
que  soulever  des  difficultés  pour  entraver  les  opérations 
du  rapporteur. 


C.  2195.  [Liasse.]  —  17  pièces,  papier^  dont  1  cahier 

de  27  feuillets. 

17ja.  —  Affaires  communales.  —  Clermont-Fer- 
rand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Loclerc  et  Lallemand.  — 


Procès-verbal  dressé  par  M.  Tournadre,  en  exécution 
de  l'arrêt  du  Conseil  du  30  avril  1743 ,  des  demandes, 
dires  et  prétentions  des  parties  dans  les  contestations 
pendantes  au  Conseil  entre  les  s'*  Leclerc  et  Lallemand, 
d'une  part,  et  les  échevins  de  Clermont;  le  chapitre 
cathédral,  les  officiers  de  l'Élection,  les  religieux  Carmes 
anciens,  et  les  jurés  jaugeurs  et  échantilleurs  de  la 
même  ville  ;  ce  procès-verbal,  clos  le  24  septembre  1743, 
contient  les  demandes  des  fermiers  et  les  moyens  sur 
lesquels  ils  fondent  leurs  prétentions,  les  réponses  de  la 
ville  et  l'avis  de  M.  Tournadre  ;  les  principaux  chefs  de 
demandes  des  fermiers  sont  les  suivants  :  P  ils  préten- 
dent que  les  bachplles  de  vendanges  ne  doivent  pas  être 
combles  ni  chaperonnées,  mais  rases,  et  demande  à  per- 
cevoir un  droit  supérieur  à  celui  du  tarif  pour  les  ba- 
cholles  chaperonnées;  il  demande  subsidiairement  qu'il 
lui  soit  tenu  compte  du  dommage  qu'il  a  souffert  de  ce 
chef  pendant  les  cinq  premières  années  de  son  bail  ;  les 
habitants  établissent  que  l'usage  du  Chaperon  n'est  pas 
nouveau  et  qu'il  en  est  fait  mention  dans  le  bail  des 
fermiers;  M.  Tournadre  est  d'avis  que  la  demande  de 
ces  derniers  soit  rejetêe;  2®  le  fermier  demande  que 
tous  les  vins ,  sans  distinction  de  bons  ou  petits  vins, 
paient  les  droits  d'entrée,  et  que  les  habitants  des  Cstu* 
bourgs  soient  condamnés  à  lui  payer  les  droits  d'«ntrée 
des  petits  vins  compris  aux  inventaires  des  cinq  pre- 
mières années  de  son  bail  à  raison  de  34  sols  8  den.  par 
poinçon  ;  les  habitants ,  et  M.  Tournadre  pense  qu'ils 
ont  raison ,  déclarent  que  les  petits  vins  n'ont  jamais 
été  soumis  aux  droits ,  et  consentent  cependant,  pour 
prévenir  toutes  contestations  à  i'avenir,  à  payer  quart 
de  droit  pour  le  petit  vin  ;  3^  le  fermier  demande  que 
les  privilégiés  ne  puissent  céder  leurs  droits;  M.  Tour- 
nadre pense  que  cette  demande  doit  être  accueillie; 
40  le  fermier  demande  qu'il  soit  fait  défense  aux  jau- 
geurs et  échantilleurs  de  la  ville  de  procéder  ni  assister 
aux  inventaires  des  vins^  ni  de  les  jauger  et  goûter  aux 
entrées  ;  M.  Tournadre  répond  qu'il  doit  être  débouté 
de  cette  demande  et  condamné  à  exécuter  le  traité  fait 
avec  les  jaugeurs;  5"^  le  fermier  demande  que  les  habi- 
tants ne  puissent  transporter  les  vins  et  foins  recueillis 
sur  le  territoire  de  la  ville  sans  en  payer  les  droits  ; 
cette  demande  est  irrecevable,  puisque  les  droits  ne 
sont  établis  que  sur  les  marchandises  qui  entrent  dans 
la  ville  ;  6"^  le  fermier  demande  que  les  portes  inutiles 
soient  fermées  ;  cela  ne  parait  pas  possible;  7^  le  fermier 
demande  que  les  suifs  en  rames  qui  seront  portés  dans 
la  ville  et  faubourgs  pour  y  être  vendus  seront  assujettis 
aux  droits  d'entrée  proportionnellement  à  ceux  fixés 
sur  les  bestiaux  «  dont  les  suifs  sont  présumés  faire 
>  partie  >;  on  fait  remarquer  que  cette  denrée  n'est  pas 


I 


!« 


270  •  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

comprise  dans  le  bail  ;  le  fermier  fait  encore  quelques 
autres  demandes  auxquelles  répondent  les  échevins,  le 
chapitre  cathédral,  les  pères  Carmes ,  etc.  ;  —  pièces 
relatives  au  procès- verbal  ci-dessus  analysé;- avis  de 
l'Intendant  sur  les  requêtes  du  fermier. 


G.  2196.  (Liasse.)  —  52  pièces,  papier  [1  impr.]. 

174S«t744.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Leclerc  et  Lallemand  ; 
émeute  à  Ciermont.  —  Lettre  du  Contrôleur  général, 
du  29  sept.  Ï743»  invitant  l'Intendant  à  rendre  une 
ordonnance  dont  il  lui  envoie  le  modèle,  afin  d'éviter 
les  contestations  que  pourrait  faire  naître  la  perception 
des  droits  lors  des  vendanges  prochaines;  l'ordonnance 
jointe  à  cette  lettre  accorde,  par  provision,  au  fermier 
ses  demandes  relatives  à  la  contenue  des  bacholles,  et 
aux  petits  vins  ;  à  la  suite  de  la  lettre,  la  note  suivante 
de  la  main  de  M.  Orry  :  «  Le  vray  moyen  de  mettre  le 
>  fermier  en  état  de  se  mettre  en  règle  est  de  commen- 
»  cer  par  luy  faire  justice  sur  les  prétentions  qu'il  a  et 
»  qui  sont  fondées,  car,  après  tout,  il  faut  qu'un  fermier 
»  jouisse  de  ce  dont  il  a  droit  de  jouir,  et  j'avoue  que 
»  j'ay  tousjours  trouvé  qu'on  le  troubloit  dans  la  jouis- 
»  sance  de  plusieurs  droits  fort  mal  à  propos  »;  —  lettre 
de  l'Intendant,  du  4  octobre  1743,  faisant  observer  que 
le  projet  d'ordonnance  est  contraire  aux  droits  bien 
reconnus  des  habitants  ;  d'ailleurs,  si  l'arrêt  qui  doit 
intervenir  décidait  qu'il  a  été  fait  tort  au  fermier,  il 
sera  aussi  facile  de  r^ler  l'indemnité  qui  lui  sera  due 
en  ce  cas  pour  6  années  que  pour  5  ;  il  n'y  a  donc  pas 
lieu  actuellement  de  faire  une  pareille  innovation  qui 
pourrait  amener  quelque  mouvement  dans  la  ville,  qui 
regarderait  dès  lors  sa  cause  comme  perdue;  —  nouvelle 
lettre  du  Contrôleur  général,  du  12  octobre  1743,  invi- 
tant l'Intendant  à  ne  pas  tarder  à  rendre  l'ordonnance 
en  question  ;  il  a  examiné  le  procès-verbal  de  M.  Tour- 
nadre  et  l'avis  de  Tlntendant  et  reste  persuadé  que  le 
fermier  a  raison  sur  les  deux  points  visés  dans  le  projet 
d'ordonnance  ;  —  nouvelles  représentations  de  Tlnten- 
dant  qui  envoie  à  M.  Orry  un  mémoire  de  M.  Dufour 
pour  la  ville  contre  le  fermier  ;  —  mémoire  de  M.  Du- 
four; —  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec 
M.  de  La  Houssaye  ;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  du 
18  cet.  1743 ,  conforme  au  projet  adressé  par  M.  Orry 
(placard  impr.  àClermont-Ferrand,  chez  P.  Boutaudon); 
—  lettre  du  Contrôleur  général,  du  21  oct.  1743,  décla- 
rant que  toutes  les  représentations  des  habitants  de 
Ciermont  ne  le  feront  point  changer  d'avis  soit  sur  la 
bachollée,  soit  sur  le  petit  vin  ;  il  faut  que  les  mesures 


soient  fixes,  et  dès  qu'on  admet  le  chaperon  il  n'y  a  pins 
de  fixité;  quant  aux  petits  vins»  la  question  a  été  décidée 
en  ce  qui  concerna  les  droits  du  roi,  «  et  quoyque  cette 
»  décision  ne  paroisse  pas  avoir  été  faite  en  vue  des 
»  droits  des  villes,  elle  ne  doit  pas  leur  être  moins  appli-* 
»  quée,  puisque  son  objet  n'a  été  que  de  restraindre  les 

>  fraudes  »;  il  insiste  pour  que  l'ordonnance  sait  ren* 
due  sans  retard;  si  les  habitants  se  croient  lésés >  ils 
n'ont  qu'à  trouver  une  compagnie  qui  s'engage  enveni 
eux  de  payer  le  même  prix  de  ferme  pendant  20  ans  et 
d'indemniser  le  fermier  actuel  des  pertes  qu'il  peut 
avoir  faites  jusqu'à  ce  jour;  —  lettre  de  l'Intendant,  du 
21  octobre  1743,  informant  le  Contrôleur  général  que, 
le  19  dudit  mois,  au  moment  où  il  se  préparait  à  faire 
afficher  l'ordonnance,  il  apprit  qu'une  sédition  s'était 
élevée  dans  la  ville  et  que  le  fermier  était  assiégé  dans 
son  auberge;  les  commis  des  portes,  menacés,  les  avaient 
abandonnées;  M.  Rossignol  se  rendit  auprès  du  fermier 
et  parvint  à  apaiser  le  peuple  en  lui  promettant  qu'il  ne 
serait  rien  innové:  l'indiscrétion  et  la  maladresse  du 
fermier  sont  les  véritables  causes  de  l'émeute,  «  depuis 
»  15  jours,  il  ayoit  annoncé  dans  le  public  le  gain  dcr 

>  son  procès,  et  que  la  vendange  n'entreroit  que  dans 
»  des  bacholles  rases,  qu'on  ne  connoitroit  plus  de  petit 
»  vin,  et  que  le  droit  seroit  levé  comme  sur  le  vîû 
»  pur  »;  cependant  l'Intendant  a  chargé  le  Procureur 
du  Roy  de  faire  une  enquête  sur  les  fauteurs  de  l'émeute» 
et  les  coupables  seront  punis  ;  —  correspondance  de 
l'Intendant ,  de  M.  de  Saint-Florentin ,  de  M.  Dufour 
de  Villeneuve,  de  M.  Orry,  contrôleur  général  :  «  Il  est 
»  triste,  écrit  ce  dernier  à  M.  Rossignol,  que  vous 
»  n^ayez  pu  apaiser  cette  émeute  qu'en  cédant  à  la 
»  volonté  d'une  populace  mutinée  et  opiniâtre  et  luy 
»  accordant  ce  qu'elle  demande  d'une  façon  aussi  oppo* 
»  sée  à  toutes  sortes  de  règles.  Il  est  à  craindre  que 
»  le  Roy  ne  juge  nécessaire  de  réprimer  une  pareilld 

>  entreprise  »  ;  —  lettre  de  M.  Trudaine  à  M.  Rossi- 
gnol, du  29  oct.  1744,  l'assurant  qu'il  a  dit  au  Contrô- 
leur général  tout  ce  qui  pouvait  être  dit  en  sa  faveur  x 
€  me  permeterés-vous,  ajoute-t-ii,  par  l'intérest  que  je 
»  prends  à  ce  qui  vous  regarde,  de  hasarder  de  vous 
»  doner  un'conseil.  Conduisés-vous  dorénavant  de  façon 
»  que  l'on  ne  puisse  pas  vous  soubçoner  de  partialité; 
»  Vous  estes  juge  entre  le  fermier  et  la  ville;  vous  devés 
»  toujours  conserver  rimpartialité  et  le  sang  froid  qui 
»  conviennent  à  cette  fonction  ;  il  me  semble  que  vos 
»  avis  auroient  eu  plus  de  poids  en  ce  pays-cy,  si  l'on  ne 
»  vous  eut  pas  cru  prévenu  >;  —  lettre  du  Contrôleur 
général,  du  1^'nov.  1743,  annonçant  que  M.  de  Ville- 
neuve, lieutenant  de  police  de  Ciermont,  va  retourner 
dans  cette  ville  et  qu'il  expliquera  à  l'Intendant  ce  qu'il 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


271 


convient  de  faire  relativement  à  la  ferme  des  octrois; 
—  lettre  de  M.  Rossignol,  du  11  nov.  1743,  à  M.  Boudray, 
pour  se  justifier  des  mauvaises  impressions  que  le  Con- 
trôleur général  parait  avoir  reçues  de  sa  conduite  dans 
l'affaire  du  s'Lallemand  ;  —  procédure  faite  par  le  lieute- 
nant criminel  de  Clermont-Ferrand  au  sujet  de  l'émeute 
arrivée  lesJS  et  19  octobre  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  du 
20  avril  1744,  adressant  au  Contrôleur  général  un  im- 
primé du  jugement  qu'il  a  rendu,  le  18  du  même  mois» 
en  conséquence  de  l'arrêt  d'attribution  qui  lui  avait  été 
adressé,  contre  les  coupables. 


C.  2197.  (Liasse.)  —  88  pièces,  papier  (10  impr.). 

t74S-1744.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Leclerc  et  Lallemand, 
bail  Moret.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  17  déc.  1743, 
ordonnant  la  résiliation  du  bail  consenti  le  4  juillet  1737 
au  s'  Leclerc ,  à  condition  qu'il  sera  indemnisé  par  la 
"Ville  des  pertes  qu'il  justifiera  avoir  faites  pendant  son 
exploitation  ;  il  sera  procédé  à  un  nouveau  bail  pour 
une  durée  de  12  années  à  compter  du  1*'  janvier  pro- 
chain. Pour  prévenir  toutes  contestations,  l'arrêt  décide 
qu'à  l'avenir  il  sera  perçu  7  sols  pour  chaque  bachoUée 
Ae  vendange  non  égrappée ,  du  cru  des  bourgeois,  et  14 
sols  pour  la  vendange  foraine;  la  bachollée  contiendra 
7  pots,  elle  sera  rase  et  sans  chaperon*;  les  droits  sur  le 
vin  seront  de  35  sols  et  70  sols  le  poinçon,  sans  déduction 
de  la  lie  et  sans  distinction  de  bons  vins,  demi-vins  et 
petits  vins;  «  excepte  seulement  Sa  Majesté  de  la  per^ 
»  ception  desdits  droits  les  simples  piquettes  composées 
>  de  marc  de  vendange  pressuré  et  entotiné  avec  de 
»  l'eau  dans  des  tonneaux  »  ;  il  ne  sera  pas  fitit  de  dis- 
tinction entre  les  vins  qui  entreront  avant  ou  après  la 
Saint-Martin,  et  le  pot  sera  toujours  de  six  quartes  une 
chopine,  mesure  de  Paris;  les  vins  et  vendanges  du  cru 
des  habitants  seront  considérés  comme  forains  quand 
ceux-ci  les  auront  vendus  avant  l'entrée  à  des  hôtes, 
cabaretiers  ou  autres  personnes;  défense  aux  fermiers 
d'exiger  aucun  droit  sur  les  eaul-de-vie,  graisse,  suif  et 
autres  denrées  non  comprises  dans  le  bail  (in-folio,  sans 
nom  d'imprim.,  4  pages);  —  le  même  en  placard,  impr. 
à  Clermont-Ferrand,  chez  Boutaudon;  —  projet  de 
règlement  pour  les  droits  d'entrée  de  la  ville  de  Cler- 
mont  (plusieurs  exemplaires);  au  bas  les  soumissions  de 
plusieurs  habitants  s'engageant  à  prendre  la  ferme  sur 
le  même  pied  que  le  s'  Leclerc ,  plus  un  pot  de  vin  de 
6,000  livres  ;  —  mémoires  et  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  le  Contrôleur  général,  M.  de  La  Houssaye  et 
M.  Dufour  de  Villeneuve,  au  sujet  de  l'indemnité  due 


au  s'  Lallemind  ;  —  affiches  annonçant  l'adjudication  ; 
—  adjudication  des  droits  d'entrée  pour  12  années  au 
profit  du  s'  Biaise  Moret,  marchand  de  Clermont, 
moyennant  la  redevance  annuelle  de  47,775  liv.  et  un 
pot  de  vin  de  7,400  liv.  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant 
enjoignant  à  Lallemand  de  produire  les  pièces  nécessai- 
res pour  établir  l'indemnité  à  laquelle  il  a  droit;  lettre 
du  s'  Lallemand;  mémoire  relatif  à  l'indemnité  qu*il 
prétend  ;  —  lettre  de  Tlntendant ,  du  24  février  1744, 
informant  le  Contrôleur  général  que  Lallemand  se  refuse 
à  fournir  les  pièces  nécessaires  pour  établir  les  pertes 
faites  par  lui  dans  sa  ferme  :  <  J'attends  vos  ordres  pour 

>  mettre  ce  fermier  à  la  raison  et  le  punir  d'une  déso- 
»  béissance  qui  est  sans  exemple;  je  me  flatte,  mon- 
»  sieur,  que  vous  aurez  la  bonté  de  m'accorder  les 

>  ordres  nécessaires  pour  éloigner  de  cette  vHle  un 
»  homme  dont  la  conduite  et  la  mauvaise  foy  ne  sont 

>  pas  moins  dangereuses  que  repréhensibles  >  ;  t—  nou- 
velle correspondance,  en  juillet  1744,  entre  le  s'  Lalle- 
mand et  rintendant;  ce  dernier  attend  toijgours  que 
Lallemand  ait  fourni  les  pièces  demandées. 


C.  2198.  (Liasse.)  ~  ^  pikes^  papier  (2  impr.). 

1744-17541.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée,  bail  Moret.  —  Ordonnance 
de  l'Intendant,  du  7  août  1744,  rendue  sur  la  requête  de 
Biaise  Moret,  adjudicataire  des  droits  d'entrée  de  la  ville, 
pour  l'exécution  de  l'arrêt  du  Conseil  du  17  déc.  1743, 
enjoignant  aux  habitants  de  faire  mesurer  et  échan- 
tiller  les  bacbolles  dont  ils  comptent  se  servir  (placard 
impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  P.  Boutaudon,  deux 
exemp.);  —  lettre  de  M.  de  La  Houssaye,  du  12  avril 
1745,  adressant  à  M.  Rossignol  un  mémoire  des  fermiers 
qui  demandent  la  résiliation  de  leur  bail  ou  la  réduction 
de  la  ferme  à  42,000  liv.  ;  le  Contrôleur  général  veut 
absolument  que  le  bail  subsiste  et  qu'il  soit  payé  régu- 
lièrement ;  —  envoi  d'un  arrêt  qui  rend  aux  Élus  de 
Clermont  la  connaissance  des  contestations  relatives  à 
la  ferme  des  droits  d'entrée,  à  l'exception  de  l'affaire 
de  la  ville  contre  l'ancien  fermier  qui  reste  attribuée  à 
l'Intendant,  sauf  appel  au  Conseil,  1746  ;  —  requête  du 
fermier  demandant  de  nouveau,  en  4749,  la  résiliation 
de  son  bail  ou  la  réduction  du  prix  de  la  ferme  ;  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  M.  de  Courteille  et  de  M.  Rossi- 
gnol ;  précis  des  délibérations  de  la  ville  ;  observations  de 
M.  Rossignol  :  il  est  certain  que  les  modifications  intro- 
duites par  l'arrêt  du  Conseil  du  17  déc.  1743  ont  à  peine 
augmenté  de  250  liv.  par  an  le  produit  de  la  ferme;  si 
le  poids  en  était  insoutenable  pour  Leclerc,  à  plus  forte 


I 


272 


raison  pour  le  fermier  actuel  ;  la  ville ,  qui  a  examiné 
avec  soin  les  livres  de  recette,  convient  que  la  ferme 
actuelle  ne  peut  se  soutenir»  et,  sur  l'avis  de  commis- 
saires nommés  par  ell§,  propose  une  diminution  de 
3.775  liv.  sur  le  prix  du  bail,  la  réduction  des  privilèges 
qui  ferait  pour  le  fermier  un  objet  de  500  livres,  enfin 
quelques  changements  sur  les  termes  de  paiements  ;  le 
fermier  accepte  ces  conditions  que  M.  Rossignol  juge 
avantageuses  pour  la  ville;  projet  d'arrêt  en  consé- 
quence. 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

>  quelle  prorogation  on  cherchera  à  remédier  aux  in- 
»  convénients  que  le  fermier  et  ses  cautions  prétendent 


C.  2199.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier,  dont  1  cahier  de  18  feaiilets. 

t754-176S«  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Fen*add.  -—  Droits  d'entrée,  bail  Arbillion.  ■—  Lettre  de 
M.  de  Courteille,  du  9  sept.  1754,  informant  M.  de  La 
Micbodière  qu'il  a  fait  signer  au  Contrôleur  général 
Tarrét  qui  proroge  pour  9  années  en  fisiveur  de  la  ville 
de  Clermont  les  droits  d'entrée  dont  cette  ville  jouit  et 
qui  ordonne  diverses  mesures  propres  à  faciliter  la 
perception  et  à  éviter  la  fraude  ;  —  afilches  annonçant 
l'adjudication  (placards  impr.  à  Clermont-Ferrand, 
chez  P.  Boutaudon)  ;  —  procès-verbal  d'adjudication, 
le  8  déc.  1754,  de  la  ferme  des  droits  d'entrée  à  partir 
de  1756,  au  profit  de  Denis  Arbillion,  négociant  à  Cler- 
mont, moyennant  la  somme  de  48.100  liv.  par  an,  et 
une  somme  de  6,000  liv.  une  fois  i^ayées  pour  le  pot  de 
vin  ;  —  mémoire  sur  les  inconvénients  qui  peuvent  ré- 
sulter de  la  nouvelle  forme  de  régie  des  droits  d'entrée 
par  rapport  aux  barrières  permanentes,  présenté  par 
Denis  Arbillion,  fermier,  et  Gros  et  Lagat  ses  cautions; 
ils  se  plaignent  notamment  que  l'arrêt  du  27  août  1754 
leur  impose  l'obligation  de  délivrer  les  passe-debout 
gratis  pour  les  denrées  qui  traversent  la  ville,  il  serait 
indispensable  pour  éviter  la  fraude  de  faire  consigner 
les  droits  qui  seraient  remboursés  ensuite;  comme  on 
ne  délivre  point  de  qdittances,  les  denrées  une  fois 
entrées  en  ville  avec  un  passe-debout  n*en  sortiront 
point  ;  les  fermiers  ne  peuvent  faire  suivre  ceux  à 
qui  l'on  délivre  des  passe-debout,  il  faudrait  pour  cela 
20  commis  à  chaque  bureau  ;  si  Ton  ne  veut  pas  leur 
permettre  de  faire  consigner  les  droits,  il  faut  renoncer 
à  l'établissement  des  barrières  permanentes  ;  cette  re- 
quête est  communiquée  aux  échevins  d'honneur  de  la 
ville  et,  sur  leur  réponse  défavorable,  M.  de  La  Micbo- 
dière ordonne,  le  7  sept.  1755,  «  que  la  suspension  des 
>  barrières  accordée  pour  l'année  1756  sera  prorogée 
»  pour  les  années  1757  et  1758  et  qu'en  conséquence 
»  rétablissement  des  barrières  permanentes  ne  pourra 
»  avoir  lieu  que  pour  le  1*'  janvier  1759  pendant  la- 


>  trouver  dans  l'établissement  desdites  barrières  » 
le  motif  invoqué  pour  la  prorogation  est  la  dépense 
excessive  qui  doit  monter  à  30,000  liv.  au  lieu  de  10,000 
qu'on  avait  prévues  ;  —  nouvelle  lettre  des  sieurs  Lagat 
et  Charles  Gros,  du  22  nov.  1757,  protestant  encore 
contre  le  projet  d'établissement  des  barrières  perma- 
nentes ;  —  mémoire  relatif  à  une  requête  des  fermiers, 
1762,  demandant  que  les  échevins  soient  tenus  de  four- 
nir aux  fermiers  aux  frais  de  la  ville  les  logements  né- 
cessaires pour  la  perception  des  droits,  et  de  leur  payer 
une  indemnité  pour  les  dépenses  qu'ils  ont  faites  de  ce 
chef  à  moins  que  la  ville  ne  préfère  réduire  à  44,000 
liv.  le  bail  actuel  montant  à  45,000  liv. 


C.  2200.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  29  pièces,  papier. 

• 

1 769-1  îî«.— Affaires  communales.—  Clermont-- 
Ferrand. —  Droits  d'entrée,  bail  de  Viallanes,  Lagat  et 
Rongier.  —  Requête  des  fermiers,  déc.  1769,  deman- 
dant la  résiliation  de  leur  bail  et  un  dédommagement 
pour  les  pertes  qu'ils  ont  éprouvées  depuis  1765  et  qu'ils 
évaluent  à  42,000  liv.  ;  le  bail  des  suppliants  est  du 
29  déc.  1763;  il  est  pour  9  ans;  il  a  commencé  le 
l*' janv.  1765  ;  ils  paient  annuellement  45,500  liv.  non 
compris  le  pot  de  vin  ;  —  états  de  situation  de  la  ferme 
des  octrois  ;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Inte&dant 
avec  les  fermiers  et  avec  M.  Terray  ;  —  lettres  du 
maire  et  des  échevins  de  Clermont  faisant  remarquer 
que  les  fermiers  se  sont  interdit,  par  leur  bail  même,  de 
demander  la  résiliation  du  traité  et  que  la  ville  a  grand 
besoin  de  tous  ses  revenus  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  2  avril  1771,  renvoyant  par  devers  l'Intendant  les 
contestations  entre  la  ville  et  les  fermiers  ;  —  mémoires 
et  lettres  pour  la  ville  et  pour  les  fermiers;  —  mémoire 
pour  Priest  Lagat  et  Antoine  Rongier,  négociants,  fer- 
miers des  octrois  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand,  de- 
mandeurs, contre  les  officiers  municipaux  de  la  même 
ville,  défendeurs  (impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  P. 
Viallanes,  1772,  in-4o,  17  pages)  ;  —  lettre  des  échevins. 
mars  1773,  indiquant  qu'ils  ont  terminé  par  un  com- 
promis leurs  contestations  contre  les  fermiers. 


C.  2201.  (Liasse.)—  11  pièces,  papier. 

1778-1774.  —Affaires  communales.  —  Clermont* 
Ferrand.  —  Droits  d'entrée.  —  Correspondance  entre 
fdM.  de  Boulongne  et  de  Chazerat,  1773,  au  sujet  de  la 


1 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

<lêcisfon  prise  par  la  ville  «  de  rendre  permanentes  les 

>  barrières  qli'ils  avoient  été  authorisés  d'établir  par 

>  Tarrêt  du  Conseil  du  27  août  1754,  et  qu'ils  n'ont 
»  laissé  subsister  que  pendant  trois  mois  chaque  an- 

>  née  >  ;  ils  demandent  aussi  la  permission  d'aliéner 
quelques  bâtiments  devenus  inutiles;  —  mémoire  relatif 
à  ce  projet;  —  estimation  des  bâtiments  à  aliéner';  — 
mémoire  des  flrais  de  régie  à  faire  pour  la  perception  des 
droits  d'octrois  de  la  ville  de  Clermont  en  barrières  per- 
manentes ;  —  projet  de  règlement  pour  la  régie  des 
octrois  de  la  ville  de  Clermont-Ferrand  à  partir  du 
!•' juillet  1774  :  un  bureau  de  régie  composé  des  éche- 
vins  et  de  quatre  commissaires  se  réunira  une  fois  par 
semaine,  il  nommera  un  contrôleur  ambulant  chargé 
d'inspecter  les  receveurs,  contrôleurs  et  gardes  ;  il  y 
aura  quatre  bureaux  de  recette  et  dans  chacun  un  re- 
ceveur, un  contrôleur  et  deux  cardes,  on  établira 
quatre  autres  bureaux  supplémentaires  pendant  le 
temps  des  vendanges  ;  les  receveurs  verseront  les  fonds 
de  leur  recette  dans  la  caisse  du  receveur  de  la  ville 
toutes  les  semaines;  les  particuliers  qui  nourriront 
^ans  la  ville  des  bestiaux  sujets  aux  droits  d'entrée 
devront  en  faire  la  déclaration  au  plus  prochain  bureau; 
pour  faire  cesser  les  fraudes  que  commettent  les  bou- 
chers, le  marché  aux  bestiaux  sera  transféré  de  la 
place  de  Jaude  à  la  place  du  Salin  ;  —  mémoire  adressé 
à  l'Intendant  touchant  la  régie  et  l'établissement  des 
droits  d'entrée  à  Clermont  (non  daté  et  anonyme)  : 
établissement  des  barrières  et  des  bureaux  ;  le  receveur 
général  aura  droit  d'inspection  sur  tous  les  employés  ; 
il  tiendra  un  registre  a  appelé  sommier,  sur  lequel  il 
»  portera  le  produit  des  droits  tant  en  espèces  qu'en 
»  montant,  à  mesure  que  les  estats  journaliers  luy  se- 

>  ront  apportez  ;  il  donnera  tous  les  mois  un  estât  du 

>  produit  des  droictz  à  Messieurs  de  la  ville  »,  et  leur 
rendra  compte  à  la  fin  de  chaque  année  ;  «  l'on  ne 
»  pourra  se  dispenser  de  faire  venir  de  Paris  des  com- 
»  mis  controlleurs,  commis  de  barrières,  de  renvoy  et 

>  gardes  qui  ayent  travaillé  aux  entrées  des  portes  de 
»  ladicte  yille,  car  de  s'arrester  à  des  gens  du  pays  qui 
»  n'ont  aucune  expérience,  c'est  ne  vouloir  pas  bien 

>  régir,  touttes  les  fermes  des  entrées  ne  roulant  abso- 

>  lument  que  sur  le  travail  des  employez  aux  portes, 
»  lesquels  ne  scauroient  estre  trop  routinez  et  consom- 

>  mez  dans  cet  exercice  »  ;  les  appointements  pour  le 
personnel  suffisant  s'élèveraient  à  environ  7,65()  liv.  ; 
—  autre  mémoire,  anonyme  et  sans  date,  sur  les  droits 
d'entrée. 


273 


G.  2202.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier  [3  impr.). 

160^17041.  — Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.—  Droits  d'entrée,  tarifs,  privilèges,  contraven- 
tions. —  Projet  d'un  règlement  pour  les  droits  d'entrée 
de  la  ville  deClermont  (impr.  sans  date,  in-fol.,  3  pages); 
—  tarif  pour  la  vendange  du  cru  et  foraine,  suivant 
l'arrêt  du  Conseil  du  17  déc.  1743  (plac.  impr.  à  Cler- 
mont-Ferrand chez  P.  Boutaudon)  ;  —  correspondance^ 
délibérations,  etc.,  relatives  aux  droits  d'entrée;  re- 
quête des  Cordeliers  de  piermont,  1732;  requête  de  Fr. 
de  Langeac,  abbesse  de  S^'-Claire,  1744;  —  contra- 
ventions :  correspondance,  exploits,  ordonnances  de 
l'Intendant. 


C.  2203.  (Deux  registres.)  —  In-folio  de  G*  et  34  feaillets,  papier; 

couvert,  parch, 

1661-t6SS.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand. —  Comptabilité. —  Compte  rendu  par  J.  Domat,. 
avocat  du  roi  au  Présidial  de  Clermont;  Michel  BoiHie- 
foy,  avocat,  et  Perrette  Rigoulet,  veuve  de  Sébastien 
Galeix,  de  la  recette  et  dépense  faites  par ,  les  sieurs 
Domat,  Bonnefoy  et  Galeix,  échevins  de  l'année  1664, 
apuré  par  les  auditeurs  des  comptes  en  1683  et  remis  ta 
même  année  à  M.  de  Bercy,  intendant;  la  recette 
s'élève  à  80,290  liv.  12  sols,  et  la  dépense  et  re- 
prise à  77,333  liv.  13  sols  3  den.  Parmi  les  dépenses 
on  remarque  :  38  liv.  pour  les  gages  des  sonneurs  pen- 
dant les  orages  ;  350  liv.  à  la  dame  Baudoin*  maîtresse 
sage-femme;  700  liv.  pour  le  loyer  de  la  maison  da 
gouverneur,  900  liv.  payées  au  s'  Arragonès  pour  le 
loyer  de  la  •  maison  de  l'Intendant;  1,056  liv.  17  sols 
3  den.  employés  à  l'entrée  de  M'  l'Evêque  ;  2,858  liv. 
18  sols  pour  les  travaux  des  fontaines  dont  partie  payée 
au  s' Hubaud;  à  la  suite,  état  des  non-valeurs  pour  Tan- 
née 1664,  on  remarque  :  noble  Thomas  Laville,  élu, 
décédé  sans  biens,  devait  35  liv.  11  sols  3  den.;  noble 
François  Nugier,  décédé  sans  biens,  devait  133  liv.  19 
sols  ;  Guy  Potière,  avocat  en  Parlement,  bailli  de  Mont- 
rognon  et  Chamalières,  déchargé  de  9  liv.  19  sols. 


C.  2204.  (Cahier.)  —  In-f>,  papier,  de  îJ6  feuillets. 


Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


1666-t6M.  — Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Etienne 
Dalmas,  commissaire  des  guerres,  et  Antoine  Neyron, 

35 


274  ARCHIVES  DU 

« 

^du  Buisson,  échevins  l'année  1666,  tant  pour  eux  que 
pour  Philibert  Mareschal,  leur  collègue,  «  aux  périls, 

>  risques  et  fortunes  de  ladite  ville  qui  a  faict  nomina- 
»  tion  dudict  Mareschal  »,  apuré  par  les  auditeurs  des 
comptes  en  1683;  recette  66,552  liv.  7  sols  6  den.;  dé- 
j[>ense  66,751  liv.  7  sols  3  den.  Parmi  les  dépenses,  on 
remarque  :  4  liv.  au  réveilleur  qui  passe  les  nuits  dans 
les  rues  avec  sa  clochette  les  premiers  lundis  du  mois  ; 
400  liv.  au  s'  Ducherjs  écuyer  et  académiste;  plusieurs 
sommes  dépensées  pour  Tagrandissetnent  du  collège; 
12  liv.  pour  avoir  fourni  trois  charrettes  pour  conduire 
les  prisonniers  des  Grands-Jours  au  Pont-du-Château, 
par  ordre  de  M.  Talon;  5  liv.  pour  le  transport  des  ta- 
pisseries de  la  Cour  des  Aides  chez  M.  Talon  ;  12  liv« 
pour  le  voyagé  fait  à  Riom  par  M.  Dalmas  pour  aller 
conférer  avec  M.  de  Fortia,  «  sur  la  réduccion  des  poids 

>  ordonnée  estre  faicte  dans  la  province  par  arrest  des 

>  Grands-Jours  »  ;  à  la  fin  du  compte,  observations  sur 
la  retraite  du  s^  Mareschal,  .échevin,  causée  par  le 
dérangement  de  ses  affaires. 


C.  220S.  (Cahier.)  —  In-folio,  pap.,  43  feuillets. 

* 

1679-1684.  —  AffaiiCes  COMMUNALES.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  René 
Guerrier,  avocat  en  Parlement  ;  Claude  Savignat,  mar- 
ichand,  et  Hugues  Guyot,  bourgeois,  échevins  l'année 
1679,  apuré  en  1684  ;  recette  52,297  liv.  5  sols  ;  dépense 
&),416  liv.  10  sols.  Parmi  les  dépenses,  on  remarque  : 
300  liv.  au  s'  Ritton,  professeur  de  mathématiques, 
géographie,  philosophie  et  autres  sciences  ;  46  liv.  15 
sois  pour  la  garde  des  prisonniers  de  guerre  espagnols 
qui  furent  envoyés  en  cette  ville  ;  24  liv.  15  sols  pour 
visite  aux  fontaines  de  Royat  avec  le  s'  Hubaud,  fon- 
tainier,  ,et  le  fontainier  ordinaire.de  la  ville. 


.  C.  2206.  (Liasse.)—  27  pièc«s,  pap.^  dont  1  cah.  4e  17  feuillets. 

1666-1766.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Eerrand.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Amable 
•^ontorcier,  seigneur  de  Yillars,  conseiller  au  Présidial  ; 
Annet  Portai,  avocat  en  Parlement,  et  Jean  Girard, 
marchand  banquier,  échevins  Tannée  1680  ;  apuré  en 
1683;  recette  47,226  liv.  20  sols;  dépense  47,655  liv. 
18  sols  9  den.;  —  ordonnances  d'Urbain  Le  Goux  d%  La 
fie^chère,  intendant,  1684,  enjoignant  aux  échevins  de 
Ctermont  qui  n'ont  point  encore  rendu  de  compte  de 
leur  administration,  de  rendre  ce  compte  par  devant 
lui  ;  —  ordonnance  de  Gilles  de  Maupeou,  intendant, 


PUY-DE-DOME. 

nov.  1691,  rendue  pour  l'apurement  des  comptes  Ae^ 
échevins  de  Clermont,  «  lesquels  depuis  30  ans  n'ont 
»  point  encore  ^été  apurés»;  —comptes  et  pièces  justi- 
ficatives des  collecteurs  de  Tannée  1693  ;  —  ordonnance 
de  M.  Lefèvre  d'Ormesson,  intendant,  du  17  avril  1700^ 
enjoignant  aux  collecteurs  des  années  1691  à  1698  de 
rendre  compte  aux  maire  et  échevins  de  Clermont  de& 
sommes  qu'ils  ont  levées  pendant  leur  collecte. 


C.  2207,  (Liasse.)  —  166  pièces,  papier. 

1706-17M.  — Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Antoine 
Cheverlanges,  avocat  en  Parlement,  receveur  de  la  ville 
de  Clermont,  nommé  en  assemblée  générale  le  1*'  jan- 
vier 1706,  des  sommes  qui  lui  ont  été  remises  par  les 
fermiers  des  droits*  d'entrée  pour  être  employées  au 
paiement  des  créanciers  et  autres  dépenses  pendant 
l'année  1706;  clos  et  arrêté  par  M.  Boucher,  fntendant, 
en  1720  ;  —  mandements  sur  le  s'  Cheverlanges,  signés 
de  MM.  de  Bonnet,  maire,  et  des  échevins;  au  pied, 
quittances  des  parties  prenantes. 


C.  ?208.  (Liasse,)  —  192  pièces,  papier. 

1707-1790.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité. —  Compte  rendu  par  Antoine 
Cheverlanges,  avocat  en  Parlement,  receveur  de  la  ville, 
des  sommes  à  lui  remises  par  les  fermiers  des  droits 
d'entrée  pour  être  employées  au  paiement  des  créan- 
ciers et  autres  dépenses  pendaht  Tannée  1707  ;  clos  par 
M.  Boucher  en  1720  ;  —  mandements  sur  le  s'  Chever- 
langes et  quittances  des  parties  prenantes. 


C.  2209.  (Liasse.)  —  107  pièces,  papier. 

1708-1790.  — Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité!  —  Compte  rendu  par  le 
s' Cheverlanges,  receveur,  pour  Tannée  1708  ;  clos  par 
M.  Boucher,  intendant,  en  1720  ;  mandements  sur  le 
receveur  et  quittances  des  parties  prenantes. 


C.  22i0.  (Liasse.)  —  91  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  46  feuillets. 

1700-17tO.  —  Affaires  communales.  — Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par  le 
b'  Cheverlanges,  receveur,  pour  les  années  1709  et  1710;. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


27S 


-clos  par  l'Intendant  en  1720  ;  —  pièces  relatives  à  la 
comptabilité  de  1714;  — état  des  revenus  et  des  charges 
^n  1716. 


€.  S5t11.  (Liasse.)  —  17  p.,  pap.,  dont  4  cah.  de  62  feuillets. 

1719-t7M.  —  Affaires  communales. —  Clermont- 
I^'errand.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  devant 
M.  Bidé  de  La  Granville,  intendant,  par  Antoine  Che- 
verlanges,  avocat  en  Parlement,  flls  d'Antoine  Chever- 
langes,  vivant  trésorier  de  l'Hôtel  de  Ville  de  Clermont, 
<le  la  gestion  de  ce  dernier  pendant  Tannée  1719;  on 
fait  remarquer  que  le  s'  Briand,  fermier  des  entrées, 
devait  verser  chaque  année  entre  tes  mains  dudit  tré- 
sorier une  somme  de  13,760  liv.,  et  qu'il  n'a  versé  de 
1711  à  1718  qu'une  somme  annuelle  de  13,460  liv.,  et, 
an  1718,  13,173  liv.  ;  d'autre  part,  le  comptable  ne  fait 
pas  état  des  «ommes  payées  aux  créanciers,  attendu 
qu'il  n'a  été  fait  aucun  paiement  de  ce  chef  en  1710; 
compte  clos  par  M.  de  La  Grand  ville  en  1729  ;  —comptes 
rendus  par  le  même  i)our  les  années  de  1720^  à  1724, 
clos  par  l'Intendant  en  1729.  Parmi  les  dépenses  on 
remarque  :  plusieurs  sommes  payées  en  1720  pour  tra- 
vaux dans  la  maison  du  s'  Poisson  qui  sert  de  logemetit 
à  l'Intendant;  en  1721,  182  liv.  pour  réparations  aux 
murs  de  la  ville,  près  la  porte  des  Cercles,  vis-à-vis  le 
Refuge  ;  —  états  des  dépeases  faites  par  les  échevins  : 
en  1719,  au  frère  Victorin,  des  Carmes,  20  liv.  pour  des 
buis  qu'il  a  fait  venir  de  Moulins  pour  le  parterre  de 
l'Intendance;  17  liv.  10  sols  pour  avoir  conduit  de  la 
Beige  du  puy  de  Dôme  dans  la  glacière  de  l'Intendance; 
3  liv.  pour  un  cent  et  demi  de  tubéreuses  pour  le  par- 
terre de  rintendance  ;  48  liv.  d'étain  acheté  pour  &ire 
la  vaisselle  de  l'Intendance  ;  24  liv.  au  s' Carteau,  po- 
tier, pour  la  façon  de  ladite  vaisselle  ;  22  liv.  au  s'  Sai- 
gnes, peintre,  pour  avoir  fieilt  les  armes  de  M''  l'Evéque 
âur  la  porte  du  Palais  épiscopal  ;  107  liv.  10  sols  pour 
▼in  de  Champagne  offert  à  Mgr  l'Ëvâque;  18  liv.  à 
Monestier  pour  avoir  fait  T inscription  qui  est  sur  la 
porte  Champet;  en  1723  :  41  liv.  5  sols  pour  l'achat  des 
.arbres  qui  ont  été  plantés  à  la  place  d'Espagne  au  devant 
des  AugQstins;  225  liv.  aux  médecins  qui  composent  le 
4»Ilège  de  cette  ville. 


C.  2212.  (Liasse.)  —  11  pièces,  pq).,  dont  4  cah.  de  4!$  feuillets. 

1794-17M.  — Affaires  COMMUNALES.  — Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  État  des  dépenses  ordi- 
saires  et  extraordinaires  faites  par  Joseph  Bourlin, 


Antoine  Mallet,  Pierre  Pénier,  échevins,  Tannée  1725  ; 
—  comptes  rendus  par  Antoine  Cheverlanges  de  la  ges- 
tion de  son  père  pendant  les  années  1725  et  1726  ;  clos 
par  l'Intendant  en  1729  ;  —  état  des  dépenses  ordinaires 
et  extraordinaires  faites  par  les  échevins  du  1*'  octobre 
1725  au  l^'juin  1726  :  365  liv.  pour  les  confitures  oa 
abricots  offerts  par  les  échevins  à  M"*  l'Intendante  et 
aux  secrétaires  et  officiers  de  l'Intendance  ;  — '  état  des 
dépenses  faites  parles  mêmes  du  1"  juin  1726  au  30 
septembre  de  la  même  année  ;  —  premier  état  de  dé- 
penses faites  par  les  mêmes  en  1727. 


C.  2213.  (Liasse.)  —  7  pièces^  papier. 

1794-1 7S§.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  receveurs  des 
tailles  et  des  octrois.  — .Compte  rendu  par  Pierre  de  La 
Chapelle,  receveur  des  tailles  et  octrois  de  Télection  de 
Clermont,  de  la  recette  et  dépense  faites  par  lui  en  cette 
qualité,  «  ledit  état  présenté  en  conséquence  de  l'édit 
»  du  mois  de  juin  dernier  (1725)  portant  suppression 
»  des  offices  de  receveurs  des  octrois  et .  revenus  patri- 
»  moniaux  »;  compte  arrêté  par  Tlntandant  le  21  déc 
1725  ;  —  comptes  rendus  par  Claude-Alexis  HouUier, 
directeur  et  receveur  des  octrois  et  deniers  patrimoniaux 
des  villes  et  communautés  de  la  généralité  de  Riom,  de 
la  recette  et  dépense  par  lui  faites  sur  les  fonds  restants 
des  octrois  des  années  1724  à  1728; —  compte  rendu  par 
Antoine  de  Mauriac,  receveur  des  tailles  et  des  octrois 
de  l'élection  dé  Clermont  pour  l'exercice  1724-1725. 


C.  2214.  (Liasse.)  —  69  p.,  pap.,  d»nt  3  cahiers  de  43  feaillets. 

1719-1 7M.  — Affaires  communales.  —  Clermont^ 
Ferrand.  —  Comptabihté.  —  Comptes  fendus  par  Jean- 
Josaph  Le  Mercier,  conseiller  du  roi,  receveur  général 
des  domaines  et  bois  en  la  généralité  de  Riom  et  pro« 
vince  d'Auvergne,  intéressé  dans  les  Fermes  de  Sa  Ma- 
jesté, et  caution -de  Louis  Desvignes,  adjudicataire  des 
droits  d'entrée  de  la  ville  de  Clermont^  de  la  dépanse  et 
recette  par  lui  ùiites  desdits  droits  pendant  le  cours  de 
neuf  années  du  bail  de  1719  à  1728;  les  comptes  sont^ 
rendus  par  devant  M.  Bidé  de  La  Grandville,  inten- 
dant; —  pièces  justificatives  desdits  comptes  :  mande- 
ments sur  le  s'  Lemercier  ;  quittances  des  parties  pre- 
nantes ;  états  des  denrées  qui  ont  passé  aux  différents 
bureaux. 


ÎP7« 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2215.  (Liasse.)—  5  p.,  parch.;  07  p.,  papier. 

17S0-1757.  —  Affaires  communales. —  Clermont- 
Ferrand.  —  Comptabilité.  —  État  de  la  recette  et  dé- 
pense faite  par  M*  Pierre  Bompard,  receveur  des  oc- 
trois de  la  ville  de  Clermont,  pendant  Tonnée  1730; 
-^  requêtes  du  s'  Cheverlanges,  1731,  au  sujet  des 
reliquats  de  ses  comptes;  —  état  des  reliquats  des 
comptes  des  échevins  de  1689  à  1731.  s'élevant  à  61,169 
liv.  13  sols  ;  —  correspondance  et  délibérations  relatives 
auxdits  reliquats  ;  —  extraits  des  délibérations  du  con- 
seil de  ville,  de  1734  à  1736,  relatives  à  diverses  dé- 
penses (plac.  impr.  à  Clermont  chez  P.  Boutaudon)  ;  — 
quelques^  pièces  justificatives  des  comptes  de  1732  à 
1752;  —  mémoire  sur  la  comptabilité  des  deniers  com- 
muns et  d'octrois  de  la  ville  de  Clermont,  1756  :  obser- 
vations de  la  Chambre  des  Comptes  au  sujet  do  sommée 
quMui  paraissent  avoir  été  imposées  indùrtent  et  des 
tîépenses  qui  ne  semblent  pas  de  nature  à  être  acquittées 
sur  les  deniers  d'octroi  ;  —  pièces  de  dépenses  pour  la 
construction  de  la  place  d'Hauteville  ou  du  Taureau, 
1756-1757. 


C.  221C.  (Liasse.)  —  1  p.,  parcb.;  i4  p.,  pap.,  dont  2  cah. 

dp  52  feuillets. 


1764-17ft7.  —  Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand.  —  Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par 
Et.  Segret,  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux,  pour 
les  années  1764  et  1765  ;  en  17(54  les  recettes  s'élèvent 
à  84,836  liv.  2  den.  ;  dépenses  82,263  liv.  16  8.  9  den.  ; 
—  lettre  de  M.  Segret,  1768;  —analyses  de  délibéra- 
tions relatives  aux  comptes  de  1778  à  1787. 


€.  2217.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin;  105  pièces^  papier. 

(1685)  t706-t719.  —  Affaires  communales.  — 
dermont-Ferrand.  —  Comptabilité.  —  États  des  saisies 
faites  par  les  créanciers  de  M"'  Poisson  sur  les  loyers  de 
la  maison  qui  sert  de  logement  aux  intendants  ;  — 
requêtes  adressées  à  Tin  tendant  par  les  créanciers  ;  — 
ordonnances  de  paiement  ;  quittances  ;  pièces  de  procé- 
dure. 


C.  2218.  (Cahier.)  —  In-4%  papier,  39  feuillets  écrite. 

1666.  —  Affaires  communales.  — Clermont,  par- 
tie de  Montferrand.  —  DéHbérations ,  assemblées  gé- 
nérales et  conseils  de  ville  tenus  dans  le  palais  de 
Montferrand  pendant  Tannée  1666  :  3  janvier,  réunion 
de  l'infirmerie  d'Herbet  à  THôtel-Dieu  de  la  ville  pro« 
posée  par  M.  Talon  ;  reddition  des  comptes  des  années 
antérieures  ;  nomination  des  consuls  ;  —  conseil  du 
18  janvier,  mesures  prises  pour  le  logement  de  la  com- 
pagnie de  Beaufort  ;  —  assemblée  générale  du  24  jan«- 
vier,  nomination  des  divers  officiers  de  ville,  gardes,, 
marguilliers,  etc.  ;  on  décide  de  s'opposer  à  Texécution 
de  Tarrèt  des  Grands-Jours  qui  ordonnait  aux  trésoriers 
de  l'Hôtel-Dieu  de  rendre  compte  par  devant  les  lieute- 
nants généraux  des  bailliages  ;  sur  les  représentations 
de  Madame  Talon,  la  ville  décide  de  réunir  à  THÔtel- 
Dieu  les  revenus  da  la  maladrerie  d^Herbet,  «  sauf'  à 

>  ladite  ville  de  les  retirer  pour  être  employés  à  Téta- 
»  blissement  d'un  collège,  »  et  sans  préjudicier  à  la 
juridiction  royale  de  la  Purge  que  la  ville  possède;  — 
conseil  du  13  mars,  Tlntendant  a  fait  annoncer  quMI 
avait  ordre  de  Sa  Majesté  d'établir  un  commerce  ou 
manufacture  à  Montferrand,  soit  de  tannerie,  draperie 
ou  autre  ;  —  conseil  du  4  juin,  réparations  à  l'église 
Saînt-Jean-de-Ségur  ;  —  assemblée  générale  du  6  juin^ 
paiements  aux  créanciers  de  la  ville;  —  assemblée 
générale  du  11  juillet,  exécation  du  vœu  de  la  ville 
pour  renvoi  à  Manglieu  <  d*une  représentation  de  la 

>  ville  en  cire  »  ;  —  conseil  du  9  août,  le  s'  de  Verdon- 
net  demande  copie  des  titres  établissant  sa  noblesse  qui. 
se  trouvent  aux  archives  de  la  ville  ;  la  ville  consent. 


C.  2219.  (Liasse.)  — •  26  pièces,  papier. 

(1579)  t678-1ï§0.  —  Affaires  communales.  — 
Clermont-Ferrand,  partie  de  Montferrand.  —  Biens 
et  revenus  patrimoniaux.  —  Lettres  patentes  du  roi 
Charles  IX,  du  18  fév.  1572,  permettant  aux  habitante 
de  Montferrand  de  s'imposer  d'une  sorante  annuelle  da 
600  liv.  pour  subvenir  aux  charges  ordinaires  de  la  ville 
(copie)  ;  —  copie  d'autres  lettres  patentes,  du  18  déc. 
1598,  permettant  d'imposer  1,200  liv.  au  lieu  de  600  ;  — 
états  des  revenus  et  charges  de  la  ville  de  Montferrand 
en  1673,  1676,  1678,  etc.  jusqu'en  1725;  les  revenus 
proviennent  des  1,200  liv.  imposées  en  vertu  des  lettres 
du  roi  ;  les  charges  ordinaires  comprennent  :  4  liv.  pour 
services  religîeu^ç,  8  liv.  pour  le  sacristain,  31  liv.  10  s^ 


pour  loyer  du  presbytère,  30  liv.  à  l'organiste  de  la  col- 
légiale, 3  liv.  pour  la  distribution  qui  se  fait  aux  cha- 
noines le  jour  de  la  Visitation,  70  liv.  10  s.  aux  clercs  de 
ville,  80  liv.  aux  quatre  portiers,  15  liv.  aux  gardes  des 
blés  et  des  vignes,  6  liv.  au  garde  du  palais,,  12  liv.  à  la 
sage-femme,  120  liv.  aux  gardes  établi»  pour  la  foire 
aux  provisions,  30  liv.  pour  les  porteurs  de  lettres, 
SO  liv.  au  prédicateur  de  Tavent  et  160  liv.  à  celui  du 
earême,  9  liv.  au  prédicateur  des  trois  fêtes  de  la  Pente- 
côte, 3  liv.  pour  le  prédicateur  de  la  Toussaint,  36  liv. 
pour  Thorloger,  20  liv.  pour  les  flambeaux  que  les 
consuls  portent  aux  processions  du  Saint-Sacrement  et 
de  N.-D.  de  Septembre,  30  liv.  aux  gardes  des  vignes  du 
grand  pan^  100  liv.  au  secrétaire  de  la  ville,  9  liv. 
10  sols  pour  divers  services  religieux,  20  liv.  au  trom- 
pette et  sergent  de  police,  10  liv.  aux  hallebardiers  de 
la  foire  aux  provisions,  100  liv.  pour  les  rotes  des 
consuls,  40  liv.  pour  le  voyage  d'Orcival,  60  liv.  pour  le 
voyage  de  Manglieu,  120  liv.  au  médecin,  40  liv.  de 
cens  dus  au  roi  pour  les  bâtiments  de  l'ancien  collège, 
2  iiy.  aux  sonneurs  de  la  grande  cloche,  6  liv.  pour  faire 
dire  la  passion  les  vendredis  depuis  la  Croix  de  mai 
jusqu'à  la  Croix  de  septembre,  1  liv.  pour  la  messe  qui 
se  dit  avant  la  confection  des  rôles,  40  liv.  pour  les 
gages  des  sonneurs,  70  liv.  pour  les  gages  du  receveur 
des  deniers  d'octrois,  79  liv.  18  s.  2  den.  pour  les  épices 
de  son  compte,  6  liv.  pour  le  recouvrement  de  Tétat, 
15 liv.  pour  les  frais  et  façon  de  son  compte,  10  liv.  pour 
le  présent  état  ;  —  baux  d'assence  de  la  Prade  en  1673; 
—  extrait  des  extrousses  des  communaux  de  la  ville  de 
Montferrand  de  1685  à  1687;  —  ordonnances  des  inten- 
dants relatives  aux  revenus  et  aux  charges  de  la  ville  de 
Montferrand,  1724-1727;—  extrait  d'une  délibération, 
1780,  relative  aux  fermiers  des  fossés  de  Montferrand. 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  277 

Mège,  et  des  Carmes  déchaussés  de  Clerroont;  —  ordon- 
nance de  M.  de  La  Grand  ville,  du  30  mai  1724,  pour  le 
paiement  des  intérêts  au  denier  50  des  créances  sur  la 
ville  de  Montferrand  comprises  dans  Tétatde  vériflcatioa 
du  24  sept.  1653;  —  ordonnances  analogues  en  1726  et 
1727;  —  état  des  créanciers  en  1729  ;  —  créance  Cres- 
pat,  1730. 


C.  2220.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier. 

_  1654-1799.  —  Affaires  communales.  —  Cler- 
mont-Ferrand,  partie  de  Montferrand.  —  Dettes.  — 
États  des  dettes  delà  ville  de  Montferrand  de  1654  à 
1658;  —  arrêt  de  surséance  en  faveur  de  la  ville  en 
1659;  —  états  des  dettes  de  1660  à  1664;  —  ordonnance 
de  M.  Le  Camus,  intendant»  du  15  mai  1671,  pour  les 
paiements  à  faire  aux  créanciers  restant  à  payer  de 
ceux  dont  les  créances  ont  été  liquidées  en  1653  ;  — 
ordonnances  des  intendants  pour  assurer  le  paiement 
des  créances  en  question  de  1672  à  1692  ;  —  pièces  rela- 
tives à  la  créance  des  claristes  de  Saint-Amant-Tallende 
sur  la  ville  de  Montferrand,  1686-1687;  —pièces  relatives 
aux  créances. de  Jeanne  de  Fontenilhes,  veuve  de  Jean 


G.  3221.  (Liasse.)  —  10  pièces^  papier,  dont  2  plans. 

1680-1785.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Clermont- 
Ferrand,  partie  de  Montferrand.—  Travaux,  —  Extrait 
de  délibération,  1689,  relative  aux  réparations  de 
l'horloge  et  du  pavillon  de  la  porte  de  Bise;  —  devis  des 
réparations  de  la  tour  qui  forme  en  partie  la  chapelle 
des  prisons  royales  de  la  ville  de  Montferrand,  dressé  en 
présence  de  M.  Aubier,  procureur  du  roi,  1731  ;  — 
lettre  de  l'Intendant,  1733,  au  sujet  de  réparations  à 
l'église  Saint-Robert;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
sans  date,  pour  le  curement  de  l'abreuvoir  ;  —  deux 
plans  de  la  place  de  Montyon,  ci-devant  nommée  la 
Rodade,  avec  un  projet  d'aplanissement  pour  la  rendre 
propre  aux  exercices  militaires  sans  changer  sa  desti- 
nation, sans  date  ;  —  analyse  d'une  délibération  rela- 
tive à  la  démolition  de  la  porte  de  Montferrand,  du 
côté  des  Gordeliers,  1785. 


G.  2222.  [Liasse.]  —  i  pièce^  parchemin;  41  pièces,  papier. 

167fl-17M.  —  Affaires  communales.  —  Clermont- 
Ferrand,  partie  de  Montferrand.  —  Contentieux.  — 
Contestation  entre  les  s"  François  Rigault,  Jean  Cham- 
bon,  Jean  Guespin  et  consorts,  consuls  de  Montferrand 
l'année  1662,  et  Gerauld  Ternier,  avocat  au  Parlement 
de  Paris,  au  sujet  d'une  somme  de  1,500  liv.  prêtée  par 
ce  dernier  auxdits  consuls,  pour  les  frais  du  voyage  qiae 
lesdits  consuls  ârent  à  Paris  afin  de  demander  au  roi  la 
conservation  du  collège  des  Jésuites  à  Montferrand;  le 
s'  Ternier  poursuit  lesdits  consuls  et  ceux-ci  soutien- 
nent que  la  dette  est  une  dette  de  commune  :  requêtes  ; 
ordonnances  des  intendants,  arrêts  du  Conseil,  etc.,  de 
1672  à  1684  ;  —  arrêt  de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont 
du  27  janvier  1684,  terminant  le  procès  relatif  à  la 
créance  de  demoiselle  Marguerite  Vergne;  —  conte&- 
tations  entre  les  consuls  et  les  s"  Garnauld,  conseiller 
en  la  Cour  des  Aides,  et  Boitte,  écuyer,  au  sujet  de  la 
cote  mise  sur  ces  derniers  pour  leur  part  des  imposi- 
tions communales,  1685-1693;  — analyse  d'une  délibé- 
ration, 1782,  autorisant  les  officiers  municipaux  à  se 
pourvoir  au  bureau  du  Domaine  pour  obtenir  sous  la 


•278 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


redevance  (Kun  cens  ou  d'une  rente  l'adjudication  des 
murs  ou  remparts»  de  la  partie  de  Montferrand. 


C.  22^3.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

171S-I731.  —  Affaires  commqnales.  —  Cler- 
mont-Ferrand,  partie  de  Montferrand.  —  Divers.  — 
Requête  des  habitants  de  Montferrand,  1718,  protestant 
contre  Taliénation  annoncée  du  comté  de  ladite  ville, 
laquelle  aliénation  est  contraire  aux  lettres  patentes  de 
1225  qui  ont  déclaré  Montferrand  inséparable  de  la  cou- 
ronne; mémoire  sur  ce  sujet,  et  extrait  des  lettres 
patentes;  —  correspondance  des  consuls  et  de  l'Inten- 
dant, 1731,  au  sujet  du  choix  du  médecin  qui  doit  rem- 
placer le  s' Aubert;  —  lettres  patentes,  du  mois  de 
mai  1718,  permettant  aux  habitants  de  Montferrand 
d'établir  en  leur  ville  des  écoles  qui  seront  composées 
€  d'autant  d'ecclésiastiques  ou  autres  maîtres  qu'il  âera 
jugé  à  propos  »;  les  maîtres  seront  payés  sur  le  produit 
des  fossés  de  ^a  ville  dont  Sa  Majesté  abandonne  la 
jouissance  aux  habitants;  —  requête  des  s"  Fabre, 
Arnaud  et  Tardy,  ecclésiastiques  chargés  des  écoles  de 
Montferrand,  au  sujet  des  difficultés  que  font  les  consuls 
de  payer  les  appointements  du  s'  Arnaud  ;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  les  consuls,  1731. 


C.  22^.  (Liasse.)  —  98  pièces,  papier. 

167S«176!I.  —  Affaires  communales,  —  Cler- 
mont-Ferrand,  partie  de  Montferrand.  —  Compta- 
bilité. —  État  de  distributioa  d'une  somme  de 
10,000  liv.  imposée  par  les  consuls  de  Montferrand  de 
rannée  1673,  conformément  à  l'ordonnance  de  M.  de 
Marie»  intendant,  ponr  le  paiement  des  intérêts  et 
partie  des  principaux  dus  aux  créanciers  de  ladite  ville; 
quittances  de  créanciers  ;  —  compte  rendu  par  les 
consuls  de  l'année  1673,  avec  les  pièces  justificatives 
dndit  compte  ;  —  comptes  rendus  par  les  consuls  de 
l'année  1678;  de  l'année  1691  ;  —  compte  des  octrois*  et 
patrimoniaux  de  Montferrand  des  années  1726  et  1727, 
rendu  par  Claude-Alexis  Houllier,  directeur  et  receveur 
des  deniers  d'octroi  des  villes  et  communautés  de  la 
généralité  de  Riom,  arrêté  par  l'Intendant  le  2  sept. 
1728  ;  —  mémoires  des  dépenses  faites  par  le  s' Pourrat, 
curé  de  Montferrand,  directeur  des  écoles,  pour  les  répa- 
rations qu'il  a  faites  au  bâtiment  desdites  écoles,  1728  ; 
—  lettre  du  s'  Bompard  au  sujet  des  comptes  de 
1731  ;  —  quittance  pour  les  consub  de  1753. 


G.  2225'.  (Liasse.)  —  4  pièce,  papier. 

170§.  —  Affaires  communales.  —  Clerraont-Per- 
rand,  faubourg  de  Saint-Alyre.  —  Arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  8  mai  1708,  ordonnant  que  le  lieu  de  Saint- 
Alyre  sera  et  demeurera  réuni  à  l'avenir  à  la  ville  de 
Clermont;  la  subvention  .et  subsistance  seront  élevées  à 
18,240  liv.  et  les  habitants  dudit  Saint-Alyre  seront 
exempts  de  taille,  mais  soumis  aux  mêmes  droits  ' 
d'entrée  que  les  autres  habitants  de  Clermont;  le 
couvent  de  Saint-Alyre  esb  maintenu  dans  ses  exemp- 
tions et  privilèges. 


C.  2226.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier;  2  cachets. 

17 70-1789.  — Affaires  communales. —  Colombier. 
—  Refonte  de  la  grosse  cloche  de  l'église  de  Saint-Mar- 
tin-d'Hydz  et  réparations  aux  murs  du  cimetière  de 
ladite  paroisse  :  requêtes  des  syndics  de  la  paroisse; 
avis  de  M.  Blchard,  subdélégué  de  l'Intendant  à  Mon- 
taigut  ;  correspondance  de  M.  de  Reverseaux,  intendant 
de  Moulins,  avec  M.  de  Chazerat  ;*  lettres  du  curé 
d'Hydz,  du  s'  Bressolles,  lieutenant-colonel  du  régiment 
de  Bourbonnais;  rôle  et  répartition  delà  somme  de 
199  liv.  et  de  celle  de  6  liv.  12  sols  8  den.  ordonnées 
être  imposées  par  l'Intendant  d'Auvergne  pour  l'année 
1779  <  sur  tous  les  habitants  de  la  Ballie  Qrangèse,  dé- 
»  pendant  de  la  paroisse  d'Ids  et  sur  ceux  de  la  partie 
»  de  la  paroisse  de  Colombier  dépendant  de  la  gén6- 
»  ralité  d'Auvergne  »;  procès-verbal  de  réception  des 
travaux  en  1783  par  Annet  Blchard,  s'  des  Oranges* 
Bubdélégué  de  Montaigut;  —  Réparations  à  l'élise 
d'Uydz  :  correspondance  de  MM.  de  Cha:;erat,  intendant 
d'Auvergne;  deMazirol;,  intendant  du  Bourbonnais; 
Blchard,  subdélégué  à  Montaigut;  requêtes  des  habi- 
tants ;  —  devis  des  réparations  dressé  par  M.  Michelon» 
subdélégué  à  Montmarault;  procès-verbal  d'adjudica- 
tion des  travaux  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  2S  maf 
1786,  approuvant  ladite  adjudication  et  ordonnant  ea 
conséquence  l'imposition  sur  la  paroisse  d'une  somme 
de  1,000  liv.;  —  ordonnances  de  M.  de  Chazerat;  — » 
rôles  de  répartition;  —  lettres  de  M.  Bichard,  1788,  aa 
sujet  des  réclamations  des  entrepreneurs. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


27î^ 


C.  2227.  (Liasse.)  — -  8  pièces,  papier. 

1V77-17M. —  Affaires  communales.—  Combraille. 
—  Répartitions  à  Féglise  :  lettres  de  M.  Maignol  au 
jsujet  du  projet  qu'ont  formé  les  habitants  de  Coin- 
braille-Enyal  d'agrandir  leur  église;  le  curé  prend  la 
dépense  à  ses  frais  et  se  charge  de  donner  la  soupe  aux 
maçons,  si  les  habitants  veulent  fournir  les  corvées 
nécessaires;    ceux-ci  consentent,   1777;  —  lettre   de 
M.  Reboul,  1789,  adressant  à  l'Intendant  le  rôle  de 
répartition  de  la  somme  de  398  liv.  imposée- sur  les 
habitants  de  Combraille  pour  les  réparations  de  leur 
église  ;  —  dans  le  rôle,  on  remarque  parmi  les  privi- 
légiés :  M.  de  Bosredon,  cotisé  à  97  liv.  16  sols;  la 
marquise  du  Puy-Saint-Gulmier,  4  liv.  IS  sols;  la 
comtesse  Legroing,  3  liv.  3  sols;  le  baron  de  Leyval, 
2  liv.  1  sol;  le  prieur  de  Val,  10  liv.;  les  cotes  des 
taillables  varient  de  3  sols  à  10  liv. 


C.  2228.  (Liasse.)  —  21  pièces,  papier;  i  cachet. 

16S9-1'7§!I. —  Affaires  communales. —  Combronde. 
Lettre  du  s^  Borot,  1688,  informant  M.  de  Vaubourg 
que  la  paroisse  n'a  pas  de  deniers  d*octroi;  —  lettres  de 
M.  Urion  au  sujet  du  presbytère,  1732-1735;  —  lettre 
du  même,  1737,  au  sujet  de  la  refonte  d'une  cloche, 
confiée,  à  Claude  Seurot,  fondeur  de  Clermont)  prix 
120  liv.  ;  —  mémoire  des  réparations  à  faire  à  Téglise, 
1782  :  stalles,  châsse,  fonts  baptismaux,  plus  un  autel, 
convenu  avec  le  s'  Forgerel,  sculpteur  à  Aigueperse, 
930  liv.  d'une  part  et  120  liv.  .de  l'autre;  autel  en 
marbre  à  la  romaine,  suivant  le  prix  fait  par  le  s^  Roux, 
marbrier  à  Clermont,  663  liv.  ;  les  réparations,  achats 
de  meubles,  etc.  s'élèveraient  à  4^478  liv.  ;  les  com- 
munalistes  donneraient  1,200  liv.  ;  la  paroisse  possède 
d'autre  part  1,800  liv.  d'.arrérages  d'une  fondation  de 
M"'  Amelot,  il  faudrait  imposer  le  surplus  ;  parmi  les 
privilégiés  qu'on  indique  comme  devant  être  compris 
au  rôle,  on  remarque  :  le  clergé  du  diocèse,  à  cause  du 
fief  de  Chavanon,  Tabbéde  BellaSgue,  à  cause  du  fief  de 
Villemorge,  les  religieux  de  Saint-Lazare,  à  cause  du 
prieuré  de  Lac-Roy  (Saint-Hilaire-la-Croix);  le  curé  de 
Saint-Bonnet  à  cause  de  sa  'vicairie  des  Ronchons  ;  le 
marquis  de  Capponi^  M.  de  Rouzat,  etc.  ;  —  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  Flntendant  avec  M.  Touttée, 
subdélégué  à  Riom.  Dans  Tune  des  délibérations  rela- 
tives à  cette  affaire  on  propose  «  que  la  maison  dont 
>  jouit  la  maîtresse  d'école,  chargée  de  l'éducation  des 


»  filles,  outre  fa  fondation  de  200.  liv.  léguée  annuelle- 
»  ment  pour  cet  effet  par  M"*  Amelot,  sera  donnée  avec 
»  une  somme  de  100  liv.  de  rente  annuelle  due  à  la 
»  fabrique  par  l'Oratoire  d'Efflat,  au  s»"  Simonet,  gram- 
»  mairien,  pour  être  chargé  de  l'instruction  des  garçons, 
»  pourquoi  il  ne  pourra  exiger  d'autre  rétribution  que 
»  5  sols  pour  ceux  qui  aprendront  à  lire,  10  s.  pour 
»  ceux  qui  aprendront  à  lire,  écrire  et  l'arithmétique 
»  et  20  s.  pour  ceux  qui  y  ajouteront  la  langue  latine, 
»  et  ce  pour  chaque  mois»;  — analyse  de  pièces  relati-, 
ves  à  la  convocation  des  assemblées,  1779;  —  quittance 
du  curé,  1760. 


C.2229.(Liasse.)— 3  p.,parch.;  47  p.,  pap.,dont  2  cah., de  58  feuillets. 

»  16M-1770. —  Affaires  communales. —  Compains 
et  Brion.  —  Requêtes  adressées  à  MM.  Le  Goux  de  La 
Berchère  et  de  Malon,  intendants,  demandant  l'autori- 
sation d'imposer  sur  la  paroisse  la  somme  nécessaire  au 
rétablissement  du  clocher;  ordonnance  de  l'Intendant; 
procès-verbal  de  l'étaj;  du  clocher  ;  dépense  900  liv.  ;  — 
réparations  au  presbytère  1758-1760  :  correspondance 
de  l'Intendant  avec  M.  Godivei,  subdélégué  à  Besse  ; 
arrêt  du  Conseil  ;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
622  liv.  10  sols  ensemble  des  8  den.  pour  livre  de  frais 
de  levée.  —  jlefonte  de  deux  cloches  :  délibération  du 
dimanche  3  juillet  1768, le  s' Seurot,  fondeur  de  cloches 
à  Champeix,  demande  1,800  liv.  pour  ce  travail,  on 
demande  à  l'Intendant  l'autorisation  d'imposer  cette 
somme  ;  M.  de  Montyon  invite  les  habitants  à  délibérer 
de  nouveau  ;  —  prix  fait  par  Jacques  Seurot,  de  Cham- 
peix;—  corresi>ondance  de  l'Intendant  avec  M.  Godivei, 
subdélégué  à  Besse;  —  prix  fait,  le  9  juin  1769,  par 
forme  de  bail  au  rabais,  de  la  refonte  des  deux  plus 
grosses  cloches  de  la  paroisse  de  Compains  et  Brion,  on 
adjuge  à  Pierre  Mare,  fondeur,  habitant  à  Brioude,  rue 
d'Aiguillet,  la  refonte  et  la  descente  et  placement  des 
cloches  au  prix  de  300  liv.;  la  fourniture  du  métal  au 
prix  de  270  liv.,  et  à  Fr.  Tartière,  marchand,  de  la 
paroisse  de  Compains,  la  fourniture  de  trente  journées 
de  manœuvre,  la  confection  du  fourneau,  les  échafauds, 
etc.,  au  prix  de  102  liv.  ;  —  rôle  de  répartition;  — 
pièces  de  dépenses. 


C.  2230.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.  ;  5Ô  p.,  papier. 

175t-17§1.  —  Affaires  communales.  —  Comps. — 
Nomination  du  s'  Giraud  pour  syndic,  1780  ;  mémoire 
adressé  à  l'Intendant  par  le  s' Goyon,  curé,  au  sujet  de» 


280 


ARCHIVES  DU 


cabales  qu'il  prétend  avoir  été  dirigées  contre  le 
s''  Giraud  ;  —  analyse  de  pièces  relatives  à  une  contes- 
tation entre  les  habitants  du  bourg  de  Comps  et  ceul 
des  villages  de  La  Rossignole,  La  Garde,  La  Batifise  et 
Fontelun,  au  sujet  des  communaux;  de  Tavis  des 
avocats  consultés  <  les  habitants  de  Comps  prétendent, 
»  à  la  faveur  du  droit  d'usage  qu'ils  ont  sur  le  bois  de 
»  La  Javasse,  usurper  le  même  droit  dans  le  tènement 
»  de  la  Forêt-Gentille,  mais  les  habitants  de  La  Rossi- 

>  gnole  et  villages  ont  un  titre  qui  détermine  précisé- 

>  ment  les  limites  des  deux  ténements  »  1772-1777  ;  — 
note  relative  aux  réparations  faites  aux  murs  du  cime- 
tière et  à  la  refonte  d'une  cloche  par  Soyer,  fondeur;  — 
réparations  au  clocher  et  au  pignon  de  Tégllse  de 
Comps  :  correspondance  de  rintendant,  de  MM.  Touttée 
et  Maignol  ;  procès-verbal  et  devis  des  travaux;  adju- 
dication, rôle  de  répartition  des  dépenses,  1769-1776  ; 
—  réparations  au  presbytère  :  requête  du  curé,  délibé- 
rations, avis  et  correspondance  du  s'  Maignol,  procès- 
verbal  d'adjudication  des  travaux;  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  9  mai  1780,  approuvant  Tadjudication  des 
travaux  et  ordonnant  l'imposition  en  deux  années  de  la 
somme  de  86  liv.  13  sols  4  den.  ;  l'arrêt  autorise  aussi 
les  travaux  à  faire  au  clocher  de  Loubeyrat,  au  presby- 
tère de  Thiézac,  au  presbytère  de  Déranges,  l'acquisi- 
tion d'un  presbytère  à  Leyvaux  ;  Tarpentement  de  la 
paroisse  de  Brousse  et  de  celle  de  Marat,  quartier  de 
Fradat,  la  refonte  d'une  cloche  à  Yolet,  la  reconstruc- 
tion du  presbytère  de  La  Forest  ;  —  ordonnances  de 
l'Intendant  et  rôle  de  répartition  sur  les  habitants  de 
Comps. 


C.  2231.  [Liasse.)  ■=—  2  pièces,  parch.;  9i  pièces,  papier, 
dont  5  cahiers  de  84  feuillets. 


1 735-1 7§6.  —  Affaires  communales.  —  Condat- 
en-Féniers.  —  Lettre  de  M.  Besseyre,  du  26  sept.  1735, 
au  sujet  de  contestations  entre  le  s""  Andraud  et  les  habi- 
tants du  village  de  Lavergne  au  sujet  de  la  possession 
de  divers  communaux  ;  d'après  M.  Besseyre,  le  commu- 
nal de  Lachamps  est  commun  entre  les  habitants  de 
Lavergne  et  ceux  de  Cistraire  ;  le  communal  de  Pont 
Chalvet  ou  Lasparros  appartient  aux  seuls  habitants  de 
Cistraire;  —  usurpations  de  communaux  dans  le  village 
de  Loubinoux,  1753-54;  —  requête  de  J.-B.  Escot,  élu 
en  l'Élection  de  Clermont,  Charles  Godivel,  châtelain  et 
subdélégué  de  Besse,  et  Tristan  Morin,  s""  de  Champ- 
rousse,  bourgeois,  habitant  au  village  de  Tremizaux, 
se  plaignant  qu'un  meunier  de  Loubinoux  ait  usurpé  les 
meilleures  parties  des  communs  de  Tremizaux  ;  procès- 


PUY-DE-DOME. 

verbal  de  l'état  des  communaux  en  question  et  des  dires 
des  parties  dressé  par  M.  de  Mallessaigne,  1757;  —  défri- 
chements dans  les  communaux  du  village  de  Bufflers» 
1761;  —  procès  des  habitants  du  village  de  Chanterelle 
contre  le  s'  Barbât  «  afin  d'être  gardés  et  maintenu» 
>  dans  la  propriété  des  bois  et  pacages  dé  la  Rochette  à 
»  eux  appartenant  »  ;  nomination  d'un  syndic,  1783; — 
nomination  d'un  syndic  <  à  l'effet  de  défendre  à  la 
»  demande  en  désistement  d'un  pré  donné  aux  pauvre!^ 
»  et  à  la  fabrique  par  le  s'  Faucher,  ancien  curé  de  la 
»  paroisse  »  1783  ;  —  partage  entre  les  habitants  da 
village  de  Montboudif  d'une  partie  de  bois  dépendant 
dudit  village,  1784  ;  protestation  à  ce  sujet  de  deux 
habitants  du  village  de  Fallaix,  pièces  produites  par 
ceux-ci  A  l'appui  de  leurs  réclamations;  —  usurpations 
dans  les  communaux  du  village  de  Bonnenuit,  1786;  — 
construction  du  presbytère  :  requête  de  Jean  Rueyre, 
curé;  délibérations  des  habitants;  devis  estimatif  des 
travaux  ;  correspondance  de  M.  Rossignol  avec  M.  de 
Mallessaigne;  adjudication  au  prix  de  1,680  liv.,  le  IS 
avril  1740;  arrêt  du  Conseil,  approuvant  l'adjudication 
et  ordonnant  l'imposition  de  la  dépense  ;  rôles  de  répar- 
tition ;  procès-verbal  de  visite  de  la  paroisse  de  SS. 
Nazaire  et  Celse  de  Condat-en-Peniers,  le  14  juin  1735» 
par  Massillon  ;  on  ordonne  d'établir  dans  la  paroisse  un 
second  vicaire  «  attendu  le  grand  nombre  d'habitants 
»  dont  elle  est  composée,  qui  est  de  3,500,  le  nombre  de 
»  60  vilages,  hameaux  ou  domaines  qui  la  composent  et 
»  leur  éloignement  »;  — translation  du  cimetière,  qui 
a  été  Interdit  par  Tévêque,  1780-1781  ;  —  reconstruc- 
tion du  pont  de  La  Prade  :  délibération  des  habitants  de 
Condat,  1781,  décidant  de  reconstruire  le  pont  de  La 
Prade  sur  la  Rue,  ce  pont  étant  d'une  nécessité  absolue 
pour  la  paroisse  et  le.seul  chemin  par  où  les  marchands 
puissent  aller  des  foires  de  Malliargues  en  Poitou,  en 
Limousin  et  en  Angoumois;  requête  adressée  à  l'Inten- 
dant; lettres  de  M.  Bleton,  subdélégué  à  Tauves;  le 
devis  estimatif  s*élève  à  1,260  liv.,  mais  les  religieux  lïe 
Feuiers  offrent  de  le  faire  pour  600  liv.,  pourvu  qu'il 
leur  soit  permis  de  prendre  dans  les  bois  de  leur  com- 
munauté, dont  ils  jouissent  indivisément  .avec  leur  abbé, 
le  .bois  nécessaire;  procès- verbal  d'adjudication  le  17 
mai  1783  au  prix  de  850  liv.  ;  rôle  et  répartition  de  la 
somme  de  850  liv.  ;  correspondance  de  l'Intendant  avec 
MM.  de  Vergennes  et  Bleton  au  sujet  d'une  erreur  dans 
l'arrêt  du  Conseil  qui  ordonnait  l'imposition  :  on  a  com- 
pris à  tort  dans  ladite  imposition  les  quartiers  d*En- 
traigue  et  de  Mercœur  qui  n'ont  aucun  intérêt  à  la 
construction  du  pont  ;  Tarrêt  est  rectifié  et  la  dépense 
imposée  seulement  sur  les  quartiers  d'Artence  et  de  Mar- 
vaud  ;  procès-verbal  de  réception  des  ouvrages  en  1786» 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


281 


G.  223'2.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  22  pièces,  papier. 

• 
1737-1775.  —  Affaires  communales.  —  Condat 
près  Herment.  —  Agrandissement  du  presbytère, 
ordonné  dans  la  dernière  visite  de  l'évèque  afin  d'y  faire 
un  logement  pour  le  vicaire,  1737  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
Tabbé  de  Bosredon,  cur*^  de  Condat,  il  expose  l'extrême 
misère  dans  laquelle  se  trouvent  ses  paroissiens;  lettre 
de  M.  Georges,  subdélégué  à  Montaigut,  demandant  que 
la  somme  de  470  liv.  à  laquelle  se  montera  la  dépense 
soit  imposée  en  deux  années  afin  de  ménager  les  habi- 
tants ;  —  réparations  au  presbytère  et  à  la  nef  de  Téglise  : 
correspondance,  arrêt  duConseil  d'État,  ordonnances  de 
rintendant,  1755-1760  ;  —  requête  de  Jos.  Sersiroa, 
curé  de  Condat.  1770,  demandant  la  reconstruction  de 
son  presbytère,  détruit  par  un  incendie;  procès-verbal 
d'incendie  ;  correspondance  de  M.  de  La  Crène  ;  —  pro- 
jet de  réparations  à  l'église  en  1774. 


C.  2233.  (Liasse.)—  12  pièces,  papier,  dont  i  cahier  de  12  feuillets. 

1M6-17M.  —  Affaires  communales.  —  Condat 
près  Montboissier.  —  Certificat  des  consuls,  1686,  attes- 
tant qu'il  n*y  a  aucuns  revenus  patrimoniaux  ;  —  rôle 
de  répartition  de  la  somma  de  300  liv.  ordonnée  être 
imposée  sur  la  paroisse  à  compte  des  frais  faits  et  à  faire 
dans  la  poursuite  du  procès  d'entre  les  habitants  de 
lad.  paroisse  et  François  Galtier,  1763  ;  —  notes  rela- 
tives à  une  somme  due  à  Ravard  ?  fondeur,  pour  la 
refonte  d'une  cloche,  1773  ;  lettres  à  ce  sujet  de  M.  de 
Champfleury  ;  — opposition  des  habitants  en  3780,  à 
l'imposition  faite  sur  la  paroisse  pour  la  refonte  d'une 
cloche,  attendu  que  cette  cloche  est  défectueuse;  —  no- 
mination de  deux  syndics  en  1786. 


C.  2234.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin;  32  pièces,  papier. 

1731-176d.  —  Affaires  communales.  —  Connan- 
gles.  —  Lettre  de  M.  Pellet,  du  23  juin  1731,  au  sujet 
de  défrichements  dans  les  communaux  ;  —  réparations 
du  presbytère  :  requête  de  Vital  Portail,  curé,  1764; 
devis  des  travaux  ;  correspondance;  soumission  du  curé 
de  contribuer  pour  un  quart  de  la  dépense  ;  bail  au 
rabais;  arrêt  duConseil  d'État,.du  16 sept.  1766,  ordon- 
nant l'imposition  de  la  dépense  ;  rôle  d'iniposition  de  la 
somme  de  380  liv.  17  sols  ;  pièces  de  dépenses  1769. 
PuY-DE-DoME.  —  Série  C. 


C.  2235.  (Liasse.)  —  24  pièces,  papier  4  2  cachels. 

17S1-17SO.  —  Affaires  communales.  — Corent-Cor* 
mède.  —  Corent  :  délibération  des  habitants,  du  4  août 
1776,  décidant  de  poursuivre  des  particuliers  qui  ont 
intercepté  le  cours  des  fontaines  publiques,  ceux  qui  ont 
empiété  sur  les  rues  ou  chemins,  et  d'inviter  les  anciens 
consuls  à  rendre  compte  des  revenus  du  four  banal  et  de 
la  chapelle  Saint-Joseph  ;  —  avis  de  MM.  Bergîer  et 
Bertrand  sur  cette  délibération;  —  requête  à  l'Inten- 
dant. —  Corbières  :  correspondance  de  MM.  Galm:irs» 
prêtre  communaliste  de  Chaliers  et  Tassy  de  Montluc» 
subdéiégué  à  Saint-Flour,  avec  l'Intendant,  1736,  au 
sujet  de  contestations  entre  les  habitants  du  village  de 
Corbières,  paroisse  de  Chaliers,  et  le  s'  Parret  de 
Lachamp,  au  sujet  de  communaux  prétendus  usurpés 
par  ce  dernier  ;  lettre  du  s'  Parret  de  Lachamp*  du 
18  août  1731,  au  sujet  des  tracasseries  qu'il  prétend  lui 
avoir  été  suscitées  par  Claire-Agnès  Tassy,  veuve  du  s"^ 
de  Ligonès,  cousine  germaine  du  subdélégué  de  Saint^^ 
Flour  ;  c'est  elle  qui  a  inventé  cette  affaire  des  commu- 
naux de  Corbières.  —  Cormède  :  mémoire  relatif  aux 
communaux  de  Cormède  ;  ordonnance  de  l'Intendant» 
du  14  juin  1748»  enjoignant  aux  consuls  de  la  paroisse 
de  Cormède  des  années  1720  à  1747  de  rendre  compte  de 
la  gestion  qu'ils  ont  faite  des  revenus  patrimoniaux;  — 
pièces  relatives  aux  réparations  du  presbytère,  1778. 


C.  2236.  (Liasse.)  —  3  pièces,  pareil.  ;  43  pièces,  papier  ;  1  ctcheU 

174lhl7§7.  —  Affaires  communales.  —  Coudestet 
Montpeyroux.  —  Requête  du  s'  Bonfils,  syndic  de  la 
paroisse,  au  sujet  du  trouble  apporté  par  le  sr  Bonfils» 
notaire,  dans  l'assemblée  où  l'on  devait  élire  les  mem- 
bres du  corps  municipal,  1787  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire  ;  —  requête  à'AnU  Cour- 
mier,  demandant  à  être  déchargé  du  syndicat;  —  con- 
testation relative  à  l'adjudication  du  droit  de  courtage» 
1746;  —  assence  du  droit  de  courtage  de  1752  à  1758, 
en  1752  adjugé  à  50  liv.  pour  la  partie  de  Coudes  et  à 
46  liv.  pour  celle  de  Montpeyroux  ;  en  1758  à  30  liv. 
pour  Coudes,  à  24  liv.  pour  Montpeyroux;  —  nomina- 
tion d'un  syndic,  1782,  à  l'effet  de  poursuivre  le  s'  Bon- 
fils pour  diverses  usurpations  sur  les  biens  communaux; 
—  pièces  relatives  à  diverses  sommes  dues  au  s*^  Tour- 
nier,  ancien  syndic,  1782  ;  —  refonte  d'une  cloche  par  le  s' 
Seurot;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  15  mai  1751, 
enjoignant  aux  consuls  de  1730  à  1750  de  rendre  compte 

36 


282 


ARCHIVES  DU 


da  leur  gestion,  afin  â*empIoyer  les  débets  desdits 
comptes  au  paiement  de  la  clxx^he  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  de  Beauveseix  ;  —  procès  contre  le  Chapitre  cathé- 
iiral  au  sujet  du  four  banal  de  Coudes  qui  lui  appar- 
tient ;  arrêt  du  Conseil,  du  30  oct.  1787,  ordonnant 
l'imposition  sur  la  paroisse  de  Coudes  de  375  liv.  11  s. 
6  den.  montant  des  frais  du  procès  perdu  par  la  com- 
mune ;  correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  de  Chazerat, 
Blondel,  Lafont;  rôle  de  répartition. 


G.  2237.  (Liasse.)  —  118  pièces,  papier;  1  cachet. 

1746-1789.  — Affaires  COMMUNALES.  —  Coudes  et 
Montpeyroux.  —  Orddnnanc^s  de  Tin  tendant,  août  1747, 
enjoignant  aux  consuls  de  1720  à  1747  de  rendre  compte 
de  leur  gestion;  — ordonnance  de  l'Intendant  du 
20  mars  1756,  permettant  aux  habitants  de  s'assembler 
pour  nommer  un  receveur  des  patrimoniaux  à  la  place 
du  s' Mary;  — ordonnance  du  même,  du  13  février  1758, 
ordonnant  qu'à  Tavenir  les  revenus  de  Coudes  et  de 
Montpeyroux  seront  perçus  séparément  par  des  receveurs 
distincts;  —  comptes  rendus  par  Jamet  Bonflls,  rece- 
veur pour  les  années  1757  et  1758,  arrêtés  par  l'Inten- 
dant en  1759;  —  compte  rendu  par  Pierre  Bonflls,  de  la 
gestion  de  son  père,  Jamet  Bonflls,  de  1759  à  1766  et  de 
1768  à  1772;  pièces  justificatives  ;  —  compte  rendu  par 
Jamet  Margnat,  pour  les  années  de  1772  à  1774,  arrêté 
par  M.  de  Chazerat  en  1789;  —  compte  rendu  par  Gas- 
pard Fiat  de  l'administration  que  son  père  et  lui  ont 
eue.  de  1775  à  1785,  des  revenus  patrimoniaux  du  lieu 
de  Montpeyroux,  qui  consistent  en  un  droit  dô  cour- 
tage sur  les  vins,  arrêté  en  1789;  pièces  justificatives; 
—  compte  rendu  par  Antoine  Cc»urmier  la  Cécile,  rece- 
.  veur  de  Coudes  pour  les  années  de  1767  à  1786;  pièces 
justificatives. 


G.  2238.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

1745-1 7§S.  —  Affaires  communales.  —  Cougeac- 
Cournols.  —  Cougeac  :  avis  de  M.  de  Mombriset,  subdé- 
l^ué  à  Brioude,  sur  le  projet  d'irrigation  des  prairies 
de  Cougeac,  1765.  — Courtines  :  lettre  de  M.  de  Mont- 
luc,  suMélégué  à  Saint-Flour,  du  31  juillet  1756,  au 
sujet  d'une  délibération  des  habitants  de  Courtines, 
tendant  à  aliéner  partie  des  communs  qui  leur  appar- 
tiennent pour  subvenir  au  paiement  d*une  somme  de 
2,128  liv.  qu'ils  doivent  au  marquis  de  la  Rochefoucauld  ; 
M.  de  Montluc  est  d'avis  de  leur  permettre  d'aliéner  le 
communal  du  Tioulas.  —  Courgoul  :  délibération  des 


PUY-DE-DOME. 

habitants  du  village  d'Auzolette  du  18  mai  1783,  déci- 
dant «  que  leurs  terres  ne  rendant  pas,  à  beaucoup  près, 
»  assez  de  grains  pour  leur  subsistance,  il  étoit  à  propos 
V  de  partager  et  défricher  leurs  communaux  qui,  dans 
>  leur  état  perpétuel  de  vaine  pâture,  n'étoient  guères 
»  utiles  surtout  pour  les  habitans  qui  n'avoient  pas  les 
»  facultés  de  tenir  des  bêtes  à  laine  ;  >  requête  à  Tlnten- 
dant  ;  autre  délibération  conçue  dans  le  même  sens  eu 
1788.  —  Cournols  :  plainte  contre  des  habitants  qui  ont 
fait  des  défrichements  dans  les  pacages  ;  délibération  ; 
requête  des  habitants  à  l'Intendant  ;  état  des  particuliers 
qui  ont  usurpé;  avis  de  M.  Duvernin,  subdélégué  à  Vic- 
ie-Comte, 1745  ;  —  réparations  au  presbytère,  1783. 


C.  2239.  (Liasse.)  ^  2  pièces,  parch.  ;  89  pièces,  papier. 

17S'7-178'7. —  Affaires  COMMUNALES.  —  Cournôn. — 
Personnel,  assemblées,  biens  patrimoniaux.  —  Ordon- 
nance de  l'Intendant,  1739,  enjoignant  aux  habitants 
de  Cournon  d'assister  «  au  moins  au  nombre  de  20  à 
»  peine  de  3  liv.  d'amende  »  aux  assemblées  du  corps' 
commun  ;  —  requête  de  M.  de  Strada,  seigneur  en  par- 
tie de  Cournon,  adressée  au  sénéchal  ,d'Auvergne> 
demandant  qu*à  l'avenir  les  assemblées  soient  convo- 
quées au  son  de  la  cloche,  que  ses  officiers  y  soient 
admis  et  invités  à  homologuer  les  délibérations  prises 
dans  lesdites  assemblées,  du  moins  toutes  celles  gui 
n'ont  pas  rapport  à  la  nomination  des  collecteurs,  à 
l'imposition  et  à  la  levée  des  deniers  royaux  ;  il  se  plaint 
du  désordre  qui  règne  dans  l'administration  des  deniers 
patrimoniaux  de  Cournon,  et  fait  remarquer  qu'un  cer- 
tain nombre  d^actes  relatifs  à  la  police,  comme  les  bans 
des  vendanges  par  exemple,  doivent  être  revêtus  de 
l'autorité  des  juges  des  lieux  ;  —  requête  des  habitants 
protestant  contre  les  prétentions  de  M.  de  Strada  et 
demandant  que  l'affaire  soit  jugée  par  l'Intendant;  ils 
n'ont  d'ailleurs  aucunes  ressources,  M.  de  Strada  te  sait 
trop  bien,  pour  soutenir  un  procès  devant  la  Séné- 
chaussée  ;  —  mémoires  relatifs  à  cette  affaire  :  les  pré- 
tentions de  M.  de  Strada  ne  sont  pas  admissibles  et  il 
n'est  pas  douteux  que  l'Intendant  est  le  véritable  juge 
de  tout  ce  qui  concerne  l'administration  des  octrois  et 
deniers  des  communautés;  —  lettre  de  l'Intendant,  du 
30  mars  1754,  invitant  M.  de  Strada  à  se  départir  de  ses 
demandes,  attendu  que  «  les  officiers  des  justices  sul>al- 
»  ternes  ne  peuvent  assister  aux  assemblées  convoquées 
»  pour  les  différentes  affaires  des  communes,  qu'en  qua- 
»  lité  d'habitans,  et  ils  n'ont  aucun  droit  de  se  mesler 
»  directement  ny  indirectement  de  tout  ce  qui  concerne 
»  l'administration  des  revenus  patrimoniaux,  que  lors- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D*AUVERONE. 


283 


»  qu'ils  en  ont  commission  expresse  de  MM.  les  inten- 
»  dants,  ausquels  la  connoissance  de  ces  matières  appar- 
»  tient  privativement  à  tous  au  très  juges  »  ;  l'Intendant 
donnera  d'ailleurs  les  ordres  nécessaires  pour  que  les 
délibérations  relatives  à  la  nomination  des  garde-fruits, 
au  règlement  des  vendanges  et  à  tout  cequi  concerne 
les  récoltes  soient  présentées  aux  juges  des  lieux.  — 
Requête  du  syndic  de  la  paroisse  de  Çournon,  se  plai- 
gnant que  les  habitants  refusent  de  s'assembler  à  sa 
réquisition  pour  délibérer  sur  les  affaires  communes; 
avis  de  M.  AIbo  de  Chanat.  subdélégué  ;  ordonnance  de 
M.  deChazerat,  intendant,  du  2  nov.  1785.  enjoignant 
aux  habitants  de  Cournon  qui  payent  10  liv.  de  prin- 
cipal de  taille  et  au-dessus  d'assister  aux  assemblées  qui 
seront  convoquées  par  le  syndic  de  la  paroisse,  pour 
donner  leur  avis  et  suffrage  sur  les  affaires  de  la  com- 
munauté; nouvelles  requêtes  du  syndic  en  1787;  — 
pièces  relatives  à  la  nomination  d'un  gastier  en  1783. 

■ 

—  Communaux  :  mémoire,  sans  date,  sur  les  pacages 
qui  appartiennent  aux  habitants  de  Cournon  ;  une  par- 
tie appartient  en  propre  à  la  conimune  ;  une  autre 
appartenait  au  s"  Bertrand-Dauradoux  dont  les  héri- 
tiers vendirent  en  1575  ces  pacages  à  la  commune  ;  la 
troisième  partie  appartenait  en  propris  aux  évêques  de 
Clerraont  ;  révéque  de  Clermont  vendit  en  1484  aux 
habitants  de  Cournon  une  part  des  padages  qu'il  possé- 
dait sur  le  territoire  de  cette  commune  ;  ledit  mémoire 
rappelle  également  les  incidents  survenus  à  l'occasion 
des  digues  ou  pelières  construites  par  MM.  Ternier,  co- 
seigneur  de  Cournon,  Poisson,  seigneur  de  Lempdes  et 
Chaîner,  seigneur  de  Pérignat  ;  —  rébellion  contre  les 
consuls  de  1737,  qui  avaient  voulu  percevoir  les  20  sols 
par  bête  de  travail  pacageant  dans  les  communaux, 
conformément  à  la  délibération  des  habitants  du  l*'"  jan- 
vier 1737  ;  ordonnance  de  l'Intendant;  —  délibération 
du  27  avril  1738,  relative  au  règlement  du  pacage  ;  — 
règlement  de  pacage  dans  la  partie  du  communal  appe- 
lée les  Toises,  réservée  pour  les  bestiaux  arants,  1739  ; 

—  adjudication  de  la  récolte  en  pamoule  et  avoine  à 
lever  dans  la  terre  de  la  commune  2)ise  près  le  pont  de 
Sarliève,  1739;  adjugée  au  prix  de  13  liv.  ;  —  ordon- 
nance de  l'Intendant,  1745,  défendant  aux  habitants  de 
Mezel  de  mener  leurs  bestiaux  dans  les  communaux 
appartenant  à  Cournon  ;  —  états  des  bestiaux  trouvés 
sur  les  comraiunaux  en  1754  et  1772  ;  —  contestations 
avec  les  s"  Lemerle  au  sujet  du  pacage,  1772  ;  —  déli- 
bération, du  1**  janvier  1778,  par  laquelle  les  habitants 
décident  d'affermer  la  partie  du  pacage  qui  est  au  delà 
de^la  rivière  appelé  les  Plançons,  et  de  refaii-e  la  rase 
qui  sépare  ce  communal  de  celui  des  habitants  de 
Mezel;  avis  de  MM.  Tixier  et  Aibo  de  Chanat;  M.  Alba- 


rède  est  commis  pour  procéder  à  l'adjudication  du  cora-i 
raunal  des  Plançons  ;  procès-verbal  dressé  par  M.  Alba- 
rède  de  la  rébellion  des  habitants  qui  se*  sont  opposés  à 
ce  qu'il  accomplit  sa  mission.;  —  contestation  entre  lea 
habitants  de  Cournon  et  Tévêque  de  Clermont  au  sujet 
d'une  étendue  considérable  de  terrain,  que  ces  habitant* 
ont  défriché  et  affermé  comme  étant  une  propriété  de  la 
communauté;  leur  avocat  est  d'avis  que  leur  propriété 
est  fondée  sur  une  transaction  du  xv*  siècle  et  sur  une 
possession  constante  ;  «  on  ne  peut  qu'applaudir  à  la 
»  résolution  du  corps  commun  de  défendre  les  propriétés 
i  patrimoniales  »  ;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  favo- 
rable aux  habitants  ;  lettre  de  M.  de  Bonal  à  l'Inten- 
dant, datée  de  Chalon-sur-Saône,  le  23  juin  1Ï82,  au 
sujet  de  son  procès  avec  les  habitants  de  Cournon  rela- 
tivement au  pacage  des  Plançons  ;  —  délibération  et 
avis  de  M.  Albo  de  Chanat  sur  l'aménagement  de  partie 
des  communaux,  1781.  —  Droit  de  courtage,  délibéra- 
tions, ordonnances  de  l'Intendant  de  1737  à  1741  ;  le 
courtage  est  affermé  de  40  à  150  liv.  ;  —  requête  adres- 
sée à  l'Intendant  par  les  consuls  de  1757,  se  plaignant 
qu'une  cabale  d'une  douzaine  d'habitants,  tous  parents 
ou  amis,  administre  les  affaires  au  grand  détriment  de 
la  communauté  ;  Martin  Farnoux,  receveur  des  deniers 
patrimoniaux  a  fait  l'assence  du  courtage  clandesti- 
nement et  à  très  vil  prix  à  l'un  de  ses  proches  parenta  ;. 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  11  janvier  1757,  commet- 
tant le  s' de  Fourcroy,  directeur  des  chemins  royaux  de 
cette  province,  pour  procéder  à  l'adjudication  du  droit 
de  courtage  de  Cournon,  ainsi  qu'au  bail  au  rabais  de 
l'entretien  de  l'horloge  ;  —  nouvelles  contestations  au 
sujet  de  l'adjudication  du  droit  de  courtage  en  1785. 


C.  2240.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier. 

f  684-1789.  —  Affaires  communales.  — Cournon. 

—  Divers,  contentieux,  impositions,  dettes.  —  Délibé- 
ration du  1"  janvier  1739,  relative  à  la  nomination  des 
gastiers,  à  l'assence  du  courtage,  au  choix  du  prédica- 
teur, à  la  nomination  des  consuls,  etc.  ;  —  réclamations 
du  s' Boyer,  procureur,  au  sujet  d'une  somme  qu'il  pré- 
tend lui  être  due  par  la  commune  de  Cournon,  1787  ; 

—  notes  au  sujet  des  prétentions  du  s*^  Noyer,  procureur 
en  la  Sénéchaussée  de  Clermont,  qui  réclame  aux  habi- 
tants de  Çournon  une  somme  de  800  liv.  à  lui  due  «  pour 
»  vacations  et  déboursés  dans  un  procès  dans  lequel  il  a 
»  occupé,  »  1787;  —  ordonnance  de  M.  Urbain  Le  Qoux 
de  la  Berchère,  intendant,  du  .26  nov.  1684,  l'envoyant 
le  s'  Bl.  Rochette,  secrétaire  du  roi,  à  se  pourvoir  au 
Conseil  d'État  pour  obtenir  l'imposition  d'une  créance 


284  ARCHIVES  DU 

prétendue  par  lui  sur  la  commune  de  Cournon  et  modé- 
rée par  M.  de  lî'ortia,  le  24  mai  1669,  à  la  somme  de 
4,622  liv.  ;  —  lettre  de  M.  de  î^  Houssaye,  du  22  fé- 
vrier 1724,  adressant  à  M.  de  LaGrandvîUe  une  requête 
présentée  au  Conseil  par  le  s*^  du  Jouannel,  pour  deman- 
der «  le  payement  du  principal  et  des  intérêts  d'une 
»  créance  qu'il  a  sur  la  communauté  de  Cournon,  et 
»  qui  a  esté  liquidée,  à  ce  qu'il  paroist,  par  un  arrest 

>  du  Conseil  de  1690  sur  l'avis  de  M.  de  Vaubourg  à 
»  1,433  liv.  15  sols  de  principal  et  pareille  somme  pour 

>  les  intérêts  »  ;  M.  de  La  Houssaye  invite  l'Intendant  à 
examiner  ce  que  sont  devenus  les  héritapres  que  cette 
communauté  avait  résolu  de  vendre  en  1690  pour  ac- 
quitter sa  dette,  et,  en  cas  que  la  vente  ait  eu  lieu,  quel 
a  été  l'emploi  des  deniers;  comment  enân  on  pourra 
I«ayer  M.  du  Jouannel,  puisque  «  Cournon  n'a  aucun 
»  fonds  pour  fournir  les  gages  des  officiers  municipaux 
*  qui  sont  préférables  à  tout,  et  que  l'on  sera  obligé 
»  d'employer  la  voyé  de  l'imposition  pour  les  trouver»; 
—  réponse  de  M.  de  La  Grandville,  du  26  juillet  1727  :  la 
vente  des  communaux  n'a  pas  eu  lieu  et  Ton  n'y  saurait 
peni^er  actuellement,  la  commune  en  ayant  besoin  pour 
des  bestiaux,  on  ne  voit  donc  d'autre  moyen  que  la  voie 
de  l'imiositîon;  —  lettre  de  M.  de  La  Houssaye,  du 
10  août  1727,  annonçant  qu'il  a  renvoyé  l'affaire  de 
M.  du  Jouannel  à  M.  Amelot  de  Chaillou,  qui  a  à  pré- 
sent dans  son  département  les  «  dettes  des  commu- 
nautés »;  —  lettre  du  même,  du  25  janvier  1728, 
annonçant  qu'il  a  retrouvé  l'affaire  parmi  celles  que  lui 
a  remises  M.  Amelot  de  Chaillou  et  demandant  en 
combien  d'années  on  pourrait  imposer  ladite  somme,  il 
s'étonne  aussi  que  les  intérêts  montent  à  près  de  trois 
fois  le  capital. 


C.  2241.  (Liasse.) —  38  pièces,  papier^  dont  3  cahiers  de 

30  feuillets. 


1737-1757. —  Affaires  communales. —  Cournon. 
—  Travaux  communaux.  —  Devis  des  réparations  à 
faire  à  la  tour  de  l'horloge  de  Cournon,  dressé  par 
P,  Raimbaùx,  architecte  entrepreneur  d'ouvrages  à 
Clermont-Ferrand ;  adjudication  au  prix  de  1,040  liv., 
confirmée  par  l'Intendant  le  19  dêc.  1737;  procès-verbal 
de  réception  des  travaux  {ar  M.  Tournadre  en  1738; 
" —  procès- verbal,  dressé  le  8  nov.  1738  par  Jean  La- 
ville,  châtelain  de  Cournon  pour  le  s' de  Strada,  des 
réparations  à  faire  à  la  maison  de  ville  et  à  la  halle,  et 
des  dépenses  pour  planter  des  arbres,  saules  et  pibles, 
dans  les  pacages  ;  a{'prou\é  par  M.  Rossignol,  intendant; 
prccès-verbal  de  réception  ;  —  délibération  des  habitants 


PUY-DE-DOME. 

de  Cournon  assemblés  en  la  maison  de  ville,  appelée  le 
Saint-Esprit,  le  19  mai  1740,  décidant  de  faire  réparer 
la  fontaine;  procès- verbal  d'adjudication  le  6  janv.  1744, 
sur  le  devisdressépar  Annet  Jarton,  au  prix  de330  liv.  ; 
—  procès-verbal  de  réception,  dressé  le  29  déc.  1741 
par  MM.  Tournadre,  subdélégué,  et  Jarton,  des  travaux 
faits  à  la  fontaine,  à  l'horloge  et  à  l'escalier  appelé  du 
Chantre;  —  délibération  du  22  nov.  1742,  relative  à  la 
reconstruction  du  clocher  :  le  clocher  s'étant  écroulé  en 
partie  dès  l'année  1740,  le  chapitre  de  Cournon  fit  assi- 
gner en  la  Sénéchaussée  de  Riom  MM.  du  chapitre 
cathédral  et  M.  l'évêque  de  Clermont  comme  co-sei- 
gneurs  décimateurs  de  la  paroisse,  les  invitant  à  se 
joindre  à  eux  pour  faira  les  réparations  nécessaires; 
ceux-ci  répondirent  que  c'était  au  chapitre  à  faire  les 
frais  et  que  d'ailleurs  il  fallait  que  les  fonds  de  la  fabri- 
que fussent  épuisés  avant  qu'on  pût  se  tourner  contre 
eux  ;  la  cause  plaicjée  contradictoirement  fut  appointée 
en  droit,  et  cependant  Ton  ordonna  que  les  consuls 
seraient  mis  en  cause  ;  les  consuls  soutiennent  au  con- 
traire que  les  réparations  ne  peuvent  être  qu'à  la  charge 
des  décimateurs  «  comme  étant  ledit  clocher  bâti  sur 
»  les  quatre  pilliers  qui  forment  le  cancel  du  chœur  de 
»  ladite  église  »  ;  dans  la  suite  le  chapitre  cathédral 
fit  évoquer  Taffaire  en  la  Sénéchaussée  de  Clermont,  en 
vertu  de  ses  lettres  de  garde-gardienne,  cependant  le 
clocher  a  fini  de  s'écrouler,  écrasant  un  habitant  sous 
ses  ruines  et  causant  maint  autre  dommage;  les  habi- 
tants, après  avoir  pris  conseil  de  M.  Bouchard,  ancien 
avocat  à  Clermont,  décident  de  poursuivre  vivement  la 
conclusion  du  procès; —  adjudication  des  travaux  à 
faire  à  la  halle  en  1741  ;  —  délibération  des  habitants,  du 
1*' janvier  1742,  au  sujet  de  demandes  faites  par  plu- 
sieurs bourgeois,  qui  possèdent  des  jardins  et  bâtiments 
attenant  aux  murs  de  Cournon,  demandant  qu'il  leur 
soit  permis  de  pratiquer  des  portes  dans  lesdites  mu- 
railles, à  charge  par  eux  de  les  entretenir  dans  toute  leur 
longueur  ;  les  habitants  y  consentirent  et  avaient  A  cet 
effet  présenté  une  requête  à  l'Intendant  qui  refusa  de 
l'homologuer,  sans  doute  parce  qa*il  n'était  pas  instruit 
des  grâces  accordées  aux  habitants  de  Cournon  par  les 
rois  Louis  XI,  Charles  VIII  et  François  I*',  qui  voulu- 
rent bien  leur  accorder  par  lettres  patentes  de  1466, 
1497  et  1525  la  permission  de  faire  clore  à  leurs  frais  de 
murs  et  tours  le  boui'g  de  Cournon;  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  24  juin  1742,  annulant  la  précédente 
ordonnance  par  laquelle  il  avait  défendu  aux  habitants 
de  percer  des  ouvertures  dans  les  murailles  ;  extrait  des 
lettres  patentes  de  Charles  VIII  et  de  François  1";  — 
état  contenant  les  noms  de  plusieurs  particuliers  de 
Cournon  qui  jouissent  destonisou  ont  pratiqué  despor- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


285 


tes  et  fenêtres  dans  les  murailles  dudit  lieu>  et  des  ren- 
tes qu'ils,  doivent  annuellement  pour  cette  concession, 
conformément  à  la  délibération  du  1"  janvier  1742; 
ordonnance  de  l'Intendant,  1745,  enjoignant  aux  parti- 
culiers compris  dans  Tétat  ci-dessus  de  payer  les  rede- 
vances auxquelles  ils  sont  soumis  ;  ~  réparations  à  la 
maison  commune,  1744  ;  ^  réparations  à  la  halle  et  à 
*la  maison  commune,  1757;  —  projet  de  réparation  à  la 
fontaine,  en  1782,  correspondances  et  mémoires  à  ce 
âujet,  rédigés  par  M.  Albo  de  Ghanat  :  la  fontaine  a  été 
réparée  en  1777,  sans  que* l'Intendant  ait  donné  son 
autorisation,  ce  qui  a  donné  lieu  à  un  procès  criminel 
terminé  en  1780;  les  réparations  ont  été  mal  faites,  et 
il  fitudrait  2,000  liv.  pour  remettre  les  choses  en  état. 


C.  2242.  [Liasse.}  —  151  pièces,  papier. 

1710-1795.  —  Affaires  communales,  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1710  à  1716, 
rendus  à  M.  Chamnret,  conseiller  du  roi,  élu  en  TËlec* 
tion  de  Clermont,  commissaire  nommé  à  cet  effet  par 
rintendant  ;  arrêtés  par  M.  Rossignol,  intendant,  en 
1735;  réponses  aux  états  fournis  par  M.  Chamaret  ser- 
vant de  blâmes  et  débats  aux  comptes  des  consuls  ;  — 
pièces  justificatives  des  comptes  ;  —  compte  de  1710 
arrêté  à  176  liv.  de  recette  et  à  110  liv.  10  sols  de 
dépense;—  recettes  de  1713:  assence  du  courtage, 
50  liv.  ;  120  liv.  pour  Tassence  du  pacage  des  Toises  ' 
(les  consuls  ne  l'avaient  porté  que  pour  72  liv.);  assence 
de  la  terre  de  la  commune,  15  liv.  ;  assence  des  Taules, 
2 liv.  10  sols;  rente  due  sur  l'une  des  tours  de  la  ville, 
2  liv.  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1715  on  remarque  : 
14  liv.  pour  la  conduite  de  Thorloge,  10  liv.  au  gastier, 
10  liv.  pour  cens  dus  au  seigneur  évéque,  74  liv.  pour  . 
frais  faits  par  le  receveur  des  tailles;  ce  dernier  article 
est  rayé  par  rintendant. 


C.  2243.  (Liasse.)  —  149  pièces,  papier. 

1717-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1717  à  1725, 
rendus  à  M.  Chamaret,  arrêtés  par  M.  Rossignol,  inten- 
dant, en  1735  ;  réponses  aux  états  fournis  par  M.  Cha- 
maret, servant  de  blâmes  et  débats  aux  comptes  des 
consuls;  pièces  justificatives  des  comptes;  —  parmi  les 
dépenses  de  1717  on  remarque  :  20  liv.  à  M.  Ternier, 
pour  la  rente  seigneuriale  à  lui  due  sur  le  pacage  de 
Cournon;  10  liv.  10  sols  pour  cens  payés  au  même 
M.  Ternier  ;  15  liv.  payées  au  s' Curières,  curé  de  Saint- 


Martin-de-Cournon,  pour  son  logement;  10  liv.  an 
s'  Boudét,  curé  de  Saint-Hilaire-de -Cournon,  pour  le 
supplément  de  son  logement;  —  compte  de  1721,  arrêté 
à  248  liv.  4  sols  de  recette  et  190  liv.  10  sols  de  dépense; 
—  parmi  les  dépenses  de  1724,  on  remarque  celles  qui 
furent  faites  pour  le  plantement  de  la  croix,  )orsde  la 

m 

mission  donnée  par  les  pères  de  TOratoire  de  Clermont. 


C.  2244.  (Liasse.)  —  121  pièces,  papier^  dont  2  cahiers 

de  30  feuillets. 

17!I6-1'73S.  —  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1727  à  1732 
rendus  par  devant  les  auditeurs  des  comptes,  arrêtés  par 
M.  Rossignol,  intendant,  en  1735;  pièces  justificatives 
des  comptes  de  1726  à  1732  ;  —  parmi  las  dépenses  de 
1727,  on  remarque  :  10  liv.  pour  avoir  fait  faire  4  plans 
du  pacage  ;  10  liv.  à  M.  La  Charme,  avocat,  pour  avoir 
dressé  le  mémoire  instructif  au  i^it  du  procès  contre  la 
communauté  de  Mezel  ;  beaucoup  d'autres  articles  se 
rapportent  aussi  au  même  procès  ;  —  réclamations  des 
consuls  de  1728  au  sujet  des  articles  de  recette  forcés  et 
des  articles  de  dépense  rayés  dans  leur  compte  ;  — 
compte  de  1720,  arrêté  à  379  liv.  10  sols  de  recette  et 
246  liv.  2  solsr  6  den.  de  dépense. 


.  C.  2245.  (Liasse.)  —  133  pièces,  papier  (1  impr.)}  1  cachet. 

17SS-174t.  —  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1733  à  1741 
rendus  par  devant  les  auditeurs  des  comptes,  arrêtés  par 
M.  Rossignol,  intendant,  de  1733  à  1743;  pièces  justifi- 
catives desdits  comptes  ;  —  compte  de  1733  arrêté  à 
245  liv.  15  sols  de  recette  et  à  205  liv.  5  sols  8  den.  de 
dépense  ;  —  compte  de  1741  arrêté  à  224  liv.  10  sols  de 
recette  et  à  191  liv.  12  sols  de  dépense. 


C.  2246.  (Liasse.)  —  95  pièces,  papier. 

174!l-t'746. —  Affaires  communales. —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  des 
consuls  de  1742  à  1745;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol, 
intendant,  du  II  nov.  1745,  commettant  le  s' Laville, 
procureur  à  Clçrmont  et  châtelain  du  lieu  de  Cournon, 
pour  administrer  les  revenus  de  cette  communauté  à 
l'exclusion  des  consuls  <  et  faisant  défense  aux  consuls 
»  nommés  pour  1746,  de  s'immiscer  directement  ny 
»  indirectement   dans  l'administration   et  perception 


2S»i  AKCIilVES  DU 

»  des  revenus  patrimoniaux  de  la  paroisse  à  peine  de 
>  100  liv.  d'amende  »  ;  —  protestations  des  habitants 
an  sujet  de  l'ordonnance  ci -dessus  et  réponses  du 
s'  Laville;  —  pièces  justificatives  des  comptes  de  1746. 
—  Parmi  les  pièces  justificatives  du  compte  de  1742, 
on  remarque  un  extrait  d'une  transaction  entre  An- 
toine de  Pierregourde  et  les  habitants,  du  5  janvier 
1469,  reconnaissant  aux  dits  habitants  le  droit  de  pa- 
cage dans  le  pachier  commun  appelé  le  Gravier  de 
Cournon  et  dans  le  pâturage  ou  marchage  commun 
appelé  le  Patis. 


C.  2247.  (Liasse.)  —  165$  pièces,  papier. 

1747-1758.  —  Affaires  communales.  — Cournon. 
'■—  Comptabilité.  —  Oi'donuance  de  l'Intendant,  du  8  fé- 
Trier  1747,  nommant  le  s' Martin  Farnoux  receveur  des 
patrimoniaux  au  lieu  et  place  du  s'  Laville;  —  pièces 
justificatives  des  comptes  de  1747  à  1758;  les  quittances 
sont  soit  au  nom  des  consuls,  soit  au  nom  du  receveur  ; 
—  état  des  charges  ordinaires  en  1747;  —  état  des 
dépenses  extraordinaires  faites  par  les  consuls  de  1748, 
s*élevant  à  122  liv.  18  sols  ;  à  la  suite  ordonnance  de 
M.  Rossignol  enjoignant  à  Martin  Farnoux  de  payer 
cette  somme  auxdits  consuls  ;  quittance  des  consuls;  — 
parmi  Jes  dépenses  de  1755  on  remarque  celles  relatives 
à  la  construction  de  trois  confessionnaux  en  bois  de 
sapin  et  de  quelques  bancs  pour  la  mission. 


C.  2'248.  (Liasse.)  —  7S  pièces^  papier. 

Î759-17M.  -*-  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par  François  Far- 
noux, receveur  des  patrimoniaux,  pour  les  années  1759, 
1760  et  1761,  arrêtés  par  M.  de  Ballalnvilliers,  inten- 
dant, de  1761  à  1763;  pièces  justificatives  desdits 
comptes  ;  —  compte  rendu  par  Claude  Maistre,  notaire 
royal,  des  revenus  patrimoniaux  du  lieu  de  Cournon 
pendant  l'année  1767,  au  nom  du  s*"  Pradier,  syndic  de 
ladite  paroisse,  arrêté  par  M.  de  Saint-Marts,  le  30  oct. 
1789;  pièces  justificatives. 


PUY-DE-DOME. 

patrimoniaux  de  Cournon,  pour  les  années  1769,  1770 
et  1771,  arrêté  par  M.  de  Chazerat,  Intendant,  le  22  jan- 
vier 1777  à  1,025  liv.  17  sols  de  recette  et  à  1,424  liv. 
6  sols  5  den.  de  dépense;  pièces  justificatives;  blâmes 
et  débats  dudit  compte  ;  contestations  avec  les  habi- 
tants. 

C.  2250.  (Liasse.)  —  84  pièces,  papier. 

177S-I7§7.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Cournon. 

—  Comptabilité.  —  Comptes  ou  pièces  justificatives  des 
comptes  de  1773,  1774  et  1775,  rendus  par  Michel  Far- 
noux, syndic;  arrêtés  par  l'Intendant  le  27  mai  1784; 

—  quittance  des  cens  dus  en  1776  :  une  quarte  froment 
pour  la  tour  où  est  à  présent  l'horloge;  une  quarte 
avoine  et  20  sols  6  den.  argent  pour  une  place  où  était 
autrefois  la  halle  vieille;  une émine  avoine,  une  géline  et 
douze  deniers  pour  une  maison  appelée  le  Saint-Esprit  ; 
deux  coupes  froment  pour  le  pacher  ;  deux  gélines  et 
18  deniers  pour  la  maison  où  est  à  présent  la  halle  ;  — 
pièces  justificatives  du  compte  des  consuls  de  1777  ;  — 
df^claration  adressée  à  Tlntenclant  par  le  curé,  les  cha- 
noines et  les  principaux  habitants  en  faveur  des  consuls 
de  1777  qu'on  accusait  de  concussions  et  d'avoir  suivi 
les  auberges  du  lieu  de  Cournon  munis  de  leurs  rôles  et 
même  accompagnés  d'instruments  ;  —  ordonnance  de 
rintendant,  du  25  mai  1784,  enjoignant  au  s'  Jean 
Maugue,  nommé  receveur  des  patrimoniaux  de  Cour- 
non en  1778,  de  rendre  compte  de  son  administration  ; 

—  délibération  du  15  juillet  1787  constatant  que  Jean 
Maugue  a  rendu  compte  de  sa  gestion  du  4  juillet  1778 
au  11  avril  1787. 


y 


C.,2249.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchem.;  97  pièces,  papier, 

dont  2  cah.  de  31  feuillets. 

17A5-1779.  —  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  François  Raffard- 
Lacroze,  châtelain  de  Gondole,  receveur  des  deniers 


C.  2251.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier;  1  cachet. 

1767-178§. —  Affaires  communales.  —  Cournon. 

—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  du  compte  par- 
ticulier de  Antoine-Michel  Farnoux,chanoine  et  chantre 
du  chapitre  de  Cournon,  de  la  dépense  et  recette  par  lui 
laites  au  cours  du  procès  contre  M.  Ternier,  conseiller 
à  la  Cour  des  Aides,  procès  dont  le  s»"  Farnoux  avait  été 
chargé  de  suivre  l'instance  au  Parlement  de  Paris;  jar 
le  compte  apuré  en  1780,  M.  Farnoux  s'est  trouvé 
créancier  de  la  communauté  d'une  somme  de  1,500  liv.  ; 

—  requête  de  Michel  Fai*noux   à  fin  de  paiement; 

—  parmi  les  pièces  justificatives  on  remarque  une  quit- 
tance de  Le  Breton,  premier  imprimeur  ordinaire  du 
roi,  d'une  somme  de  112  Uv.  10  sols  pour  l'impression 
d'un  mémoire  de  6  feuilles  1/4  d'impression,  tiré  à 
200  exemplaires. 


C.  22tS2.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier,  dont  1  cahier  de  10  feuillets. 


17t9-t747.  —  Affaires  communales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité,  reliquats  des  comptes  de  1710  à  1740. 
T-  Observations  sur  les  comptes  de  la  communauté  de 
Cïournon  :  on  fait  remarquer  d'abord  qu'il  y  a  pour  les 
consuls  de  ce  lieu  les  mêmes  motifs  d'excuse  que  pour 
ceux  de  Gerzat,  même  les  comptes  de  Cournon  sont  plus 
réguliers,  puisqu'ils  sont  accompagnés  de  pièces  justifi-** 
catives  et  qu'on  n'y  voit  presque  point  de  folles  dépenses 
telles  que  «  re^as,  voyages  intitils»  placets  et  présents  à 
»  Toccasioû  du  département  »,  cependantces  comptes  ont 
été  traités  très  rigoureusement  à  la  vérification  ;  — 
états  des  débets  arrêtés  par  le'  s^  Chamaret  en  vertu 
d'ordonnance  de  l'Intendant  du  II  janvier  1725,  pour 
les  années  de  1710  à  1725  ;  ces  débets  montaient  à 
1,389  liv.  7  sols  6  den.  ;  M.  de  La  Grandville  donna^en 
conséquence  en  1730  une  ordonnance  de  contrainte 
contre  les  redevables,  pour  employer  les  reliquats  en 
question  au  rétablissement  de  la  tour  de  l'horloge,  mais 
aucune  poursuite  ne  fut  exercée  ;  par  autre  ordonnance 
de  M.  Trudaine,  du  8  nov.  1730,  il  fut  enjoint  aux 
consuls  de  1726  à  1730  de  rendre  compte  par  devant  le 
,fi'  Chamaret  ;  M.  Trudaine  rendit  encore  plusieurs 
ordonnances  à  ce  sujet  et  arrêta  enfln  les  reliquats  des 
comptes  de  1710  à  1725  à  la  somme  de  1,180  liv.  19  sols 
6  den.  ;  —  requêtes,  ordonnances  des  intendants, 
exploits  de  signification  ;  —  ordonnance  de  M.  Rossi- 
gnol, du  3  mai  1736,  enjoignant  aux  consuls  de  1733  à 
1735  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  —  autre  ordon- 
nance pour  les  consuls  de  1736  et  1737  ;  —  ordonnance 
de  M.  Rossignol,  du  30  août  1737,  ordonnant  qu'à  la 
requête  du  s' Bompar,  receveur  des  octrois  et  patrimo- 
niaux de  la  ville  de  Clermont,  les  consuls  reiiquataires 
seront  tenus  de  se  libérer  ès-mains  du  s'  François  Mais- 
tre,  greflîer  dudit  Cournon  ;  —  compte  rendu  par 
P.  Maistre  de  la  recette  et  de  remploi  des  reliquats  des 
comptes  de  1710  à  1740,  arrêté  par  M.  Rossignol  en 
1742;  —  pièces  justificatives  dudit  compte. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  287 

par  M.  Rossignol  le  14  mai  1745;  pièces  justificatives 
dudit  compte  ;  —  pièces  comptables  du  s'  Laville,  rece- 
veur des  débets,  1745;  —  coippte  rendu  par  Jean  Far- 
noux,  receveur  des  patrimoniaux  de  Cournon,  de  la 
recette  et  dépense  par  lui  faite  sur  les  reliquats  des 
comptes  des  consuls  de  lad.  paroisse,  arrêté  par  M.  Roa*^ 
signol,  intendant,  en  1748. 


C.  2253.  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier. 

174!l-174§.  —  Affaires  commt7nales.  —  Cournon. 
—  Comptabilité  des  reliquats,—  Ordonnance  de  M.  Ros- 
signol, du  31  août  1742,  déchargeant  P.  Mestre,  rece- 
veur des  débets  de  comptes  des  consuls»  de  sa  commis- 
sion et  nommant  en  sa  place  Jean  Amblard,  bourgeois 
de  Cournon  ;  —  compte  rendu  par  Jean  Amblard,  arrêté 


C.  2254.  (Liasse.)  —  I  pièce,  parch.  ;  ÎJ3  pièces,  papier. 

1685-17M.  —  Affaires  communales. —  Courpière. 
—  Requête  des  consuls  de  1731,  adressante  Tlntendant, 
pour  être  homologuée,  une  délibération  nommant  deux 
secrétaires  et  un  messager  ;  —  réclamation  de  Jarrier, 
messager,  au  sujet  de  ses  gages  qui  ne  lui  ont  pas  été 
payés,  ni  sa  cote  diminuée,  ainsi  quUl  lui  avait  été  pro^ 
mis,   1782-1784  ;  —  lettre  de  M.Mignot,  subdélégué  à 
Thiers,  du  16  août  1756,  au  sujet  d'une  demande  de 
M"'  de  Lodant,  «  tendante  à  être  authorisée,  conformé- 
>  ment  à  la  coutume,  à  faire  clore  un  pré  dans  les  appar- 
»  tenances  de  Courpière  pour  en  faire  un  verger  »  ;  les 
habitants  ont  demandé  que  M"*  de  Lodant  fût  renfvoyée 
à  se  pourvoir  devant  les  juges  ordinaires  ;  —  état  des 
ouvrages  à  faire  pour  fermer  la  ville  et  les  faubourgs  de 
Courpière,  1721  ;  —  correspondance  de  Tlntendant,  de 
M.  de  Merville,  du  curé  de  Courpière,  au  sujet  des  répa- 
rations du  presbytère,  1736-1746;  —  projet  de  répara- 
tions à  l'horloge,  1744  ;  —  requête  des  habitants  de 
Courpière,  sans  date,  demandant  le  rétablissement  de 
leur  fontaine,  qui  ne  coule  plus  depuis  cinq  ans  ;  — 
contestation  entre  les  habitants  de  Courpière  et  Marie- 
Claire  Bénédicte  de  Beauverger-Montgon,  1738;  mé- 
moires relatifs  à  cette  affaire  :  le  s'  de  Montgon  per- 
cevait un  droit  de  péage  sur  le  pont  de  Courpière  à 
condition  de  l'entretenir;  en  cas  de  chute  du  pont,  il 
avait  droit  d'établir  un  bateau  et  de  percevoir  un  droit 
de  pontonage  ;  le  pont  s'étant  abattu,   les  habitants 
mirent  M.  de  Montgon  en  demeure  de  le  rétablir,  l'af- 
faire fut  portée  devant  l'intendant,  et,  par  son  ordon- 
nancée du  16  nov.  1696,  M.  d'Ormesson  permit  aux  habi- 
tants de  faire  rétablir  le  pont  et  de  percevoir  le  droit  de 
péage  à  charge  d'indemniser  M.  de  Montgoii  ;  une  tran- 
saction intervint  en  1700  entre  les  habitants  et  M:  de 
Montgon,  aux  termes  de  laquelle  les  habitants  devront 
faire  reconstruire  le  pont  et  seront  subrogés,  quant  au 
péage,  aux  droits  de  M.  de  Moritgon  moyennant  une 
rente  annuelle  et  perpétuelle  de  30  liv.  quils  paieront*  à 
ce  dernier;  si  le  pont  tombe,  le  seigneur  rentrera  dans 
son  droit  de  bateau  et  le  paiement  de  la  rente  cessera  ; 
si  le  péage  est  supprimé,  lès  habitants  seront  déchargés 


288 


ARCHIVKS  DU  PUY-DE-DOME. 


de  ladite  rente  ;  les  habitants  en  conséquence  firent 
rétablir  le  pont  et  perçurent  le  droit»  mais  11  s'écroula  de 
nouveau  et  fut  reconstruit  par  le  roi,  les  habitants  four- 
nissant la  corvée  ;  ils  ont  cessé  de  percevoir  le  péage  et 
prétendent  n'avoir  plus  à  payer  l'indemnité,  puisque  le 
nouveau  pont  est  une  libéralité  du  roi  ;  Madame  de 
Montgon  prétend  qu'on  a  toujours,  ou  pei  s'en  faut,  pu 
passer  sur  le  pont  et  que  rien  n'empêchait  de  percevoir 
le  droit,  d'autre  part  rien  n'oblige  les  habitants  à  cesser 
de  le  percevoir  aujourd'hui,  c  est  librement  qu'ils  le 
suppriment  et  ils  ne  sauraient  invoquer  le  cas  de  force 
majeure  spécifié  dans  la  transaction  de  1700  ;  —  contes- 
tation entre  la  communauté  et  M"*  de  Terreneyre  au 
sujet  d'un  pré  que  cette  dernière  a  planté  pour  le  rendre 
défensable,  les  habitants  prétendent  qu'elle  n  en  avait 
pas  le  droit  parce  que  leur  communauté  était  autrefois 
copropriétaire  dudit  héritage  ;  M.  Mignot,  consulté, 
répond  que  les  habitants  auraient  dû  rechercher  d'abord 
les  titres  qui  établissent  cette  copropriété,  sans  cela 
M"*  de  Terreneyre  était  certainement  autoris^ée  par  la 
coutume,  1757  ;  ordonnance  de  l'Intendant  condamnant 
les  habitants  à  des  dommages-intérêts  pour  avoir  arra- 
ché des  mûriers  blancs  plantés  dans  l'héritage  en  ques- 
tions; —  réclamation  du  s'  Chassaing,  procureur,  au 
sujet  des  dépens  que  la  commune  lui  doit,  1789  ;  —* 
pièces  relatives  aux  contestations  entre  la  commune  et 
plusieurs  particuliers  au  sujet  de  créances  prétendues 
par  ces  derniers,  1685-1687  ;  —  ordonnance  de  M.  de 
BéruUe,  intendant,  du  23  sept.  1686,  autorisant  le  s'"  de 
La  Richardie  à  mettre  à  exécution  une  obligation  de 
2,000  liv.  passée  au  nom  de  la  dame  de  Regy,  sa  mère, 
piir  les  consuls  de  Courpière  de  l'année  1640,  faute  par 
ces  derniers  d'avoir  établi  que  c'était  une  dette  de  com- 
munauté ;  —  arrêt  du  Conseil,  du  10  janvier  1690,  dé- 
boutant les  s"  de  Lapchier,  Journet  et  Pradel  de  leur 
appel  d'une  ordonnance  de  M.  de  Berulle,  du  13  janvier 
1687,  au  sujet  d'une  somme  de  1,600  liv.  prêtée  à  la 
commune  de  Courpière  par  M.  de  Baumevieille;  —  déli- 
bération des  habitants  du  corps  municipal  de  Courpière, 
réunis  le  dimanche  3  août  1766,  à  la  réquisition  de 
Pierre  Roussel,  écuyer,  sieur  de  La  Bâtisse,  maire  de  la 
ville,  de  Claude  Delapchîer,  docteur  en  médecine  et 
d'Augustin  Goyon,  sieur  de  Cublas,  échevins;  le  maire 
propose  rétablissement  d'un  droit  de  6  deniers  par  coupe 
de  sel  (la  coupe  étant  de  huit  livres)  afin  de  subvenir  aux 
besoins  pressants  de  la  commune  ;  la  ville  avec  ses  quar- 
tiers compte  environ  4,000  habitants,  et  ne  possède 
qu'un  revenu  insuffisant  de  70  liv.  imposées  chaque 
année  ;  parmi  les  besoins  auxquels  il  faudrait  pourvoir 
le  maire  signale  d'abord  les  écoles,  <  de  quelle  utilité 
»  seroit  un  maitre  d'écoUe,  où  il  y  a  une  nombreuse 


»  jeunesse  qui  croupit  dans  l'ignorance  »  ;  la  construc- 
tion d'une  fontaine,  l'entretien  des  chemins,  le  logement 
des  gens  de  guerre,  les  gages  du  secrétaire  et  du  rece- 
veur ;  l'assemblée  décide  de  demander  cet  octroi  ;  lettres 
à  ce  sujet  de  M.  Roussel  de  La  Bâtisse  ;  protestation 
d'un  certain  nombre  d'habitants  ;  M.  de  Courteille 
demande  l'avis  de  l'Intendant;  celui-ci  répond  qu'en 
effet  la  ville  de  Courpière  a  des  revenus  très  modiques, 
mais  c'est  une  très  petite  ville  qui  contient  à  peine 
2,000  habitants  et  «  si  les  motifs  exposés  dans  sa  délt- 
»  bération  sufflsoient  pour  accréditer  ce  prcget,  il  n'est 
»  point  de  petit  bourg  dans  ma  généralité  qui  ne  fut 
»  dans  le  cas  de  demander  la  même  chose  »;  des  protes- 
tations de  17  habitants  de  Courpière  ont  été  adressées  à 
l'Intendant,  une  comranne  voisine  a  également  protesté, 
et  il  est  certain  que  d'autres  l'auraient  fait  aussi  si  elles 
avaient  eu  connaissance  du  projet  ;  «  je  penserois  aussy, 
»  Monsieur,  iijou te  l'Intendant,  que  la  ville  de  Cour- 
»  pière  aiant  l'avantage  prétieux  de  l'exemption  de 
»  tous  droits  sur  le  sel ,  elle  doit  en  rechercher  la 
»  conservation  dans  son  intégrité,  et  que  si  le  Conseil 
>  juge  nécessaire  de  pourvoir  cette  ville  d'une  augmen- 
»  tation  de  revenus,  il  est  plus  convenable  de  luy  accor- 
»  der  à  titre  d'octroy  l'imposition  d'une  somme  certaine 
»  au  marc  la  livre  de  la  taille  »;  —  correspondance  de 
M.  de  Merville  et  de  l'Intendant,  1732,  au  sujet  d'un 
droit  de  confirmation  induement  exigé  de  la  ville  ;  — - 
pièces  de  comptabilité  de  1724  à  1752. 


C.  225H.  (Liasse.)  —  5  pièces,  papier;  1  cachet. 

175^1 7§ft.  —  Affaires  communales.  —  Courtes- 
serre-Couteuges.  —  Courtesserre  :  projet  de  réparations 
au  cimetière  ;  la  fabrique  étant  sans  ressource,  on  pro- 
pose de  vendre  un  ormeau  qui  se  trouve  devant  l'église, 
1785.  —  Couteuges  :  lettres  de  M.  Vissac,  curé,  et  de 
M.  de  Mombriset,  subdélégué  à  Brioude,  1753,  aa 
sujet  de  différends  entre  les  habitants  de  Couteuges  ôt 
ceux  du  village  d'Amblard  relativement  à  leurs  pacages; 
l'affaire  est  terminée  par  la  médiation  de  M.  de  Mom- 
briset. 


C.  22Î56.  ^Liasse.)  —  51  pièces,  papier, 

1615-1118^.  --- Affaires  COMMUNALES.  —  Crevant- 
Cros.  —  Crevait:  réparations  à  l'église  et  au  presbytère; 
procès-verbal  4'adjudication,  le  23  sept.  1731,  par  Fran- 
çois de  Benoi^,  sieur  de  Chassignolles,  subdélégué  à 
Maringues  ;  requêtes  des  habitants  demandant  l'auto- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


2S» 


risation  de  vendre,  pour  subvenir  à  cette  dépense,  plu- 
sieurs ormeaux  pris  dans  les  terrains  communaux, 
malgré  Topposition  de  M.  de  Sauvagnat,  et  du  procureur 
fiscal  du  duc  de  Bouillon  ;  —  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  Bourdlllon,  1733,  au  sujet  d'un  droit  de 
pèche  que  les  habitants  de  Ci'evant  prétendent  contre 
M.  de  Sauvagnat;  —  contestation  entre  le  s'  Jean 
Bouche,  boulanger  à  Maringues  et  les  habitants  de 
Crevant,  1753,  au  sujet  d'une  rase  pratiquée  par  ledit 
Bouche  dans  un  communal  dudit  lieu  ;  —  contestation 
entre  le  village  de  La  Brousse  et  le  village  de  Mezel?  au 
sujet  de  leurs  pacages,  1776;  —  syndic  nommé  à  Teffet 
de  poursuivre  le  désistement  de  communaux  usurpés, 
1777-1778;  lettre  de  M"*  de  Lestrange,  prieure  de  La 
Veine.  —  Cronce  :  quittance  de  tailles  1675.  — Gros  (Puy- 
de-Dôme)  :  contestations  entre  les  sieurs  Rqussillon, 
châtelain  de  Gimazanes,  et  Bernard  Léoty,  laboureur, 
habitants  du  village  de  Çhaviniêr,  paroisse  de  Cros, 
d'une  part  et  plusieurs  habitants  du  village  de  La  Bes- 
seyre,  paroisse  de  La  Nobre,  qu'ils  accusent  d'avoir 
usurpé  une  part  du  communal  de  Louchastel,  apparte- 
nant à  Chavinier  ;  ceux-ci  soutiennent,  au  contraire, 
que  la  partie  qu'ils  ont  défrichée  leur  appartient  en 
propre,  1731  -1736  ;  —  plaintes  pour  défrichements  da 
communaux  contre  des  habitants  de  la  paroisse  de 
Cros,    1737. 


C.  2237.  (Liasse.)—  67  pièces,  papier,  dont  i  dessin  et  2  cahiers 

de  30  feuillets. 


17S9-17tl. —  Affaires  communales.  —  Cros  de 
Montamat.  —  Correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  Lasvernhes,  1739,  au  sujet  de  la  construction  d'un 
presbytère  dans  la  paroisse  de  Gros; — devis  des  répa- 
rations à  faire  au  clocher  et  à  l'église  de  Cros,  dressé 
par  Pierre  Siriey,  le  9  août  1767,  s'élevant  à  2,285  liv.  ; 
dessin  du  clocher,  joint  audit  devis  ;  —  requête  du  curé 
et  des  habitants,  1768,  exposant  «  qu'il  y  a  plusieurs 

>  années  que  la  nef  de  leur  église  et  le  clocher  placé  en 

>  aile  au  fonds  de  la  nef  menaçant  ruine  ils  eurent 

>  rhonneur  de  présenter  leur  requête  à  l'Intendant,  sur 

>  laquelle  M.  de  La  Michodière  rendit  son  ordonnance 

>  le  22  novembre  1754,  en  conséquence  de  laquelle  il 
»  fut  dressé  le  26  nov,  1759  un  devis  des  ouvrages  et 
»  réparations  à  faire  »,  lequel  n'a  pas  été  exécuté;  ils 
demandent  à  s'imposer  pour  faire  les  travaux  en  ques- 
tion,  d'autant  que  la  situation  s'est  aggravée;  —  corres- 
pondance, à  ce  sujet,  de  l'Intendant  avec  MM.  Pages  de 
Vixouzes,  subdélégué  à  Aurillac,  et  de  Leigonye,  prieur 
de  Cros  et  conseiller  clerc  au  présidial  d'Aurillac  ;  — 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


arrêt  du  Conseil  d'État,  du  8  août"  1769,  approuvant 
l'adjudication  des  travaux  en  question  faite  au  prix  de 
1,840  liv.  et  ordonnant  l'imposition  de  cette  somme  ea 
deux  années  sur  la  paroisse  de  Cros  ;  —  rôle  de  répar- 
tition de  la  somme  de  920  liv.  sur  les  habitants  de  Cros, 
l'année  1769,  les  cotes  des  taillables  représentent  plus  de 
la  moitié  de  leur  taille  et  varient  de  9  sols  à  48  liv.  ; 
point  d'exempts  ni  de  privilégiés  ;  —  requêtes  de  l'en- 
trepreneur à  fin  de  paiement  ;  —  rôle  d'imposition  pour 
1770;  inventaire  des  pièces  relatives  à  cette  affaire. 


C.  22Î58.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

1756.  —  Affaires  communales.  —  Culhat.  — 
Contestation  entre  les. habitants  de  Culhat  et  M"* dé 
Vertamy,  veuve  de  François-Joseph  du  Croc,  seigneur 
deBrassac,  au  sujet  de  la  propriété  d'un  pré  appelé  le 
pré  de  la  Loye  ;  M"*  de  Vertamy  prétend  que  les  habi- 
tants de  Culhat  se  sont  mis  en  possession  de  ce  pré  par 
voie  de  fait  en  1725,  et  demande  qu'il  soit  nommé  un 
syndic  afin  qu'elle  puisse  poursuivre  la  commune  en 
désistement;  les  habitants  répondent  qu'en,  effet  lea 
consuls  avaient  vendu  ce  pré  à  M.  du  Croc  de  la  Brâs- 
soulière  qui  en  jouit  quelques  années,  mais  il  y  a  plus 
de  45  ans  que  les  habitants  se  remirent  en  possession  de 
ce  communal,  qui  était  inaliénable;  M.  de  la  Bressou- 
Hère  ayant  dans  la  suite  poursuivi  la  commune,  M.  Bidé 
de  La  Granville,  alors  intendant,  donna  gain  de  cause  à 
cette  dernière  ;  les  habitants  demandent  que  Tlntendant 
évoque  encore  l'affaire  devant  lui,  attendu  qu'ils  sont 
hors  d'état  de  la  suivre  en  justice  réglée. 


C.  2259.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  12  pièces,  papier, 
dont  2  cahiers  de  48  feuillets. 

1791-1757.  —  Affaires  COMMUNALES. —  Cunlhat* 
—  Lettre  de  Tabbé  de  La  Sarée,  du  31  août  1732, 
recommandant  à  M.  Trudaine,,  intendant,  les  intérêts 
des  habitants  de  Cunlhat,  auxquels. on  veut  interdire 
de  faire  des  défrichements  dans  la  montagne  de  Raboi- 
rain^  autrefois  en  bois  de  sapin  et  de  hêtre,  détruits  de- 
puis 60  ans  environ,  et  dont  les  habitants  des  hameaax* 
Doux-Rouchoux,  des  Chabroilles,  Bouffoux  et  du  Sar- 
dier  ont  l'usage  commun;  ils  ont  reconnu  qu'il  était 
nécessaire  de  cultiver  cette  montagne  pour  détruire  les 
genêts  et  mauvaises  herbes,  et  ils  sèment  du  blé  et  de 
l'avoine  tantôt  dans  un  endroit,  tantôt  dans  un  autre; 
le  pacage  en  est  ensuite  plus  abondant,  et  ce  n'est 
qu'une  mauvaise  querelle  entre  quelques  habitants  qui 

37 


290  ARCHIVES  DU 

a  suscité  des  plaintes  à  ce  sujet  ;  «  Je  vous  envoyé» 
»  ajoute  M.  de  La  Serée,  les  portraits  des  douze  der- 
»  niers  papes,  je  souhaite  que  vous  en  soiez  content. 
»  Comme  en  les  pliant,  on  met  entre  deux  du  papier 
>  blanc  pour  conserver  les  têtes,  et  que  le  papier  peut 
»  s'être  colé  à  la  peinture  fraîche,  il  est  à  propos  de 
»  faire  tenir  la  boette  en  lieu  humide  pendant  dix  ou 
»  douze  jours,  Thumidité  détachera  le  papier  et  vous 
»  les  déployerez  sans  érailler  la  peinture  »  ;  —  procès- 
verbal  de  défrichements  dans  la  montagne  du  Raboiraîn, 
dressé  en  1743  par  M.  Boudai,  subdélégué  à  Ceilloux;  — 
état  des  ouvrages  à  faire  pour  fermer  les  principales 
avenues  du  bourg  de  Cunihat,  1721  ;  —  réparations  au 
pfesbytère  :  correspondance,  arrêt  du  Conseil,  rôles  de 
répartition,  1756-1757, 


C.  2260.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier. 

1715-1795.  —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Délibération,  du  27  avril  1721,  des  habitants  de  Dallet 
décidant  d'augmenter  la  pension  du  vicaire  ;  —  baux  à 
ferme  du  courtage  et  du  four  banal,  de  1715  à  1743.  — 
Droit  de  pêche  :  délibération  du  l**"  mai  1729,  dans 
laquelle  les  consuls  exposent  «  que  la  terre  et  seigneu- 
»  rie  de  Dallet,  qui  a  esté  depuis  peu  acquise  par  Mon- 
»  seigneur  le  marquis  de  Pont-du-Château,  ayant  été 
»  saisie  réellertient  de  l'autorité  de  Nos  Seigneurs  des 
»  requestes  de  Thôtel  du  Roy  à  Paris,  sur  ledit  seigneur 
>  marquis,  à  la  requeste  de  M.  Louis-Martin  Daras,  pro- 
»  cureur  au  Parlement  de  Paris,  il  a  esté  compris  dans 
»  le  procès-verbal  de  ladite  saisie  un  droit  de  pêche  et 
»  autres  choses  dont  ladite  paroisse  de  Dallet  a  toujours 
j»  esté  en  possession  et  jouissance  »;  il  est  décidé  que 
la  commune  fera  opposition  à  la  vente  du  droit  de  pêche; 
'^  délibération  du7  janv.  1731,  au  sujet  de  l'opposition 
faîte  par  le  seigneur  de  Pont-du-Chàteau  à  la  nommée 
et  dénombrement  du  bateau  et  nef  de  Dallet  fournis  par 
la  commune;  on  décide  d'assigner  ledit  seigneur;  — 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  de 
Oanillac  ;  —  mémoire  pour  les  habitants  de  Dallet  sur 
la  transaction  qui  a  été  proposée  pour  terminer  leurs 
différends  avec  M.  de  Canillac  :  il  est  important  d'in- 
*  sérer  dans  la  transaction  que  le  seigneur  de  Dallet  ne 
|K>orra  placer  un  autre  bateau  dans  l'étendue  de  ladite 
justice,  que  les  habitants  demeureront  propriétaires  des 
lies.  Ilots  et  atterrissements  dont  ils  sont  en  possession 
ou  qui  pourront,  survenir  dans  la  suite,  qu'il  sera  per- 
mis aux  habitants,  comme  par  le  passé,  de  pratiquer  des 
réservoirs  pour  le  chanvre,  et  de  prendre  sur  le  bord  de 
rAUier  le  sable  et  le  cailloutage  dont  ils  ont  besoin  ;  ils 


PUY-DE-DOME. 

consentent  à  céder  le  droit  de  pêche  ;  —  avis  du  s'  Bru- 
gière,  délibéré  à  Riom  le  29  juin  1733  :  il  est  d'avis  que 
les  habitants  doivent  signer  le  projet  de  transaction  qui 
leur  donne  toute  satisfaction,  relativement  au  bateau  ; 
quant  au  droit  de  pêche,  ils  ne  produisent  que  des  rôles 
arrêtés  au  Conseil  qui  prouvent  sans  doute  leur  posses- 
sion, mais  ce  ne  sont  pas  là  des  titres  de  propriété  et  ils 
seraient  mal  venus  à  contester  ce  droit  soit  au  roi,  soit  à 
leur  seigneur  ;  —  certificat  des  consuls  de  1760  au  sujet 
du  procès  entre  les  habitants  de  Dallet  et  M.  de  Mont- 
boissier  relativement  au  droit  de  pêche.  —  Délibération, 
du  6  oct.  1720,  relativement  aux  réparations  de  la 
maison  commune;  —  réparations  au  port  de  Dallet,  1736; 
—  devis  par  F.  Raimbaux,  architecte,  des  réparations 
au  four  banal,  à  la  fontaine  et  à  l'horloge,  1738; 
adjudication  au  prix  de  1,350  liv.  ;  —  devis  des  répara- 
tions à  faire  au  clocher,  dressé  par  Raimbaux,  en  1739, 
adjudication;  —  nouvelles  réparations  au  clocher  en 
1771; —  adjudication,  le  4  juillet  1749,  des  travaux  i 
exécuter  à  la  maison  commune  et  au  four  banal  au  prix 
de  1,280  liv.;  —  réparations  à  la  fontaine  et  recons- 
truction du  presbytère  :  requêtes,  délibérations,  ordon- 
nances de  l'Intendant,  devis,  adjudication,  procès-verbal 
de  réception  des  travaux,  1777-1785. 


G.  2iî61.  (Liasse.)  —  162  pièces,  papier;  1  cachet. 

1650-173§.  —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Con^tabilité.  —  Mémoire  de  la  dépense  faite  pour  les 
obsèques  de  feu  M.  le  curé  de  Dallet,  1650  ;  —  état  des 
dépenses  faites  parles  consuls  en  1689  pour  la  fourniture 
d'un  soldat  de  milice;  —  quelques  pièces  justificatives 
des  comptes  de  1708  et  1715  ;  —7  pièces  justificatives  des 
comptes  des  consuls  de  1720  à  1730  (il  ne  reste  que  les 
com^ltes  de  1729  et  de  1730)  ;  —  parmi  les  pièces  de  1723, 
on  remarque  celles  relatives  à  un  procès  de  la  commune 
contre  les  Minimes  de  Beauregard. 


C.  2202.  (Liasse.)  —  138  pièces,  papier. 

17S1-1741. —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  des 
consuls  de  1731  à  1739  ;  tous  les  comptes  manquent,  à 
l'exception  de  celui  de  1739  ;  —  compte  des  consuls 
de  1739,  arrêté,  par  l'Intendant  en  1741  à  735  liv.  de 
recette  et  à  748  liv.  15  sols  de  dépense. 


C.  22G3.  (Liasse.)— 144 pièces,  papier 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  291 

1776  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant,  délibérations  rela- 
tives  à  l'examen  des  comptes  rendus  par  le  s'  Cochet, 
receveur;  —  pièces  justificatives  desdits  comptes. 


1740-1759.  —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  des 
consuls  de  1740  à  1751  ;  tous  les  comptes  manquent, 
excepté  celui  de  1749  ;  —  compte  des  consuls  de  1749, 
arrêté  par  l'Intendant  en  1750  à  689  liv.  6  sols8  den.  de 
recette  et  432  liv.  9  sols  6  den.  de  dépense.  ' 


C.  2264.  (Liasse.)  —  62  pièces ,  papier, 

1747-175S.—  Affaires  communales.  — Dallet.  — 
Comptabilité  de  Gabriel  Cochet,  receveur.  —  Ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  19  juin  1750,  faisant  défense 
aux  consuls  de  la  paroisse  de  Dallet  de  s'immiscer  à 
ravenir  dans  la  gestion  des  revenus  patrimoniaux,  et 
commettant  le  s' Cochet  pour  administrer  lesdits  reve- 
nus. (Le  s"*  Cochet  avait  été  nommé  déjà  en  1746 
receveur  des  reliquats  des  comptes  des  consuls)  ;  — 
pièces  justificatives  des  comptes  du  sr  Cochet,  de  1747  à 
1752;  les  comptes  manquent;  —  en  1752-53, quittances 
<les  sommes  payées  pour  la  construction  d'un  bateau  ;  — 
^tat  des  réparations  faites  à  la  maison  de  ville  et  au  four 
hanal  ;  quittance  par  l'entrepreneur  Ricard  d'une  somme 
^e  2,053  liv.  en  1753. 


C.  2265).  (Liasse.)  —  1  p.,  parch.;  62  p.,  papier. 

175^-1758.  —Affaires  communales.  —Dallet,— 
Compte  rendu  par  Gabriel  Cochet,  receveur  des  patri- 
moniaux de  Dallet,  de  la  recette  et  dépense  par  lui  faites 
en  cette  qualité  pendant  les  années  de  1753  à  1757, 
arrêté  par  M.  de  Ballainvilliers  en  1758  à  4.208  livres 
19  sols  9  don.  de  recettes  et  2,092  liv.  10  sols  9  den.  de 
dépenses.  Les  recettes  comprennent  le  produit  du  bateau 
qui  varie  de  250  à  333  liv.  par  an,  la  ferme  du  courtage 
de  105  à  200  liv.,  le  produit  du  four  banal  de  120  à 
264  liv.  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  :  le  marc  d'or 
et  les  cens  dus  au  seigneur,  de  95  à  98  liv.  par  an  ;  une 
rente  annuelle  de  20  liv.  due  au  prieur  de  Sarlhat  ;  les 
frais  du  vœu  d'Orcival  9  liv.  par  an  ;  —  pièces  justifi- 
catives dudit  compte. 


C.  2266.  (Liasse.)  —  127  pièces,  papier. 

.    1758-1777.  —  Affaires  communales.  —Dallet.  - 
Comptabilité  du  s'  Cochet,  de  1758  à  1765  et  de  1770 


C.  2267.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier. 

1766-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Comptabilité  de  1766  à  1773.  —  Pièces  justificatives  du 
compte  des  consuls  de  1766  ;  le  compte  manque  ;  — 
pièces  justificatives  du  compte  rendu  par  le  s'  Bostcho- 
lier,  receveur,  pour  les  années  de  1767  à  1769,  et  du 
compte  du*  même  receveur  pour  les  années  de  -1770  à 
1773;  ces  compotes  manquent. 


C.  2268.  (Liasse.)  —  75  pièces,  papier. 

1777-1787.  — Affaires  communales.  — Dallet.  — - 
Comptabilité.  —  Délibération,  du  3  février  1785,  au 
sujet  des  comptes  à  rendre  par  la  veuve  du  sieur  Cochet, 
receveur,  par  les  consuls  de  1766  et  par  le  sieur  Bost- 
cholier ,  aussi  receveur  ;  blâmes  et  débats  desdita 
comptes;  —  requêtes  adressées  à  l'Intendant  par  Marie 
Cochet;  —  autre  délibération,  du  15  juillet  1787,  au  sujet 
des  comptes  du  s'  Cochet  ;  —  pièces  justificatives  des 
comptes  du  s'  Cochet  de  1777  à  1783  :  procès-verbal  do 
réception  des  travaux  du  presbytère  en  1784. 


C.  2260.  (Liasse.)  «—  108  pièce»,  papier,  doat  \   cahier 

de  15  feuillets. 

1731-1757.  —  Affaires  communales.  —  Dallet.  — 
Comptabilité  des  reliquats.  —  Ordonnance  de  M.  Tru-- 
daine,  intendant,  du  17  janvier  1731,  enjoignant  aux 
consuls  de  1720  à  1730  de  rendre  compte  de  leur  gestion 
par  devant  le  s"^  Bouchard,  avocat  en  Parlement,  et  de 
remettre  les  sommes  auxquelles  pourront  monter  les 
débets  de  leurs  comptes  au  s'  Bompar»  receveur  des 
octrois  de  Clermont;  —  ordonnance  du  même, 
du  12  juin  1731,  ordonnant  au  s'  Grelliche  de  remet- 
tre au  s'  Bompar  les  comptes  des  consuls  de  1715  et 
de  1719  à  1729  ;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  inten- 
dant, du  7  mars  1736,  enjoignant  aux  consuls  de  1731 
à  1735  de  rendre  compte  de  leur  gestion  à  la  diligence 
du  s'  Bompar;  —  ordonnance  du  même,  du  l*'  oct» 
1737,  enjoignant  aux  consuls  de  1736  et  de  1737  de 
rendre  compte  de  leur  gestion  ;  M.  Chabrol,  receveur 
des  octrois  et  patrimoniaux  de  Clermont,  est  commis 
pour  l'exécution  de  cette  ordonnance  et  de  celle  qui  suit  ; 


S02 


ARCHIVES  DU 


—  ordonnance  du  même,  du  20  sept.  1738,  enjoignant 
aux  consuls  de  1716  à  1710  de  rendre  compte  par  devant 
lui  de  Ij3ur  gestion  ;  —  ordonnance  du  même,  du 
25  nov.  1738,  commettant  le  s'  Servières,  procureur 
d'ofl3ce  et  notaire  à  Dallet,  pour  recevoir  les  débets  des 
comptes;  —  ordonnance  du  même,  du  16  déc.  1746, 
enjoignant  aux  héritiers  ou  ayant  cause  du  feu  s'  Ser- 
vières, receveur  des  débets,  de  rendre  les  comptes  de  sa 
gestion^  et  nommant  Gabriel  Cochet  au  lieu  et  place  du 
s' Seirières  ;  —  états  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls  de  1715  à  1748;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol, 
du  16  avril  1749,  ordonnant  que  les  reliquats  des 
comptes  de  1746  à  1749  seront  versés  aux  m^ins  du 
s'  Cochet,  receveur  préposé  à  cet  effet;  —  pièces  justifl- 
calives  du  compte  du  s""  Servières  ;  le  compte  manque. 


C.  2270.  (Liasse.)  —  48  pièces,  papier. 

1IIS4-17§5.  —  Affaires  communales.  —  Dauzat- 
Dienne,  —  Dauzat  :  requête  de  François  de  Fougères, 
seigneur  de  Vodable  et  ses  dépendances,  demandant  à 
l'Intendant  de  confirmer  la  nomination  d'un  syndic  faite 
par  les  habitants  de  Montet,  paroisse  de  Dauzat,  afin 
de  défendre  à  l'action  qu'il  se  propose  de  leur  intenter  ; 
M.  Lafont  de  Saint-Mart,  subdélégué  à  Issoire,  est  d'avis 
que  la  délibération  doit  être  homologuée  ;  —  analyse 
d'une  requête  du  curé,  relative  à  son  presbytère,  1789. 
—  Desges  :  déclaration  des  habitants  au  sujet  des  patri- 
moniaux; ils  n'en  ont  aucun,   <  les  habitants  dudit 

>  Desges  n'ont  payé  ny  infiposé  aucuns  deniers  com- 
»  muns  depuis  plus  de  30  ans  »,  1684.  —  Dienne  :  cons- 
truction d'un  presbytère  :  requête  de  Pierre  traverse, 
curé;  ordonnance  de  l'Intendant;  lettre  de  M.  Teillard; 
procès-verbal  d'adjudication  à  1,275  livres;  arrêt  du 
Conseil  d'État,  ordonnant  l'imposition  de  ladite  somme, 
1733-1734;  —  1732,  procès-verbal  par  M.  Teillard  des 
défrichements  de  communaux  dans  les  villages  de 
Dienne,  le  Puech,  les  Chaumeils  et  Nouseyres;  — 
plainte  de  Joseph  Dupuy  de  Dienne,  écuyer,  comme 
curateur  de  Jean  Dupuy  de  Dienne,  son  neveu,  habi- 
tant au  village  de  Curière,  paroisse  de  Cheylade,  se 
plaignant  que  Jean  Andraud,  consul  l'année  1738  du 
village  de  Fortunier,  ait  usurpé  partie  des  cx)mmunaux 
dudit  village  ;  M.  Teillard  est  commis  pour  examiner 
ia question;  les  habitants  de  Fortunier  répondent  «  qu'il 
!►  a  toujours  esté  d'usage  parmy  eux  d'abandonner  au 

>  Consul  le  communal  appelle  la  Devèze  de  Jolan  pour 
»  ie  dédommager  des  frais  de  garnison  qu'il  paye  à  la 
»  décharge  de  tous  les  contribuables  »;  M.  Teillard  est 
d'avis  que  cet  arrangement  est  licite,  étant  à  l'avantage 


PUY-DE-DOME. 

de  la  communauté,  et  M.  dé  Dienne  aura  part  à  cet 
avantage  quand  il  cessera  de  faire  exploiter  son  domaine 
par  des  domestiques;  sur  ia  seconde  demande  du  s""  de 
Dienne,  tendant  au  règlement  du  pacage,  il  n'y  a  qu'à 
renvoyer  les  parties  par  devant  les  juges  ordinaires; 
—  contestation  entre  les  habitants  du  village  de  Tiou- 
leyre  et  ceux  du  village  de  Chalvage,  tous  deux  de  la 
paroisse  de  Dienne,  au  sujet  de  la  propriété  d'un  com- 
munal appelé  de  Trioule  ou  de  Lat,  1736;  les  habitants 
de  Tiouleyre  produisent  des  reconnaissances  de  cens 
consenties  par  les  habitants  dudit  village  en  1075  et  en 
1688  aux  seigneurs  d'Ailanche,  ces  reconnaissances  ne 
sont  d'ailleui*s  que  la  reproduction  d'une  reconnaissance 
de  1393  ;  ces  titres  établissent  que  le  communal  en  ques- 
tion est  compris  dans  les  limites  de  leur  village;  les 
habitants  de  Chalvage  prétendent  que  leurs  titres  ont 
été  brûlés  et  invoquent  seulement  la  possession  immé- 
moriale; copie  des  reconnaissances  ;  procès-verbal  de  la 
situation  du  communal  et  des  dires  et  moyens  des 
parties,  dressé  par  M.  Tassy  de  Montluc,  subdélégué  ; 
lettre  du  même  subdélégué,  1745,  au  sujet  d'une  nou- 
velle requête  des  habitants  de  Tiouleyre,  l'affaire  étant 
restée  en  suspens  depuis  1736  ;  —  ordonnance  de  l'In- 
tendant, du  1''  août  1752,  condamnant  plusieurs  parti- 
culiers du  lieu  de  Collanges  à  se  désister  des  parcelles  de 
communaux  qu'ils  ont  usurpées  ;  —  procès- verbal,  par 
M.  Ruynes,  des  défrichements  opérés  dans  les  commu- 
naux du  lieu  del  Peuch,  1763. 


C.  2271.  (Liasse.)  — ^î  pièces,  papier. 

17SS-17S3.  —  Affaires  communales.  —  Domeyrat 
—  Dontreix. — Domeyrat  :  requête  des  habitants  deman- 
dant qu'il  soit  défendu  de  tenir  des  chèvres  dans  ledit 
lieu,  1753;  —  lettre  de  M.  Rossignol,  1739,  relative  à 
l'imposition  d'une  somme  de  40  iiv.  sur  la  paroisse  de 
Domeyrat,  pour  loyer  de  presbytère.  —  Dontreix  :  déli- 
bérations des  habitants  de  Dontreix,  1747,  décidant  de 
s  imposer  pour  procurer  un  logement  à  Dontreix  même 
au  curé  et  à  ses  deux  vicaires  qui  avaient  été  obli- 
gés de  s'établir  au  Montel-de-Gelat  ;  on  loue  à  cet  effet 
la  maison  du  s'  Pouchol  au  prix  de  40  Iiv.  par  an  ;  re- 
quêtes à  ce  sujet  du  s'  Guyotj  curé  de  Dontreix  ;  rôle 
d'imposition,  en  1768,  dn  loyer  du  presbytère,  arrêté 
par  M.  Depont,  intendant  à  Moulins  ;  lettres  de  M.  Gl- 
raudon  de  La  Maisonneuve,  subdélégué?  à  Evaux  ;  re- 
quête du  curé,  1771,  demandant  à-  l'Intendant  d'Au- 
vergne de  faire  imposer  sur  le  quartier  d'Autesserre> 
dépendant  de  sa  généralité,  la  part  pour  laquelle  doi- 
vent contribuer  les  habitants  de  ce  quartier  dans  le 


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SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


293 


loyer  du  presbytère  ;  —  mémoire  de  M.  Touttée,  sub- 
délégué à  Riom,  1774,  au  sujet  d'une  nouvelle  requête 
du  curé  :  la  paroisse  comprend  trois  villages,  Dontreix 
dans  la  généralité  de  Moulins,  Autesserre  et  le  Montel- 
de-Gelat  dans  celle  de  Riom;  le  Montel  a  qne  chapelle 
annexe  et  un  desservant  particulier  pour  le  logement 
duquel  il  paye  une  somme  de  20  liv.  par  an,  il  n'a 
donc  pas  à  contribuer  au  logement  du  curé  de  Don- 
treix ;  on  imposait  40  liv.  pour  ce  derniisr  logement 
sur  les  deux  autres  villages,  les  deux  tiers  sur  Au- 
tesserre et  un  tiers  sur  Dontreix,  et  la  contribution 
partit  ainsi  assez  exactement  répartie  ;  —  réparations 
à  1  église  de  Dontreix  :  correspondance  à  ce  sujet  de 
M.  de  Berulle,  intendant  de  Moulins,  de  l'Inten- 
dant d'Auvergne,  de  M.  de  La  Crène,  1759-1762; 
procès-verbal  d'adjudication  des  travaux  consistant 
en  réparations,  au  clocher,  aux  portes  de  l'église, 
à  la  chapelle  de  Notre-Dame,  construction  d'une  sa- 
cristie, pavage  de  l'église  et  refonte  de  deux  cloches, 
le  14  sept.  1735,  à  J.  Ravel  pour  le  prix  de  673  liv.  ;  les 
cloches  doivent  être  fondues  par  Christophe  Guichard, 
fondeur  de  Chaumeret-la- Ville,  en  Lorraine  ;  état  de 
répartition  de  la  somme  de  448  liv.  13  sols  4  den.  et 
Je  celle  de  14  liv.  19  sols  3  den.,  pour  les  8  den.  pour 
livre  d'icelle,  imposée  Tannée  1762  sur  la  collecte  d'Au- 
tesserre,  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  8  juin  1756  ; 
procès-verbal  de  vérification  des  travaux  en  1771  ;  — 
pièces  relatives  à  la  refonte  de  la  grande  cloche;  la  dé- 
pense est  supportée  par  la  fabrique. 


C.  227^.  (Liasse.)  —  38  pièces,  pap.^  dont  2  cahiers  de  50  feuillets. 

1669-17M.  —  Affaires  communales.  —  Doranges 
—  Dore-l'Église.  —  Doranges:  ordonnance  de  M.  Ros- 
signol, intendant,  du  4  févr.  1738,  ordonnant  l'imposi- 
tion sur  la  paroisse  d'une  somme  de  197  liv.,  faisant  la 
moitié  de  celle  de  394,  à  laquelle  monteront  les  répara- 
tions à  faire  au  presbytère  (aux  termes  de  l'arrêt  du 
Conseil ,  le  curé  doit  payer  l'autre  moitié). — Dorât  :  note 
sans  date  relative  aux  réparations  du  presbytère;  — 
lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué  à  Thiers,  au  sujet  de  la 
cloche  fondue  à  Dorât  par  le  s' Sureau,  1756  ;  pièces  rela- 
tives aux  réparations  à  faire  au  chœur  de  l'église  de 
Dorât,  à  la  restauration  des  ornements  et  à  la  fourniture 
de  livres  liturgiques,  1777-1778;  il  est  reconnu  que  ces 
dépenses  incombent  aux  déoimateurs  et  la  paroisse 
nomme  des  syndics  et  luminiers  pour  les  poursuivre.  — 
Dore-l'Église  :  requête  adressée  à  M.  de  Berulle,  inten- 
dant, 1683,  par  Pierre  Bravard,  tuteur  des  enfants  de 
Tital  Bravard,  au  sujet  des  poursuites  que  dirigent 


contre  lui  les  syndics  et  luminiers  de  Dore,  en  reddition 
des-  conàptes  dud.  Vital  Bravard,  consul  en  1658,  qu'ils 
prétendent  reliquataire  envers  1^  commune,  les  reli- 
quats en  question  devant  être  employés  à  la  refonte 
d'une  cloche;  Pierre  Bravard  prétend  au  contraire  être 
créancier  de  la  commune,  et  produit  à  l'appui  de  son 
dire  un  jugement  du  bailliage  d'Ariane  de  l'année  1669; 
—  contestations  entre  la  paroisse  et  le  curé  au  sujet  du 
presbytère:  requêtes  du  curé,  délibérations;  procès- 
verbaux  dressés  par  Marin  Imbert,  avocat  et  bai41i 
d'Ariane,  correspondant  de  la  subélégation  du  s' Teyras, 
1761-1781  ;  pas  de  solution  ;  —  réparations  à  l'église  : 
assignation  donnée  à  la  requête  des  bénédictins  de  la 
Chaise-Dieu  à  la  commune  de  Dore  pour,  se  voir  con- 
damner par  moitié  aux  réparations  du  clocher  ;  devis 
estimatif  des  réparations  dressé  par  le  s'  Portai,  archi- 
tecte de  la  ville  du  Puy,  s'élevant  à  2064  liv.  4  sois; 
prix  fait  au  prix  de  1.900  liv.  et  de  48  liv.  pour  pot  de 
vin;  1^  bénédictins  doivent  en  payer  la  moitié;  rôles 
d'imposition  sur  la  paroisse  en  1778  et  1779  ;  réclama- 
tions des  entrepreneurs  en  1783. 


C.  2273.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier. 

1621-1774.  —  Affaires  communales.  — Drignac  — 
Drugeac.  —  Drignac  :  requêtes  de  plusieurs  habitants 
du  village  de  Néboulières,  demandant  l'annulation  de 
deux  actes  de  1621  et  1644,  en  vertu  desquels  «  les 

>  auteurs  de  Jean  et  Joseph  Calle,  après  s'être  empa- 

>  rés  d'un  commun  du  village  (de  Néboulières),  appelé 

>  de  laGane,  au  moyen  d'un  pré  appelle  de  La  Yernière, 
»  qu'ils  donnèrent  en  échange,  trouvèrent  le  secret  de 
»  rentrer  dans  la  possession  du  pré  de  La  Vernière,  au 
^  moyen  de  quoy  le  village  se  trouve  privé  depuis  lon- 
»  gués  années  de  la  possession  et  jouissance  de  son  an- 
»  cien  commun  »;  copie  des  actes  d'échange  et  de 
vente  de  1621  et  1644  ;  moyens  de  défense  de  Jean  et 
Joseph  Calle  ;  note  de  M.  de  Tourneraire,  indiquant  que 
l'annulation  avait  déjà  été  prononcée  par  M.  de  La 
Grandvillè,  en  1725  :  les  Calle  prétendent  avoir  un 
traité  de  1726,  mais  ne  l'ont  pas  produit,  il  convient  de' 
laisser  les  parties  suivre  l'appel  pendant  au  Conseil.  — 
Drugeac:  lettre  de  M.  de  Boullongne,  du  13  nov.  1773, 
adressant  à  M.  de  Chazerat,  pour  avoir,  son  avis,  une 
requête  par  laquelle  M.  le  marquis  de  Saluces  «  expose 
»  que  le  hameau  de  Merliac,  dépendant  de  sa  baronnie 
»  de  Drugiac,   possède  une  portion  considérable  de 

>  landes  et  bruyères  absolument  inutiles  aux  habitants 
»  dont  ils  ne  retirent  rien,  et  que  leur  peu  d'activité  et 
»  de  ressource  mettent  même  hors  dïtat  de  déflTricher, 


1 


t 


294  ARCHIVES  DU 

>  et  comme  il  luy  en  revient  une  partie  à  raison  du  do- 
)►  maine  qui  lui  apartient  dans  ce  hameau,  il  demande 
»  le  partage  de  ces  landes  »  ;  lettre  de  M.  de  Tourne- 
mire,  subdélégué,  annonçant  que  les  habitants  de  Mer- 
liac,  consultés,  se  refusent  au  partage  ;  Tlntendant  ré- 
pond à  M.  de  Boullongne  que  les  habitants  s'opposent  à 
la  demande  de  M.  de  Saluces,  parce  que  «  leurs  com- 

>  munaux  leur  sont  indispensablement  nécessaires»  à 
»  raison  des  broussailles  qu'ils  y  trouvent  et  qui  leur 

>  tiennent  lieu  du  bois  dont  ils  manquent  dans  ce  can- 
>.  ton  ;  ils  y  trouvent  encore  des  sources  d'eau  dont  ils 
»  profitent  pour  Tarosement  de  leurs  héritages  »  ;  ana- 
lyse du  mémoire  des  habitants. 


PUY-DE-DOME. 


C.  2274.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier. 

17S8~17S1.  —  Affaires  communales.  —  Durdat. 
—  Lettre  de  M.  Pallu,  intendant  du  Bourbonnais,  du 
2:^  juin  1738,  adressant  à  M.  Rossignol  l'adjudication 
des  réparations  à  faire  au  presbytère  de  Durdat  :  il 
s'agit  de  répartir  par  moitié  la  somme  de  230  liv.  sur 
les  deux  collectes  qui  composent  la  paroisse;  or- 
donnancede  M.  Rossignol  pour  l'imposition  de  la  somme 
de  115  liv.  sur  la  collecte  de  Lalesbois  ;  —  ordonnance 
de  M.  de  La  Michodière,  du  24  oct.  1757,  ordonnant 
l'imposition  sur  la  collecte  de  Lalesbois,  en  vertu  d'un 
arrêt  du  Conseil  du  7  juin  1757,  de  la  somme  de  173  liv. 

5  sols  pour  réparations  au  presbytère  de  Durdat  ;  — 
correspondance  de  M.  Depont,  intendant'  à  Moulins, 
avec  M.  de  Ballainvilliers,  1767,  au  sujet  des  répara- 
tions à  faire  à  l'église  de  Durdat;  le  s'  Desmodières, 
subdélégué  à  Montluçon,  est  commis  pour  faire  dresser 
un  devis  desdites  réparations;  arrêt  du  Conseil,  du 

6  oct.  1770,  qui  approuve  l'adjudication  dédits  travaux 
et  ordonne  Timposition,  en  deux  années,  de  la  somme 
de 2,000 liv.,  montant  de  ladite  adjudication;  corres- 
pondance de  l'Intendant  d'Auvergne  avec  M.  de  Villo- 
bié,  subdélégué  à  Montaigut  et  Colin,  receveur  des 
tailles  à  Riom  ;  requêtes  des  entrepreneurs  ;  lettre  du 
s""  Pichon  de  La  Sablière,  prieur  de  Durdat,  du 
13  sept.  1771,  se  plaignant  que  le  s' Colin  ait  exigé 
4  den.  par  livre,  en  sus  des  4  den.  du  collecteur,  sur  la 
somme  destinée  aux  réparations  de  l'église,  <  maltôte  » 
inconnue  en  Bourbonnais  ;  procès-verbal  de  réception, 
1773  ;  —  nouvelles  réparations  au  presbytère  de  Dur- 
dat; correspoildance,  arrêt  du  Conseil,  1780;  rôles  de  ré- 
partition sur  la  collecte  de  Lalesbois,  en  1779  et  1780. 


C.  2"27î>.  (Liasse.)  —  19  pièces,  papier;  \  cachet. 

175S-17SS.  —  Affaires  communaï.es.  —  Durmî- 
gnat.  —  Lettre  de  l'Intendant  à  M.  Taillardat,  du 
11  mai  1753,  au  sujet  de  réparations  à  faire  au  presby- 
tère; —  réparations  à  l'église:  délibérations,  requête» 
ordonnance  de  l'Intendant  ;  correspondance  du  s'  Bi- 
cliard,  subdélégué  à  Montaigut  ;  procès-verbal  d'adjudi- 
cation, le  4  février  1787,  au  prix  de  260  liv.  ;  role^  d'im- 
position, en  1787  et  1788,  de  ladite  somme  sur  la  pa- 
roisse de  Durmignat  ;  procès- verbal  de  réception  des 
ouvrages,  le  19  nov.  1787. 


C.  2276.  (Liasse.)  —  1  p.  parch.;  63  pièces,  papier. 

1700-17§5.  —  Affaires  commcnales.  —  Durtol.  — 
Requête  de  Jean  Avinat  demandant  à  être  déchargé  des 
fonctions  de  syndic  qu'il  exerce  depuis  huit  à  neuf  ans; 
M.  Albo  de  Chanat  est  d'avis  qu'il  n'y  a  pas  lieu  à  dé- 
charger le  suppliant  de  cette  fonction  qui  ne  saurait  lui 
être  très  onéreuse  ;  —  assemblée  générale  des  habitants 
de  Durtol,  du  27  janv.  1785,  à  laquelle  ont  assisté  haute 
et  puissante  dame  Madeleine  de  Ribeyre,  veuve  de  Du- 
rand Xavier  Arragonès,  danje  de  Durtol,  et  47  habi- 
tans,  tous  vignerons  et  formant  la  mageure  et  plus 
saine  partie  des  habitants  dudît  lieu,  décidant  de  faire 
une  recherche  d'eau  dans  le  vallon  de  Las  Combas  ;  la 
dame  Arragonès  fournira  la  poudre  à  canon  pour  la 
mine  ;  —  analyse  de  pièces  relatives  aux  réparations  à 
faire  à  là  chapelle,  1777-1778  ;  —  délibération  des  ha- 
bitants, du  20  mars  1768,  concluant  à  emprunter  une 
somme  dp  1,200  liv.  pour  subvenir  aux  frais  de  deux 
procès  qu'ils  soutiennent  en  l'Élection  de  Clermont  et 
en  la  Cour  des  Aides  contre  F.  Lazerat,  fabricant  de 
boutons  à  Clermont  et  contre  le  s^  Soligoat,  marcliaiid 
confiturier  de  la  même  ville,  et  se  proposant  de  solli- 
citer un  arrêt  du  Conseil  qui  les  autorise  à  s'imposer  en 
deux  années  d'une  même  somme  de  1,200  liv.;  M.  de 
Montyon  les  autorise  à  se  pourvoir  au  Conseil  et  à  con- 
tinuer leurs  procès,  mais  refuse  d'approuver  les  autres 
dispositions  contenues  dans  cette  délibération  ;  avis  de 
M.  Tournadre,  faisant  observer  que^  par  une  déclaration 
du  roi  d'avril  1583,  il  a  été  fait  défense  très  expresse 
aux  habitants  des  paroisses  et  communautés  qui  ne 
sont  ni  villes  ni  gros  bourgs  fermés  de  faire  aucuns  em- 
prunts pour  quelque  cause  que  ce  puisse.être,  à  peine  de 
nullité  ;  arrêt  du  Conseil  d'État  du  16  août  1768,  or- 
donnant l'imposition  en  deux  années  de  la  somme  de 


SÉRIE  C.  -^  INTENDANCE  D'AUVERGNE: 

1,200  liv.  «  jsuv  tous  les  habitants  taillables  et  biens  te- 
>  nants  de  la  paroisse  de  Durtol,  exempts  et  non 
»  exempts,  privilégiés  et  non  privilégiés  >  ;  —  rôles  de 
répartition  en  1768  et  1769;  les  cotes  varient  pour 
chaque  année  de  5  sols  à  36  liv.  ;  celle  de  M.  d'Orcet, 
seigneur  de  la  paroisse,  est  de  65  liv.  —  réclamations  du 
s' Guillaume,  procureur,  au  sujet  de  la  taxe  qu'on  pro- 
pose de  faire  de  son  mémoire  de  frais  ;  —  pièces  justi- 
ficatives du  compte  de  Lazare  Vedilhe,  receveur  des  dé- 
bets des  comptes  des  consuls  de  1740  à  1760  ;  quittances 
pour  la  construction  du  presbytère,  s'élevant  à  1,384  liv»  ; 
états  des  débets  pour  lesdites  20  années. 


295 


C.  2278.  (Liasse.)  —  %^  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 
de  27  feuillets  ;  1  cachet. 


C.  2277.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  44  pièces,  papier. 

1 740-1 7S4.  —  Affaires  communales.  —  Echande- 
lys  —  Egliseneuve.  —  Echandelys  :  projet  de  répa- 
rations au  presbytère,  1751; —  contestatioa  entre  la 
communauté  et  Jacques  des  Roys,  au  sujet  de  la  pro- 
priété de  terres  sises  à  La  Foresterie  ;  avis  de  M.  Teyras 
de  Grandval.:  il  pense  que  les  habitants  du  village  de 
La  Foresterie  doivent  être  autorisés  à  plaider,  1779  ;  — 
analyse  d'une  délibération,  'du  26  juin  1779,  portant 
arrêté  d'assigner  tous  usurpateurs  de  leurs  mas  et  tè- 
nements  ;  de  se  pourvoir  au  Conseil  pour  faire  révoquer 
l*arrêt  portant  concession  à  certains  particuliers  de 
partie  desdits  mas  qui  appartiennent  au  général  des  ha- 
bitants suivant  les  titres  de  1458  qu'ils  ont  entre  les 
mains  ;  de  se  pourvoir  en  la  chancellerie  du  Palais  pour 
obtenir  des  lettres  de  rescission  contre  une  reconnais- 
sance de  1739,  attendu  qu'elle  porte  acquisition  d'un 
bien  dont  le  corps  commun  était  déjà  propriétaire  ;  de 
former  opposition  à  toutes  ventes  ou  coupes  de  bois  qui 
pourraient  être  ordonnées  par  les  officiers  des  Eaux  et 
Forêts;  la  consultation  d'avocat  étant  favorable  aux  ha- 
bitants, l'Intendant  homologue  la  délibération  ;  —  con- 
testation entre  les  habitants  du  village  de  Giry  et  le 
s'  Longechal,  au  sujet  de  la  propriété  d'un  moulin,  1784. 
—  Echassières  :  requête  du  s*"  Fayet,  curé,  à  l'Inten- 
dant, au  sujet  des  réparations  Indispensables  à  l'église 
d'Echassières  qui  est  menacée  d'interdit  ;  lettre  de  re- 
merciements du  même,  1751.  —  Egliseneuye  près  Con- 
dat  :  lettre  de  M.  de  Mallessaigne,  subdélégué  à  Bort, 
1746,  au  sujet  de  l'agrandissement  de  l'église  ;  —  déli- 
bération du  19  janvier  1766,  décidant  la  construction 
d'un  presbytère;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  30  juin  1767, 
approuvant  les  mesures  prises  pour  cette  construction  ; 
procès-verbal  de  réception  des  travaux  en  1769,  pièces 
relatives  au  paiement  des  entrepreneurs  et  aux  avances 
faites  par  le  sieur  Védrines,  curé. 


17SS-17S4I. —  A.FFAIRES  COMMUNALES.  —  ÊgUsOlleS. 

—  Cîontestations  entre  les  habitants  du  village  de  Mal- 
levai et  ceux  du  village  de  Sicaud,  au  sujet  des  conimu- 
naux  appartenant  par  indivis  aux  deux  villages  et  dans 
lesquelSides  habitants  de  Sicaud  ont  opéré  des  défriche- 
ments :  requêtes,  ordonnances  de  l'Intendant  ;  procès- 
verbaux  dressés  par  M.  Madur,  subdélégué  à  Ambert, 
1738  à  1742  ;  —  analyse  de  pièces  relatives  à  un  diffé- 
rend entre  les  villages  de  Sicaud  et  de  Roùfflx,  au  sujet 
de  la  propriété  du  communal  de  La  Faye,  1780-1781  ; 

—  rôle  de  répartition  delà  somme  de  300  liv.  ordonnée 
être  imposée  sur  la  paroisse  d'EglisoUes  Tannée  1777 
pour  les  réparations  du  presbytère,  à  compte  de  celle 
de  600  liv.  montant  desdites  réparations;  second  rôle 
d'une  somme  de  300  liv.  imposée  en  1782;  —  réclama- 
tions du  s'  Fretière,  curé  d'Eglisolles,  au  sujet  des 
sommes  qui  lui  sont  dues  pour  avances  faites  dans  les 
réparations  du  presbytère;  correspondance  à  ce  sujet  de 
l'Intendant  avec  MM.  ûuignebèche  et  Tardif  Saint- 
Pardoux,  1783-1784. 


C.  2279.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.; 30  pièces, papier, 

partie  en  mauvais  état. 

108S-177S.  —  Affaires  communales.  —  Ennezat. 
—  Déclaration  fournie  par  les  consuls  à  l'Inten- 
dant en  1688  des  biens  et  revenus  de  la  communauté  : 
un  droit  de  leyde  perçu  par  les  consuls  à  la  foire  de  la  * 
Saint-Michel,  il  est  assencé  de  80  à  100  liv.  et  sur  cette 
somme  le  marquis  d'Efflat,  seigneur  d'Ennezat,  prélève 
05  liv.;  le  four  banal  appartient  à  la  commune,  ainsi 
qu'un  communal,  en  prés  et  terres,  d'environ  20  seste- 
rées,  mais  pour  ces  différentes  jouissances  les  habitants 
.doivent  annuellement  au  marquis  d'Efflat  100  setiers  de 
froment,  de  sorte  qu'il  reste  bien  peu  pour  acquitter  les 
charges,  et  les  consuls  sont  toujours  en  avance;  copie 
des  baux  passés  par  la  commune  pour  le  four,  la  leyde 
et  les  prés  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  2  août  ' 
1743,  permettant  aux  habitants  du  lieu  de  Chappes 
d'affermer  le  pré  appelé  de  La  Folle,  dont  le  prix  sera 
employé  aux  réparations  du  clocher  et  de  l'église  dudit 
lieu;  —  requêtes  adressées  à  l'Intendant  par  Benoît 
Maugue,  écuyer,  secrétaire  du  roi,  chevalier  de  Tordre 
de  Saint-Michel,  inspecteur  des  hôpitaux  d'Alsace  et 
seigneur  de  là  ville  et  vicomte  d'Ennezat,  contenant 


296  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME, 

diverses  plaintes  contre  les  habitants  d'Ennezat,  qui 


démolissent  les  remparts  et  murs  de  la  ville  pour  en 
employer  les  matériaux,  notamment  du  côté  des  Pères- 
Augustins  ;  ils  ont  même  enlevé  la  première  marche  de 
pierre  de  taille  du  degré  de  l'horloge  ;  M.  Maugue  se 
plaint  également  qu'on  refuse  à  son  bailli  l'entrée  des 
assemblées  de  ville  et  que  les  consuls  ne  rendent  aucun 
compte  de  leur  gestion  ;  il  demande  en  conséquence  que 
son  bailli  préside  aux  assemblées  des  habitants  et  qu'il 
soit  défendu  à  ceux-ci  de  se  réunir  sans  sa  permission 
ou  celle  de  sondit  bailli,  que  les  assemblées  se  tiennent 
dans  la  salle  du  château,  attendu  qu'Ennezat  n'a  point 
d'hôtel  de  ville,  que  les  consuls  soient  assujettis  à  rendre 
compte  de  leur  gestion  et  à  faire  publiquement  les 
adjudications  des  patrimoniaux;  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  28  juillet  1739,  défendant  aux  habitants  d'En- 
nezat de  démolir  les  murs  de  la  ville  à  peine  de  100  liv. 
d'amende;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  29  sept. 
1746,  enjoignant  aux  consuls  de  -faire  démolir  par 
corvée  deux  portes  dont  le  nom  n'est  pas  Indiqué  ;  — 
lettre  de  M.  Délavai  de  La  Crène,  du  7  juillet  1753,  au 
sujet  de  l'ordonnance  rendue  au  mois  de  mai  précédent 
par  les  Trésoriers  de  France  pour  la  démolition  des  murs 
d'Ennezat  ;  le  prix  des  matériaux  à  provenir  de  cett« 
démolition  doit  être  employé  à  la  construction  de  plu- 
sieurs ponts;  les  habitants  font  opposition  à  cette 
ordonnance,  et  M.  de  La  Crène  rappelle  qu  il  y  a  un 
procès  au  Conseil  soutenu  par  MM.  de  Broglie,  de 
Bouillon  et  autres  qui  prétendent  «  que  le  droit  du  roy 
»  n'a  pas  lieu  dans  les  villes  qui  appartiennent  à  des 
»  seigneurs  particuliers  »  ;  il  est  possible  qu'à  ce  titre 
M.  Massis,  successeur  de  M.  Maugue,  ait  des  droits 
sur  ces  murs  ;  —  correspondance  de  l'Intendant  avec 
M.  Touttée,  subdélégué  à  Riom,  1777,  au  sujet  des 
réparations  que  les  habitants  d'Ennezat  se  proposent  de 
faire  au  pont  et  à  la  fontaine  de  leur  ville  ;  —  lettres  de 
MM.  Urion,  subdélégué  à  Riom,  et  Mombur,  son  cor- 
respondant à  Ennezat,  1736,  au  sujet  du  s'  Cluzel, 
ancien  maître  d'école  ;  l'Evêque  a  accordé  des  provi- 
sions à  un  nouveau  maître  depuis  1735  ;  —  compte  et 
pièces  justificatives  du  compte  des  consuls  d'Ennezat  de 
1661  ;  correspondance  au  sujet  des  comptes  de  1745  ; 
quittances  de  1756  à  1760.  —  Château  d'Ennezat  (col- 
lecte du)  :  nomination  d'un  syndic,  1777-1778;  —  rôle 
de  répartition  d'une  somme  de  264  liv.  6  sols  4  den. 
sur  la  collecte  du  Château,  pour  le  remboursement  des 
frais  et  avances  dus  au  s'  Chassaing,  procureur  en  la 
Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  Riom,  pour  avoir 
occupé  dans  l'instance  en  triage  du  marais  dudit  Ennezat 
pendante  en  la  maîtrise  des  Eaux  et  Forêts  de  Riom 
entre  lesdits  habitants  et  le  duc  de  Bouillon;  —  exécu- 


toires *de  dépens  adjugés  au  s'  Seguin,  1740;  — quit- 
tance du  loyer  du  presbytère,'  1760. 


C.  2280.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  41  piétés,  papier, 
dont  1  cahier  de  21  feuillets. 

(1555)  1107-lllt.  —  Affaires  communales.  — 
Escorailles  —  Escoutoux.  —  Escorailles  :  projet  d'arrêt 
du  Conseil  pouv  approuver  un  traité  passé  entre  la  pa- 
roisse et  le  s'  de  Tournemire  contenant  échange  d'une 
maison  destinée  à  servir  de  presbytère,  1758  ;  lettre  de 
rintendant  envoyant  ce  projet  à  M.  d'Ormesson.  — 
Escoutoux  :  ordonnance  de  M.  Le  Blanc,  intendant, 
rendue  sur  la  requête  des  habitants,  le  13  août  1707, 
ordonnant  que  les  actes  de  nominations  des  consuls  ou 
collecteurs  d- Escoutoux  seront  reçus  par  autre  notaire 
que  le  s"  Dozarbres  et  enjoignant  au  s'  Dosgilbert, 
syndic,  de  se  conformer  à  ladite  ordonnance  ;  opposition 
dudit  Dozarbres;  ordonnance  de  M.  Le  Blanc,  à  Cler- 
mont,  le  5  juin  1708,  confirmant  la  précédente  ;  —  or- 
donnances de  paiement  et  quittances  relatives  aux 
réparations  faites  à  Téglise,  1760;  — lettre  deM.de 
Montmorin,  datée  de  Seymiers  le  18  mars  1743,  recom- 
mandant à  l'Intendant  une  requête  des  syndics  d'Es- 
coutoux  qui  demandent  une  nouvelle  imposition  pour 
être  payés  du  restant  des  sommes  avancées  par  eux 
dans  le  procès  soutenu  par  la  paroisse  contre  le  curé  au 
sujet  des  dîmes;  —  délibération  du  6  sept.  1750  au  sujet 
des  réparations  à  faire  à  l'église  dont  les  fondements 
sont  menacés  par  le  ruisseau,  et  du  rétablissement  de 
la  grange  du  presbytère  situé  au  village  de  Tourgon  ; 
—  ordonnance  de  M.  de  La  Michodière,  du  11  juin 
1755,  commettant  M.  Mignot,  subdélégué,  pour  dresser 
procès-verbal  des  réparations  nécessaires  à  l'église  et  à 
la  grange  du  presbytère;  —  procès- verbal  des  répara- 
tions en  question  dressé  par  M.  Mignot,  1756  ;  Cilles  de 
l'église  ont  déjà  été  exécutées  par  corvée  ;  adjudication 
au  prix  de  1.166  liv.  ;  —  requête  des  ha|)itants  deman- 
dant l'imposition  de  cette  somme  sur  la  paroisse, 
attendu  que,  par  un  traité  de  l'année  1555,  ils  se  sont 
engagés  à  fournir  au  curé,  en  outre  du  presbytère,  une 
grange  et  une  étable;  ils  avaient  eu  à  Toccasion  de  ce 
traité  un  procès  long  et  ruineux  avec  le  précédent  curé, 
et,  pendant  ce  temps,  avaient  laissé  tomber  ladite 
grange  ;  ils  sont  heureux  de  se  porter  à  cette  dépense 
pour  reconnaître  les  sentiments  do  paix  dont  a  fait 
preuve  le  s'  Forissier,  curé  actuel,  et,  malgré  les  repré-? 
sentatlons  qui  leur  ont  été  faites  que  le  traité  de  1555 
ne  pouvait  engager  une  communauté  toujours  mineure, 
ils  persistent  à  observer  le  traité  en  question  qui  leur 


SÉRIE  C.  —  INTEI^DANCE  D'AUVERGNE. 


29T 


«st  extrêmement  avantageux;  —  copie  de  la  transac- 
tion, du  29  déc.  1555,  entre  les  habitants  et  le  sieur  de 
Tournebize,  curé,  par  laquelle  les  habitants  s^iengagent 
à  payer,  chaque  année,  audit  curé  et  à  ses  successeurs 
la  quantité  de  10  setiers  blé  seigle  «  pour  et  au  lieu  du 

>  dixme  des  terres  esquelles  lesdits  paroissiens  n'ont 

>  accoutumé  payer  dixme  dans  ladite  paroisse  »  ;  en 
outre,  ils  fourniront  au  curé  un  presbytère  avec  étable 
et  grange;  —  correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Inten- 
dant, M.  d'Ormesson,  M.  Mignot,  M.  Forissier,  curé 
d'Escoutoux  ;  ce  dernier  représente  que  si  la  tran- 
saction de  1555  n'est  pas  reconnue  comme  valable,  il 
sera  forcé  de  reprendre  le  procès  commencé  par  son 
prédécesseur  et  quMl  a  abandonné  par  esprit  de  paix; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  28  février  1758,  ap- 
prouvant l'adjudication  des  travaux  de  reconstruction 
de  la.  grange  dépendant  du  presbytère  d'Escoutoux 
et  ordonnant  Timposition  de  la  dépense  sur  la  pa- 
roisse; —  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
1,166  liv.,  plus  38  liv.  17  sols  pour  frais  de  percep- 
tion, sur  la  paroisse  d'Escoutoux,  «  sur  les  débi- 
»  teurs   de  la  dixme  abonnée  de    partie  de    ladite 

>  paroisse  d'Escoutoux  proportionément  à  la  quotité 
»  que  chacun  des  imposés  est  tenu  de  l'abonnement  de 
»  ladite  dixme  »  ;  —  réclamation  de  l'entrepreneur  ;  — 
analyse  d'une  délibération,  du  13  avril  1777,  par  la- 
quelle les  habitants  décident  de  «  satisfaire  à  la  sentence 
p  de  la  sénéchaussée  de  Riom,  qui  ordonne  la  mise  en 
»  cause  du  corps  commun  en  l'instance  d'entre  le  curé 
»  actuel  et  le  s'  Chapel,  héritier  de  Tapcien  curé,  au 
»  sujet  du  presbytère  »  ;  avis  du  subdélégué. 


C.  2281.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  21  pièces,  papier. 

• 

16S4-1775.  -r-  Affaires  communales.  —  Espalem 
—  Espinchal.  —  Espalem  :  certificat  du  s' Barthomeuf, 
collecteur  l'année  1684 ,  attestant  qu'il  n'y  a  dans  la 
paroisse  d'Espalem  aucuns  deniers  communs,  et  qu'au- 
cune imposition  de  ces  sortes  de  deniers  n'a  été  faite 
depuis  plusieurs  années.  —  Espinasse  :  requête,  sans 
date,  du  syndic  d'Espinasse,  demandant  à  l'Intendant 
d'enjoindre  aux  habitants  de  remettre  en  état  les  che- 
mins qui  traversent  la  paroisse  ;  —  requête  de  P. 
Combe,  sans  date,  demandant  à  ne  pas  être  compris 
dans  le  rôle  d'imposition  qui  doit  être  fait  pour  le  paie- 
ment des  frais  du  procès  soutenu  contre  le  s'  de  Mont- 
vallat  au  sujet  des  corvées,  attendu  qu'il  n'a  pas  pris 
part  au  procès  et  qu'il  a  toujours  fourni  audit  seigneur 
les  18  corvées  par  an  auxquelles  son  domaine  est  assu- 
jetti. —  Espinchal  :  correspondance  et  mémoire  relatifs 
PuY-DB-DÔMB.  —  Série  C. 


à  une  contestation  entre  le  s'  Rodde  de  Chalaniat,  sei- 
gneur d'Espinchal,  le  syndic  du  bourg  d'Espinchal,  et 
le  syndic  des  lieux  de  La  Bruneyre,  Donadieu  et  Mou- 
lins, même  paroisse  d'Espinchal,  1754-1767  :  le  s'  de 
Chalaniat  emphytéosa  à  François  Tartière  et  à  Fran»^ 
çois  Reynaud,  moyennant  une  redevance  annuelle  de 
500  liv.,  sa  montagne  de  Chavapayre,  par  acte  du  12 
janvier  1754  ;  le  18  mai  de  la  même  année  il  emphy- 
téosa le  pâturage  de  son  bois  de  La  Chaudeyre  (bois 
dans  lequel  les  habitants  d'Espinchal  avaient  droit  de 
chauffage  suivant  une  concession  de  1553)  aux  mêmes 
habitants  et  à  ceux  de  La  Pruneyre,  moyennant  40  liv, 
par  an  ;  un  procès  fut  engagé  au  sujet  de  ces  deux  baux 
qui  contenaient  quelque  équivoque,  qui  fut  terminé  en 
1758  par  une  transaction  ;  les  contestations  recomimen- 
cèrent  bientôt  «  et  enfin,  après  une  procédure  immense, 
»  les  parties  se  sont  accordées,  en  sorte  qu'il  a  été 
»  convenu  que  ledit  s'  de  Chalagnat  laisseroit  à  titre 
»  d'échange  aux  habitants  d'Espinchal,  La  Pruneyre, 
»  Donadieu  et  Moulin- Vieux  la  propriété  et  jouissance 
»  du  paccage  dudit  bois  de  La  Chaudeyre,  sous  la  ré- 
>  serve  d'une  tête  d'herbage,  et  qu'en  contre-échange 
»  les  habitants  donnent  au  s'  de  Chalagnat  dix  têtes 
»  d'herbage,...  à  la  charge  de  payer  les  cens  qu'ils 
»  avoient  accoutumé  de  luy  payer  »;  —  exploit  pour  le 
fermier  de  la  montagne  du  Fournol-Bas  appartenant  au 
seigneur  d'Espinchal,  1759  ;  —  contestation  entre  les 
habitants  de  La  Pruneyre  et  François  Tartière,  qui 
prétend  défendre  auxdits  habitants  de  faire  pacager 
leurs  bestiaux  dans  une  partie  de  la  montagne  de  Cha- 
vapeyre;  —réparations  à  l'église  d'Espinchal,  com- 
prenant le  rétablissement  des  voûtes  de  l'église  et  du 
sanctuaire  et  des  murs  de  face;  correspondance  à  ce 
sujiît  de  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire  ;  arrêt  da 
Conseil  d'Ëtat,  du  8  fév.  1747,  approuvant  l'adjudica- 
tion des  travaux  et  ordonnant  Timposition  de  la  somme 
de  1.600  liv.,  montant  de  laJ.  adjudication;  rôle  de 
répartition  de  la  somme  de  1,653  liv.  6  sols  8  den. 
payable  en  quatre  annuités  ;  —  lettre  de  M.  Blandinières, 
1755,  commis  pour  faire  la  répartitron  de  la  somme 
que  la  commune  a  obtenue  être  imposée  pour  subvenir 
aux  frais  d'un  procès'. 


C.  5t282.  (Liasse.)  —  91  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 

de  24  feuillets. 

1720-1749.  —  Affaires  communales.  —  Espinet. — • 
Comptes  des  consuls  d'Espinet,  de  17:^0  à  1735,  arrêtés 
par  les  intendants  ;  blâmes  et  débats  desdits  comptes 
indiquant  les  articles  contestés  par  le  s' Bompar,  le» 

38 


298 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


:       i 


apostilles  du  bailli  d'Espinet,  les  réponses  des  comp- 
tables; —  compte  de  1720,  arrêté,  par  Tlntendant 
en  1735  à  732  liv.  2  sols  6  den.  de  recette  et  583  liv. 
11  sols  de  dépense  ;  la  recette  se  compose  du  prix 
de  ferme  d'une  terre  et  du  four  banaU  298  liv.  15  sols; 
de  la  valeur  des  regains  appartenant  à  la  commune 
y  compris  la  dime  du  Saint-Esprit ,  228  liv.  2  sols  ; 
d'un  cens  de  5  liv.  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  : 
oens  dus  à  la  commanderie  de  Chanonat,  22  sols; 
pour  Caire  arroser  les  prairies,  20  liv.;  réparations 
à  la  chanaud  dudit  lieu  et  autres  rases  appelées  les 
Singles, 60  liv.,  réduit  à  40  liv.  par  l'Intendant;  cons- 
truction d*un  pont  de  bois  au  pré  appelé  des  Barbins, 
10  liv.  ;  —  en  1722,  une  somme  de  7  liv.  pour  achat  de 
deux  paires  de  dindes  dont  les  consuls  ont  fait  présent 
est  rayée  par  M.  Bompar>  comme  folle  dépense;  les 
comptables  répondent  que  la  dépense  a  été  faite  pour 
obtenir  diminution  de  tailles  «  et  si  on  «ut  eu  la  pré- 
».  caution  Tannée  dernière  (1732)  d'employer  les  amis 
»  de  lad.  commune  pour  remontrer  la  misère  dudit 
1^  lieu,  il  ne  se  trouveroit  pas  une  augmentation  de 
»  12  à  13  sols  pour,  livre  de  taille  royalle,  ce  qui  a 
»  entièrement  écrazé  cette  mizérable  paroisse  et  l'a 
»  jettée  dans  une  désolation  non  parelle  »;  l'article 
demeure  rayé;  —  parmi  les  dépenses  de  1724,  on 
lemarque  une  somme  de  40  liv.  pour  aider  à  refondre 
les  cloches  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1727,  on  remarque 
une  somme  de  10  liv.  10  sols  payée  à  six  bouviers  qui 
avaient  été  commandés  pour  amener  du  terrain  à  la 
place  de  la  Poterne  de  Glermont-Ferrand  ;  cet  article 
est  rayé  par  l'Intendant,  attendu  que  les  voyages  ont 
été  faits  par  corvées  ;  —  compte  des  consuls  de  1734, 
lendu  par  devant  J.  Dufour,  s'  de  Villeroze,  bailli  de 
Ctorzat,  Saint -Beauzire ,  Espinet  et  dépendances,  en 
1736,  réglé  par  lui  à  294  liv.  de  recette  et  543  liv. 
16  sols  de  dépense;  arrêté  par  l'Intendant,  en  1740, 
  252  liv.  10  sols  de  recette  et  à  217  liv.  16  sols  de 
dépense;  —  pièces  justificatives  du  compte  de  1735;  — 
ordonnances  de  MM.  Trudaine  et  Rossignol,  1733-1740, 
enjoignant  aux  consuls,  de  1720  à  1735 >  de  rendre 
compte  de  leur  gestion;  —  états  des  reliquats  des 
comptes  des  consuls. 

G.  25^3.  (Liasse.)  —  2  pièces,  papier. 

1687-1 7SS-—  Affaires  communales. —  Espirat. — 
Bequête  adressée  à  M.  Desmarets  de  Vaubourg,  inten- 
dant, par  les  consuls  d'Espirat,  se  plaignant  d'entre- 
prises et  voies  de  fait  des  babîtants  de  Moissat  sur 
les  communaux  d'Ëspirat  appelés  Lassaignas  et  le 
Champt  Aussel  ;  — nomi  nation  d'un  syndic  en  1783. 


C.  2284.  (Liasse.)  —  24  pièces,  papier. 

17Sl-17ftO. —  Affaires  communales. —  FaveroUes- 
Fayet.  -—  Faverolles  :  requête  d'Élienne  Mourgues , 
prêtre  et  curé  de  la  paroisse  de  Saint-Martin-de-Fave- 
rolles,  exposant  que  François  Dumas,  prêtre  de  la  com-^ 
munauté  de  Saint-Chély,  «  s'étant  intrus  par  l'autorité' 
»  du  s'  Gabriel  d'Apchier,  nouvel  acquéreur  de  la  sei- 
»  gneurie  de  Faverolles,  dans  le  bénéfice  cure  dudit  lieu 
»  au  préjudice  des  droits  du  suppliant,  le  suppliant 
»  aurait  été  maintenu  dans  ledit  bénéfice  par  sentence 
»  contradictoire  du  bailliage  royal  de  Saint-Flour,  du 
»  16  août  1726  »  ;  le  suppliant  se  mit  en  possession  de 
la  cure,  mais  le  s'  Dumas,  ayant  fait  appel,  demeura 
en  possession  du  presbytère  et  le  laissa  tomber  en 
ruines;  la  sentence  ayant  été  confirmée  au  Parlement, 
le  s' Mourgues  demande  le  rétablissement  du  presbytère  ; 
—  ordonnance  de  l'Intendant;  adjudication  des  travaux 
du  presbytère,  1731-1734.  —  Fayet  :  requête  de  Jean 
Deségaux-Fougières ,  exposant  qu'il  est  àyndic  depuis 
14  ans  de  la  paroisse  de  Fayet,  qu'il  est  âgé  de  71  ans 
et  infirme,  et  demandant  à  être  déchargé  ;  les  habitant» 
nomment  à  sa  place  Claude  Levêque ,  1779-1780.  — 
Fayet-Ronnaye  :  réparations  au  presbytère ,  rôle  de  ré- 
partition de  la  somme  de  176  liv.  3  sols  8  den.,  imposée 
l'année  1755  sur  la  paroisse  de  Fayet. 


C.  2288.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

1694-1779.  —  Affaires  communales.  —  Felines- 
Flat.  —  Félines  :  devis  des  réparations  à  faire  à  la 
coquille  de  l'église  de  Félines,  suivant  la  vérification 
Élite  par  A.  Robert,  charpentier  du  Puy,  eh  présence 
de  Michel  Enjalvi,  chanoine  et  baile-mage  de  l'uni- 
versité Notre-Dame  en  Téglise  cathédrale  du  Puy,  et 
de  Joseph  Saby,  syndic  de  ladite  université,  1739  ;  — 
devis  et  prix  fait  des  réparations  à  faire  à  la  voûte 
du  sanctuaire,  1744;  à  la  suite,  quittances  de  l'en- 
trepreneur  ;  —  réparations  au  clocher  et  à  l'église  de 
Félines,  adjugées  au  s'Brivadis  au  prix  de  205  liv. — 
Fernoël  :  requête  de  noble  Michel  Momet ,  seigneur  de 
Lioux-les-Monges,  élu  en  l'Élection  d'Évaux,  deman- 
dant que  les  habitants  de  Fernoël  soient  invités  à 
nommer  un  syndic  et  un  marguillier  pour  gérer  les 
affaires  de  la  paroisse,  et  en  particulier  pour  recevoir 
le  compte  de  la  gestion  qu'a  faite  son  oncle,  curé  de 
Saint-Pardoux-de-Fernoël,  des  revenus  de  la  fabrique, 
de   1758  à  1779;  avis  du  subdélégué  de  Riom;  les 


II 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


29» 


habitants  Homment  deux  syndics  fabriciens,  et  l'In- 
tendant approuve  leur  délibération.  —  Ferrussac  :  dé- 
claration des  collecteurs,  1684,  attestant  que,  dans 
ladite  paroisse,  il  n'y  a  aucuns  deniers  communs.  — 
Fiat  :  avis  de  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire,  sur  une 
délibération  des  habitants  de  Fiat,  tendant  à  inter- 
venir au  procès  pendant  à  Riom  entre  le  curé  de  Fiat 
et  le  s'  Matussières,  prêtre,  qui  se  prétend  propriétaire 
du  presbytère;  M.  Lafont  pense  que  la  commune  peut 
réclamer  la  propriété,  puisque  le  bâtiment  est  construit 
en  terrain  communal ,  mais  elle  devra  rembourser  pre- 
tium  materiœ  et  mercedem  fabrorum,  1752. 


C.  tfâ86.  {Liasse.)  —  46  pièces,  papier;  1  cachet 

(1651)  1084-1 7M.  — *  Affaires  commiinai.es.  — 
Fontanes-Frugères.  —  Fontanes  :  voies  de  fait  des  ha- 
bitants  dans  le  pré  du  s'  Andraud,  marchand  à  Brioude; 
les  habitants  qui  jouissaient  de  la  seconde  herbe  de 
ce  pré  avaient  arraché  les  arbres  que  le  s' Andraud 
j  avait  plantés;  l'Intendant  les  condamne  à.401iv. 
dédommages  et  intérêts;  le  s' Andraud  fait  grâce  à 
la  paroisse,  «  en  conséquence  de  l'accommodement  fait 
»  par.M.  Rochette  »,  1735.—  Fontanges  :  réclamations 
de  MM.  Lolier,  président  en  TÉlection  d'Aurillac,  et 
<ie  Vezoles,  procureur  du  roi  de  l'Élection  de  Mauriac, 
créanciers  de  la  communauté  de  Fontanges,  le  premier 
d'une  somme  de  2,221  liv.,  le  second  de  2.641  liv., 
suivant  la  liquidation  faite  en  1689  par  M.  de  Vaubourg; 
les  habitants  consentent,  en  1700,  que  ces  deux  sommes, 
plus  les  intérêts  d'icelles  depuis  1689  soient  imposées 
sur  leur  communauté,  «  toutefois  à  condition  que,  ledit 
>  lieu  et  paroisse  de  Fontanges  se  trouvant  tout  à  fait 
»  surchargé  et  misérable,  lesdites  sommes  ne  seront 
»  imposées  qu'à  raison  de  500  liv.  chaque  année  »  ; 
procès-verbal  de  liquidation  des  dettes  de  Fontanges 
par  M.  Desmarets  de  Vaubourg,  intendant,  le  l**  dé- 
cembre 1689  ;  —  lettre  de  M.  de  Vaubourg,  du  27  dé- 
^îembre  1689,  annonçant  à  M.  de  Vezolles  qu'il  a  terminé 
le  procès-verbal  de  vérification  des  dettes  de  Fontanges 
et  qu'il  l'envoie  au  Conseil  ;  il  l'invite  à  faire  partir 
les  gens  de  journée  qui  doivent  apprendre  à  travailler 
AU  salpêtre;  il  informe  enfin  M.  de  VezoHes  qu'il  n'est 
pas  compris  dans  Tétat  de  recouvrement  arrêté  au  Con- 
seil pour  les  augmentations  de  gages  que  les  officiers 
des  Élections  doivent  acquérir;  lettre  de  M.  de  Ville- 
montée,  1733,  au  sujet  de  la  reconstruction  de  la  halle. 
—  Fournols  (Puy-de-Dôme)  :  ordonnance  de  M.  de 
Berulle,  intendant  d'Auvergne,  du  30  novembre  1686, 
âur  la  contestation  pendante  entre  des  habitants  des 


villages  des  Deux-Frères,  paroisse  d'Échandelys ,  et 
L'Hospital  et  L'Hospitalet,  paroisses  d'Aix  et  de  Four- 
nols, d'une  part,  et  M"  Pierre  Aubert,  sous -fermier 
du  domaine  d'Usson;  le  sieur  Matharel,  lieutenant  ea 
la  châtellenle  dudit  I/sson,  et  François  Gayte,  notaire 
royal  en  ladite  châtellenie,  d'autre  part,  au  sujet  du 
droit  de  pacage  et  d'usage  dont  jouissaient  lesdits  ha- 
bitants dans  le  bois  du  roi  appelé  Bois-Grand,  droit 
dans  lequel  ils  ont  été  maintenus  par  sentence  da 
siège  d'Usson,  du  5  mai  1567;  l'Intendant  renvoie  les 
parties  à  se  pourvoir  devant  qui  de  droit  sur  leurs 
prétentions  respectives ,  ordonne  main  levée  des  bes- 
tiaux saisis  sur  lesdits  habitants,  et  défend  audit  s' Ma*- 
tharel,  juge  d'Usson,  de  plus  connaître  à  l'avenir  de 
la  dégradation  desdits  bois ,  sauf  au  sous-fermier  à  se 
pourvoir  devant  le  maître  particulier  des  Eaux  et 
Fbrêts;  le  s'  Matharel  est  condamné  à  restituer  l'a- 
mende induement  perçue  ;  —  requête  des  consuls,  1689, 
demandant  l'autorisation  d'imposer  une  somme  de 
20  liv.  pour  le  logement  du  curé;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  l*'  août  1755 ,  au  sujet  de  communaux 
défrichés  ;  —  requête  du  s' Gaschon ,  curé  de  Fournols, 
exposant  qu'au  cours  de  sa  visite  l'évêque  de  Clermont 
a  prescrit  de  faire,  tant  au  cimetière  qu'à  l'église,  di- 
verses réparations  urgentes  et  demandant  que  l'Inten- 
dant autorise  les  habitants  à  procéder  auxdites  réparar 
tions;  copie  d'ordonnance  de  l'Évêque,  devis  desdites 
réparations  s'élevant  à  1,799  liv.;  adjudication,  le 
19  décembre  1779,  à  Robert  Journet,  au  prix  de 
1,790  liv.;  nouveau  devis  dressé  par  le  s'  Deval,  et 
montant  seulement  à  1,423  liv.  19  sols;  la  mise  ea 
adjudication  est  ordonnée  en  1782  ;  on  ne  trouve  pas 
d'entrepreneur  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Tey- 
ras  de  Granval,  subdèlégué  à  Saint- Amant;  —  requêtes 
au  s'^  Gaschon ,  se  plaignant  que  les  travaux  de  Tégiise 
n'aient  pas  encore  été  exécutés;  —  délibération,  da 
5  juin  1734,  par  laquelle  les  habitants  nomment  An- 
toine  Pradier  syndic  de  la  paroisse,  à  l'effet  de  pour- 
suivre les  réparations  du  clocher  et  de  l'église;  il  y  a 
des  fonds  suffisants ,  en  effet ,  «  dans  la  dernière  mîs^ 
»  sion  qui  a  été  donnée  à  Fournols  en  1782,  MM.  les 
•»  missionnaires  du  clergé  obligèrent  tous  ceux  qui 
»  avoient  passé  consuls  et  qui  n'avoient  pas  bien  réparti 
»  la  taille  de  restituer  en  leurs  noms;  ledit  s' curé  ou 
»  lesdits  s**  missionnaires  ont  fait  une  répartition  de 
»  ce  que  chacun  doit  payer  et  le  total  monte  à  la  somme 
>  de  1,300  liv.  Cet  état  est  connu  de  tous  les  habitants 
»  de  cette  paroisse,  ainsi  que  le  nom  de  ceux  qui  doivent 
»  restituer,  car  ledit  s*^  curé  Ta  assez  fait  sonner  »  ;  les 
habitants  proposent  que  cette  somme  soit  employée 
aux  réparations  de  l'église  et  que   le  curé  soit  invita 


aoo 


ARCHIVES  DU 


à  rendre  compte  des  sommes  qu'il  a  déjà  perçues  ;  les 
habitants  se  plaignent  aussi  que  le  curé  perçoit  des  ho- 
noraires trop  considérables  pour  les  enterrements  et 
les  mariages,  et  demandent  que  le  règlement  fait  à 
ce  sujet  par  Massillon^  le  16  août  1725,  soit  affiché  dans 
relise;  enfin,  «  attendu  que  le  s'  curé  est  coutumier 
»  de  battre  nombre  de  personnes  de  tout  sexe  dans  Té- 
»  glise  dudit  Fournols ,  lesdits  habitans  autorisent;  en- 
>  core  le  s'  Pradier  de  faire  informer  contre  ledit  sieur 
»  curé  pour  obtenir  des  deflfenses  de  rescidiver  >.  — 
Fournols  (sans  doute  Fournels ,  département  de  TAr- 
4ièche)  :  lettres  de  M.  Tassy  de  Montluc,  subdélégué 
â  Saint-Flour,  1738 ,  au  sujet  des  réparations  à  faire 
à  relise  de  cette  paroisse;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
du  29  mai  1752 ,  contre  diftérents  particuliers  qui  ont 
nsurpé  et  défriché  des  communaux  dépendant  du  village 
de  Rezentières.  —  Fournoulès  :  lettres  de  M.  Sadourny, 
subdélégué  à  Aurillac,  1731,  au  sujet  de  Tacquisition 
d'une  maison  que  la  paroisse  se  propose  de  faire;  l'In- 
tendant approuve  le  projet;  autre  lettre  du  même, 
en  1735,  sur  le  même  sujet.  —  Frugères  près  Lempdes 
(Frugères-les-Mines)  :  lettres  de  MM.  Rochette  et  Jou- 
zencie,  1735  et  1736,  au  sujet  d'un  procès  que  cette 
communauté  se  propose  de  soutenir  contre  M.  de  Pons 
au  sujet  d'un  règlement  de  pacage.  —  Frugères-le-Pin  : 
déclaration  des  habitants  attestant  qu^ils  n'ont  ni  dettes 
ni  deniers  communs. 


PUY-DE-DOME. 

bytère ,  détruit  par  un  incendie  en  1783  :  correspon- 
dance, ordonnances  de  l'Intendant;  le  curé  se  soumet 
à  contribuer  pour  un  tiers  de  la  dépense;  procès-verbal 
d'adjudication  au  prix  de  1,350  liv.  ;  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  15  février  1785,  autorisant  l'imposition  ;  rôle 
de  répartition  de  la  somme  de  931  liv.  14  sols  6  den.^; 
parmi  les  privilégiés  imposés,  on  remarque  :  M.  de  Lan- 
geac  pour  8  liv.,  les  bénédictins  de  Saint-Alyre  pour 
25  liv.,  M.  de  Sarrasin  deBassignat  pour  25  liv.,  M. 
de  Sarrasin  de  Banson  pour  19  liv.  10  sols ,  les  Minimes 
de  Clermont  pour  28  liv.;  M.  Bidon,  seigneur  de  Neufont,^ 
pour  17  liv.;  le  prieur  de  Perol  pour  2 liv.;  les  cotes 
des  taillables  varient  de  2  sols  à  12  liv.  ;  —  nomination 
d'un  syndic,  1784,  à  l'effet  de  défendre  dans  le  procès- 
entre  les  habitants  de  Gelles  et  ceux  du  village  de  Perol, 
au  sujet  de  la  propriété  du  bois  de  Lecubillion  ;  — 
contestation  entre  les  habitants  des  villages  de  Mont- 
la-Cote  et  de  Maignol  au  sujet  du  pacage  de  leur» 
communaux. 


G.  2287.  {Liasse.}—  41  pièces,  papier,  dont  1  plan. 

1740-1786'  —  Affaires  communales.  —  Gelles. — 
Ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du  15nov.  1747, 
enjoignant  aux  particuliers  qui  ont  fait  des  défriche- 
ments dans  les  communaux  de  Gelles  de  remettre  en 
état  de  pacage  Jes  parties  qu'ils  ont  défrichées,  et  d'a- 
battre les  haies  et  clôtures  qu'ils  ont  élevées,  à  peine  de 
100  liv.  d'amende  par  septerée  défrichée  ;  —  avis  de  M. 
Ribeyre,  au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants 
du  village  de  La  Nersse  et  le  s'  Bonyol  au  sujet  de  Tu- 
sage  des  communaux  de  la  Nersse;  lettre  du  s'  Bonyol, 
1757;  —  requête  du  s' Baisle,  curé  de  Gelles,  exposant* 
que,  le  18  juin  1739,  un  incendie  a  détruit  la  majeure 
partie  des  maisons  dudit  lieu  et  gravement  endommagé 
le  clocher  et  une  partie  de  Téglise  ;  devis  dressé  en  pré- 
sence de  M.  Ribeyre,  subdélégué,  par  F.  Raimbaux, 
des  travaux  à  faire  dans  ladite  église  qu'il  estime 
2,025  liv.  ;  plan  du  clocher;  procès-verbal  d'adjudication, 
le  18  juillet  1741 ,  à  François  Audigier,  de  Laqueuille, 
au  prix  de  1,385  liv.  ;  lettre  d'envoi  d'arrêt  du  conseil; 
procès-verbal  de  réception  ;  —  reconstruction  du  pres- 


C.  2^8.  [Liasse.) —  1  pièce,  parch.  ;  50  pièces,  papier. 

1  tnf9-1765.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. — 
Personnel  ;  biens  et  revenus  patrimoniaux  ;  travaux 
communaux.  — Délibération  du  6  janvier  1747,  relative 
à  la  tenue  des  assemblées  ;  —  <^opie  de  lettre  de  M.  de 
L'Averdy,  à  M.  Dufour,  avocat  à  Riom,  du  5  sept.  1765^ 
au  sujet  de  la  formation  des  municipalités;  <  les  bourgs 
»  de  Gerzat  et  de  Saint-Beausire,  dont  vous  me  parlés, 
»  Monsieur,  étoient  obligés  de  suivre  les  dispositions 
»  de  redit  du  mois  de  may  ;  les  revenus  patrimoniaux 
»  dont  ils  jouissent,  le  nombre  d'habitants  qu*ilscon~ 
»  tiennent  exigent  des  administrations  >  ;  M.  Dufour 
a  bien  fait  de  se  conformer  à  Tédit,  et  les  officiers  qui 
ont  été  élus  peuvent  être  tranquilles  sur  leur  état  ;  — 
délibération  du  14  déc.  1749,  par  laquelle  les  habitants 
désignent  comme  «  pédagogue  »  le  s'' Jean  Fleury,  prêtre 
communaliste  dudit  lieu;  approbation  de  l'Intendant; 
les  gages  sont  axés  à  150  liv.;  —  note  relative  aux  gages 
du  s' Mazoires  nommé  maître  d'école,  en  1755,  à  la  place 
du  s'  Fleury  ;  —  nomination  du  s'  François  Crolzier, 
comme  maître  d'école,  aux  gages  de  100  liv.,  en  1764; 
—  commission  pour  l'horloger  en  1747  ;  —  nominations 
des  gardes  des  blés  et  des  bestiaux ,  1729-1755  ;  —  ex- 
trousse des  revivres  (regains)  de  la  comnmne  de  Gerzat, 
au  prix  de  883  liv. ,  le  l*'  juillet  1679  ;  —  extrousse  des 
derniers  regains  au  prix  de  101  liv.,  le  3  sept.  1679  ;  — 
extrousses  des  prés,  /rauo?  et  communaux  comprenant 
le  pâturai  de  Lambre,  celui  de  Laschamps,  celui  de  Pre- 
marests,  celui  de  la  Petite-Gravière,  la  quartellée  du 


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SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


301 


pré  de  Riolas,  le  grand  pâturai  de  Negebeuf ,  le  petit 
pâturai  de  Negebeuf,  les  deux  œuvres  de  pré  du  Grand- 
Tour,  les  deux  œuvres  de  pré  de  Rochefort,  le  chemin 
de  la  Rauiiouze,  le  chemin  du  Single;  le  tout  est  affermé 
au  prix  de  267  liv.  10  sols,  le  24  mars  1680  ;  —  autres  ad- 
judications des  regains,  de  1729  à  1758,  et  réclamations 
des  adjudicataires;  —  déhbération  du  11  oct.  1722  au 
sujet  d'une  transaction  avec  les  Ursulines  de  Clermont, 
relativement  aux  regains  des  prés  qu'elles  possèdent  sur 
lé  territoire  de  Gerzat;  —  lettre  de  l'Intendant,  du  2 
sept.  1731 ,  demandant  à  M;  de  Vernaison  s'il  y  a  lieu 
d'accorder  aux  habitants  la  permission  qu*ils  demandent 
«  de  faire  pacager  les  prés  qu'ils  ont  réservez  pour 
»  porter  regain  »  ;  —  procès-verbaux  d'adjudication 
6t  de  réception  des  travaux  des  ponts  de  Bourry  et 
de  Langeac,  1736  ;  —  réparations  à  la  tour  de  Thorloge 
et  à  l'horloge,  en  1754  ;  —  projet  de  construction  d'un 
pont  sur  le  ruisseau  de  Lachaud ,  vis-à-vis  la  croix  des 
Dindes,  sur  le  grand  chemin  de  Gerzat  à  Clermont,  1773; 
—  réparations  au  pont  des  Planchettes ,  à  la  planche 
des  Littes,  etc.;  délibération  ;  ordonnance  de  llntendant; 
procès-verbal  de  réception  des  travaux ,  1776;  —  refonte 
de  la  seconde  des  grosses  cloches  :  délibération ,  ordon- 
nance de  rintendant,  avis  de  M.  de-Chanat  ;  le  travail 
est  adjugé  à  Alexis  Limaux,  fondeur,  au  prix  de  400  liv.; 
~  lettre  de  M.  de  La  Millière,  du  19  fév.  1789,  au  sujet 
d'une  demande  formée  par  la  paroisse  de  Gerzat  devant 
la  Commission  intermédiaire  provinciale ,  à  l'effet  de 
fiore  reconstruire  son  presbytère  et  d'en  prendre  la.dé- 
peofie,  évaluée  à  2,992  liv.,  sur  ses  fonds  patrimoniaux  ; 
la  Commission  demande  «  l''  si  les  assemblées  provin- 
»  claies  peuvent  ordonner  les  dépenses  lorsqu'elles  sont 
»  prises  sur  les  fonds  patrimoniaux,  2®  si  l'usage  où  l'on 
»  est  de  faire  contribuer  les  curés  aux  réparations  et 
»  reconstructions  des  presbytères  doit  toujours  être 
>  suivi,  et  sur  quelle  loy  il  est  fondé,  3®  enfin,  si  les 
»  plans  de  ces  sortes  de  constructions  doivent  être  faits 
»  par  les  ingénieurs  et  s'il  ne  suffit  pas  qu'ils  soient 
»  dressés  par  des  architectes  ou  maîtres  maçons  »  ; 
M.  de  La  Millière  demande  à  ce  sujet  Tavis  de  M.  de 
Chazerat;  celui-ci  répond  que  certainement  l'adminis- 
tration des  biens  patrimoniaux  n'est  pas  de  la  compé- 
tence de  la  Commission  et  que  la  surveillance  en  de- 
meure attribuée  aux  intendants  ;  les  curés  doivent 
contribuer  aux  réparations  et  il  n'est  pas  besoin  d'ap- 
peler des  ingénieurs  pour  dresser  les  devis* 

C.  2289.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier. 

17M-1748.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat.  — 
Contentieux.  —  Délibération  du  15  fév.  1722  par  la- 


quelle les  habitants  décident  de  s*opposer  aux  usurpa- 
tions commises  par  plusieurs  particuliers  et  notamment 
par  les  s"  Montorcier  et  Laville  dans  les  communaux  et 
chemins  de  Gerzat  ;  —  contestatipn  entre  les  habitants 
et  le  s' Montorcier,  avocat  en  Parlement,  habitant  à 
Montferrand,  au  sujet  d'une  grange  louée  par  ce  dernier 
à  la  communauté  pour  servir  de  caserne;  les'  Mon- 
torcier refuse  de  |aire  les  réparations  et  prétend  qu'elles 
doivent  être  à  la  charge  de  la  commune,  1717-1723  ;  — 
consultation  des  s"  de  Cambray  et  de  Salverte, 
Riom,  1729,  sur  le  droit  des  habitants  de  jouir  des  re- 
gains des  prés  situés  sur  le  territoire  de  la  commune  ; 
avis  de  M.  Tournadre,  sans  date,  sur  le  même  sujet;  — 
contestation  entre  les  habitants  et  les  s'*  Bonnet  et  Ar- 
naud, au  sujet  des  secondes  herbes,  1730  ;  —  contesta- 
tion entre  la  commune  et  le  s"*  Bârbin  qui  réclame  les 
loyers  de  sa  maison,  1731-1733;  —  réclamation  de 
Bonnet  Benoist,  hôte  à  Gerzat,  au  sujet  de  la  nourriture 
par  lui  fournie  aux  ouvriers  qui  ont  travaillé  à  Thor- 
loge,  1732-1733;  —  lettre  de  M.  Arnaud,  Vic-le-Comte 
le  7  nov.  1734,  au  sujet  de  la  propriété  des  fossés  de 
Gerzat,  contestée  entre  les  habitants  et  le  duc  de 
Bouillon;  —  intervention  des  consuls  de  Gerzat,  1741, 
dans  la  procédure  engagée  entre  les  s"  Dalmas,  avocat 
général  en  la  Cour  des  Aides  et  Amable'  de  Vernaison, 
d'une  part,  et  messire  Denis  Michel  de  Montboissier, 
marquis  de  Pont-du-Château,  au  sujet  d'un  droit  de 
péage  que  ledit  seigneur  «  a  entrepris  de  feire  payer  le 
»  jour  de  la  Saint-Michel,  1740,  aux  voituriers  qui 
»  conduisoient  deux  charts  de  l)ois  du  lieu  d'Annezat 
»  au  bourg  de  Gersac  »  ;  —  contestations  entre  les  ha- 
bitants et  les  s'  prêtres  communalistes  et  le  s'  Archon 
des  Pérouses,  conseiller  en  la  Sénéchaussée  et  siège 
Présidial  de  Riom,  au  sujet  des  secondes  herbes;  le 
s^  Archon  et  les  prêtres  prétendent  se  réserver  la  se- 
conde herbe  de  prés  qu'ils  ont  plantés  en  vergers,  1747- 
1748. 


C.  2290.  (Liasse.)—  4  p.,  parch.;  79p.,pap.,  dont  5  cahiers 

de  172  feuillets. 


17Sl-t745.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. 
—  Contentieux.  —  Procédure  entre  la  communauté  de 
Gerzat  et  Amable  de  Vernaison,  écuyer,  conseiller  du 
roi,  trésorier  de  France  à  Riom,  relativement  au  règle- 
ment d*eau  du  ruisseau  du  Bédat  ;  le  12  avril  1738,  le 
s'  de  Vernaison  fit  mettre  l'eau  dans  ses  prés  en  viola- 
tion du  règlement  du  5  août  1731,  les  consuls,  chargés 
de  surveiller  l'exécution  dudit  règlement  firent  alors 
enlever  les  trois  porchères  qui  retenaient  l'écluse,  et 


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302  ARCHIVES  DU 

portèrent  plainte  à  l'Intendant  qui  commit  le  s'  Tour- 
nadre  pour  faire  Tinformation,  cependant  M.  de  Vernai- 
son  prit  une  autre  voie  et  porta  Taffaire  devant  le  lieu- 
tenant criminel  de  la  Sénéchaussée  de  Riom;  les 
habitants  appellent  au  Parlement  de  la  sentence  rendue 
par  ladite  Sénéchaussée;  —  pièces  de  procédure, 
1738-1745  ;  —  règlements  pour  la  distribution  de  l'eau 
du  Bédat,  du  5  août  1731  ;  ordonnance  de  M.  Tru- 
daine,  du  29  août  1731^  approuvant  les  règlements 
en  question. 


C.  2291.  (Liasse.)  —  12  p.,  pap.  p5  impr.). 

17S6-1760.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. 
—  Divers.  —  Ordonnance  de  police  de  M.  le  bailli  de 
Gerzat,  contenant  règlement  au  sujet  des  fours  banaux 
du  même  lieu,  du  22  déc.  1760  (placard  sans  nom  d'im- 
primeur) ;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant, 
du  28  avril  1747,  relative  au  curage  des  rases  et  fossés 
de  Gerzat  (plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  P.  Bou- 
taudon,  4  examp.)  ;  —  délibérations  et  ordonnance  rela- 
tives au  curage  des  ruisseaux,  1749  ;  —  assemblée  du 
bureau  de  charité  de  Gerzat,  du  19  août  1753,  au  sujet 
d'un  nouveau  règlement  proposé  par  le  s'  Dufour,  bailli, 
pour  le  bureau  de  charité  établi  dans  cette  paroisse  en 
1693;  on  décide  de  faire  homologuer  par  l'Evêque  et  par 
l'Intendant  le  projet  de  règlement  adopté  par  l'assem- 
blée ;  les  principaux  articles  de  ce  règlement  ont  trait  à 
la  composition  du  bureau,  à  la  reddition  des  comptes, 
au  renouvellement  du  terrier  ;  —  demande  des  consuls 
en  1758,  à  l'effet  d'emprunter  sur  les  deniers  patrimo- 
niaux une  somme  de  400  liv.  pour  aider  les  pauvres  ha- 
bitants à  acheter  des  grains  pour  ensemencer  leurs 
terres  ;  —  ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du 
20  oct.  1744,  faisant  défense  aux  j  uges  de  Gerzat  et  Saint- 
Beauzire  de  s'immiscer  directement  ni  indirectement 
dans  la  connaissance  des  comptes  ni  des  affaires  des- 
dites communautés;  — ordonnance  de  M.  Rossignol^ 
du  5  juillet  1736,  arrêtant  à  415  liv.  2  sols,  l'état  des 
dépenses  ordinaires  de  Gerzat. 


PUY-DE-DOME. 

à  688  liv.  de  recette  et  à  556  liv.  de  dépense  ;  parmi  to 
dépenses  on  remarque  150  liv.  au  s'  Nivas,  maitre 
d'école,  réduit  par  l'Intendant  à  80  liv.  ;  15  liv.  pour 
l'office  de  S.  Roch,  €  grand  messe  et  procession  gêné* 

>  raHe  pour  implorer  Nostre  Seigneur  pour  nous  pnS- 
»  server  de  la  contagion  »,  réduit  à  3  liv.  10  sols; 
100  liv.  aux  sœurs  de  la  Charité  établies  dans  ledit  lie» 
pour  panser  les  malades  et  enseigner  les  jeunes  filles» 
€  le  présent  article  rajé,  attendu  que  la  commune  lenr 
»  a  laissé  un  fonds  »;  15  liv.  pour  les  voyages  fait» 
pour  prier  la  supérieure  des  sœurs  de  la  Charité  de  la 
province  d'Auvergne  d'envoyer  une  sœur  capable  poor 
le  service  des  pauvres;  réduit  à  6  liv.  ;  —  une  grande 
partie  des  dépenses  de  1723  se  rapporte  au  passage  des 
gens  de  guerre  ;  —  en  1724,  on  remarque  :  10  livres  pour 
le  vinage  et  la  dépense  que  les  consuls  ont  faite  avec  te 
s' Sureau,  maître  fondeur,  lors  du  prix  fait  de  la  fonte 
d'une  de  leurs  cloches,  40  liv.  pour  achat  et  transport 
du  bois  nécessaire  à  ladite  fonte  ;  la  dépense  totale  qui 
s'élève  à  194  liv.  est  réduite  par* l'Intendant  à  141  liv.; 
—  délibération,  du  16  janv.  1724,  nommant  Bonnet  Fo- 
restier, prêtre  communalistedudit  lieu,  maitre  d'éoote 
aux  gages  de  100  liv.;  quittance  du  s'  Forestier; 
l'Intendant  réduit  cet  article  à  80  liv.  ;  délibération  re- 
lative au  droit  de  péage  prétendu  par  le  seigneur  ôb 
Pont-du-Château  :  ils  ont  des  titres  du  22  fév.  1371  et 
du  28  juin  1492,  constatant  qu'ils  se  sont  rediraés  de  œ 
droit,  le  seigneur  de  Pont-du-Château  n'a  essayé  de  les 
percevoir  de  nouveau  que  parce  qu'il  avait  eu  avia 
€  que  la  maizon  commune  dudit  lieu,  dans  les  archives 
»  de  laquelle  les  tiltres  dont  est  question  y  estoient  dé-^ 

>  pozés,  s'estoit  Incendié  »,  mais  les  titres  n'ont  pas  été 
brûlés  et  les  consuls  de  1720  ont  engagé  un  procès  contre 
les  fermiers  dudit  seigneur;  on  décide  de  poursuivre;  — 
pièces  relatives  aux  dépenses  faites  par  les  consuls  au 
sujet  du  défrichement  que  Hubert  Gaillard  prétend 
faire  de  leur  pacage  de  Laschamps  ;  —  ordonnance  de 
David  ï)ufour,  procureur  du  roi  en  la  Sénéchaussée  et 
siège  Présidial  deClermont,  juge  de  police  de  ladite 
ville,  du  23  oct.  1724,  pour  la  taxe  des  denrées  (impr. 
chez  P.  Boutaudon,  in-4®,  4  pages). 


C.  2292.  (Liasse.)  —  121  p.^  pap.,  dont  6  imp.  et  2  cahiers 

de  21  feuillets. 

1 799-1 78S.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1722  à  1725, 
arrêtés  par  M.  Trudaine,  intendant,  en  1733  ;  pièces 
justificatives  desdits  comptes  ;  —  compte  de  1722,  re- 
cette 688  liv.  ;  dépense  1,098  liv.  ;  arrêté  par  l'Intendant 


C.  2293.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.;  186  p.,  pap.  (4- impr.). 

1726-1789.  —  Affaires  COMMUNALES, — Gerzat.— 
Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1726  à  1729  ;  — 
compte  de  1726,  rendu  par  devant  le  bailli,  en  présence 
des  auditeurs  des  comptes,  recette  1,050  liv.  10  soin, 
dépense  1,360  liv.  13  sols;  ordonnance  de  M.  Bidé  de 
La  Grandville,  1727,  réduisant  la  dépense  à  925  liv.  ; 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


303 


point  de  pièces  justificatives;  —  compte  de  1727,  rendu 
par  devant  le  bailli  en  présence  des  auditeurs  des 
comptes,  recette  1,117  liv.  15  sols,  dépense  l,lo9  liv. 
1 8ol  8  den.  ;  arrêté  par  M.  Trudaineen  1733  à  1,117  liv. 
15  sols  de  recette  et  à  838  liv.  12  sols  de  dépense  ;  pièces 
jastiflcatives  ;  délibération  du  14  fév.  1727,  portant  une 
amende  de  3  liv.  contrôles  consuls  et  de  30  sols  contre 
les  membres  du  corps  commun  lorsqu'ils  oianqueront 
aux  assemblées  régulièrement  convoquées;  —  parmi 
les  dépenses  de  1729,  on  remarque  une  somme  de  10  liv. 
dépensée  pour  aider  à  construire  le  pont  d'Artière. 


C.  2294.  (Liasse.)  —  165  pièces,  papier^  doDt  1  impr. 
et  2  cahiers  de  23  feaillets, 

17SII-1744.  —  Affaires  communales.  —  Grerzat. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1730  à  1732  et 
pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  compte  de  1730 
rendu  par  devant  le  bailli  et  les  auditeurs  des  comptes, 
recette  1,321  liv.  10  sols;  dépense  1,298  liv.  15  sois;  la 
dépense  est  réduite  par  M.  Trudaine,  intendant,  à 
796  liv.  ;  —  compte  de  1731,  recette  1,420  liv.  ;  dépense 
et  décharge  1,478  liv.  5  sols  ;  le  chapitre  de  dépense  est 
réduit  par  llntendant  à  983  liv.;  —  compte  de  1732, 
arrêté  par  M.  Rossignol,  intendant,  en  1735,  à  1,124  liv. 
de  recette  et  à  836  liv.  17  sols  6  den.  de  dépense. 


€.  2295.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parchemin  ;  196  pièces,  papier 

(3  impr.);  i  cachet. 

17M-t749. —  Affaires  communales.  —  Gerzat. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1733  à  1737  et 
pièces  justificatives  desdits  comptes;  —  compte  de  1733, 
arrêté  par  M.  Rossignol,  intendant,  en  1735,  à  771  liv. 
de  recette  et  544  liv.  7  sols  de  dépense  ^  une  somme  de 
30  liv.  inscrite  pour  présents  ikits  «  aux  amis  de  la  com- 
»  mune  »,  modérée  par  les  auditeurs  des  comptes  à 
10  liv.,  est  rayée  par  rintendant;  —  dénombrement  des 
biens  de  M.  de  Vernaison  à  Gerzat  ;  —  le  compte  de 
1734  n'est  pas  accompagné  de  pièces  justificatives  ;  — 
oompte  de  1737  arrêté  en  1742  à  877  liv.  de  recette  et 
Sûù  liv.  18  sols  de  dépense  ;  parmi  les  pièces  justifica- 
tives de  ce  compte  un  grand  nombre  de  pièces  de  pro* 
eédure. 


C.  2296.  (Liasse.)  —  149  pièces,  papier  (1  impr.). 

17M-i76a.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat  — 
Comptabilité.  —  Ck)mptes  des  consuls  de  1738  à  1741 


et  pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  compte  de 
1738,  arrêté  par  M.  Rossignol  en  1742  à  883  liv.  15  sols 
de  recette  et  à  197  liv.  15  sols  de  dépense  ;  —  parmi  les 
pièces  justificatives  de  1739,  une  consultation  de 
M.  Délavai  de  La  Crène,  sur  la  qiiestion  de  savoir  si 
les  demoiselles  Olier  qui  ont  la  propriété  d'un  pré  à 
Gerzat  ont  pu  le  planter  et  le  clore  pour  empêcher  la 
commune  de  Gerzat  d'y  faire  pacager  après  l'herbe 
temporiale  levée;  —  compte  de  1741,  rendu  par  devant 
le  bailli  et  les  auditeurs  des  comptes,  arrêté,  par  rinten- 
dant en  1743  à  811  liv.  10  sols  de  recette  et  198  liv.  de 
dépense  ;  la  dépense  ordinaire  fixée  par  ordonnance  de 
M.  Rossignol,  du  25  juillet  1736,  à  415  liv.  est  réduite 
par  lui  à  95  liv.  faute  par  les  comptables  de  présenter 
des  pièces  justificatives  «  sauf  à  rétablir  les  sommes 
»  qu'ils  justifieront  avoir  payées  ». 


C.  ^97.  (Liasse.)  —  106  pièces,  papier  (1  impr.). 

1743-1749.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1742  à  1745 
et  pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  compte  de 
1743  arrêté  par  l'Intendant  à  639  liv.  15  sols  de  recette 
et  à  597  liv.  13  sols  de  dépense;  —  compte  de  1745, 
arrêté  par  rintendant  en  1747  à  637  liv.  15  sols  de 
recette  et  à  567  liv.  7  sols  6  den.  de  dépense. 


C.  2298.  (Liasse.)  —  93  pièces^  papier  (1  impr.). 

1746-1748-  —  Affaires  communales.  —  Gerzat.  — 
Comptabilité. —  Comptes  rendus  par  devant  l'Inten- 
dant par  M^  Jean  Mazoires,  notaire  royal  à  Gerzat, 
receveur  des  patrimoniaux  dudit  lieu,  pour  les  années 
1746  et  1747;  —  compte  de  1746  arrêté  à  1,113  liv. 
9  sols  6  den.  de  recette  et  à  1,518  liv.  10  sols  3  den.  de 
dépense  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  :  une  somme 
d^  20  liv.  payée  au  s"  Costecalde,  notaire  royal,  féo- 
diste,  pour  avoir  déchiffré  les  titres  de  la  commune,  les 
avoir  mis  en  règle  et  étiquetés  ;  —  compte  de  1747 
arrêté  à  1,808  liv.  7  sols  3  den.  de  recette  et  à  2,594  liv. 
11  sols  9  den.  de  dépense. 


C.  2299.  [Liasse.)  —  130  pièces,  papier,  dont  1  impr.  et 

3  cahiers  de  33  feaillets. 

17S7-1760.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. — 
Comptabilité.  ^  Comptes  rendus  par  devant  l'Inten- 
dant par  M®  J.  Mazoires,  receveur,  pour  les  années 


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304 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


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1748-1750  ;  —  compte  de  1748,  arrêté  à  1,709  liv.  2  sols 
7  den.  de  recette  et  2,357  liv.  9  sols  3  den.  de  dépense  ; 
parmi  les  pièces  justificatives  dudit  compte,  on  re- 
marque un  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  25  déc.  1737^ 
relatif  aux  communaux  de  la  province  d'Auvergne, 
contenant  commission  aux  intendants,  sauf  appel  au 
Conseil,  pour  juger  de  toutes  les  contestations  nées  et 
à  nattre  au  sujet  desdits  communaux  (plac.  impr.  à 
Clermont-Ferrand,  chez  P.  Boutaudon)  ;  —  parmi  les 
dépenses  de  1749-1750  on  remarque  une  somme  de 
102  liv.  10  s.  payée  à  Claude  Seurot,  maître  fondeur  de 
Clermont  pour  la  refonte  de  la  petite  cloche  ;  quittances 
du  s'  Seurot. 


C-  2300.  (Liasse.)  —  202  pièces^  papier,  partie  en  mauvais  état. 

17411-1759.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  devant  M.  de  Bal- 
lainvîlliers,  intendant,  par  Gilbert  Rigaud,  notaire 
royal  à  Cebazat  et  receveur  des  patrimoniaux  de  la 
paroisse  de  Gerzat  de  la  recette  et  dépense  par  lui  faite 
tant  sur  les  revenus  des  années  1751  à  1758  que  sur  les 
anciens  débets  des  comptes  des  consuls,  arrêté  par 
rintendant  en  1759  à  12,047  liv.  1  sol.  5  den.  de  recette 
et  à  11,184  liv.  18  sols  9  den.  de  dépense  ;  —  pièces  jus- 
tificatives dudit  compte;  —  parmi  les  déi^nses  on 
remarque  une  somme  de  727  liv.  10  s.  due  à  Claude 
Seurot  poar  refonte  de  la  seconde  cloche  ;  quittances  et 
requêtes  du  s'  Seurot. 


C.  2301.  (Liasse.)  — '49  pièces,  papier. 

175t^l761.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat. — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Jean  Rigaud,  labou- 
reur à  Cebazat,  en  qualité  de  tuteur  des  enfants  mineurs 
de  son  fils  Gilbert  Rigaud „  receveur  des  patrimoniaux 
de  Gerzat,  de  la  gestion  de  ce  dernier  pendant  Tann^ 
1759  ;  arrêté  à  2,897  liv.  18  sols  8  den.  de  recette  et 
2,219  liv.  9  sols  1  den.  de  dépense;  parmi  les  dépenses, 
on  remarque  une  somme  de  100  liv.  pour  solde  de  celle 
de  859  liv.  l6  sols  due  au  s'  Seurot,  fondeur;  —  pièces 
justificatives  dudit  compte. 


C.  2302.  (Liasse.)  —  182  pièces,  papier. 

1760-17115.  —Affaires  communales.  — Gerzat, — 
Requête  de  Gilbert  Rigaud,  demandant  à  être  déchargé 
de  la  commission  de  receveur;  délibération  portant 


nomination  de  Jacques  Faure  ;  ordonnance  de  l'inten-* 
dant,  du  17  mai  1760,  approuvant  ladite  nomination; — 
compte  rendu  par  Jacques  Faure  de  la  recette  et  dépense 
par  lui  faites  de  1760  à  1762,  arrêté  à  5.997  liv.  14  sols 
10  den.  de  recette  et  à  5,378  liv.  9  sols  11  ûvn.  de 
dépense  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme 
de  776  liv.  payée  à  Ligier  Ricard  pour  la  construction 
d'un  pontceau  sur  le  Bédat,  et  pour  ce  qui  lui  reste  dû. 
pour  l'entretien  des  chemins  royaux  qui  sont  à  la 
charge  de  la  commune;  350  liv.  aux  entrepreneurs  du 
pont  de  Clémensat  ;  112  liv.  17  sols  au  s'  Buisson, 
archiviste  à  Riom,  pour  avoir  déchiffré  et  transcrit 
d'anciens  titres  de  la  commune;  —  pièces  justifica- 
tives ;  —  quittance  de  35  liv.  6  sols  6  den.  à  compte  de 
ce  qui  était  dû  à  M.  Gagnevin,  prêtre  communaliste» 
pour  avoir,  enseigné  la  jeunesse  jusqu'à  son  décès, 
1761  ;  —  ordonnance  de  M.  de  Bailainvilliers,  du  24  juin 
1763,  réduisant  à  510  liv.  2  sols  Tétat  des  dépense» 
ordinaires  de  Gerzat,  à  partir  du  1®'  janvier  1763  ; 
les  gages  des  maîtres  d'école  qui  étaient  anciennement 
de  80,  puis  de  100  liv.  et  qui  avaient  été  portés  à 
150  liv.  en  1762  demeurent  réduits  à  100  liv.  ;  — 
compte  du  s*"  Jacques  Faure  pour  les  années  1763  et 
1764  ;  recette  4.071  liv.  11  s.  2  den.  ;  dépense  3,229  liv. 
19  s.  7  den. 


C.  2303.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

177S-17M.  — Affaires  communales.  —  Gerzat.  — 
Comptabilité.—  Ordonnances  de  l'Intendant,  du  1"  juil- 
let 1773,  enjoignant  aux  receveurs  des  patrimoniaux 
de  Gerzat  depuis  Tannée  1764,  de  rendre  compte  de  leur 
gestion;  —  lettres  de  M.  de  Varenes  de  Champfleury, 
1777;  —  nomination  du  S'  Missonier  pour  syndic  et 
du  s*"  Joal  Blardon  pour  receveur  de  la  commune  dô 
Gerzat,   1779-1780. 


G.  2304.  (Liasse.)—  46  pièces,  papier^  dont  1  cahier  de  67  feuillets. 

17SI-1749.  —  Affaires  communales.  —  Gerzat.  — 
Comptabilité.  —  Reliquats  des  comptes  des  consuls  de 
1722  à  1745  ;  mémoires,  requêtes,  ordonnances  des 
intendants  ;  états  des  reliquats. 


C.  2308.  (Liasse.)  —  91  pièces,  papier. 

1794-1749.  —  Affaires  communales.  —  (ïerzat. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  4  comptes 

du  s'  Mazoires,  receveur  des  débets  des  comptes  des 


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SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


305 


«consuls  :  ordonnanœs  de  l'Intendant  ;  requêtes  des 
consuls  reliqûataires  et  des  créanciers  de  la  commune, 
quittances  délivrées  au  s'  Mazoires;  —  les  comptes 
manquent. 


C.  2306.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  57  pièces,  papier,  dont 

1  cahier  de  1 8  feuillets. 

t6tO-1779.  —  Affaires  communales.  —  Giat  — 
Xjirgols.  —  Giat  :  nomination  d'un  syndic,  1778;  — 
réparations  au  presbytère  :  requête  du  curé,  délibéra- 
tions; avis  de  M.  Touttée,  subdélégué  à  Riom,  1777- 
1779;  —  lettre  de  M""*  de  Salvert,  1744,  au  sujet  d'un 
procès  qu'elle  a  contre  les  consuls  de  Giat  relativement 
aux  pacages  ;  lettre  à  ce  sujet  dus'  Papon  ;  —  quelques 
quittances  de  1718  à  1760.  —  Gignat  :  requête  adressée 
à  M.  Le  Camus,  intendant  d'Auvergne,  exposant  qTi'ils 
^nt  abandonné  il  y  a  près  de  33  ans  la  jouissance  du 
four  banal  appartenant  à  la  commune  à  Claude  de  Mo- 
reau,  s'  d'Aix ,  vivant  lieutenant  de  prévôt  en  la,  mare- . 
chaussée  d'Auvergne;  ils  demandent  que. demoiselle 
J.  Richard,  sa  veuve,  soit  invitée  à  compter  des  revenus 
dudit  four  pendant  ces  33  années  et  à  se  désister  dudit 
engagement  si  la  dette  pour  laquelle  il  avait  été  con- 
tracté est  éteinte,  1670  ;  la  demoiselle  Richard  con- 
teste la  propriété  de  la  commune;  inventaire  des 
pièces  produites  par  les  habitants  établissant  qu'ils  ont 
plusieurs  fois  engagé  ledit  four  depuis  l'année  1623  ;  — 
requête  des  consuls  demandant  à  M.  de  Beru lie  l'exé- 
cution de  la  sentence  rendue  par  M.  Le  Camus,  en  faveur 
de  la  commune,  le  12  mars  1671  ;  —  nouvelles  poursuites 
en  désistement  du  four  banal  dirigées  par  les  consuls» 
en  1693-1694,  contre  le  s' Jacques  de  Moreau,  s'  de  La 
Broha;  —  nouvelles  poursuites  en  1758;  mémoire  de 
M.  Lafont  :  l'édit  d'avril  1667  permet  aux  communau- 
tés de  rentrer  dans  les  fonds  par  elles  aliénés  depuis 
1620,  en  remboursant  aux  acquéreurs  dans  10  ans  et 
en  dix  paiements  égaux  le  prix  desdites  aliénations; 
en  1636,  les  habi£ants  de  Gignat  se  départirent  en 
faveur  du  seigneur  d'Aix  de  la  faculté  de  rachat  qu'ils 
avaient  stipulée  dans  les  ventes  consenties  précédem- 
ment; comme  les  habitants  étaient  extrêmement  lésés 
dans  cette  vente ,  une  sentence  de  M.  Le  Camus ,  eu 
1671,  les  autorisa  à  rentrer  en  possession  moyennant 
remboursement;  cette  sentence  ne  fut  pas  suivie  d'exé- 
cution, et  les  habitants  oublièrent;  c'est  le  s'  Gautard, 
Tun  des  co-propriétaires  actuels,  qui  a  communiqué  les 
titres  aux  habitants;  une  consultation  d'avocats  établit 
le  droit  de  ceux-ci  à  invoquer  le  bénéfice  de  l'édit  de 
1667;  la  contestation  doit  être  [portée  devant  l'Inten- 
PuY-DE-DÔME.  —  Série  C. 


dant;  —  contestation  entre  les  habitants  et  la  demoi- 
selle Gautard  au  sujet  des  pacages,  1778.  —  Gimeaux  : 
état  des  patrimoniaux  de  la  paroisse  de  Gimeaux  en 
1682  :  four  banal,  affermé  6  liv.  ;  courtage,  affermé 
4  liv.  ;  —  ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliers ,  da 
3  avril  1764,  enjoignant  aux  dépositaires  des  revenus 
patrimoniaux  de  la  paroisse  de  Gimeaux  de  rendre 
compte  de  leur  gestion.  —  Giou  de  Mamou  :  lettre  de 
M.  Sadourny,  1739,  au  sujet  de  la  requête  de  François 
Selve ,  habitant  au  village  de  Maniou ,  demandant  qu'il 
lui  soit  permis  de  prendre  deux  cartalées  du  communal 
pour  y  construire  une  hôtellerie,  à  charge  de  dédom- 
mager les  intéressés  ;  —  lettres  de  M.  Lasvernhes  au 
sujet  de  réparations  à  faire  à  l'église,  1739  ;  —  devis 
des  réparations  à  faire  à  l'église  et  au  clocher,  1762; 
lettres  de  M.  Pages  de!  Vixouzes;  arrêt  du  Conseil,  da 
10  août  1762,  approuvant  l'adjudication  et  ordonnant 
l'imposition  de  la  dépense;  rôle  de  répartition  de  la 
somme  de  320  liv.  6  sols  8  den.  —  Girgols  :  ordonnance 
de  l'Intendant,  sept.  1761,  contre  des  particuliers  da 
village  de  Prex  qui  ont  fait  des  défrichements  dans  les 
communaux. 


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c.  2307.  (Liasse.)  —  68  pièces,  pap.,  dofil  1  cah.  de  19  feuillets. 

1746-1797.  —  Affaires  communales.  —  Gran- 
deyrol  —  Grandrif.  —  Grandeyrol  :  lettre  de  M.  An- 
draud,  1746,  au  sujet  des  réparations  du  presbytère. 

—  Grandrif  :  contestation  entre  les  habitants  du  village 
du  Suc  et  ceux  du  village  de  Chougoirand  au  sujet  de 
leurs  communaux,  1778;  —  lettre  du  s'  Collangettes, 
curé,  1757,  au  sujet  des  réparations  de  son  presbytère;  — 
contestations  entre  le  s""  Collangette,  curé,  et  ses  parois- 
siens, au  sujet  de  la  portion  congrue  que  ledit  curé  leur 
demande  moyennant  l'abandon  des  dîmes  abonnées  ;  le 
procès  roule  également  sur  la  perception  des  obits  et 
fondations  et  sur  la  reddition  des  comptes  des  marguil- 
liers;  le  curé  est  déchu  d'une  partie  de  ses  prétentions 
et  les  frais  compensés  entre  les  parties,  1769-1776  ;  — 
compte  rendu  par  Claude  Beyssac,  syndic,  de  la  percep- 
tion qu'il  a  faite  des  dîmes  abonnées ,  et  de  la  dépense 
qu'il  a  supportée  pour  les  frais  du  procès  contre  le  curé; 

—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  19  février  1771,  qui  or- 
donne l'imposition  sur  les  habitants  de  la  paroisse  de 
Grandrif  d'une  somme  de  1,000  liv.  pour  être  employée 
au  paiement  de  la  portion  congrue  du  curé  et  aux  frais 
faits  et  à  faire  dans  le  procès  entre  ce  dernier  et  les 
habitants;  —  consultation  de  MM.  Grangier  et  Touttée, 
avocats  ;  —  nouvelles  contestations  entre  le  curé  et  les. 
habitants,  termmées  par  une  sentence  du  26  mai  1786,  à 

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305  ARCHIVES  DU 

laquelle  les  habitants  décident  de  se  soumettre,  <  étant 
»  trop  las  et  trop  fatigués  de  différentes  discussions 
>  qu'ils  ont  eues  avec  leur  curé,  et  désirant  tous  de 
»  vivre  en  paix  avec  lui  »  ;  —  transaction  du  22  juillet 
1787  entre  le  s'  Collangettes,  curé,  et  les  habitants  de 
Grand  rif. 


C.  52308.  (Liasse.)  —  52  pièces^  parch.  ;  36  pièces,  papier. 

1 796-1 7S8.  —  Affaires  communales.  —  Hauteri- 
ves  —  Heume-l'Eglise.  —  Contestation  entre  M.  de 
Chalmazel  et  les  habitants  d'Hauterives  au  sujet  de  la 
propriété  d'un  tènement  appelé  Loriolle  situé  sur  les 
bords  de  l'Allier;  lettre  de  M.  de  Chalmazel  à  l'Inten- 
dant, 1730  à  1731  ;  mémoire  pour  les  habitants,  et  plan 
du  tènement  de  Loriolle  après  1739.  —  Herment  :  répa- 
rations à  la  fontaine  et  au  cimetière;  projet  de  répara- 
tions à  la  fontaine,  en  1775,  abandonné  à  cause  de  la 
dépense  ;  —  requête  des  habitants,  1735,  demandant  à 
l'Intendant  Tautorisation  de  faire  des  travaux  pour 
mettre  le  cimetière  en  un  état  convenable  ;  il  avait  été 
négligé  jusque-là  parce  qu,*on  enterrait  dans  l'église; 
ordonnances  de  Tlntendant  et  correspondance  avec 
M.  Touttée,  subdélégué  à  Riom  ;  procès- verbal  d'esti- 
mation dressé  par  M.  Touttée;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  24  janvier  1786,  approuvant  l'adjudication 
des  travaux  suivants  :  construction  du  mur  de  clôture 
dtt  nouveau  cimetière  de  Saint-Antiiéme  au  prix  de 
1^70  livres,  achat  du  terrain  destiné  audit  cimetière 
au  prix  de  120  liv.  ;  réparations  au  cimetière  et  aux 
fontaines  d'Herment  au  prix  de  964  liv.  ;  et  ordonnant 
l'imposition  des  sommes  en  question  ;  —  rôles  de  répar- 
tition sur  la  paroisse  d'Herment  en  1785, 1786  et  1787  ; 
parmi  les  privilégiés,  on  remarque  le  comte  de  Bosre- 
don,  seigneur  d'Herment;  le  comte  de  Villemonteix,  le 
commandeur  de  Tortebesse.  —  Heume-FÉglise  :  ret^uête 
du  curé  signalant  le  mauvais  état  de  son  église  ;  procès- 
irerbal  des  réparations  nécessaires  à  l'église  dudit  lieu, 
dressé  le  30  juillet  1726  par  Antoine  Peyronnet,  procu- 
reur principal  de  la  ville  d'Herment,  ancien  subdéiégué 
de  M.  de  La  Grandville,  commis  par  M.  Carraud  ;  — 
lettre  de  M.  Urion  au  sujet  d'une  prétendue  usurpation 
des  communaux,  1732. 


C.  2309.  (Liasse.)  —  40  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

.  1689-1785. —  Affaires  communales. —  Isserteaux. 
• —  Dépense  en  1689  pour  la  milice;  —  quittance  du  curé 
dlsserteaux  en  1728;  —  lettres  de  M.  de  La  Gardette, 


PUY-DE-DOME. 

1751,  au  sujet  de  la  refonte  de  deux  cloches;  —  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  6  juillet  1759,  approuvant  le 
traité  fait  avec  Jean  et  Gfuillaume  Seurot ,  fondeurs  de 
cloches  à  Clermont;  —  ordonnance  de  Tévêque  de  Cler-- 
mont,  1774.  au  sujet  des  réparations  à  faire  dans  l'église  ; 
requête  du  curé  et  des  habitants  demandant  à  l'Inten- 
dant de  nommer  uti  commissaire  pour  dresser  procès- 
verbal  des  travaux  qu'il  convient  de  faire  au  clocher,  k 
relise  et  au  cimetière;  ordonnances  de  l'Intendant; 
devis  dressé  en  1779;  —  autre  devis  dressé  par  le 
s'  Antoine  Deval,  architecte  à  Clermont,  en  1784  ;  pro- 
cès-verbal d'adjudication  le  29  août  1784;  lettres  d'envoi 
de  l'arrêt  du  Conseil,  <}u  12  avril  1785,  autorisant  l'im- 
position; —  rôles  de  répartition  d'une  somme  de  512  liv. 
en  1784,  et  de  somme  égale  en  1785  ;  —  procès- verbal 
de  réception  des  ouvrages  ;  ^-  correspondance  de  M.  de 
La  Gardette-Desgiraux  et  de  M.  Lafont,  curé ,  au  sujet 
des  travaux  en  question. 


C.  23i0.  (Liasse.)  —  54  pièces,  papier;  1  cachet. 

1697-1 77§.  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Privilèges,  assemblées,  personnel.  —  Lettre  de  P.  Char- 
don et  P.  Bonniol,  consuls  d'Issoire,  août  1697,  deman- 
dant à  l'Intendant  de  favoriser  la  demande  de  la  ville, 
qui  a  résolu  d'acquérir  la  charge  de  maire,  aj'ant  appris 
que  le  s' juge  de  la  ville  se  proposait  de  l'acquérir;  <  les 

>  habitans  sont  dans  la  résolution  d'unir  ladite  charge 
»  au  consulat,  pour  la  conservation  des  privilèges  d'icelle 
»  qui  sont  très  considérables  et  dont  il  y  a  peu  de  villes 
»  qui  en  ayt  de  semblables,  puisque  la  cognoissance  et 
»  jurisdiction  ci  ville  et  criminelle  de  la  police  luy  est 

>  attribuée,  et  que  mesme  il  a  droit  de  suspendre  les 
»  poursuites  pour  un  temps  des  procès  qui  sont  entre 

>  les  habitans  pour  tâcher  de  les  accommoder,  ce  qui 
»  est  capable  de  produire  un  grand  bien  ;  puisque  les 
»  antiques  consuls  sont  en  droit  de  recevoir  le  serement 
»  de  ceux  qui  sont  nouvellement  esleus,  et  puisque  les 
»  officiers  de  la  justice  ordinaire  de  ladite  ville  ne  sont 

>  considérés  dans  l'hostel  de  ville  que  comme  bourgeoix 
»  et  particuliers  habitants  quand  ils  y  sont  appelles  et 
»  qu'ils  n'y  ont  aucun  rang  et  séance  distingués ,  les 
»  habitants  qui  ont  passe  par  les  charges  occupant  les 

>  premières  places  suivant  Tordre  du  consulat,  et  puis- 

>  que  les  consuls  sont  regardés  C/Omme  les  gouverneurs 
»  de  ladite  ville ,  estant  les  maistres  des  portes  et  mu- 
»  ralhes,  de  créer  officiers,  leur  faire  prester  le  serement 

>  et  faire  mettre  sur  les  armes  dans  les  occasions  sui- 

>  vaut  les  ordres  de  la  cour  et  des  puissances  supérieu- 
»  res  :  tous  lesquels  privilèges  qui  sont  confirmés  par 


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^  arrest  de  la  cour  de  Parlement  rendu  entre  le  sieur 

>  abbé  d'Issoire  et  les  consuls  de  ladite  ville  »;  le  s' juge 
ne  manquerait  pas  d'attaquer  lesdits  privilèges  ;  délibé- 
ration des  habitants ,  du  19  mai  1697,  décidant  de  faire 
l'acquisition  de  la  charge  de  maire  ;  —  projet  de  règle- 
ment pour  les  rangs  et  préséances  dans  les  cérémonies 
publiques  entre  les  consuls,  le  juge  et  les  officiers  de 
rÉlection,  1698;  —  lettres  de  M.  ^ars,  avocat  aux 
conseils  du  roi ,  rue  Michel-Lecomte,  à  Paris ,  1759 , 
chargé  par  les  consuls  d'Issoire  de  faire  les  démarches 
nécessaires  à  Tobtention  d'un  arrêt  du  Conseil  qui  règle 
la  tenue  des  assemblées' du  C4rps  de  ville;  M.  Mars 
demande  qu\)n  lui  adresse  copie  des  lettres  patentes, 
en  forme  de  provisions,  du  22  nov.  1751,  relatives  à  la 
même  affaire  ;  <  je  dois,  ajoute  M.  Mars,  cet  avantage 
»  à  M.  de  Balainvilliers,  auquel  je  suis  particulièrement 
»  attaché  depuis  près  de  20  ans  ;  c'est  un  magistrat  des 
»  plus  éclairés  et  qui  par  sa  droiture  et  sa  capacité  se 
»  conciliera  tous  les  cœurs  de  la  province  »  ;  —  lettre 
de  remerciements  de  M.  Mars  à  M.  de  BallainvjUiers  : 
€  Le  voyage  du  Roy  à  Lyon,  écrit  M.  Mars,  n'est  plus 
»  certain.  On  continue  de  débiter  publiquement  nombre 
»  d'ouvrages  contre  les  Jésuites;  on  a  profité  de  la  cir- 

>  constance  pour  faire  revivre  tous  leurs  anciens  for- 
»  faits;  on  en  voit  peu  dans  Paris,  et  ils  sont  souvent 
»  insultés.  Il  y  a  quelques  jours  qu'un  Jésuite  dit  a  un 

>  fiacre  de  le  conduire;  celui-cy  lui  répondit  en  riant  : 

>  Montez,  Père  la  Bulle,  je  mènerois  le  diable  pour  de 

>  l'argent.  Cela  est  trop  joUy  pour  être  d'un  fiacre  »;  — 
lettre  de  M.  Lafônt,  du  13  mai  1763,  informant  l'Inten- 
dant que  les  habitants  se  sont  réunis  pour  élire  des 
échevins  et  former  un  conseil  de  ville,  conformément 
à  la  permission  qui  leur  en  a  été  octroyée  par  un  récent 
arrêt  du  Conseil;  —  requêtes  des  maire  et  échevins  d'Is- 
soire demandant  à  l'Intendant  d'approuver  une  délibé- 
ration  par  laquelle  la  ville  décide  d'interjeter  appel 
d'une  ordonnance  de  l'Élection,  qui  la  condamne  à 
50  liv.  d'amende  pour  n'avoir  pas  fait  appeler  les  ofll- 
ciers  de  l'Élection  lors  de  la  nomination  des  collecteurs; 
la  ville  prétend  s'être  conformée  à  l'arrêt  du  Conseil,  du 
7  janvier  1763,  portant  établissement  du  corps  munici- 
pal ;  avis  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart,  favorable  à  la 
• 

ville,  1775  ;  — :  lettres  de  provision  de  l'oflîce  de  gouver- 
neur de  la  ville  d'Issoire,  le  5  février  1723,  en  faveur  de 
Yves,  marquis  d'Allègre,  lieutenant  général  des  armées 
du  roi,  gouverneur  de  Saint-Omer;  —  quittance  de  la 
finance  dudit  office  (11,000  liv.)  ;  quittance  de  54  liv. 
pour  droit  du  marc  d'or;  —  lettres  de  provision,  le 
22  nov.  1751,  au  profit  de  la  ville  d'Issoire,  sous  le  nom 
cle  Jean-Raphaël  Aulteroche ,  «  de  14  offices  restans  à 
»  vendre  de  la  création  du  mois  do  novembre  1733 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  307 

»  dans  la  ville  d'Issoire...  savoir  les  deux  offices  de  nos 
»  conseillers,  maires  ancien  et  alternatif  my-triennaux, 
»  les  deux  de  lieutenans  de  maire,  ancien  et  alternatif 
»  my-triennaux,  les  deux  d'échevins,  les  deux  de  secré- 
»  taires-grefflers,  les  deux  de  contrôleurs  des  greffiers, 
»  et  les  deux  d'avocat  et  de  procureur  pour  le  roi  de  la 
»  ville  et  communauté  d'Issoire  >;  finance,  13,140  liv.  ; 
—  lettres  de  provision,  le  31  juillet  1752,  au  profit  de  J.-B. 
Aulteroche,  exempt  de  la  connétablie  et  maréchaussée 
de  France  à  la  suite  du  maréchal  de  Montmorency,  de 
l'office  de  conseiller,  lieutenant  du  roi  en  la  ville  d'Is- 
soire; à  la  suite  quittance  de  finance;  ordonnance  de 
l'Intendant  pour  payer  les  gages  du  s'  Aulteroche;  cor- 
respondance à  ce  sujet  de  M.  Lib.iis,  faisant  observer 
que  l'arrêt  du  Conseil  du  4  mai  1751  ayant  réuni  aux 
corps  municipaux  les  offices  créés  par  l'édit  de  novembre 
1733,  les  lettres  de  provision  du  s'  Aulteroche  doivent 
être  subreptices;  M.  de  Baudry,  intendant  des  finances, 
consulté ,  répond  que  les  offices  de  gouverneurs  et  de 
lieutenants  du  roi  de  toutes  les  villes  du  royaume  n'ont 
pas  été  réunis  aux  corps  municipaux,  le  Conseil  du  roi 
s'étant  réservé  de  les  vendre  séparément  ;  —  lettre  de 
l'Intendant  au  Contrôleur  général ,  du  5  mai  1767» 
demandant  s'il  est  permis  à  son  subdélégué  de  refuser 
le  titre  de  notable  que  la  ville  d'Issoire  vient  de  lui  con- 
férer; —  corresi>ondance  de  l'Intendant  avec  M.  Lafont, 
subdélégué,  et  avec  les  consuls,  au  sujet  du  secrétaire- 
greffier  de  l'hôtel  de  ville  d'Issoire,  1742-1756;  appoin- 
tements du  secrétaire  en  1778  ;  —  requête  adressée  i 
M.  d'Ormesson  par  Michel  Malos,  écrivain  du  collège 
d'Issoire,  au  sujet  de  la  modicité  de  ses  gages,  qui  sont 
inférieurs  à  ceux  du  s'  Chanclot,  «  se  disant  régent 
»  dudit  collège  »,  quoique  ce  dernier  eût  moins  de  tra- 
vail que  le  suppliant;  le  s'  Malos  a  travaillé  pendant  de 
longues  années  à  enseigner  la  lecture  et  l'écriture  à  la 
jeunesse  de  ladite  ville  et  ne  recevait  que  25  liv.  de 
gages  par  année  ;  l'Intendant  réserve  à  faire  droit  sur 
cette  requête  jusqu'à  la  liquidation  des  dettes  de  la 
ville,  1697  ;  —  procès- verbal  de  délibération  du  3  mai 
1736  :  les  consuls  exposent  <  qu'il  y  a  actuellement  dans 
»  la  ville  un  maistre  à  escrîre  et  d'aritmétique  pour  ap- 
»  prendre  aux  jeunes  enfents  des  artisans,  paisants  et 

>  autres,  qui  n'ont  pas  le  moyen  de  faire  étudier  leurs 
»  enfants  au  latin,  et  que  la  ville  s'est  obligée  en  vertu 

>  des  ordonnances  de  Nosseigneurs  les  Intendants  de 

>  payer  annuellement  audit  maistre  une  somme  de 
»  50  liv.  et  de  le  loger,  et  que,  par  ordonnance  de  M»' Le 
»  Blanc,  sy  devant  intendant  de  cette  province,  en  datte 
»  du  25  août  1708,  il  avoit  destiné  une  somme  de  100  liv. 
»  sur  les  octrois  de  cette  ville  pour  les  gages  d'un  mai;^ 

>  tre  employé  à  enseigner  les  principes  de  la  langue  la- 


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303  ARCHIVES  DU 

>  Une  aux  enfents  des  habitants  qui  ont  le  moyen  d'en- 
»  voyer  leurs  enfants  au  collège,  laquelle  ordonnance 
»  n'a  cessé  d'estre  exécutée  que  parce  qu'il  ne  se  trou- 
»  voit  point  de  sujet  pour  remplir  la  place  de  maistre 
»  de  grammaire ,  et  comme  il  se  présente  aHjourd'huy 
»  le  nommé  François  Cellier,  habitant  de  Saint-Amant- 
»  Tailende,  et  qu'il  a  esté  certifié  par  Monsieur  Bigot, 

>  bachelier  de  Sorboniie,  curé  de  Saint-Avitde  cette 
»  ville,  que  ledit  Cellier  est  très  propre  pour  remplir  la 
»  place  de  maistre  de  grammaire,  étant  d*aiUeurs  de 
»  bonne  vie  et  mœurs  »,  les  habitants  décident  de  pren- 
dre ledit  Cellier  comme  maître,  aux  gages  de  100  liv.,  à 
condition  qu'il  ne  prendra  que  20  sols  par  mois  de  rétri- 
bution à  chaque  élève  ;  la  délibération  est  approuvée  par 
l'Intendant;  —  lettre  de  M.  Pradier,  1739,  au  sujet  de  la 
proposition  qu'on  avait  faite  de  remplacer  le  s^  Cellier, 
maître  d'école,  par  le  s'  Rispal  ;  —  délibération  du  26  mai 
1760,  portant  nomination  des  s"  Jacques  et  Jean-César 
Salaville,  père  et  âls,  pour  maîtres  d'école,  et  décidant 
de  taire  réparer  la  maison  appelée  la  Grande  École  ;  — 
nomination  du  s' Blau  en  remplacement  du  s'  Salaville, 
en  1763;  —  délibérations  portant  nomination  de  gardes 
chargés  de  veiller  à  la  conservation  des  fruits,  des  vignes 
€t  autres  récoltes,  1757-1768. 


C.  2311.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier  (i  impr.j. 

t^M-lTSO  euTlron.  —  Affaires  communales.  — 
Issoire.  —  Biens  patrimoniaux  ;  charges  et  revenus.  — 
Lettre  des  consuls  d'issoire,  du  16  mars  1688,  informant 
l'Intendant  qu'on  ne  connaît  point  d'arrêt  du  Conseil 
qui  ait  accordé  à  la  ville  des  deniers  d'octroi;  on  a 
cependant  imposé  de  tout  temps  une  somme  de  620  liy. 
pour  l'acquittement  des  charges  ordinaires ,  savoir  : 
200  liv.  au  prédicateur,  200  liv.  pour  les  gages  du  ré- 
gent et  du  maître  écrivain  du  collège,  60  liv.  aux  capu- 
cins, 90  liv.  à  J*horlogeur  et  aux  valets  de  ville,  50  liv. 
pour  le  loyer  du  presbytère  et  20  liv.  pour  les  gages  du 
acribe;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  18  sept.  1691, 
<Mndonnant  que  les  charges  ordinaires  et  extraordinaires 
de  la  ville  d'issoire  seront  acquittées,  conformément  à 
redit  de  juillet  1689,  sur  les  deniers  patrimoniaux, 
montant  à  364  liv.,  et  sur  les  revenus  des  octrois  mon- 
tant à  620  liv.  ;  il  n'est  pas  fait  mention  des  gages  des 
maîtres  d'école  (plusieurs  exemplaires)  ;  —  états  des 
deniers  communs,  patrimoniaux  et  d'octroi  en  1690  ;  — 
extraits  des  rôles  de  la  ville  de  1687  à  1700  ;  —  états  des 
revenus  de  1725  à  1727  ;  —  baux  à  ferme  du  poids  de 
ville  et  du  courtage  d'issoire  de  1662  à  1775;  en  1662,  la 
ferme  est  donnée  pour  6  ans,  au  prix  de  340  liv.  par  an  ; 


PUY-DE-DOME. 

en  1745,  pour  6  années  également,  au  prix  de  765  liv^ 
par  an  ;  en  1775,  pour  3  ans,  au  prix  de  1»270  liv.  par 
an;  —  contestation  entre  le  corps  commun  de  la  ville^ 
d'issoire  et  le  s'  Brunel,  fermier  du  poids  de  ville  et 
courtage;  mémoire  à  ce  sujet  de  M.  Lafont,  subdé- 
légué :  il  s'agit  de  savoir  :  1*  si  ce  fermier  est  un  cour- 
tier et  doit  faire  les  fonctions  de  cet  emploi,  à  l'exclu- 
sion des  autres  particuliers;  2^  s'il  doit  prêter  serment 
devant  les  juges  de  police  ;  3^  si  les  juges  de  police  n'ont 
pas  excédé  leur  pouvoir  en  connaissant  des  différends 
relatifs  à  cet  objet.  La  ville  dlssoire  est  en  possession- 
de  percevoir  un  sol  pour  chaque  cheval  chargé  de  vin 
que  les  forains  viennent  acheter  dans  la  ville  ;  on  ap* 
pelle  improprement  ce  droit  courtage,  c'est  à  la  vérité 
un  droit  de  leyde;  le  s'  Brunel  n'a  pas  été  troublé  dans 
la  perception  de  ce  droit  d'un  sol  qui  est  la  seule  chose 
que  la  ville  lui  ait  affermée;  il  y  aurait  de  graves  incon- 
vénients à  lui  laisser  exercer  exclusivement  le  courtage 
ainsi  qu'il  prétend  le  faire  ;  M.  Lafont  déclare  enfin  que 
le  fermier  ne  doit  pas  prêter  serment  devant  lès  juges 
de  police,  et  que  ceux-ci  n'ont  aucun  titre  à  s'occuper 
des  affaires  des  communautés,  qui  sont  de  la  compétence 
de  l'Intendant;  —  extrait  de  l'ordonnance  de  police  de  la 
prévôté  royale  d'issoire,  du  25  nov.  1768,  contenant  tarif 
et  règlement  pour  les  droits  dus  à  l'hôtel  de  ville  et 
poids  du  roi  dudit  Issoire,  en  date  du  25. nov.  1768 
(pkc.  impr.  à  Clermont,  chez  Antoine  Delcros);  lettres^ 
des  officiers  municipaux  demandant  à  l'Intendant  que 
les  droits  mentionnés  dans  l'ordonnance  ci-dessus,  et 
qui  tiennent  lieu  de  patrimoniaux  à  ladite  ville,  soient 
exemptés  de  la  prestation  des  10  sols  pour  livre  qui  font 
partie  de  la  régie  de  Sa  Majesté  (après  1780)  ;  —  re- 
quête présentée  à  ^Intendant  par  les  consuls,  1751,  au 
sujet  des  pacages  ;  M.  Cellin  est  commis  pour  faire  le^ 
cantonnement  des  prés  nécessaires  pour  faire  pacager 
les  bestiaux  <  arants  »  ;  règlement  fait  par  M.  Cellin. 


C.  2312.  (Liasse.)  —  68  pièces,  pap.,  dont  1  cah.  de  31  feuillets. 

t7SS-t7S6«  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Travaux  communaux.  —  Églises  Baint-Paul  et  Saint- 
Avit  :  devis  estimatif  des  réparations  à  faire  à  l'église 
et  au  clocher  de  la  paroisse  de  Saint-Paul,  dressé  par 
Besson  et  Brivadis,  charpentiers,  adjugées  au  s'  Ar- 
mand Brivadis  au  prix  de  499  liv.,  le  6  sept.  1733; 
correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Richard,  curé  d'issoire; 
—  lettres  de  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire,  1746,  au 
sujet  des  réparations  à  faire  dans  l'église  Saint-Paul  : 
les  travaux  ont  été  adjugés  au  prix  de  1,595  liv.,  et  les 
réparations  de  la  nef  qui  sont  à  la  charge  de  la  ville  ne 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


309 


^vant  compter  que  pour  600  liv.,  il  restait  une  somme 
de  900  liv.  à  la  charge  des  seigneurs  décimateurs,  les 
bénédictins  d'Issoire^  pour  les  réparations  du  choeur; 
ceux-ci  ayant  protesté  qu'ils  n'étaient  point  chargés 
deB  travaux. à  faire  dans  les  chapelles  collatérales  du 
chœur,  parce  qu'elles  étaient  en  communication  directe 
avec  la  nef,  la  ville  se  décide  à  transiger  et  à  partager 
par  moitié  la  dépense  totale  entre  elle  et  les  bénédic- 
tins; mémoire  relatif  à  cette  contestation;  lettre  de 
M.  d'Ormesson  adressant  à  l'Intendant  l'arrêt  du  Con- 
seil qui  autorise  l'adjudication;  —  lettre  de  M.  Lafout, 
du  22  mai  1752,  annonçant  qu'il  a  fait  assembler  la 
communauté  des  habitants  pour  délibérer  sur  le  parti 
qu'il  convenait  de  prendre  pour  la  réparation  de  leur 
^tise  paroissiale,  ou  pour  la  construction  d'une  nou- 
velle église  plus  grande  et  placée  plus  commodément, 
mais  il  n'a  pu  les  décider  à  prendre  une  résolution 
ferme,  parce  qu'ils  s'imaginent  que,  s'ils  obtiennent  de 
faire  les  offices  dans  Téglise  des  béné^lictins,  ils  pour- 
ront par  la  suite  forcer  ces  pères  à  «  Êiire  bâtir  une 
»  église  paroissiale  à  leurs  dépens  pour  pouvoir  expul- 
»  ser  de  la  leur  le  curé  et  les  paroissiens  >  ;  —  lettre  à  ce 
«ujet  du  frère  Pierre  Peynet,  prieur  :  «  De  tout  temps, 
»  déclare-t-il,  nous  nous  sommes  portés  atout  ce  que 
»  les  habitants  ont  exigé  de  nous,  et  mesme  au  delà  de 
»  ce  que  nous  devions  faire  ;  ils  sont  témoins  chaque 
»  jour  que  nous  interrompons  souvent  l'ordre  de  nos 
»  offices  pour  satisfaire  à  différantes  confréries  et  dévo- 
»  tions  qui  se  sont  introduites  dans  notre  église,  et  qu'à 
»  peine  en  jouissons-nous  ;  et  que  si  on  leur  permettoit 
»  d'y  adjouter  encore  le  service  de  la  paroisse,  ce  seroit 
»  y  établir  une  confusion  qui  entraineroit  infaillible- 
»  blement  des  procèz  à  l'infini»;  ils  ont  d'ailleurs  à 
leur  disposition  deux  autres  églises  dans  le  cœur  de  la 
▼ille  et  qui  peuvent  leur  suffire,  celle  des  Pénitents  et 
celle  de  l'Hôpital  ;  —  délibération  du  1*'  nov.  1752,  par 
laquelle  les  habitants  décident  de  réparer  leur  église, 
mais  demandent  que  les  bénédictins  contribuent  à  la 
dépense  d'abord  comme  gros  décimateurs,  et  aussi  parce 
qu'ils  ont  causé  le  dépérissement  en  faisant  démolir  un 
mur  contigu  à  ladite  église  afin  d'agrandir  leur  jardin  ; 

—  lettres  de  M.  Lafont,  1753,  au  sujet  des  accidents 
survenus  dans  l'ancienne  église,  du  procès-verbal  dressé 
par  M.  Dijon  des  réparations  qu'il  y  faudra  faire;  projet 
d*accord  avec  les  bénédictins  pour  l'usage  de  leur  église; 

—  mémoire  de  l'état  où  se  trouve  l'église  ^int-Paul 
d'Issoire,  dressé  par  M.  Dijon  le  8  février  1754  :  dimen- 
fiions  de  la  nef,  du  chœur,  des  bas-côtés;  cette  église 
est  destinée  à  l'usage  de  la  principale  paroisse  d'Issoire 
qui  compte  3.500  communiants  ;  la  paroisse  Saint-Avit 
compte  360  communiants;  l'église  Saint-Paul  pourrait 


à  peine  contenir  1,000  personnes  ;  la  vétusté  n'est  pas  la 
seule  cause  de  la  ruine  de  cette  église,  il  faut  incri- 
miner aussi  les  mauvaises  proportions  de  l'édifice,  les 
maladresses  de  construction  et  les  contreforts  insuffi- 
sants ;  il  faudra  refaire  complètement  toutes  les  voûtes 
tant  de  la  nef  que  des  bas-côtés  et  une  partie  des  murs 
et  des  piliers;  en  élevant  les  voûtes  des  bas-côtés,  on 
retranchera  les  jours  qui  avaient  été  ouverts  dans  le 
mur  de  la  nef,  mais  on  pourra  faire  de  grandes  croisées 
dans  le  mur  des  bas-côtés  entre  les  contreforts,  et  l'é- 
glise sera  ainsi  mieux  éclairée  que  par  le  passé  ;  la  dé- 
pense totale  est  évaluée  à  27,484  livres;  délibération  des 
habitants  demandant  une  nouvelle  visite  de  M.  Dijon; 

—  requêtes  adressées  à  llntendant  par  le  prieur  et  les 
religieux  bénédictins  d'Issoire,  se  plaignant  qu'ayant 
abandonné,  par  transaction  du  27  août  1753,  l'usafice  de 
la  nef  de  leur  église,  de  deux  autels  et  d'une  chapelle,  à 
condition  que  les  habitants  d'Issoire  se  mettraient  im- 
médiatement en  mesuré  de  reconstruire  leur  église  pa- 
roissiale, ceux-ci  n'ont  encore  fait  aucune  démarche  à 
ce  sujet,  1754  ;  —  devis  des  réparations  à  faire  à  l'é- 
glise Saint-Paul,  dressé  par  Durand  et  vérifié  par 
M.  Dijon  en  1757  ;  adjudication  des  travaux,  le  11  déc. 
1757,  à  Jean  Chabral,  pour  le  prix  de  2.470  liv.;  — 
procès- verbal  de  réception  des  travaux,  le  15  déc.  1758. 

—  Correspondance  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart  avec 
rintendant  au  sujet  des  réparations  à  faire  au  clocher 
de  Saint-Paul  dont  la  couverture  a  été  enlevée  par  un 
ouragan  dans  la  nuit  du  7  au  8  nov.  1770  ;  les.  répara- 
tions doivent  être  à  la  charge  de  la  paroisse,  attendu  que 
ledit  clocher  est  construit  tout  entier  sur  un  collatéral 
de  la  nef;  les  travaux  sont  adjugés  au  prix  de  500  liv.; 

—  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  516  liv.  13  sols 
4  den.  imposée  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  5  janv.  « 
1773  ;  parmi  les  taillables  on  remarque  le  s'  Bayle, 
orfèvre,  imposé  pour  1  sol.  3  den.;  M.  Seguin,  lieutenant 
général,  pour  2  liv.  3  sols;  Jacques  Coste,  orfèvre, 
pour  16  sols  6  den.  ;  Jaumard,  orfèvre,  pour  1  sol  6 
den.  ;  Pierre  Gaultier  de  Biauzat,  avocat,  pour  15  sols  ; 
le  s'  Boucher,  conseiller  du  roi,  pour  5  liv.  14  sols  ; 
M.  Le  Court  de  Saint-Aigne,  6  liv.  11  sols;  les  jouissants 
des  biens  d'Armand  Brivadis,  4  sols  3  den.;  parmi  les 
nobles  et  privilégiés,  on  remarque  :  le  s' de  Combarel^ 
pour  3  liv.  15  sols;  le  s'  Grellet,  président  de  l'Élection, 
pour  7  liv.  13  sols  ;  les  communalistes  de  Sainte- Anne, 
pour  2  liv.  2 sols;  —  projet  de  réparations  à  l'église 
Saint-Avit,  1785-1786. 


310 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  5Î313.  (Liasse.)  —  2  p.,  parcb. ;  101  p.,  papier; 

1  cachet. 


t7tl-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. — 
Travaux  communaux.  —  État  des  travaux  exécutés 
pour  fermer  la  ville  d'Issoire,  dressé  par  le  s'  Lecomte, 
1721  ;  —  travaux  à  exécuter  en  1729  :  réparations  au 
canal  du  ruisseau  de  la  Poterie,  rétablissement  du  pont 
de  la  Placette;  couvert  de  la  maison  d'école;  devis,  bail 
au  rabais;  —  requête  du  s' Bigot,  curé  de  Saiut-Avit, 
exposant  que  sa  paroisse  n'a  pas  de  presbytère ,  1731, 
et  demandant  que  la  ville  en  construise  un  ou  lui  paye 
son  loyer;  —  requêtes  du  s' Groisne,  curé  de  Saint- Avit, 
de  1771  à  1779,  sur  le  même  sujet  ;  correspondance  ;  or- 
donnances de  l'Intendant  ;  —  devis  dressé  par  Armand 
Brivadis  et  Guillaume  Glosmarie  des  travaux  à  faire 
pour  rétablir  le  couvert  à  la  française  qui  est  sur  la 
porte  Berbiziale,  y  compris  les  deux  girouettes,  1732; 
bail  à  rabais  ;  —  réparations  à  la  même  porte  et  réfection 
du  pont  situé  dans  la  grande  rue  «  où  passent  tous  voi- 
»  turiers  allant  de  Clermont  à  Brioude  et  autres  en- 
»  droits  du  voisinage  »;  délibération,  devis,  bail  à  ra- 
bais des  travaux  au  prix  de  130  liv.,  1734  ;  —  délibé- 
ration du  12  mai  1767,  au  sujet  de  la  démolition, 
prescrite  par  ordonnance  de  police  du  22  avril,  du  don- 
jon de  la  porte  Berbiziale  et  des  réparations  de  la  porte 
du  Pont;  comme  on  a  été  avisé  que  le  doi^on  de  la 
porte  Berbiziale  avait  été  adjugé  par  les  trésoriers  de 
France  au  nommé  Borne,  pour  éviter  les  contestations 
on  décide  de  démolir  seulement  la  porte  du  Pont,  le 
massif  et  tout  ce  qui  est  attenant  à  ladite  porte,  et  de 
•  réparer  seulement  cette  partie  ;  —  réparations  de  murs 
le  long  du  ruisseau  à  l'endroit  appelé  Le  Chanaux;  — 
devis  estimatif  des  travaux  à  faire  au  puits  de  Saint- 
Avit,  lequel  fournit  de  Teau  à  la  moitié  de  la  ville,  n'y 
ayant  point  de  fontaine  en  cette  partie,  ainsi  qu'au 
canal  qui  sert  d^égout  à  la  grande  rue  du  Pont  «  qui 
est  le  passage  de  tous  les  voituriers  venant  du  Lan- 
guedoc», 1736;  les  travaux  sont  adjugés  au  prix 
de  130  liv.;  —  délibération,  du  18  fév.  1742,  au  sujet  de 
la  proposition  des  consuls  «  de  conduire  quelque  source 

>  abondante  dans  cette  ville  affln  d'y  construire  une 
»  fontaine  dans  un  lieu  commode ,  attendu  qu'il  n'y 

>  en  a  qu'une  à  l'extrémité  d'un  quartier,  dont  la  plus 

>  grande  partie  des  habitants  ne  peuvent  se  servir  »  ; 
ils  sont  obligés  d'avoir  recours  à  l'eau  des  puits  et  c'est 
k  cela  qu'on  attribue  les  maladies  fréquentes  en  été  et 
en  automne  ;  on  décide  de  capter  les  sources  de  Tormeil 
•et  d'établir  une  fontaine  dans  la  grande  place  auprès 


de  la  croix  ;  devis  dressé  par  Armand  Brivadis,  entre- 
preneur de  la  ville  d'Issoire  :  il  sera  fait  un  regard 
€  à  six  toizes  éloigné  des  sources  de  la  chapelle  de  Saint 
»  Austremoine »;  un  autre  regard  à  moitié  chemin;  de 
là  jusqu'à  la  porte  du  Ponteil,  au  devant  de  laquelle  il 
y  aura  un  i)ont  à  passer  ;  de  là  on  conduira  ladite  fon-» 
taine  à  la  place  proche  de  la  croix  ;  la  dépense  est  évaluée 
à  4,802  liv.,  à  condition  que  le  transport  des  matériaux 
et  les  tranchées  se  feront  par  corvées;  l'adjudicatioa 
des  travaux  est  donnée,  le  20  mai  1742,  à  Armand  Bri- 
vadis, au  prix  de  4,500  liv.  ;  procès- verbal  de  réception 
des  travaux  le  l*' juillet  1744;  —  adjudication  des  ré- 
parations à  faire  aux  deux  fontaines  de  la  ville  dlssoire 
le  21  juin  1750,  au  prix  de  580  liv.;  lettres  de  M.  Lafont, 
demandant  l'autorisation  de  faire  transporter  par  cor- 
vées les  bois  de  pin  nécessaires  ;  procès-verbal  de  récep- 
tion en  1751  ;  —  réparations  au  pont  de  la  rue  de  l'Au- 
mône et  au  petit  pont  de  la  Placette,  1753  ;  —  état  de» 
réparations  à  faire  pour  le  rétablissement  du  dôme  de 
l'horloge  «  qui  a  été  emporté  par  les  vents  depuis  le 
mois  de  janvier  de  la  présente  année  1708  » ,  comme 
aussi  des  réparations  à  faire  à  l'hôtel  de  ville  qui  a  été 
en  partie  abattu  par  la  chute  du  dôme  ;  dressé  par  Ge- 
nuyt,  ingénieur  des  ponts  et  chaussées;  —  réparation» 
au  plancher  de  l'hôtel  de  ville,  abattu  par  Técroulement 
du  couvert  de  l'horloge,  1731  ;  —  réparations  à  l'hôtel 
de  ville  en  1733;  —  lettres  de  M.  Lafont,  1755,  au  sujet 
des  réparations  à  faire  au  plancher  de  la  salle  de  l'hôtel 
de  ville  où  se  tiennent  les  assemblées  et  qui  est  occupée» 
depuis  l'établissement  de  la  Hlature  à  Issoire,  par  l'école 
d'apprentissage;  —  projet  de  construction  d'un  cabinet 
de  travail  dans  la  salle  de  l'hôtel  de  ville;  lettre  à  ce  sujet 
de  M.  Aubier  de  La  Monteilhe ,  1764  ;  —  délibération 
du  7  fév.  1768,  au  sujet  des  réparations  à  l'hôtel  de  ville 
et  à  la  porte  du  Pont  ;  —  devis  dressé  en  1731,  par  Pierre 
Mare,  maître  fondeur  de  Brioude,  et  Michel  Luquet, 
maçon  à  Issoire ,  pour  la  refonte  d'une  cloche  et  la  ré- 
fection du  pont  situé  à  la  porte  Berbiziale  ;  —  délibé- 
ration du  24  oct.  1765,  au  sujet  de  la  refonte  de  la  clocbe 
de  l'horloge  :  on  décide  de  refaire  deux  cloches  au  lieu 
d'une;  copie  du  prix  fait  passé  avec  Mathieu  Suraud, 
de  Javaugues  et  Guillaume  Suraud,  de  Clermont,  fon- 
deurs; —  translation  des  deux  cimetières,  de  Saint-Paul 
et  Saint-Avit,  hors  l'enceinte  de  la  ville,  au  cimetière 
Saint-Roch,  terroir  des  Chapelles  :  requêtes,  correspcMi- 
dance,  mémoires,  arrêts  du  Parlement  et  du  Conseil; 
la  dépense  s'élève  à  1,442  liv.,  1777-1778  ;  —  réparation» 
au  bâtiment  de  la  grande  école,  en  1781 ,  adjugées  an. 
prix  de  2ib  liv. 


C.  Î314.  (Liasse.)  —  84  p.,  papier;  1  cachet. 


1698-1781.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. — 
Coatentieux,  police  et  divers.  —  Contestation  entre 
M**  Lecourt,  épouse  de  M.  de  Flory,  et  les  consuls  d'Is- 
soire^  au  sujet  de  la  cote  mise  sur  son  domaine  de  Mont- 
dory;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec 
M.  Aulterroche  et  des  hommes  d'affaires,  1736-1738; 
M"*  de  Flory,  prétendant  jouir  du  privilège  de  noblesse, 
avait  obtenu  sentence  de  TÉlection  dlssoire,  du  25  no- 
•Tembre  1735,  défendant  aux  consuls  de  1736  de  cotiser 
le  domaine  de  Montdory,  tant  que  ladite  dame  «  le  fera 
»  valoir  par  ses  mains,  valets  et  domestiques  non  mariés 
»  ni  cottizés  »  ;  les  consuls  supprimèrent  ladite  cote, 
mais  imposèrent  M"**  de  Flory  à  100  liv.  pour  les  prés, 
Tergers,  mayères,  etc.,  dont  elle  jouissait  indépen- 
damment dudit  domaine;  M"**  de  Flory  prétendit  que 
tout  cela  dépendait  du  domaine  en  question;  seconde 
sentence  de  l'Élection  d'Issoire,  du  28  juin  1736,  ad- 
mettant ladite  dame  à  faire  preuve  qu'elle  était  bien 
dans  les  conditions  de  l'exemption  ;  appel  poi-té  en 
la  Cour  des  Aides  ;  —  précis  de  la  contestation  qui  est 
entre  le  corps  commun  d*lssoire  et  les  Jésuites  de  Lyon, 
par  M.  Lafont,  1753  :  les  Pères  Jésuites  possèdent  dans 
la  banlieue  de  la  ville  le  domaine  du  Grand-Mas^  dans 
iajuel  il  y  a  trois  moulins:  M.  de  Oanillac,  ancien  pos- 
sesseur de  ce  domaine ,  avait  fait  pratiquer  à  force  ou- 
verte un  canal  dans  les  prés  de  plusieurs  particuliers 
pour  donner  l'eau  à  "ses  moulins  ;  les  Pères  Jésuites, 
devenus  propriétaires  du  domaine,  se  décidèrent  à  ache- 
ter les  prés  en  question  ;  la  ville  prétend  assujettir  les 
Jésuites  au  paiement  de  leur  quote-part  de  la  dépense 
i^écessaife  à  la  construction  d'une  nouvelle  digue;  les  Jé- 
suites prétendent  n'avoir  aucun  intérêt  à  cette  cons- 
truction, le  canal  suffisant  à  alimenter  leurs  moulins;  — 
lettre  de  M.  Lafont,  du  12  mars  1753,  au  sujet  du  procès 
pendant  au  Conseil  entre  les  habitants  d'Issoire  et  le 
s'd'Ëstaing  du  Chambon,  relativement  à  la  qualité 
de  noble  qui  lui  est  contestée  par  la  vilje  ;  l'Intendant 
autorise  la  ville  à  prélever  sur  les  deniers  d'octroi  les 
frais  du  procès  ;  —  analyse  d'une  délibération  du  21 
juin  1781 ,  par  laquelle  la  ville  décide  de  former  oppo- 
^tion  à  la  concession  que  pourrait  obtenir  le  s' de  Guil* 
lomanche  du  Boscage  du  droit  de  justice  sur  le  tènement 
de  La  Plagne  et  autres  lieux  adjacents;  avis  du  subdé- 
légué; la  ville  est  autorisée  à  plaider;  —  analyse  d'une 
délibération,  du  3oct.  1782,  par  laquelle  la  ville  se  départ 
de  Topposition  .qu'elle  avait  faite  à  Tagrandissement  de 
la  maison  de  M.  de  Sioujeac,  à  la  charge  par  lui  de  faire 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  311 

un  pont  depuis  la  porte  de  la  Berbiziale  jusqu'au  mur  des 
religieuses  de  Sainte-Marie,  et  de  déplacer  le  puits  qui 
est  devant  sa  maison;  avis  favorable  du  subdélégué;  l'In- 
tendant approuve  la  délibération  ;  —  lettre  de  M.  Lafont 
de  Saint-Mart,  du  8  avril  1779,  adressant  à  l'Intendant 
un  placet  de  quatre  des  officiers  municipaux  d'Issoire 
demandant  un  alignement  sur  lé  grand  chemin  qui  ser- 
vait anciennement  de  rempart;  il  rappelle  qu'au  temps 
où  la  province  faisait  partie  de  l'apanage  du  comte  d'Ac- 
tois,  des  particuliers  dont  les  maisons  donnaient  sur  ce 
chemin  ont  obtenu  du  Bureau  des  Finances  des  adjudica- 
tions de  partie  dudit  chemin  ;  aux  uns  on  a  permis  d'a- 
vancer de  quatre  pieds,  aux  autres  de  six  et  huit  pieds; 
il  est  intéresi?ant  de  donner  un  alignement  aux  parti  - 
culiers  qui  le  demandent,  mais  Tintervention  de  l'In- 
tendant parait  indispensable  ;  notes  des  bureaux  relatives 
à  cette  affaire  ;  —  délibérations  et  correspondance  rela- 
tives à  l'enlèvement  des  boues,  1749-1764  ;  —  correspon- 
dance de  M.  Bournét  avec  l'Intendant,  au  sujet  du  cu- 
rage du  ruisseau  qui  traverse  la  ville  d'Issoire,  1755;  — 
lettre  de  M.  Lafont,  du  26  juin  1740,  demandant  à  l'In-- 
tendant  d'approuver  une  ordonnance  qu'il  vient  de  ren- 
dre pour  défendre  «  provisoirement  à  tous  les  proprié- 

>  taires  et  fermiers  des  prés,  qui  ne  sont  pas  clos  et  qui 
»  ne  portent  point  regain,  scitués  dans  le  territoire  de 
»  cette  ville  d'Issoire,  de  les  faire  faucher  jusques  à  ce 
»  que  le  tems  de  recueillir  cette  récolte  n'aye  été  fixé 
»  par  M.  l'Intendant  »  ;  —  analyse  d'une  délibération, 
du  l'*"  octobre  1774,  par  laquelle  le  corps  de  ville  charge 
le  maire  d'interjeter  appel  de  l'ordonnancé  rendue  par 
le  juge  d'Issoire  sur  la  délibération  prise  pour  les  bans 
des  vendanges,  laquelle  ordonnance  permet  aux  officiers 
de  police  de  vendanger  trois  jours  avant  le  public,  sans 
qu'ils  en  aient  le  droit;  la  délibération  est  approuvée 
par  l'Intendant;*.—  requête  d'Antoinette  Villeneuve , 
veuve  de  Guillaume  Chabrial,  à  Tlntendant,  pour  de- 
niander  l'exemption  de  son  fils  nommé  par  M.  de  Ver- 
nols,  subdélégué,  lieutenant  de  la  milice  bourgeoise, 
1695  ;  —  certificat  de  publication  d'un  arrêt  du  Conseil, 
1687;  ^  délibération,  du  5  février  1766,  qui  fixe  la 
somme  de  200  liv.  pour  la  distribution  de  pain  aux 
pauvres  honteux;  —  délibérations,  de  1765  à  1768,  rela- 
tives aux  sommes  dépensées  pour  le  département  de 
l'Intendant,  de  140  à  180  livres;  —  analyse  d'une  déli- 
bération, du  6  août  1783,  décidant  de  ne  faire  prêcher 
à  l'avenir  pendant  l'Avent  que  les  dimanches,  et  de  fixer 
les  honoraires  du  prédicateur  de  TA  vent  à  24  liv.  et 
ceux  du  prédicateur  du  Carême  à  176  livres;  avis  de 
M.  Lafont  de  SaintrMart,  favorable  à  la  demande  des 
habitants  :  <  on  voulut,  il  y  a  quelques  années,  faire 

>  cet  arrangement;  le  curé  s'y  opposa,  il  en  écrivit  à 


à 


'l 


312 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


»  M.  l*Ëvèqae  et  ce  prélat  dans  sa  réponse  prétendit 
»  que  les  officiers  municipaux  n'étoient  pas  les  maîtres 
»  de  changer  fusage  ;  cette  lettre,  dît-on ,  étoit  conçue 
>  en  termes  menaçants  »  :  —  l'Intendant  homologue 
la  délibération  purement  et  simplement. 


€.  2315.  (Liasse.)  ^  ^6  pièces,  papier,  dont  2  cah.  de  29  feuil. 

t657-17«IS.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. 
—  Dettes  de  la  ville.  ^  État  des  dettes  de  la  ville  d'Is- 
soire,  dressé  le  20  avril  1602  par  Pierre  Mazeiras, 
conseiller  du  roi,  lieutenant  principal  en  rËlection 
dlssoire,  en  vertu  de  l'arrêt  du  Conseil  du  17  novem- 
bre 1661,  et  de  l'ordonnance  de  M.  de  La  Barre,  inten- 
dant, du  21  janvier  1662  ;  les  dettes  s'élèvent  à  49,208  liv. 
15  sols  10  den.,  et  se  décomposent  ainsi  :  2,000  liv.  dues 
aux  héritiers  de  d^^*  Paule  de  Gayant,  par  obligation  du 
27  janvier  1630,  lesquelles  ont  été  employées  pour  achat 
de  mulets^  suivant  le  commandement  de  Sa  Majesté; 
531  liv.  10  sols  aux  hoirs  Jacques  Allary,  par  obliga- 
tion du  25  janvier  1631,  employées  pour  aller  en  Cour, 
€  afin  de  se  pourvoir  contre  la  creue  de  6,000  liv.  qui 

>  avait  été  ordonnée  à  cauze  de  la  translation  de  la 

>  Cour  des  Aydes  de  Montferrand  »  ;  3,000  liv.  à  Ju- 
lien Blauf  et  au  s'  Rigaud,  étant  aux  droits  du  s**  Ah- 
net  Bon,  empruntées  en  1631  pour  subvenir  aux  frais 
de  la  maladie  contagieuse  ;  16,000  liv.  empruntées  en 
1631  à  noble  Charles  d'Oradour,  sieur  d'Authezat; 
3,400  liv.  dues  à  Germain  Héritier  et  à  Mathieu  Ma- 
zoires,  empruntées  pour  payer  partie  de  la  taxe  mise 
sur  la  ville  pour  la  translation  de  la  Cour  des  Aides  de 
Montferrand  à  Clermont  ;  à  Antoine  Riffard,  avocat  en 
Parlement,  consul  l'année  1630,  de  la  clôture  de  son 
compte,  481  liv.  12  sols  10  den.  ;  7,396  liv.  18  sols  à 
Michel  CoUomby,  tant  en  son  nom  propre  qu  en  qualité 
d'adjudicataire  des  dettes  actives  d'Antoine  de  Baille, 
S'  de  Saint-Mandé;  3,000  liv.  à  d»^'  Marguerite  de  Frétât, 
veuve  Dubois  ;  793  liv.  aux  héritiers  d'Abraham  Flo- 
rault;  1,569  liv.  à  M.  Julien  Blauf,  consul  en  1637,  de 
la  clôture  de  son  compte  ;  à  Gabriel  Cohade,  consul  en 
1643,  500  liv.  de  la  clôture  de  son  compte  ;  1,900  liv.  à 
M.  Pierre  Duprat,  juge  de  la  ville,  par  obligation  du 
30  janvier  1651;  3,166  liv.  13  sols  à  la  d»*  Trottier; 
3,187  liv.  10  sols  à  noble  Jean  Gaignon,  con- 
seiller en  la  Sénéchaussée  et  siège  présidial  de 
Riom,  comme  étant  aux  droits  de  M.  Amable  Rollet  ; 
460  liv.  à  Pierre  Vernhe  ou  à  ses  héritiers  comme 
étant  aux  droits  d'Abraham  Florault;  autre  somme 
de  115  liv.  due  au  dit  Vernhe,  consul  en  1649,  de 
la  clôture  de  son  compte  ;  372  liv.  à  Gilbert  Cohade, 


I 


à  cause  de  la  clôture  du  compte  de  Michel  Pradier, 
consul  en  1640;  510  liv.  à  Pierre  Blauf,  de  la  clôture 
du  compte  rendu  par  Paul  Blauf,  vivant  conseiller 
du  roi,  lieutenant  particulier  en  l'Élection  d'Issoire, 
consul  l'année  1648;  205  liv.  de  la  clôture  du  compte 
de  Jacques  Compte,  consul  Tannée  1647  ;  521  liv.  5  sols 
à  Charles  Travers,  élu  en  l'Élection  d'Issoire;  les 
intérêts  ne  sont  pas  compris  dans  les  chiffres  ci-dessus; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  3  juin  1669,  ordonnant 
que  la  somme  de  45,797  liv.,  représentant  les  dettes 
de  la  ville  dlssoire,  non  compris  les  intérêts,  sera 
imposée  en  seize  années  à  partir  de  1670,  sur  tous  les 
habitants  de  ladite  ville  «  conjointement  et  au  ^sol 
»  la  livre  des  deniers  des  tailles  et  sans  retardation 
»  d'iceux  ».  Les  dettes  s'élevaient  en  réalité,  en  prin* 
cipal,  à  50,984  liv.  10  sols,  mais  une  partie  en  avait  été 
déjà  imposée  ;  —  ordonnance  de  M.  de  BeruUe,  inten- 
dant, du  20  juillet  1686,  rendue  dans  l'affaire  entre  les 
consuls  d'Issoire  de  l'année  1683  et  les  RR.  PP.  Jé- 
suites de  Lyon,  étant  aux  droits  d'Antoine  Cohade,  et 
(!"•  Claude  Magne,  veuve  Duvernin  et  Claude  Duvernîa» 
ces  deux  derniers  comme  héritiers  de  d"*  Claude  Dojar- 
dias,  leur  mère,  au  sujet  d'une  somme  de  1,500  liy., 
due  par  la  ville  d'Issoire  audit  sieur  Cohade;  l'Inten- 
dant ordonne  qu'avant  faire  droit  définitivement  les  de- 
mandeurs «  seront  tenus  de  justifier  par  devant  noas 
»  des  délibératoires  des  habitants  de  la  ville  d'Issoire, 
»  et  de  Temploy  des  sommes  par  eux  prétandues  au 
»  profit  de  ladite  communauté  »;  —  requêtes  d'Ama- 
ble  Mournat,  ci-devant  procureur  d'oflice  de  la  justice 
d'Issoire,  donataire  universel  de  feu  Charles  Mournat, 
son  père,  disantqu'il  est  créancier  de  la  ville  d'Issoire 
en  vertu  de  deux  arrêts  de  la  Cour  des  Aides  de  Cler- 
mont, des  19  janvier  et  13  décembre  1657,  et  de  la  vé- 
rification de  ladite  dette,  en  1664,  par  le  s'  Mazeyras  ; 
il  demande  le  paiement  de  cette  dette  qui  s'élève  à 
742  liv.,  1698;  copie  des  arrêts  de  la  Cour  des  Aides  ;  — 
requête  d'Antoine  Cohade,  avocat  en  Parlement,  1697, 
exposant  qu'il  est  créancier  des  successions  de  Jac- 
ques Dumur  et  Jacques  Alary,  et  comme  ces  derniers 
étaient  créanciers  de  la  ville  d'Issoire  d'une  somme  de 
531  liv.  10  sols  en  principal,  il  demande  le  paiement  de 
cette  somme,  les  consuls  de  1696  ayant  entre  leurs 
mains  la  somme  nécessaire,  restant  de  rimposition 
faite  précisément  pour  l'acquittement  de  la  ville;  or- 
donnance de  l'Intendant,  du  16  janvier  1698,.  réservant 
à  faire  droit  sur  la  demande  du  suppliant,  lorsqu'il  sera 
procédé  à  la  liquidation  des  dettes  de  la  ville  ;  copie  de 
la  sentence  d'ordre,  1685,  par  laquelle  Cohade  est 
colloque  pour  des  sommes  importantes  sur  les  biens  de 
Dumur  et  Alary  ;  —  lettre  de  M.  Cellhi,  1729,  au  sujet 


BflSîïT^"^?^^^ 


•.T> 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


31â 


de  la  créance  de  1,240  lîv.  du  s'  Cohade,  consul  en  1656, 
stir  la  ville  d'Issoire;  —  requêtes,  1733,  de  Jacques  Rey- 
mond,  époux  de  la  nourricière  de  Madame  de  France  la 
seconde,  au  sujet  d'une  somme  due  par  la  ville  d'Is- 
soire à  Geraud  Reymond  depuis  1719. 


C.  2316.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.  ;  84  p.,  pap. 

< 

1766-1789»  —  Affaires  communales.  —  Issoire. 
—  Acquisition  du  jardin  Flouvat,  imposition.  —  Les 
fossés  de  la  ville  d'Issoire  ayant  été  mis  en  vente  par  le 
bureau  des  Finances,  à  la  charge  d'un  cens  au  profit 
•du  roi,  le  s'  Flouvat  acquit,  en  1761  ou  1762,  un 
des  jardins  formés  sur  ces  fossés  au  prix  de  800  liv.  ;  la 
ville  demanda  à  être  subrogée  à  l'adjudication  pour 
établir  un  marché  aux  bestiaux  sur  l'emplacement  de 
-ce  jardin  ;  une  sentence  du  bureau  des  Finances  et  plu- 
sieurs arrêts  admirent  la  ville  à  se  substituer  audit 
Flouvat,  à  charge  par  elle  de  dédommager  celui-ci  à  dire 
d'experts  et  d'obtenir  des  lettres  patentes  dans  le  délai 
de  6  mois;  —  correspondance  à  ce  sujet  entre  l'Inten- 
<3ant,  M.  Araelot,  M.  Lafont  de  Saint-Marts  et  les  offl- 
<5iers  municipaux  d'Issoire,  délibérations  du  corps  de 
ville,  1779-1781  ;  les  lettres  patentes  sont  accordées  en 
1781;  délibération  des  habitants  d'Issoire,  1783,  par 
laquelle  ils  décident  d'imposer  sur  eux  la  somme  due 
tant  pour  l'acquisition  du  jardin  Flouvat  que  pour  les 
frais  du  procès  qui  s'en  est  suivi  ;  autres  délibérations 
sur  le  même  sujet  en  1785  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  12  avril  1785,  ordonnant  l'imposition  en  5  années  de 
la  somme  de  10,629  liv.  4  sols  sur  tous  les  habitants  de 
la  ville  d'Issoire;  lettres  d'attache;  ordonnance  de  l'In- 
tendant; —  lettre  de  M.  Lafont,  subdélégué,  1785,  au 
sujet  des  difficultés  que  font,  relativement  à  leur  ins- 
cription aux  rôles,  le  chevalier  d'Espinchal,  le  chevalier 

• 

•de  Siougeat  et  le  baron  de  La  Roche- Lambert  ;  —  ré- 
clamation des  bénédictins  de  l'abbaye  d'Issoire  contre 
l'imposition  mise  sur  eux  à  l'occasion  de  l'achat  du  jar- 
din Flouvat  ;  ils  prétendent  qu'ils  ne  devaient  pas  y 
^tre  soumis  «  attendu  que  ni  l'abbé,  ni  les  religieux, 
>  comme  seigneurs  de  la  ville,  ne  peuvent  assister  aux 
»  délibérations,  par  conséquent  ni  coopérer  au  bien,  ni 
>^  parer  au  mal  »  ;  en  tout  cas  l'imposition  devait  être 
laite  à  raison  des  biens  fonds  qu'ils  ont  dans  la  banlieue 
d'Issoire  et  non  à  raison  des  décimes;  pour  voir  l'injus- 
tiîce  de  l'imposition  à  laquelle  on  prétend  les  soumettre, 
Il  suffit  de  remarquer  qu'on  leur  demande  1,253  liv. 
15  sols;  comme  s'ils  possédaient  la  dixième  partie  des 
revende  de  la  ville  ;  lettres  et  requêtes  du  fr.  Bpliet, 
priçur,  1785;  correépondance  de  l'Intendant  avec 
PuY-DR-DÔME.  —  Série  C. 


MM.  de  Galonné,  Blondel,  Lafont,  1785-1789;  Flntén- 
dant  affirme  que  l'imposition  a  été  faite  régulièrement» 
au  marc  la  livre  de  la  taille  pour  les  biens  fonds  et  par 
doublement  sur  les  décimes  ;  comme  cette  imposition 
n'est  qu'accessoire,  les  religieux  n'ont  qu'à  se  pourvoir 
en  réduction  du  principal,  c'est-à-dire  de  la  taille  et  des 
décimes. 


C.  2317.  (Liasse.)  -—  5  cahiers,  papier,  in-fol.  de  233  feuiUets« 

t7S5-17SS.  — Affaires  communales.  —  Issoire.— 
Acquisition  du  jardin  Flouvat,  imposition.  —  Rôle  d'im- 
position, l'année  1784,  de  la  somme  de  2,232  liv.  2  sôb 
8  den.;  parmi  les  taillables  on  remarque  le  s'  Coste, 
maître  d'école,  imposé  pour  1  sol  3  den.  ;  Biaise  Malos, 
apothicaire,  5  liv.  17  sols  6  den.  ;  le  seigneur  abbé  d'Is- 
soire, pour  le  greffe  de  la  prévôté  dont  il  est  proprié- 
taire, 1  liv.  13  sols;  M.  Teyras,  propriétaire  du  greffe 
de  l'Élection,  16  sols  6  den.  ;  le  s"^  Levé  du  Montât,  4  liv. 

2  sols  6  den.  ;  M.  Brès,  médecin,  pour  son  domaine  du 
Prat,  22  liv.  5  sols  6  den.;  le  s'  Sauret,  maître  d'école, 

3  sols  6  den.  ;  parmi  les  nobles,  exempts  et  privilégiés  : 
M.  Grellet  de  La  Deyte,  président  en  l'Élection,  32  liv. 
1  sol;  M.  Guignebèche,  receveur,  75  liv.  19  sols 3  den.  ; 
M"'  du  Boscage,  2  liv.  5  sols  3  den.  ;  M.  Seguin,  écuyer, 
22  liv.  ;  —  rôles  d'imposition  pour  1785,  1786,  1787» 
1788  ;  en  1788  on  remarque  :  le  s^  Lafont  de  Saint-Marts, 
subdélégué  général,  imposé  à  1  liv.  8  sols  6  den.  ;  le 
s'  Girot,  docteur  en  médecine,  24  Jiv.  6  sols  9  den. 


G.  2318.  (Liasse.)—  30  pièces^  papier,  dont  2  cahiers  de 

20  feuillets. 

t68t-t74t.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. 
—  Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1682,  non' 
clos  ni  approuvé  ;  parmi  les  recettes  on  remarque  une 
somme  de  14,179  liv.  1  sol  8  den.  pour  la  taille  et  crues 
y  jointes  ;  340  liv.  pour  l'afferme  du  poids  de  ville  et 
droit  de  courtage  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  : 
200  liv.  au  régent  et  maître  écrivain  du  Collège  ;  -^ 
notes  relatives  aux  comptes  du  s'  Bayet,  receveur  des 
deniers  d'octroi,  1690-1705;  —  mémoire  des  consuls 
nommés  d'office  par  M.  d'Ormesson  pour  l'année 
1699 ,  sur  leurs  comptes  ;  —  compte  rendu  par 
Pierre  Bonnîol,  marchand,  et  André  Brès,  apothicaire^ 
consuls  l'année  1712  ;  rendu  par  devant  les  consuls 
de  1718  :  recette,  23,907  liv.  6  sols  6  den.  ;  dépense, 
23,870  liv.  10  sols  6  den.  ;  parmi  les  dépenses  on  remar- 
que :  800  liv.  payées  au  s^  Bizefranc  pour  la  réunion  de 

40 


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ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


l'office  d'avocat  du  roî  à  l'Hôtel  de  Ville;  160  liv.  10  sols 
payés  par  ordre  de  M.  Delorme,  subdélégué,  pour  le 
corps  de  garde  du  régiment  du  Trône;  100  liv.  à  M.  Fer- 
rière,  prêtre  et  régent  de  Técole  ;  25  liv.  à  Marge,  maî- 
tre écrivain  de  la  grande  école  ;  —  compte  rendu  par 
devant  les  consuls  de  1719,  par  Gilbert  Bertrand  de 
Baille,  bourgeois,  et  Pierre  Chomette,  marchand, 
consuls  Tannée  1713  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  : 
115  liv.  pour  les  gages  et  frais  d'exercice  des  inspec- 
teurs généraux  des  finances;  13  sols  pour  le  port  d'une 
lettre  adressée  aux  consuls  de  la  part  du  maire  et  des 
consuls  de  Villefranche  en  Rouergue  ;  —  compte  rendu 
pour  1714  par  Antoine  Bagel  et  Jean  Coste,  consuls;  — 
compte  rendu  pour  1715  par  Jean  Lamotte,  chirurgien, 
et  Pierre  Laurent,  marchand  ;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  2,858  liv.  pour  la  capitation  de  Tannée, 
100  liv.  pour  la  suppression  des  juges  gruyers  ;  10  liv. 
payées  à  la  veuve  du  s'  Nadaille,  ancien  maitre  d'école  ; 
—  ordonnance  de  l'Intendant,  dur  17  janvier  1741 ,  enjoi- 
gnant aux  consuls  de  1716  et  1717  qui  <  ont  négligé  jus- 
»  qu'à  présent  de  rendre  compte  des  deniers  d'octrois, 
»  patrimoniaux  et  autres  appartenant  à  la  communauté 
»  des  habitans  de  lad.  ville  »,  de  rendre  lesdits  comptes 
dans  la  huitaine;  —  compte  rendu  par  Charles  Lafont, 
consul  en  1717,  tant  pour  lui  que  pour  feu  Giraud  Rey- 
mond,  son  collègue,  par  devant  M.  Trudaine,  intendant, 
^  1733,  arrêté  par  M.  Rossignol  en  1735  à  1,022  liv.  de 
recette  et  à  1,069  liv.  10  s.  de  dépense;  pièces  justifica- 
tives dudit  compte  :  quittance  de  Jeah-Marie  Baptiste, 
maître  écrivain  de  la  ville,  d'une  somme  de  25  liv.  pour 
aes  gages  de  Tannée. 


G.  2319.  (Liasse.)  —  i  p.,  parch.  ;  50  p.,  papier  j  1  cachet. 

179t-t7Sft.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  pour  Tannée  1621  par 
Thomas  Aulterroche  et  Bertrand  Obrier,  consuls 
ladite  année,  par  devant  Joseph  Cellin,  lieutenant  en 
TÉlection  dlssoire  et  subdélégué,  et  les  consuls  de  1728; 
clos  et  arrêté  à  16,958  liv.  11  sols  6  den.  de  recette  et  à 
17,075  liv,  19  sols  6  den.  de  dépense;  —  compte  rendu, 
en  1728  comme  ci-dessus,  par  Michel  Le  Brun,  sieur  de 
Veyrières  et  Jacques  Galien,  consuls  de  l'aimée  1722  ; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  :  37  liv.  payées  pour 
partie  du  logement  de  M.  de  Beaune  ;  10  liv.  pour  les 
frais  qu'ils  ont  faits,  accompagnés  de  plusieurs  habi- 
tants, pour  aller  au  devant  de  M.  le  vicomte  de  Beaune 
au  lieu  de  Neschers  et  Tavoir  conduit  jusqu'à  Parenti* 
gnat  lors  de  son  entrée  dans  la  province  en  qualité  de 
lieutenant  général  ;  96  liv.  pour  réparation  à  la  grande 


école  ;  25  liv.  au  s'  Boyer,  maitre  d'école  ;  —  compte 
rendu  pour  Tannée  1723  par  René-Basile  Malsang  de 
Lacorabe,  bourgeois,  tant  pour  lui  que  pour  son  collè- 
gue feu  Antoine  Malenuit,  en  vertu  d'ordonnance  de 
M.  Trudaine,  arrêté  par  M.  Rossignol,  intendant,  en 
1735,  à  1,102  liv.  10  solsde  recette,  et  à  1,425  liv.  5  sols 
de  dépense  ;  état  des  dépenses  extraordinaires  faites 
ladite  année  pour  le  département  de  l'Intendant,  et 
pour  le  passage  des  gens  de  guerre,  délibération  signée 
d'un  certain  nombre  d'habitants  pour  approuver  lesdites 
dépenses;  pièces  justificatives  du  compte;  —  compte 
de  1726,  rendu  par  devant  les  consuls  de  1731,  les  audi- 
teurs des  comptes  et  M.  Cellin,  subdélégué  ;  —  cx)mpte 
rendu,  pour  1727,  par  Jacques  Borne,  chirurgien,  seul 
chargé  du  recouvrement,  attendu  le  décès  de  Gilbert 
Champet.son  collègue;  on  remarque  parmi  les  dépenses: 
100  liv.  payées  à  Dominique  Abreboux,  maitre  latiniste 
(sic)  ;  —  compte  rendu  pour  1728,  en  vertu  de  l'ordon- 
nance de  M.  Trudaine,  du  3  oct.  1733,  par  Jean  Montel 
et  Jean  Clément,  consuls,  arrêté  par  M.  Rossignol,  en 
1735,  à  1,031  liv.  18  sols  4  den.  de  recette  et  986  liv. 
2  solsde  dépense;  état  des  dépenses  faites  aux  casernes 
de  Fontainebleau  pour  loger  la  milice  d'Auvergne;  — 
compte  rendu  par  Jean  Bonflls  et  Pierre  Chomette» 
consuls  de  l'année  1729,  des  deniers  d'octroi  seulement» 
«  M.  Jean  Pradier  ayant  été  nommé  receveur  par  les 
»  habitants  de  la  même  ville  desdits  deniers  d'octroi  et 
»  patrimoniaux,  il  a  fait  la  recette  desdits  deniers  tant 
»  d'octroi  que  patrimoniaux  en  1728,  et  a  seuUement 
»  continué  sa  recette  pour  lesdits  deniers  patrimoniaux 
>  en  1729,  n'ayant  point  voulu  prendre  ceux  des 
»  octrois  »  ;  compte  arrêté  par  M.  Rossignol,  en  1735,  i 
620  liv.  de  recette  et  à  553  liv.  de  dépense  ;  pièces  justi- 
ficatives  dudit  compte. 


G.  2320.  (Liasse.)  —  22  pièces,  parcb.;  142  pièces,  papier; 

1  cachet. 

1799-1736.  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1730  à  1735| 
arrêtés  par  M.  Rossignol»  intendant,  en  1735  et  1736  ; 
pièces  justificatives  desdits  comptes;  —  recettes  en 
1730  :  Ô  liv.  pour  le  droit  de  pacage  du  s'  Cisternes  de 
Bouhat  ;  rente  de  5  liv.  due  par  Jacques  Janbourg  pour 
sa  maison  ;  3  liv.  10  sols  de  Tassence  d'une  des  tours  du 
Ponteil  ;  les  550  liv.  de  l'assence  du  poids  du  roi  et  du 
courtage  ont  été  payées  par  le  fermier  Martin  au 
s^  Pradier,  receveur;  rôle  des  tailles  et  crues  imposées, 
sur  la  ville  ;  —  quittance  de  Pierre  Mare,  maitre  fon« 
deur  de  la  ville  de  Brioude  et  de  Michel  Luquet,  maçon^ 


maçonnerie,  1731  ;  —  en  1732,  quittance  des  religieuses 
bénédictines  d'Issoire  de  la  somme  de  200  liv.  à  elles 
payée  par  les  consuls  pour  le  tiers  de  la  réparation  de 
la  peliêre  de  ladite  ville;  —  compte  des  consuls  de 
1735,  arrêté  par  l'Intendant  à  1,270  liv.  de  re«ette  et  à 
835  liv.  19  sols  de  dépense. 


C.  2321.  (Liasse.)—  H  pièces,  parcb-;  m  pièces,  papier; 
2  cacheU. 


lim-174S.  —  Affaires  communales.  —  Issolre.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1736  à  1741, 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1738  à  1743;  pièces  justifi- 
catives desdits  comptes  ;  notes  sur  les  articles  contestés 
par  les'' Chabrol,  commis  à  l'examen  des  comptes;  — 
parmi  les  pièces  Justificatives  de  1736  on  remarque  :  la 
délibération  désignant  le  s'  Cellier  comme  maJtre  de 
latin  ;  la  quittance  du  s'  Cellier  pour  une  somme  de 
100  liv.  ;  laquittaiic*  du  s'Boyer,  maitre écrivain,  pour 
^liv.;  —en  1738,  délibération  par  laquelle  les  habitants 
décident  de  renvoyer  le  s''  Cellier,  «attendu  qu'il  est 

>  trop  vtfet  rebutte  les  enfans  par  des  maltràittements 

>  rigoureux  »  et  de  nommer  à  sa  place  le  s'  Michel 
Bernard, ecclésiastique;  —  compte  de  1741,  arrêté  par 
M.  Rossignol,  le  23  août  1743,  à  1,230  liv.  de  recette  et  à 
1,014  liv.  18  sols  4  den.  de  dépense  ;  la  recette  comprend 
les  deniers  d'octroi  fixés  à  620  liv.  par  l'arrêt  du  Conseil 
du  18  sept.  1691  et  les  patrimoniaux  qui  se  composent 
uniquement  du  poids  de  ville  et  courtage  affermé  au 

,  ^  Voûte  pour  6  années  au  prix  de  610  liv.  par  an  ;  le 
chapitre  des  dépenses  se  décompose  ainsi  :  2  liv.  9  sots 

6  den.  pour  un  exploit  fait  au  s' Cisternas  de  fiobat; 
140  liv.  aux  capucins  d'Issoire  pour  l'aumûoe  que  la 
ville  leur  fait  et  pour  la  prédication  de  l'Avent;  120  liv. 
au  s'  Antignat,  missionnaire,  supérieur  de  la  maison 
royale  de  l'Ermitage,  pour  la  prédication  du  carême  de 
1742  ;  6  liv.  10  sols  aux  sonneurs  de  cloches,  et  pour  la 
garde  des  vignes  et  le  soin  de  la  fontaine  ;  176  liv.  2  sols 

7  den.  pour  l'entretien  de  la  pelière  ;  une  somme  de 
'  14  liv.  employée  pour  les  fontaines  est  rayée  faute  de 

justification  ;  146  liv.  11  sols  pour  les  réparations  faites 
aux  verses  pour  la  distribution  des  eaux  aux  moulins  et 
aux  prés;  2  liv.  17  sols  6  dea.  pour  le  contrôle  et  papier 

.  dés  délibérations;  SI  liv,  7  sols  9  den.  pour  le  dixième 
des  octrois  et  patrimoniaux;  40  ILv.  pour  les  robes 
consulaires;  autre  somme  de  222.  liv.  pour  la  construc- 

'  tion  des  fontaines  rayée  faute  de  justiScation  ;  50  liv. 
au  curé  de  Saint-Paul  et  20  liv.  au  curé  de  Saint- Avit 


s'  Boyer.mattre  écrivain;  24  liv.  à  P.  Martin, horl(^er; 
21  liv.  an  portier  de  ville,  19  liv.  au  crîeur  de  vin  ; 
15  liv.  aux  gâtiers  et  10  liv.  pour  la  rédaction  du 
compte. 


C.  2322.  (Liasse.)  —  10  pièces,  parch.; 
6  cachets. 


0  pièces,  papier. 


174S-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Comptabflité.  —  Comptes  des  consuls  de  1742  à  1749, 
arrêtés  par  l'Intendant,  de  1744  à  1752;  pièces  Justifi- 
catives desdits  comptes  ;  —  pendant  cette  période  les 
recettes  varient  de  1230  à  1485  liv.  ;  les  dépenses  de  767 
à  1,239  liv.  ;  —  parmi  les  pièces  justificatives  de  la 
dépense,  on  remarque  les  quittances  de  Jean  Boyer, 
maître  écrivain. 


C.  2323.  (Liasse.)  —  16  p.,  patch.;  191  p.,  pap.;  2 cachets. 

ITSO-liet.  —  Affaires  commcnalés.  —  Issoire.  — > 
'  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1750  à  1758, 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1752  à  1762  ;  pièces  justifica- 
tives desdits  comptes  ;  —  pendant  cette  période  les  re- 
cettes varient  de  1,485  liv.  à  1,700  liv.;  les  dépenses  da 
766  liv.  à  1,554  liv.  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1751,  oa 
remarque  :  une  somme  de  200  Uv.  au  P.  Gilbert  Per- 
rière, jésuite  de  Billom,  pour  la  prédication  de  l'Avent  ; 
86  liv.  pour  la  construction  d'un  pont  sur  le  ruisseau 
qui  est  au  quartier  de  N.  Dame  de  Vertu  ;  229  liv.  pour 
l'entretien  et  les  réparations  de  la  nouvelle  fontaine;  — 
pièces  justificatives  du  compte  de  1759;  le  compte 
manque. 


C.  233{.  (Liasse.)  —  12  p.,  parcb.;  39  p.,  papier. 

1760-1364.  —  Affaires  commonalesis.  —  Issoire. 
—  Comptabilité.  —  Quittances  délivrées  aux  consuls  de 
1760  à  1764  ;  en  1760,  quittance  de  Madeleine  Perler, 
veuve  de  Jean  Boyer,  maitre  écrivain,  d'une  somme  de 
25  liv.  pour  les  6  premiers  mois  de  ladite  année  ;  quit- 
tance du  s'  Salavillo,  maitre  écrivain  ;  —  en  1762,  quit- 
tance du  s' Blanc,  maître  de  grammaire  et  écrivain, 
d'une  somme  de  33  Uv.  pour  4  mois  de  ladite  année. 


316 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

nommant  receveur  Jea^  Plantade  ;  pièces  justificative» 
du  compte  de  ce  dernier,  1774-1778. 


C.  232B.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.;  40  p.,  papier. 

t7S4<tY7S.  —  Affaires  communales.  —  Issoire. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  receveurs.  —  Corres- 
pondance de  l'Intendant  avec  M.  Cellin,  au  sujet  d'une 
créance  du  s'  Cohade  sur  la  ville  d'Issolre  et  des  comp- 
tes à  rendre  par  les  receveurs  des  deniers  d'octroi  et 
patrimoniaux  de  ladite  ville,  1728;  —  état  des  comptes 
rendus  en  la  chambre  des  comptes  tant  en  recettes  que 
dépenses  faites  par  M.  Antoine  Bayet,  vivant  conseiller 
du  roi,  receveur  des  tailles  et  octrois  de  l'Élection  dls- 
soire,  pendant  les  années  1692  jusques  et  y  compris 
Tannée  1710,  et  des  sommes  par  lui  payées  en  consé- 
quence des  mandements  des  maires  et  consuls  de  ladite 
"ville;  la  recette  se  compose  chaque  année  de  620  liv., 
provenant  des  deniers  d'octroi  imposés  sur  la  ville  et  du 
produit  du  Poids-le-Roi  et  courtage  qui  s'élève  à 
340  liv.,  le  comptable  fait  état  de  cette  dernière  recette 
jusqu'en  1695  exclusivement,  la  ville  ayant  nommé  cette 
année-là  un  receveur  des  patrimoniaux  ;  le  compte  se 
solde  par  un  excédent  de  recettes  de  4  liv.  2 sols  6  den.; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  les  gages  annuels  de 
Michel  Malos,  écrivain,  les  années  1692  et  suivantes; 
180  liv.  à  Jean  Champclos,  régent,  en  1698;  —  compte 
des  deniers  d'octrois  de  la  ville  d'Issoire  en  1724,  rendu 
par  le  s"  Domingon,  receveur  des  tailles  des  exercices 
pairs;  parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de 
100  liv.  à  Dominique  Abreboux ,  régent  de  la  langue 
latine;  compte  arrêté  la  même  année  par  M.  Bidé  de  La 
Grandville,  intendant,  à  620  liv.  de  recette  et  à  378  liv. 
àe  dépense  ;  —  compte  rendu  pour  l'année  1725,  par  le 
s»  Brun  de  Nouant,  receveur  des  exercices  impairs  ;  — 
compte  rendu  par  Jean  Légat,  commis  à  la  recette  des 
deniers  d'octroi  et  patrimoniaux  d'Issoire,  par  M.  Ga- 
briel-Nicolas Bourrié,  chargé,  par  arrêt  du  Conseil  du 
1*  juillet  1725,  de  la  vente  des  offices  de  receveurs  et 
contrôleurs  des  deniers  d'octrois  et  patrimoniaux,  de  la 
recette  et  dépense  par  lui  faite  depuis  le  15  juillet  1726, 
jnsqu.'au  V  juillet  1727,  compte  arrêté  par  l'Intendant 
en  1728  à  1,552  liv.  16  sols  de  recette  et  à  1,101  liv. 
8  sols  de  dépense  ;  —  lettres  de  M.  Cellin,  au  sujet  des 
comptes  du  s'  Pradier,  nommé  en  1728,  dans  une 
assemblée  de  ville,  receveur  des  octrois  et  patrimo- 
niaux d'Issolre;  —  compte  rendu  par  le  s'  Jean  Mon- 
teil,  notaire,  nommé  syndic  de  la  ville  pour  la  poursuite 
de  différents  procès;  pièces  justificatives  dudit  compte, 
1736-1745;  —  délibération  du  2  juillet  1765,  qui  nomme 
M.  Jean  Reymond,  marchand,  syndic  receveur  des 
octrois  et  patrimoniaux  ;  délibération  du  3  mai  1772, 


C.  2326.  (Liasse.)  —  o7  p.,  pap.  ;  1  cachet. 

1798*1757.  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Comptabilité.  —  Reliquats  des  comptes  des  consuls  de 
1710  à  1756  ;  —  correspondance  du  s''  Pradier,  receveur 
des  reliquats  ;  —  états  des  reliquats  et  ordonnances  des 
intendants  de  1728  à  1757  ;  —  blâmes  et  débats  du 
compte  des  consuls  de  1720. 


C.  2327.  (Liasse.)  -—  10  p.,  parch.  ;  76  p.,  papier. 

1716-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Issoire.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  reliquats.  —  Pièces  justi- 
ficatives des  comptes  rendus  par  le  s' Pradier,  receveur^ 
des  reliquats  (Des  six  comptes  rendus  par  ce  receveur, 
on  ne  retrouve  que  le  premier,  arrêté  par  M.  Rossignol^ 
intendant,  en  1739,  à  1,818  liv.  2  sols  2  den.  de  recette 
et  1,718 liv.  2  sols  2  den.  de  dépense);  parmi  les  dé- 
penses on  remarque  :  les  sommes  payées  de  1753  à  1764 
à  J-B.  Aulterroche,  pour  les  gages  de  son  oflïîce  de  lieu- 
tenant du  roi  en  la  ville  d'Issolre, 


C.  2328.  (Liasse.)  —  43  pièces,  papier;  1  cachet. 

16S4-1779.  —  Affaires  communales.  —  Jabrun.  — 
Jax.  —  Jabrun  :  ordonnance  de  l'Intendant ,  du 
2  nov.  1751,  confirmant  l'adjudication  des  travaux  à 
faire  pour  rétablir  la  couverture  de  l'église  de  Jabrun,. 
et  ordonnant  l'imposition  de  la  somme  de  331  liv., 
montant  de  ladite  adjudication;  analyse  de  pièces  rela- 
tives à  la  refonte  d'une  cloche  par  le  s'  Limaux,  fon- 
deur, au  prix  de  72  liv.  —  Jaleyrac  :  procès-verbaux 
de  défrichements  dans  les  paroisses  de  Jaleyrac,  Ar- 
ches,  Saint-Projet,  Saint-Chamant,  dressés  par  M.  de 
Tournemire,  subdélégué  à  Mauriac;  ordonnances  de 
r Intendant  enjoignant  aux  usurpateurs  de  se  désister 
dans  huitaine,  1750-1751.  —  Javaugues,  réparations  i^u 
presbytère:  requête  d'Antoine  Rigaud,  curé;  devis; 
procès- verbal  d'adjudication;  ordonnances  de  rinten- 
dant;  correspondance  de  M.  Guey filer  avec  l'Intendant» 
1773-1779;  rôles  de  répartition  de  la  dépense  en  trois 
années  de  1774  à  1776,  à  raison  de  185  liv.  10  sols  pour 
chacune;  M.  du  Crozet  de  Cuminîac,  imposé  pour 
31  liv.  ;  les  héritiers  et  biens-tenants  de  Mathieu  Sa- 


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SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


317 


rot,  8  liv.  10  sols  6  den.  ;  le  chapelain  de  l'Homme  d'ar- 
mes, 2  liv.  8  sols;  —  déclaration  du  s""  Cl.  Delolme, 
1684,  attestant  qu'il  n'y  a  aucuns  deniers  communs 
dans  la  paroisse  de  Jayaugues.  —  Jax  :  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  15  janvier  1736,  condamnant  Pierre  de 
la  Veyssière,  s'  de  Lolière,  à  se  désister,  au  profit  des 
habitants  du  village  de  Chastanuel,  des  prés  mention- 
nés dans  un  contrat  de  vente  du  24  nov.  1658  et  dans 
un  contrat  d'échange  du  16  avril  1695,  ainsi  que  des 
parties  usurpées  par  ses  auteurs  dans  les  communaux 
dudit  village;  —  lettre  de  M.  Olier,  1759  et  mémoire 
au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants  de  la 
paroisse  de  Jax  et  François  Garnier,  du  lieu  de  Man- 
daix,  succursale  d'Aurouze,  paroisse  de  Mazerat-la- 
Brequeulhe,  relativement  à  la  propriété  d'un  bois  fai- 
sant partie  du  bois  des  Ressoules  ou  du  Marchedial. 


C.  2329.  (Liasse.)  —  18  p.,  papier. 

1716-t7Sft.  —  Affaires  communales.  —  Job.  — 
Jou-sous-Montjou.  —  Job  :  requête  d'Amable  et  Jac- 
ques Yimal,  fabricants  de  papier  aux  moulins  du 
Champ-de-Clure ,  paroisse  d'Ambert ,  se  plaignant  de 
défrichement  du  communal  de  la  Pirouha,  dans  la  pa- 
roisse  de  Job  ;  procès-verbal  dressé  par  M.  Madur,  1736  ; 

—  usurpations  dans  les  communaux  de  La  Tour-Goyon, 
1755-1756  ;  —  notes  au  sujet  d'une  procédure  contre  le 
S' de  Chalmazel,  1775  ;  l'objet  n'en  est  pas  spécifié  ;  — 
requête  de  Cl.  Dauphin,  demandant  à  être  remplacé 
dans  la  charge  de  syndic  du  bourg  de  Job,  qu'il  exerce 
depuis  4  ans  :  correspondance,  délibérations,  1782  ;  — 
notes  relatives  à  des  usurpations  de  communaux,  1782. 

—  Jou-sous-Monljou  :  analyse  d'une  requête  du  curé 
demandant  une  augmentation  de  la  somme  allouée  pour 
son  loyer,  1785. 


C.  Î330.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier,  dont  0  cahiers 

de  76  feuillets. 

t6M-t77ft.  —  Affaires  communales.  —  Joze.  — 
Délibération  du  25  mars  1767,  déchargeant  les  officiers 
municipaux,  qui  avaient  été  nommés  précédemment,  de 
leur  office,  attendu  que  la  paroisse  n*est  pas  assez  con- 
sidérable pour  avoir  des  officiers  municipaux,  réglant 
la  manière  dont  les  consuls  devront  administrer  les 
biens  communaux;  il  est  également  question  dans 
4$et  acte  de  la  nomination  d'un  vicaire  ;  —  ordonnance 
de  M.  de  Montyon,  intendant,  du  27  juin  1768,  or- 
donnant que  dans  une  assemblée  de  la  paroisse  d'Uriat 


et  Joze,  il  sera  proposé  trois  sujets  «  pour  l'un  d'eux 
»  être  choisi  pour  remplir  pendant  trois  ans  la  charge 
»  de  receveur  des  revenus  patrimoniaux  de  ladite  pa- 
>  roisse,  dont  il  rendra  compte  par  devant  nous  à  lad. 
»  communauté  »  ;  les  baux  seront  faits  à  l'avenir  en 
public  et  au  rabais  par  le  s' Fournier  ;  il  sera  dressé  un 
état  des  charges  et  revenus  ordinaires,  et  le  receveur 
ne  pourra  acquitter  aucune  autre  dépense  que  sur  des 
ordonnances  particulières  qui  seront  à  cet  effet  expé-i 
dLées  ;  —  lettre  de  M.  Gros,  1755,  au  sujet  de  la  nomi- 
nation de  gastiers  ;  •—  contestation  au  sujet  du  bateau 
de  Joze  qui  appartient  par  moitié  aux  habitants  dudit 
Joze  et  au  duc  de  Bouillon,  les  habitants  demandent  à 
ce  dernier  de  désigner  un  fermier  et  de  contribuer  aux 
réparations  indispensables,  1775;  —  lettre  de  M.  Urion, 
du  12  juin  1749,  au  sujet  d*une  entreprise  du  curé  qui 
prétend  s'appropiier  un  noyer  planté  dans  un  terrain 
communal;  — délibérations,  lettres  de  M.  Gros,  subdé- 
légué à  Maringues,  etc.,  au  sujet  des  réparations  à  faire 
au  presbytère  de  Joze,  1754-1755  ;  —  ordonnance  de 
M.  Trudaine,  intendant,  du  19  nov.  1733,  enjoignant 
aux  consuls  de  Joze  des  années  1720  et  suivantes  jus- 
ques  à  1733,  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  —  autre 
ordonnance  sur  le  même  sujet  de  M.  Rossignol,  du 
19  août  1749,  relative  au  compte  des  consuls  de  1720  à 
1748;  lettres  de  M.  Gros;  —  ordonnance  de  M.  de  Bal- 
lainvilliers,  du  28  févr.  1763,  pour  obliger  les  consuls 
de  1740  à  1762  à  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  — 
compte  des  consuls  de  1684  :  recette,  778  liv.  7  sols  et 
48  setiers  blé  conseigle,  mesure  de  Joze;  dépense, 
897  liv.  7  sols  6  den.  et  24  setiers  blé  ;  la  recette  se 
compose  de  la  ferme  du  communal  du  Grand  Vieux 
Allier,  400  liv.  ;  vente  de  26  setiers  de  conseigle,  67  liv. 
12sols;accensedu  petit  communal,  39  liv.  15  sois; 
accense  du  communal  api)elé  les  Couleyras  de  Leytrou, 
165  liv.  ;  accense  du  four  banal,  48  setiers  conseigle  ; 
accense  du  communal  de  Las  Couleyras  Neuves,  37  liv.  ; 
accense  du  pacage  du  Plot,  30  liv.;  accense  du  pacage 
de  La  Charreyre  du  Broudet,  9  liv.  5  sols  ;  pacage  des 
communaux  de  Médague,  12  liv.  reçues  du  métayer  et 

9  liv.  de  M"®  de  La  Gravière  ;  vente  du  vieux  bateau, 
19  liv.  Parmi  les  dépenses,  on  remarque  :   137  liv. 

10  sols  pour  la  moitié  de  Tachât  d'un  bateau  à  G.  Chap- 
pus,  dit  Grillon,  charpentier  à  bateaux  du  lieu  de 
Yialle  ;  plusieurs  sommes  dépensées  pour  la  visite  dudit 
bateau;  18  liv.  11  sols  pour  le  rétablissement  du  port 
détérioré  par  les  glaces;  57  sols  pour  le  déplacement 
du  port  ;  3  liv.  pour  les  douze  messes  du  Saint-Esprit  ; 
la  plupart  des  articles  de  dépense  ci-dessus  sont  réduits 
par  les  auditeurs  des  comptes;  -*  compte  de  1685;  parmi 
les  dépenses  on  remarque  une  somme  de  3  liv.  10  sole. 


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^  318  ARCHIVES  DU 

payée  au  s'  Falevard  pour  la  >copie  d'un  titre  accordant 
aux  habitants  droit  de  pêche  dans  les  rivières  d'Al- 
lier et  d'Artière,  moyennant  un  cens  annuel  de  3  H  y. 

.  payé  au  duc  de  Bouillon;  51  liv.  10  sols  pour  répara- 
tion à  la  maison  de  ville  appelée  du  S.  Esprit;  —  compte 
rendu  par  les  consuls  de  1686;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  :  3  quartons  froment  et  3  livres  argent  pour 
cens  dus  au  duc  de  Bouillon;  400  liv.  pour  la  répa- 
ration du  presbytère;  —  jugement  de  reddition  de 
compte,  pour  les  consuls  de  1685  et  1686,  par  le  châte- 
lain de  Joze  ;  —  comptes  des  consuls  de  1687  et  1688; 
—  compte  des  consuls  de  1689;  recette,  634  liv.  8  sols 
4  den.  ;  dépense,  592  liv.  8  sols  9  den.  ;  parmi  les  dé- 
penses on  remarque  une  somme  de  55  liv.  d'une  part 

.  et  39  liv.  d  autre  i)art  pour  faire  nettoyer  la  rivière 
d* Allier  dans  le  nouveau  lit  qu'elle  a  fait  depuis  le  der- 
nier débordement,  afin  de  la  rendre  navigable  pour 
le  transport  des  chanvres  du  roi  ;  —  quittance  de 
l'année  1762. 


PUY-DE-DOME. 

réparations  au  presbytère  :  délibérations,  ordonnances 
de  l'Intendant,  arrêt  du  Conseil,  correspondance  de 
1767  à  1770;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  411  liv. 
4  sols  8  den.  dans  lequel  sont  compris  :  Jean  Laparra, 
potier  d'étain,  pour  2  liv.  8  sols  ;  Pierre  Deldevez, 
porteur  d'eau  à  Paris,  pour  1  liv.  3  sols  6  den.  ;  M.  de 
Bellecombe,  é<;uyer,  pour  son  domaine  de  Nozières. 
qu'il  fait  valoir  par  valets  et  domestiques.  19  liv.  12  sols 
3  don. 


C.  2331.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parch.;  82  p.^  papier,  dont  1  cahier 

de  27  feuillets. 

1757-1790.  —  Affaires  communales.  —  Jullian- 
•ges-Jussat.  —  Jullianges  :  réfection  de  la  couverture  du 
clocher  ;  requête  du  curé  et  des  marguilliers,  délibéra- 
tions, correspondance,  devis  ;  adjudication  au  prix  de* 
1,000  livres  ;  arrêt  du  Conseil,  du  11  sept.  1759,  approu- 
vant ladite  adjudication  et  ordonnant  l'imposition  de  la 
dépense.  —  Jumeaux  :  lettre  de  M.LafontdeSaint-Mart, 
subdélégué  à  Issoire,  1780,  au  sujet  des  communaux  de 
Jumeaux  :  cette  communauté  est  propriétaire  d'un 
ancien  bois  que  Ton  défricha  il  y  a  près  de  25  ans, 
«  le  produit  a  fourni  à  cette  communauté  les  moyens 
»  de  faire  face  aux  dépenses  de  l'érection  d'une  cure 
»  dans  leur  village,  de  Tagrandissement  d'une  chapelle 
»  qui  sert  d*église  paroissiale  et  de  la  construction  d'un 
»  presbytère  »  ;  mais  ils  s'aperçurent  qu'à  la  longue,  le 
terrain  étant  en  pente  était  entraîné  par  les  eaux 
dans  le  ravin,  et  que  les  orages  faisaient  déborder  le 
ruisseau,  ils  ont  résolu  de  cesser  les  défrichements,  mais 
les  colons  à  qui  Ton  a  affermé  s'y  opposent;  les  habitants 
sont  autorisés  par  l'Intendant  à  remettre  les  choàes  en 
leur  ancien  état.  —  Janhac  :  devis  des  réparations  à 
faire  dans  l'église  en  1770,  comprenant  réfection  de  la 
toiture,  pavage,  restauration  d^s  balustrades  de  deux 
chapelles,  dédiées  l'une  à  Notre-Dame,  l'autre  à  la 
décollation  de  saint  Jean,  etc.  ;  les  travaux  estimés 
1,060  liv.  sont  remis  à  des  temps  meilleurs  ;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  M.  Pages  de  Vixouzes.  —  Jussat  : 


C.  2332.  (Liasse.)—  2  pièces,  parch.  ;  22  pièces^  papier. 

17S6-1760.  —  Affaires  commqnales.  —  Labes- 
sette.  —  La  Capelle-en-Vezie.  —  Labessette  :  défriche- 
ment d'une  partie  du  communal  du  Sauvage  ;  corres- 
pondance de  M.  de  Mallessaigne,  subdélégué  à  Bort, 
ordonnance  de  l'Intendant  contre  les  usurpateurs,  1752- 
1753.  —  La  Brousse  (élection  de  Brîoude)  :  réparations 
à  réglise  et  au  clocher  de  cette  paroisse,  correspondance 
de  M.  de  Mombriset ,  subdélégué  à  Brioude  ;  arrêt  du 
Conseil,  du  25  juin  1759,  approuvant  l'adjudication  des 
travaux  et  ordonnant  l'imposition  de  la  dépense  ;  rôle 
de  répartition  de  la  somme  de  422  liv.  12  sols  8  den. 
dans  lequel  sont  compris  :  M.  Barentin  de  Montchal, 
haut  justicier,  pour  25  liv.,  le  prieur  décimateur  pour 
14  liv.  ;  les  autres  cotes  varient  de  10  sols  à  40  liv.  ; 
procès- verbal  de  réception  des  ouvrages.  —  La  Capelle- 
Barrès  :  lettre  de  M.  Desclauzel»  1752,  au  sujet  de 
l'usurpation  d'une  partie  du  chemin  qui  va  de  Chatours 
à  la  Capelle-Barrès  ;  —  requête  du  curé  au  sujet  de  son 
presbytère,  1752.  —  La  Capelle-en-Vezie  :  lettre  de 
M.  Senezergues,  avocat  du  roi  à  Aurillac,  adressant  à 
l'Intendant  une  requête  des  habitants  de  La  Capelle- 
en-Vezie,  1736. 


Q.  2333.  (Liasse.)  —  100  pièces,  papier;  1  cachet. 

1655-1755.  — Affaires  communales.  —  La  Chaise- 
Dieu.  —  Lettres  de  M.  de  La  Vernède,  1753,  au  sujet 
d'usurpations  communales  ;  —  projet  de  palissades 
pour  fermer  les  faubourgs  de  La  Côte-de-Baniche  et  de 
Saint-Martin,  1721  ;  —  requête  d'André  Brivadis»  de- 
mandant le  paiement  des  travaux  qu'il  a  faits  &  la  fon- 
taine, 1731-1733  ;  —  lettre  de  M.  Nempde,  1738,  propo- 
sant une  imposition  de  25  liv.  pour  le  logement  du  curé» 
attendu  qu'il  n'y  a  pas  de  presbytère  à  La  Chaise-Dieu  ; 
—  plaintes  du  s^  Richard,  se  disant  maître  d'école  à  La 
Chaise-Dieu,  au  sujet  d'un  procès  qu'il  a  eu  en  la  juri- 
diction consulaire  da  Brioude  et  dans  lequel  il  a  suc- 


J 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


819 


combé;  M.  Nempde,  subdélégué,  1740,  répond  que  le 
8'  Richard  a  l'esprit  aliéné  ;  —  procédure  contre  le  bailli 
et  les  habitants  de  La  Chaise-Dieu,  dirigée  par  M.  Yais^ 
tsière,  élu  à  Saint-Flour,  subdélégué  pour  le  département 
d'Auvergne  de  M.  Leyet,  commissaire  nommé  par  arrêt 
du  Conseil;  les  habitants  sont  accusés  d'avoir  fisiit  rébel- 
lion contre  les  agents. des  Fermes  et  d'avoir  fait  évader 
un  faux  saunier  ;  corrrespondance  à  ce  sujet  de 
MM»  Olier,  subdélégué  à  La  Chaise-Dieu;'  Tassy  de 
Montluc,  subdélégué  à  Saint-Flour;  Vaissière,  élu  à 
Sain^Flour,  et  de  l'Intendant  ;  interrogatoires,  1742  ; 

—  lettres  de  M.  OHer,  1755,  au  sujet  de  la  sonnerie  des 
cloches  en  temps  d'orage  :  le  peuple  assemblé  dans 
l'église  y  fait  beaucoup  de  désordre  en  ces  occasions  ;  il 
se  soulèverait  si  les  religieux  tentaient  de  s*opposer  à 
cet  usage  dans  lequel  il  a  la  plus  grande  confiance,  mais 
on  pourrait,  pour  éviter  le  désordre,  nommer  des  son- 
neurs à  gages;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  l*^  avril 
1671,  pour  la  liquidation  des  dettes  de  La  Chàise-Dieu, 
s'élevant  à  4,540  liv.  en  principal  et  985  liv.  d'intérêts; 
les  charges  ordinaires  sont  aussi  fixées  par  ledit  arrêt, 
on  remarque  5  liv,  pour  les  gages  de  l'organiste;  — 
délibération,  du  5  nov.  1662,  décidant  de  donner  une 
chambre  au  maitre  d'école  à  raison  de  20  sols  par  mois  ; 

—  comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes  des 
consuls  de  1655  à  1672  ;  —  quittances  de  1743. 


G.  2334.  (Liasse.}  —  79  pièces,  papier^  dont  3  plans  ;  i  cachet. 

■ 
1684-1796.  —  Affaires  communales.  —  La  Cha- 

pelle-Agnon.  —  La  Chapelle-sur-Usson,  —  La  Chapelle- 
Agnon  :  avis  de  M.  Tardif  Saint-Pardoux,  subdélégué  à 
Saint- Amant-Roche-Savine ,  1782,  au  sujet  d'une 
demande  de  François  Claustre,  consul  et  syndic  de  La 
Chapelle- Agnon,  d'être  déchargé  du  syndicat  ;  —  de- 
mandes semblables  d'Antoine  Cros  et  de  Damien  Roche 
en  1786  et  1787;  ^  défrichements  dans  les  communaux 
appelés  La  Cottas,  Rapan,  Braghas  :  plainte  d'Antoinette 
Dumas,  veuve  Gladel,  propriétaire  du  domaine  de 
Saigne- Belle  en  la  paroisse  de  La  Chapelle- Agnon , 
signalant  à  l'Intendant  ces  usurpations  qui  diminuent 
rétendue  du  pacage;  procès- verbal  dressé  par  Sébastien 
Boudai,  bailli  de  Boissonnelle  et  Meymont,  subdélégué 
de  llntendant,  1738;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
16  août  1752,  contre  les  particuliers  qui  ont  fait  des 
défrichements  dans  les  communs  dépendant  du  village 
de  Mayet  ;  —  défrichements  dans  le  communal  appelé 
du  Bois  de  Las  Pradelles,  dépendant  des  villages  de 
Charobert,  Montmy  et  Barrissal,  1753-1754  ;  — •  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  8  nov.  1761,  contre  ceux  qui 
ont  usurpé  dans  les  communaux  du  village  de  Clover-» 


gheat  ;  —  nomination  d'un  syndic,  1784,  par  les  habi- 
tants du  village  de  Tussigères,  à  l'effet  d'intervenir  dans 
un  procès  relatif  à  des  communaux  usurpés.  —  La 
Chapelle-Bertin  :  lettres  de  M.  Talemandier,  subdélégué 
à  Langeac,  au  sujet  d'une  requête  des  habitants  pour  le 
rétablissement  de  leur  église,  1731.  —  La  Chapelle- 
d'Alagnon  :  certificat  des  collecteurs,  1684,  attestant 
que  la  paroisse  n'a  aucuns  deniers  communs  et  qu'au- 
cune imposition  n'a  été  faite  depuis  plusieurs  années  ; 

—  lettre  de  M.  Tassy  de  Montluc,  au  sujet  de  contesta- 
tions entre  le  s'  Teilhard,  gendarme  de  la  garde  et  les 
habitants  de  La  Chapelle-d'Alagnon,  Maimargues .  et 
Saint-Loup  au  sujet  de  leurs  pacages  communs  ;  — 
construction  du  presbytère  :  requêtes  du  curé  en  1747 
et  1767;  on  reconnaît  que  le  curé  est  très  mal  logé,  mais 
on  l'invite  à  attendre  des  temps  meilleurs,  car  la  pa- 
roisse est  très  pauvre;  nouvelles  requêtes  en  1770,  déli- 
bérations; avis  de  M.  Ruynes  :  la  somme  de  200  liv.  par 
an  pendant  6  ans  qu'on  demande  «  ne  sauroit  gêner 
>  cette  paroisse  qui  est  bonne  et  pécunieuse,  et  ce  pau^ 
»  vre  curé  est  le  plus  mal  logé  du  diocèse  »  ;  devis  esti- 
matif, plans,  correspondance.  —  La  Chapelle-Geneste  : 
requête  de  Jean  Amadeuf,  curé,  demandant  des  répara- 
tions au  presbytère  ;  lettre  de  M.  Teyras  à  ce  sujet,  1736. 

—  Là  Chapelle-Laurent  :  certificat  des  collecteurs,  1684, 
attestant  que  la  paroisse  n'a  pas  cle  dettes  et  n'a  imposé 
depuis  trente  ans  aucuns  deniers  communs.  —  I^  Cha- 
pelle-Marcousse  ;  réparations  au  presbytère,  requête  du 
s'  Peydière,  curé;  délibérations;  correspondance  de 
M.  Lafont  de  Saint-Mart,  subdélégué  ;  devis,  adjudica- 
tion des  travaux  au  s' Peydière,  curé,  au  prix  de  200  liv.  ; 
rôle  de  répartition  de  la  somme  de  206  liv.  13  sols 
4  den.  en  1777  ;  procès-verbal  de  réception  des  travaux 
en  1781; —  requête  des  habitants  demandant  à  se 
pourvoir  contre  les  prétentions  du  s^  Viallard,  qui  veut 
les  empêcher  de  passer  dans  le  pré  de  La  Ribeyre  et 
dans  les  autres  héritages  dépendant  du  domaine  de 
Cheylane,  pour  se  rendre  à  l'église  paroissiale  de  La 
Chapelle,  1786  ;  sur  l'avis  du  subdélégué,  la  délibéra- 
tion n'est  pas  homologuée  parce  qu'elle  est  datée  d'un 
jour  ouvrier  et  qu'elle  a  été  faite  chez  un  notaire  dont 
la  résidence  est  à  plus  de  deux  lieues  du  chef-lieu.  — 
La  Chapelle-sur-Usson  :  lettre  de  M.  Jouzencie,  1743,  au 
sujet  des  réparations  du  presbytère. 


C.  2338.  (Liasse.)  —  41  pièces,  papier. 

f  711.1781. — Affaires  COMMUNALES. — La  Chaulme. 
— LaGodivelle.— LaChaux  (probablement  La  Chaulme, 
canton  de  Saint-Anthême)  :  contestation  entre  les  habi- 
tants et  les  religieux  de  La  Chaise-Dieu  au  sujet  des 


^ 


330  ARCHIVES  DU- 

dîmes,  1776,  les  bénédictins  prétendant  percevoir  la  11' 
gerbe;  les  habitants  «  que  les  redevances  imposées-sur 
»  les  héritages  de  la  paroisse  tenaient  lieu  de  dime  et 
»  la  représentent  »;  —  requête  des  habitants,  1780,  ex- 
posant que,  par  acte  du  14  juin  1776,  4,  ils  ont  abonné 

>  les  dixmes  avec  les  religieux  de  La  Chaise-Dieu, 

>  moyennant  15  setiers  de  seigle  payables  par  les  pos- 

>  sédants  fonds  au  prorata  de  leurs  propriétés,  mais  que 

>  la  plus  part  se  refusant  à  payer  leur  cotte  part,  ils  se 
»  voyent  menacés  de  frais  immenses,  et  pour  les  éviter 
»  ils  ne  voyent  d'autres  moyens  que  de  faire  diviser  cette 
»  dixme  par  un  expert  »  ;  on  choisit  le  s'  Pougheon, 
féodiste»  pour  faire  le  régalement,  1781. —  La  Crouzille  : 
demande  de  décharge  du  syndicat,  1781.  —  Ladinhac  : 
lettre  de  M.  Sadourny,  1731,  au  sujet  d'une  demande 
de  réparations  à  l'église  ;  —  nouveau  projet  de  restau- 
ration en  1769-1770,  qui  ne  peut  aboutir  par  la  pau- 
vreté des  habitants.  —  La  Forest  :  note  relative  à  un 
traité  entre  les  habitants  de  cette  paroisse  et  M.  de 
Saint-Fargeaud,  au  sujet  de  la  jouissance  d'un  bois 
qu'ils  possèdent  par  indivis;  —  notes  et  analyses  de 
pièces  relatives  aux  réparations  de  l'église  en  1752  :  une 
partie  des  murs  de  la  nef  est  en  ruines,  on  sera  égale- 
ment obligé  de  réparer  le  chœur,  mais  ces  derniers  tra- 
vaux  doivent  être  à  Ja  charge  du  commandeur  de 
Tortebesse;  pour  parvenir  à  payer  la  dépense,  la  pa- 
roisse se  propose  de  vendre  au  s'  de  Saint-Fargeaud  six 
septerées  d'un  mauvais  communal  inutile  aux  habi- 
tants; —  reconstruction  du  presbytère,  détruit  par  un 
incendie  en  1773  :  requête  de  Michel  Meridier,  curé,  en 
1777;  délibérations,  ordonnance  de  l'Intendant,  corres- 
pondance de  M.  Maignol  ;  adjudication  au  prix  de  560 
liv.  ;  rôles  de  répartition  de  la  dépense.  —  La  Forie  : 
lettre  de  M.  Madur,  1740,  au  sujet  d'une  planche  à 
réparer  sur  le  ruisseau  qui  traverse  ladite  paroisse.  — 
LaGodivelle  :  projet  de  règlement  du  pacage  dans  les 
communaux,  1759-1776. 


G.  2336.  (Liasse.)—  3  p.,  parch.;  96  p.,  papier. 

1651-1786.  — Affaires  COMMUNALES.  —  La  Mey- 
rand.  —  La  Moutade.  —  La  Meyrand  :  contestation  entre 
les  habitants  de  cette  paroisse  et  le  s'^  Semier,  proprié- 
taire du  domaine  de  Montaigut  au  sujet  du  pacage 
de  la  montagne  de  Reboisson,  1741  :  le  curé  ayant  per- 
suadé aux  habitants  que  le  s'  Semier  n'avait  pas  droit 
de  pacage  dans  cette  montagne,  ils  chassèrent  violem- 
ment les  troupeaux  dudit  Semier  ;  avis  de  M.  Lafont: 
le  s*"  Semier  c^yant  produit  des  reconnaissances  féodales 
de. 1151,  1571  et  1612  qui  sont  en  sa  faveur,  l'Intendant 


PUY-DE-DOME. 

défend  aux  habitants  de  La  Meyrand  de  Caire  aucunes 
poursuites  contre  ledit  s'  Semier;  —  lettre  de  M.  La- 
font, 1742,  au  sujet  de  communaux  défrichés.  —  La 
Mothe  :  lettre  de  M.  de  Montchal ,  du  84  déc.  1757, 
adressant  à  l'Intendant  une  délibération  par  laquelle 
les  habitants  de  La  Mothe  proposent  de  vendre  une  mai- 
son qui  appartient  aux  pauvres,  et  d'en  employer  le 
prix  «  d'une  façon  solide  et  conforme  à  leurs  intérêts  », 
afin  d'éviter  300  liv.  de  réparations  que  la  communauté 
n'est  pas  en  état  de  supporter  ;  autorisation  de  Tln*- 
tendant; — lettres  de  M.  de  Montchal' à  l'Intendant, 
1737,  au  sujet  des  voies  de  fait  commises  par  les  habi- 
tants de  La  Mothe,  qui  ont  été  couper  les  arbres  dans 
un  pré  qu'il  avait  fait  planter  en  verger  ;  il  se  plaint 
que  c'est  le  s'  Boyer,  prêtre,  qui  a  excité  le  peuple  ; 
«  cette  aventure  s'est  rencontrée,  ajoute-t-il,  un  jour 
»  qui  devait  se  passer  plus  joly ment  ;  ils  avoient  chanté 
»  le  matin  un  Te  Deum  en  actions  de  grâces  pour  la 
»  naissance  d'un  fils  que  le  Seigneur  vient  de  medon- 
»  ner,  et  une  petite  fête,  qui  se  donnoit  ensuite  par  les 
»  ofBciers  de  ma  justice,  a  été  interrompue  par  cette 
»  bagarre  »  ;  M.  de  Montchal  indique  à  llntendant  que 
s'il  était  possible  de  faire  une  imposition  sur  la  pa- 
roisse, cela  les  punirait  mieux  que  toute  autre  chose: 
non  pas  qu'il  veuille  profiter  de  cette  imposition,  €  mais 
»  je  vous  supplie  toujours  de  donner  des  ordres  bien 
»  sévères,  car  ce  seroit  ruiner  ces  gens-là  que  de  les 
»  exposer  à  un  procès  que  je  gagnerois  contre  eux  si  je 
>  l'entreprenois  »;  copie  d'une  lettœ  écrite  par  M.  de 
Montchal  aux  habitants  de'  La  Mothe  leur  déclarant 
qu'il  a  bien  examiné  son  .droit  avant  d'entreprendre  de 
planter  le  pré  rond,  et  que  ce  droit  ne  lui  parait  pas 
douteux  ;  ils  pourraient  rapporter  le  titre  dont  ils  par- 
lent s'il  n'était  pas  faux  qu'il  y  en  eût  un;  —  lettre  de 
M.  Rochette,  subdélégué  à  Brioude  :  les  habitants  pré- 
tendent que  partie  de  ce  pré  était  un  communal,  qu'à 
la  vérité  ils  ont  perdu  le  titre  qui  en  fait  foi,  mais  qu'on 
le  retrouverait  dans  les  archives  de  M.  de  Montchal, 
dans  le  troisième  cartulaire  ;  le  vicaire  de  La  Mothe 
assure  l'y  avoir  lu,  et  que  c'est  à  cette  occasion  que  le 
seigneur  de  La  Mothe  modéra  pour  les  habitants  le 
passage  du  bateau;  l'Intendant  ordonne  une  imposition 
de  80  liv.  sur  la  paroisse  en  dédommagement  des  arbres 
qu'ils  ont  coupés  ;  —  lettre  de  M.  de  Montchal,  du  12 
nov.  1752,  adressant  à  l'Intendant,  pour  être  approuvée, 
une  délibération  des  habitants  de  La  Mothe  portant 
règlement  des  pacages  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
14  août  1770,  ordonnant  l'imposition  d'une  somme  de 
350  liv.,  «  ensemble  les  8  deniers  pour  livre  d'icelle»,» 
pour  les  réparations  des  pavés  et  chemins  du  bourg  de 
La  Mothe  ;  —  refonte  de  deux  cloches  ;  correspondance 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


321 


à  ce  sujet  de  M.  Rossignol  avec  M.  de  Mombriset,  1743; 
•^  quittances  délivrées  aux  habitants  de  La  Mothe  par 
les  receveurs  des  tailles  pour  les  tailles  ^t  autres  impo- 
sitions payées  par  eux  en  1653,  1657,  1662, 1680.  —  La 
Moutade  :  nomination  d'un  syndic  à  l'effet  de  pour- 
suivre les  religieuses  de  la  Visitation  de  Riora  en  resti- 
tution d'un  chemin  qu'elles  ont  usurpé,  1780  ;  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  11  juillet  1786,  ordonnant  l'impo- 
sition d'une  somme  de  1,000  liv.  en  deux  années  sur  la 
collecte  de  La  Moutade,  pour  payer  les  frais  du  procès 
intenté  auxdites  religieuses. 


C,  2337.  (Liasse.)  —  68  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

llKSS-1785.  —  Affaires. COMMUNALES.  —  Landeyrat 
^  Langeac.  —  Landeyrat  :  lettre  de  M.  de  Mallessai- 
gne,  subdélégué  à  Bort,  1746,  au  sujet  du  partaga  que 
demandent  les  habitants  des  villages  du  Greil  et  de 
Rascoupet  d'une  montagne  dont  ils  jouissent  en  com- 
mun ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  18  fév.  1758, 
rendue,  sur  la  requête  de  François  Dufour,  prêtre  de 
l'Oratoire,  seigneur  de  Landeyrat,  contre  les  usurpa- 
teurs dés  communaux  dudit  lieu  ;  —  défrichements  dans 
les  communaux  du  village  d'Apcher  :  le  si"  Amadieu, 
seigneur  direct  en  partie  des  villages  d'Apcher  et  Bel- 
yezon,  actionne  les  usurpateurs  en  désistement,  et  les 
habitants,  s'autorisant  d'une  consultation  de  M.  Berger, 
avocat,  prétendent  avoir  droit  de  défricher  et  décident 
d'intervenir;  l'Intendant  refuse  de  les  y  autoriser  et 
leur  conseille  plutôt,  ii'ils  jugent  à  propos  de  faire  le 
partage  de  leurs  communaux,  de  solliciter  à  cet  effet  un 
arrêt  du  Conseil  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Inten- 
dant, de  M.  Bleîon,  de  M"'  de  Lastic  de  Pradt,  1786. 
—  Landogne  :  procès-verbal  dressé  par  M,  G.  Georges, 
subdélégué  à  Montaigut,  des  défrichements  opérés  dans 
le  communal  de  Montassoy-chez-Drapier,  dépendant 
du  village  de  Pontaumur,  1745;  —  nomination  d'un 
syndic  par  les  habitants  du  village  de  Vaury  pour  inter- 
venir dans  rinstance  pendante  à  Rioni  au  sujet  des 
communaux,  1779  ;  —  réparations  à  l'cîglise  de  Lando- 
gne: une  somme  de  1,969  liv.  ayant  été  levée  à  cet  effet 
de  1726  à  1729,  on  s'était  mis  en  état  de  faire  lesdites 
réparations,  mais  les  entrepreneurs  s'y  prirent  si  mal 
que  leurs  voûtes  s'écroulèrent,  et  l'on  se  contenta  de 
construire  une  petite  chapelle  pour  assurer  le  service 
divin  ;  lettres  à  ce  sujet  du  curé  et  de  M.  Georges  de 
Montcloux  en  1733  ;  reprise  du  projet ^en  1745;  les  tra- 
vaux sont  adjugés  au  prix  de  2,000  liv.,  on  décide 
d'imposer  seulement  1,006 liv.,. le  surplus  devant  être 
pris  sur  ce  qui  reste  de  la  première  imposition  ;  rôle 
PuY-DE-DÔMB.  —  Série  C. 


de  répartition  de  la  somme  de  1,039  liv.  11  sols  8  den. 
en  1747,  dans  lequel  on  remarque,  parmi  les  exempts 
et  privilégiés  :'M.  le  vicomte  de  Beaune,  imposé  pour 
6  liv.;  le  prince  de  Pons,  pour  5  liv.;  MM.  de  Vialle- 
veloux  et  de  la  Cassière,  pour  4  liv.;  M.  de  Sallemaigne, 
pour  22  liv.;  M.   de  Guymoht,  procureur  du  roi  en 
l'Élection  de  Riom,  pour  24  liv.;  —  requêtes  de  Jean 
Souiller,  curé,  au  sujet  de  son  presbytère,  1783.  — 
Langeac  :  avis  de  M.  de  Boissieux  sur  la  nomination 
d'un  syndic,  1763  ;  requête  du  s'  Dumas,  curé,  deman- 
dant augmentation  de  la  somme  de  45  liv.  qu'il  reçoit 
chaque  année  pour  indemnité  de  logement  ;  M.  Gueyf- 
fier,  consulté,  déclare  l'indemnité  suffisante,  1770;  — 
lettre  à  l'Intendant  au  sujet  des  deniers  d'octroi,  1688; 
les  habitants  déclarent  qu'ils  n'en  ont  aucun  ;  —  arrêt 
du  Conseil  d'État ,  commission  du  Bureau  des  finances 
de  Riom  et  sentence  de  la  Cour  des  Aides,  1633-1635, 
ordonnant  l'imposition  sur  la  ville  de  Langeac  d'une 
somme  de  1,387  liv.  14  sols  6  den.  au  profit  des  s"  Chi- 
rac et  Bellon,  consuls  de  Tannée  1627;  —  ordonnance 
de  M.  de  Sève,  intendant,  du  6  sept.  1643,  pour  la  liqui- 
dation des  dettes  de  la  ville  de  Langeac  ;  —  requête  des 
habitants  à  M.  de  Vaubourg  au  sujet  d'une  créance 
prétendue  sur  la  ville  par  «les  religieuses  de  Sainte- 
Catherine  ;  —  requête  au  même  au  sujet  de  la  nomi- 
nation faitd  dans  une  assemblée  de  la  ville  d'un  nou- 
veau directeur  de  l'hôpital  ;  —  pièces  justificatives  des 
comptes  de  1646  à  1744;  quittance  de  sœur  Anne-Marie 
Martinon,  prieure  «  du  dévot  couvent  Sainte-Catherine- 
de-Sienne  de  Langeac  »,  d'une  somme  de  142  Uv.  7  sols 
6  den.  pour  rentes  à  elles  dues  l'année  1646. 


C.  2338.  (  Liasse.)  —  74  p..  papier,  dont  2  cahiers  de  46  feuillets; 

2  cachets. 

i 

1799'17§5*  —  Affaires  communales.  —  La  Nobre 
—  Lapeyrouze.  —  La  Nobre  :  défrichements  dans  les 
communaux  des  villages  de  Reboisson  et  de  Chassagne: 
procès- verbal  dressé  en  vertu  d'ordonnance  de  l'Inten- 
dant, 1740;  M.  de  Mallessaigne,  consulté,  est  d'avis  que 
ces  communaux  sont  absolument  impropres  au  pacage 
et  qu'il  serait  avantageux  quMls  fussent  défrichés,  mais 
comme  il  faut  pour  cela  le  consentement  nnanime  des 
habitants,  M.  l'Intendant  ne  peut  se  dispenser  de  con- 
damner les  usurpateurs  à  se  désister;  —  procès- verbal 
de  défrichements  dans  les  communaux  du  village  de 
Vallat,  1740  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  24  mars 
1748,  renvoyant  les  habitants  du  village  des  Granges 
à  se  pourvoir  par  devant  l'Intendant  de  Limoges  au 
sujet  de  parties  de  communaux  qu'ils  prétendent  leur 

41 


922 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


appartenir;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  22  mai 

w 

1750 ,  condamnant  les  habitants  do  village  du  Petit- 
Yeilhas  à  se  désister  des  parties  qu'ils  ont  usurpées 
dans  le  communal  du  Fraisse;  —  ordonnance  de  l'In- 
tendant, du  30  juillet  1754,  condamnant  les  particu- 
liers qui  ont  défriché  dans  le  communal  de  Chamey- 
zat;  —  nouveaux  défrichements  dans  les  communaux 
des  villages  du  Grand  et  du  Petit- Veilhas,  1759  :  pro- 
cès-verbaux, oitlonnances  de  l'Intendant;  —  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  25  juillet  1761 ,  contre  un 
particulier  qui  avait  usurpé  dans  le  communal  appelé 
le  Pouch-Jallat;  —  défrichements  dans  les  communaux 
du  village  de  La  Rochette,  1761.  —  Lapeyrouze  :  répa- 
rations à  l'église,  1756;  correpohdance  de  M.  Tailhar- 
dat,  subdélégué  à  Montaigut  ;  rôle  de  répartition  de 
la  somme  de  206  liv.  13  sols  4  den.;  —  projet  de  répa- 
rations à  la  chapelle  de  Saint-Jean-Baptiste,  dite  de 
Comassal,  et  de  clôture  du  cimetière,  1778-1779;  — 
lettres  de  M.  Georges,  au  sujet  des  réparations  du 
presbytère,  1745;  —  requêtes  du  s' Gomot,  curé,  deman- 
dant le  rétablissement  de  son  presbytère  dont  une 
partie  s'est  écroulée,  1783;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  25  juillet  1783,  commettant  M.  Bichard,  sub- 
délégué à  Montaigut,  pour  faire  dresser  procès-verbal 
des  réparations  à  faire  à  l'église  et  au  presbytère  ;  — 
lettres  des  agents  généraux  du  clergé  de  France,  1784, 
au  sujet  de  la  contribution  qu'on  exige  du  curé  pour 
son  presbytère  ;  cela  parait  illégal ,  les  grosses  répara- 
tions étant,  aux  termes  de  l'édit  de  1695,  à  la  charge 
des  paroissiens  «  nonobstant  tous  usages  contraires 

>  auxquels  Sa  Majesté  a  dérc^é  expressément  »;  l'In- 
tendant répond  que  c'est  un  principe  généralement 
suivi  dans  sa  province  de  faire  contribuer  les  curés, 
et  que  ce  principe  est  confirmé  par  plusieurs  arrêts 
du  Conseil  dont  il  adresse  des  extraits;  lettre  des 
agents  généraux  du  clergé  de  France,  du  29  avril  1784, 
protestant  contre  la  jurisprudence  appliquée  par  l'In- 
tendant d'Auvergne  :  les  arrêts  du  Conseil  prouvent  au 
contraire  par  leur  énoncé  même,  que  cette  contribu- 
tion des  curés  est  volontaire  et  non  forcée  ;  «  nous  ne 
»  nous  opposons  point  à  ce  qu'un  curé,  qui  se  trouve 
»  dans  un  des  cas  particuliers  cy  dessus  spécifiés,  fasse 
»  sa  soumission;  mais  il  est  de  l'intérêt  du  Clergé,  il 
»  est  du  devoir  de  notre  ministère  de  veiller  à  ce  qu'on 

>  ne  puisse  en  induire  que  tout  curé  indistinctement 
»  est  tenu  d'une  contribution  personnelle,  et  à  ce  qu'il 
»  ne  s'établisse  une  règle  générale,  un  usage  contraire 

>  à  l'article  22  de  l'édit  de  1695  »;  —  lettre  de  M.  Bi- 
chard, du  14  avril  1784,  exposant  quels  sont  les  reve- 
nus de  la  cure  de  Lapeyrouze  :  80  setiers  de  blé  pesant 
160  liv.  à  10  liv.  le  setier,  années  communes,  soit 


800  liv.,  plus  deux  prés  d'un  revenu  de  150  livre*; 
enfin  200  liv.  de  fondations,  au  total  1,150  liv.,  sur  quoi' 
le  curé  paye  40  liv.  de  décimes  et  250  liv.  à  son  vicaire; 
—  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  931  liv.  14  sols 
6  den.,  imposée,  par  arrêt  du  Conseil  du  15  fôv.  1785,. 
pour  les  réparations  du  presbytère  de  Lapeyrouze. 


^      C  !2339.  (  Liasse.)  —  60  pièces ,  papier,  dont  2  cahiers 

de  24  feuillets. 

17S4-177S.  —  Affaires  communales. —  Laqueuille. 
—  Lettre  de  M.  Ribeyre,  du  14  avril  1734  ,  au  sujet 
de  la  prétention  qu'ont  émise  les  habitants  du  village 
du  Trador  de  clore  un  chemin  qui  va  de  Trader  à  La- 
queuille, sous  prétexte  qu'il  traverse  leurs  propriétés; — 
défrichements  dans  les  communaux  de  Bresson  :  corres- 
pondance; ordonnances  de  l'Intendant,  1738-1739;  — 
différend  entre  les  habitants  de  Laqueuille  et  ceux 
de  Trador,  Fouhet  et  de  LaChabanne,  relativement 
à  leurs  communaux  ;  mémoire  de  M.  Ribeyre  à  ce  sujet» 
1755;  —  analyse  de  pièces  relatives  à  un  procès  entre 
les  habitants  de  Laqueuille  et  ceux  de  Fouaix ,  La  Cha- 
banne  et  autres  villages,  1768  ;  —  délibération  des  ha- 
bitants, du  dimanche  6  août  1769,  au  sujet  de  la  refonte 
d*une  cloche  :  les  consuls  exposent  aux  habitants  «  qu'ils 
»  ont  deubs  s'apercevoir  que,  depuis  que  cette  cloche  n*a 
»  plus  sonné,  ils  ont  essuyé  à  chaque  année  des  pertes 
»  considérables  sur  leurs  récoltes,  ce  qui  donne  lieu  d'au- 
»  gurer  que  c'est  le  seul  motif  qui  a  occasionné  ces  per- 
»  tes;  en  conséquence,  ils  ont  représanté  qu'il  seroit' 
D  nécessaire  qu'elle  fut  refaite,  mais  que  comme  elle 
»  est  très  petite,  et  qu'elle  sera  diminuée  de  beaucoup 

>  par  la  refonte,  il  seroit,  pour  le  bien' de  la  paroisse  et 
»  l'utilité  du  public,  nécessaire  qu'elle  fût  augmentée  de 
»  beaucoup,  tant  par  les  raisons  susdites  que,  parceque 
»  le  lieu  de  Laqueuilhe  se  trouvant  situé  au  pied  des 
»  montagnes,  il  arrive  très  souvent  que  plusieurs  voya- 
»  geurs,  en  temps  d'hyver,  s'écartent  du  chemin,  que, 

>  pour  quoy  prévenir,  il  est  d'uzage  en  tems  de  mau- 

>  vais  tems  qu'on  sonne  la  cloche  pour  que  les  voya- 
»  geurs,  au  son  d'icelle,  puissent  faire  plus  commode- 
»  ment  la  découverte  dudit  lieu  >;  les  habitants  déci- 
dent d'augmenter  la  cloche  d'un  millier  pesant;  — 
traité  avec  Guillaume  Seurot,  fondeur  de  Clermont, 
pour  la  refonte  de  ladite  cloche,  le  15  juin  1770;  la 
fonte  se  fera  à  Clermont  et  les  habitants  devront  trans- 
porter  la  cloche,  à  leurs  frais  ;  —  correspondance  à  ce 
sujet  eatre  l'Intendant  et  M.  de  Mallessaigne;  —  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  29  janvier  1771,  ordonnant  l'im- 
position d'une  somme  de  1,535  liv.   pour  ladite  r^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


d2» 


fonte  ;  rôles  de  répartition  ;  —  travaux  de  charpente 
exécutés  dans  le  clocher  pour  la  pose  de  ladite  cloche, 
1773. 


G.  2340.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch. ;  19  p.,  papier. 

17ft<l-17ft7. —  Affaires  COMMUNALES. —  LaRoche- 
d'Onnezat.  —  Biens  patrimoniaux.  —  Lettres  de  M.  de 
-St-Mesmin,  1747,  au  sujet  des  abus  commis  par  les  fer- 
miers du  four  banal  ;  —  «adjudication  faite  par  M.  Alba- 
rède,  le  9  avril  1780,  des  revenus  patrimoniaux,  savoir 

• 

le  four  banal  et  le  droit  de  courtage  au  prix  de  320  liv.  ; 
le  pré- verger  au  prix  de  300  liv.  ;  —  note  au  sujet  de 
la  prétention  desofBciers  de  justice  de  La  Roche-d'On- 
»ezat  de  faire  l'adjudication  des  produits  du  pré  Vil- 
lars,  dont  jouissait  le  s'  Chambon,  curé,  et  qui  est  ac- 
tuellement entre  les. mains  de  la  commune  par  le  décès 
dii  s'  Chambon  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  décidant 
■que  €  sans  s'arrêter  à  l'adjudication  que  peuvent  avoir 
»  faite  les  juges  du  lieu  de  La  Roche  le  28  fév.  dernier 
»  du  préVillars,  laquelle  demeurera  comme  nonave- 
p  nue,. .  il  sera  procédé  par  le  s""  Albarède,  que  nous 
»  comettons  à  cet  effet,  en  présence  des  habitants,  après 

>  les  proclamations  d'usage,  à  une  nouvelle  adjudica- 
»  tion  »  ;  adjudication  faite  par  ledit  s' Albarède  au  prix 
■de  383  liv.  ;  mémoire  de  M.  Albarède,  rendant  compte 
à  l'Intendant  de  sa  mission  ;  —  note  de  M.  Albo  deChanat 
sur  le  trouble  que  cause  le  s'  Bouboh,  procureur  d'office 
dans  la  paroisse  de  La  Roche  ;  —  lettre  de  l'Intendant 
à  M^'  l'archevêque  de  Toulouse,  du  9  mai  1787,  lui  ren- 
dant compte  de  ce  qui  s'est  passé  à  La  Roche  :  les  habi- 
tants se  sont  pourvus  au  Parlement  pour  faire  confir- 
mer leurç.  délibérations  et  Tadjudication  faite  par  le 
juge  des  lieux;  le  Parlement  a  fait  droit  à  leur  de- 
mande; rintendant  rappelle  que  l'administration  des 
biens  des  communautés  lui  e3t  exclusivement  confiée 
-et  cite  plusieurs  arrêts  du  Conseil  qui  ont  réprimé  des 
tentatives  de  ce  genre  à  Orcet  et  à  Saint-Saturnin;  — 
4irrôt  du  Conseil  d'État,  du  29  sept.  1787,  par  lequel  «  le 
»  Roi  a  cassé  et  annuité,  casse  et  annulle  l'arrêt  du 
»  Parlement  de  Paris,  du  16  avril  dernier  et  dont  il 

>  s'agit,  ensemble  ce  qui  s'en  est  ensuivi  et  pourroit 
«>  s'ensuivre,  ordonne  que  les  ordonnances  du  s' Inten- 
•»  dant  et  commissaire  départi  dans  la  province  d*Au- 
»  vergne ,  des  5  mars  et  25  avril  dernier,  seront  exé- 

>  cutées  selon  leur  forme  et  teneur ,  sauf  appel  au 
»  Conseil  »;  lettre  d'envoi  dudit  arrêt  par  M.  Blondel; 
—  analyse  des  pièces  relatives  à  cette  afiaire  ;  —  analyse 
d'une  délibération,  du  10  juillet  1785,  par  laquelle  les 
Imbitants  de  La  Roche-d'Onnezat  décident  de  former 


opposition  à  la  vente  qui  se  fait  par  saisie  réelle  de 
la  terre  de  Sarliève,  à  l'effet  de  conserver  le  droit 
qu'ils  ont  de  faire  pacager  dans  une  partie  de  la  prairie 
de  Sarliève,  droit  dans  lequel  ils  ont  été  confirmés 
par  arrêt  du  CQnseil  du  30  déc.  1604;  l'Intendant 
approuve  la  délibération. 


C.  2341.  (Liasse.)  —  24  pièces,  papier. 

17S1-1775.  —  Affaires  communales.  —  La  Roche* 
d'Onnezat.  —  Travaux  communaux.  —  Réparations  i 
l'église  :  requête  de  Joseph  Guérin,  curé  de  Saint-Jean- 
de-Merdogne  et  de  Notre-Dame  de  La  Roche-d'Onnezat. 
son  annexe,  de  Michel  Servières,  vicaire  de  la  vicairie 
de  Saint-Mesmin,  et  des  habitants  de  La  Roche,  deman- 
dant €  que  tous  les  gros  décimateurs  dans  l'étendue  de 

>  ladite  annexe  de  La  Roche-d'Onnezat  seront  tenus» 
»  chacun  à  proportion  des  dîmes  dont  ils  jouissent 
»  de  contribuer  de  la  somme  de  435  liv.  pour  les  répa- 

>  rations  du  chœur,  conformément  au  devis  de  Jar- 
»  ton,  architecte  »,  ils  demandent  que  pour  le  surplus 
on  emploie  le  produit  des  adjudications  des  secondes 
herbes  et  les  sommes  à  provenir  des  reliquats  des 
comptes  des  consuls  de  1724  à  1731  ;  —  ordonnance  da 
M.  Trudaine,  du  2  janvier  1732,  faisant  droit  à  cette 
requête  ;  —  mémoire  de  ce  qui  a  été  fait  pour  les  répa- 
rations de  réglise  et  pour  celles  du  four  banal,  1736;  — 
adjudication  des  travaux  à  faire  à  l'église  de  La  Roche, 
le  2d  juillet  1778,  au  profit  du  s'  Rivet,  pour  le  prix  de 
4,700  liv.;  procès-verbal  de  réception  des  travaux;  le 
sieur  Chambon,  docteur  en  médecine  à  Clermont,  prête, 
pour  cet  objet,  à  la  commune  une  somme  de  4,000  liv.; 
—  donation  par  les  s^  Chambon  frères,  à  la  paroisse 
de  La  Roche,  d'une  maison  destinée  à  servir  de  pres- 
bytère ;  —  lettre  de  M.  de  Vergennes,  1786,  annonçant 
à  l'Intendant  que  le  Conseil  d'État,  par  son  arrêt  du 
4  avril  1786,  autorise  la  commune  à  accepter  cette 
donation  ;  —  réparations  au  four  banal,  1736. 


C.  2342.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.;  42  p.,  papier. 

173S-178â.  — Affaires  communales.  —  La  Ror 
che-d*Onnezat.  —  Travaux,  fontaines.  —  Lettre  de 
M.  Trudaine,  du  2  déc.  1733,  demandant  à  M.  d*Or- 
messon  un  arrêt  du  Conseil  qui  autorise  les  travaux  à 
faire  pour  la  conduite  d'une  source  et  la  construction 
d*une  fontaine  à  La  Roche;  le  devis  s'élève  à  3,609  liv.; 
mais  on  trouvera  des  ressources  dans  les  reliquats 
des  comptes  de  1724  à  1731;  il  suffira  d*imposer  Tex- 


324  ARCHIVES  DU 

cédant;  —  lettre  de  M.  d'Ormesson,  du  23  déc.  1733, 
annonçant  qu'il  a  fait  signer  l'arrêt  du  Conseil  qui 
ordonne  une  imposition  de  2^000  liv.  en  deux  années 
à  partir  de  1734;  —  devis  estimatif  des  travaux  néces- 
saires pour  la  construction  d'une  fontaine,  dressé  par 
Philibert  Chaper,  fontaînier  de  Clermont-Ferrand, 
1753  :  la  source  que  Ton  se  propose  de  conduire  à  La 
Roche  naît  dans  une  terre  appartenant  à  M.  Perler 
de  Saint  Mesmin,  conseiller  au  Présidial  de  Clermont^ 
au  terroir  de  Macoan,  justice  de  Merdogne;  elle  pour- 
rait donner  au  moins  quatre  pouces  d*eau;  la  con- 
duite jusqu'à  La  Roche  âerait  de  665  toises;  la  dépense 
s'élèverait  à  3,309  liv.;  adjudication  des  travaux  au 
s'  Chaper;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant 
avec  M.  d'Ormesson  ;'  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
4  mai  1756,  ordonnant  l'imposition  d'une  somme  de 
2,420  liv.  ensemble  des  8  deniers  pour  livre  pour  taxa- 
tion du  receveur  des  tailles  et  frais  de  levée  :  la  dé- 
pense totale  est  dô  3,150  liv  ;  M.  Perier  de  Saint-Mesmin 
et  le  seigneur  de  La  Roche  donnant  70  liv.,  il  restera 
une  somme  de  600  liv.  à  prendre  sur  les  patrimoniaux; 
— ^  rôles  de  répartition  de  la  dépense;  —  requête  de 
Hugues  Gérard  de  Champflour,  conseiller  du  roi  en  la 
Ck)ur  des  Aides  de  Clermont-Ferrand,  seigneur  de  la 
Roche-d'Onnezat,  faisant  observer  que  le  projet  de 
conduite  de  la  source  fait  un  tort  considérable  à  ses 
propriétés,  et  demandant  qu'en  dédommagement  il  lui 
soit  accordé  un  pouce  d'eau  de  ladite  fontaine,  lors- 
qu'elle sera  construite  ;  —  mémoire  sur  l'opposition 
formée  par  les  habitants  de  Merdogne;  on  rappelle 
qu^un  projet  d'établissement  d'une  fontaine  à  La  Ro- 
che, formé  en  1733,  n'avait  pas  abouti  par  suite  du 
départ  de  M.  Trudaîne:  l'affaire  fut  reprise  en  1753; 
les  habitants  de  Merdogne  et  le  sieur  Peghoux,  sei- 
gneur dudit  lieu,  firent  opposition  au  projet;  M.  Perier 
de  Saint-Mesmin  demanda  alors  à  être  reçu  comme 
partie  intervenante,  étant  propriétaire  du  fonds  où 
natt  la  source;  le  fonds,  dit-il,  est  allodial,  il  avait 
donc  le  droit  de  disposer  de  la  source  comme  il  l'a  fait 
et  d'en  faire  la  cession  aux  habitants  de  La  Roche. 
Moyens  des  parties  :  le  bourg  de  la  Roche-d'Onnezat, 
qui  est  composé  d'environ  200  feux  et  de  1,300  à  1.400 
habitants,  n'a  que  cinq  puits  et  aucune  fontaine;  il  y 
a  au  contraire  plusieurs  fontaines  à  Merdogne,  et  la 
source  qu'on  se  propose  de  prendre  est  inutile  aux 
habitants  de  ce  village;  les  habitants  de  M^rdogne 
et  M.  Peghoux  prétendent  au  contraire  que  cette  eau 
leur  est  nécessaire  et  que  M.  de  Saint-Mesmin  no  peut 
plus  en  disposer  dès  qu'elle  est  sortie  de  son  fonds;  les 
habitants  de  La  Roche  se  décident  enfin  à  ne  pas 
prendre  part  à  la  contestation  entre  M.  de  Saint-Mes- 


PUY-DE-DOME. 

min  et  les  habitants  de  Merdogne,  puisque  la  propriété 
est  contestée  et  que  d'autre  part  M.  de  Saint-Mesmin 
exige  une  partie  de  l'eau  conduite  à  La  Roche,  ils  déci- 
dent de  chercher  de  l'eau  ailleurs;  moyens  d'opposition 
de  M.  de  Saint-Mesmin  à  la  délibération  des  habi- 
tants de  La  Roche;  —  requête  des  habitants  de  La 
Roche,  se  plaignant  que  la  fontaine  ne  fournit  pas 
habituellement  les  deux  pouces  d'eau  qui  avaient  été 
promis,  et  que  même,  depuis  quelque  temps,  elle  est 
complètement  tarie;  le  s** Chaper  est  commis  pour  dres- 
ser procès- verbal  des  réparations  nécessaires,  1764; 
le  s^  Chaper  constate  <  que  la  prise  d'eau  de  la  fontaine 
»  de  ladite  parroisse  estoit  entièrement  bouchée  et 
»  étoupée,  de  façon  qu'il  ne  pouvoit  couler  de  l'eau 
»  pour  le  service  des  habitans,  l'eau  de  ladite  cuvette 
»  coulant  toute  dans  le  bassinet  où  est  pratiquée  la 
»  prise,  d'eau  de  la  dame  de  Saint-Mesmin  »  ;  —  re- 
quête de  François  Durand  de  Saint-Cirgues,  écuyer» 
gendre  de  M.  de  Saint-Mesmin,  signalant  les  dégâts 
que  font  aux  tuyaux  de  conduite  les  arbres  plantés 
à  une  trop  faible  distancé  de  ces  tuyaux,  1768;  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  22  déc.  1768,  prescrivant 
l'arrachement  des  arbres  en  question  ;  —  autre  requête 
de  M.  Durand  de  Saint-Cirgues,  rappelant  les  services 
rendus  à  la  paroisse  de  La  Roche  par  son  beau-père, 
M.  de  Saint-Mesmin,  et  se  plaignant  que  la  distribution 
de  l'eau  dans  la  fontaine  de  La  Roche  se  fait  d'une  fa- 
çon si  défectueuse,  que  la  fontaine  qu'il  a  dans  sa  pro- 
priété ne  reçoit  pas  la  quantité  qui  avait  été  promise. 


C.  2343,  (Liasse.)  — 13  pièces,  papier. 

16§4-f  7Sft.  -*  AVPAIRBS  COMMUNALES. —  La  ROChe. 

d'Onnezat.  —  Comptes  des  consuls.  —  État  des  revenus 
et  des  charges  en  1684;  revenus  :  assence  du  four» 
66  liv.  ;  le  four  est  asservi  à  une  redevance  de  2  liv.» 
dont  une  somme  de  20  sols  due  au  s**  Begon,  seigneur 
en  partie  de  La  Roche-d'Onnezat;  la  boutique  du  maré- 
chal appartient  à  la  commune,  la  jouissance  lui  en  est 
abandonnée  gratuitement;  la  commune  [losdède  aussi 
un  «  chazal  de  maison  >  appelé  la  maison  de  ville  et  une 
chambre  y  attenant,  le  tout  a  été  affermé  6  liv.  10  sols 
pour  1685;  les  revenus  s'élèvent  en  1684  à  76  liv,; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  :  16  liv.  au  curé  pour 
son  logement,  20  sols  à  Antoine  Esclache,  trompette  de 
Clermont,  pour  avoir  publié  les  vendanges;  15  sols  au 
gastier;  —  comptes  des  consuls,  de  1722,  1724,  1725, 
1727,  1728,  1729.  1731,  1732;  —  parmi  les  dépenses  de 
1722  on  remarque  32  liv.  pour  la  dorure  de  la  coupe  et 
patène  du  calice  de  l'église;  —  le  compte  de  1724  est 


•  i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


^25 


arrêté  par  M.  Trudaine,  intendant,  à  518  liv.  13  sols 
4  den.  de  recette,  et  à  187  liv.  de  dépense;  —  adjudi- 
cation des  patrimoniaux  en  1738  pour  quatre  années. 


G.  2344.  (Liasse.)  —  42  pièces,  pap.,  dont  i  cah.  de  10  feuillets. 

17S1I-1770.  —  Affaires  communales.  —  La  Roche- 
d'Onnezat.  —  Comptabilité,  reliquats.  —  Ordonnances 
des  Intendants  de  1733  à  1747,  enjoignant  aux  consuls 
des  années  1724  à  1745  de  rendre  compte  de  leur  ges- 
tion; états  des  reliquats  des  comptes  desdits  consuls  ;  — 
blâmes  et  débats  des  comptes  fournis  par  les  consuls  ; 
—  nomination  du  s' Austremoine  Reynaud  pour  rece- 
veur des  patrimoniaux,  1746;  —  pièces  relatives  aux 
reliquats  des  comptes  de  1763  à  1775. 


CL  2345.  (Liasse.)  »  21  pièces,  papier. 

« 

174t-1784.  —  Affaires  communales.  —  Larodde 
—  Lastic.  —  Larodde:  projet  d'ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  3  avril  1743,  contre  les  particuliers  qui  ont 
fait  des  défrichements  dans  les  communaux  de  Com- 
brailleSy  du  bois  Desous-les-Champs ,  du  bois  des  Pa- 
chiers,  de  La  Riste  et  de  Sous^PEsteliadon ,  dépendant 
du  village  du  Mont  ;  —  défirictïements  de  communaux 
dans  les  villages  du  Mont,  de  Lestival,  du  Chaufour  et 
autres,  1749-1750;  —  procès-verbal  d'usurpation  des 
communaux  du  village  de  Chastel,  1757;  —  procès-ver- 
bal des  défrichements  faits  dans  les  communaux  appelés 
Le  Suc  de  Yerneghol,  I^es  Coudercs,  Las  Cpmbas  de 
Mort,  1761,  dressé  par  M.  de  Mallessaigne  sur  la  requête 
de  Guillaume,  marquis  de  Salvert  de  Montrt^non,  baron 
de  La  Rodde;  ordonnance  de  l'Intendant  contre  les 
usurpateurs  ;  —  lettre  de  M"'  de  Verneuil ,  1742 ,  au 
sujet  des  sommes  dues  par  des  habitants  de  La  Rodde 
aux  héritiers  de  M.  de  Nogerette,  abbé  du  Port-Dieu  ; 
lettre  de  M.  de  Mallessaigne  à  ce  sujet;  —  nomination 
d*un  syndic,  1783,  à  Teffet  d'intervenir  au  procès,  pen- 
dant par  appel  en  la  sénéchaussée  de  Clermont ,  entre 
quelques  habitants,  d'une  part,  et  Antoine  Mabru  qui 
veut  s'approprier  un  moulin  appartenant  à  la  commu- 
nauté ;  analyse  d'une  consultation  d'avocats  ;  avis  de 
M.  Bleton  ;  l'Intendant  les  autorise  à  intervenir.  —  La 
Boquebrou  :  1762,  requête  d'un  entrepreneur  se  plai- 
gnant de  n'avoir  pas  été  payé  de  travaux  de  pavage 
'exécutés  par  lui  dans  la  place  publique  ;  avis  de  M.  Pa- 
ges de  Vixouzes.  —  Laroquevieille  :  avis  de  M.  Pages 
de  Vixouzes  sur  le  projet  de  construction  d'une  chapelle 
à  Tldernat;  «  attendu  l'éloignement  de  lëglise  parois- 


»  siale  et  la  difficulté  des  chemins,  surtout  en  hiver  », 
il  pense  qu'il  y  a  lieu  d'autoriser  les  habitants  du  village 
à  se  pourvoir  par  devant  l'Évêque.  —  Lascelle  :  note  de 
M.  Pages  de  Vixouzes,  1761,  au  sujet  de  la  refonte 
d'une  cloche.  —  Lastîc  :  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
30  juillet  1767,  autorisant  les  réparations  à  faire  à 
l'église  de  Lastic. 


I 


C.  23-*6.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier. 

16S0-1789.  —  Affaires  communales.  —  La  Tour. 
—  État  des  dépenses  faites  pour  le  logement  d'un  lieu- 
tenant de  dragons  et  d'un  dragon  qui  ont  demeuré  en 
quartier  d'hiver  à  La  Tour;  plaintes  à  ce  sujet  contre 
les  consuls  de  l'année  1686  ;  —  correspondance  de  M.  Des- 
farges  avec  l'Intendant,  1737,  au  sujet  d'un  projet  de 
construction  d'une  fontaine  à  La  Tour;  le  s' Allais,  fon- 
tainier,  estime  la  dépense  à  1,700  liv.  ;  l'Intendant  fait 
remarquer  qu'il  ne  peut  imposer  une  lielle  somme  qui 
représente  le  double  de  la  taille  supportée  par  la  ville,  et 
demande  si  l'on  ne  pourrait  pas  trouver  quelque  res- 
source ;  —  lettres  de  M.  de  Mallessaigne  sur  le  même 
sujet,  1737:  l'adjudication  des  travaux  de  la  fontaine 
est  faite  moyennant  900  liv.  au  s' SertlUanges  ;  pour  se 
procurer  des  fonds  la  ville  aliène  les  secondes  herbes 
qu'elle  possède  jusqu'à  concurrence  de  ladite  somme;  — 
lettres  de  M.  de  Mallessaigne,  exposant  le  mauvais  état 
dans  lequel  se  trouve  la  fontaine  de  La  Tour  et  deman- 
dant l'exécution  d'une  ordonnance  du  28  février  1753, 
qui  enjoignait  aux  consuls  de  1720  à  1752  de  rendre 
compte  de  la  gestion  des  patrimoniaux  ;  comme  cette 
dernière  opération  demande  un  certain  délai  et  que  les 
réparations  à  la  fontaine  sont  urgentes,  l'Intendant 
autorise  les  habitants  à  affermer  les  secondes  herbes 
pour  les  années  1753  à  1756; —  mémoire  de  l'argent 
provenant  de  l'accense  des  secondes  herbes  de  1753  à 
1758,  qui  a  été  remis  en  dépôt  au  s' Burin  des  Roziers  ; 
autre  état  jusqu'en  1759;  —  lettre  de  M.  de.  Mallessai- 
gne, 1763,  annonçant  que  le  produit  des  secondes 
herbes  depuis  1753  s'élève  à  la  somme  de  1,261  liv. 
12  sols  6  den.^  la  dépense  pour  les  réparations  de  la 
fontaine  s'élèverait  à  environ  2,800  liv.;  il  propose  donc 
"de  continuer  à  accenser  les  secondes  herbes  ;  —  compte 
rendu  par  le  s' Burin  des  Rauziers  (sic)  de  l'argent  pro- 
venant des  regains  dont  il  était  dépositaire,  1763;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  26  avril  1764.  commet- 
tant le  s' Chaper,  fontainier  à  Clermont,  pour  dresser 
un  devis  des  réparations  i  faire  à  la  fontaine  de  La 
Tour  ;  —  lettre  de  M,  de  Mallessaigne,  du  29  sept 
1766,  au  sujet  du  devis  fait  par  Chaper  :  ce  dernier 


326 


ARCHIVES  DU 


offre  d'exécuter  les  travaux  i)Our  le  prix  de  2,300  liv., 
mais  il  refuse  de  garantir  son  ouvrage;  or  la  ville  se 
souvient  qu'en  1733  on  n'avait  pas  exigé  de  garantie 
de  l'entrepreneur,  qu'on  dépensa  3,000  liv.  et  que  les 
tuyaux  qui  étaient  en  bois  de  sapin  ne  durèrent  f»as 
un  an  ;  un  maçon  s'est  pr  ésenté  offrant  d'exécuter  le 
devis  de  Cbajier  au  même  prix  en  substituant  des 
tuyaux  en  pierre  aux  tuyaux  en  terre  portés  au  devis; 
l'Intendant  répond  que  Chaper  est  un  ouvrier  entendu 
dont  on  a  toujours  été  satisfait,  qu'il  s'offre  à  garantir 
son  ouvrage  et  que  les  tuyaux  de  terre  doivent  sufllre; 
il  parait  dangereux  de  s'adresser  à  un  maçon  qui  ne 
connaît  rien  aux  travaux  des  fontaines,  en  tout  cas  il 
faudrait  lui  demander  une  caution  bonne  et  solvable  ; 
—  lettres  de  M.  de  Mallessaigne  et  mémoires  rédigés 
dans  les  bureaux  de  Tlntemlance  au  sujet  de  ladite 
construction;  les  habitants  désiraient  confier  ce  travail 
à  Benoît  Chrétien,  ferblantier  nouvellement  établi  à 
Clermont,  mais  Chaper  offlre  de  garantir  aussi  Tou- 
vrage  pendant  10  ans  et  il  semble  naturel  de  lui 
donner  la  préférence  ;  requête  de  Benoit  Chrétien  ;  les 
travaux  sont  adjugés  à  Chaper. 


PU  Y-DE  DOME. 

çant  que  le  monastère  contribuera  pour  100  liv.,  mais 
à  titre  de  pure  libéralité  ;  M.  Vialard,  subdélégué  à 
Lempdes,  fait  observer  que  le  monastère  est  seigneur 
décimateur  de  la  paroisse  et  qu'à  ce  titre  il  ne  peut  se 
dispenser  de  contribuer  aux  réparations  du  presbytère; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  7  juin  1768,  approuvant 
l'adjudication  des  travaux  du  presbytère  de  Laval  et 
ordonnant  l'imposition  d'une  somme  de  697  liv.,  en- 
semble les  8  den.  pour  livre  pour  droit  de  levée;  — 
rôle  de  répartition  de  ladite  somme;  —  requête  des 
habitants  de  Laval  sous  Champagnat-le- Vieux  deman- 
dant qu'attendu  leur  misère  la  mise  en  recouvrement 
du  rôle  soit  suspendue,  1770  ;  le  curé  refuse  de  donner 
les  300  liv.  qu'il  avait  promises  et  qui  permettraient 
de  commencer  les  travaux;  correspondance  à  ce  sujet 
de  l'Intendant  avec  M.  Vialard,  subdélégué,  et  M.  Li- 
bois,  receveur  des  tailles  à  Issoire;  —  nouvelles 
requêtes  du  curé  et  des  habitants,  en  1772,  demandant 
que  les  travaux,  qui  avaient  été  différés,  soient  repris; 
avis  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart  ;  —  procès-verbal  de 
réception  des  travaux,  en  1773. 


C.  2347.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemiu  ;  95  pièces, papier, 4  cachets. 

1781-1773.  —  Affaires  communales.  —  La  Tri- 
nité —  Laval-sous-Champagnat.  — -  La  Trinitât  :  répa- 
rations au  pre>bytère  demandées  par  le  s'  Montvallat, 
prieur,  1765  ;  lettres  à  ce  sujet  de  M.  de  Montluc,  sub- 
délégué à  Saint-Flour  :  les  réparations  sont  indispen- 
sables et  pourront  aUer  à  300  liv.,  le  prieur  contribuera 
pour  un  tiers,  le  reste  sera  supporté  par  la  paroisse 
«  composée  en  tout  de  72  feux  dont  la  septième  partie 
»  est  en  Rouergue  >  ;  les  habitants,  de  leur  côté,  de- 
mandent.que  le  prieur  fournisse  un  vicaire  à  ses  frais; 
rintendant  repousse  cette  prétention  et  autorise  les 
réparations  du  presbytère;  —  devis  de  réparations; 
adjudication  des  travaux  au  s'  Montvallat,  curé,  moyen- 
nant la  somme  de  200  liv.  seulement  pour  la  part 
incombant  aux  villages  d'Auvergne,  les  habitants  s'en- 
gagent à  transporter  les  matériaux  à  pied  d*œuvre; 
ordonnance  de  l'Intendant  pour  l'imposition  de  la  dé- 
pense en  deux  années  1768  et  1769;  rôle  de  répartition. 
—  LavaLsous-Champagnat  (aujourd'hui  Vals-sous- 
Châteauneuf)  :  reconstruction  du  presbytère  ;  requête 
du  curé,  devis;  adjudication  des  travaux  en  1768  au 
prix  de  1,097  liv.  ;  le  curé  a  déjà  entre  les  mains  une 
somme  de  300  liv.  provenant  de  son  prédécesseur  et 
destinée  à  cet  usage  ;  la  fabrique  pourra  fournir  100 
liv.;  —  lettre  du  F.  Perrot,  de  La  Chaise-Dieu,  annon- 


C.  2348.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  53  pièces,  papier. 

185S-1785.  —  Affaires  communales.  —  La  Va- 
renne  —  La  Voulte.; —  La  Varenne  :  délibération,  du 
17  février  1686,  par  laquelle  on  décide  de  déclarer  à 
rintendant  qu'il  n'y  a  dans  ladite  paroisse  <  aucuns 
»  revenus  et  biens  patrimoniaux  ny  communaux  »  ;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  9  août  1746,  contre  les 
particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements  dans  les 
communaux  dépendant  du  village  de  Cournol  ;  —  ana- 
lyse d'une  délibération,  du  17  janvier  1785,  par  laquelle 
les  habitants  de  Cournol  décident  <  d'intervenir  en 
»  rinstance  pendante  en  la  Sénéchaussée  de  Clermont 
»  entre  les  habitans  du  village  du  Mas,  d'une  part,  et 
»  Antoine  Jamot,  d'autre,  au  sujet  de  l'usurpation  des 
»  communaux  >,  M.  Albo  de  Chanat  déclare  que 
Taffaire  n'intéresse  que  le  seul  Jamot;  la  délibératioa 
n'est  pas  approuvée;  —  ordonnances  de  rintendant, 
requêtes  relatives  à  la  ferme  du  four  banal,  1762;— ? 
délibération  des  habitants  de  Cournol,  chef-lieu  de  la 
paroisse  de  La  Varenne,  et  des  villages  de  Chabannes 
et  de  Randul  qui  en  dépendent,  décidant  de  recons* 
truire  le  presbytère,  1767;  devis  comprenant  une 
chambre,  une  cuisiijie,  un  grenier  et  un  cuvagej  adju- 
dication, en  1769, au  prix  de  575  liv.;  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  31  oct.  1769,  ordonnant  l'imposition  de  la 
dépense;  rôles  d'imposition;  procès-verbal  de  récepr 
tion,  1771.  —  La  Vaudieu  :  lettre  de  M.  de  Mombriset, 


i» 


j 


SERIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


327 


du  8  déc.  1748,  au  sujet  de  l'établissement  d'une  plan- 
cUesur  la  rivière;  —  délibérations  et  requêtes  des 
habitant»  de  La  Vaudieu,  au  sujet  d'une  transaction 
qu'ils  proposent  da  conclure  avec  les  héritiers  du 
b'  Magne,  le  dernier  curé  de  cette  paroisse,  qui  avait 
laissé  incendier  le  presbytère;  les  héritiers  convien- 
nent qu'ils  sont  tenus  d'en  procurer  un  nouveau,  1772; 
M.  Gueyffler,  subdélégué  à  Brioude,  déclare  que  le 
traité  est  avantageux  aux  habitants;  approbation  de 
l'Intendant.  — '  Lavoute  :  compte  des  coi)Suls  en  1658, 
1660,  1679;  —  requête  dés  religieuses  de  Sainte- 
Gatherine-de-Langeac,  au  sujet  de 
dues  par  la  communauté  de  Lavoute. 


C.  234!>.  (Liasse.)  —  86  pièces,  papier;  t  cachet. 

11S1-I788. —  Affaires  communales. —  Le'Breuil 
—  Le  Cendre. —  LeBreuîl  ;  lettre  de  l'Intendant  à 
M.  Lafont,  1753,  au  sujet  de  réparations  nécessaires  à 
l'église  du  Breuil,  il  demande  qu'il  soit  dressé  un 
devis  estimatif;  —  traité,  du  5  octobre  1732,  par 
lequel  les  habitants  abandonnent  au  s'  Dalbet,  curé, 
<  la  jouissance  des  biens  qui  appartiennent  i  I»  com- 
>  mune  et  charité  du  lieu  du  BreuiL  jusques  à  œ 
»  qu'il  sera,  eotlèrement  payé  des  réparations  qu'il 
»  conviendra  laite  pour  parvenir  au  logement  dudtt 
»  curé  »  à  charge  par  c«  dernier  de  rendre  bon  compte 
de  la  gestion  qu'il  fera  desdits  biens,  et  de  payer  les 
cens  dus  par  la  paroisse  au  seigneur  du  lieu  ;  —  let- 
tres du  sr  Dalbet,  curé  de  Saint-Gervazy,  1736,  au 
sujet  des  contestations  qu'il  a  avec  les  habitants  du 
Breuil,  son  ancienne  paroisse;  —  ordonnance  de  l'In- 
tendant, 1754,  pour  contraindre  les  héritiers  do 
tf  Dalbet  à  rendre  compte  de  l'emploi  qu'a  lait  ce 
dernier  des  patrimoniaux  de  la  paroisse  du  Breuil; 
' —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  16  déc.  1735,  enjoi- 
gnant aux  consuls  de  1720  à  1734  de  rendre  compte 
de  leur  gestion;  —  mémoire  instructif  touchant  le 
«ompte  des  biens  patrimoniaux  que  doivent  rendre 
les  habitants  du  Breuil  par  devant  M.  Bompar,  rece-' 
veur  des  octrois;  l'auteur  du  mémoire  parait  être  le 
curé  du  Breuil  nouvellement  installé  qui  rapporte  les 
dires  des  habitants  ;  on  se  plaint  des  excès  et  concus- 
sions dont  se  sont  rendus  coupables  «  quatre  ou  cinq 
-»  particuliers  que  l'on  appelle  dans  le  lieu  les  milorda, 
»  lesquels  ont  toujours  tenu  les  autres  sous  leurs  loix 
»  et  ont  Joui  des  biens  patrimoniaux  comme  leurs 
»  biens  propres»  ;  —  quittances  délivrées  aux  consuls 
et  aux  fermiers  des  patrimoniaux  du  Breuil,  1727» 
1747;   réparations  au  beffroi  en  1747.—  Le  Broc: 


requête  adressée  à  l'Intendant  par  le  comte  de  Lastic, 
baron  du  Broc,  demandant  ht  nomination  d'un  garde 
pour  la  conservation  des  récoltes,  et  se  plaignant  que 
les  assemblées  communes,  qui  se  tiennent  dans  le 
cimetière,  se  fassent  par  cabale  au  grand  détriment  de 
la  chose  publique  ;  il  offre  pour  la  tenue  de  ces  assem- 
blées, une  salle  de  son  château,  à  défaut  d'hôtel  de 
ville,  et  se  charge  d'y  faire  assister  les  officiei-s  de  sa 
justice,  1774  ;  avis  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart  :  il 
est  favorable  aux  deux  propositions  de  M.  de  Lastic, 
et  l'Intendant  i-end  une  ordonnance  en  ce  sens  le 
30  sept.  1774;  —  lettre  de  M.  Lafont,  1740,  au  sujet 
d'un  projet  de  construction  d'une  fontaine  ;  —  lettre  de 
M.  Lafont,  du  24  avril  1741,  au  sujet  des  comptes  à 
rendre  par  les  consuls  et  par  les  mai^uilliers  pour 
parvenir  aux  réparations  de  l'église,  il  propose  de 
poursuivre  tes  consuls  depuis  1731  :  «  Je  ne  fais  point 
»  remonter  l'éjkoque  plus  loin,  parce  que  je  scais  que 
»  les  mJssionaires  du  clergé,  qui  étoieAt  au  Broc  au 
»  commencameut  de  l'année  1731,  firent  rendre  compte 
>  des  patrimoniaux  à  ceux  qui  en  avoient  eus  l'adjai- 
»  nistration  les  années  précédentes,  et  que  le  débet 
»  fut  destiné  aux  réparations  du  clocher  »  ;  —  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  4  juin  1741,  enjoignant  aux 
consuls  de  1731  à  1741,  de  rendre  compte  de  leur 
gestion  par  devant  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire  et 
aux  marguilliers,  luminiers  et  autres  qui  ont  admi- 
nistré les  revenus  de  la  fabrique  du  Broc  et  de  la 
confrérie  du  Saint-Esprit,  de  rendre  compte  par  de- 
vant le  juge  des  lieux;  —  requête  du  s' Talhardat, 
curé  doyen  du  Êroc,  protestant  contre  les  intrigues 
du  ctiàtelain  qui  tend  à  dépouiller  les  consuls  du 
droit  de  convoquer  les  assemblées  municipales  et  d'y 
présider;  il  se  plaint  aussi  que  l'Intendant  ait  com- 
mis le  juge  pour  recevoir  les  comptes  des  marguilliers 
qui  ont  toujours  été  rendus  par  devant  le  curé  ;  M.  La- 
font répond  que  ces  comptes  doivent  se  rendre  devant 
le  juge  des  lieux,  et  cite  un  arrêt  du  7  juin  1716 
rendu  en  forme  de  règlement  sur  la  matière  ;  — 
délibérations  relatives  aux  réparations  de  l'église,  et 
du  cimetière,  1742-174;^;  devise  —  adjudication  des 
travaux  au  prix  de  200  liv.  ;  —  projet  de  réparations 
à  l'église  en  1776  :  on  se  propose  d'abattre  la  flèche 
qui  menace  ruine;  —  compte  que  rend  par  devant 
M.  deChazerat,  iniendant,  Guillaume  d'Entier,  bour- 
geois du  Broc,  de  la  perception  qu'il  a  faite  ou  qu'il 
aurait  pu  faire  des  revenus  patrimoniaux  de  ladite 
communauté  de  1774 à  1785  :  recette:  849  liv.  7  sols; 
dépense  :  867  liv.  17  sols  ;  la  paroisse  n'a  pas  d'autres 
revenus  qu'un  droit  de  courtage  de  3  deniers  par  pot 
de  vin  vendu  à  des  étrangers  ;  les  revenus  de  4a  frérie 


328 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


du  Saint-Esprit  ont  été  réunis  en  1782  à  ceux  de  la 
charité;  —  correspondance  relative  à  la  reddition  des 
comptes,  1786;  —  pières  justificatives  :  traité  avec 
Louis  Descharmes  et  Charles-François  Limaux,  fon- 
deurs de  cloches,  habitant  de  Pigneul  et  de  Bre vannes, 
en  Lorraine,  pour  la  refonte  de  deux  cloches,  le 
13  avril  1781.  —  Le  Cendre  :  délibération.  1762,  au 
sujet  de  la  refonte  d'une  cloche  par  le  s'  Seurot,  four 
deur  à  Clermont;  —  procès  entre  les  habitants  du 
Cendre  et  les  ursulines  de  Clermoot,  dames  dudit 
lieu,  au  sujet  de  la  pmpriéte  du  four  b^nal  et  d'au- 
tres, héritages;  délibérations,  avis  de  M.  Albo  de 
Chanat;  lettre  de  s'  de  Saint-Hélène  Rollet,  1782; 
laffaire  est  terminée  par  une  transaction  le  16  fé- 
vrier 1783^  —  requête  d'un  syndic  demandant  à 
être  remplacé,  1787. 


G.  2350.  (Liasse.)  —  3+  p.,  pap.,  dont  3  cahiers  de  7i  feuillets. 

,f7M-l756.  —  Affaires  communales.  — LeCrest. 
—  Travaux  communaux. —  Devis  des  travaux  à  faire 
pour  le  rétablissement  de  deux  fours  banaux,  dressé  le 

24  déc.  1735,  par  François  Raimbaux,  architecte  à 

I 

Clermont;  adjudication  audit  Raimbaux  pour  le  prix 
de  495  iiv.  18  sols  ;  —  prix  fait  pour  la  refonte  de  deux 
cloches,  passé  entre  le  chapitre  et  les  consuls  du  Crest 
et  Claude  Seurot,  marchand  fondeur  de  Clermont-Fd. 
le  16  avril  1734;  réclamations  du  s'  Seurot  à  M  de 
paiement,  1752.  —  Fontaines  :  délibération  et  requête 
des  habitants  du  Crest  demandant  «rautorisation  de 
s'imposer  d'une  somme  de  3.000  Iiv.  pour  le  rétablisse- 
ment de  leur  ancienne  fontaine,  ils  demandent  une 
diminution  équivalente  sur  leurs  tailles,  1723;  M.  d'Or- 
meï'son  ^enso  que  le  Conseil  autorisera  les  travaux  en 
question,  «  mais  il  est  impossible  d'accorder  à  ces  habi- 
»  tans  une  diminution  ea  considération  de  cet  ou- 
»  vrage  »  ;  —  devis  dressés  par  le  s' Allais  pour  la  cons- 
truction d'une  fontaine  au  Ci-est,  1733;  correspondance 
à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  HejTauld  ;  —  reprise 
du  projet  en  1751  :  arrêt  du  Conseil  d'État  du  12  sept. 
1752,  approuvant  la  construction  de  deux  fontaines  au 
lieu  du  Crest,  commettant  l'Intendant  pour  donner 
l'adjudication  des  travaux,  qui  ne. pourront  excéder  la 
somme  de  3,500  Iiv.  et  ordonnant  l'imposition  sur  la 
paroisse  d'une  somme  de  3,000  Iiv.  ensemble  les  huit 
deniers  pour  livre;  —  procès- verbal  de  réception,  le 

25  sept.  1755,  des  travaux  des  fontaines  du  Crest,  exé- 
cutés par  Philibert  Chaper,  fontainier  à  Clermont;  — 
rôles  de  répartition  de  la  somme  de  3,000  Iiv.  de  1753 
à  1755b 


C.  2351.  (Liasse.)  —  3  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  13  feuillets. 

• 

1874-1787.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
—  Charges  et  revenus.  —  Ordonnance  de  l'Intendant, 
du  3  janvier  1767,  ordonnant  que  les  adjudicataires  du 
courtage  du  Crest  feront  seuls,  à  l'exclusion  de  tous 
autres,  et  par  eux-mêmes  ou  gens  préposés  de  leur 
part  dans  le  cas  où  ils  ne  pourraient  suffire,  la  conduite 
des  marchands  et  voituriers  dans  les  caves  et  cellier^ 
des  habitants  de  la  paroisse  du  Crest  ;  —  procès- verbal 
de  liquidation  des  dettes  de  la  paroisse  du  Crest  par 
Bernard-Hector  de  Marie  <  commissaire  départy  pour 
»  l'exécution  des  ordres  de  Sa  Majesté  en  la  généralité 
»  de  Riom  et  province  d'Auvergne,  »  le  V^  février  1674; 
les  créanciers  qui  se  présentent  sont  :  Antoine  Cous- 
tave,  écuyer,  s'  de  Tordes,  demeurant  à  Chanonàt  ; 
Pierre  du  Frétât,  écuyer,  s' de  Combrelles,  avocat  du 
roi  en  la  Sénéchaussée  de  Clermont;  Anne  Chanfi- 
seyras,  veuve  de  Gabriel  de  Freydefont,  vivant  conseiU 
1er  en  la  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  Clermont; 
Madeleine  Dufraisse,  veuve  Antoine  Rallus;  Guy 
Bouchard,  conseiller  au  Présidial  de  Clermont;  Pierre 
de  Fontenilles;  Robert  Pascal,  écuyer,  s*"  de  La  Motte; 
Gilbert  Aragonnès,  conseiller  du  roi,  lieutenant  cri- 
minel en  l'Élection  de  Clermont;  Jean  André,  avocat 
à  Clermont;  — ordonnance  de  M.  de  Berulle,  inten- 
dant à  Riom,  le  3  juillet  1686,  relative  à  la  créance 
de  demoiselle  Antoinette  de  Pontfreyde,  veuve  Pascal, 
sur  la  paroisse  du  Crest. 


C.  235^.  (Liasse.)  —  117  pièces,  papier  (1  imp.). 

170t-t7SS.  — f  Affaires  communales. —  Le  Crest. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par  les  consuls  du 
Orest,  de  1702  à  1724  ;  —  pièces  justificatives  desdits 
comptes  ;  —  compte  de  1715  arrêté  par  M«  Trudaine» 
intendant,  en  1733,  à  135  Iiv.  de  recette  et  à  88  Iiv.  de 
dépense  ;  —  en  1719,  pièces  de  dépense  et  correspon- 
dance relative  à  la  milice;  —  parmi  las  dépenses 
de  1720  on  remarque  :  25  Iiv.  au  curé  du  Crest  pour 
son  logement  ;  10  Iiv.  payées  au  seigneur  d'Opme  ponr 
le  four  banal;  13  Iiv.  au  garde  des  bestiaux;  13  Iiv. 
au  gastier. 


SÉRIE  C.  —.INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


329 


€,,  2353.  (Liasse.)  —  125  pièces^  papier,  partie  en  mauvais  état. 

1795-17S6.  —  Affaires,  communales. —  Le  Crest. 
€omptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1725  à  1735, 
pièces  justificatives  ;  —  compte  de  1725  arrêté  par  l'In- 
tendant, en  1733,  à  145  liv.  •  15  sols  de  recette  et  à 
79  liv.  de  dépense;  —  en  1734,  dépenses  pour  la  croix 
de  mission  et  pour  la  refonte  des  cloches  ;  —  compte 
de  1735,  arrêté,  en  1736,  à  186  liv.  de  recette  et  à 
-99  liv.  14  sols  de  dépense. 


C.  2354.  (Liasse.) — i06  pièces,  papier. 

17S8*1748.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1736  à 
1745  ;  pièces  justificatives  ;  —  compte  de  1736,  arrêté 
en  1739  par  l'Intendant  à  138  liv.  de  recette  et  à  81  liv. 
de  dépense;  —  parmi  les  dépenses  de  1739,  on  remarqué 
une  somme  de  20  liv.  pour  les  gages  d'une  sœur  grise 
ou  de  la  Charité,  suivant  la  délibération  de  la  com- 
mune, homologuée  par  Tlntendant  le  22  déc.  1738  ;  — 
compte  de  1745,  arrêté  en  1746  par  l'Intendant  à 
161  liv.  de  recette  et  à  97  liv.  de  dépense. 


C.  2355.  (Liasse.)  —  i43  pièces,  papier. 

1746-1781.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1746  à 
1757;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1746,  arrêté  en 
1748  par  l'Intendant  à  166  liv.  de  recette  et  à  146  liv. 
2  sols  de  dépense  ;  —  compte  de  1755,  arrêté  par  M.  de 
La  Michodière  en  1756  à  120  liv.  de  recette  et  à  109  liv. 
2  s.  de  dépense.  —  Le  compte  de  1756  manque. 


G.  2356.  (Liasse.)  —  105  pièces,  papier. 

1758-1771.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  ie^  consuls  de  1758  à 
1769,  pièces  justificatives;  --  compte  de  1761,  arrêté 
en  1771  par  l'Intendant  à  156  liv.  de  recette  et  à 
127  liv.  18  s.  3  den.  de  dépense  ;  —  compte  de  1769, 
arrêté  en  1771  à  177  liv.  de  recette  et  à  139  liv.  8  s. 
9  den.  de  dépense. 


C.  2357.  (Liasse.)  —  71  pièces,  papier. 

17SS-1758.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
' —  Comptabilité  des  reliquats.  —  Ordonnances  des  in- 
tendants, de  1733  à  1756,  pour  la  reddition  des  comptes 
des  consuls  de  1715  à  1755  ;  —  états  des  débets  des- 
dits comptes  ;  —  exploits  de  signification  ;  —  corres- 
pondance; —  délibération  des  habitants;  —  blâmes 
et  débats  desdits  comptes. 


C.  2358.  (Liasse.)  —  52  pièces,  papier. 

1735«1756.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest- 

—  Comptabilité  des  reliquats.  —  Comptes  rendus  par  le 
s'  Antoine  Viallevielhe,  notaire  royal  et  châtelain  du 
Crest,  receveur  des  reliquats  des  comptes  des  consuls  ; 

—  parmi  les  pièces  justificatives  de  ces  comptes,  on 
remarque  :  les  quittances  de  Seurot,  fondeur  ;  les  quit- 
tances de  Louis  Javol,  maître  maçon  et  architecte  du 
lieu  de  Cournon,  et  le  prix  fait  passé  avec  lui  par  la 
ville  et  le  chapitre  da  Crest  pour  la  réparation  du  clo- 
cher. 


C.  2359.  (Liasse.)  —  1 5  pièces,  papier. 

1778-1781.  —  Affaires  communales.  —  Le  Crest. 
—  Comptabilité  des  années  1758  à  1769  :  délibérations, 
ordonnances  de  l'Intendant  ;  état  des  reliquats  ;  —  or- 
donnance de  l'Intendant  du  9  fév.  1771,  commettant  le 
s'  Viallevielhe  pour  recevoir  lesdits  reliquats  ;  —  pièces 
comptables  des  années  1770  et  suivantes. 


G.  2360.  (Liasse.)  -—  6  pièces,  papier. 

1779-1775.  —  Affaires  communales.  —  Le  Jaunet 
(commune  de  Serbannes)  :  imposition  sur  la  collecte  du 
Jaunet,  pour  payer  les  frais  d'un  procès  contre  le  s*^  Le- 
groin,  leur  seigneur,  relativement  à  la  propriété  de 
trois  communaux  ;  le  procès  se  termine  par  une  tran- 
saction ;  rôle  d'imposition,  correspondance  ;  analyse  des 
pièces  relatives  à  cette  aflaire. 


Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


42 


aso 


C.  2361 .  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  75  pièces,  papier 

dont  1  plan. 


1785-1787. —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
(élection  de  Clermont).  —  Nomination  d'un  syndic, 
1787,  choisi  par  l'Intendant  parmi  quatre  sujets  que 
les  liabitants  lui  présentent  ;  ^-  nomination  de  divers 
particuliers  pour  garder  les  prés  et  les  vignes,  1768- 
1783  ;  —  baux  des  revenus  patrimoniaux  de  Lempdes 
en  1685  :  le  grand  paschier  de  ville  sis  au  terroir  de 
Sauzet,  affermé  40  liv.  ;  le  petit  paschier  de  ville  au 
terroir  de  La  Rochette,  affermé  36  liv.  ;  les  deux  fours 
banaux,  affermés  20  liv.;  —  baux  d'adjudication  des 
patrimoniaux  de  1752  à  1761  ;  adjudication  de  la  jouis- 
sance du  grand  paschier  au  profit  de  Ligier  et  Annet 
Grassion,  pour  6  années  qui  ont  pris  cours  en  avril 
1775;  contestations  à  ce  sujet,  1778-1779;  —  contes- 
tation entre  la  commune  et  le  s'  Besse  au  sujet  de  la 
faculté  de  cuire  qui  lui  avait  été  accordée  ainsi  qu'à 
d'autres  habitants,  vu  Tinsuffisance  du  four  banal  ;  il 
refuse  de  payer  l'indemnité  convenue,  1780;  —  ordon- 
nance de  M.  de  La  Michodière,  du  8  août  1753,  auto- 
risant Antoine  Bonnefoy,  châtelain  et  receveur  des 
patrimoniaux  de  Lempdes,  à  faire  faire  par  économie 
les  réparations  nécessaires  aux  fontaines  ;  ordonnance 
du  même  autorisant  le  s'  Bonnefoy  à  faire  faire  par 
économies  les  réparations  au  four   banal ,  1751  ;  — 
délibération  de  1774,  au  sujet  du  mauvais  état  dans 
lequel  se  trouve  le  four;  —  adjudication,  le  1"  mai 
1779,  des  travaux  de  construction  du  nouveau  four 
banal ,    au    profit    de    Marin    Léomy ,  au    prix   de 
1,700  liv.;  plan  dudit  four;  procès- verbal  de  réception 
des  travaux,  le  12  déc.  1779  ;  requête  de  l'entrepre- 
neur; —  note  sur  les  réparations  de  l'horloge,  1779  ; 
—  délibération  par  laquelle  les  habitants  décident  de. 
faire  réparer  l'ancien  chemin  qui  conduit  à  Clermont, 
totalement  abandonné  depuis  l'ouverture  de  la  grande 
route  de  Clermont  à  Lyon,  13  janvier  1760;  —  projet 
de  réparation  des  chemins,  1780  ;  —  analyse  d'une  déli- 
bération, 1784,  demandant  la  destruction  des  routoirs 
qui  causent  des  épidémies  dans  la  commune  ;  —  lettre 
de  M.  d'Ormesson,   13  octobre  1723,  au  sujet  d'une 
créance  prétendue  par  le  s*"  Avit  Lafont  sur  la  paroisse 
de  Lempdes. 


C.  2302.  (Liasse.)—  05  pièces,  papier. 

1791-1749.  —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
(élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  —  Comptes 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

rendus  en  1749  par  devant  M.  Rossignol,  intendant 
d'Auvergne,  par  les  consuls  de  1720  à  1748  ou  leurs 
héritiers  ;  —  compte  de  1720,  arrêté  à  45  liv.  de  recette 
et  à  35  liv.  de  dépense  ;  —  compte  de  1748,  arrêté  à 
175  liv.  do  recette  et  1  liv.  de  dépense;  — quelques 
pièces  justificatives. 


C.  2303."  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier,  dont  1  cahier 
de  22  feuillets  ;  1  cachet. 

1848-1759.  —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
(élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  —  Comptes  du 
S' Bonnefoy,  receveur  des  patrimoniaux.  —  Requête  du 
s'"  Poisson,  écuyer,  seigneur  en  partie  de  Lempdes  et  de 
Sainte-Geneviève;  «  informé  que  cette  paroisse  jouia- 

>  sait  du  produit  de  deux  fours  à  cuire  le  pain,  du  pro- 
»  duit  de  l'halle  et  de  cellui  de  deux  prés,  Tun  de  la 

>  contenue  de  20  œuvres  au  terroir  de  la  Baude  Sou- 

>  brane,  l'autre  de  deux  œuvres  au  terroir  de  La  Motte, 
»  le  tout  chargé  de  quinses  livres  d'une  part,  de  deux 
»  deniers  de  l'autre,  et  d'un  septier  saize  coupes  fro* 
»  mant  blanc,  d'autre,  de  cens  annuellement  dus  au 

>  supliant  en  sa  dite  qualité  de  seigneur,  et  qu'il  y 

>  avoit  aussi  d'autres  revenus  patrimoniaux,  desquels 

>  n'avoit  jamais  été  randu  aucun  compte  »,  il  demande 
à  l'Intendant  de  faire  rendre  compte  aux  consuls 
de  1720  et  des  années  suivantes;  la  requête  est  si- 
gnée par  M.  de  Saint-Mesmin  au  nom  du  s""  Pois- 
son ;  ordonnance  rendue  en  conséquence  de  la  dite  re- 
quête par  M.  Rossignol,  intendant,  le  3  oct.  1748;  — 
autre  ordonnance  du  même,  du  27  juin  1750,  sur  le 
même  sujet,  et  enjoignant  au  s' Bonnefoy,  receveur,  de 
payer  à  Jarton.  entrepreneur,  un  acompte  de  400  liv. 
sur  la  somme  de  3,060  liv.,  prix  du  marché  qui  lui  a  été 
fait  des  ouvrages  et  réparations  de  l'église  ;  —  état  des 
reliquats  de  1720  à  1748,  estimés  à  1,760  liv.  16  s.  10  d.; 
—  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Poisson  ;  —  compte  rendu  par 
Antoine  Bonnefoy,  receveur,  pour  les  années  de  1749 
à  1752,  et  pièces  justificatives  dudit  compte;  le 
comptable  fait  état  en  recette  des  reliquats  ci-dessus 
visés,  s'élevant  à  875  liv.  4  sols;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  226  liv.,  payée  aux  seigneurs 
de  la  châtellenie  de  Lempdes  «  pour  le  droit  d'indemnité 

>  résultant  de  l'acquisition  faite  par  les  habitants  de  la 
»  maison  presbytériale  suivant  l'ordonnance  de  M.  de 
»  Moras,  du  23  déc.  1752.  > 


I 

J 


G.  2364.  (Liasse.)  —  101  pièces,  papier. 

175S-1780.  —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
(élection  de  Clermont).  —  Comptabilité  du  s'  Bonnefoy. 
—  Compte  des  années  1753  à  1759,  arrêté  en  1760  par 
M.  de  Ballainvilliers  à  1,486  liv.  16  s.  9  den.  de  recette 
et  à  845  liv.  2  sols  8  den.  de  dépense  ;  pièces  justiflcafc- 
tîves  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de 
222  liv.  représentant  ta  part  de  la  commune  dans  la 
construction  d'un  pont  sur  le  ruisseau  de  Sardelle  ;  — 
compte  des  années  1760  à  1770,  arrêté  en  1771  par 
l'Intendant  à  2,637  liv.  14  s.  1  den.  de  recette,  et  à 
2,835  liv.  10  s.  4  den.  de  dépense;  —  compte  rendu  par 
Nicolas  Bonnefoy  de  la  gestion  qu'a  eue  son  père  des 
deniers  patrimoniaux  do  Lempdes  pençlant  les  années 
1771  à  1773  ;  —  pièces  iustiflcatives  ;  correspondance  ; 
requêtes,  délibérations. 


C.  2305.  (Liasse.)  —  5  pièces,  papier. 


1779*1780.  —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
(élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  —  Ordon- 
nance de  rintendant,  du  20  déc.  1779,  confirmant  la  * 
nomination  faite  par  les  habitants  de  Lempdes  de  Jean 
Laurent  pour  receveur  des  revenus  patrimoniaux  ;  cor- 
respondance à  ce  sujet;  —  pièces  comptables. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  331 

darité,  sont  écrasés  par  les  procès  que  soulève  chaque 
année  le  paiement  de  ces  redevances.  M.  Lafont  de 
Saint-Mart,  consulté,  pense  qu'on  peut  homologuer  la 
délibération,  bien  qu'il  ne  s'agisse  pas,  à  la  vérité,  d'une 
affaire  communale  ;  l'Intendant  homologue  pure- 
ment et  simplement  ;  —  correspondance  de  l'Intendant 
avec  MM.  Jouzencie  et  Martinon  de  Saint-Ferréol,  1753, 
au  sujet  d'une  redevance  due  sur  le  tènement  de  Beau- 
regard  ,  .  paroisse  de  Lempdes ,  à  l'Hôtel  -  Dieu  de 
Brioude  ;  —  lettres  de  M.  Jouzencie,  1745-1755,  au  sujet 
de  réparations  faites  au  presbytère  de  Lempdes  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  MM.  Joly  de  Fleury 
et  de  La  Millière  au  sujet  de  la  translation  demandée 
du  cimetière  de  Lempdes  que  doit  traverser  la  nouvelle 
l'oute  d'Issoire  à  Brioude  ;  ce  qui  restera  du  cimetière 
ne  pourrait  suffire  pour  une  paroisse  qui  compte  1,000 
communiants,  1783;  lettre  du  s*"  de  Bonnafox,  curé;  le 
Conseil  décide,  contrairement  à  la  demande  de  l'Inten- 
dant, que  la  translation  du  cimetière  sera  à  la  charge 
des  habitants  ;  —  devis  et  procès- verbal  d'adjudication  ; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  2  août  1785,  qui  approuve 
la  construction  du  mur  de  clôture  de  la  paroisse  de 
Lempdes  et  ordonne  l'imposition  sur  ladite  paroisse 
d'une  somme  de  650  liv.  ensemble  les  6  den.  pour 
livre  ;  —  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  663  liv. 
5  sols. 


C.  2366.  (Liasse.)  —  2  pièces^  parchemin  ;  UO  pièces,  papier  j 

2  cachets. 

1736-1786.  —  Affaires  communales.  —  Lempdes 
{élection  d'Issoire).  —  Lettre  de  M.  Jouzencie,  subdé- 
légué  à  Lempdes,  du  1*'  mars  1736,  signalant  à"  l'Inten- 
dant les  défrichements  opérés  dans  les  communaux 
dudit  lieu  ;  —  autres  lettres  du  même  sur  le  même 
sujet,  en  1752;  M.  Aulterroche,  ancien  procureur  du 
roi  en  l'Élection  dlssoire,  est  commis  pour  dresser  pro- 
cès-verbal des  usurpations  et  procéder  au  plantement 
de  bornes  entre  les  communaux  et  les  propriétés  parti- 
culières ;  correspondance  de  M.  Aulterroche  avec  l'In- 
tendant ;  —  correspondance  du  s""  de  Bonnafox,  curé  de 
la  paroisse  du  Pont  de  Lempdes,  avec  l'Intendant,  1782, 
-au  sujet  d'une  délibération  prise  par  les  habitants,  par 
laquelle  ils  décident  de  faire  faire,  par  le  s'  Robert, 
féodiste,  le  r^alement  entre  eux  de  plusieurs  rede- 
vances auxquelles  ils  sont  assujettis  pour  un  canton  de 
terre  qu'ils  possèdent  ;  les  pauvres,  en  vertu  de  la  soli- 


C.  2307.  (Liasse.)  —  12  pièces,  papier,  dont  1  cahier  de  12  feuillets. 

• 

1744-1776.  —  Affaires  communales. —  Lemprat. 
—  Léotoing.  —  Lemprat  :  lettres  de  l'abbé  de  Coteuge, 
comte  de  Brioude  et  de  M.  Godivel,  vsubdélégué  à  Besse, 
au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants  de 
Lemprat  et  certains  particuliers,  au  sujet  de  la  jouis- 
sance de  secondes  herbes  dans  le  territoire  dudit  vil- 
lage, 1744.  —  Lempty  :  avis  de  M.  Boudai,  1747,  sur 
le  dessein  qu'ont  formé  les  habitants  de  cette  paroisse 
de  vendre  la  pierre  de  chaux  d'un  de  leurs  communaux 
pour  payer  les  réparations  faites  au  clocher  et  à  leglise 
en  1745.  —  Léotoing  :  ordonnance  de  l'Intendant  du 
8  janvier  1753,  ordonnant  qu'il  sera  dressé  un  devis 
estimatif  des  réparations  à  faire  à  la  couverture  et  à 
la  porte  de  l'église  de  Léotoing  ;  rôle  d'imposition 
de  la  dépense  ;  —  nomination  d'un  syndic,  1776. 


C.  2368.  (Liasse.)  —  20  pièces,  papier  fi  impr.)  ;  \  cachet. 

« 

1685-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-d'Artières.  —  Nomination  de  syndics,  de  receveur 
des  revenus  patrimoniaux,  de  messiers  gardes-fruits  et 


232 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


de  marguilliers,  1770-1784  ;  —  ordonnance  de  Tlnten- 
dant,  du  8  sept.  1685,  enjoignant  aux  consuls  des  pa- 
roisses où  il  y  a  des  revenus  patrimoniaux  d'envoyer  au 
greffe  de  Tlntendance  une  expédition  des  baux  desdits 
revenus,  et  défendant  auxdits  coosuls  de  disposer  des 
revenus  en  question  autrement  qu'en  vertu  d'ordon- 
nances signées  de  lui;  --  lettres  de  M.  Moulin,  avocat, 
au  sujet  de  Topposition  formée  par  les  habitants  des 
Martres  à  l'ordonnance  des  trésoriers  de  France  re- 
lative au  curage  du  ruisseau,  1780;  mémoire  des 
réparations  à  faire  dans  la  paroisse  en  1736:  deux 
ponts  à  faire  et  une  maison  à  relever  ;  —  prix  fait 
des  réparations  de  l'église  par  André  et  Louis  Ron- 
delet, maîtres  maçons  à  Beauregard,  le  20  avril  1723; 
—  réparations  du  presbytère,  1738-1741;  —  délibé- 
ration, du  14  déc,  1727,  au  sujet  des  réparations  à 
faire  à  la  halle  et  aux  murailles  du  cimetière. 


C.  2369.  (Liasse.)  —  103  pièces,  papier. 

1797-1740.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-d'Artières.  —  Comptabilité.—  Comptes  des  consuls 
de  1722  à  1738;— compte  rendu  par  Jean  Parrot, 
consul  Tannée  1722,  tant  pour  lui  que  pour  les  héri- 
tiers de  François  Deschamps,  consul  de  1723  à  1725  ;  les 
comptables  présentent  pour  leur  justification  le  compte 
du  s*'  Glaize,  ancien  curé,  qui  fit  faire  par  économie  les 
réparations  de  Téglise  au  moyen  des  revenus  desdites 
années,  affectés  à  cet  emploi  ;  compte  du  s'  Glaize  :  les 
recettes  s'élevaient  à  1,340  liv.  et  se  composaient  du 
revenu  des  communaux  affermés  au  prix  de  275  liv.  par 
an ,  plus  d'une  somme  de  240  liv.  «  pour  les  revenus 
>  des  tiers  des  Genévriers  qui  consistent  en  grains  »  ; 
les  dépenses  se  rapportent  toutes  aux  réparations  de 
relise;  pièces  justificatives;  blâmes  et  débats  dudit 
compte;  —  compte  de  1729,  arrêté  en  1738  par  Tin  ten- 
dant à  335  liv.  de  recette  et  à  31  liv.  de  dépense  ;  — 
parmi  les  dépenses  de  1733,  on  remarque  une  somme  de 
30  liv.  pour  la  construction  d'un  pont  sur  le  ruisseau 
d'Artière  ;  —  parmi  les  pièces  justificatives  du  compte 
de  1735,  on  remarque  le  dossier  d'une  procédure  contre 
Marien  Le  Bègue  de  La  Borde,  écuyer,  seigneur  de 
Saint-Amant,  résidant  en  son  château  de  La  Borde, 
paroisse  de  Beauregard,  au  sujet  de  ses  impositions. 


C.  2370  (Liasse.)—  45  pièces,  papier. 

174S-176S.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-d'Artières.—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1743  à  1701  et  pièces  justificatives  desdits  comptes  ; 


—  compte  de  1743,  arrêté  en  1744  par  l'Intendant  à 
175  liv.  de  recette  et  à  54  liv.  1  sol  de  dépense  ;  — 
compte  de  1750  arrêté  en  17G3  par  l'Intendant  à  263 
liv.  5  sols  de 'recette  et  à  72  liv.  15  sols  6  den.  de  dé- 
pense ;  la  recette  se  compose  de  :  223  liv.  provenant  de 
l'adjudication  des  prairies  de  la  commune  faite  par  les 
juges  des  lieux  ;  de  42  liv.  5  sols  provenant  de  la  vente 
du  tiers  des  grains  récoltés  sur  les  terres  appelées  les 
Genévriers  ;  la  dépense  comprend  :  20  sols  pour  les  frais 
d'envoi  de  la  commission  des  tailles;  14  liv.  10  sols 
payés  au  juge  du  lieu  pour  les  frais  de  Tadjudication 
des  prairies  ;  8  liv.  10  sols  6  den.  pour  le  vingtième  et 
les  2  sols  pour  liv.  du  dixième  des  revenus  patrimo- 
niaux ;  35  liv.  15  sols  au  garde  des  bestiaux  ;  10  liv.* 
pour  la  façon  du  rôle  fourni  au  contrôleur  du  dépôt  de 
sel  de  Maringues  ;  3  liv.  pour  les  frais  de  rédaction  du 
compte. 


C.  2371.  (Liasse.)  —  48  pièces,  papier. 

• 

17S6-17S0. —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-d'Artlères.— Comptabilité. —  Reliquats  des  comptes 
des  consuls.  —  Délilwration,  homologuée  par  l'Inten- 
dant le  31  août  1762,  nommant  Anaet  Parrot,  receveur 
des  revenus  patrimoniaux  ;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant du  2  sept.  1768,  déchargeant  Annet  Parrot  de  la 
recette  des  patrimoniaux  et  invitant  les  habitants  des 
Martres  à  nommer  un  nouveau  receveur  ;  —  ordon- 
nances des  Intendants  de  1736  à  1749,  enjoignant  aux 
consuls  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  sont  désignés 
pour  recevoir  les  débets  le  s'  Pierre  Manlhot,  puis  le 
s^  Jean  Moulin  ;  —  notes,  mémoires  et  correspondance 
relatifs  à  l'apurement  des  comptes  ;  —  compte  des  dé- 
bets rendu  par  devant  M.  de  Montyon  par  Annet 
Parrot,  receveur,  commis  au  lieu  et  place  du  s'  Moulin,^ 
le  15  août  1762,  des  reliquats  des  comptes  de  1749  à 
1761. 


C.  2372.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  11  pièces,  papier,  1  cachet. 

1780-17S9.  —  Affaires  communales.  — Les  Mar- 
tres-d'Artières.—  Comptabilité.  —  Projet  d'ordonnance 
de  l'Intendant,  du  30  sept.  1785,  pour  faire  rendre 
compte  à  ceux  qui  ont  perçu  les  revenus  patrimoniaux 
de  1762  à  1771  ;  —  autre  ordonnance  du  même,  du  4 
sept.  1786,  pour  la  reddition  des  comptes  des  patrimo-. 
niaux  de  1762  à  1778;  —  compte  rendu  par  Antoinette 
Fervel,  veuve  de  Charles  Parrot,  vivant  receveur  des 
patrimoniaux,  pour  les  années  de  1779  à  1783. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


333 


C.  2373.  (Liasse.)  —  9b  pièces,  papier;  2  cachets. 

119S-17S7.  — Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-de- Veyre.  —  Moulin  banal  :  copie  d'une  délibéra- 
tion du  5  mai  1743,  au  sujet  des  réparations  indispen- 
sables dans  le  moulin  banal  des  Martres,  appartenant* 
par  indivis  à  Maurice  Frédéric,  marquis  de  Tane,  sei- 
gneur dud.  lieu,  Monton,-  Tallenie  et  autres  places,  et 
au  commandeur  de  l'hôpital  de  Saint-Jean  en  qualité 
de  commandeur  de  Tortebessa  ;  les  habitants  se  plai- 
gnent aussi  des  abus  commis  par  le  fermier  du  moulin 
et  décident  de  faire  assigner  les  propriétaires  :  la  dé- 
libération est  homologuée  par  l'Intendant;  exploit 
signifié  à  M.  de  Tane,  au  château  de  Ghadieu;  pro- 
cès-verbal dressé  par  le  bailli  des  Martres  dé  l'état  des 
mesures  employées  par  le  fermier  du  moulin  banal  : 
<  il  est  constaté  que  le  fond  qui  partage  la  couppe  d'avec 
>  la  demi-couppe  n'est  point  arresté  et  qu'on  peut  aisé- 
»  ment  le  lever  »,  que  d'autre  part  la  mesure  n'est  pas 
étalonnée  ;  le  droit  perçu  pour  la  mouture  est  d'une 
coupe  par  setier  ;  les  mesures  sont  vérifiées  et  trouvées 
inexactes;  d'autre  part,  le  juge  constate  (jue  les  meules 
sont  découvertes  et  qu'il  se  fait  une  dissipation  considé- 
rable de  farine  ;  il  saisit  les  mesures  et  ordonne  qu'il 
en  sera  fait  de  nouvelles  ;  —  analyse  d'une  délibéra- 
tion du  23  avril  1786,  autorisant  le  s'  Manlhiot,  syndic, 
à  intervenir  dans  Tinstance  intentée  tant  contre  lui 
que  contre  différents  particuliers  à  la  requête  de  la 
comtesse  de  Montmorin,  du  comte  de  Tane  Santena 
et  des  créanciers  unis  du  feu  comte  de  Tane,  relative- 
ment à  la  banalité  du  moulin  et  du  four  des  Martres; 
analyjse  d'une  consultation  d'avocats;  avis  du  subdé- 
l^ué  ;  l'Intendant  homologue  la  délibération  purement 
et  simplement;  —  procès-verbaux  d'adjudication  des 
revenus  patrimoniaux  de  1747  à  1757  :  droit  de.  cour- 
tage de  1  sol  6  deniers  pour  chaque  charge  de  cheval 
à  bât,  et  2  sols  6  deniers  pour  chaque  poinçon  et  fran- 
cillon,  perçu  sur  les  marchands  et  voituriers  étran- 
gers, adjugé  à  203  liv.  en  1749,  à  230  liv.  en  1751, 
à  301  liv.  en  1754;  dlme  en  grains  et  vin  adjugée  à 
38  liv.  en  1749,  à  62  liv.  en  1753,  à  52  liv.  en  1757  ; 
—  correspondance  de  l'Intendant,  de  M.  Chabrol  et  du 
s'  Bernard,  curé  des  Martres-de-Veyre,  1752-1755,  au 
sujet  de  la  construction  du  presbytère  ;  —  réparations 
de  la  fontaine;  l'adjudication  des  travaux  est  faite  le 
15  sept  1737  à  Guillaume  Chabrier,  fontainier  de 
Montferrand,  et  à  Michel  Cluzel,  maçon,  au  prix  de 
1,525  liv.;  lettre  du  s'  Manlhiot,  requêtes  des  entre- 
preneurs, procès-verbaux  de  l'état  des  travaux  en  1739 


et  1740,  dressés  par  François  Raîmbaux,  entrepreneur 
d'ouvrages  à  Clermont  :  le  réservoir  construit  à  la 
Saigne  est  défectueux  ;  au  lieu  de  tuyaux  de  terre  les 
entrepreneurs  ont  fait  des  canaux  en  pierre  sèche;  le 
réservoir  de  la  principale  source  à  Neufond  est  éga- 
lement mal  construit,  l'eau  se  perd  en  plusieurs  en- 
droits; lettre  de  M.  Duvernin,  du  19  mars  1741, 
annonçant  qu'il  a  fait  au  s''  Raimbaux,  au  prix  de 
1,180  liv.,  l'adjudication  de  la  conduite  de  la  fon- 
taine ;  —  analyse  d'une  délibération  du  25  sept.  1785, 
décidant  :  1°  de  faire  construire  une  bu  plusieurs  fon- 
taines et  d'indemniser  les  particuliers  qui  souffriraient 
quelque  dommage  par  le  passage  des  conduites;  2^ d'au- 
toriser le  syndic  à  demander  l'imposition  d'une  somme 
suffisante  tant  pour  la  construqtion  desdites  fontai- 
nes que  pour  l'acquisition  de  la  terre  où  doit  être 
transféré  le  cimetière;  l'Intendant  ordonne  l'établisse- 
ment d'un  devis  pour  la  fontaine;  —  requête  des 
consuls,  des  marguilliers  et  du  corps  commun  de  la 
paroisse  des  Martres  au  sujet  de  l'agrandissement  du 
cimetière,  1786  :  le  cimetière  actuel,  appelé  de  Saint- 
Jean,  situé  hors  du  village,  a  été  établi  il  y  a  environ 
53  ans  <  par  les  libéralités  d'un  curé  dé  ce  temps- 
»  là,  frappé  des  inconvénients  qu'il  y  avait  de  porter 

>  des  corps  à  une  demi-lieue  du  village,  au  bord  de  la 

>  rivière  d'Allier  qui,  dans  les  grandes  crues,  causait 
»  des   éboulements   de  terrains  qui  entraînaient   les 

>  ossements  »;  ce  cimetière  de  Saint-Jean,  après  avoir 
été  interdit  quelque  temps,  a  été  ouvert  de  nouveau  et 
on  propose  de  l'agrandir  en  achetant  quelques  terres 
voisines  qui  appartiennent  à  l'ordre  de  Malte,  1786  ; 
délibérations,  ordonnances  de  l'Intendant,  procès-verbal 
de  visite  du  cimetière  par  Michel  Monestier  et  François 
Cuel,  conseillers,  miédecins  du  roi,  agrégés  au  Collège 
des  médecins  de  la  ville  de  Clermont  ;  lettre  de  M.  Ara- 
gonnès  de  Laval;  procès- verbal  d'assemblée  des  habi- 
tants, au  nombre  de  56,  convoquée  par  M.  Albo  de 
Chanat,  subdélégué,  le  4  fév.  1787  :  48  desdits  habi- 
tants sont  d'avis  d'agrandir  l'ancien  cimetière  de  Saint- 
Jean;  les  autres  demandent  la  translation  du  cimetière 
en  un  lieu  plus  éloigné  du  bourg  ;  observations  parti- 
culières de  M.  Albo  de  Chanat  sur,  l'emplacement  à 
choisir  pour  le  cimetière  des  Martres-de-Veyre  ;  ordon- 
nance de  l'Intendant,  •du  5  mai  1787,  autorisant  la 
paroisse  des  Martres  à  accepter  la  concession  faite  ou  à 
faire  par  MM.  de  Malte  de  l'emplacement  néces- 
saire pour  l'agrandissement  du  cimetière  actuel  ;  — 
réparations  à  l'horloge,  1750-1753;  —  requête  des 
consuls,  du  curé  et  des  luminiers  des  Martres  deman- 
dant à  l'évéque  la  permission  de  faire  une  quête  dans 
la  paroisse  pour  la  refonte  de  la  grande  cloche  et  le 


334  ARCHIVES  DU 

rétablissement  deThorlôge  dudit  lieu;  permission  don- 
née par  M.  Deiaire,  vicaire  général,  le  26  mal  1723  ; 
copie  du  prix  fait  passé  le  !•'  août  1723,  avec  Jacques 
et  Claude  Seurot,  oncle  et  neveu,  fondeurs  de  Clermont; 
procédure  entre  Claude  Seurot  et  les  habitants»  au 
sujet  du  paiement  dudit  ouvrage,  1728-1737;—  analyse 
d'une  délibération,  du  11  août  1782,  autorisant  le  s' 
Manlhiot,  syndic,  à  faire  défense  aux  sous-fermiers  du 
grand  clos  et  à  tous  autres  d'intercepter  l'eau  destinée 
à  l'irrigation  des  prés  et  vergers,  et  d'une  consultation 
d'avocats  à  ce  sujet;  avis  du  subdél^ué  :  le  droit  des 
habitants,  fondé  sur  une  concession  du  seigneur  de 
l'année  1421,  n'est  pas  douteux;  l'Intendant  homologue 
la  délibération  purement  et  simplement. 


PUY-DE-DOME. 


C.  2374.  (Liasse.)  —  82  p.,  pap.  (o  impr.). 

I 

1718-1736.  — Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-de-Veyre.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1718  à  1730,  et  pièces  justificatives  desdits  comptes  ; 
--  parmi  les  dépenses  de  1718,  on  remarque  une  somme 
de  6  liv.  payée  au  marquis  de  Tane,  seigneur  dudit 
lieu,  pour  son  droit  de  capitainage;  6  liv.  dépensées 
pour  faire  publier  les  bans  des  vendanges  à  Billom,  Vic- 
ie-Comte et  Saint-Amant;  —  compte  de  1720  arrêté 
par  l'Intendant,  en  1736,  à  128  liv.  de  recette  et  à  22  liv. 
2  sols  6  den.  de  dépensa;  parmi  les  dépenses,  on  re- 
marque une  somme  de  45  liv.  payée  aux  communalistes 
pour  avoir  fait  la  procession  à  Manglieu,  suivant  le  vœu 
de  la  paroisse  ;  10  liv.  pour  le  dîner  offert  aux  prêtres, 
aux  officiers  du  bailliage  et  aux  principaux  habitants 
qui  assistèrent  à  ladite  procession;  autre  somme  de 
6  liv.  payée  auxdits  prêtres  pour  avoir  fait  une  proces- 
sion à Notre-Dame-d'Authezat,  2  liv.  pour  leur  dîner; 
toutes  ces  dépenses  sont  rayées  par  l'Intendant;  — 
compte  de  1730,  arrêté  en  1736,  par  l'Intendant,  à  169 
liv.  de  recette  et  à  19  liv.  2  sols  6  den.  de  dépense. 


C.  2375.  (Liasse.)  —  96  pièces,  papier. 

1731-1749.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-de-Veyre.  •—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1731  à  1748  et  pièces  justificatives;  —  compte  de 
1731,  arrêté  par  l'Intendant,  en  1736,  à  200  liv.  de  re- 
cette et  à  17  liv.  12  sols  6  den.  de  dépense;  —  compte 
de  1748,  arrêté  par  l'Intendant,  en  1749,  à  153  liv.  de 
recette  et  à  230  liv.  3  sols  6  den.  de  dépense. 


C.  2376.  (Liasse.)  —  120  pièces,  papier. 

17SS-1759.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-de-Veyre.  —  Comptabilité  des  reliquats.  —  Or- 
donnance des  Intendants  de  1733  à  1749,  enjoignant 
aux  consuls  des  Martres-.de-Veyre  des  années  1720  et 
suivantes  jusqu'à  1748,  de  rendre  compte  de  l'emploi 
qu'ils  ont  fait  des  revenus  patrimoniaux;  —  états  des 
reliquats  des  comptes  desdits  consuls  ;  —  compte  pré- 
senté par  Pierre  Manlhiot,  notaire  royal  et  procureur 
d'office  de  la  paroisse  de  Saint-Martial-les-Martres,  des 
sommes  qu'il  a  touchées  comme  receveur  des  débets  des 
comptes  des  consuls,  arrêté  par  M.  Rossignol,  le  31 
août  1742,  à  1,840  liv.  2  sols  de  recotte  et  à  1,881  liv. 
11  sols  4  den.  de  dépense;  pièces  justificatives  dudit 
compte  ;  —  compte  rendu  par  Pierre  Manlhiot  de  la 
recette  et  dépense  par  lui  faites  tant  des  anciens  débets 
des  comptes  des  consuls  jusqu'à  1748  que  des  revenus 
annuels  de  1749  à  1757,  arrêté  par  l'Intendant  en  1758 
à  3,862  liv.  16  sols  9  den.  de  recette  et  à  4,087  liv.  7  sols 
4  den.  de  dépense  ;  —  pièces  justificatives. 


C.  2377.  (Liasse.)  —  18  pièces,  papier  (1  impr.). 

18M-16S8.  —  Affaires  communales.  —  Les  Mar- 
tres-sur-Morge.  —  Compte  rendu  par  devant  M.  de 
Bercy,  intendant,  par  les  consuls  des  Martres-sur- 
Morge,  de  la  gestion  qu'ils  ont  faite  des  bîens  patrimo- 
niaux pendant  l'année  1682  ;  la  recette  se  compose  de 
31  setiers  de  froment,  32  pots  de  vin  et  50  liv.  d'huile  de 
noix,  poids  de  marc,  provenant  de  raccense  du»  four 
banal;  12  liv.  12  sols  6  den.  provenant  de  l'herbe  tempo- 
relle du  pré  appelé  la  Grande  Pegoire-Espinouze,  appar- 
tenant à  la  commune;  7  liv.  15  sols  provenant  de 
raccense  de  la  même  herbe  dans  le  pré  appelé  la  Char- 
reyre-Espinousse  ;  5  liv.  12  sols  6  den.  pour  l'accense  de 
l'herbe  temporelle  du  pré  appelé  la  Pegoire-Ronde  ; 
38  sols  pour  la  même  herbe  dans  le  pré  appelé  la 
Charré-de-Pratz-Clotz.  La  dépense  se  répartit  ainsi  : 
20  setiers  froment  et  20  liv:  argent  payés  au  curé  audit 
lieu;  50  liv.  d'huile  de  noix  délivrées  aux  luminiers; 
25  liv.  pour  les  réparations  du  four;  7  liv.  10  sols  au 
secrétaire  ;  3  liv.  pour  la  rédaction  du  compte  ;  —  dé- 
claration des  consuls,  1683,  attestant  qu'il  n'a  été 
imposé  cette  année  aucuns  deniers  communs  ;  —  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  8  sept.  1685,  relative  aux 
revenus  patrimoniaux;  déclarations  des  consuls  four- 
nies en  exécution  de  l'ordonnance  ci-dessus. 


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C.  2378.  (Li^se.)  —  5  pièces,  papier. 

1799-1141.  ^  Affaires  communales.  —  Les  Pra- 
daux-Leucamp.  —  Les  Pradaux  :  note,  sans  date,  re- 
lative à  la  contestation  entre  les  habitants  des  Pradaux 
et  le  seigneur  de  Saint-Martin-des-Plains,  au  sujet  du 
droit  de  pacage  réclamé  par  les  habitants  sur  différents 
tènements.  —  Leucarap  :  lettres  de  MM.  Lasvernhes  et 
de  Cebié,  1739-1741,  au  sujet  de  réparations  faites  à 
relise  de  cette  paroisse. 


C.  2379.  (Liasse.) —  34  pièces,  pap.,  dont  2  cah.  de  S^  feuillets. 


1730-1750.  —  Affaires  communales.  — Le  Vernet- 
Sainte-Marguerite.  -^  Requête  des  habitants  de  Sai- 
gnes, paroisse  du  Yernet,  se  plaignant  que  des  commu- 
naux qui  leur  appartiennent  ont  été  défrichés  par  des 
habitants  du  village  de  Beaune,  paroisse  du  Chambon  ; 
procès-verbal  de  Tétat  des  communaux  en  question, 
dressé  par  M.  Besseyre,  subdélégué  à  Besse  :  il  n'est 
pas  douteux  que  le  fonds  litigieux  appartient  aux  habi- 
tants de  Saignes,  puisqu*ils  en  paient  le  cens  au  sei- 
gneur de  Larabres,  1737;  ordonnance  de  l'Intendant, 
condamnant  les  usurpateurs  à  se  désister;  —  plaintes 
de  plusieurs  habitants  de  la  paroisse  du  Vernet  contre 
d'autres  particuliers  de  ladite  paroisse  au  sujet  de  pré- 
tendus défrichements  dans  la  paroisse;  l'examen  de 
cette  affaire  est  confiée  au  s'  Godivel,  subdélégué  à 
Besse  ;  extraits  d'un  terrier  de  la  seigneurie-  de  Saint- 
Nectaire,  de  Tannée  1742,  produits  par  les  demandeurs; 
mémoires  en  réponse  des  défendeurs,  1742-1750;  — 
.  lettre  de  M.  Godivel,  1745,  au  sujet  de  communaux  dé- 
frichés dans  le  village  de  Ludières  ;  —  quittances  re- 
latives aux  réparations  de  l'église,  1730-1731. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  335 

s'  de  Cussac  et  le  s'  Laborie  prétendent  que  ce  com- 
muniai leur  appartient  et  produisent  à  l'appui  de 
leur  prétention  une  reconnaissance  de  l'année  1474 
et  un  contrat  de  vente  de  1694;  extraits  d'un  terrier 
du  seigneur  de  Mauriac  de  l'année  1474  ;  contrat  de 
vente  d'un  domaine  au  Vigean,  par  Jeanne,  veuve 
de  Gabriel  de  Seguy,  siear  d'Anglars,  à  Antoine  et 
Claude  Senauld,  le  7  avril  1694  ;  pièces  de  procé- 
dure; l'afiTaire  est  portée  au  bailliage  d'Aurillac  qui 
ordonne  séquestre  des  fruits  ;  mémoire  sur  le  conflit 
entre  la  justice  de  l'Intendant  et  le  bailliage,  1754- 
1755;  —  mémoire  et  correspondance  de  M.  de  Tour- 
nemire  au  sujet  de  l'emplacement  du  champ  de  foire 
du  Vigean  ;  1764-1765  :  la  foire  se  tenait  le  21  nov. 
de  chaque  année  au  cimetière  et  sur  des  terrains  ap- 
partenant à  MM.  de  Sartiges  et  de  Bonnefond  ;  en  1762, 
on  rétablit  sur  un  communal  du- Vigean-Leyvaux;  con- 
testation  entre  les  habitants  de  Ley vaux-Sou tro  et 
Leyvaux-Soubro,  relativement  au  pacage  dans  les  com- 
munaux, 1686;  —  acquisition,  par  le  s*"  Jarrie,  curé 
de  Leyvaux,  d'une  maison  destinée  à  lui  servir  de 
presbytère,  1752;  il  demande  que  la  somme  que  lui 
paye  la  commune  chaque  année  soit  augmentée  ;  let- 
tres et  mémoire  de  M.  Dutreuil. 


C.  2380.  (Liasse.)  — -  39  pièces,  papier. 

16S6-1765.  —  Affaires  communales.  —  Le  Vi- 
gean-Leyyaux.  —  Le  Vigean  :  requête  de  Charles 
Bonnefont,  s**  de  Lavialle,  procureur  du  roi  de  TÉloc- 
.tion  de  Mauriac,  tant  pour  lui  que  pour  les  autres  habi- 
tants du  Vigean- Soutro,  pour  se  plaindre  des  défriche- 
ments faits  dans  les  communaux  des  deux'  villages  du 
Vigean  par  le  fermier  du  s'  de  Cussac  et  le  s'  Laborie; 
ordonnance  de  l'Intendant  ;  correspondance  de  M.  de 
Tournera  ire,  subdélégué  à  Mauriac;   le   fermier  du 


C.  2381.  (Liasse.]  —  25  pièces,  papier,  dont  1  plan. 

188S-1786.  —Affaires  communales.  —  Lezoux. 
—  Analyse  d'une  délibération  du  28  mai  1772,  par 
laquelle  les  habitants,  attendu  la  révocation  des  offi- 
ces municipaux  portée  par  l'édit  de  novembre  1771, 
nomment  pour  veiller  à  l'administration  des  af^ires 
de  la  commune  deux  échevins  et  quatorze  conseil- 
lers ou  notables,  parmi  ces  derniers  Barthélémy  Fer- 
rier  est  désigné  comme  receveur  des  revenus  patri- 
moniaux ;  l'Intendant  approuve  la  délibération  ;  — 
lettre  des  consuls  de  Lezoux,  du  13  mars  1688,  au 
sujet  des  deniers  patrimoniaux;  ils  déclarent  que  la 
ville  n'en  a  aucun;  une  imposition  de  200  liv.  leur 
a  été  accordée  pour  l'acquittement  des  charges  or(}i- 
naires  par  4*arrêt  du  Cionseil  de  1674  readu  pour 
la  liquidation  de  leurs  dettes;  —  projet  d'aliénation 
de  partie  des  communaux  et  de  poursuites  contre  les 
usurpateurs,  1786  ;  —  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  de  La  Millière,  1785,  au  sujet  de  l'empla- 
cement du  nouveau  marché  au  bois  de  Lezoux;  le 
Contrôleur  général  approuve  le  changement,  plan  du 
nouveau  marché  :  —  réparations  aux  fontaines  de 
Lezoux  :  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Bou- 
dai ;  rôle  de  répartition  de  la  somme .  de  640  liv.  en 


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3S6  ARCHIVES  DU 

1755  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  3  mars  1674, 
pour  la  liquidation  des  dettes  de  la  commune*  de 
Lezoux  ;  —  quelques  quittances,  1726-1730. 


C.  2382.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier.- 

1840-1788.  —  Affaires  communales.  —  Lignât  — 
Lorcières.  —  Lignât  :  réparations  aux  chemins  et 
construction  de  plusieurs  petits  ponts,  1783-1787;  — 
compte  rendu  par  F.  Puylon,  collecteur  conven- 
tionnel de  Lignât,  aux  consuls  du  même  lieu  pour 
Tannée  1640;  requête  adressée  à  M.  de  Marie,  1682, 
par  Guillaume  Puylon,  fils  et  héritier  de  François, 
au  sujet  des  sommes  dues  à   son  père  par  le  corps 

•  commun  de  Lignât.  —  Lisseuilie  :  projet  de  répara- 
tions à  la  charpente*  de  l'église  ;  requête  du  curé, 
avis  du  subdélégué;  délibération,  1772-1774.  —  Lor- 

.  cières  :  reconstruction  du  presbytère;  délibérations; 
lettre  du  s^  Ollier,  curé  ;  rôle  de  répartition  de  la 
dépense  qui  s'élève  à  84  liv.  3  sols  4  den. 


PUY-DE-DOME. 

Mioche,  charpentier  de  Chapdes-Beaufort,  adjudi- 
cataire dos  réparations  à  faire  au  clocher  de  l'église 
de  Saint-Jean  do  Loubeyrat  et  à  la  chaire  du  prédi- 
cateur ;  —  réfection  du  clocher  de  Loubeyrat,  1778  à 
1782;  les  travaux  sont  adjugés  au  prix  de  1,800  liv. 
—  Loupiac  :  lettre  de  M.  de  Tournemire,  1754,  au 
sujet  des  réparations  du  presbytère  demandées  par 
le  curé  ;  —  notes  sur  les  réparations  du  presbytère, 
1764. 


C.  2383.  (Liasse.)  —  63  pièces,  papier. 

16§4-178t.  —  Affaires  communales.  -^  Lorlange 
—  Loiipiac.  —  Lorlange  :  certificat  des  collecteurs, 
1084,  attestant  qu'il  n'y  a  ni  dettes,  ni  revenus,  ni  pro- 
cès ;  —  réparations  à  l'église  :  ordonnances  de  l'Inten- 
dant; procès- verbal  desdites  réparations  dressé  par 
Pierre  Dulac,  conseiller  du  roi  en  l'Élection  de  Brioude, 
subdélégué  de  l'Intendant,  1707;  —  réparations  des 
couverts  de  l'église  et  de  la  sacristie  ;  délibérations  et 
requêtes  des  habitants  et  du  s'  Rongier,  curé,  17G9  ; 
ordonnances  de  l'Intendant;  devis  estimatif  s'élevant 
à  380  liv.  12  sols;  adjudication'  au  prix  de  341  liv.  î 
arrêt  du  Conseil  d'État,  du  24  juillet  1770,  autori- 
sant les  réparations  à  faire  aux  églises  de  Lorlanges 
et  de  Saint-Just-de-Baflîe  ;  rôle  de  répartition  de  la 
dépense;  lettre  de  M.  de  Cordebeuf-Montgon  deman- 
dant à  l'Intendant  quelque  faveur  pour  la  paroisse 
de  Lorlanges  qui  est  écrasée  par  la  nouvelle  imposi- 
tion :  «  Il  est,  en  vérité,  bien  étonnant  que  M.  le 
»  curé  de  Lorlanges  aye  choisy  une  année  comme 
»  celle-cy    pour    obtenir   de    vous   d'augmenter    les 

>  charges   de    ses   paroissiens ,    en     vous    peignant 

>  comme  très  urgentes  des  réparations,  qui,  dans 
»  le  vray,  pouvoient  très  bien  attendre  un  temps 
»  moins  malheureux  »  ;  réclamations  de  l'entrepre- 
neur. —  Loubeyrat  :  lettre  de  M.  Urion,  du  3  mai 
1737,   adressant  à  l'Intendant  la  requête   de  Marien 


C.  2384.  (Liasse.)  —  65  pièces,  papier;  2  cacheU. 

1739-1 773.  —  Affaires  communales.  —  Lugarde 
—  Ludesse,  —  Lugarde  :  correspondance  de  M.  de  Cha- 
vagnac  avec  l'Intendant,  1782-1733,  au  sujet  de  com- 
munaux défrichés  dans  la  paroisse  de  Lugarde.  — 
Ludesse  :  réparations  du  presbytère,  1762-1773  ;  re- 
quêtes du  curé  ;  délibérations  ;  ordonnances  de  M.  de 
Montyon  ;  correspondance  de  M.  de  Mascon,  de  M.  Bon- 
nel,  subdélégué  à  Vic-le-Comte  ;  les  habitants  consea- 
tent  à  payer  197  liv.,  somme  égale  au  tiers  de  la  dé- 
pense; ordonnance  de  l'Intendant  enjoignant  au  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  Ludesse  de  payer  au  curé 
ladite  somme  de  197  liv.;—  ordonnance  de  l'Intendant 
enjoignant  aux  consuls  de  Lftdesse  de  1720  à  1738  de 
rendre  compte  de  leur  gestion  ;  —  ordonnance  du  même 
pour  l'adjudication  des  revenus  patrimoniaux  de  Lu- 
desse, 1754;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  La  Martre  ;  — 
ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliérs,  du  16  déc.  1761, 
enjoignant  aux  héritiers  du  s'  Fondary,  ancien  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  Ludesse  et  Cheynat,  de  ren- 
dre compte  de  la  gestion  dudit  receveur  et  nommant 
en  sa  place  le  s'  Jean  Montoloy;  —  compte  de  la 
gestion  d'Antoine  Fondary,  de  1755  à  1761,  rendu  par 
son  fils  au  corps  commun  des  habitants  de  Ludesse, 
arrêté  par  l'Intendant,  en  1763,  à  351  liv.  4  sols  de 
dépense  et  à  237  liv.  de  recette;  —  pièces  justificatives 
des  comptes  de  la  communauté  de  Cheynat  de  175(5  à 
1761  ;  —  compte  de  Jean  Montoloy,  receveur  de  Lu- 
desse, de  1762  à  1764. 


C.  2385.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin;  41  pièces,  papier. 

17!I3-178§.  — Afkaires  COMMUNALES.  — Lussat.  — • 
Nomination  d'un  garde  pour  les  bestiaux,  1723;  —  or- 
donnance de  l'Intendant,  du  30  avril  1754,  commettant 
le  s'  AssoUent  pour  faire  l'adjudication  des  revenus  des 
Martres-d'Artières  et  de  Lussat;  —  adjudication  des 
patrimoniaux  de  Lussat  en  1758  ;  —  état  des  rentes  et 


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charges  annuelles  assignées  sur  les  revenus  patrimo- 
niaux de  Lussat  :  rente  de  66  liv.  6  sols  6  den.  due  aux 
héritiers  de  Tabbé  Delaire  ;  rente  de  30  liv.  due  à 
M.  Pelissier>  conseiller  à  Riom;  30  liv.  au  secrétaire  de 
la  paroisse;  40  liv.  aux  gardes  des  fruits  ;  7 liv.  10  sols 
au  curé  pour  fondations  ;  enlSin  pour  cens  à  la  seigneu- 
rie de  PonVdu-Château,  4  set.  4  coupes  de  froment, 
1760;  —  analyse  d'une  délibération  du  20  avril  1788, 
au  sujet  du  droit  que  prétendent  les  habitants  «  de  faire 
»  pacager  leurs  bestiaux  en  commun  avec  les  habitants 
»  de  Malintrat  dans  un  pacage  appelé  Champgoutay;  > 
—  agrandissement  de  l'église  et  reconstruction  du  clo- 
cher :  requêtes,  délibérations,  ordonnances  de  l'Inten- 
dant ;  devis  estimatif  dressé  en  1777  par  Gîlbart  Four- 
nier,  architecte  de  la  ville  de  Clermont,  qui  évalue  la 
dépense  à  6,812  liv.  17  sols  2  den.  ;  —  reconnaissance 
d'une  somme  de  1,200  liv.  destinée  aux  réparations  de 
l'église  et  du  clocher,  1787  ;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant pour  les  réparations  du  presbytère,  1763;  —  cure- 
ment  du  ruisseau,  1736  ;  —  analyse  d'une  délibération, 
du  20  juin  1784,  relative  à  la  voirie  et  à  une  usurpa- 
tion des  communaux;  —  lettre  relative  à  une  créance 
de  M.  Pellissier  ;  —  notes,  mémoires,  correspondance, 
délibérations  au  sujet  d'une  créance  de  3,000  liv.  sur  la 
communauté  de  Lussat,  appartenant  à  M.  Marie-Fran- 
çois-de-Paule  Lefèvre  d'Ormesson,  seigneur  d'Opme, 
Le  Crest  et  autres  places,  conseiller  d'État  et  au  Conseil 
royal.de  commerce,  1739-1770. 

G.  2386.  (Liasse.)—  1  pièce,  parchemlD  j  168  pièces,  papier. 

188^1739.  —  Affaires  communales.  —  Lussat.  — 
Comptabilité  de  1682  à  1728.  —  Quelques  pièces  justifi- 
catives du  compte  de  1682  ;  —  comptes  de  1720  à  1728 
arrêtés  par  l'Intendant  en  1738  ;  —  compte  de  1720 
arrêté  à  795  liv.  5  sols  de  recette  et  à  463  liv.  3  sols 
8  den.  de  dépense  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1723,  on 
rejnarque  celles  qui  furent  faites  pour  la  bravade  de 
Madame  la  Marquise  :  voyage  à  Clermont  po^ir  se 
munir  d'armes  et  faire  garnir  les  chapeaux  d'une  bor- 
dure d'argent  ;  achat  de  poudre ,  indemnités  aux 
joueurs  de  hautbois  et  de  tambour,  toutes  ces  dé- 
penses sont  réduites  par  l'Intendant;  —  compte  de 
1728,  arrêté  à  683  liv.  10  sols  de  recette  et  à  421  liv. 
10  s.  6  den.  de  dépense. 

C.  2387.  (Liasse.)  —  143  pièces,  papier, 

llM-1780.  —  Affaires  communales.  —  Lussat.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1729  à  1744, 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  337, 

arrêtés  par  l'Intendant  de  1738  à  1759;  pièces  justifi- 
cative^ et  blâmes  et  débats  desdits  comptes;  —  compte 
de  1729  arrêté  à  556  liv.  de  recette  et  à  403  liv.  13  solâ 
de  dépense  ;  —  compte  de  1744  arrêté  à  408  liv.  10  sols 
de  recette  et  à  491  liv.  4  sols  de  dépense. 


C.  2388.  (Liasse).  —  146 pièces,  papier. 

174S-1780.  —  Affaires  communales.  —  Lussat.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1745  à  175S 
arrêtés  par  Tlntendantde  1753  à  1760;  pièces  justifica- 
tives desJits  comptes;  —  compte  de  1758,  arrêté  à 
331  liv.  10  sols  de  recatte  et  à  321  liv.  5  sols  3  den.  de 
dépense. 


C.  2389.  (Liasse.)  —  42  pièces,  papier. 

17SS-17â7.  —  Affaires  communales.  —  Lussat.  — • 
Comptabilité  de  1759  à  1787  et  comptabilité  des  reli- 
quats. —  Compte  des  consuls  de  1759  et  pièces  justifi- 
catives ;  —  compte  rendu  par  Antoine  Germain,  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  Lussat  de  sa  gestion  pendant 
les  années  do  1761  à  1776  :  recette  6,632  liv.  4  sols 
3  den.;  dépense  et  reprise  7.710  liv.  2  sols  2  den.; 
parmi  les  dépenses,  on  remarque  une  somme  de  452  liv. 
pour  le  curement  du  ruisseau  de  Bsdat  ;  —  ordonnances 
de  rintendant,  mémoires,  états,  correspondance  rela- 
tifs à  l'apurement  des  comptes  de  1720  à  1754  et  à  la 
comptabilité  des  reliquats. 


G.  2390.  (Liasse.)  —  6  pièces,  papier. 

1749-175S.  —  Affaires  communales.  —  Luzargues 
—  Luzillat.  —  Luzargues  :  mémoire  de  M.  de  Mom- 
briset,  1742,  relatif  à  une  contestation  entre  les  habi- 
tants de- Luzargues  et  ceux  des  villages  de  Pouilher  et 
de  La  Besseyre  au  sujet  de  la  propriété  des  communaux 
appelés  Combelle,  le  Genebrier  et  Barbasaigne.  — • 
Luzillat  :  lettre  de  M.  Urion  et  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, relatives  à  des  usurpations  de  communaux,  1752- 
1753. 


C.  2391.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  36  pièces^  papier;  1  cachet. 

1894I-1785.  —  Affaires  communales.—  Mailhat  — 
Malbo.  —  Mailhat  :  nomination  d'un  syndic,  1784  ;  — ' 
réparations  au  presbytère  :  requétss,  devis  des  tra- 

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33S  ARCHIVES  DU 

▼aux,  adjudication;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
125  liv.  1  sol,  1736-1737;  —  devis  des  réparations  à 
faire  au  presbytère  en  1758  et  correspondance  de 
M.  Lafont  avec  l'Intendant  au  sujet  d'un  arrangement 
entre  les  héritiers  du  défunt  curé  et  les  habitants  rela- 
tivement aux  sommes  que  ledit  curé  devait  à  la  corn- 
mane  et  à  la  fabrique  ;  —  sentence  de  la  Sénéchaussée 
de  Riom,  du  6  fév.  1773,  qui  condamne  les  habitants  de 
Maiihat  à  payer  à  M.  de  Combarel  le  loyer  d'une  mai- 
son lui  appartenant,  qui  a  servi  de  presbytère  au  curé 
de  Maiihat  ;  lettres  et  requêtes  de  M.  de  Combarel  en 
vue  d'obtenir  une  imposition  sur  la  paroisse  ;  l'imposi- 
tion est  accordée  par  arrêt  du  Conseil  du  30  nov.  1779  \ 
—  analyse  d'une  délibération,  du  22  déc.  1782,  €  por- 
»  tant  arrêté  de  défendre  à  la  demande  en  complainte 
»  possessoire  formée  par  le  s' Berger,  avocat,  et  Vey- 
»  riers,  bourgeois,  relativement  à  la  dime  sur  les  fèves 
»  blanches  et  les  chanvres,  qui  leur  a  été  refusée  par  le 
»  fi'  Berard  ;  »  nomination  d'un  syndic  ;  —  requête 
adressée  par  les  consuls  et  habitants  de  Maiihat  à  M.  de 
Maupeou,  intendants  au  sujet  du  ban  des  vendanges  : 
ils  prétendent  avoir  été  de  tout  temps  en  possession  de 
régler  le  ban  des  vendanges  des  territx)ires  de  Cha- 
nioste,  Chantelauze  et  Rouchaux,  situés  partie  dans  la 
paroisse  de  Maiihat,  partie  dans  celle  d'Orsonnette,  ce 
droit  leur  est  disputé  par  les  religieux  de  La  Chaise- 
Dieu,  prieurs  d'Orsonnette.  —  Malbo  :  défrichements 
dans  les  communaux  du  village  de  Roupon. 


C.  2392.  (Liasse.)  —  70  pièces,  papier  ;  i  cachet. 

ltt70-17Stt.  —  Affaires  communales.  —  Malin- 
Irat.  —  Délibération  du  4  avril  1730,  «  les  consuls  ont 
»  remontré  que  depuis  la  démolition  de  la  maison 
»  commune  de  ladite  paroisse,  dans  laquelle  se  tenoit 
»  les  assemblées  des  habitants,  qui  estoit  composé  d'un 
»  certain  nombre  d'iceux  choisy,  la  pauvrette  de  la 
»  paroisse  a  esté  cause  qu'on  n'a  peut  la  faire  relever, 
»  de  sorte  qu'on  est  obligé  depuis  ce  temps  de  tenir 
»  les  assemblées  au  devant  de  l'esglise,  ausquelles 
»  assiste  toutes  sortes  de  personnes  qui  détournent 

>  lesdites  assemblées  ;  ce  qui  fait  que  l'on  n'a  pu 
»  régler  aucunes  affaires  de  la  comune  avec  Téquitté 

>  qu'ils  doivent  avoir  par  raport  aux  différens  opi- 
»  nions  des  uns  et  des  autres,  et  par  exprès  ceux 
»  des  journaliers  qui,  sans  scavoir  ce  qu'ils  disent 
»  pour  lors,  contrarient  les  opinions  des  principaux 
»  habitans,  tellement  que,  suivant  les  enciennés  règles 
)i(  et  pour  mettre  le  tout  dans  l'ordre,  il  seroit  à 
»  propos  de  nommer  un  nombre  d'habitans  des  plus 


PUY-DE-DOME. 

>  principaux  et  plus  éclairés  dans  les  affaires,  pour 
»  régler  et  donner  leur  avis  sur  les  affaires  de 
»  lad.  commune,    comme    il   se  pratique   dans    les 

>  paroisses  voisines  ;  »  les  habitants  nomment  plu- 
sieurs d'entre  eux  pour  administrer  les  affaires  de  la 
commune  de  concert  avec  les  consuls  ;  —  nomination 
de  gardes  des  blés,  1770;  —délibération,  1785.  au  sujet 
d'usurpations  sur  les  fossés  qui  servent  de  chemin» 
pour  arriver  à  l'église  de  Malintrat  ;  —  requête  de  la 
supérieure  de  la  Visitation  de  Clermont,.1731,  deman- 
dant l'autorisation  de  faire  pacager  leurs  bestiaux  dans 
les  communaux  de  Malintrat  ;  —  délibérations,  règle- 
ments, ordonnances,  de  1751  i  1771,  relatives  au  pa- 
cage ;  plaintes  de  quelques  habitants  au  sujet  de  Taf- 
ferme  d'un  communal  et  révocation  du  syndic,  1785- 
1786;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat  ;  —  réclamations 
des  adjudicataires  de  divers  revenus  communaux,, 
regains  et  four  banal,  1771-1782  ;  —  travaux  de 
réparations  de  l'élise  Saint-Pierre  adjugés  au  prix  de 
1,000  liv.,  1770;  —  projet  de  réparations  au  clocher 
en  1783  ;  —  réparations  du  presbytère,  1745  ;  — 
réparations  du  four  banal,  1739-1782;  —  refonte  de 
deux  cloches  par  leè  s"  Limaux,  fondeurs,  1781  ;  — 
construction  de  ponts  sur  le  ruisseau  allant  au 
pacage  de  Chaniat,  1748,  et  sur  le  ruisseau  de  la 
Grelette,  1779  ;  —  requête  des  habitants  de  Malintrat 
se  plaignant  que  ceux  de  Montferrand  arrêtent  le 
cours  du  Bedat  et  ne  leur  laissent  pas  d'eau  .pour 
arroser  leurs  prés  ;  lettre  de  M.  de  Montboissier 
appuyant  cette  demande  ;  —  requêtes  de  Charles 
Lefèvre,  maître  de  la  poste  de  Pont-du-Château, 
1707,  exposant  <  que,  de  son  chef  ou  de  celuy  de 
»  ses  défunts  parens,  en  qualité  de  fermier  des  dames 
»  religieuses  de   La  Yeyne,  il   est  créancier  depuis 

>  plusieurs  années  d'une  rente  annuelle  de  18  liv. 
»  15  sols,  assise  sur  soixante  dix  heuvres  de   pas- 

>  cage  appelle  Chaniat  >  ;  il  demande  que  les  consuls 
de  1678  à  1706  soient  invités  à  compter  des  arré- 
rages de  ladite  rente,  délibérations,  ordonnances  de 
rinteodant  relatives  à  cette  affaire  ;  —  mémoires 
relatifs  à  un'e  contestation  entre  les  religieuses  de 
la  Visitation  de  Clermont,  et  les  habitants  de  Malin- 
trat au  sujet  du  pré  de  La  Grelette,  dépendant  du 
domaine  desdites  religieuses,  mais  dont  le  regain 
appartient  auxdits  habitants  (sans  date,  postérieurs 
à  1753). 


C.  2393.  (Liasse.)  —  98  pièces^  papier. 

1790-1744.   —  Affaires  communales.  —  Malin- 
trat. —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1720 


._j 


• 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

à  1730,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1738  (les  comptes  de 
1721  et  de  1728  manquent)  ;  pièces  justificatives 
desdits  comptes;  compte  de  1720,  arrêté  à  504  liv. 
de  recette  et  à  185  liv.  7  sols  de  dépense  ;  —  compte 
de  1730  arrêté  à  41^4  liv.  de  recette  et  à  478  liv. 
17  sols  de  dépense. 


33» 


C.  2394.  (Liasse.)  —  ^  pièces,  parchemin  ;  153  pièces,  papier. 

173t-1749.  —  Affaires  communales.  —  Malin- 
trat.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1732 
à  1745,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1738  à  1749*;  blâmes 
et  débats  et  pièces  justificatives  desdits  comptes;  — 
compte  de  1744,  arrêté  à  289  liv.  de  recette  et  à  169  liv: 
12  s.  de  dépense;  la  recette  se  compose  de  40 liv.  prove- 
nant de  Taccense  du  four,  portées  par  l'Intendant  à 
ÔS  liv.  faute  par  le  comptable  de  produire  le  procès- 
verbal  d'adjudication;  de  162  liv.  provenant  de  Tac- 
<:ense  du  communal  de  Chagniat,  et  de  64  liv.  de 
l'accense  des  regains  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque 
une  somme  de  73  liv.  15  s.  pour  cens  dûs  au  sei- 
gneur de  Pont-du-Château. 


C.  2397.  (Liasse.)  —  2  pièces^  parchemin  ;  46  pièces,  papier. 


G.  2395.  (Liasse.)  —  57  pièces,  papier. 

1748-1750.  —  Affaires  communales.  —  Malin- 
trat.  —  Comptabilité.  —  Comptes  de  Jean  Mazoires, 
notaire  royal  à  Gerzat,  receveur  des  patrimoniaux  de 
Malintrat,  pour  les  années  de  1746  à  1749;  pièces  justi- 
ficatives desdits  comptes  ;  —  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  560  liv.  payée  au  s'  Raimbaux 
sur  les  793  liv.  qui  lui  étaient  dues  pour  les  réparations 
du  presbytère. 


C.  2396.  (Liasse.)  —  83  pièces,  papier. 

1750-1757.  —  Affajrbs  communales.  —  Malin- 
trat. —  Comptabilité  de  1750  à  1757.  —  Compte  rendu 
par  Jean  Mazoires  de  la  recette  et  de  la  dépense  par  lui 
faites  de  1750  à  1754,  arrêté  par  Tlntendant  à  3,232  liv. 
18  sols  8  den.  de  dépense  et  à  3,172  liv.  18  s.  9  den. 
de  recette;  pièces  justificatives  dudit  compte;  —  pièces 
justificatives  des  comptes  du  s'  Mazoires  de  1755  à 
1757. 


1785-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Malin- 
trat. —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1766  à 

1769  ;  quelques  pièces  justificatives;  —  compte  rendu 
par  Jean  Bord,  receveur  des  patrimoniaux,  pour  les 
années  de  1757  à  1765  ;  —  compte  rendu  par  feu  Cliris- 
tophe  Colonge,  receveur  des  patrimoniaux  des  années 

1770  et  1771,  non  clos  ni  arrêté  ;  pièces  justificatives 
dudit  compte. 


C.  2398.  (Liasse.)  —  43  pièces,  papier. 

1797-1754.  —  Affaires  communales.  —  Malin- 
trat. —  Comptabilité  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls  de  1720  à  1754  :  états  des  reliquats;  ordon- 
nances  de  l'Intendant  ;  correspondance  ;  —  comptes 
rendus  par  Jean  Mazoires,  receveur  des  reliquats  ;  — 
pièces  justificatives  desdits  comptes. 


C.  2399.  (Liasse.)  —  60  pièces,  papier  ;  i  cachet. 

1731-17S7.  —  Affaires  communales.  —  Mal- 
vières  —  Marat.  —  Malvières  :  lettres  de  M.  Pellet, 
1733,  au  sujet  des  réparations  du  presbytère  ;  — 
refonte  de  cloche  par  le  s'  Limaux,  1774-1777.  — 
Mandailles  :  lettre  de  M.  Sadourny,  1733,  au  sujet 
d'une  requête  d'un  particulier  habitant  le  village  de 
Fournols,  demandant  «  qu'une  partie  du  commun  dudit 
»  village,  qui  fut  divisée  parmi  les  habitants  en  1644, 
»  soit  remise  en  nature  de  commun  >.  —  Manglieu  : 
nomination  d'un  syndic,  1777  ;  —  projet  d'ordonnance 
de  l'Intendant  au  sujet  des  réparations  du  clocher,  1757; 
—  réparations  à  l'horloge  :  requête  des  habitants,  let- 
tres de  M.  Lafontde  Saint-Mart,  délibérations,  ordon- 
nances de  l'Intendant  ;  —  lettres  du  chevalier  de  Mau- 
bourg,  1731,  au  sujet  d'une  contestation  entre  les 
consuls  de  Manglieu  et  M.  de  La  Roche-Lambert.  — 
Marat  :  nominations  de  syndics  pour  le  quartier  du 
Bourg,  le  quartier  de  la  Montagne,  le  quartier  de  Fra- 
das,  de  1777  à  1787  ;  —  ordonnances  de  l'Intendant  de 
1761  et  1762,  contre  des  particuliers  qui  ont  fait  des 
défrichements  dans  les  communaux  ;  —  correspondance 
de  M.  d'Ormesson,  de  l'Intendant,  de  M.  Roche,  au  sujet 
d'une  imposition  de  1,330  liv.  faite  sur  la  paroisse  pour 
la  refonte  de  la  grosse  cloche,  1751-1752  ;  —  imposîtioa 


340  ARCHIVES  DU 

sur  le  quartier  du  Bourg,  1785,  pour  indemniser  un 
sjndic  des  dépenses  qu'il  a  faites  en  vertu  de  délibéra- 
tions de  la  communauté. 


C.  2400.  (Liasse.)  —  1  p.,parcb.;  60  pièces,  papier. 

171t9-17M.  —  Affaires  communâi^s.  —  Marce- 
nat  —  Mareugheol.  —  Marcenat  :  requête  de  Gabriel 
Serre  demandant  à  être  déchargé  du  syndicat  qu'il  a 
exercé  pendant  4  ans  ;  délibération  ;  avis  de  M.  Bleton, 
1781-1782  ;  —  lettres  de  M.  de  Mallessaigne,  1733-1735, 
au  sujet  des  communaux  défrichés  par  les  habitants  de 
Marcenat  ;  —  communaux  usurpés  par  les  habitants 
du  village  de  La  Bastide,  1741  ;  —  défrichements  dans 
les  communaux  du  village  de  Mauchey,  1747;  —  lettre 
de  M.  de  Mallessaigne  relative  à  une  contestation 
entre  les  habitants  de  La  Bastide  et  le  s'  du  GiozeL 
conseiller  à  Riom,  au  sujet  de  la  propriété  d'une  portion 
de  montagne^  1753;  —  défrichements  dans  les  commu- 
naux de  Mauchey  et  de  Marcenat,  1760-1770  ;  — -  cons- 
truction d'un  presbytère,  1751  -  1774  ;  —  lettre  de 
M.  de  Mallessaigne  au  sujet  des  biens  appartenant  à 
la  Charité  de  Marcenat,  1736.  —  Marchai  :  lettre  de 
M.  de  Mallessaigne,  1737,  au  sujet  des  réparations  à 
laire  à  l'église.  —  Marcolès  :  lettre  de  M.  de  La 
Blazièrede  Conquans  au  sujet  du  procès  qu'il  avait 
£Outenu  contre  les  consuls  de  Marcolès  au  sujet  de  son 
privilège;  les  habitants  ont  été  condamnés  par  sentence 
de  TÉlection  d'Aurillac,  les  dépens  sont  mis  à  leur 
charge  et  M.  de  La  Mazière  s'adresse  à  l'Intendant 
pour  en  être  payé,  1732  ;  M.  Trudaine  répond  qu'il  a 
refusé  d'homologuer  la  délibération  des  habitants  déci- 
dant d'attaquer  le  privilège  de  M.  de  La  Mazière, 
parce  qu'ils  semblaient  mal  fondés,  mais  il  ne  peut 
faire  contraicdre  les  consuls  à  la  restitution  des  som- 
mes auxquelles  ils  sont  condamnés,  il  ne  prend  jamais 
connaissance  de  pareilles  affaires  qui  doivent  être 
poursuivies  en  TÉlection  et  par  appel  en  la  Cour 
dt8  Aides.  —  Réclamation  des  habitants  de  Marcolès 
au  sujet  des  foires  de  Montsalvy,  1755.  —  Mareu. 
gheol  :  procédure  contre  les  con&uls  de  1729  au  sujet 
d'une  somme  de  500  liv.  que  les  habitants  les  accu, 
sent  d'avoir  gardée  en  leurs  mains,  1733. 


C.  2401.  (Registre.)—  In-4«»,  52  feuilleU  écrits; 
couverture  parchemin. 

1704-1719. —  Affaires  communales. —  Maringues. 
Registre  des  délibérations  de  la  ville  de  Maringues,  coté 
et  paraphé  par  M.  Annat,  lieutenant  de  maire,  du 


PUY-DE-DOME. 

lOnov.  1704  au  25  sept.  1712  :—  10  novembre  1704, 
une  somme  de  55  liv.  sera  prise  sur  les  patrimoniaux 
pour  la  mission  que  doivent  faire  les  Pères  de  l'Ora- 
toire; —  21  décembre  1704,  accense  des  fours  banaux; 

—  1«'  janvier  1705,  nomliiation  des  marguilliers ;  à 
la  suite,  copie  d'une  ordonnance  de  M.  d'Ormesson, 
intendant,  du  7  déc.  1703,  au  sujet  de  la  ferme  des 
fours  banaux,  et  d'une  autre  ordonnance  de  M.  Le 
filanc^  intendant,  du  24  décembre  1704,  au  sujet  de 
la  nomination  des  consuls  et  des  collecteurs;  —  14  fé- 
vrier 1705,  aumône  de  25  liv.  aux  Récollets  dt?  Ma- 
ringues; —  15  mars  1705,  projet  de  rétablissement  de 
l'hôpital;  —  25  mars  1705,  réparations  de  l'orgue, 
devis  dressé  par  M.  Yillevaud,  chanoine  de  la  cathé- 
drale de  Clermont,  prix  fait  avec  le  s^  Morlet,  facteur 
d'orgues;  —  18  juillet  1705,  achat  d'une  armoire 
«  pour  servir  à  fermer  le  linge  de  la  marguillerie, 
»  pour  estre  posé  à  la  place  où  est  un  hostel,  qui  a 

>  esté  interdit  depuis  plusieurs  années,  lors  des  visites 

>  de  M^  rÉvesque  »  ;  —  requête  de  Jean  Duvergier, 
exposant  qu'ayant  été  pourvu  €  de  l'office  de  premier 

>  consul  en  titre  de  la  ville  de  Maringues,  suivant 
»  les  provisions  qui  en  ont  été  expédiées  en  sa  faveur 
»  puis  le  mois  d'août  1704,  il  a  été  reçeu  et  installé 
»  par  les  s"  officiers  delà  mairie  dudit  Maringues  »; 
mais  les  consuls  électifs  lui  refusent  le  droit  d'assister 
au  département  des  tailles  ;  —  ordonnance  de  l'In- 
tendant, du  5  fév.  1705,  décidant  que  ledit  Duvergier 
pourra  assister  à  toutes  les  assemblées  générales  et 
particulières  et  notamment  à  la  confection  des  rôles  ; 

—  2S  septembre  1705,  élection  des  consuls  pour  1706; 

—  8  décembre  1705,  remontrances  des  consuls  au  sujet 
de  l'ordonnance  de  l'Intendant,  du  24  déc.  1704,  qui 
a  réduit  de  quatre  à  deux  le  nombre  des  consuls,  et 
de  la  même  façon  le  nombre  des  collecteurs;  cette  ré- 
duction  a  rendu  le  recouvrement  très  difficile;  ils  de- 
mandent qu'on  revienne  à  l'ancien  usage; —  26  dé- 
cembre 1705,  €  M.  Antoine  de  Sirmond ,  s' de  Proulhat, 
»  advocat  en  Parlement,  châtelain  de  Montgascon  et 
»  lieutenant  au  bailliage  de  cette  ville ,  et  greffier 
»  secrétaire  de  cette  ville  de  Maringues,  a  remontré 
»  et  représenté  aux  habitans  soussignés,  qui  composent 
»  la  partie  la  plus  considérable  des  habitans  de  cette 
»  dite  ville,  que  depuis  le  16  avril  1704* on  luy  a  signifflé 

>  en  lad.  qualité  de  greffier  secrétaire  un  édit  du  mois 
»  d'octobre  1703  et  l'arrest  du  Conseil,  rendu  en  consé- 
»  quence  le  13  novembre  ensuivant,  portant  création 
»  et  réunion  de  l'office  de  greffier  des  relies  à  celluy 
»  de  greffier  secrétaire  dud.  hostel  de  ville  dans  les 
»  lieux  où  il  n'y  a  point  de  sindic  »;  il  propose  à  la  ville 
de  payer  la  somme  de  1,960  liv.,  finance  dudit  office. 


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SÉRIE  C.  —  INTE;NDANCE  D'AUVERGNE. 


341 


qu'il  est  hors  d'état  d'acquitter;  la  ville  se  libérera  ainsi 
des  droits  qu'elle  serait  obligée  de  payer  aux  greffiers 
des  rôless  la  ville  consent; — •  7  mars  1706,  le  s' Annat 
est  commis  pour  recevoir  les  gages  ou  augmentations 
dûs  aux  arts  et  métiers,  et,  en  général ^  au  corps 
commun  de  la  ville  pour  les  gages  du  receveur  des  pa- 
trimoniaux, auditeurs  des  comptes  ou  autres  charges; 
le  s'  Laborie,  gendre  du  s'  Minguet,  continuera  ses 
fonctions  de  maître  d*école  et  d'écrivain;  il  est  question 
aussi  dans  cette  séance  des  réparations  dû  clocher;  — 

2  mai  1706,  le  lieutenant  de'  maire  expose  «  qu'il  luy  a 
»  esté  adressé  une  lettre,  datée  du  8  mars  dernier,  de 
»  la  part  de  MM.  les  marchands  fréquentant  la  rivière 
»  de  Loire  au  destroit  d'Orléans,  signée  Disme,  par  la- 
»  quelle  il  est  prié  de  vouloir  convoquer  l'assemblée  des 
»  plus*notabtes  marchands  de  cette  ville,  de  la  qualité 
»  re(luise,  pour  procéder  d'un  d'entr'eux  la  domination 

>  du  délégué  de  nostre  destroit  ou  la  confirmation  de 
»  celuy  qui  est  à  présent ,  pourveu  toutteffois  qu'il  ne 
»  soit  point  intéressé,  commis  ou  fermier  des  droits 
»  du  Roy  ou  autres  sur  sa  rivière,  pour  exercer  ladite 
»  charge;  qu'il  se  rendra  à  l'assemblée  généra  lie  qui 
»  se  tiendra  à  Oi^éans  le  lundi  17  du  présent,  pour  don- 
»  ner  son  advis  sur  ce  qu'il  jugera  à  propos  pour  le  bien 
»  du  commerce  et  rendre  la  navigation  libre  et  estre 
»  présent  à  l'adjudication  qui  se  fera  des  droits  de  boitte 

>  et  balizage  »  ;  il  expose  aussi  qu'il  a  p4ri  quantité  de 
bateaux  sur  l'Allier  ;  le  s»"  Forest  est  remplacé  en  ladite 
charge  de  délégué  par  Charles  Gros,  marchand  de  Ma- 
ringues;  procès  avec  le  s'  Morlet,  en  la  juridiction  con- 
sulaire de  Riom,  au  sujet  des  réparations  de  l'orgue; 
—  22  juin  1706,  requête  des  héritiers  de  David  Lossel, 
demandant  la  réduction  du  legs  de  2,000  liv.  fait  par 
ce  dernier  à  l'hôpital ,  sous  prétexte  qu'il  dépasse  le 
quart  des  biens  laissés  par  le  défunt;  le  s'  de  Sirmond 
présente  Biaise  Boudet ,  notaire ,  pour  faire  en  son  lieu 
et  place  les  fonctions  de  secrétaire  de  ladite  ville;  — 

3  octobre  1706,  nomination  des  collecteurs,  des  consuls 
des  bailes  des  trépassés,  etc.;  on  décide  que  la  prédi- 
cation de  l'A  vent  et  du  Carême  sera  faite  par  les  Ré- 
collets; —  copie  d'ordonnance  de  l'Intendant,  du  2 
oct.  1706,  relative  à  la  nomination  des  consuls;  — 
29  novembre  1706 ,  installation  d'Antoine  de  Benoist, 
^  de  Mongue,  pourvu  par  le  roi  de  la  charge  de  maire 
de  la  ville  de  Maringues,  le  12  sept,  dernier;  contes- 
tation entre  les  boulangers  et  les  fermiers  des  fours 
banaux;  —  31  décembre  1706,  nomination  d'un  inten- 
dant des  pauvres  et  des  marguilliers  ;  —  l*'  juin  1707, 
le  maire  invite  les  habitants  à  nommer  un  receveur 
des  deniers  patrimoniaux ,  conformément  à  l'ordon- 
nance de  l'Intendant  du  2  oct.  dernier,  «  en  exécution 

>  de  laquelle  lesdits  s"^  maire ,  lieutenant  de  maire, 


>  M®  Pierre  Chappelle  premier  consul  d'eslection ,  M* 

>  Jean  Bonnefibnt,  second  consul  en  titre  et  M' Claude 
»  Chambonnet  second  consul  d'eslection  et  ledit  s^  pro- 
»  cureur  du  Roy  s'estant  assemblés  dans  la  chambre 
»  du  Conseil,  ils  ont  fait  nomination  de  M*  Charles  Gros 
»  et  s""  Jean  Mathieu  pour  receveurs  des  deniers  patri- 

>  moniaux  » ,  ils  demandent  à  l'assemblée  de  confirmer 
ce  choix  ;  M®  Pierre  Gros  et  Jacques  Rigondet ,  portant 
la  parole  pour  tous  les  habitants ,  protestent  que  les 
quatre  consuls  ou  collecteurs  devaient,  d'après  l'ordon- 
nance de  l'Intendant ,  assister  à  la  séance  particulière 
où  l'on  a  désigné  les  receveurs  ;  malgré  les  représen- 
tations du  maire,  les  habitants  désignent  comme  re- 
ceveurs les  quatre  consuls  de  l'année  présente  ;  —  or- 
donnance de  l'Intendant,  du  5 juillet  1707,  nommant 
receveurs  des  patrimoniaux  Jean  Mathieu,  hôte  du  Lion 
d'or,  et ,  attendu  que  le  s'  Mathieu  est  décédé  depuis 
ladite  ordonnance,  nommant  en  son  lieu  et  place  le 
s'  Biaise  Boudet,  le  7  juillet  1707  ;  —  18  septembre  1707, 
réparations  aux  murs  du  cimetière;  —  22  décembre 

1707,  le  premier  assesseur,  faisant  les  fonctions  du  pro- 
cureur du  roi  décédé,  expose  «  que  le  s'  Minguet,  qui 
»  avoit  esté  receu  maitre  d'escolle  pour  aprendre  à  lire, 
»  escrire  et  le  lattin,  est  décédé  il  y  a  desjà  quelque 
»  temps,  et  le  s'  Laborie ,  gendre  dudit  Minguet,  qui 
»  aydoit  à  instruire  la  jeunesse  et  leur  aprendre  à  lire 
»  et  escrire  depuis  le  déceds  dud.  Minguet ,  a  quitté  et 
»  abandonné  la  maison  de  ville  où  il  résidoit  et  ins- 
»  truisoit  la  jeunesse  ;  en  sorte  que  depuis  ce  temps 
»  là  les  enfans  soufrent  un  tort  préjudiciable  à  leur 
»  instruction ,  s'il  n'y  est  promptement  pourveu  ;  et 
»  comme  il  s'est  présenté  le  s^"  Gabriel  Dernière,  mais- 
»  tre  d'escolle  de  Chantelle  Le  Chasteau ,  il  croit  qu'il 
»  seroit  à  propos  de  le  recevoir  pour  trois  mois,  pen- 
»  dant  lesquels  on  pourra  savoir  au  vray  s'il  est  capable 
»  d'enseigner,  et  si  par  ses  bonnes  vie  et  mœurs  et 

>  instruction  les  habitans  en  puissent  estre  satisfaitz  »; 
on  décide  d'accepter  le  s**  Dernière  ;  —  24  et  29  janvier 

1708,  discussion  de  demandes  en  radiation  de  cotes;  — 
13  avril  1708,  devis  des  réparations  de  l'orgue ,  dressé 
par  le  s""  Villevaud;  prix  fait  desdites  réparations 
à  600  liv.,  consenti  à  Marin  Carouge,  facteur  d'orgues 
de  Paris;  Marin  Carouge  signe  la  délibération  avec 
les .  assistants  ; —  2  septembre  1708,  installation  de 
M«  Jean  Cusson ,  pourvu  de  l'ofHce  de  procureur  du  roi 
de  l'hôtel  de  ville  de  Maringues;  —  11  novembre  1708, 
nomination  du  s^  Noël  Henry  comme  organiste  de 
la  ville  aux  gages  accoutumés  ;  il  jouera  du  petit  orgue 
ou  positif,  en  attendant  l'achèvement  du  grand  orgue, 
€  lesquels  s^*  Carouge  et  Henry  ayant  esté  mandés, 
»  ilz  ont  promis -de  jouer  du  dit  orgue,  jusques  à  la  ré- 
»  ception  de  tout  ce  que  ledit  s'  Carouge  est  obligé 


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342  ARCHIVES  DU 

»  (ie  faire  »;  —  3  janvier  1710,  nomination  des  admi- 
nistrateurs des  pauvres  ;  —  5  janvier  1712,  nomination 
de  Annet  Dadait  comme  organiste,  fils  de  JeanDadait, 
employé  dans  les  fermes  du  roi  à  Riom.  Les  délibé- 
rations sont  écrites  sur  papier  timbré  et  signées  par 
une  partie  des  assistants. 


G.  2402.  (Liasse.) —  58  pièces,  papier. 

1701  -1755.  —  Affaires  communales. —  Maringues. 
Personnel ,  assemblées.  —  Extraits  des  registres  de  dé- 
libérations :  les  maire  et  consuls  attestent  qu'aux  as- 
semblées des  22  et  29  mai  1701 ,  convoquées  pour 
le  choix  d'un  soldat  de  milice ,  il  ne  s'est  présenté  au- 
cun habitant;  —  délibération  du  3  mars  1715,  par  la- 
quelle les  habitants  décident  de  rembourser  au  maire, 
au  lieutenant  de  maire  et  aux  autres  officiers  la  finance 
de  leurs  offices. —  Correspondance  de  Tlntendant  avec 
M.  de  Benoist,  sieur  de  Ghçissignolles,  au  sujet  d'un 
projet  de  règlement  pour  les  assemblées  de  ville ,  1731  ; 
M.  de  Benoist  propose  d'exclure  du  conseil  de  ville 
<  la  multitude  qui  n'est  apellée  que  par  brigue  et  mo- 
»  nopole,  leur  faire  déffences  d'aprocher  du  lieu  et 
»  de  troubler  les  assemblées,  à  peine  d'amande  et  de 

>  peine  si  le  cas  y  eschet  > ,  le  conseil  de  ville  serait 
composé  des  officiers  4^  justice,  des  consuls,  des  mar- 
guilliers,  de  marchands  et  des  représentants  des  mé- 
tiers ;  —  lettre  des  s"  Charles  Gros  et  fils ,  du  7  août 
1731,  remerciant  l'Intendant  de  l'intérêt  qu'il  porte  à 
la  ville  de  Maringues,  et  protestant  contre  la  prétention 
de  M.  de  Chassignolles  d'exclure  les  artisans  de  l'admi- 
nistration de  la  ville,  «  quoyque  le  petit  peuple  séditieux 
»  aye  souvent  troublé  les  assemblées ,  portant  la  ma- 

>  jeure  partie  des  impositions,  composans  les  quatres 
»  cinquièmes  de  la  ville,  il  est  juste,  à  l'instar  de  Riom, 
1)  Gannat  et  autres  villes,  qu'il  soit  tiré  de  leurs  corps 

>  cinqs  ou  six  personnes  pour  entrer  dans  ce  conseil  ; 
»  le  principal  commerce  de  Maringues  est  la  tanerie, 
»  les  voitures  par  terre  et  par  eau  ;  les  habittants  sont 
»  presque  touts  taneurs,  chamoiseurs,  mariniers,  ca- 
».  baretiers,  chartiers,  charons,  boulangers,  etc.  »;  — 
l'intérêt  du  sang  a  été  préféré  par  M.  de  Chassignolles 
aux  raisons  et  prières  des  habitants  ;  —  ordonnance 
de  M.  Trudaine,  intendant,  du  7  août  1731,  portant 
règlement  pour  l'administration  municipale  de  Ma- 
ringues ;  ce  règlement  est  fait  provisoirement  <  jus- 
»  qu'à  ce  qu'il  ait  plu  à  Sa  M^gesté  d'en  ordonner 
»  définitivement  >  :  l'assemblée  du  corps  de  ville  sera 
composée  des  deux  consuls  en  charge ,  qui  y  prési- 
deront, du  bailli,  du  lieutenant  et  du  procureur  fiscal. 


PUY-DE-DOME. 

d'un  officier  du  Dépôt  de  sel ,  des  deux  consuls  sortants, 
du  marguillier  en  charge,  de  l'administrateur  de  l'H*- 
tel-Dieu,  d'un  notaire  ou  procureur,  de  quatre  bour- 
geois, marchands,  apothicaires  ou  chirurgiens,  de 
six  artisans,  qui  seront  les  bailes  ou  syndics  des  com- 
munautés, et,  s'il  y  a  plus  de  six  communautés,  leurs 
syndics  y  seront  admis  à  tour  de  rôle.  Les  assemblées 
se  tiendront  à  l'hôtel  de  ville  aux  jours  marqués  par 
le  procureur  fiscal  ;  elle§  ne  pourront  délibérer  vala- 
blement que  si  les  assistants  sont  au  moins  au  nombre 
de  six;  l'élection  des  consuls  se  fera  le  24  juin  de 
chaque  année  ;  l'assemblée  générale ,  composée  comme 
il  est  dit  ci-dessus,  pourra  nommer  un  conseil  particulier 
compose  de  sept  personnes,  savoir  :  des  deux  consuls  et 
d'un  des  trois  officiers  de  justice,  les  autres. mem* 
bres  seront  également  choisis  parmi  les  membres  de 
l'assemblée  générale;  ïl  y  aura  au  moins  quatre  assem- 
blées générales  par  an  :  le  1*' octobre,  le  premier  di-' 
manche  après  les  Rois ,  la  dernière  fête  de  Pâques, 
le  24 juin; —  ordonnance ,  du  21  août  1731,  paria- 
quelle  l'Intendant  désigne  ceux  qui  composeront  le 
corps  de  ville  pour  l'année  1732,  et  commet  le  s*"  Be- 
noist de  Chassignolles,  son  subdélégué ,  pour  l'exécution 
desdites  ordonnances;  André  Brassier,  notaire  et  pro- 
cureur, est  nommé  secrétaire  de  la  ville;  —  lettres 
du  s'  Brassier,  consul,  1732,  au  sujet  de  la  convocation 
des  assemblées  de  ville;  ceux  qui  doivent  les  composer 
refusent  de  s'y  rendre;  M,  Trudaine  propose  de  rendre 
une  ordonnance  condamnant  les  défaillants  chacun  à 
une  amende  de  20  liv.  ;  —  lettre  du  s' Bourdillon ,  bailli 
de  Maringues,  du  8  sept,  1732,  demandant  la  préséance 
dans  les  assemblées  de  ville,  conformément  au  droit  et 
à  l'usage;  il  rappelle  que,  dans  d'autres  villes  seigneu- 
riales qu'il  cite ,  l'officier  du  seigneur  a  la  préséance  ; 
«  enfin  dans  la  basse  Auvergne,  suivant  les  art.  6  et  8 
»  du  titre  2  de  la  Coutume,  les  villes  qui  n'ont  point 
»  de  corps  commun  ni  consulat  ne  peuvent  s'assembler 
»  sans  la  permission  du  seigneur  à  peine  d'amende,  et 
»  l'on  voit  encor  des  villes,  même  des  plus  considérables 
»  comme  Brioude,  qui  n'ont  pas  ce  droit.  Maringues,  à 
»  la  vérité,  l'a  obtenu  du  seigneur  par  une  transaction 
»  de  1646  ;  il  est  bien  naturel  qu'en  considération  de 
»  ce  privilège  que  les  seigneurs  leur  ont  accordé  gra- 
»  tuitement,  le  droit  de  préséance  dans  les  assemblées 
»  ait  demeuré  aux  officiers  de  justice  »;  l'objection  que 
fait  le  subdélégué,  en  signalant  le  fait  que  les  consuls 
ont  la  préséance  à  l'église,  est  sans  valeur  ;  car  il  est 
de  tradition  que  <  les  officiers  et  les  seigneurs  même 
»  étant  tous  huguenots,  il  avoit  été  facile  aux  consuls 
»  en  l'absence  desd.  officiers  d'usurper  cette -place  sur 
>  eux  >  ;  — *  lettre  du  duc  de  Bouillon,  datée  du  château 


ni 

1 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


343 


de  Pontoise,  le  20  sept.  1732,  recommandant  à  l'In- 
tendant la  requête  du  s'  Bourdillon;  M,  Trudaine 
répond  qu'il  n'a  rien  voulu  changer  en  ce  qui  concerne 
la  préséance,  c'est  d'ailleurs  une  question  de  peu 
d'intérêt  pour  le  duc  de  Bouillon  ;  —  lettres  de  M.  de  Be- 
noist,1732,  se  plaignant  que  les  ordonnances  de  l'In- 
tendant sur  la  tenue  des  assemblées  de  ville  ne  sont  pas 
exécutées;  l'Intendant  répond  qu'il  ne  peut  s'en  prendre 
qu'à  M.  de  Benoist ,  puisqu'il  l'avait  chargé  de  leur  exé- 
cution ;  —  ordonnance  de  M.  Trudaine,  du  31  oct.  1732, 
désignant  les  membres  qui  composeront  le  corps  de  ville 
h  partir  du  l*'  octobre  1732,  attendu  que  la  nomination 
n'a  pas  encore  été  faite  par  les  ayant-droit,  et  que  ce 
retard  est  très  préjudiciable  aux  intérêts  de  la  ville;  — 
ordonnance  de  M.  Trudaine,  du  20  déc.  1733,  condam- 
nant à  une  amende  de  20  liv.  plusieurs  membres  du 
corps  de  ville  qui  n'ont  pas  assisté  aux  assemblées  ré- 
gulièrement convoquées  ;  —  requête  du  s*  Loru,  curé 
de  Maringues^  déc.  1734,  se  plaignant  que  le  conseil  de 
Yiile  ait  nommé  les  marguilliers  sans  sa  participation  ; 
—  lettre  du  s'  Gros,  du  17  mars  1749,  au  sujet  du  s' 
(Irimardias,  pourvu  de  la  charge  d'échevin;  <  les  juges 
»  de  cette  ville  sont  fâchés  qu'on  aye  achetté  ces  sortes 
»  de  charges,  qui  leurs  enlève  la  primautté  dans  les  as- 
»  semblées,  où  ils  veullent  gouverner,  et  les  places 
»  d'honneur  dans  l'église.  Il  est  triste  qu'il  se  trouve 
»  des  occasions  de  tracasserie;  car  ils  sonts  icy  un  peux 
>  trop  républicains  ;  j'ay  beau  les  exhorter  à  la  paix, 
»  ils  n'aiments  pas  ce  langage,  et  chacun  disputte 
»  le  terrain  avec  opiniâtreté  >  ;  —  correspondance  de 
MM.  Brassier,  Gros ,  de  La  Crène ,  avec  l'Intendant,  au 
sujet  de  la  nomination  faite  dans  l'assemblée  de  ville, 
du  5  janvier  1755,  du  s' Vauzelle,  prêtre,  comme  admi. 
nistrateur  de  Thôpital  de  Maringues;  on  prétend  qu'en 
vertu  de  la  déclaration  du  12  déc.  1698,  Ton  ne  saurait 
prendre  un  prêtre  comme  administrateur  d'un  hôpital; 
il  est  vrai  que  le  s'  Bergounioux,  prêtre,  l'a  été,  mais  il 
n'y  avait  eu  alors  aucune  opposition,  tandis  que  les  ad- 
ministrateurs actuels  s'opposent  à  l'admission  de  Yau- 
zelle;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  23  mars  1755, 
annulant  lad.  nomination  et  prescrivant  une  nouvelle 
élection;  une  nouvelle  assemblée,  tenue  sous  la  prési- 
dence de  M.  Gros,  subdélégué,  le  6  avril  1755,  se  sépare 
sans  rien  décider,  par  suite  de  difficultés  soulevées  par 
le  bailli  et  le  curé;—  mémoire  adressé  à  Tlntendant 
sur  ce  sujet  par  Claude  Grimardias,  conseiller  du  roi, 
échevin  perpétuel  de  la  ville  de  Maringues ,  et  par  les 
consuls  en  exercice  :  ils  prétendent  qu'il  s'est  introduit 
des  abus  dans  la  tenue  des  assemblées  de  ville  et  de- 
mandent que  la  nomination  des  administrateurs  de 
l'hôpital   soit  faite   conformément  à  l'ordonnance   de 


M.  Trudaine,  du  10  août  1731,  et  aux  lettres  patentes 
de  cet  établissement,  du  10  juillet  1707;  —  nouvelle  or- 
donnance de  l'Intendant,  confirmant  celle  du  23  mars, 
sans  préjudice  des  droits  des  parties  ;  —  contestations 
entre  les  administrateurs  de  l'hôpital  et  le  s'  Cham- 
pagnol,  curé;  —  avis  de  M.  de  La  Crène,  1755. 


C.  2403.  (Liasse,) —  2  p.,  parch.;  14  p.,  papier. 

1688  environ  — 1754. —  Affaires  communales. 
—  Maringues.  —  Biens  et  revenus  patrimoniaux.  — 
État  des  revenus  à  la  fin  du  xvii*  siècle  :  ils  se  com- 
posent exclusivement  de  la  ferme  des  deux  fours  ba- 
naux ;  —  mémoire  sur  les  revenus  de  la  ville,  dressé 
par  un  des  consuls  de  1722  :  «  Les  fours  banaux  ap- 
»  partiennent  à  la  communauté  et  personne  ne  peut 
>  disputer  ce  droit  de  banalité;  outre  la  possession 
»  iramémorialle,  il  y  a  dans  les  archives  touts  les 
»  titres,  mais  par  la  négligence  des  consuls,  •officiers, 
»  marguilliers  et  autres  habitants,  ces  archives  sont 
»  dans  un  vieux  cofire  dans  la  sacristie  dont  les 
»  planches  sont  pourries  de  vétusté  »  ;  les  fours  ba- 
naux de  1680  à  1700  ont  été  affermés  jusqu'à  1,400 
liv.;  le  produit  a  baissé  à  600  liv.  parce  que  contre 
le  droit  de  la  ville  on  a  souôert  que  les  particuliers 
construisissent  des  fours  et  que  les  boulangers  fissent 
cuire  des  pains  de  toutes  dimensions  ;  ceux-ci  en  effet 
n'ont  le  droit  que  de  faire  cuire  le  pain  blanc  appelé 
miche  jusqu'à  quatre  livres  ;  si  Ton  avait  observé  les 
règlements  la  ferme  des  fours  se  serait  soutenue  et 
aurait  permis  de  payer  les  17,000  liv.  qu'a  coûtées 
l'église  ;  —  baux  à  ferme  des  fours  banaux  de  1701  à 
1728  ;  —  requête  des  fermiers  demandant  la  résiliation 
de  leur  bail  ;  lettres  de  M.  Gros  à  ce  sujet,  1751-1753  ; 
ordonnance  de  l'Intendant  relative  à  la  ferme  du  droit 
de  courtage,  1754;  —  assence  du  droit  de  barre,  1716. 


C.  2404.  (Liasse.)  -r  108  pièces,  papier;  1  cachet. 

1795-175t.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 
—  Travaux  communaux ,  église.  —  Prix  fait  des  répa- 
rations de  l'église  de  Maringues ,  passé  avec  Annet  et 
Pierre  Ravidat,  père  et  fils,  maîtres  architectes  de  la 
ville  de  Maringues,  le  7  juin  1725,  au  prix  de  1,200  liv.  ; 
les  travaux  cx)nsistent  en  deux  arcs  doubleaux  à  cons- 
truire au-dessous  du  gros  clocher,  et  en  deux  piliers 
ruinés  à  reconstruire  ;  quittances  des  s"  Ravidat  ;  — 
devis  des  réparations  à  faire  à  Téglise  de  Maringues  : 
réfection  des  piliers  et  colonnes  qui  portent  la  voûte  du 


344  ARCHIVES  DU 

sanctuaire,  adjonction  d'arcs  doubleaux;  remplacer  la 
voûte  en  berceau  au-dessus  de  la  tribune  par  une  voûte 
à  croisée  d'auzive  (sic)  ;  réfection  des  croisées  d'ogîve 
voisines;  refaire  les  voûtes  des  deux  grandes  croisées  de 
la  grande  nef  du  côté  de  la  grande  porte,  les  «  esleyer 
»  de  29  à  30  pieds  sous  le  cerveau  desdites  voûtes  »  ; 
réfection  de  la  voûte  en  berceau  qui  est  au-dessus  de 
l'autel  des  Trépassés  et  de  la  voûte  sphérique  qui  est 
sur  le  chœur,  €  lequel  sera  fait  sur  les  quatre  arcs  dou- 
»  bleaux  de  mesme  façon  et  symétrie  qu'il  estoit  pour 
»  placer  un  clocher  dessus  >;  réparations  à  la  voûte  en 
berceau  qui  porte  le  dôme  de  Thorloge;  construction 

m 

d'une  chapelle  pour  soutenir  la  muraille  et  Tarc-boutant 
du  côté  du  midi  :  enlever  le  pavage  de  la  plate-forme 
entre  les  deux  clochers  ;  refaire  la  charpente  du  couvert 
au-dessus  de  la  chapelle  de  la  Nativité,  et  remplacer  le 
plomb  qui  est  tout  pourri  par  de  la  tuile  plate;  «  recou- 
»  vrir  à  taille  ouverte  le  couvert  qui  est  en  balme  dessus 
»  la  voûte  du  sanctuaire  »  ;  réparations  au  grand  clo- 
cher, au  pavé  des  trois  nefs,  aux  vitres  ;  établissement 
d'un  clocher  octogone  sur  la  voûte  du  chœur,  pour  y  ins- 
taller la  cloche  de  l'horloge;  marché  fait,  le  4  février 
1726,  avec  les  s"  Ravidat  des  travaux  ci-dessus  énumé- 
rés  au  prix  de  17,000  liv.  ;  —  délibérations,  de  1727  à 

1729,  au  sujet  des  réparations  de  l'église  et  de  la  part 
pour  laquelle  y  doivent  contribuer  les  bénédictins  de  Ma- 
ringues,  le  prieuré  du  Moutier  et  le  prieuré  de  La  Veine, 
décimg^teurs  de  la  paroisse;  —  délibération  du  10  mars 

1730,  par  laquelle  les  habitants  demandent  l'imposition 
sur  la  paroisse  d'une  somme  de  4,000  liv.,  en  quatre 
années;  —  ordonnance  de  M.  Trudaine,  du  6  juillet 

1731,  pour  contraindre  le  s' Jourdan  et  les  autres  dépo- 
sitaires des  deniers  destinés  à  la  réédification  de  l'église 
à  rendre  compte  de  leur  recette  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  de  ChassignoUes  ;  —  ordonnance  de  M.  Tru- 
daine, intendant,  du  19  juillet  1732,  ordonnant  que  par 
les  s"  Jarton,  architecte,  et  Ballot,  il  sera  dressé  un 
nouveau  devis  des  ouvrages  qui  ont  été  faits  à  l'église 
de  Maringues  et  de  ceux  qui  restent  à  faire;  —  procès- 
verbal  dressé,  le  24  janvier  1733,  par  Jarton  et  Ballot, 
estimant  à  9,200  liv.  les  ouvrages  faits  et  à  7,800  ceux 
qui  restent  à  faire  ;  —  mémoires  adressés  à  l'Intendant 
par  le  s*"  Pierre  Andrieu,  notaire,  ancien  procureur  du 
roi  de  la  communauté  de  Maringues,  et  premier  mar- 
guillier  de  l'église  de  Notre-Dame  en  1731  et  1732,  sur 
les  moyens  d'achever  l'église  de  Maringues  ;  avis  de 
M.  Bourdillon  sur  les  mémoires  en  question  :  Ravidat 
propose  de  remplacer  le  petit  clocher  sur  le  chœur 
par  une  tour  qu'on  placerait  autrement  et  qui  pourrait 
contenir  toutes  les  cloches  de  l'église  ;  il  y  a  lieu  de 
donner  suite  à  cette  proposition  ;  quant  aux  ressources 


PUY-DE-DOME. 

pour  indemniser  Ravidat  de  ses  avances,  il  y  a  encore 
dans  une  chapelle  de  Saint-Oosme  plus  de  deux  mille 
francs  de  plomb  dont  on  avait  destiné  le  produit  aux- 
dites  réparations  ;  en  réglementant  la  vente  du  pain  on 
pourrait  augmenter  notablement  le  produit  des  fours 
banaux  ;  il  y  a  plusieurs  chapelles ,  plusieurs  bancs  oa 
tombeaux  que  l'on  pourrait  vendre ,  ce  serait  d'ailleurs 
le  moyen  de  satisfaire  à  l'ordonnance  de  l'évêque  da 

16  avril  1731;  quant  aux  1,200  liv.  qu'ont  données  les 
décimateurs,  l'emploi  en  peut  souffrir  quelques  difllcul- 
tés  parce  que  les  décimateurs  peuvent  exiger  que  cet 
argent  soit  consacré  exclusivement  aux  réparations  du 
chœur;  —  extrait  du  procès-verbal  de  visite  de  l'évêque 
du  16  avril  1731;  —-  lettre  de  l'Intendant,  du  8  avril 
1733,  invitant  M.  Bourdillon  à  donner  tous  ses  soins 

•  pour  faire  achever  l'église,  €  vous  devés  estre  assuré 
»  que  vous  y  serés  soutenu  de  toutte  l'autorité  de  M. 
»  révoque  et  de  la  mienne  »;  il  approuve  les  mesures 
proposées  et  demande  que  Ravidat  fasse  un  devis  de  la 
nouvelle  tour  dont  il  a  été  question  ;  —  correspondance 
de  l'Intendant  avec  MM.  Bourdillon  et  Jourdain  au 
sujet  des  comptes  présentés  par  ledit  s'  Jourdain , 
1733;  —  procès-verbal  dressé,  le  5  juin  1733,  par  Jac- 
ques Bourdillon,  de  l'état  de  l'église  de  Maringues  et 
des  ressources  dont  on  peut  disposer  pour  achever 
les  réparations  ;  —  coupe  et  élévation  de  l'église  et  du 
clocher;  —  devis  des  réparations  faites  et  restant  à 
faire,  dressé  le  28  juillet  1733  par  Edme  Durant;  — 
délibération,  du  23  août  1733.  par  laquelle  les  habs- 
tants  décident  de  conserver  le  gros  clocher  en  y  disant 
les  réparations  indiquées  par  le  s""  Durant,  d'établir 
l'horloge  sur  le  grand  portail,  et  de  réserver  2,500  liv. 
de  plomb  pour  la  couverture  de  la  tour  de  l'horloge  ; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  30  août  1733,  rési- 
liant le  marché  fait  avec  le  s' Ravidat,  le  4  fév.  1726, 
sauf  à  être  pourvu  au  paiement  de  ce  qui  lui  reste  dû, 
et  ordonnant  qu'il  sera  procédé  à  une  nouvelle  adjudi- 
cation conformément  au  devis  du  s'  Durant;  —  adjudi- 
cation consentie,  le  28  février  1734,  à  Jean  et  Étieune 
Gironde  et  à  Jean  Ravidat,  pour  le  prix  de  2,750  liv.  ; 

—  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Bourdillon  an 
sujet  de  l'exécution  des  travaux,  1734  ;  —  requêtes  du 
s'  Ravidat,  1735,  demandant  le  paiement  des  661  liv. 

17  sols  2  den.  qui  lui  sont  restés  dus  ;  lettre  à  ce  sujet 
de  M.  Brassier  ;  on  propose  d'employer  pour  acquitter 
cette  dette  les  sommes  dues  au  corps  commun  par  les 
consuls  depuis  1710,  auxquels  on  ferait  rendre  compte» 
1735  ;  —  nouvelles  requêtes  du  s'  Ravidat  en  1744,  il 
lui  est  dû  encore  plus  de  300  liv.  ;  —  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  22  juin  1752,  ordonnant  aux  mar- 
guilliers  de  Notre-Dame  de  Maringues  de  payer  une 


SÉRIE  C. —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


345 


somme  de  260  liv.  au  s'  Galabruil ,  entrepreneur  des 
réparations  de  Téglise. 


C.  2405.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier;  3  cachets. 

17n-1779.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 

—  Travaux  communaux.  —  Devis  des  réparations  à 
faire  à  la  maison  de  ville  et  bail  au  rabais  desdits  tra- 
vaux, 1746;  —  lettres  de  MM.  Andrieu  et  de  La  Crène, 
1761,  au  sujet  de  réparations  à  Thôtel  de  ville,  aux 
fours  banaux  et  à  la  maison  du  valet  de  ville;  —  devis 
^t  adjudication  des  travaux  à  faire  aux  fours  de  la 
halle  et  de  la  barrière ,  et  à  l'horloge  de  la  ville,  1750; 

—  requête  du  curé  de  Maringues  demandant  que  do- 
rénavant les  morts  ne  soient  plus  enterrés  dans  Té- 
glise,  et  que  les  1,500  liv.  accordées  à  la  ville  de 
Maringues  pour  fournir  à  la  subsistance  des  pauvres 
soient  employées  en  construction  ou  acquisition  d'un 
presbytère,  1772  ;  —  l'Intendant  refuse  :  €  Il  est  sur- 
»  prenant,  écrit-il,  qu'un  curé  qui,  en  tous  tems,  ne 

>  doit  s'occuper  que  du  soin  de  procurer  du  soula- 
»  gement  à  ses  pauvres  paroissiens,  entreprenne  au- 
»  jourd'hui  de  vouloir  sous  des  prétextes  spécieux 
»  détourner  à  son  avantage  particulier  des  fonds 
»  uniquement  destinés  à  leurs  besoins  urgens;  une 
»  semblable  demande  est  aussi  inconséquente  que  dé- 

>  placée,  et  je  ne  puis  dans  les  circonstances  présentes 
»  que  Vous  en  représenter  le  ridicule  et  vous  en  témoi- 
»  gner  mon  mécontentement  »;  —  réparations  de  la 
fontaine,  1743-1761  ;  —  réparations  aux  deux  fours  ba- 
naux, 1733-1756;  —  réparations  au  pont  de  Morge,  au 
pavé  et  aux  chemins,  1722  et  1747-1752. 


pour  l'avent  et  pour  le  carême ,  et  qu'il  donnera  soa 
suffrage. 


C.  2406.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

1738-1749.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 
—  Divers.  —  Réjouissances  à  l'occasion  de  la  publi- 
-cation  de  la  paix,  1749  ;  correspondance  à  ce  sujet 
<3e  l'Intendant  avec  M.  Gros  ;  —  lettre  de  M.  Bour- 
dillon,  demandant  l'envoi  de  deux  cavaliers  de  maré- 
chaussée pour  maintenir  l'ordre  à  la  foire  du  25  juin 
1746  ;  —  requête,  sans  date ,  de  Claude  Brassier,  pré- 
cepteur de  la  jeunesse  de  Maringues,  réclamant  les 
gages  que  la  ville  lui  doit  ;  —  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  2  avril  1736,  ordonnant  que  le  curé  assistera 
et  présidera  à  l'assemblée  de  la  paroisse  où  les  habi- 
tants et  les  marguilliers  nomment  un  prédicateur 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


C,  2407.  (Liasse.)  —  5  cahiers  de  ii2  feuillets,  papier. 

1654-1885.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 

—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1654  à  1661. 

—  Comptes  de  1654,  présentés  en  double;  l'un  des 
comptes  comprend  la  perception  et  le  paiement  des  de- 
niers royaux,  et  se  solde  par  26,338  liv;  13  sols  8  dea. 
de  recette  et  26,593  liv.  15  sols  7  den.  de  dépense; 
l'autre  compte ,  relatif  à  la  perception  et  à  l'emploi  des 
deniers  patrimoniaux ,  se  clôt  à  950  liv.  10  sols  de 
recette  et  à  1,606  liv.  8  sols  6  den.  de  dépense;  parmi 
les  recettes  on  remarque  400  liv.  pour  l'accense  du  four 
de  la  barrière  et  400  liv.  pour  l'accense  du  four  de  la 
halle;  108  liv.  pour  l'accense  de  la  barre;  80  liv.  prove- 
nant de  la  vente  d'une  éminée  de  terre  à  la  Patite- 
Charme;  60  sols  provenant  de  la  location  de  deux  fours. 
Parmi  les  dépenses  on  remarque  :  107  liv.  au  prédica- 
teur pour  avoir  prêché  le  carême;  30  sols  pour  achat  de 
huit  pots  de  vin  et  deux  bouteilles  pour  présent  à  M.  Se- 
iièze,  receveur  ;  56  liv.  10  sols  de  rente  due  au  s'  Ver- 
naison,  de  Riom;  12  liv.  aux  communalistes  pour  les 
processions  du  Rosaire  ;  —  compte  de  1657  ;  recette, 
1,042  liv.  ;  dépense,  1,918  liv.  15  sols;  parmi  les  dépen- 
ses on  remarque  une  somme  de  14  liv.  pour  la  proces- 
sion de  N.-D.  de  Banelle;  30  liv.  payées  au  s*"  Marc 
Bessay,  maître  d'école;  —  compte  de  1665  :  parmi  les 
dépenses  on  remarque  une  somme  de  8  liv.  payée  à  ua 
peintre  d'Aigueperse,  nommé  Pierre  Drouyn,  pour  avoir 
fait  deux  écussons  et  armoiries  de  Son  Altesse  M^  le 
duc  de  Bouillon,  lors  de  son  entrée  ;  10  liv.  pour  colla- 
tion donnée  à  M.  de  Verthamon,  intendant,  et  à  sa 
suite,  venant  de  Thiers  ;  —  compte  de  1661  :  parmi  les 
dépenses,  une  somme  de  30  liv.  payée  au  s""  Payet, 
maître  écrivain.  —  Une  grande  partie  des  dépenses  est 
relative  aux  procès  soutenus  par  la  ville. 


C.  2408.  (Liasse.)  —  10  pièces,  pap.,  dont  4  cah.  de  64  feuillets. 

i-^U-lSSt.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 

—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1663  à  1682. 

—  Compte  de  1663,  arrêté  à  972  liv.  de  recette  et  à 
1,874  liv.  9  den.  de  dépense;  parmi  les  dépenses  on  re- 
marque :  180  liv.  16  sols  pour  rente  annuelle  due  4 
l'Hôpital  ;  21  liv.  10  sols  de  dépense  faite  par  le  s*"  Sir- 

44 


346  ARCHIVES  DU 

mond,  l'un  des  comptables,  en  l'absence  de  ses  collègues, 
lors  en  la  ville  d'Orléans,  en  un  voyage  par  luy  falot  à 
Mirefleurs,  le  9  janvier  1663,  accompagné  de  MM.  le 
bailli  Gangue,  Gauvoing  et  Vallance,  pour  aller  rendre 
visite  à  M.  du  Cbauffour,  lors  malade  de  la  goutte  audit 
Mirefleurs,  et  ce,  tant  pour  diner  à  Maringues  que  pour 
coucher  aux  Martres-de-Vejrre  et  dîner  le  lendemain 
à  Mirefleurs  ;  201  liv.  5  sols  pour  réparations  à  la  mai- 
son de  ville  ;  —  comptes  de  1664  et  1665 ,  parmi  les 
dépenses  de  1665  on  remarque  :  une  somme  de  9  liv. 
12  sols  pour  présent  fait  à  M.  lô  comte  de  Menât,  beau- 
frère  de  M.  de  Colbert  ;  30  liv.  au  s' Reynaud,  précep- 
teur de  la  jeunesse  de  cette  ville  ;  —  compte  de  1667  : 
parmi  les  dépenses,  on  remarque  une  somme  de  23  liv. 
payée  au  s'  Heyron,  maître  écrivain;  —  compte  de 
1669  :  30  liv.  payées  au  s'"  Marc Bessay,  maître  d'école; 
11  liv.  pour  la  valeur  d'un  louis  d*or  payé  au  s' Ranvail, 
secrétaire  de  l'Intendant,  pour  retirer  certaines  pièces  ; 
—  compte  de  1671  :  283  liv.  pour  avoir  fait  fondre  la  se- 
conde cloche  du  grand  clocher,  plus  20  liv.  pour  l'achat 
de  20  livres  de  vaisselle  d'étain  fin  employées  pour  la 
fonte  de  ladite  cloche  ;  13  liv.  10  sols  «  pour  les  frais, 
»  procédures  et  sentences  rendues  par  M^'  l'Intendant 
»  contre  les  gens  de  la  religion  >  ;  —  compte  de  1672  : 
30  sols  payés  pour  faire  battre  la  cloche  afin  de  convo- 
qua les  habitants,  sur  ce  que  les  précédents  consuls 
avaient  enlevé  une  couleuvrine  ou  pièce  de  campagne  ; 
22  liv.  dépensées  par  le  premier  et  le  second  consul 
pendant  quatre  jours  et  demi  qu'ils  furent  àCiermont 
à  la  convocation  des  villes  touchant  les  francs-fiefs  ;  — 
compte  de  1682,  informe. 


C.  2409.  (Liasse.  )—  99  pièces,  papier. 

ltt99-l  739.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1693  à  1707 
et  pièces  justificatives  desdits  comptes  (dossiers  très 
incomplets)  ;  —  poursuites  exercées  contre  les  consuls 
de  Maringues ,  de  1693  à  1701 ,  par  François  Seurot, 
fondeur  de  Javaugues,  et  Jean  Mare,  fondeur  de  Brioude, 
en  paiement  de  ce  qui  leur  est  dû;  —  procédure  pour 
les  consuls  de  1701,  contre  Marin  Carouge,  facteur  d'or- 
gues ;  quittances  délivrées  aux  consuls  de  1701  ;  quit- 
tances des  s"  Minguet  et  Astier,  maîtres 'écrivains; 
quittances  de  Dumoussard ,  organiste  ;  —  ordonnance 
de  l'Intendant,  du  24  septembre  1704,  enjoignant  aux 
habitants  de  Maringues  de  s'assembler  en  la  forme 
ordinaire  pour  nommer  un  auditeur  des  comptes, 
au  lieu  des  deux  qu'ils  avaient  accoutumé  de  nommer, 
et  qu'ensuite  les  consuls  de  ladite  ville  qui  ont  été 


PUY-DE-DOME.  ^ 

en  charge  pendant  les  années  1700  à  1703  rendront 
leurs  comptes  par  devant  les  ofiîciers  de  l'hôtel  de  ville 
et'  ledit  auditeur  ;•  —  pièces  justificatives  des  comptes 
de  1705;  compte  des  consuls  de  1705,  arrêté  par  l'In- 
tendant en  1739  à  1,540  liv.  de  recette  et  à  1,069  liv. 
de  dépense;  —  quelques  pièces  justificatives  des  comp- 
.tes  de  1706  et  de  1707. 


C.  2410.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin;  148  pièces^  papier. 

1707-1743.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Biaise  Boudet, 
notaire  royal  de  la  ville  de  Maringues ,  de  la  recette  et 
dépense  qu'il  a  faites  des  revenus  patrimoniaux  de  ladite 
ville  de  1707  à  1716;  —  ordonnances  de  l'Intendant,  de 
1736  à  1743 ,  au  sujet  de  la  reddition  des  comptes  du 
s»"  Boudet;  —  extraits  des  articles  du  compte;  blâme* 
et  débats  fournis  par  le  Conseil  de  ville;  observations 
du  s'  Bompar  ;  réponse  du  s' Boudet  ;  —  pièces  justifi- 
catives des  comptes  du  s' Boudet;  quittances  du  s^  Der^ 
nière,  maitre  d'école  ;  du  s^  Dadé,  organiste. 


C.  2411.  (Liasse.)  —  19d  pfkes,  papier  (2  impr.). 

1 71^1 735.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1718  à  1727; 
pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  Compte *de  1720, 
arrêté  par  l'Intendant  en  1735  i  846  liv.  de  recette  et  à 
920  liv.  4  sols  de  dépense  ;  parmi  les  dépenses  on  remar- 
que :  une  somme  de  75  liv.  au  s'  Lauverjat,  maître 
d'école;  180  .liv.  pour  la  restauration  de  la  porte  de  la 
Vernelle;  —  ordonnance  du  vicomte  de  Beaune,  du 
3  nov.  1720,  pour  la  garde  des  villes  à  Toccasion  de  la 
peste  de  Provence;  —  parmi  les  pièces  justificatives  de 
1722  on  remarque  :  une  requête  de  J.-B.  Lauverjat, 
maitre  écrivain  et  grammairien  à  Chàtelmontagne , 
demandant  le  paiement  de  ce  qui  lui  est  dû  pour  avoir 
tenu  l'école  de  Maringues;  des  délibérations  relatives 
aux  réparations  à  faire  à  l'église;  —  en  1724,  quittances 
du  s'  Bouchardon,  maitre  d'école  ;  —  compte  de  1727, 
arrêté  par  l'Intendant  en  1735  à  871  liv.  5  sols  8  den. 
de  recette  et  à  1,132  liv.  5  sols  de  dépense. 


C.  2412.  (Liasse.)  — 193  pièces^  papier;  2  cachets. 

17tS-1739.  —  Affaires  communales.  —Maringues. 

-  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1728  à  1735 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE, 


347 


pièces  justificatives  desdits  comptes;  —  compte  de  1729, 
arrêté  par  l'Intendant  à  1,188  liv.  10  sols  de  recette  et 
à  1,310  liv.  3  sols  de  dépense;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  150  liv.  payée  aux  s"  Bi'assier 
et  Trincart,  maîtres  d'école;  —  parmi  les  pièces  justi- 
ficatives de  1731,  on  remarque  une  délibération  dans 
laquelle  les  habitants  se  plaignent  du  peu  de  progrès 
que  font  leurs  enfants  en  écriture  et  en  arithmétique  à 
cause  de  l'incapacité  de  Jean  Trincart ,  on  décide  de  le 
remplacer  par  Etienne  Cusson  ;  —  con^)te  de  1785,  ar- 
rêté en  1739  à  754  liv.  10  sols  de  recette  et  à  753  liv. 
11  sols  de  dépense. 


C.  24>13.  (liasse.)  —  479  pièces,  papier. 

1738-1748.  —  Affaires  communales.  -^  Maringues. 
— Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1736  à  1745; 
pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  parmi  les  dé- 
penses de  1737,  on  remarque  une  somme  de  210  liv., 
ordinairement  employée  pour  la  rétribution  du  prédi- 
cateur et  convertie  cette  année-là  en  aumône;  parmi 
celles  de  1738,  une  somme  de  41  liv.  10  sols  au  s'  Bat- 
teney,  archiviste,  pour  avoir  fait  l'inventaire  des  titres 
de  la  ville;  —  le  compte  de  1745  manque;  certificat 
du  s'  Bourdillon  en  faveur  du  maître  d'école,  1745. 


G.  2414.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier;  3  cachets. 

1731-1744.  —  Affaikës  communales.  —  Maringues. 
—  Comptabilité.  —  Reliquats.  —  Ordonnances  de  l'In- 
tendant, de  1733  à  1744,  pour  la  reddition  des  comptes 
des  consuls  de  1710  à  1743  ;  —  états  des  reliquats  des 
comptes  en  question  ;  —  requêtes  des  consuls  et  autres 
pièces  relatives  à  l'apurement  des  comptes  ;  —  lettres 
du  s'  Brassier,  receveur  des  reliquats. 


C.  2415.  (Liasse.)  ~  53  pièces,  papier;  2  cachels. 

17M-1749.  —  Affaires  communales-.  —  Maringues. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  du  s' Brassier.  —  Ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  11  nov.  1745,  commettant  le 
if  Brassier,  notaire  royal,  pour  administrer  les  revenus 
patrimoniaux  de  Maringues,  à  l'exclusion  des  consuls,  à 
qui  il  est  fait  défense  de  s'y  entremettre  à  l'avenir  ;  — 
compte  que  rend ,  par  devant  M.  Rossignol,  intendant, 
le  s'  Brassier,  receveur,  de  sa  gestion  pendant  les  an- 


nées 1746  et  1747;  —  pièces  justificatives  du  compte 
rendu  par  le  même  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls  de  17IO  à  1743;  le  compte  manque. 


G.  2416.  (Liasse.)  —  162  pièces,  papier. 

1747-1759.  —  Affaires  communales.  —  Maringues. 

—  Comptabilité.  —  Compte  du  s'  Andrieu.  —  Délibira- 
tion  du  10  déc.  1747,  nommant  le  s*"  Andrieu,  notaire 
royal,  receveur  des  patrimoniaux  ;  approbation  de  Tin- 
tendant;  —  compte  rendu  par  Jean  Andrieu,  receveur, 
de  la  recette  et  dépense  par  lui  faite  en  ladite  qualité, 
tant  sur  les  anciens  reliquats  des  comptes  des  consuls 
que  sur  les  revenus  annuels  de  la  ville»  do  1748  à 
1752,  arrêté  par  l'Intendant  en  1753  à  4,300  liv.  2  sol» 
4  den.  de  recette  et  à  4,150  liv.  15  sols  4  den.  de  dé- 
pense; —  pièces  justificatives  du'iit  compte  ;  quittances 
de  Claude  Brassier  et  d*Ëtienne  Cusson,  maîtres  d'école; . 
•>—  compte  rendu  par  Jean  Andrieu  tant  des  anciens 
reliquats  que  des  revenus  annuels  de  la  ville,  de  1753  à 
1758.  arrêté  par  rint.mdant  en  1759  à  5,400  liv.  18  sols 
4  den.  de  recette  et  à  4,851  liv.  2  sols  7  den.  de  dépense  ; 

—  pièces  justificatives  dudit  compte. 


C.  2417.  (Liasse.)  —  lî5  pièces,  papier. 

1770-17ê3.  —  Affaires  communales.  —  Marsac*. 
—  Délibération  du  12  mai  1771,  par  laquelle  les  ha- 
bita]its  autorisent  leur  syndic  à  faire  cesser  toutes  1^ 
entreprises  faites  sur  les  communaux,  à  faire  plan- 
ter  des  bornes  pour  en  fixer  les  limites,  et  expres- 
sément ceux  du  Qrand-Coudert  et  de  la  Biersa/ 
à  agir  contre  les  habitants  des  villages  voisins  qui 
n*ont  aucun  droit  sur  les  communaux  ;  on  aban- 
donnera pour  l'augmentation  du  pacage  des  bêtes  à 
laine  le  communal  du  Petit-Moulin  ou  Auteribe,  à 
condition  qu'il  sera  libre  aux  habitants  d'y  faire  rouir 
leur  chanvre;  consultation  des  s"  Peschier  et  Vimal, 
avocat,  1782;  avis  du  subdélégué;  nouvelle  délibéra- 
tion sur  le  même  sujet  en  1783  ;  —  anî^lyse  de  pièces 
relatives  au  changement  projeté  du  cimetière,  1779- 
1780;  —  réparations  à  la  fontaine  et  aux  pavés, 
1770-1771. 


G.  2418  (Liasse.)  —  2  pièces,  pdrch.;  44  pièces,  papier;  1  cachet. 

lttS8-17S2.  —  Affaires  communales.  —  Marsat» 
—  Nomination  d'un  syndic,   1778-1779;  —  lettre  de 


1^ 


«48  ARCHIVES  DU 

M.  Urion,  1739,  au  sujet  des  réparations  nécessaires  à 
la  couverture  de  l'église  de  Marsat  ;  —  réparation  du 
clocher  de,  Téglise  Notre-Dame  de  Marsat,  1778-1782  : 
requête  des  habitants,  devis  des  travaux,  bail  d'adju- 
dication au  prix  de  4,125  liv.;  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  5  janvier  1779,  autorisant  les  réparations  du  clo- 
cher de  Marsat,  la  construction  du  presbytère  de  Re- 
geade,  les  réparatiogs  de  l'église  de  Badalhac,  les 
iiéparations  du  clocher  de  Dore-FÉglise,  les  travaux 
du  presbytère  de  Tauves  ;  l'arrêt  ordonne  également 
des  impositions  sur  plusieurs  villages;  rôles  d'imposi- 
tion de  la  somme  de  2,325  liv.  imposée  en  quatre 
années  sur  la  paroisse  de  Marsat;  réclamations  de 
l'entrepreneur;  correspondance  de  M.  Touttée,  sub- 
dél^ué;  —  requête  des  consuls  de  1664  à  M.  de  Be- 
rulle,  intendant,  en  1686,  au  sujet  d'une  rente  due 
par  la  communauté  de  Marsat  aux  Chartreux  du  Port- 
Sainte-Marie  ;  —  requête  adressée  à  M.  de  Vaubourg, 
intendant,  par  les  consuls  de  1665  ou  leurs  héritiers, 
au  sujet  d*une  rente  réclamée  par  le  curé  et  les  lumi- 
niers  de  la  paroisse. 


C.  2419.  (Liasse.)  —  89  pièces,  papier;  1  cachet. 

Itt85-17l^5. —  Affaires  communales.  —  Massiac.  — 
Lettre  du  &^  Bussac,  consul,  1688,  attestant  que  dans 
le  lieu  de  Massiac  il  n'y  a  aucuns  deniers  d'octroi; 
—  requête  des  habitants  au  sujet  d'une  somme  de 
300  liv.  due  au  s'  Mare,  fondeur,  et  déposée  chez 
M.  Belamy  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M"*  de  Montmorin- 
Bepinchal,  1731;  —  lettre  du  s^  Martin,  curé,  1755, 
au  sujet  de  son  presbytère  ',  —  requête  des  consuls  de 
1685  au  sujet  d'une  dette  de  la  communauté;  — 
compte  des  consuls  de  1667;  —  quittances  délivrées 
aux  habitants  de  Massiac  de  1665  à  1671  pour  les 
tailles  et  autres  impositions. 


C.  ^420.  (Liasse.}  —  48  pièces,  papier;  4  cachets. 

16M-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Mauriac. 
—  Correspondance  de  l'Intendant,  de  M.  Tournadre, 
des  consuls  de  Mauriac,  de  l'abbé  de  Sers,  abbé  de 
Mauriac,  au  sujet  de  la  prétention  émise  par  ce  der- 
nier d'obliger  les  consuls  à  venir  le  chercher  en 
robes  pour  assister  aux  Te  Deum  et  feux  de  joie  ; 
l'Intendant  décide  que,  puisque  les  ordres  du  roi  sont 
adressés  dans  ces  occasions  directement  aux  consuls, 
ils  n'ont  pas  à  aller  chercher  leur  seigneur  chez  lui  ; 
:si  celui-ci  vient  à  la  cérémonie,  ils  ne  devront  pas 


PUY-DE-DOME. 

toutrfois  lui  refuser  la  première  place  ni  les  honneurs 
qui  lui  sont  dus;  copie  de  l'accord  passé  le  13  août 
1557  entre  les  habitants  et  le  doyen  de  Mauriac,  par 
lequel  ce  dernier  consent,  sous  les  conditions  stipulées 
en  Tacte,  à  Tentérinement  des  lettres  d'octroi  et  pri- 
vilège de  consulat  obtenues  par  les  manants  et  habi- 
tants de  la  ville  de  Mauriac;  —  délibération  du  13  oct. 
1754,  portant  nomination  d'un  receveur  et  économe 
des  revenus  appartenant  aux  pauvres  de  la  ville  ;  — 
état  des  revenus  de  la  communauté  de  Mauriac  en 
1688  :  le  poids  de  ville,  affermé  communes  années 
160  liv.;  le  courtage,  affermé  430  liv.  ;  —  délibéra- 
tion du  20  janv.  1726,  contenant  assence  du  courtage 
à  100  liv.  ;  il  est  question  aussi  dans  cette  délibération 
de  demandes  en  surtaux  et  de  la  nomination  des 
marguilliers  et  du  prédicateur;  —  analyse  de  pièces 
relatives  à  un  projet  d'aliénation  de  partie  des  com- 
munaux,  pour  parvenir  :  P  au  payement  des  frais  du 
procès  pendant  au  Parlement  entre  eux  et  les  habi- 
tants de  Saint-Thomas;  2^  au  rétablissement  des  fon- 
taines; 3**  à  transférer  le  cimetière  du  centre  de  la 
ville  dans  un  lieu  plus  écarté  et  convenable;  le  s*^  Du- 
claux  s*oppose  au  rétablissement  de  la  fontaine  Saint- 
Méry  et  prétend  qu'il  serait  plus  sage  de  réparer  la 
grande  fontaine  qui  fournirait  suffisamment  d'eau  i 
tous  les  habitants;  lettre  de  M.  de  Tournemire,  1783- 
1784  ;  —  requête  des  consuls  et  habitants  de  Mauriac 
exposant  «  qu'il  y  a  aux  environs  de  la  ville  un  grand 
»  espace  de  terrain  appelé  vulgairement  le  Commun 

>  de  Mauriac,  dont  l'usage  appartient  aux  habitants  et 
»  qui  de  tout  temps  a  été  défriché  et  travaillé  pour 

>  produire  du  grain,  parce  que  la  déclaration  du  Roy 
»  de  1688,  qui  déffend  les  déffrichemens  n'a  pas  peu 
»  avoir  de  lieu  à  l'égard  de  ce  commun,  soit  parce 
»  qu'il  est  d'une  nature  à  ne  produire  que  des  bruyères 

>  ou  de   méchantes  herbes,  soit  parce  qu'il   ne   S3 

>  trouve  point  dans  ladite  ville  un  seul  habitant  qui 
»  nourrisse  de  juments  polinières  ou  des  bestiaux; 
»  de  sorte  que,  si  ces  communs  n'estoient  point  em^ 
»  ployés  à  produire  des  grains,  ils  deviendroint  inu- 
»  tiles   aux    habitants   de    lad.    ville  et    ne    seroint 

>  consommés  que  par  les  habitans  des  villages  voisins; 
»  et  ce  sont  ces  considérations  qui  engagèrent  M.  Bou- 
»  cheren  1718  et  M.  Trudaine  en  1731  de  permettre 
»  aux  suppliants  la    continuation   de   ces   déffriche- 

>  mens  »;  ils  demandent  à  M.  Rossignol  de  leur 
laisser  la  même  liberté,  nonobstant  l'ordonnance  sur- 
prise de  lui  par  M.  Chavialle,  juge  de  Mauriac  et  pro- 
priétaire du  domaine  de  Creyssensac,  laquelle  défend 
de  continuer  le  défrichement  d'un  canton  qui  touche 
audit  domaine;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  De- 


! 


SÉRIE  €•  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

laporte  qui  propose  d'autoriser  le  défrichement  dans 
les  parties  qui  ne  sont  pas  propres  au  pacage  et  de  le 
défendre  dans  les  autres,  1735-1736;  —  contestation 
entre  les  habitants  de  Mauriac  et  ceux  du  village  de 
Pageolles,  paroisse  du  Yigean,  au  sujet  de  la  propriété 
du  communal  d'Emboulou  ;  quelques  habitants  de 
Mauriac  ayant  défriché,  ceux  de  FageoUes  demandent 
que  lesdites  parties  soient  remises  en  nature  de  pa^^ 
cage»  conformément  à  la  transaction  du  8  sept  1562, 
par  ^quelle  ledit  communal  était  reconnu  indivis 
entre  Mauriac  et  Fageolle  ;  ordonnance  de  Tlntendant, 
1753,  conforme  aux  prétentions  du  village  de  Fa- 
geolle ;  —  défrichements  dans  les  communaux  du  vil- 
lage de  Serre,  1754  ;  dans  les  communaux  de  Mauriac 
par  les  habitants  du  village  du    Boulan,  1757-1759; 

—  lettre  de  M.  de  Tournemire,  1752,  sur  une  récla- 
mation du  fermier  des  revenus  de  la  ville  au  sujet 
des  droits  qù^il  perçoit  sur  les  grains  vendus  aux  mar- 
chés; —  lettre  de  M.  de  Vigier,  1732,  au  sujet  des 
frais  du  procès  soutenu  contré  M.  de  Sers  par  les 
habitants  de  Mauriac,  le  Yigean,  Jaleyrat  et  Sourniac; 

—  lettres  de  l'abbé  de  Sers,  1735;  —  lettres  au  sujet 
des  Te  Deum  et  feux  de  joie,  1746-1756. 


340 


C.  2421.  (Liasse.)  —  26  pièces,  papier. 

1735-1774.  —  Affaires  communales.  —  Mauriac. 
—  Travaux  communaux.  —  Réparations  à  Téglise 
Saint-Paul,  1740;  —  lettres  de  M.  de  Vigier,  1735- 
1743,  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  la  halle,  à 
l*horloge  et  à  la  fontaine;  un  arrêt  du  Conseil  d'État 
du  31  déc.  1743  autorise  l'imposition  d'une  somme  de 
1,350  liv.  pour  les  réparations  de  la  fontaine;  rôles  de 
répartition  de  ladite  somme  en  1744  et  1745  ;  dans 
chacun  des  rôles  sont  compris  l'abbé  de  Mauriac  pour 
25  hv.;  les  Bénédictins  pour  30  liv.  ;  les  Jésuites  pour 
20  liv.  ;  le  baron  d'Escorailles  pour  10  liv.  ;  Jean- 
Antoine  Besse,  médecin,  pour  10  liv.  ;  —  lettre  de 
M-  de  Tournemire,  du  14  avril  1760,  informant  l'In- 
tendant que  le  juge  du  seigneur  de  Mauriac  a  fait 
démolir  l'un  des  arceaux  des  quatre  portes  d'entrée 
qu'on  lui  avait  dit  menacer  ruine,  on  a  ébranlé  ainsi 
les  maisons  voisines  et  encombré  Tune  des  portes  très 
nécessaire  à  la  circulation  ;  M.  de  Tournemire  de- 
mande des  ordres;  —  réparations  au  pavé,  1750;  — 
réclamation  du  s'  YloUe,  tanneur,  sur  une  question  de 
vohrie,  1774. 


C.  2422.  (Liasse.)  —  237  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

18S9-1734.  —  Affaires  communales.  —  Mauriac. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes 
de  1689  à  1734  :  mandats  sur  les  fermiers  des  revenus 
de  la  ville  ou  sur  le  receveur  des  patrimoniaux  ; 
quittances  des  parties  prenantes;  correspondance;  — 
en  1728,  l'Intendant  invite  les  habitants  de  Salers  et 
de  Mauriac  à  nommer  un  receveur  des  patripioniaux 
«  pour  en  empescher  la  dissipation  et  éviter  l'incon- 
»  vénient  dans  lequel  on  est  tombé  jusqu'à  présent 
»  que  les  consuls  n'ont  jamais  rendu,  compte  des  de- 
>  niers  patrimoniaux  »;  la  ville  de  Mauriac  désigne 
Guillaume  Pomeyrol;. lettre  à  ce  sujet  des  consuls  et 
de  M.  de  Vigier, 


C.  2423.  (Liasse.)  —  194  pièces,  papier. 


1735-1788.  —  Affaires  communales.  —  Mauriac. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes 
de  1735  à  1759  :  mandats  sur  les  fermiers  des  revenus 
de  la  ville  ou  sur  le  receveur  des  patrimoniaux;  quit- 
tances  des  parties  prenantes;  -^  lettres  des  s"  Ronnat 
et  Bertin,  échevins,  du  4  avril  1766,  demandant  que 
les  baux  des  patrimoniaux  soient  remis  par  le  sub- 
'  délégué  au  syndic  receveur,  afin  que  celui-ci  puisse 
procéder  au  recouvrement. 


C.  2424.  (Liasse.)  —  7  p.,  papier;  1  cachet. 

173S-1753.  —  Affaires  communales.  —  Maurines. 
—  Ordonnance  de  Tlntendant,  du  20  juillet  1753,  contre 
des  particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements  dans 
les  communaux  de  Maurines  ;  —  requête  du  s'  Teys- 
sendier,  prieur  de  Maurines,  1738,  exposant  la  misère 
de  sa  paroisse,  «  il  semble  que  Dieu  ait  arrêté  son 
»  œuil  sur  ce  pais  désolé  pour  y  faire  fondre  tous  les 
»  fiots  de  sa  colère  et  de  son  indignation  >;  il  de- 
mande une  décharge  de  100  liv.  sur  la  capitation,  afin 
de  pouvoir  acheter  les  matériaux  nécessaires  au  ré- 
tablissement du  presbytère;  les  réparations  estimées 
à  600  liv.  sont  adjugées  au  s'  Mourgues  et  payéea 
par  imposition;  lettres  à  ce  sujet  de  M.  Tassy  de 
Montluc,  1744-1747. 


*jp; 


ARCHIVES  DU 


C.  24^b.  (Liasse.)  —  43  pièces ,  papier. 

1851-1 78§.  —  Affaires  communales.  —  Maurs. 
—  Lettre  de  M.  Sadourny,  du  23  juin  1731 ,  au  sujet 
d'une  requête  des  habitants  de  Maurs  qui  demandent 
l'autorisation  d'acheter  une  balance  et  des  poids,  les 
anciens  étant  fort  usés;  —  ordonnance  de  Guy  De- 
lolm  de  Lalaubie,  lieutenant  principal  en  l'Ëleotion 
générale  de  la  Haute -Auvergne ,  établie  à  Aurillac, 
annonçant  Padjudication  de  la  ferme  des  gros  poids 
et  balances  de  la  ville  de  Maurs,  16  juin  1759  (pla- 
card sans  nom  d'imprimeur)  ;  -<-  assemblée  des  habi^ 
tants  de  Maurs ,  du  26  janvier  1767  :  le  procureur 
d'office  a  dit  et  représenté  <  qu'en  exécution  de  Tédit 
»  du  mois  de  may  1765  et  de  l'article  56,  il  a  fait 
»  assembler  un  quartier  de  la  présente  ville,  à  le 
»  prendre  depuis  l'avenue  de  Saint-Cirgue  jusques 
»  au  grand  chemin  de  Figeac,  qui  lui  a  paru  faire 

>  à  peu  près  le  tiers  de  lad.  ville,  qu'il  a  aussi  fait 
»  appeler  différents  laboureurs  et  les  principaux  d^en- 

>  tre  eux  de  la  campagne  adjacente  audit  quartier, 

>  pour  nommer  quatre  députés  dudit  quartier  pour 
»  remplir  les  vues  de  l'édit,  se  proposant  de  faire 
»  assembler  successivement  les  deux  autres  quartiers, 
»  demain  et  après  demain  aux  mêmes  uns  »  ;  sont 
nommés  à  l'unanimité  députés  :  MM.  Jean-César 
Manherie,  prêtre  obituaire  de  Téglise  paroissiale  de 
cette  ville;  M*  Antoine  Jalenques,  gradué;  Jean 
Darses,  mai  tre  chirurgien  juré,  Pierre  Reyt,  mar- 
chand. Le  second  quartier,  composé  du  faubourg 
de  la  rue  Figeaguèse,  du  côté  gauche,  et  campa- 
gne adjacente,  et  de  l'intérieur  de  la  ville,  nom- 
ment pour  leurs  députés  Louis  Doraergue,  bourgeois; 
Pierre  Paies,  notaire,  et  Jean-Baptiste  Lafage,  bour- 
geois. Le  troisième  quartier  choisit  pour  députés 
Antoine  Malroux,  licencié  en  droit  ;  Jean-Baptiste  Ca- 
vaignac,  commissaire  à  terrier;  Jean-François  La- 
barthe  et  Pierre  Rouquier^  marchand;  -^  assemblée 
des  députés  ci-dossus  nommés,  réunis  pour  la  nomi- 
nation des  six  notables,  le  6  février;  désignation 
des  échevins  par  les  notables,  le  8  du  même  mois; 
le  10,  installation  des  sieurs  Mal  roux  et  Cavaignac, 
nommés  échevins;  les  jours  suivants,  nomination  de 
trois  conseillers  de  ville,  du  syndic  receveur,  du  se- 
crétaire greffier  ;  —  délibération  du  corps  de  ville, 
du  16  mai  1767,  au  sujet  des  revenus  et  des  charges 
de  la  ville  :  les  revenus  sont  insuffisants  et  Ton  pro- 
pose différents  moyens  de  les  augmenter;  ils  propo- 
^nt  aussi    quelques  règlements  de   détail   pour  les 


PUY-DE-DOME. 

assemblées  de  ville;  M.  de  La  Montille,  consulté, 
déclare  que  la  ville  de  Maurs  n'est  pas  dans  le  cas 
de  former  un  corps  municipal,  qu'il  n*y  a  pas  lieu 
d'augmenter  les  revenus  et  que  la  seule  dépense  né- 
cessaire serait  l'acquisition  d'un  terrain  pour  servir 
de  cimetière;  —  lettres  de  M.  Sadourny,  1733,  au 
sujet  des  réparations  de  l'église  de  Maurs,  et  du  ré- 
tablissement d'un  petit  oratoire  tombé  en  ruine  hors 
des  murs  de  la  ville;  —  requête  des  habitants  de 
Maurs  et  de  Saint-Étienne-lès-MaurSy  au  sujçt  des 
réparations  du  pont  de  Senergues;  —  contestation 
entre  le  s'  Auriac  et  le  s'  Reyt,  au  sujet  d'une  ga- 
lerie que  ce  dernier  veut  faire  construire  au-dessus 
d'une  rue  de  la  ville  pour  joindre  deux  maisons  lui 
appartenant;  lettres  de  M.  Sadourny,  1732;  — 
créance  prétendue  sur  la  ville  par  Guillaume  Bou- 
tarie,  secrétaire  de  la  Cour  des  aides  de  Montauban, 
cette  créance  a  été  déclarée  dette  de  la  communauté 
par  le  procès-verbal  de  M.  de  Fortia,  du  12  oct.  1668; 
requêtes  du  s'  Boutade  et  des  consuls  ;  délibérations 
des  habitants  depuis  1651;  copie  du  procès-verbal  de 
liquidation  des  dettes  de  la  ville  de  Maurs,  dressé 
par  M.  de  Fortia  en  1668;  ordonnance  de  MM.  de 
Bsrulle,  de  Vaubourg,  d'Ormesson,  intendants;  in- 
ventaire des  pièces  produites;  —  créance  du  s'  Fal- 
velly,  1700. 


C.  2426.  (Lîasse.)  —  71  pièces,  papier. 

1851-1789. —  Affaires  communales.  —  Maurs.  — 
Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1651  :  la  re- 
cette se  compose  des  sommes  remises  auxdits  consuls 
par  les  consuls  des  années  précédentes,  et  d'une 
somme  de  1,300  liv.  provenant  de  l'obligation  con- 
sentie par  les  habitants  à  Jean  Boutaric;  la  plupart 
des  dépenses  se  rapportent  au  logement  des  gens*  de 
guerre  ;  —  lettre  de  M.  Sadourny,  1732,  au  sijet  de 
l'apurement  du  compte  des  consuls  de  1731  ;  —  pièces 
j  astiâcatives  des  comptes  du  s'  Darses,  receveur,  de 
1745  à  1749  ;  —  avis  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  1799, 
sur  une  délibération  portant,  entre  autres  choses»  no- 
mination  d'un  receveur  des  patrimoniaux  :  il  faut 
faire  une  nouvelle  délibération,  la  première  étant 
irrégulière  ;  — -  pièces  justificatives  des  comptes  des 
s"  Darses,  Dezès  et  Auriac,  receveur  des  patrimo- 
niaux, de  1750  à  1762;  —ordonnance  de  Tlntendant, 
du  25  nov.  1729,  relative  aux  reliquats  des  comptes 
des  consuls  de  1700  à  1725. 


ïr^  «^"»  r  -  . 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE, 


351 


C«  ^437.   (Liasse.)  —  {  p.,  parcb.;  41)  p..  pap.,  dont  2  cahiers 

de26feuil.;  2  cachets. 

f  tft1t-t773.  —  Affaires  communales.  —  Mayres 
—  Mazeyrat.  —  Mayres  :  réparations  au  presbytère  ; 
état  des  bâtiments  du  prieuré  en  1754  ;  requête  de 
Marin  Plouvat,  prieur  curé,  en  1767  ;  délibérations, 
ordonnances  de  l'Intendant,  correspondance  ;  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  27  juin  1769,  approuvant  lesdits  tra- 
vaux et  ordonnant  Timposition  de  600  liv.,  somme  à 
laquelle  se  hiontent  les  deux  tiers  de  la  dépense  qui 
sont  à  la  charge  des  habitants  ;  rôles  d'imposition, 
procès- verbal  de  réception  des  ouvrages  le  11  juil- 
let 1773.  —  Mazayes  :  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  Urion,  1752  à  1755,  sur  la  nécessité  de  faire 
des  réparations  à  TégUs*».  —  Mazeyrat-La  Breque- 
ville  ;  plainte  de  P.  Garnier,  disant  qu'il  est  proprié- 
taire d'un  bois  situé  aux  appartenances  des  Roussettes, 
paroisse  d'Aurouze,  et  que  les  habitants  de  Jax  étant 
venus  exploiter  ledit  bois,  il  les  assigna  devant  le  juge 
de  Flageac,  leur  juge  naturel,  mais  les  habitants  de 
Jax  portèrent  raffaire  devant  l'Intendant;  Garnier 
demande  une  décision,  1758.  —  Mazeyrat,  près  Lan- 
geac  :  réparations  au  presbytère,  1755. 


C.  2428.  (Liasse.)  —  36  pièces,  papier. 

1735-176t.  -^  Affaires  communales.  —  Mazoires. 
—  Correspondance  relative  aux  communaux,  1735;  — 
Défrichements  dans  les  communaux  de  Mazoires  ; 
plaintes  des  consuls;  procès-verbal  par  M*  Rodde  de 
Chalan{at,  1738  ;  —  usurpations  dans  les  communaux 
de  Chalaniat,  avis  de  M.  Blandinières,  1754  ;  —  dé- 
fricheraents  dans  les  communaux  des  villages  de  Ba- 
danclaux?  et  du  Saulzet  :  plaintes  de  Joseph  Luzuy  de 
Maillargues,  conseiller  du  roi,  visiteur  général  des 
gabelles,  et  de  Bertrand  Morin,  habitant  de  la  ville 
d'Ardes  ;  correspondance  de  M.  Blandinières  ;  procès- 
verbaux  dressés  par  le  b'  Lafont,  subdélégué  à  Issoire  ; 
ordonnances  de  l'Intendant  contre  les  usurpateurs, 
1753-1755  ;  -^  défrichements  dans  les  communaux  du 
village  de  Badelles,  1755  ;  dans  les  communaux  du 
village  de  Granges,  1757  ;  —  requête  de  Jean  Brauf 
et  Jean  Ranvier,  syndics  du  village  de  Fleix,  nommés 
pour  la  poursuite  d'un  procès  entre  les  habitants  de 
Fleix  et  ceux  de  Mazoires  relativement  à  un  droit  de 
pacage  ;  les  syndics  demandent  le  remboursement  de 
leurs  avai'ces,  les  habitants  refusent,  sous  prétexte 


que  leurs  délibérations  n'avaient  pas  été  homologuées 
1761-1762;  —  analyse  d'une  requête  du  village  de 
Saulzet,  demandant  une  imposition  do  600  liv.  pour 
subvenir  aux  frais  d'une  instance  relative  à  une  usur- 
pation de  communaux;  avis  de  M.  Lafont  de  Saint- 
Mart,  1782  ;  —  projet  de  réparation  du  clocher, 
1781-1782. 


C.  2429.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  28  pièces,  papier. 

17 50-1997.  —  Affaires  communales.  —  Méallet 
—  Medeyrolles.  —  Méallet  :  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, 1755,  au  sujet  des  défrichements  de  commu- 
naux ;  —  réparations  de  Téglise  :  correspondance,  arrêt 
du  Conseil  d'État  du  20  sept.  1757  ;  rôle  de  répartition 
de  la  somme  de  1,350  liv.;  réclamations  de  l'entrepre- 
neur. —  Medeyrolles ,  réparations  du  presbytère  : 
requêtes  du  s'  de  Quinsac,  curé  ;  correspondance  ; 
transaction  passée  le  17  septembre  1783  entre  ledit 
Pierre  Gallon  «le  Quinsac ,  les  héritiers  de  son  pré- 
décesseur et  les  habitants  de  Medeyrolles  ;  imposition 
sur  la  paroisse  d'une  somme  de  218  liv.  3  sols  10  den. 
en  1786. 


C.  2430.  (Liasse.)  —  42  pièces,  papier. 

18S6-177§.  —  Affaires   communales.  —  Menet 

—  Merdogne.  —  Menet  :  lettre  de  M.  l'abbé  de  la  Va- 
lette, du  23  juin  1736,  informant  llntendant  que  des 
paysans  du  village  de  Menoire  ont  fait  des  défriche- 
ments dans  les  pacages  communs  de  Menet,^qui  sont 
de  la  terre  de  Tabbé  de  La  Valette  ;  il  y  a  même  eu 
des  violences, et  il  craint  que  son  autorité  «  ne  soit 
»  une  foible  digue  à  la  brutalité  de  nos  montagnards 
»  à  qui  rimpunité  des  crimes  qui  se  sont  commis 
»  aprend  tous  les  jours  à  ne  plus  rien  respecter.  Vous 
»  sçavés.  Monsieur,  combien  les  bras  de  la  justice  des 
»  seigneurs  sont  courts,  et  si,  pour  des  écorces,  il  y  a  eu 
»*  trois  ou  quatre  personnes  assassinées,  quel  désordre 
»  ne  peut-il  pas  arriver  de  la  querelle  présente  dont 
»  j*ai  riionneur  de  vous  donner  avis  »;  lettre  de 
remerciements  du  même  à  M.  Trudaine,  1737  ;  — 
défrichements  dans  les  communaux,  des  villages  de 
Pey regrosse  et  La  Ribeyre,  quartier  d'Albanles  : 
requêtes,  procès-verbal  du  subdélégué,  ordonnance  de 
l'Intendant  contre  les  usurpateurs,  1755  ;  —  lettre  de 
M.  de  Tournemire,  1748,  au  sujet  d'une  créance  de 
M.  de  Chabannes  sur  plu.*>ieurs  habitants  de  Menet  ; 

—  lettre  du  s*"  Antignac,  prêtre    missionnaire,    du 


332  ARCHIVES  DU 

8  avril  1733,  félicitant  l'Intendant  du  zèle  qu'il  dé- 
ploie pour  le  bien  de  la  province  que  Sa  Majesté  lui 
a  confiée.  «  Il  semble  que  Son  Éminence  vous  a  dit 
»  en  partant  pour  l'Auvergne  ce  que  le  célèbre  Probe, 

>  préfet,  dit  autrefois  à  S.   Ambroise  partant  pour 

>  Milan  :  Vade^  âge,  non  ut  judex,  sed  ut  episco^ 
pus  »  ;  il  le  félicite  particulièrement  d'avoir  fait  ins- 
crire auK  rôles  des  impositions  les  grands  domaines 
des  seigneurs  et  notables  de  la  province  qui  ne 
l'étaient  pas;  il  signale  enfin  les  abus  qui  résultent 
à  Menet  du  trop  grand  nombre  de  cabarets  et  des 
dates  fixées  pour  les  deux  foires  qui  se  tiennent  le 
mardi  de  Pâques  et  le  mardi  de  la  Pentecôte  ;  ordon- 
nance de  rintendant,  du  21  avril  1733,  transférant  les 
foires  au  mercredi  des  mêmes  semaines;  quant  aux 
cabarets,  il  déclare  à  M^  Antignac  qu'il  n'est  point 
en  son  pouvoir  d'en  diminuer  le  nombre;  «  il  est  de 
»  la  liberté  naturelle  et  publique  que  chacun  puisse 
»  prendre  la  profession  qu'il  veut  et  vendre  son  vin 
»  ou  le  vin  d'autruy  sans  pouvoir  estre  gêné  dans 
»  son  commerce  ;  »  —  pièce  justificative  de- la  dé- 
pense pour  un  soldat  de  milice  en  1689.  —  Ménétrol  : 
ordonnance  de  M.  de  Berulle,  intendant,  du  15  juil- 
let 1686,  au  sujet  d'une  créance  prétendue  sur  les 
consuls  de  Ménétrol;  —  procès  contre  les  ursulines 
de  Montferrand  et  la  dame  veuve  Cbarvillat,  au  sujet 
de  la  possession  des  saules  joignant  le  marais  de 
Lachamp,  1778.  —  Mercœur  :  réparations  à  l'église  et 
refonte  d'une  cloche,  1767-1770  :  correspondance  de 
l'Intendant  avec  M.  Gueyffler  ;  rôle  de  contribution 
des  habitants;  copie  du  prix  fait  entre  le  syndic 
et  Pierre  Mare,  fondeur  à  Brioude,  le  6  sept.  .1770- 
1767.  —  Merdogne  :  délibération  du  12  juin  1758  ; 
les  consuls  exposent  «  que  d'un  temps  immémorial 
»  ils  sont  en  possession  de  la  montagne  de  Gergoviat 

>  où  ils  ont  fait  paccager  leurs  beâtiaux  jusqu'à 
»  présent  sans  trouble,  que  cependant,  au  préjudice 

>  de   leurs   droits,  les   habitants  de  Romaignat,  au 

>  nombre  de  cinq  à  six  cents,  se  sont  atroupés  ce 
»  jour  d'huy,  sans  doute  par  l'ordre  des  sieurs  Mabru» 
»  Courte  et  Jeudy,  leurs  oflîciers,  lesquels  estant  en 
»  teste  desd.  habitants,  précédés  de  quatre  hommes 
»  armés  de  fuzils,  se  sont  transportés  aux  extrémités 
»  de  la  montagne  de  Gergoviat  et  ont  voulu  monter 

>  au-dessus  pour  y  tenir  les  assizes  généraux  et  en 
j>  prendre  possession  »  ;  une  rixe  s'ensuivit  et  des 
coups  de  fusil  furent  tirés  sur  les  habitants  de  Mer- 
dogne qui  voulaient  faire  opposition  ;  on  décide  de 
porter  plainte  en  la  Sénéchaussée. 


PUY-DE-DOME. 


C.  2431.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.  ;  40  p.  pap.,  dont  i  pian. 

18§9-17S8.  —  Affaires  communales.  —  Messeix, 

—  CJohtestation  entre  les  habitants  des  villages  de 
Bialon  et  du  Montel  au  sujet  d'un  droit  de  pacage 
dans  les  communaux  de  Bialon^  les  habitants  de  Bia- 
lon prétendent  exclure  ceux  du  Montel,  ceux-ci  pro- 
duisent pour  affirmer  leur  droit  un  bail  emphytéo- 
tique consenti  le  31  mars  1546  à  des  habitants  du 
Montel. par  Christophe  d'Allègre,  seigneur  de  Cha- 
lusset  ;  comme  il  ne  s'agit  pas  de  défrichements  de 
communaux,  l'Intendant  ne  peut  connaître  de  Taf- 
faire  qui  d^ailleurs  a  été  portée  devant  les  juges  ordi- 
naires; il  propose  sa  médiation  aux  parties,    1733; 

—  usurpation  de  communaux  par  le  s'  Chirol  de  La 
Brousse  ;  l'Intendant  autorise  la  commune  à  ester  en 
justice,  1786;  --réparations  du  clocher,  1779-1782;  — 
réparations  du  presbytère,  1779-1784  :  requêtes,  déli- 
bérations; correspondance  de  M.  Bleton,  subdél^ué 
à  Tauves  ;  plan  et  devis  ;  arrêt  du  Conseil  d'État  ; 
rôle  d'imposition  ;  état  de  dépense  pour  un  soldat  de 
milice,  1689. 


C.  2432.  (Liasse.)  —  ÎJS  pièces,  papier. 

1797-17§S.  —  Affaires  communales.    —    Mezel. 

—  Délibération  du. 24  juin  1743  pour  la  nomination 
d'un  gastier  et  le  règlement  du  pacage  ;  —  poursuites 
contre  les  usurpateurs  des  communaux,  1778-1782; 

—  contestation  entre  les  habitants  de  Mezel  et  le 
S"  Menât,  se  prétendant  adjudicataire  du  droit  de 
courtage;  Taffaire  est  i)6rtée  devant  la  Sénéchaussée 
de  Clermont;  l'Intendant  demande  à  M.  de  la  Mil- 
lière,  le  27  nov.  1788,  s'il  n'est  pas  en  droit  d'évoquer 
l'affaire,  «  l'article  8  du  règlement  du  5  août  1787 
»  porte  que  les  membres  de  l'assemblée  municipale? 
»  seront  chargés  de  tous  les  objets  qui  intéressent 
»  la  communauté,  etc.  Cette  désignation  indéfinie 
»  peut-elle  être  regardée  comme  une  attribution 
>  suffisante  pour  gérer  des  parties  d'administration 
»  qui  avant  ce  r^lement  l'étoient  de  l'autorité  de 
»  l'Intendant»  ainsi  que  la  comptabilité  de  leurs 
»  revenus  patrimoniaux  ?»  ;  —  contestations  entre 
Claude  Guilhen,  chanoine  du  chapitre  de  Vertaizon, 
curé  de  Mezel,  et  les  habitants  dudit  lieu,  au  sujet 
du ,  presbytère,  1745-1751  ;  —  délibération  du  3  juin 
1727,  relative  aux  réparations  de  l'église  de  Mezel; 
M™'  Arnoux,    veuve    de    noble   Amable   Montanier, 


9 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


353 


conseiller  du  roi,  trésorier  \\e  France  à  Riom,  auto- 
rise les  habitants  à  appuyer  l'aile,  qu'ils  se  proposent 
d'ajouter  à  l'église,  contre  les  murs  de  son  château,  à 
la  condition  qu'une  porte  sera  ouverte  de  ce  côté  et 
réservée  à  son  usage-  personnel,  et  que  le  banc  de 
ladite  dame  sera  transféré,  aux  frais  de  la  lumi- 
nerie,  de  la  nef  dans  la  chapelle  voisine  de  ladite 
aile  ;  enfin  que  lors  des  réparations  de  la  fontaine 
on  lui  accordera  le  quart  de  l'eau  que  les  tuyaux 
pourront  contenir  ;  les  habitants  acceptent  les  condi- 
tions et  remercient;  requête  adressée  à  l'Intendant 
par  Madeleine  Amoux  ;  —  pièces  relatives  à  la  ferme 
et  aux  réparations  du  four  banal,  1741  ;  —  mémoire 
sur  les  fontaines  de  Mezel  :  elles  sont  au  nombre  de 
trois,  la  Font-Terrible,  la  Font-Grande  et  la  Font- 
des-Gueux,  l'auteur  indique  les  réparations  qu'elles 
réclament  ;  requêtes  et  délibérations  à  ce  sujet  ;  devis 
dressé  par  Philibert  Chaper,  1741  ;  ordonnances  de 
l'Intendant  ;  vérification  des  travaux  par  Jarton,  1743  ; 
réparations  à  l'horloge  et  à  la  fontaine  de  la  place» 
1751-1752. 


C.  2433.  (Liasse.)  —  6  pièces,  parch.  ;  86  pièces,  papier. 

1657-1787.  —  Affaires  communales:  —  Mezel. 
—  Contentieux.  —  Contestations  entre  les  habitants 
de  Mezel  et  ceux  de  Cournon  au  sujet  des  pacages  : 
requête  des  consuls  de  Cournon  rappelant  que,  par 
transaction  du  4  octobre  1727,  il  avait  été  convenu, 
pour  terminer  les  diflTérends  qui  existaient  entre  eux 
et  les  habitants  de  Mezel,  que  les  deux  paroisses 
planteraient  avant  la  fin  du  mois  de  mars  un  rang 
de  saules  le  long  des  bornes  qui  séparent  leurs  com- 
munaux; les  habitants  de  Mezel  ont  arraché  les 
arbres  plantés  par  ceux  de  Cournon  et  ont  continué 
à  amener  leurs  bestiaux  dans  les  communaux  de 
Cournon;  lettre  de  M**  Périer,  1731,  recommandant 
à  l'Intendant  la  requête  des  habitants  de  Cournon  ; 
procès-verbal  desdites  contestations  dressé  par  Claude 
Cousin,  écuyer,  sieur  de  La  Tour-Fondue,  subdé- 
légué de  l'Intendant,  le  9  août  1731;  —  lettre  de 
M.  de  Saint-Victor,  17.32,  annonçant  que  les  habi- 
tants de  Mezel  ont  planté  les  saules  sur  leur  terri- 
toire, mais  demandent  à  être  exemptés  de  planter 
ceux  des  habitants  de  Cournon;  —  délibération  des 
habitants  de  Cournon,  du  6  juin  1740,  au  sujet  de 
violences  commises  par  les  habitants  de  Mezel  ;  — 
nouvelles  plaintes  des  habitants  de  Cournon  en  1745; 
—  mémoire  de  M.  Tournadre,  1751,  sur  les  diffé- 
rends entre  Mezel  et  Cournon  :  il  rappelle  qu'en 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


1748  M.  Rossignol  rendit  une  ordonnance -enjoignant 
de  creuser  un   fossé  entre  les  communaux  des  deux 
paroisses,  lequel  fossé   serait  planté   des  deux  côtés 
de  saules  et  de  peupliers  ;  les  habitants  de  Cournon 
ont  satisfait  à  l'ordonnance,   mais  il  n'a  jamais  été 
possible  d*y  décider  ceux  de  Mezel,  et  ils  ont  continué 
à  faire  des  incursions   dans  la  partie  de  Cournon; 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  30  juillet  1751,  com- 
mettant le  s^  de  Fourcroy,  directeur   des  chemins, 
pour  vérifier  l'état  actuel  des  limites  des  pacages  ;  — 
procès  en  l'Élection  et  en  la  Co\ir  des  Aides  entre 
Mezel  et  Cournon  au  sujet  du  communal  des  Fian- 
çons, affermé  au  prix  de  1,330  liv.  par  les  habitants 
de  Cournon  ;  les  consuls  de  Mezel  ont  inscrit  le  fer- 
mier sur  leurs  rôles  de  taille  sous  prétexte  que  le 
communal  en  question  était  de  la  paroisse  de  Mezel, 
1778-1780;  —  nouveau  procès  au  sujet  du  pacage 
appelé  le  Paquier-Reddoh  ;  mémoire  pour  les  habi- 
tants de  Cournon;  ils  jouissent  du  paquier  Reddon 
en  vertu  de  titres  et  de  temps  immémorial,  mais  la 
rivière  d'Allier  ayant  changé   subitement  de   lit   a 
laissé  ce  pacage  du  côté  de  Mezel,  les  habitants  de 
cette  dernière  paroisse  essayèrent  alors  de  se  l'appro- 
prier; la  transaction  ménagée  par  M.  de  La  Grand- 
ville  en  1727  maintint   cependant  la  paix  jusqu'en 
1748  ;   de  nouvelles  entreprises  furent   alors  tentées 
par  les   gens  de  Mezel  ;  Cournon  se  décida  enfin  à 
se  pourvoir  en  la  Sénéchaussée  de  Clermont  par  re- 
quête du  4  oct.  1766;  l'instance  dura  jusqu'au  12  août 
1783,  à  laquelle  date  intervint  sentence  ordonnant 
que   la   transaction   du  4  oct.  1727  serait  exécutée 
selon  sa*  forme  et  teneur;  les  habitants  de  Mezel  inter- 
jetèrent appel  au  Parlement,  qui,  par  deux  arrêts 
des  11  février  et  7  avril  1785,  confirma  la  sentence 
des  premiers  juges  ;  les  habitants  de  Mezel  n'en  ont 
tenu  compte  et   continuent  à  se  livrer  à  des  voies 
de  fait  contre  ceux  de  Cournon  quand  ceux-ci  vont 
faire  pacager  leurs  bestiaux  dans  les  communaux  en 
question;  correspondance   à  ce  sujet  des  syndics,  de 
MM.  Delagardette-Desgiraux  et  Albo  de  Chanat;  déli- 
bérations; un  accommodement  est  proposé  par  lequel 
les  habitants  de  Cournon  vendraient  ou  affermeraient 
le    communal   litigieux   à  ceux  de  Mezel;  des   diflî- 
cultés  s'élèvent  au  sujet  des  frais  du  dernier  procès, 
1780-1787.  —  Contestations  entre  les  religieuses  Hos- 
pitalières de  Clermont  et  les  habitants  de  Mezel,  au 
sujet  de  créances   prétendues  par  les  religieuses  sur 
lesdits  habitants  :  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  22  août 
1657,  ordonnant  qu'il  sera  procédé  à  la  vérification 
des  dettes  de  la   paroisse  de  Mezel,  par  devant  le 
s'  de  Garibal,  commissaire  député  de  Sa  Majesté  en  la 

45 


354 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


province  d-Auvergne  (une  requête  des  habitants,  de 
juillet  1653,  avait  été  envoyée  au  s'  Pinon,  maître 
des  requêtes,  intendant  de  la  justice  en  Auvergne); 
la  créance  était  prétendue  par  les  dites  religieuses 
comme  étant  aux  droits  de  Jeanne  Bunyer,  reli- 
gieuse professe  dudit  couvent;  contrat  de  constitu- 
tion de  dot  de  ladite  sœur  Bunyer,  1661;  pièces  de 
procédure  de  1683  à  1718. 


C.  2434.  (Liasse.)  —  32  pièces,  papier. 

1778^1770.  —Affaires  communales.  —  Mezel.  — 
Contentieux.  —  Contestation  entre  Benoit  Lemas, 
bourgeois  de  Mezel,  adjudicataire  de  la  ferme  du 
four  banal,  et  les  consuls  dudit  lieu;  les  consuls 
s'opposent  à  la  nomination  faite  par  le  s^^  Lemaa 
d'un  des  trois  fourniers;  celui-ci  prétend  que  ce  choix 
lui  est  accordé  par  les  termes  mêmes  de  son,  bail,  et 
qu'il  a  d'ailleurs  besoin,  pour  sauvegarder  ses  intérêts, 
d'avoir  pour  la  surveillance  du  four  une  personne  en 
qui  il  puisse  avoir  pleine  confiance;  ordonnances  de 
l'Intendant,  requêtes,  délibérations,  correspondance, 
1773-1776  ;  —  réparations  au  four  banal  pendant  le 
bail  du  s*^  Lemas. 


C.  2435.  (Liasse.)  —  126  pièces,  papier. 

1 604-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Mezel.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1694  à  1696, 
point  de  pièces  justificatives;  le  compte  de  1694  est 
arrêté  à  99  liv.  de  recette  et  à  96  liv.  10  sols  de 
dépense  ;  parmi  les  dépenses,  on  reraiarquè  15  liv. 
€  pour  le  vœu  de  la  paroisse  d'aller  annuellement 
à  Orcival  >,  25  liv.  pour  droit  de  taille  personnelle 
à  l'évêque  de  Clermont  ;  —  pièces  justificatives  des 
comptes  des  consuls  de  1720  à  1735;  articles  con- 
testés par  le  s'  Bompar  et  réponses  des  consuls; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  celles  qui  se  rap- 
portent aux  réparations  de  la  halle  en  1720  et 
1721;  à  la  fonte  et  bénédiction  de  la  grande  clo- 
che en  1722  ;  une  somme  de  75  liv.  en  1723  à 
Janot,  maçon  de  Dallet ,  pour  la  fourniture  .  d'une 
croix  de  pierre,  ayant  d'un  côté  saint  Pierre  et 
de  l'autre  le  -Christ,  laquelle  a  été  placée  à  côté 
de  la  fontaine  Saint-Pierre;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  de  1727,  on  remarque  des  procès-Ver- 
baux et  des  lettres  relatives  aux  différends  entre 
Cournon  et  Mezel  au  sujet  des  pacages. 


C.  2436.  (Licfsse.)  —  121  pièces,  papier. 

« 

1786-1776.  —  Affaires  communales.  —  Mezel. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes 
des  consuls  de  1736  à  1757;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  de  1737,  on  remarque  une  délibéra- 
tion relative  à  des  défrichements  faits  dans  les 
communaux;  —  tous  les  comptes  manquent  excepté 
celui  de  1757;  *—  compte  des  consuls  de  1757,  ar- 
rêté par  l'Intendant,  en  1758,  à  269  liv.  de  re- 
cette et  à  151  liv.  14  sols  3  den.  de  dépense;  — 
quelques  pièces  isolées  relatives  aux  comptes  de 
1757  à  1776;  —  nomination  du  s*"  Brun,  comme 
receveur,  en  1776;  ordonnance  de  l'Intendant,  con- 
firmant la  nomination  du  s'  Brun. 


C.  2437.  (Liasse.)  —  51  pièces,  papier. 

1 785-1 76S.  —  Affaires  communales.  —  Mezel. 
—  Comptabilité,  reliquats.  —  Comptes  rendus  par 
Jean  Lemas,  notaire  royal,  receveur  des  débets  des 
comptes  des'  consuls  et  des  revenus  patrimoniaux 
de  Mezel;  pièces  justificatives  desdits  xsomptes,  1736- 
1747  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  Lemas ,  mal 
1763,  au  sujet  des  comptes  à  rendre  par  les  con- 
suls de  1751  à  1762. 


G.  2438.  (Liasse.)  -^  25  pièces^  papier  ;  1  ctchet. 

1608-1784.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fleurs.  —  'Nomination  d'un  gastier,  1737;  —  état  des 
revenus  patrimoniaux  de  la  paroisse  de  Mirefleurs  et 
Chalandras,  en  1693  :  dlme  de  blé  affermée  sept  à 
huit  setiers  de  blé  tiercé  (tiers  froment,  tiers  con- 
seigle  et  tiers  pamoule);  dime  de  vin  affermée 
130  liv.  ;  les  revenus  ne  sufilsent  pas  à  l'acquitte- 
ment des  charges  ordinaires;  état  des  revenus  dé 
la  fabrique;  —  réclamation  du  fermier  de  la  dime 
de  blé ,  demandant  une  réduction  sur  le  prix  de 
son  bail,  1784;  —  contestation  entre  le»  habitants 
de  Mirefleurs  et  le  s'  Cousin  de  La  Tour-Fondue 
au  sujet  d'une  créance  prétendue  par  ce  dernier 
sur  le  corps  commun  dudit  Mirefleurs;  consultation 
des  s"  Amblard  et  Artaud,  avocats;  ordonnance  de 
rintendant,  du  10  janvier  1743  :  considérant  que 
Tobligation  du  2  avril  1642,  invoquée  par  le  a' 
Cousin    de   La    Tour-Fondue,  a    été  consentie  par 


( 


SERIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


355 


trois  particuliers  sans  aucun  titre,  pouvoir,  ni  qua- 
lité de  consuls  ou  syndics  de  la  paroisse  de  Mire- 
fleurs  et  qu'elle  ne  contient  aucune  stipulation  d'em- 
ploi pour  l'utilité  ou  la  libération  de  la  commune; 
rintendant  déclare  ladite  obligation  dette  particu- 
culière  et  défend  au  s"^  Cousin  de  faire  aucune 
poursuite  contre  la  commune  ;  —  requête  de  Ge- 
raud  .Marmontel,  chirurgien,  réclamant  une  somme 
qu'il  prétend  lui  être  due  pour  arrérages  de  la 
pension  à  lui  accordée  par  la  paroisse  de  Mire- 
fleurs,   1770-1772. 


C.  ^39.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier^  partie  en  mauvais  état. 

1 787-1 7S6.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fleurs.  —  Travaux  communaux.  —  Réparation  de  la 
flèche  du  clocher  :  devis  dressé  par  Deval,  archi- 
tecte à  Clermont  ;  correspondance  ;  réclamations  de 
l'entrepreneur,  1765-1783;  —  réparations  à  l'hor- 
loge, 1752-1781  et  1787;  —  délibérations,  requêtes, 
lettres  du  s'  Narbonne,  relatives  aux  réparations 
des  fontaines,  1737;  —  construction  d'une  fontaine 
à  Mirefleurs,  en  1741,  adjugée  à  Philibert  Chaper, 
au  prix  de  1,550  liv.  ;  —  réparation  aux  fontaines 
du  Thuel  et  du  Bladet,  1744  ;  —  réparations  de  la 
fontaine  dite  de  La  Place,  1758-1759;  —  nouvelles 
réparations  aux^  fontaines,  1778-1786  ;  —  répara- 
tions des  chemins,  1781. 


C.  2440.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parcK.  ;  92  pièces,  papier. 

1690-1741.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fleurs.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  de  1689  à  1739  (lacunes); 
—  dépenses  pour  un  soldat  de  milice ,  1689  ;  — 
compte  de  1720,  arrêté  par  M.  Rossignol,  en  .1739, 
à  180  liv.  de  recette  et  à  119  liv.  13  sols  de  dé- 
pense ;  les  dépenses  ordinaires  comprennent  une 
somme  de  6  liv.,  payée  aux  chanoines  d'Orcival 
pour  l'acquittement  d'un  ancien  vœu  ;  2  liv.  aux 
prêtres  de  Mirefleurs  pour  la  procession  de  la  Vi- 
sitation; 12  11  vr.  pour  les  gages  du  secrétaire;  60  à 
SO  liv.  au  gastier;  —  compte  de  1739,  arrêté  par 
M.  Rossignol  en  1741,  à  260  liv.  de  recette  et  à 
143  liv.  9  sols  de  dépense. 


C.  2441.  (Liasse.)  —  181  pièces^  papier. 

1740-1762.  —  Affaires  commcnalbs.  —  Mire- 
fleurs. —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  de  1740  à  1759  ;  —  compte 
de  1740  arrêté  en  1741  à  144  liv.  de  recette  et  à 
174  liv.  1  sol  de  dépense  ;  —  compte  de  1759 , 
arrêté  par  l'Intendant,  en  1762,  à  490  liv.  de  re-  ^ 
cette  et  à  153  liv.   10  sols  5  deu.  de  dépense. 


C.  2442.  [Liasse.)  —  62  pièces,  papier. 

1 760-1 7S9.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fleurs. —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  justi- 
ficatives des  comptes  des  consuls  de  1760  à  1772 
(lacunes);  —  compte  de  1768  :  recette,  950  liv. 
16  sols;  dépense,  953  liv!  16  sote  2  deniers;  — 
nomin^ition  du  s*^  Antoine  Mayet,  comme  syndic  et 
receveur  des  revenus  patrimoniaux ,  à  la  place  du 
s'  Montéléon,  décédé,  1779  ;  —  quelques  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  de  1781  et  1782. 


C.  2443.  (Liasse.)  —  Î56  pièces,  papier. 

17S7-1746.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fieurs.  —  Comptabilité.  —  Reliquats.  —  Ordonnan- 
ces de  l'Intendant  de  1737  à  1745,  pour  l'apure- 
ment des  comptes  des  consuls  de  1720  à  1744; 
— .  pièces  justificatives  des  comptes  du  s*"  Vazeilles, 
notaire  royal,  receveur  des  reliquats  (les  comptes 
manquent). 


C.  2444.  (Liasse.)  «—  94})ièces,  papier. 

1746-1784.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
fleurs. —  Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Hugues 
Montéléon,  notaire  royal,  receveur  des  patrimo- 
niaux et  des  reliquats  des  comptes  des  consuls.  "— 
Compte  que  rend  au  corps  commun  des  habitants 
de  la  paroisse  de  Mirefleurs,  par  devant  M.  de 
Chazerat,  intendant,  Hugues  Montéléon,  préposé  au 
recouvrement  des  débets  des  consuls  de  ladite  pa- 
roisse, au  lien  et  place  du  s**  Vazeilles,  ■  par  or- 
donnance de  M.  Rossignol,  du  14  nov.  1749 ,  de  la 
recette  et  dépense  par  lui  faites  en  ladite  qualité  ; 


350  ARCHIVES  DU 

le  compte  est  clos  en  1772  à  4,533  liv.  19  sols 
2  deniers  de  recette  et  à  4,255  liv.  8  sols  de  dé- 
penses ;  il  contient  quelques  additions  postérieures 
à  la  clôture;  —  pièces  justificatives  du  compte  ci- 
dessus:  ordonnances  de  l'Intendant;  délibération  re- 
lative aux  réparations  des  chemins,  1746;  —  pièces 
justificatives  des  comptes  du  s'  Montéléon,  receveur 
des  patrimoniaux,  de  1753?  à  1771;  on  remarque 
les  pièces  relatives  aux  réparations  de  l'horloge,  des 
fontaines  et  du  clocher;  blâmes  et  débats  des  dits 
comptes  par  le  s'  Albarède,  commis  par  ordonnance 
de  rintendant,  du  8  nov.  1772;  —  comptes  et  piè- 
ces justificatives  des  comptes  du  s'  Montéléon,  pour 
les  années  1773-1778,  rendus  par  ses  héritiers;  — 
apurement  des  comptes  des  consuls  de  1779  à  1784; 
les  comptes  manquent. 


C.  2445.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  20  pièces,  papier. 

1747-1768.  —  Affaires  communales.  —  Mire- 
mont.  —  Défrichement  dans  les  communaux  du 
village  de  Brebon  ;  procès-verbaux ,  correspondance 
de  M.  Georges,  subdélégué  à  Monlaigut,  1747;  — 
réparation  du  presbytère  :  correspondance  ;  ordon- 
nances de  l'Intendant;  arrêt  du  Conseil,  1762;  rôle 
de  répartition  de  la  dépense. 


C.  2446.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier. 

1755-1  787a  —  Affaires  communales.  —  Moissat 
Copie  de  diverses  délibérations  :  du  1*'  janvier 
1755,  les  habitants  assemblés  dans  la  chapelle  Saint- 
Jean,  à  la  manière  accoutumée,  décident  de  faire 
continuer  la 'messe  matutinale  dans  ladite  chapelle 
Saint-Jean  par  les  capucins  de  Billom,  moyennant 
une  somme  de  90  liv.,  plus  50  liv.  pour  leur  nourri- 
ture; de  faire  faire  des  réparations  aux  fontaines 
de  Charliât,  Font-Rigaud  et  Le  Puy  de  Pas-Redon; 
ils  décident  aussi  de  demander  des  comptes  aux 
consuls  des  années  précédentes  ;  —  du  24  août  1755, 
on  décide  de  déblayer  l'entrée  du  fort  et  de  dé- 
molir la  tour  appelée  le  Corps  de  Garde,  du  Haut- 
Moissat;  —  du  5  oct.  1755,  au  sujet  d'une  rente 
réclamée  par  les  religieuses  de  Sainte-Marie  de  Riom; 
—  du  4  janvier  1756,  sur  le  même  sujet,  on  donne 
pouvoir  aux  consuls  d'affermer  le  four  banal  du 
Haut-Moissat  ;  —  du  6  janvier  \1W,  mêmes  ob- 
jets. -^  Ordonnance  de  l'Intendant,  du  26  nov.  1785, 
homologuant  une  délibération   du  16  mai    1784,  et, 


PUY-DE-DOME. 

en  conséquence,  confirmant  la  nomination  de  Fran- 
çois Huguet  pour  syndic  et  receveur  des  revenus 
patrimoniaux  ;  ordonnant  que  les  assemblées  se 
tiendront  dans  la  paroisse  de  Moissat-Haut,  confor- 
mément à  la  transaction  du  24  juin  1626;  per- 
mettant au  receveur  de  payer  les  frais  d'une  déli- 
bération du  9  dudit  mois,  concernant  la  relique 
de  saint  Eutrope,  etc.  ;  —  nomination  d'un  gastier, 
d'un  secrétaire,  d'un  sacristain  sonneur  de  cloches, 
1764-1778;  —  lettre  de  M.  Boudai,  1770,  au  sujet 
du  projet  formé  par  les  habitants  de  Moissat  d'af- 
fermer une  partie  de  leurs  communaux  <  pour  faire 
»  fa(îe  aux  frais  d'un  procès  qu'ils  ont  contre  les 
»  dames  religieuses  de  Riom,  ou  pour  subvenir  aux 
»  dépenses  que  leur  occasiona  la  demande  en  triage 
»  des  communaux,  formée  par  M.  le  comte  d'Es- 
»  taing  »  ;  —  délibération  du  l*""  avril  1781,  décidant  de 
réserver  une  partie  du  communal  de  La  Ronzière 
pour  le  pacage  des  bestiaux  arants;  —  afferme  du 
communal  de  Las  Meiilat,  1778-1779  ;  —  plaintes 
contre  le  s^  de  Biumenstein  qui,  au  mépris  de  la 
défense  de  la  Sénéchaussée  du  24  mars  1779,  con- 
tinue à  faire  pacager  ses  bestiaux  dans  les  com- 
munaux de  ïdoissat,  bien  qu'il  ait  adhéré  à  ladite 
sentence  par  traité  du  10  août  1781  ;  —  délibéra- 
tion des  habitants  de  Moissat,  assemblés  le  9  mai 
1784  devant  la  porte  de  Teglise  de  Moissat-le-Bas; 
ils  ont  entendu  dire  qu'un  des  vicaires  généraux 
devait  se  transporter  dans  la  chapelle  du  prieuré 
de  Moissat,  «  que  l'objet  de  cette  visite  était  d'in- 
»  terdire  ladite  chapelle  et  de  transférer  la  relique 
»  de  saint  Eutrope  et  autres  y  jointes,  qui  y  sont 

>  déposées,  ailleurs  que  dans  l'église  de  Saint- 
»  Pierre  de  Moissat,  que  cette  translation  si  elle 
»  étoit  ainsi  exécutée  devait  d'autant  plus  vivement 
»  toucher  et  intéresser  les  habitants  de  Moissat, 
»  qu'ils  possèdent  depuis  plus  de  700  ans  le  précieux 

>  dépôt  de  la  relique  de  saint  Eutrope,  et  quMIs 
»  ont  pour  ce  saint    la  plus  juste  et  la    plus  pro- 

>  fonde  vénération,....  que  d'ailleurs  la  foule  des 
»  étrangers  qui  ont  éprouvé  les  mêmes  bienfaits  et 
»  qui,  en  conséquence,  viennent  chaque  année  de- 
»  mander  la  protection  du  sairit  et  luy  faire  hom- 
»  mage  de  leur  culte,  procure  aux  habitants  de 
»  Moissac  qui  leur  donnent  l'hospitalité  des  ressour- 
»  ces  certaines  pour  débiter  une  partie  de  leurs 
»  danréos,  ce  qui  ne  leur  facilite  pas  peu  Tacquitement 

>  des  charges  et  impositions  considérables  dont  iU 
»  sont  accablés  »  ;  on  décide  qu'il  sera  fait  de  très 
humbles  remontrances  à  l'évèque  ;  —  réparations  au 
four  banal,  1785-1787  ;  —  réparations  aux  fontaines  de 


SÉRIE  C.  -r  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


357 


La  Cbossade  et  de  Las  Olchas,  1785;  —  projet  de 
construction  d'une  fontaine  :  iea  liabitants  ont  dé- 
couvert dans  le  lieu  du  Haut-Moissat  un  réservoir 
'  qui  peut  donnM'  deux  pouces  d'eau  suivant  le  rap< 
port  du  s'  Chaper  ;  délibération  à  ce  sujet ,  le 
39  sept.  1782,  des  habitants  de  la  collecte  de  Saint- 
Pierre  de  Moiasat;  avis  du  subdél^ué  ;  l'Intendant 
autorise  ladite  construction  ;  —  délibération  du  9  juin 
1782,  relative  à  la  construction  de  deux  ponts  ;  — 
délibération,  du  4  ôct.  1779,  relative  au  ban  des 
vendanges;  — lettre  de  M.  Boudai,  du  26  juin  1763, 
au  sujet  d'un  procès  soutenu  en  l'Ëiection  par  la 
communauté  de  Moîssat  contre  «  les  cy-devants 
»  soy-disants  Jésuites  de  Billom  a.      • 


0.2447.  (Liasse.)— Ul  pièces,  papier^  dont!  cahier  de  17  feuillsts, 


17II9-I7SS.  —  Affaires  commdnales.  —  Moissat. 

—  Comptabilité.  —  Quittance,  délivrée  par  les  re- 
ligieuses de  Notre-Dame  de  liiom  aux  consuls  de 
Moissat  de  l'année  1728,  d'une  somme  de  200  liv, 
au  paiement  de  laquelle  ils  avaient  été  condamnés 
par  sentence  de  l'Élection;  —  états  des  revenus  pa- 
trimoniaux de  Moissat,  en  1763;  —  compte  de  la 
gestion  des  deniers  patrimoniaux  de  1763  h.    1767 

—  compte  que  rend  Antoine  Reignat  Pailhe,  la- 
boureur, habitant  de  la  paroisse  de  Moissat,  en  qua- 
lité de  syndic  et  receveur  des  revenus  de  lad 
paroisse,  des  années  1770  à  1775,  arrêté  par  les 
consuls  de  1776  à  3,130  liv.  de  recette  et  à 
3,124  liv.  17  sols  7  den.  de  dépense  et  reprise  ;  — 
délibération,  du  9  mai  1784,  par  laquelle  les  habi- 
tants décident  que  François  Huguet,  receveur  des 
patrimoniaux,  sera  invité  à  rendre  compte  de  sa 
gestion  et  nomment  en  sa  place  pour  receveur  le 
s'  Costilles;  —  protestation  du  s'  Huguet  au  sujet 
des  plaintes  portées  contre  lui  à  l'Intendant;  compte 
rendu  par  F.  Huguet  de  la  gestion  qu'il  a  eue  des 
deniers  patrimoniaux  de  Moiasat,  depuis  le  31  mars 
1776,  date  de  sa  nomination  jusqu'au  4  juillet  1784; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de  411  liv. 
pour  la  construction  de  la  nouvelle  fontaine  de  La 
Chossade;  plus  les  131  liv,  payées  au  5'  Chaper  pour 
ses  voyages  et  autres  frais. 


C.  2448.  (Uasse.)  —  3  pièces,  parch.;  7a  pièces,  papier. 


1T4S-17SS.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Molèdes. 
—  Reconstruction  de  l'église:  avis  de  M.  de  Mom- 


briset,  1745,  au  sujet  des  dépenses  faites  pour  en- 
lever les  décombres  de  l'église  de  Molèdes  ;  lettres 
de  M.  Dutreuil,  subdél^ué  à  Blesle,  1751-1754; 
lettres  du  même  en  1758;  arrêt  du  Conseil  d'État 
du  5  dëc-  1758,  autorisant  les  travaux  à  faire  pour 
le  rétablissement  de  l'église,  ordonnant  l'imposition 
en  trois  années  sur  la  paroisse  de  Molèdes  de  la 
somme  de  1,850  liv.,  et  des  8  den.  pour  livre;  le 
prix  fait  s'élève  à  la  somme  de  5,030  liv.,  mats  les 
3,200  liv.  restantes  sont  à  la  chaîne  du  vicomte  de 
Beaune  et  du  marquis  de  Bouzols,  seigneurs  décima- 
teura;  rôles  de  répartition,  1759-17fi0;  réclamations  de 
l'entrepreneur,  1759-1762.  —  Réparations  du  presby- 
tère :  délibération,  ordonnance  de  l'Intendant  ;  corres- 
pondance, 1769-1771  ;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
19  fév.  1771,  autorisant  les  réparations  du  presby- 
tère de  Molèdes,  et  ordonnant  l'imposition  sur  la- 
dite collecte  d'une  somme  de  800  liv.  eu  8  années; 
le  prix  fait  s"élève  à  1,600  liv,  ;  le  s'  Bonnel,  curé, 
s'est  offert  à  c«ntribuer  pour  800  liv.  et  à  faire 
l'avance  des  800  liv.  restantes  jusqu'à  la  levée;  let- 
tres de  M.  Gueyffler;  rôles  de  répartition;  réclama* 
tions  du  curé,  demandant  le  remboursement  de  ses 
avances,    1776-1782. 


C.  2449.  (Liasse.)  —  SO  pièces,  papier,  dont  \  cahier  de  12  feuîl. 

1(t§8-137S.  —  Affaires  communales.  —  Montai- 
gut-en-Combraille.  —  Nomination  d'un  syndic,  1775; 
—  lettre  du  s'  Vidal,  consul  de  Montaigut,  1688, 
attestant  qu'il  n'y  a  dans  ladite  ville  aucuns  de- 
niers d'octroi;  —  lettres  de  M,  Tailhardat.  1758-1759, 
au  sujet  des  défrichements  opérés  dans  leurs  commu- 
naux par  les  habitants  du  village  de  Montcocu  ;  — 
réparations  de  l'église  :  requêtes  des  communalistes; 
procès-verbal  dressé  par  M.  de  Montcloux,  subdélé- 
gué ;  procès-verbal  d'adjudication  des  travaux,  le 
3  juillet  1741,  au  s'  Gilbert  La  Chaise,  maitre  ma- 
çon et  tailleur  de  pierres  de  Bellegarde,  au  prix  de 
1,410  liv.;  correspondance  de  l'Intendant, de  M.  Geor- 
ges, de  M.  Berthon,  curé  de  Montaigut;  de  M.  d'Ar- 
genson,  au  si^jet  de  la  contribution  du  duc  d'Orléans 
dans  ladite  dépense;  état  des  revenus  appartenant  au 
duc  d'Orléans  à  cause  de  sa  baronie  de  Montaigut; 
mémoires  et  états  relatifs  aux  contributions  à  de- 
mander aux  propriétaires  des  collectes  de  la  Fran- 
chise-de-Montaigut  et  de  Buzatier,  qui  font  partie  de 
la  paroisse  de  Montaigut;  lettre  d'envoi  de  l'arrêt 
du  Conseil  qui  autorise  les  travaux,  1742;  lettre  de 
M.  d'Argenson,  annonçant  que  le  duc  d'Orléans  vient 


358  ARCHIVES  DU 

d'accorder  une  somme  de  400  liv.  pour  être  em- 
ployée aux  réparations  de  Féglise  de  Montaigut,  1743  ; 

—  réparations  à  l'église  Sainte -lUide  de  Montaigut, 
1768;  —  réparations  à  la  tour  de  l'horloge,  endom- 
magée par  la  foudre  ;  ordonnance  de  l'Intendant, 
1742,  enjoignant  à  un  particulier  de  rétrécir  un 
réservoir  qui  s'étend  sur  une  partie  du  chemin 
public;  —  lettre  de  M.  Levers,  procureur  du  roi  à 
Montaigut ,  1739 ,  au  sujet  d'une  usurpation  du 
s'  Beaulaton,  avocat,  qui  a  démoli  une  partie  du 
mur  de  la  ville  et  usurpé  une  petite  place  appar- 
tenant à  la  ville  qui  se  trouvait  derrière  ledit  mur; 

—  quelques  pièces  justificatives  des  comptes  de  1752 
à  1759. 


C.  2450.  (Liasse.)  —  3i  pièces,  papier;  1  cachet. 

(1495)  1781-1 7ft5.  —  Affaires  communales.  — 
Montaigut -le -Blanc  —  Montlet.  —  Montaigut-le- 
Blanc  :  analyse  de  pièces  relatives  auk  réparations 
du  cimetière,  1782  ;  -r  lettre  de  M.  de  Laizer,  1784,  au 
sujet  d'une  fondation  faite  en  faveur  des  pauvres  de 
Montaigut-le-Blanc  dont  le  revenu  est  employé  «  à 

>  régaler  le^  confraires  un  certain  jour  de  Tannée 
»  et  le  surplus  à  être  distribué  à  tout  venants  »,  les 
habitants  demandent  que  la  distribution  soit  faite  à 
l'avenir  par  les  sœurs  de  charité  de  la  paroisse  : 
€  Vous  m'avez  paru  incertain,  ajoute  M.  de  Laizer, 

>  sur  Toppinion  qu'on  devait  avoir  de  l'existence  du  • 
»  magnétisme;  il  parait  une  petite   brochure  entres 

>  autres  assez  intéressante  et  qui  propose  des  expé- 
»  riences  un  peu  plus  étonnantes  que  ce  que  l'on  a 
»  entendu  dire  jusqu'ici.  Elle  est  intitulée  :  Réflexions 

>  impartiales  sur  le  magnétisme  animal  après  le 
»  raport  des  commissaires.  J'ai  fait  la  plus  grande 
»  partie  des  expériences  qu'on  y  propose  et  sais 
»  comment  on  peut  faire  les  autres,  sans  cependant 
»  me  promettre  de  pouvoir  les  exécuter,  n'ayant  pas 

>  assez  d'usage  encore.  On  m'a  dit  qu'on  trouvait 
»  cette  brochure  chez  Delcros.  Si  elle  n'y  est  pas 
»  et  que  vous  la  souhaitiez,  j'aurai  l'honneur  de 
»  vous  l'envoyer.  Baldran  pourra  vous  dire  que  j'ai 
»  changé  le  poult  d'un  clieval  ou  remis  à  sa  volonté 
»  pendant  qu'il  le  tenait,  et  sans  l'avoir  touché.  » 
—  Montceaux  :  lettres  de  M.  Oeorges,  1731-1737, 
au  sujet  de  la  part  contributive  de  la  collecte  de 
Montceaux  dans  la  dépense  des  réparations  faites  au 
presbytère  de  La  Celle  en  Bourbonnais.  —  Mont- 
clard  :    imposition   de  310  liv.  sur  les  habitants  de 


PUY-DE-DOME. 

» 

cette  paroisse  pour  être  employées  aux  réparations  de 
l'église.  —  Montelde-Gelat  :  ordonnance  de  l'Inten- 
dant, du  4  mai  1750.  au  sujet  des  usurpations  com- 
mises dans  les  communaux  du  village  des  Freytes  ; 
—  lettre  de  M.  Georges,  subdéfégué  à  Montaigut, 
1742,  au  sujet  du  rétablissement  de  la  fontaine 
publique  du  Montel-de-Gelat  ;  —  quittance  du  loyer 
du  presbytère,  1760.  —  Montfermy  :  défrichements 
dans  les  communaux,  1758;  extrait  d'un  terrier  de 
l'an  1495  j  —  défrichements  dans  le  communal  des 
Jaudet,  du  village  de  Malleret  1750; —  réparations 
au  pont  de  Montfermy,  1735.  —  Montlet  :  corres- 
pondance de  MM.  Olier  et  Dupia  au  sujet  4'un 
procès  que  cette  communauté  se  propose  d'intenter 
à  M°«  la  maréchale  de  Maillebois  ;  M.  Chabrol  est 
d'avis  que  la  cffmmunauté  est  dans  son  droit,  et 
l'Intendant  l'autorise  à  plaider;  lettre  de  M"*  de 
Maillebois,  1749. 


C.  2+51.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  32  pièces,  pap.;  1  cachet. 

1765-1784.  —  Affaires  communales. —  Montmo- 
rin.  —  Pmyet  de  réparations  à  régli.^e,  17^6  ;  — 
procès  de  la  communauté  contre  le  s*^  Gibergues, 
curé  de  la  paroisse;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
16  juillet  1765,  ordonnant  l'imposition  sur  les  habi- 
tants de  ladite  paroisse  d'une  somme  de  500  liv. 
pour  subvenir  aux  frais  d'un  procès  criminel  contre 
leur  curé  et  son  vicaire,  rôle  de  répartition  de  ladite 
somme;  —  délibérations;  correspondance  et  mémoires 
relatifs  à  cette  affaire  et  à  une  nouvelle  imposition 
de  .2,500  liv.  demandée  par  le  syndic  qui  a  été 
chargé  de  la  poursuite  des  procès  :  deux  procès 
avaient  été  intentés  au  curé;  l'un  devant  l'Otflcial 
pour  avoir  négligé,  dans  des  cas  importants,  les-fonc- 
tions  curiales,  l'autre  devant  la  Sénéchaussée  de 
Riom  en  matière  de  dîmes;  le  curé  a  succombé 
dans  les  deux  et  fait  appel  au  Parlement;  cepen- 
dant un  certain  nombre  d'habitants  s'opposent  à 
une  nouvelle  imposition,  prétendant  que  les  procès 
sont  le  fait  de  quelques  particuliers'  et  n'intéres- 
sent pas  le  corps  commun;  une  assemblée  des  habi- 
tants réunie  par  M.  de  La  Garde tte,  subdél^ué, 
décide  de  suivre  1  appel  et  autorise  Timposition  ; 
lettre  de  M"^  de  Saint-Hérem  demandant  à  l'Inten- 
dant de  ne  pas  autoriser  la  commune  à  continuer 
le  procès  contre  son  curé,  1767;  l'Intendant  répond 
qu'il  ne  peut  donner  cette  satisfaction  à  M""*  de 
Saint-Hérem;  —  pièces  relatives  à  la  refonte  d'une 
cloche   par    Charles-François    Liraeaux,  maître  Ton- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


359 


deur,    de    Champignol  en   Lorraine,   1783-1784  ;  — 
quelques  pièces  justificatives  des  comptes  de  1784. 


i\ 


c.  2452.  (Liasse.)  —  17  pièces,  papier. 

1790-1787.  —  Affaires  communales.  —  Mon- 
ton.  —  Assemblées,  délibérations.  -^  Plaintes  du 
s'  Ussê),  syndic,  1787,  sur  le  trouble  apporté  par  le 
s'  Durif,  prêtre,  dans  l'assemblée  où  Ton  devait  élire 
leè  membres  de  l'administration  municipale;  —  déli- 
bérations du  Ï2  lévrier  1720  relative  aux  fournitures 
militaires  ;  du  1*'  janvier  1730  relative  à  la  ferme 
des  revenus  patrimoniaux  et  à  la  nomination  des 
gastîers;  du  1«' janvier  1733  relative  à  la  ferme  du 
four  banal,  du  courtage,  des  pedes  de  la  Narse,  aux 
dépenses  communales  ;  du  25  janvier  1733  portant 
nomination  des  syndics  pour  la  milice  ;  du  2&  avril 
1733  au  sujet  de  la  reddition  des  comptes,  de  la 
garde  des  bestiaux,  des  réparations  de  la  borne-fon- 
taine; du  l"  janvier  1742  relative  à  la  ferme  des 
patrimoniaux,  à  la  nomination  de.  pradiers  et  gas- 
tiers,  du  18  avril  1742  au  sujet  dés  réparations  à 
faire  au  four  b£uial  et  à  la  muraille  du  canal  qui 
sert  à  l'arrosement  des  prés  communaux  ;  du  14  nov. 
1745  au  sujet  des  impositions. 


C.  2453.  (Liasse.)  —  56  pièces,  papier. 

1714-178§.  —  Affaires  communales.  —  Mou- 
ton. —  Biens  et  revenus  patrimoniaux.  —  Analyse 
d'une  délibération,  du  15  août  1788,  portant  :  1^  qu'il 
serait  planté  des  bornes  saillantes  de  distance  en 
distance  pour  fixer  les  limites  des  communaux  et 
empêcher  les  usurpations;  2*»  qu'il  serait  adopté  une 
mesure  pour  la  vente  des  pommes;  on  choisit  la 
bachoUe  de  Clermont;  —  mémoire  sur  le  projet 
formé  par  les  habitants  de  Monton  d*aliéner  le  com- 
munal de  la  Narse  mouvant  de  la  censive  de  l'abbé 
de  Sauxillanges,  pour  employer  le  prix  au  paiement 
des  dettes  de  la  communauté,  1714;  —  ordonnance 
de  l'Intendant  du  12  mars  1737  :  sur  la  plainte  du 
marquis  de  Tane  que  l'adjudication  des  patrimoniaux 
se  faisait  d'une  façon  irrégulière  et  que  les  consuls 
en  employaient  le  prix  à  leur  profit,  l'Intendant 
ordonne  que  les  adjudications  seront  faites  par 
M.  Tournadre,  son  subdél^ué;  —  baux  à  ferme  du 
four  banal  de  1751  à  1768  au  prix  de  200  à  300 
liv.  ;  —  baux  à  ferme  du  droit  de  courtage  et  au- 
tres   revenus   patrimoniaux ,   de    1741   à  1768  ;    — 


réclamations  des  fermiers  du  droit  de  courtage, 
1752-1754;  —  contestations  au  sujet  de  l'adjudica- 
tion du  droit  de  courtage  en  1787  :  il  avait  été 
affermé  à  55  liv.  «  à  la  charge  par  les  fermiers  de 
»  n'exiger  pour  tous  droits  de  courtage  de  chaque 
»  poinçon  de  10  pots  un  sol,  de  ceux  au-dessus  de 
»  15  jusqu'à  20  deux  sols  et  ainsi  un  sol  par  cha- 
»  que  10  pots;  pour  chaque  charge  de  cheval,  un 
»  sol,  et  un  sol  trois  deniers  le  pot  pour  le  port 
»  des  Bouttes  »;  quelques  particuliers  se  plaignent 
qu'on  ^'a  pas  voulu  recevoir  leurs  enchères;  — 
délibérations,  de  1720  à  1721,  relatives  à  l'adjudi- 
cation des  pedes  de  la  Narse  et  au  curage  des  rases 
de  ladite  Narse;  —  Jettre  de  M-  Guyot,  châtelain 
de  Saint-Amant,  du  20  mars  1732,  au  sujet  des 
réclamations  des  fermiers  de  la  Narse  :  il  y  a  dans 
le  lieu  de  Monton  deux  tènements  de  prairies,  l'un 
appelé  le  tènement  de  Roscol,  planté  d'arbres  frui- 
tiers, daus  lequel,  après  le  prqmier  ioin  levé  par 
les  particuliers  qui  en  sont  les  propriétaires,  les 
habitants  sont  en  droit  de  faire  pacager  leurs  bes- 
tiaux; l'autre  tènement  se  nomme  le  communal  de 
la  Narse,  il  est  affermé  chaque  année  à  différents 
particuliers  au  profit  du  corps  commun  ;  les  fer- 
miers actuels  sont  en  perte,  à  cause  de  la  séche- 
resse, sur  le  prix  de  leur  bail  et  demandent  une 
réduction  qu'il  paraît  légitime  de  leur  apcorder;  — 
lettre  de  M.  Duvernin,  du  6  mai  1751,  annonçant 
qu'il  a  procédé  conformément  à  l'ordonnance  de 
l'Intendant  à  l'adjudication  delà  Narse;  adjudica- 
tion de  la  Narse  en  1767  au  prix  de  190  liv.  5  sols, 
en  1768  au  prix  de  172  liv.  10  sols  ;  —  requête  du 
s'  Ussel,  1779,  demandant  à  l'Intendant  l'autorisa- 
tion de  réaffermer  plusieurs  pedes  dont  les  fermiers 
sont  insolvables;  —  baux  à  ferme  des  petites  chéne- 
vières  de  la  Narse,  1743  et  1767;  —  délibération,  du 
9  juillet  1741,  par  laquelle  les  habitants  décident  que 
la  prairie  d^  Monton  demeurera  en  pacage  depuis  les 
ponts  de  Saint-Alyre  jusqu'au  territoire  des  Martres,  et 
que  depuis  le  pont  de  Saint-Alyre  jusqu'à  Tallende 
elle  sera  réservée  pour  porter  regain;  ils  refusent  de 
se  ranger  à  l'avis  du  s'  Ussel  qui  proposait  de  ré- 
server pour  le  pacage  une  autre  partie  de  ladite 
prairie;  —  requête  des  habitants  de  Monton,  1742, 
demandant  l'autorisation  de  soutenir  le  procès  qui 
leur  est  intenté  en  la  Sénéchaussée  de  Riom  par  le 
s'  Marnât,  ce  dernier  ayant  clos  son  pré  situé  dans 
la  prairie  de  Monton,  prétend  enlever  la  jouissance 
des  secondes  herbes  auxdits  habitants,  contrairement 
à  la  possession  du  corps  commun  «  fondée  sur  des 
»  titres  de    1473,  1620,  etc.  »  :    —  ordonnance   de 


gôO  ARCHIVES  DU 

l'Intendant,  du  21  juin  1751,  permettant  €  à  tous 
»  les  propriétaires  de  la  prairie  qui  compose  le  tè" 
>  nement  de  Pede,  joignant  la  Narse  de  la  commune 
»  de  Monton  du  côté  de  septentrion,  d'en  laisser 
»  croître  l'herbe  jusqu'à  sa  parfaite  maturité,  et  de 
»  différer  de  faucher  lesdits  prés  jusqu'au  15  du 
»  mois  d'août  prochain,  en  conséquence  faisant  dé- 
»  fense  d'y  faire  pacager  leurs  bestiaux  avant  ledit 
»  jour.  » 


C.  2454.  (Liasse.)—  81  pièces,  papier,  dont  2  plans;  l  cachet. 


PUY-DE-DOME. 

habitants  en  1777  ;  mémoires  de  M.  Albo  de  Chanat 
sur  les  sommes  restant  à  payer  aux'  entrepreneurs 
en  1783  ;  —  procès-verbal  de  vérification  des  travaux 
de  l'église  de  Monton,  dressé  le  13  et  14  oct.  1789 
par  Pierre-Simon  Chausson,  entrepreneur  de  la  ville 
de  Clermont-F'errand  ;  —  pièces  relatives  au  règle- 
ment des  sommes  dues  au  s''  Durand;  —  requêtes 
du  §'  Tixler,  syndic,  chargé  de  poursuivre  la  re- 
construction de  l'église,  au  sujet  des  dépenses  par 
lui  faites  au  cours  de  sa  mission;  —  bail  à  loyer 
d'une  grange  pour  servir  d'église  provisoire;  récla- 
mations des  syndics  à  ce  sujet,  1770-1779. 


1737-17tlO.  —  Affaires  communales.  —  Monton. 
Travaux  communaux,  église.  —  Délibération  des 
habitants  de  Saint>-Hllaire  et  Monton,  du  17  mars 
1737,  décidant  de  présenter  requête  à  l'Intendant, 
afin  d'obtenir  que  les  reliquats  des  comptes  des 
consuls  soient  employés  à  l'agrandissement  de  l'église, 
laquelle  ne  peut  contenir  que  la  moitié  des  parois- 
siens; —  nouvelles  requêtes  sur  le  même  sujet  en 
1751,  l'église  menace  une  ruine  prochaine;  —  devis 
dressé  par  M.  Dijon,  le  27  avril  1751,  des  répara- 
tions à  faire  à  l'église,  de  Monton,  le  devis  s'élève 
à  5,000  liv.  ;  il  n'est  pas  question  d'agrandissement, 
M.  Dijon  n'ayant  pas  été  chargé  d'en  faire  un  pro- 
jet; —  nouvelles  requêtes  des  habitants  en  1768; 
—  procès-verbal  de  visite,  le  7  nov.  1768,  par  Jean- 
Baptiste  Teyras,  théologal  de  la  cathédrale  de  Cler- 
mont  et  vicaire  général  du  diocèse,  assisté  de  Gilb. 
Fournier,  architecte  à  Clermont;  il  constate  que 
l'église  n'est  pas  en  état  d'être  réparée  et  indique 
un  local  pour  y  déposer  le  Saint-Sacrement  ;  — 
procès-verbal  de  réparations  à  Caire  aux  cuvages 
qui  pourront  servir  d'église  provisoire,  1768  ;  —  pro- 
cès-verbal dressé  par  M.  Bonnel,  subdélégué  à  Vic- 
ie-Comte, 1768,  des  voies  et  moyens  à  employer  pour 
la  réparation  de  l'église;  —  devis  dressé  par  G.  Four- 
nier, architecte,  le  18  déc.  1771,  de  la  reconstruc- 
tion de  l'église  de  Monton  ;  —  plan  de  l'église  à  • 
construire  dressé  par  le  s'  Fournier,  comprenant  le 
plan  de  l'ancienne  église  et  des  maisons  qu'il  fau- 
dra acheter  pour  l'agrandir;  dessin  de  la  façade 
méridionale  et  de  la  farade  occidentale  de  la  nou-  I 
velie  église;  adjudication  au  s*"  Durand,  entrepreneur 
de  Piauzat,  au  prix  de  34,000  liv.,  le  25  juillet  1773. 
confirmée  par  l'Intendant  le  5  août  1775  ;  —  requête 
des  habitants  et  correspondance  au  sujet  des  mai- 
sons à  acquérir  pour  l'agrandissement  de  Téglise  ;  — 
requêtes  de  Gabriel  et  Joseph  Durand,  entrepre- 
neurs;  augmentations  d'ouvrages  proposées  par   les 


C.  2458.  (Liasse.)  --  lOi  pièces,  papier  (l  impr.);  1  cachet. 

1786-1788.  -  Affaires  communales.  —  Montoni 
— .Travaux  communaux.  —  Devis  et  adjudication  au 
s'  Germain  Raimbaux,  au  prix  de  463  liv.  des  tra- 
vaux à  faire  dans  la  maison  de  ville  de  Monton,  au 
pavé  près  ladite  maison  et  au  pont  de  St-Alyre,  1736; 
—  procès-verbal,  dressé  les  15  et  16  avril  1754,  par 
Pierre-Thomas  de  Fourcroy,  directeur  des  chemins 
royaux  à  Clermont-Ferrand ,  des  travaux  à  faire 
dans  la  paroisse  de  Monton  :  pavage;  mur  de  pa- 
rapet proche  la  porte  du  quartier  de  la  fontaine  de 
Saint- Alyre;  réparations  au  four  banal;  réparations 
au  chemin  qui  conduit  de  Monton  au  grand  chemin 
royal;  construction  d'un  pontceau  sur  le  canal  de 
la  Meaude  au  territoire  des  Trezendeaux;  ordon- 
nance de  M.  de  la  Micliodière  pour  Tadjudication 
des  travaux  en  question  ;  —  poursuites  du  s»^  Alexis 
Limaux,  fondeur,  en  paiement  de  deux  cloches  qu'il 
a  fondues  pour  la  paroisse  de  Monton;  avis  imprimé 
de  la  vente  de  la  grosse  cloche  de  Monton,  laquelle 
sera  adjugée  «  à  la  chaleur  des  enchères  »;  corres- 
pondance au  sujet  de  cette  affaire;  avis  de  M.  Albo 
de  Chanat,  subdélégué  :  les  habitants  de  Monton  ont 
tfaité  avec  le  s'  Limaux  sans  attendre  l'approbation 
de  rintendant,  il  convient  cependant  de  les  autoriser 
à  payer  le  s'  Limaux  sur  les  revenus  patrimoniaux 
dont  ils  peuvent  disposer  afin  d'éviter  de  plus  gra- 
ves inconvénients,  «  M.  l'Intendant  connoit  Tatta- 
»  chôment  du  paîsan  pour  les  cloches;  celles  dont 
»  il  s'agit  ont  été  saisies  faute  de  paiement  des  sa- 
»  laires  du  fondeur;  pour  preuve  de  la  saisie  les 
»  huissiers  ont  enlevé  les  bâtants  et  depuis  quinze 
»  jours  on  ne  s'en  sert  point.  Les  habitants  des  par 
»  roisses  voisines  persiflent  ceux  de  Monton  ;  ces 
>  persiflages  ont  déjà  failli  occasionner  des  querelles 
»  et  l'on  ne  doute  point  qu'au  jour  indiqué  pour  la 


i 


1 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE, 
»  vente,  il  n'y  ait  rébellion  à  justice,  émeute  et  peut 


361 


»  être  homicide  »  ;  —  délibération,  du  23  fév.  1744, 
décidant  de  faire  venir  un  fontainier  pour  faire  la 
recherche  des  sources  qui  peuvent  se  trouver  dans 
la  paroisse  et  les  réunir  en  deux  ou  trois  fontaines; 
homologation  de  l'Intendant,  qui  commet  le  subdé- 
gué  Duvernin  pour  procéder  à  Tadjudication  des  tra- 
vaux à  faire. aux  fontaines;  —  lettre  de  sceur  Fran- 
çoise de  La  Volpilière,  supérieure  de  la  Visitation  de 
Clermont,  du  31  juillet  1744,  demandant  à  l'Inten- 
dant de  suspendre  pour  quelque  temps  Tordre  qu'il 
a  donné  à  un  jeune  homme  lyonnais,  nommé  Cha- 
pelle, pour  travailler  à  la  fontaine  de  Mouton,  jusqu'à 
ce  qu'il  ait  achevé  à  la  Visitation  la  couverture  du 
clocher;  état  dressé  par  P.  Chaper  pour  la  cons- 
truction d'une  fontaine  au  lieu  appelé  Le  Chey,  en 
la  paroisse  de  Monton;  adjudication,  on  1746,  audit 
Chaper,  au  prix  de  316  liv.  ;  procès-verbal  de  véri- 
fication des  ouvrages  par  Raimbaux  ;  —  réparations 
aux  fontaines,  en  1779;  on  accepte  l'offre  du  s*^  Ar- 
gillet  d'abandonner  à  la  commune  une  source  qu'il 
a  trouvée  dans  sa  cave  ;  —  réparations  au  four 
banal  de  1736  à  1750;  —  délibération  du  l*""  jan- 
vier 1784  relative  aux  réparations  du  four  banal  et 
à  différents  autres  objets  :  réparations  du  canal  de 
la  Mioude;  pacages;  nomination  des  gardes  messiers 
et  garde-bestiaux;  avis  du  subdélégué;  devis;  ordon- 
nance de  l'Intendant  ;  —  réparations  aux  i)onts  et  à 
la  peslière,  1742-1765;  —  construction  d'une  pelière 
et  de  ponts  sur  le  béai  qui  sert  à  l'arrosement  des 
prés;  agrandissement  dudit  béai;  les  propriétaires 
de  moulins  font  opposition  ;  on  passe  outre,  ,les  ha- 
bitants ayant  déclaré  qu'ils  n'avaient  pas  l'intention 
de  prendre  plus  d'eau  qu'ils  n'en  prenaient  par  le 
passé;  délibérations,  requêtes,  ordonnances  de  l'Inten- 
dant, devis  estimatif,  1784-1785;  —  nouvelles  répa- 
rations au  béai,  1788;  —  ordonnances  de  l'Intendant, 
1736,  pour  le  dessèchement  du  marais  appelé  la 
Narse  de  Pontarie,  appartenant  aux  communes  de 
Mouton  et  de  La  Sauvetat;  un  devis  est  dressé  par 
le  s""  Lescure,  ingénieur,  et  les  travaux  sont  exécu- 
tés par  corvées  sous  la  direction  de  syndics  et  d'un 
inspecteur  nommés  par  l'Intendant  ;  —  délibération 
du  20  février  1746  au  sujet  du  nettoyage  de  la  rase 
de  la  Narse;  —  travaux  pour  le  dessèchement  du 
communal  de  la  Narse  en  1770  :  devis  et  procès- 
verbal  d'adjudication;  —  réparation  de  la  chaussée  de 
Saint-Alyre,  1738-1740. 


C.  24S6.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  87  pièces,  papier. 

1717-1788. —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Ck)ntentieux  et  divers.  —  Contestation  entre  les  habi- 
tants de  Monton  et  le  s""  P.  Tixier,  marchand  au 
bourg  de  Monton,  au  sujet  de  la  propriété  d'une 
petite  place,  joignant  à  la  maison  dudit  Tixier  et 
que  les  habitants  revendiquent  comme  faisant  partie 
anciennement  des  fossés  dudit  bourg  ;  lafiaire,  por- 
tée par  le  s'  Tixier  au  Parlement,  est  renvoyée  en 
la  Sénéchaussée  de  Riom  :  correspondance  de  Plnten- 
dant  avec  M.  Albo  de  Chanat,  subdélégué;  requêtes 
des  syndics  de  Monton  ;  états  de  frais  ;  analyses  des 
pièces  relatives  à  cette  affaire,  1777-1788;. —  contes- 
tation entre  les  habitants  de  Monton  et  les  prêtres 
communalistes  dudit  lieu  au  sujet  des  cotes  d'impo- 
sition mises  sur  les  domaines  de  ces  derniers  ;  consul- 
tation d'avocats  à  ce  sujet,  1767-1768;  —  procédure 
pour  Antoine  Ussel,  syndic  des  habitants  de  Monton, 
contre  André  Bonnet,  bourgeois  de  Monton,  au 
sujet  des  impositions  dudit  Bonnet,  1765-1767  ;  — 
contestation  entre  les  consuls  de  1728  et  le  s'  Ribbes 
«  qui  prétendoit  que  la  commune  devoit  faire  à  ses 
»  frais  les  réparations  d'un  chemin  joignant  son  jardin, 
»  dans  lequel  on  avoit  empiété  par  ordre  de  MM.  les 
»  Trésoriers  de  Franco  »  ;  règlement  des  fr^is  du  pro- 
cès, 1728-1752;  —  délibération,  du  2  fév.  1741,  déci- 
dant de  nommer  des  commissaires  €  pour  faire  le 
»  rooUe  de  tous  ceux  qui  se  trouvent  dans  le  cas 
»  d'avoir  besoing  de  subsistances,  soit  à  cause  de  leur 
»  âge,  infirmité  ou  pauvreté,  et  aussy  pour  faire  le 
»  roolle  de  ceux  qui  peuvent  contribuer  à  ladite  Sub- 
sistance »;  -^  nomination  des  administrateurs  du  bu- 
reau de  charité,  1788;  —  délibérations  relatives  au 
ban  des  vendanges,  1717-1741. 


Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


C.  2457.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  68  pièces,  papier. 

1684-1749. —  Affaires  communales.  — Monton.  — 
Dettes  de  la  communauté.  —  Pièces  relatives  à  une 
rente  de  100  liv.  au  denier  16,  consentie,  le  15  janvier 
1634,  par  les  habitants  de  Monton  à  François  de  Beau- 
fort-Canillac,  ladite  somme  de  1,600  liv.  ayant  été 
employée  au  remboursement  d«  plusieurs  dettes  con- 
tractées par  ladite  communauté  pendant  la  maladie 
épidémique;  ladite  rente  est  cédée  par  Charles-Louis 
de  Beaulieu,  comte  de  Montpantier,  en  qualité  de  mari 
de  Marie-Angélique  de  Beaufort-Canillac,  à  Jean  d'Ora- 

46 


( 


362 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


dour,  seigneur  d'Authezat,  par  acte  du  26  mai  1653; 
puis  par  ledit  d'Oradour  au  sieur  François  Vachier, 
le  28  du  même  mois,  lequel  subrogea  en  son  lieu  et 
place,  par  acte  du  1"  juin,  le  s'  Vernet,  avocat 
général  en  la  Cour  des  aides;  ladite  créance  fut 
enfin  acquise,  le  19  mai  1713,  par  Gabriel  Tixier, 
prêtre  communaliste  de  Monton,  de  M*  Claude  Four- 
nier,  conseiller  en  la  Cour  des  aides,  l'un  des  héri- 
tiers du  s'  Vernet;  —  pièces  relatives  à  une  obliga- 
tion de  1,800  liv.,  consentie  le  29  mars  1651  au 
profit  de  Antoine  Aragonnès,  avocat,  par  les  habi- 
tants de  Monton,  ladite  somme  de  1,800  liv.  em- 
ployée à  Tacquisition  du  four  banal  et  d'une  maison 
dont  la  commune  a  continué  de  jouir;  cette  obliga- 
tion fut  cédée  au  s'  Aragonnès  de  Laval  par  acte 
du  24  juillet  1671,  puis  au  s'  Gabriel  Tixier  par 
acte  du  22  février  1712  ;  —  contrat  de  vente  d'une 
maison  et  d'un  four  à  Monton,  consentie  le  30  mars 
1651  aux  habitants  dudit  lieu  par  Marie  du  Pel- 
loux,  veuve  de  François  de  Beaufort-Canillac,  séné- 
chal de  Clermont;  requêtes  des  créanciers  et  ordon- 
nances de  rintendaut  pour  le  paiement  des  intérêts; 
—  ordonnance  de  M.  d'Ormesson,  du  20  mai  1697, 
enjoignant  aux  consuls  de  Monton  de  payer  les  inté- 
rêts dus  à  Anne  Poisson,  veuve  de  François  Pélissier, 
sieur  de  la  Tour  d'Opme,  à  Claude  Pournier  et  à  Gil- 
bert Aragonnès,  sieur  de  Laval;  —  délibération  du 
19  août  1736,  nommant  Guillaume  Boudet,  lieutenant 
au  bailliage  de  Monton,  syndic,  à  l'eifet  d'examiner 
et  contester  les  titres  de  ceux  qui  se  prétendent  créan- 
ciers de  la  commune;  —  pièces  de  procédure  pour  les 
hoirs  Tixier  poui*suivant  le  remboursement  des  créan- 
ces Beaufort  et  Aragonnès,  1712-1742, 


C.  2458.  (Liasse.)  —  178  pièces,  papier. 

1714-1786.  —  Affaires  communales.  — Monton.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1714  à 
1717,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1736;  pièces  justifi- 
catives desdits  comptes  ;  —  compte  de  1714  arrêté 
à  1,065  liv.  6  sols  6  den.  de  recette  et  à  682  liv. 
2  sols  de  dépense  ;  la  recette  se  compose  de  la  ferme 
du  four  banal,  95  liv.  ;  de  l'assence  du  foin  et  du 
iregain  de  la  Narse,  780  liv.  16  sols  ;  du  produit 
des  petites  pedes  et  chenevières  de  la  Narse,  28  liv. 
4  sols;  de  la  ferme  du  courtage,  60  liv.  ;  des  reli- 
quats du  compte  de  1706,  93  liv.  19  sols.;  de  l'as- 
sence de  la  chambre  au-dessus  du  four,  3  liv. 
10  sols;  de  Tassençe  d'une  petite  chambre  au-dessus 
du  four  vieux,  1  liv.  ;  d'une  rente  due  sur  la  tour 


du  Chey,  1  liv.  10  sols  ;  de  rentes  dues  sur  plusieurs 
jardins^  1  liv.  7  sols  6  den.;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  diverses  sommes  employées  pour  les  répa- 
rations des  fontaines;  9  liv.  pour  droit  de  capitai- 
nage  à  M""'  la  comtesse  de  Tane  ;  PIntendant  raye 
une  dépense  d'une  livre  pour  porter  ledit  droit  à 
Chadieu  ;  une  quarte  froment^  soit  3  liv.,  due  à  la 
seigneurie  de  Tallende  pour  la  prise  d'eau  du  canal 
qui  arrose  la  prairie  communale  ;  15  sols  dus  au 
commandeur  de  Courtesserre,  parce  que  le  même  ca- 
nal traverse  son  héritage;  24  liv.  pour  le  loyer  de 
la  maison  curiale  ;  7  liv.  10  sols  de  rente  due  à 
Tabbé  de  Sauxillanges  à  cause  du  tènement  de  la 
Narse  ;  27  liv.  pour  la  procession  d'Authezat,  article 
réduit  par  l'Intendant  à  14  liv.;  <  plus  la  somme 
»  de  30  liv.  pour  les  voyages,  frais  et  feux  frais 
»  d'avoir  entretenu  les  amis  de  la  commune  »,  dé- 
pense rayée  par  rintendant  ;  50  liv.  que  les  consuls 
s'attribuaient  pour  droit  de  levée  des  patrimoniaux 
sont  également  rayées  ;  —   parmi  les  dépenses   de 

1716  on  remarque  une  somme  de  61  liv.  10  sols 
pour  faire  un  pont  sur  le  canal  de  la  Méaude  ; 
20  liv.  pour  achat  de  lattes,  piques  ou  fagots  de 
bois  de  broude  pour  faire  la  grande  pelière  qui 
donné  l'eau  audit  canal  de  la  Méaude  ;  certificat  de 
Jacques  et  Mathieu  Seurrot  relatif  à  la  refonte  d'une 
cloche  ;   —  pièces  de  procédure  pour  les  consuls  de 

1717  contre  Mathieu  Guerin,  sieur  de  La  Rochette, 
au  sujet  des  impositions  de  ce  dernier;  quittances 
d'impositions  délivrées  aux  mêmes  consuls. 


G.  24î$9.  (Liasse.)— 145  pièces,  papier,  dont  6  cah.  de  66  feaillets. 

1718-1741.  —  Affaires  communales-  —  Monton.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1718  â 
1723,  arrêtés  par  rintendant  en  1735  et  1736;  blâ- 
mes et  débats  desdits  comptes;  pièces  justifica- 
tives; —  parmi  les  dépenses  de  1718,  on  remarque 
une  somme  de  12  liv.  réduite  à  3  liv.  par  l'Inten- 
dant, pour  la  recherche  des  titres  de  la  commune 
relatifs  à  rétablissement  de  la  foire  (ie  Veyre  ;  7  liv. 
10  sols  au  prieuré  de  Saint-Alyre  pour  rente  dae 
sur  le  communal  de  la  Narse  ;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  de  1721,  on  remarque  une  lettre  de 
M.  de  Ribes,  subdélégué  (^),  invitant  les  consuls  de 
Monton  à  faire  ramasser  toutes  les  plantes  et  herbes 
dont  il  leur  envoie  une  liste  :  racines  d'angélique, 
de  bistorte,  de  tormentille,  de  valériane,  baies  de 
genièvre,  etc.;  et  à  lui  envoyer  un  état  des  drogues 
qui  se  trouvent  chez  les  apothicaires;  —  parmi   les 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

pièces  justificatives  de  1722,  on  remarque  celles 
relatives  à  la  garde  montée  sur  le  pont  de  Veyre, 
sur  le  soupçon  de  la  maladie  contagieuse. 


363 


G.  51460.  (Liasse.)—  1  pièce,  parchemin;  188  pièces^  papier, 

dont  6  cahiers  de  72  feuillets. 


1794-1758* —  AFFAmEs  COMMUNALES.  —  Monton. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1724  à 
1729,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1735  ;  blâmes  et 
débats  desdits  comptes  ;  pièces  justificatives  ;  — 
parmi  les  pièces  de  1726,  on  remarque  une  délibé- 
ration relative  à  la  fonte  de  la  troisième  cloche  par 
Seurot,  de  Clermont;  —  compte  de  1729,  arrêté  à 
912  liv.  15  sols  de  recette  et  à  571  liv.  16  sols  de 
dépense  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  113  liv. 
pour  réparations  au  four  banal  ;  65  liv.  pour  le 
curage  des  rases  de  la  Narse. 


C.  3461.  (Liasse).—  147  pièces,  papier  (2  impr.);  2  cachets. 

1 780-1 78«.  — Affaires  communales.—  Monton.— 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1730  à 
1735,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1735  et  1736; 
blâmes  et  débats  et  pièces  justificatives  desdits 
comptes  ;  —  compte  de  1735  arrêté  à  309  liv.  10  sols 
6  den.  de  recette  et  à  208  liv.  9  sols  de  dépense; 
le  four  banal  est  affermé  200  liv.  ;  les  pedes  de  la 
Narse  41  liv.  5  sols;  le  droit  de  courtage  60  liv.; 
les  comptables  font  observer  qu'ils  n'ont  perçu  aucun 
revenu  du  communal  de  la  Narse  qui  est  inondé 
par  les  ravines. 


C.  2462.  (Liasse). —  192  pièces,  papier  (1  impr.). 

178§-1748.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
'Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1736  à  1740 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1738  à  1742;  pièces  jus- 
tificatives desdits  comptes;  —  en  1739  on  remarque 
les  dossiers  d'une  procédure  contre  Jean  Marnât, 
marchand,  au  sujet  de  ses  impositions,  et  contre 
Nicolas  Marnât,  avocat  en  Parlement;  —  compte 
de  1740,  arrêté  par  l'Intendant  à  692  liv.  8  sols 
6  den.  de  recette  et  à  146  liv.  de  dépense. 


C.  2463.  (Liasse.)  —  liî5  pièces,  papier  (2  impr.). 
1741-1748.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 

« 

Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1741  à 
1746,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1742  à  1748  ;  pièces 
justificatives  desdîts  comptes  ;  —  compte  de  1746, 
arrêté  à  347  liv.  5  sols  de  recette  et  à  223  liv.  8  sols 
6  den.  de  dépense. 


C.  2464.  (Liasse.)  —  104  pièces,  papier. 

1747-1754.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par  Antoine  Ussel, 
notaire  royal,  receveur  des  patrimoniaux  de  Monton, 
de  1747  à  1752,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1750  à 
1754;  —  compte  de  1747,  recette  645  liv.;  dépense 
276  liv.  7  sols  6  den.  ;  —  parmi  les  pièces  justifi- 
catives de  1750,  on  remarque  une.  quittance  du 
s'  Bonniol,  maître  d'école,  d'une  somme  de  30  liv. 
pour  ses  gages  et  son  logement;  —  compte  de  1752, 
arrêté  à  2,455  liv.  8  sols  2  den.  de  recette  et  à 
1,271  liv.   12  sols  3  den.  de  dépense. 


C.  2465.  (Liasse.)  —  181  pièces,  papier. 

1758-1764.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  rendus  par  le  s*^  Ussel,  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  1753  à  1760 ,  arrêtés  par 
l'Intendant  de  1755  à  1764;  pièces  justificatives;  — 
compte  de  1753,  arrêté  en  1755  à  3,641  liv.  10  sols 
11  den.  de  recette  et  à  713  liv.  9  sols  3  den.  de 
dépenses;  parmi  les  pièces  justificatives  de  ce  compte 
se  trouve  le  dossier  d'une  procédure  suivie  contre 
Pierre  Verdier  -  Latour,  conseiller  en  l'Élection  de 
Clermont  au  sujet  du  privilège  que  ledit  Verdier- 
Latour  prétendait  établir  sur  son  domaine  de  Saint- 
Alyre-sous-Monton  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1755, 
on  remarque  une  somme  de  998  liv.  1  sol.  4  den. 
pour  la  construction  d'un  pontceau  sur  le  canal  de 
la  Méaude,  différents  travaux  de  pavage  sur  les  ave- 
nues et  dans  le  bourg  de  Monton  et  pour  les  répa- 
rations du  four  banal  ;  bail  d'adjudication  desdits 
travaux  à  Antoine  Chazoulières  ;  —  compte  de  1760  : 
recette  7,676  liv.  4  sols  11  den,  ;  dépense  1,172  liv. 
8  sols  ;  au  chapitre  de  recette  les  reliquats  des  pré  - 


304  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOxME. 

cédents   comptes    du    s'    Ussel    figurent    pour    une 
somme  de  6,12&  liv.   4  sols  11  den. 


C.  2466.  (Liasse.)—  1  pièce  parch.;  173  pièces,  papier. 

1701-lfï70.  — Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Antoine  Ussel,  rece- 
veur, de  1761  à  1768,  arrêtés  par  l'Intendant  en 
1770  ;  pièces  justificatives  desdits  comptes  ;  —  parmi 
les  dépenses  de  1763  on  remarque  une  somme  de 
425  liv.  payée  à  M.  de  Tana  pour  la  taille  aux 
quatre  cas  à  lui  due  à  cause  du  mariage  de  M^^  de 
Tana  ;  —  parmi  celles  de  1764,  une  somme  de 
800  liv.  payée  au  s'  Desanges,  de  Riom,  pour  la 
refonte  de  la  cloche;  —  compte  de  1768,  arrêté  à 
2,605  liv.  19  sols  8  den.  de  recette  et  à  3,147  liv. 
2  sols  4  deil.  de  dépense  et  reprise. 


C.  2467.  (Liasse.).—  224  pièces,  papier. 

1769-1785.  —  Affaires  COMMUNALES.  —  Monton. — 
Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Antoine  Ussel,  rece- 
veur, de  1769  à  1780,  arrêtés  par  l'Intendant  en 
1785,  pièces  justificatives  ;  —  parmi  les  dépenses 
de  1771,  on  remarque  une  somme  de  691  liv.  1  sol 
6  den.  payée  aux  particuliers  qui  ont  desséché  l'an- 
née précédente  le  tènement  de  la  Narse  ;  350  liv. 
9  sols  9  den.  aux  adjudicataires  du  dessèchement 
de  la  Narse  pour  le  dernier  terme  de  leur  adjudi- 
cation; 460  liv.  pour  la  construction  de  cinq  pont- 
ceaux  dans  le  tènement  de  la  Narse  ;  —  compte  de 
1773  :  recette  7,896  liv.  9  sols  1  den.  ;  dépense 
4,975  liv.  1  sol;  parmi  les  dépenses  de  ce  compte 
figurent  les  sommes  payées  aux  particuliers  expro- 
priés pour  la  reconstruction  de  l'église;  aux  pièces 
justificatives  figurent  les  actes  de  vente;  —  en  1774 
et  années  suivantes^  les  sommes  payées  aux  entre- 
preneurs adjudicataires  des  travaux  de  l'église  de 
Monton;  —  compte  de  1780,  arrêté  à  6,663  liv.  15  sols 
de  recette  et  à  4,398  liv.  3  sols  3  den.  de  dépense. 


C.  2468.  (Liasse.)  —  26  pièces,  papier.  • 

1781-1789.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Comptabilité.  —  Compte  du  s'  Antoine  Ussel,  rece- 
veur des  patrimoniaux  pour  les  années  de  1781  à 
1784,  arrêté  en  1789  à  21,792  liv.   6  sols  9  den.  de 


recette  et  à  16,289  liv.  9  sols  9  den.  de  dépense;  1^ 
recette  se  compose  du  reliquat  des  comptes  précé- 
dents, de  Tacense  du  four  banal  de  150  à  190  liv* 
par  an,  du  droit  de  courtage,  48  à  .54  liv.  par  an, 
des  petites  chenevières,  234  liv.  par  an,  du  com- 
munal de  la  Narse,  3,808  liv.;  des  sommes  dues^  par 
les  gros  décimateurs  pour  la  reconstruction  de  l'église. 
Parmi  les  dépenses  on  remarque  les  sommes  payées 
pour  impositions  sur  les  revenus  de  la  paroisse, 
s'élevant  pour  les  quatre  années  à  1,599  liv.  4  sols  ; 
différentes  sommes  payées  au  s**  Chaslus  pour  frais 
d'arpentage  par  lui  fait  du  territoire  de  Monton  ;  — 
blâmes  et  débats  des  comptes  d'Antoine  Ussel  de 
1769  à  1784  ;  —  projet  de  nomination  d'un  rece- 
veur des  patrimoniaux  pour  remplacer  le  s'  Ussel; 
requête  en  faveur  du  s'  Ussel  adressée  à  l'Intendant 
par  les  prétreâ  communalistes  et  les  «  principaux  habi- 
tants »  du  )ieu  de  Monton  ;  avis  de  M.  Albo  de 
Chanat  :  dans  l'assemblée  réunie  pour  le  choix  d'un 
receveur  la  majorité  s'est  prononcée  pour  continuer 
le  s*"  Ussel  dans  son  emploi,  1785. 


C.  2469.  (Liasse.)  —  57  pièces,  papier  ;  2  cachets.    ' 

1781-176S.  —  Affaires  communales.  —  Monton.  — 
Comptabilité,  reliquats.  —  Ordonnances  des  Inten- 
dants de  1731  à  1744  pour  faire  rendre  compte 
aux  consuls  de  Monton  de  1714  à  1743  ;  états  des 
reliquats  des  comptes  desdits  consuls  ;  le  s*"  Claude 
Ussel,  notaire  royal  à  Monton,  est  nommé  receveur 
des  reliquats  ;  —  correspondance  du  s'  Ussel  avec 
M.  Chabrol,  receveur  général  des  octrois  et  patri- 
moniaux de  la  province  d'Auvergne. 


C.  2470.  (Liasse.)  —  102  p.,  pap.  ;  1  cachet. 

1718-1759.  —  Affaires  commqnales. —  Monton. — 
Comptabilité,  reliquats.  —  Pièces  justificatives  des 
comptes  du  s'  Claude  Ussel,  receveur  des  reliquats 
des  comptes  des  consuls  (les  comptes  du  s'  Ussel 
manquent  au  dossier)  ;  —  parmi  les  pièces  justifica- 
tives on  remarque  celles  relatives  à  la  construction 
de  la  chaussée  et  des  ponts  de  Saint-Alyre ,  en  1742 , 
dépense  :  316  liv.  3s.  4 den.;  celles  relatives  au  paiement 
d'une  somme  de  1,575  liv.  au  s'  Chaper,  fontainier, 
en  1744;  au  paiement  d'une  somme  de  420  liv.  13  sols 
9  den.,  pour  réparations  à  la  maison  de  ville  et  autres 
travaux,  en  1736. 


G.  2471.  (Liasse.)  —^i  p^^  pap.,  len  mauvais  état. 


1741-1794. —  Affaires  communales. —  Montredon. 
—  Lettre  de  M.  Godivel*,  1741,  au  sujet  des  réparations 
à  faire  à  l'église; —  lettre  du  même,  1745,  au  sujet 
d'une  fondation  dont  les  arrérages  ont  été  destinés 
depuis  longtemps  à  la  construction  d'une  chapelle  ;  — 
lettres  du  même  sur  le  même  sujet ,  J751-1752  :  la  né- 
cessité de  la  construction  d'une  chapelle  au  lieu  de  Pon- 
teix  a  été  constatée  par  une  ordonnance  de  rÉyôque, 
du  3  juin  1726,  qui  permet  d'employer  à  cet  usage 
les  arrérages  d'une  fondation  faite  par  le  s'  Ribbes, 
chanoine  au  Crest;  les  arrérages  forment  un  fond 
de  2,000  liv.  ;  Tadjudication  des  travaux  est  faite 
au  prix  de  2,200  liv.  ;  -—  opposition  des  habitants  à 
la  construction  d'une  église  au  lieu  de  Ponteix,  où 
elle  serait,  disent-ils,  très  mal  placée;  il  y  a  déjà 
une  chapelle  dans  ce  lieu  ;  ils  proposent  d'employer 
les  arrérages  de  la  fondation  à  la  rétrïbution  d'un  vi- 
caire et  à  la  dotation  d'une  seconde  messe  ;  ils  décident 
en  outre  d'obliger  le  s^  Jarron,  curé,  à  rendre  compte 
des  fonds  de*  la  marguillerie,  de  lui  faire  restituer  la 
somme  de  20  liv.  imposée  chaque  année  pour  son  lo- 
gement ,  attendu  qu'il  a  un  presbytère  ;  enfin,  de  cotiser 
ledit  curé  s'il  continue  à  faire  le  commerce  de  bestiaux  ; 
avis  de  M.  Godivel  ;  1752-1761  ;  —  analyse  d'une  délibé- 
ration ,  du  10  oct.  1779,  par  laquelle  les  habitants  con- 
sentent à  la  construction  de  la  chapelle  de  Ponteix  ; 
avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  subdéiégué,  1784. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  •  365 

—  Montvianeix  :  lettres  de  M.  de  Mervllle,  1731-1737, 
au  sujet  de  la  part  contributive  des  habitants  de  Fagots- 
Marnat  dans  les  travaux  de  l'église  de  Montvianeix. 

—  Moriat  :  réparations  du  presbytère ,  1779-1780.  — 
Moureuille  :  contestations  entre  le  curé  et  les  habitants 
au  sujet  du  presbytère,  1740;  entre  les  consuls  et  di- 
vers particuliers  au  sujet  des  impositions,  1731-1735. 


C.  2472.  [Liasse.) —  32  p.,  papier. 

1684-1780.  —  Affaires  communales.  —  Mont- 
Saint-Hilaire— Moureuille.— Mont-Sain  t-Hilaire:  lettre 
du  s'  Gouhert,  datée  de  Saint- Anthéme,  le  22  août  1756, 
au  sujet  de  la  reconstruction  du  chœur  de  l'église  de 
Mont-Saint-Hilaire. —  Montsalvy  :  avis  de  M.  de  Cé- 
biô,  1743,  sur  les  réparations  à  faire  à  l'église;  —  con- 
testation entre  les  habitants  de  Montsalvy,  au  sujet  de 
remplacement  où  doivent  se  tenir  les  foires  du  15  avril 
et  du  25 juin,  où  Ton  vend  principalement  de  la  cire 
et  des  toiles  pour  la  marine  ;  procès- verbal  dressé  par 
Guy  de  Passefons ,  s'  de  Carbonnat ,  conseiller  au  Pré- 
sidial  d'Aurillac ,  subdélégué  de  l'Intendant  ;  il  déclare 
que  la  place  haute  parait  plus  convenable;  requête 
des  marchands  de  Languedoc  qui  fréquentent  les  foires 
de  Montsalvy,  1684;  —  lettre  de  M.  Pages  deVixouzes, 
1755,  au  sujet  de  la  date  de  la  foire  d'avril  à  Montsalvy. 


G.  2473.  (  Liasse.)  —  24-  p.,  pap.,  dont  un  cahier 

de  22  feuillets. 

1749-1780.  —  Affaires  communales.  —  Mourjou- 
Mozat.  —  Mourjou  :  contestation  entre  les  habitants  et 
le  s'  Segui ,  prieur  décimateur  de  la  paroisso,  au  sujet 
des  dîmes;  les  habitants  prétendent  ne  pas  devoir  la 
dime  de  la  laine,  et,  quant  aux  agneaux,  ils  en  doivent 
un  'lorsqu'ils  en  possèdent  onze  ;  au-dessous  de  onze 
ils  ne  doivent  qu'un  sol  par  tête;  requêtes  des  syndics,, 
délibérations ,  correspondance  ;  état  des  frais  de  procé- 
dure; —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  28  juin  1770, 
autorisant  la  paroisse  à  s'imposer  d'une  somme  de 
280  liv.  pour  payer  les  frais  en  question  ;  rôle  d'im- 
position ;  requête  de  quelques  habitants  demandant 
à  être  effacés  du  rôle ,  n'ayant  point  part  au  procès 
puisqu'ils  n'ont  pas  de  biens  sujets  à  la  dîme.  —  Mous- 
sages  :  usurpation  des  communaux  du  village  de  Col, 
1755  ;  —  réparations  du  presbytère ,  1749  -  1750.  — 
Mozat  :  nomination  de  deux  syndics,  1777,  à  l'effet 
de  poursuivre  au  nom  de  la  communauté  une  demande 
en  usurpation  de  communaux;  —  nomination  d'un 
syndic,  1780,  à  l'effet  P  de  suivre  l'appel  intenté  par 
C.  Jabot,  au  sujet  de  l'irrigation  des  prés;  2?  d'intenter 
procès  aux  usurpateurs  de  communaux  ;  3**  de  recevoir 
les  revenus  communs  et  de  les  donner  à  ferme  ;  enfin, 
de  faire  rendre  compte  à  ceux  qui  les  ont  perçus  ;  — 
quittance  d'une  somme  de  30  liv.  pour  loyer  des  pres- 
bytères de  Saint-Martin  et  de  Saint-Paul ,  1760. 


C.  2474.  (Liasse.)  —  33  p.,  papier. 

174^-176*.—  Affaires  communales.—  Murât.— 
Délibérations.—  Délibération,  du  6  janv.  1742,  par  la- 
quelle on  décide  de  rassembler  tous  les  titres  appar- 
tenant à  la  commune  €  dans  une  grande  armoire, 
»  bien  solide,  à  plusieurs  rayons  et  à  deux  battan 
»  et  avec  trois  différentes  clef  » ,  de  faire  les  pour- 
suites nécessaires  contre  les  détenteurs  des  titres  en 
question;  nomination  et  pouvoir  des  consuls;  le  Ca- 
rême et  autres  sermons  seront  prêches  par  un  récollet 


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366  .  ARCHIVES  DU 

du  couvent  de  Saint-Gai;  on  continuera  de  faire  dire 
les  messes  votives  de  Saint-Roch  ;  on  continuera  les 
gages  des  officiers  de  la  ville  ;  les  rentes  dues  par 
la  ville  seront  payées;  —  avis  de  M.  Danty,  subdélégué, 
sur  une  délibération,  du  6  janvier  1750,  relative  à  di- 
vers objets,  sur  une  autre  délibération,  analogue  à 
la  précédente ,  du  6  janv.  1751  ;  —  extraits  d'une  déli- 
bération, du  6  janvier  1753,  accompagnés  des  obser- 
vations du  receveur  des  octrois  de  Clermont  sur  cha- 
que article,  et  des  décisions  de  l'Intendant;  ce  dernier 
supprime  Tarticle  relatif  aux  quatre  flambeaux  que 
l'on  avait  coutume  de  fournir  à  l'enterrement  de 
chaque  ancien  consul;  il  approuve  que  les  gages  de 
l'un  des  maîtres  d'école  soient  augmentés  de  30  liv. 
et  que  ces  30  liv.  soient  prises  sur  l'aumône  de  50  liv. 
nouvellement  accordée  aux  récollets;  —  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  Danty,  observations  du 
receveur  des  octrois  de  Clermont,  décisions  de  l'Inten- 
dant sur  les  délibérations  des  6  janvier  1755,  6  jan- 
vier 1756,  6  janvier  1757,  etc.;  —  délibération  du 
6  janvier  1759  :  on  continuera  de  payer  au  s'  An- 
drieu,  prêtre,  régent  de  l'école  publique,  et  au  maî- 
tre à  écrire,  son  adjoint,  la  somme  de  330  liv.,  «  et 

>  attendu  qu'il  est  notoire   aux  habitants  et  corps 

>  commun  que  le  nommé  Bloraeuf,  second  régent, 
»  maître  à  écrire,  a  quitté  ces  jours  son  employ, 

>  et  que  cette  partie  requiert  non  seulement  célérité, 

>  mais  encore  mérite  toute  attention  publique,  les 
»  habitants  et  corps  commun  donnent  pouvoir  aux 

>  s"  consuls  de  faire  venir,  soit  de  Clermont  ou  d'ail- 

>  leurs,  un  maître  à  écrire  et  d'augmenter  même  ses 

>  gages  de  ce  qu'il  conviendra,  en  observant  de  s'assu- 
»  rer  de  ses  mœurs  et  de  l'obliger  de  rapporter  le  cer- 

>  tiflcat  des  personnes  en  état  de  le  donner;  afin  que 
»  la  jeunesse  ne  perde  pas  entièrement  son  temps, 

>  les  habitants  ont  provisionnellement  nommé  Jean 

>  Chamberon,   habitant  de  cette  ville,   pour  servir 

>  d'adjoint  audit  sieur  Andrieu  »;  comme  les  hono- 
raires des  sermons  ont  été  réservés  pour  le  paiement 
des  4,000  liv.  exigées  de  la  ville  pour  le  don  gratuit, 
si  on  n'obtient  pas  la  décharge  desdites  4,000  liv.,  il 
faudra  en  ce  qui  concerne  les  sermons  demander 
l'autorisation  de  l'Intendant;  la  somme  de  200  liv. 
sera  encore  accordée  aux  consuls  cette  année  pour 
les  dédommager  de  leurs  pertes  et  de  leurs  peines; 
ils  décident  enfin  de  demander  à  l'Intendant  de 
vouloir  bien  réformer  l'ordonnance  de  son  prédéces- 
seur qui  dépouille  les  consuls  du  droit  d'affermer 
les  revenus  patrimoniaux;  —  délibération,  du  6  jan- 
vier 1760,  relative  aux  dépenses  ordinaires  et  à  di- 
vers intérêts  municipaux;  —  délibération  du  6  jan- 


PUY-DE-DOME. 

vier  1762  relative  à  la  nomination  des  consuls  et 
des  officiers  de  la  ville,  aux  gages  du  s*^  Andrieu, 
régent  des  écoles,  et  de  Jean  Pichot-Duclos,  maître 
à  écrire;  au  prédicateur;  aux  dettes  de  la  ville;  ont 
comparu  a  les  chanoines  du  chapitre  de  l'église  col- 
»  légiale  N.  Dame  de  lad.  ville,  quy  ont  représenté 
»  au  corps  commun  des  habitants  de  ladite  ville  ainsy 
»  assemblés  que  leur  chapitre,  fondé  depuis  1350  par 
»  les  anciens  vicomtes  de  Murât,  auxquels  Sa  Ma- 
»  jesté  a  succédé  par  confiscation,  est  composé  de 
»  quinze  canonicats  et  de  quatre  prébandes  outre 
»  le  sacristain,  qui,  quoyqu'ils  n'ayent  chacun  que 
»  cent  livres  de  revenu,  et  les  prébandiers  encore 
»  moins  à  cause  de  plusieurs  pertes  qu'ils  ont  fait 
»  de  leurs  biens,  ils  se  flatent  cependant  de  n'avoir 
»  jamais  cessé  de  faire  leurs  devoirs  avec  toute  l'as- 
»  siduité  et  l'édifflcation  possible,  jusques  là  qu'ils  ont 
»  toujours  acquitté  les  fonctions  curiales  pour  Tins- 
»  truction  du  peuple  et  l'administration  des  sacre- 
»  ments  »;  cela  est  si  notoire  que  le  prieuré  de 
Saint-Étienne  a  été  depuis  1750  réuni  à  leur  corps; 
ils  demandent,  en  récompense  de  ces  services,  que 
le  corps  commun  veuille  bien  abandonner  le  droit 
de  collation  qu'il  possède  sur  une  vicairie  fondée  en 
leur  église;  les  habitants  consentent;  —  délibération, 
du  6  janvier  1763,  relative  aux  mêmes  objets  que  ci- 
dessus  et  à  divers  procès;  correspondance  à  ce  sujet 
de  l'Intendant  et  des  consuls  avec  M.  de  La  Mon- 
tilhe;  l'Intendant  délare  qu'il  ne  peut  homologuer  la 
partie  de  la  délibération  relative  aux  procès  que  sur 
une  consultation  d'avocat. 


C.  2473.  (Liasse.)  —  i  p.,  parch.  ;  9  p.,  pap.  ;  2  cachets. 

17t8-f  765.  —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Personnel,  assemblées.  —  Commission  du. garde  des 
sceaux  à  l'Intendant,  du  29  janvier  1723,  pour  rece- 
voir le  serment  de  Charles -Louis,  chevalier,  comte 
d'Anteroche,  pourvu  de  l'office  de  gouverneur  de  la 
ville  de  Murât;  —  lettre  de  M.  Dupin,  du  10  juin 
1751,  invitant  les  consuls  à  nommer  un  sujet  pour 
l'expédition  des  lettres  patentes  de  réunion  des  offices 
restant  à  vendre  de  la  création  de  novembre  1733, 
que  Sa  Majesté  a  décidé  de  réunir  au  corps  de  ville; 
—  lettre  du  s^  Pichot-Duclos,  du  20  mars  1765 .  se 
plaignant  du  désordre  qui  règne  dans  les  assemblées 
de  la  ville  de  Murât,  et  de  l'infidélité  de  ceux  qui 
rédigent  les  délibérations;  —  ordonnance  de  lin  ten- 
dant, du  22  mai  1765,  pour  la  tenue  des  assemblées 
de  la  ville   de   Murât;  les    assemblées   particulières 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


367 


seront  composées  des  trois  consuls  en  exercice/  qui 
présideront,  des  trois  consuls  sortants,  du  lieute- 
nant civil  de  la  prévôté  et  de  quatre  conseillers  de 
ville;  les  assemblées  générales,  également  présidées 
par  les  consuls  en  exercice,  seront  composées  des 
mêmes  personnes  que  les  assemblées  de  ville  et  de 
dix  notables  ;  les  dix  notables  et  les  quatre  conseillers 
seront  nommés  dans  une  assemblée  composée  des 
consuls  en  exercice,  du  lieutenant  civil  de  la  pré- 
yôté  et  des  consuls  des  dix  dernières  années,  «  la- 
:^  quelle  sera  incessamment  convoquée  par  les  con- 

>  suis  en  exercice  et  à  laquelle  assistera  pour  cette 

>  fois  seulement  le  s'  de  Montluc,  notre  subdélégué  à 
»  Saint-Flour;  et  seront  les  voix  données  par  scni- 

>  tin  »;  les  assemblées  seront  convoquées  par  les 
coasuls,  et. les  membres  qui  en  font  partie  devront 
y  assister  à  peine  de  10  llv.  d'amende;  —  lettre  de 
M.  de  Saint-Florentin,  du  18  oct.  1765,  annonçant 
que  le  roi  a  fait  choix  du  s'  Antoine  Ruynes,  pour 
remplir  la  place  de  maire  de  la  ville  de  Murât. 


C.  2476.  (  Liasse.)  —  57  p.,  pap.,  dont  i  cahier 

de  17  feuillets. 

(18901  1701-1775.  —  Affaires  communales.  — 
Murât.  —  Biens  et  revenus  patrimoniaux.  —  Copie 
de  documents  relatifs  aux  revenus  patrimoniaux  de 
Murât,  contenant  la  confirmation  par  Begon,  vicomte 
de  Miïrat,  en  1320,  des  privilèges  accordés  par  son 
aïeul  Pierre  et  son  père  Guillaume  à  ladite  ville  de 
Murât  (copie  faite  en  1701  par  Denis  Gazard,  notaire 
royal,  sur  l'original  en  parchemin  produit  par  les 
consuls);  —  ordonnance  de  M.  d'Ormesson,  du  !•'  mars 
1701,  ordonnant  que  les  consuls  de  Murât  conti- 
nueront à  passer  les  baux  à  ferme  des  revenus 
patrimoniaux,  comme  ils  l'ont  fait  par  le  passé,  et 
que  le  receveur  des  patrimoniaux  de  ladite  ville 
comptera  par  devant  Tlntendant  des  revenus  en  ques- 
tion à  peine  de  300  liv.  d'amende;  il  devra  rendre 
compte  de  sa  gestion  des  dix  dernières  années;  bail 
à  ferme  des  droits  en  question  au  prix  de  846  liv.  ; 
—  états  des  charges  et  des  revenus  de  la  ville  de 
Murât  en  1685  et  en  1692  ;  —  ordonnance  de  M.  Tru- 
daine,  du  27  déc.  1732,  ordonnant  qu'à  cause  des  abus 
qui  se  commettaient  lors  de  l'adjudication  des  revenus 
patrimoniaux  de  Murât,  ladite  adjudication  serait 
faite  par  le  s*"  Teillard,  subdélégué;  lettres  à  ce  sujet 
de  M.  Teillard;  —  requête  de  Pierre  Chazal,  caba- 
retier,  adjudicataire  au  prix  de  1,030  liv.  par  an 
des  droits  d*entrée,   sortie,  courtage,  emballage  et 


autres  appartenant  à  la  ville  de  Murât,  pour  Tannée 
1733,  contre  plusieurs  marchands  de  la  ville  ;  ceux-ci 
prétendent  se  servir  pour  leur  commerce  de  détail 
des  poids  et  mesures  quMls  ont  en  leurs  boutiques, 
sans  payer  aucun  droit  au  fermier;  Tordonnance  de 
M.  Trudaine,  du  22  avril  1763,  donne  gain  de  cause 
au  fermier;  —  lettres  de  M.  Teillard,  1734-1737,  au 
sujet  des  adjudications  des  patrimoniaux;  —  plaintes 
du  procureur  du  roi  de  l'Élection  de  Saint-Flour  sur 
la  mauvaise   gestion  des   consuls   d'Allanche   et  de 
Murât,  principalement  eti  ce  qui  concerne  le  retard 
apporté  à  la  confection   des  rôles   et  l'adjudication 
des  patrimoniaux;  mémoire  à  ce  sujet  :  le  procureur 
espérait  sans  doute  faire  attribuer  aux   officiers  de 
l'Élection  le  soin  de  procéder  aux  adjudications  des  re- 
venus patrimoniaux  ;  c'est  une  prétention  de  ce  siège 
qui  n'a  jamais  été  admise  par  les  intendants;  ils  ont 
commis  leur  subdélégué  pour  procéder  à  ces  adjudi- 
cations, et  il  semble  qu'il  y  a  avantage  à  suivre  la 
même  méthode,  1756-1757;  —  bail  à  ferme  des  patri- 
moniaux en  1762,  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Danty,  1763; 
—  règlement  du  droit  de  courtage,  en  1718,  rendu  sur 
la  requête  de  Victor  Segret,  maître  menuisier,  adjudi- 
cataire dudit  courtage;  —  requête  du  fermier  du  droit 
de  courtage  en  1775;  —  correspondance  de  l'Intendant, 
de  M.  de  Sieujeac  et  de  M.  Danty,  1740,  au  sujet  d'un 
projet  d'établissement  d'un  poids-le-roi  à  Murât;  — 
lettre  de  M.  Teillard,  1763,  au  sujet  de  la  vérification 
des  poids  et  mesures;   —    certificat  des  consuls  de 
Murât,  du  5  oct.  1732,  attestant  que  plusieurs  par- 
ticuliers ont  fait  des  défrichements  dans  les  commu- 
naux dudit  lieu  ;  —  lettre  de  M.  Teillard,  1737,  rela- 
tive à  la  contestation  entre  M.  d'Anterroche  et  les 
habitants  de  Murât,  au  sujet  de  la  propriété  d'un 
terrain  que    ces  derniers    prétendent  communal  ;  — 
lettre  de  M.  d'Ormesson,  du  3  mai  1768,  envoyant 
à  M.  de  Montyon,  pour  avoir  son  avis ,  une  lettre  écrite 
au  Contrôleur  général  par  le  s'  Teillard ,.  procureur 
du  roi  de  la  ville  de  Murât,  demandant  l'autorisation 
de  poursuivre  en  désistement  certains  particuliers  qui 
ont  fait  des  défrichements    dans  les  communaux    de 
cette  ville;  mémoire  à  ce  sujet  de  M.  de  La  Montilhe; 
réponse  de  l'Intendant  :  les  défrichements  de  commu- 
naux se  sont  multipliés  par  suite  de  la  misère  des  uns, 
de  la  cupidité  des  autres ,  «  on  peut  même  ajouter  à 
»  ces  causes  l'idée  que  s'est  faite  une  infinité  de  par- 
»  ticuliers  de  pouvoir  mettre  les  communaux  en  cul- 
»  ture,  par  une  fausse  interprétation  donnée  à  la  de- 
»  Clara tion  du   roy   du   13  août  1766,   qui  accorde 
»  des  encouragements  à  ceux  qui   défricheront   des 
»  terres  incultes  de  l'espèce  dont  il  est  question  »; 


■^ 


»      % 


368  ARCHIVES  DU 

rintendant  déclare  qu'il  s'eflTorcera  de  remédier  à 
cet  abus  en  vertu  de  la  juridiction  qui  lui  a  été 
confiée  par  Tarrét  du  Conseil  du  25  déc.  1737  ;  lettre 
de  M,  d'Ormesson  invitant  l'Intendant  à  porter  son 
attention  sur  cette  question  des  communaux;  il  pense 
qu'il  serait  avantageux  de  favoriser  le  défrichement 
et  le  partage  entre  les  habitants  des  communautés, 
comme  on  a  commencé  à  le  faire  avec  succès  dans  les 
généralités  de  Paris  et  de  Soissons;  si  M.  de  Montyon 
pense  que  ce  plan  puisse  être  suivi  avec  succès  dans 
l'Auvergne,  M.  d'Ormesson  proposera  au  Contrôleur 
général  de  faire  rendre  un  arrêt  «  qui,  en  renouve- 

>  lant  Tattribution  dont   ont  joui  vos  prédécesseurs, 

>  vous  procure  lés  moïens  de  seconder  les  vues  du 

>  Conseil  à  cet  égard  »;  —  note  relative  à  la  vente 
de  la  hersse  de  Murât  <  que  la  rouille  mangé  depuis 

>  30  ans  >,  1745;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
25  nov.  1744 ,  condamnant  à  Tamende  des  particuliers 
qui  ont  contrevenu  à  la  délibération  prise  par  la  ville 
de  Murât  pour  la  conservation  des  secondes  herbes;  — 
requête  de  Jean  Danty  du  Fayet,  gentilhomme  de 
la  Grande  Fauconnerie  du  roi ,  habitant  à  Murât ,  et 
de  «  plus  des  trois  quarts  des  habitants  de  la  même 
»  ville  »  protestant  contre  la  délibération  du  6  jan- 
vier 1750,  dans  laquelle  on  avait  décidé  de  garder  pour 
la  quatrième  ou  cinquième  année  les  secondes  herbes 
des  prés  de  la  ville. 


PUY-DE-DOME. 

preneurs;  —  procès- verbal  de  réception  des  travaux 
de  la  caserne,  en  1738,  par  Claude  Teillard,  expert 
féodiste  de  la  ville  de  Murât;  —  bail  au  rabais  des 
réparations  à  faire  en  1743  ,à  deux  fontaines  de  Murât 
appelées  la  Font-Noël  et  la  fontaine  du   Faubourg; 

—  devis  des  réparations  à  faire  à  deux  fontaines 
appelées  l'une  la  Font-de-Griffon,  l'autre  la  fontaine 
de  Fontillon,  1745;  —  réparations  au  canal  du  ruis- 
seau qui  traverse  la  ville,  1745  ;  —  vérification  par 
Claude  Teillard,  1750,  des  réparations  faites  à  la  fon- 
taine du  Griffon  et  à  la  fontaine  de  Las-Charcheyres  ; 

—  requêtes  des  chanoines  de  la  collégiale  de  Murât, 
demandant  le  paiement  d'une  somme  de  30  liv.  qu'ils 
ont  employée,  conformément  à  la  délibération  des 
habitants,  du  6  janv.  1765,  <  pour  la  réparation  de 
»  la  chapelle  de  Saint-Roch  de  leur  t^gljse,  comme 
»  ayant  été  de  tout  teras  celle  du  corps  commun,  où 

>  ses  prières  et  messes  votives  sont  célébrées  annuel- 

>  lement  >  ;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant 
avec  MM.  Ruynes,  subdélégué ,  et  Rancilhac ,  syndic 
du  chapitre,  1770. 


C.  2477.  (Liasse.)— 33  pièces,  papier,  dont  l  plan  ;  1  cachet. 

17S6-1770.  —  Affaires  communai^es.  —  Murât. 
—  Travaux  communaux.  —  Devis  estimatif  dressé 
par  Jean  Roche,  maître  maçon,  des  travaux  à  faire 
pour  le  rétablissement  de  la  fontaine  publique  de 
Murât  appelée  Fontnoël,  s'élevant  à  260  liv.,  le  20  fév. 
1736;  —  devis,  par  le  même,  des  travaux  à  faire 
pour  rétablir  les  anciennes  prisons  de  la  ville  et  en 
faire  une  caserne  pour  y  loger  une  compagnie  entière 
de  cavalerie,  sur  le  plan  qui  a  été  dressé,  le  17  fév. 
1736;  —  plan  figuré  de  la  tour  et  masure  appar- 
tenant aux  habitants  de  Murât  et  qu'ils  ont  destinées 
pour  en  faire  une  caserne;  —  ordonnance  de  M.  Ros- 
signol, du  7  mars  1736,  commettant  François  Raim- 
baux,  €  architecte  et  entrepreneur  d'ouvrages  dans 
>  la  province  »,  pour  dresser  à  nouveau  les  plans  et 
devis  de  la  caserne  et  de  la  tbntaine  de  Murât  ;  let- 
tres à  ce  sujet  de  M.  Teillard,  subdélégué;  —  bail 
d'adjudication  de  la  fontaine  et  de  la  caserne,  passé 
le  27  avril  1736  pour  le  piix  de  2,259  liv;;  —  lettres 
de  M.  Teillard,  au  sujet  des  réclamations  des  entre- 


G.  2478.  (Liasse.)  —  40  pièces,  pap.,  dont  4  plans  et  il  cahiers 

de  182  feuillets. 

17S1-17S4.  —  Affaires  communales.  —  Murât. 
—  Contentieux. — Contestation  entre  Bredom  et  Murât, 
au  sujet  de  leurs  pacages.  —  Premier  mémoire  pour 
le  seigneur  prieur  et  les  habitants  du  village  de 
Bredom,  contre  les  habitants  de  Murât;  les  limites 
des  pâturages  ne  sont  pas  marquées  et  quelques-uns 
sont  depuis  longtemps  pacagés  en  commun,  «  tels 
»  que  sont  le  pré  de  Janais  apartenant  au  s""  de  Sa- 
»  lesses,  les  prés  de  Tres-Becs  et  de  Las  Tendes,  ap- 
»  partenant  à  M.  le  marquis  de  Sieujac,  à  cause  de 
»  son  domaine  d'Estalapos,  quartier  de  Bredom,  par- 
»  tie  des  prés  d'Engorses,  dont  la  plus  grande  partie 

>  est  au   sieur  Teillard  de  Chabriez,  et  les  champs 

>  del  Peuch  Del  mas,  apartenant  à  différentes  per- 
»  sonnes  »;  pour  établir  une  paix  solide  entre  les 
habitants  de  Bredom  et  ceux  de  Murât,  il  est  néces- 
saire qu'il  n'y  ait  plus  désormais  de  pâturages  com- 
muns entre  eux,  et  que  les  deux  quartiers  soient 
séparés  par  de  grandes  bornes  de  pierre;  les  habi- 
tants de  Bredom  prétendent  avoir  un  droit  exclusif 
sur  les  pâturages  énumérés  ci-dessus,  à  l'exception 
d'une  partie  des  champs  du  Peuch-Delmas,  sur  les- 
quels ils  reconnaissent  avoir  droit  de  pacage  en  com- 
mun avec  les  habitants  de  Murât;  ils  prétendent  aussi 
avoir  seuls  le  droit  de  pacage  sur  les  communs  de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


369 


Taboury  et  d 'Entre-les- Aygues ,  qui  tiennent  en- 
semble, sur  la  partie  du  commun  de  Saint-Jalh, 
autrefois  appelé  des  Vydisses,  qui  est  entre  la  ri- 
vière et  les  prés  d'Engorsses,  et  sur  le  petit  commun 
^u  pont  d'Estalapos,  et  de  pacager  en  commun  avec 
Murât  sur  la  partie  du  commun  de  Saint-Jalh  qui 
est  contre  la  rivière  du  côté  de  Murât,  et  sur  le 
commun  de  Bournantel;  comme  dans  la  Haute-Au- 
vergne les  pacages  se  limitent  par  mas  et  villages, 
ils  proposent  d'établir  que  les  lieux  sur  lesquels  ils 
réclament  le  pacage  exclusif  dépendent  bien  du  vil- 
lage de  Bredom;  ils  produisent,  à  cet  effet,  diverses 
reconnaissances  de  1575  à  1664»  dans  lesquelles  les 
lieux  en  question  sont  dits  <  aux  appartenances  de 
»  Bredom  »  ;  —  observations  sur  la  réponse  des  habi- 
tants de  Murât  au  premier  mémoire  des  habitants  de 
Bredom,  1731  :  Murât  prétend  que  tout  le  pré  de 
Janais  n'est  pas  des  appartenances  de  Bredom,  parce 
qu'il  y  a  quatre  journaux  de  ce  pré  qui  sont  tenus 
en  fief  de  la  vicomte  de  Murât;  ils  invoquent  des 
titres  de  1289,  1456  et  1536,  mais  ne  les  produisent 
pas;  les  habitants  de  Murât  affirment  que  Jean  et 
Bernardin  de  Clavières  ont  reconnu  en  faveur  du  roi, 
en  1536,  la  pessiêre  du  moulin  d'Estalapos;  mais 
Bredom  oppose  à  leur  assertion  trois  reconnaissances 
des  XVI*  et  xvn*  siècles  attestant  la  haute  justice  du 
prieur  de  Bredom  «  sur  la  pessiêre,  toursie,  chaussée 

>  ou  levade  du  moulin  d'Estalapos  »;  suivent  les  ré- 
ponses des  habitants  de  Bredom  aux  objections  sou- 
levées contre  les  terriers  produits  par  eux;  les 
habitants  de  Murât  ont  dit  encore  que  l'article  de  la 
•coutume  relatif  aux  pâturages  n'a  pas  lieu  dans  la 
vicomte  de  Murât,  qui  est  de  droit  écrit;  mais,  répond 
l'auteur  du  mémoire,  il  ne  s'agit  que  des  pâturages 
situés  dans  la  justice  de  Bredom  et  non  point  dans 
la  justice  de  Murât  ;  d'ailleurs,  «  l'on  croit  que  cet 
»  article  et  le  premier  du  mesme  titre  doivent  régler 

>  tous  les  pasturagas  des  habitants  de  la  haute  et  de 
»  ta  basse  Auvergne  ;  ta  ville  de  Murât  ne  voudroit  pas 

>  estre  comparée  à  l'enfer,  iU>i  ntUlus  ordo  sed  sempi" 
»  iemus  horror  iahabitat;  il  faut  partout  une  règle  »; 
—  extraits  de  plusieurs  titres  servant  à  prouver  la 
Justice  de  la  demande  des  habitants  de  Bredom  :  ex^ 

traits  des  terriers  du  prieuré  .de  Bredom;  copie  d'un 
bail  emphytéotique  consenti  en  1289  par  le  prieur 
de  Bredom;  extrait  du  <  terrier  auvergnat  »  de  l'an 
1436;  les  extraits  contenus  dans  ce  cahier  sont  cer- 
tifiés conformes  aux  originaux  par  M.  Rancilhac  de 
Ohazelles;  ^  «  mémoire  des  inductions  que  les  habi- 
»  tans  de  Bredom  tirent  des  pièces  dont  ils  rappor- 

>  tent  les  extraits  >;  —  réponse  aux  écritures  des 

PuT-DB-DÔMB.  —  Série  C. 


habitants  de  Murât,  contenant  la  discussion  de  leurs 
moyens  et  des  pièces  dont  ils  prétendent  se  servir,  en 
particulier  de  la  concession  &ite  à  leurs  auteurs 
par  le  vicomte  Guillaume ,  le  23  juin  1283  :  letf 
limites  des  pâturages  indiquées  dans  cette  charte  ont 
besoin  d'être  expliquées  sur  le  terrain,  et  Bredom  pré- 
tend que  l€|S  habitants  de  Murât  en  font  une  appli- 
cation fausse;  ils  transportent  le  mont  de  La  Yergne 
et  TAfar  du  Roc  au-dessus  de  Ghazelles  et  du  bois 
de  Massebeau,  alors  qu'il  y  a  dans  la  ville  de  Murât 
un  faubourg  appelé  de  La  Vergne,  au  quartier  du  Roc 
du  Château,  qui  s'accorde  bien  mieux  avec  les  énon- 
ciations  de  la  charte  de  1283;  d'ailleurs  même  en 
acceptant  pour  le  mont  de  La  Vergne  l'identification 
proposée  par  les  habitants  de  Murât,  l'adaptation  que 
font  ceux-ci  des  bornes  de  leurs  pâturages  à  celles 
énoncées  dans  le  titre  n'en  serait  pas  plus  juste; 
€  si  le  vicomte  de  Murât  avoit  voulu  dire  que  l'eau 
»  du  Yalaignon  devoit  servir  de  borne  aux  pâturages 
»  qu'il  aocordoit  â  Murat^  depuis  le  point  de  ladite 
»  rivière  le  plus   près  du  mont  Destable  jusqu'à  la 

>  métairie  d'Anterroches,  comme  les  habitants  de 
»  Murât  se  l'imaginent,  il  n'auroit  pas  manqué  de 
»  l'exprimer  dans  sa  concession,  parce  que  la  rivière 
»  du  Yalaignon,  quy  a  sa  sourse  dans  la  montagne  du 
»  Liouran  et  va  jusqu'à  la  ri>ière  d'Allier,  s'étend 
»  beaucoup  au  dessus  de  la  méterie  d'Anterroches 
»  vers  l'Occident,  et  beaucoup  au  dessous  du   mont 

>  Destable  vers  l'Orient  »  ;  on  rappelle  que  c'est  par 
suite  de  leur  entêtement  à  interpréter  â  tort  les 
limites  de  l'acte  de  1283  que  les  habitants  de  Murât 
«  se  transportèrent  tumultuairement ,  en  1674,  an 
»  tènement  de  Poline,  comme  ils  viennent   de   faire 

>  au  pré  de  Janais,  et  ayant  eu  alors  l'insolence  de 
»  tirer  â  bas  de  son  cheval  par  les  cheveux  le  s'  che- 
»  valier  d'Anterroches,  quy  s'opposoit  à  leur  injuste 
»  entreprise,  il  fut  obligé  d'en  tuer  un  sur  la  place 
»  pour  se  desgager,  et  cette  entreprise  téméraire 
»  donna  lieu  â  un  procès  devant  M.  de  Marie,  alors 
»  intendant  »;  on  écarte  comme  inutiles  les  conces- 
sions du  vicomte  Guillaume,  du  7  mars  1293,  et  du 
vicomte  Begon,  des  années  1320  et  1357,  la  donation 
du  village  del  Mas,  faite  en  1262  à  l'abbaye  de  Mois- 
sac,  une  donation  faite  au  village  d'AIbepierre  le  13 
avant  les  calendes  de  décembre  1292,  etc.;  —  ré- 
ponse des  habitants  de  Bredom  aux  répliques  de  ceux 
de  Murât;  —  contredits  des  titres  produits  par  les 
habitants  de  Murât;  — nouvelles  réponses  aux  habi- 
tants de  Murât  de  la  part  de  ceux  de  Bredom  l  ces 
derniers  protestent  qu'Us  n'ont  jamais  prétendu  avoir 
droit  de  pacage  dans  le  tènement  indivis  entre  le^ 

47 


%\] 


} 


370  ARCHIVES  DU 

habitants  de  Murât  et  ceux  d'Albepierre,  ce  tènement 
qui  appartenait  autrefois  aux  seuls  habitants  de 
liurat  fut  rendu  indivis  et  commun  avec  ceux  d*Al- 
bepierre  par  un  traité  fait  entre  eux  en  1528;  cela 
n'a  aucun  rapport  avec  les  véritables  demandes  de 
Bredom;  —  état  des  titres  servant  à  prouver  que 
toutes  les  dépendances  de  la  chàtellenie  de  Murât  ne 
sont  pas  enfermées  dans  le  titre  de  1283,  de  quelque 
manière  qu'on  veuille  les  adapter  au  terrain;  — 
&ctum  pour  le  s'  prieur  et  les  habitants  de  Bredom 
contre  ceux  de  Murât»  à  la  suite  duquel  sont  quel- 
ques extraits  pour  prouver  que  le  mont  de  La  Yergne 
est  situé  au-dessus  de  la  côte  de  La  Yergne»  proche 
le  faubourg  de  Murât;  —  nouveaux  extraits  pour 
prouver  :  l""  que  la  ligne  de  séparation  des  pacages 
se  tire  de  la  Peiregrosse  de  Peyrarche,  au  bout  occi- 
dental du  commun  de  Gorsses,  et  de  là  au  couvent 
de  Saint-Jal  ;  29  pour  prouver  que  les  communs  et 
héritages  appelés  autrefois  La  Malaudie,  et  qui  por- 
tent aujourd'hui  le  nom  de  Saint-Jal,  ne  sont  pas 
des  dépendances  de  la  maladrerie  ou  du  couvent  de 
Saint- Jal,  comme  les  habitants  de  Murât  Tout  avancé; 
29  pour  prouver  rétendue  du  mont  de  La  Yergne 
jusqu'au  rocher  appelé  d'Emprunt  et  à  la  porte  de 
Coumeiroux,  etc.;  —  quatre  plans  des  lieux  conten- 
tieux produits  à  l'appui  des  mémoires  ci-dessus  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de  Sorrus, 
chargé  des  intérêts  de  Bredom,  et  M.  de  Chazelles, 
de  ceux  des  habitants  de  Murât ,  1731-1734  ;  M.  de 
Ohazelles  écrit  à  cette  dernière  date  à  l'Intendant  : 
<  Comme  M.  de  Sorrus  étoit  le  seul  auteur  de  notre 
»  procès  avec  les  habitants  de  Bredom,  et  qu'il  étoit 
»  notre  véritable  partie  sous  le  nom  de  leur  sindic, 
^  sa  mort  a  éteint  leurs  demandes  et  nos  différends  >; 
une  note  en  marge  indique  que  Tlntendant  ne  veut 
pas  qu'on  remette  les  pièces;  il  ne  voit  rien  qui  em- 
pêche que  cette  affaire  soit  suivie,  indépendamment 
de  la  volonté  de  M.  de  Sorrus. 


G.  2479.  (Liasse.)  —  32  p.,  papier;  1  cachet. 

tCM-17SC.  —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Dettes  et  créances.  —  Obligation  au  profit  de  François 
Boyer,  docteur  en  médecine,  d'une  somme  de  15  livres 
oonsentie  par  les  consuls  de  Murât,  11  septembre  1626; 
— obligation  au  profit  de  Guillaume  Teilhard,  conseiller 
du  roi ,  juge  présidial  d'appeaux  au  si^e  de  Vie,  d'une 
somme  de  300  liv.  consentie  par  les  consuls  de  Murât, 
le  2  février  1642;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
3  juin  1671 ,  à  Murât ,  pour  le  paiement  des  intérêts 


PUY-DE-DOME. 

dus  aux  créanciers  de  ladite  ville  ;  —  obligation  d'une 
somme  de  1,105  livres  consentie  au  profit  des  consuls, 
par  François  Chaudière,  du  5  janvier ,1684 ;  —  analyse 
d'ordonnances  de  l'Intendant,  de  1731  à  1733 ,  au  sujet 
des  dettes  de  la  ville  de  Murât;  —  lettre  de  M.  de  Mont- 
morin,  du  12  décembre  1735,  au  sujet  d'une  créance 
du  s'  La  Yergne,  gendarme  de  la  garde  du  roi,  sur 
la  communauté  de  Murât; —  procès-verbal  de  liqui- 
dation des  dettes  de  la  ville  de  Murât ,  par  Jean  de  Bo- 
nafos,  sieur  de  Muratel,  président  en  l'Élection  de  Saint- 
Flour,  en  vertu  de  la  commission  de  M.  de  Fortia,  in- 
tendant ,  du  25  septembre  1664  ;  parmi  les  créanciers, 
on  remarque  Marc- Antoine  Pichot,  opérateur;  les  re- 
ligieuses du  couvent  de  Saint-Joseph  de  Murât  ;  l'Hô- 
tel-Dieu  de  la  même  ville  ;  les  religieuses  de  Chaude- 
saigues  ;  François  de  la  Yolpilière ,  écuyer,  seigneur 
dudit  lieu  ;  Pierre  de  Beral,  écuyer,  s'  de  Farges;  les 
consuls  de  plusieurs  années  ;  24  novembre  1664  ;  r-  état 
des  biens ,  des  revenus ,  des  charges  et  des  dettes  de 
la  ville  de  l'année  1700  ;  —  contestation  entre  les  consuls 
de  Murât ,  en  cette  qualité ,  et  Marguerite  de  Beral , 
veuve  de  Jean-Baptiste  de  Veissière,  écuyer,  sieur 
de  La  Yergne,  au  sujet  d'une  créance  sur  la  ville,  1732- 
1736  ;  pièces  produites  par  les  parties,  1626-1684. 


G.  2480.  (Liasse.)  —  12  pièces^  papier. 

17S4-17M. —  Affaires  communales. —  Murât. — 
Divers.  —  Pièces  relatives  à  la  contestation  entre  les 
consuls  de  Murât  et  les  religieuses  de  la  Visitation 
de  Saint-Flour,  au  sujet  de  la  taille  des  biens  dont 
ces  dernières  ont  hérite  de  Françoise  Pellissier,  1736; 
—  délibération ,  du  5  juin  1763,  au  sujet  de  Tenquéte 
sur  réducation  et  Tinstruction  de  la  jeunesse;  les  com- 
missaires du  Parlement,  nommés  par  les  arrêts  des  6 
août  1762  et  24  mars  1763,  ont  fait  entre  eux  la  ré- 
partition des  sièges  royaux,  et  la  ville  de  Murât  est 
échue  à  M.  l'abbé  Terray,  conseiller  rapporteur  ;  les 
habitants  rappellent  qu'un  traité  fut  passé  entre  la  ville 
et  le  chapitre ,  le  24  nov.  1575 ,  confirmé  par  lettres 
patentes  de  mai  1611,  aux  termes  duquel  le  revenu 
de  la  quinzième  prébende ,  conformément  à  l'édit  d'Or- 
léans de  1560,  était  résenvé  pour  l'entretien  d'un  pré- 
cepteur ecclésiastique;  mais,  comme  ce  revenu  était 
insuffisant ,  la  ville  avait  accordé  à  ce  précepteur  un 
supplément  de  130  livres  par  an  sur  les  fonds  patri- 
moniaux ,  elle  donnait  de  plus  une  somme  de  200  livres 
par  an  au  précepteur  laïque  «  préposé  pour  apprendre 
»  aux  enfans  de  cette  ville,  à  lire,  écrire  et  à  les  former 
»  à  l'arithmétique  »  ;  ces  deux  précepteurs  ne  peuvent 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

plus  suffire  aujourd'hui  et  leur  logement  n*est  d'ailleurs 
pas  convenable  ;  la  ville  est  disposée  à  vendre  au  besoin 
partie  de  ses  communaux,  et  demande  d'employer  à 
cet  objet  des  écoles  une  somme  de  800  livres^  donnée 
par  Guillaume  Gibert  pour  une  mission ,  «  attendu 
»  le  peu  de  profflt  que  le  public  retire  de  ces  missions, 
»  comme  on  l'a  éprouvé  dans  la  dernière  faite  il  y  a 
»  dix  ans  et  dans  la  précédante  »  ;  —  lettre  des  consuls, 
du  20  juin  1763,  demandant  à  l'Intendant  l'autorisation 
de  faire  une  entrée  solennelle  à  M.  le  comte  d*Anter- 
roches ,  maréchal  des  camps  et  armées  du  roi,  et  à  M. 
son  frère,  évêque  de  Condom,  seigneurs  en  partie  de 
cette  ville  ;  l'autorisation  est  accordée  ;  —  correspon- 
dance de  M.  Teiliard  avec  l'Intendant,  au  sujet  d'une  ré- 
clamation contre  les  administrateurs  de  l'hôpital,  1734  : 
Murât  avait  acquis  en  1694  l'office  de  receveur  des 
deniers  patrimoniaux,  moyennant  1,800  liv.de  prin- 
cipal ,  aux  gages  de  60  livres  par  an  ;  elle  céda  en  1706 
la  finance  de  cet  office  à  l'hôpital  ;  les  administrateurs 
ayant  négligé  d'en  faire  faire  la  liquidation  en  1725 , 
lorsque  les  offices  furent  supprimés,  on  prétend  qu'ils 
doivent  en  être  responsables;  —  requête  des  Récollets 
de  Saint-Gai  au  sujet  d'une  aumône  de  50  livres  que 
la  ville  refuse  de  leur  payer  ;  les  consuls  prétendent 
que  l'aumône  est  facultative  et  que  la  ville  est  hors 
d'état  de  la  payer  cette  année-là,  1741. 


371 

en  1735  par  M.  Rossignol ,  intendant,  à  1,425  liv.  12  sols 
de  recette ,  et  à  1,517  liv.  6  sols  8  den.  de  dépense  ; 
parmi  les  dépenses,  on  remarque  une  somme  de  385 1. 
15  sols,  iK)ur  partie  du  contingent  de  la  ville  de  Murai, 
aux  frais  d'obtention  des  arrêts  du  Conseil ,  qui  ont 
confirmé  les  habitants  de  Bredom  dans  le  droit  d'user 
du  sel  de  Poitou;  parmi  les  pièces  justificatives,  on  t^ 
marque  celles  qui  sont  relatives  aux  rentes  touchées 
par  les  consuls ,  pour  le  corps  des  arts  et  métiers  de  Mu- 
rat  ;  —  comptes  des  consuls  de  1719 ,  arrêté  en  1735 
par  l'Intendant  à  767  liv.  11  sols  de  recette,  et  à  259  lir. 
3  sols  6  den.  de  dépense  ;  autre  compte  pour  la  même 
année ,  arrêté  en  1735  à  813  liv.  de  recette  et  à  846  liv. 
10  sols  de  dépense. 


C.  2482.  (Liasse.)  —  42  p.,  papier,  dont  4  cahiers 

de  48  feuillets. 


C.  2481.  (Liasse.)  —  46  p.,  papier,  dont  3  cahiers 

de  39  feuillets. 


tB7S-tl91^ —  Affaires  communales.—  Murât. — 
Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1671 ,  rendu 
aux  consuls  de  1675  et  aux  <  conseillers  du  corps 
»  consulaire  de  lad.  ville»,  arrêté  à  1,400  liv.  19  sols 
•de  recette  et  à  la  dépense  de  1,336  liv.  6  sols  2  den.; 
la  recette  comprend  1,300  liv.  provenant  de  la  ferme 
des  droits  d'entrée,  sortie,  poids,  courtage  et  emballage 
appartenant  à  la  ville;  70  livres  provenant  de  la  pré- 
bende préceptoriale  ;  3  liv.  de  rente  due  par  le  village 
de  Chazelles;  20  liv.  du  droit  de  nouvelle  entrée  au  con- 
sulat de  deux  consuls  ;  parmi  les  dépenses,  on  remarque  : 
5  s.  au  sacristain  pour  avoir  porté  le  missel  et  la  croix 
le  premier  jour  de  Tannée ,  pour  faire  prêter  serment 
aux  comptables;  80  liv.  à  Jacques  Daucon  et  Jean  Del- 
mas,  régents  de  l'école;  3  liv.  pour  le  vin  donné  à  M. 
rintendant,  passant  en  cette  ville  le  13  octobre  ;  31  liv. 
10  sols  pour  réparations  &ites  à  la  maison  de  ville  où 
se  tient  Técole  ;  débats  du  compte  de  1709  ;  —  comptes 
de  Tannée  1717,  apurés  en  1735  ;  blâmes  et  débats  des- 
dits comptes;  —  compte  des  consuls  de  1718,  arrêté 


f  790-1 7S7.  —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1720  à  1729, 
arrêtés  par  l'Intendant  en  1735  ;  —  comptes  de  1720  ; 
le  compte  est  scindé  en  deux,  dans  le  premier  la  recette 
est  de  803  liv.  et  la  dépense  de  756  liv.  10  sols,  dans 
le  second  la  recette  est  de  500  livres  et  la  dépense  de 
606  liv.  18  sols  6  den.;  —  parmi  les  dépenses  de  1722, 
on  remarque  :  80  livres  à  M.  Lambert-Roussille,  prêtre 
et  précepteur  de  la  ville  ;  42  liv.  pour  la  dépense  faite 
par  TIntendant,  lors  de  son  passage  à  Murât,  allant 
à  Montauban;  plusieurs  sommes  dépensées  pour  une 
compagnie  du  régiment  de  Normandie  -  Infanterie 
en  quartier  dans  cette  ville  ;  dépenses  pour  Tentrée 
de  M.  de  Lignerat,  lieutenant  du  haut  Auvergne; 
— parmi  les  dépenses  de  1723,  on  remarque  celles  fkites 
à  l'occasion  de  Tentrée  de  M.  le  comte  d'Anterroches, 
gouverneur  de  ladite  ville  ;  —  compte  de  1729 ,  arrêté 
à  1,598  liv.  1  sol  7  den.  de  recette  et  à  1,233  liv. 
1  sol  5  deniers  de  dépense. 


C.  2483.  (Liasse.)  —  73  p.,  papier,  dont  1  cahier 

de  11  feuillets. 


17S0-1745.  —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls,  de  1730  à  1741, 
arrêtés  par  TIntendant  de  1735  à  1745  ;  blâmes  et  dé- 
bats desdits  comptes;  —  compte  de  1730,  arrêté  à 
1,226  liv.  10  sols  de  recette  et  à  992  liv.  6  sols 
de  dépense  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1732,  on  remarque 
une  somme  de  6  liv.  10  sols  pour  rétablir  le  mur  de 
la  ville  qui  menace  ruine  sur  le  couvert  de  la  chapelle 


b_ 


372  ARCHIVES  DU 

du  Saint-Sépulcre  ;  77  liv.  payées  aux  sieurs  Roussilhe 
et  Chabrier,  précepteurs  de  ladite  Tille ,  et  24  liv.  8  sols 
au  s'  Foydon ,  maître  à  écrire  ;  —  en  1734,  une  somme 
de  50  livres  pour  la  taille  aux  quatre  cas ,  due  à  M. 
de  Sieujeac  à  l'occasion  du  mariage  ^e  sa  fille  avec 
le  marquis  d'Ëscars  ;  —  compte  de  1739,  arrêté  en  1740 
à  1,152  liv.  9  sols  de  recette  et  à  938  liv.  8  sols  1  den. 
de  dépense  ;  —  pièces  justificatives  du  compte  de  1741. 


PUY-DE-DOME. 

les  pièces  Justificatives  de  1750,  on  remarque  un  devis 
des  travaux  à  faire  au  clocher,  à  la  cloche  de  ville  et 
à  l'horloge;  —  compte  de  1751,  arrêté  en  1754  à 
1,731  liv.  10  sols  de  recette  et  à  1,558  liv.  3  sols 
de  dépense. 


G.  2484.  (Liasse.)  —  176  p.,  papier;  (12  impr  )  ;  IS  cachets. 

tlM-tlM. — ;  Affaires  communales. —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls,  de  1742  à  1747, 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1745  à  1750  ;  blâmes  et  dé- 
bats et  pièces  justificatives  desd.  comptes;  —  en  1742, 
les  revenus  se  composent  de  910  livres  provenant  de 
l'acense  des  patrimoniaux  ;  les  dépenses  comprennent 
207  livres  aux  Récollets  de  Saint-Gai ,  pour  les  prédi- 
cations  faites  par  eux  dans  la  ville  ;  6  liv.  15  sols  payés 
au  s'  Aguttes,  prêtre  et  mattre  de  musique;  99  liv. 
2  sols  6  den.  aux  précepteurs;  21  livres  au  valet 
de  ville;  26  liv.  5  sols  à  l'horloger  ;  10  livres  pour  ré- 
parations à  rhorioge;  40  livres  au  messager;  22  liv. 
10  sols  pour  les  messes  votives;  12  livres  pour  le  loyer 
de  la  boutique  où  se  tient  le  poids  de  ville  ;  6  liv.  au  se- 
crétaire de  la  ville;  3  liv.  19  sols  pour  les  impositions 
du  messager;  50  liv.  pour  la  réparation  du  canal  appelé 
le  Boitai  ;  40  livres  pour  rente  due  à  Thôpital;  40  livres 
pour  rente  due  aux  religieuses  de  Murât;  60  livres  pour 
rente  due  aux  religieuses  de  Chaudesaigues  ;  18  liv. 
15  sols  pour  les  flambeaux  portés  aux  processions; 
25  livres  pour  les  cierges  fournis  à  Tenterrement  du 
oomte  d*Anterroches  ;  2  livres  au  sonneur  de  cloches  : 
90  livres  pour  dépense  faite  à  l'arrivée  de  llntendant; 
100  liv.  d'indemnité  aux  consuls  pour  leurs  peines 
et  débours;  8  livres  pour  la  façon  du  compte;  —  parmi 
les  pièces  justificatives  du  compte  de  1745,  on  remarque 
les  mandements  de  l'évêque  de  Saint-Flour  et  les  lettres 
circulaires  du  vicomte  de  Beaune,  au  sujet  des  Te  Deum 
chantés  par  ordre  du  roi  ;  ^  en  1746 ,  quittances  de 
François  Mauriès,  acolyte,  maître  latiniste ,  80  livres; 
de  Yiguier,  maître  écrivain,  40  livres. 


G.  24815.  (Liasse.) —  183  p.,  papier;  2  cachets. 

f  74§-f  71^4.  —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1748  à  1752, 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1750  à  1754  ;  blâmes  et  dé- 
bats et  pièces  justificatives  desdits  comptes; —  parmi 


G.  2486.  (liasse.)—  162  p.^  papier,  dont  1  cah.  de  29  feuillets; 

2  cachets. 

175S-f  7C1.  ■—  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls ,  de  1753  à  1759, 
arrètéa  par  llntendant ,  de  1759  à  1700  ;  pièces  justi- 
ficatives et  blâmes  et  débats  desdits  comptes  ;  —  parmi 
les  pièces  justificatives  de  1753,  on  remarque  le 
dossier  d'une  procédure  contre  le  prieur  de  Bredom, 
au  sujet  des  cotes  d'impositions  mises  sur  les  fermiers 
dudit  prieuré  ;  le  dossier  d'une  procédure  contre  Louis- 
Auguste  de  Saint- Yon ,  receveur  du  grenier  à  sel  de 
la  même  ville ,  au  sujet  du  privil^  de  noblesse  pré- 
tendu par  ledit  de  Saint- Yon. 


G.  2487.  (Liasse.)—  134  p.,  papier,  partie  en  mauvais  état. 

1761-1771. —  Affaires  communales.  —  Murât. — 
Comptabilité.  —  Comptes  -et  pièces  justificatives  des 
comptes  des  consuls  de  1761  à  1703,  arrêtés  par  Tln- 
tendant  de  1762  à  1764  ;  —  compte  de  1763 ,  arrêté 
à  1,840  livres  de  recette  et  à  1,541  liv.  19  sols  3  den. 
de  dépense  ;  —  quelques  pièces  relatives  à  la  comptabilité 
de  1764  à  1771. 


C.  2488.  (Liasse,)  —  97  pièces,  papier  ;  5  cachets. 

1671-1 74S.  —  Affaires  communales.  —  Murât. 
—  Comptabilité,  reliquats.  —  Ordonnance  de  M.  Le 
Camus ,  du  3  juin  1671 ,  enjoignant  aux  consuls  qui 
ont  été  en  chaîne  depuis  1640  de  rapporter  les  comp- 
tes de  leur  gestion,  et  fixant  les  dépenses  ordinaires 
de  la  ville  de  Murât;  —  ordonnances  de  MM.  Tru- 
daine  et  Rossignol,  de  1732  à  1745,  pour  la  reddition 
des  comptes  des  consuls  de  1717  à  1743;  —  corres- 
pondance de  M.  Teillard  et  du  s'  Chaumeil,  receveur 
des  reliquats;  —  pièces  justificatives  des  comptes  du 
s""  Chaumeil  ;  on  remarque  le  devis  de  la  construction 
d'une  caserne  et  du  rétablissement  de  la  fontaine  ap- 
pelée Pont  Noël,  1736. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


373 


G.  2489.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  234  pièces,  papier, 
dont  2  cahiers  de  37  feuillets. 

1745-1775.  —  Affaires  communales.  —  Murât. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  justificatives 
des  comptes  de  Denis  Oazard,  notaire  royal,  receveur 
des  patrimoniaux  et  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls  de  la  ville  de  Murât;  —  correspondance  dci 
MM.  Danty,  Teillard,  Chaumeil  et  Gazard  avec  l'In- 
tendant; —  parmi  les  pièces  justificatives  du  deuxième 
compte  du  s' Gazard,  on  remarque  les  rôles  d'imposi- 
tion du  don  gratuit  pour  I76I  et  1762  ;  les  quittances 
du  s'  Crosmarie,  maître  d'écriture  en  1772-1773;  du 
8F  Brunel,  second  r^ent  en  1771. 


C.  2490.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  77  pièces,  papier, 
dont  1  cahier  de  16  feuillets. 

17S5-1786.  —  Affaires  communales.  —  Murat- 
le-Quaire  -  Murols.  —  Murat-le-Quaire  :  défrichements 
de  communaux  dans  les  villages  de  Fenestre  et  Fohet, 
1745  ;  —  lettre  de  M.  Ribeyre  au  sujet  des  réparations 
à  Élire  à  relise  et  au  presbytère  de  Murat-le-Quaire, 
1749;  —  réparations  au  presbytère  :  ordonnance  de 
l'intendant;  correspondance  de  M.  Ribeyre;  arrêt  du 
Conseil  d'État  ;  rôle  de  répartition  de  la  dépense,  1762- 
1764;  —  réparations  et  agrandissement  de  Féglise  : 
délibérations,  1766,  1767;  requêtes  à  l'Intendant;  cor- 
respondance de  M.  de  Mallessaigne ,  subdél^ué  à  Bort» 
1768;  lettre  de  M"**  de  La  Roche- Aymon;  arrêt  du 
Conseil^  du  6  déc.  1768 ,  autorisant  les  travaux  et  or- 
donnant rimposition  de  la  dépense;  rôles  d'imposition 
en  1769  et  1770  ;  —  projet  de  réparation  des  chemins, 
1769.  —  Murols  :  lettres  de  M.  Godivel,  1735-1739,  au 
sujet  des  réparations  à  faire  à  la  nef  de  Téglise;  — 
imposition  des  frais  du  procès  soutenu  contre  le  s^  Cha- 
nonat,  1786;  —  quittance  du  curé  pour  le  loyer  du 
presbytère,  1731. 


C.  2491.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.  ;  7S  pièces^  pap.,  i  plan. 

17S^17M.  —  Affaires  communales.  —  Namhac — 
Méronde.  —  Namhac  :  défrichements  dans  les  commu- 
naux, 1747-1752.  —  Naucelles  :  lettre  de  M.  Sadourny 
au  sujet  d'une  réparation  au  couvert  de  l'église,  1732; 
—  projet  d'achat  de  deux  cloches  et  de  la  refonte  d'une 
cloche  ancienne  qui  est  brisée,  1768.  -^  Nébouzat  : 


nomination  d'un  syndic  pour  assister  au  nom  de  la 
communauté  au  renouvellement  du  terrier  de  la  sei«- 
gneurie  de  Nébouzat,  1786  ;  —  nomination  d'un  syndic 
par  les  habitants  du  village  des  Algues ,  paroisse  de 
Nébouzat,  contre  le  propriétaire  du  domaine  de  Par- 
dines  au  s(\|et  de  la  propriété  d'un  communal,  1765- 
1786;  —  requête  <^s  habitants  de  Recolène  demandant 
l'autorisation  d'intervenir  dans  une  contestation  entre 
le  marquis  de  Broglie  et  M.  de  Reynaud  de  Montlosier 
au  sujet  de  la  propriété  du  tènement  de  Montjughat- 
Lamoy;  ils  font  valoir  pour  justifier  leur  intervention 
«  que,  par  acte  du  2  janvier  1682,  M.  le  marquis  de 
»  Brbglio  leur  a  concédé  les  tènement,  fraux,  comrau- 
»  naux  de  Montjugheat-Lamoy,  moyennant  une  per- 
»  cière  seigneurialle  à  la  dixième  gerbe  »  ;  l'Intendant 
donne  l'autorisation,  1786;  —  réparations  de  l'église  : 
adjudication  des  travaux  au  prix  de  1,225  liv.  ;  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  28  oct.  1755,  ordonnant  l'im- 
position de  ladite  somme  en  trois  années;  rôles  de 
répartition  ;  procès -verbal  de  réception  en  1757  ;  — 
réparations  du  clocher  :  délibérations,  requêtes,  ordon- 
nances de  l'Intendant  ;  procès-verbal  de  visite  :  le  clo- 
cher étant  construit  sur  un  arc  doubleau  qui  sépare 
le  chœur  de  la  nef,  une  m^oitié  de  la  dépense  dDit  être 
à  la  charge  des  gros  décimateurs,  qui  sont  les  religieux 
de  Saint- Alyre;  lettre  à  ce  sujet  de  Dom  Bompart, 
prieur  ;  devis,  plan  et  élévation  du  nouveau  clocher  par 
Gilbert  Fournier,  architecte  à  Clermont;  adjudication 
des  travaux  ;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  20  mars  1770, 
ordonnant  l'imposition  sur  la  paroisse  de  la  somme 
de  630  liv.,  ensemble  les  8  den.  pour  livre  d'icelle; 
rôles  de  répartition.  —  Néronde  :  réparations  au 
presbytère,  1735-1768. 


C.  2492.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  46  pièces,  papier. 

1745-17S9.  —  Affaires  communales.  —  Neschers. 

—  Délibération,  du  10  juin  1773,  portant  nomination 
de  gardes  des  récoltes,  conformément  à  l'arrêt  du 
Conseil  supérieur  de  Clermont,  du  1*'  septembre  1772  ; 

—  analyse  d'une  délibération,  du  23  déc.  1787,  par 
laquelle  les  habitants  nomment  le  s' Desgranges  rece- 
veur des  patrimoniaux  et  lui  donnent  pouvoir  de  &ire 
rendre  compte  à  l'ancien  receveur,  d'intervenir  dans' 
tous  procès  relatifs  aux  usurpations  de  chemins ,  aux 
droits  de  banalité  et  autres  droits  seigneuriaux,  de 
faire  le  compte  des  sommes  dues  au  fontainier,  enfin 
de  faire  vérifier  les  titres  des  archives;  requête  de 
M.  et  M"*  de  Vernières,  protestant  contre  les  pouvoirs 
trop  étendus  et  mal  définis  que  les  habitants  de  Nés- 


374 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


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chers  prétendent  attribuer  au  receveur  nommé  par 
eux  ;  rintendant  homologue  la  délibération  seulement 
en  ce  qui  concerne  la  nomination  du  s'  Desgranges; 
les  comptes  de  l'ancien  receveur  seront  rendus  <  par 
»  devant  l'Intendant  en  la  manière  ocdinaire  »;  enfin 
les  archives  ne  pourront  être  vérifiées  qu'en  présejice 
du  syndic  et  de  deux  autres  membres  de  la  municipa- 
lité; —  contestation  entre  les  fermiers  du  droit  de 
courtage  et  le  syndic  de  la  paroisse ,  1781-1788  ;  — 
contestation  entre  les  habitants  de  Neschers  et  les 
marchands  forains  au  sujet  d'un  droit  de  courtage  sur 
les  vins  sortant  dudit  village  €  et  qui  consiste  en  5  sols 
»  par  char  ou  charette,  3  sols  par  charge  de  cheval 
»  et  4  sols  par  poinçon  parisien  »  ;  un  arrêt  de  la  Cour 
des  Aides  de  Clermont,  du  13  mai  1789,  fait  défense 
de  percevoir  aucuns  droits  de  courtage  dans  son  res- 
sort; lettres  à  ce  sujet  de  M.  de  La  Miliière,  demandant 
à  rintendant  un  état  des  paroisses  qui  jouissent  de  ce 
droit,  de  courtage  dans  la  province  d'Auvergne,  en 
distinguant  «  les  communautés  qui  n'ont  que  Tusage 
>  et  celles  qui  ont  des  arrêts  ou  lettres  patentes  en 
»  leur  faveur  »  ;  —  contestation  entre  les  habitants  de 
Neschers  et  ceux  de  Chadeleuf  an  sujet  des  pacages  ; 
—  analyse  d'une  délibération  relative  au  presbytère, 
1778;  —  réparations  de  la  fontaine,  1746-1754;  — 
réparations  et  entretien  de  l'horloge,  1754;  —  délibé- 
ration relative  aux  réparations  des  chemins,  1771. 


G.  ^93.  (Liasse.)  —  119  pièces,  papier;  1  cachet. 

1750-1790.  —  Affaires  communales.  —  Neschers. 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Antoine  Ar- 
naud, receveur  des  patrimoniaux  de  Neschers,  pour 
les  années  1750  à  1753,  arrêté  par  M.  de  La  Michodière 
en  1754  à  776  liv.  de  recette  et  à  333  liv.  14  s.  6  den. 
de  dépense;  pièces  justificatives  ;  —  compte  rendu  par 
le  même  des  années  1754  à  1755  ;  parmi  les  dépenses 
on  remarque  une  somme  de  215  liv.  payée  au  s'  Cha- 
per  pour  les  réparations  de  la  fontaine;  plusieurs 
sommes  dépensées  pour  l'établissement  de  l'horloge; 
pièces  justificatives  ;  —  compte  rendu  par  les  héritiers 
d'Antoine  Arnaud  de  la  gestion  de  ce  dernier  pendant 
les  années  1756  à  1759  ;  parmi  les  dépenses  on  remar- 
que une  somme  de  200  liv.  payée  en  à-compte  au 
nommé  Rougier,  horloger,  sur  le  .prix  fait  de  l'horloge; 
12  liv.  par  an  dues  à  M^  de  Caldaguès,  seigneur 
dudit  lieu,  pour  la  taille  abonnée  ;  —  ordonnance  de 
rintendant,  du  10  janvier  1760,  commettant  Antoine 
Cothon ,  lieutenant  de  la  justice  de  Neschers ,  pour 
exercer  les  fonctions  de  receveur  des  patrimoniaux  ; 


—  compte  rendu  par  Antoine  Cothon  pour  les  années 
1760  à  1762  ;  —  compte  rendu  par  le  même  pour  les 
années  1763  à  1768,  arrêté  par  M.  de  Chazerat,  en 
1772,  à  1,273  liv.  16  s.  6  den.  de  recette  et  à  1,152  liv- 
13  sols  de  dépense  ou  reprise  ;  —  pièces  justificatives 
des  comptes  du  s'  Cothon  ;  —  nomination  du  s'  Ribbes, 
receveur  des  patrimoniaux,  confirmée  par  rintendant». 
1772;  —  compte  rendu  par  Jean -Baptiste  Ribbes, 
lieutenant  au  bailliage  de  Neschers  et  receveur  des 
patrimoniaux,  de  sa  gestion  pendant  les  années  1771, 
à  1778  ;  pièces  justificatives. 


G.  2494.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parcb.;  20  pièces,  papier. 

17S7-17SS.  —  Affahies  communales.  —  Neuvé- 
glîse  —  Noalhat.  —  Neuvéglise  :  pièces  relatives  aux 
frais  du  procès  soutenu  au  bailliage  de  Saint-Flour 
contre  les  habitants  de  Neuvéglise  par  le  chapitre 
cathédral  de  Saint-Flour.  —  Noalhat  :  lettres  de  M.  de 
Merville,  subdélégué  à  Thiers,  1737-1750,  au  sujet  des 
réparations  du  presbytère  de  Noalhat. 


C.  2495.  (Liasse.)  —  2  pièces^  parch.;  78  pièces,  papier  (4  impr.); 

1  cachet. 

168S-1788.  —  Affaires  communales.  —  Noha- 
nent.  —  Ordonnance  de  M.  de  Berulle,  intendant,  du 
8  sept.  1685,  enjoignant  aux  consuls  des  villes  où  il  y 
a  des  revenus  patrimoniaux  ou  communaux  affermés 
d'envoyer  à  l'Intendant  une  copie  des  baux  à  ferme  ; 
certificat  de  publication  par  Girard,  curé  de  Nohanent; 
—  procès- verbaux  d'adjudication  des  regains  de  1727 
à  1732  ;  —  refonte  d'une  cloche  par  le  s'  Seurot ,  fon- 
deur ;  les  habitants  de  Létang  et  de  La  Mouteyre»  com- 
pris dans  le  rôle  d'imposition ,  protestent  ;  l'Intendant 
les  déboute  de  leur  opposition ,  1742-1744  ;  —  répa- 
rations de  l'église  et  du  clocher  :  requêtes  de  Joseph 
Rochette ,  curé  ;  devis  et  adjudication  des  travaux 
au  prix  de  800  liv.  en  1736;  —  nouvelles  réparations 
de  l'église  et  du  clocher  :  délibération  et  requête  des 
habitants ,  1781  ;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  subdélé- 
gué; nouvelles  requêtes  des  habitants,  1785;  ordon- 
nances de  l'Intendant  et  correspondance  ;  devis  dressé 
par  Antoine  Deval,  architecte  à  Clermont;  procès- 
verbal  d'adjudication ,  le  V  juin  1786 ,  au  prix  de 
2,900  liv.  ;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  20  juin  1786, 
approuvant  l'adjudication  et  ordonnant  Timposition  de 
la  somme  de  717  liv.  9  sols  9  den.,  ensemble  les  6  den. 
pour  livre,  en  deux  années,  sur  la  collecte  de  Nohanent 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


375 


et  sur  celle  de  Létang  et  villages  ;  rôles  d'imposition  ; 
—  requête  de  Jean-Paul  Chardon,  conseiller  en  la  Cour 
des  Aides  de  Clermont,  seigneur  de  Nohanent;  Jean 
Girard-Blau,  écuyer,  seigneur  de  Létang,  et  d'Antoine 
Barbât,  curé  de  Nohanent,  tous  codécimateurs  de  la 
paroisse,  protestant  contre  la  part  qui  leur  a  été  attri- 
buée à  ce  titre  dans  la  dépense  ;  ordonnance  de  l'In- 
tendant sur  ladite  requête,  du  5  sept.  1786,  ordonnant 
que,  nonobstant  Topposition  des  codécimateurs,  l'arrêt 
du  Conseil  sera  exécuté  selon  sa  forme  et  teneur  ;  — 
requêtes  des  entrepreneurs,  1788;  —  note  relative 
aux  réparations  du  presbytère,  1752. 


G.  2496.  (Liasse.)  —  86  pièces^  papier. 

f  7M-17S9.  —  Affaires  coiifMUNALEs.  —  Noha- 
nent. —  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comp- 
tes des  consuls  de  1720  à  1739;  dossiers  très  incomplets; 
les  comptes  manquent ,  sauf  pour  les  années  1733  et 
1735  ;  les  comptes  de  ces  deux  années  ne  sont  d'ailleurs 
ni  certifiés  par  les  comptables  ni  clos  et  arrêtés. 


G.  2497.  (Liasse.)  —  119  pièces,  papier. 

17411-1 7 71.  —  Affaires  communales.  —  Noha- 
nent. —  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comp- 
tes des  consuls,  de  1740  à  1760;  les  comptes  manquent; 

—  compte  des  consuls  de  1761,  arrêté  en  1763  par 
M.  de  Ballainvllliers  à  88  liv.  12  sols  de  recette  et  à 
72  liv.  12  sols  de  dépense  ;  —  comptes  des  consuls  de 
1762  à  1765,  et  pièces  justificatives  desdits  comptes  ; 

—  compte  des  consuls  de  1768,  arrêté  dh  1771  par 
M.  de  Chazerat  à  172  liv.  6  s.  de  dépense  et  à  153  liv. 
de  recette  ;  pièces  justificatives  dudit  compte. 


G.  2498.  (Liasse.)  —  1  pièce^  parch.;  131  pièces,  papier. 

17S9-177S. —  Affaires  communales.  —  Nohanent 
—  Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  François  Jeudy, 
receveur  des  reliquats  des  comptes  des  consuls;  — 
pièces  justificatives  desdits  comptes;  —  correspon- 
dance; —  ordonnances  des  Intendants. 


G.  2499.  [Liasse.)  —  32  pièces^  papier. 

1M7-17M.  —  Affaires  communales.  —  Nonette 
—  Notre-Damerde-Monts.  —  Nonette  :  quittance  de 
Tannée  1657  ;.  —  certificats  des  consuls,  1688  et  1692^ 


attestant  qu'il  n*y  a  dans  la  dite  paroisse  aucuns 
deniers  d'octrois.  —  Notre-Dame-de-Monts  :  répara- 
tions au  presbytère  ;  requêtes  du  s'  Roussel,  curé  ;  — 
délibérations,  correspondance  de  M.  Teyras  de  Grand- 
val,  subdélègué  à  Saint-Amant,  1774-1776;  rôles 
d'imposition  de  la  dépense;  analyse  des  pièces  rela- 
tives à  cette  affaire,  1766-1780. 


C.  2800.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  47  pièces,  papier, 

dont  3  cahiers  de  38  feuillets. 

17Sl-17St.  —  Affaires  communales.  —  Nova- 
celles  —  NozeyroUes.  —  Novacelles  :  requête  du  s' 
Malfériol,  1782,  demandant  à  être  déchargé  du  syndicat 
attendu  qu'il  est  consul  en  exercice  ;  —  défrichements 
dans  le  communal  de  Lachon,  dépendant  du  village 
de  La  Bâtisse  :  —  requête  du  curé  de  Novacelles,  de- 
mandant des  réparations  à  son  presbytère,  1731  ;  — 
rétablissement  du  presbytère ,  1769-1773  :  correspon- 
dance, délibérations,  arrêt  du  Conseil  d'État;  le 
curé  s'engage,  moyennant  une  somme  de  550  liv.»  à 
faire  faire  les  réparation^  nécessaires  ;  rôles  de  répar- 
tition de  la  dépense.  —  NozeyroUes  :  lettre  de  M.  Ro- 
chette,  1731,  au  sujet  d'un  procès  entre  la  communauté 
de  NozeyroUes  et  le  s'  de  Rochemeure  au  sujet  du  pri- 
vilège de  noblesse  prétendu  par  ce  dernier  ;  —  répara- 
tions de  l'église;  correspondance;  arrêt  du  Conseil 
d'État  du  16  sept.  1755  ;  rôle,  de  répartition  de  la 
somme  de  490  liv.,  les  cotes  des  taillables  varient  de 
2  s.  3  den.  à  25  liv.,  les  exempts  et  privilégiés  sont 
M.  de  Rochemeure,  écuyer,  imposé  à  20  liv.  ;  Louis 
Doyde,  écuyer,  s'  de  Salettes  et  Louis  de  Verny, 
écuyer,  s'  de  La  Talière,  son  donataire,  à  20  liv.  ; 
M.  Durand  Daude,  prieur  curé  de  NozeyroUes,  à  28  liv. 


C.  2501.  (Liasse.)  —  60  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

166S-1786.  •—  Affaires  communales.  —  Olby  — 
Orbeil.  —  Olby:  défrichements  dans  le  village  de  La 
Gardette,  de  la  paroisse  d'Olby  :  les  habitants  disent 
que  le  tènement  de  la  Coste  de  l'Étang,  qu'ils  ont  dé- 
friché, n'a  jamais  été  communal,  et  produisent  à  l'ap- 
pui de  leur  assertion  un  extrait  du  terrier  de  la  Char- 
treuse de  l'année  1605  ;  M.  Ribeyre,  subdélégué,  fait 
remarquer  que  la  reconnaissance  en  question  englobe 
tout  le  village  et  par  conséquent  les  communaux,  s'il 
s'en  trouvait  ;  tout  indique  d*ailleurs  que  le  terrain  en 
question  est  communal;  l'Intendant  condamne  les 
usurpateurs  à  se  désister,  1742-1743;  —  ordonnance 


376 


ARCHIVES  DU 


de  rintendant,  du  22  mai  1754,  contre  des  particuliers 
qui  ont  foit  des  défrichements  dans  les  communaux 
d'Olby  ;  —  lettre  de  M.  Urion,  1733,  au  sujet  des  répa- 
rations à  faire  à  l'église  et  au  clocher  d'Olby;  —  nomi- 
nation de  consuls  en  1670  et  1671  ;  —  contestation 
entre  les  consuls  d'Olby  et  noble  Jean  Boette,  général 
conseiller  du  roi  en  la  Cour  des  Aides  de  Clermont- 
Ferrand,  au  sujet  du  paiement  d'une  somme  que  doit 
ledit  Boette  pour  arrérages  de  la  taille  de  ses  fermiers; 
délibérations,  transaction,  1668-1669  ;— délibération, 
du  20  mai  1670,  au  sujet  d'une  somme  due  par  la 
communauté  aux  héritiers  Pradettes.  —  Olliergues  : 
lettre  de  rintendant  à  M.  de  la  Salle,  1731,  au  sujet 
du  pacage  dans  les  communaux  ;  —  requête  du  s'  Fran- 
çois du  Rohanys,  avocat  en  Parlement,  de  la  ville  de 
Thiers,  au  sujet  d'une  somme  qu'il  prétend  lui  être  due 
par  la  communauté  d'OUiergues,  1674;. —  quittance 
pour  le  loyer  du  presbytère.  —  Olloix,  contestation  au 
sujet  des  regains  :  le  s'  Mage,  prêtre,  propriétaire  d'un 
pré,  prétend  s'en  réserver  les  secondes  herbes,  con- 
trairement à  l'usage  où  sont  les  habitants  d'OUoix 
de  faire  garder  la  seconde  herbe  de  leurs  prés  et  de  par- 
tager entre  eux  les  regains  ;  sur  le  vu  d'une  consul- 
tation d'avocat  et  l'avis  de  sorf  subdélégué,  l'Intendant 
autorise  les  habitants  à  ester  en  justice  contre  ledit 
s'  Mage,  attendu  que  les  habitants  sont  dans  leur  droit, 
puisque  le  droit  de  parcours  est  expressément  autorisé 
par  la  coutume  d'Auvergne,  oct.-déc.  1785;  —  analyse 
d'une  délibération  par  laquelle  il  est  décidé  que  les 
propriétaires  pourront  disposer  en  maîtres,  à  l'avenir, 
du  regain  comme  du  foin  de  leurs  prés  ;  on  décide 
aussi  de  poursuivre  les  usurpateurs  des  communaux 
et  les  forains  ou  autres,  qui  introduiront  dans  la  pa- 
roisse des  bestiaux  qu'ils  ne  pourront  hiverner  ;  avis 
du  subdélégué  :  les  habitants  ne  peuvent  d'eux-mêmes 
se  faire  une  loi  particulière  dérogeant  à  la  loi  générale, 
il  leur  faut  se  pourvoir  au  conseil,  1785.  —  Olmet  : 
requêtes  de  syndics  demandant  à  être  déchargés  de 
leurs  fonctions,  1773-1786  ;  —  requête  des  syndics  des 
quartiers  de  La  Marilie  et  Lagoute,  demandant  à  être 
remboursés  de  leurs  avances,  1785  ;  —  quelques  pièces 
comptables,  1741-1769.  —  Opme  :  nomination  d'un  syn- 
dic, 1782,  à  Teffet  de  faire  rendre  compte  aux  mar- 
guilliers.  —  Oradbur  :  plaintes  de  M,  Luillier,  con- 
seiller du  roi,  contrôleur  du  bureau  général  du  tabac 
à  Saint-Flour,  et  seigneur  du  village  de  Roueyre,  au 
sujet  de  défrichements  opérés  par  les  habitants  dudit 
village,  1734-1736;  —  contestation  entre  les  habitants 
du  village  de  Roueyre  et  le  s'  Luillier  au  sujet  de 
l'assignation  donnée  auxdits  habitants  pour  demander 
au  nom  dudit  seigneur  un  règlement  de  la  mesure 


PUY-DE-DOME. 

employée  pour  le  paiement  des  cens  :  M.  Luillier  S9 
plaint  que  ses  emphytéotes  ont  deux  mesures  :  Tune 
conforme  à  celle  de  la  ville  de  Saint- Flour  et  dont 
ils  se  servent  dans  leur  commerce,  l'autre  plus  petite 
«  dont  ils  se  servent  pour  tromper  leur  seigneur  dans 
le  })aiement  de  leurs  cens  »,  ils  ont  même  eu  la 
malice  de  faire  marquer  cette  mesure  par  le  pro- 
cureur d'office  de  Rochegonde  en  lui  présentant  une 
ancienne  mesure  usée  qui  était  aussi  de  leur  inven- 
tion ;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Tassy  de  Montluc,  1733. 
—  Orbeil  :  nomination  d'un  syndic  à  l'effet  de  s'opposer 
à  la  destruction  de  l'ancien  chemin  appelé  d'Orbeil, 
1781. 


C.  2502.  (Liasse.)  —  66  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

1766-1777.  —  Affaires  communales.  —  Orcet. 
Personnel  municipal.  —  Délibération  du  corps  muni- 
cipal, le  5  mai  1766,  composé  de  Jacques  Bergier, 
premier  échevin,  Joseph  Couthon,  second  échevin, 
Guillaume  Jallat  et  Mary  Froment,  conseillers,  An- 
toine Hebrard,  Jean  Cournol  Moneyroux,  François 
Giry,  notables;  on  expose  que  malgré  la  formation 
du  corps  municipal  en  novembre  1765,  le  s'  Phelip, 
ancien  receveur  des  patrimoniaux,  continue  ses  fonc- 
tions au  grand  détriment  de  la  communauté  ;  on  décide 
d'adresser  requête  à  la  Sénéchaussée  ;  —  copie  de  lettre 
du  Contrôleur  général,  du  10  décembre  1766,  infor- 
mant le  procureur  d'office  de  la  justice  d'Orcet  que  la 
déclaration  du  roi  du  15  juin  ne  s'applique  pas  au  bourg 
d'Orcet,  puisque  le  corps  municipal  était  en  exercice 
longtemps  auparavant  ;  —  délibérations  du  corps  mu- 
nicipal, des  29  et  30  décembre  1766,  portant  nomi- 
nation de  notables  et  d'un  secrétaire,  pour  remplacer 
le  s*"  Vissaguet  ;  François  Bergier,  prieur  et  comrau- 
naliste  d'Orcet,  receveur  des  patrimoniaux,  est  nommé 
secrétaire,  il  prête  serment  et  déclare  qu'il  exercera 
ladite  charge  gratuitement  ;  —  délibération,  da 
1*'  janv.  1767,  au  sujet  du  procès  contre  le  s'  Phelip; 
—  sentence  de  la  Sénéchaussée  de  Riom>  du  2  avril 
1767,  confirmant  l'élection  des  officiers  municipaux 
du  bourg  d'Orcet;  notes  informes  relatives  à  Tin- 
formation  de  la  nouvelle  municipalité  d'Orcet:  projet 
de  mémoire,  analyse  de  délibérations  ;  quelques-unes 
de  ces  notes  sont  écrites  au  revers  d'une  affiche  impr. 
chez  René  Candèze  à  Riom,  annonçant  une  lecture  à 
l'Oratoire  de  Riom;.—  édit  du  roi,  novembre  1771, 
portant  établissement  de  divers  offices  dans  chacune 
des  villes  ou  communautés  du  .royaume  où  il  y  a  un 
corps  municipal  (impr.  à  Clermont  chez  L.^P.  Boutau- 


don,  in-4«,  8  pages)  ;  —  requête  adressée  à  l'Intendant 
par  €  les  roarguilllers,  manans»  habitants  et  corps 
»  commua  du  Heu  d'Orcet  »,  signée  du  s'  Bergier,  curé 
d'Orcet,  des  s"  Aragonnès  d'Orcet,  de  Vissaguet,  Labo- 
rieux, Gautier ,  Laroque ,  Brunel ,  etc. ,  demandant 
que  «  les  particuliers  qui  ont  fait  les  fonctions  de 
»  municipaux  et  receveurs  à  Orcet  depuis  1766  jusques 
»  et  compris  1772,..  seront  tenus  de  rendre  compte  à 
>  bref  délai  par  devant  l'Intendant  »  ;  les  auteurs  de 
la  requête  rappellent  que  les  revenus  patrimoniaux 
avaient  été  administrés  par  les  consuls  puis  par  un 
receveur,  jusqu'en  1765,  que  la  cabale  du  s'  Rochefort 
parvint  à  faire  nommer  un  corps  municipal  dans  le 
bourg  d'Orcet,  qui  ne  comprend  que  125  habitants  et 
n'était  pas  dans  le  cas  de  recevoir  cette  forme  d'admi- 
nistration ;  le  seigneur  baron  dudit  lieu  en  écrivit  à 
M.  de  L'Averdy,  qui  répondit  que  le  bourg  d'Orcet 
devait  continuer  à  se  régir  par  un  syndic,  les  préten- 
dus officiers  municipaux  n'en  continuèrent  pas  moins 
leurs  fonctions;  l'édit  de  novembre  1771  met  fln  à 
leurs  prétentions,  mais  il  est  important  qu'ils  rendent 
compte  afin  que, les  reliquats  de  leur  gestion  soient 
employés  à  divers  objets  importants,  qu'ils  ont  négligés, 

• 

par  exemple  aux  répaiiations -de  l'église,  des  ponts  et 
des   fours    banaux;   ordonnance  dé   l'Intendant,  du 
23  août  1772,  portant  que  la  requête  sera  commu- 
niquée au  corps  commun  dans  une  assemblée  générale 
des   habitants   d'Orcet;   —    mémoire    pour    Antoine 
Hebrard,  Guillaume  Jallat,  Mary  Fromant  et  autres 
officiers  municipaux  du  bourg  d'Orcet,  contre  Antoine 
Durand-Xavier  Aragonnès,  seigneur  en  partie  d'Orcet; 
Jean-Pierre  Brunel ,  lieutenant  de  la  justice   dudit 
seigneur;  Antoine  Trottier,  procureur  d'office;   An- 
toine Brunel,  greffier  ;  M.  Philippe  Bergier,  prêtre,  et 
autres  ;  les  auteurs  du  mémoire  protestent  contre  un 
mémoire  qu'ont  fait  imprimer  leurs  adversaires  ;  ceux- 
ci  ont  dénoncé  rinâuence  du  curé  et  du  juge  dans  la 
<X)nstitution    de  la  municipalité,  <  le  pasteur  de  la 
»  paroisse  devenu  son  premier  magistrat,  et  la  sacristie 
»  convertie  en  hôtel  de  ville  >  ;  M.  Rochefort  aurait 
été  le  principal  auteur  de  la  cabale  en  vue  de  faire 
cesser  les  poursuites  dirigées  contre  lui  pour  usur- 
pation sur  la  voie  publique  par  le  s*^  Phelip,  syndic  et 
receveur;  les  membres  de  la  municipalité  protestent 
qu'ils  n'ont  fait  aucun  arrangement  avec  le  s'  Roche- 
fort, et  qu'ils  peuvent  le  poursuivre  quand  la  com- 
munauté le  jugera  à  propos.  On  conteste  à  Orcet  le 
droit  d'avoir  pu  former  un  corps  municipal,  mais  à 
tort,  car  si  le  bourg  d'Orcet  n'est  pas  des  plus  consi- 
dérables, ses  revenus  sont  importants  et  solides;  ils 
pourraient  aller  à  3.000  liv.  si  la  prairie  qui  appar- 
PuY-DE-DÔME.  —  Série  C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  377 

tient  à  la  commune  était  convenablement  aménagée  ; 
il  est  certain  qu'on  a  été  obligé  de  nommer  des  paysans 
pour  former  le  corps  municipal,  mais  ils  adminis- 
trent mieux  que  le  s"'  Phelip  et  surtout  d'une  façon 
plus  désintéressée,  leurs  revenus  particuliers  sont 
suffisants  pour  ré[)ondre  de  leur  gestion;  les  auteur» 
du  mémoire  répondent  enân  qu'ils  ont  été  nommés 
en  vertu  des  édits  de  Sa  Majesté  et  du  consentement 
de  tous  les  habitants  sans  exception;  qu'ils  se  sont 
attachés  à  leurs  fonctions,  ainsi  que  le  prouve  la  plus- 
value  des  revenus  patrimoniaux,  et  qu'ils  ont  fait  faire 
les  réparations  nécessaires  ;  critiques  de  la  gestion  du 
s'  Phelip,  et  des  motifs  qui  ont  engagé  Philippe  Ber- 
gier et  Brunel  à  embrasser  le  parti  du  s'  Aragonnès  ; 
—  requête  de  Antoine  Hébrard,  Guillaume  Jallat  et 
Mary  Fromant  <  anciens  officiers  municipaux  du  bourg 

>  d'Orcet,  receveurs  et  régisseurs  actuels  des  denier» 
»  communs  et  patrimoniaux  dudit  bourg,  en  exécutioa 
»  de  l'article  1*"  de  l'édit  du  mois  de  novembre  1771  >, 
protestant  contre  la  délibération  prise  par  les  habitant» 
d'Orcet,  dans  l'assemblée  du  26  décembre  1772,  qui  fait 
défense  d'affermer  les  revenus  patrimoniaux  ;  par 
suite  de  cette  défense  l'adjudication  fut  donnée  à  un 
prix  plus  bas  que  les  années  précédentes;  l'assemblée 
n'ayant  pas  été  régulièrement  convoquée,  les  sup- 
pliants demandent  que  la  délibération  soit  décla- 
rée nulle  et  sans  valeur  ;  procès-verbal  dressé  par 
Joseph  Couthon,  juge  dudit  lieu,  de  ce  qui  s'est  passé 
dans  l'assemblée  du  26  déc.  1772  ;  —  ordonnance  àe 
l'Intendant,  du  15  janvier  1773,  ordonnant  <  que  dans 
»  une  assemblée  générale  des  habitants  de  la  commu- 
»  nauté  d'Orcet,  qui  sera  convoquée  pour  cet  effet  en 
»  la  manière  accoutumée  à  la  diligence  du  premier 

>  consul  en  exercice,  il  sera  proposé  deux  sujets  intel- 
»  ligens  et  solvables,  pour  remplir  la  place  de  receveur 
»  des  revenus  patrimoniaux  à  l'exclusion  des  consuls 
»  ou  de  tous  autres,  auxquels  nous  déffendons  de  s'ioi'- 
»  mîscer    dans   ladite  perception,  et  celle  de  sindic 

>  de  ladite  communauté,  pour  être  régie  à  l'avenir 

>  conformément  à  l'administration  antérieure  aux 
»  édits  de  1764  et  1765;  ....  ordonnons  pareillement 
»  que  les  nommés  Hebrard,  Jallat,  Froment  ou  tous 
»  autres,  (lui  ont  eu  l'administration  des  revenus  pa- 
»  trimoniaux  de  lad.  communauté  depuis  l'année  1762» 
»  rendront  compte  par  devant  nous  à  lad.  commu- 

>  nauté  »  ;  l'adjudication  des  patrimoniaux  sera  faite 
par  les  soins  du  s'^  Albaréde,  père  ;  —  correspondance 
de  l'Intendant  avec  le  Contrôleur  général  et  avec  le  duc 
de  La  Vrillière  au  sujet  de  l'ordonnance  ci-dessus, 
février-avril  1773  ;  M.  de  La  Vrillière  pense  que  TIq- 
tendant  a  eu  raison  de  vouloir  rétablir  l'ancien  mod^ 

48 


378  ARCHIVES  DU 

d'adtpinistration  dans  le  bourg  d'Orcet,  mais  il  a  outre- 
passé ses  pouvoirs  en  ne  demandant  pas  à  cet  effet 
un  arrêt  du  Conseil;  l'arrêt  en  question  est  rendu 
conformément  au  désir  de  l'Intendant  et  lui  est  adressé 
le  28  avril  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  25  mars 
1774,  «njoignant  à  François  Bergier  de  rendre  compte 
de  son  administration  de  1766  à  1768  dans  une  assem- 
blée générale  des  habitants  ;  —  requête  des  consuls  et 
habitants  demandant,  mars  1776,  qu'il  soit  nommé 
un  syndic  et  un  receveur  des  deniers  patrimoniaux, 
au  lieu  et  place  des  s''  Vissaguet  et  Brunel  qui  occu- 
pent ces  chargés,  attendu  que  ces  derniers  sont  sus- 
pects à  la  paroisse  comme  étant  trop  dévoués  aux 
intérêts  du  seigneur  ;  requête  adressée  à  l'Intendant 
par  Joseph  de  Vissaguet,  bourgeois  et  syndic  nommé 
par  la  délibération  du  24  janvier  1773,  homologuée 
par  l'Intendant  le  2  février  suivant  :  il  proteste  contre 
rassemblée  des  habitants  convoquée  par  le  s'  Murent, 
consul,  dans  laquelle  on  a  eu  la  témérité  de  remplacer 
le  syndic  et  le  receveur,  sans  recourir  à  l'autorité  de 
l'Intendant;  procès-verbal  de  ce  qui  s'est  passé  dans 
rassemblée  des  habitants  du  6  oct.  1776;  autres 
requêtes  adressées  à  M.  de  Chazerat  par  le  s"  Brunel, 
lieutenant  pour  le  seigneur  laïc  et  par  plusieurs 
habitants  contenant  des  protestations  analogyes  k 
celles  dus'  de  Vissaguet  ;  —  correspondance  au  sujet 
de  cette  affaire  entre  l'Intendant  et  M.  Amelot,  1777  ; 
un  ordre  du  roi  est  envoyé  pour  faire  mettre  en  prison 
le  s'  Murent. 


C.  2503.  (Liasse.)  —  19  pièces,  papier. 

1?49-1775.  —  Affaiees  communales.  —  Orcet. 
Patrimoniaux.   —  Requête  des  habitants  d'Orcet  se 
plaignant  que  les  consuls  procèdent  à  l'adjudication  des 
patrimoniaux  sans  faire  les  publications  nécessaires, 
de  sorte  que  les  revenus  en  question  sont  adjugés  à 
vil  prix  ;  l'Intendant  commet  M.  Duvernin,  subdélégué 
à  Vic-le-Comte,  pour  dresser  un  état  desdits  revenus 
et   examiner   les  réparations  qui  sont  à  faire  dans 
ladite  commune;  —  procès- verbal  de  la  contenue  et 
consistance  des  fonds  appartenant  aux  habitants  d'Or- 
cet  et  des  réparations  urgentes  à  faire  dans  ladite 
paroisse,  dressé  par  M.  Duvernin  en  1744  ;  les  fonds 
patrimoniaux  consistent  en  une   prairie  appelée  de 
La  Narse,  au  midi  d'Orcet  ;  —  procès- verbaux  d'ad- 
judication du  foin  et  du  retail  des  saules  appartenant 
k  la  paroisse  en  1742  et  1743  ;  —  ordonnances  de  Tln- 
tendant,    1745-1746,   commettant  M.  Duvernin   pour 
procéder  à  l'adjudication  des  revenus  patrimoniaux; 


PUY-DE-DOME. 

délibération  relative  à  la  conservation  des  regains  ap- 
partenant à  la  commune,  sans  date;  ^  ordonnances 
de  l'Intendant,  1752-1754,  relatives  aux  adjudications 
desdits  regains;  —  analyse  d'une  délibération  relative 
aux  contestations  élevées  entre  le  s""  de  Dianne  et 
la  commune  au  sujet  des  limites  des  communaux  ; 
avis  de  M.  Bonnel,  subdélégué,  1775. 


C.  2Î504.  (Liasse.)  —  22  p.,  papier. 

179S-1179.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Travaux  communaux.  —  Réparations  à  l'église  d'Or- 
cet,  reconstruction  de  la  voûte  :  délibération,  requête 
à  l'évêque;  accord  avec  le   prieur;  adjudication  des 
travaux  en  1727;  —devis  dressés  pir  François  Raim- 
baux,  en  1744,  des  réparations  à  faire  à  Téglise,  au 
clocher,  à  la  maison  commune  et  au  four  banal;  le 
projet  comprend  une  armoire  (à  l'église)  pour  mettre 
les  papiers  de  la  commune;  —  adjudication  des  tra- 
vaux de  l'église  et  de  la  maison  commune  au  prix  de 
500  liv.;  adjudication  des  travaux  du  four  banal  au 
prix  de  500  liv.;  —  ordonnance  de  Tlntendant,  du  2 
juillet  1754,  portant  que  le  s'  Phelip,  receveur  des  pa- 
trimoniaux, passera  un  marché  pour  les  réparations 
de  l'église,  du  four  et  de  la  maison  commune  ;  —  dé- 
libération relative  aux  réparations  à  faire  aux  vitraux 
de  l'église,  1770; —  réparations  de  l'église  et  du  clo- 
cher «  qui  menacent  ruine  »,  1772-1775  ;  —  analyse 
de  pièces  relatives  à  diverses  réparations,  1779-1780  ; 
—  délibération,  du  7  mai  1754,  au  sujet  d'un  projet 
d'arpentage  de  la  commune  auquel  les  habitants  dé- 
clarent renoncer;  ils  demandent  à  l'Intendant  d'em- 
ployer les  fonds  qui  avaient  été  destinés  à  cet  usage 
à  la  construction   d'une  fontaine;  ils  demanderaient 
aux  habitants  de  La  Roche  d'Onnezat  l'autorisation  de 
prendre,  moyennant  un  dédommagement  convenable, 
une  source  qui  nait  au  terroir  de  Châteaugay,  dans 
ladite  paroisse  de  La  Roche;  requête  de  Guy  Périer 
de  Saint-Mesmin,  s'opposant  à  la  cession  aux  habi- 
tants d'Orcet  de  la  source  de  Châteaugay,   attendu 
qu'elle  nait  dans  un  fond  à  lui  appartenant  et  qu'il 
a  besoin  pour  arroser  ses  prairies  de  l'eau  de  cette 
source  ;  délibération  des  habitants  de  La  Roche  d'On- 
nezat, du  11  avril  1757,*  par  laquelle  ils  consentent  à 
abandonner  la  source  de  Châteaugay  aux  habitants 
d'Orcet  aux  conditions  proposées  par  ceux-ci;  —  devis 
dressé  par  François  Raimbaux  des  ouvrages  a  foire 
aux  rases  nécessaires  pour  l'arrosement  des  prairies 
de  la  Narse,  1744;  — plaintes  des  habitants  au  sujet 
du  mauvais  état  du  ruisseau  qui  traverse  la  paroisse. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


379 


et  qui  prend  sa  source  dans  Tétang  de  Tlieix  appar- 
tenant à  M°**  de  Montrodeix;  le  curement  de  l'étang  a 
rempli  le  ruisseau  de  vase,  ils  demandent  que  défense 
soit  faite  à  M"*  de  Montrodeix  de  continuer  le  curage; 
renvoyé  aux  juges  ordinaires,  1779. 


C.  2505.  (Liasse.)  ^  1  cah.  parch.  de  30  feuil.;  ^C.^  p.,  pap. 

179S-17?6.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Contentieux.  —  Arrêt  de  la  Cour  des  Aides  de  Cler- 
mont,  du  9  juillet  1731,  confirmant  un  autre  arrêt 
rendu  en  faveur  des  consuls  d'Orcet  contre  le  s'  Ara- 
gonnès,  écuyer,  s*"  de  Laval,  ordonnant  que  ledit 
Aragonnès  sera  tenu  d'indiquer  les  colons  de  ses  terres 
lorsqu'il  en  changera  et,  faute  par  lui  de  faire  ladite 
indication,  permettant  aux  consuls  de  le  comprendre 
aux  rôles  de  la  taille;  parmi  les  pièces  produites  par 
le  s'  Aragonnès,  l'arrêt  cite  des  lettres  de  maintenue 
de  noblesse  du  mois  de  déc.  1667,  et  une  ordonnance 
de  maintenue  de  M.  Le  Blanc,  commissaire  départi, 
du  .14  janv.  1706  ;  —  contestation  entre  le  s*^  Aragon- 
nès et  les  habitants  d'Orcet  au  sujet  de  la  prairie  com- 
munale de  La  Narse,  le  s'  Aragonnès  prétend  con- 
traindre les  habitants  à  remettre  cette  prairie  en 
nature  de  pacage  ou  à  lui  payer  la  valeur  de  la  part 
qui  lui  doit  revenir  dans  les  jouissances,  1728;  — 
opposition  formée  par  les  habitants  d'Orcet  au  dé- 
nombrement fourni,  le  5  août  1723,  par  le. s'  Aragonnès 
de  Laval  au  Bureau  des  Finances,  ils  protestent  que 
ledit  seigneur  a  eu  tort  d'y  comprendre  un  moulin  et 
un  pressoir  h  huile  banaux  ;  correspondance  à  ce  sujet 
de  M.  Aragonnès  avec  M.  Trudaine,  intendant:  «  Vous 
»  convenés,  écrit  M.  Trudaine,  que  vos  moulins  ne 
»  sont    point    bannaux,  ils    conviennent    devoir    la 

>  taille  aux  quatre  cas,  et»  à  l'égard  du  droit  de  cour- 

>  tage,  ils  prétendent  estre  en  droit  de  ne  se  servir  de 

>  vos  mesures  que  quand  bon  leur  semble,  et  ils  sou- 
»  tiennent  que  les  termes  de  la  transaction  de  1470  le 
»  décident  formelement.  Je  vous  prie  de  vous  rendre 
»  icy  incessament  avec  quelqu'un  d'eux  et  vos  pièces, 
»  afin  que  je  puisse  cognoitre  le  fond  de  toute  cette 
»  affaire.  Il  est  de  votre  intéi-êt  de  ne  pas  ruiner  les 
»  malheureux  habitans  de  votre  terre  en  les  enga- 
»  géant  dans  un  procès  »;  —  contestation  entre  les 
habitants  et  le  s^  Aragonnès,  au  sujet  du  privilège 
de  ce  dernier,  1767;  —  contestation  entre  les  habi- 
tants d'Orcet  et  le  s'  Hugues  Rocheffort,  marchand  à 
Clermont,  au  sujet  de  la  clôture  qu'a  fait  faire  ce 
dernier  d'un  pré-verger  qu'il  possède  dans  la  pa- 
roisse d'Orcet  ;  requêtes  du  V  Rocheffort   à  l'Inten- 


dant; avis  de  M.  Bonnel,  subdélégué;  consultation 
d'avocat;  mémoire  rédigé  dans  les  bureaux  de  Tin- 
tendance  :  les  secondes  herbes  du  pré  en  question 
avaient  été  jusque-là  pacagées  par  les  bestiaux  de  la 
communauté;  pour  s'affranchir  de  cette  sujétion  le 
propriétaire  offrit  à  la  commune  2,000  liv.  qu'elle 
refusa;  le  sieur  Rocheffort  apprit  dans  la  suite  que 
la  coutume  lui  donnait  le  droit  de  clore;  une  sen- 
tence arbitrale  de  MM.  Chabrol,  Qrangier  et  Touttée, 
avocats,  au  jugement  desquels  la  communauté  et  le 
s'  Rocheffort  s'étaient  soumis,  donna  raison  à  ce  der- 
nier, les  habitants  en  appelèrent  au  Présidial  de  Riom 
où  ils  furent  encore  condamnés;  ils  demandent  h  faire 
appel  au  Parlement  ;  l'Intendant  exige  qu'ils 
produisent  une  consultation  d'avocats  de  ï^aris;  plain- 
tes du  s'  Rocheffort  au  sujet  des  dégâts  commis  dans 
son  pré  par  les  habitants  d*Orcet;  information,  1758; 
—  contestation  entre  les  officiers  municipaux  d'Orcet 
et  P.  Ouérin,  écuyer,  seigneur  de  Saint-Bonnet,  au 
sujet  d'une  somme  empruntée  en  1727  à  demoiselle 
Téalier  pour  les  réparations  de  l'église  ;  les  officiers 
municipaux  prétendent,  contrairement  aux  assertions 
du  s'*Guérin,  qu'il  ne  s'agit  pas  d'une  dette  de  com* 
mune;  pièces  de  la  procédure  soutenue  en  la  Séné- 
chaussée de  Clermont,  1768  ;  —  procédure  pour  les 
officiers  municipaux  contre  Joseph  Vissaguet,  bour- 
geois du  lieu  d'Orcet,  en  la  Cour  des  Aides,  au  sujet 
des  frais  faits  par  ledit  Vissaguet  dans  un  procès  qu'il 
avait  suivi  comme  syndic  de  la  communauté,  1767- 
1769;  —  contestation  entre  la  commune  et  les  adju- 
dicataires des  premières  herbes  de  la  prairie  de  la 
Narse,  1771  ;  —  requête  de  Joseph  de  Vissaguet, 
syndic  du  corps  commun,  exposant  qu'en  1765,  les 
habitants  ayant  formé  le  projet  de  construire  une 
fontaine  à  Orcet^  le  s**  Rocheffort  avait  usurpé  une 
part  de  la  voie  publique,  à  l'endroit  où  devait  pas- 
ser ladite  fontaine,  et  y  avait  construit  un  bâtiment 
considérable  qu'il  possède  encore  aujourd'hui;  un  pro- 
cès fut  Intenté  au  Bureau  des  Finances  qui  n'a  pas 
encore  reçu  de  solution;  tout  récemment  le  s'  Ro- 
cheffort  vient  encore  d'enclore  dans  sa  cour  la  princi- 
pale place  dudit  lieu,  appalée  place  du  Terrier,  le 
b"'  Vissaguet  demande  l'aiitorisation  de  poursuivre; 
sur  l'avis  de  son  subdélégué  et  la  consultation  de  deux 
avocats,  l'Intendant  autorise  les  poursuites,  1776. 


G.  2S06.  (Liasse.)  —  142  p.,  pap.,  doat  9  cah.  de  178  feuillets. 

17S5-1771.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Contentieux.  —  Contestations  entre  le  corps  com- 
mun de  la  paroisse  d'Orcet  et  l'abbé  de  Bonnaigue  en 


380  ARCHIVES  DU 

Limousin,  prieur  de  Naves,  à  Toccasion  des  arrérages 
d'un  cens  que  ledit  abbé,  en  sadite  qualité  de  prieur 
de  Navet,  percevait  sur  la  communauté  d'Orcet; 
requêtes  d'Antoine  Fondary,  abbé  de  Bonnaigue,  au 
châtelain  d'Orcet,  1740  ;  de  dom  François  Dulac,  abbé 
de  Bonnaigue,  1762-1770  ;  —  inventaires  de  produc- 
tion; —  comptes  rendus  à  dom  François  Dulac,  par 
les  échevins  et  conseillers  d'Orcet,  de  la  gestion  des 
revenus,  patrimoniaux  d'Orcet,  en  1769-1770; —  ex- 
traits des  terriers  de  Tabbé  de  Bonnaigue,  à  partir 
de  1512. 


PUY-DE-DOME. 


G.  3507.  (Uasse.)  —  U  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  20  feaiilets. 

1797-1780*  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Divers.  —  Contrat  de  constitution  d'une  rente  de  100 
liv.  au  principal  de  2,000  liv.  au  profit  de  Gabriel- 
Joseph  Téalier,  marchand  à  Clermont.  1727;  délibé- 
rations établissant  que  le  s*"  Téalier  est  créancier  de  la 
commune  d'Orcet,  ladite  somme  de  2,000  liv.  ayant 
été  prêtée  pour  les  réparations  de  Téglise;  paiement 
de  ladite  rente  de  100  liv.  à  la  demoiselle  Téalier, 
1786;  —  lettre  de  M.  Bonnel,  1759,  au  sujet  d'un  vol 
d'argent  commis  au  détriment  de  la  commune  d'Orcet. 
—  Inventaire  des  archives  de  la  commune,  dressé  en 
1768  par  les  échevins  en  présence  de  Jos.  Couthon, 
notaire;  les  principaux  documents  analysés  sont:  les 
registres  de  délibérations  depuis  1589;  un  précédent 
inventaire;  un  terrier  des  cens  de  la  Charité  de  l'an 
1613;  une  copie  des  privilèges,  en  date  du  7  juin  1429; 
des  traités  passés  entre  les  habitants  d'Orcet  et  ceux 
de  Monton;  une  autre  confirmation  des  privilèges  en 
date  du  12  juillet  1406  ;  un  titre  (sic)  du  10  mars  1387 
par  lequel  il  est  tait  défense  aux  ofilciers  de  justice 
d'assister  aux  assemblées  des  habitants  sans  y  être 
appelés;  un  acte  de  vente  d'une  place  dans  le  lieu 
d'Orcet  au  profit  des  consuls,  du  mois  de  juillet  1442; 
une  transaction,  du  18  sept.  1625  entre  les  habitants 
et  Guillaume  Rochefort,  seigneur  d'Orcet  ;  les  statuts 
des  confrères  du  Saint- Rspçit,  écrits  «  sur  un  par- 
»  chemin  en  longueur,  sans  signature,  en  tête  des- 
»  quels  est  la  date  de  Tan  1113  et  le  dernier  jour  de 
»  mai,  mardi  de  la  Pentecôte  >;  les  comptes  rendus 
par  les  consuls;  un  inventaire  des  ornements  de 
l'église  de  l'an  1674;  inventaires  des  reliques,  reli- 
quaires et  vases  sacrés,  1684-1726. 


G.  2508.  (Liasse)  —  1  p.,  parch.;  1îi5  p.,  pap.,  dont  3  cahiers 

de  40  feuillets. 

1718-1744.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  *—  Comptes  des  consuls  de  1720  à  1729, 
arrêtés  par  M.  Rossignol,  intendant,  en  1735;  pièces 
justificatives;  —  compte  de  1720  arrêté  à  3,249  liv. 
4  s.  9  den.  de  recette  et  à  3,0:%  liv.  17  s.  4  den. 
de  dépense;  ce  compte  et  les  suivants  portent  à  la 
fois  sur  les  impositions  royales  et  sur  les  revenus  pa- 
trimoniaux ;  —  parmi  les  pièces  justificatives  du 
compte  de  1728,  on  remarque  une  lettre  du  s'  Amat, 
curé  d'Orcet,  1739,  au  sujet  de  la  translation  des  reli- 
ques du  patron  de  la  paroisse;  —  compte  de  1729 
arrêté  à  4,806  liv.  6  s.  2  den.  de  recettes  et  4,676  liv. 
3  den.  de  dépense. 


C.  2509.  (Liasse.)  —  71  p.,  pap.,  dont  4  cah.  de  5S  feirillets. 

17SO-17S8.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1730  i  1735 
arrêtés  par  l'Intendant,  de  1735  à  1738  ;  pièces  justi- 
ficatives ;  —  en  1730  les  recettes  se  composent  de 
4,184  liv.  12  s.  à  quoi  se  montent  les  impositions  de 
ladite  année;  153  liv.  10  s.  de  l'acense  des  mayères; 
475  liv.  10  s.  de  l'acense  du  foin  temporial;  4  liv. 
provenant  du  loyer  d'une  boutique  appartenant  à  la 
commune;  7  liv.  de  la  vente  de  bois  mort;  —  compte 
de  1735  arrêté  à  5,504  liv.  13  s.  9  den.  de  recette 
et  à  5,361  liv.  12  s.  6  den.  de  dépense. 


G.  2510.  (Liasse.)  -^  154  p.,  pap.,  dont  1  cahier  de  il  feuillets.     • 

17S6-1747.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1736  à  1745 
arrêtés  par  l'Intendant  de  1738  à  1747;  pièces  justi- 
ficatives ;  —  compte  de  1739  arrêté  à  544  liv.  10  sols 
de  recette  et  à  329  liv.  5  sols  de  dépense  ;  ^  compte 
de  1745  arrêté  à  438  liv.  10  sols  de  recette  et  à  349  Ht. 
16  sols  de  dépense. 


C.  2511.  (Liasse.)  —  106  pièces,  papier. 

1 746-1 7S7.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Comptas  du  b'  François  Phelip,  re- 
ceveur des  patrimoniaux  pour  les  années  de  1746  à 


1 


~r    ^  «  .-«  «     •"  -r-.^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


381 


1754,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1747  à  1757  ;  —  compte 
de  1746,  arrêté  à  721  liv.  1  s.  6  den.  de  recette  et 
à  344  liv.  14  s.  de  dépense;  —  parmi  les  pièces 
justificatives  de  1750,  on  remarque  une  délibération 
au  sujet  d'un  vœu  fait  à  safnt  Roch  à  Toccaston  d*uDe 
épidémie  qui  sévissait  cette  année  dans  lad.  parnsse; 
—  compte  de  1754,  arrêté  à  3.589  liv.  3  s.  5  d€ln. 
de  recette  et  à  2,284  liv.  11  s.  8  den.  de  dépense  et 
reprise;  la  recette  comprend  une  somme  de  1,112  liv. 
I  s.  6  den.  provenant  des  reliquats  des  comptes  pré- 
cédents, et  une  somme  de  1,562  liv.  1  sol  11  den.  pro- 
venant des  reprises  des  mêmes  comptes. 


C,  2512.  (Liasfie.)  —  109  pièces,  papier. 

1?55-17M.  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  de  François  Phelip,  rece- 
veur des  patrimoniaux,  de  1755  à  1761,  arrêtés  par 
l'Intendant  de  1757  à  1763;  pièces  justificatives;  — 
les  dépenses  ordinaires  comprennent  en  1756  :  rente 
due  à  M.  Téalier,  100  liv.;  rente  due  au  seigneur, 
23  liv.  10  s.;  loyer  du  presbytère,  15  liv.  ;  gages  du 
secrétaire,  12  liv.;  gages  du  garde-fruits,  12  liv.; 
entretien  des  cloches,  24  liv.;  procession  d'Authezat, 
15  liv.;  publication  des  enchères  des  patrimoniaux, 
2  liv.;  publication  des  vendanges,  1  liv.  10  s.  ;  ga- 
ges de  L'horloger,  22  liv.;  vœu  de  Saint-Roch,  10  liv.; 
—  parmi  les  pièces  justificatives  de  1759,  on  re- 
marque celles  relatives  à  la  fontaine  de  Châteaugay 
et  à  la  clôture  du  pré  dus'  Rocheffort  ;  —  parmi  les 
dépenses  de  1761 ,  on  remarque  une  somme  de  200  liv. 
payée  i  Biaton,  menuisier  à  Saint-Amant,  pour  la 
focon  de  douze  stalles  dans  Féglise  ;  prix  fait  passé  avec 
ledit  Biaton. 


G.  2ttl3.  (Liasse.)  —  i  p.,  parch.  ;  122  pièces,  papier. 

tf64-l??4i  —  Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  François  Bergier,  pour 
les  années  1766,  1767,  1768;  —  pièces  justificatives; 
—  blâmes  et  débats  dudit  compte. 


C.  28 U.  (Liasse.)  —  3  p.,  parch.;  194  p.,  pap.;  1  cachet. 

ft66-f  774.  —  Affaires.  COMMUNALES.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu .  par  les  officiers  mu- 
nicipaux du  bourg  d'Orcet  de  leur  gestion  pendant  les 
années  de  1769  à  1772,  non  clos  ni  arrêté  ;  la  recette 


s'élève  à  5,337  liv.  15'  s .  ;  la  dépense  à  2,989  liv. 
7  s.  4  den.;  —  parmi  les  pièces  justificatives  dudit 
compte,  on  remarque  :  les  iettres  du  s'  Lapeyre,  pro- 
cureur à  Paris,  à  M.  Gaultier  de  Biauzat,  avocat,  et 
au  s'  Hebrard,  échevin^  d 'Orcet.  au  isujet  des  frais 
faits  par  ledit  procureur  dans  les  procès  de  la  com- 
mune; —  une  transaction,  du  25  avril  1771,  relative 
aux  cens  dus  au  prieuré  de  Naves,  entre  les  habi- 
tants d'Orcet  et  dom  Dulac,  abbé  de  Bonnaigue  ;  — 
délibération  et  pièces  relatives'  aux  dépens«^  faites 
pour  l'érection  d'une  croix  de  mission,  1770;  — 
dossiers  de  diverses  procédures  contre  le  seigneur 
d'Orcet;  contre  P.  Guérin,  s'  de  Saint-Bonnet;  contre 
Amable  Simon,  marchand  traiteur  à  Riom. 


C.  2515.  (Liasse.)  —  14  pièces,  papier^  dont  2  cahiers 

de  28  feuillets. 

1774-177S.  — Affaires  communales.  —  Orcet.  — 
Comptabilité.  —  Blâmes  et  débats  du  compte  des  offi- 
ciers municipaux  de  1769  à  1772;  —  observations 
sur  le  compte  du  s'  François  Bergier,  de  1766  à 
1768  et  sur  celui  des  officiers  municipaux  de  1769 
à  1772;  correspondance,  requêtes,  etc.,  relatives  au 
don  gratuit,  1773-1776;  —  nomination  par  l'Inten- 
dant d'un  receveur  des  patrimoniaux,  en  1778. 


C..^516.  (Liasse.)  —  113  p.,  papier;  1  cachet. 

1?SS-1747.  —  Affaires  communales.  —  Orcet. 
—  Comptabilité  des  reliquats.  —  Ordonnances  des 
intendants  de  1733  à  1747,  enjoignant  aux  consuls 
d'Orcet,  de  1720  à  1745,  de  rendre  compte  de  leur 
gestion;  —  états  des  reliquats;  —  pièces  justifica- 
tives des  comptes  des  s"  Yialles,  Murent  et  Phelipy 
receveurs  des  reliquats  ;  —  correspondance  du  s'  Mu* 
rent. 


G.  2517.  (Liasse.)  —  1  p.,  parch.  ;  3  p.,  papier.  (1  imprtssion.) 

16711-1716.  —  Affaires  communales.  —  Orci- 
nes.  —  Orcival.  —  Orcines  :  défrichements  dans  les 
communaux  du  village  deTernant,  procès-verbal  dressé 
par  Bernard  Tournadre,  avocat  en  Parlement,  sub- 
délégué de  rintendant  d'Auvergne  au  départernent  de 
Clermont-Perrand  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  1755  ;  — 
contestation  entre  Ternant  et  Sarcenat  au  sujet  des 
pacages,  1723;  —délibération  des   habitants  de  la 


382 


ARCHIVES  DU 


paroisse  d'Orcines»  du  3  janvier  1704,  approuvant  les 
réparations  faites  à  l'église  dudit  lieu  par  François 
Gibre,  curé  de  ladite  paroisse,  notamment  la  construc- 
tion de  deux  chapelles,  d'une  sacristie  et  la  clôture 
de  la  porte  ouest;  — ;  protestation  de  plusieurs  ha- 
bitants de  Sarcenat,  se  plaignant  que  les  consuls  de 
Durtol  les  ont  compris  dans  un  rôle  dMmposition 
extraordinaire  de  ladite  paroisse  de  Durtol  ;  ils  \^ossè- 
dent  il  est  vrai,  des  héritages  à  Durtol,  mais  n'y 
payent  pas  la  taille,  Ils  appartiennent  à  la  paroisse 
d'Orcines  et  n'ont  aucune  part  au  procès  qui  a 
nécessité  une  imposition  extraordinaire  sur  les  ha- 
bitants de  Durtol,  1769-1770;  —  ordonnance  (impr. 
en  placard),  de  M.  Le  Goux  de  la  Berchère,  du 
15  mars  1684,  au  sujet  des  dettes  des  communau- 
tés. —  Orcival:  analyse  d'une  requête  des  chanoi- 
nes d'Orcival,  demandant  que  les  habitants  dudit 
lieu  soient  tenus  de  faire  les  corvées  nécessaires 
pour  les  réparations  du  pavé  de  l'église  et  le  dé- 
placement du  cimetière,  1776;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  26  oct.  1672,  pour  le  paiement  des 
créanciers  de  la  communauté  d'Orcival,  conformé- 
ment au  procès-verbal  de  liquidation  de  M.  Le  Ca- 
mus, intendant,  du  24  janvier  1670  ;  —  procès- 
verbal  de  liquidation  des  dettes  de  la  paroisse  d'Or- 
cival,  par  Bernard-Hector  de  Marie,  intendant,  du 
17  mars  1674;  une   partie  des  dettes  ont  été  con- 

« 

tractées  par  suite  des  procès  intentés  par  le  s'  de 
Curton,  au  sujet  des  foires  et  marchés  que  les  ha- 
bitants prétendaient  établir  à  Orcival,  vers  1633; 
—  pièces  justificatives  des  comptes,  1689-1730. 


PUY-DE-DOME. 

d'autres  bâtiments;  les  habitants  font  opposition; 
mémoires  adressés  à  l'Intendant  par  Etienne  Bour- 
dier,  curé  de  Pardines,  pour  établir  que  les  em- 
placements en  question  appartiennent  à  la  mar- 
guillerie  et  non  à  la  commune  ;  deux  plans  des 
territoires  contestés;  1754.  —  Parent:  nomination 
d'un  syndic,  1779.  —  Parlan:  lettre  de  M.  de  Sai- 
gnes, datée  de  La  Flèche,  le  20  avril  1765,  re- 
commandant à  l'Intendant  la  requête  adressée  au 
Conseil  par  les  habitants  de  sa  terre  de  Parlan  à 
l'effet  d'obtenir  que  des  foires  soient  établies  dans 
ledit  lieu.  —  Paslières  :  réclamations  du  curé  au 
sujet  de  son  logement,  1733;  —  quittance  du  curé  de 
la  somme  de  20  liv.,  qui  lui  est  allouée  pour  son 
logement,  1760. 


C.  2518.  (Liasse.)  —  37  pièces,  pap.,  dont  2  plans;  1  cachet. 

17S1-1119.  —  Affaires  communales.  —  Pag- 
nant  —  Paslières.  —  Pagnant  :  requête  des  habi- 
tants demandant  l'autorisation  de  rétablir  leur  fon- 
taine qui  est  tombée  en  ruine  ;  procès-verbal  des 
réparations  dressé  en  présence  de  M.  de  Benoist  de 
Chassignolles,  subdélégué,  1731.  —  Pardines:  lettres 
et  mémoires  de  M.  Lafont,  subdélégué  à  Issoire,  au 
sujet  des  usurpations  faites  dans  les  cx>mmunaux  du 
Heu  de  Pardines;  «  le  s'  Bourdier,  curé  de  la  pa- 

>  roisse  s'est  avisé  de  disposer  des  communaux  de 

>  ce  lieu  ;  il  en  a  concédé  plusieurs  parties  à  dif- 
»  férents  habitants  de  ce  village  pour  y  former 
»  des  jardins  »;  une  concession  de  ce  genre  ayant 
été  faite  par  ledit  curé  à  Tournadre,  en  1753, 
ce  dernier  commença  à  construire  sur  l'emplace- 
ment qu^   lui    av^it   été    concédé    une    grange    et 


C.  2519.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier. 

17t1-1778.  —  Affaires  communales.  —  Paulha- 
guet.  —  Règlement  des  pacages,  20  août  1753;  — 
lettre  de  M.  Taboureau,  du  4  avril  1777,  invitant 
rintendant  à  lui  adresser  tous  les  renseignements 
qu'il  pourra  se  procurer  sur  les  foires  et  marchés 
de  Paulhaguet  ;  Mme  de  Lugeac,  abbesse  de  La 
Yaudieu  a  envoyé  au  greffe  de  la  commission  des 
minages  les  titres  sur  lesquels  elle  prétend  établir 
un  droit  qu'elle  perçoit  sur  les  foires  et  marchés 
de  Paulhaguet;  le  plus  ancien  est  une  transaction 
de  1625,  l'Intendant  voudra  bien  la  faire  colla- 
tionner  de  nouveau  et  demander  d'autres  titres,  si 
l'abbaye  en  possède  ;  —  correspondance  à  ce  sujet  de 
l'Intendant  avec  M.  Gueyffler,  subdélégué  à  Brioude: 
les  foires  et  marchés  de  Paulhaguet  ne  sont  point 
établis  par  lettres  patentes;  l'origine  du  droit  perça 
par  l'abbaye  de  La  Yaudieu  remonte  à  l'année 
1445;  M.  Gueyffler  donne  aussi  quelques  éclair- 
cissements sur  le  rapport  des  mesures  de  Paulha- 
guet à  celles  de  Brioude  ;  —  état  des  réparations 
à  faire  dans  la  ville  de  Paulhaguet,  1721;  -^lettre 
de  M.  de  Mombriset,  1746,  au  sujet  des  répara- 
tions du  marché. 


C.  2520.  (Liasse.)  —  178  pièces,  papier. 

165S-1C8S.  —  Affaires  communales.  —  Paul- 
haguet. —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  collecteurs  de  1653  à 
1664;  —  parmi  les  pièces  justificatives  du  compte  de 
1657,  on  remarque  une  ordonnance  de   Jean  G-ari- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


383 


bal,  baron  de  S.  Sulpice  et  de  Yias,  conseiller  du 
roi  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes  ordinaire 
de  son  hôtel,  président  en  son  Grand  Conseil,  com- 
missaire départi  pour  l'exécution  des  ordres  du  roi 
en  la  généralité  de  Riom,  du  23  janvier  1657, 
contenant  mandement  de  la  taille;  —  la  plupart 
des  pièces  justificatives  sont  des  quittances  de  la 
taille  et  autres  impositions. 


G.  2521.  (Liasse.)  —  152  pièces,  papier* 

1667-16M.  —  Affaires  communales.  —  Paul- 
haguet.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  commis  et  collecteurs^ 
de  1667  à  1670;  —  la  plupart  des  pièces  justifica- 
tives sont  des  quittances  de  la  taille  et  autres  im- 
positions. 


G.  2522.  (Liasse.)—  I?^ pièces,  papier. 

1679-1 7M.  —  Affaires  communales." —  Paul- 
haguet.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  'commis  et  collecteurs, 
de  1672  à  1682  ;  la  plupart  des  pièces  justificati- 
ves sont  des  quittances  de  la  taille  et  autres  im- 
positions ;  —  deux  lettres  relatives  aux  comptes  de 
1732  et  1736. 


C.  2523.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  64  pièces,  papier^  doQt 
2  cahiers  de  34. feuillets  ;  1  cachet. 

1M7-1781.  —  Affaires  communales.  —  Paul- 
hat  —  Perignat.  —  Paulhat  :  délibération  et  re- 
quête à  l'Intendant,  pour  la  construction  d'un 
presbytère,  1687;  —  réparations  à  l'église.  — 
Paulhenc:  correspondance  de  M.  de  Montluc  avec 
rintendant  au  sujet  de  communaux  usurpés,  1765; 
—  construction  d'un  presbj^tère,  1759;  —  répara- 
tions de  réglise  et  du  clocher,  projet  de  refonte 
d'une  cloche,  1768.  —  Pebrac:  lettre  de  l'abbé  de 
Pebrac,  ancien  évêque  de  Limoges,  demandant  à 
l'Intendant  de  vouloir  bien  accorder  quelques  fa- 
veurs aux  habitants  de  Pebrac  sur  leurs  imposi- 
tions, pour  permettre  de  réparer  leur  église  qui 
tombe  en  ruines,  1733;  —  réparations  au  mur  de 
clôture  du  cimetière  :  requête  de  Pierre  Massis, 
prieur  mage  de  Pebrac;  procès-verbal  de  visite; 
correspondance  ;   rôles   d'imposition  de  la  somme  de 


300  liv.  sur  Pebrac  et  Digons.  —  Pérignat-lès-Sar- 
liève  «  nomination  de  syndics  à  l'effet  de  défendre  à 
la  demande  formée  contre  le  corps  commun  pai* 
Bourlin  et  Voiret,  au  sujet  de  prétendus  commu- 
naux, 177Ô.  —  Perignat -outre-AlUer  :  usurpation» 
dans  les  communaux  par  des  habitants  audit  lieu 
et  de  Mezel,  Saint-Georges,  Saint-Bonnet  et  Chauriat, 
1778-1779;  —  projet  de  restauration  du  clocher,  1781  ; 
—  réparations  du  presbytère  :  correspondance,  or- 
donnances de  l'Intendant;  devis  estimatif;  adjudi- 
cation au  prix  de  706  liv,  ;  le  curé  paye  235  liv. 
pour  le  tiers  qui  lui  incombe  ;  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  12  oct.  1756,  approuvant  l'adjudication 
et  ordonnant  l'imposition  de  la  somme  de  485  liv. 
17  sols  1  den.  ;  procès- verbal  de  réception  des  ou- 
vrages; —  pièces  relatives  aux  comptes  de  1725 
à  1755. 


G.  2524.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  99  p.,  pap.  ;  2  cacbeU. 

16§6-17fl6.  —  Affaires  «communales.  —  Perr 
pezat  —  Perrier.  —  Perpezat  :  défrichements  dans 
les  communaux  du  village  â'Aulinot  sive  Angles- 
Haut  de  la  paroisse  de  Perpezat;  procès- verbal  des- 
dites usurpations  dressé  par  Joseph  Ribeyre,  bailli 
du  comté  de  Rochefort  et  subdélégué  ;  ordonnance 
de  rintendant,  du  28  juillet  1747,  condamnant  les 
usurpateurs  à  se  désister,,  et  leur  faisant  défense  de 
faire  à  l'avenir  de  pareils  défrichements  à  peine  de 
100  liv.  d'amende  ;  condamnant  en  outre  Jean  Gil- 
bert et  Joseph  Mosnier  à  500  liv.  d'amende  pour 
avoir  continué  les  défrichements  après  la  défense 
qui  leur  en  avait  été  faite;  exploits  de  significa- 
tion ;  —  requête  de  Joseph  Mosnier,  faisant  opposition 
à  Tordonnance  de  M.  Rossignol,  il  soutient  qu*on  a 
toujours  labouré  les  communaux  depuis  deux  siè- 
cles et  que  d*ailleurs  le  tènement  de  Rocheplane 
n*est  pas  communal;  correspondance  de  M.  Ribeyre; 
nouvelle  ordonnance  de  l'Intendant,  1750,  débou- 
tant ledit  Mosnier  de  son  opposHion  ;  requêtes  de 
Mosnier  demandant  à  être  déchargé  de  l'amende 
qui  le  ruinerait,  il  n*a  fait  que  suivre  un  ancien 
usage,  que  Ton  continue  d'ailleurs  dans  toutes  les 
paroisses  voisines,  1752-1753*;  —  nomination  d'un  syn- 
dic, par  le  village  de  Fouceix,  à  l'effet  d'actionner 
un  particulier  en  désistement  d'un  communal;  — 
refonte  d'une  cloche  par  le  s'  Seurot  de  Clermont; 
requête  des  habitants  demandant  l'autorisation  d'im- 
poser sur  eux  la  dépense;  ladite  cloche  était  fort 
nécessaire  tant  à  cause  des  orages  qu'à  cause  de  la 


•^ 


384  ARCHIVES  DU 

situation  df^  Perpezat  en  montagne  et  sur  un  grand 
chemin,  on  avait  coutume  en  temps  de  neige  de 
sonner  la  cloche  pour  aider  les  voyageurs  égarés; 
—  imposition  des  frais  du  procès  soutenu  contre 
M.  de  Chabannes, .  marquis  de  Curton,  au  sujet  de 
la  propriété  de  la  montagne  de  Yivançon  ;  les  habi- 
tants succombent  en  la  Sénéchaussée  de  Riom  et  au 
Parlement;  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de 
Vergennes;  arrêt  du  Conseil  du  24  janvier  1786; 
.  rôles  d'imposition  ;  —  état  de  dépense  pour  un  soldat 
de  milice,  1689.  —  Perrier  :  nomination  d'un  syndic 
à  l'effet  d'actionner  des  particuliers  qui  ont  empiété 
sur  les  communaux,  1779;  —  requête  de  G.  Gilbert, 
curé,  au  sujet  du  loyer  de  son  presbytère,  1686;  — 
réparations  du  presbytère,  1736  ;  —  reconstruction  de 
la  chapelle  de  Notre-Dame  de  Pitié,   1778. 


C.  2y25.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  58  pièces,  papier. 

lMt-116fl.  —  Affaires  communales.  —  Persi- 
gnat  —  Peyrusse.  —  Persignat  :  réparations  au 
four  banal  et  à  la  fontaine;  adjudication;  corres- 
pondance de  M.  de  La  Crène;  rôle  d'imposition, 
1756.  —  Pessat- Villeneuve  :  lettre  de  M.  Urion, 
1758,  au  sujet  des  réparations  du  presbytère.  — 
Peschadoires  :  réparations  du  presbytère  ;  requêtes 
de  Jean  Suquel,  curé;  lettres  de  M.  de  Merville; 
devis  des  réparations,  1727-1732;  —  ordonnance  de 
M.  Le  Goux  de  La  Berchère,  de  Ciermont  le 
23  juin  1684,  pour  la  liquidation  des  dettes  de  la- 
dite paroisse.  —  Peslières:  construction  du  pres- 
bytère, affiches,  adjudication,  arrêt  du  Conseil  d'État, 
rWe  d'imposition,  1735-1737.  —  Peyrusse:  répara- 
tions du  presbytère  ;  requête  de  Pierre  Chadel,  curé  ; 
ordonnance  de  soit-communiqué  aux  habitants;  dé- 
libération ;  procès-verbal  d'adjudication  ;  rôle  de 
répartition  de  la  dépense,  1767-1768;  —  lettre  de 
Tabbé  d'Anterroche,  du  25  sept.  1747,  au  sujet  d'une 
levée  illicite  de  deniers  qui  se  fait  dans  la  paroisse 
de  Peyrusse  pour  la  refonte  d'une  cloche. 


PUY-DE-DOME. 

dans  les  communaux  de  La  Chaud  de  Valon  ;  —  con- 
testation entre  les  habitants  des  villages  de  Monlhat, 
Lamur,  GroufiTaud ,  Chavanel,  Phealetouze  et  LaRe- 
noufeyre,et  un  particulier  du  village  de  Reignat  qui 
avait  coupé  du  bois  dans  le  bois  de  Montbert  dont  les 
six  villages  ci-dessus  nommés  prétendent  avoir  la  pro- 
priété exclusive,  1787  ;  —  lettre  de.  M.  de  Mallessaigne, 
subdélégué  à  Bort,  au  sujet  des  réparations  à  faire  au 
clocher  de  Picherande,  endommagé  par  la  foudre,  1761; 
—  réparations  du  presbytère  :  requête  du  curé,  ordon- 
nances, arrêt  du  Conseil  d'État,  rôle  de  répartition 
de  la  dépense ,  1756-1757  ;  —  lettre  de  M.  de  Malles- 
saigne  relative  aux  comptes ,  1742.  —  Pierrefort  :  bail 
d'acense  du  courtage,  en  1692,  au  prix  de  50  livres;  — 
défrichements  dans  les  communaux  de  la  foraine  de 
Pierrefort ,  1754-1756  ;  —  lettre  de  M.  de  Bellinays, 
capitaine  de  dragons  et  chevalier  de  Saint-Louis,  du 
23  avril  1751,  demandant  à  l'Intendant  d'être  favorable 
au  projet  qu'il  a  formé  de  rétablir  un  marché  qui  se 
tenait  autrefois,  le  mercredi,  à  Pierrefort,  et  qui  est 
tombé  depuis  une  soixantaine  d'années  ;  avis  de  M.  de 
Beaulieu;  le  rétablissement  de  ce  marché  ne  présente 
aucune  utilité;  reprise  du  projet  en  1770.  —  Pignols  : 
contestation  entre  les  habitants,  le  curé  et  son  prédé- 
cesseur, au  sujet  de  la  propriété  d'un  petit  bâtiment 
attenant  au  presbytère ,  1787.  -^  Pinols  :  déclaration 
des  habitants,  1684,  attestant  qu'ils  n'ont  aucuns 
deniers  communs;  —  projet  de  construction  d'un 
presbytère,  1746;  —  réparation  de  la  nef  de  Téglise, 
1746-1754;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
1,333  livres,  montant  de  la  dépense,  dans  lequel  sont 
compris  Christophe  Yissac,  notaire  ordinaire  et  caba- 
retier ,  pour  6  liv.  12  sols  6  den.  ;  Jean  Vissac  aîné,  dit 
Verrier,  laboureur,  12  liv.  9  sols  ;  le  compte  d'Apchier, 
12  livres  12  sols  3  deniers  ;  Jean  Peghaire,  faiseur  de 
peignes,  7  liv.  8  sols  6  den.;  parmi  les  exempts,  le 
sieur  de  Raynaud,  demeurant  à  Vialleveilhe,  37  livres. 


G.  2526.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin;  67  pièces,  papier, 

dont  2  cahiers  de  41  feuillets. 

16S4-178§.  —  Affaires  communales.  —  Piche- 
rande-^  Pinols.  —  Picherande  :  défrichements  dans 
les  communaux  de  LaBourerie,  de  LaFricaudie  et 
de  Chareyre,  1741  ;  —  ordonnance  de  Tlntendant,  1749, 
contre  des  particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements 


C.  21527.  (Liassie.)  —  36  pièces,  papier.  (1  impr  ) 

17M-1781. —  Affaires  communales. -i*  Plauzat.— 
Requête  des  habitants ,  1757,  demandant  Tautorisation 
de  nommer  des  garde-fruits;  —  demande  des  habitants 
de  Plauzat  à  l'efiet  d'être  autorisés  à  rendre  leurs  prés 
défensables  toute  Tannée,  attendu  que  plusieurs  ha- 
bitants ont  défriché  les  leurs  et  ont  privé  les  autres  ha- 
bitants de  la  seconde  herbe;  avis  de  M.  Albo  de  Chàna^; 
rintendant  homologue  la  délibération,  1783;  —  ordon- 
nance de  M.  de  Chazerat ,  intendant,  du  5  avril  1784, 
permettant  à  chaque  particulier  de  Plauzat,  de  jouir 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

* 

seul,  exclusivement  à  tous  autres,  tant  des  secondes 
herbes  et  regains  de  ses  prés  que  des  premières  herbes 
(placard  impr.  à  Clermont-Ferrand,  chez  A.  Delcros); 
— •  procès-verbaux  d'adjudication  du  courtage,  de  1754 
à  17Ô2,  affermé  de  140  à  324  livres  ;  —  lettre  de  M.  Po- 
merol,  1738,  au  sujet  des  fermiers  du  courtage;  — 
réparations  à  la  fontaine  et  à  Téglise,  1749;  — bail 
d'entretien  des  couverts  de  l'église,  1756; — état  des 
réparations  de  l'horloge,  1751;—  procédure  contre 
le  sieur  Etienne  Maugue  de  Pommerol ,  conseiller  en 
la  cour  des  Aides  de  Clermont,  au  sujet  du  ban  des  ven- 
danges, 1753-1754;  —  extrait  d'une  délibération.  1788, 
sur  le  même  sujet  ;  —  analyse  d'une  délibération,  du 
11  nov.  1787,  par  laquelle  les  habitants  décident  d'in- 
tervenir dans  rinstance  pendante  au  bailliage  de 
Plauzat  entre  les  communalistes  et  le  s'  Arnaud,  con- 
tre lequel  lesdits  prêtres  ont  formé  une  demande  en 
paiement  de  cens  ;  sur  l'avis  des  avocats,  l'Intendant 
autorise  l'intervention ,  1787. 


385 


C.  25328.  (Liasse.)  —  123  pièces,  papier}  partie 

en  mauvais  état. 

1689-1154.  —  Affaires  communales. —  Plauzat. — 
Comptabilité.  —  Dépenses  pour  un  soldat  de  milice 
en  1689  ;  —  comptes  et  pièces  justificatives  des  comptes 
des  consuls,  de  1720  à  1752;  —  en  1723,  la  recette 
se  compose  uniquement  du  produit  du  droit  de  cour- 
tage ,  90  livres  ;  la  dépense  comprend  :  les  gages  des  sa- 
cristains et  sonneurs,  30  liv.  ;  l'entretien  des  fontaines, 
15  liv.  ;  gages  de  Thorloger,  15  liv.  ;  6  livres  pour  avoir 
fait  raccommoder  les  pots  de  la  paroisse;  réparations 
des  vitres  de  l'église,  30  livres;  total ,  96  livres  ;  point 
de  pièces  justificatives  ;  —  compte  de  1741 ,  arrêté  par 
l'Intendant,  en  1754,  à  60  livres  de  recette  et  à  pareille 
somme  de  dépense. 


C-  2830.  (Liasse.)  —  li  pièces,  papier. 


G.  2529.  (  Liasse.)  —  148  pièces,  papier;  partie  en  mauvais  état. 

1158-17M. —  Affaires  communales.—  Plauzat. — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes 
de  Claude  Ri<;aud,  receveur  des  patrimoniaux,  gestion 
de  1754  à  1763,  et  reliquats  des  comptes  antérieurs  (le 
compte  du  s'  Rigaud  manque);  parmi  les  pièces  justifi- 
catives ,  on  remarque  une  quittance  de  237  liv.  18  sols 
6  den.  de  Claude  Seurot,  pour  la  refonte  d'une  cloche; 
—  quittances  délivrées  au  sieur  Blanchier,  receveur 
des  patrimoniaux,  1753;  —  états  des  reliquats  des 
comptes  des  consuls,  de  1721  à  1752. 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


(1M0)  1689-17117.  —  Affaires  communales. — 
Pleaux.  —  État  des  revenus  patrimoniaux  en  1688  : 
afierme  du  droit  de  courtage  en  1682  et  1687,  de  160 
à  200  livres  ;  —  copie  des  privilèges  de  la  bastide  de 
Pleaux,  comprenant  la  première  concession  de  Phi- 
lippe-le-Bel,  du  mois  de  février  1289  (anc.  style)  et 
les  lettres  patentes  de  décembre  1445,  qui  les  repro- 
duisent et  les  confirment;  — état  des  revenus  et  des 
charges  en  1692  :  poids  de  ville,  leyde  et  autres  re- 
venus afl'ermés  annuellement  140  liv.;  charges  :  en- 
tretien de  la  halle,  20  liv.;  réparations  des  chemins 
et  fontaines,  40  liv.;  entretien  de  la  couverture  de 
l'église,  30  liv.;  huile  de  la  lampe,  25  liv.;  loyer 
du  presbytère,  30  liv.;  valets  des  consuls,  10  liv.;  en- 
tretien de  l'horloge ,  20  liv.  ;  —  requête  des  consuls 
de  Pleaux ,  1724 ,  demandant  décharge  de  Timposition 
de  500  livres  mise  sur  la  paroisse  pour  subvenir  aux. 
réparations  de  l'église  de  Saint-Jean  et  Saint-Sauveur; 
—  prix  fait  des  réparations  de  la  halle  de  Pleaux, 
1734;  —  lettre  de  M.  de  Tournemire,  1753,  au  sujet 
de  la  démolition ,  demandée  par  M.  Delalo ,  procureur 
fiscal  à  Pleaux ,  «  de  plusieurs  degrés  et  bâtisses  faits 
»  aux  dépens  des  rues  dudit  lieu  >;  —  lettre  de  M.  Veys- 
sière,  curé  de  Pleaux, du  25 août  1787,  informant  Tln- 
tendant  (?)  que  le  jeune  homme,  qui  avait  ouvert  une 
école  à  Pleaux,  est  venu  faire  des  excuses  ;  il  s'était 
cru  sufiSsammént  autorisé  par  un  des  juges  ;  le  curé 
lui  a  dit  qu'il  eût  à  congédier  immédiatement  toutes 
les  filles;  que  pour  les  garçons,  il  aurait  à  produire 
son  acte  baptistaire  et  des  attestations  favorables  sur 
ses  mœurs;  il  est  d'Aurillac  et  s'appelle  Pierre  Ladoux. 


C.  2531.  (Liasse.)  —  lî51  pièces,  papier;  13  cachets. 

1790-1159.  —  Affaires  communales.  —  Pleaux. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls,  de  1720  à  1745, 
arrêtés  par  l'Intendant  en  1752;  pièces  justificative^;  — 
compte  de  1720,  arrêté  à  190  livres  de  recette  et  à  9  liv. 
12  sols  de  dépense;  les  dépenses  comprennent  :  6  livres 
pour  l'entretien  de  Thorloge,  réduit  à  4  liv.  10  sols: 
5  liv.  pour  la  messe  du  jour  de  l'an,  réduit  à  3  liv.  12  s.; 
2  liv.  pour  le  Te  Deum  et  VExaudiat  qu'on  a  coutume 
de  chanter  aux  Carmes,  réduit  à  1  liv.  10  sols;  4  livres 
au  prédicateur  du  Carême,  rayé  ;  50  livres  pour  présent 
au  seigneur,  rayé;  —  parmi  les  pièces  justificatives 
de  1734,  on  rems^rque  une  ordonnance  de  Guy  Carré, 

49 


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386  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

chevalier,  seigneur  de  Montgeron ,  du  7  mars  1709,  por- 
tant maintenue  de  noblesse  en  faveur  de  Pierre  Du- 
faure ,  sieur  de  La  Grange  ;  procédure  des  consuls 
contre  Jean  Dufaure  <  se  disant  écuyer  > ,  1734  et 
1735  ;  —  compte  de  1747,  arrêté  à  190  livres  de  re- 
cette et  à  24  liv.  16  sols  de  dépense;  —  pièces  relatives 
à  la  comptabilité  des  reliquats. 


C.  2532.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier,  dont  2  cahiers 
de  48  feuillets  ;  1  cachet. 


1669-1181.- Affaires  communales. —  Polminhac— 
Pontaumur. —  Polminhac  :  nomination  de  syndics,  à 
l'elBfet  d'intervenir  dans  un  procès  contre  un  particulier 
qui ,  en  détournant  le  cours  de  la  Cère ,  a  causé  la  perte 
de  partie  d'un  communal  appartenant  au  village 
de  Maymat/1787;  —  rôle  de  répartition  d'une  somme 
de  498  liv.  1  sol,  ensemble  les  droits  de  levée,  ladite 
somme  ayant  été  employée  aux  réparations  du  pont;  — 
lettre  de  M.  Delolm  de  Lalaubie,  1744,  au  sujet  d'un 
procès  des  habitants  de  Polminhac  contre  le  s*^  Castel, 
prêtre;  —  pièce  de  dépense,  milice,  xvii^  s.  —  Pompi- 
gnat  :  compte  des  consuls  de  Pompignat  et  Chàteaugay, 
de  Tannée  1669;  les  recettes  se  comiK)sent  de  39  liv. 
pour  la  moitié  de  Taccense  du  four  de  la  ville ,  31  liv. 
10  sols  pour  l'autre  moitié  ;  5  liv.  10  sols  pour  la  moitié 
de  l'accense  du  courtage ,  10  liv.  pour  Tau^tre  moitié  ; 
26  liv.  pour  la  moitié  de  l'accense  du  four  du  Chaslard, 
23  liv.  10  sols  pour  l'autre  moitié;  20  sols  pour  le  reste 
de  l'accense  de  la  vigne  et  terre  du  Pain-Bénit;  1,175  liv. 
10  sols  «  à  quoy  se  monte  le  principal  de  l'imposition 
»  et  closture  du  roUe  des  deniers  communs  tant  pour 

>  payer  partie  du  principal  que  les  rentes  et  interests 

>  deubs  par  lad.  commune  »;  9  liv.  10  sols  de  l'accense 
de  la  terre  de  LaLuœinerie;  90  livres  huile  provenant 
des  noyers  de  La  Luminerie  ;  213  livres  empruntées  à 
noble  Jérôme  de  Sixte,  écuyer  de  M.  le  marquis  de  Chà- 
teaugay. La  plus  grande  partie  des  dépenses  sont  rela- 
tives à  des  voyages  ou  à  des  procès  ;  —  deux  quittances 
de  1755  et  1760.  —  Pontaumur  :  avis  de  M.  Tailhardat, 
1752,  au  sujet  de  prétendus  défrichements  dans  les  com- 
munaux; —  lettre  de  M.  George,  1745,  au  sujet  d'une 
fontaine  à  construire  dans  le  lieu  de  Pontaumur  ;  — 
lettre  de  M.  Chefdeville,  1742,  au  sujet  du  mauvais  état 
dans  lequel  on  laisse  les  rues  dudit  lieu. 


C.  2533.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin;  27  pièces,  papier; 

1  cachet. 


16SS-1769.  —  Affaires  communales.  —  Pont- 
du-Chàteau.  —  Nomination  d'un  syndic  à  l'effet  d'ac- 
tionner tous  les  usurpateurs  des  chemins  communs  ; 
avis  de  M.  Albo  de  Chanat ,  subdélégué ,  1779  :  l'usur- 
pation des  chemins  par  presque  tous  les  habitants  re- 
monte déjà  à  plus  de  40  ans;  il  y  avait  eu  en  1509 
une  plantation  de  bornes  sur  toutes  les  places  et  voies 
communes  de  Pont-du-Château ,  et  un  procès-verbal 
fait  en  conséquence  ;  mais  on  a  négligé  depuis  ce  temps 
de  veiller  aux  usurpations;  la  commune  a  deux  pa- 
cages, un  du  côté  d'Artières  et  un  autre  du  côté  de 
Picou,  mais  ils  ne  sont  pas  assez  étendus  ;  il  est  donc 
important  de  contraindre  les  usurpateurs  à  se  désis- 
ter ;  rinteiidant  homologue  la  délibération  ;  —  procès- 
verbal  d'adjudication  des  patrimoniaux  de  Pont-du- 
Château,  par  Etienne  Malet,  avocat  en  Parlement, 
bailli  au  bailliage  de  cette  ville,  le  16  avril  1754,  en 
vertu  des  ordonnances  des  intendants,  de  1729  et  1731; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  31  mars  1762,  ordon- 
nant, vu  la  mauvaise  administration  des  revenus  de 
Pont-du-Chàteau  ^  que  les  adjudications  des  patrimo- 
niaux seront  faîtes  à  l'avenir  par  le  s^  de  Fourcroy,  di- 
recteur des  chemins  royaux  de  cette  province  ;  —  autre 
ordonnance  du  même,  du  17  avril  1762.  annulant  l'ad- 
judication faite  par  le  bailli  de  Pont-du-Chàteau,  en 
contravention  avec  la  précédente  ordonnance  ;  —  déli- 
bération, du  8  nov.  1724,  par  laquelle  les  habitants 
décident  de  faire  rétablir  la  fontaine  qui  existait  au- 
trefois dans  la  ville,  et,  à  cet  effet,  de  faire  venir  un 
fontainier  pour  faire  la  découverte  des  sources  qui  ali- 
mentaient ladite  fontaine;  —  projet  de  rétablissement 
de  la  fontaine  :  devis  des  travaux  à  exécuter,  dressé  par 
Philibert  Chaper,  en  1762 ,  s'élevant  à  3,887  liv.  10  sols; 

—  réparations  de  l'horloge ,  1754-1760  ;  —  ordonnance 
de  M.  de  Berulle  ,  du  12  décembre  1685,  condamnant 
le  s^  Chazal  à  restituer  aux  habitants  de  Pont-du-Châ- 
teau les  sommes  qu'il  avait  perçues  indûment  desdits 
habitants ,  sous  prétexte  «  de  refaire  les  comptes  qu'ils 
»  avoient  présentez  par  devant  le  s'  Boyer,  subdél^ué 
>  de  M.  de  Bercy,  ci-devant  intendant  »  ;  —  requête 
des  habitants  de  Pont-du-Chàteau  contre  M.  deBos- 
redon,  qu'ils  accusent  de  retenir  Feau  du  ruisseau 
d'Aulnat,  L702 ;  — ordonnance  de  M.  de  Berulle,  du  27 
juillet  1685,  au  sujet  des  dettes  de  la  commune  et 
des  comptes  des  consuls  ;  —  pièces  relatives  à  la  créance 
du  s*^  Tournadre ,  1719  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État ,  du 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

28  février  1730,  au  sujet  de  quelques  dettes   de  la 
ville. 


387 


C.  2534.  (Liasse.)  —  157  pièces,  papier;  i  cachet. 

16M-17M.  —  Affaires  communales.  —  Pont- 
du-Chàteau.  —  Comptabilité.  —  Quelques  pièœs  rela- 
tives aux  comptes  de  1674  à  1682  ;  —  ordonnance 
de  M.  de  BeruUe,  intendant,  du  4  janv.  1686,  enjoi- 
gnant aux  consuls  de  1684  et  1685  de  rendre  compte 
de  leur  gestion  ;  —  comptes  rendus  par  les  consuls 
de  1720  à  1729;  pièces  justificatives  desdits  comptes; 
—  compte  de  17:^4,  recette  :  prix  de  l'afferme  du 
foin  du  pré  appelé  le  grand  Pasquier,  du  petit  Pas- 
qyier,  du  pré  Redon,  du  pré  des  Martres,  etc,  323  liv. 
Dépense  :  8  liv.  pour  le  curage  des  ruisseaux  ;  100  liv. 
pour  la  prédication  de  TAvent  et  du  Carême  ;  42  liv. 
au  maître  fontanier,  15  liv.  à  Thorloger  et  au  ré- 
veilleur; 60  liv.  aux  gardiens  des  fruits;  20  liv.  au 
secrétaire;  30  liv.  pour  loyer  du  presbytère;  142  liv. 
10  sols,  payés  au  s'  de  Mauriac,  receveur  des  tailles; 
3  liv.  10  sols  3  den.  aux  consuls  de  Lussat  pour  les 
prés  ?  de  la  ville  ;  16  liv.  3  sols  aux  comptables, 
pour  droit  de  levée  et  4  liv.  pour  l'adresse  du 
compte. 


C.  2935.  (Liasse.)  —  115  pièces,  papier. 

llSII-1746.  —  Affaires  communales.  —  Pont- 
du-Chàteau.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1730  à  1744;  pièces  justificatives  dèsdits  comptes; 
—  compte  de  1736  arrêté  en  1744  par  M.  Rossignol 
à  166  liv.  de  recette  et  à  210  liv.  de  dépense;  — 
compte  de  1744,  arrêté  en  1746  à  232  liv.  10  sols 
de  recette  et  à  261  liv.   17  sols  de  dépense. 


C.  2536.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  104  pièces,  papier  ; 

1  cachet. 

11S1-1769.  —  Affaires  communales.  —  Pont- 
du-Chàteau.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1751  à  1759,  arrêtés  par  les  Intendants  de  1753  à 
1761;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1751  arrêté 
à  280  liv.  de  recette  et  à  363  liv.  7  sols  de  dépense  ; 
—  quittances  de  1760  à  1762  ;  —  comptabilité  des 
reliquats. 


C.  2537.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin;  31  pièces,  papier. 

• 

1764-1787.  —  Affaires  communales.  —  Pontgi- 
baud  —  Pranal.  —  Pontglbaud  :  requête  des  habi- 
tants demandant  l'approbation  de  la  vente  d'un  pré 
appartenant  aux  communalistes  de  Pontgibaud,  vente 
consentie,  le  5  août  1787,  tant  par  lesdits  communa- 
listes que  par  les  autres  habitants,  moyennant  la 
somme  de  800  liv..  au  profit  des  sieurs  concession- 
naires des  mines  du  Lyonnais,  Roure,  Barbecot,  etc,; 
l'Intendant  approuve  ladite  vente  ;  —  délibération 
des  habitants  de  Pontgibaud,  assemblés  le  dimanche 
13  mai  1787  sous  la  halle,  à  la  manière  ordinaire, 
au  sujet  des  réparations  à  faire  au  toit  du  clocher 
et  aux  vitres  du  chœur  ;  le  s'  Bertin,  curé  de  Saint- 
Pierre-le-Chastel  et  de  Pontgibaud,  son  annexe,  se 
refuse  à  contribuer  aux  réparations  auxquelles  il  doit 
être  astreint  en  qualité  de  décimateur;  le  s'  Legay 
est  nommé  syndic  à  l'effet  de  poursuivre  ledit  s"^  curé, 
avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  subdélégué  ;  —  refonte 
de  deux  cloches  par  le  s'  Desanges,  fondeur  à  Riom , 
1764;  arrêt  du  Conseil,  du  29  décembre  1767,  qui 
ordonne  Timposition  de  la  dépense,  et  qui  autorise 
la  reconstruction  du  presbytère  de  Gelles;  —  ana- 
lyse d'une  délibération,  du  22  août  1784,  par  la- 
quelle les  habitants  décident  de  s'adresser  à  Tévêque- 
au  sujet  de  deux  fondations  de  200  liv.  et  de  30  liv. 
destinées  au  paiement  d'un  maître  et  d'une  mai- 
tresse  d'école;  ces  fonds  sont  devenus  insuffisants, 
et  comme  d'autre  part  les  revenus  des  communa- 
listes de  Pontgibaud  sont  très  mal  administrés,  on 
demandera  à  l'évéque  de  suspendre  les  dites  écoles, 
jusqu'à  ce  que  les  arrérages  aient  formé  un  fonds 
suffisant  pour  qu'on  puisse  à  l'avenir  donner  un 
traitement  convenable  au  maître  et  à  la  maîtresse 
d'école  ;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat,  subdélégué  : 
les  héritiers  des  fondateurs  consentent  à  cette  sus- 
pension et  l'évéque  vient  d'ailleurs  de  l'ordonner 
pour  douze  années,  ainsi  point  de  difficultés  à  cet 
égard;  quant  à  l'administration  des  biens  des  com- 
munalistes «  les  habitants  de  Pontgibaud  dont  les 
>  prédécesseurs  ont  donné  les  fonds  sont  intéressés 
»  à  conserver  les  revenus  des  communalistes  dans 
»  leur  totalité  »  ;  il  est  donc  à  propos  d'homologuer 
la  délibération  purement  et  simplenaent.  —  Pranal  : 
défrichements  de  communaux  :  nomination  d'un  syn- 
dic, 1784-1785. 


■1 


388 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2î$38.  (Liasse.)  —  61  pièces,  papier. 

1650-1 7§4.  —  Affaires  communales.  —  Promp- 
sat  —  Puy  Saint- Gulmier.  —  Prompsat  :  pièces  re- 
latives aux  dettes  de  ladite  communauté  ;  ordon- 
nances de  rintendant,  obligations,  exploits,  1659- 
1688  ;  —  réparations  à  Téglise  et  au  clocher  de 
Prompsat,  qui  avaient  été  endommagés  par  la  fou- 
dre :  requêtes,  procès-verbaux,  correspondance;  arrêt 
du  Conseil  d'État,  du  6  août  1765,  approuvant  Tadju- 
dication  des  travaux  de  ladite  église,  ainsi  que  la 
reconstruction  du  presbytère  de  la  paroisse  de  Sar- 
rus  ;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de  500  liv. 
et  des  huit  deniers  pour  livré  sur  la  paroisse  de 
Prompsat  ;  —  réparations  des  mura  du  cimetière, 
1767  ;  —  analyse  d'une  requête  de  Jos.  Valuche, 
procureur  au  Présidial  de  Riom,  demandant  une 
imposition  sur  la  paroisse  de  Prompsat  pour  le  dé- 
dommager du  dégât  qu'ont  fait  dans  ses  récoltes  plu- 
sieurs habitants  de  ladite  paroisse ,  1781  ;  —  contes- 
tation entre  les  habitants  et  le  s'  Valluche  au  sujet 
d'une  question  de  voirie.  —  Prend ines  :  défriche- 
ments de  communaux  dans  ladite  paroisse,  1755  ;  — 
note  au  sujet  d'un  procès  des  habitants  contre  leur 
curé,  1752.  —  Puy-Saint-Gulmier  :  réparations  du 
presbytère,  1777-1784. 


C.  2b39.  (Liasse.)  —  1  pièce,  papier. 

17 S9.  —  Affaires  communales.  —  Quezac.  — 
Avis  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  subdélégué  à  Au- 
rillac,  1753,  sur  les  usurpations  faites  par  le  curé 
de   cette  paroisse  sur  les  murs  du  cimetière. 


C.  2540.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  44-  pièces,  papier 

dont  1  plan. 

(1615)  16fl9-17A0.  —  Affaires  communales.  — 
Rageade  —  Rentières.  —  Rageade  :  Contestation  en- 
tre les  villages  de  Frouges  et  Courbetoirade  et  quel- 
ques particuliers  qui  ont  défriché  des  communaux 
appartenant  aux  dits  villages  :  consultation  de  Ber- 
gier  et  Couthon,  avocats,  1789  ;  plan  des  lieux 
contentieux  ;  reconnaissance  consentie  en  1615  par 
les  habitants  d'un  cens  sur  lesdits  territoires  au 
profit    des    religieux   de  La    Voûte  ;   —   lettre    de 


M.  de  Mombriset,  1752,  au  sujet  des  réparations 
du  clocher  ;  —  réparations  du  presbytère  :  re- 
quêtes de  Pierre  Vayron ,  curé  ;  ordonnances  de 
rintendant,  délibérations;  devis,  correspondance,  1770- 
1771.  —  Randan  :  lettres  de  M.  Urion,  1731-1741, 
au  sujet  des  réparations  du  presbytère  et  de  l'église. 

—  Raulhac,  mémoire  de  dépense  en  1G89  pour  six 
soldats  de  milice.  —  Reignat,  procès-verbal  d'usur- 
pations dans  les  communaux  de  Reignat  par  M.  de 
La  Gardette,  aubdélégué  à  Billora,  1747.  —  Reilhac  : 
acquisition  d*une  maison  pour  servir  de  presbytère  ; 
vente  de  Tancien  presbytère  ;  arrêt  du  Conseil 
d'État;  correspondance;  rôle  de  répartition  de  la  dé- 
pense, 1751  - 1752.  —  Rentières  :  lettre  de  M.  de 
Miramon  au  sujet  de  la  décision  prise  par  les  habi- 
tants de  Fromental  de  poursuivre  en  appel  le  procès 
qu'ils  ont  perdu  contre  ledit  s""  de  Miramon,   1735; 

—  quittances  délivrées  aux  cohsuls,  en  1726  et  1730. 


C.  2541.  (Liasse.)  —  50  pièces,  papier,  partie  en  mauvais  état. 

1684-1178.' —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Privilèges,  assemblées,  personnel.  —  Contestation  en- 
tre les  officiers  du  Bureau  des  Finances,  ceux  du 
Présidial  et  les  consuls  au  sujet  de  la  préséance  : 
—  mémoire  des  Trésoriers  de  France  pour  faire 
voir  que  les  officiers  du  Présidial  ont  contrevenu 
aux  arrêts  de  règlement  rendus  entre  les  deux  com- 
pagnies pour  le  fait  de  la  préséance  :  par  arrêt  du 
30  déc.  1681  la  préséance  a  été  donnée  aux  Tréso- 
riers de  France  sur  les  officiers  du  Présidial  en  tou- 
tes assemblées,  de  particulier  à  particulier,  et  par 
exprès  en  l'église  de  Saint-Amable  ;  le  même  arrêt 
règle  les  cérémonies  auxquelles  le  Présidial  a  droit 
d'assister  en  corps,  mais  les  officiers  dudit  Présidial 
ont  prétendu  que  l'énumération  des  cérémonies  conte- 
nue dans  cet  arrêt  n'était  pas  limitative  et  se  sont 
efforcés  d'assister  en  corps  à  d'autres  cérémonies, 
notamment  au  jubilé  qui  fut  donné  pendant  le  ca- 
rême de  1682,  aux  fêtes  du  samedi  saint  et  du  lundi 
de  Pâques  de  la  même  année;  les  Trésoriers  firent 
opposition  et  obtinrent,  le  7  avril  1682,  un  nouvel 
arrêt  du  Conseil  défendant  aux  officiers  du  Présidial 
de  se  trouver  en  corps,  si  ce  n'est  aux  cérémonies 
marquées  par  le  premier  arrêt  ;  un  autrq  arrêt 
ajouta  aux  jours  précédemment  indiqués  celui  de  la 
Toussaint;  le  samedi  saint  de  l'année  1684  «  les  pré- 
»  sidents  présidiaux  et  lieutenant  général  »  se  pla- 
cèrent au  -  dessus  des  Trésoriers  de  France,  et  pen- 
dant la  procession  pour  aller  en  l'église  Saint-Jeau 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

firent  marcher  devant  eux  des  huissiers  ;  les  consuls, 
dont  le  premier  est  conseiller  au  Présidial,  ont  pré- 
tendu aussi  précéder  les  Trésoriers  et  des  procès- 
verbaux  ont  été  dressés  de  part  et  d'autre.  La  pré- 
tention des  consuls  est  insoutenable,  puisque  la  di- 
gnité des  Trésoriers  a  paru  au  Conseil  être  au-dessus 
de  celle  des  principaux  officiers  du  Présidial,  com- 
ment ne  seraient-ils  pas  au-dessus  des  consuls?  sur- 
tout dans  cette  province  où  ces  derniers  sont  collec- 
teurs de  tailles,  si  vinco  vincentem  te  a  fortiori  vin- 
cam  te  ;  «  la  prétention  des  consuls  est  encores 
»  contraire  à  la  possession,  car  ils  ne  sçauroient  dis- 
»  convenir  qu'avant  ces  derniers  arrests  ils  ne  se 
»  soient  trouvés  en  plusieurs  occasions  où  ils  se  sont 
»  veus,  sans  aucun  contredit,  précédez  et  à  la  gauche 
»  des  trésoriers  de  France,  et  par  exprèz  dans  l'église 
»  des  Cordeliers  les  jours  de  Noël  et  de  la  Circôn- 
»  cision  à  vespres,  et  mesme  Tannée  dernière  en  une 
»  thèse  dédiée  à  M.  de  Bercy  »  ;  vainement  les 
consuls  prétendent-ils  qu'ils  forment  corps  de  ville, 
puisqu'il  ne  s'agit  pas  en  la  question  des  fêtes  publi- 
ques mentionnées  dans  les  arrêts  du  Conseil,  mais 
bien  de  cérémonies  particulières  auxquelles  les  consuls 
n'ont  pas  plus  de  droit  d'assister  en  corps  que  les 
officiers  du  Présidial  ;  ce  mémoire,  en  date  du  25  avril 
1684,  est  signé  de  MM,  Reymond,  RoUet,  Girard. 
Dubois,  Vernaison  et  Ferrand;  — *  mémoire  des  pré-^ 
sidents  et  lieutenant  général  du  Présidial  de  Riom, 
pour  répondre  à  ceux  des  Trésoriers  de  France  : 
aux  termes  mêmes  des  arrêts  du  Conseil  les  prési- 
dents et  le  lieutenant  général  du  Présidial  ont  la 
préséance  sur  les  Trésoriers  de  France,  or*  ces  der- 
niers ont  par  voie  de  fait  pris  la  première  place 
dans  une  cérémonie  ;  que  les  officiers  du  Présidial 
aient  droit  ou  non  de  se  faire  précéder  par  des  huis- 
siers,  c'est  une  autre  question  à  débattre  ;  lors  même 
que  le  Présidial  se  serait  fait  à  tort  précéder  par 
des  huissiers,  cela  ne  donnait  point  aux  Trésoriers  le 
droit  d'usurper  la  préséance  ;  la  distinction  entre  céré- 
monie publique  et  cérémonie  particulière  n'a  pas 
non  plus  d'intérêt,  la  procession  se  faisait  en  public 
et  les  officiers  du  Présidial  avaient  droit  de  s'y  faire 
précéder  par  des  huissiers,  comme  ils  avaient  d'ail- 
leurs l'habitude  de  le  faire,  afin  d'être  séparés  de 
la  foule  ;  il  est  constant  que  les  consuls  sont  en 
possession  d'assister  auxdites  cérémonies  «  en  corps 

>  avec  les  robes  consulaires,  et  accompagnés  d'huis- 
»  siers  avec  les  baguettes  et  la  livrée  de    la  ville  ; 

>  il  seroit  bien  étrange  que  les  consuls  pussent  avoir 

>  encore  des  marques  de  dignité  d'honneur,  qui  se- 
»  roient  refusées  au  premier  magistrat  chef  de    la 


389 


»  police  »  ;  les  officiers  du  Présidial  demandent  au 
chancelier  réparation  de  l'injure  qui  leur  a  été  faite; 
—  raisons  et  moyens  que  baillent  par  devant  l'In- 
tendant d'Auvergne  les  consuls  de  Riom  pour  l'éta- 
blissement de  leur  droit  de  préséance  et  possession 
dont  ils  ont  joui  de  tout  temps  contre  les  Trésoriers 
de  France  de  la  généralité  de  Riom  pour  assister 
en  corps  et  livrée  à  l'office  qu'on  célèbre  le  samedi 
saint  en  l'église  de  Saint-Amable  :  les  Trésoriers  ne 
forment  corps  <  que  où  et  quand  les  généralités 
»  sont  établies  dans  les  villes  où  il  y  a  Chambre 
»  des  Comptes  ou  Cour  des  Aides  »  ;  quant  aux 
arrêts  de  1681  et  1682  il  est  inexact  de  dire  que 
les  consuls  y  aient  contrevenu,  «  puisque  lesdits 
»  consuls  n'y  ont   esté  receus  parties  intervenantes 

>  que  pour  faire  résider  en  ladite  ville  les  Trésoriers 
»  de  France  qui  demeuroient  à  Paris,  Clermont  et 
»  à  la  campagne,  et  ce  conformément  à  la  déclara- 
»  tion  de  Sa  Majesté  du  29  déc.  1663,  comme  aussy 
»  à  ce  que  les  veufves  desdits  trésoriers,  demeurantes 
»  à  Riom,  fussent  tenues  de  contribuer  à  toutes  sortes 
»  d'impositions  qui  seront  faictes  en  ladicte  ville,  et 
»  lesdits  trésoriers  de  France  de  porter  leur  part  et 
»  pourtion  des  deniers  communs  des  debtes  de  ladite 
»  ville  et  de  toutes  charges  municipales  »;  les  Tré- 
soriers avaient  d'ailleurs  si  bien  reconnu  qu'ils  ne 
pouvaient  précéder  les  consuls  en  corps,  «  qu'en  l'an- 
»  née  1619  ils  firent  faire  une  tribune  à  deux  faces 

>  dans  ladite  église,  l'une  pour  entendre  la  prédi- 
»  cation  et  messe  de  paroisse  du  costé  de  la  nef,  et 
»  l'autre  pour  ouyr  l'office  divin  du  costé  du  chœur  »  ; 
il  est  difficile  de  concevoir  comment  les  Trésoriers  de 
France,  qui,  de  leur  propre  aveu,  ne  forment  pas  de 
corps  pourraient  précéder  les  consuls  «  marchant  en 
»  corps  avec  toutes  ces  marques  de  la  dignité  consu- 
»  laire,  dans  laquelle,  représentant  le  corps  commun 
»  de  la  ville,  ils  doivent  avoir  sans  difficulté  la  pré- 
»  séance  sur  tous  les  particuliers  >  ;  —  protestation 
d'Amable  Arnoux,  juge  magistrat  en  la  Sénéchaussée 
d'Auvergne,  demandant  réparation  de  l'injure  qui 
lui  a  été  faite  par  les  Trésoriers  de  France;  —  nou- 
veau mémoire  des  Trésoriers  :  ils  insistent  de  nou- 
veau sur  la  distinction  entre  les  cérémonies  publi- 
ques et  les  cérémonies  particulières,  qui  est  indiquée 
nettement  dans  l'arrêt  de  1682,  et  affirment  que  les 
officiers  du  Présidial  ne  peuvent  se  faire  précéder 
d'huissiers  hors  du  palais  dans  des  cérémonies  par- 
ticulières ;  —  réponse  des  présidents  et  lieutenant 
général  du  Présidial  au  second  mémoire  des  Tréso- 
riers :  ils  se  défendent  d'avoir  voulu  contrevenir  aux 
arrêts  du  Conseil,  qui  sont  entièrement  à  leur  avan- 


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390  ARCHIVES  DU 

tage  ;  i]s  maintiennent  leur  droit  de  se  faire  accom- 
pagner p^  des  huissiers  aux  cérémonies  où  ils  assis- 
tent; —  nouveaux  mémoires  des  consuls  :  les  Tré-f 
soriers  ne  sont  pas  mai^istrats,  les  consuls  au  con- 
traire sont  juges  ma^strats  municipaux  «  avec  une 
»  jurisdiction  pour  le  faict  de  la  police,  à  laquelle 
»  les  Trésoriers  de  France  sont  subjets  comme  tous 
»  les  autres  habitants,  et  peuvent  sans  aucune  dis- 
»  tinction  être  condamnés  par  les  consuls  à  Tamande 
»  en  cas  de  contravention  >  ;  les  consuls  étant  en 
corps  ne  cèdent  la  préséance  qu'au  lieutenant  géné- 
ral, auquel  ils  doivent  le  serment  comme  au  chef  de 
la  police  ;  lors  de  la  thèse  soutenue  aux  Cordeliers 
les  consuls  se  sont  placés  dans  le  banc  qu'ils  ont 
marqué  aux  armes  de  la  ville  ;  les  consuls  se  défen- 
dent enfin  d'avoir,  sous  Tinfluence  du  Présidial,  en- 
gagé de  méchants  procès  aux  dépens  de  la  \iile  ; 
—  réponse  du  s""  Arnoux  au  second  mémoire  des  Tré- 
soriers; —  extrait  d'un  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
18  juin  1691,  réduisant  à  52  le  nombre  des  mem- 
bres qui  devront  composer  à  l'avenir  les  assemblées 
générales  de  la  ville  de  Riom.  -^  Lettre  des  ofllciers 
du  Présidial  de  Riom,  à  l'Intendant,  du  16  août  1723  , 
exposant  qu'ils  ont  fait  leur  soumission  de  lever  les 
deux  offices  de  maire  de  cette  ville  <  dans  la  veue 

>  non  seulement  d'employer  nos  effets,  mais  encore 
»  (^'éviter  par  la  réunion  de  ces  offices  à  notre  corps 
»  les  mêmes  contestations  que  les  contlicts  et  la 
»  concurrence  des  rangs  avoient  fait  naître  cy  de- 
»  vant  entre  le  précédent  maire  et  nous  »  ;  mais  le 
préposé  au  recouvrement  a  prétendu  qu  il  avait  déjà 
une  soumission  faite  pour  l'un  de  ces  offices  par  le 
s'  Chabrol,  avocat,  ci-devant  conseiller  en  ce  siège; 
les  officiers  du  Présidial  protestent  contre  l'admis- 
sion du  s'  Chabrol  et  adressent  à  l'Intendant  en 
même  temps  qu'au  Contrôleur  général  et  au  Garde 
des  sceaux,  les  copies  de   deux  délibérations   prises 

'  par  leur  compagnie  «  dans  lesquelles  sont  énoncées 

>  les  raisons  que  nous  eûmes  de  contraindre  ledit 
»  s'  Chabrol  de  se  défaire  de  son  office  de  conseil- 
»  1er  »  ;  copies  des  délibérations  du  Présidial  des 
15  avril  1717  et  5  janvier  1718  ;  —  correspondance  ' 
de  l'Intendant  avec  M.  Urion,  subdélégué,  1749,  au 
sujet  d'une  contestation  pour  la  préséance  aux  assem- 
blées de  ville  entre  le  corps  des  procureurs  et  les 
juges  consuls  de  la  ville  de  Riom  ;  l'Intendant  reftise 
d'autoriser  la  ville  à  intervenir  au  procès;  —  lettre 
des  officiers  municipaux  de  la  ville  de  Riom,  MM. 
Vissac,  Beaulaton,  Andraud,  Chappus,  Moranges  et 
Talion,  du  8  oct.  1764,  adressant  à  l'Intendant  le 
mémoire  sur   l'ancienne   administration    de  la   ville 


PUY-DE-DOME. 

prescrit  par  l'article  10  de  l'édit  d'août  1764  ;  —  mé- 
moire sur  la  forme  dans  laquelle  les  assemblées  de 
la  ville  de  Riom  ont  été  tenues  jusqu'en  1764  et  de 
tous  ceux  qui  y  ont  été  appelés,  rédigé  par  les  offi- 
ciers municipaux  :  depuis  1270,  époque  de  la  conces- 
sion d'un  corps  commun  et  consulat  de  la  ville  de 
Riom,  les  assemblées  étaient  composées  d'un  nombre 
indéterminé  de  membres;  un  arrêt  du  Conseil,  du 
18  juin  1691,  ordonna  que  la  ville  serait  régie  et 
administrée  «  par  deux  consuls  qui  présideront  aux 

>  assemblées,  et  après  eux  l'arrêt  donne  séance  aux 
»  deux  consuls  antiques;  ensuitte  viennent  le  lieu- 

>  tenant  général  en  la  Sénéchaussée,  cinq  officiers 
»  du  Bureau  des  Finances,  cinq  officiers  du  Prési- 
»  dial,  trois  officiers  de  l'Élection,  six  avocats,  six 
»  bourgeois,  six  procureurs,  quatre  notaires,  huit 
»  iharchands,  deux  artisans  et  deux  laboureurs  >  ; 
les  députés  de  chaque  corps  doivent  être  nommés  par 
leur  corps  chaque  année;  peu  après,  il  fut  créé  un 
maire  perpétuel  ;  vers  l'année  1700,  au  lieu  de  deux 
consuls,  il  en  fut  nommé  quatre,  mais  on  cessa  de 
nommer  des  collecteurs  et  les  consuls  furent  char- 
gés de  la  levée  des  deniers  royaux  ;  on  choisissait 
en  outre  deux  collecteurs  parmi  les  artisans  et  la- 
boureurs pour  les  deux  quartiers  forains  d'Ennezat 
et  du  Marais  ;  le  maire  ayant  été  supprimé  par  édit 
de  novembre  1733,  le  roi  créa  et  rétablit  les  offices 
municipaux  dans  toutes  les  villes  du  royaume  ;  la 
ville  de  Riom  en  fit  l'acquisition  et  par  arrêt  du 
Conseil  du  4  mai  1751  ayant  été  ordonné  «  qu'il 
»  seroit  expédié  sur  les  quittances  de  finances  des- 

>  dits  offices  des  lettres  du  grand  sceau,  en  une  seule 
»  et  même  patente,  au  nom  du  sujet  que  chacune 
»  des  villes  auroit  nommé,  il  fut  en  effet  expédié 
»  des  lettres  patentes  du  22  nov.  1751  pour  tous  les 
»  offices  municipaux  de  la  ville  de  Riom  qui  res- 
»  toient  à  vendre,  au  nombre  de  dix-sept  :  maire, 
»  lieutenant,  échevins,  etc.  ;  un  seul  office  de  contrùl- 
»  leur  ayant  déjà  été  acquis  par  un  particulier ,  ces 
»  lettres  patentes  furent  expédiées  au  nom  du  s'  du 
»  Jouhannel,  secrétaire  de  la  ville  »  ;  puis  l'admi- 
nistration fut  faite  comme  auparavant  par  les  qua- 
tre consuls;  depuis  longtemps  la  ville  se  préoccupait 
de  l'embarras  que  la  collecte  apportait  aux  consuls, 
lorsque  l'édit  d'août  1764  est  venu  désunir  la  col- 
lecte du  consulat  dans  les  principales  villes  du 
royaume  ;  conformément  audit  édit,  on  procéda  à  la 
nomination  des  officiers  municipaux  et  de  quatre  col- 
lecteurs, le  1*"  dimanche  de  septembre  1764  ;  — 
mémoire  pour  les  officiers  de  la  Sénéchaussée  et  siège 
Présidial  de  Riom  au  sujet  de  l'édit  d'août  1764  : 


f. 


j 


la  ville  n'a  point  de  commerce,  elle  n'existe  que  par 
les  corps  et  juridictions  qui  y  sont  établis;  par  un 
arrêt  du  16  déc.  1698  la  collecte  fut  unie  au  consu- 
lat et  depuis  ce  temps  il  a  été  nommé  3  ou  4  consuls 
collecteurs,  dont  le  premier  était  un  avocat  ou  un 
bourgeois,  le  second  un  bourgeois,  le  troisième  un 
procureur  et  le  quatrième  un  marchand  ;  l'office  de 
maire  fut  levé  aux  parties  casuelles  par  un  parti- 
culier ;  dans  la  suite  le  Présidial  réunit  cette  charge 
dont  il  paya  une  finance  de  85,800  liv.;  le  15  juin 
1725,  elle  fut  supprimée  et  le  Présidial  n'a  été  dé- 
dommagé de  cette  finance  que  par  une  rente  au 
denier  100;  en  1733  toutes  les  charges  munici- 
pales furent  réunies  sur  la  tête  du  s'  du  Jouhannei, 
à  sa  mort  les  offices  demeurèrent  vacants  aux  par- 
ties casuelles  jusqu'à  la  suppression  qui  vient  d*en 
être  prononcée  ;  suivent  les  observations  du  Prési- 
dial sur  les  élections  qu'on  vient  de  faire  des  offi- 
ciers municipaux  et  sur  la  composition  des  assem- 
blées générales,  ils  pensent  qu'il  conviendrait  de  ré- 
duire le  nombre  des  marchands  ayant  droit  d'as- 
sister à  ces  assemblées,  attendu  que  la  ville  n'a  pas 
de  commerce,  que  les  marchands  n'y  forment  pas 
de  corps  et  n'y  sont  pas  en  jurande  ;  —  tableau  des 
consuls  de  Riom  de  1578  à  1691  ;  —  projets  de  ré- 
ponse de  rintendant  au  Contrôleur  général  :  «  la 
»  majeure  et  la  plus  saine  partie  de  la  ville  de 
»  Riom,  à  la  tête  de  laquelle  étoient  les  officiers  de 
»  la  Sénéchaussée,  a  pensé  qu'il  n'y  avoit  des  élec- 
»  tiens  à  faire,  en  vertu  de  l'article  5  de  l'édit,  de 
»  maires,  échevins,  consuls,  jurats  et  autres  offl- 
».  ciers  municipaux  que  dans  les  lieux  où  cet  édit 
»  en  opéroit  l'extinction,  ce  qui  n'arrivoit  point  à 
»  Riom;  et  qu'on  devoit  continuer  d'y  laisser  l'ad- 
»  ministration  à  ses  consuls,  ses  seuls  officiers  mu- 
»  nicipaux  ordinaires,  au  moins  jusqu'à  l'expédition 
»  des  lettres  patentes  que  Sa  Majesté  s'est  proposée 

>  de  donner  à  chaque  ville,  sauf  à  se  conformer  au 
»  surplus  à  toute  la  teneur  de  l'édit.   Mais  les  avo- 

>  cats  et  quelques  autres  corps,  qu'ils  ont  mis  dans 
»  leur  party,  aiant  envisagé  dans  cette  élection  l'af- 
»  franchissement  de  la  collecte  à  laquelle  ils  étoient 
»  assujettis  et  d'autres  avantages  qu'ils  se  sont  pro- 
»  posés,  ils  ont  formé  une  cabale  qui  a  prévalu  et 
»  il  a  été  nommé  un  maire,  un  lieutenant  de  maire 
»  et  quatre  échevins  »  ;  l'Intendant  est  ,d'avis  qu'en 
raison  de  la  médiocre  importance  de  la  ville  de  Riom, 
qui  ne  compte  pas  plus  de  10,000  habitants,  trois 
consuls  ou  échevins  d'honneur  suffiraient,  Clermont 
n'a  que  quatre  échevins  d'honneur,  et  cette  ville  est 
bien  supérieure  à  celle  de  Riom;  —  correspondance 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  -391 

de  l'Intendant  avec  M.  de  L'Averdy,  au  sujet  de  la  no- 
mination du  s'  de  Vissac  comme  maire,  1764;  —corres- 
pondance des  maire  et  échevins  de  Riom,  de  M.  Lan- 
glois  et  de  l'Intendant  au  sujet  des  lettres  patentes 
demandées  par  la  ville  de  Riom,  1765;  mémoire  sur 
les  privilèges  dont  ladite  ville  demande  confirmation  ; 
la  ville  n'établissant  point  en  quoi  consistent  ces  pri- 
vilèges,  il  y  aurait  inconvénient  à  en  faire  mention 
dans  les  lettres  ;  il  serait  dangereux  aussi  de  donner 
dans  lesdites  lettres  à  cette  ville  le  titre  de  ville 
principale  pour  V administration  de  la  justice,  parce 
que  les  habitants  de  Clermont  feraient  certaine- 
ment opposition  à  l'enregistrement  ;  —  lettres  pa- 
tentes portant  règlement  pour  l'administration  muni- 
cipale de  la  ville  de  Riom,  du  13  janvier  17G6  ; 
les  charges  ordinaires  sont  fixées  à  la  somme  de 
7,329  liv.  î  s.  ;  les  charges  extraordinaires  ne 
pourront  dépasser  la  somme  de  7,070  liv.  19  s.  ; 
pour  subvenir  aux  dites  charges  il  ^era  imposé  tous 
les  ans  une  somme  de  15,000  liv.  ;  la  répartition 
sera  faite  par  des  commissaires  nommés  dans  une 
assemblée  de  notables  ;  la  levée  sera  faite  par  des 
collecteurs  conventionnels  qui  videront  leurs  mains 
de  quinzaine  en  quinzaine  en  celles  du  syndic  rece- 
veur ;  la  ville  de  Riom  est  confirmée  en  outre  dans 
le  droit  de  percevoir  des  droits  de  barre  et  petites 
aides  sur  les  denrées  et  marchandises  qui  entrent 
dans  ladite  ville  ;  une  caisse  d'amortissement  sera 
établie  pour  parvenir  à  la  libération  et  au  rembour- 
sement des  capitaux  de  rentes  dues  par  la  ville  ; 
aussitôt  après  l'entier  acquittement  des  dettes  l'im- 
position annuelle  sera  réduite  à  10,000  liv.  ;  un  la- 
boureur sera  appelé  aux  assemblées  des  notables  à 
la  place  d'un  des  artisans  qui  y  ont  entrée.  A  la 
suite  :  état  des  dettes,  état  des  charges  ordinaires, 
état  des  gages  des  officiers  et  serviteurs  de  ladite 
ville  ;  tarif  des  droits  d'entrée  ;  mention  de  l'enre- 
gistrement en  la  Cour  des  Aides  de  Clermont  fimpr. 
chez  P.  Boutaudon,  in-4o,  19  pages)  ;  — ^  délibéra- 
tion de  l'assemblée  des  notables,  du  16  janvier  1767, 
désignant  au  choix  du  roi  pour  la  place  de  maire 
MM.  Dubois  de  Macholles,  Milanges  et  Touttée  ;  let- 
tre de  M.  de  Saint  -  Florentin  adressant  à  l'Inten- 
dant l'ordonnance  portant  nomination  de  M.  Dubois 
de  Macholles,  chevalier  de  Saint-Louis,  ancien  capi- 
taine de  dragons  au  régiment  Mestre  de  camp  géné- 
ral, comme  maire  de  la  ville  de  Riom  ;  lettre  de 
M.  de  Macholles,  demandant  à  être  déchargé;  «  M. 
»  Milanges  rempliroit  très  bien  cette  place  et  vous 
»  sériés  également  content  de  M.  Touttée  qui,  par 
»  la  douceur  de  son  esprit,  le  caractère  le  plus  liant 


392  ARCHIVES  DU 

»  et  une  intégrité  à  touttes  épreuves  s'est  concilié 
»  tous  les  cœurs  de  la  ville  >  ;  M.  Milanges  est 
nommé  maire,  MM.  Brujas  et  Chossier,  échevins  ; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  24  août  1767,  ordon- 
nant que  l'imposition  des  15,000  liv.  de  deniers  com- 
muns »era  faite  sur  tous  les  habitants  de  ladite  ville, 
nobles,  ecclésiastiques,  priyiiépfiés  sans  exception  ; 
(Impr.  chez  L.-P.  Boutaudon,  in-4®,  4  pages)  ;  —  mé- 
moire sur  la  prétention  de  M.  Dufraisse  âis,  procu- 
reur du  roi  de  la  Sénéchaussée,  d'exercer  les  fonc- 
tions de  procureur  du  roi  de  la  ville  (après  1777). 


PUY-DE-DOME. 

»  généralle  d'Auvergne,  à  laquelle  la  course  trop  bornée 
»  d'une  vie  fragile  n'a  pas  permis  au  père  de  mettre 
»  la  dernière  main,  pour  laquelle  il  a  fait  des  dépenses 
»  si  considérables  qu'il  a  réduit  le  fils  à  se  voir  obligé 
»  d'arpenter  les  biens  fonds  des  paroisses  pour  subvenir 
»  à  ses  besoins  »  ;  —  lettre  de  M.  Costes-Duménil ,  1753, 
en  faveur  du  a^  Saladin ,  qui  craint  d'être  supplanté, 
comme  ingénieur  de  la  ville  de  Riom ,  par  le  s' Le- 

gay. 


C.  2^42.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

17S5-1156. —  Affaires  communales. —  Riom. — 
Personnel.  —  Lettre  de  M.  Urion,  du  8  mars  1735, 
au  sujet  de  la  requête  de  Jacques  Desmichel,  trompette 
de  la  ville  de  Riom ,  relativement  à  ses  gageas;  —  lettre 
du  même,  1748,  annonçant  que  la  dame  Berne,  sage- 
femme,  n'ayant  pu  obtenir  l'augmentation  qu'elle  dé- 
sirait, a  pris  le  parti  de  s'en  retourner  à  Paris;  —  re- 
quête de  la  dame  Bally,  sage-femme ,  1756  ;  —  corres- 
pondance de  M.  Rossignol,  intendant,  avec  M.'  de 
La  Houssaye  et  M.  Chabrol ,  au  sujet  d'une  pension 
de  200  livres  accordée  par  la  ville  au  s'  Saladin,  1744- 
1745  ;  mémoire  des  travaux  que  les  s'^  Saladin ,  père 
et  fils,  ont  fait  faire  pour  la  ville  de  Riom  «  depuis 

>  l'année  1720,  que  le  père  fut  privé  par  une  assemblée 

>  particulière  des  consuls  d'un  honnoraire  de  250  liv. 
»  chaque  année  que  la  ville  en  1706  luy  avoit  accordé  >  : 
réparations  de  la  conduite  des  fontaines  depuis  le  ci- 
metière Saint- Paul  jusqu'à  la  fontaine  de  Mozac;  répa- 
rations à  l'Intendance;  agrandissement  de  l'Hôtel-Dieu; 
plantation  d'arbres  au  Pré-Madame;  en  1725,  agran- 
dissement de  l'Hôpi lai  Général,  le  s^  Saladin  père 
a  employé  cinq  années  à  ce  travail  et  estime  ses  ho- 
noraires à  5,000  livres  «  à  raison  de  1,000  livres 
par  an  <  qui  est  le  prix  que  M.  Le  Roux ,  premier  ar- 
»  chitecte  des  bâtiments  de  Versailles,  a  fixé  par  année 
»  audit  s""  Saladin  fils  pour  la  conduite  des  eaux  de  Cha- 
»  zeron  »;  en  1727,  devis  pour  donner  un  jour  favorable 
au  tableau  de  Notre-Dame  des  Miracles  en  l'église 
Saint-Amable  ;  devis  et  plans  figurés  de  la  fontaine 
du  faubourg  de  la  Bade  en  1727,  de  celle  du  faubourg 
de  Layat  en  1729;  en  1739  et  1740,  devis  pour  la  cons- 
truction de  la  murette  du  Pré-Madame  du  côté  du  cou- 
chant; travaux  à  la  Juridiction  consulaire,  au  manège 
de  l'Académie;  en  1741,  rétablissement  de  la  flèche 
du  clocher  de  Saint-Amable  ;  en  1743  et  1744,  plan- 
tation d'arbres  à  la  place  d'Espagne;  enfin,  «  la  carte 


C.  2543.  (Liasse.)—  37  p.  papier,  dont  3  impr.  et  1  cahier. 

de  M  feuillets. 

1561-118*.—  Affaires  communales.  —  Riom.— 
Biens  et  revenus  patrimoniaux. —  Opposition  formée 
par  le  Présidial  et  par  la  ville  de  Riom  à  l'enregis- 
trement des  lettres  patentes  obtenues  par  M.  Dubois 
de  Macholles ,  ancien  capitaine  au  régiment  de  Maître 
de  Camp-Dragons,  par  lesquelles  le  roi  érige  les  biens 
de  Macholles  en  une  terre  seigneuriale  avec  tous  les 
droits  de  justice,  1759-1762;  l'affaire  est  portée  au 
Parlement;  avis  de  M.  de  La  Crène,  déclarant  que 
les  habiUints  doivent  être  autorisés  à  intervenir,  y 
ayant  intérêt,  non-seulement  pour  la  conservation  de 
leurs  pacages  de  Macholles,  mais  aussi  pour  éviter 
la  création  d'un  nouveau  degré  de  juridiction  ;  il  est 
aussi  question  dans  la  lettre  de  M.  de  La  Crène  des  ré- 
parations du  collège  de  l'Intendance  et  de  l'horloge  ;  — 
sentence  de  la  sénéchaussée  de  Riom ,  du  3  juillet  1501, 
en  faveur  des  Cordeliers  de  Riom ,  contre  les  «  fermiers 
»  des  pots  de  vin  qui  entrent  dans  ladite  ville»;  — 
procès-verbal  d'adjudication  pour  six  années,  à  partir 
de  1695,  du  droit  de  barre  ou  d'entrée  de  la  ville 
de  Riom,  à  Léonard  Vachier,  pour  le  prix  de  835  livres 
par  an  ;  ordonnance  de  M.  d'Ormesson,  intendant,  mo- 
dérant ladite  ferme  à  400  livres  pour  chacune  des  an- 
nées 1699  et  1700,  et  cela  «  du  consentement  des  maire, 
»  consuls  et  habitants  de  la  ville  de  Riom  »  ;  —  procès- 
verbal  d'adjudication  des  droits  d'entrée,  en  1701,  au 
prix  de  400  livres ,  en  1731  au  prix  de  516  liv.  par  an  ; 
—  requête  des  fermiers  des  droits  d'entrée,  1732,  de- 
mandant à  être  déchargés  de  la  moitié  du  prix  porté 
en  leur  bail ,  attendu  que  la  moitié  des  droits  portés 
en  railiche  appartiennent  aux  religieux  deMozat;  — 
assemblée  générale  des  habitants  de  la  ville  de  Riom, 
du  8  mai  1763  ;  le  premier  consul  expose  qu'il  a  été 
pourvu  jusqu'à  ce  jour  aux  dépenses  communes  par 
une  imposition  volontaire ,  qui  a  été  faite  en  proportion 
de  l'imposition  de  la  taille;  cette  imposition  entraîne 
plus  d'un  inconvénient,  aussi  les  consuls  et  des  com- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

missaires,  nommés  par  la  ville  à  cet  effet ,  ont  dû  re- 
chercher une  voie  plus  convenable  pour  fkire  face  aux 
dépenses  de  la  ville;  ils  n'ont  rien  trouvé  de  plus  avan- 
tageux que  rétablissement  de  droits  d'entrée,  «  ayant 
»  vérifié  par  l'exactitude  de  leurs  recherches  que 
»  le  produit  des  droits  d'entrée  seroit  suffisant  pour 

>  remplir  la  taille,  en  supposant  qu'il  plût  à  Sa  Majesté 
»  en  faire  un  abonnement  à  la  ville,  et  pour  satisfaire 

>  en  même  temps  aux  charges  et  dépenses  communes  »  : 
on  adopterait  le  tarif  établi  à  Clermont;  il  serait  néces- 
saire auparavant  de  désunir  la  collecte  de  Mozat ,  parce 
qu'on  ne  pourrait  clore  ce  faubourg  d'une  manière  suf- 
fisante; le  premier  consul  donne  lecture  du  projet 
de  règlement  pour  l'établissement  et  la  perception 
des  droits  d'entrée  dans  la  ville  de  Riom;  projet 
de  tarif;  les  habitants  approuvent  le  projet  et  donnent 
pouvoir  aux  consuls  de  se  pourvoir  au  Conseil  pour 
obtenir  l'établissement  projeté;  à  la  suite,  avis  et 
consentement  des  corps  particuliers  qui  ne  sont  point 
en  usage  d'entrer  k  la  maison  de  ville;  —  requête 
adressée  à  rintendant  par  les  consuls  de  Riom  et 
les  commissaires  nommés  par  délibération  du  corps 
de  ville,  lui  deniandant  d'appuyer  de  sa  protection  et 
de  son  autorité  la  demande  qu'ils  adressent  au  Conseil 
pour  rétablissement  des  octrois;—  observations  (ré- 
digées dans  les  bureaux  de  l'Intendance)  sur  le  règle- 
ment proposé  pour  parvenir  à  l'établissement  des  droits 
d'entrée  et  droits  de  barre  à  Riom,  pour  la  désunion 
de  la  collecte  de  Mozat  et  pour  la  nomination  de  consuls 
d'honneur;  —  requête  des  officiers  municipaux  de- 
mandant à  l'Intendant  de  faire  par  devant  lui  l'ad- 
judication du  droit  de  barre  «  qui  ne  se  perçoit  plus 
n  depuis  la  déffense  qui  nous  a  été  faite  par  MM.  les  of- 
»  ficiers  du  Bureau  des  Finances  »;  ce  revenu  est  in- 
dispensable pour  subvenir  aux  charges  de  la  ville  ; 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  de  Ga- 
lonné, 1684  :  la  ville  de  Riom  étant  le  chef-lieu  de 
la  généralité,  les  adjudications  de  ses  droits  d'entrée 
doivent  se  faire  devant  l'Intendant;  affiches  annonçant 
l'adjudication  du  «  droit  de  barre  et  petites  aides  de 
»  la  ville  de  Riom  »,  de  l'impr.  de  M.  Dégoutte;  procès- 
verbal  d'adjudication,  le  1(3  septembre  1784,  au  prix 
de  505  livres  par  an  ;  —  plaintes  du  fermier  du  droit 
de  barre,  au  sujet  des  contraventions  qui  diminuent 
le  produit  de  sa  ferme ,  1788;  —  tarif  des  droits  à  per- 
cevoir par  le  fermier  du  poids  de  ville  de  Riom  ,  1756 
(plac.  impr.  à  Riom,  chez  Fr.  Gonin). 


:^J3 


c.  2U44.  (Liasse.]—  75  pièces,  pap.  (7  impr.);  3  cachets. 


Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


1741-1171. —  Affaires  communales. —  Riom. — 
Travaux  communaux.  —  Eglise  Saint-Amable.  —  Ré- 
parations au  clocher  de  Saint-Amable  :  procès-verbal  . 
de  rétat  dudit  clocher  qui  iftenace  ruine;  affiches  an- 
nonçant l'adjudication;  lettre  de  M.  Urion ,  du  25  sep- 
tembre 1741,  annonçant  à  l'Intendant  que  les  répa- 
rations ont  été  adjugées  moyennant  la  somme  de 
2,094  livres;  le  chapitre  n'est  pas  tenu  de  contribuer 
à  cette  dépense,  attendu  que  le  clocher  est  entièrement 
sur  la  nef;  un  arrêt  du  Conseil  autorise  Timposition 
de  ladite  somme  ;  —  devis  des  travaux  supplémentaires 
à  exécuter  au  clocher  de  Saint-Amable ,  dressé  par  Sa- 
ladin,  ingénieur,  il  estime  ce  supplément  à  500  livres; 
correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Urion  ;  —  requête 
des  marguilliers  de  la  ville  de  Riom,  1743;  —  délibé- 
ration du  1«^  janvier  1746  :  les  marguilliers  exposent 
«  que  réglise  de  Saint-Amable  est  trop  petite   pour 

>  une  paroisse  aussy  grande,  aussy  nombreuse  que 
»  celle  de  Riom;  que,  ne  recevant  des  jours  qu'à  Tas- 
»  pect  septentrion,  elle  manque  de  clarté  et  est  extrê- 
»  cément  humide;  que  depuis  plus  de  60  ans  on  a 
»  projeté  de  remédier    à  ces  inconvénients    en  sup- 

>  primant  le  cloître  et  en  adossant  à  l'église  quatre 
»  chapelles  du  coté  de  midy  »  ;  les  sieurs  Raimbaux 
offrent  de  faire  toutes  ces  réparations  pour  1 ,500  livres, 
les  marguilliers  sont  disposés  à  les  entreprendre  si 
la  ville  veut  bien  y  contribuer  au  moyen  des  sommes 
à  provenir  des  reliquats  des  comptes  de^  consuls; 
la  ville  consent  ; —  requête  de  François  Raimbaux 
demandant  qu'il  soit  dressé  un  procès-verbal  de  ré- 
ception des  travaux  par  lui  faits  à  Saint-Amable,  con- 
formément au  marché  passé  avec  les  marguillieis 
le  28 janvier  1747;  —  arrêt  du  Conseil,  du  11  juin  1746, 
approuvant  la  délibération  des  habitants  de  Riom 
du  l*""  janvier  de  la  même  année;  —  lettre  de  M.  Urion, 
du  1"^ avril  1747,  au  sujet  de  la  pose  de  la  première  pierre 
du  bâtiment  de  Saint-Amable;  — délibérations  des  con- 
suls ,  marguilliers  et  commissaires  de  la  ville  de  Riom, 
et  des  religieuses  de  Notre-Dame  de  la  même  ville,  1748, 
au  sujet  d'une  transaction  projetée  entre  la  ville  et 
le  monastère,  pour  dégager  l'église  de  Saint-Amable; 
les  religieuses  consentent  à  céder,  moyennant  certains 
avantages  stipulés ,  l'emplacement  de  deux  maisons 
à  elles  appartenant  ;  —  lettres  des  marguilliers  de  Saint- 
Amable  ,  du  13  avril  1750  et  27  février  1751 ,  au  sujet 
du  prix  fait  du  portail  de  Saint-Amable  par  le  s'  Raim- 
baux;—  mémoire  pour  le  s'  Raimbaux  demandant 

50 


394  ARCHIVES  DU 

le  paiement  des  travaux  exécutés  à  Saint-Amable  ; 
lettre  à  ce  sujet  de  M.  Trudaine,  du  10  décembre  1763, 
recommandant  à  M.  de  Ballainviiliers  la  demande  du 
s'  Raimbaux  :  <  J'ai  eu  occasion,  déclare  M.  l'rudaine, 
»  de  connoitre  Raimbaux  pendant  que  j'ai  eu  l'inten- 

>  dance  d'Auvergne  ;  je  Tai  employé  aux  travaux  de 

>  cette  généralité ,  il  s'en  est  acquitté  avec  intelligence, 
»  probité  et  grande  activité  ;  c'est  même  ce  qui  m'a  dé- 

>  terminé  à  le  faire  venir  dans  la  généralité  de  Paris 

>  où  il  a  déjà  fait  de  grands  ouvrages  et  est  chargé 
»  d'entretiens  assez  considérables,  qui  ne  lui  permettent 
»  pas  de  se  déplacer  pour  aller  solliciter  le  payement 
»  de  ce  qui  lui  est  dû  »  ;  —  nouvelle  requête  adressée 
à  M.  de  Montyon  par  François  Raimbaux ,  ci-devant 
entrepreneur  des  Ponts  et  Chaussées  de  la  généralité 
de  Riom,  réclamant  le  paiement  des  8,270  livres  qui 
lui  restent  dues  pour  solde  de  plusieurs  ouvrages  faits 
à  l'église  de  Saint-Amable ,  <  en  exécution  de  trois 
»  marchés  successifs  passés  par  lesdits  s"  consuls 
»  et  marguilliers  au  suppliant,  en  vertu  de  la  délibé- 
»  ration  du  Conseil  de  Ville  du  l*""  janvier  174G»; 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  de 
LaCrène;  copie  d'une  obligation  consentie  à  Raimbaux 
par  la  ville  de  Riom ,  le  5  mai  1704  ;  —  requête  de 
Pierre  Raimbaux,  entrepreneur,  habitant  la  ville 
de  Clermont,4c  disant  que,  par  contrat  du  18  avril  17SD, 

>  il  est  créancier  de  la  marguillerie  de  Saint-Amable 

>  d'une  rente  de  262  liv.  10  sols  au  principal  de  5,250 
»  liv.  résultant  d'ouvrages  par  luy  faits  en  construction 
»  de  chapelles  pour  l'agrandissement  de  l'église  »  ; 
les  arrérages  lui  sont  dus  de  plusieurs  années;  — 
lettre  de  M.  RoUet  d'Avaux  «  à  M.  Raimbaux,  ar- 

>  chitecte  à  Paris  »,  du  19  mars  1770 ,  au  sujet  de 
sa  créance  sur  la  marguillerie  et  la  ville  ;  la  situation 
de  la  marguillerie  est  aussi  mauvaise  que  possible, 
avec  100  pistoles  de  revenu ,  qui  ne  peuvent  suffire 
aux  charges  annuelles  et  forcées;  la  situation  de 
la  ville  n'est  pas  aussi  désespérée,  avec  du  temps  et 
de  l'économie  on  pourra  la  rendre  bonne;  mais  si 
M.  Raimbaux  veut  obtenir  le  paiement  de  ce  qui 
lui  est  dû ,  il  devrait  obtenir  un  arrêt  du  Conseil  qui 
permette  d'imposer  sur  la  ville  de  quoi  acquitter, 
en  cinq  ou*  six  ans ,  les  dettes  de  la  marguillerie  ; 
correspondance,  au  sujet  des  sommes  dues  à  Raimbaux, 
entre  l'Intendant,  les  marguilliers  et  M.  de  LaCrène, 
1770-1771  ;  —  mémoire  instructif  sur  lès  affaires  de 
la  marguillerie  de  Riom  :  le  revenu  qui  comprend 
une  petite  directe,  une  rente  sur  l'hôtel  de  ville 
de  Riom,  la  ferme  des  droits  de  sonnerie,  d'enter- 
rements, etc.,  dite  ferme  des  reliques,  la  ferme  des 
chaises,  le  produit  des  troncs,  s'élève  au  total  a  1,415 


PUY-DE-DOME. 

liv.  8  sols;  les  charges  annuelles  sont  de  1,103  liv. 
15  sols,  encore  sont-elles  susceptibles  d'augmentations; 
il  y  a  de  nombreuses  dépenses  extraordinaires ,  on  a  été 
obligé,  depuis  dix-huit  ans,  de  faire  refondre  deux  fois 
la  première  et  une  fois  la  quatrième  des  grosses  cloches, 
opération  qui  a  dû  coûter  plus  de  4,000  francs  ;  il  reste 
dû  1,100  liv.  à  uû  fondeur  de  Lyon  ;  les  dettes  s'élèvent 
à  13,537  liv.  1  sol;  parmi  ces  dettes  on  remarque  une 
somme  de  700  liv.  due  au  s'  Fossati?  de  Marseille,  pour 
deux  statues  en  marbre  blanc  ;  la  marguillerie  est  donc 
hors  d'état  de  satisfaire  à  la  réclamation  de  Raimbaux 
dont  elle  reconnaît  le  bien  fondé. 


C.  2545.  (Liasse.)  —  47  pièces,  papier. 

Sans  date,  et  1715-1750.— Affaires  communales. 

—  Riom.  —  Travaux  communaux,  fontaines.  —  Mé- 
moire (sans  date)  que  les  consuls  et  habitants  de  la  ville 
de  Riom  ont  Thonneur  de  présenter  à  M?""  l'Intendant  : 
ils  exposent  que,  depuis  longtemps ,  le  canal  qui  conduit 
Teau  de  Saint-Genès  à  Mozat  était  dans  le  plus  mauvais 
état  ;  depuis  le  réservoir  de  Mozat  jusqu'à  la  fontaine 
des  Lignes  la  conduite  laissait  perdre  une  grande  partie 
de  Teau  ;  on  se  décida  à  réparer  le  canal  et  à  c  refaire 
»  à  neuf  la  conduite  de  Mozat  à  la  fontaine  des  Lignes 
»  de  tuyaux  de  pierre  de  Volvic  scélés  en  plomb  »  ;  l'In- 
tendant décida  que  les  deux  tiers  de  la  dépense  seraient 
supportés  par  Télection  ;  une  somme  de  3,000  livres 
ayant  été  économisée  sur  le  plan  primitif,  la  ville  décida 
d'employer  cette  somme  à  la  construction  d'une  fontaine 
sur  la  place  de  Saint-Amable  ;  on  pense  qu'il  serait  né- 
cessaire «  de  refaire  aussi  en  tuyaux  de  pierre  les  deux 
>  principales  branches  de  distribution,  celle  de  ]a  fon- 
»  taine  des  Lignes  à  la  fontaine  desLyons,et  depuis 
»  la  place  des  Taules  jusqu'au  faubourg  de  La  Bade; 
»  les  autres  branches,  moins  exposées  au  premier  effort 
»  de  Teau  et  par  la  même  raison  moins  dégradées, 
»  suffiront  encore  pour  les  autres  fontaines  »  ;  on  de- 
mande à  l'Intendant  l'autorisation  de  faire  ces  travaux 
supplémentaires  qui  pourront  couler  6,000  livres  ;  — 
requête  adressée  aux  maire,  consuls  et  habitants  de 
la  ville  de  Riom  par  les  Carmes-Déchaussés  de  ladite 
ville  (sans date),  demandant  Tautorisation  de  conduire 
dans  leur  jardin  Teau  du  bassin  de  la  fontaine  des 
Lignes,  suivant  la  délibération  de  la  ville  de  l'an 
1()67,  à  charge  de  la  communiquer  aux    intéressés; 

—  devis  de  ce  qui  reste  à  faire  pour  achever  la  nouvelle 
conduite  des  eaux  des  fontaines  de  la  ville  de  Riom , 
dressé  par  Saladin,  le  20  mars  1715;  la  conduite  est  faite 
depuis  la  source  jusqu'à  la  fontaine  de  Mozat;  il  reste 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

à  faire  la  conduite  de  Mozat  jusqu'à  la  fontaine  des  Li- 
gnes €  dans  des  tuyaux  de  terre  emboîtés  avec  ciment 
»  chaud,  investis  de  maçonnerie  à  chaux  et  à  sable, 
»  et  le  long  desquels  de  30  en  30  toises  on  poseroit 
»  des  ventouses  avec  leur  soupape  pour  en  faire  sortir 
»  les  vents  »;  le  devis  s'élève  à  4,338  livres; —  re- 
quête du  s*"  Saiadin,  demandant  le  paiement  d'une 
-somme  de  250  livres,  qui  lui  est  ac<îordée  chaque  année 
pour  la  conduite  des  nouvelles  fontaines  et  l'inspection 
des  anciennes  ;  ordonnance  de  M.  Bechameil  sur  les 
consuls  de  1716;  —  mémoire  sur  les  nouvelles  fontaines 
de  la  ville  de  Riom,  pour  le  s'  Saiadin  :  M.  Grobost, 
maire  de  la  ville  de  Riom,  ayant  signalé  à  M.  Le  Blanc, 
intendant,  le  mauvais  état  des  fontaines  de  cette  ville, 
ce  dernier  ordonna  à  Louis  Saiadin,  ingénieur,  de  s'y 
tranî^porter,  du  château  de  Feniers  où  il  se  trouvait 
alors,  pour  en  dresser  un  procès- verbal ,  ce  qu'il  fit 
dans  le  mois  de  juillet  de  l'année  1706;  M.  Le  Blanc 
obtint  de  la  Cour  une  imfK)sition  de  10,000  livres  sur 
l'élection  et  donna  l'inspection  de  l'ouvrage  au  s'  Sa- 
iadin, avec  un  logement  à  l'Intendance;  M. "Le  Blanc 
étant  appelé  pour  aller  à  Ypres ,  M.  Turgot  qui  lui  suc- 
céda obtint  une  seconde  imposition  de  6,000  livres,  et 
la  conduite  fut  continuée  de  Saint-Paul  à  la  fontaine 
de  Mozat  ;  en  attendant  qu'on  put  continuer  ce  travail 
jusqu'à  la  fontaine  des  Lignes  ,  M.  du  Nointel  assura 
au  s*^  Saiadin  une  pension  de  250  livres;  le  s*"  Saiadin 
se  plaint  qu'une  cabale  de  l'hôtel  de  ville  ait  essayé  de 
le  destituer,  1717  ;  —  devis  des  travaux  à  faire  pour 
achever  la  conduite  des  fontaines,  1720;  — devis  des 
travaux  à  faire  pour  l'achèvement  des  fontaines,  dressé 
par  Saiadin,  le  30  juin  1724,  et  s'élevant  à  13,885  livres; 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  d'Or- 
messo'n  ;  l'Intendant  pense  qu'une  somme  de  10,000  liv. 
suffira  et  demande  qu'elle  soit  imposée  sur  l'élection  ; 
M.  d'Ormesson  pense  qu'elle  doit  être  imposée  sur  la  ville 
seulement;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  19  sept.  1724, 
permettant  à  la  ville  de  Riom  d'emprunter  ladite  somme 
de  10,000  liv.,  et  ordonnant  l'imposition  en  trois  années 
des  sommes  nécessaires  au  remboursement  ;  —  lettres 
et  mémoire  au  sujet  des  travaux  faits  par  Antoine 
Roche  aux  fontaines  de  la  ville  de  Riom ,  1731-1732  ;  — 
lettres  de  M.  Urion ,  1733 ,  au  sujet  de  la  nouvelle  con- 
duite de  la  fontaine  du  faubourg  Sainte-Geneviève ,  du 
pavé  fait  à  l'entrée  de  la  ville  de  Riom  depuis  la  porte 
de  la  Bade  jusqu'au-dessus  de  la  maison  de  M.  Le- 
normant,  des  réparations  des  fontaines;  —  réparations 
des  fontaines,  de  1735  à  1751. 


395 


C,  2o46.  (Liasse.)  —  80  p.,  pap.,  dont  24  impr.  et  2  cah. 

de  28  feuilletb. 


1750-1779.  —  Affaires  communales, —  Riom. — 
Travaux  communaux ,  fontaines.  —  Devis  estimatif, 
dressé  le  27  déc.  1750  par  Simon  Saiadin,  ingénieur 
de  la  ville  de  Riom,  des  travaux  à  faire  pour  remettre 
en  état  la  conduite  des  fontaines  de  Riom  ;  les  répa- 
rations aux  conduits  existants, coûteraient  11,748  liv.; 
une  conduite  nouvelle  en  fer  fondu,  vulgairement  appelé 
^?^2>e,  -  coûterait  28,000  livres  ; —  lettre  de  M.  d'Or- 
messon, du  15  juin  1751,  adressant  à  M.  de  Moras,  in- 
tendant, un  mémoire  des  consuls  et  habitants  de  Riom, 
«  par  lequel  ils  exposent  que  la  conduite  des  fontaines 
»  de  ladite  ville,  qui  avoit  été  réparée  en  tuyaux  de 
»  terre  en  1708  et  1709,  est  entièrement  ruinée  depuis 
»  environ  15  ans  »  ;  ils  se  proposent  de  faire  une  nou- 
velle conduite  en  fonte  et  demandent  que  Timposition 
de  la  dépense  soit  supportée  par  toute  la  généralité  on 
au  moins  par  toute  l'élection  ;  M.  d'Ormesson  ne  pense 
pas  que  la  généralité  doive  contribuer  à  un  pareil  ou- 
vrage, quant  à  la  contribution  des  paroisses  de  l'élection, 
il  demande  l'avis  de  l'Intendant  ;  —  mémoires  sur  ce  su- 
jet; lettre  de  M.  de  LaCrène;  -—  état  estimatif  d'une  nou- 
velle conduite  en  tuyaux  de  fer  pour  les  fontaines  de 
la  ville  de  Riom ,  dressé  par  Saiadin  le  4  mars  1756,  et 
s'élevant  à  38,670  livres  ;  —  correspondance  à  ce  sujet 
de  l'Intendant ,  des  consuls  de  Riom ,  de  M.  de  Moras 
et  de  M.  de  La  Crène,  1756  ;  —  lettre  de  Tlntendant 
au  Contrôleur  général ,  du  10  déc.  1756;  il  n'est  pas 
douteux  que  la  réfection  dont  il  est  question  ne  soit 
urgente,  et  le  Contrôleur  général  l'avait  d'ailleurs 
considérée  comme  indispensable  pendant  qu'il  habi- 
tait  l'Auvergne;  la  dépense  en  tuyaux  de  terre  n'irait 
qu'à  13,800  livres,  mais  il  est  préférable  d'employer 
des  tuyaux  de  fer  afin  qu'il  ne  soit  plus  question  d'en- 
tretien ni  de  réparations,  ainsi  que  Clermont  en  a  fait 
l'heureuse  expérience;  la  ville  de  Riom  ne  pourrait 
supporter  seule  une  aussi  forte  imposition ,  mais  on 
pourrait  en  répartir  une  partie  sur  les  paroisses  de  l'é- 
lection, comme  on  l'a  fait  pour  les  20,000  liv.  employées 
en  1707  à  une  première  réparation  ;  —  correspondance 
sur  le  même  sujet,  en  1758;  —  correspondance  de  l'In- 
tendant, des  échevins  de  Riom,  de  M.  de  Courteille, 
de  M.  Chabrol,  1760;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  17  avril  1760,  autorisant  l'Intendant  à  faire  l'adju- 
dication des  travaux  des  fontaines,  sans  néanmoins  que 
la  déi)ense  puisse  excéder  la  somme  de  42,000  livres» 
de  laquelle  somme  il  sera  imposé  celle  de  15,000  livres. 


390  ARCHIVES  DU 

en  trois  années,  sur  tous  les  habitants  de  la  ville  de  Riom, 
à  l'exception  seulement  des  pauvres  ;  il  sera  en  outre 
imposé  24,000  livres,  en  quatre  années,  sur  tous  les 
habitants  taillables  et  biens  tenants  des  autres  pa- 
roisses et  communautés  de  Télection  de  Riom  ;  —  devis 
dressé  par  Philibert  Chaper ,  fontainier  à  Clermont-Fer- 
rand ,  s'élevant  à  40,199  liv.  10  sols  ;  observations 
de  M.  Chabre  sur  le  devis  de  Chaper;  —  correspondance 
de  MM.  Duchey  et  de  La  Crène;  —  affiches  annonçant 
l'adjudication,  1761; —  procès-verbal  d'adjudication, 
le  5  mars  1761 ,  des  travaux  des  fontaines  au  s' Chaper 
pour  le  prix  de  42,000  livres;  —  requêtes  de  Philibert 
Chaper  à  fin  de  paiement;  pièces  de  dépenses,  1761-1765; 
—  lettre  de  M"**  de  Montagnac  de  Lignières,  supérieure 
de  la  Visitation  de  Riom,  du  15  août  1772,  se  plaignant 
que  la  ville  de  Riom  a  détruit  la  conduite  des  eaux 
dans  leur  couvent. 


C.  2847.  (Liasse.)  —  48  p.,  pap.,  dont  i  cahier 

de  3!5  feuillets. 

1764^1767. —  Affaires  commuiNales. —  Riom. — 
Travaux  communaux,  fontaines,  imposition. —  État 
des  sommes  pour  lesquelles  les  corps,  chapitres  et  com- 
munautés de  la  ville  de  Riom  se  sont  soumis  de  contri- 
buer à  la  nouvelle  conduite  des  fontaines;  —  rôles 
de  répartition  sur  la  noblesse,  le  clergé,  les  exempts 
et  privilégiés,  les  médecins,  les  marchands; —  rôle 
de  répartition  sur  les  paroisses  de  l'élection  ;  —  rôle 
des  taillables  ;  on  remarque  le  s*^  Staumon,  orfèvre, 
le  nommé  Peyroux ,  maître  d^école  ;  —  rôle  des  mar- 
chands ;  —  correspondance ,  réclamations  ;  —  états 
des  recouvrements  et  des  reliquats. 


C.  21)48.  (  Liasse.)  —  71  pièces,  papier. 

1686-1775. —  Affairks  communales. —  Riom. — 
Travaux  communaux.—  Requête  de  François  Gaumeux, 
armurier,  de  la  ville  de  Riom,  réclamant  les  sommes 
qui  lui  sont  dues  par  les  consuls  de  1082  et  1683,  pour 
l'entretien  de  Thorloge  du  Marthuret  dont  il  est  chargé; 
extrait  d'une  délibération  de  la  ville  à  ce  sujet,  de  Tan- 
née 1664  ;  —  requête  des  consuls  de  Riom ,  de  l'an- 
née 1722 ,  demandant  au  Contrôleur  général  d'accorder 
k  la  ville  le  plomb  provenant  de  la  démolition  du  clocher 
de  la  S**-Chapelle,  pour  être  employé  aux  réparations 
de  rhorloge  et  des  fontaines  de  la  ville  ;  lettre  à  ce  sujet 
du  Contrôleur  général  à  M.  Brunet  d'Evry,  1723  ;  — 
achat  d'une  horloge  pour  le  collège  de  l'Oratoire,  1735; 
—  analyse  d'une  délibération,  du  20 juin  1702,  relative 


PUY-DE-DOME. 

aux  réparations  du  collège,  de  la  maison  de  l'Intendance 
et  de  la  grande  horloge  ;  —  devis  estimatif  des  réparations 
qui  sont  à  faire  dans  le  bâtiment  du  collège  de  Riom. 
dressé  par  Legay,  ingénieur,  I0  19  août  1762  ;  —  devis 
des  réparations  à  faire  au  couvert  et  au  lambris  de 
Pavant-salle  de  l'audience  du  palais  de  Riom,  dressé 
par  Saladin  en  1720;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
du  4  juillet  1740,  autorisant  les  réparations  à  faire 
à  l'auditoire  de  la  juridiction  consulaire;  —  correspon- 
dance de  M.  Urion  avec  l'Intendant,  1735-1738,  au  sujet 
des  réparations  de  la  maison  où  loge  l'Intendant,  des 
tapisseries  qui  ornaient  la  salle  d'honneur  de  ladite 
maison,  «  le  s'  Grelet,  tapissier  d'Aubusson,  entre- 
»  prendra  de  fournir  des  tapisseries  faites  dans  les 
»  nouveaux  desseins  envoyés  de  Paris  »;  le  prix  est 
de  385  liv.,  à  35  livres  l'aune  courante;  —  lettre 
du  même,  du  3  octobre  1739,  au  sujet  du  contrat  passé 
entre  la  ville  et  les  s"  de  Frétât  pour  l'acquisition  de 
la  maison  qui  sert  de  logement  à  MM.  les  Intendants; 

—  requête  de  Bufflot,  vitrier  suisse,  au  sujet  des  répa- 
rations (Ju'il  a  faites  aux  vitres  de  l'Intendance,  1741  ; — 
devis  des  réparations  à  faire  au  bâtiment  de  l'Inten- 
dance, dressé  par  Saladin  le  24  nov.  1742;  la  dépense 
s'élèverait  à  2,190  liv.  19  s.;  —  réparations  à  l'Inten- 
dance en  1750, 1758  et  1762  ;  —  lettre  de  M.  Urion,  1740, 
au  sujet  des  réparations  à  faire  â  la  maison  d'un  des 
portiers;—  lettre  du  même,  1733,  au  sujet  des  travaux 
des  fossés  de  Riom  ;  —  lettres  de  MM.  Tournaire,  con- 
sul, et  Urion,  subdélégué,  1731-1741,  au  sujet  des  ré- 
parations et  de  l'entretien  du  Pré-Madame;  —  bail  au 
rabais  de  la  démolition  et  reconstruction  de  la  porte 
de  Mozat  par  les  Trésoriers  de  France,  1752;  corres- 
pondance â  ce  sujet  de  M.  Du  Jouhannel,  procureur 
du  roi  au  Bureau  des  Finances,  avec  l'Intendant,  1754; 

—  lettre  du  s"*  Jurie,  1754 ,  annonçant  que  le  vent  a  fait 
tomber  Técusson  aux  armes  de  M.  de  Beaune ,  qui  était 
placé  sur  la  porte  de  Layat  ;  —  lettres  de  M.  Urion , 
1731-1755,  au  sujet  des  travaux  à  faire  au  manège 
de  l'Académie  de  Riom  ;  —  pièces  relatives  aux  baux 
d'entretien  des  bâtiments  municipaux,  1735-1753;  — 
lettre  de  M.  Mauricet,  du  24  juillet  1775,  au  sujet 
du  projet  d'embellissements  dans  la  ville  de  Riom;  — 
lettres  de  M.  de  La  Crène,  1772,  au  sujet  des  pavés 
de  la  halle. 


■ 


c.  2549.  (Liasse.)  —  4  pièces,  papier. 

173t-1751.  —  Affaires  communalks.  —  Riom. 
—  Contentieux.  —  Contestation  entre  le  s'  Arnoux  de 
Mciiïsonrouge,  les  consuls  de  Riom  et  le  s'  Angoille,  au 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


397 


sujet  do  réparations  à  faire  à  la  maison  de  THorloge, 
lesquelles  intéressent  la  maison  du  s'  Arnoux,  voisine 
de  la  précédente,  1732-1733;  —  lettre  de  M.  de  La 
Roche- Vernassal ,  1737,  au  sujet  d'un  procès  qui  est 
entre  la  ville  de  Riom  et  M.  Boyer  de  Ruvière  ;  l'objet 
n'est  pas  spécifié;  —  lettre  de  M.  Malouet,  1751,  au 
sujet  d'une  contestation  entre  la  ville  et  le  s'  Moi- 
gnon. < 


C.  2850.  (Liasse.)  —  10  pièces,  papier  (7  impr.). 

17S1-1766.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
—  Police.  —  Ordonnance  (par  les  officiers  de  la  séné- 
chaussée d'Auvergne,  juges  de  police  de  la  ville  de 
Riom),  du  18  août  1731,  relative  à  la  fabrication  et 
à  la  vente  du  pain  (placard  sans  nom  d'imprim.)  ;  — 
ordonnance  de  police,  du  27  novembre  1737,  faisant 

m 

défense  aux  aubergistes  et  cabaretiers  de  Riom  «  de 

>  donner  à  boire  ou  à  manger  aux  bourgeois  pendant 
»  le  service  divin  des  jours  de  dimanches  et  fêtes, 
»  comme  aussi  de  recevoir  en  aucun  temps  les  écoliers 
»  du  collège  de  cette  dite  ville  et  de  donner  à  boire 
»  ou  à  manger  après  neuf  heures  du  soir,  tant  aux 
»  clercs  de  palais  qu'aux  troupes  qui  se  trouveront 
»  en  garnison  en  cette  dite  ville,  à  peine  de  cinquante 

>  livres  d'amende  »  (placard  impr.  à  Riom ,  chez  P. 
ITiomas);  —  ordonnance  de  police,  du  8  févr.  1738, 
défendant  «  à  tous  particuliers  de  cette  ville  d'ouvrir 
»  boutique,  tenir  cabaret,  débiter  aucune  marchandise 
»  et  de  faire  aucun  autre  commerce  de  quelque  espèce 
»  qu'il  puisse  être,  sans  en  avoir  obtenu  notre  per- 
»  mission  et  avoir  payé  à  l'Hôpital  Général  de  cette 
»  ville  la  somme  portée  par  le  rôle  qui  en  a  été  ar- 
»  rèté  »  (plac.  impr.  à  Riom,  chez  P.  Thomas);  — 
ordonnance  de  police,  du  2  avril  1754,  ordonnant  que 
les  édits,  arrêts  et  règlements  concernant  la  vente 
des  marchandises  seront  exécutés  selon  leur  forme  et 
teneur  ;  en  conséquence ,  faisant  défense  à  tous  colpor- 
teurs, marchands  forains  et  aux  juifs  d'étaler  et  ven- 
dre dans  cette  ville  aucunes  marchandises,  à  Texcep- 
tion  des  jours  de  foire ,  pendant  lesquels  ils  pourront 
vendrie  à  boutique  ouverte  durant  quatre  jours  seu- 
lement; faisant  aussi  défense  à  toutes  personnes  d*ou^ 
vrir  à  l'avenir  boutique  en  cette  ville  et  d'y  tenir 
chambre  ou  magasin  ouvert  qu'après  s'être  fait  ins- 
crire au  greffe  de  la  police;  ordonnant  qu'au  mois 
de  décembre  de  chaque  année  les  marchands  demiciliés 
en  cette  ville  seront  tenus  de  convoquer  une  assemblée 
dans  laquelle  ils  éliront  deux  gardes-jurés  pour  visiter 
les  marchandises ,  même  dans  le  temps  des  foires  ; 


signée  de  Malet  et  de  Nevrezé,  juges-magistrats  en  la 
Sénéchaussée  d'Auvergne  et  siège  Présidial  de  Riom 
et  juges  de  police  de  ladite  ville  (placard  impr.  chez 
Fr.  Gonin);  —  ordonnance  de  police  du  24  août  1756, 
au  sujet  des  chiens  errants  (placîard  impr.  à  Riom, 
chez  Fr.  Gonin);  —  ordonnance  de  police  du  4  juin 
1750,  enjoignant  aux  marchands  qui  conduisent  aux 
foires  de  cette  ville  des  chars  de  planches,  de  solivaux 
et  de  chevrons ,  de  les  étaler  sur  la  place  et  leur  dé- 
fendant de  vendre  lesdites  planches  sur  lesdits  chars 
(placard  impr.  à  Riom,  chez  Fr.  Gonin)  ;  —  ordon- 
nance de  police ,  du  2î)  nov.  ll&y ,  renouvelant  les 
défenses  précédemment  faites  aux  aubergistes  et  hôte- 
liers et  leur .  enjoignant  de  donner  chaque  jour  aux 
officiers  et  commissaires  de  police  un  état  des  per- 
sonnes qu'ils  logeront,  à  peine  d'amende  (plac.  impr. 
à  Riom,  chez  René  Candèze);  —  délibérations  relatives 
au  ban  des  vendanges,  1720-1762. 


C.  25511.  (Liasse.)  —  46  pièces,  papier  (1  impr.)  ;  1  cachet. 


(XH*  siècle?)  —  1771.  —  Affaires  communales. 

—  Riom.  —  Suppression  du  droit  de  leyde.  —  Lettre 
des  officiers  municipaux  de  la  ville  de  Riom,  du  7  mai 
1771,  demandant  que  le  droit  de  leyde,  perçu  dans 
cette  ville,  soit  supprimé,  comme  il  vient  de  1  être  à 
Clermont;  «  la  proximité  des  deux  villes  semble  même 
»  rendre  l'égalité  de  leur  condition  en  cette  partie 
»  d'une  nécessité  indispensable,  puisque  Taffranchisse- 
»  ment  des  marchés  de  Clermont  opéreroit  la  désertion 
»  totale  de  ceux  de  Riom ,  et  cela  fut  très  sensible 
»  samedy  dernier  >;  —  lettres  de  M.  Pellissier,  datées 
de  Riom  les  2  et  7  mai  1771,  au  sujet  de  la  suppression 
de  la  leyde  de  cette  ville,  qui  appartient  partie  au  duc 
de  Bouillon  comme  engagiste  du  roi  et  partie  à  l'abbaye 
de  Mozat,  «  pourquoy  les  moines  de  Mauzac  jouiroyent- 
»  ils  dans  Riom  d'un  si  gros  bénéfice?  de  quelle  utilité 
»  sont-ils  à  la  société?  C'est  donc  une  injustice  »;  il  est 
aussi  question,  dans  les  lettres  de  M.  Pellissier,  de  la 
création  du  Conseil  Supérieur  de  Clermont;—  nouvelle 
lettre  des  officiers  municipaux  de  Riom,  du  23  mai 
1771,  annonçant  à  l'Intendant  qu'ils  ont  convoqué  une 
assemblée  de  notables,  laquelle  a  pensé  qu'il  était  du 
véritable  intérêt  de  la  ville  de  s'offrir  à  payer  jusques 
au  tiers  de  la  somme  à  laquelle  le  dédommagement 
des  propriétaires  pourrait  être  liquidé;  l'assemblée  a 
choisi  pour  député,  à  l'eflTet  de  suivre  cette  affaire, 
M.  Chabrol ,  avocat  du  roi  au  Bureau  des  Finances  ; 

—  mémoire  adressé  au  roi  et  à  Nosseigneurs  de  son 
Conseil  par  les  maire  et  échevins  de  la  ville  de  Riom  ; 


398  ARCHIVES  DU 

—  correspondance  de  M.  Terray,  de  l'Intendant,  de 
MM.  de  La  Crène  et  Chabrol  ;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  29  juin  1771,  supprimant  le  droit  de  leyde 
qui  se  levait  sur  les  grains  vendus  au  marché  de 
R\6m  ;  l'indemnité  aux  propriétaires  sera  répartie  sur 
les  paroisses  de  l'élection  de  Riom  dans  la  proportion 
suivante  :  un  tiers  sur  la  ville  de  Riom  et  deux  tiers 
sur  les  autres  collectes  ;  —  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  M.  de  La  Crène  et  les  officiers  de  la  ville  de 
Riom  au  sujet  dudit  arrêt,  1771;  —  requête  adressée 
au  Contrôleur  général  par  les  religieux  de  Mozat, 
demandant  une  indemnité  pour  le  dommage  que  leur 
cause  la  suppression  du  droit  de  leyde  de  la  ville  de 
Riom;  ils  produisent  leurs  titres  de  propriété;  lettre 
de  M.  Terray,  adressant  cette  requête  à  l'Intendant 
pour  avoir  son  avis  ;  —  copie  du  traité  passé  entre 
Guillaume ,  comte  d'Auvergne ,  et  Pierre ,  abbé  de 
Cluuy,  par  lequel  le  comte  cède  au  monastère  de 
Mozat  la  moitié  des  leydes  de  la  ville  de  Riom,  colla- 
tionnée  en  1771  par  Teilhot  et  Verny,  notaires  à  Riom, 
sur  autre  copie  collàtionnée  en  1684  par  le  Bureau 
des  Finances  de  Riom,  «  sur  la  copie  insérée  dans  le 

>  rartulaire  en  parchemin  du  prieuré  de  Sauxillahges, 
»  folio  2  verso,  et  dans  la  Bibliothèque  de  Cluny,  fo- 

>  Ho  1411,  col.  1,  représentés  par  dom  Greorges  Buirin, 

>  secrétaire  de  la  communauté  et  garde  des  archives 

>  de  l'abbaye  de  Mozac  »  ;  —  copies ,  collationnées 
comme  dessus ,  des  titres  suivants  :  1®  diplôme  de 
Louis  VII,  de  Tannée  1169,  confirmant  les  donations 
faites  à  l'abbaye  de  Mozat  ;  la  collation  du  Bureau 
des  Finances  est  faite  sur  l'original  en  parchemin, 
scellé  de  cire  jaune  et  laqs  de  soie  rouge  ;  29  diplôme 
de  Philippe-Auguste,  de  l'année  1217,  confirmant  le 
précédent;  la  collation  du  Bureau  des  Finances  est 
faite  sur  l'original  en  parchemin,  scellé  de  cire  verte 
sur  laqs  de  soie  rouge  et  verte  ;  S*»  diplôme  de 
Louis  VIII,  de  Tannée  1224.  portant  confirmation  des 
précédents;  la  collation  du  Bureau  des  Finances  est 
faite  sur  Toriginal  en  parchemin,  scellé  de  cire  verte 
sur  laqs  de  soie  rouge  et  verte;  —  copie  des  lettres 
patentes  de  saint  Louis,  décembre  1269,  vidimant  les 
diplômes  accordés  par  ses  prédécesseurs  à  Tabbaye  de 
Mozat,  collationnées  par  Verny  et  Teilhot,  notaires, 
en  1771 ,  sur  la  copie  collàtionnée  en  1684  par  le 
Bureau  des  Finances,  d'après  Toriginal  en  parchemin, 
scellé  de  cire  verte  sur  laqs  de  soie  rouge  et  verte;  — 
bail  à  ferme  consenti  pour  neuf  années  par  Tabbaye 
de  Mozat  à  Jean  Jucheriaux ,  marchand  de  la  ville  de 
Riom,  de  la  moitié  de  la  leyde  de  Riom,  au  prix  de 
1,150  liv.  par  an,  le  5  déc.  1736;  —  autres  baux  con- 
sentis par  les  mêmes  aux  mêmes,  de  1745  à  1763. 


PUY-DE-DOME. 


C.  2SÎ52.  (Liasse.)  —  20  pièces,  papier  (1  impr.). 

1650-1791.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Dettes  de  la  ville.  —  État  de  vérification  des  dettes 
de  la  ville  de  Riom,  fait  et  dressé  par  les  présidents  et 
trésoriers  généraux  de  France  au  Bureau  des  Finan- 
ces de  la  généralité  de  Riom,  sur  le  rapport  du  s""  gé- 
néral Arnoux,  d'après  les  comptes  des  consuls  de  ladite 
ville  ;  dettes  contractées  depuis  1632  jusqu'à  ce  jour, 
€  soit  pour  resté  des  frais  de  la  maladie  contagieuse, 
»  passage  des  troupes  estrangières  en  lad.  année  1632, 
»  fortifflcation  des  murailles,  ponts  et  portes  de  ladite 

>  ville,  munitions  de  guerre,  acquisition  des  offices 
»  de  commissaires  et  de  contrôleurs  au  règlement  des 
»  tailles  de  ladite  ville,  fréquentes  entrées  et  réception 
»  des  gouverneurs  et  intendans,  et  passages  d'aucuns 
»  princcis  et  grandz  seigneurs,   députàtions  en  cour 

>  pour  la  conservation  des  privilèges  et  corps  des 
»  compaignies  de  la  ville,  finance  pour  ce  payée  aux 
»  coffres  du  roy,  fourniture  de  soldats  pour  les  armées 
»  de  Sa  Majesté,  feux  de  joye  et  réjouissance  pour 
»  rheureuze  naissance  de  Mgr  le  Dauphin  et  du  se- 
»  cond  filz  de  France,  et  pour  autres  députàtions  en 
»  divers  procèz  contre  les  prétendus  nobles  et  exempts 

>  de  la  ville,    réparations  et  affermissemens  de  l'or- 

>  loge,  et  enfin  la  nourriture  des  prisonniers  de  guerre 

>  espaignolz  puis  Tannée  1648  jusques  à  présent,  et 
»  encore  la  fourniture  des  vivres,  fourrages  et  ustan- 
»  cilles  pour  la  subsistance  de  la  garnison  de  trois  com- 
»  paignies  de  cavalerie,  tenue  en  ladite  ville  puis  le 
»  9  déc.  dernier  >  ;  à  Riom,  le  4  mars  1650.  Les  dettes 
s'élèvent  à  la  somme  de  130,687  liv.  7  sols  4  den.  et 
se  décomïK>sent  ainfci  :  aux  Carmélites  de  Riom  673  liv. 
15  sols,  reliquat  d'une  créance  provenue  de  noble 
Jacques  de  Murât;  aux  consuls  de  1632  une  somme 
de  1,298  liv.  11  sols;  aux  Chartreux  du  Port-Sainte- 
Marie,  7,000  liv.  ;  aux  religieuses  de  Notre-Dame  de 
ladite  ville.  3,000  liv.;  aux  héritiers  de  M.  Geraud  de 
Brion,  premier  consul  de  Tannée  1633,  une  somme  de 
1,525  liv.  8  sols  7  den.;  à  M*  Pierre  Garane  une  somme 
de  320  liv.,  pour  non-jouissance  du  domaine  des  enfants 
de  feu  Benoit  de  Matucières  «  occupé  par  les  porte- 
»  corps  et  pour  ensevelir  les  mortz  de  peste  Tannée 
»  1631  »  ;  aux  consuls  de  1634  la  somme  de  4,954  liv. 
1  sol  3  den.;  à  demoiselle  Madeleine  de  Frétât, 
veuve  de  M.  Gaspard  Dubois,  425  liv.  comme  cédataire 
d*une  créance  de  M.  Musnier,  trésorier  général  de 
Fmnce  ;  aux  consuls  de  1635  ou  à  leurs  ayarits-cauae« 
3,123  liv.  8  sois  11  den.;  aux  héritiers  de  feu  M""  Jean 


^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


399 


Bernard,  s'  de  La  Gravière,  1,038  liv.  18  sols  pour 
les  frais  «  de  sa  députation  en  Cour  l'année  1635  pour 
»  s'opposer  à  rexécution   de   Tédit  de  création  d'un 

>  présidial  à  Brioude  »  ;  à  M.  Chabre ,  lieutenant 
criminel  en  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  cédataire  de 
Nicolas  Morin,  262  liv.  17  sols  pour  le  même  sujet  ; 
aux  consuls  de  1636  ou  à  leurs  ayants-droit,  3,163 
liv.  5  sols  8  den.;  à  Gilbert  Azan,  400  liv.;  aux  coa- 
suls  de  1637  ou  à  leurs  ayants-droit,  5,228  liv.  17  sols 
8  den.;  aux  consuls  de  1638,  9,400  liv.  19  sols  6  den. 
aux  mêmes  ou  à  leurs  ayants-droit,  390  liv.  8  sols; 
à  Pierre  Benezit,  coasul  de  1638,  une  somme  de 
2,041  liv.  16  sols  6  den.;  aux  consuls  de  1639  ou  à 
leurs  ayants-droit,  520  liv.;  à  P.  Montanier,  cédataire 
de  ses  collègues  consuls  de  1640,  1,578  liv.  7  sols 
8  den,;  aux  consuls  de  1641,  1,869  liv.  4  sols  6  den.; 
aux  consuls  de  1642  ou  à  leurs  ayants-droit,  2,709 
liv.  10  sols  3  den.  ;  aux  Carmes  déchaussés  de  la 
ville  de  Riom,  12,000  liv.  employées  en  partie  «  pour 
»  la  contribution  que  la  ville  a  faicte  de  la  finance 
»  mise  dans  les  coffres  du  roy  pour  la  confirmation 
»  du  siège  présidial  de  ladite  ville  et  suppression  de 

>  celuy  qui  avoit  esté  nouvellement  créé  à  Brioude  »; 
aux  consuls  de  1643  la  somme  de  1,432  liv.  18  sols 
6  den.;  aux  religieuses  de  Notre-Dame  de  ladite  ville 
d'une  créance  pro venue  de  Martin  Frenaye,  1,291 
liv.  11  sols  4  den.;  à  M.  Paul  Forget,  conseiller  du 
roi  en  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  1,600  liv.  ;  aux 
religieuses  de  Notre-Dame,  étant  aux  droits  de  Mar- 
tin Frenaye,  134  liv.  8  sols;  aux  ayants-droit  des 
consuls  de  1644  la  somme  de  4,749  liv.  19  sols  3  den.; 
à  M.  François  Bernard,  cédataire  de  M.  Guillaume 
Charmât,  collecteur  en  1639  et  1641,  la  somme  de 
309  liv.  15  sols  2  den.;  à  M.  Amable  Soubrany,  con- 
seiller du  roi  en  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  premier 
consul  l'année  1645,  la  somme  de  1,438  liv.  19  sols 
6  den.;  à  M.  Amable  Chauveau ,  troisième  consul 
l'année  1645  de  ladite  ville,  1,805  liv.  1  sol  8  den.  ; 
aux  consuls  de  1645  la  somme  de  5,963  liv.  3  sols 
2  den.  «  pour  réparations  extraordinaires  aux  fon- 
»  taines  et  à  la  source  de  Saint-Geneix,  achapt  de 
»  poulces  d'eau,  etc.  >;  à  Annet  Borillion,  prêtre, 
1,045  liv.  11  sols,  d'une  part,  et  316  liv.  13  sols  4  den, 
d'autre;  aux  religieuses  de  Notre-Dame,  2,000  liv. 
d'elles  empruntées  pour  l'entrée ,  réception  et  loge- 
ment du  duc  de  Chaulnes,  gouverneur;  aux  consuls 
de  1646  la  somme  de  1,914  liv.  8  sols;  à  M*'  Bernard 
Astier,  avocat  à  Thiers,  5,312  liv.  10  sols  employés 
«  à  la  réfection  et  affermissement  des  bastimens  de 

>  Torloge  de  ladite  ville  »;   à  M*  François  Valette, 
procureur    du    roi  en  la    sénéchaussée    d'Auvergne, 


851  liv.  8  den.  pour  les  dépenses  par  lui  faites  «  pour 
»  l'obtention  et  expédition  de  l'arrêt  du  Conseil  du 
»  28  août  1647  contre  les  échevins  de  la  ville  de  Cler- 
»  mont  touchant  la  liberté  des  députations  du  pays 
»  en  Cour  >;  aux  consuls  de  1647,  6,039  liv,;  à  M.  Jac- 
ques Potière ,   conseiller  au  Présidial   de   Glermont , 
4,250  liv.  ;  à  Marien  Faydit,  comme  mari  de  demoi- 
selle Anna  Chaumard,  1,600  liv.;  à  M.  Victor  Broé> 
conseiller  et  avocat  du  roi  en  la  sénéchaussée  d'Au- 
vergne, 1,600  liv.;  aux  consuls  de  1648  la  somme  de 
1,402  liv.  15   sols  4  den.;   à  dame  Gilberte  Rollet, 
veuve   de  M®   Michel  Mercier,  4,750  liv.;   aux  reli- 
gieuses de  Notre-Dame,  2,000  liv.  ;  à  M.  .Tean  Ron- 
chon, conseiller  du  roi  en  la  sénéchaussée  de  Cler- 
mont,  4,000  liv.;  à  M.  Michel  Rollet  le  jeune,  2,125 
liv.;  à  M.   Pierre  Costerauste,  1,062  liv.   10  sols;  à 
M.   Pierre  Benezit,    conseiller    du  roi    en   la    séné- 
chaussée   d'Auvergne,   2,125  liv.;    à    M.   Pierre    de 
Girard,  sieur  de  Bosvergier,  3,000  liv.  ;  à  dame  Ga- 
brielie  Potière,  veuve  de  M.  Jean  Gebelin,  3,166  liv. 
14  sols  4  den.;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  13  juillet 
1050,  ordonnant  que  la  somme  de  130,697  liv.  7  sols 
4  den.  à  laquelle  ont  été  liquidées  les  dettes  de  la  ville 
de  Riom,  sera  imposée  en  douze  années  sur  les  habi- 
tants de  ladite  ville,  «  savoir,  la  somme  de  77,550  liv., 
»  intérêts  d'icelle  et  frais  à  proportion,  sur  les  exempts 
»  et  non  exempts,  et  la  somme  de  53,137  liv.  7  sols 
»  4  den.,  intérêts  d'icelle  et  frais  aussy  à  proportion 
»  sur  les  contribuables  aux  tailles  >;  —  autre  arrêt  du 
Conseil,  ,du  1,9  août  1650,  ordonnant,  sur  la  requête 
des  habitants,   que    l'imposition  sera  faite  en   seize 
années  au  lieu  de  douze;  les  lettres  d'attache  sont 
adressantes  aux  trésoriers  de  France  du  Bureau  de* 
Riom,  chargé  de  Texécution  de  l'arrêt  ;  ordonnance 
du  Bureau  des  Finances,  du  3  oct.  1650;  —  nouvel 
état  de  vérification  des  dettes  de  la  ville  de  Riom, 
dressé  par  le  Bureau  des  Finances,  le  24  oct.   1653. 
Les  dettes  nouvellement  vérifiées  s'élèvent  à  63,366 
liv.  4  sols  8  den.  et  se  répartissent  ainsi  :  à  M.  le 
marquis  d'Allègre,  16,000  liv.  restant  de  plus  grande 
somme  prêtée  pour  la  confirmation  du  Bureau  des 
Finances  ;  à  M.  de  Girard,  trésorier  général  de  France, 
pour  reste  de  plus   grande    somme,  2,125  liv.;  aux 
religieuses  de  Notre-Dame,  2,000  liv.  ;  à  M.  Potière, 
de   Vic-le -Comte,  1,900  liv.;  aux  Carmes  déchaussés 
de  Riom,    2,000  liv.;  à  Pierre  Dogerdias,  consul  en 
1650,  1,262  liv.  12  sols;  à  Jean  Bernard,  avocat,  se- 
cond consul  en  1650,  874  liv.  18  sols  ;  à  Philippe  Rol- 
let,   troisième  consul   de   la  même  année,  451    liv. 
10  sols;   à   dame  Claude  Benezit,   veuve    d'Antoine 
Dugour,  1,000  liv.;  aux  religieuses  de  Notre-Dame^ 


400  ARCHIVES  DU 

2,000  liv.  ;  à  M.  Bernard  Astier,  avocat  à  Thiers, 
4,500  liv.;  aux  religieuses  de  i'Hôtel-Dieu,  3,300  liv.; 
aux  hoirs  de  M.  Paul  Forget,  2,000  liv.;  aux  mar- 
guilliers  de  Saint-Amable,  1,575  liv.;  à  M.  l'ierre  de 
Girard,  sieur  de  Beauvergier,  2,000  liv.  ;  à  dame 
Claude  Benezit,  1,487  liv.  10  sols;  aux  religieuses  de 
l'Hotel-Dieu,  4,200  liv.;  aux  hoirs  feu  M.  Jean  Ro- 
chon, 2,550  liv.;  à  l'Hôtel-Dieu  de  Riora,  1,800  liv.; 
à  M.  Paul  Poulet,  prêtre,  1,000  liv.;  à  M.  Michel 
Titasson,  corame  mari  d'Amable  Fortias,  2,252   liv. 

■ 

employées  aux  réparations  de  Téglise  et  du  clocher 
de  Saint-Amable  ;  à  M.  Gaspard  Chabron  et  aux  au- 
tres consuls  de  1652,  887  liv.  14  sols  8  den.;  à  M.  Jean  . 
Feydit,  élu,  2,000  liv.;  aux  religieuses  de  rilôtel- 
Dieu,  a,000  1iv.;à  THotel-Dieu,  1,200  liv.;  —  arrêt 
du  Conseil  d'Ktat,  du  17  déc.  1053,  permettant  aux 
habitants  de  Riom  de  faire  imposer  sur  eux  les  inté- 
rêts des  sommes  par  eux  empruntées  depuis  l'année 
1651  pour  les  nécessités  de  la  guerre  ;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  18  juin  1668.  ordonnant  que  les 
créanciers  de  la  ville  de  Riom,  pour  dettes  contractées 
depuis  1653,  tant  par  contrat  de  constitution  de  ren- 
tes, obligations,  déliets  de  comptes  ou  autrement, 
représenteront  i)ar  devant  le  s'  de  Fortia,  dans  un 
mois,  les  contrats,  obligations  et  autres  pièces  justi- 
iicatives  de  leurs  créances,  pour  être  procédé  à  la 
vérification  d'icelles;  et  qu'à  l'égard  des  64,376  liv. 
6  sols  vérifiés  en  1653,  Timposition  en  sera  faite  sur 
les  contribuables  aux  tailles  de  la  ville  de  Riom,  en 
huit  années,  à  commencer  en  1669;  — ordonnance  de 
J.-B.  Desmaretz  de  Yaubourg ,  commissaire  départi 
pour  l'exécution  des  ordres  de  Sa  Majesté  en  la  géné- 
ralité de  Riom  et  province  d'Auvergne,  du  2  déc. 
1687,  pour  la  vérifitîation  des  dettes  de  la  ville  de 
Riom  (placard  sans  nom  d'impr.)  ;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  19  avril  1689,  pour  la  liquidation  des  dettes 
de  la  ville  de  Riom,  conformément  à  la  vérification 
qui  en  a  été  faite  par  M.  Desmaretz  de  Vau bourg. 
L'arrêt  fixe  d'abord  les  charges  ordinaires  et  ex- 
traordinaires de  la  ville  à  partir  de  1689;  elles  s'élè- 
vent à  5,194  liv.  15  sols  et  seront  soldées,  par  préfé- 
rence à  toute  autre,  sur  les  revenus  de  la  ville, 
montant,  y  compris  les  634  liv.  15  sols  qui  s'imposent 
ordinairement,  à  4,180  liv.  15  sols,  et  il  sera  en  outre  • 
imï)osé  i)ar  chacun  an  la  somme  de  1,000  liv.,  avec 
les  deniers  de  la  taille  de  ladite  ville  pour  l'entier 
et  parfait  paiement  desdites  charges  ;  les  dettes  s'élè- 
vent à  264,262  liv.  10  sols  8  den;  cette  somme  se 
réduira  à  245,285  liv.  1  sol  2  den.,  lorsque  plusieurs 
consuls  reliquataires  auront  payé  ce  qu'ils  doivent, 
«  laquelle  somme,  à  commencer  par  les  principaux, 


PUY-DE-DOME. 

»  sera  payée  sans  intérêts  pour  l'avenir  dans  Tordre 
»  cy-dessus  en  dix-sept  années  consécutives,  à  com- 
»  mancer  en  la  présante  année  1689,  à  raison  de 
»  14,433  liv.  6  sols  chacune  »;  à  cet  effet,  une  somme 
de  3.000  liv.  sera  imposée  annuellement  sur  les  pa- 
roisses dç  l'élection  de  Riom,  et  il  sera  permis,  pen- 
dant le  même  temps,  aux  habitants  de  la  ville  de 
Riom  d'établir  un  droit  d'entrée  sur  les  bestiaux  et 
le  vin,  et  ce  qui  manquera  pour  parfaire  les  14,433 
liv.  sera  imposé  par  capitation  sur  tous  les  habitants 
de  ladite  ville;  €  ordonne  en  outre  Sa  Majesté  que 
»  les  consuls  de  lad.  ville  rendront  à  l'avenir  compte 
»  de  leur  administration  à  lad.  communauté  le  dernier 
>  jour  de  leur  consulat,  et  faict  deffances  aux  au- 
»  diteui*s  desd.  comptes  de  passer  dans  la  despence 
»  d'iceux  plus  de  10  livres  pour  les  fraictz  de  la  red- 
.  »  dition  et  30  liv.  pour  les  salaires  des  auditeurs  »; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  21  février  1690,  ordon- 
nant de  surseoir,  pour  l'année  1690,  à  l'imposition  de 
3,933  liv.  10  sols  qui  devait  être  faite  par  capitation 
pour  l'acquittement  des  dettes  et  d'imposer  seule- 
ment 1,857  liv.  3  sols  pour  le  paiement  des  intérêts 
d'une  année;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  16  février 
1691;  analogue  au  précédent;  —  mémoire  sur  les 
arrêts  du  Conseil  d'État,  relatifs  aux  dettes  de  la 
ville  de  Riom  (sans  date,  postérieur  à  1721)  ;  —  or- 
donnance de  M.  Trudaine,  du  2  déc.  1734,  enjoi- 
gnant aux  créanciers  de  la  ville  de  Riom  de  repré- 
senter par  devant  lui  les  titres  de  leurs  créances. 


C.  25o3.  :Liasse.l  —  86  pièces,  pap.  (4  impr.);  2  cachets. 

« 

1643*1751.  —  Affaires  communales.  —  Riom. — 
Dettes  de  la  ville.  —  Créance  du  s'  Assollent  de  La 
Font,  trésorier  de  France,  1738  ;  —  requêtes  de  Fran- 
çois Barrel,  s'  de  Montauban,  à  MM.  de  Berulle  et 
de  Vaubourg,  intendants  d'Auvergne,  au  sujet  d'une 
somme  qu'il  prétend  lui  être  due  par  le  s'  Boyer; 
celui-ci  soutient  qu'il  s'agit  d'une  dette  de  commune; 
1685  à  1693  environ;  —  créance  du  s'  Bernard  de  La 
Gravière.  trésorier  de  France,  1687-1688  ;  —  requêtes 
des  Bernardines  de  Clermont,  sans  date  et  1751  ;  — 
lettres  de  M.  de  Barante,  1733,  au  sujet  des  récla- 
mations de  la  demoiselle  Blanchier  d'Ennezat  contre 
les  consuls  de  Riom,  de  l'année  1707  ;  —  requêtes  et 
mémoire  pour  Guy  Bouchard,  sieur  de  Florat,  au 
sujet  d'une  somme  de  3,000  liv.  qui  lui  est  due  par 
la  ville  de  Riom,  suivant  obligation  consentie  par 
ladite  ville  en  1660  au  s*"  Bouchard,  conseiller  au 
Présidial  de  Clermont,    1731-1736;   pièces    produites 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


401 


par  le  s'  Bouchard,  1660-1691  ;  —  lettre  de  M.  de  La 
Roche- Vernassal,  1735,  recommandant  à  M.  Rossi- 
gnol la  demande  de  M.  Boyer  de  Ravîère  au  sujet 
d'une  créance  de  ce  dernier  sur  la  ville  de  Riom  ;  — 
lettre  de  M.  Touttée,  1737,  sur  le  même  sujet;  — 
lettre  de  M.  Archon,  1700,  au  sujet  de  la  créance  des 
Carmes  déchaussés  de  la  ville  de  Riom  ;  —  lettre  de 
M.  de  Combes,  1749,  au  sujet  d'une  rente  de  500  liv. 
qui  lui  est  due  sur  la  ville  de  Riom,  «  à  cause  de 
»  la  maison  de  l'Intendance  que  M.  de  La  Grandville 
»  acheta  lors  de  son  intendance  en  Auvergne  »  ;  — 
lettre  de  M.  Barenlin,  au  sujet  du  s'  Costerauste, 
créancier  de  la  ville  de  Riom,  1700  ;  —  créance  Ge- 
belin  :  requêtes  de  Françoise  et  Gabrielle  Gebelin  ;  — 
lettres  de  M.  Urion,  1689  environ,  1738  ;  —  requête 
à  M^  de  Vaubourg,  intendant,  par  François  de  Gi- 
rard, écuyer,  s'  de  Montrodeix  et  La  Combaude,  hé- 
ritier de  Pierre  de  Girard,  écuyer ,  s*"  de  Boisverger, 
conseiller  du  roi,  avocat  de  Sa  Majesté  en  la  généra- 
lité de  Riom,  au  sujet  d'une  somme  de  3,000  liv. 
prêtée  en  1649  par  ledit  Pierre  de  Girard  à  la  ville 
de  Riom  ;  —  requêtes  adressées  à  M»^  de  Vaubourg 
par  les  «  directeurs  de  Tancien  Hôtel-Dieu  des  pau- 
»  vres  malades  de  la  ville  de  Riom  »,  au  sujet  des 
rentes  dues  par  la  ville  audit  Hôtel-Dieu,  vers  J688  ; 
—  requête  de  Claude  de  La  Rochelambert,  1737,  au 
sujet  de  sa  créance  sur  l'hôtel  de  ville  de  Riom  ;  or- 
donnance de  M.  Rossignol;  —  requête  de  Jean  Lo- 
lier,  conseiller  du  roi  honoraire  en  la  Cour  des 
Aides  de  Clermont-Ferrand',  au  sujet  d'une  somme 
de  3,500  liv.,  prêtée  par  lui,  en  1661,  à  la  ville  de 
Riom  ;  le  s'  Lolier  ne  reconnaît  pas  la  ville  pour  sa 
débitrice  et  prétend  poursuivre  les  consuls  de  1661 
en  leurs  noms  privés ,  vers  1688  ;  —  requête  de  Claude 
Nodières,  femme  de  Guillaume  Fauvellet,  s""  de  Ville- 
mont,  au  sujet  de  sa  créance  contre  les  consuls  de 
Riom  de  Tannée  1654  ;  —  créance  des  religieuses  de 
Notre-Dame  de  la  ville  de  Riom  :  copies  des  titres; 
requêtes;  correspondance,  1669-1738;  —  créance  de 
Frétât  :  requête  à  M***  de  Vaubourg  par  Marie  Ro- 
chette,  demoiselle,  veuve  de  Pierre  de  Frétât,  écuyer, 
s'  de  Condat  et  Varvasse,  conseiller  du  roi  au  Prési- 
dial  de  Clermont;  requête  de  Catherine  de  Frétât, 
demoiselle,  fille  de  défunt  Jacques  de  Frétât,  écuyer, 
conseiller  du  roi  au  Présidial  de  Clermont,  et  de  Marie 
Girard  de  Labournat,  icelle  fille  de  Joseph  Girard  de 
Labournat»  conseiller  en  la  Cour  des  Aides  de  Cler- 
mont-Ferrand, et  de  Catherine  Guerry,  1734;  re- 
quête de  Jacques  de  Frétât,  écuyer,  doyen  des  juges 
magistrats  de  la  Sénéchaussée  et  si^e  Présidial  de  la 
ville  de  Clermont-Forrand,  père  et  tuteur  de  ses  en- 
fants, iceux  héritiers  de  Catherine  Guerry,  veuve 
Puy-de-Dôme,  —  Série  C. 


Girard  de  Labournat,  1734  ;  —  créance  de  la  fabrique 
de  Saint-Amable  à  elle  cédée  par  P.  Titasson  :  requête 
des  marguilliers  à  M«'  de  Vaubourg  vers  1688  ;  — 
créance  Soubrany  :  constitution  d'une  pension  de 
150  îiv.  par  noble  Jacques  Soubrany,  seigneur  en 
partie  du  Chier,  conseiller  du  roi  au  Présidial  de  Riom, 
en  faveur  de  Jacques  Soubrany,  religieux  novice  en 
l'abbaye  de  La  CUaise-Dieu,  pourvu  du  prieuré  de  Ver- 
ghas,  dépendant  de  l'abbaye  d'Ébreuil,  30  janvier  1643; 
sentence  d'ordre  pour  la  distribution  des  deniers  «  pro- 
»  venant  de  la  vante  de  l'ofllce  de  trésorier  général 
»  de  France  à  Riom,  de  portion  de  la  seigneurie  du 
»  Cheix,  du  domaine  de  Persignat    en    quoy    qu'il 

>  puisse  consister,  et  d'une  maison  située  dans  la  ville 
»  de  Riom,  le  tout  saisi  par  criées  et  péremptoires 
»  de  l'autorité  de  la  Cour  des  Aides  sur  M*  François 
»  Soubrany,  à  la  requête  de  M*  Louis   de    Frétât, 

>  conseiller  du  Roy,  receveur  général  des  Finances 
»  en  la  généralité  de  Riom  »  du  28  sept.  1660  ;  sen- 
tence de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont,  du  26  juin 
1669,  pour  le  paiement  d'une  somme  de  1,500  liv., 
pour  laquelle  Jacqves  Soubrany,  aumônier  d'Ébreuil, 
a  été  colloque  dans  la  sentence  précédente  ;  requêtes 
de  Jacques  Soubrany,  demandant  à  MM.  de  Marie 
et  de  Vaubourg,  intendants,  le  paiement  de  ladite 
somme  de  1,500  liv.,  qui  a  été  mise,  en  1669,  aux 
mains  de  Danjoly,  Soanen  et  Chevalier,  alors  consuls 
*de  Riom  ;  arrêt  du  Conseil  du  18  fév.  1688  au  profit 
de  dom  Jacques  Soubrany  ;  —  contrats  de  constitu- 
tion de  rentes  au  profit  des  religieuses  de  la  Visitation 
de  Riom,  1654-1658  ;  requêtes  et  lettres  de  sœur 
Louise  de  La  Roche-Aymon,  supérieure  de  la  Visita- 
tion, 1737,  demandant  le  paiement  des  sommes  qui 
leur  sont  dues  par  la  ville. 


C.  2554.  (Liasse.)  —  28  pièces,  papier. 

1714-1765.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
—  Divers.  —  Correspondance  de  l'Intendant,  du  duc 
de  Bouillon,  de  M.  de  Louveau,  son  secrétaire,  de 
M.  d'Ormesson,  au  sujet  du  logement  du  duc  de  Bouil- 
lon dans  la  ville  de  Riom,  1714-1717  :  Tarrêt  du 
Conseil  du  19  avril  1689  portait  qu'il  serait  payé  une 
somme  de  1,180  liv.  pour  les  loyers  et  réparations 
de  la  maison  destinée  au  logement  du  gouverneur  et 
pour  les  gages  du  concierge,  le  duc  de  Bouillon  déclare 
qu'il  n'entend  pas  loger  à  Riom;  arrêt  du  Conseil  du 
2  déc.  1710,  ordonnant  que  la  somme  de  1,180  liv. 
sera  payée  en  deniers  au  duc  de  Bouillon  ;  protesta- 
tion des  habitants  de  Riom  :  comme  ils  ont  exécuté 

51 


402 


ARCfflVES  DU  PUY-DE-DOME. 


Tarrét  du  Conseil  de  1689  et  loué  une  maison  en  con- 
séquence, ils  seraient  astreints  à  double  dépense,  s'il 
leur  fallait  encore  payer  ladite  somme  de  1,180  liv. 
i  M.  le  Duc  ;  —  lettres  de  M.  Urion,  1735>1736,  au 
sujet  du  concierge  de  la  maison  de  Hn tendance  ;  — 
mémoire  sur  la  proposition  faite  de  loger  le  grand 
Sénéchal  à  Riom  :  «  la  Tîlle  de  Riora,  que  sa  situation 
»  et  la  régularité  de  ses  bâtiments  rendent  une  des 

>  plus  jolies  de  la  province,  déchoit  tous  les  jours  de 
»  ce  qu'elle  étoit  par  la  trop  grande  proximité  de 
»  celle  de  Clermont;  celle-cy  luy  a  mesme  enlevé 
»  jusqu'à  la  résidence  des  intendants.  'Il  seroit  donc 

>  dans  son  interest  de  voir  de  nouveau  fixer  dans 

>  ses  murs  la  demeure  de  quelqu'un  en  état  d'y 
»  représenter;  c'est  ce  que  le  Grand  Serieschal  d'Au- 

>  vergne  pourroit  faire  s'il  y  etoit  attiré  par  un 
»  logement  convenable,  et  rien  de  si  aisé  que  de 
»  le  lui  procurer  dans  le  palais  mesme  où  il  doit 
»  siéger  >;  on  pourrait  le  loger  dans  un  pavillon 
qu'occupe  la  réformation  des  Eaux  et  Forêts,  «  ju- 
»  ridiction  si  désœuvrée,  que,  quoiqu'elle  dût  tenir 
»  ses  audiences  tous  les  lundis ,  à  peine  a-t-elle 
»  assez    de    besogne   pour   les    ouvrir   une    fois    le 

>  mois  »;  la  salle  de  l'Élection  deviendrait  com- 
mune à  cette  juridiction  et  aux  Eaux  et  Forêts; 
—  lettre  de  M.  de  La  Bretesche,  du  3  juillet  1751, 
au  sujet  du  refus  fait  par  les  consuls  de  Riom  de 
payer  son  logement;  —  correspondance  du  duc  de 
Choiseul  avec  l'Intendant,  1766 ,  au  sujet  du  loge- 
ment de  M.  Teyras  de  Grandval,  commissaire  des 
Guerres;  —  correspondance  de  M.  de  L'Averdy  et 
de  l'Intendant  avec  la  ville  de  Riom,  au  sujet  de 
l'établissement  d'un  dépôt  pour  les  archives  de  la- 
dite ville,  1765;  —  mémoire  du  premier  consul  de 
la  ville  de  Riom,  lu  à  l'assemblée  tenue  en  l'hôtel  de 
ville  le  14  novembre  1762  :  on  propose  de  dessé- 
cher le  grand  marais  «  qui  rend  l'abord  de  la  ville 

>  inaccessible  à  tous  ceux  qui  habitent  au  delà  »  ; 
ce  terrain,  qui  contient  environ  140  arpents,  qui  font 
entour  200  journaux  de  pacage  de  750  toises,  ne 
présente  presque  aucune  utilité;  une  fois  desséché, 
il  serait  d'une  grande  ressource  pour  les  habitants; 
la  dépense  pourrait  aller  à  1,500  liv.;  on  propose 
aussi  de  planter  en  mûriers  un  terrain  vacant  de 
10,000  toises,  connu  sous  le  nom  de  commun  de 
Bionet,  situé  derrière  le  coteau  des  vignes;  —  let- 
tre de  l'Intendant  au  contrôleur  général,  du  31  mai 
1767,  au  sujet  du  projet  de  dessèchement  du  marais 
de  Riom;  —  lettres  de  M.  Duchey,  1752,  au  sujet 
d'une  ordonnance  rendue  par  les  échevins  de  la 
y\l\e  et  dont  l'objet  n'est  pas  spécifié. 


C.  25S5.  (Liasse.)  —  16  pièces,  papier^  dont  i  cahier  de  62  feuillets. 

(t9%5)  f  OTT-lîM.  —  Affaires  communales.  — 
Riom.  —  Deniers  communs,  rôies  d'impositions.  — 
Extraits  des  titres  touchant  les  octrois  de  Riom  et 
autres  droits  qui  s'y  lèvent;  les  titres  analysés  ou 
mentionnés  dans  cet  inventaire  vont  de  1325  à  1711; 

—  extrait  des  lettres  patentes  accordées  par  le  roi 
Charles  IV,  en  mai  1325,   aux   habitants  de  Riom; 

—  copies  des  lettres  patentes  d'Henri  III,  du  8  avril 
1580,  qui  permettent  aux  habitants  de  Riom  «  d'im- 
»  poser  et  égaller  annuellement  sur   les  maisons  et 

>  édifices,  appartenans  aux  estrangers  et  autres  non 
»  tailliables  en  lad.  ville  et  appartenances,  sci tuées 
»  dans  lad.  ville  et  ses  appartenances,  jusques  à  la 
»  sixième  partie  du  revenu  et  louage  desd.  maisons 
»  et  édifices,  les  charges  déduites,  pour  iceulx  de- 
»  niers  estre  employés  aux  réparations  et  aux  frais 
»  qui   se  font  pour  la  conservation    et  augmenta- 

>  tion  de  ladite  ville  »;  requête  adressée  au  Con- 
seil du  roi  par  les  consuls  de  Riom,  demandant  que 
l'arrêt  rendu  le  27  novembre  1638,  pour  la  villo  de 
Clermont,  soit  rendu  commun  avec  celle  de  Riom,  et 
qu'en  conséquence  le  rôle  des  deniers  communs  de 
cette  dernière  ville  comprenne  tou.s  les  habitants  pri- 
vilégiés ou  non  ;  arrêt  du  Conseil,  du  19  août  1645, 
accordé  aux  habitants  de  Riom  conformément  à  leur 
requête;  —copie  des  lettres  patentes  de  juillet  1688, 
confirmant  les  précédentes;  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  17  décembre  1753,  permettant  l'imposition  des 
sommes  destinées  à  payer  les  dettes  de  la  ville  ;  — 
rôle  où  sont  cotisés  les  maisons  et  autres  édifices  de 
ceux  qui  ne  sont  habitants  ni  compris  aux  rôles  des 
tailles  et  autres  deniers  imposés  sur  les  habitants  de 
la  ville  de  Riom,  l'année  1777,  suivant  les  anciens 
privilèges  de  la  ville,  depuis  confirmés  mesmes  par 
les  lettres  patentes  du  8  août  1580,  pour  les  deniers 
provenant  dudit  rôle  être  employés  aux  réparations 
de  ladite  ville;  parmi  les  inscrits  audit  rôle  on  re- 
marque :  dans  le  quartier  Saint-Bénigne ,  la  maison 
de  M.  Dufour,  lieutenant  général  à  Clermont.  35 
liv.;  celle  de  M.  Champflour,  écuyer,  à  cause  de 
demoiselle  RoUet,  sa  femme,  26  liv.  ;  au  quartier 
Saint-Amable,  la  maison  et  grange  de  M.  de  Com- 
bes, de  Gannat,  25  liv.;  les  deux  maisons  et  jar- 
din de  M.  Rigaud,  théologal,  dans  la  ville  et  fau- 
bourgs, 36  liv.  ;  au  quartier  Saint-Jean,  la  maison 
appelée  l'Ëscu  de  France,  14  liv.  ;  la  maison  de  M. 
Masquarany,  de  Lyon,  22  liv.;  —  notes  informes 


/ 


relatives  aux  impositions  de  1689  ;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  22  mars  1692,  ordonnant  l'imposi- 
tion des  gages  du  procureur  du  roi  et  du  secrétaire 
de  la  ville;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  6  sept. 
1695,  ordonnant  l'imposition  de  la  somme  de  520  liv. 
par  an  pour  les  gages  de  l'oflice  de  maire ,  acquis 
par  Georges  Grosbotz,  conseiller  du  roi  ;  —  rôle  de 
rimposition,  en  1720,  d'une  somme  de  13,369  liv.  4 
den.  sur  tous  les  habitants  de  la  ville  de  Riom, 
exempts  et  non  exempts,  privilégiés  et  non  privilé- 
giés, plus  les  sommes  à  payer  pour  droits  de  le- 
vée, revenant  le  tout  à  14,433  liv.  14  s.  8  den., 
imposition  faite  par  les  consuls  aa  marc  la  livre 
de  la  taille  pour  les  taillables  et  de  la  capitation 
pour  les  privilégiés;  parmi  les  inscrits  on  remar- 
que :  au  quartier  Saint-Benigne,  Claude  Moignoux, 
orfèvre,  6  liv.  13  sols;  Jean  Arnoux,  s""  d'Uriat, 
10  liv.  5  sols;  Antoine  Arnoux,  s'  de  La  Maison 
Rouge,  9  liv.  12  sols;  Annet  Chevaugeon,  s'  du 
Vivais,  44  14 v.;  Jean  Mandon,  hoste  des  Trois  Pi- 
geons, 37  liv.  5  sols;  Antoine  Bonnet,  hostelier  du 
Lion  d'Or,  17  liv.  7  sols;  le  domaine  des  Gran- 
ges, appartenant  au  s'  Dufour  de  Bonnefllle,  93 
liv.  7  sols;  Georges  Reflet,  s'  de  La  Marquaize 
et  sa  sœur,  9  liv.  7  sols;  Claude^Ignace  Bru- 
gière  de  Barante,  avocat,  et  sa  sœur,  21  liv.  7 
sols  ;  Pierre  Dijon ,  menuisier ,  4  liv.  ;  au  quar- 
tier Saint-Amable  :  Antoine  Princhaud,  chirurgien, 
néant;  Claude  Sablon,  marchand  orfèvre,  14  sols; 
Amable  Roy,  médecin,  8  liv.;  le  domaine  de  S*- 
Dom,  126  liv.  13  sols  6  den.;  au  quartier  Saint- 
Jean  :  Jean  Rougier,  gantier,  et  sa  femme,  2  liv.; 
Claude  et  Yves  Tailhand  frères,  et  Rambaud,  leur 
beau-père,  laboureur,  66  liv.  13  s.  6  den.;  Jean 
Simond,  fondeur,  9  liv.  7  sols;  au  quartier  Notre- 
Dame  :  Gilbert  Chappus,  maître  d'école,  2  liv.  13 
sols  6  den.;  parmi  les  exempts  et  privilégiés  :  MM. 
Porget,  13  liv.  6  sols  8  den.;  les  officiers  du  Pré- 
sidial  sont  tous  taxés  à  15  liv.  ;  ceux  de  l'Élection 
à  7  liv.  10  sols;  dans  le  marais,  le  domaine  du 
P.  RoUet,  de  l'Oratoire,  est  taxé  à  77' liv.  6  sols 
9  den.;  —  rôle  d'imposition  sur  les  maisons  des 
forains  pour  la  même  année  1720. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  403 

conduite  des  fontaines  par  les  propriétaires  riverains, 
depuis  la  fontaine  des  Lignes  jusqu'à  celle  de  Mo- 
zac,  dressé  par  M.  Carraud,  subdélégué  de  l'Inten- 
dant, en  1725;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
21  déc.  1725,  ordonnant  que  les  lettres  patentes  obte- 
nues par  l'Hôtel-Dièu  de  Riom  seront  exécutées 
selon  leur  forme  et  teneur,  et  qu'en  conséquence  il 
sera  imposé  chaque  année  à  partir  de  1726,  savoir, 
sur  les  taillables  le  sol  pour  livre  de  leur  taille  et 
sur  les  exempts  et  privilégiés  la  somme  de  400  liv., 
pour  subvenir  à  Tinsuffisanœ  de  la  dotation  et  reve- 
nus de  l'Hôtel-Dieu;  —  rôle  des  bâtiments  étrangers 
pour  1732;  — requête  des  consuls  de  Riom  de  Tannée 
1734,  exposant  que  les  patrimoniaux  de  la  ville  de 
Riom  ne  produisent  annuellement  qu'une  somme  d'en- 
viron 1,000  liv*  tout  à  fait  insuffisante  pour  acquit- 
ter les  charges  indispensables  de  la  ville;  aussi,  jus- 
qu'en l'année  1730,  les  charges  extraordinaires 
étaient  imposées  sur  la  ville  à  la  déduction  des 
patrimoniaux;  M.  Trudaine  ayant  remarqué  que  la 
ville  avait  quelques  fonds  à  recouvrer,  en  pressa  le 
recouvrement  et  ne  fit  faire  en  conséquence  de 
1731  à  1734  aucune  imposition  de  dépenses  extra- 
ordinaires; mais  le  secours  ainsi  procuré  à  la  ville 
par  M.  Trudaine  venant  à  manquer,  les  consuls  de- 
mandent l'imposition  d'une  somme  de  10,000  liv.  ; 
mémoire  relatif  à  cette  requête;  —  ordonnance  de 
M.  Rossignol,  intendant,  du  19  sept.  1735,  ordon- 
nant l'imposition  d'une  somme  de  10,000  liv.  <  pour 
»  parvenir  au  payement  et  acquittement  des  dé- 
»  penses  extraordinaires  de  la  ville  de  Riom  jus- 
»  ques  et  compris  1734,  et  pour  celles  qui  ont  été 
>  déjà  faites  en  1735  »  ;  —  lettre  de  M.  Boyer  de 
Ruvière,  du  4  août  1735,  demandant  à  l'Intendant 
de  rendre  exécutoire  le  rôle  des  deniers  communs 
de  1718,  attendu  que  ces  rôles  peuvent  être  exécu- 
toires pendant  29  ans. 


G.  2556.  (Liasse.)  —  21  pièces^  papier,  dont  1  cah.  de  26  feuil. 

17m-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Deniers  communs,  rôles  d'imposition.  •—  Rôle  des 
deniers  communs  pour  Tannée  1721  ;  —  rôle  d'im- 
position des  sommes  à  payer  pour  les  travaux  de 


G.  2o57.  (Liasse.)  —29  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  150  feuillets. 

1736-1754.  —  Affaires  communales.   —   Riom. 

—  Deniers  communs,  rôles  d'imposition.  —  Rôle 
d'imposition  sur   les  maisons  des  forains   en  1736; 

—  lettre  de  M.  Valeix,  1737,  au  sujet  du  rôle  de 
la  ville  de  Riom;  —  rôle  des  bâtiments  étrangers, 
1739;  —  mémoire  sur  les  charges  et  revenus  de 
la  ville  de  Riom  en  1742;  —  correspondance  et 
mémoires  relatifs  aux  charges  et  revenus  en  1744; 
^  correspondance  de  l'Intendant,  de  MM.  Malouet 
et   Urion,  1751,  relativement   à  la  confection    des 


404  ARCHIVES  DU 

rôle^  des  deniers  communs  et  des  bâtiments  étran- 
gers, aus:  réclamations  de  pai*ticuliers  inscrits  dans 
les  rôles;  —  mémoire,  rédigé  pour  M.  de  Moras 
dans  les  bureaux  de  l'Intendance,  indiquant  diaprés 
quels  principes  les  Intendants  ont  pu  rendre  exécu- 
toires les  rôles  des  deniers  communs  de  la  ville 
de  Riom  ;  —  rôle  des  deniers  communs  pour  Tannée 
1753;  on  remarque  parmi  les  inscrits:  les  officiers 
du  Présidial  pour  10  liv.  chacun;  parmi  les  nobles: 
le  s'  Délavai  dé  La  Crène,  écuyer,  conseiller,  sub- 
délégué et  assesseur  de  la  maréchaussée,  néant  ;  le 
s""  de  Marsilly,  écuyer,  6  liv.;  parmi  les  exempts 
et  privilégiés,  le  s''  Dumesniî,  directeur  de  la  Mon- 
naie, 8  liv.  ;  le  s'  Simon,  monnayeur,  5  liv.  ; 
parmi  les  taillables:  au  quartier  Saint  Bénigne,  Jean 
Borias,  archer,  garde  de  la  Connétablie,  5  liv.  15' 
sols;  Gabriel  Barge,  armurier,  2  liv.  5  sols; 
Christian  Vague,  faïencier,  1  liv.  13  sols;  Michel 
Dutour,  canonier,  son  frère  et  sa  sœur,  néant;  au 
quartier  de  Saint-Amable  :  Guillaume  Delarbre,  po- 
tier d'étain,  3  Jiv.  2  sols;  François  Gonin,  impri- 
meur, néant;  au.  quartier  Notre-Dame  :  Joseph 
Staumont,  orfèvre,  1  liv.  9  sols;  le  nommé  Ducher, 
maitre  d'école,  néant;  Amable  Boy,  maître  d'école, 
néant  ;  —  rôle  des  bâtiments  étrangers  pour  1753. 


PUY-DE-DOME. 

à  6,059  liv.  7  sols;    —  rôles  des   bâtiments  étran- 
gers s'élevant  en  1755  comme  en  1756  à  119  liv. 


G.  21)58.  (Liasse.)  —  H  p.>  pap.,  dont  un  cah.  de  143  feuillets. 

1754-1755.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 

—  Deniers  communs,  rôles  dMmposition.  —  Second 
rôle  pour  la  ville  de  Riom,  contenant  l'imposition 
qui  doit  être  faite  pendant  l'année  1754  sur  tous 
les  habitants  de  la  ville  et  sur  ceux  des  faubourgs 
et  du  marais  de  Riom,  de  plusieurs  sommes  et 
dépenses  extraordinaires  faites  pendant  ladite  année, 
le  village  de  Mozat  en  étant  exempt  suivant  la 
délibération  du  7  sept.  1738;  les  sommes  imposées 
s'élèvent  à  7,102  liv.  15  sols  9  deniers;  —  rôle  des 
bâtiments  étrangers  pour  la  même  année,  119  liv.; 

—  requêtes  de  plusieurs  particuliers  inscrits  dans 
ce  dernier  rôle. 


G.  51599.  [Liasse.)  —  8  p.^  pap.,  dont  ^  cah.  de  85  el  164  feuillets. 

1755-1757*  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
Deniers  communs»  rôles  d'imposition.  —  Rôles 
d'imposition  des  deniers  communs,  s'élevant  pour 
1755  à  7,866  liv*  12  sols  5  deniers,  et  pour   1756 


C.  2»60.  (Liasse.)  —  13  p.,  pap.,  dont  5  cab.  de  162  feuillets. 

1757-1759.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
Deniers  communs,  rôles  d'imposition.  —  Rôles  d'im- 
position pour  1757,  par  quartiers  :  quartier  Saint- 
Amable,  1,403  liv.  12  sols;  quartier  Notre-Dame, 
1,614  liv.  19  sols;  quartier  Saint-Jean,  1,016  liv.  16 
sols;  quartier  du  Marais,  506  liv.  4  sols;  le  rôle 
du  quartier  Saint-Bénigne  qui  s'élevait  à  1,870  lir.*, 
manque;  —  second  rôle  s'élevant  à  la  somme  de 
6,129  liv.  5  sols  3  deniers;  —  rôle  des  bâtiments 
étrangers.  Les  deux  séries  de  rôles  paraissent  faire 
double  emploi. 


G.  2561.  (Liasse.)  —7  p.^  pap.,  dont  1  cah.  de  187  feuillets. 

1758-1759.  —  Affaires  communales.  -^  Riom. 
r-  Deniers  communs,  rôles  d'imposition.  —  Rôle 
des  deniers  communs  pour  Tannée  1758,  s'élevant 
à  8,566  liv.  17  sols  2  deniers;  —  rôle  des  bâti- 
ments étrangers  s'élevant  à  84  liv.;  —  correspon- 
dance. 


G.  2S62.  (Liasse.)  —  7  p.,  pap.^  dont  1  cah.  de  85  feuillets. 

1759-1760.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
—  Deniers  communs,'  rôles  d'imposition.  —  Rôle 
des  deniers  communs  pour  1759,  s'élevant  à  8,710 
liv.  10  sols  9  deniers;  parmi  les  inscrits  on  remar- 
que les  officiers  du  Présidial  taxés  à  10  ilv. 
chacun;  les  cotes  de  la  noblesse  varient  de  3  à  24 
liv.;  celles  des  exempts  et  privilégiés  de  5  sols  i 
12  liv.;  celles  des  taillables  de  10  sols  à  76  liv.;  — 
rôle  des  bâtiments  étrangers;  —  correspondance. 


C.  2563.  (Liasse.)  —  2i  p.^  pap.»  dont  1  cah.  de  15  feuillets. 

1765.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Deniers  communs.  —  Lettre  de  M.  de  L'Averdy,  con- 
trôleur général,  du  23  janvier  1765,  invitant 
l'Intendant  à  continuer  Timposition  faite  jusque*là 
sur  la  ville  de  Riom  pour  l'acquittement  de  set 
charges,    «  jusqu'à    ce  qu'après   un   examen   plus 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


405 


»  réfléchi  on  ait  vu  s'il  n'est  pas  possible  de  mettre 
»  la  ville  en  état  de  soutenir  ses  charges  sans 
»  avoir  recours  à  cette  imposition  »  ;  —  réponse  de 
l'Intendant  :  de  temps  immémorial  il  est  imposé 
annuellement  dans  le  rôle  de  la  taille,  capitation 
et  autres  impositions  de  la  ville  de  Riom  et  par 
une  ligne  distincte  la  somme  de  5,3B9  liv.  19  sols 
3  deniers  pour  les  octrois  et  chaînes  ordinaires  de 
la  ville,  en  conséquence  des  lettres  patentes  de 
1563,  des  arrêts  du  Conseil  des  années  1620,  1689 
et  8  février  1746;  cette  somme  a  été  payée  depuis 
30  ans  par  les  consuls  à  défaut  de  receveur  des 
octrois  aux  parties  prenantes  sur  les  états  arrêtés 
par  les  Intendants;  indépendamment  de  cette  somme 
il  y  a  encore  annuellement  pour  environ  5  à  6,000 
liv.  de  dépenses  extraordinaires,  de  sorte  que  les 
dépenses  en  question  ont  été  jusqu'en  1763  arrêtées 
par  les  Intendants,  sur  les  états  fournis  par  les 
consuls,  et  imposées  dans  un  rôle  dit  4es  deniers 
communs;  elles  se  sont  élevées  en  1763  à  7,356  liv. 
11  sols  9  deniers;  il  paraîtrait  plus  simple  de  lever 
en  même  temps  les  sommes  destinées  aux  dépenses 
ordinaires  et  aux  dépenses  extraordinaires;  -r-  lettre 
de  M.  de  L'Averdy,  du  20  février  1765,  sur  le 
même  sujet;  —  mémoire  sur  le  projet  d'imposition 
des  deniers  communs  pour  1765:  il  y  aurait  de 
l'inconvénient  de  répartir  les  13,300  liv.  au  marc 
la  livre  de  la  taille,  à  cause  de  la  mauvaise 
répartition  des  consuls;  il  vaudrait  mieux  suppri- 
mer du  mandement  de  1765  l'imposition  des  5,300 
liv.,  montant  des  charges  ordinaires,  et  les  im- 
poser avec  les  8,000  liv.  pour  les  charges  extra- 
ordinaires par  un  rôle  distinct  et  particulier,  «  qui 
«  seroil  fait  en  loyauté  et  conscience  par  MM.  les 
»  officiers  municipaux,  lequel  seroit  autorisé  et 
»  rendu  exécutoire  par  M.  l'Intendant,  afin  d'en 
>  faire  suporter  à  chacun  une  portion  proportion- 
»  née  à  ses  biens  et  facultés  »  ;  il  faudrait  distraire 
seulement  de  cette  somme  de  13,300  liv.  une  somme 
de  800  liv.  au  profit  de  l'Hôtel-Dieu,  qui  doit  être 
imposée  sur  les  taillables  seulement,  les  exempts  et 
privilégiés  payant  400  liv.  pour  leur  part  audit 
Hôtel-Dieu,  par  abonnement;  —  mémoire  relatif  à 
une  délibération  de  l'assemblée  des  notables  de 
Riom,  adressée  par  M.  Langlois  à  l'Intendant:  au- 
trefois l'imposition  des  13,000  liv.  environ  néces- 
saires à  l'acquittement  des  charges  tant  ordinaires 
qu'extrordinaires  se  faisait  par  un  seul  rôle  où  tous 
les  habitants  étaient  compris;,  dans  les  derniers 
temps,  on  a  rejeté  plus  d'un  tiers  de  Timposition 
dans  le  rôle  de  la  taille^   à  la  suite  des  crues,  ce    i 


qui  est  une  injustice,  en  ce  qu'il  n'y  a  que  les 
taillables  qui  contribuent  à  cette  partie  de  l'impo- 
sition, et  ils  ne  sont  pas  moins  imposés  dans  le 
rôle  des  deniers  communs  pour  les  autres  deux 
tiers  avec  les  autres  habitants  non  taillables;  les 
notables  proposent  pour  l'avenir  une  seule  imposi- 
tion de  15,000  liv.  dans  le  rôle  des  deniers  communs, 
€  l^aquelle  non-seulement  acquitera  toutes  les  char- 
»  ges,  mais  rendra  encore  un  excédant  qui,  avec  le 
»  droit  de  barre  et  les  109  liv.  de  rentes,  formera 
»  une  caisse  d'amortissement  pour  rembourser  les 
»  capitaux  de  rentes  dont  les  arrérages,  à  mesure 
»  du  payement  des  principaux,  accroîtront  encore 
>  la  caisse;  en  sorte  que,  dans  16  ou  17  ans  au 
»  plus,  l'imposition  de  15,000  liv.  ne  subsistera  plus 
»  que  pour  10,000  >;  —  lettre  de  M.  de  L'Averdy, 
du  8  nov.  1765,  invitant  M.  de  Ballainvilliers  à 
lui  envoyer  dans  quinzaine  son  avis  sur  la  propo- 
sition des  notables,  .  q  un  plus  long  retardement 
»  me  feroit  soupçonner  que  les  plaintes,  qui  m'ont 
»  été  portées  sur  votre  peu  d'empressement  à  con- 
»  courir  à  l'arrangement  et  au  bien-être  de  cette 
»  ville,  ne  sont  pas  sans  fondement,  et  je  ne  pour- 
»  rois  me  dispenser  d'agir  en  conséquence  »;  — 
lettre  de  M.  de  Ballainvilliers,  s'excusant  d'avoir 
apporté  aucune  négligence  dans  cette  affaire;  il 
était  occupé  au  département  quand  la  lettre  de  M. 
Langlois  est  arrivée  de  Paris;  —  projet  de  lettres 
patentes  pour  l'administration  économique  de  la 
ville  de  Riom  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M.  Langlois, 
du  22  nov.  1765,  contenant  des  observations  sur  le 
projet  en  question,  —  lettre  de  M.  de  L'Averdy, 
du  8  déc.  1765,   sur  le  même  sujet. 


G.  2564.  (Liasse.) —  1  piëce^  parch.;  35  pièces,  pap.  (3  impr.). 

• 

176S-1767.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Deniers  communs.  ^  Mémoire  pour  les  présidents, 
trésoriers  de  France  de  la  généralité  de  Riom,  pour 
établir  qu'ils  ne  sont  sujets  à  aucune  imposition  pour 
raison  des  deniers  communs  et  chargea  de  la  ville 
de  Riom  ;  ils  invoquent  l'édit  d'avril  1694  qui  les 
exempte  expressément  des  impositions  de  cette  na- 
ture; ce  n'est  pas  d'ailleurs  le  premier  édit  qui  leur 
ait  accordé  cette  faveur,  puisque,  au  cours  d'un  procès 
contre  la  ville  sur  ce  point,  en  1681,  la  ville  suc- 
comba et  fut  mise  hors  de  cour  €  par  un  arrêt  con- 
»  tradictoire  du  Conseil,  rendu  au  rapport  de  M.  de 
»  Sérancourt,  en  grande  connoissance  de  cause,  le  30 
»  déc.  1681  »;  ils  rappellent  aussi    Tédit  de  Fran- 


406  ARCHIVES  DU 

çois  I",  d'avril  1519  ;  l'édit  d'Henri  II,  de  janvier 
1551,  confirmé  par  celui  de  janvier  1586;  l'édit 
d'Henri  IV,  de  novembre  1608  ;  l'édit  de  Louis  XIII, 
de  mai  1635;  l'édit  de  création  du  Bureau  des  Fi- 
nances d'Alençon,  de  mai  1636^  etc.;  les  officiers  du 
Bureau  de  Riom  ont  d'ailleurs  des  titres  particuliers 
qui  leur  assurent  aussi  les  mêmes  privilèges  ;  lettres 
patentes  du  1*^  mai  1578;  les  Intendants  ont  tou* 
jours  déchargé  les  trésoriers  de  France  de  cette  im- 
position, lorsque  la  ville  a  essayé  de  les  y  soumettre; 
lettre  d'envoi  du  mémoire  ci-dessus  à  l'Intendant,  le 
18  nov.  1765;—  lettre  de  M.  Chabrol,  juillet  1767, 
au  sujet  de  l'exemption  prétendue  par  le  Bureau  des 
Finances  :  le  seul  expédient  qu'il  entrevoie  pour  venir 
au  secours  de  la  ville,  tout  en  ménageant  les  privi- 
lèges du  bureau,  est  celui  d'un  abonnement  ou  d'un 
présent  fSsiit  par  les  Trésoriers,  mais  il  y  aura  bien  des 
difficultés;  —  lettre  de  M.  de  Langlois,  du  9  juillet 
1767,  approuvant  l'arrangement  proposé  par  M.  de 
Chabrol  et  invitant  rintencjant  à  favoriser  cette  con- 
clusion. <  Je  n'entre  point,  ajoute  M.  Langlois,  dans 

>  la  discussion  des  privilèges  auxquels  les  officiers  du 

>  Bureau  des  Finances  paroissent  vouloir  insister;  il 

>  seroit  facile  de  leur  prouver  que  dans  toutes  les 
»  villes  ils  contribuent  au  don  gratuit,  ainsi  qu'aux 
»  droits  d'entrée,  et  que  les  droits  de  tarif  et  d'octroi, 
»  dont  ils  ont  été  exemtés  dans  plusieurs  villes, 
»  avoient  été  établis  en  commutation  de  la  taille.  Je 
»  sçai  qu'ils  ne  doivent  point  être  compris  aux  roUes 

>  de  répartitions,  et  c'est  ce  qui  fait  la  difficulté  par 
»  raport  à  la  ville  de  Riom,  qui  n'a  pas  trouvé  de 
»  meilleur  expédient  pour  percevoir  ses  deniers  com- 
»  muns»;  —  lettre  du  même,  du  4  août  1767,  invi- 
tant l'Intendant,  à  cause  des  difficultés  que  soulève 
le  Bureau  des  Finances,  à  laisser  aux  officiers  de 
ville  la  liberté  de  poursuivre  l'exécution  du  rôle  qui 
a  été  fait;  il  est  évident  que  €  les  officiers  du  Bu- 

>  reau  des  Finances  cherchent  à  abuser  de  la  com- 

>  plaisance  que  vous  et  moi  avons  eue  de  nous  prêter 
»  à  leurs  vues  et  de  condescendre  au  désir  qu'ils  ont 
»  de  n'être  pas  compris  dans  un  rôle  de  répartition  ; 

>  non  contents  de  vouloir  exiger  du  corps  de  ville  la 
»  reconnoissance  la  plus  déraisonnable,  ils  préten- 
»  dent   réduire   leur  contribution   à  une   somme  si 

>  modique,  qu'il  ne  seroit  pas  possible  de  répartir 
»  sur  les  autres   habitans  ce  qui  doit  être  imposé 

>  chaque  année.  Je  crois,  Monsieur,  que  vous  ne 
»  balancez  pas  à  rejetter  ces  propositions  et  à  en 
»  faire  sentir  le  ridicule  à  celui  qui  vous  en  a  fait 
»  part  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Courteille,  du  10  nov. 
1766,  demandant  à  l'Intendant  son  avis  sur  la  plainte 


PUY-DE-DOME. 

des  agents  généraux  du  clergé  de  Ç'rance;  ces  der- 
niers exposent  que,  eh  violation  des  privilèges  du 
clergé,  les  officiers  municipaux  de  Riom  ont  compris, 
dans  le  rôle  qu'ils  ont  arrêté  pour  l'imposition  d'une 
somme  de  15,000  liv.,  tous  les  ecclésiastiques  rési- 
dant en  cette  ville  et  les  maisons  religieuses  ea 
corps,  l'Intendant  pense  en  effet  que  les  ecclésias- 
tiques doivent  être  exempts  ;  —  requête"  du  s'  Ber- 
tin,  doyen  des  médecins  de  Riom,  1766,  deman- 
dant pour  lui  et  ses  confrères  la  modération  à  3  liv. 
de  leur  taxe,  qui  leur  a  été  promise  à  cause  du  ser- 
vice gratuit  qu'ils  font  à  l'Hôtel-Dieu;  —  mémoire 
pour  les  nobles  habitant  la  ville  de  Riom  contre  les 
officiers  municipaux  qui  prétendent  les  inscrire  dans 
le  rôle  des  deniers  communs  :  si  quelques  nobles  d'ex- 
traction étaient  compris  autrefois  dans  les  rôles  en 
question,  c'est  ou  qu'ils  n'avaient  pas  voulu  se  faire 
connaître,  ou  qu'ils  possédaient  des  biens  dans  Té- 
tendue  du  territoire  de  Riom,  à  raison  desquels  ils 
étaient  imposés;  cette  imposition  est  injuste,  «  la 
»  noblesse  a  des  pauvres  à  nourrir  et  contribue 
»  dans  le  besoin,  quoique  toujours  volontairement, 
»  à  l'entretien  des  édifices  publics,  dans  ses  terres. 
»  Ne  seroit-il  pas  injuste  de  la  forcer  par  un  rôle 
»  exécutoire  à  contribuer  pour  l'entretien  d'une  ville 

>  dans  laquelle  elle  n'habite  que  comme  en  passant, 
»  pour  la  construction  de  nouveaux  édifices  dont  elle 

>  ne  jouira  pas,  selon  les  apparences,  et  pour  le 
»  payement  des   anciennes   dettes  faites  par  le  corps 

>  de  ville,  auxquelles  la  noblesse  n'a  eu  aucune 
»  part  »  ;  la  noblesse  contribue  suffisamment  au  bien 
commun  de  la  ville  de  Riom  par  la  consommation  de 
ses  revenus,  en  faisant  vivre  une  multitude  de  gens 
de  tous  les  états  ;  cette  imposition  est  humiliante  pour 
la  noblesse  en  la  confondant  avec  le  plus  vil  roturier; 
elle  est  dangereuse  aussi  parce  qu'elle  peut  créer 
un  précédent;  «  la  noblesse  intéressée  dans  le  mé- 
»  moire    consiste    en  neuf  maisons,    savoir  celle  de 

>  M.   le  marquis  de   Bosredon,  de  Montaignac,    de 

>  Saint-Herent,  de  Pont,  de  Simiane  et  de  Vaux; 
»  de  M"*"  les  marquises  de  Pagnac,  de  Ligondet  et  de 

>  Rauclaure  Yiuves  ;  ce  nombre  n'est  pas  grand,  mais 
»  tout  composé  des  plus  anciennes  et  plus  nobles 
»  maisons,  dont  quelques-unes  sont  des  plus  illustres 
»  dans  tous  les  ordres  de  l'État;  elles  sont  toutes 
»  étrangères  à  cette  ville,  n'y  possédant  rien  en  pro- 

>  priété,  excepté  deux  des  personnes  cy-dessus  nom* 
»  mées,  qui  y  ont  chacune  une  maison  qu'elles  sont 
»  dii^sées  à  vendre  pour  se  retirer,  si  l'imposition 
»  a  lieu  >;  lettre  d'envoi  de  ce  mémoire  à  l'Intendant 
par  M.  de  Courteille,  le  14  novembre  1766  ;  —  requéto 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


40Î 


des  officiers  et  cavaliers  de  la  maréchaussée  de  Riom, 
se  plaignant  d'ayoir  été  imposés  aux  rôles  des  de- 
niers communs,  dont  ils  doivent  être  exemptés  en 
vertu  d'une  déclaration  du  6  mai  1692  ;  correspon- 
dance à  ce  sujet,  1766  ;  —  requêtes  et  lettres  des  of- 
ficiers de  la  Sénéchaussée  et  siège  Présidial  de  Riom, 
et  des  officiers  de  l'Élection  de  la  même  ville,  de- 
mandant à  être  compris  dans  un  rôle  distinct  de 
celui  des  autres  habitants  pour  Tiraposition  des 
deniers  communs,  1767  ;  —  lettre  de  M.  de  L'Averdy, 
du  24  juin  1767,  au  sujet  de  toutes  les  réclamations 
qui  précèdent:  il  a  remarqué  que  la  résistance  des 
ecclésiastiques,  des  nobles  et  des  trésoriers  de  France 
veniait  bien  moins  du  taux  de  leur  imposition  que  de 
la  manière  de  la  leur  assigner  et  de  la  leur  faire 
payer  ;  «  je  me  propose,  en  conséquence,  de  convenir 
»  incessamment  avec  M.  Tabbé  de  Cicé,  agent  général 
»  du  clergé,  de  la  manière  dont  on  y  fera  contribuer 

>  le  clergé;  pour  ce  qui  concerne  les  nobles  et  offi- 
»  ciers  militaires,  rien  ne  me  paroit  si  simple  que 

>  d'ajouter  à  la  cotte  de  leur  capitation  celle  pour 

>  laquelle  ils  contribueront  aux  charges  communes 
»  et  d'en  faire  faire  par  le  receveur  de  leur  capita- 
»  tion  le  versement  dans  la  caisse  du  receveur  de  la 

>  ville...  Quant  à  ce  qui  regarde  les  Trésoriers  de 
»  France,  je  vous  prie  de  réfléchir  sur  les  moyens 
»  qu'il  sera  possible  de.  prendre  pour  concilier  en- 
»  semble  et  l'obligation  où  ils  sont  comme  citoyens 
»  de  concourir  aux  charges  communes  et  la  délica- 
»  tesse  qu'ils  ont  de  n'être  pas  compris  dans  le  rôle 

>  arrêté  par  les  officiers  municipaux,  et  de  me  com- 

>  muniquer  le  résultat  de  vos  réflexions  »  ;  —  lettre 
de  M.  Langlois,  du  27  juillet  1767,  au  sujet  d'un  mé- 
moire des  avocats  de  Riom,  contenant  des  observa- 
tions importantes  sur  l'imposition  des  deniers  com- 
muns, ordonnée  par  les  lettres  patentes  du  mois  de 
janvier  1766  ;  il  invite  l'Intendant  à  régler  (îette  ma- 
tière au  mieux  qu'il  pourra;  —  extraits  du  rôle  des 
deniers  communs  de  la  ville  de  Riom  pour  l'année 
1765  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  24  août  1767, 
ordonnant  que  l'imposition  de  15,000  liv.,  que  les 
maires  et  échevins  de  la  ville  de  Riom  étaient  auto- 
risés par  les  lettres  patentes,  du  3  janvier  1766,  à 
Élire  chaque  année  sur  tous  les  habitants  de  ladite 
ville,  faubourgs  et  banlieue  d'icelle,  sera  faite  sur  les 
ecclésiastiques,  les  noblesj  les  trésoriers  de  France  et 
généralement  sur  tous  les  autres  habitants  de  ladite 
ville,  privilégiés  ou  non  privilégiés,  tant  pour  l'année 
1765  que  pour  les  subséquentes,  et  jusqu'à  ce  que  par 
Sa  Majesté  il  en  ait  été  autrement  ordonné  par  le 
s'  Intendant  et  commissaire  départi  en  la  généralité 


d'Auvergne  (impr.  à  Clermônt,  chez  L.-P.  Boutau- 
don,  in- 4^,  4  pages  ;  3  exemplaires.) 


G.  2505.  (Liasse.)  —  36  pièces^  papier. 

1768.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Deniers  communs.  —  Notes,  mémoires,  etc.,  fournis 
à  M.  de  Montyon,  intendant,  sur  les  charges  et  re- 
venus de  la  ville  de  Riom  et  l'imposition  des  deniers 
communs,  1768;  —  observations  sur  les  lettres  pa- 
tentes portant  règlement  pour  Tadministration  de  la 
ville  de  Riom  :  Timposition  des  15,000  liv.  souffre 
plus  d'une  difficulté  ;  il  n'est  point  dit  dans  quelle 
forme  elle  sera  faite;  l'imposition  arbitraire  est  dan- 
gereuse, l'imposition  proportionnelle  à  la  capitation  ■ 
serait  inique  :  tous  ceux,  en  effet,  qui  possèdent  des 
charges  d'une  même  qualité  doivent  la  même  capi- 
tation, cependant  leurs  fortunes  sont  bien  diffé- 
rentes; d'autre  part,  la  capitation  des  officiers  en 
charge  excède  sans  proportion  celle  des  autres  habi- 
tants, «  un  gentilhomme  qui  a  10,000  liv.  de  rente 
»  payera  20  liv.  de  capitation,  un  officier  qui  n'a 
»  pas  5,000  liv.  de  revenu  est  imposé  à  plus  de  200 
»  liv.  de  capitation;'  si  on  suivoit  cette  même  pro- 
»  portion,  celui  qui  a  5,000  liv.  de  revenu  payeroit 
»  10  fois  plus  de  deniers  communs  que  celuy  qui 
»  auroit  10,000  liv.  de  rente  »  ;  un  laboureur  qui 
a  des  fonds  de  terre  considérables,  qu'il  cultive  par 
luy-même,  est  imposé  à  une  plus  forte  taille  que  le 
bourgeois,  doit-il  payer  plus  de  deniers  communs? 
4c  N'y  a-t-il    point  d'ailleurs    d'autres  considérations 

>  dans  l'imposition  des  deniers  communs?  un  labou- 
»  reur  profite  moins  sans  doute  des  agréments  et 
»  des  avantages  qu'on  paye  par  les  deniers  com- 
»  muns  qu'un  bourgeois.  L'Académie,  les  promenades 

>  publiques,  le  collège  même  sont  des  avantages  peu 
»  précieux  pour  luy>;  l'imposition  par  maisons  ne 
présenterait  pas  plus  de  justice,  puisqu'il  est  incon- 

'testable  que  dans  toutes  les  villes  il  y  a  des  mai- 
sons très  vastes  qui  appartiennent  à  des  proprié- 
taires peu  riches,  et  au  contraire  des  maisons  mé- 
diocres qui  appartiennent  à  des  personnes  aisées; 
«  l'on  peut  citer  l'exemple  d'un  habitant  qui  vient 

>  de  mourir  ;  il  laisse  une  succession  d'un  million  à 
»  peu  près,  et  sa  maison  étoit  la  plus  médiocre 
»  de  toutes  celles  des  personnes  de  son  état>;  il 
semble  d'après  toutes  ces  observations  qu'il  faille  en 
revenir  à  Timposition  ex-œquo  et  bono,  comme  elle 
se  faisait  avant  les  lettres  patentes  de  1766  et  qui 
ne  soulevait  point  de  plaintes  ;  l'auteur  du  mémoire 


408 


ARCHIVES  DU 


(sans  doute  M.  Chabrol)  traite  ensuite  des  motifs 
d'exemption  allégués  par  le  clergé,  la  noblesse  et  le 
Bureau  des  Finances,  il  est  favorable  aux  préten- 
tions du  Bureau;  les  trésoriers  se  portent  toujours 
de  bonne  grâce  à  contribuer  par  des  dons  volontaires 
aux  nécessités  de  la  ville,  mais  la  part  d'imposition 
qu'on  veut  leur  faire  supporter,  1,351  11  v.,  est  vrai- 
ment trop  disproportionnée;  observations  sur  quel- 
ques autres .  articles  des  lettres  patentes  ;  —  lettres 
de  llntendant,  exposant  à  M.  Langlois  les  difficultés 
qu'il  voit  à  l'exécution]  de  Parrêt  du  24  août  1768  et 
demandant  que  le  rôle  des  deniers  communs  soit  fait 
non  par  lui,  mais  bien  par  les  officiers  municipaux 
de  Riom  ;  —  lettres  de  M.  de  Montyon  aux  officiers 
municipaux  de  Riom  les  invitant  à  poursuivre  l'exé- 
cution des  lettres  patentes  de  1766,  dont  les  disposi- 
tions sont  restées  jusque-là  sans  effet;  —  mémoires 
adressés  à  l'Intendant  par  les  officiers  municipaux 
de  Riom  sur  la  situation  des  affaires  de  la  ville 
de  Riom,  sûr  l'imposition  des  deniers  communs,  etc.; 
d'après  le  relevé  sommaire  du  rôle  arrêté  pour  1765, 
les  privilégiés  seraient  imposés  pour  4,916  liv.  ;  le 
total  du  rôle  s'élevantà  10,461  liv.  6  sols;  —  plaintes 
des  s"  du  Clozel  et  Geslin  au  sujet  de  leur  inscrip- 
tion dans  le  rôle  des  deniers  communs;  —  lettre  de 
l'Intendant,  du  14  juin  1768,  demandant  à  M.  Lan- 
glois révocation  de  l'arrêt  du  24  août  1767;  un  nou- 
vel arrêt  autorise  les  officiers  municipaux  à  pro- 
céder à  la  confection  du  rôle;  —  nouveau  mémoire 
pour  les  nobles  qui  habitent  la  ville  de  Riom,  adressé 
à  l'Intendant  par  M"*  du  Pouget  de  Ligondès;  ré- 
ponse de  M.  d'Invau,  contrôleur  général,  du  10  nov. 
1768  :  il  n'est  pas  possible  d'exempter  les  nobles  ; 
€  tout  ce  qu'ils  peuvent  exiger,  c'est  que  dans  le 
»  rolle  de  répartition  on  fasse  un  chapitre  particu- 
»  lier  pour  eux,  et  que  sur  chaque  article  qui  les 
»  concerne  on  employé  leur  qualité  de  noble.  » 


PUY-DE-DOME. 

à  payer  pour  les  années  à  venir  l'imposition  qui  sera 
faite  sur  eux  par  le  rôle  des  deniers  communs;  — 
lettre  d'envoi  par  M.  Delessart;  —  lettre  du  même, 
du  31  mars  1785,  adressant  à  l'Intendant  un  arrêt 
du  Conseil  du  1"  mars  1785,  qui  confirme  le  pré- 
cédent. 


G.  2566.  (Liasse.)  —  5  pièces,  papier. 

* 

17S4-17SS.  —  Affaires  communales.  — Riom.  — 
Deniers  communs.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
6  août  1784,  cassant  deux  arrêts  du  Parlement  ren- 
dus en  faveur  du  Bureau  des  Finances  de  Riom,  et 
ordonnant  que  les  officiers  dudit  bureau  seront  tenus 
de  verser  incessamment  et  sans  délai  es  mains  du 
receveur  de  ladite  ville,  établi  par  lettres  patentes 
du  2  sept.  1780,  la  somme  de  700  liv.,  pour  laquelle 
ils  sont  portés  dans  chacun  des  rôles  des  années  1777 
et  suivantes  jusques  et  compris  1783,  et  de  continuer 


C,  2567.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parchemiD  ;  86  pièces,  papier. 

• 

(t651)  Ï6ft4-1700.  —  Affaires  communales.  — 
Riom.  —  Comptabilité.  —  État  des  dettes  contractées 
l'année  1651,  dont  la  vérification  a  été  faite  par  les 
tré^soriers  de  France  en  1663  ;  —  état  de  ce  qui  est 
dû  à  M.  François  du  Boys,  conseiller  en  la  Séné- 
chaussée d'Auvergne,  tant  pour  lui  que  pour  feu 
M«  Guilhaume,  consul,  et  Gilbert  Bou§eix,  ses  col- 
lègues, consuls  de  lad.  ville  Tannée  1651,  suivant  le 
procès-verbal  de  vérification  de  M.  de  Fortia,  du 
20  juillet  1669;  —  pièces  pour  les  consuls  de  1653 
au  sujet  d'une  somme  de  2,000  liv.  empruntée  par 
eux  de  Gabrielle  Potière,  veuve  de  M*  Jean  Esbelin  ; 
—  état  des  dettes  contractées  par  les  consuls  de  la 
ville  de  Riom  en  l'année  1654  et  employées  aux 
affaires  de  la  ville  ;  mémoire  des  intérêts  payés  aux 
créanciers  par  les  consuls  de  1654  ;  —  pièces  pour 
les  consuls  de  1655,  établissant  que  d'après  la  véri- 
fication faite  par  M.  de  Fortia,  le  4  août  1669,  il 
leur  est  dû  au  26  déc.  1687  une  somme  de  16,915 
liv.  10  den.,  plus  900  liv.  qu'ils  ont  dépensées  pour 
soutenir  leur  compte  à  Paris  par  devant  nos  sei- 
gneurs du  Conseil  et  en  la  ville  de  Clermont  par 
devant  M.  de  Marie,  intendant  ;  ils  déclarent  «  qu'ils 
»  ont  acquitté  tous  les  debtes  de  la  ville  qu'ilz  étoient 
>  chargez  de  payer  ladite  année,  et  qu'ilz  restent  les 
»  seuls  créanciers  de  ladite  ville;  mais  que  pour 
»  supléer  en  partie  aux  manques  de  fonds  provenuz 
»  des  décharges,  modérations  et  non-valeurs  qui  se 
»  sont  trouvés  dans  leurs  rolles,  ilz  ont  été  obligez 
»  d'emprunter  la  somme  de  4,000  liv.  de  Mad**  Ma- 
»  deleine  Arnoux,  veuve  de  M.  Rolet,  président  en 
»  l'Élection,  et  de  M»  Gaspard  Brujas,  baly  de  Châ- 
»  teaugay,  qui  n'en  ont  voulu  faire  debte  de  ville, 
»  et  ausquelz  ils  ont  toujours  payé  les  interetz,  et  les 
»  payent  annuelement  pour  n'en  avoir  pu  acquitter 
»  le  principal,  et  que  cette  somme  de  4,000  liv.  et 
»  les  interetz  compose  une  partie  de  leur  debte  de 
»  compte  >  ;  —  observations  des  consuls  de  1655  sur 
la  vérification  de  leur  compte  :  les  articles  que  l'In- 
tendant avait  rayés  se  rapportaient  surtout  à  des 
réjouissances,  à  des  voyages,  aux  indemnités  accor- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


40d 


dées  aux  consuls;  voyage  de  M.  Dufloquet  pour  sui- 
vre M^  de  Voisin  à  Brioude,  à  Aurillac  et  à  Salers; 
autre  voyage  fait  à  Clermont  le  30  sept  par  les 
consuls  accompagnés  de  notables  pour  se  trouver 
avant  rassemblée  du  pays  qui  devait  se  tenir  le  len- 
demain ;  —  pièces  de  procédure  pour  les  consuls  de 
1656 ,  au  sujet  d'une  somme  de  3,000  liv.  prêtée  par 
Gilberte  Soubrany,  veuve  de  noble  Michel  Benezit, 
conseiller  du  roi  au  présidial  de  Riom  ;  —  pièces 
pour  servir  à  la  vérification  du  compte  des. consuls 
de  1657  ;  —  pièces  justificatives  du  compte  des  consuls 
de  1658 :. déclarations,  quittances,  etc.;  —  déclaration 
du  s»^  Chabre ,  héritier  de  son  frère  Paul  Chabre , 
premier  consul  de  Riom  en  Tannée  1659,  au  sujet 
des  intérêts  dus  aux  religieuses  de  Notre-Dame,  1688; 
—  état  des  sommes  à  imposer  sur  la  ville  de  Riom, 
suivant  l'avis  de  M.  de  Marie,  intendant,  <c  inséré 
»  au  finito  du  compte  rendu  devant  mondit  Seigneur 
>  par  les  consuls  de  Tannée  1660  »;  pièces  pour  les- 
dits  consuls;  observation  sur  la  vérification  de  leur 
compte. 


C.  2868.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  j   12  p.,  pap. 

1661-1667.  —  Affaires  communales.  —  Riom. 
—  Comptabilité.  —  Dépenses  f^iltes  par  les  députés 
de  la  ville  de  Riom  :  —  extrait  du  registre  parti- 
culier des  délibérations  du  Conseil  nommé  pour  les 
assemblées  et  députations  du  Tiers  État  de  la  pro- 
vince d'Auvergne,  conseil  particulier  tenu  le  lundi  11* 
avril  1661  par  MM.  Montanier,  Viallard  et  Lucquet, 
consuls;  le  s'  Montanier  expose  quen  Tassemblée 
du  Tiers  État,  tenue  le  24  mars  dernier,  M.  Durand, 
premier  échevin  de  la  ville  de  Clermont,  et  lui  furent 
nommés  pour  aller  à  Paris  afin  d'y  poursuivre  les 
affaires  du  pays;  le  s'  Montanier  doit  partir  avant 
Durand  et  il  demande  que  la  ville  lui  rembourse  les 
dépenses  qu'il  fera  avant  l'arrivée  de  ce  dernier,  au 
cas  où  Ton  refuserait  de  les  lui  passer  dans  le  compte 
de  la  députation  ;  le  Conseil  de  ville  promet  de  l'in- 
demniser ;  —  certificat  de  M.  Lefebvre  de  La  Barre, 
intendant,  attestant  que  le  s'  Montanier  est  parti 
avec  lui  le  13  avril,  €  pour  venir  à  Paris  solliciter  les 
»  affaires  de  la  province  en  qualité  de  député  d'icelle, 
»  dont  il  n'est  reparti  que  le  22  mai  ensuivant  >  ; 
r—  délibération  de  Tassemblée  générale  des  habitants 
de  Riom,  du  4  sept.  1661,  au  sujet  de  Tédit  qui  sup- 
prime les  Élections  créées  depuis  1630,  la  ville  de 
Riom  serait  atteinte  par  cet  édit;  on  députe  MM. 
Montanier  et  Chauveau  en  cour  pour  obtenir  révo- 
PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


cation  de  Tédit;  —  délibération  de  Tassemblée  géné- 
rale des  habitants  de  Riom,  du  17  sept.  1662» 
avouant  le  s'  Montanier  des  démarches  et  dépenses 
qu'il  a  faites  dans  Tintérêt  du  pays  ;  —  mémojj^e  des 
frais  faits  pour  M.  Montanier  en  Tinstance  pendante 
au  Conseil  contre  M.  Durand  ;  —  quittances  délivrées 
au  s'  Montanier. 


C.  21569.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

(1662)  1687-1694.  —  Affaires  communales.   — 
Riom.  —  Comptabilité.  —  Extrait   du  compte    des 
consuls  de  1662;  déclaration  pour  lesdits  consuls;  — 
état  au  vrai  des  sommes  dues  par  les  s*^  Ranvyer, 
Mercier  et   Brun,    consuls  de  la    ville  de   Riom   en 
1663,  aux  créanciers  de  ladite  ville  ;  état  de  ce  qui 
est   dû  par  la    ville  aux    consuls  de  1663;  requête 
desdits  consuls  à  l'Intendant;  —  déclaration  des  con- 
suls de  1664,  qu'ils  sont  créanciers  de  la  ville,  par 
la  clôture  de  leur  compte,  d'une  somme  de  3,092  liv. 
2  sols  et  qu'ils   ont  emprunté   de   Michel   RoUet  la 
somme  de  1,000  liv.    pour  contribuer  au  commerce 
des   Indes  orientales;    requête    adressée    par    lesdits 
consuls  à  M.  de  Vaubourg,  intendant;  état  des  som- 
mes payées  par  eux  aux  créanciers  de  la  ville;  — 
requête    à  Tin  tendant,  M.  de  Vaubourg,    en    1688, 
par  les  consuls  de  1665;  notes  pour  lesd.  consuls;  — 
mémoires  pour  les  consuls  de  1668,  au  sujet  des  dé- 
penses faites  pendant  leur  consulat  pour  les  feux  de 
joie  et  les  réparations  des  fontaines  ;  —  déclaration 
des  consuls  de  1669   au  sujet  de   leur  compte;  . — 
signification  par  les  consuls  de  1670  à  ceux  de  1688, 
déclarant  qu'ils   n'ont   emprunté   aucuns  deniers  et 
que,  par  leur  compte,  rendu  le  31  déc.  1670,  ils  sont 
créanciers  de  la  ville  d'une  somme  de  636  liv.  15  sols; 
—  obligation  par  les  consuls  de  1674  à  noble  Guy 
Bouchard,     conseiller    au    présidial    de    Clermont, 
d'une  somme  de  3,000   liv.  à  eux  prêtée   par  ledit 
Bouchard  ;    copie    de    procédure    pour   ledit    Bou- 
chard contre  les  consuls  de  1688  ;  —  déclaration  de 
Louis  Rigaud,  conseiller  du  roi  au  présidial  d'Au- 
vergne, Jean  Chassaing,  avocat  ;  Guillaume  May,  pro- 
cureur, et  Jean  Legay,  marchand,    consuls   Tannée 
1683  de  la  ville  de  Riom,  se  prétendant  créanciers 
de  ladite  ville  par  le  finito  de  leur  compte  pour  une 
somme  de  3,870  liv.  17-  sols  7  den.  ;  —  déclaration 
des  consuls  de  1684  faite  aux  consuls  de  1688,  con- 
formément à  l'ordonnance  de  M.   de  Vaubourg  ;  ils 
s'avouent  créanciers  de  la-  ville  pour  une  somme  de 
1,447  liv.  6  sols  6  den.;  —  état  des  dépenses  de  la 

52 


410  •  ARCHIVES  DU 

\ille  de  Riom  en  1686,  arrêté  par  M.  de  BeruUe,  in- 
tendant; —  état  dlmposition  pour  les  consuls  de  la 
ville  de  Riom  de  Tannée  1687,  arrêté  par  Tlntendant, 
conforjnément  aux  arrêts  du  Conseil  des  10  mars 
1670  et  10  octobre  1672,  «  par  lesquels   il  est  or- 

>  donné  qu'il  ne  sera  fait  qu'un  seul  et  mesme  roUe 

>  de    toutes   les    impositions  qui    seront  faites    par 

>  chaque  année  sur  les  habitans  des  villes,  bourgs 
»  et  paroisses  de  la  généralité  de  Riom,  suivant  les 
»  étatz  qui  en  seroint  arrêtés  par  le  sieur  comrais- 
»  saire  départy,  desquelles  impositions  les  consuls 
»  et  collecteurs  seroint  tenus  chacun  à  leur  année 
»  faire  le  recouvrement,  et  les  deniers  en  provenant 

>  payés  suivant  Tétat  de  distribution  qui  en  seroit 

>  arrêté  par  le  s'f  commissaire  départy  »  ;  la  taille 
et  autres  impositions  annexes  figurent  pour  15,633 
liv.;  rimposition  des  deniers  communs  est  de  3^000 
liv.,  plus  différentes  sommes  à  pay^r  aux  créanciers 
de  la  ville;  180  liv.  pour  le  nettoyage  des  rues;  le 

total  des  impositions  s'élève  à  23,813  liv.  8  sols 
3  den,;  —  exploit  signifié  pour  les  consuls  de  1688 
à  ceux  de  1660  et  de  1662;  —  note  sur  les  charges 
et  les  revenus  en  1689  ;  —  état  de  distribution  des 
deniers  destinés  pour  l'acquittement  des  charges  or- 
dinaires de  la  ville  de  Riom  pendant  la  présente 
année  1691,  et  pour  le  paiement  d'une  année  d'inté- 
rêts aux  créanciers  de  la  ville;  dépenses  :  1,200  liv. 
faisant  avec  les  2,000  liv.  imposées  sur  TÉlec- 
tion  la  dotation  du  collège  de  l'Oratoire  ;  300  liv.  au 
prédicateur  de  l'A  vent  et  du  Carême;  77  liv.  aux 
gardes  des  vignes;  40  liv.  à  chacun  des  quatre  ser- 
gents de  ville  et  au  trompette;  20  liv.  à  chacun  des 
cinq  portiers;  21  liv.  au  réveilleur;  10  liv.  au  visi- 
teur du  poisson;  20  liv.  à  chacun  des  deux  tam- 
bours ;  200  liv.  pour  l'entretien  des  fontaines  ;  30  liv. 
à  l'horloger  ;  20  liv.  à  celui  du  Marthuret  ;  10  liv. 
pour  nettoyer  les  ruisseaux  de  la  ville  ;  60  liv.  pour 
les  vins  d'honneur;  1,100  liv.  pour  le  loyer  de  la 
maison  Duchassaing  destinée  pour  MM.  les  Gouver- 
neurs et  Intendants;  80  liv.  au  concierge  de  ladite 
maison;  100  liv.  à  la  sage-femme;  83  liv.  pour  au- 
mône aux  Capucins  ;  60  liv.  pour  la  messe  à  haute 
voix  dite  aux  Cordeliers  à  l'honneur  de  Saint-Roch 
tous  les  mardis  de  Tannée  ;  15  liv.  pour  cens  dus  au 
xoi  ;  80  liv.  pour  feux  de  joie  ;  en  marge  €  cet  artièle 

>  doit  être  employé  pour  100  liv.  »;  202  liv.  10  sols 
pour  tes  trois  deniers  pour  livre  du  greflîer  des 
r^es ,  en  marge  «  cet  article  doit  être  rayé  »  ; 
660  liv.  13  s.  4  den.  pour  une  année  et  quatre 
mois  des  gages  du  s"  Sevin,  procureur  du  roi  et  de 
la  ville,  et  250  liv.  pour  une  année  des  gages  du 


PUY-DE-DOME. 

s'  Assollent,  greffier  secrétaire  de  la  ville;  une  note 
en  marge  indique  qu'il  faut  un  arrêt  pour  imposer 
ces  deux  dépenses  et  que  la  première  doit  être  passée 
seulement  pour  500  liv.  ;  pour  la  paye  de  sept  sol- 
dats de  milice  que  la  ville  a  fournis,  126  liv.;  pour 
leuc  habillement,  129  liv.  10  sols;  pour  les  répara- 
tions des  bâtiments,  1,600  liv.;  les  notes  marginales 
paraissent  se  rapporter  au  projet  d'imposition  pour 
1692;  —  états  de  distribution  des  deniers  communs 
pour  1693  ;  requête  des  consuls  de  1693  à  M^  d'Or- 
messon,  intendant,  1700,  au  sujet  d'une  somme  à 
eux  due  par  Michel  Rollet,  propriétaire  de  Tofflce 
de  grever  des  tailles  de  ladite  ville  ;  —  état  de  dis- 
tribution des  deniers  destinés  pour  l'acquittement 
des  charges  ordinaires  de  la  ville  de  Riom  en  1694, 
arrêté  par  l'Intendant. 


C.  2570.  (Liasse.)  —  7  pièces,  pap.,  dont  {  cah.  de  18  feuillets. 

Vers  1700.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Examen  des  comptes  de  la  ville  de 
Riom,  depuis  et  compris  1677,  où  finit  la  liquidation 
des  dettes  par  l'arrêt  du  mois  d'avril  1689,  jusques  et 
compris  1699,  avec  observations  sur  chacun  desdits 
comptes;  —  état  des  noms  de  MM.  les  consuls  qui  ont 
rendu  compte  à  la*ville  et  ne  sont  cependant  pas 
compris  dans  l'arrêt  de  1689. 


C.  287^.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.;  14  pièces,  papier^  dont 

4  cahiers  de  48  feuillets. 


1708-1717.  —  Affaires   communales.  —  Riom. 

—  Comptabilité.  —  État  des  réparations  faites  dans 
la  maison  destinée  pour  le  logement  de  M.  le  Gou- 
verneur en  la  ville  de  Riom,  Tannée  1708,  s'élevant  à 
469  liv.  13  sols  8  den.  ;  —  état  des  revenus  et  des 
charges  de  la  ville  de  Riom  Tannée  1710,  la  re- 
cette s'élève  .à  1,300  liv.  et  se  compose  de  440  liv. 
provenant  du  droit  de  barre  ou  petite  leyde;  de 
60  liv.  provenant  de  la  ferme  du  droit  d'étalage  du 
poisson  et  de  800  liv.  du  rôle  des  bâtiments  étran- 
gers ;  la  dépense,  y  compris  les  intérêts  payés  aux 
créanciers,  s'élève  à  10,286  liv.  1  sol  10  den.;  — états 
des  revenus  et  des  charges  en  1711  et  1712;  état 
des  dépenses  fournies  pour  la  maison  de  Tlntendant, 
de  1710  à  1712;  —  état  des  revenus  et  des  charges 
pour  1713,  arrêté  par  M.  Turgot,  intendant,. en  1714; 

—  dépenses  faites  par  la  ville  à  l'occasion  de  la  pu- 
blication de  la  paix,  1714  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M. 


Oarraud;  —  état  des  charges  et  revenus  pour  les 
années  de  1715  à  1717;  lettre  de  M.  de  Nointel,  adres- 
sant à  M.  Saladin,  ingénieur  du  roi  à  Riora,  l'or- 
donnance pour  le  faire  payer  de  ses  gages,  1716. 


C.  2572.  (Liasse.)  —  41  pièces,  pap.,  donti  cah.  de  14  feuillets. 


1718-17S6.  —  Affaires  communales.  —  Riom. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1718  :  compte 
rendu  par  devant  M.  Trudaine,  intendant,  par  les 
consuls  de  1718,  arrêté  par  ledit  intendant,  en  1734, 
à  12,854  liv.  16  sols  10  den.  de  recette  et  à  11,997 
liv.  8  sols  4  den.  de  dépense;  révisé  en  1735  par 
M.  Rossignol;  le  reliquat  dû  par  les  consuls  est  ré- 
duit à  254  liv.  5  sols  6  den.;  parmi  les  dépenses  ex- 
traordinaires  on  remarque  :  une  somme  de  300  liv. 
payée  à  Louis  Sarrazin,  sieur  de  La  Fosse,  tenant 
l'Académie  à  Riora,  pour  son  logement,  500  liv.  pour 
<  présents  faits  aux  personnes  de  considération  qui 
»  honorent  la  ville  de  leur  protection  >  ;  30  liv. 
pour  faire  remplir  la  glacière  de  Thôtel  de  ville;  30  liv. 
pour  les  obsèques  de  P.  Astier,  consul  ;  —  pièces  justi- 
ficatives dudit  compte  ;  —  extraits  des  rôles  dressés 
par  les  consuls  de  1718  ;  —  état  de  la  dépense  faite  tant 
aux  casernes  qu'à  l'occasion  des  régiments  des  Lan- 
des et  de  Médoc  ;  —  lettres  et  requêtes  à  l'Intendant 
par  M.  Boyer,  sieur  de  Ruvière,  avocat  en  Parle- 
ment, premier  consul  en  l'année  1718,  au  sujet  des 
arrangements  pris  par  lui  avec  Guillaume  Grégoire, 
son  collègue  au  consulat,  lors  du  décès  de  leur  col- 
lègue Pierre  Astier. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  411 

des  intérêts  payés  aux  créanciers  de  la  ville;  — 
requêtes  adressées  à  l'Intendant  par  Line  Gan- 
bert,  veuve  d'Alexandre  Malouet,  vivant  procureur 
en  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  et  l'un  des  consuls 
de  Riom  de  Tannée  1719,  demandant  à  être  reçue 
opposante  à  l'ordonnance  de  clôture  du  compte, 
attendu  qu'il  y  a  eu  des  omissions  considérables;  la 
s'  Bonnefont,  seul  survivant  des  onsuls  de  1719, 
signe  aussi  ladite  requête  ;  —  autre  requête  de  Louis 
Bonnefont,  exposant  qu'étant  marchand  et  peu  versé 
dans  les  affaires,  il  a  laissé  gouverner  cellea  de  lîi 
ville  par  les  s"  Maubel  de  Rioux  et  Malouet,  ses 
collègues;  il  s'est  perdu,  depuis  leur  mort,  bien  des 
quittances  que  le  suppliant  n'a  pu  rapporter;  d'an- 
tre part,  il  avait  porté  en  reprise  <  75  billets  de 
»  banque  de  dix  livres  chaqun,  plies  dans  une  lettre 
»  écrite  au  s*^  Malouet,  de  la  part  de  M.  Brunet 
»  d'Evry,  pour  lors  intendant  de  cette  province,  en 

>  date  du  21  nov.  1720,  pir  laquelle  il  luy  enjoint 
»  de  prendre  les  billets  de  banque  de  10  liv.  qui  luy 
»  sont  offerts  en  payement  par  les  redavaWes  des 
»  impositions  de  Tannée  1719;  et  à  ces  billets  étoit 
»  attaché  le  certificat  du  s'  Collonges  pour  lors  sub- 
»  délégué  de  M»'  Tlntendant  à  Riom,  par  lequel  il 
»  parroit  que  ces  billets  ont  étés   enregistrés  le  18 

>  may  1721  pour  être  envoyés  au  viza  »  ;  les  parties 
prenantes  ont  refusé  ces  billets  et  le  comptable  a  d& 
les  porter  en  reprise,  cependant  cet  article  de  reprise 
a  été  biffé  du  compte;  le  suppliant  insiste  pour  qu'il 
soit  rétabli;  —  75  billets  de  la  banque  royale,  de 
10  liv.  chacun,  liés  en  un  paquet  scellé;  —  lettre 
de  M.  Brunet  d'Evry  à  M.  Malouet,  du  21  nov.  1720, 
visée  ci-dessus. 


C.  2573.  (Liasse.) —  124  pièces,  papier;  i  cachet. 

« 

1719-1785.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  des  consuls  de  1719,  arrêté 
en  1734  par  M.  Trudaine,  intendant,  à  13,986  liv. 
19  sols  8  den.  de  recette  et  à  13,006  liv.  4  sols  10 
den,  de  dépense;  parmi  les  dépenses  on  remarque: 
.une  somme  de  30  liv.  employée  «  à  l'occasion  de  la 
»  tragédie  le  jour  de  la  distribution  des  prix  au  col- 
>  lège  de  l'Oratoire  »;  800  liv.  pour  les  dépenses 
faites  par  les  consuls  €  pour  aller  à  Vichy  rendre 
»  leurs  hommages  à  M.  le  premier  Président  de 
*  Paris,  par  ordre  de  M.  l'Intendant,  ou  pour  les 
»  présents  quUls  lui  ârent  de  la  part  de  la  ville», 
—  pièces  justificatives  dudit  compte;  —  quittances 


C.  2574.  (Liasse.)  —  126  pièces;  papier,  dorft  7  cahiers 

de  78  feuillets. 

1790>17S4.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1720  à  1723  : 
—  compte  de  1720,  arrêté  en  1734  par  M.  Tru- 
daine, intendant,  à  15,950  liv.  14  sols  4  den.  d» 
recette  et  à  15,765  liv.  8  sols  8  den.  de  dépense  ; 
pièces  justificatives;  —compte  de  1721  ;  état  des  char- 
ges et  revenus  pour  la  même  année;  les  pièces  jus- 
tificatives manquent  ;  —  compte  de  1722  et  pièces  • 
justificatives  ;  —  pièces  justificatives  du  compte  de 
J723;  le  compte  manque. 


412 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2575.  (Liasse.)—  4 pièces,  parch.;  33  pièces,  papier, 
dont  2  cahiers  de  39  feuillets. 


171I4-178II.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  de 
1724,  dossier  très  incomplet,  le  compte  manque;  — 
compte  que  rend  M.  Jean  Légat,  commis  par  M.  Ni- 
colas   Bouriée,    chargé,    par   arrêt    du  Conseil    du 
1"  juillet  1725,  de  la  vente  des  offices  de  receveurs 
et  contrôleurs  des  deniers  d'octrois  et  patrimoniaux, 
de  la  recette  et  dépense  par  lui  faites  ou   par  M. 
Châtelain  de  Saint-André,    précédent  directeur  des- 
dits deniers  d'octrois  et  patrimoniaux  de  la  ville  de 
Riom,  pour  les  années  1725,    1726   et  1727,  arrêté 
par  M.   Bidé  de  La  Grandville,  intendant,   en  1728, 
à    14,561    liv.    5    sols    10   den.    de    recette    et    à 
14,076  liv.  7  sols  2  den.  de  dépense;  parmi  les  dé- 
penses on  remarque  :  800  liv.  pour  la  rente  au  de- 
nier 20  de  16,000  liv.,  prix  du  contrat  d'acquisition 
faite  par  la  ville  de  la  maison  qui  sert  de  logement 
à  MM.   les   Intendants  ;    330  liv.  pour  l'enlèvement 
des  boues   et  pour  avoir  rempli    la  glacière  de    la 
ville  ;  —  état  de  situation  des  consuls  de  la    ville 
de  Riom  des  années  1725,   1726  et  1727  à  l'efTôt  de 
faire   connaître  les  sommes  qu'ils   doivent  remettre 
à  celui  qui  sera  préposé  par  la  ville  pour  faire  l'of- 
fice de  receveur  des  octrois;  —    lettre  de  l'Inten- 
dant à  M.  Carràud,  du  9  sept.  1728,    au  sujet  de 
l'arrêt  du  27  janvier •  1728  qui.  a  supprimé  les  offices 
de   receveurs  des  deniers  d'octrois 'et   patrimoniaux 
créés  en  juin  1725,  et  des  comptes  rendus  en  consé- 
quence  de  cette  suppression   par    le   s''  Légat  ;    — 
état  des  reyenus  et  des   charges    de   la  ville   pour 
l'année   1727  ;    —    quittances    délivrées   à    Antoine 
Sauvageon,  receveur  des  octrois  de  la  ville  de  Riom 
pendant  l'année  1728. 


C.  2($7G.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  66  pièces,  pap.,  dont  2  cahiers 

de  32  feuillets. 


17!M-17tt.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  François  Pradier, 
Antoine  Jourde  et  Sauret,  consuls  de  1729,  arrêté 
par  M.  Tnidaine,  intendant,  en  1732,  à  43,453  liv. 
7  den.  de  recette  et  à  44,232  liv.  11  sols  6  den.  de 
dépense;  ce  compte  comprend  la  levée  des  imposi- 
tions royales  qui  s'élèvent  à  36,704  liv.  6  sols  7  den.  ; 


parmi  les  dépenses  on  remarque  :  deux  sommes  de 
15  liv.  payées  aux  curés  de  Saint-Paul  et  de  Saint- 
Martin  de  Mozat,  pour  leur  presbytère;  617  liv.  14  sols 
6  den.  pour  réparation?  aux  casernes  ;  500  liv.  pour 
dépenses  faites  à  l'occasion  du  département;  les  dé- 
penses faites  à  l'occasion  de  la  naissance  du  Dau- 
phin :  feux  d'artiâce,  illuminations,  fontaines  de  vin, 
repas,  etc.;  —  pièces  justificatives  dudit  compte;  — 
compte  rendu  pour  1729  par  Antoine-Grégoire  Sauva- 
geon, receveur  des  octrois  et  patrimoniaux  de  la  ville 
de  Riom,  arrêté  par  M.  Trudaine,  en  1733,  à  14,815 
liv.  7  sols  4  den.  de  recette  et  à  8,467  liv.  5  sols 
5  den.  de  dépense  ;  le  comptable  se  charge  du  reli- 
quat de  son  compte  de  1728,  du  produit  du  droit  de 
barre,  enfin  des  sommes  à  lui  remises  par  les  con- 
suls ;  sa  dépense  se  compose  des  intérêts  payés  aux 
créanciers  de  la  ville,  des  loyers  des  casernes,  et  de 
partie  des  dépenses  ordinaires;  on  remarque  50  liv. 
au  s'  Lauvergeat,  maître  écrivain  ;  —  quelques  pièces 
justificatives  dudit  compte  :  mandements  des  consuls 
et  quittances  délivrées  aux  receveurs  par  les  parties 
prenantes. 


C.  2t$77.  (Liasse.)  —  il  pièces,  parch.;  103  pièces,  papier,  dont 

2  cahiers  de  30  feuillets. 


1730-1 7311.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité  de  1730  à  1732.  —  État  des  dépenses 
extraordinaires  faites  par  les  s"  Gerle,  Gardon  et 
Souiller,  consuls  de  Riom  Tannée  1730,  soit  à  l'oc^ 
casion  des  troupes  en  quartier  audit  Riom,  réjouis- 
sances publiques,  etc.,  s'élevant  à  7,563  liv.  6  den.  ; 

—  états  des  recettes  et  dépenses  pour  l'année  1730  ; 

—  compte  rendu  par  le  s'  Sauvageon,  receveur,  pour 
Tannée  1730,  arrêté  en  1734  par  M.  Trudaine,  inten- 
dant, à  15,812  liv.  14  sols  de  recette  et  à  9,302  liv. 
10  sols  9  den.  de  dépense;  parmi  les  dépenses  on 
remarque  une  somme  de  324  liv.  5  sols  pour  Tentre- 
tien  de  la  place  de  La  Grandville;  —  état  des  recettes 
et  dépenses  pour  Tannée  1731;  —  compte  rendu  par 
le  s'  Sauvageon,  receveur,  pour  Tannée  1731,  arrête 
en  1734  par  M.  Trudaine,  à  15,984  liv.  8  sols  de 
recette  et  à  11,529  liv.  5  den.  de  dépense;  —  pièces 
justificatives  du  compte  des  consuls  de  1731;  le  compte 
manque;  —  compte  de  M.  Sauvageon,  de  Tannée 
1732;  pièces  justificatives. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


413 


G.  21578.  (Liasse.)  —  7  pièces,  parch.  ;  82  pièces^  pap.^  dont  1  cah. 

de  22  feuillets. 

17SS-17M.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité  de  1733.  -^  Compte  rendu  par  Antoine 
Sauvageon,  receveur,  pour  l'année  1733,  arrêté  en 
1738  par  M.  Rossignol,  intendant,  à  11,316  liv.  16  sols 
10  den.  de  recette  et  à  13,188  liv.  18  sols  3  den.  de 
dépense  ;  —  état  contenant  les  sommes  dont  le  s^  An- 
toine Sauvageon  doit  se  charger  en  recette  dans  les 
comptes  qu'il  doit  rendre  au  corps  commun  de  ladite 
ville  pour  les  anûées  1733,  1734  et  1735;  —  corres- 
pondance, délibération,  mémoires  relatifs  au  compte 
du  s'  Sauvageon  de  Tannée  1733  ;  —  pièces  justifica- 
tives du  compte  de  Sauvageon  de  1733. 


G.  2570.  (Liasse.)  —  16  pièces,  parch.;  17  pièces,  papier,  dont 

2  cahiers  de  39  feuillets;  i  cachet. 

t7S4-t744.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Antoine  Sauva- 
geon, receveur,  pour  Tannée  1734,  arrêté  en  1739  par 
M.  Rossignol,  intendant,  à  14,867  liv.  3  sols  11  den. 
de  recette  et  à  14,286  liv.  4  sols  2  den.  de  dépense 
ou  reprise;  pièces  justificatives  du  compte;  —  compte 
rendu  par  Gilberte  Vayssier,  veuve  d'Antoine  Sau- 
vageon, de  la  gestion  de  ce  dernier  pendant  l'année 
1735,  arrêté  en  1740 ,  par  Tlntendant ,  à  19,799  liv. 
12  sols  11  den.  de  recette  et  à  17,809  liv.  13  sols  7  den. 
de  dépense;  quelques  pièces  justificatives;  —  quit- 
tances pour  les  consuls  de  1735. 


G.  2580.  (Liasse.)  —  34  pièces,  parch.;  6b  pièces,  papier,  dont 

i  cahier  de  14  feaillets. 

t7Stt-t74S.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comi^tabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun  par 
Antoine  Arnoux,  s'  de  Maisonrouge ,  Guillaume  Par- 
ret,  procureur,  et  Amable  Vallet,  marchand,  consuls 
Tannée  1736,  arrêté  en  1742  par  M.  Rossignol,  in- 
tendant, à  9,820  liv.  17  sols  1  den.  de  recette  et 
9,418  liv.  9  sols  3  den.  de  dépense;  —  pièces  jus- 
tificatives desdits  comptes  :  ordonnances  de  paiement 
par  rintendant,  quittances  délivrées  aux  consuls;  on 
remarque:  les  lettres  de  M.  Urion,  subdélégué;  une 
quittance  du  sieur  Chabrol,  receveur  des  octrois  de 
Clermont,  d'une  somme  de  300  liv.  pour  le  travail  et 


les  frais  qu'il  a  dû  faire  pour  la  reddition  des  comptes 
des  consuls  de  1736  à  1740  ;  une  quittance  de  400  liv. 
par  André-Philippe  Corus,  écuyer,  tenant  l'Académie 
pour  le  roi  en  la  ville  de  Riom;  une  quittance  de 
Lauvergeat,  maître  écrivain  juré  ;  —  quelques  quit- 
tances au  nom  de  Sauvageon  ou  de  sa  veuve;  — 
état  de  la  recette  et  de  la  dépense  qui  seront  faites 
l'année  1736  par  le  s'  Besson,  receveur  des  octrois 
de  la  ville  de  Riom. 


C.  2581.  (Liasse.)  —  33  pièces,  parcb.  ;  22  pièces,  p/ipier,  dont 

3  cahiers  de  37  feuillets. 


17117-1746.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Sébastien  Brugière, 
avocat  en  Parlement;  Martin  Brujas,  bourgeois;  An- 
toine Lapeyre,  procureur  es  cours,  et  Antoine  Jusse- 
raud,  marchand,  consuls  de  la  ville  de  Riom  l'année 
1737,  arrêté  en  1746  par  M.  Rossignol,  intendant,  à 
12,895  liv.  17  sols  11  den.  de  recette  et  à  12,500  liv. 
18  sols  3  den.  de  dépense  ;  —  autre  rédaction  du 
compte,  arrêté  par  M.  Rossignol  en  1744;  —  corres- 
pondance de  M.  Urion,  subdélégué;  —  pièces  justi- 
ficatives du  compte  de  1737. 


C.  2582.  (Liasse.)  —  35  pièces,  parch.;  148  pièces,  papier ^ 

10  cachets. 


17M-174JI.  — Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  État  des  recettes  et  dépenses  pré- 
vues pour  1738  ;  —  état  des  dépenses  extraordinaires 
pendant  la  même  année;  —  compte  rendu  au  corps 
commun  par  Bénigne-Amable  Teuttée,  avocat  en  Par- 
lement; Louis-Damien  Soulages,  procureur  es  cours, 
et  Jacques  Vacher,  marchand,  consuls  l'année  1738, 
arrêté  en  1743,  par  M.  Rossignol,  à  14,557  liv.  16  sols 
8  den.  de  recette  et  à  13,088  liv.  10  sols  de  dépense  ; 
—  correspondance  ;  pièces  justificatives  ;  —  parmi  les 
dépenses  on  remarque  :  celles  relatives  aux  répara- 
tions du  mobilier  de  Tlntendance^  tapisseries,  che- 
minées, etc.;  18  liv.  au  s'  Marigni,  sculpteur,  «  pour 
y  sculpter  les  armes  de  la  ville  en  deux  écussons 
»  séparés,  pour  mettre  sur  la  porte  de  l'Intendance, 
»  sur  le  bois  qui  lui  sera  fourni  à  cet  effet  >  ;  répa- 
rations au  bâtiment  de  la  grande  horloge  ;  répara- 
tions aux  fontaines  par  Roche,  fontainier  ;  —  lettres 
adressées  à  M.  Touttée»  consul,  par  les  s"  Delapré 
et  Charmât. 


•         « 


414 


C.  2583.  (Liasse.)  —  31  pièces,  parch.  ;  60  pièces,  papier. 


1739-1746.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  reodu  par  Jean -Baptiste 
■  Fontanier,  avocat  en  f^arlement;  Jean  La  Roche, 
procureur  es  cours,  et  Amable  Buxerolles,  marchand, 
consuls  de  la  ville  de  Riom  l'année  1739,  arrêté  en 
1744,  par  l'Intendant,  à  11,296  liv.  8  sols  8  den.  de 
rectette  et  à  10,343  liv.  15  sols  8  den.  de  dépense; 
—  état  de  recette  et  dépense  prévues  pour  l'année 
.1739;  —  état  des  dépenses  extraordinaires;  —  cor- 
respondance de  MM.  Fontanier  de  la  Garenne,  consul  ; 
Urion,  subdélégué;  Laroche,  consul;  —  pièces  justi- 
ficatives du  compte. 


ARCHIVES  DU  PUY-DB-DOME. 

portant  établissement  de  l'Hôpital  de  Saint-Jean  des 
Abandonnés;  —  compte  rendu  par  Claude  de  Cam- 
bray,  bourgeois;  Pierre  Petit,  pi\)cureur  es  cours,  et 
Claude  Legay,  marchand,  consuls  Tannée  1742,  arrêté 
en  1747  par  M.  Rossignol,  intendant,  à  16,206  liv. 
18  sols  2  den.  de  recette  et  à  15,231  liv.  5  sols  9  den. 
de  déi)ense;  —  pièces  justiflcatives  ;  procédure  pour 
J.-B.  Lauvergeat,  maître  écrivain. 


C.  2584.  (Liasse.)  —  38  pièces,  parch.  ;  60  pièces,  papier. 

1740-1746.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Pierre  Pradier, 
procureur  es  cours;  Antoine  Biorat,  aussi  procureur; 
Claude  Juge  et  Gilbert  Lambertesche,  consuls  dé  la 
ville  de  Riom  Tannée  1740 ,  arrêté  en  1746 ,  par  l'In- 
tendant, à  13,092  liv.  16  sols  5  den.  de  recette  et  à 
12,556  liv.  13  sols  4  den.  de  dépense  ;  —  pièces  justi- 
ficatives dudit  compte  ;  —  état  de  la  recette  et  de  la 
dépense  à  faire  pendant  Tannée  1740;  —  état  des 
dépenses  extraordinaires  pendant  la  même  année. 


C.  2888.  (Liasse.)  —  72  pièces,  parch.;  79  pièces,  papier,  dont 

2  cahiers  de  24  feuillets. 

1741-17511.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Jean -Baptiste 
€hamerlat  des  Guerins,  avocat  en  Parlement;  Fran- 
çois Achon ,  procureur  es  cours ,  et  Antoine  Sauva- 
geon, marchand,  consuls  de  la  ville  de  Riom  Tannée 
1741,  arrêté  en  1746,  par  Tlntendant,  à  13,457  liv. 
4  sols  de  recette  et  à  12,737  liv.  13  sols  10  den.  de 
dépense;  —  état  des  dépenses  extraordinaires;  on 
remarque  387  liv.  14  sols  «  pour  les  frais  de  Ten- 

>  registrement  et  lettres  patentes  de   THôpital  des 

>  incurables  de  Saint- Jean  des  Abandonnés  >;  ^  état 
des  recettes  et  dépenses  prévues  pour  Tannée  1741; 
—  pièces  justificatives  du  compte  de  1741  :  man- 
dements et  quittances;  —  mémoire  des  frais  faits 
par  Pierre  Charmât,  procureur  au  Parlement,  pour 
Tenregistrement  des   lettres  patentes   de  juin  1736, 


C.  2886.  (Liasse.]  —  10  pièces,  parch.;  21  pièces,  papier,  dont 

2  cahiers  de  27  feuillets. 

1743-1751.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Antoine -Joseph 
Chossier,  avocat  en  Parlement;  Pierre  Bergounioux, 
procureur  es  cours,  et  Jean  Fressanges,  marchand 
apothicaire,  consuls  Tannée  1743,  arrêté  en  1747  par 
M.  Rossignol,  intendant,  à  14,612  liv.  8  den.  de  re- 
cette et  à  11,989  liv.  13  sols  10  den.  de  dépense;  — 
pièces  justificatives  dudit  compte;  —  compte  d^  1744; 
quelques  pièces  justificatives. 


G.  2887.  (Liasse.)  —  20  pièces,  parch.;  43  pièces,  papier,  dont 

1  cahier  de  12  feuillets. 


1745-1749.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Jean  Parade,  avocat  en  Parlement;  Priest  Leiry, 
procureur  es  cours ,  et  François  Juge ,  marchand , 
consuls  de  la  ville  de  Riom  Tannée  1745,  arrêté  en 
1748  par  Tlntendant  à  14,037  liv.  13  sols  7  den.  de 
recette  et  à  11,919  liv.  6  sols  10  den.  de  dépense; 
—  état  des  recettes  et  des  dépenses  prévues  pour 
ladite  année;  —  état  des  dépenses  extraordinaires; 
on  remarque  145  liv.  7  sols  pour  réparations  faites 
à  la  maison  de  Tlntendant  dans  le  temps  qu'elle 
était  occupée  par  M.  Chauvelin;  —  pièces  justifica- 
tives du  compte  de  1745. 


C.  2888.  (Liasse.)  —  34  pièces,  parch.;  84  pièces,  papier,  dont 

i  cahier  de  12  feuillets. 

1748-1751.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  que  rendent  au  corps  corn- 
Qiun  Pierre  Andraud,  avocat  en  Parlement;  Joseph 
Bassal,  procureur  es  cours,  et  Bonnet  Mallet,  mar-* 
chand,  consuls  de  la  ville  de  Riom  Tannée  1746  • 
arrêté  en  1749  par  Tlntendant  à  13,929  liv.  15  sols 


T 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

9  den.  de  recette  et  à  12,816  liv.  3  sols  5  den.  de 
dépense;  —  correspondance  de  M.  Urion,  subdélégué; 
—  pièces  justificatives  ;  —  état  des  dépenses  extraor- 
dinaires. 


415 


C  2tS89.  (Liasse.)  —  79  pièces,  parcb.;  134-  pièces^  papier,  dont 
^  cahiers  de  26  feuillets  ;  3  cachets. 

1747-1755.  —  Affaires  comiMUnales.  —  Riora.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Roch-Amable  Dalbine,  Amable  Tailhant,  procu- 
reur,   et   Pierre   Mallet,    marchand,    consuls   de  la 

•  ville  de  Riom  l'année  1747,  arrêté  en  1751  par  M. 
de  Moras,  intendant,  à  14,430  liv.  17  sols  9  ,den. 
de  recette  et  à  13,645  liv.  11  sols  2  den.  de  dépense; 

^  la  recette  se  compose  d'une  somme  de  4,821  liv. 
II  sols  8  den.  imposée  sur  la  ville;  de  301  liv.  pro- 
duit de  la  ferme  du  droit  de  barre  et  petite  leyde; 
de  50  liv.  produit  de  la  ferme  de  l'étalage  du  pois- 
son ;  de  365  liv.  montant  du  rôle  des  bâtiments 
étrangers;  dé  91  liv.  16  Bols  pour  une  rente  due  à 
la  ville  sur  les  taillables  de  Télection  à  cause  de  la 
finance  de  plusieurs  offices  municipaux  supprimés  et 
réunis  au  corps  de  ville  ;  18  liv.  pour  autre  rente 
due  à  la  ville  à  cause  de  la  finance  de  Tofflco  sup- 
primé de  garde-scel  de  l'Hôtel  de  Ville  ;  de  8,783 
liv.  10  sols  1  den.  imposés  au  rôle  des  deniers  com- 
muns ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  :  une  somme 
de  400  liv.  payée  aux  Carmes  déchaussés  de  la 
ville;  150  liv.  pour  les  prix  accordés  aux  élèves  du 
collée  de  l'Oratoire  ;  —  pièces  justificatives  dudit 
compte  ;  —  compte  de  1748,  arrêté  à  14,597  liv. 
13  sols  8  den.  de  recette  et  à  13,581  liv.  6  sols 
11  den.  de  dépense  ;  —  pièces  justificatives  ;  — 
compte  de  1749,  arrêté  à  15,025  liv.  8  sols  3  den. 
de  recette,  et  à  11,234  liv.  14  sols  2  den.  de  dé- 
pense ;  pièces  justificatives. 


C.  2590.  (Liasse.)  —  38  p.,  parch.  ;  63  p.,  pap.,  dont  1  cahier 

de  14  feuillets. 

1750-1755.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun  de 
la  ville  de  Riom  par  Amable  Couchonnat,  bour- 
geois; Claude  Favard,  procureur,  et  Pierre  Charles, 
marchand,  consuls  l'année  1750,  arrêté  par  M.  de 
La  Michodière,  intendant,  en  1755,  à  13,464  liv. 
10  sols  de  recette  et  à  13,009  lir.  16  sols  9  den.  de 
dépense  ;  —  pièces  justificatives  ;  —  état  des   dé- 


penses extraordinaires  ;  on  remarque  june  somme  de 
408  liv.  pour  les  étrennes  que  la  ville  est  dans 
l'usage  de  donner;  659  liv.  4  sols  pour  entretien  et 
réparations  des  fontaines;  200  liv.  pour  les  voyages 
des  consuls;  119  liv.  15  sols  pour  la  paille  fournie 
aux  prisonniers  hollandais. 


C.  2591.  (Liasse.)  —  40  pièces,  parch.;  63  pièces,  papier,  dont 

1   cahier  de  io  feuillets. 

1751-1755.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Pierre-André  Malouet,  et  Pierre  Dalbine,  procu- 
reurs ;  Jean-Baptiste  Mezières  et  Antoine  Bordas , 
marchands,  consuls  de  la  ville  de  Riom  Tannée 
1751,  arrêté  en  1755  par  l'Intendant  à  14,515  liv. 
3  sols  10  den.  de  recette  et  à  13,552  liv.  5  sols 
10  den.  de  '  dépense  ;  —  pièces  justificatives  ;  — 
parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de 
784  liv.  11  sols  pour  réparations  faites  à  l'Inten- 
dance. 


G.  2592.  (Liasse.)  —  36  pièces,  parch.  ;  71  pièces,  papier,  dont 

1  cah.  de  14  feuillets. 

1714-1755.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Antoine  Charmât,  avocat;  Antoine  Berthon  et 
Martin  Breschard,  consuls  de  la  ville  de  Riom  l'an- 
née 1752,  arrêté  en  1755  par  M.  de  La' Michodière, 
intendant,  à  13,394  liv.  6  sols  9  den.  de  recette  et 
à  12,234  liv.  17  sols  11  den.  de  dépense;  —  pièces 
justificatives  ;  —  pièces  relatives  aux  gages  des 
sages-femmes,  1714-1752. 


C.  2593.   (Liasse.)  —  34  pièces,  parch.  ;  56  pièces,  papier, 

dont  i  cahier  de  12  feuillets. 

1753-1758.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  c^rps  commun 
par  Jean-Gilbert  Mandet,  procureur  ;  Etienne  Albaret, 
aussi  procureur;  Amable  Roy,  veuve  de  Thomas 
Vachier,  marchand,  et  Pierre  Noëlas,  marchand  tan- 
neur, tous  consuls  de  la  ville  de  Riom  l'année  1753, 
arrêté  en  1758  par  M.  de  Ballainvilliers,  intendant, 
à  11,716  liv.  3  sols  3  den.  de  recette  et  à  11,229  liv. 
7  sols  9  den.  de  dépense;  —  pièces  justificatives; 
—  état  des  dépenses  extraordinaires. 


416 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2594.  (Liasse.)  —  35  pièces,  parch.  ;  64  pièces,  pajiier, 
dont  1  cahier  de  12  feuillets. 


1754-1750.  -  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Claude-Antoine  Jurie,  avocat  en  Parlement;  les 
hoirs  du  s'  Prohet,  bourgeois;  François  Gomot,  pro- 
cureur, et  Jacques  ChoUet,  marchand,  consuls  Tan- 
née 1754  ;  arrêté  en  1758  par  l'Intendant  à 
12,724  liv.  6  sols  6  den.  de  recette  et  à  11.804  liv. 
2  sols  4  den.  de  dépense;  —  pièces  justificatives; 
—  parmi  les  dépenses  extraordinaires  on  remarque 
celles  relatives  aux  réparations  de  la  maison  de 
rhorloge  et  du  clocher  de  Saint-Amable. 


C.  2595.  (Liasse.)  —  39  pièces,  parch.;  44  pièces,  papier, 
dont  2  cahiers  de  24  feuillets. 

1755-1758.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  au  corps  commun 
par  Pierre  Andraud,  avocat;  Pierre  Perissel,  procu- 
reur, et  Jean-François  Redon,  marchand  bourgeois, 
consuls  l'année  1755,  arrêté  en  1758  par  l'Inten- 
dant à  13,451  liv.  15  sols  8  den.  de  recette  et  à 
11,303  liv.  3  sols  6  den.  de  dépense;  —  pièces  jus- 
tificatives; —  compte  rendu  au  corps  commun  par 
François  Maigne,  procureur;  Antoine  Boisson,  mar- 
chand, et  Charles  Bonneton,  bourgeois,  consuls  éche- 
vins  l'année  1756,  arrêté  en  1758  par  l'Intendant  à 
11,730  liv.  11  sols  6  den.  de  recette  et  à  6,532  liv. 
7  sols  10  den.  de  dépense. 


C.  ^2996.  (Liasse.)—  68  pièces,  parch.;  83  p.,  pap.;  1  cachet. 

1757-1763.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  de 
1757  et  1758,  les  comptes  manquent  ;  —  état  des 
dépenses  extraordinaires  en  1757;  —  état  des  dé- 
penses extraordinaires  en  1758. 


C.  2597.  (Liasse.)  —  30  pièces,  parch.  ;  43  pièces,  papier. 

17511-1764.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Coinptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  de 
l'année  1759  (le  compte  manque)  ;  —  état  de  pré- 


vision des  recettes  et  des  dépenses  pour  la  même 
année  ;  —  état  des  dépenses  extraordinaires  faites 
pendant  l'année  1759  ;  on  remarque  :  une  somme  dô 
1,199  liv.  6  sois  6  den.  pour  les  dépenses  du  dépar- 
tement, passée  «  sans  tirer  à  conséquence  et  en  at* 
»  tendant  un  règlement  sur  l'objet  de  cette  dé- 
pense »  ;  4,200  et  quelques  livres  pour  réparations 
à  l'Intendance,  en  marge  est  écrit  :  différer  rim- 
position,  jusqu'après  vérification  des  mémoires  ;  — 
quelques  pièces  justificatives  de  la  comptabilité  de 
1760  à  1764. 


C.  2598.  (Liasse.)  —  10  pièces,  papier,  dont  3  cah.  de  40  feuillets. 

177§-1787.  —  Affaires  COMMUNALES. —  Riom. — 
Comptabilité.  —  Compte  que  rend  à  MM.  les  maire, 
échevins  et  assesseurs  composant  la  municipalité  de 
la  ville  de   Riom,  J.-B.  Colin,  syndic  receveur    des 
octrois,  deniers  communs  et  autres  revenus    de   la 
ville,  des  recettes  et  dépenses  par  lui  faites,  arrêté 
par  M.  de  Chazerat  en    1779  à  66,929    liv.    7    sols 
5  den.  et  à  65,361  liv.  8  sols  1   den.;  la  recette  se 
compose  :  des    reprises    du    dernier   compte    du    s"" 
Colin,  des  deniers  communs  imposés  de  1775  à  1777, 
du  produit  des  abonnements  faits  avec  les  dififérenteà 
compagnies,  de  la  ferme  du  droit  de  barre    et  pe- 
tites  aides,   des  rentes  sur  les   tailles,    des   rentes 
emphytéotiques    du    communal    de    Bionnet,    d'une 
rente  sur  la  maison  Beaudiment,  de  la  retenue  de 
vingtièmes  faite  sur  les  parties  prenantes,  du  pro- 
duit des  concessions    d'eau    (500   liv.),   des   conces- 
sions de   terrains  de  l'ancien  cimetière  (1,686  liv.). 
Parmi  les  dépenses  on  remarque  :  les  sommes  payées 
aux  créanciers  de  la  ville;  1,110  liv.  pour  secours 
extraordinaires  à   l'Hôtel-Dieu  ;   100  liv.  par  an  an 
s*"  Bernard,  maître  écrivain;  1,020  liv.  2  sols  6  den. 
pour  réfection  du   mur  de  face  et   porte   du  cime- 
tière; —    compte    du   s'  Martin   Dosmas,    receveur 
des  octrois  et  deniers  communs,  de  la  recette  et  dé- 
pense faites  par  lui,  arrêté  en  1786  par  M.  de    Cha- 
zerat à    86,267  liv.  9  sols   4  den.  de  recette   et    à 
87,510  liv.  4  den.  de  dépense  et  reprise;  —  compte 
rendu  à  la  municipalité  de  Riom  par   Jacques    Le 
Gay,  receveur  par  intérim  et  collecteur  des  deniers 
communs  et  autres  revenus  de  la  ville,  des  recettes 
et  dépenses  faites  par  lui,  arrêté  en  1786  par    M. 
de    Chazerat  ;    —   analyse    d'une   délibération     du 
14  déc.  1780,  portant  nomination  du  s'  Domas  pour 
faire  le  recouvrement  des  deniers  communs  moyen- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


417 


I    . 


nant  400  liv.  par  an  ;  pour  faire  également  le  re- 
couvrement desdits  deniers  de  1769  à  1777;  corres- 
pondance à  ce  sujet. 


G.  2599.  (Liasse.)  ->  136  pièces,  papier,  4  cachets. 

1732-1767.  —  Affaires  communales.  —  Riom.  — 
Comptabilité.  —  Reliquats.  —  Ordonnances  des  in- 
tendants,  états  des  reliquats  des  comptes  des  consuls 
de  1718  à  1756  ;  —  correspondance  de  l'Intendant 
avec  le  s'  Bompar,  les  consuls,  MM.  Costes-Dume- 
XïiU  Chabrol,  Milanges,  Touttée,  1732-1767;  —  pièces 
justificatives  du  compte  du  s""  Pbilibée ,  notaire 
.royal,  receveur  des  débets  des  comptes. 


C.  2600.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier. 

17JI8-1759.  —  Affaires  communales.  —  Rîom- 
ès-Montagnes.  —  Défrichements  de  communaux  dans 
les  villages  de  Ferragnes  et  Saulsac,  1738;  ordon- 
nances de  rintendant,  procès- verbaux  par  M.  de  Vi- 
cier; —  acquisition  d'une  maison  destinée  à  servir  de 
presbytère  au  prix  de  900  liv.,  le  curé  paie  30  liv., 
le  reste  est  imposé  sur  la  paroisse  ;  correspondance  à 
ce  sujet  entre  l'Intendant  et  M.  de  Tournemire,  1751  ; 
rôles  de  répartition  sur  les  quartiers  de  Riom,  des 
Arbres  et  de  Châteauneuf. 


C.  2601.  (Liasse.)  —  1  p.,  parch.;  43  pièces,  pap.,  dont  1  plan. 

1680-1785.  —  Affaires  communales.  ^  Roche- 
fort  —  Romagnat.  —  Rochefort  :  lettre  de  M.  Ribeyre, 
11  mai  1765,  au  sujet  d*une  délibération  par  laquelle 
les  habitants  de  Rochefort  délaissent  au  nommé  Bara- 
.duc  la  jouissance  d'une  cartonnée  de  terrain  commun 
pendant  le  temps  qu'il  aura  soin  de  l'horloge  ;  — 
correspondance  de  M.  Ribeyre  avec  rintendant,  1748, 
au  sujet  du  rétablissement  de  l'horloge  et  d'une  tri- 
bune dans  l'église  de  Rochefort;  ils  aliènent  quelques 
parcelles  de  communaux  pour  subvenir  à  cette  dépense; 
—  projet  de  construction  d'une  fontaine,  1785:  on 
décide  de  rétablir  sur  la  place  de  l'église  où  était  le 
pied  de  l'ancienne  croix  et  de  se  servir  de  la  source 
•qui  naît  au-dessous  des  terres  appelées  de  la  Comman- 
derie;  on  emploierait  à  cette  dépense  le  produit  de 
la  vente  de  communaux  usurpés  ;  avis  de  M.  Albo 
de  Chanat  ;  —  état  de  ce  que  les  consuls  de  Rochefort 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


de  l'année  1689  ont  fourni  pour  leur  soldat  de  milice. 

—  Rofflac  :  lettre  de  M.  Juery,  procureur  du  roi 
de  la  maréchaussée,  du  31  déc.  1736,  au  sujet  d'un 

♦  procès  que  les  habitants  de  Rofflac  veulent  intenter 
à  leur  seigneur  à  Toccasion  de  la  taille  aux  quatre 
cas  que  celui-ci  leur  réclame  ;  lettre  de  l'évêque  de 
Saint-Claiide,  1748  ;  M.  Tassy  de  Montluc  est  d*a- 
'  vis  de  le  leur  permettre.  —  Romagnat  :  ordonnance  de 
l'Intendant  confirmant   la  nomination  d'un  syndic  ; 

—  réparation  du  clocher:  requête  des  marguilliers, 
syndic  et  consuls  ;  délibération  du  9  fév.  1772  ;  plan 
et  élévation  par  le  s""  Fournier,  architecte  à  Cler- 
mont;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  25  août  1772,  auto- 
risant lesdits  travaux  et  ordonnant  rimiwDsition  d'une 
sommé  de  1,500  liv.;  procès-verbal  de  réception  des 
travaux  le  6  fév.  1774  ;  requêtes  de  l'entrepreneur  ; 

—  correspondance  de  MM.  de  Florat  et  Arnaud,  au 
sujet  de  la  démolition  d'une  porte  de  Romagnat  qui 
menace  ruine  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  25  sept. 
1755,  ordonnant  la  démolition  ;  —  procès  entre  Roma- 
gnat et  Ceyrat  au  sujet  d'iine  cote  d'imposition» 
1775-1776. 


C.  2602.  (Liasse.)  —  69  pièces,  pap.,  2  cachets. 

16SS-177S.  —  Affaires  communales.  —  Ronaye 
—  Ronzières.  —  Ronaye:  usurpation  de  terrain  com- 
munal, 1775-1777  ;  —  réfection  du  clocher  :  corres- 
pondance de  M.  Jouzencie,  subdélégué  à  Lempdes  ; 
les  travaux  sont  adjugés  au  prix  de  474  liv.  ;  M.  Dantil 
de  Valivier,  seigneur  décimateur,  paye  en  cette  qua- 
lité les  trois  huitièmes  ;  rôle  d'imposition  sur  la 
paroisse,  1755-1758;  —  requête  de  François  de 
Miremond,  curé  de  Ronaye,  au  sujet  de  son  loge- 
ment, délibération  des  habitants,  1688;  —  lettres 
de  M.  Jouzencie,  1753,  au  sujet  de  la  construction 
d'un  presbytère.  —  Ronzières  :  contestations  entre 
les  habitants  du  village  de  Félines,  de  la  paroisse 
de  Ronzières,  et  ceux  du  village  de  Malnom,  de 
la  paroisse  de  Chassaigne,  au  sujet  des  limites  de 
leurs  communaux  :  correspondance  à  -ce  sujet  de 
MM.  Godivel, .  Aulteroche,  Gaultier  de  Biauzat,  châ- 
telain et  lieutenant  général  de  Vodable,  1733  à 
1749;  —  requête  de  Jean-Pierre  Guyot,  curé  de 
Ronzières,  exposant  que  de  tout  temps  le  presby- 
tère avait  été  dans  ledit  lieu  de  Ronzières  jusqu'à 
l'avant-dernier  curé,  qui  abdtndonna  ledit  presbytère, 
actuellement  entièrement  détruit,  pour  aller  habiter 
sa  maison  paternelle  à  Vodable  ;  le  s'  Guyot  demande 
la  construction  d'un  presbytère  à  Ronzières  même  et 

53 


«  • 


41S  4^RCHIVES  DU 

fait  remarquer  «  qu'il  y  a  en  dépôt  entre  les  mains 

>  de  M.  de  Bellestat,  ancien  marguillier,  suivant  son 
»  eompte  rendu  dans  le  mois  d*août  1749,  la  somme  de 

>  700  liv.  ou ,  plus  de  restes  d'offrandes  ou  oblations 
»  faites  aux  églises  de  Ronzières,  nullement  néces-* 
»  saires  pour  Tentretien  de  Téglise  »,  on  pourrait 
en  employer  une  partie  à  la  construction  du  pres- 
bytère; délibérations  des  habitants  de  Ronzières,  de  Fé- 
lines et  de  Vodable;  —  lettres  à  ce  sujet  de  M.  Godîvel, 
subdélégué  à  Besse,  des  2  déc.  1750,  et  17  sept  1753: 
les  habitants  sont  d'accord  sur  la  nécessité  de  cons- 
truire un  presbytère,  mais  d'un  côté  Ronzières,  Tour- 
zel  et  Félines,  qui  forment  les  deux  tiers  de  la  paroisse, 
consentent  qu'on  y  emploie  les  fonds  conservés  par 
M.  de  Bélestat  ;  d'autre  part,  les  habitants  de  Vodable 
s'y  opposent  formellement,  ils  demandent  que  ces 
fonds  soient  employés  à  réparer  l'église  Saint-Jean 
et  qu'on  diffère  la  construction  du  presbytère;  • — 
ordonnances  dé  M.  de  Moras,  Intendant,  enjoignant 
aux  consuls  de  Ronzières  et  à  ceux  de  Félines,  de 
1720  à  1750,  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  MM.  Godivel  et  Chabrol,  1750- 
1751. 


C.  2603.  (Liasse.)  —  SO  pièces,  pap.,  dont  1  cab.  de  21  femliets. 

1697-1787.  —  ÀFrAiRES  communales.  —  Boufflac 
—  Ruines.  —  Roufl9ac  :  correspondance,  arrêt  du 
Conseil  d'État,  etc.,  relatifs  aux  réparations  du  pres- 
bytère; lettre  de  M.  Brieude  de  Dilhac  se  plaignant 
qu'on  a  faussement  accusé  son  fermier  de  refuser  la 
corvée  qu'il  devait  pour  les  travaux  du  presbytère  ; 
rôle  d'imposition  ;  requête  de  l'entrepreneur,  1764- 
1766.  —  Royat  :  nomination  d'un  syndic,  1785  ;  — 
ordonnance  de  l'Intendant,  du  27  janvier  1746,  contre 
des  particuliers  qui  ont  fait  des  défrichements  dans  les 
communaux  ;  information  par  M.  Tournadre  des  vio- 
lences commises  à  Toccasion  de  ladite  ordonnance  ;  — 
requête  de  Jean  Vialle,  curé  de  Royat,  demandant 
des  réparations  à  son  presbytère,  1697;  —  contes- 
tation entre»  les  habitants  de  Royat  et  le  s^  Seurot, 
f<nideur  à  Clermont,  qui  leur  réclame,  le  prix  d'une 
cloche  fondue  par  lui  ;  avis  de  M.  Albo  de  Chanat, 
snbdélégué  :  les  habitants  n'ont  rien  à  voir  dans  la 
convention  qui  a  été  faite  entre  le  s'  Seurot  et  le 
s'  Levet,  fermier  du  s'  abbé  de  Royat,  les  cloches 
appartiennent  à  Tabbé  qui  perçoit  le  droit  de  sonne- 
rie. 1782-1785;  —  contestations  au  sujet  des  répa- 
rations de  relise  et  du  presbytère,  1782;  •—  imposition 
sur  les  habitants  pour  subvenir  aux  frais  d'un  procès 


PUY-DE-DOME. 

contre  l'abbé  de  Mozat,  leur  seigneur,  1775-1777^ 
—  Ruines  :  requêtes  des  sieurs  Roche  et  Bouschet, 
successivement  curés,  demandant  augmentation  de 
leur  indemnité  de  logement,  1770-1784  ;  —  demande 
du  curé  du  Morle,  tendant,  à  la  construction  d*an 
presbytère,  1756-1757. 


G.  2604.  (Liasse.)  —  4^  pièces^  papier. 

1699-1767.  —  Affaires  communales.  —  Saignes 

—  Sailhant.  —  Saignes  :  projet  d'ordonnance  de  l'In- 
tendant au  sujet  d'une  usurpation  de  communaux. 

—  Sailhant:  contestation  entre  les  habitants  da 
Sailhant  et  Guillaume  Bedot  et  Jean  Fournier  au 
sujet  d'une  usurpation  de  communaux,  Fournier 
et  Bedot  soutiennent  que  les  terrains  en  question 
leur  ont  été  vendus  par  la  communauté,  1603;  — 
contestation  entre  les  habitants  de  Sailhant  et  ceux 
de  Verrières  au  sujet  du  pacage  des  secondes  herbes  : 
les  habitants  de  Sailhant  prétendent  avoir  droit,  en 
vertu  d'une  transaction  de  1624,  de  faire  pacager  les 
secondes  herbes  de  prés  que  ceux  de  Verrières  pré- 
tendent appartenir  à  leur  communauté  et  dépendre 
de  la  justice  de  Verrières,  la  transaction  de  1624 
d'après  ces  derniers  n'aurait  pas  été  exécutée  ;  copie 
de  la  transaction  passée,  le  23  oct.  1624,  entre  le  sei- 
gneur et  les  habitants  de  Sailhant,  d'une  part,  le  sei- 
gneur et  les  habitants  de  Verrières,  d'autre  part  ; 
enquête  par  M.  J. -François  Besseyre  de  Diane,  avo- 
cat, 1731  ;  —  contestation  entre  le  s'  Andraud, 
bailli  de  Saint-Nectaire,  d'une  part,  et  le  s'  Saba- 
tier,  curé  de  Sailhant  et  les  habitants  dudit  lieu, 
d^autre  part,  au  sujet  du  partage  des  regains  du 
village  de  Sailhant  :  le  S"  Andraud  prétend  jouir  de 
sept  parties  sur  quarante  desdits  regains,  il  n*a 
droit  qu'à  quatre  au  dire  des  habitants;  ordon- 
nance de  M.  Trudaine,  du  26  sept.  1732,  ordonnant 
que,  faute  par  les  parties  d'avoir  rapporté  le 
prétendu  partage  fait  entre  elles,  il  sera  chaque 
année»  à  la  diligence  des  consuls,  fait  adjudication 
au  plus  offrant  et  dernier  enchérisseur  des  r^ains 
de  ladite  paroisse  et  notamment  de  ceux  du  pré 
de  la  Coulombière  ;  —  contestation  entre  les  habi- 
tants de  Sailhant  et  ceux  du  village  des  Granges,, 
de  la  paroisse  de  Saint-Nectaire,  au  sujet  de  la  pro- 
priété du  communal  de  Costelange ,  1741  ;  —  nou- 
velles contestations  avec  le  s'  Andraud,  au  sujet  des 
regiains,  1743  ;  —  contestations  entre  les  habitants  de 
Sailhant,  de  1746  à  1767,  sur  la  manière  de  jouir 
des   regains,  les   uns  voulant   qu'aussitôt   les  pre- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


419 


miers  foins  levés  les  regains  soient  pacagés  en 
<x)mmun,  les  autres  prétendant  qu'ils  doivent  être 
dbnservés  et  que  chaque  propriétaire  jouisse  exclusi- 
vement des  siens  ;  —  lettre  de  M.  Godivel,  1746  ; 
et  délil)érations  de  1765  au  sujet  du  presbytère.  — 
.Saillant  :  réparations  dans  la  nef  de  Téglise  de  Sail- 
lant, 1744  ;  —  contestation  entre  les  habitants  de 
Saillant  et  le  s'  Thomas  Chapot,  de  Saintr An- 
thème,  héritier  de  Jean  Chapot,  vivant  curé  de 
Saillant,  au  sujet  de  sommes  que  ledit  Thomas 
prétend  être  dues  à  la  succession  de  son  oncle  par 
lesdits  habitants,  1733. 


C.  !2605.  (Liasse.)  —  34  pièces,  papier. 

176i*1778.  —  Affaires  communales. —  Saint-Al- 
vard.  —  Requêtes  de  Louis  Bouyon,  curé,  demandant 
des  réparations  à  la  nef  de  Téglise  de  Saint- Al vard, 
qui  tombe  en  ruines;  procès-verbaux  de  visite  de 
ladite  église,  par  Ducros,  curé  dô  Mantes,  et  Gilbert 
Aleyrat,  bailli  du  marquisat  de  Fernoel,  1768-1769; 
—  correspondance  de  M.  de  La  Crène,  subdélégué  à 
Riom;  ordonnances  de  l'Intendant;  délibérations  des 
habitants;  —  adjudication  des  travaux,  le  2 août  1774, 
il  Jean  Deshuillard,  maître  maçon  de  la  paroisse  de 
Basville,  au  prix  de  659  liv.;  airét  du  Conseil  d'État, 
du  10  janvier  1775,  conflripant  Tadjudicaticn  et  or- 
donnant l'imposition  de  la  dépense  ;  —  requête  de 
l'entrepreneur. 


G.  2606.  (Liasse.) —  4  pièces,  parchemin;  48  pièces,  papier, 
dont  2  plans  et  2  cahiers  de  32  feuillets. 

t7««-t787.— Affaires  communales. —  Saint-Alyre- 
•ès-Montagnes  —  Saint- Alyre-près-Montboissier.  — 
Saint-Alyre-ès-Montagnes  :  nomination  d'un  syndic, 
1784  ;  —  lettre  de  M .  Rochette ,  du  18  août  1737, 
au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants  du  vil- 
lage de  Boutaresse  et  M.  de  La  Rochefoucauld,  d'une 
part,  et  M.  Rodde,  d'autre  part;  ce  dernier  a  assigné 
lesdits  habitants  pour  venir  à  division  de  certains  pa- 
•cages  ;  —  requête  de  Jean  Guindard ,  demandant  l'au- 
torisation de  construire  dans  les  communaux  de  Jassy 
à  charge  d'indemniser  qui  de  droit,  1780-1784;  avis 
de  M.  Lambert  :  les  habitants  ne  paraissent  pas  favo- 
rables à  cette  demande  ;  —  note  relative  à  un  projet 
de  réparations  de  l'église,  1787.  —  Saint-Alyre-près 
La  Chaise-Dieu  :  réparations  de  l'église  et  du  pres- 
bytère :  correspondance  de  Tlntendant^  de  MM.  Pellet, 


subdélégué  à  La  Chaise -Dieu;  Teyras»  subdél^é 
à  Saint-Amant;  Dom  Malevergne,  cellerier  de  La 
Chaise-Dieu  ,  1733-1747;  en  ce  qui  concerne  les  répa- 
rations du  clocher,  les  habitants  prétendent  que  la  dé- 
pense incombe  aux  religieux  de  La  .Chaise-Dieu , 
parce  que  le  clocher  est  construit  sur  le  sanctuaire  ; 
Dom  Malevergne  soutient  au  contraire  qu'il  est  au- 
dessus  de  la  nef;  —  plans  partiels  de  l'église  de  Saiot- 
Alyre  indiquant  la  situation  du  clocher,  1733  ;  —  or- 
donnance de  l'Intendant,  du  5  oct.  1745,  condamnant 
les  consuls  de  Saint-Alyre,  de  Tannée  1738,  à  payer 
au  s'  Seurot  une  somme  de  75  liv.  pour  solde  de  celle 
de  480  liv.  due  audit  fondeur  pour  la  refonte  d'une 
cloche;  —  prix  fait  pour  la  refonte  d'une  cloche  par 
le  s'  Limaux,  au  prix  de  600  liv.  ;  imposition  sur  la  pa- 
roisse de  Saint-Alyre  ;  rôles  de  répartition  ;  quittance 
de  Limaux  pour  une  somme  de-300 liv.,  1775-1776;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  le  s'  Pouzol,  notaire 
et  commis  à  la  subdélégation  de  La  Chaise-Dieu,  au 
sujet  d'une  délibération  des  habitants  de  Saint-Alyre 
relativement  à  la  sonnerie. des  cloches  pendant  les 
orages,  1757.  —  Saint-Alyre- près-Montboissier  (au- 
jourd'hui Saint-Eloy)  :  plaintes  de  plusieurs  habitants 
du  village  des  Amoulhaux ,  de  la  paroisse  de  Saint- 
Alyre,  contre  des  particuliers  des  villages  de  La  Chas- 
saigne  et  du  Buisson-Rafflnal ,  paroisse  d'Auzelles, 
au  sujet  de  défrichements  de  communaux ,  1741-1742  ; 
—  réparations  au  presbytère  :  correspondance ,  arrêt 
du  Conseil ,  rôle  de  répartition  dans  lequel  sont  com- 
pris :  les  religieuses  de  Cunlhat,  faute  de  donner  colon 
pour  leur  domaine  des  Salles,  à  23  livres  7  sols;  le  ar 
de  Bosredon,  seigneur  du  lieu,  exempté,  attendu  qu'il 
a  fourni  les  bois  nécessaires ,  1756-1757. 


C.  2607.  (Liasse.)—  38  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  17  feuillets. 


tlSH-tlM.— Affaires  communales.—  Saint- Alyro- 
près-Monton  —  Saint-Amant-Roche-Savine.  —  Saint- 
Alyre-près-Monton  :  dépense  faite  par  les  consuls  de 
Saint-Alyre  et  Monton,  au  sujet  de  six  chevaux  que 
la  paroisse  a  fournis  pour  le  roi  ;  délibération  relative 
à  cette  dépense,  1746; —  requêtes  adressées  à  l'In- 
tendant par  divers  particuliers  adjudicataires  de  par- 
celles du  tènement  de  la  Narse ,  1788.  —  Saint-Alyre- 
sur-Auzon  (aujourd'hui  Saint-Hilaire)  :  réparations 
au  presbytère  :  requêtes  du  curé,  délibérations,  cor- 
respondance de  M.  Jouzencie  ;  rôle  de  répartition  àet 
la  somme  de  124  livres,  1737-1740.  —  Saint-Araandia  : 
lettre  de  M.  de  Chavagnac,  du  26  sept.  1732,  datée 


n 


420  ARCHIVES  DU 

de  Vichy,  au  sujet  de  terrains  communaux  défrichés 
l)ar  les  habitants  de  Lugarde  et  de  Saint-Amandin  : 
ils  demandent  la  permission  de  lever  la  récolte  cette 
année  encore,  promettant  de  se  conformer  pour  l'avenir 
aux  ordonnances  de  l'Intendant.—.  Saint-Amant-Roche- 
Savine  :  lettre  de  M.  Roche,  1758,  au  sujet  des  répa- 
rations du  presbytère;  —  nomination  d'un  syndic, 
1776  ;  —  lettre  de  M.  Teyras,  1737,  au  sujet  de  la 
construction  d'un  pont  à  St-Amant. 


C.  2608.  (Liasse.)  —  32  pièces,  papier. 

tlMI8-177S. —  Affaires  communales. —  St-Amant- 
Tallende.  —  Personnel;  patrimoniaux;  dettes.  —  Re- 
montrances faites  à  Tlntendant  d'Auvergne  par  les  ha- 
bitants de  Saint-Amant  ;  ils  se  plaignent  qu'on  donne 
30  livres  au  s'  Maugue,  notaire,  secrétaire  de  la  ville 
et  contrôleur  du  bureau  de  Saint- Amant,  «  pour  faire 
>  au  plus   une  fois  Tannée    deux  délibérations  »  ;   ils 

t 

so  plaignent  aussi  que  le  sieur  Saunier,  médecin ,  est 
exempté  détailles  depuis  1730,  comme  commissaire 
des  fontaines,  alors  qu'il  devrait  supporter  100  livres 
de  taille;  cependant  le  s^  Saunier  ne  s'occupe  nullement 
des  fontaines;  cette  requête,  non  signée,  est  adressée 
par  M.  de  Moras ,  le  31  janvier  1752,  à  M.  Chabrol  pour 
avoir  son  avis  ;  mémoire  justificatif  pour  Antoine  Mau- 
gue, secrétaire  de  la  ville;  —  projet  d'ordonnance  de 
rin tendant,  août  1736,. homologuant  une  délibération 
des  habitants  de  Saint-Amant,  par  laquelle  ceux-ci 
font  concession  d'une  petite  rue  qui  ne  leur  est  d'au- 
cune utilité;  —  correspondance  de  M.  Guyot,  châtelain 
de  Saint-Amant,  avec  l'Intendant,  1732,  relativement 
aux  difficultés  que  soulève  le  s""  Dourif,  premier  consul, 
au  sujet  de  l'adjudication  des  fours  banaux  et  du  cour- 
tage; l'Intendant  donne  ordre  au  s'  Dourif  de  signer 
l'adjudication  faite,  sous  peine  de  la  prison; —  délibé- 
ration du  2  avril  1736  :  les  consuls  exposent  que  l'obli- 
gation où  sont  les  boulangers  de  porter  leur  pâte  aux 
fours  banaux  les  gêne  fort  dans  leur  commerce  et  fait 
tort  à  la  ville,  parce  que  plusieurs  habitants  sont 
obligés  d'envoyer  chercher  leur  pain  blanc  à  Clermont 
ou  en  d'autres  lieux,  hors  de  la  ville  de  Saint- Amant; 
les  habitants  décident  de  permettre  aux  boulangers 
de  faire  bâtir  en  leurs  maisons  chacun  un  four  pour 
y  faire  cuire  seulement  le  pain  blanc;  ils  ne  pourront 
faire  cuire  le  pain  bis  qu'aux  grands  fours  banaux 
en  payant  comme  les  autres  habitants  le  droit  de  cuis- 
son ;  la  permission  leur  est  accordée  pour  neuf  ans, 
à  condition  de  payer  pour  chacune  desdites  années 
la  somme  de  250  livres,  pour  aider  à  payer  la  rente 


PUY-DE-DOME. 

de  700  livres  due  sur  ies  fours  banaux  à  M.  de  Broglie; 
en  attendant  que  les  boulangers  puissent  faire  chez  eux 
la  construction  de  leurs  fours  particuliers,  on  leur  aban- 
donnera pour  deux  années  la  jouissance  du  four  banal 
deLaFarge;  les  habitants  pourront  continuer  à  faire 
cuire  «  leurs  pots  de  viande,  de  trippes  et  tripalhes> 
dans  les  fours  qu'ils  choisiront;  les  boulangers  acceptent 
la  transaction  ;—  ordonnance  de  l'Intendant,  déc.  1757^ 
décidant  que  les  adjudications  des  revenus  patrimo- 
niaux de  Saint-Amant  seront  faites  à  l'avenir  par  Ifr 
s'^Tournadre,  subdéjégué  â  Clermont;  —ordonnance^ 
de  l'Intendant,  du  9  août  1753,  rendue  à  la  suite 
d'une  délibération  des  habitants ,  et  décidant  que  le 
droit  de  courtage,  qui  a  été  perçu  jusqu'à  présent 
sur  chaque  charge  de  vin  achetée  par  les  marchands 
et  les  voituriers  étrangers,  sera  également  payé  par 
ceux  des  habitants  de  la  ville  de  Saint- Amant  qui 
feront  le  même  commerce,  lors  même  que  ce  vin  pro- 
viendrait de  leur  crû;  pour  faciliter  aux  adjudica- 
taires la  perception  du  droit,  tous  les  habitants  da 
la  ville  qui  font  commerce  de  vin  devront  avertir  le» 
courtiers  avant  de  faire  sortir  lesdits  vins  ;  le  droit 
est  fixé  «  à  deux  sols  pour  chaque  charge  de  che- 
»  val  de  9  à  10  pots  de  voiture  »;  —  avis  de  M. 
Chabrol,  receveur  des  octrois  de  Clermont,  sur  l'op- 
position formée  par  les  voituriers  de  Saint-Amant  à 
l'exécution  de  la  précédente  ordonnance  :  les  voitu- 
riers, qui  sont  tous  gens  riches  et  mutins,  vont  sans 
doute  se  pourvoir  au  Conseil  comùie  ils  l'ont  dit^ 
mais  il  n'en  est  pas  moins  à  propos  de  faire  maintenir 
l'ordonnance;  ce  droit  est  en  effet  le  seul  revenu  de 
Saint-Amant  et  il  est  tombé  à  rien  depuis  que  cer- 
tains habitants  se  sont  mis  à  faire  le  commerce  du  vin; 
on  n'a  pu  trouver  d'adjudicataire  pour  l'année  1753; 
«  les  habitants  n'ont  pas  à  la  vérité  d'autres  titres 
»  pour  la  perception  de  ce  droit  qu'une  possession  im- 
»  mémorialle,  mais  le  produit  de  ce  droit  estant  destiné 
»  pour  leurs  dépenses  annuelles,  et  devant  estre  payé 
»  par  les  voituriers  étrangers  (ou  par  ceux  du  pays 
»  qui  font  le  même  trafic),  leur  est  beaucoup  moins 
»  à  charge  qu'une  imposition  à  laquelle  on  seroit  obligé 
»  d'avoir  recours  pour  y  suppléer,  et  qui  ne  pourroit 
»  pas  encore  se  faire  sans  un  arrêt  du  Conseil  »; 
les  voituriers  n'ont  pas  à  se  plaindre  d'être  assujettis 
aux  droits,  puisque  c'est  le  commerce  qu'ils  font  qui 
a  écarté  les  marchands  étrangers  et  ruiné  le  courtage 
de  Saint-Amant;  d'autre  part,  ils  invoquent  les  cotes 
d'industrie  auxquelles  ils  sont  assujettis,  mais  ces  cotes 
qui  varient  de  4  à  20  livres  leur  sont  imposées  pour 
leur  commerce  de  moutons,  de  laine,  etc.,  et  non 
pour  leur  commerce  de  vin  ;  —  extrait  d'une  délibé- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


421 


ration,  du  11  août  1776,  portant  pouvoir  au  syndic 
«  de  faire  la  recherche  d'un  acte  passé  entre  les  ha- 
»  bitants  et  les  fermiers  du  four  banal,  par  lequel 
»  ceux-ci  au  moyen  d'une  somme  annuelle  de  200  liv* 
»  ont  consenti  à  ce  que  chacun  se  servît  de  son  four 
»  particulier,  dans  laquelle  somme  les  boulangers 
»  doivent  contribuer,  ce  qu'ils  refusent  de  faire  »; 
la  même  délibération ,  et  d'autres,  de  1776  à  1778,  ana- 
lysées à  la  suite,  ont  trait  aussi  à  des  demandes  en  sur- 
taux ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  23  juillet  1668, 
ordonnant  qu'il  sera  imposé  sur  les  contribuables  aux 
tailles  de  la  ville  de  Saint-Amant  la  somme  de  29,815 1., 
^  quoi  montent  les  dettes  communes  de  ladite  ville, 
suivant  la  liquidation  faite  par  M.  de  Fortia,  le  4 
mars  1666 ,  en  quinze  années ,  à  commencer  de  1669; 
outre  laquelle  somme  sera  imposé  l'intérêt  d'icelle 
à  raison  du  denier  20  qui  diminuera  à  proportion 
des  paiements  faits;  —  requêtes  de  plusieurs  créan- 
ciers, adressées  à  MM.  de  Berulle  et  Desmaretz  de 
Vaubourg  ;  —  état  de  distribution  fait  par  M.  Le  Ca- 
mus, en  1671,  des  sommes  à  payer  aux  créanciers  de 
la  ville  de  Saint- Amant;  on  remarque  parmi  lesdits 
créanciers  :  Pierre  Redon ,  conseiller  au  Présidial 
de  Clermont;  François  Ribeyre,  premier  président 
en*  la  Cour  des  Aides  de  Clermont;  François  Four- 
cauld,  s*"  de  Beaurepaire  ;  Louis  Dufraisse,  châtelain 
du  Crest;  Jean  Laville,  conseiller  au  Présidial  de 
Clermont. 


C.  2609.  (Liasse.)  —  25  pièces,  papier. 

t7St-4787.  —  Affaires  communales.   —    Saint- 
Amant-Tallende.  —  Travaux    communaux;    divers. 

—  Requête  de  Antoine  Berthonnet,  marchand  cirier, 
exposant  que,  par  délibération  du  24  février  1698, 
les  habitants  de  Saint-Amant  lui  avaient  accordé 
le  trop  plein  de  la  fontaine  qui  est  au  milieu  de 
la  place  de  cette  ville,  à  condition  qu'il  entretien- 
drait le  bassin  de  ladite  fontaine;  en  conséquence 
ledit  Berthonnet  fit  faire  une  conduite  souterraine 
et  jouit  du  trop  plein  jusqu'en  1706,  que  quelques 
particuliers  rompirent  la  conduite  et  enlevèrent  les 
tuyaux  que  le  suppliant  avait  posés;  une  informa- 
tion fut  faite  en  la  sénéchaussée  de  Clermont  contre 
le  s'  Maugue,  l'un  des  complices  de  ce  délit,  qui 
interjeta  appel  ;  Berthonnet  n'ayant  pas  le  moyen 
d'aller  en  Parlement  dut  abandonner  cette  affaire, 
il  s'adressa  à  l'Intendant   pour  obtenir  réparation; 

—  lettre  de  M.  Guyot  châtelain,  du  7  août  1733, 
exposant    que  l'offre   faite   par   Berthonnet   et   M. 


Cousin  de  La  Tour  Fondue  de  donner  à  la  ville 
une  somme  de  200  liv.  et  d'entretenir  la  fontaine 
à  condition  qu'on  leur  ferait  concession  du  trop 
plein  serait  certainement  avantageuse  à  la  com- 
munauté, mais  les  habitants  n'y  veulent  pas  consen- 
tir; ils  prétendent  qu'ils  veulent  conduire  cette 
eau  à  la  place  de  Layze  pour  y  construire  une 
nouvelle  fontaine;  M.  Guyot  juge  ce  dernier  projet 
impraticable;  —  requête  d'Antoine  Maugue,  notaire 
royal,  faisant  opposition  à  la  demande  du  s'  Ber- 
thonnet :  €  le  suppliant  est  le  seul  et  unique  pro- 

>  priétaire  du  trop  plein  de  cette  eau  comme  re- 
»  présentant  Louis  Pommier,  son  ayeul,  qui  estoit 
D  marchand  tasneur  à  Saint-Amant,  qui  acheta  le 
»  trop  plein  de  Teau  de  cette  fontaine,  et  en  con- 
»  séquence  il  ât  faire  une  tasnerie  dans  sa  maison 
»  dans  la  ville  de  Saint-Amant,  où  il  employa  plus 

>  de  2000  liv.  pour  faire  des  bacs,  ribbegradoux 
»  et  autres  bâtisses  nécessaires  »;  —  réclamations 
de  P.  Chabrier,  fontainier,  1773;  —  analyse  d'une 
délibération,  du  11  août  1776,  au  sujet  des  répara- 
tions à  faire  à  la  conduite  qui  mène  Teau  au 
couvent  des  Récollets;  —  pièces  relatives  aux 
comptes  à  rendre  par.  le  s'  Saunier,  docteur  en 
médecine,  inspecteur  des  fontaines  de  Saint-Amant, 
de  1731  à  1753;  -—  réparations  au  four  banal, 
1750-1758;  —  délibération  du  3  mars  1737;  les 
consuls  exposent  <  que  les  titres  concernant  les 
»  droits  et  privilaiges  de  cette  ville  de  Saint- 
»  Amant  çont  en  si  mauvais  estât  qu'ils  sont  la 
»  plus  grande  partie  pourris  »,  ils  ont  en  consé- 
quence fait  faire  un  coffre  en  bois  de  chêne  à  trois 
serrures  qui  a  coûté  52  liv.  10  sols;  —  analyse 
d'une  délibération,  du  16  oct.  1785,  par  laquelle 
les  habitants  décident  de  se  joindre  au  s'  curé 
€  pour  reprendre  les  anciennes  poursuites  faites 
»  contre  les  officiers  de  justice  et  autres  préten- 
»  dant  droit  de  vendanger  avant  les  autres  habi- 
»  tants  »,  et  d'autres  pièces  relatives  au  même  sujet 
de   1785  à  1787. 


G.  2610.  (Liasse.)  —  3  p.,parch.  ;  76  p.^  pap.,  dont  3  cahiers 

de  46  feuillets;  3  cachets. 

17S7-t790.  —  Affaires  communales.*  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Contentieux.  —  Délibération, 
du  10  juin  1737»  par  laquelle  les  habitants  déci- 
dent :  l""  de  faire  assigner  les  prêtres  communalistes 
en  restitution  des  indues  jouissances  qu'ils  ont 
eues  des  cens  et  rentes   appartenant  à  l'Hdtel-Dieu 


1 


422  ARCHIVES  DU 

à  cause  des  fréries  de  Saint-Jacques,  SainIrEsprit 
et  de  la  Charité  ;  2*  de  faire  assigner  le  s*"  Cousin  de 
La  Tour  Fondue  en  désistement  des  entreprises 
faites  par  lui  sur  la  communauté^  usurpation 
d'un  banc  et  clôture  d'une  chapelle  dans  l'église, 
usurpation  de  partie  des  murs  de  la  ville  et  de 
chemins  publics;  M.  Antoine  Magaud  est  nommé 
syndic;  —  contestation  entre  la  ville  et  Gilbert 
Cousin  de  La  Tour  Fondue,  demandeur  en  radia- 
tion de  la  cote  mise  sur  son  domaine  et  de  sa  cote 
personnelle,  attendu  sa  qualité  de  noble  :  pièces  de 
procédure,  correspondance,  1738-1739;  —  demande 
de  M.  le  marquis  de  Broglie  tendant  à  obtenir 
la  résiliation  du  bail  emphytéotiq^ue  d'une  vigne  et 
des  fours  banaux,  qu'il  avait  consenti  autrefois  aux 
habitants  de  Saint-Amant,  et  dont  ceux-ci  n'ont 
pas  payé  la  rente;  avis  d'avocats,  correspondance; 
les  habitants  acquiescent  à  cette  demande,  1776- 
1777;  —  contestation  entre  les  habitants  de  Saint- 
Amant  et  M.  de  Broglie  au  sujet  du  chiffre  au- 
quel doivent  se  monter  les  arrérages  de  la  rente 
due  par  les  habitants  pour  les  fours  banaux  et  la 
vigne  à  eux  concédés  à  bail  par  M.  de  Broglie;  ce 
dernier  réclamait  une  somme  de  6,370  liv.  13  sols 
1  denier;  délibération  des  habitants,  à\x  13  avril 
1783,  demandant  la  réduction  de  cette  somme; 
avis  de  M.  Aibo  de  Chanat,  subdélégué  de  Cler- 
mont  ;  —  lettres  de  M.  de  Broglie,  1783,  datées 
de  Paris  et  du  château  du  Mesnîl,  adressant  à 
l'Intendant  la  sentence  qu'il  a  obtenue  en  la  séné- 
chaussée de  Clermont  contre  la  ville  de  Saint-Amant, 
le  24  mars  1778,  un  exécutoire  de  dépens  et  les 
quittances  des  sommes  qu'il  a  été  obligé  de  payer 
pour  satisfaire  à  cette  sentence,  il  demande  l'impo- 
sition de  la  somme  qui  lui  est  due;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  2  août  1785,  ordonnant  l'impo- 
sition sur  la  ville  de  Saint-Amant  en  7  années 
d'une  somme  de  3,977  liv.  2  sols,  pour  payer  les 
arrérages  de  rentes  dus  à  M.  de  Broglie;  — -  rôles 
de  répartition;  on  remarque  .au  rôle  de  1787,  le 
s'  Bonnet,  médecin,  imposé  pour  7  liv.  14  sols  3 
deniers;  Thomas  Dourif,  prêtre,  8  sols  3  deniers; 
François  Ussel,  chirurgien,  11  sols;  M.  Cousin  de 
La  Tour  Fondue,  10  liv.  13  sols  9  deniers;  le 
fermier  du  Poids  de  Ville,  3  sols;  le  s'  Guillaume 
Dourif  pour  les  produits  de  sa  papeterie.  Les  cotes 
sont  au  nombre  de  331  et  varient  de  6  deniers  à 
15  liv.  13  sols  6.  deniers;  —  contestation  entre 
les  habitants  de  Saint-Amant-Tallende  et  de  Saint- 
Saturnin,  d'une  part  et  M.  le  marquis  de  Broglie, 
d'autre,  au  sujet  de   la  vente  faite  par  ce  dernier 


PUY-DE-DOME. 

des  arbres  de  l'allée  qui  relie  Saint-Saturnin  à 
Saint-Amant,  les  habitants  prétendent  que  cette 
allée  fait  partie  du  grand  chemin  de  Clermont  à 
Besse,  1785. 


G.  2611.  (Liasse.)  — 167  pièces,  papier;  i  cachet. 

t7t!l-17S5.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Amant-Tallende ,  comptabilité.  —  Quittance  délivrée 
aux  consuls  de  1719  ;  —  compte  des  consuls  de  1720, 
arrêté  en  1735  par  M.  Rossignol  à  1,103  liv.  de  recette 
et  à  922  liv.  de  dépense;  pièces  justificatives  ;  — * 
pièce"s  justificatives  des  comptes  de  1721  à  1723;  — 
compte  de  1724,  arrêté  en  1735  par  M.  Rossignol  i 
1328  liv.  de  recette  et  à  954  liv.  de  dépense  ;  pièott 
justificatives;  —  compte  de  1725  et  pièces  justifia 
catives. 


C.  2612.  [Liasse.)  —  100  pièces^  papier. 

17M-1737.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et 
pièces  justificatives  des  comptes  de  1726  à  1733; 
—  compte  de  1726,  arrêté  en  1735  par  M.  Rossi- 
gnol à  935  liv.  de  recette  et  à  811  liv.  de  dépense  ; 
la  recette  comprend  :  600  liv.  provenant  de  la  ferme 
des  fours  banaux;  60  liv.  pour  la  rente  de  la  vi- 
gne de  la  Reine  ;  150  liv.  de  la  ferme  du  courtage  ; 
cette  dernière  somme  est  portée  par  Tlntendant  à 
250  liv.,  parce  que  Tadjudication  n'avait  pas  été  faite 
dans  les  règles  ;  assençe  des  étaux,  5  liv.;  rente 
due  par  le  s'  Maugue,  20  liv.  Les  dépenses  com- 
prennent :  700  liv.  payées  à  M.  le  comte  de  Bro- 
glie pour  la  rente  des  fours  banaux;  30  liv.  pour 
l'entretien  des  fontaines  ;  35  liv.  pour  Tentretien 
de  rborloge  ;  10  liv.  pour  les  gages  du  clerc  de 
ville;  80  liv.  d'in^jBmnité  aux  consuls  pour  les  em- 
prunts qu'ils  sont  obligés  de  faire,  dépense  rayée 
par  l'Intendant  ;  30  liv.  au  secrétaire  de  la  ville  ; 
40  liv.  aux  comptables  pour  la  confection  des  rôles 
des  impositions,  dépense  rayée  par  l'Intendant  ; 
12  liv.  pour  loyer  du  garde-meubles,  article  rayé, 
ainsi  que  les  10  liv.  demandées  par  les  consuls 
pour  la  rédaction  de  leur  compte;  —  compte  de 
1733,  arrêté  en  1736  par  l'Intendant  à  902  liv.  de 
recette  et  à  811  liv.  de  dépense;  pièces  justifieatiy< 


, 


i 


C.  2613.  (Liasse.)  ~  80  pièces,  papier;  2  cachets. 


17SJ-t74<.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Aman  t-TalIende.  —  Comptabilité  de  1734  à  1740  : 
—  compte  de  1734,  arrêté  en  1736  par  M.  Rossi- 
gnol à  1»040  liv.  de  recette  et  à  984  11  y.  10  sols 
de  dépense;  pièces  justificatives;  —  parmi  les  piè- 
ces justificatives  de  1737  on  remarque  une  obliga- 
iion  d'une  somme  de  800  liv.  pour  prêt  fait  à  la 
ville  par  Claude  Cousin,  chevalier  de  Tordre  de 
Saint-Lazare  ;  —  compte  de  L740,  arrêté  en  1742 
par  M.  Rossignol  à  1,225  liv.  de  recette  et  à  916  liv. 
de  dépense. 


G.  2614.  (Liasse.}—  107  pièces^  papier;  2  cachets. 

1741-1749.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Comptabilité.  —  Comptes  de 
1741  à  1746,  arrêtés  par  Tlntendant  de  1744  à 
1748;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1741,  ar- 
rêté à  932  liv.  de  recette  et  à  840  liv.  15  sols  de 
déiiense  ;  —  compte  de  1746,  arrêté  à  849  liv.  de 
recette  et  à  845  liv.  de  dépense. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  423 

reliquats  des  comptes  des  consuls  :  ordonnances  des 
Intendant^  ;  états  des  sommes  dues  par  les  consuls 
reliquataires  ;  quittances  délivrées  au  s^  Chapel  ; 
correspondance;  lettre  de  M.  Cousin  de  La  Tour 
Fondue. 


G.  2615.  (Liasse. )~  1  pièce,  parch.;  49  pièces^  papier. 

1747-1758.  T—  Apfairb^  communales.  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Comptabilité.  ^  Comptes  des 
consuls  de  1747  à  1752,  arrêtés  par  l'Intendant  de 
1748  à  1758  ;  pièces  justificatives  :  —  compte  de 
1747,  arrêté  à  849  Uv.  de  recette  et  à  755  liv. 
6  sols  de  dépense  ;  —  parmi  les  pièces  justificatives 
de  1750  on  remarque  une  ordonnance  relative  au 
logement  fourni  au  *  nommé  Dallet,  maître  d'école; 
ce  logement  n'est  pas  mis  à  la  charge  de  la  com- 
munautéy  attendu  qu'il  résulte  des  délibérations  que 
le  corps  commun  n'a  donné  aucun  consentement  à 
rétablissement  dudit  maître  d'école  ;  —  compte  de 
1752,  arrêté  à  849  liv.  10  sols  de  recette  et  à 
^14  liv.  4  sols  de  dépense. 


C.  2616.  (Liasse.)—  57  pièces^  papier. 

■ 

1711*1749.  —  Affaires  commonales.  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Comptabilité.  —  Pièces  justifi- 
catives des  comptes  de  Claude  Chapel,  receveur  des 


C.  2617.  (Liasse.)  —  103  pièces,  papier. 

1745-1750.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Amant  -  Tallende.  —  Comptabilité.  —  Ordonnance 
de  M.  de  Moras,  intendant,  du  19  sept.  1752,  dé- 
fendant aux  consuls  de  s'immiscer  à  l'avenir  dans 
radn^inistration  des  revenus  patrimoniaux  de  la 
ville  de  Saint-Amant  et  aux  juges  des  lieux  d'en 
faire  les  adjudications,  à  peine  de  300  liv.  d*amende 
contre  chacun  des  contrevenants;  les  revenus  seront 
adjugés  par  le  s^  Tournadre,  subdélégué,  et  le  prix 
des  baux  remis  au  s'  Berthonnet  que  l'Intendant 
commet  pour  administrer  lesdits  revenus  à  l'exclu- 
sion des  consuls;  —  compte  que  rend  au  corps  com- 
mun Antoine  Berthonnet,  marchand  cirier,  receveur 
des  patrimoniaux,  de  la  recette  et  dépense  par  lui 
faites  en  ladite  qualité  tant  sur  les  reliquats  des 
comptes  des  anciens  consuls  que  sur  les  revenus 
des  années  1753  à  1756,  arrêté  en  1757  par  M.  de 
La  Michodière  à  5,059  liv.  11  sols  et  à  4,295  liv. 
9  sols  de  dépense;  —  parmi  les  pièces  justificatives 
de  ce  compte,  on  remarque  :  le  comptereau  du  s*" 
Magaud,  nommé  syndic  de  la  commune  à  Toccasion 
du  procès  contre  M.  Cousin  de  La  Tour  Fondue,  une 
ordonnance  de  l'Intendant  en  faveur  de  Peyrol,  maî- 
tre d'école,  1756;  —  requête  de  Gabriel  Courrioux, 
maître  d'école  et  écrivain  «  disant  qu'il  a  été  apellé 
»  pour  instruire  la  jeunesse  et  l'élever  dans  les 
»  principes  de  la  piété,  la  lecture  et  l'écriture,  mes- 
»  mes  dans  les  principes  de  la  langue  latine,  et  ce 
»  par  presque  tous  les  habitans,  et  sous  leurs  pro- 
»  messes  de  luy  faire  toucher  sur  les  deniers  patri- 
»  moniaux  de  ladite  ville  la  somme  de  30  liv.  an- 
>  nuellement  pour  les  loyers  de  son  habitation  ou 
»  pour  l'aider  à  subsister  ;  »  ordonnance  de  l'Inten- 
dant en  faveur  du  s""  Coirroux,  1750. 


C.  2618.  (Liasse.)  —  73  pièces,  papier. 

1757-1784.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Amant-Tallende.  —  Comptabilité.  —  Compte  d'An- 
toine Berthonnet,  receveur,  pour  l'année  1757,  ar- 
rêté en  1759  par  l'Intendant  à  2,648  liv.    10   sols 


«       * 


424 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


9  den.  de  recette  et  à  2,432  liv.  12  sols  5  den.  de 
dépense  ou  reprise;  blâmes  et  débats  dudlt  compte  ; 

—  pièces  justificatives  du  compte  du  s'  Berthonnet; 

—  compte  des  consuls  de  1758,  arrêté  en  1759  par 
rintendant  à  873  liv.  10  sols  de  recette  et  à 
873  liv.    10  sols  de   dépense  ;    pièces  justificatives  ; 

—  compte  des  consuls  de  1759  et  pièces  justifica- 
tives ;  —  compte  des  consuls  de  1761  ;  —  corres- 
pondance relative  à  la  comptabilité  jusqu'en  1772  ; 

—  compte  rendu  de  la  comptabilité  de  Jacques  Dou- 
rif,  receveur  des  patrimoniaux  de  1769  à  1772;  — 
correspondance;  —  compte  rendu  par  Jeçtn  Ran- 
danne,  receveur  des  patrimoniaux,  de  1773  à  1780, 
recette  4,583  liv.  ;  dépense  et  reprise  4,639  liv. 
3  sols. 


C.  2619.  (Liasse.)—  1  pièce,  parch.  ;  38  pièces,  papier, 
dont  1  cahier  de  14  feuillets. 

17M-1771.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Anastaise  —  Saint- Ange! .  —  Saint-Auastaise  (auj. 
Saint-Anastasie)  :  déclarations  des  collecteurs  du 
bourg  de  Saint-Anastasie  et  des  quartiers  du  Lac 
et  de  Chansat,  même  paroisse,  au  sujet  des  défri- 
chements de  communaux,  1732  ;  —  plaintes  d'An- 
toine d'Escurolles,  écuyer,  résidant  au  village  des 
Cherouzes,  contre  des  particuliers  du  même  village 
qui  ont  défriché  des  communaux,  1729-1733;  — 
réparations  aux  presbytères  des  paroisses  de  Saint- 
Anastaise  et  d'Isserteaux,  correspondance  de  MM. 
d'Ormesson,  Coiffier,  Teyras  de  Grandval,  de  Mont- 
luc;  arrêt  du  Conseil  d'État  approuvant  l'adjudica- 
tion des  travaux  ;  rôles  d'imposition,  1705-1766.  — 
Saint- André  près  Pagnans  (auj.  Saint -André-le- 
Coq)  :  requête  de  François  de  Benoist  de  Chassi- 
gnole  exposant  que  les  deux  domaines  qu'il  a  dans 
la  paroisse  de  Saint-André  ont  été  endommagés  par 
la  grêle  à  un  tel  point  que  les  métayers  craignent 
de  ne  pouvoir  nourrir  leurs  bestiaux;  il  demande 
à  l'Intendant  de  Caire  défense  aux  habitants  de 
Saint-André  et  du  voisinage  de  faire  pacager  leurs 
bestiaux  dans  les  terres  appartenant  aux  domaines 
en  question;  M.  Lenormant,  consulté,  répond  que 
M.  de  Benoist  n'a  qu'à  se  pourvoir  devant  les  ju- 
ges ordinaires  s'il  prétend  qu'il  a  droit  de  jouir 
des  secondes  herbes,  si  c'est  au  conti'aire  une  fa- 
veur qu'il  demande  à  cet  égard,  elle  serait  de  dan- 
gereuse conséquence  et  l'Intendant  ne  voudra  pas 
raccorder,  1733;  —  contestations  entre  le  curé  et 
les  habitants  au  sujet' des  réparations  de  l'église  et 
du  presbytère,   1762-1704  ;    —  requête   des   consuls 


et  habitants  de  la  paroisse  de  Saint-André  deman- 
dant l'autorisation  de  faire  réparer  les  deux  fon- 
taines qui  sont  dans  la  paroisse  et  d'emploj'er  à 
cet  usage  les  fonds  à  provenir  de  la  reddition  des 
comptes  des  consuls  ;  devis  desdites  réparations , 
1731.  —  Saint-Angel  :  lettre  de  M.  Georges,  sub- 
délégué à  Montaigut,  1747,  au  sujet  de  réparations 
à  réglise  de  Saint-Angel;  —  requête  du  s*"  Courta- 
don,  curé  ,  au  sujet  de  son  logement ,  1771  ;  avis 
de  M.  de  La  Crène  ;  sentence  de  la  Sénéchaussée 
de  Riom,  1723,  en  faveur  du  curé  de  Saint-Angel, 
condamnant  les  habitants  à  lui  payer  40  liv.  par 
an  pour  le  loyer  de  sou  presbytère. 


C.  2020.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parcb.  ;  i$9  pièces,  papier,  1  cachet. 

16S4-1787.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Anthême  —  Saint-Austremoine.  —  Salnt-Anthême  : 
usurpations  dans  le  communal  de  Lou  Pleignor,  si- 
tué entre  les  villages  de  Sichard  et  d'Aubaud;  plain-* 
tes  adnBssées  à  l'Intendant  par  les  habitants  desdits 
villages;  procédure  au  bailliage  de  La  Roue,  1745- 
1746  ;  —  cession  par  les  habitants  de  Saint-An- 
thême  aux  4C  filles  associées  sous  le  vocable  de  Saint- 
Joseph  »  de  la  même  ville,  d'une  petite  rue  placée 
entre  la  maison  et  le  jardin  desdites  religieuses, 
1777-1781  ;  —  requêtes  du  curé  au  sujet  du  loyer 
de  son  presbytère,  1777-1779;  —  refonte  de  cloches 
par  Charles  Limaux  et  Simon  Barrard,  fondeurs,  de 
Champigneul  en  Lorraine  ;  requête  des  habitants 
demandant  à  l'Intendant  l'autorisation  d'imposer  sur 
la  paroisse  la  somme  restée  due  aux  fondeurs  et 
les  frais  de  la  procédure  soutenue  en  la  sénéchaussée 
de  Riom;  l'Intendant  répond  -que,  la  refonte  s'é tant 
faite  sans  son  autorisation,  il  n'accordera  pas  l'im- 
position ;  les  habitants  auront  à  se  pourvoir  au 
Conseil,  1772-1774;  —  reqiiêtes  du  s'  Genévrier, 
ancien  syndic,  demandant  le  remboursement  des 
avances  par  lui  faites  pendant  son  syndicat,  1787. 
—  Saint-Avit  :  défrichement  d'un  communal  ap- 
pelé le  Puy  de  Labeau  dans  le  village  de  La  Ver- 
gue, 1739;  —  note  au  sujet  d'un  projet  de  répa- 
ration du  clocher ,  1737  ;  —  reconstruction  du 
presbytère  :  correspondance,  arrêt  du  Conseil  d'État, 
rôle  d'imposition,  1757.  —  Saint-Austremoine  :  dé- 
claration des  consuls  au  sujet  des  patrimoniaux, 
1684;  —  réparations  au  clocher  :  requêtes,  corres- 
pondance, rôle  d'imposition,  etc.,  1768-1772. 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


425 


C.  2621.  (Liasse.)  —  15  pièces,  papier. 

• 

1686-1 7S6.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Babel  —  Saint  -  Badel.  —  Saint-Babel  :  lettre  du 
baron  de  Breteuil,  du  6  nôv.  1785,  adressant  à  l'In- 
tendant une  lettre  de  Tabbé  de  Siougeac  et  un  pla- 
cet  des  habitante  de  Roure,  qui  se  plaignent  de  ce  ' 
que  le  fermier  de  Tabbaye  de  Manglieu  fait  défri- 
cher les  prairies  qu'il  tient  à  bail  pour  les  em- 
ployer à  un  autre  genre  de  culture  ;  avis  de  l'In- 
tendant :  €  on  ne   sçaUroit  empêcher    les   proprié- 

>  taires  des  prés  dé  les  défricher  ;  '  ce  seroit  porter 
»  atteinte    à    la  liberté    qu'a   chaque    individu    de 

>  jouir  de  son  bien  comme  il  juge  à  propos;  mais, 
»  dans  la  circonstance  présente,   il  n'y  a  point   de 

>  propriété  déterminée.  L'Hôtel  -  Dieu  de  Ctermont, 
»  propriétaire   de   la  manse  conventuelle  de  Mang- 

>  lieu,  n'est  pas  propriétaire  incommutable  de  la 
»  prairie  dont  il  s'agit,  il  existe  un  procès  entre 
»  cette  maison  de  charité  et  l'abbé  ;  celui-ci  demande 

>  un  partage  qui  a  été  ordonné;  il  est  possible  que 

>  par  révènement  la  prairie  soit  au  lot  de  i'abbô 
»  et,  jusqu'à  la  conclusion  de  C3  partage,  les  par- 
»  ties  ne  sont  pas  maîtresses  de  changer  la  nature 
»  du  sol;  »  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  de 
Siougeac,  de  l'Intendant  et  de  M.  de  Vergennes  ; 
Je  Contrôleur  général  déclare  que  c'est  à  M.  de  Siou- 
geac à  demander  qu'il  soit  fait  défense  provisoire 
.au  fermier  de  continuer  le  défrichement  ;  —  quit- 
tances délivrées  aux  consuls  de  Saint-Babel,  1726- 
1732.  —  Saint- Badel  (auj.  Sem badel)  :  requêtes  du 
<5uré  demandant  à  l'Intendant  d'ordonner  la  restau- 
ration  du  clocher  qui  a  été  abattu  par  la  foudre 
en  1682  ;  ordonnance  de  M.  de  Berulle,  1686  ;  — 
délibération   et    lettre  '  de    M.    Olier,  1751-1756,  au 

.^ujet  des  réparations  du  presbytère. 


C.  2622.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

17JI0-1780.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Personnel  ; 
biens  patrimoniaux.  —  Délibération,  du  9  mars  1760, 
désignant  «  pour  tenir  les  écoles  et  enseigner  la 
>  jeunesse,  »  Joseph  Cogniet,  prêtre  et  vicaire  de 
la  paroisse  aux  gages  de  50  liv.  ;  à  la  suite  appro- 
bation de  l'Intendant  qui  réduit  toutefois  les  gages 
à  la  somme  de  40  liv.  ;  — •  délibération  du  9  nov. 
1773,  nommant  Annet  Cohade,  syndic,  et  Jean  Bon- 
PuY-DB-DÔME.  —  Série  C. 


nabel,  receveur  des  patrimoniaux  ;  ordonnance  de 
l'Intendant  approuvant  ladite  délibération  ;  —  état 
contenant  le  dénombrement  des  biens  et  revenus 
appartenant  à  la  commune  de  Saint  -  Beauzire  ;  — 
extrait  d'une  délibération,  du  23  avril  1780.  nom- 
mant  syndic  Annet  Cohade,  à  l'effet  de  poursuivre 
le  procès  contre  le  duc  de  Bouillon,  demandeur  en 
triage  des  communaux  ;  les  habitants,  au  dire  des 
avocats  consultés,  doivent  s'opposer  à  la  demande 
attendu  qu'ils  ne  possèdent  pas  tous  leurs  commu- 
naux à  titre  gratuit,  ils  payent  plusieurs  articles 
de  cens  au  duc  de  Bouillon;  d'autre  part  «  le  prin- 
»  cipe  du  franc-aleu,  qui  fait  la  baze  du  droit  cou- 
>  tumier  »  est  un  nouveau  motif  pour  les  auto- 
riser à  refuser  le  triage;  —  contestation  entre  les 
habitants  et  le  s'  Montorcier,  au  sujet  de  la  se- 
conde herbe  d'un  pré  appartenant  à  ce  dernier, 
1779. 


C.  2623.  (Liasse.)  —  o8  pièces,  papier,  dont  3  plans  ;  i  cachet. 

1794-1786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Travaux  com- 
munaux. —  Agrandissement  du  cimetière  :  Févêque 
lors  de  sa  visite  ayant  ordonné  l'agrandissement  du 
cimetière  sous  peine  d'interdiction,  le  curé  offre 
une  partie  de  son  jardin  pour  Tenglober  dans  le 
cimetière  ;  la  fondation  dont  est  chargé  le  terrain 
cédé  sera  assise  sur  un  pré  commun  appelé  le  Pré 
qui  Danse,  au  terroir  de  Barbignat,  on  cédera  au 
curé  pour  le  dédommager  la  jouissance  d'un  pré 
appelé  du  PaturôuUet,  1786  ;  avis  de  M.  Albo  de 
Chanat,  subdélégué  :  les  habitants  en  agrandissant 
leur  cimetière  ne  se  conforment  pas  à  la  déclara- 
tion de  1776,  qui  prescrit  que  les  cimetières  seront 
éloignés  des  villes  et  villages,  mais  on  n'a  pu  trou- 
ver d'autre  emplacement;  —  prix  fait  de  la  refonte 
d'une  cloche  par  Jacques  et  Claude  Seurot,  oncle 
et  neveu,  fondeurs  à  Clermont,  1724  ;  —  requête 
de  Philibert  Bregeiroux,  charpentier  de  Riom,  de- 
mandant paiement  d'une  somme  qui  lui  reste  due 
sur  les  1,090  liv.  que  devaient  coûter  les  répara- 
tions de  la  maison  curiale;  ordonnance  de  M.  Tru-* 
daine,  intendant,  1733,  au  profit  du  s'  Bregeiroux; 
—  nouvelles  réparations  au  presbytère  :  délibéra- 
tion, requête  des  habitants  ;  plans  et  devis  dressés 
par  Fournier,  architecte  à  Clermont  ;  ordonnance 
de  l'Intendant;  procès-verbal  d'adjudication  au  prix 
de  3,000  liv.  ;  procès-verbal  de  réception  des  tra- 
vaux ;  requêtes  des  entrepreneurs ,   1771  - 1775  ;  — 

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426 


ARCHIVES  DU 


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réparations  au  four  banal  de  Saint-Beauzîre,  1772  ; 
reconstruction,  en  1780,  dudit  four,  qui  avait  été  in- 
cendié; plans  et  devis  par  A.  Deval,  architecte  à 
Clermont;  —  réparations  du  four  banal  du  village 
de  Terniat  d'après  le  devis  dressé  par  François 
Raimbaux,  1735-1739  ;  —  pièces  relatives  au  cure- 
ment  des  rases  du  marais  de  Cœur,  1746-1753. 


G.  !26!M'.  (Liasse.)  —  28  pièces^  papier. 

• 

1790^1795.  —  Affaires  communales.  —   Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  -— 
Comptes  des  'consuls  de  1720  à  1732,  arrêtés  par  l'In- 
tendant en  1735;  —  compte  de  1720,  arrêté  à  825  liv. 

5  sols  de  recette  et  à  600  liv.  1  sol  de  dépense;  la 
recette  comprend  le  revenu  de  la  ferme  du  four,  du 
foin  temporial,  des  regains,  de  plusieurs  terres  appar- 
tenant à  la  communauté  ;  parmi  les  dépenses,  on 
remarque  :  1  liv.  17  sols  6  den.  pour  valeur  d'un 
quarton  de  froment  de  cens  dû  au  fermier  de  Saint- 
Alyre  ;  113  liv.  17  sols  6  den.  pour  valeur  de  7  setiers 
1  quarte  3  coupes  et  demie  de  froment,  mesure  de 
Clermont,  demie  preline  et  3  liv.  argent  de  cens  dû  à 
la  seigneurie  de  Saint-Beauzire  ;  60  liv.  pour  la  cons- 
truction de  deux  ponts  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1722, 
10  liv.  pour  la  nourriture  des  chevaux  de  MM.  les 
trésoriers  de  France  lors  de  leur  visite,  passé  pour 

6  liv.  ;  150  liv.  aux  comptables  pour  les  dédommager 
de  leurs  avances  et  fournitures,  passé  pour  120  liv.  ; 
—  parmi  les  dépenses  de  1731,  on  remarque  :  7  liv. 
de  dépense  faite  avec  le  commissaire  des  chemins, 
lorsqu'il  est  venu  visiter  les  chemins  et  le  ruisseau, 
article  rayé  ;  plus  6  liv.  payées  audit  commissaire, 
jalonnent  rayé  ;  plusieurs  sommes  dépensées  pour 
les  cavaliers  qui  étaient  en  quartier  à  Gerzat  ;  200  liv. 
pour  les  non- valeurs  du  rôle  des  impositions,  article 
rayé;  150  liv.  que  les  consuls  ont  payées  de  leurs  de- 
niers <  pour  les  fréquentes  garnisons  et  contraintes 
>  qu'ils  ont  souffert  de  la  part  du  receveur  des  tail- 
»  les  »,  article  passé  pour  100  liv.  ;  8  liv.  5  sols  pour 
la  valeur  de  20  coupes  de  froment  de  cens  que  la  com- 
mune doit  au  chapitre  de  Saint-Pierre;  —  compte 
de  1732  arrêté  à  726  liv.  10  sols  de  recette  et  à  413  liv. 
10  sols  de  dépense. 


G.  2625.  (Liasse.)  —  77  pièces,  papier. 

* 

1719-1745.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  — 


PUY-DE-DOME. 

Comptes  des  consuls  de  1733  à  1744,  arrêtés  par  l'In- 
tendant de  1735  à  1745;  —  pièces  justificatives  des 
comptes  de  1733  à  1744  ;  —  compte  de  1733  arrêté  à 
411  liv.  de  recette  et  à  313  liv.  8  sols  8  den.  de  dé- 
pense ;  —  parmi  les  pièces  justificatives  on  remarque 
une  quittance  de  Cl.  Seurot,  fondeur,  1742. 


C.  2626,  (Liasse.)  —  1 12  pièces,  papier. 

1747-1757.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Pièces  justifica- 
tives des  comptes  do  Jean  Mazoires,  notaire  royal  à 
Gerzat,  receveur  des  patrimoniaux  de  Saint-Beauzire 
(les  comptes  manquent);  —  on  remarque  parmi  les 
pièces  justificatives  en  question  :  les  requêtes  de  Ligier 
Ricard,  entrepreneur  des  rases  et  fossés  pour  le  des- 
sèchement du  marais  de  Cœur;  les  pièces  relatives 
à  la  construction  de  plusieurs  petits  ponts. 


C.  2627.  (Liasse.)  —  Si  pièces,  papier. 

1757-1761.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzirfe  (élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  — 
Compte  que  rend  au  corps  commun  de  la  paroisse  de 
Saint-Beauzire,  par  devant  M.  de  Ballainvilliers,  in- 
tendant, Jean  Vigot,  receveur  des  patrimoniaux 
dudit  lieu,  de  la  recette  et  dépense  par  lui  faites  en 
cette  qualité  de  1757  à  1761,  arrêté  par  l'Intendant 
à  4,991  liv.  3  sols  1  den.  de  recette  et  à  4,467  liv. 
II  sols  4  den.  de  dépense  ou  reprise;  parmi  les  dé- 
penses on  remarque  une  somme  de  40  liv.  au  s'  Co- 
gniet,  vicaire,  pour  ses  gages  en  qualité  de  maître 
d'école;  5  liv.  4  sols  au  s'  Chéron,  curé,  pour  ses 
honoraires  d'une  grand'messe  et  d'une  procession 
extraordinaire  faite  à  l'occasion  d'une  maladie  des 
bestiaux;  300  liv.  pour  aumône  distribuée  aux  pau- 
vres en  1757  ;  -:—  pièces  justificatives  du  compte  de 
Jean  et  Etienne  Vigot,  père  et  fils,  receveurs  en  com- 
mun des  patrimoniaux  de  Saint-Beauzire,  de  1757 
à  1761. 


C.  2628.  ( Liasse.)  —  66  pièces,  papier,  dont  i  cahier 

de  21  feuillets. 

17611-1765.  ^  Affaires  communales.  —  Saiat- 
Beauzire  (élection  de  Clermont).  —  Comptabilité.  — 
Pièces  justificatives  des  comptes  du  s'  Faure,  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  1762  à  1764  ;  quittancer 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

du  s'  Sauzegros.  vicaire  à  Saint-Beauzire,  pour  ses 
^ages  de  maître  d'école,  s'élevant  à  40  liv.  par  an, 
pour  les  années  de  1761  à  1765  ;  —  compte  rendu  par 
Claude  Germain,  receveur  des  patrimoniaux  de  1765 
à  1772,  arrêté  en  1784  par  M.  de  Chazerat  à  9,415  liv. 
14  sols  8  den.  de  recette  et  à  10,063  liv.  14  sols 
8  den.  de  dépense  et  reprise  ;.  parmi  les  dé[)enses  on 
remarque  une  somme  de  72  liv.  pour  les  dépenses 
faites  pour  parvenir  à  l'établissement  de  la  munici- 
palité; 95  liv,  pour  construction  d'un  pont  à  Cha- 
zelles  ;  5  liv.  5  sols  au  s' Candèze,  imprimeur  à  Riom, 
pour  rachat  de  trois  registres;  24  liv.  au  s'  Buisson 
pcfur  deux  journées  emplo^'ées  à  visiter  les  titres  de 
la  commune  et  à  en  déchiffrer  quelques-uns;  10  liv. 
au  s^  Noualhat  pour  avoir  déchiffré  certains  titres 
de  la  commune  ;  blâmes  et  débats  du  compte  de  Ger- 
main. 


C.  2629.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier. 

17SS-I7SO.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  (élection  de  Clerraont).  —  Comptabilité, 
reliquats.  —  Ordonnances  des  intendants  ;  états  des 
sommes  dues  par  les  consuls  reliquataires  de  1720 
à  1744  ;  —  quittances  délivrées  au  s""  Mazoires,  rece- 
veur des  reliquats. 


C.  2630.  (Liasse.)  —  20  pièces,  papier. 

1684-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Beauzire  —  Saint-Berain.  —  Saint-Beauzire  (élec- 
tion de  Brioude)  :  lettre  de  l'Intendant  à  M.  Ro- 
chette  au  sujet  d*un  différend  entre  les  consuls  de 
Saint-Beauzire  et  ceux  de  Massiac,  1732  ;  —  lettre 
de  M.  de  Mombriset,  1753,  au  sujet  de  l'entreprise 
faite  par  deux  habitants  de  Saint-Beauzire  qui  ont 
converti  en  pré  clos  et  défensable-  deux  pièces  de 
jardin  ;  entre  ces  deux  jardins  il  y  avait  un  chemin 
<»nduisanl  à  la  fontaine  dite  de  Saint-Beauzire,  oi 
les  habitants  avaient  coutume  d'aller  abreuver  leurs 
bestiaux  et  où  le  curé  portait  la  procession  le  jour 
de  la  fête  du  saint.  —  Saint-Berain  :  certificat  des 
<;ollecteurs,  1684,  au  sujet  des  deniers  communs  ;  — 
lettre  de  M.  Talemandier,  subdélégué  à  Langeac, 
1741,  au  sujet  d'une  rétribution  annuelle  de  20  sols 
^ue  la  commune  se  propose  de  donner  «  pour  payer 
»  deux  messes  de  Requiem  à  l'intention  de  celuy  qui 
>  cède  le  sol  nécessaire  à  la  construction  d'un  lo- 
^  gement    pour    un    vicaire  »  ;   —    ordonnance   de 


427 

l'Intendant,  du  13  janvier  1750,  pour  l'imposition 
d'une  somme  de  104  liv.  destinée  à  la  refonte  d'une 
cloche. 


G.  2631.  (Liasse.]  —  1  pièce,  parchemin  ;  25  pièces,  papier, 
dont  2  cahiers  de  42  feuilleta;  3  cachets. 


16§4-t786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Bonnet  —  Saint -Bonnet- près -Orcival.  —  Saint- 
Bonnet  (Cantal,  aujourd'hui  Saint-Bonnet-de^Mar- 
cenat) ,  défrichements  dans  les  communaux  du  vil- 
lage de  Chaussonet  :  plaintes  des  habitants ,  ordon- 
nance de  l'Intendant  commettant  M.  de  Mallessaigni?» 
son  subdélégué  à  Bort,  pour  dresser  procès- verbal 
de  l'état  des  communaux  en  question;  procès-verbal; 
ordonnance  de  l'Intendant  contre  les  usurpateurs» 
1754-1755;  —  défrichements  dans  les  communaux  du 
village  d'Artiges  :  ox^rrespondance  ;  procès-verbal  des 
défrichements  dressé  par  M.  de  Mallessaigne  ;  requête 
de  Jean  Santoire,  laboureur,  du  village  d'Artiges, 
exposant  qu'à  l'exemple  des  autres  habitants  il  tra* 
vaillalt  quelques  parcelles  des  communaux^  il  promet 
de  les  abandonner,  mais  il  fait  observer  que  pour 
faire  les  réparations  nécessaires  au  moulin  commun 
et  qui  pouvaient  monter  à  100  liv.,  les  habitants 
vendirent  une  partie  de  leurs  communaux;  Santoire 
s'opposa  vainement  à  .cette  aliénation  :  on  avait  bien 
été  autorisé  à  vendre  précédemment  30  septerées  de 
communaux  pour  payer  les  frais  d'un  procès  contre 
les  religieux  de  Féniers,  mais  si  ces  sortes  de  ventes 
continuaient,  il  ne  leur  resterait  bientôt  plus  de 
pacage,  cette  vente  était  d'autant  plus  inutile  qu'une 
imposition  pouvait  suffire  et  que  lui,  Santoire,  of- 
frait de  payer  à  l'avance  pour  ceux  des  habitants 
qui  seraient  hors  d'état  de  payer  leur  quote-part  des 
réparations  du  moulin  ;  lettres  et  procès -verbaux 
par  M.  de  Mallessaigne  ;  ordonnance  de  l'Intendant» 
du  15  mars  1760,  condamnant  les  usurpateurs  et 
annulant  la  vente  de  parcelles  de  communaux  faite 
sans  autorisation  par  les  habitants  du  village  d'Ar- 
tiges. —  Saint  -  Bonnet  -  Laschamps  :  —  lettre  de 
M.  d'Ormesson,  1763,  adressant  à  M.  de  Ballaîn- 
villiers,  intendant,  un  arrêt  du  Conseil  d'État  qui 
ordonne  l'imposition  en  3  années  sur  les  habitants 
de  Saint -Bonnet  d'une  somme  de  1,014  livres 
9  sols  3  deniers^  contenue  en  un  exécutoire  de  dé- 
pens auxquels  ils  ont  été  condamnés  envers  la  dame 
de  Vissaguet,  par  sentence  de  la  sénéchaussée  de 
Riom  du  14  fév.  1756,  qui  a  confirmé  cette  dame 
dans  le  droit  de  mettre  les  bans  des  vendanges;  rôle 


428 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOMt;. 


d'imposition,  on  remarque  :  M.  Beaulaton,  conseiller 
à  TÉlection  et  avocat  à  Riom,  compris  pour  30  liv. 
10  sols;  le  sieur  Gàmonet,  notaire  à  Riom,  compris 
pour  11  liv.  3  sols  ;  M.  Legay,  ingénieur  à  Riom, 
pour  2  liv.  12  sols;  le  s'  Bonneton,  bourgeois  à 
Riom,  pour  7  sols;  les  contribuables  sont  au  nombre 
de  334  et  les  cotes  d'imposition  varient  de  3  sols  à 
30  liv.  —  Saint- Bonnet -le -Bourg  :  certificat  des 
consuls  attestant  qu'ils  n'ont  aucuns  deniers  d'oc- 
troi, 1688;  —  extrait  d'une  délibération,  du  3  juil- 
let 1774,  par  laquelle  les  habitants  de  Saint-Bonnet- 
le-Bourg  nomment  des  syndics  pour  intervenir  au 
procès  de  quelques-uns  d'entre  eux  et  des  habitants 
des  villages  de  Malescot  et  La  Suchère,  et  soutenir 
que  ces  derniers  doivent  être  déboutés  de  leurs  pré- 
tentions sur  le  communal  de  Lachaud;  avis  favorable 
de  M,  Teyras  de  Grandval  ;  —  requête  de  Jos.  Ber- 
trand de  La  Salle,  écuyer,  habitant  du  lieu  de  Font- 
courbe,  paroisse  de  Saint-Bonnet-le-Bourg,  se  plai- 
gnant que  des  habitants  du  villap:e  de  Montmoran, 
pirojsse  de  Déranges,  ont  fait  des  défrichements  dans 
le  communal  de  Lachamp,  appartenant  aux  villages 
de  Pontcourbe  et  Montmoran;  procès -verbal  par 
M.  Teyras.  1737.  —  Saint-Bonnet-le-Chastel  :  extrait 
d'une  délibération,  du  8  juin  1774,  par  laquelle  les 
habitants  ont  décidé  «  de  refuser  au  s'  de  La  Bâtisse 
»  la  dixme  à  la  gerbe  qu'ils  lui   payent  et  dont  ils 

>  ont  été  affranchis  par  acte  du  2  janvier  1374  (?) 

>  consenti  par  Godefroi  de  Boulogne,  jadis  leur  sei- 
»gneur»;  lettres  à  ce  sujet  de  M""  de  Boscage 
Bouille.  —  Saint-Bonnet-outre-Allier  :  délibération, 
du  23  avril  1684,  par  laquelle  les  habitants  déclarent 
€  qu'ilz  ne  croyent  pas    que    ladite    commune   soit 

>  débitrice  d'aucuns  deniers,  ny  ne  l'avoir  esté  cy 
»  devant,  et  n'avoir  esté  impozé  ny  levé  autres  'de- 

>  niers  que  ceux  qui  estoient  portés  par  les  commis- 
»  sîons  »  ;  —  autre  délibération,  du  23  déc.  1685, 
par  laquelle  les  habitants  déclarent  que  les  revenus 
consistent  en  une  petite  saulzée  contenant  environ 
35  saules  dont  le  retail  peut  valoir  annuellement 
35  à  40  sols;  —  lettre  du  s""  Bussat,  apothicaire  à 
Massiac,  au  sujet  des  réparations  du  presbytère .  de 
Saint-Bonnet,  auxquelles  on  voudrait  le  faire  contri- 
buer comme  héritier  du  dernier  curé,  1740;  —  projet 
de  réparatîonsà  la  fontaine,  1786.  —  Saint-Bonnet- 
près-Orcival  :  certificats  des  consuls  attestant  que  la 
communauté  n'a  point  de  dettes  et  qu'il  n'a  été  fait 
aucune  imposition  pour  cet  objet;  toutefois  le  s' Bon- 
net, châtelain  de  Rochefort,  se  prétend  créancier  de 
la  commune  pour  une  somme  de  mille  livres  et  vient 
d'obtenir  une  sentence  de  la  Cour  des  aides,  1684  ; 


—  certificat  des  consuls  au  sujet  des  revenus  patri- 
moniaux :    la  commune  n'en  possède  aucun,   1686  ; 

—  requête  adressée  à  l'Intendant  par  Jean-Baptiste, 
marquis  de  Chabannes-Curton ,  seigneur  comte  de 
Rochefort,  se  plaignant  que  les  habitants  du  village 
de  Paulagnat  défrichent  les  communaux  dudit  lieu; 
procès-verbal  des  défrichements  en  question  par  Jo?- 
seph  Ribeyre,  sieur  de  Faix,  subdélégué  à  Roche- 
fort, 1758;  —  usurpations  dans  les  communaux  du 
village  de  Villejacques,  1784;  —  réparations  du  pres- 
bytère :  arrêt  du  Conseil,  rôle  de  répartition  de  la 
dépense,  1731-1732;  —  quittance  du  curé,  1730, 
pour  le  loyer  du  presbytère. 


Ce  2632.  (Liasse.)—  15  pièces,  papier. 

1751-1758.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Cernin — Saint-Chamant.— -Saint-Cernin  :  lettre  de  l'In- 
tendant à  M.  de  Vixouzes,  1756,  au  sujet  de  la  re- 
quête des  habitants  du  village  d*Anglards  qui  se 
plaignent  de  défrichements  dans'  les  communaux;  — 
contestation  entre  les  habitants  des  villages  de 
Frexanglars  et  de  Favars  au  sujet  d'un  droit  de  pa- 
cage dans  untènement  appelé  le  Bois-d'Anglards  : 
requête  adressée  à  l'Intendant,  avis  de  M.  Pages  de 
Vixouzes,  1756-1758.  —  Saint-Chamant  :  défriche- 
ments dans  les  communaux  du  village  de  Rivière; 
ordonnances  de  l'Intendant,  requêtes  des  habitants» 
correspondance  de  M.  de  Tournemire,  subdélégué  à 
Mauriac,  1751-1752  ;  —  lettre  de  M.  de  Tournemire, 
1751,  au  sujet  des  contestations  qui  se  sont  élevées 
entre  le  s'  Cabannes  et  les  habitants  de  la  paroisse 
de  Saint-Chamant. 


G.  2633.  (Liasse.)  —  2  pièces^  parchemin  ;  36  pièces,  papier. 

1660-176S.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Cirgues  —  Saint-Cirgues-de-Jordanne.  —  Saint-Cir- 
gués  (Haute-Loire)  :  lettre  de  M.  de  Mombriset  et 
ordonnance  de  l'Intendant  au  sujet  de  défrichements 
faits  dans  les  communaux  du  village  de  Traniac,  1753  ; 
—  lettre  de  M.  Pages  de  Vixouzes,  1754,  au  sujet 
des  réparations  à  faire  à  l'église  succursale  de  Besse» 
paroisse  de  Saint-Cirgues  ;  —  délibérations,  obliga- 
tions, etc.,  relatives  aux  sommes  dues  par  les  habi- 
tants à  M.  Jean  Dulac,  prêtre  de  la  communauté  de 
Saint-Cirgues,  1660-1683.  —  Saint- Cirgues-près- 
Clermont  :  construction  du  presbytère  :  correspon- 
dance de  rintendant  avec  M,  Tournadre,  subdélégué  ; 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


429 


procèsrYerbal  d'adjudication  des  travaux  au  prix  de 
1,384  liv.  ;  requêtes  de  l'entrepreneur  à  fin  de  paie- 
ment, certificat  en  sa  faveur  de  M.  Geneix,  curé  de 
Saint-Cirgues  et  d'Orcet,  seigneur  de  Durtol  ;  le  prix 
des  réparations  est  payé  par  la  ville  de  Clermont  et 
par  la  communauté  et  la  marguHierie  de  Durtol, 
1761-1763.  —  Saint-Cirgues-de-Jordanne  :  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  6  janvier  1740,  ordonnant 
que  le  traité  du  12  janvier  1592,  passé  entre  les 
habitants  du  village  de  Liaumiers  et  ceux  des  villa- 
ges voisins,  sera  exécuté  suivant  sa  forme  et  teneur; 
en  conséqu^ce  qu'il  sera  nommé  chaque  année  deux 
syndics  pour  marquer  à  chaque  habitant  iendroit 
du  communal  oii  il  pourra  défricher  et  la  quantité 
de  terrain  qu'il  pourra  occuper  en  proportion  des 
bestiaux  qu'il  possède;  enjoignant  à  ceux  qui  ont 
excédé  dans  leurs  défrichements  les  terrains  qui 
leur  étaient  destinées  par  ladite  transaction,  de  se 
désister  immédiatement  et  de  remettre  ledit  excé- 
dent en  nature  de  pacage  ;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  Sadourny,  subdélégué?  à  Aurillac,  1738  ;  —  corres- 
pondance de  MM.  Guillomet,  Pages  de  Vixouzes  et 
de  l'Intendant^  au  sujet  des  réparations  du  presby- 
tère; la  part  à  payer  par  la  paroisse  est  û}iée  à 
300  liv.  qui  sont  imposées  sur  les  habitants,  1747- 
1754  ;  —  réparations  au  clocher  et  à  l'église  succur- 
sale de  Saint-Julien,  paroisse  de  Saint-Cirgues-de- 
Jordanne  :  correspondance  de  M.  d'Ormesson,  de 
l'Intendant,  de  M.  Pages  de  Vixouzes  ;  arrêt  du 
Conseil  d'État  autorisant  l'imposition  de  la  dépense; 
rôle  d'imposition,  1760. 


C.  2634.  (Liasse.) —  i  p.,  parch.  ;  26  p.,  pap.,  dunt  2  cah. 

de  24  feuillets. 

1691  -  ciiTiroii  —  177S.  —  Affaires  communales. 
—  Saint-Clément  —  Saint-Constant.  —  Saint-Clément 
(élection  d'Aurillac)  :  réparations  à  la  couverture  de 
la  nef  et  du  clocher  :  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  d'Ormesson;  devis  des  réparations;  arrêt  du 
Conseil  d'État  ordonnant  Ti  m  position  de  la  dépense; 
rôle  de  répartition  ;  -procès-verbal  de  réception  des 
travaux,  1756-1757.  —  Saint-Clément  (élection  d'Is- 
soire)  :  réparations  de  l'église  :  projet  d*arrét  du 
Conseil  d'État,  correspondance  ;  rôle  de  répartition 
de  la  déjiense,  683  liv.  8  den.  ;  procès-verbal  de  ré- 
ception, 1752-1753;  —  refonte  de  deux  cloches 
par  le  s'  Limaux,  fondeur  de  Lorraine,  qui  était 
▼enu  fondre  une  cloche  à  Saint- An  thème  ;  requête 
des  habitants  à  l'efiet  d'imposer  sur  eux  pour  cette 


dépense  une  somme  de  340  liv.,  1772-1773.  —  Saint- 
Constant  :  requête  de  Geraud  Espeysse,  laboureur 
de  cette  paroisse,  exposant  à  M.  de  Maupeou,  inten- 
dant, que  les  consuls  de  Saint-Constant,  l'année 
1651,  consentirent  obligation  de  la  somme  de  600  liv. 
en  faveur  de  Guy  Falvelly,  juge  de  la  ville  de  Maurs, 
ce  dernier  ou  Pierre  Falvelly,  son  héritier  «  homme 
»  puissant  et  acréditté  à  présent  juge  de  ladite 
»  ville  de  Maurs  »,  ont  enlevé  la  délibération  qui 
autorisait  les  consuls  à  faire  cet  emprunt,  pour 
tâcher  de  faire  d'une  dette  de  communauté  une 
dette  particulière. 


C.  2635.  (Liasse.)  —  2  p.,  parch.;  62  p.,  pap.,  dont  4  cahiers 

de  41  feuillets;  i  cachet 

f6§4-1789.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Didier  —  Saint-Donat.  —  Saint-Didier  :  certificat  des 
collecteurs  de  1684,  attestant  qu'il  n'a  été  imposé 
aucuns  deniers  communs  depuis  30  ans  dans  ladite 
paroisse  et  que  la  commune  ne  possède  aucuns  re- 
venus patrimoniaux;  —  lettre  de  rintervdant  à  M. 
de  Mombriset,  175:^ ,  au  sujet  d'une  requête  des  habi- 
tants de  Celliat,  demandant  à  l'Intendant  d'arrêter 
les  poursuites  qu'ils  essuient  de  la  part  de  M.  de  Bois- 
sieux,  leur  seigneur  ;  il  les  renvoie  aux  juges  ordinai- 
res pour  le  fond  du  procès,  mais  prie  son  subdélé- 
gué d'informer  des  faits  d'oppression  imputés  à  M. 
de  Boissieux  contre  ses  censitaires.  —  Saint-Dier  : 
quittances  délivrées  aux  consuls  par  M.  de  Grand- 
saigne,  curé,  de  la  somme  de  20  liv.  que  lui  doit 
annuellement  la  paroisse  pour  le  loyer  de  son  pres- 
bytère. —  Saint-Diéry  :  requête  de  Jean  Chabaud, 
marchand,  du  village  de  La  Borie,  exposant  qu'il 
possède  deux  domaines,  l'un  dans  le  viHage  du  Mont, 
l'autre  dans  celui' de  Roussard,  en  raison  desquels 
domaines  il  a  droit  de  pacage  dans  les  communaux 
des  villages  susdits;  il  se  plaint  que  les  habitants  ont 
défpiché  une  partie  des  communaux  et  même  coupé 
les  chemins  qui  aboutissaient  au  pacage;  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  M..  Godivel,  subdélégué  àBesse; 
ordonnance  de  l'Intendant  contre  les  usurpateui's, 
1736-1740;  —  réparations  à  .l'église  :  déliljération 
du  9  sept.  1781;  le  s'  Gabriel  Durand,  entrepre- 
neur à  Plauzat,  estime  les  travaux  nécessaires  à 
10,000  liv.;  sur  l'observation  des  habitants  qu'ils 
ne  pourront  jamais  se  procurer  une  somme  aussi 
élevée,  il  fait  un  nouveau  devis  s'élevant  à  3,160 
liv. ,  les  matériaux  devant  être  charriés  à  pied- 
d'œuvre;  —    procès-verbal   de  l'état   de  l'église    de 


^ 


«  I 


I  » 


430  ARCHIVES  DU 

Saint-Diéry,  dressé  en  1783  par  Pierre  Carriol,  ar- 
chitecte à  Issoire,  en  présence  de  Guillaume  Blète- 
rie,  secrétaire  ordinaire  de  la  subdélégation  d'Issoire, 
les  travaux  sont  estimés  à  4,632  liv.;  —  procès- 
verbal    d'adjudication   au    s'  Carriol,    sans    rabais; 

—  arrêt  du  Conseil,  du  15  fév.  1785,  autorisant 
les  réparation^  à  faire  en  l'église  de  Saint-Diéry 
et  ordonnant  l'imposition  en  six  années  de  la  somme 
de  4,053  livres;  le  même  arrêt  autorise  les  travaux 
à  faire  à  Téglise  de  Gelles  et  à  celle  de  Peyrouse; 

—  rôles  d'imposition  sur  la  paroisse  de  Saint- 
Diéry;  —  réclamations  de  M.  de  Coteuge  au  sujet 
de  la  somme  pour  laquelle  on  Ta  inscrit  dans  les 
rôles  :  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Lafont;  — 
procès- verbal  de  réception  des  travaux  en  1787;  re- 
quêtes de  l'entrepreneur.  —  Saint-Donat  :  requêtes 
de  François  Ladéfvie,  exposant  qu'il  a  exercé  la 
charge  de  syndic  depuis  14  ou  15  ans  et  demandant 
à  être  déchargé;  avis  de  M.  Bleton,  subdélégué  à 
Tauves;  délibération  de  la  communauté  de  Saint- 
Donat,  1782-1786;  —  nomination  d'un  syndic  pour  dé- 
fendre à  la  demande  formée  contre  M.  et  M"*'  de 
Tourdonnet  en  désistement  de  deux  héritages  ;  avis 
de  M.  Bleton,  1778-1779;  —  nomination  d'un  syn- 
dic avec  pouvoir  de  faire  assigner  et  condamner  à 
tous  dépens,  dommages  et  intérêts  les  habitants  du 
village  de  Brimassanges ,  qui  ont  usurpé  les  com- 
munaux et  bois  appartenant  à  ceux  de  La  Pru- 
neyre,  1778-1783;  —  lettres  de  M.  de  Mallessaigne, 
relatives  aux  réparations  du  presbytère,   1747-1753. 


C.  2636.  (Liasse.)  —  82  pièces,  papier;  2  cachets. 

16S4-1787.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Eble  —  Saint-Étienne-sur-Blesle.  —  Saint- Kble  : 
lettre  de  M.  de  Mombriset ,  1751  ,  au  sujet  des 
•dégradations  faites  dans  un  pré  du  s*^  Martinon, 
au  lieu  de  Rougeac,  par  les  habitants  dudit  lieu. 
—  Saint-Eloy  :  lettres  de  M.  Georges,  1750,  au  su- 
jet des  réparations  du  presbytère  et  du  cimetière 
de  Saint-Eloy.  —  Saint-Étienne  de  Cariât  :  let- 
tre des  syndics,  1763 ,  au  sujet  du  procès  soutenu 
par  la  communauté  -contre  Charles  Dessales,  auquel 
on  dénie  la  qualité  d'écuyer.  —  Saint-Étienne-de- 
Chaumeil  :  contestation  entre  les  habitants  de  Chey- 
ranges,  paroisse  de  Saint-Étienne,  et  ceux  de  La 
Recoule ,  paroisse  de  Vignonet ,  1752 ,  au  sujet-  de 
la  propriété  de  bois  et  communaux;  lettre  de  M. 
de  Saint-Estienne  en  faveur  des  habitants  de  Chey- 
ranges;  —  plaintes  de  François  Dubois,  chevalier, 


PUY-DE-DOME. 

seigneur,  de  Saint-Étienne,  contre  les  habitants  de 
Cachebeurre,  pour  usurpation  de  communaux,  1750. 

—  Saint-Étienne-des-Champs  :  quittances  relatives 
aux  réparations  de  l'église,  1730-1731.  — *  Saint- 
Étienne-lès-Aurillac  :  lettres  et  requêtes  du  s""  Bâ- 
naguet ,  curé ,  au  sujet  de  son  logement  »  1785- 
1786.  —  Saint- Étienne-lès-Maurs  :  requêtes  adressées 
à  M^'  de  Vaubourg  et  à  M^^'  .d'Ormesson,  inten- 
dants, par  les  consuls  de  1642  ou  leurs  héritiers,  an 
sujet  des  frais  faits  par  eux  dans  la  poursuite  d'un 
procès  soutenu  au  nom  de  la  communauté  contre 
Jean  de  Guirard,  sieur  de  Senergues,  pour  raison 
de  l'exemption  de  tailles  prétendue  par  ledit  de 
Guirard,  1688-1695.  —  Saint-Étieune-près-Alègre  : 
déclaration  des  collecteurs,  1684,  attestant  que  les 
habitants  ne  doivent  aucuns  deniers  communs  et 
qu'ils  n'en  ont  pas  imposé  depuis  plus  de  30  ans; 

—  lettres  de  M.  Olier,  1751-1752,  au  sujet  des  répa- 
rations du  presbytère.  —  Saînt-Étienne-sur-Blesle  : 
certificat  des  collecteurs,  1684,  attestant  qu'il  n'y 
a  aucuns  deniers  communs  et  qu'aucune  imposition 
n'a  été  faite  depuis  plusieurs  années;  —  défriche- 
ments dans  les  communaux  du  village  de  Farge  : 
ordonnances  de  l'Intendant,  procès- verbal  par  M. 
Dutreuîl,  correspondance,  1756;  —  lettre  de  M.  Du- 
treuil ,  1755 ,  informant  l'Intendant  que  le  clo- 
cher et  l'église  d«  Saint-Étienne  s'étant  écroulés 
il  y  a  environ*  20  ans,  le  service  paroissial  s'é- 
tait fait  jusqu'à  ce  jour  dans  une  chapelle  au  lieu 
du  Cheylar;  les  habitants  se  sont  décidés  à  faire 
construire  un  clocher  et  ont  commencé  la  levée  des 
110  liv.  destinées  i  cet  usage;  l'Intendant  ordonne 
de  suspendre  la  levée  jusqu'à  ce  que  les  habitants 
se  soient  mis  en  règle;  —  nomination  d^un  syndic 
à  l'effet  de  demander  une  imposition  de  500  liv. 
pour  construire  un  clocher  et  faire  quelques  répa- 
tions  au  presbytère,  1778;  —  requêtes  du  curé, 
demandant  la  construction  d'un  nouveau  cimetière, 
Tancien  ayant  été  interdit  par  l'évêque;  lettres  de 
M.  Dutreuil,  1755-1756;  contestations  au  sujet  du 
logement  qu'occupe  le  curé  de  Saint-Étienne. 


C.  2637.  (Liasse.)  —  27  pièces,  pap.^  dont  1  cahiers  de  31  feuillets. 

1754-1755.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Étienne-sur-Usson  —  Sainte-Marie.  —  Saint-Étienne- 
sur-Usson  :  réparations  au  clocher  :  requête  et  dé- 
libération des  liabitants,  1772;  correspondance,  or- 
donnances de  l'Intendant;  adjudication  des  travaux 
en    1771   au   prix  de  970   liv.;   rôles  d'imposition  ; 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


431 


requêtes  de  l'entrepreneur;  procès-verbal  de  vérifi- 
cation des  travaux  en  1775.  —  Sainte-Eulalie  : 
procès-verbal  dressé  par  M.  de  Tournemire ,  sub- 
dél^ué  à  Mauriac,  des  défrichements  de  commu- 
naux dans  le  village  de  Chaumeil,  1758.  —  Sainte- 
Marie  :  réparations  au  clocher  :  correspondance  de 
llntendant  avec  M.  d'Ormesson  ;  rôle  dé  répartition 
d'une  somme  de  697  liv.  10  sols,  les  travaux  de- 
vant s'élever  à  675  liv.  d'après  l'adjudication,  1754. 


G.  2638.  (Liasse.)  —  63  p.,  papier;  1  cachet. 

1M4-f786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Perréol  —  Saint-Floret.  —  Saînt-Perréol  :  lettre  de 
M.  Martinon,  avpcat  à  Brioude,  1733,  au  sujet  d'un  dif- 
férend entre  lui  et  les  habitants  de  Cohade,  relative- 
ment à  un  pacage;  —  délibération  des  habitants  de 
Cobade  au  sujet  des  contestations  quUIs  ont  relative- 
ment aux  pacages  avec  ceux  de  Lendet,  ils  con- 
sentent à  un  arbitrage;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de 
Gizaguet,  1734  ;  —  construction  et  réparations  du  pres- 
bytère, 1770-1778  :  requêtes  des  habitants;  corres- 
pondance du  sieur  Pradier,  curé,  et  de  M.  Gueyffler, 
subd^égué  à  Brioude;  avis  de  M.  Gueyffier  exposant 
que  €  rindécence  de  l'ancienne  église  de  la  paroisse  de 

>  Saint-Ferréol,  la  crainte  de  sa  ruine  prochaine,  sa 
»  distance  des  villages  et  hameaux  qui  en  dépendoient 
;►  et  la  nécessité  de  rebâtir  un  presbytère  furent  autant 
»  de  motifs  qui  déterminèrent  les  paroissiens,  il  y  a 
»  vingt  ans  ou  environ,  à  bâtir  une  nouvelle  église, 
»  mieux  à  leur  portée,  dans  le  principal  lieu  qui  est  le 
»  village  de  Cohade  >  ;  on  commença  également  à  cons- 
truire un  presbytère  dans  le  même  lieu»  mais  les 
travaux  ont  été  interrompus  faute  de  ressources  ou  par 
]a  négligence  des  habitants;  devis, des  réparations  à 
faire,  1776.  —  Saint-Ferréol-des-Cotes  :  contestation 
entre  les  consuls  de  Tannée  1749  et  le  sieur  Passemard, 
messager  à  Ambert  «  au  sujet  d*une  somme  que  ce 
»  particulier  se  retint  sur  une  plus  forte  dont  ils 
9  1  avoient  chargé  pour  la  remettre  à  la  recette  des 

>  tailles  »;  MM.  Yimal,  marchands,  doivent  payer 
60  liv.  à  ces  consuls  par  délégation  sur  le  prix  de  la 
vente  de  quelques  héritages  acquis  de  Passemard  ; 
copie  de  l'acte  de  vente  ;  lettre  de  M.  de  Moras , 
1751.  —  Salnt-Floret  :  certificats  des  consuls  attestant 
qu'il  n*y  a  dans  ledit  lieu  ni  deniers  communs  ni  dette 
de  communauté,  1684  ;  —  requête  d'Antoine  Deshors, 
curé,  à  Tofilcial  du  diocèse  de  Clermont,  exposant  que 
l'église  de  Saint-Floret  est  en  ruines;  M.  Burin 
commet  le  curé  de  Saint-Diéry  pour  la  visiter,  1685  ; 


procès-verbal  de  visite  par  L.  Dabert,  curé  de  Saint- 
Diéry  ^  délibération  des  habitants  du  7  octobre  1685 
décidant  de  présenter  requête  à  l'Intendant  ;  requête  à 
M.  de  Berulle  ;  annonce  de  l'adjudication  ;  les  travaux 
sont  adjugés  le  12  sept.  1686  au  prix  de  1,100  liv.; 
avis  de  l'Intendant  à  transmettre  au  Conseil  d'État 
pour  obtenir  l'imposition  ;  —  refonte  d'une  cloche  par 
le  nommé  Umon,  fondeur,  1782-1787;  —  lettre  de 
Mme  d'Alègre  de  Rupelmonde,  du  21  septembre  1748, 
recommandant  à  l'Intendant  les  intérêts  de  sa  terre  de 
Saint-Floret,  contre  le  curé  du  lieu  qui  organise  une 
cabale  pour  se  rendre  maitre  du  ban  des  vendanges  ; 
elle  donne  ensuite  à  M.  Rossignol  des  nouvelles  de 
Paris  :  le  procès  gagné  par  M.  de  Moras  contre  M. 
de  Menière,  la  mort  de  M.  de  Montmorin,  gouver- 
neur de  Fontainebleau,  Tacquisition  du  Palais  Bour^ 
bon  par  la  princesse  de  Conti  ;  —  réponse  de  l'Inten- 
dant, assurant  M"'  de  Rupelmonde  qu'il  ne  se  passera 
rien  dans  ses  terres  dé  la  part  de  Tlntendant  qui  puisse 
lui  déplaire;  il  l'invite  à  recommander  à  ses  juges  <  de 
»  ne  faire  indiquer  et  publier  l'ouverture  des  ven- 
»  danges  que  pour  le  jour  convenable  pour  la  ma- 
»  turilé  des  raisins,  et  après  en  être  convenu  avec 
»  le  corps  commun  des  habitants  qui,  par  Je  prin- 
»  cipal  intérêt  qu'ils  y  ont,' doivent  être  consultés; 
»  d'autant   plus    que    cela    ne    préjudicie    en    rien 
»  aux  droits   du    seigneur   qui  peut  toujours   faire 
»  vendanger    avant  »  ;   —  ban    des    vendanges    de 
Saint-Floret.  Saint-Cirgues ,  etc.,  par  Jean-Amable 
Andraud,  bailli  du  marquisat  de  Tourzel,  pour  l'an- 
née 1748;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  15  oct. 
1748,  homologuant  une   délibération    des   habitants 
de  Saint-Floret  par  laquelle  ceux-ci  décident,  con- 
trairement au  ban  arrêté  par  le  bailli,  de  vendanger 
les   mêmes  jours   qu'à    Saint- Cirgues;    l'Intendant 
ajoute  que  son  ordonnance  devra  être  communiquée 
au  fermier  de  la  terre   de  Saint-Floret,  afin   qu'il 
puisse,  si  bon  lui  semble,  vendanger  un  jour  avant 
les  autres;  —  requête  de  M™*  de  Rupelmonde,  pro- 
testant  contre   la   délibération  et  J'ordonnance    ci- 
dessus;  extraits  d'un   terrier   de    Saint -Flour- le - 
Chastel,  1726,  dans  lesquels  est  mentionné  le  droit 
pour  le  seigneur  d'indiquer  le  ban  des  vendanges; 
—  lettre  de  l'Intendant,  du  18  oct.  1748,  invitant 
M"*  de  Rupelmonde  à  réprimander  le  s'  Andraud ,  ' 
son  bailli,  d'avoir  voulu   retarder  jusqu'au  26   les 
vendanges  à  Saint-Floret;  «  j'ai  sçeu,  et  je  me  suis 
»  même  aperçu,  par  -  le  raisonnement  de  votre  fer- 
»  mier,  que  cet  arrangement  n'avoit  été  fait  ainsy 
»  que  pour  que  ce  fermier  pût  lever  plus  facilement 
»  les   dixmes    dans    chaque   paroisse  ;    vous    sentes 


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432  ARCHIVES  Ï)U 

>  combien  il  auroit  été  dangereux  d'exposer  les  ha- 
»  bitans  à  perdre  une  récolte  aussy  précieuse  pour 
»  eux,  dans  la  vue  seulement'  d'épargner  à  un  fer- 
»  mier  les  journées  de  quelques  hommes  de  plus 
»  pour  lever  la  dixme  »  ;  —  lettre  de  M.  Lafont , 
du  4  nov.  1748,  affirmant  que  l'ordonnance  rendue 
par  l'Intendant  est  très  juridique  et  ne  donne  au- 
cune atteinte  aux  droits  du  seigneur?  il  cite  les 
dispositions  des  coutumes  du  Berry  et  du  Niver- 
nais; les  officiers  de  justice  ne  peuvent  fixer  le  ban 
sans  consulter  les  habitants,  «  dans  la  triste  con- 
»  joncture  où  les  traverses  des  officiers  de  justice 
>►  de  M"®  de  Rupelmonde  ont  jette  les  habitaos  de 

>  cette  paroisse,, en  faisant  un  règlement  opposé  à 
»  celuy  qui  avoit  éti  résolu   dans   leur  assemblée , 

>  ces  opprimés  se  sont  adressés  à  vous,  Monseigneur, 
»  qui  êtes   le    protecteur  des   intérêts   des  commu« 

>  nautés  et  le  juge  de  police  de  toute  la  généra- 
»  lité;  vous  les  avés  écoutés,  parce  que  leur  demande 

>  étoit  juste  et  conforme  à  Tordre  public.  Je  ne 
»  comprends  pas  comment  M"*  de  Rupelmonde  ose 
»  se  plaindre  de  cette  ordonnance  »  ;  —  nouvelle 
lettre  de  M"'  de  Rupelmonde. 


C.  2639.  (Liasse.)  —  34  pièces,  pap.,  dont  1  impr.  et  2  cahiers 

de  ^  feaiilets  :  1  cachet. 

169§-17SI.  —  Affaires  communales.  —  Sainte- 
Florine.  —  Arrêt  du  Conseil  d'État,  du  13  mai  1698, 
maintenant  et  gardant  le  couvent  des  religieuses  de 
Sainte-Florine,  de  l'ordre  de  Fontevrault,  la  commu- 
nauté de  Sainte-Florine  et  Antoine  Chabillon;  habi- 
tant  du  même  lieu,  dans  la  possession,  jouissance  et 
propriété  des  mines  de  charbon  de  terre  appelées  la 
Commune  de  Grosmeney,  les  Gourshaut  et-  la  Loge, 
ensemble  de  toutes  les  autres  mines  de  pareille  qua- 
lité qu'ils  ont  fait  ouvrir  sur  leurs  fonds,  leur  per- 
mettant d'en  continuer  l'exploitation  comme  ils  fai- 
saient ou  auraient  pu  faire  avant  lesd.  ordonnances  ; 
faisant  défense  au  duc  d'Uzès  et  à  ses  fermiers  de  les 
troubler  sous  quelque  prétexte  que  ce  soit  (impr.  à 
Paris,  chez  la  \^«  L.  Rondet,  in-fol.,  6  pages);  — 
requête  du  curé,  des  consuls  et  des  habitants  de 
■  Sainte -Florine,  demandant  à  l'Intendant  de  faire 
adjuger  la  part  appartenant  àia  commune  (les  deux 
tiers)  dans  la  mine  de  Grosmeney  au  s*^  Ju  des  Retz, 
intéressé  dans  la  compagnie  des  mines  de  cette  pro- 
vince, moyennant  la  somme  de  400  liv.,  sous  la  sou- 
mission faite  par  ce  dernier  de  ne  pas  l'exploiter 
et  de  l'entretenir  en  bon  état;  ils  espèrent  en  effet 


PUY-DE-DOME. 

qu'à  l'expiration  des  quatre  années  pour  lesquelles 
le  s*"  Ju  des  Retz  offre  de  s'engager,  on  pourra  affer- 
mer la  mine  à  un  prix  plus  élevé  que  celui  dé 
830  l}v.  offert  par  le  s'  Lafont  pour  l'exploitation; 
ils  prient  en  conséquence  l'Intendant  de  confirmer 
l'adjudication  faite  à  M.  Ju  des  Retz  par  le  subdè- 
légué;  ordonnance  de  l'Intendant,  du  10  déc.  1740, 
confirmant  l'adjudication  en  question;  —  requêtes, 
délibérations,  correspondance  de  M.  Lafont  de  Saint- 
Marts  au  sujet  de  la  ferme  de  la  mine  communale; 
lettre  du  s*"  Benoît,  curé,  demandant  que  les  deniers 
à  provenir  de  ladite  ferme  soient  réservés,  suivant 
l'usage,  aux  réparations  de  l'église,  qui  en  a  grand 
besoin,  1773-1774;  —  lettres  de  M.  Jouzencie,  174^» 
au  sujet  des  réparations  de  l'église  et  du  cimetière  t 

—  analyse  de  pièces  relatives  à  un  projet  de  répa- 
rations dans  l'église  et  de  refonte  d'une  cloche,  1770; 
— :  réparations  du  clocher  :  requête  des  habitants; 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Lafont  de 
Saint-Jtfarts;  devis  estimatif;  procès -verbal  d'adju- 
dication au  prix  de  840  liv.  ;  procès-verbal  de  récep- 
tion des  travaux;  rôles  de  répartition  de  la  dépense; 

—  lettre  de  M.  Jouzencie,  du  14  juillet  1737,  adres- 
sant à  intendant  une  délibération  au  sujet  d'un 
legs  de  3,000  liv.  en  primcipal  fait  en  1700  pour  U 
fondation  d'une  école  à  Sainte-Florine. 


C.  2640.  (Liasse.)  —  126  pièces,  pap.,  dont  1  cah.  de  16  feuillets; 

1  cachet. 

« 
« 

1740-1764.  —  Affaires  commonales.  —  Sainte- 
Florine.  —  Comptabilité.  —  Lettre  de  M.  Jouzencie, 
subdélégué  à  Lempdes,  du  4  déc.  1740,  annonçant 
qu'il  a  fait  l'estimation  «  du  plancher  de  la  chambre 
»  appartenant  à  Biaise  Cornet,  qui  fut  enfoncé  par 
»  le  grand  nombre  de  personnes  avec  lesquelles  je 
»  travaillois  aux  préliminaires  du  roUe  tariffé  de 
»  cette  communauté  de  Sainte-Florine,  laquelle  estî- 
»  mation  j'ay  faite  à  la  somme  de  29  liv.  4  sols» 
»  tous  les  bois  ayant  été  rompus  >  ;  on  pourra  preit-^ 
dre  cette  somme  sur  les  revenus  de  la  charbonnière; 
—  lettre  du  même,  du  12  janvier  1741,  au  sujet  des 
patrimoniaux  de  Sainte-Florine  \  la  mine  de  char- 
bon a  appartenu  de  tout  temps  à  cette  communauté 
qui  a  été  maintenue  en  possession  par  arrêt  du 
Conseil  du  13  mai  1698;  lors  du  procès  qu'ils  eurent 
avec  M.  le  duc  d'Uzès  et  ses  subrogés,  les  habitants 
abandonnèrent  le  tiers  de  la  mine  à  feu  M.  de  Pons 
de  Frugères,  à  condition  qu'il  les  aiderait  à  soutenir 
le  procès,  ainsi  qu'on  peut  le  voir  dans  une  déli- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


493 


bération  de  novembre  1097;  M.  de  Pons  a  joui  du 
tiers  en  question  tant  que  la  mine  a  été  exploitée  ; 
les  habitants  prétendent  avoir  employé  en  répara- 
tions publiques  le  produit  des  d^ux  tiers  qu'ils  ,se 
sont  réservés;  ils  ont  eu  également  à  soutenir  un 
procès  contre  le  s'  Bardy,  pour  le  rétablissement 
d'une  école  fondée  par  Michel  Bardy  ;  le  dernier  bail 
consenti  pojur  5  années  à  la  Gompâgliie  des  Charbons 
de  cette  province  était  de  900  liv.  ;  c'est  Noël  Sauvât 
qui  a  dû  percevoir  au  nom  de  la  commune  et  faire 
emploi  desdites  900  liv.  ;  M.  Jouzencie  ne  saurait 
dire  si  les  revenus  ont  été  utilement  et  entièrement 
employés,  «  attendu  qu'ils  ont  fait  ledit  employ 
»  sans  aucunes  ordonnances  de  Votre  Grandeur  »; 
il  serait  à  propos  d'obliger  Sauvât  à  rendre  compte; 
•^  ordonnance  de  l'Intendant,  du  16  avril  1749,  en- 
joignant aux  consuls,  fermiers,  syndics  et  autres 
dépositaires  des  revenus  patrimoniaux  de  Sainte- 
Florine,  de  reodre  compte  par  devant  lui  de  leur 
gestion  depuis  1720;  correspondance  à  ce  sujet  de 
l'Intendant,  de  M.  Benoît,  curé  de  Sainte^ Florine, 
de  M.  Jouzencie,  1749-1755;  —  compte  que  rendent 
par  devant  l'Intendant  Noël  Sauvât,  Marc  Pontanier, 
Antoine  Mercier  et  Gruillaume  Chabillon,  ce  dernier 
pour  feu  Jacques  Chabillon,  son  père,  syndics  de  la 
paroisse  de  Sainte-Florine,  de  l'emploi  qu'ils  ont  fait 
des  patrimoniaux  de  la  commune  ;  ils  exposent  que 
la  mine  de  charbon,  située  au  terroir  appelé  de  Gro- 
mesnil  ou  de  Chambelère  était  restée  longtemps  sans 
être  exploitée,  lorsqu'au  mois  de  septembre  1735  une 
compagnie  .  s'étant  formée  pour  Texploitation  des 
mines  de  la  province,  l'adjudication  des  deux  tiers 
appartenant  à  la  commune  a  été  faite  à  M.  Pierre 
Leclerq ,  avocat  en  Parlement ,  tant  pour  lui  que 
pour  ses  associés;  elle  fut  adjugée  de  nouveau  en 
1740  au  s'  Ju  des  Retz  et  à  ses  associés  pour  quatre 
années,  moyennant  le  prix  de  400  liv.,  à  charge  de 
ne  point  exploiter  ladite  mine;  recette,  6,100  liv.; 
dépense,  6,100  liv.;  parmi  les  dépenses  oïl  remar- 
que celles  afférentes  aux  réparations  des  couvierts 
de  l'église  ;  180  liv.  pour  réparations  au  presbytère  ; 
110  liv.  5  sols  dépensés  pour  achat  d'ornements, 
chasuble  et  dalmatique,  destinés  à  l'église  de  Sainte- 
Florine;  31  liv.  payées  au  s*"  Seurot  pour  une  petite 
.cloche  destinée  à  la  chapelle  de  Sainte-Florine; 
24  liv.  8  sols  pour  travaux  exécutés  à  la  maison 
d'école,  occupée  par  le  s'  Pérignon,  maitre  d'école; 
plusieurs  sommes  dépensées  pour  rétablissement  de 
la  taille  tarifée;  1,600  liv.  pour  les  réparations  de 
réglise;  —  parmi  les  pièces  justificatives  on  remar- 
que :  un  projet  de  règlement  pour  l'exploitation  des 
PuY-DR-DÔME.  —  Série  C. 


mines  de  charbon ,  envoyé  à  Paris  en  1743  ;  une 
série  de  délibérations  expédiées  par  Creyssent,  n(v- 
taire,  et  relatives  aux  réparations  de  l'église,  à  la 
fonte  des  cloches,  etc.  ;  le  prix  fait  de  la  fonte  des 
cloches  par  P.  Mare,  Mathieu  et  Biaise  Seurot,  fon- 
deurs, de  Brioude  et  de  Javaugues;  les  procès- ver- 
baux d'adjudication  de  la  charbonnière;  —  observa- 
tions du  délégué  sur  la  reddition  des  comptes;  — 
correspondance  relative  aux  vingtièmes  dus  par  la 
communauté  de  Sainte-Floruie,  1764. 


C.  264-1.  (Liasse.)  —  î$7  pièces,  papier. 

(1J7S)  I6S4-1767.  —  Affaires  communales.  — 
Saint-Plour.  —  Assemblées,  personnel,  —  Copie  des 
lettres  patentes,  du  17  janvier  1475,  destituant  les 
consuls  et  conseillers  de  la  ville  de  Saint-Flour, 
pour  prévarication  et  trahison,  ayant  été  convaincus 
€  d'avoir  adhéré  et  eu  plusieurs  intelligences  avec 
»  le  duc  de  Nemours  et  feu  Jean  d'Armaniac  et 
»  iceux  soutenu  et  favorisé  tant  de  vivres,  artille- 
»  rie,  qu'autres  choses  à  eux  nécessaires,  combien 
»  qu'ils  fussent  duement  informés  qu'ils  s'étoient 
»  élevés  et  mis  sus  en  guerre  à  rencontre  de  nous 
»  et  de  la  couronne  de  France  »  ;  et  nommant  de 
nouveaux  consuls  et  conseillers  ;  les  conseillers  re- 
nouvelleront les  consuls  d'année  en  année;  lorsqu^un 
des  postes  de  conseillers  viendra  à  vaquer,  par  mort 
ou  autrement,  les  conseillers  restants  en  établiront 
un  autre  <  suffisant  et  idoine  »,  les  consuls  et  con- 
seillers prêteront  serment  aux  mains  du  capitaine  de 
la  ville  €  d'être  bons  et  lovaux  envers  nous  et  nos 
»  successeurs  roys,  de  nous  obéir  et  servir  envers 
»  tous  et  contre  tous  »  ;  ils  ne  prêteront  plus  aucun 
serment  aux  mains  de  l'évêque;  le  roi  ordonne  en 
outre  que  personne  à  l'avenir  ne  pourra  tenir  en 
ladite  ville  aucune  aulne  ou  mesure  de  blé  ou  de 
vin;  —  ordonnance  de  M.  Urbain  Le  Goux  de  la 
Berchère,  intendant  d'Auvergne,  ordonnant  que  les 
habitants  de  Saint-Flour  nommeront  à  l'avenir  leur» 
consuls  le  10  octobre  de  chaque  année;  à  Saint- 
Flour,  le  19  oct.  1694  ;  —  projet  de  règlement  pour 
la  tenue  des  assemblées  du  corps  de  ville  de  Saint- 
Flour  et  le  gouvernement  des  affaires  de  ladite  ville, 
adressé  par  M.  Trudaine,  intendant,  à  M.  de  Roche- 
brune,  pour  avoir  son  avis;  —  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  de  Rochebrune,  du  20  août  1732  :  il  pense  que 
les  officiers  de  la  justice  de  l'évêque  ne  devraient 
pas  avoir  entrée  aux  assemblées  de  ville ,  à  cause 
des  différends  qui  s'élèvent  souvent  entre  la  ville  et 

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434  ARCHIVES  DU 

révêque  ;  il  faudrait  également  en  interdire  l'entrée 
aux  greffiers,  notaires,  procureurs  et  à  tous  les  auti^s 
officiers  gënéralenaent  pourvus  en  titre  d'office;  ras- 
semblée sera  bien  assez  nombreuse  quand  elle  sera 
composée  dç  tous  les  officiers  du  bailliage,  de  tous 
ceux  de  l'Élection,  de  tous  ceux  qui  auront  été  con- 
suls et  de  tous  les  laïques  qui  auront  été  adminis- 
trateurs de  l'hôpital;  quoique  les  rangs  soient  mar- 
qués dans  le  projet  de  règlement,  il  semble  à  M.  de 
Rochebrune  qu'ils  devraient  l'être  avec  plus  de  pré- 
cision pour  éviter  les  contestations;  rassemblée  gé- 
nérale serait  mal  placée  au  24  août,  parce  qu'à  cette 
date  une  partie  des  habitants  est  à  la  campagne  ; 
comme  M.  de  Rochebrune  prévoit  qu'il  sera  considéré 
comme  Tinstigateur  de  ce  nouveau  règlement,  ayant 
souvent  menacé  les  trois  tribus  qui  dominent  dans 
cette  ville  de  se  plaindre  de  leurs  cabales ,  îl  prie 
l'Intendant  de  bien  définir  les  prérogatives  de  sa 
charge,  car  il  craint  qu'on  n'essaye  de  lui  faire  de 
la  peine  directement  ou  indirectement  ;  il  envoie  à 
cet  effet  un  état  des  prérogatives  attribuées  à  cette 
charge  par  un  arrêt  du  24  avril  1621  ;  en  particulier 
il  désire  être  maintenu  dans  le  droit  de  recevoir  les 
serments  des  consuls  et  conseillers,  de  faire  les  ad- 
judications, d'être  prévenu  par  les  consuls  du  sujet 
de  leurs  assemblées  et  de  ce  qu'ils  ont  à  y  proposer, 
enfin  de  recevoir  les  comptes  des  consuls  en  présence 
des  auditeurs  nommés  par  la  ville  et  de  garder  une 
clef  des  archives  ;  —  ordonnance  de  M.  Trudaine,  in- 
tendant, du  7  nov.  1732,  portant  règlement  pour  les 
assemblées  du  corps  de  ville  de  Saint-'Flour  :  «  Le 
*  »  Roy  nous  ayant  commis ,  par  arrêt  de  son  Conseil 

>  du  11  février  1731 ,  pour  feiire  la  liquidation  des; 

>  dettes  de  la  ville  de  Saint- Flour,  nous  avons  re- 
»  connu    que   la  principale  source   du  dérangement 

>  des  affaires  de  cette  ville  provient  du  peu  d'ordre 
»  qui  a  esté  gardé  jusqu'à  présent  dans  la  tenue  des 

>  assemblées  du  corps  de  ville,  les  unes  étant  quelque- 

>  fois  trop  nombreuses  pour  n'être  pas  tumultueuses, 
»  et  pour  le  plus  souvant  ne  s'y  trouvant  pas  assez 
»  d'habitants  pour  délibérer  sur  les  véritables  inté- 
»  rets  de  la  ville  »;  à  l'avenir  il  se  tiendra  tous  les 
ans%  le  24  juin,  une  assemblée  générale  à  laquelle 
pourront  assister  tous  les  officiers  du  bailliage,  de 
rËlection,  de  la  justice  seigneuriale,  tous  ceux  qui 
auront  passé  par  la  diarge  consulaire  ou  qui  auront 
été  administrateurs  laïques  de  l'hôpital;  on  nommera 
ce  jour- là  les  consuls  et  collecteurs  qui  entreront 
en  charge  le  l*'  octobre  suivant,  on  complétera  le 
corps  de  ville,  on  nommera  le  receveur  des  octrois 
et  le  secrétaire  ;  le  corps  de  ville  se  composera  du 


PUY-DE-DOME. 

lieutenant  général  et  du  procureur  du  roi  du  bail- 
liage, des  trois  consuls  en  charge  et  des  trois  consuls 
sortants,  de  dix  conseillers  élus  par  l'assemblée  gé- 
nérale; le  Conseil  ^insi  formé  s'assemblera  au  moins 
une,  fois  les  premiers  jours  de  chaque  mois;  11  mem- 
bres présents  rendront  les  délibérations  valables,  si 
ce  chifire  de  11  n'était  pas  atteint,  chacun  des  dé- 
faillants paiera  une  amende  de  10  livres^  les  biens 
patrimoniaux  seront  affermés^  le  cas  échéant,  par 
le    lieutenant  général ,  en   présence   du   Conseil    de 
ville;  tous  les  deniers  seront  remis  entre  les  mains 
d'un  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux,  les  con- 
suis  ne   toucheront  au^^une   somme ,   mais  pour  les 
dépenses  imprévues  ils  pourront  tirer  sur  le  rece- 
veur des  mandements  au-dessous  de  la   somme   de 
100   liv.    qui   ne    pourront   être   acquittés   qu'après 
avoir  été  visés  par  l'Intendant;  le  receveur  des  oc- 
trois présentera  tous  Ifes  ans  son  compte  à  l'Inten- 
dant, lequel  compte  sera  débattu  par  le  Conseil  de 
ville;  les  délibérations  du  Conseil  de  ville  ne  pour- 
ront être  mises  à  exécution  qu'après  avoir  été  homo- 
loguées par  l'Intendant;  le  lieutenant  général  du  bail- 
liage présidera  à  toutes  les  assemblées  générales  et 
aux  conseils  ;  les   consuls    proposeront  les    matières 
sur  lesquelles  11  y  aura  à  délibérer;  les  voix  de  ceux 
qui   seront  parents   aux  degrés   de   l'ordonnance  ne 
seront  comptées  que  pour  une  dans  toutes  les  déli- 
bérations; les  délibérations  seront  conclues  et  signées 
dans  l'hôtel  de  ville  ;  —  lettre  de  l'Intendant,  adres- 
sant l'ordonnance  ci -dessus  à  M.   de  Rochebrune: 
M.   Trudaine  annonce  qu'après    y  avoir   mûrement 
réfléchi,  il  n'a  pas  jugé  à  propos  de  séparer  la  col- 
lecte du  consulat ,  «  c'eut  été  soulever  des  opposi- 
»  tions  contre  ce  nouveau  règlement  qui  n'en  aura 
»  peut  estre  déjà  que  trop.  D'aillieurs  cette  jonction 
»  de  la  collecte  au  consulat  que  je  regarde  comme 
»  un  abus  à  réformer  dans  touttes  les  grosses  villes 
»  de  la  province  demande  un  règlement  et  un  ar- 
»  rangement  général  »  ;  le  receveur  des  octrois  sera 
invité  à  rendre  tous  ses  comptes  arriérés;  —  pièces 
adressées  à  l'Intendant,  par  M.  de  Rochebrune,  à  l'ap- 
pui de  ses  observations  :  état  des  prérogatives  accor- 
dées à  l'office  de  lieutenant  général  de  la  ville  de 
Cusset  par  arrêt  du  Conseil  privé  du  roi,  du  24  avril 
1621;  extrait  d'un  titre,  du  6  nov.  149^,  par  lequel 
il  est  déclaré  que  les  officiers  de  l'évéque  ne  pourront 
être  consuls,  conseillers,  ni  jurés  de  la  ville;  —  re- 
quête adressée  à  l'Intendant  au  nom  des  conseillers 
de  ville  protestant  contre  la  prétention  des  officiers 
du  bailliage,  de  l'Élection  et  de  la  justice  seigneu- 
riale, de  signer  avant  eux  et  immédiatement  après 


.* 


i 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


435 


les  consuls  ;  ils  font  observer  aussi  que  les  officiers 
du  seigneur  et  les  élus  ne  devraient  pas  assister  aux 
..assemblées,  parce  que  cela  nuirait  à  la  liberté  si  né- 
cessaire aux  délibérations;  —  lettre  de  M.  de  Roche- 
brune»  du  4  janvier  1733,  annonçant  que  tout  le 
monde  a  senti  l'avantage  que  procurerait  à  la  ville 
le  nouveau  règlement ,  mais  des  difficultés  se  sont 
élevées  au  sujet  des  préséances  ;  il  a  trouvé  l'évêque 
fort  attaché  à  soutenir  les  prérogatives  des  officiers 
de  sa  justice;  €  M.  Dejax,  avocat  de  Brioude,  luy 
»  a  envc^é,  à  ce  qu'il  m'a  dit,  un  arrêt  du  Conseil, 
»  du  18  juin  1685,  randu  en  faveur  du  baillif  de 
»  Brioude  contre  les  esleus  de  la  mesme  ville,  sur 

>  lequel  il  prêtant  se  fonder  »;  M.  Trudaine  répond 
4\ïxe  le  règlement  doit  tout  d'abord  être  enregistré, 
puis  ceux  qui  se  croiront  lésés  pourront  protester 
<  avec  tout  le  respect  qu'ils  doivent  à  l'autorité  dont 

>  je  suis  revêtu  ;    ils    se    pourvoiront    devant    moy 

>  pour  obtenir  le  changement  de  ce  qui  les  blesse 

>  ou  la  décision  sur  les  points  qui  ne  sont  pas  suffi- 

>  samment  décidés  »;  ils  n'ont  point  à  craindre  sur 
cela  des  procès  coûteux,  car  l'Intendant  terminera 
{affaire  ou  la  fera  juger  au  Conseil  sans  aucuns 
frais;  «  ce  que  je  vous  recommande  principalement 
»  est  de  garder  avec  M.  de  Saint-FIour  touttes  les 

>  mesures  de  politesse  et  touttes  les  déférences  qui 
»  lui  sont  dues.  Faites -luy  sentir  que  les  officiers 
»  de  sa  justice  avoient  été  exclus  de  tout  temps  des 
1»  assemblées  de  ville;  qu'il  peut  estre  cependant  de 
»  son  interest  qu'ils  s'y  trouvent  en  bien  des  cir- 
»  constances  et  qu'à  regard  de  la  préséance  je  ne  me 

>  suis  point  encore  ouvert  sur  cela,  que  peut  estre 

>  ma  décision  lui  sera-t-elle  favorable  »  ;  —  lettre  de 
M.  de  Rochebrune,  du  14  janvier  1733,  annonçant 
que  le  règlement  a  été  enregistré  et  qu'on  a  com- 
mencé à  l'exécuter;  —  extrait  pour  les  habitants  de 
la  foraine  de  Saint- Flour,  demandeurs,  contre  les 
consuls  et  habitants  de  la  ville  et  faut>ourgs  de  Saint- 
Flour;  ils  demandent  :  1**  qu'en  exécution  des  tran- 
sactions passées  entre  eux  et  les  habitants  de  la  ville 
et  faubourgs,  les  9  mai  1494  et  24  juillet  1556,  ils  ne 
puissent  être  imposés  qu'à  un  septième  des  imposi- 
tions tant  ordinaires  qu'extraordinaires  ;  2®  d'être 
admis  dans  les  assemblées  avec  voix  •  délibérative 
comme  ne  faisant  qu'une  même  communauté  avec 
la  ville  et  les  faubourgs;  ils  font  aussi  d'autres  de- 
mandes relatives  au  tableau  des  consuls  et  au  recou- 
vrement des  impositions  ;  —  lettre  de  M-  de  Beaulieu, 
du  12  juillet  1752,  proposant  à  l'Intendant  d'assu- 
jettir au  tableau,  .pour  la  nomination  des  consuls, 
la  ville   de  Saint- Flour,  comme  le  sont  et  doivent 


l'être  toutes  les  autres  de  l'Élection;  en  elOfet*  Tas*^ 
semblée  dans  laquelle  sont  nommés  les  consuls  est 
presque  toujours  tumultueuse  par  les  brigues  qui  s*y 
forment,  c  étant  souvent  composée  de  plusieurs  va* 
»  eaux  qui  se  sont  affranchis  du  consulat  par  des 
»  charges  en  TËlection,  dans  les  maréchaussées,  les 
»  changes,  les  Eaux  et  Forêts  et  autres,  qui,  n'ayant 
»  plus  aucun  intérêt  personnel  au  consulat,  n'ayant 
»  encore  rien  à  craindre  du  côté  de  l'imposition. 
»  parce  qu'ils  se  trouvent  exempts  ou  cottisés  d*ot- 
»  fice,  font  souvent  tomber  le  fardeau  sur  des  habi*^ 
»  tans  ou  insolvables  ou  qui  l'ont  déjà  suporté  >; 
-r  avis  de'  M.  Duprn  :  les  tableaux  sont  ordonnés 
pour  les  paroisses  et  non  pour  les  villes  ;  —  sentence 
de  l'Élection  de  Saint- Flour,  du  26  oct.  1767,  qui 
déclare  nulle  la  nomination  des  collecteurs  faite  par 
l'assemblée  de  l'hôtel  de  ville  du  26  septembre  pré- 
cédent; lettre  à  ce  sujet  de  MM.  Chazelèdes  et 
Chirol,  échevins,  et  de  M.  Vigier,  protestant  contra 
cette  sentence  et  déclarant  que  la  ville  de  Saint- 
Flou  r  a  de  tout  temps  nommé  ses  consuls  et  collec- 
teurs sans  que  les  élus  aient  jamais  fait  opposition  ; 

—  extraits  de  l'enregistrement  des  provisions  de 
l'office  du  s'  Spy,  maire  de  la  ville  de  Saint-Flour, 
dans  le  registre  de  Thôtel  de  ville,  le  5  mars  1704, 
et  de  celles  du  s'  Alexandre  Luilier,  receveur  des 
deniers  patrimoniaux,  et  son  installation  le  13  déc 
1713  ;  —  délibération  du  31  août  1760,  au  sujet  de 
l'arrêt  du  Conseil  d'État  du  roi,  du  17  mai  1760, 
ordonnant  que  les  villes,  qui  voudront  payer  la 
finance  pour  être  dispensées  de  donner  un  homme 
vivant  et  mourant  pour  les  offices  municipaux  qui 
leur  sont  réunis,  y  seront  admises  jusqu'au  31  oct» 
prochain;  les  habitants  décident  de  payer  la  finance; 

—  délibération,  du  12  janvier  1729 ,  désignant  An- 
toine Bardol,  conseiller  de  ville,  pour  receveur  des 
octrois  et  patrimoniaux  ;  lettre  de  M.  Tassy  de 
Montluc  adressant  cette  délibération  à  l'Intendant; 
«  vous  y  verres  qu'ils  n'ont  eu  aucun  égard  au  sujet 
»  que  vous  leur  proposiés  par  votre  lettre  »  ;  —  dé- 
libération, du  21  sept.  1737,  nommant  Pierre  Beautils 
receveur  des  patri^ioniaux  à  la  place  du  s'  Bardol» 
démissionnaire  ;  confirmation  du  s*"  Beaufils,  le  3  mai 
1741  ;  —  correspondance  relative  à  la  nomination  de 
Pierre  Costes  pour  receveur  des  octrois  et  patrimo- 
niaux ,  1742  ;  —  délibération  du  24  mai  1746 ,  par 
laquelle  les  habitants  nomment  M.  Delherm  médecin 
de  l'hôpital  de  Saint- Flour;  M.  Delherm  recevra 
une  pension  de  300  liv.,  sera  exempt  de  tailles,  du 
logement  des  gens  de  guerre  et  de  toutes  charges 
publiques;  approbation  de  l'Intendant;  -—  lettre  de 


•  • 


436  ARCfflVES  DU 

M.  Tassy  de  Montluc,  du  17  fév.  1739,  au  sujet  des 
cabales  soulevées  dans  la  ville  à  Toccasi^n  du  choix 
du  médecin;  le  s'  Delherm,  à  qui  Ton  avait  imposé 
la  condition  de  ne  sortir  de  la  ville  qu'avec  permis- 
sion, en  indiquant  le  lieu  où  il  se  transportait,  n'a 
pas  rempli  ses  engagements,  il  ne  tnet  pas  les  pieds 
à  l'hôpital  où  le  s*"  Moisset  fait  le  service  à  sa  place; 
on  a  proposé  de  nommer  le  s*"  Moisset  qui  ne  de- 
mande pas  de  gages  et  se  contenterait  des  exemp- 
tions de  tailles  et  autres  charges;  mais  Tévêque  de 
Saint-Flou r  s'oppose  à  ce  changement;  —  lettre  de 
M.  de  Rochebrune  protestant  contre  la  révocation 
du  s'  Delherm  et  la  nomination  de  Moisset;  —  let- 
tres de  révêque  de  Saint-Flour,  mars  1739,  deman- 
dant que  la  pension  de  M.  Delherm  lui  soit  conti- 
nuée, la  délibération  qui  le  destitue  ayant  été  faite 
<  par  la  plus  grande  canaille  de  cette  ville,  contre 
»  la  deffance  que  je  leur  en  avois  faite  »;  —  lettre 
en  faveur  de  M.  Delherm,  signée  par  un  certain 
nombre  d'habitants  de  Saint-Flour;  lettres  en  faveur 
du  même  de  MM.  de  I^astic  et  de  Sieujeac;  —  lettre 
de  M,  Delherm,  du  18  mars  1739,  se  justifiant  de 
la  négligence  dont  on  l'accuse;  —  lettre  de  l'évèque 
de  Saint-Flour,  du  5  août  1749,  au  sujet  de  la  pen- 
sion de  200  liv.  promise  au  s'  Moisset,  médecin; 
requête  du  s^  Moisset. 


C.  2642.  (Liasse.)  —  75  pièces,  papier;  3  cachets. 

1717-1764.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Biens  et  revenus  patrimoniaux.  —  Entrée 
du  vin  :  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  16  nov.  1717,  par 
lequel  Sa  Majesté  permet  aux  habitants  de  Saint- 
Flour  de  continuer  la  perception  du  droit  sur  l'entrée 
du  vin  qui  leur  avait  été  accordée  précédemment  par 
autre  arrêt  du  Conseil,  du  26  mars  1709,  ledit  droit 
consistant  en  20  sols  par  char  de  vin  que  les  cabare- 
tiers  font  entrer  pour  le  vendre  en  gros  et  en  détail, 
7  sols  par  charge  de  cheval  ou  de  mulet,  et  pareil 
droit  à  proportion  sur  le  vin  des  bourgeois  et  habi- 
tants de  ladite  ville  acheté  par  les  hôtes  et  cabare- 
tiers;  —  bail  de  l'entrée  du  vin,  du  20  août  1718  au 
20  août  1733,  consenti  au  s'  Chirol  pour  le  prix  de 
1,205  liv.  par  an,  passé  par  M.  Tassy  de  Montluc, 
subdélégué;  —  contestations  entre  les  fermiers  et 
plusieurs  habitants  au  sujet  de  la  perception  du  droit, 
1730-1731;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  10  déc. 
1735,  prorogeant  pour  quinze  années  l'octroi  d'un 
droit  d'entrée  sur  le  vin  à  Saint-Flour;  adjudication 
dudit  droit  à  Vital  Batiffulîer,  au  prix  de  1,530  liv. 


PUY-DE-DOME. 

par  an  ;  —  requête  de  Bdtiffolier.  demandant  la*  ré- 
siliation de  son  bail  à  cause  des  fraudes  qu*on  ne  peut 
empêcher,  par  suite  du  mauvais  état  des  murailles- 
et  des  portes,  1738;  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
26  août  1741,  déchargeant  le  suppliant  d'une  somme 
de  500  liv.  sur  le  prix  du  bail  de  1741,  et  prescrivant 
différentes  mesures  pour  connaître  l'indemnité  qui 
pourrait  être  due  au  fermier;  —  plaintes  du  fer- 
mier contre  les'  Crottes,  1748;  —  arrêt  du  Conseil 
d'État,  du  2  fév.1751,  permettant  de  continuer  pen- 
dant vingt  années  la  perception  du  droit  sur  le  vin  ; 
—  adjudication  de  la  ferme  du  droit  d'entrée  pour 
cinq  années,  à  commencer  en  1756,  au  prix  de 
2,705  liv.  par  année  ;  —  lettre  de  M.  Costes,  receveur 
des  patrimoniaux,  1764,  au  sujet  d'une  réclamation 
du  s'  Vaissier,  fermier  de  l'entrée  du  vin.  —  Cour- 
tage :  bail  à  ferme  du  courtage  de  Saint-Flour,  au 
prix  de  135  liv.  par  an,  le  31  déc.  1721  ;  bail  à  ferme 
du  courtage  en  1739,  au  prix  de  184  liv.;  en  1754, 
au  prix  de  480  liv.;  en  1757,  au  prix  de  420  liv.; 
en  1760,  au  prix  de  371  liv.  —  Bail  à  ferme  du  poids, 
balance  et  emballage  de  la  ville  de  Saint-Flour,  du 
28  août  1724,  au  prix  de  445  liv.  par  an  ;  requêtes  des 
fermiers  dudit  poids  en  1726  ;  bail  à  ferme  du  poids 
et  emballage  en  1760,  au  prix  de  420  liv.  par  an.  — 
Baux  à  ferme  de  deux  étaux  et  demi  de  boucherie 
appartenant  à  la  ville,  de  1726  à  1756,  prix  du  bail 
de  20  liv.  à  37  liv.  par  an.  —  Baux  à  ferme  des  droits 
de  «  juré  crieur,  bois,  charbon,  glacière,  carton  et 
>  mesureur  de  grains  appartenant  à  la  ville  »,  en 
1748  et  1757  ;  prix  des  baux  200  liv.  et  170  liv. 
par  an. 


C.  2643.  (Liasse.)  —  45  p.  papier,  dont  1  cahier  de  48  feuillets. 

(I4IM)  17S1-173J.  —  Affaires  communales.  — 
Saint-Flour.  —  Travaux  communaux,  tours  et  mu- 
railles. —  Délibération  de  l'assemblée  générale  du 
corps  commun  de  Saint-Flour,  du  6  juin  1731,  par 
laquelle  les  consuls  ayant  exposé  «  que  la  muraille 

>  soutenant  la  rue  depuis  la  porte  du  Tuille  jusques 
»  à  la  maison  de  M.  Jean  Vezin,  bourgeois  de  cette 
»  ville,  vient  de  s'escrouler,  ce  qui  va  causer  infailli- 

>  blement  l'escroullement  de  cette  rue  qui  est  la  com- 
»  munication  de  la  ville  et  des  faubourgs  »  ;  ils  de- 
mandent l'autorisation  de  la  faire  réparer  ;  ordon- 
nance de  M.  Trudaine,  intendant,  ordonnant  qu'il 
sera  dressé  un  devis  estimatif  des  réparations  ;  — 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  de 
Rochebrune  :  M.  Trudaine  refuse  d'autoriser  une  im- 


position  sur  les  paroisses  de  réiectlon,  la  ville  de 
Saint-FIour  doit  subvenir  seule  à  cette  dépense  ; 
M.  de  Rochebrune  entretient  aussi  l'Intendant  de  la 
fxintestation  qui  s'est  élevée  entre  le  bailliage  de 
Saint-Flour  et  le  Présidial  de  Riom,  au  sujet  de 
rétendue  de  leur  ressort  ;  -  devis  des  réparations  à 
faire  à  l'une  des  tours  et  aux  murailles  de  la  ville; 
bail  au  rabais  des  travaux,  par  devant  Amable  de 
Brugier,  chevalier,  seigneur  de  Rochebrune,  conseiller 
du  roi,  lieutenant  général,  civil  et  criminel  au  bail- 
liage de  Saint-Flour,  le  28  juin  1731  ;  —  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  19  septembre  1731,  approuvant 
ladite  adjudication  et  ordonnant  l'imposition  d'une 
somme  de  1,964  lîv.  7  sols,  ensemble  celle  de  49  liv. 
1  sol  2  den.,  sur  tous  les  habitants  de  la  ville  de 
Saint-Flour;  lettre  d'envoi  dudit  arrêt  par  M.  d'Or- 
messon  ;  —  correspondance  de  M.  de  Rochebrune  avec 
l'Intendant  au  sujet  de  la  contribution  des  ecclésias- 
tiques à  la  réparation  des  murailles;  M.  Trudaine  in- 
vite M.  de  Rochebrune  h  comprendre  dans  les  rôles  de 
répartition  les  communautés  reli<?ieuses  tant  d'hom- 
mes que  de  femmes  «  eu  égard  à  ce  qu'elles  payent 
»  de  décimes  »;  il  consent  que  les  religieuses  de  la 
Visitation  soient  taxées  seulement  à  5  sols;  «  M. 
»  l'Evéque,  ajoute  M.  Trudaine,  est  aussy  dans  le 
»  cas  de  payer,  et  j'approuve  que  vous  luy  en  écri- 

>  viez.  Faites  luy  sçavoir  en  même  temps  la  teneur 
»  de  l'arrest,  et  je  suis  persuadé  que,  juste  et  chari- 

>  table  comme  il  est,  il  se  taxera  luy  même  à  une 
»  somme  raisonable.  Si  cependant  il  ne  jugeoit  pas 
»  à  propos  de  rien  payer,  il  seroit  inutile  de  le 
»  comprandre  dans  les  rolles,  cette  imposition  ne 
»  pouvant  souffrir  aucune  noui- valeur  »;  —  mé- 
moire des  ecclésiastiques  de  la  ville  de  Saint-Flour 
au  sujet  de  la  demande  qu'on  leur  fait  pour  la 
contribution  à  la  réparation  des  portes  et  murailles 
de  ladite  ville;  ils  invoquent  la  déclaration  du  roi, 
du  23  déc.  1574 ,  un  arrêt  du  Parlement  de  Paris, 
du  15  fév.  1624,  en  faveur  du  chapitre  de  Chinon, 
un  arrêt  du  Grand  Conseil,  du  21  mai  1632,  en  fa- 
veur du  chapitre  de  Grignan,  etc.,  pour  en  être 
exemptés;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  l'Inten- 
dant, de  M.  de  Rochebrune,  de  Tévêque  de  Saint- 
Flour,  1732;  ce  dernier  déclare  que  les  ecclésiastiques 
de  Saint-Flour  sont  entièrement  exempts  et  qu'il 
sera  aisé  de  le  vérifier  <  par  tous  les  mémoires  du 
»  clergé  qui  en  font  foy,  comme  aussi  par  les  arrêts 
»  de  décharge  donnez  en  conséquence  »;  il  entre- 
tient aussi  l'Intendant  de  la  contribution  du  clergé 
pour  l'abonnement  dés  boucheries  et  des  boissons 
et  de  raffalre  du  chanoine  Gilet  ;  l'Intendant  adresse 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  437 

le  mémoire  du  clergé  de  Saint  Flour  au  Contrôleur 
général  qui  le  remet  à  M.  d'Orme3son  ;  en  ce  qui 
concerne  l'abonnement,  M.  Trudaine  informe  Tévê- 
que  de  Saint-Flour  que  1  evêque  de  Clermont  s'est 
déterminé  à  imposer  deux  années  de  la  part  que 
son  clergé  doit  porter  de  l'abonnement  des  nou- 
veaux droits,  que  Févèque  de  Saint-Flour  devrait 
prendre  le  même  parti,  «  si  vous  n'aviez  pas  fait 
»  cette  imposition  dans  un  mois,  je  ne  pourrois  me 

>  dispenser  d'exécuter  l'arrêt  du  Conseil,  qui  me  com- 
»  met  pour  faire  l'imposition  des  huit  années  d'ar- 
»  rérages  à  la  fois.  Épargnez  moy,  je  vous  prie,  le 
»  chagrin  d'exécuter  une  si  triste  commission  >;  — 
lettre  de  l'évêque.  de  Saint-Flour,  du  8  mars  1732, 
annonçant  qu'il  est  prêt  à  faii*e  l'imposition  des 
deux  années  d'arrérages  de  l'abonnement  des  nou- 
veaux droits;  il  demande  la  protection  de  l'Inten- 
dant pour  l'établissement  d'un  siecond  cours  de  phi- 
losophie qui  doit  commencer  Tannée  prochaine;  — 
lettre  de  l'Intendant  à  M.  d'Ormesson,  du  21  m^rs 
1732,  insistant  sur  la  nécessité  de  faire  contribuer 
les  ecclésiastiques  à  la  réparation  des  murailles ,  <  ils 

>  font  le  tiers  des  habitans  de  la  ville  de  Saint- 
»  Flour  qui  n'est  considérable  que  parce  qu'elle  est 
»  le  siège  épiscopal,  si  l'on  les  exempte  de  la  con- 
»  tribution  à  cette  dépensse,  qui  ne  seroit  pais  un 
»  objet  senssible  pour  eux,  le  peuple  demeurera  sur- 

>  chargé    par  l'imposition.    Il    est  aussi   à    craindre 
•  »  que  la  noblesse,  qui  a  toujours  prétendu  avoir  les 

»  mesmes  privilèges  que  le. clergé,  ne  veuille  se  sous- 
»  traire  à  ces  sortes  d'impositions  )►;  —  lettres  de 
M.  d'Ormesson,  des  2  et  18  avril  1732,  invitant 
l'Intendant  à  faire  contribuer  les  ecclésiastiques  de 
Saint-Flour  à  la  réparation  des  murailles;  «  cette 
»  décision  se  trduve  fondée  sur  un  arrest  du  Conseil, 

>  du  9  sept.  1675,  rendu  sur  la  reqqête  même  de 
»  l'assemblée  générale  du  Clergé  de  France,  qui  se 
»  tint  cette  année-là,  et  qui  porte  expressément  que 
»  les  ecclésiastiques  demeureront  déchargés  des  droits 
»  d'octroy  et  de  la  contribution  au  payement  des 
»  dettes  communes  des  villes,  bourgs  et  bourgades, 
»  à  l'exception,  dit  l'arrest,  de  celles  contractées  pour 
»  cause  de  peste  ou  famine,  ou  pour  TentretleJ  de 
»  l'horloge,  du  pavé,  fontaines  publiques,  répara- 
»  tiens  des  murailles,  entretien  des  maîtres  d'école 
»  et  autres  charges  municipales  des  villes  auxquelles 
»  les  ecclésiastiques  ont  toujours  contribué  »;  on  n'a 
pas  expédié  d'arrêt  qui  déboute  l'évêque  de  Saint- 
Flour  de  sa  demande,  et  cela  par  considération  pour 
sa  personne  et  pour  son  clergé,  on  s'est  contenté  de 
déclarer  sa  demande  mal  fondée;  une  lettre  de  l'In- 


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438  ARCHIVES  DU 

tendant  à  Tévèque  suffira  ;  Tlntendant  en  écrit  à 
M.  de  Rochebrune  et  demande  à  M.  d'Ormesson  de 
vouloir  bien  informer  lui-même  l'évêque  de  Saint- 
Fiour  de  la  décision  du  Conseil  ;  —  rôle  de  répar- 
tition de  la  somme  de  2,013  liv.  11  sols  6  den.  sur 
la  ville  et  les  faubourgs  de  Saint-Flour  ;  on  remar- 
que :  à  Muret,  Antoine  Bardol,  imposé  à  1  liv. 
12  sols;  Gilbert  Charlotton,  lieutenant  particulier, 
imposé  à  8  iîv.  12  sols  6  den.;  le  s'  Andrieu,  orfè- 
vre, à  13  sols  ;  Antoine  Charles,  médecin,  16  sols 
6  den.;  à  Saurel,  Antoine  Seraigne,  chirurgien,  13 
sols  6  den.;  Jacques  Orliac,  maître  d'école,  3  sols 
6  den.;  les  enfants  de  Pierre  Beaufils,  peintre,  13  sols; 
Antoine  Chadel,  sculpteur,  3  sols  9  den.;  Gabriel 
Charbonnel,  marchand,  8  liv.  1  sol;  le  chapitre  ca- 
thédral,  96  liv.  5  sols;  les  communalistes,  2  liv.  12 
sols;  les  Jacobins,  19  liv.  5  sols;  les  filles  ou  sœurs 
de  la  Croix,  1  liv.  12  sols  ;  le  s'"  de  Ponsonnailles, 
2  liv.  5  sols;  le  s' Beraud  de  Rochemaure,  président, 
16  liv.  7  sols  3  den.;  M.  Tassy,  trésorier  de  France, 
16  liv.  1  sol;  au  Mazel,  Pierre  Aloys,  orfèvre,  4  sols; 
la  veuve  de  François  Combettes,  potier  d'étain,  16 
sols  6  den.;  Joseph  Grandchamp,  orfèvre,  17  sols 
6  den.;  à  La  Rollandie,  Christophe  Chassang,  ar- 
murier; la  sœur  Chapus,  récollette,  9  den.;  Claude 
Sicard,  maître  d'école,  1  liv.  3  sols;  Tévêque  de 
Saint-Flour,  115  liv.  10  sols  ;  M.  de  Salesses,  curé 
de  Saint-Flour,  1  liv.  6  sols  ;  les  sœurs  de  la  Cha- 
rité, 3  sols  3  den.;  M.  de  La  Vernède,  6  sols  6  den.; 
au  Breuil,  Isaàc  Chaumeil,  bourgeois,  16  sols  6  den.; 
aux  Lats,  la  veuve  de  Jacques  Aldigier  et  Pierre 
Romeuf,  son  gendre,  2  liv.  13  sols  6  den.;  aux  Tan- 
neries, Antoine  Delcros,  tanneur,  7  liv.  4  sols;  — 
rôle  de  répartition  sur  la  foraine  .  de  Saint-Flour, 
s'élevant  à  382  '  liv.  ;  —  requêtes  des  collecteurs, 
corps  commun  et  habitants  de  la  foraine  de  Saint- 
Flour,  demandant  à  être  déchargés  de  ladite  im- 
position, attendu  que  par  arrêt  du  4  février  1728 
ils  ont  été  séparés  de  la  ville  pour  former  une  col- 
lecte distincte,  et  qu'ils  ne  sont  pas  intéressés 
aux  réparations  dont  il  s'agit  ;  les  consuls  de  Saint- 
Flour  répondent  que  la  division  en  collectes  ne 
se  rapporte  qu'à  la  levée  des  deniers  royaux,  que 
la  ville  et  la  foraine  ne  forment  qu'une  même 
communauté  et  une  seule  paroisse  et  que  tous  doi- 
vent prendre  part  aux  dépenses  communes;  les  ha- 
bitants de  la  foraine  se  décident  à  payer;  —  requête 
des  prévôts  et  chanoines  du  chapitre  collégial  de 
Saint-Flour,  demandant  aussi  à  être  déchargés  de 
l'imposition;  copie  d'une  transaction  passée  entre  la 
ville  et  ledit   chapitre;    le  chapitre   se   départ    des 


PUY-DE-DOlvgS. 

plaintes  qui  avaient  causé  la  mise  en  interdit  de  la 
ville,  et  la  ville  renonce  à  imposer  le  chapitre  et  le 
clergé  pour  la  réparation  des  murailles  et  clôture  de 
la  ville,  du  24  oct.  1422;  —  lettres  à  ce  sujet  de 
M.  de  Rochebrune;  —  lettres  du  même,  1733-1734> 
relatives  au  paiement  des  entrepreneurs. 


C.  2644.  (Liasse.)  —  7  pièces,  papier. 

1699- I74S.  —  Affaires  communales.  —  Saînt- 
Flour.  —  Travaux  communaux,  fontaines.  —  Re- 
quête adressée  à  M.  de  Maupeou,  intendant,  par 
les  consuls  de  Saint-Flour,  demandant  rautorîsa- 
tion  de  payer  à  Jacques  Jaybert,  fontainier  de  là 
ville,  une  somme  de  420  liv.  pour  les  réparations 
qu*il  a  faites  aux  fontaines  :  on  a  dû  visiter  )a 
conduite  jusqu'à  la  source  qui  est  à  une  lieue  de 
la  ville  ;  ordonnance  de  l'Intendant  ;  à  la  suite, 
ordonnance  de  l'Intendant  pour  le  paiement  de 
sommes  dues  aux  Jésuites  de  Saint-Flour,  1692- 
1694  ;  —  copie  d'ordonnance  de  M.  Claude  Le 
Blanc,  intendant,  du  25  mai  1706,  attribuant  aux 
reparlions  des  fontaines  la  somme  de  278  liv. 
3  sols  10  den.  provenant  des  droits  d'entrée  créés 
par  redit  du  mois  d'octobre  1705,  qui  portait  créa- 
tion d'office  d'inspecteur  visiteur  et  contrôleur  aux 
entrées  des  eaux  de  vie,  vinis,  cidres  et  autres  bois- 
sons, attendu  que  Sa  Majesté  a  bien  voulu  accor- 
der à  la  province  d*Auvergne  la  suppression  desdits 
droits,  moyennant  l'imposition  d'une  somme  de 
80,000  liv.  et  deux  sols  pour  livre  ;  —  mémoire 
concernant  la  fontaine  de  la  ville  de  Saint-Flour. 
1746:  les  sources  de  ladite  fontaine  sont  voisines 
du  village  de  Freyssenet,  mais  une  partie  de  l'eau 
se  perd  en  route  parce  que  les  tuyaux  sont  trop 
petits  et  d'ailleurs  complètement  usés  ;  pour  refaire 
la  conduite  en  tuyaux  de  plomb  il  en  coûterait 
22,767  liv.  ;  requête  des  consuls  et  habitants  de- 
mandant à  l'Intendant  que  cette  somme  soit  impo- 
sée sur  l'Élection  tout  entière,  les  habitants  de  Saint- 
Flour  étant  trop  misérables  et  trop  accablés  d'im- 
positions pour  pouvoir  suffire  à  une  pareille  dé- 
pense ;  —  lettre  de  M.  de  Rochebrune  de  La 
Terrisse,  d(î  11  nov.  1746,  adressant  les  devis  à 
l'Intendant  ;  celui-ci  répond  que  l'Élection  ne  peut 
point  participer  à  la  dépense  et  qu'il  faut  que  la 
communauté  prenne  une  délibération  pour  se  déter- 
miner à  la  supporter  ;  —  lettre  du  même,  du 
25  sept.  1748,  exposant  que  les  réparations  à  la 
fontaine    sont    urgentes,  «  il  y  a  quatre  mois  que 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


439 


»  nous  n'avons  point  d*eau  »  ;  il  a  entendu  dire 
que  Ton  renouvelle  les  corps  de  la  fontaine  de 
Olermont  et  qu'on  met  en  vente  les  anciens  à 
4  sois  la  livre,  il  demande  à  l'Intendant*  de  réser- 
ver le  nombre  de  corps  nécessaires  pour  la  répa-' 
ration  de  la  fontaine  de  Saint-Flour. 


C  264>5.  ( Liasse.)  —  59  p.,  papier,  dont  3  impr.  et  3  cahiers  de 

41  feuillets;  2  cachets. 

1753-1760.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Travaux  communaux,  fontaines.  —  Délibé- 
ration €  du  corps  commun  et  conseillers  de  Thôtel 

>  de  ville  de  Saint-Flour  >  demandant  à  l'Inten- 
dant de  faire  dresser  par  le  fontainier  de  Clermont 
un  devis  pour  le  rétablissement  de  la  fontaine  de 
Saint- Flour,  19  oct.  1753  ;  —  ordonnance  de  l'In- 
tendant, commettant  Philibert  Chaper,  fontainier  ; 
—  procès-verbal  et  devis  dressé  par  ledit  Cliaper 
s'élevant  à  36,591  liv.  1  sol ,  le  17  jijillet  1754 
et  jours  suivants  ;  la  conduite  serait  faite  en  tuyaux 
de  terre  cuite  et  vernissée  ;  —  observations  des 
habitants  sur  le  devis  estimatif  du  s""  Chaper,  et 
réponses  du  s'  Chaper  ;  il  consent  à  réduire  son 
devis  à  la  somme  de  33,607  liv.  1  sol  ;  mais  si 
les  habitants  ne  veulent  pas  fournir  les  corvées 
comme  il  l'avait  demandé,  il  faudra  ajouter  4,500 
liv.  ;  —  avis  de  M.  Dijon  sur  le.  devis  de  Chaper, 
du  23  déc.  1754  :  il  le  considère  comme  bien  fait 
et  bien  détaillé,  quoique  les  prix  en  soient  peut- 
être  un  peu  élevés,  «  le  a^  Chaper  -  est  plus  cher 
»  que  les  autres,  mais  ses  ouvrages  sont  mieux 
»  faits    et    plus  durables,    parce    qu'il    ne    ménage 

>  rien  pour  assurer  la  solidité  »  ;  —  délibération 
des  consuls  et  conseillers  de  ville  du  26  avril  1755, 
offrant  à  Chaper  d'accepter  son  devis  à  36,500  liv.  ; 
soumission  du  s'  Chaper  ;  —  lettre  de  M.  de  Cour- 
teille,  du  3  fév.  1755,  adressant  à  l'Intendant,  pour 
avoir  son  avis,  un  placet  des  habitants  de  Saint- 
Flour   demandant  «   qu'il    soit  fkit  une    imposition 

>  sur  toute  l'élection  d'une  somme  de  36,691  liv. 
»  1  sol,  à  laquelle  ont  esté  estimées  les  réparations 

>  qui  sont  à  faire  à  une  fontaine,  pour  fournir  de 

>  Teau  dans  cette  ville  qui  en  manque  depuis  deux 

>  ans  »  ;  —  réponse  de  l'Intendant  :  les  répa- 
rations sont  indispensables,  et  les  ressources  de  la 
ville  sont  si  insuffisantes  qu'on  ne  peut  prendre 
d*autre  voie  que  celle  de  l'imposition  ;  la  ville  de 
Saint-Flour  pourrait  en  supporter  le  tiers,  mais  il 
parait  nécessaire   de  répartir  les  autres  deux  tiers 


sur  les  paroisses  de  TÉlection  ;  — •  lettre  de  M.  d'Or- 
messon,  mars  1755,  autorisapt  l'Intendant  à  faire 
procéder  à  l'adjudication  des  travaux  ;  —  lettres  à 
ce  sujet  de  M.  de  Montluc  et  de  l'évêque  de  Saint* 
Flour,  mars-avril  1755;  —  affiches  imprimées,  an- 
nonçant l'adjudication;  adjudication  à  Ph.  Chaper 
au  prix  de  36,500  liv.;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  29  juillet  1755,  par  lequel  Sa  Majesté  autorise 
et  confirme  l'adjudication  et  ordonne  que  sur  l'im- 
position des  36,500  liv.  il  en  sera  imposé  16,500  sur 
tous  les  habitants  de  la  ville  de  Saint-Flour,  et 
20,000  liv.  sur  les  paroisses  de  l'Élection.;  ladite 
imposition  sera  répartie  sur  deux  années  ;  lettre 
d'envoi  dudit  arrêt  par  M.  d'Ormesson  ;  —  assiette 
et  répartition  faîtes  par  M.  de  La  Michodière  de 
la  somme  de  16,500  liv.  sur-  la  ville  de  Saint- 
Flour  ;  le  receveur  des  octrois  paiera  à  de  Vigier, 
receveur  des  tailles,  3,000  liv.  ;  le  syndic  ou  rece-  . 
veur  du  Clergé  du  diocèse  de  Saint-Flour,  3,300 
liv.  ;  les  nobles,  exempts  et  privilégiés,  1,800  liv.  ; 
les  taillables,  8,400  liv.  ;  —  extrait  des  rôles  de  la 
capitation  de  la  noblesse  et  autres  privilégiés  de 
Saint-Flour  qui  doivent  contribuer  aux  dépenses  à 
faire  pour  le  rétablissement  des  fontaines  ;  —  rôle 
de  répartition  sur  l'Élection  d'une  somme  de 
10,333  liv.  6  sols  8  den.  ;  —  lettre  de  M.  Vais- 
sière,  lieutenant  général  ;  requêtes  de  Ph.  Chaper  ; 
procès-verbal,  dressé  par  MM.  Dijon  et  de  Mont- 
luc, des  travaux  qui  doivent  être  faits  en  aug- 
mentation,  1759  ;  —  pièces  de  dépenses,  1759-1760. 


C.  2646.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

167  7-1 7  73.  ^-  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Travaux  communaux.  —  Procès-verbal 
dressé  par  Guy  de  Passefons,  conseiller  du  roi  au 
Présidial  d'Aurillac,  par  ordre  de  l'Intendant,  des 
travaux  exécutés  dans  la  ville  de  Saint-Flour  pen- 
dant les  années  1677,  1678,  1679  et  1681,  clos  le 
8  mai  1683  ;  on  remarque  :  des  travaux  aux  murail- 
les, confection  d'aqueducs  dans  la  rue  del  Crucifix  ; 
réparations  à  la  porte  du  pont  Sainte-Christine, 
à  la  porte  de  La  Planche  ;  —  lettre  de  M.  Tassy 
de  Montluc,'  du  12  avril  1740,  au  sujet  du  dépla- 
cement des  boucheries  :  «  il  avoit  été  proposé  de- 
»  puis  quelques  années  que  Ton  achepteroit  une 
»  maison  dans  la  rue  de  Muret,  assés  vaste  pour 
»  contenir  ladite  boucherie,  et  que  l'on  vendroit 
»  quelque  mauvais  fonds  sur  les  rampards  pour 
»  payer   une   partie   du    prix    de  ladite  maison  »  ; 


440  ARCHIVES  DU 

mais  le  projet  a  été  abandonné  ;  —  délibération, 
du  V'  juin  1752,  de  rassemblée  du  corps  commun 
et  conseillers  de  l'hôtel  de  ville  de  Saint-Flour  ': 
les  consuls  exposent  que  les  boucheries  se  trouvant 
situées  sur  la  grande  place  vis-à-vis  la  porte  d'en- 
trée de  l'église  cathédrale  d*un  côté,  et  de  l'autre 
à  l'entrée  de  la  rue  Marchande  sont  très  incom* 
modes  pour  tous  les  habitants;  M^  de  Ribt»yre, 
évéque  de  Saint-Flour,  le  chapiti^e  cathédral  et  les 
principaux  habitants  sont  disposés  à  faire  la  dé- 
pense qu'entraînera  le  déplacement,  à  condition  que 
la  ville  consente  à  rétablir  un  mur  et  une  petite 
place  dans  la  «  rue  de  Muret  »  ;  la  ville  consent 
et  remercie  l'évèque  et  le  chapitre  ;  —  adjudica- 
tion, le  16  juin  1752,  des  réparations  de  la  mu- 
raille, en  vue  du  déplacement  de  la  boucherie,  au 
prix  de  585  liv.  ;  —  délibération,  du  14  nov.  1752, 
par  laquelle  les  habitants  décident  de  prendre 
1,500  liv.  sur  les  deniers  communs  pour  l'achève- 
ment des  boucheries;  —  délibération,  du  14  nov. 
1752,  relative  à  la  construction  d'un  nouvel  hôpi- 
tal, les  habitants  considérant  que  l'hôpital  actuel 
tombe  en  ruines,  qu'il  est  Insuffisant  et  mal 
situé,  et  que  par  suite  les  épidémies  y  sont  fré- 
quentes, ce  qui  porte  un  préjudice  considérable  à 
la  manufacture  de  cadis  établie  par  M.  Trudaine, 
décident  de  construire  un  bâtiment  nouveau  à  l'en- 
trée de  la  porte  des  Latz  et  dans  les  fossés  de  la 
ville;  l'hôpital  a  environ  10,000  liv.  d'économies, 
la  ville  abandonnera  la  somme  de  886  liv.  prove- 
natit  des  gages   des   offices    municipaux  supprimés  ; 

—  lettre  de  l'évèque  de  Saint-Flour,  du  15  nov. 
1752,  au  sujet  des  deux  délibérations  ci-dessus  ;  il 
annonce  qu'il  va  écrire  à  M.  Boullongne,  inten- 
dant des  finances,  pour  lui  demander  des   secours  ; 

—  avis  de  M.  Chabrol  sur  les  deux  projets  rela- 
tifs aux  boucheries  et  à  l'hôpital  ;  favorable  ;  — 
requête  des  administrateurs  de  l'hôpital  demandant 
des  secours  ;  adjudication,  le  25  juin  1753,  par 
devant  M.  Tassy  de  Montluc,  seigneur  de  Cartey- 
ret,  subdélégué,  des  travaux  à  faire  pour  finir  la 
construction  des  boucheries  ;  procès-verbal  de  récep- 
tion des  travaux  ;  lettres  de  M.  de  Rochebrune  de 
La  Terrisse  et  de  M.  de  Montluc  ;  —  délibération, 
du  22  mai  1757,  relative  à  l'horloge  de  la  ville 
qui  est  placée  dans  l'église  cathédrale  :  la  grande 
cloche  ayant  été  rompue,  on  a  fait  venir  Phili- 
bert Grassal,  maître  horloger  de  la  ville  de  Sau- 
gues  en  Gévaudan,  lequel  a  .dressé  un  devis  des 
réparations  nécessaires  qui  s'élève  à  500  liv.  ;  prix 
fait  desdites  réparations  ;  —  délibération,  du  6  juil- 


PU  Y- DE-DOME. 

let  1758,  par  laquelle  los  habitants  accordent  an 
s'  Grassal  des  gages  annuels  de  80  liv!  pour  avoir 
soin  de  l'horloge  ;  —  prix  fait  pour  le  timbre  de  l'hor- 
loge, par  Pierre  Mare,  fondeur  à  Brioude  ;  une 
inscription  sera  gravée  sur  le  timbre  en  forme  de 
cloche  avec  les  armes  du  roi  d'un  côté  et  celles 
de  la  ville  de  l'autre  ;  —  lettre  de  l'évèque  de 
Saint-Flour,  du  21  mai  1750,  demandant  à  l'In- 
tendant de  vouloir  bien  homologuer  une  délibéra- 
tion par  laquelle  les  habitants  consentent  que 
MM.  du  Séminaire  continuent  la  construction  du 
mur  de  leur  enclos  ;  —  délibération,  du  12  sept. 
1751,  par  laquelle  les  habitants  décident  de  réparer 
une  partie  de  la  muraille  du  côté  du  portail  de 
Muret  et  de  refaire  le  pavé  auprès  du  crucifix  ;  — 
lettre  de  M.  de  L'Averdy,  contrôleur  général,  du  27 
mai  1767,  adressant  à  l'Intendant,  pour  avoir  son 
avis,  une  délibération  des  officiers  municipaux  et 
des  notables  de  Saint-Flour  «  par  laquelle  il  a  été 
»  résolu  d'employer  aux  dépenses .  occasionnées  par 
»  la  construction  d'un  nouveau  chemin  du  faubourg 
»  à  la  ville,  une  somme  de  3,080  liv.,  pro venue 
»  du  reliquat  des  comptes  de  l'ancien  fermier  »  ; 
avis  de  M.  Aubier  de  La  Monteilhe  :  la  répara- 
tion en  question  est  très  urgente  ;  autre  lettre  de 
M.  de  L'Averdy,  du  24  juin  1767,  au  sujet  d'une 
nouvelle  requête  des  habitants  de  Saint-Flour  <  qui 
»  tend  à  faire   construire    une    nouvelle    porte    de 

>  ville,  et  il  paroit  que  M.  l'évèque  offre  de  &ire 
»  les  frais  de  cette  construction  »  ;  —  lettre  de 
M.  Spy  des  Ternes,  maire  de  la  ville  de  Saint- 
Flour,  du  25  sept.  1773,  informant  M.  Lambert, 
que  l'ancien  maire  a  enfin  remis  la  lettre  de  l'In- 
tendant adressant  à  la  précédente  municipalité 
«  l'arrêt  du  Conseil  qui  charge  les  villes  des  répa- 
»  rations  et  'reconstructions,  de  la  fourniture  et 
»  entretien  des  meubles  de  Thôtel  de  ville  et  sièges 

>  royaux,  des  prisons,  etc.  »  ;  l'hôtel  de  ville  de 
Saint-Flour  renferme  sur  le  derrière  les  prisons  et 
sur  le  devant  un  rez-de-chaussée  fort  isolé,  an 
premier  un  auditoire  qui  sert  au  bailliage,  aux 
eaux  et  forêts,  à  la  prévôté  de  la  maréchaussée  et 
aux  gabelles  ;  la  chambre  de  la  ville  sert  de 
chambre  de  Conseil  à  toutes  les  juridictions;  aii 
second  est  l'auditoire  de  l'Élection  et  la  chambre  du 
Conseil  ;  de  plus,  un  galetas  servant  de  magasin  à 
l'hôtel  de  ville;  les  bâtiments  sont  solides,  mais  au- 
raient besoin  de  quelques  réparations;  le  pays  et 
la  ville  sont  pauvres  et  l'on  demande  s'il  ne  serait 
pas  possible  de  prendre  la  dépense  de  cet  entretien 
sur  le  produit  des  amendes  des  différents  sièges. 


G.  2647.  (Liasse.)  —  31  pièces,  pap.,  dont  1  imp.  et  5  cah. 

de  80  feuillets  ;  1  cachet. 


167S-174S.  —   Affaires   communales.  —  Saint- 

Flour.  —  Dettes  de  la  ville.    —  Arrêt  du  Conseil 

* 

d'État,  du  18  mars  1673,  portant  liquidation  des 
dettes  de  la  ville  de  Saint-Flour,  conformément  à 
la  vérification  faite  par  M.  Le  Camus,  conseiller  de 
Sa  Majesté  en  ses  conseils,  maître  des  requêtes 
ordinaire  de  son  Hôtel,  commissaire  départi  pour 
l'exécution  de  ses  ordres  en  la  province  d'Auver- 
gne, du  21  juillet  1671  ;  ainsi  que  d'après  l'état  de 
vérification  du  s'  Voisin,  du  31  juin  1654,  confirmé 
par  arrêt  du  Conseil  du  18  février  1655.  Les  créan- 
ciers sont  :  Antoine  de  Ponsonnaille  de  Grisols  pour 
1,500  liv.  de  principal;  Antoine  Mirmande,  prê- 
tre, curé  de  Saint-Georges,  tuteur  des  enfants  mi- 
neurs de  Pierre  Mirmande,  collecteur  des  tailles 
Tannée  1654,  125  liv.;  les  religieuses  de  Notre- 
Dame  de  Chaudesaigues,  718  liv.  15  sols  par  contrat 
du  8  juin  1660,  et  1,390  liv.  12  sols  par  contrat 
du  24  novembre  1661,  plus  les  arrérages;  les  jé- 
suites de  Saint-Flour  pour  les  sommes  suivantes  : 
6,471  liv.  18  sols;  1,442  liv.  12  sols;  395  liv.  14 
sols  6  den.,  prêtées  en  diverses  fois;  ces  créances 
seront  rayées,  «  attendu  qu'elles  ont  été  acquit- 
»  tées  par  les  PP.  Jésuites  p  ;  Jacques  Sauret 
ayant-droit  par  rétrocession  de  Gabriel  Vidal,  2057 
liv.  6  sols  4  den.  ;  les  administrateurs  de  l'Hôtel- 
Dieu  de  Saint-Flour,  2,000  liv.  ;  les  héritiers  du 
s»  Dutreuil,  lieutenant -général,  1,068  liv.;  les 
nommés  Vezin  et  Annequin,  109  liv.  3  sols  9  den.; 
le  nommé  Grassal  ou  ses  héritiers,  1,700  liv.;  le 
nommé  Venton  ou  ses  héritiers,  1,755  liv.;  les 
nommés  Chauliaguet  et  Coutel,  pour  les  deux  tiers 
de  la  somme  qui  leur  était  due  en  1654,  182  liv. 
13  sols  4  den.;  le  nommé  Rouget,  consul  de  1655 
ou  ses  héritiers,  168  liv.  12  sols  4  den.  ;  le  nommé 
Blanchy  ou  ses  héritiers,  6,976  liv.  16  sols;  le 
nommé  Martin,  943  liv.;  les  religieuses  de  la  Visi- 
tation, 300  liv.;  les  religieuses  de  Chaudesaigues, 
ayants-droit  du  s""  Imbert,  prêtre,  2,000  liv.;  Jean 
Vezin,  à  cause  de  Catherine  Imbert,  sa  femme, 
752  liv.;  les  cessionnaires  du  s'  Bergoin,  1,085  liv.; 
les  religieuses  Notre-Dame  de  la  ville,  cessionnai- 
res de  Philibert  Chalvet,  700  liv.,  les  nommés 
Grassal,  Martin  et  autres,  427  liv.  10  sols;  les  re- 
ligieuses de  Chaudesaigues,  ayants-droit  du  s'  Mis- 
sonnier,  1,965  liv.;  le  nommé  Pellissier,  3,400  liv.; 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  441 

Thôpital  de  Murât,  9,000  liv.;  les  religieuses  de 
Chaudesaigues,  ayants-droit  des  s"  Coutel,  Parra  et 
Fabry,  240  liy.  5  sols  1  den.;  le  s'  Chauliaguet, 
avocat,  ayant-droit  de  Gaspard  Roux,  2,011  liv* 
7  sols;  les  religieuses  de  la  Visitation  de  Saint- 
Flour,  ayants-droit  de  la  veuve  Vidal  du  Sap, 
1,062  liv.  10  sols;  les  religieuses  de  Chaudesaigues, 
ayants-droit  du  sieur  de  La  Grange,  archidiacre, 
309  liv.  7  sols  6  den.  ;  les  héritiers  de  Baptiste  de 
Saigne ,  sieur  de  Charbiac ,  ayants-droit  d*Étienne 
Chauliaguet,  515  liv.  11  sols;  le  sieur  Tassy,  963 
liv.  2  sols;    le   nommé   Jourdy,   1,233  liv.  16    sols 

3  den.;  le  sieur  Beraud,  1,442  liv.  12  sols  6  den.; 
les  enfants  du  s'  Sauret,  707  liv.  3  sols  2  den.;  les 
religieuses  de  N.-D.  de  Saint-Flour,  ayants-droit 
du  s'  Fabre,  702  liv.;  les  mêmes,  ayants-droit  dti 
s'  Chalvet,  757  liv.;  le  s'  Sauret,  1,245  liv.;  les 
religieuses  de  N.-D.  de  Saint-Flour,  ayants -droit 
du  s'  de  Serre  de  Bonnet,  2,000  liv.  ;  le  s"^  Be- 
raud, 487  liv.  14  sols  8  den.;  le  s'  Vezin,  487 
liv.  4  sols  8  den.  ;  le  s'  de  Gîou,  1,298  lîv.  ;  ie 
s*"  de  La  Vessière,  2,600  liv.;  les  religieuses  de 
Notre-Dame,  étant  aux  droits  du  s'  Fabri,  1,075 
liv.  16  sols;  les  héritiers  du  s'  Derames,  718  lîv. 
17  sols;  le  sieur  Martin,  895  liv.;  la  veuve  Debla- 
dis,  310  liv.;  le  s^  Jean  Tassy,  79  liv.;  le  s'  Tey- 
nat,  118  liv.;  Guillaume  Hugon,  103  liv.;  Anne 
Mendre,  151  liv.;  François  Aussel,  à  cause  de 
Jeanne  Andrieu,  sa  femme,  180  liv.;  la  veuve  de 
Jean  Faucon,  cessionnaire  de  Guillaume  et  Jeaa 
Chantai  et  de  Pierre  Chazelèdes,  739  liv.  9  sols  ;  Hu- 
gues Bayon,  155  liv.;  la  veuve  d'Etienne  Albo,  314 
liv.  10  sols;  le  s*"  Grassal,  980  liv.;  les  religieuses 
de  la  Visitation,  ayants-droit  du  s'  Darames,  2,371 
liv.   10  sols;  les  héritiers  du  s'  Rouget,  2,144  liv. 

4  sols;  les  religieuses  de  la  Visitation,  3,000  liv.; 
les  héritiers  du  s'  La  Rossière,  1,600  livres  ;  les  re- 
ligieuses de  Notre-Dame,  étant  aux  droits  du  s'  de 
Serre,  2,000  liv.;  les  consuls  de  Tannée  1651,  90Ô 
liv.  16  sols;  la  veuve  de  Jean  Faucon,  consul  en 
1652,  1,378  liv.  6  sols  6.  den.;  les  Jésuites  de 
Saint-Flour,  12,000  liv.;  le  s^  Beraud,  638  liv.  15 
sols;  les  s"  Beraud,  Delort  et  Missonnier,  consuls» 
1,344  liv.  2  sols  4  den.;  Jacqueline  Bechot,  veuve 
de  Pierre  Grassal,  925  liv.;  Pierre  Tassy,  avocat  du 
Roi  au  bailliage  de  Saint-Flour,  et  Pierre  Dubois, 
secrétaire  de  la  ville,  576  liv.;  Antoine  Bechot, 
consul  de  1660,  1,280  liv.  pour  son  reliquat  de 
compte,  somme  réduite  par  Sa  Majesté  à  950  liv.; 
François  Vezin  et  Jacques  Johanny,  consuls  en  1668» 
400   liv.;    Pien'e  Cussac  et  Pierre  Saigne  et  Isaac 

56 


442  ARCHIVES  DU 

Bigot,  à  cause  de  Jean  Bigot,  consuls  en  1647,  518 
liv.   12  sols;  «  à  l'égard  de  la  demande  de  Pierre 

>  Traverse,  pour  être  payé  de  la  somme  de  3,279 

>  liv.  5   sols  pour  les  frais  du  voyage  qu'il  a  fait 

>  .en  la  ville    de    Paris    comme    député    du    Tiers 

>  État  du  Haut  Auvergne  suivant  le  délibératoire 
»  du  13  mars  1659  »;  plus  de  quelques  autres 
sommes  relatives  à  la  même  mission.  Sa  Majesté 
réduit  la  créance,  qui  est  entre  les  malus  des  Jé- 
suites, sauf  le  recours  de  ces  derniers  contre  le 
s**  Traverse;  la  demande  des  consuls  de  1658,  en 
paiement  des  avances  qu'ils  prétendent  avoir  four- 
nies pour  la  construction  du  pont  de  Rofflac,  est 
rejetée;  de  même  est  rejetée  autre  demande  des 
consuls  et  d'Antoine  Brugier,  architecte,  relative  à 
la  même  construction ,  et  Tarrêt  du  Conseil  du  19 
mars  1659  ordonnant  Timposition  des  sommes  qui 
font  l'objet    de    ladite    demande,    «    sera    rapporté 

>  comme  nul  et  de  nul  efFect  >  ;  rejetée  égale- 
ment la  demande  des  consuls  de  1659,  relative  au 
reliquat  de  leur  compte  ;  les  sieurs  Jacques  Audi- 
gier,  receveur  des  tailles,  Charles  Vidal  et  Élie  Vi- 
gne, consuls  Tannée  1671,  sont  condamnés  à  restituer, 
au  profit  de  la  communauté,  la  somme  de  400  liv.; 
les  consuls  de  1673,  Pierre  Audigier,  receveur  des 
tailles,  Jean  Tassy  et  Pierre  Sauret,  sont  également 
condamnés  à  restituer  à  la  ville  une  somme  de 
400  liv.  ;  la  créance  d'Antoine  Coutel ,  lieutenant 
particulier  au  bailliage  de  Saint-Flour,  à  cause  de 
Charlotte  Chauliaguet,  sa  femme,  est  fixée  à  748 
liv.  15  sols;  les  consuls  de  plusieurs  années  sont 
endn  déboutés  de  leurs  demandes  de  créances  et 
condamnés  à  restituer  le  reliquat  de  leurs  comptes. 
Dans  les  sommes  ci-dessus  ne  sont  pas  compris  les 
ititérêts  dûs  aux  créanciers.  L'arrêt  ùxe  enfin  les 
charges  ordinaires  de  la  ville  de  Saint-Flour  et  or- 
("onne  que  les  consuls  rendront  compte  chaque  an- 
j'.te  par-devant  l'Intendant  à  peine  de  500  liv. 
d'amende  (plusieurs  copies  du  même  arrêt);  — 
ordonnance  de  Bernard-Hector  de  Marie,  intendant, 
«lu  12  juillet  1674,  pour  l'exécution  de  Tarrêt  du 
Conseil,  ci-dessus  analysé;  les  créances  prétendues 
s'élèvent  à  90,461  liv.  4  sols  2  den.;  il  faut  dé- 
duire de  cette,  somme  3,997  liv.  17  sols,  «  à  la- 
»  quelle  reviennent  les  condamnations  portées  par 
»  ledit  arrest  du  Conseil   contre  différents  particu- 

>  liers  au  profit  de  la  ville  et  communauté  de 
»  Saint-Flour  »  ;  une  partie  des  créances ,  soit 
84,838  liv.  3  sols  7  den . ,  est,  aux  termes  de  l'ar- 
rêt, productive  d'intérêts,  et  les  intérêts  s'élèvent  à 
8,478  liv.    5    sols    4    den.;    les    sommes  dues    aux 


PUY-DE-DOME. 

créanciers  seront  payées  en  treize  années  au  moyen 
d'une  imposition  annuelle  de  3,622  liv.  1  sol  sur 
la  communauté  de  Saint-Flour  et  2,506  liv.  14  sols 
sur  la  prévôté  de  Saint-Fleur  et  sur  les  deniers 
patrimoniaux  de  la  ville  ;  «  les  intérêts  ne  seront 
»  payés  qu'après  les  principaux  acquittés;  ordon- 
»  nous  que  les  quittances  des  arrérages  et  intérêts 
»  seront  imputés  sqr  les  principaux  dus  auxdits 
»  créanciers,  chacun  en  droit  soi;  au  moyen  des- 
»  quelles  déductions  il  ne  sera  plus  dû  aux  créan- 
.  »  ciers  dénommés  en  ladite  ordonnance  que  la 
>  somme  de  79,671  liv.  7  sols  2  den.  »  ;  les  inté- 
rêts s'élèveront,  une  fois  les  capitaux  éteints,  à 
32,418  liv.  19  sols  11  deniers,  qui  seront  payés  en 
cinq  années  à  partir  de  Tannée  1687;  —  requête 
adressée  à  M»'  Legoux  de  La  Berchère,  intendant, 
par  les  consuls  de  la  ville  de  Saint-Flour,  exposant 
que  le  commis  à  la  recette  générale,  entre  les 
mains  de  qui  ont  été  versées,  depuis  l'année  1682, 
les  sommes  destinées  au  paiement  des  créanciers, 
les  ayant  retenues  par  devers  lui,  <  les  créan- 
»  ciers  de  ladite  ville  souffrent  et  sont  sur  le  point 
»  de  fere  des  poursuites  contre  les  consulz ,  et 
»  mesmes  les  Pères  Jésuites  et  les  religieuses  Nostre- 
»  Dame  de  supprimer  partie  des  classes,  sous  pré- 
»  texte  de  ce  que,  n  estant  payés  de  leur  fondation, 
»  ilz  ne  peuvent  estre  obligés  à  fere  le  service  »; 
—  état  des  dettes  de  la  ville  de  Saint-Flour  en 
Tannée  1700;  —  projet  d'arrêt  du  Conseil  à  rendre 
pour  la  liquidation  des  dettes  de  la  ville  de  Saint- 
Flour;  correspondance  .à  ce  sujet  de  Tlntendant 
avec  MM.  de  Rochebrune,  de  la  Houssaye,  Tassy 
de  Montluc  1730-1733;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  11  février  1731,  pour  la  liquidation  des  dettes  de 
la  ville  de  Saint-Flour;  suivi  d'ordonnance  de  Tln- 
tendant (plac.  impr.  à  Clermont-Ferrand ,  chez  P. 
Boutaudon);  —  inventaire  des  papiers  relatifs  aux 
dettes  de  la  ville  de  Saint-Flôur;  —  correspondance 
de  M.  Veissière  sur  le  même  sujet,  1733;  — lettre 
de- M.  Rossignol,  du  19  février  1748,  demandant  à 
M.  Tournadre  des  éclaircissements  touchant  les 
créances  de  deux  communautés  religieuses  de  Saint- 
Flour  sur  les  habitants  de  la  même  ville. 


G.  2648.  (Liasse.)  —  ô^  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

1651-1 7S9.  —  Administration  communale.  — 
Saint-Flour.  —  Dettes  de  la  ville,  créance  d'Anter- 
roches.  —  Extraits  de  deux  obligations  consenties  par 
la  ville  de  Saint-Flour  au  profit  de  Mathieu  Sauret, 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


443 


écuyer,  seigneur  de  La  Roussière,  <  résidant  en  son 
château  de  La  Roussîère  »,  les  9  février  1Ô5I  et  22  avril 
1652,  pour  madame  d'Anterroches,  héritière  substituée 
et  médiate  dudit  sieur  de  La  Roussière  ;  la  première 
obligation  est  de  la  somme  de  1,600  liv.  «  payées  en 
»  pi^toles  d'Espagne,  escus  sol.,  tessons,  quarts  d*es- 
»  eus»  etc.  »;  la  seconde  de  2.600  liv.;  —  requête 
de  dame  Ëiéonore  de  Brives,  héritière  substituée  de 
défunte  d"®  Lucrèce  de  Brivesi  sa  tante,  veuve 
de  noble  Mathieu  Sauret,  épouse  autorisée  de  Fran- 
çois d*Anterroches,  comte  dudit  lieu,  au  sujet  de  la 
créance  quelle  a  contre  la  ville  de  Saint-Flour; 
ordonnance  à  ce  sujet  de  M.  Bidé  de  La  Orand- 
ville,  du  4  décembre  1723;  —  pièces  de  procédure; 
—  autre  ordonnance  de  M.  de  La  Grandville,  du 
28  avril  1724,  qui  condamne  par  provision  les  consuls 
des  années  1720,  1721, 1722  et  1723  à  payer  à  la  dame 
d'Anterroches  la  somme  de  1,000  liv.;  —  mémoires  et 
requêtes  adressés  à  M.  Trudaine,  intendant,  par  dame 
Éléonore  de  Brives,  épouse  de  François  d'Anterroches, 

et  par  Alexandre  et  Louis  d'Anterroches,  frères,  gentils- 
hommes d'Auvergne,  gardes  du  corps  du  Roi,  compa- 
gnie de  Noailles,  brigade  de  Chabannes,  actuellement 
sur  le  guet,  au  sujet  de  leur  créance  sur  la  ville  de 
Saint-Flour;  les  habitants  niant  que  ce  fût  une 
dette  de  commune,  ils  font  observer  que  cette  dette 
n*a  pas  été  contestée  par  les  habitants  en  1673;  elle 
avait  été  contractée,  disent  les  suppliants,  pour 
subvenir  aux  dépenses  extraordinaires  qu'il  avait 
fallu  faire  en  1650  pour  mettre  la  ville  en  état  de 
défense  contre  les  entreprises  des  ennemis  de  l'État  ; 
lettres  de  madame  d'Anterroches,  1731,  insistant  pour 
obtenir  au  moins  des  acomptes;  l'Intendant  répond 
qu'il  n'en  peut  rien  faire,  avant  que  la  créance  n'ait 
été  vérifiée  conformément  à  l'arrêt  du  Conseil  du 
11  février  1731;  —  extrait  et  inventaire  des  actes, 
titres  et  poursuites,  remis  à  ^Intendant  par  madame 
d'Anterroches;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Florentin,  du 
30  mars  1732,  adressant  à  l'Intendant,  pour  avoir  son 
avis,  un  mémoire  du  sieur  d'Anterroches;  M.  Tru- 
daine répond  que  la  vérification  des  dettes  de  la 
ville  de  Saint-Flour  sera  terminée  dans  6  mois; 
on  ne  peut  rien  payer  jusque-là  puisque  plu- 
.  sieurs  des  créances  sont  contestées;  —  nouvelles 
requêtes  de  Madame  d'Anterroches,  correspondance  de 
l'Intendant  avec  M.  de  Rochebrun^;  —  lettre  de  M.  de 
Saint-Florentin,  du  20  janvier  1734,  adressant  à 
M.  Trudaine  un  nouveau  placet  du  s'  d'Anterroches; 
M.  Trudaine  répond  que  les  créances  ne  sont  pas 
encore  vérifiées  et  que  d'ailleurs,  fussent-elles  valables, 
il  faudra  attendre  pour  en  obtenir  le  paiement  que  le 


Roi  ait  accordé  de  nouveaux  octrois  à  la  ville  de  Saint- 
Flour;  —  lettres  et  requêtes  adressées  à  M.  Rossignol 
par  Madame  d'Anterroches  et  par  François  d'Anter- 
roches, diacre  du  diocèse  de  Saint-Flour,  1734-1735  ;  — 
nouvelles  demandes  de  Madame  d'Anterroches  ;  cories- 
pondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Tournadre  et 
M.  de  La  Houssaye  ;  l'Intendant  écrit  à  ce  dernier  que 
la  créance  en  qu&stion  a  été  vérifiée,  mais  qu'il  ne  sait 
sur  quels  fonds  la  faire  payer:  <  les  revenus  de  la  com^ 
>  munauté  de  Saint-Fiour  sont  si  médiocres  que  les 
»  charges  indispensables  en  excèdent  le  montant  ;  ainsy 
»  il  n'est  pas  possible  de  faire  donner  aux  sieurs  d'An- 
»  teroche  aucun  acompte  sur  ce  qui  leur  reviendra  de 
»  leur  créance;  je  présume  que  pour  libérer  cette  ville 
»  il  &udra  recourir  à  la  voye  de  l'imposition  »;  — 
lettre  du  maréchal  de  Noailles  en  faveur  des  sieurs 
d'Anterroches,  du  7  avril  1739. 


C.  2649.   (Liasse.)  —  SO   pièces,  papier. 

16S5-1789.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  — -  Dettes  de  la  ville.  —  Créance  Blanchy  : 
accord  entre  François  Blanchy,  maître  apothicaire 
à  Saint-Four,  et  les  consuls  de  Saint-Flour,  au  sujet 
d'une  somme  qui  est  due  audit  Blanchy  pour  four- 
nitures de  remèdes  lors  de  la  contagion,  30  avril 
1635  ;  —  autres  transactfons  entre  les  consuls  et 
les  s"  Blanchy  père  et  fils,  1640-1648;  —  accord 
entre  Jean  Blanchy,  apothicaire,  peintre  de  la  ville 
de  Saint-Flour,  Jeanne  de  Belangreville,  fille  à  feu 
Pierre,  vivant  régent  du  collège  de  Saint-Flour,  et 
Jacques  de  Belangreville,  frère  de  ladite  Jeanne» 
19  mars  1646;  —  délibérations  de  la  ville  de  Saint- 
Flour,  1648-1651  ;  —  contrat  de  mariage  de  Jean 
Vidal,  maître  chirurgien,  et  demoiselle  Jeanne  Blan- 
chy, 20  août  1673.  —  Requête  adressée  à  l'Inten- 
dant par  J.-B.  Berauld  de  Charbiac,  conseiller  du 
Roi,  lieutenant  particulier,  assesseur  criminel  au  bail- 
liage royal,  immédiat  siège  et  prévôté  de  Saint- 
Flour,  aç  sujet  d'une  créance  sur  la  ville,  créance 
reconnue  dans  l'état  de  vérification  du  31  Jan- 
vier 1654  :  il  demande  à  être  dispensé  de  produire 
de  nouveau  ses  titres,  1731  ;  l'Intendant  refuse  d'ac- 
corder cette  demande.  —  Créance  des  religieuses  de 
Chaudesaigues  :  constitution  d'une  rente  de  111  liv* 
2  sols  2  den.  au  capital  de  2,000  liv.  consentie  par 
les  consuls  de  Saint-Flour  à  dame  Marie  Fara^ 
desches,  supérieure  des  religieuses  de  Chaudesaigues, 
du  21  mars  1658;  —  contrat  de  constitution  de 
rente    de  39    liv.  17  sols  6  deniers  consentie  aux 


444  ARCHIVES  DU 

dites    religieuses  par    les    consuls   de    Saint  -  Flour 
moyennant  la  î»o[nme  de  718  liv.  15  sols  4  den.  «  que 

>  lesdlts  s'*    consuls    ont    contesté    avoir    heue   et 

>  reçeue  »;  du  8  juin  1660;  —  contrat  de  consti- 
tution d'une  rente  de  122  liv.  15  sols  6  den.  au 
principal  de  2,210  liv.  5  sols  consentie  par  les 
consuls  de  Saint  -  Flour  aux  religieuses  de  Chaude- 
saigues,  du  6  fév.  1662  ;  —  requêtes  adressées  aux 
Intendants  par  les  religieuses  de  Chaudesaigues  pour 
obtenir  le  paiement  de  leurs  créances;  ordonnances 
des  Intendants  ;  exploits  et  pièces  de  procédure, 
1695-1702  ;  —  requête  adressée  à  M.  Boucher,  in- 
tendant d'Auvergne,  par  M™*  de  Cantoynet,  supé- 
rieure des  religieuses  de  Chaudesaigues,  au  sujet 
des  sommes  qui  leur  restent  dues  par  la  ville  de 
Saint-Flour  et  qui  s'élèvent  à  5,909  liv.  10  sols, 
10  den.  ;  ordonnance  de  M.  Boucher,  du  12  août 
1717,  déclarant  la  créance  valable  et  ordonnant 
qu'un  à-compte  de  1,000  liv.  sera  versé  aux  dites 
religieuses  ;  —  nouvelles  requêtes  des  mêmes  reli- 
gieuses adressées  en  1721  à  M.  Brunet  d'Evry,  in- 
tendant ;  —  mémoires  relatifs  aux  créances  des  reli- 
gieuses de  Chaudesaigues  sur  la  ville  de  Saint-Flour 
fournis  à  M.  Trudaine,  intendant,  en  1731  et  1732. 


C.  26ÎJ0.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier. 

16S1-1781.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Dettes  de. la  ville.  —  Mémoires  et  titres 
relatifs  à  la  créance  de  Jacques  Derames,  bourgeois, 
habitant  de  la  ville  de  Saint-Flour,  héritier  par 
représentation  de  son  père ,  Jean  Derames,  l'un 
des  consuls  de  Saint-Flour  Tannée  1650,  produits 
pour  obéir  à  l'arrêt  du  Conseil  du  11  février  1731; 
—  mémoire  pour  demoiselle  Marie  Vezin,  veuve  de 
Jean  Grassal,  habitante  de  Saint-Flour  et  créancière 
de  ladite  ville,  pour  satisfaire  à  l'arrêt  du  Conseil 
du  11  février  1731  :  la  première  créance,  de 
1,700  liv.,  remonte  à  Tannée  1567,  que  François 
Kaynald  et  Guillaume  Grassal,  consuls  ladite  année 
furent  obligés  <  de  fournir  pour  les  gens  du  tiers- 

>  État    des    prévostés    de    Saint  -  Flour,    Aurilhac, 

>  Maurs  et  Mauriac,  composant  le  haut  pais  d'An- 
»  vergne,  des  sommes  considérables  »  ;  plusieurs 
arrêts  de  la  Cour  des  aides  furent  rendus  en  fa- 
veur dudit  Grassal  et  de  ses  héritiers;  dans  Tarrêt 
portant  liquidation  des  dettes  du  Tiers-État  du  haut 
pays  d*Auvei^ne,  du  11  avril  1620,  les  consuls  de 
1567  ou  leurs  ayants-droit  furent  colloques  pour 
766  écus  deux  tiers  ;  les    héritiers   de  F.  Raynald, 


PUY-DE-DOME.. 

cédèrent    leur  part  à  Jacques    Grassal;  lors   de  la 
vérification  faite  par  M.  Voisin  en  1654,  la  créance 
en  question    fut    réduite  à  1,700    liv.;    la    seconde 
créance,  de  427  liv.  10  sols,   «  procède  des  fourni- 
»  tures  faites  par  les  hôtes  de  ladite  ville  de  Saint- 
>  Flour  pour  la  nourriture  et  subsistance  des  trou- 
»  pes,  qui    estoient  en  garnison  en  ladite   ville  de 
»  Saint-Flour  les  années  1639  et  1640  »  ;  la  troi- 
sième créance,  de  92o  liv.,  a  une  origine  analogue; 
la  demoiselle  Vezin  n*a  été  payée  que   d'une  partie 
des  sommes  dues  à  ses  auteurs,   parce  que  Timposi* 
tion  ordonnée  par  Tarrêt  de  1673  jusqu'en   1690    a 
cessé  en  1683,    il  lui   reste  dû  902  liv.  7  den.   de 
principal    et    3,219    liv.    9   sols    3   den.  d'intérêts; 
M.  Beraud   Vaissière,  avocat  en  Parlement,   procu- 
reur constitué  du  corps  commun  et  habitans  de  la 
ville  de    Saint-Flour,  conteste    partie    des   créances 
prétendues  par  la  demoiselle   Vezin  ;  —  pièces  ser- 
vant à  établir  les  créances  de  la  demoiselle  Vezin, 
veuve  Gr«issal  :  arrêts  de  la  Cour  des  aides  de  Cler- 
mont  des  9  avril  1631,  24  mai   1632,  etc.   —   Mé- 
moire pour  Isabeau  Grellet,  veuve  du   s'  Fournier, 
habitante  de  la  ville  d'Allègre,  au  sujet  de  la  créance 
qu'elle  a  sur  la  ville   de  Saint-Flour,    produit  en 
exécution  de  Tarrêt  du  11  février  1731  :  les  créances 
prétendues  sont  au  nombre  de  quatre   et    il    reste- 
rait   dû   à    la    veuve    Fournier    1,757    liv.    8    sols 
10  den.  en  principal  et    5,117  liv.   6    sols    4    den; 
d'intérêts  ;  contredits  fournis  par  Berauld  Vaissière, 
au  nom  de  la  ville  de  Saint  -  Flour  ;    —  état  des 
pièces  produites  par  la  veuve  Fournier.  —  Mémoire, 
produit  en  exécution   de   Tarrêt    du    11   fév.    1731, 
par  Antoine    Hugon,    procureur   de  Thôtel    de  ville 
de    Saint-Flour,    flls  et    héritier   de    M.   Guillaume 
Hugon,    créancier    de    ladite    ville  ;    contredits    du 
s'  Vaissière  et  répliques  du  s»"  Hugon  ;  —  inventaire 
des  pièces  produites  par  devant  M.  Trudaine,  inten- 
dant,  par  Antoine  Hugon,  ancien  procureur  du  Roi 
de  Thôtel   de  ville    de    Saint-Flour,  en  qualité   de 
père    et    légitime    administrateur   des  personnes  et 
biens  de  ses  enfants  et  de  défunte  Jeanne  -  Clotilde 
Champbon,  icelle   fille  et  héritière  de  feu    M.  Jean 
Champbon,   seigneur  du  Ventoux?  pour  satisfaire  à 
Tarrêt    du    11    février    1731  ;    —    obligation    pour 
M.  Jean  de    La    Grange,  conseiller  du  Roi,  élu    en 
l'Élection   de   Saint-Flour,  consenti    par  les  consuls 
de  ladite  ville,  d'une  somme  de  380  liv.  «  à  laquelle 
»  les  parties  sont  demeurées  d'accord  pour  les  deux 
»  tiers  que  ladite  ville  doibt  payer  pour  la  bastisse 
»  qu'a  esté  faicte   à  la   grand    murailhe  de  ladite 
»  ville,  du    costé   de  la  maisïon    dudit  sieur  de  La 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


44S 


»  Grange  »,  du  31  déc.  1641  ;  transfert  de  ladite 
obligation  à  Jean  Chainbon  ;  —  obligation  par  les 
consuls  de  Saint-Flour,  au  profit  de  Jean  CUara- 
bon,  docteur  en  droit,  avocat  en  ladite  ville  d'une 
somme  de  689  liv.,  du  4  mars  1643.  —  Requête 
adressée  à  M.  de  Marie,  intendant  d'Auvergne,  par 
jfean  Vezin,  bourgeois  de  Saint-Flour,  mari  et  sieur 
des  biens  dotaux  de  demoiselle  Catherine  Imbert, 
icelle  héritière  de  défunt  M.  Pierre  Imbert,  prêtre, 
docteur  en  théologie,  au  sujet  de  la  créance  de 
2,752  liv.  qu'il  prétend  sur  la  ville  de  Saint-Flour; 
€  les  consuls  de  1672  ont  conclu  à  la  radiation 
»  d'une    partie  considérable  de   ladite   créance   avec 

>  rapport  des  intérêts  d'icelle  depuis  Tannée  1645»; 
cependant  ladite  créance  est  incontestable  :  M.  l'In- 
tendant est  prié  «  d'ol»server  que  M.  Annet  de 
»  Fontanges,  prieur  de  Paulhige,  ayant  fondé  en 
»  ladite  ville  de  Saint-Flour  un  collège,  doté  icel- 
»  luy  de  la  somme  de  1,000  liv.  de  rente,  et  af- 
»  fecté  tous  ses  biens  au  payement  d'icelle  et  fait 
»  directeurs  dudit  collège  les  consuls  de  ladite  ville 
»  et  autres  desnomméz  dans  le  contraict  de  ladite 
»fon«lation,   les  consuls   en    charge    Tannée    1636, 

>  assistés  des  archidiacres  et  bailes  de  Téglise 
»  cathédrale  et  collégiale,  d'un  des  officiers  du  bail- 
j»  liage  et  d'autres  conseillers  de  ladite  ville,  au- 
»  roint  baillé  ledit  collège  à  M""  Jean-Baptiste  £é- 
»  chot,  docteur  et  maitre  aux  sciences,  pour  le 
»  tenir  en  qualité  de  principal  régent,  avec  tous 
»  les  fruits  et  revenus  y  appartenant,  et  par  ex- 
»  près  ceux  provenans  de  la  fondation  dudit  sieur 
»  de  Fontanges,  à  la  charge  d'appeller  dans  ledit 
»  collée  autres  quatre  régens  après  luy  pour  en- 
»  seigner  cinq  diverses  classes,  faire  les  réparations 
»  nécessaires,  qui  furent  estimées  à  313  liv.  9  sols, 
»  que  les  sieurs  consuls  s'obligèrent  payer  audit 
»  Bechot,  apprès  les  quatre  années  ou  les  deux  au 
»  choix  des  parties;  pour  lesquelles  ledit  collège  luy 
»  fut  baillé,  suivant  le  contract  et  bail  du  19  octo- 
»  bre  1636.  Auquel  bail  ledit  Bechot  ayant  subrogé 
»  M*  Pierre  Imbert,  prêtre,,  docteur  en  théologie  et 
»  corier  de  Tesglize  cathédrale  de  Saint-Flour,  Tun 
»  des  cinq  régens  qui  furent  instalés  audit  collège 
»  aux  mesmes  charges  et  conditions  » ,  ledit  Imbert 
dut  faire  des  avances  les  années  1636  et  1637  et 
n'en  fut  pas  remboursé;  il  fit  assigner  les  consuls 
et  obtint  contre  eux,  le  12  août  1639,  un  arrêt  de 
la  Cour  des  aides;  faute  de  paiement,  il  fit  saisir 
les  deniers  dus  par  François  de  Montvallat,  écuyer, 
sieur  de  Bonnechare  et  de  Saint-Juery,  à  la  ville 
de  Saint-Flour,  s'élevant  à  11,000  liv.    pour  partie 


de  la  vente  de  la  seigneurie  de  Saint-Juery,  affectée 
au  paiement  de  la  dotation  du  collège;  en  1645  les 
consuls  reconnurent  par  transaction  la  créance  du 
sieur  Imbert  et  lui  cédèrent  la  créance  de  3,541  liv* 
13  sols  4  den.  qu'ils  prétendaient  avoir  sur  le  s""  de 
Montvallat  ;  Texposé  ci-dessus  établissant  bien  la 
légitimité  de  sa  réclamation,  le  »'  Vezin,  au  nom 
que  dessus,  demande  à  être  inscrit  parmi  les  créan- 
ciers de  la  ville;  —  transaction,  du  4  mars  1645, 
entre  les  consuls  et  M*  Pierre  Imbert;  —  mémoire 
fourni  par  Jean  Vezin,  pour  satisfaire  à  l'arrêt  du 
Conseil,  du  11  fév.  1731  ;  inventaire  des  pièces  par 
lui  produites.  —  Mémoire  produit  en  1731  pour  les 
jésuites  du  collège  de  Saint-Flour  au  sujet  de  deux 
créances  prétendues  sur  la  ville.  Tune  de  11,212  liv. 
de  principal  portant  intérêts,  Tautre  de  2,733  liv. 
de  principal,  sans  intérêts  ;  contredits  fournis  au 
nom  de  la  ville. 


C.  2651.  (Liasse.)  r-  78  pièces,  fapier. 

1641-1706.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  — -  Dettes  de  la  ville.  —  Créance  Jourdy  : 
obligation  par  les  consuls  de  Saint  -  Flour  de  Tan- 
née 1647  d'une  somme  de  2,200  liv.  au  profit  des 
consuls  de  Tannée  1643,  les  sieurs  Jourdy,  Beraud 
et  Bechot,  le  17  déc.  1647  ;  —  obligation  d'une 
somme  de  1,900  liv.  par  les  sieurs  Adrian  Chabot, 
avocat,  Barthélémy  Poursaîn,  bourgeois,  et  noble 
Jean  Bonafos,  s'  de  Muratel,  conseiller  du  Roi,  pré- 
sident en  l'Élection,  consuls  Tannée  1654  de  la  ville 
de  Saint-Flour,  au  profit  des  sieurs  Jourdy  et  Be- 
raud, consuls  Tannée  1643,  et  du  s*"  Antoine  Bechot, 
fils  de  Jean,  ce  dernier  consul  Tannée  1643  , 
18  oct.  1654  ;  —  état  des  paiements  faits  audit 
Jourdy;  —  mémoire  produit  par  Jourdy  en  exécu- 
tion de  l'arrêt  du  Conseil  du  11  fév.  1731  ;  inven- 
taire des  pièces  annexées  audit  mémoire  ;  —  lettre 
de  M.  de  Rochebrune,  1735,  au  sujet  de  la  recom- 
mandation de  M.  de  Sioujeac  eu  faveur  de  M. 
Jourdy  de  Couzergues;  lettre  de  M"'  Duteil- Jourdy, 
1736,  au  sujet  de  sa  créance  sur  la  ville  de 
Saint-Flour;  —  nouvelles  réclamations,  en  1752,  de 
la  veuve  Jourdy  :  correspondance  à  ce  sujet  de  Tln- 
tendant  avec  M.  Tournadre  ;  —  lettre  de  la  dame 
Chazelèdes,  veuve  Jourdy,  du  11  juin  1766,  au 
sujet  des  sommes  qui  lui  restent  dues  par  la  ville 
de  Saiat-Flour  ;  —  créance  de  Thôpital  de  Murât  : 
lettres  à  ce  sujet  de  MM.  Teillard  et  Ruynes,  1761. 
—  Lettre   de  M"*    de    Ligonez,  supérieure  des   re- 


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446 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


ligieuses  de  Notre-Dame  de  la  ville  de  Saint-Flour, 
au  sujet  d'une  somme  de  1,750  liv.  qui  leur  reste 
due  de  plus  grande  par  ladite  ville,  du  31  oct.  1734; 

—  lettres  de  M"»«  Dauliac,  supérieure  des  reli- 
gieuses de  Notre-Dame;  de  M.  Tassy  de  Montlue, 
subdélégué,  au  sujet  de  la  même  créance,  1747- 
1752.  —  Mémoire  pour  Pierre  Pellissier,  écuyer, 
sieur  de  Féligonde,  habitant  de  la  ville  de  Cler- 
mont,  relativement  à  une  créance  de  3,400  liv. 
qu'il  prétend  avoir  sur  la  ville  de  Saint-Flour, 
produit  pour  satisfaire  à  l'arrêt  du  Conseil  du  11  fév. 
1731:  —  copie  des  titres  de  M.  Pellissier  de  Féli- 
gonde,  1640-1653;  —  états  des  paiements  faits  par 
la  ville  de  Saint-Flour.  —  Mémoire  produit  en  1731 
par  Victor  RouUon-Spy,  receveur  des  décimes  au 
diocèse  de  Saint  -  Fiour,  Jacques  Ctiirol,  notaire 
royal  et  procureur  au  bailliage  de  Saint  -  Flour, 
directeurs  de  l'hôpital  de  ladite  ville,  au  sujet 
d'une  créance  de  2,000  liv.  en  principal,  de  Thôpi- 
tai  sur  la  ville;  contredits  par  Beraud  Vaissière  et 
répliques  des  directeurs.  —  Sentence  du  bailliage 
de  Saint-Flour,  du  23  nov.  1648,  en  faveur  d'An- 
toine  Sauret,  Tun  des  consuls  de  ladite  ville  l'an- 
née 1645,  contre  les  consuls  de  1648,  au  sujet 
d'une  créance  dudit  Sauret  ;  —  autres  titres  de 
1661  à  1662,'  relatifs  à  la  créance  Sauret;  —  requête 
adressée  à  M*'  Bouclier,  1717,  par  Yves,  marquis 
d'Allègre,  lieutenant  général  des  armées  du  Roi,  au 
sujet  d'une  somme  de  4,097  liv.  18  sols  en  prin- 
cipal, plus  les  intérêts  d'icelle,  due  à  Jean  et  Jac- 
ques Sauret,  et  inscrite  dans  l'état  de  liquidation 
de  1673  ;  le  s'  d'Allègre  agit  comme  créancier  des 
demoiselles  Grellet  qui  sont  aux  droits  de  Jean  et 
Jacques  Sauret.  —  Inventaire  des  titres  de  (îréance 
de  M.  Tassy,  écuyer,  seigneur  de  La  Chassaigne, 
conseiller  du  Roi,  trésorier  de  France  en  la  géné- 
ralité de  Riom,  contre  la  ville  de  Saint-Flour  ;  — 
obligations  des  années  1643  et  1646  ;  —  mémoire 
produit  par  ledit  s'  de  La  Chassaigne  en  exécution 
de  l'arrêt  du  conseil  de  1731.  —  Mémoire  relatif 
à  la  créance  des  religieuses  de  la  Visitation  de 
Saint-Flour  sur  la  ville,  1731  ;  correspondance  à 
ce  sujet  de  l'Intendant   avec  M.  Tournadre,    1736  ; 

—  titres  des  créances  de  la  Visitation  sur  la  ville, 
1633  - 1654  ;  —  nouvelle  requête  des  religieuses  à 
M.-  de  Ballainvilliers,  intendant,  1750;  —  lettre  do 
Févêque  de  Saint-Flour,  du  22  oct.    1760. 


C.  2652.  (Liasise.)  —  î  pièc^,  papier. 

(1659)  1679.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Plour.  —  Contentieux.  —  Copie  d'une  transactioa. 
en  date  du  7  avril  1652,  entre  les  consuls  de  Saint- 
Flour  et  Rigauld  d'Escorailles,  baron  de  Roossille, 
héritier  bénéficiaire  de  Jean  de  Fontanges,  son 
aïeul,  et  par  celui-ci  d'Annet  de  Fontanges,  fonda- 
teur du  collège  de  Saint-Flour,  ce  dernier  ayant 
par  acte  du  10  déc.  1579  donné  une  rente  de 
1,000  liv.  pour  la  fondation  dudit  collège  :  une 
transaction  était  intervenue,  le  3  avril  1643,  entre 
ledit  Rigauld  d'Ëscorailles  et  les  consuls^  par  la- 
quelle ces  derniers  cédaient  audit  Rigauld  la  rente 
de  1,000  liv.  moyennant  une  somme  de  37,000  liv., 
pour  le  paiement  de  laquelle  ledit  Rigauld  donnait 
13,000  liv.  en  deniers,  et  la  terre  et  seigheurie  de 
Saint-Juery,  estimée  24,000  liv.  ;  par  la  transac- 
tion de  1652,  les  consuls  se  départent  de  l'effet  de 
celle  du  3  avril  1643  ;  ils  cèdent  et  transportent 
audit  seigneur  de  Roussille,  résidant  au  château  de 
Croupière,  paroisse  de  Raulhac,  la  rente  de  1,000 
liv.  due  au  corps  commun;  ledit  seigneur  se  départ 
de  l'opposition  qu'il  avait  faite  à  la  prise  de  pos- 
session par  la  ville  de  la  seigneurie  de  Saint- 
Juery;  suit  le  dénombrement  de  ladite  terre.  «  Et 
»  d'autant  que  ledit  collège,  fondé  par  ledit  s""  de 
»  Fontanges,  a  esté  baillé  et  deslessé  par  le  corps 
»  commun  de  ladite  ville  aux  RR.  Pères  de  la 
»  Compagnie  de  Jésus,  suivant  la  première  intan- 
»  tion  dudit  fondateur,  sans  les  obliger  aux  charges 
»  portées  par  le  contract  de  ladite  fondation,  ledit 
»  sieur  de  Roussille,  pour  luy  et  ses  successeurs  et 
»  tous  autres  qui  pourroint  y  prétandre  droict  et 
»  interest,  a  quicté  et  deschargé,  quicte  et  des- 
»  charge  ledit  corps  commun  de  tous  les  drolcts  à 
»  luy    et   aus    successeurs    desdits    feus    sieurs   de 

>  Fontanges  acquis,  d'avoir  chambre,  cour,  basse- 
»  cour,  garde-robe  dans  ledit  collège  pour  leur  loge- 
»  ment,  d'y   mestre  un  escorier   et  de  la  norritore 

>  et  entretènement  d'icelluy,  dont  ledit  corps  com- 
»  mun  estoit  tenu.  »  Les  consuls,  d'autre  part, 
subrogent  en  leur  lieu  et  place  le  Père  Agut^  rec- 
teur du  collège  des  Pères  Jésuites  de  ladite  ville, 
en  tous  les  droits  à  eux  acquis  par  le  susdit  contrat. 
(La  copie  est  de   l'année  1672.) 


G.  26S3.  (Liasse.)  —  10  pièces^  papier. 

17t7-l  751.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Correspondance  de  M.  Foacier  de  La  Cou- 
dre avec  l'Intendant,  au  sujet  de  la  maison  louée  par 
la  ville  pour  servir  de  logement  audit  Intendant;  la 
maison  est  louée  200  liv.  et  occupée  par  M.  Foacier 
de  La  Coudre  à  charge  d*y  recevoir  l'Intendant  quand 
il  vient  à  Saint-Fiour,  1727-1733;  —  lettre  des  consuls 
de  Saint-Flour,  1734,  au  sujet  du  feu  de  joie  or- 
donné à  l'occasion  de  la  victoire  sur  le  roi  de  Sar- 
daîprne;  —  mémoire  au  sujet  de  la  défense  faite  par 
rintendant  aux  consuls  de  Saint-Flour  de  faire  à 
TEvêque  et  à  l'Intendant  les  présents  de  j^erdrix 
rouges  qu'on  avait  coutume  de  faire  autrefois,  1751  j 
—  bail  à  ferme  de  l'enlèvement  des  boues,  1739. 


C.  2654.  (Liasse.)  —  9  cahiers,   papier,  de  198  feuillets. 

1649-1656.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de 
1648  à  1651.  —  Compte  rendu  par  devant  M.  Henri 
de  Brugier,  lieutenant  général  civil  et  criminel  au 
bailliage  de  Saint-Flour;  MM.  Mathieu  Chauliaguet, 
élu  en  l'Election  de  ladite  ville  ;  Jean  Tassy,  contrô- 
leur des  décimes,  et  Gabriel  Benezit,  bourgeois,  tous 
trois  consuls  Tannée  1648  de  la  ville  de  Saint-Flour, 
des  recettes  et  dépenses  faites  par  eux  pendant  ladite 
année;  arrêté  à  4,324  liv.  12  sols  6  den.  de  recette  et  à 
9,371  liv.  3  sols  9  d.  de  dépenses.  Parmi  les  dépenses  on 
remarque  :  une  somme  de  30  sols  payée  à  Viileneufve 
pour  avoir  fait  sonner  la  cloche  de  minuit;  8  liv. 
10  sols  aux  fermiers  de  PÉvéque  pour  les  cens  que 
la  ville  lui  doit;  30  liv.  aux  frères  prêcheurs  pour  les 
trois  dîners  que  la  ville  a  coutume  de  leur  donner  aux 
fêtes  de  Saint-Thomas-d'Aquin,  Saint-Pierre  martyr, 
et  Saint-Dominique;  48  liv.  pour  un  voyage  fait  par 
les  s"  Tassy  et  Benezit,  consuls,  et  par  Claude  Fabri, 
greffier,  à  Rodez,  pour  rendre  visite  à  Monseigneur  ; 
39  liv.  12  sols  pour  le  voyage  fait  à  Saint-Juéry, 
au  nombre  de  dix,  tant  à  pied  qu'à  cheval,  pour 
mettre  les  Pères  Jésuites  en  possession  ;  10  sols  pour 
avoir  retiré  de  M.  le  curé  un  extrait  des  noms  des 
nouveaux  mariés  pour  les  mettre  à  la  taille;  6  liv. 
pour  l'achat  des  roues  qui  furent  mises  aux  canons 
de  la  ville;  —  parmi  les  dépenses  de  1649,  on  remarque 
celles  afférentes  aux  frais  de  garde  et  entretien  des 
prisonniers  de  guerre  espagnols  envoyés  en  la  ville 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  447 

de  Saint-Flour  par  lettre  de  cachet  du  23  août  1648  ; 
—  compte  de  1650,  recettes  :  ferme  du  droit  d'em- 
ballage, 80  liv.;  ferme  du  poids-de-ville,  165  liv.;  ferme 
des  trois  tables  de  boucherie,  56  liv.  ;  revenu  annuel 
de  la  somme  due  par  les  consuls  de  1618,  13  liv. 
2  sols  6  den.;  56  liv.  dues  par  les  six  élus  qui  ne  ré- 
sident pas  en  la  ville;  800  liv.  imposées  sur  la  ville; 
90  liv.  d'intérêts  dus  par  M.  Aymeric,  juge  de  Saint- 
Flour;  Q2  liv.  10  sols  d'intérêts  dûs  par  M.  Jeao 
Bourel,  avocat;  4.221  liv.  que  les  consuls  ont  reçues 
pour  raison  des  étapes  de  MM.  les  trésoriers  géné- 
raux de  France  à  Riom;  449  liv.  imposées  sur  l'élec-' 
tion;  ferme  de  l'entrée  du  vin,  1,796  liv.;  prêt  con- 
senti par  le  marquis  de  Langeac  (?),  2.000  liv.;  autre 
prêt  par  le  même,  600  liv.;  plus  1,500  liv.  que  les 
consuls  doivent  recevoir  pendant  cinq  années,  en- 
suite de  l'arrêt  obtenu  en  la  Cour  des  aides.  Parmi 
les  dépenses  on  remarque  :  «  Pierre  Combal  ayant 
»  faict   quelques   insolences,  dans    l'esglize   mesmes, 

>  contre  M.  de  Saint-Flour,  fust  conduict  à  la  mai- 
»  son  où  demeuroient  les  Espaignols  où  les  manettes 
»  luy  furent  mizes  »,  ci  15  sols;  achat  de  deux 
mousquets,  8  liv.  10  sols  ;  aux  Espagnols  qui  nettoyè- 
rent la  muraille  depuis  la  porte  des  Latz  jusqu'à 
la  porte  des  Roches,*  31  sols  ;  exprès  envoyé  aux  villes 
de  Chaudesaigues,  Murât,  Pierrefort  et  Allanche, 
€  pOur  leur  donner  avis  des  troubles  qui  estoient  en 

>  ceste  province  »,  3  liv.  10  s.;  réparations  aux 
charrettes  des  canons,  38  sols  ;  plusieurs  sommes 
dépensées  pour  .réparations  aux  portes  et  aux  mu- 
railles ;  à  Pierre  Bayard,  armurier,  pour  avoir  accom- 
modé quelques  mousquets  de  la  ville,  9  liv.  10  sols  ; 
pour  une  clef  à  la  tour  des  Ingles,.  6  sols  ;  à  François 
Mourgue,  pour  avoir  joué  du  tambour  pendant  les 
premières  gardes,  10  liv.;  exprès  envoyé  à  M.  de 
Noailles  pour  lui  donner  avis  que  les  cavaliers  du 
s'  d^Ailègre  étaient  à  La  Saiesse,  3  liv.  10  sols; 
exprès  envoyé  à  Cheylade  pour  savoir  si  le  s'  d'An- 
dredieu  était  parti,  40  sols;  pour  une  douzaine  de 
couteaux  garnis  d'Ivoire  achetés  à  Coutarel  et  en- 
voyés au  s^  Grobos,  23  liv.;  audit  s'  Grobos  pour 
la  vérification  de  la  dépense  des  prisonniers  espa- 
gnols, 42  liv.  16  sols  ;  au  s"*  d*Avènes,  capitaine  au 
régiment  d'infanterie  du  seigneur  de  Noailles,  100 
liv.  ;  pour  avoir  fait  et  posé  les  armes  de  M°*  de 
Noailles  lors  de  son  entrée,  18  liv.  ;  à  François  Lou- 
vdis,  pour  trois  grands  pots  d'étain  pour  porter  le  viiî 
qu'on  veut  donner  en  présent,  22  liv.  ;  au  fils  du 
s'  Boudon  qui  grava  les  armes  de  la  ville  sur  lesdits 
pots  d'étain,  40  sols;  —  parmi  les  dépenses  de  1651, 
on  remarque  :  21  sols  pour  avoir  fait   nettoyer   et 


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448  ARCHIVES  DU 

charger  les  4hn1«onaux  des  tours  des  Latz  ;  29  liv. 
32  sols  «  pour  la  pouidre  et  plomb  distribués  à  plu- 
»  sieurs  pauvres  habitants  de  la  ville  pendant  que 
»  les  gens  de  M.  le  Prince  estoient  à  Freissenet  »  ; 
8  liv.  10  s.  <  pour  la  despense  à  la  Couronne  par  un 
»  courrier  envoyé  de  la  part  de  M.  le  chevalier  de 
»  Mun,  capitaine  des  gardes  de  M^*'  le  duc  de  Can- 
»  dalle,  nostre  gouvern€»ur,  pour  nous  porter  une 
>  lettre  du  Roy  »;  plusieurs  sommes  dépensées  pour 
rentrée   du   gouverneur. 


C.  !2655.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier,  dont  7  cahiers 

de  190  feuillets. 


165A-1689.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  de  1654  à  1661. 
—  Compte  rendu  par  Jean  de  Bonafos,  s'  de  Muratel, 
premier  président  en  l'Élection  de  Saint-Flour;  Adrian 
Chabot,  avocat  en  Parlement,  et  Barthélémy  Pour- 
sain,  bourgeois,  tous  trois  consuls  de  Saint-Flour 
l'année  1654;  arrêté  par  M.  de  Brugier,  lieutenant 
au  bailliage,  à  8,528  liv.  6  sols  1  den.  de  recette,  à 
6,548  liv.  16  sols  8  den.  de  dépenses  ordinaires,  et 
à  2,958  liv.  6  sols  6  d.  de  dépenses  extraordinaires; 
à  la  suite,  ordonnance  de  M.  de  Fortia,  du  22  juin 
1669,  réduisant  à  700  liv.  la  somme  due  aux  consuls 
par  la  clôture  de  leur  compte  ;  parmi  les  dépenses 
on  remarque  :  90  liv.  aux  particuliers  désignés  par 
la  ville  «  pour  leurs  gaiges  de  la  garde  pour  la  santé 
»  pendant  les  quatre  premiers  mois  de  Tannée»; 
30  sols  donnés  «  au  nommé  Mas,  des  faubourgs, 
»  qu'on  soubçonnoit  venir  dez  lieux  infectez,  l'ayant 
»  faict  fermer  »;  40  liv.  pour  voyages  à  Aurillac, 
Maurs  et  Mauriac,  afin  d'inviter  les  consuls  desdites 
villes  à  se  trouver  à  Saint-Flour  pour  y  délibérer  des 
affaires  de  la  province  ;  20  liv.  pour  réparations  aux 
chemins  et  avenues  du  pont  du  Colombier  <  que  la 
»  ravine  des  eaux  avoict  rendus  inaccessibles,  ayant 
»  miné  la  terre  jusques  au  rochier,  qu'il  a  fallu  rom- 
>  pre  et  abattre  en  plusieurs  endroictz  »  ;  7  liv. 
au  Moron  «  pour  estre  allé  à  GondoUe  quérir  les  clefs 
»  de  la  maison  de  feu  M.  Dutreul  pour  y  loger 
»  M.  Voisin,  où  il  demeura  cinq  jours,  pour  sa  des- 
»  pance,  peines  et  vaccations  »;  39  liv.  7  sols  6  den. 
j[K)ur  la  dépense  faite  lors  du  premier  voyage  fait  à 
Saint-Flour  par  M.  l'Intendant  et  M.  Chardon  des 
Roys,  trésorier  général  de  France;  33  liv.  5  sols 
pour  la  dépense  faite  pendant  le  second  séjour  que 
fit  M.  l'Intendant  à  Saint-Flour,  avec  les  sieurs  Pois- 
son et  Ferriolles,  trésoriers  de  France;  46  liv.  10  sols 


PUY-DE-DOME. 

€  pour  les  réparations  faictes  aux  murailles  et  cou- 
»  vertz  d'icelles  Tannée  présente,  qui  furent  tous 
»  renversez  le  jour  de  Sainte-Luce  de  Tannée  der- 
»  nière  par  Timpétuosité  des  ventz  »;  40  liv.  pour 
la  réfection  de  la  muraille  de  la  maison  de  Pontoise, 
mitoyenne  à  celle  de  la  ville;  «  pour  l'entrée  de 
»  M»'  de  Saint-Flour,  revenant  de  Paris  où  il  avoit 
»  séjourné  environ  18  mois  pour  des  afiaires  impor- 
»  tantes  à  la  province  qui  en  ressent  de  grandz  sou- 
»  lagements  »;  10  liv.  10  sols  au  s"*  Muratel  qui 
alla  à  la  rencontre  de  Monseigneur  avec  Dubois, 
secrétaire,  jusqu'au  delà  de  Brioude;  3  liv.  5  sols 
dépensés  au  Pont  de  Léry  pour  la  collation  faite  par 
les  bourgeois  de  Saint-Flour,  lorsqu'ils  allèrent  au 
devant  de  Tévèque;  56  liv.  pour  70  liv.  de  poudre, 
4c  employée  pour  tirer  les  pièces  et  arquebuses  à  crocq 
»  durant  deux  jours,  ou  pour  distribuer  aux  soldatz 
»  des  faubourgs  conduitz  par  La  Mousque  »  ;  20  liv. 
pour  les  emblèmes  et  armes  mis  aux  deux  maitresses 
portes  de  TEvêché  «  avec  des  artz  trioraphans  »; 
32  liv.  8  sols  pour  la  collation  présentée  à  Mon- 
seigneur au  lieu  de  La  Chapelle,  fournie  par  le 
s"  Chalvet,  apothicaire;  aux  tambours  pour  avoir 
battu  lors  de  rentrée  de  Monseigneur  pendant  cinq 
jours,  10  liv.  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1656  on  re- 
marque :  dépenses  pour  la  réception  et  le  logement 
de  M.  Garibal,  intendant,  61  liv.  9  sols  ;  à  François 
Mourgue,  pour  les  cadres  par  luy  mis  à  onze  tableanx 
ou  emblèmes  de  la  salle  consulaire^  24  liv.  ;  pour 
avoir  fait  poser  deux  portes  aux  avenues  de  la  grande 
muraille  pour  empêcher  que  les  écoliers  ne  la  démo- 
lissent, 10  liv.  ;  «  pour  la  publication  du  monitoire 
»  contre  les ,  détenteurs  des  titres  de  la  ville,  fulmi- 
»  nation  des  santances  de  M.  TOfflcial,  sonnemant  de 
»  cloches,  brusleraant  de  bierre  ou  droictz  du  gref- 
»  fier  >,  11  liv.;  —  parmi  les  dépenses  de  1657,  on 
remarque  une  somme  de  9  liv.  30  sols  dépensée  par 
Dubois,  secrétaire,  aux  villes  de  Chaudesaigues  et 
Pierrefort,  pour  avoir  leur  consentement  pour  Tim- 
position  d'une  somme  pour  la  construction  d'une  salle 
et  autres  bâtiments  nécessaires  pour  faire  la  philo- 
sophie au  collège  de  cette  ville;  7  liv.  2  sols  pour 
avoir  fait  faire  la  girouette  de  la  tour  de  Latz  ;  289 
liv.  5  sols  pour  réparations  aux  murailles;  —  parmi 
les  dépenses  de  1658,  on  remarque  :  les  intérêts  payés 
aux  créanciers  de  la  ville  ;  200  liv.  «  pour  la  gratif- 
»  fication  faicte  à  une  personne  de  crédit,  par  le 
>  moyen  duquel  la  ville  a  reçeu  un  nottable  soulai- 
»  gement  pour  les  impositions  de  Tannée  présente  », 
en  marge  de  cet  article  le  mot  :  €  rayé  »  ;  pour  la 
grande  porte  faite  sur  le  pont  de  Sainte-Christine, 


SÉRIE  0.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


449 


40  liv.  ;  —  état  des  recettes  faites  par  les  consuls  de 
Saint-Plour,  de  Tannée  1658,  à  cause  du  pont  de  Rof- 
fîac;  —  parmi  les  dépenses  de  1659  on  remarque  : 
17  liv.  10  sols  pour  avoir  refait  à  neuf  deux  portes 
sur  la  muraille  des  Rochers;  8  sols  pour  la  collation 
donnée  aux  confrères  de  Sainte-Croix  ;  33  liv.  pour, 
les  arbres  qu'on  a  fait  planter  au  foirail  ;  —  compte 
rendu  par  Jean  Gillet,  s'  de  Yedrinac,  conseiller  avo- 
cat du  Roi  en  l'élection  de  Saînt-Flour  ;  Jean  Cussat, 
avocat,  lieutenant  en  la  justice  ordinaire  de  ladite 
ville,  et  Antoine  Bechot,  procureurs,  tous  trois  consuls 
l'année  1660,  arrêté  à  14,195  liv.  2  sols  6  den.  de 
recette  et  à  17,221  liv.  5  sols  6  den.  de  dépense  ; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  :  celles  relatives  au 
logement  des  troupes,  aux  réparations  des  murailles  ; 
les  acomptes  sur  la  somme  de  4,000  liv.  à  laquelle 
la  ville  de  Saint-Flour  fut  taxée  pour  sa  part  du 
don  gratuit,  à  cause  du  traité  de  paix  et  du  mariage 
de  Sa  Majesté;  «  faute  de  payement  de  lad.  somme, 
»  le  s'  de  La  Marquizière,  auparavant  commissaire 
»  au  recouvrement  d'icelle,  ayant  fait  saisir  deux 
»  troupes  de  moutons  appartenant  aux  merchans  de 
»  ceste  ville  dans  celle  d'Yssoire,  lui  fut  payé  pour  les 
»  fraiz  des  sommations,  voyages,  etc.  »,  120  liv.  ;  aux 
gardiens  des  moutons,  15  liv.;  aux  sept  bergers  qui 
les  conduisirent  à  Paris,  28  liv.:  pour  deux  voyages 
faits  par  le  s'  Cusset  auprès  do  l'Intendant  et  de 
M.  de  La  Marquizière,  à  Issoire^  à  Clermont  et  au 
château  de  Lambre,  pour  avoir  main-levée  des  trou- 
pes de  moutons,  97  liv. 


G.  2656.  (Liasse.)  —  9  pièces,  papier,  dont  6  cahiers  de 

455  feuillets. 

1661-1670.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour,  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Jac- 
ques Audigier,  conseiller  du  Roi  et  receveur  des 
tailles  en  Télection  de  Saint-Flour  :  Charles  Vidal, 
avocat  en  Parlement  et  Hélie  Viguier,  bourgeois, 
tous  trois  consuls  de  Saint-Flour  l'année  1661, 
arrêté  à  13.461  liv.  14  sols  6  den.  de  recette  et  à 
13,851  liv,  de  dépense  ;  la  dépense  ordinaire  com- 
prend :  27  liv.  au  secrétaire  de  ville;  26  liv.  au 
serviteur  ordinaire  de  la  ville  ;  22  liv.  à  chacun  des 
deux  autres  serviteurs  ordinaires  ;  7  liv.  au  por- 
tier de  la  porte  de  la  Pause  ;  6  liv.  à  celui  de  la 
porte  des  Roches  ;  50  liv.  pour  l'entretien  de  la 
fontaine  ;  60  liv.  pour  les  gages  de  l'horloger  ; 
30  sols  pour  les  gages  de  celui  qui  sonne  la  cloche 
de  minuit  ;  «  au  s'  Portai  La  Mousque  la  somme 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


»  de  30  liv.  que  la  ville  lui  donne  pour  l'instruction 
»  qu'il  faict  à  la  jeunesse  de  lad.  ville  à  Tart  mi- 
»  litaire  »  ,  en  marge  :  article  rayé  ;  3  liv.  pour 
les  gages  du  trompette  ;  36  liv;  pour  celui  qui  est 
chargé  de  nettoyer  la  ville  ;  30  sols  pour  le  pain 
bénit  di3  la  cure,  article  rayé  ;  40  sols  pour  le 
nettoyage  des  privés  des  Rochers  ;  à  Adrian  Cha- 
bot, 6  liv.  pour  ses  gages  d'avocat  de  la  ville  ; 
4  liv.  10  sols  pour  les  gages  du  procureur  ;  5  liv. 
pour  l'expédition  du  bail  de  l'entrée  du  vin  ; 
30  liv.  au  prédicateur  ;  aux  fermiers  de  l'Evêque  ' 
pour  cens  dus  par  la  ville,  8  liv.  10  sols  ;  au 
chapitre  cathédral  de  Saint-Flour  ï)our  rente  due 
par  la  ville,  5  liv.  ;  à  la  collégiale  de  Notre-Dame, 
pour  rente  due  par  la  ville ,  4  liv.  10  sols  ;  au  s*" 
Gibrat,  avocat,  pour  semblable  droit  que  la  ville  lui 
doit,  5  liv.  ;  pour  port  de  lettres,  15  liv.  ;  pour  le 
pain  bénit  de  l'Ascension,  17  liv.  16  sols;  <  pour  les 
»  messes  de  tous  les  jours  de  l'année  a  esté  payé 
»  aux  esglizes  de  la  présant  ville  la  somme  de  36 
»  liv.  »  ;  aux  frères  Prêcheurs,  30  liv.  ;  pour  les 
processions,  flambeaux,  sépultures,  hypocras  du  pre- 
mier jour  de  l'an,  etc.,  345  liv.  ;  aumônes  à  des 
passants,  22  liv.;  aux  prêtres  communalistes,  40  liv. 
pour  intérêts  de  leur  créance  ;  plusieurs  sommes 
payées  aux  autres  créanciers.  Parmi  les  dépenses 
extraordinaires,  on  remarque  :  celles  des  troupes 
en  gaurnison  dans  la  ville  ;  réparations  à  l'horloge 
de  Notre-Dame,  31  liv.  ;  €  pour  deux  repas  que 
»  les  comptables  ont  esté  obligez  de  donner  aux 
»  sieurs  consulz  et  depputtés  des  villes  de  Murât» 
»  Chaudesaigues,  AUanche  et  Pier refort,  lors  de 
»  leur  convocation  en  ceste  ville  pour  Tafifaire  de 
»  la  traicte  foraine  ou  pour  le  vin  de  la  ville  à 
»  eux  envoyé,  47  liv.  »  ;  les  dépenses  faites  lors 
de  l'entrée  de  l'archevêque  de  Narbonne  ;  200  liv. 
aux  PP.  Jésuites  pour  la  pension  du  professeur  de 
philosophie  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1663,  on  re- 
marque :  12  liv,  10  sols  pour  cinquante  pieds  d'ar- 
bres plantés  au  foirail  ;  autres  quinze  arbres 
plantés  au  même  endroit,  3  liv.  15  sols  ;  37  liv. 
aux  hommes  qui  ont  travaillé  au  chemin  de  la 
croix  de  Montplo  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1666, 
on  remarque  :  les  sommes  payées  aux  créanciers 
de  la  ville,  les  dépenses  des  gens  de  guerre,  celles 
payées  pour  travaux  aux  murailles ,  etc.  ;  — 
compte  de  1667,  incomplet  ;  —  compte  rendu  par 
les  consuls  de  Tannée  1668,  arrêté  à  12,818  liv. 
6  sols  6  den.  de  recette  et  à  13,435  liv.  6  sols 
6  den.  de  dépense  ;  parmi  les  dépenses,  on  re- 
marque :  71  liv.  pour  un  présent  de  30  fromages  de 

57 


45Ô  ARCHIVES  DU 

Roquefort  donnés  à  «  une  personne  de  mérite  »,  qui 
a  utilement  servi  la  ville  ;  plusieurs  sommes  em- 
ployées aux  travaux  des  fontaines  ;  —  bail  d'un  étal 
de  boucherie  en  1669  ;  —  compte  de  1670,  non 
clos  ni  arrêté  ;  parmi  les  dépenses,  on  remarque  : 
€  pour  la  despauced'un  voyage  faict  à  la  Limagne 

>  au  commencement  de  l'année  par  lesd.  s'*  Sauret 
»  et    liardel,    consuls,   accompagnés   du   s''    Dubois, 

>  secrétaire,  et  d'un  homme  à  cheval  pour  rendre 
»  visitte  à  M«'  l'Intendant,  et  tâcher  d'obtenir  de 
»  luy  son  ordonnance  de  permission  d'imposer  la 
»  somme  de  2,000  liv.  suivant  l'arrest  du  Conseil, 
»  laquelle  il  difiëra  de  rendre  jusques  à  ce  que  on 
»  auroit  justifflé  des  payements  des  2,000  liv.  de 
»  principal  portés  and.  arrest  »;  102  liv.  ;  pour  le 
voyage  fait  par  le  s'  Sauret,  avec  un  valet,  en  la 
ville  d'Aurillac,  par  ordre  verbal  de  l'Intendant, 
pour  conférer  avec  les  directeurs  de  la  manufac- 
ture qu'on  prétend  établir  en  cette  ville. 


C.  ^57.  (Liasse.)  — 16  pièces,  papier,  dont  4  cahiers  de 

44  feuillets. 

1671-1691  environ.  —  Affaires  communales. 
—  Saint-Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des 
consuls  de  1671  à  1677,  rendus  par  devant  l'In- 
dant  d'Auvergne  :  —  compte  rendu  par  Pierre 
Eymery,  Charles  Dupré  et  Jean  Chalvet,  consuls 
Tannée  1671  :  recettes  :  3,300  liv.  provenant  de  la 
ferme  du  droit  de  souche  et  entrée  du  vin  ; 
290  liv.  de  la  ferme  du  droit  de  poids  et  embal- 
lage; 36  liv.  provenant  de  la  ferme  des  étaux  de 
boucherie  ;  20  liv.  reçues  du  chanoine  Sauret  ; 
80  liv.  reçue.s  de  M***  de  La  Roussière,  la  dépense 
ordinaire  s'élève  à  1,426  liv.  ;  —  parmi  les  dé- 
penses de  1674,  on  remarque  :  pour  le  vin  et  pré- 
sent offerts  aux  'personnes  de  condition  qui  ont 
passé  en  cette  ville,  50  liv.  ;  70  liv.  pour  un 
Toyage  fait  par  le  s'  de  Villepré  avec  son  valet  à 
cheval  à  Ussel  en  Limousin,  pour  rendre  visite  de 
la  part  de  la  ville  à  M""'  la  duchesse  de  Venta- 
dour  ;  pour  la  taxe  faite  sur.  la  ville  pour  être 
déchargée  de  l'exécution  de  Tédit  du  mois  de  mars 
1674  concernant  les  arts  et  métiers,  4,798  liv.  ;  — 
parmi  les  dépenses  de  1675,  on  remarque  :  «  D'au- 
»  tant  que   par    plusieurs    privileiges,  accordez   par 

>  nos  prédécesseurs  rois,  les  habitans  de  cestc  ville 

>  qui  ont  fiefz  et  riesre-fiefz  sont  exeraptz  du  ban 
»  et  riesre-ban,  mesme  de  la  contribution,  au  pré- 

>  judice  desquelles  exemptions  M.   le  procureur  de 


PUY-DE-DOME. 

»  Riom  aiant  fait  faire  des  saizies,  fut  trouvé  bon 
»  par  le  corps  commun  de  lad.  ville,  par  deslibé- 
»  ratoire  du  29  janvier  1675,  de  se  pourvoir  et  de 
»  justîffler  des  tittres  de  lad.  ville  ;  à  cest  effect  îl 
»  en  fut  fait  de  coppies  sur  papier  timbré,  qui 
»  furent  coUationnées  par  Mess"  les  officiers  du 
»  baillaige;  pour  quoy  ou  pour  les  salaires  et  papier 
»  a  été  payée  la  somme  de  17  liv.  10  sols  »  ;  dé- 
penses pour  rentrée  du  duc  de  Ventadour  ;  — 
parmi  les  dépenses  de  1676i  on  remarque  :  67  liv. 
pour  le  pavé  fait  par  le  s'  Seguy  depuis  la  seconde 
porte  de  Muret  jusques  au  gros  arbre  du  foirail  ; 
51  liv.  pour  réparations  aux  trois  portes  des  Latz 
et  autres  travaux;  64  liv.  à  Guillaume  Malessai- 
gne,  charpentier  et  Claude  Mallessaigne,  peintre, 
«  pour  réchafau  hors  d'œuvre  de  l'horloge  de  la 
»  ville,  pour  peindre  et  dorer  la  montre  d'icelluy 
»  et  pour  l'or  et  l'azur  que  led.  Mallessaigne  de- 
»  voit  fournir  »  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1677, 
on  remarque  :  50  liv.  fournies  par  les  comptables 
en  plusieurs  fois  pour  des  gratifications  ou  dépenses 
faites  pour  obliger  plusieurs  habitants  de  sortir  les 
nuits  afin  de  contenir  les  cavaliers  de  la  garnison 
et  empêcher  les  désordres  ;  réparations  aux  mu- 
railles de  la  ville,  320  liv.  ;  réparation  faite  au 
pont  des  Tanneries  «  pour  en  esviter  la  ruine  », 
27  liv.   10  sols. 


C.  2658.  (Liasse.)  —  22  pièces,  papier,  dont  6  cahiers  de 

89  feuillets. 


1678-1 7M.  —  Affaires  commun.\les.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de 
1678  à  1683.  —  Compte  que  rend  M.  Pierre  Beau- 
flls,  marchand  de  la  ville  de  Saint-Flour,  l'un  des 
consuls  de  l'année  1678,  tant  pour  lui  que  pour 
Balthazar  Gillet,  procureur  du  Roi  au  bailliage,  et 
Jean  de  Sauret,  s'  de  Montlouby,  procureur  du  Roi 
en  l'élection,  ses  collègues,  devant  Antoine  CouteU 
lieutenant  particulier,  arrêté  à  10,229  liv.  de  re- 
cette et  à  9,389  liv.  4  sols  10  den.  de  dépense  ; 
parmi  les  dépenses,  on  remarque  les  acomptes 
payés  aux  créanciers  de  la  ville  ;  —  compte  de 
1680  ;  les  recettes  s'élèvent  à  9,343  liv.  1  sol  ;  les 
dépenses  ordinaires,  fixées  par  l'arrêt  du  Conseil 
du  18  mars  1673  et  l'ordonnance  de  Tlntendant,  à 
1,472  liv.  2  sols;  les  dépenses  ordinaires  faites 
pour  le  paiement  du  treizième  des  sommes  princi- 
pales dues  aux  créanciers  de  lad.  ville,  6,432  liv. 
16  sols   11    den,  ;    dépense   extraordinaire,   615   liv. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


451 


15  sols  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1681,  on  re- 
marque :  88  liv.  pour  faire  faire  l'horlc^e  des  Pères 
Cordeiiers  du  faubourg»  ainsi  que  le  cadran  de  la- 
dite horloge  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1682,  on 
remarque  :  4  liv.  payées  à  trois  hommes  envoyés 
dans  les  villages  circonvoi&ins  pour  faire  une  en- 
quête sur  ravis  donné  aux  consuls  «  que  certains 
»  bouchers  de  cette  ville  avoient  exposé  et  débitté 
»  à  la  boucherie  des  moutons  mordus  des  loups 
»  enragés  »  ;  frais  de  logement  des  gens  de  guerre  ; 
—  quittance  d'une  somme  de  545  liv.  12  sols 
9  den.  reçue  des  consuls  de  1682  par  R.  P.  Fran- 
çois Dandrieu,  recteur,  et  frère  Barthélémy  Almon, 
procureur  et  syndic  du  collège  des  Jésuites  de 
Saint-Flour  ;  —  autre  quittance  des  Jésuites  aux 
consuls  de  1686,  de  Tannée  1694,  collationnée  en 
1733  ;  —  état  des  deniers  d'octroi  et  patrimoniaux 
de  la  ville  de  Saint-Flour  et  des  charges  d'icelle 
pour  1692  ;  —  adjudication  du  poids  et  emballage 
pour   1692. 


G-  20S0.  (Liasse.)  —  14  pièces^  papier. 

1705-1790.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité  de  1705  à  1720.  ^  État  des 
revenus  et  des  charges  de  la  ville  de  Saint-Flour 
pour  l'année  1705;  les  recettes  s'élèvent  à  2,875 
liv.,  les  dépenses  ordinaires  à  2,724  liv.  3  sols  2 
den.;  parmi  les  dépenses  extraordinaires  on  remar- 
que :  3  liv.  10  sols  pour  les  exi)éditions  du  con- 
trat de  vente  de  la  source  que  la  ville  a  achetée 
pour  joindre  à  la  fontaine;  parmi  les  dépenses  de 
1713  on  remarque  :  429  liv.  10  sols  pour  les  ré- 
Jouissances  faites  à  l'occasion  de  la  publication  de 
la  paix  avec  les  Anglais  et  les  Hollandais;  400  Uv. 
aux  PP.  Jésuites;  25  liv.  €  pour  la  thèse  de 
»  satin  qui  a  esté  dédiée  au  corps  de  ville  par  les 
»  Jésuittes,  ou  autres  frais  faits  au  sujet  desdites  thè- 

>  ses  >;  9  liv.  8  sols  au  s'  Bouschet  pour  avoir 
fourny  le  fil  d'or  et  fait  faire  les  armes  de  la 
ville  en  broderie  à  ladite  thèse  de  satin;  124  liv. 
5  sols  à  Beauflls,  peintre,  à  Padou,  menuisier,  et 
à  François  Albuisson,  pour  les  réparations  faites  à 
l'hôtel  de  ville;  pour  le  môme  objet,  55  livres  6 
sols  à  Pierre  Barbe,  maître  sculpteur,  et  à  Jean 
Molle,  maiti-e  serrurier;  —  parmi  les  dépenses  de 
1714 ,  on  remarque  :  76  liv#  pour  la  dépense  faite 
à  l'occasion  du  mariage  de  la  comtesse  de  Serey, 
nièce   de    Tévêque,  «   où   il    y    avoit   sept  compa- 

>  pagnies  de  Bourgeoisie  soubs  les  armes;  auxquel- 


»  les  la  ville  a  fourny  la  poudre  et  la  dépense 
»  des  sergents  >  ;  —  compte  rendu  par  les  consuls 
de  1718  par  devant  les  consuls  de  1724,  arrêté  à 
1,593  liv.  6  sols  8  den.  de  recette  et  à  1,752  liv. 
12  sols  10  den.  de  dépense  et  reprise  ;  —  compte 
rendu  par  Jean  Juery,  notaire  royal,  féodiste  ar- 
penteur et  priseur  juré  de  la  ville  de  Saint-Flour, 
commis  à  la  recette  des  deniers  communs  de  ladite 
ville  pour  Tannée  1720. 


C.  2660.  (Liasse.)  —  8  p.,  parch.;  58  pièces,  papier. 
1794-17M.  —  Affaires  communales.   —  Saint- 

4 

Flour,  —  Comptabilité.  —  Comptes  ou  pièces  justi- 
ficatives des  comptes  de  1724  à  1729.  —  État  des 
revenus  patrimoniaux  en  1724;  état  des  recettes 
et  dépenses  de  1725;  compte  rendu  par  Antoine 
Bardoly  commis  à  la  recette  des  deniers  patrimo- 
niaux et  octrois  de  la  ville  de  Saint-Flour,  pour 
l'année  1725,  depuis  le  20  déc.  1725,  jour  de  son 
installation  ;  arrêté  en  1728  par  M.  de  La  Grand- 
ville,  intendant,  à  2,770  liv.  de  recette  et  à  3.441 
liv.  17  sols  6  den.  de  dépense  ;  —  compte  que  rend 
par  devant  M.  Bidé  de  La  Grandville,  intendant,  le 
s'  Foacier  de  La  Coudre,  receveur  des  tailles  de 
rélection  de  Saint-Flour,  à  cause  de  la  recette  et 
dépense  par  lui  faites  des  deniers  d'octrois  de  la 
ville  de  Saint-Flour  Tannée  1725;  — compte  rendu 
par  Antoine  Bardol ,  receveur,  de  sa  gestion  pen- 
dant l'année  1726;  parmi  les  dépenses  on  remarque 
une  somme  de  886  liv.  payée  au  s'  Houllier  pour 
la  moitié  des  gages  des  offices  municipaux  de  1726; 
pièces  justificatives  du  compte;  —  compte  du  s'  Bar- 
dol pour  l'année  1727  et  pièces  justificatives;  — 
pièces  justificatives  de  1728  (le  compte  manque)  ;  -^ 
le  compte  de  1729  manque  également;  parmi  les 
dépenses  de  cet  exercice  on  remarque  :  une  somme 
de  53  liv.  10  sols ,  dépensée  pour  transporter  la 
croix  plantée  dans  la  petite  place  appelée  des  Mé- 
zés  à  un  autre  endroit  de  la  même  place  ;  70  liv. 
payées  à  Pierre  et  Antoine  Barbe,  sculpteurs  de  la- 
dite ville ,  pour  reste  du  prix  fait  d'un  autel  ;  — 
correspondance  de  l'Intendant  avec  les  consuls  de 
Saint-Flour,  1729,  au  sujet  de  la  nomination  d'un 
receveur. 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2661.  (Liasse,)—  7  pièces,  parch.;  182  p.;  papier; 
2  cachets. 


17S0-11S9.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  — ^  Comptes  ou  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  de  1730  à  1739.  —  Quittance 
par  le  P.  Talian,  recteur  du  collège  de  la  Compa- 
gnie de  Jésus  de  la  ville  de  Saint-Flour ,  d'une 
somme  de  400  liv.  à  lui  payée  par  Antoine  Bar- 
dol,  receveur  des  patrimoniaux,  1730;  —  parmi  les 
pièces  justificatives  de  1733,  on  remarque  une  cor- 
respondance de  MM.  Teillard  et  Rongier  avec  l'In- 
tendant, au  sujet  de  la  rente  de  500  liv.  due  par 
la  ville  de  Saint-PIour  d  l'hùpital  de  Murât,  et  de 
de  la  nomination  des  administrateurs  audit  hôpital  ; 
—  compte  informe  du  s'  Beaudls,  receveur  des  pa- 
trimoniaux, pour  l'année  1737  ;  pièces  justificatives 
de  sa  gestion  ;  —  compte  du  s'  Beaufils  pour  l'an- 
née 1738  et  pièces  justificatives;  —  comptes  du  même 
pour  l'année  1739  :  recette,  2,017  liv.  3  sols;  dé- 
pense, 2,048  liv.  8  sols  6  den. 


C.  3662.  (Liasse.)  —  136  pièces,  papier. 

11X5-1348.  —  Appaikës  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  ou  pièces  justi- 
ficatives des  comptes  de  1740  i.  1747.  —  Compte 
rendu  par  Pierre  Beaufils,  commis  à  la  recette  des 
deniers  patrimoniaux  de  la  ville  de  Saint-Flour  par 
délibération  du  S9  sept.  1737,  de  sa  gestion  pen- 
dant l'année  1741;  pièces  justificatives  duditcompte; 
on  remarque  une  ordonnance  de  décharge  de  500 
liv.  au  profit  des  fermiers  de  l'entrée  du  vin  ;  — 
à  partir  de  1742,  les  quittances  des  parties  pre- 
nantes sont  données  au  s'  Costes,  receveur,  qui  ac- 
quitte les  charges  sur  mandats  de  l'Intendant  ou 
des  consuls. 


C.  2663.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.,  123  p.,  papier. 

1348-1180.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  ou  pièces  justifi- 
catives des  comptes  de  1748  à  1757.  —  Parmi  les  dé- 
penses de  1740,  on  remarque  :  une  somme  de  22  liv. 
.  payée  à  Tesseydre,  armurier,  pour  avoir  mis  un 
grain  à  chacune  des  quatre  couleuvrlnes  de  la  ville  ; 
—  en  1751,  quittance  par  Antoine  Andrieu,  recteur 


du  collège  des  Jésuites  ;  —  délibération  du  corps  de 
ville,  du  3  juin  1753,  portant  nomination  de  com- 
missaires pour  examiner  les  comptes  du  s^  Costes, 
receveur,  des  années  1751  et  1752  ;  —  parmi  les  dé- 
penses de  1752,  on  remarque  une  somme  de  360  liv. 
payée  au  s'  Boissonade,  architecte  de  Saint-Oeniès, 
pour  les  réparations  au  mur  de  la  ville;  —  délibé- 
ration, du  16  sept.  1753,  pour  prendre  sur  la  caisse 
des  octrois  les  sommes  contenues  en  un  exécutoire 
de  dépens  et  arrêt  de  la  Cour  des  Aides  de  Clermont, 
rendu  à  rencontre  des  consuls  de  1753.  pour  raison 
de  cotes  faites  sur  le  s'  Tourette,  prêtre  et  com- 
munaliste  de  Saint-Flour,  et  condamnant  lesdits 
consuls  aux  dépens  ;  —  note  sur  les  comptes  de  1754 
à  1758;  —  parmi  les  pièces  Justificatives  de  1755,  on 
remarque  celles  relatives  aux  dépenses  faîtes  pour 
le  rétablissement  de  la  fontaine. 


C.  S6t!4.  (IJasse.)  —  69  p.,  parch.,  131  p.,  pap.;  3  cachets. 

13M-1183.  —  Aff.^ires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Comptes  ou  pièces  justi- 
ficatives des  comptes  de  1758  à  1759.  —  Parmi  les 
dépenses  de  1758,  on  remarque  une  somme  de  300  liv, 
payée  à  Pierre  Mare,  fondeur,  de  Brioude,  pour  la 
fourniture  du  timbre  de  la  grande  horloge  ;  quittance 
du  s'  Mare  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1759,  on  remar- 
que une  somme  de  9  liv.  «  au  sieur  Jean  Dillon,  ca- 
»  pitaine  de  vaisseau  irlandois,  pour  la  rédemption  de 
y  sa  femme,  ses  enfants  et  autres  ^ens  de  sa  snitte, 
»  pris  [lar  les  barbares  de  Tripoly  en  Turquie  >  ; 
100  liv.  à  Pierre  Chanson ,  secrétaire  de  la  ville , 
pour  ses  gages  ;  au  même,  pour  le  département  des 
tailles,  50  liv.;  au  s""  Grassal ,  pour  l'entretien  de 
l'horloge,  80  liv.;  —  compte  que  rend  par  devant  l'In- 
tendant Pierre  Costes,  receveur  des  octrois  et  patri- 
moniaux de  Saint-Flour,  de  sa  gestion  pendant  l'an- 
née 1760;  arrêté  à  5,932  liv.  10  sols  de  recette  et  à 
4,532  liv.  14  sols  1  den.  de  dépense. 


C.  2668.  (Liasse.)  —  27  pièces,  parch.;  97  pièces,  papier. 

1180-1131.  —  Akkaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  dn 
compte  de  Pierre  Costes,  receveur  pour  l'année  1761  ; 
mandats  délivrés  par  l'Intendant  ou  par  les  consuls; 
quittances  des  parties  prenantes;  —  délibération,  du 
10  mars  1766,  de  l'assemblée  du  corps  commun  et 
conseillers  de  l'hiitel  de  ville  de  Saint-Flour,  reialiva 


,%mÉ.MS.      -   .-nri."ïf 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


453 


au  budget  de  la  ville  ;  mémoire  relatif  à  la  précé- 
dente délibération  adressé  à  l'Intendant  pour  être 
transmis  au  Contrôleur  général;  ils  demandent  de 
faire  quelques  modiflcatioDs  à  l'état  des  charges  fi^é 
par  arrêt  du  18  mars  1673;  correspondance  à  ce 
sujet  de  MM.  de  Sauret  de  Montlouy,  maire  ;  Bous- 
chet,  Beaufils  et  Coren,  avec  l'Intendant,  1766;  — 
lettres  de  M.  Chirol,  avril-mai  1773,  au  sujet  des 
comptes*. 


G.  2666.  (Liasse.)  —  80  pièces,  pap  ;  5  cachets. 

1699-1784.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Reddition  des  comptes. 
—  Ordonnance  de  M.  de  Maupeou,  intendant,  du  17 
cet.  1692,  enjoignant  aux  consuls  de  Saint-Flour, 
depuis  l'année  1673,  de  rendre  compte  de  leur  ges- 
tion; à  la  suite,  quittance  du  Père  François  Dan- 
drieu,  recteur  du  collège  des  Jésuites,  pour  la  somme 
qui  leur  est  due;  —  autre  ordonnance  du  même 
Intendant  sur  le  même  sujet,  du  8  mars  1694  ;  — 
état  des  comptes  rendus  par  les  consuls  de  Saint- 
Flour,  de  1675  à  1683  ;  —  ordonnance  de  M.  Tru- 
daine,  intendant,  du  24  juillet  1732,  enjoignant  aux 
consuls  de  1691  à  1724  de  rendre  compte  de  leur 
gestion,  et  à  ceux  de  1676  à  1690  de  payer  aux 
mains  du  s'  Bardol,  receveur  des  octrois  et  patri- 
moniaux de  Saint-Flour,  les  sommes  dont  ils  ont 
été  déclarés  reliquataires  ;  —  état  des  comptes  rendus 
par  les  consuls  de  1674  à  1723;  — »  correspondance 
de  MM.  Trudaine,  intendant;  de  Rochebrune,  Bom- 
par,  Fauverteix,  Rouiilon  Spy,  d'Amagat  de  la  Chau- 
mette,  au  sujet  de  la  reddition  de  comptes  ordonnée 
par  M.  Trudaine  en  1732;  —  mémoires  et  pièces 
relatifs  aux  comptes  du  s'  Luillier ,  receveur  de 
Saint-Flour,  aux  comptes  du  s'  Foacier,  etc.,  1725- 
1727. 


C.  2667.  (Liasse.)—  87  pièces,  pap.}  5  cachets. 

1 780-1 75§.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Reddition  des  comptes.  — 
Lettre  de  l'Intendant,  du  30  mars  1739,  à  M.  Bardol, 
rinvitant  à  présenter  ses  comptes,  n'en  ayant  reçu 
aucun  depuis  que  ledit  Bardol  a  été  nommé  receveur 
de  la  ville  de  Saint-Flour;  —  correspondance  et  mé- 
moires relatifs  aux  comptes  rendus  par  le  s'  Bardol, 
1731-1749  ;   —  correspondance  relative  aux  comptes 


du   s' .  Beaufils,  receveur  des  octrois  et  patrimoniaux 
de  Saint-Flour,  1740-1758. 


C.  2068.  (Liasse.)  —  b'8  pièces,  papier;  10  cachets. 

1744-1760.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour.  —  Comptabilité.  —  Reddition  des  comptes.  — 
Correspondance  de  l'Intendant,  de  MM.  Tassy  de 
Montlux;,  subdélégué;  Chauliaguet  et  Mourgue,  con- 
suls; Marais;  Costes,  receveur  des  octrois  et  patri- 
moniaux de  Saint-Flour,  au  sujet  des  comptes  de  ce 
receveur  ;  états  de  reliquats  et  mémoires. 


C.  2669.  (Liasse.)  —  3  pièces,  papier. 

164^1759.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Flour  (Puy-de-Dôme).  —  Délibération  du-  30  avril 
1684,  par  laquelle  les  habitants  déclarent  que  leur 
communauté  n'est  grevée  d'aucune  dette  c  pour 
»  n'avoir  pu  trouver  aucune  chose  à  emprunter  »; 
il  ne  s'y  fait  aucune  levée  autre  que  des  deniers 
royaux  ;  —  déclaration  des  cx)nsulS|  du  9  janvier 
1686,  attestant  qu'ils  n'ont  aucuns  biens  ni  revenus 
patrimoniaux  ni  communaux  ;  —  contestation  au  sujet 
de  prétendus  défrichements  de  communaux  dans  le 
village  de  La  Chassaigne,  1752. 


C.  2670.  (Liasse.}  —  38  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  il  feuillets. 


1785-17§§.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Gai.  —  Avis  de  M.  Bleton,  subdélégué  à  Tauves, 
1785,  sur  la  .demande  d'Annet  Bosdeveix,  syndic  de 
Saint-Gai  depuis  1774,  qui  demande  à  être  déchargé 
du  syndicat  ;  —  réparations  à  l'église  :  correspon-  * 
dance  de  l'Intendant  avec  M.  Bleton;  délibérations; 
requêtes  du  curé  et  des  marguilliers,  1778-1781  ; 
M.  Bleton  est  d'avis  qu'on  autorise  la  commune  à 
faire  les  réparations  les  plus  urgentes  au  moyen 
d'une  somme  de  166  liv.  13  sols  4  den.  qui  lui  re- 
vient de  la  vente  de  l'ancienne  caserne  de  Tauves; 
rintendant  ordonne  de  procéder  à  l'adjudication;  — 
réparations  au  presbytère,  1765;  —  nouvelles  répa- 
rations au  presbytère  :  requête  de  Pierre  Bonflls, 
curé;  ordonnances  de  l'Intendant;  devis  estimatif; 
procès-verbal  d'adjudication;   rôle  de  répartition   de 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


la  somme  de  44  liv,  4  sols  10  dan.,  plus  29  sols  6  den. 
pour  frais  de  levée;  procès-verbal  de  réception  des 
travaux;  correspondance,  1785-1783. 


C.  2671.  (Liasse.)  —  46  pièces,  papier, 

Ié§e-I1§9.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Genès-Cham  panel  le  —  Saint-Genès-l'Enfant.  —  Saint- 
Genès-Champanelle  :  —  réparations  à  l'église  :  re- 
quête du  curé,  des  consuls,  des  habitants  et  de  David 
de  Malet,  seigneur  dudit  Saint-Genès,  demandant  à 
l'Intendant  de  faire  dresser  un  devis  des  réparations 
à  faire  à  l'église  de  Saint-Genès,  qui  tombe  en 
ruines  et  qui  a  été  interdite  par  l'évêque;  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  15  février  1766,  commet- 
tant M.  Tournadre ,'  subdélégué,  pour  dresser  un 
procès  verbal  des  réparations  en  question;  —  le  devis 
estimatif  porte  les  travaux  de  reconstruction  et 
d'agrandissement  à  la  somme  de  14,207  liv,   2  sols 

4  den.  ;  les  seigneurs  décimateurs  devront  payer 
pour  leur  part  «  à  cause  du  chœur,  de  la  moitié 
»  du   clocher   et    de  l'escalier   »  4,742  liv.   0    sols 

5  den.;  —  lettre  du  s'  OPfroy,  curé,  insistant 
auprès  de  l'Intendant  pour  obtenir  que  l'église  de 
Saint-Genès,  dont  les  plans  et  devis  ont  été  dressés 
par  le  s'  Fournier,  architecte,  soit  reconstruite  au 
plus  tôt  ;  le  procureur  du  Roi,  propriétaire  d'un 
domaine  dans  la  paroisse,  avait  prêté  sa  cuisine  pour 
servir  d'église  provisoire;  ce  local  était  trop  petit  et 
incommode,  et  d'ailleurs  «  Mme  de  ViUemont,  nou- 
»  velle  propriétaire  de  ce  domaine,  ne  peut  plus  souf- 
»  frir  dans  sa  cuisine  nos  assemblées  paroissiales»; 
ordonnance  de  l'Intendant  enjoignant  de  procéder  à 
l'adjudication,  17(J9;  —  soumission  par  F.  Verdier- 
Latour,  procureur  cellérier  de  l'église  de  Saint-AIyre, 
«  faisant  pour  les  religieux  de  ladite  abbaye,  déci- 
»  mateurs  en  majeure  partie  de  la  paroisse  de  Salnt- 
»  Genès-Champanelle ,  faisant  au:~si  pour  MM.  les 
»  chanoines  de  Briveen  Limousin,  MM.  les  chanoines 
»  réguliers  de  Saint-André  de  cette  ville  de  Clermont, 
>  MM.  les  chanoines  de  l'église  de  Chamalières,  codé- 
»  cimateurs  de  ladite  paroisse  de  Saint-Genès-Cham- 
»  panelle  »,  s'engageant  à  fournir  la  part  dont  ils  sont 
tenus  dans  la  reconstruction  de  l'église,  aussitôt  que 
les  habitants  se  seront  mis  d'accord  avec  eux  sur  les 
plans  et  devis;  —  lettre  du  curé  au  sujet  de  la  cons- 
truction de  l'église  et  dos  réparations  du  presbytère, 
1780;  —  lettre  du  même,  du  7  janvier  1782,  se  plai- 
gnant qu'on  ne  se  soit  pas  encore  déterminé  à  recons- 
truire l'église,  «  judiciura  durissimum  iiisqni  proesunt. 


»  ftet.  Sap.  6.  6  »  ;  analyse  des  documents  relatifs  à  ce 
projet  de  reconstruction.  —  Saint-Genès-Champespe  : 
requête,  sans  date,  par  Antoine  Trappanat,  habitant 
du  village  de  Chabrol,  se  plaignant  des  défrichements 
opérés  dans  les  communaux  dudit  lieu;  — délibération, 
du  7  avril  1686,  au  sujet  des  réparations  à  l'église  de 
Saint-Genès  ;  devis  des  réiwrations  à  faire  à  la  cou- 
verture et  au  clocher;  requête  des  habitants  à  M**  de 
Berulte,  intendant,  demandant  l'autorisation  de  s'im- 
poser d'une  somme  de  440  liv.  nécessaire  pour  les  tra- 
vaux en  question  ;  —  correspondance  de  l'Intendant, 
de  M,  de  Mallessaigne,  subdélégué-à  Sort;  du  F.  Bou- 
chet,  prieur  de  Feniers,  au  sujet  d'une  contestation 
entre  ladite  abbaye  de  Feniers  et  les  habitants  des 
villages  de  La  Bourbouleyre,  Mateuf,  Chabrol  et  La 
Mareuge,  en  matière  de  cens,  1731-1732.  —  Saint- 
Genès-la-Tourette  :  lettre  de  M.  Jouzencie  et  ordon- 
nance de  l'Intendant  au  sujet  de  communaux  défrichés 
dans  le  tènement  de  Baye,  1752.  —  SaInt-Genès-1  "En- 
fant :  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  UrioQ, 
1748-1755,   au   sujet   des  réparations  du   presbytère. 


C,  2tf72.  (Liasse.)  —  116  pièces,  papier. 

1664-1680.  —  Affaires  commun'albs.  —  Saint- 
Genès  près  Saint- Paulien.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  consuls  et  collecteurs;  — 
état  des  dépenses  de  l'année  1G65  ;  quittances  des 
tailles  et  autres  impositions  royales  pour  la  même 
année;  —  pièces  justificatives  des  comptes  de  1666 
et  1068;  —  conipte  rendu  par  devant  Antoine  Bo- 
nel,  avocat  en  Parlement  et  commissaire  subdélégué 
par  l'Intendant,  par  les  collecteurs  de  Saint-Genès 
pour  l'année  1069,*  s'élevant  à  1,710  hv.  11  sols  de 
recette  et  à  1,499  liv.  de  dépense;  —  compte  de  Van- 
née 1676;  —  pièces  justificatives  de  la  même  année; 
—  comptes  pour  les  années  1679  et  1680. 


C.  2C73.  (Liasse.)  -r  33  p.,  papier,  dont  1  cah.  de  31  feuillets. 

16SJ-11SS,  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Georges- d'Aurac  —  Saint-Georges-outre -Allier.  — 
Saint-Georges-d'Aurac  :  déclaration  de  G.  Blanquet, 
collecteur,  1684,  attestant  que  dans  ladite  paroisse  il 
n'y  a  aucuns  deniers  communs  et  qu'il  n'en  a  pas  été 
imposé  depuis  plusieurs  années;  —  réparations  à 
l'église,  qui  avait  été  incendiée  en  1746  ;  correspon- 
dance; rôle  de  répartition  de  la  dépense,  1749.  — 
Saint-Georçes-outre-AUier  :  quittance  du  curé  d'une 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


455 


somme  de  251iv.  imposée  pour  son  logement,  1728;  — 
ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du  22  août 
1736,  enjoignant  aux  consuls  du  hameau  de  Lignât, 
des  années  1720  et  suivantes  jusqu'à  1736,  de  rendre 
compte  des  revenus  d'un  four  et  de  quelques  noyers 
«  appartenant  à  la  commune  et  dont  les  habitants  de 
»  ce  hameau  perçx)ivent  les  revenus  comme  s'ils  leur 
»  appartenaient  en  propre  »,  lesdits  revenus  étant 
destinés  aux  réparations  de  l'église;  —  construction 
du  clocher  et  réparations  de  l'église,  1745-1746;  — 
analyse  d'une  délibération  relative  aux  réparations  de' 
l'église  et  d'un  acte,  du  18  décembre  1770,  par  lequel 
le  nommé  Pialoux  et  autres  cèdent  à  l'église  de 
Saiflt-Georges-ès-AlIier  le  terrain  qu'ils  possèdent  atte- 
nant à  ladite  église,  afin  d'agrandir  le  cimetière;  — 
pièces  relatives  au  logement  du  curé  et  du  vicaire, 
1783. 


C.  2674.  (Liasse.)  —  18  pièces,  papier. 

1671-1758.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Germain-Lembron.  —  Requête  adressée  au  bailli  de 
la  ville  de  Saint-Germain-Lembron  ou  à  son  lieutenant, 
par  les  consuls  de  ladite  ville  de  l'année  1676,  se 
plaignant  que,  contrairement  à  l'ancienne  coutume 
observée  par  les  habitants  de  réserver  au  pacage  des 
bestiaux  arants  le  communal  de  La  Ribeyre  et  partie 
de  celui  de  Pontcharral,  certains  habitants  font  paître 
leur  bétail  indistinctement;  ordonnance  de  M.  Ama- 
riton  conforme  à  la  requête  des  suppliants;  —  dé- 
claration de  Jean  Passion,  consul  en  charge  Tannée 
1694,  attestant  que  la  ville  n'a  aucuns  deniers  pa- 
trimoniaux, dons  ni  octrois,  et  que  l'office  de  pro- 
cureur du  roi .  de  la  communauté  a  été  acheté  par 
Jean  Monnet,  qui  l'exerce  actuellement  ;  —  délibé- 
ration, du  2S  septembre  1687,  par  laquelle  les  habi- 
tants décident  de  faire  des  réparations  à  l'horloge; 
requête  à  M^""  Desmarets  de  Vaubourg,  intendant; 
—  délibération,  du  25  septembre  1692,  par  laquelle  lès 
habitants  décident  de  faire  rétablir  le  pont  sûr  la 
Couze;  —  procès-verbal  d  assemblée  dés  habitants  de 
Saint-Germain-Lembron,  tenue  le  12  octobre  1758, 
«  dans  la  maison  de  la  Charité  et  hôpital  de  ladite 
»  ville  »,  convoquée  par  M.  Jouzencie,  subdélégué; 
les  consuls  exposent  que.  par  testament  du  23  no- 
vembre 1748,  Jean  Sadourny,  avocat  en  Parlement, 
avait  légué  aux  pauvres  de  Saint-Germain-Lembron 
une  rente  annuelle  de  10  liv.  10  sols;  les  héritiers 
de  M.  Sadourny  offrent  de  délivrer  le  principal  de 
ladite    rente,    soit  en  argent,    soit  en    grains,  aux 


administrateurs  de  l'hôpital,  pourvu  que  ceux-ci 
soient  autorisés  par  la  ville  â  recevoir  ledit  legs  ; 
le  s""  Reboul  et  sa  femme,  héritiers  du  s'  Sa- 
dourny, offrent  également  de  leur  part  d'ajouter 
audit  legs  «  la  quantité  de  6  septiers  bled  et  6  sep- 
»  tiers  orge,  pour  être  le  tout  distribué  aux  pauvres 
»  dudit  Saint-Germain  les  plus  nécessiteux,  dans  le 
»  courant  et  pendant  le  temps  le  plus  dur  de  Tannée 

>  prochaine  »;  on  décide  de  remercier  le  s'  Re- 
boul et  d'accepter  ses  propositions;  mais  un  certain 
nombre  d'habitants  refusent  de  signer  la  délibéra- 
tion, «  afin  de  ne  pas  approuver  la  qualité  d'écuyer 
»  donnée  audit  s''  Reboul  dans  ladite  délibération, 
»  attendu  qu'ils  contestent  cette  qualité  dans  l'ins- 
»  tance  qui  est  pendante  entre  eux  et  ledit  s*"  Re- 
»  boul  en  l'Élection  d'Issoire  »;  le  s'  Reboul  pro- 
teste aussitôt,  il  prétend  <  que  les  habitants  écoutent 
^  moins  ce  qu'ils  doivent  aux  pauvres  de  cette 
»  ville  qu'un  esprit  d'animosité  d'autant  plus  mar- 
»  que  que  quelques  uns  d'eux,  ont  eu  la  témé- 
»  rite  de  menacer  ledit  s!"  Reboul  et  ceux  char- 
y>  gés  de  ses  affaires  non  seulement  de  faire  paier 
»  audit  s'  Reboul  deux  mille  livres  d'impositions 
»  Tannée  prochaine,  mais  même  d'attenter  à  leurs 
»  personnes  et  leurs  biens  »:  la  qualité  d'écuyer 
qui  lui  est  donnée  n'a  aucun  intérêt  dans  le  pro- 
cès actuellement  pendant  en  TÉlection  dlssoire;  en 
conséquence,  le  s»"  Reboul  révoque  toutes  les  offres 
par  lui  faites;  —  autre  procès -verbal  de  la  même 
assemblée  dressé  par  le  s'  Jouzencie,  subdélégué  à 
Lempdes;  —  lettre  de  M.  Jouzencie;  —  délibération 
du  12  décembre  1688  :  on  expose  que  €  par  desli- 
»  bératoire  du  l*""  janvier  1681 ,  lesdits  habitans 
)^  auroient  faict  nomination  de  la  personne  de  M. 
»  Jean  Roux,  prebstre  et  chanoine  de  ceste  ville, 
»  pour  précepteur  pour  l'instruction  et  advancement 
»  de  la  jeunesse,  à  la  charge  de  jouir  des   revenus 

>  appartenants  à  la  prébende  préceptorialle  ;  despuis 
»  lequel  temps  ledit  s'  Roux  auroit  esté  contràinct 

>  de    quitter   ladite   charge,    ce  qui  cause  que  les 

>  enfens  de  ceste  ville  sont  obligés  d'avoir  re- 
»  cours  ailheurs  pour  leur  advancement,  à  quoy  il 

>  est  besoin  de  pourveoir  »;  le  s*"  Roux,  présent, 
consent  à  reprendre  la  charge  de  précepteur  et  les 
habitants  l'acceptent;  délibération,  du  12  avril  1689, 
maintenant ,  contre  les  prétentions  du  chapitre ,  le 
droit  de  la  ville  de  nommer  le  précepteur  «  at- 
»  tendu  la  possession  immémoriale  acquise  »;  re- 
quête des  consuls  à  Tlntendant;  —  arrêt  du  Con- 
seil d'État,  du  5  septembre  1671,  rendu  à  la  requête 
de  plusieurs   créanciers  de    la  ville   de    Saint -Ger- 


450 


ARCHIVES  DU 


main-Lembron  demandant  à  être  re^;us  opposants  à 
l'arrêt  du  Conseil  du  15  mai  166S  relatir  à  la  li- 
quidation des  dettes  de  la  ville,  attendu  que  la 
liquidation  a  été  (aHè  de  la  façon  la  plus  extraordi- 
naire, sans  que  les  créanciers  aient  été  appelés  et 
sans  qu'ils  aient  pu  produire  leurs  titres;  le  Roi, 
en  conséquence,  ordonne  que  dans  deux  mois  pour 
tout  délai  il  sera  de  nouveau  procédé  à  la  vériâca- 
tion  des  dettes  de  ladite  ville;  ordonnance  de  M.  de 
Marie,  intendant,  1673;  exploits  de  signification. 


C.  2679.  (Liasse.)  —  <0  p.,  pap.,  dont  2  cahiers 
de  31  feuillets. 


ISSS-ieSI.  —  Afkaires  communalrs.  —  Saint- 
Germain-Lembron.  —  Comptabilité.  —  Compte  que 
rend  honorable  homme  M.  Beraud-Montel,  marchand 
apothicaire  de  cette  ville  de  Saint-Qermain-Leia- 
bron,  consul  l'année  1638  avec  Antoine  Celleyre, 
de  la  charge  consulaire  gérée  par  Itii  ijeul,  son 
collègue  l'ayant  subrogé  en  son  lieu  et  place  : 
recette  8,310  liv.  16  sols  S  den.  ;  dépense  8,585  liv. 
7  sols  1  den.  Le  compte  est  rendu  par  devant  les 
auditeurs  nommés  par  délibération  du  22  mai 
1639.  Le  chapitre  de  recette  se  compose  de:  1,604 
liv.  10  sois  6  den.  du  principal  de  la  taille  et 
crues  y  jointes;  781  liv.  8  sols  pour  la  subsistance; 
2,743  liv.  2  sols  8  den.  pour  les  deux  derniers 
quartiers  de  la  taille  ;  179  liv.  17  sols  1  den. 
pour  autre  levée;  152  liv.  8  sols  5  den.  pour 
autre  levée  ;  7  liv.  10  sols  de  la  fondation  de 
demoiselle  Claire  Coissette;  1,332  liv.  <  pour  la 
»  subsistance  de  la  compagnie  du  s''  baron  du 
«  Pont-du'Chàteau  »;  1,460  liv.  de  deniers  com- 
muns. Parmi  les  dépenses  on  remarque  :  144  liv. 
7  sols  6  den,  pay^  au  s''  Pidon,  commis  à  la 
levée  des  francs-flefs  ;  40  sols  pour  les  frais  de 
l'emprisonnement  dudit  comptable  avant  l'imposition 
et  signature  du  rôle;  30  sols  «  pour  une  journée 
»  employée  pour  estre  allé  à  Chadieu  trouver  Ma- 
>  dame  de  Beaufort,  pour  fera  les  escuzes  de  la 
»  part  de  la  ville  touchant  le  péage  »;  25  sols 
pour  une  journée  employée  par  le  comptable  pour 
'  être  allé  à  Brioude  trouver  M^'  l'Intendant  (toutes 
les  sommes  ci-dessus,  excepté  le  total  de  la  recette 
et  celui  de  la,  dépense,  sont  les  sommes  passées 
par  les  auditeurs  du  compte); — wmpte  que  rendent, 
par  devant  les  auditeurs  à  ce  commis  par  délibé- 
ration du  17  avril  1645,  M^  Guillaume  Buysson, 
Suzanne  Delabit,  veuve  de  feu  M*  Beraud-Monteil, 


POY-DE-DOME. 
Nicolas    Perret    et    Jean     Coissette,  «  commissaires 

>  nommés  et  députtés  par  lad.  commune  par  autre 

>  délibératoire,  du  19  octobre  1638,  pour  la  levée 
»  des  deniers  et  denrées  imposées  sur  lad.  ville 
»  que  autres  parrolsses  et  aux  magazins  establis 
»  an  lad.  ville,  pour  l'entrectenement  et  subcistance 
»  de  la  compagnie  de  Chevaux  -  Légers  du  s''  ba- 
»  ron  de  Ligondès,  seigneur  de  Chasteau-Boudeau, 
»  estably  en  garnison  dans  lad.  ville  durant  le 
»  qiiartier  d'ivert,  suyvant  et  en  exécutant  par 
»  lad.  commune  les  ordonnances  de  Nosseigneurs 
»  de  Chaulnos  et  de  Ribeyre.  conseillers  du  Roy 
»  et  commissaires  députtés  par  Sa  Majesté  pour 
»  l'imposition  de  la  subcistance  de  ses  trouppes.en 
»  la  généralité  du  Hault  et  Bas  Auvergne,  signées 
»  Floriol,  en  dattf  du  19  oct.  et  16  déc.  1638  et 
»  premier  février  1639  »;  —  transaction  entre  les 
héritiers  de  Jean  Sadourny.  vivant  procureur  d'office 
de  la  ville  de  Saint-Germain,  consul  de  ladite  vUle 
les  années  1642  et  1648,  d'une  part,  et  les  consuls 
de  1655,  agissant  au  nom  de  la  ville,  d'autre,  au 
sujet  des  reliquats  des   comptes   de    1642   et   164S; 

—  compte  rendu  par  Jean  Buisson  et  Antoine 
Monte!,  consuls  l'année  1668;  parmi  les  dépenses, 
on  remarque  :  une  somme  de  10  liv.  «  payée  au 
»  sieur  Heyraud,  hoste  en  cette  ville,  pour  la  des- 
»  pance  du  sieur  de  Bonneffont  sieur  de  Miratel, 
»  présidant  à  Sainl-Flour,  pour  estre  venu  en  ceste 

>  ville  par  ordre  de  M"  de  Fortla,  pour  savoir  de 
»  la  l^n  que  les  gardes  du  corps  de  Sa  Majesté 
»  passant  en  ceste  ville  avoient  vescu  »;  5  Hv.  15 
sols  â  Thave  d'Issoire,  cédatalre  du  frère  Joseph, 
d'Ennezat,  pour  réparations  à  l'horloge  ;  12  liv. 
<  pour  les  loyers  de  la  maison,  gages  de  la  maî- 
»  tresse  aprenant  les    âlhes  de  ceste    ville,  ladite 

>  somme  à  elle  accordée  par  délibératoire  des 
»  habitants  du  7  mars  1668  >  ;  10  liv.  à  M.  Pierre 
Verdier,  chanoine,  pour  avoir  joué  de  l' orgue  pen- 
dant le  cours  de  l'année;  —  pièces  justiflcatives  du 
compte  de  1671;  —  compte  rendu  par  François 
Apchon  et  Antoine  Mauriat,  consuls  l'année  1672; 

—  compte  rendu  par  Antoine  Sadourny  et  Guil- 
laume Pasmoule,  consuls  l'année  1674  :  recette 
4,969  liv.  5  sols  6  den.;  dépense  4,989  liv.  19  sols; 

—  compte  pour  l'année  1676;  —  compte  rendu  par 
Pierre  Pardinel  et  Antoine  Roux,  consuls  l'année 
1681. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


457 


C.  2676.  (Liasse.)  —  79  pièces,  papier  ;  i  cachet, 

1668-1775.  —  Affaires  communales.  —  Saint 
Germai  n-rHerm.  —  Analyse  de  pièces  relatives  à 
la  demande  du  s'  Bernard  d'être  déchargé  du  syn- 
dicat 1773-1775;  —  lettre  du  s'  Delabit,  1688, 
attestant  que  la  ville  de  Saint-Gerraain-rHerm  n'a 
aucuns  deniers  d'octroi,  «  bien  est  vray  qu'on  as- 
»  sance  dans  ladicte  ville  la  layde,  correctage  et 
»  taules,  qui  appartiennent  à  icelle,  communes 
»  années,  à  la  somme  de  160  ou  172  livres,  que 
»  les  consuls  et  habitants  employent  à  payer  le 
»  revenu  que  la  communauté  de  la  ville  doiUt  aux 
»  dames  religlieuses  d'Ambert  et  le  surplus  à  l'en- 
»  tretien  de  l'horloge  et  de  la  fontaine  »  ;  — 
note  adressée  à  M.  Bompar  en  1733,  indiquant 
«  que  cette  petite  ville  jouit  de  plus  de  160  liv. 
»  en  revenus  patrimoniaux  >  ;  —  baux  d'adjudica- , 
tion  des  patrimoniaux  de  1737  à  1767,  passés  par 
le  lieutenant  de  la  justice,  en  présence  des  con- 
suls; en  1737,  la  leyde  est  affermée  90  liv.  ;  le 
courtage,  42  liv.;  les  taules,  11  liv,;  en  1767,  la 
leyde  est  affermée  127  liv.  ;  le  courtage,  24  liv.  ; 
les  taules,  5  liv.;  — note  de  M.  Jouzencie,  1743, 
sur  rétat  de  la  fontaine  de  Saint-Germain-l'Herm  ; 
— -  lettres  de  M.  Jouzencie  et  ordonnance  de  l'In- 
tendant au  sujet  des  réparations  à  faire  à  la  fon- 
taine, 1753;  —  délibération,  du  29  déc.  1767,  par 
laquelle  les  habitants  décident  que  les  consuls  qui 
ont  passé  à  la  collecte  depuis  30  ans  seront  tenus 
de  payer  chacun  une  somme  de  12  liv.  pour  reli- 
quat de  comptes  des  deniers  patrimoniaux  dont  ils 
ont  eu  l'administration,  au  moyen  de  quoi  ils 
seront  déchargés  de  toute  reddition,  pour  le  pro- 
duit être  employé  aux  réparations  utiles  et  urgen- 
tes ,  particulièrement  de  la  halle  et  de  la  fon- 
taine ;  —  requête  des  habitants  à  l'Intendant  de- 
mandant l'exécution  de  ladite  délibération  ;  — 
ordonnance  de  M-  de  Montyon,  intendant,  du  2 
sept.  1768,  portant  :  1®  que  dans  une  assemblée 
générale,  il  sera  proposé  trois  sujets  dont  l'un  sera 
choisi  pour  faire  la  recette  des  deniers  patrimo- 
niaux; 2^  que  les  baux  des  biens  et  revenus  com- 
munaux continueront  d'être  faits  par  le  juge  du 
lieu  en  présence  du  procureur  fiscal  ;  3^  que  les 
collecteurs  depuis  1738  jusqu'en  1768  rendront 
compte  de  l'administration  qu'ils  ont  eue  des  de- 
niers putrimoniaux  ;  les  habitants,  en  conséquence, 
proposent  les  trois  sujets  suivants  :  Jean-Antoine 
Pdy-de-Dômb.  —  Série  C. 


Fauchier,  bourgeois;  Jean  Pechier,  marchand,  et 
Guillaume  Roux,  marchand  boucher  ;  —  requête  des 
principaux  habitants  de  Saint-Germain-l'Herm,  de- 
mandant que  pour  le  paiement  des  ouvriers  qui 
ont  travaillé  à  la  halle  et  à  la  fontaine, ,  il  soit 
fait  une  imposition  sur  la  ville,  et  que  le  s'  Grel- 
let  soit  invité  à  remettre  au  receveur  qui  sera 
nommé  les  baux  des  revenus  patrimoniaux  qu'il 
détient  indûment;  ils  se  plaignent  vivement  du  s*' 
Grellet-Moranges  à  qui  ils  attribuent  l'ordonnance 
par  laquelle  l'Intendant  a  enjoint  aux  anciens  con- 
suls de  rendre  compte  de  leur  gestion;  comme  ces 
consuls  avaient  géré  de  bonne  foi  et  avaient  perdu  la 
plupart  de  leurs  quittances,  il  avait  été  décidé,  du 
cojisentement  de  tpus  et  du  s'  Grellet-Moranges  lui- 
même,  qu'on  ne  les  rechercherait  pas  et  qu'ils  ver- 
seraient seulement  une  somme  de  12  liv.  chacun; 
«  quelle  qualité  le  s*"  Grellet  a-t-il  à  vouloir  et 
»  pouvoir  faire  rendre  compte  à  tous  les  habitans 
»  d'une  ville,  luy  qui  ne  paye  pas  un  denier  d'im- 
»  positions  à  Sa  Majesté,  qui  tantôt  est  habitant 
»  d'un  endroit  et  tantôt  d'un  autre,  homme  qui, 
»  d'ailleurs,  par  ses  tracasseries  et  étourderies  qu'il 
>a  voulu  exercer  contre  des  concitoyens,  a  été 
»  destitué  de  sa  charge  de  bailly  puis  quelques 
»  jours  par  le  s'  abbé  de  Grillon,  ancien  agent  gé- 
»  néral  du  clergé,  ministre  d'État,  et  prieur  de 
»  cette  ville  de  Saint-Germain-riierm  >  ;  —  lettre 
de  M.  de  Montyon  demandant  à  M.  Teyras  de» 
renseignements  sur  les  faits  énoncés  dans  la  requête, 
ci-dessus  ;  —  adjudication,  le  12  mai  1768,  des  ré- 
parations à  faire  à  la  halle,  pour  la  somme  de 
269  liv.  ;  les  réparations  de  la  fontaine  avaient  été 
adjugées  précédemment  au  s'  Brivadis  pour  le  prix, 
de  496  liv.  10  sols  ;  —  état  du  recouvrement  do 
12  liv.  fait  sur  chacun  des  consuls  qui  n'ont  pas 
rendu  leurs  comptes;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
du  27  février  1770,  '  nommant  Jean-Antoine  Fau- 
cher, bourgeois,  receveur  des  deniers  patrimoniaux, 
de  Saint-Gormain-l'Herm  ;  —  procès-verbal  des  tra- . 
vaux  exécutés  à  la  halle  et  à  la  "fontaine  ;  corres- 
pondance à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Teyras, . 
subdélégué  à  Saint-Amant; — ordonnance  de  M."  de 
Berulle,  intendant,  du  22  mars  1686,  déclarant, 
dette  de  communauté  la  somme  de  1,150  liv.  fai- 
sant partie  de  celle  de  1,600  liv.,  portée  par  un 
contrat  de  constitution,  du  17  janvier  1633,  au . 
profit  des  ursulines  d'Ambert,  par  défunt  Etienne. 
Ryomet  et  autres  y  dénommés,  la  somme  de 
450  liv.  restante  est  déclarée  dette  particulière  ;  — • 
ordonnance  de  M.  Rossignol,  intendant,  du  1"  août. 

58 


^ 


458  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

1744,  au  sujet  do  la  somme  restée  due   aux  ursu-    I 


lines  d'Ambert  par  le  corps  commun  de  Saint-Ger- 
ra'ain-rHerm  ;  —  ordonnance  de  Tin  tendant,  du 
16  janvier  1745,  au  sujet  des  comptes  à  rendre 
par  les  consuls  de  1737  à  1744  ;  —  quittance  pour 
les  consuls  de  1066. 


C.  2C77.  (Liasse.)  —  44  pièces,  papier. 

1751-177S.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Germain-sous-Usson.  —  Délibération  des  habitants 
du  lieu  de  Varennes,  du  10  juin  *  1773,  décidant 
d'envoyer  une  d4j[)Utation  à  Tévêque  pour  le  prier 
de  ne  point  interdire  une  petite  église,  appelée  de 
Sainte- Ann^,  dépendante  de  leur  village  et  «  où 
»  l'on  fait  toutes  sortes  de  fonctions  curiales,  dont 
»  dépendent  plusieurs  fondations  et    redevances  qui 

>  peuvent  suffire  à  l'entretien  de  la  nef;  les  béné- 
»  dictins  de  Sauxillanges  sont  chargés  de  l'entretien 
»  du  chœur  et  du  clocher  »  ;  requête  adressée  à 
rintendant  pour  obtenir  qu'il  homologue  la  déli- 
bération ci-dessus  ;  —  lettre  de  M.  Gaytte  de  La- 
rigaudie,  curé  de  Saint-Germain-sous-Usson,  se  plai- 
gnant de  la  délibération  prise  par  les  habitants  de 
Varennes  ;  il  propose  de  nommer  un  autre  syndic 
à  la  place  de  celui  qu'ils  ont  choisi  et  qui  est 
illettré  ;  —  avis  de  M.  Lafont,  subdélégué,  daté  de 
Perpezat,  le  3  juillet  1773  ;  il  est  à  remarquer 
€  que  la  dénonciation  de  ce  curé  est  une  récrimi- 
»  nation  ;  que  ces  habitants  et  en  particulier  le 
»  sindic  l'accusèrent  devant  M.  l'Évêque  de  s'être 
»  fait  remettre  et  les  titres  et  l'argent  des  fonda- 
»  tions  de  l'église  de  Varenne,  de  ne  vouloir 
»  rendre  ny  l'un  ny  Tautre,    et   de   profiter  de  la 

>  privation  de  leurs  titres  pour  demander  la  su- 
»  pression  de  leur  église  et  s'emparer  des  fonda- 
»  tions  ;  ils  l'accusèrent  d'être  plus  occupe  de  ses 
»  plaisirs    et    notament  de    la  chasse   que   de    ses 

>  fonctions  culriales,  inde  irœ.  Il  en  veut  aux  habi- 
3  tans  et  au  syndic  »  ;  M.  Lafont  avait  fait  ob- 
server à  l'Évêque  qu'il  serait  peut-être  plus  à 
propos  de  supprimer  l'église  de  Saint-Germain  et 
de  laisser  subsister  celle  de  Varennes  où  le  curé 
serait  plus  à  poitée  de  la  majeure  partie  de  ses 
paroissiens  ;  M.  Lafont  affirme  que  la  délibération 
a  été  parfaitement  régulière  ;  —  procès-verbal  esti- 
matif des  travaux  à  faire  à  l'église  de  Varennes  ; 
—  lettre  de  M.  le  comte  de  Lastic  demandant  à 
l'Intendant  de  ne  pas  prendre  de  décision  sur  cette 
affaire  avant  de  l'avoir  entendu,  s'y  trouvant  inté- 


ressé à  cause  de  sa  terre  de  La  Fouillouse  ;  — 
lettre  de  M.  Teyras,  vicaire  général,  à  l'Intendant, 
expliquant  pourquoi  la  chapelle  de  Varennes  a  été 
interdite,  l'église  paroissiale  sera  mieux  placée  à 
Saint-Germain  et  il  y  aura  plus  de  ressources  ;  il 
y  a  un  presbytère  à  Saint-Germain,  qui  a  besoin 
d'être  réparé,  il  est  vrai,  mais  il  n'y  en  a  pas  à 
Varennes.  — -  Ordonnance  de  l'Intendant,  du  1«'  juin 
1751,  pour  le  paiement  d'une  somme  de  120  liv. 
employée  aux  réparations  du  presbytère  ;  —  répa- 
rations'au  presbytère  :  requêtes  d*Antoine  Gaytte 
Larigaudie,  curé  ;  délibérations  ;  correspondance  de 
M.  Lafont  de  Saint-Marts  ;  soumission  du  curé  de 
payer  le  tiers  des  réparations  ;  ordonnances  de 
l'Intendant  ;  procès-verbal  et  devis  estimatif  des 
travaux  ;  adjudication  au  prix  de  5;^0  liv.  ;  requêtes 
de  l'entrepreneur,  1771-1778. 


C.  2678.  (Liasse.)  —  20  pièws,  papier. 

1684-1777.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Géron  —  Saint-Gervazy.  —  Saint-Géron  :  déclara- 
tion de  Jean  Gasquet,  collecteur,  1684,  attestant 
que  dans  la  paroisse  de  Saint-Géron,  il  n'y  a  au- 
cuns deniers  communs  et  qu'aucune  imposition 
n'en  a  été  faite  depuis  plusieurs  années  ;  —  répa- 
rations à  réglise  et  au  clocher  de  Saint-Géron  :  cor- 
respondance de  l'Intendant,  de  MM.  d'Ormesson  et  de 
Mombriset,  subdélégué  à  Brioude  ;  projet  d'arrêt  du 
Conseil,  autorisant  l'imposition  sur  la  communauté 
des  689  liv.  10  sols  que  coûteront  les  travaux  de 
la  nef  ;  les  45  liv.  nécessaires  pour  les  réparations 
du  clocher  devront  être  payées  par  les  décimateurs  ; 
—  rcMe  d'imposition.  —  Saint-Gervais-sous-Mey- 
mont  ;  réparations  au  presbytère  :  requête  d'An- 
toine Roche,  curé  ;  procès-verbal  de  lëtat  du  bâti- 
ment ;  délibération  des  habitants  ;  correspondance 
de  l'Intendant  avec  M.  Teyras,  subdélégué,  1769- 
1777.  —  Saint-Gervazy  :  réparations  au  clocher  : 
corres[)Ondànce  de  M.  Jouzencre ,  subdélégué  à 
Lempdes  ;  ordonnance  de  l'Intendant;  rôle  d'impo- 
sition sur  la  communauté  de  la  somme  de  229  liv. 
plus  7  liv.  12  sols  8  den.  pour  taxations  ;  requête 
de  l'entrepreneur,  1756-1758  ;  ordonnance  de  rin- 
tendant, du  20  juillet  1753,  enjoignant  aux  con- 
suls, fermiers,  syndics  et  autres  dépositaires  des 
revenus  patrimoniaux  de  la  paroisse  de  Saint-Ger- 
vazy, de  rendre  compte  de  l'administration  de^sdits 
revenus  de   1720  à  1752. 


C.  2679.  (Liasse.)  —  37  pièces,  papier. 


1737-1771.  —  Affaires  communales.  — 
Hérent  —  Saint- Hippolyte. —  Saint- Hérent 
de  l'Intendant  à  M.  Jouzencie  et  mémoire  relatifs 
à*  l'acquisition  faite  par  les  habitants  d'une  maison 
destinée  à  servir  de  presbytère,  1737.  —  Saint- 
Hilaire,  réparations  à  la  nef  et  au  chœur  de  l'église  : 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  Tailhardat, 
subdéléprué  à  Monlaigut,  1756.  —  Saint -Hippoly te 
(élection  de  Mauriac)  :  usurpations  dans  les  com- 
munaux de  La  Bastide  et  de  Coste-Blanche  ;  procès- 
verbal  des  défrichements  par  M.  de  Vigier;  ordon- 
nance de  l'Intendant  condamnant  les  usurpateurs  à 
se  désister,  1741-1743;  —  requête  du  curé  et  des 
habitants  de  Saint-Hippolyte  demandant  à  llntea- 
dant  de  faire  dresser  procès -verbal  des  réparations 
à  faire  au  clocher  et  à  féglise  de  leur  paroisse , 
d'autoriser  les  syndics  à  faire  rendre  compte  des 
revenus  Ab  ia  marguillerie,  enfiu  d'imposer  au  marc 
ïa  livre  le  montant  des  répaiations ,  de  manière 
^  que  les  privilégiés  supportent  le  double  des  pro- 
>  priétaires  »;  délibération  du  4  juin  1770,  nom- 
mant syndics  les  s"  Rodde,  Valarcher  et  autres  ;  le 
subdélégué  est  d'avis  que  l'Intendant  ne  doit  pas 
homologuer  la  délibération,  parce  que  les  habitants 
d'Apchon  et  de  Selins  n'ont  pas  été  appelés.  — 
Saint-Hippolyte  (élection  de  Riom)  :  lettre  de 
M.  Urion,  du  9  avril  1739,  adressant  à  l'Intendant 
une  délibération  des  habitants  de  cette  paroisse  par 
laquelle  ils  demandent  la  permission  d'imposer  sur 
eux  la  somme  de  165  liv.  pour  les  frais  de  la  refonte 
de  leur  grosse  cloche;  ils  joignent  à  leur  délibéra- 
tion le  billet  du  s'  Sureau,  fondeur;  —  correspon- 
dance de  rintendant  avec  MM.  Urion  et  de  La  Crène, 
1747-1753,  au  sujet  de  la  construction  d'un  presby- 
tère; —  rôle  de  répartition  d'une  somme  de  195  liv. 
13  sols  4  den.  imposée  sur  tous  les  redevables  des 
villages  de  Rochepradière  et  Sous-Marcheix,  pour 
l'année  1762,  «  pour  les  frais  de  la  cloche  et  autres 
»  ornements  nécessaires  à  la  chapelle  nouvellement 
»  construite  dans  le  village  de  Sous  -  Marcheix  »  ; 
autre  rôle  de  répartition  d'une  somme  de  201  liv. 
10  sols,  imposée  sur  les  mêmes  habitants,  en  1765, 
pour  les  travaux  faits  dans  la  même  chapelle  ;  cor- 
respondance à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  de 
La  Crène  ;  la  somme  due  au  fondeur  Desanges  s'élève 
à  80  livres;  —  contestation  entre  les  habitants  des 
cinq  villages   qui   composent  la   paroisse   de   Saint- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  450 

Hippolyte  ou  de  Saint-Jean-d en-Haut;  correspon- 
dance de  l'évêque  de  Clermont,  de  l'Intendant,  de 
M.  de  La  Crène  :  les  habitants  d'Enval,  La  Sauzède 
et  Beauvaleix  refusent  de  fréquenter  l'église  de  Sous- 
Marcheix;  l'Évêque  demande  à  l'Intendant  d'inter- 
poser son  autorité;  —  quittances  délivrées  aux  con- 
suls de  Saint-Hippolyte,  1757-1760. 


Saint- 
lettre 


C.  2680.  (Liasse.)  —  40  pièces,  pap  ,  dont  1  cah.  de  23  feuillets. 

1661^-1778.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Ilpize.  —  Délibération,  du  5  juin  1774,  gar  laquelle 
les  habitants  décident  de  faire  refondre  une  de  leurs 
cloches,  qui  est  fêlée,  et  de  faire  réparer  le  mur  du 
degré  qui  conduit  au  clocher  ;  outre  les  fonds  qui 
sont  entre  les  mains  des  raarguilliers ,  la  commune 
devra  s'imposer  d'une  somme  de  300  liv.;  avis  du 
subdélégué  ;  ordonnance  de  l'Intendant ,  du  25  août 
1774 ,  portant  qu'il  sera  dressé  procès-verbal  des 
dépenses  à  faire  par  M.  Gueyffler,  subdélégué,  assisté 
de  Pierre  Mare,  fondeur  de  cloches  à  Brioude,  et  de 
Jean  Le  Dauphin,  maître  maçon,  originaire  de  la 
Marche;  —  lettre  de  M.  Gueyffler,  du  30  oct.  1777> 
demandant  à  l'Intendant  l'autorisation  de  faire  exé* 
cuter  la  refonte  de  la  cloche  par  de  nouveaux  entre- 
preneurs,  le  s*'  Charles-François  Limaux,  originaire 
de  Lorraine,  à  qui  l'adjudication  en  avait  été  faite, 
n'ayant  pas  reparu;  —  requête  de  Louis  Decharme, 
fondeur  de  Lorraine,  et  de  François  Lebuy,  maître 
maçon,  originaire  de  Noailles  dans  la  Haute-Marche, 
demandant  le  paiement  des  travaux  qu'ils  ont  exé- 
cutés pour  la  commune  de  Saint-Ilpize  ;  lettre  à  ce 
sujet  de  M.  Fournier-Latouraille,  1777;  —  procès- 
verbal  des  réparations  faites  au  cimetière  et  au  clo- 
cher, 1778;  —  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
596  liv.  15  sols,  ordonnée  être  imposée  par  l'arrêt 
du  Conseil  du  16  avril  1776.  Sont  compris  dans  ce 
rôle  :  M.  de  La  Rochette  de  Rochegonde ,  pour  6  liv.  ; 
Antoine  Foumier,  procureur  d'office,  6  liv.  1  sol; 
Pierre  Allezard,  tanneur,  et  sa  belle-mère,  1  liv. 
12  sols;  M.  de  La  Rochette  de  la  Feuilharade^ 
19  sols;  les  cotes,  au  nombre  de  513,  varient  de 
1  sol  jt  10  livres.  —  Dettes  de  la  communauté  : 
jugements  de  l'Élection  de  Brioude;  signification 
d'exploits  aux  consuls  et  luminiers  de  Saint-Ilpize  ; 
délibérations  du  corps  commun  ;  ordonnances  des 
intendants,  1662-1692. 


460 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.  2681.  (Liasse.)  —  106  pièces,  papier. 

166>-fl683.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Ilpize.  —  Comptabilité.  —  Exploit  signifié  aux  con- 
suis,  collecteurs  ^  lurainiers  de  Saint-Ilpize  par  Guil- 
laume Delarbre ,  commisj^aire  aux  réparations  des 
chemins,  ponts,  pavés,  passages  et  cours  des  eaux, 
au  sujet  de  sa  visite  dans  ladite  paroisse,  1662;  — 
quittances  do  tailles  et  autres  impositions  de  1670  et 

1672  ;  —  compte  rendu  par  les  collecteurs  de  l'année 

1673  par  devant  M.  de  Bercy,  intendant,  1681-1683. 


C.  2682.  (Liasse.)  —  i  pièce,  parch.;  87  pièces,  papier. 

• 

1734-1786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Jacques-d'Ambur —  Saint-Jean-Saint-Gervais. —  Saint- 
Jacques-d'Ambur  :  requête  adressée  à  l'Intendant  par 
Michel  Reynaud,  seigneur  de  Confolens,  propriétaire 
d'un  domaine  appelé  La  Vernède,  dan^  la  paroisse  de 
Saint- Jacques ,  et  par  plusieurs  habitants  du  village 
de  La  Chazotte,  se  plaignant  que  les  habitants  du 
village  des  Isserts  ont  défriché  des  comnrunaux  dé- 
pendant du  village  de  La  Chazotte,  1750;  —  projet 
de  reconstruction  de  l'église  qui  menace  ruine.  — 
Saint-Jean-d'Aubrigoux  :  réparations  du  presbytère  : 
requête  de  Jacques-Antoine  Araat,  curé,  sur  laquelle 
rintendant  ordonne  qu'il  sera  dressé  un  devis  esti- 
matif des  réparations  en  question  ;  — •  nouvelle  re- 
quête sur  le  même  sujet,  en  1765,  par  Jean-Mathieu 
Sellier ,  prieur-curé  de  ladite  paroisse  ;  procès-verbal 
de  rétat  du  presbytère  à  cette  date;  signification 
dudit  procès-verbal  aux  héritiers  du  précédent  curé; 

—  délibération   des  habitants;  avis  du  subdélégué; 

—  devis  estimatif  dressé  par  devant  Claude  Irabert, 
avocat  en  Parlement,  commis  par  le  subdélégué  de 
Saint- Amant- Roche -Savine;  la  dépense  doit  s'éle- 
ver à  1,933  liv.,  31  juillet  1772;  —  correspon- 
dance de  MM.  Teyras  de  Grandval  et  Imbert  de  Tré- 
méolles  :  les  entrepreneurs  qui  s'étaient  présentés 
se  sont  retirés  en  prétendant  qu'il  y  avait  une  er- 
reur dans  le  devis;  —  nouvelles  requêtes  du  curé; 

—  nouveau  devis  estimatif  qui  porte  la  dépense  à 
1,651  liv.  15  sols;  procès  -  verbal  d'adjudication,  le 
6  mars  1774,  au  prix  de  2,250  liv.;  —  proçès-verbal 
de  réception  des  ouvrages,  le  20  oct.  1776;  —  rôles 
de  répartition  de  la  dépense.  —  Saint-Jean-de-Glaine  : 
nomination  d'un  syndic,  1786.   —  S lint- Jean- des- 


OUières  :  nomination  d'un  syndic,  1784;  —  procès- 
verbal  des  défrichements  exécutés  dans  les  commu- 
naux dépendant  du  village  de  La  Garde ,  1750  ;  — 
analyse  d'une  délibération,  du  17  juillet  1779,  por- 
tant nomination  de  M.  Busche,  procureur  à  Clermont, 
à  l'effet  d'intervenir  au  procès  pendant  entre  plu- 
sieurs habitants  au  sujet  des  carrières  ouvertes  dans 
les  communaux  du  village  de  Chavarot  pour  y  cher- 
cher  des  pierres  propres  à  faire  des  meules  de  moulin; 
les  habitants  prétendent  s'opposer  à  ces  fouilles;  ils 
demandent  qu'il  soit  procédé  au  bail  judiciaire  des- 
dits communaux;  avis  du  subdélégué;  la  délibération 
est  homologuée  purement  et  simplement;  nouvelles 
requêtes  relatives  à  la  même  affaire,  1785-1786;  — 
note  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  Téglise  de 
Sain t- Jean- des -Ollières;  —  plainte  contre  le  s"*  Ba- 
risson,  procureur  d'oflîce,  marguillier,  notaire  et  riche 
propriétaire,  lequel  a  entrepris  de  faire  clore  un  es- 
calier et  un  passage  conduisant  à  1  église;  lettre  de 
M.  Tardif  Saint- Pardoux.  —  Saint- Jean-d'Heurs  : 
lettre  de  M.  de  Merville,  du  15  mars  1736,  au  sujet 
de  la  nomination  d'un  syndic;  —  réparations  au 
chœur  et  au  clocher;  le  s""*  Théalier,  curé,  convient 
bien  qu'il  perçoit  les  dîmes  de  la  paroisse  et  qu'il 
devrait  être  tenu  aux  réparations  en  question,  mais 
il  objecte  qu'il  n'est  pas  le  véritable  seigneur  dcci- 
mateur  ;  les  dîmes  lui  ont  été  cédées  par  le  chapitre 
de  Saint-Genès  de  Thiers  pour  lui  tenir  lieu  de  por- 
tion congrue  en  1552;  or  la  portiop  congrue  était 
fixée  à  cette  époque  à  200  liv. ,  tandis  qu'elle  l'e^t 
aujourd'hui  à  300  liv.;  il  se  trouve  donc  en  perte 
et  se  croit  pour  cette  raison  dis|>ensé  de  faire  à  ses 
frais  Içs  travaux  en  question,  1751;  M.  Mignot,  sub- 
délégué, réfute  les  arguments  du  s'  Théalier.  — 
Saint-Jean-en-Val  :  requête  de  Crépin  Morandon  , 
demandant  à  être. déchargé  des  fonctions  de  syndic 
qu'il  exerce  depuis  1762;  on  nomme  en  sa  place 
Jacques  Veysset,  1775;  —  quelques  pièces  justifica- 
tives des  comptes,  1761.  —  Saint-Jean-les-Monges  : 
chute  de  l'église  le  25  avril  1746;  correspondance 
de  M.  Ribeyre,  subdélégué  à  Rochefort,  au  sujet  des 
travaux  qui  avaient  été  estimés  à  1,400  liv.  et  dont 
quelques  un^i  des  principaux  habitants  ont  pris  l'ad- 
judication au  prix  de  600  liv.  ;  —  quittance  pour  les 
consuls  de  1728,  relative  au  logement  du  curé.  — 
Saint-Jean-Saint-Gervais  :  lettre  de  M.  Jouzencie, 
1744,  relative  aux  réparations  du  cimetière;  —  répa- 
rations du  presbytère,  1731-1735. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


461 


C.  2083.  (Liasse.;  —  142  pièces,  papier. 

1655-1754.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Julien.' —  Saint-Julien  (commune  d'Aydat)  :  ordon- 
nance de  l'Intendant,  du  21  déc.  1732,  commettant 
M.  Besseyre,  subdéiégué  à  Besse,  pour  dre^^ser  procès- 
verbal  des  défrichement^  exécutés  dans  les  commu- 
naux  du  village  de  Pradat;  lettre  à  ce  sujet  de 
M.  Besseyre,  procès- verbal  des  défrichements,  1733; 

—  note  de  M.  Gcxlivel,  1747,  sur  le  défrichement  des 
communaux  du  village  de  Follet;  mémoire  sur  cette 
affaire  Bt  ordonnance  de  l'Intendant  pour  le  plantè- 
rent de  bornes  dans  les  communaux  en  question ,  du 
20  mars  1748  ;  —  prix  fait  avec  Pierre  Jarton,  archi- 
tecte, pour  la  construction  du  clocher  de  Saint-Julien, 
1665;  —  refonte  de  deux  cloches  en  1754:  rùlo  d'im- 
position de  la  somme  de  103  liv.  6  sols  8  den.;  — 
construction  d'un  presbytère  :  requêtes  de  Louis- 
Robert  La  Blanche,  exposant  que,  faute  d'une  maison 
curiale  dans  le  lieu  de  Saint- Julien,  il  est  obligé  de 
se  loger  hors  de  sa  paroisse,  il  demande  que  les  ha- 
blt:\nts  soient  invités  à  en  construire  une;  il  s'engage 
à  y  contribuer  pour  une  somme  de  200  liv.  ;  devis  et 
mémoires;  correspondance  de  M.  Godivel;  délibéra- 
tion des  habitants,  1749-1753;  —  quittances  pour  les 
consuls  do  Saint-Julien,  1724-1730.  —  Saint-Julien 
(commune  de  Montaigut-le-Blanc)  :  délibération,  du 
2  janvier  1754 ,  par  laquelle  les  habitants  nomment 
les  s"  François  et  Jean  Istre ,  père  et  fils .  syndics 
pour  la  perception  et  l'administration  des  revenus  pa- 
trimoniaux; ils  les  chargent  de  [loursuivre.  le  s'  Mary, 
receveur,  "en  reddition  de  comptes  ;  ils  demandent  que, 
pour  éviter  le  désordre,  les  assemblées  ne  soient  com- 
posées à  l'avenir  que  de  ceux  des  habitants  sur  la 
prudence  desquels  on  pourra  compter;  que  l'héritage 
appelé  Le  Coudert  soit  affermé;  qu'il  soit  fait  au  cou- 
vert de  la  chapelle  récemment  construite  les  répara- 
tions nécessaires;  enfin  que  le  bail  à  ferme  du  four 
banal  soit  renouvelé;  —  bail  à  ferme  des  patrimo- 
niaux, 1754;  —  note  relative  à  la  nomination  de 
Jean  Ystre  pour  receveur  des  patrimoniaux  en  1763; 

—  lettre  de  M.  Godivel,  du  12  sept.  1741,  relative  au 
projet  formé  par  les  habitants  de  Saint-Julièn  de  ré- 
tablir la  chapelle  du  château  ;  M.  Godivel  pense  que  ce 
sera  une  lourde  charge  pour  c^tte  communauté  «  et 
»  qu'ils  n'en  tireront  pas  l'avantage  qu'ils  en  espè- 

>  rent,  car  on  ne  permet  pas  ordinairement  de  dire 
»  la  messe  les  dimanches   dans  ces  sortes  de   cha- 

>  pelles,  pour  obliger  le  peuple  d'assister  aux  ins- 


•»  tructions  qui  se  font  à  la  paroisse,  principalement 
»  quand  on  peut  s'y  rendre  aussy  facilement  que 
>  peuvent  le  faire  les  habitants  de  Saint-Julien  qui 
»  n'en  sont  éloignés  que  d'un  demy  quart  de  lieue  »; 
devis  estimatif  des  travaux  à  faire  dans  ladite 
chapelle;  adjudication,  en  1746,  au  s'  François 
Raimbaux,  au  prix  de  480  liv.  ;  procès-verbal  d'aug- 
mentation d'ouvrages,  estimée  56  liv.  10  s.,  par  René 
Delaroche,  sous-ingénieur  des  Ponts  et  chaussées;  — 
délibération,  du  18  avril  1751,  au  sujet  de  la  bénédic- 
tion de  la  chapelle,  refusée  par  l'évêque  jusqu'à  ce 
qu'il  ait  été  fait  une  fondation ,  et  des  ornements 
offerts  par  le  s^  Savigné  en  échange  des  sommes  qu'il 
doit  à  la  paroisse  pour  reliquat  de  compte;  on  accepte 
les  offres  du  s'  Savigné  et  Ton  décide  de  faire  une 
fondation  d'une  rente  de  12  liv.  en  faveur  de  la  cha- 
pelle;— ordonnance  de  l'Intendant,  du  11  nov.  1745, 
enjoignant  aux  consuls  de  Saint-Julien,  de  1720  à  1745 
inclusivement,  de  rendre  compte  de  l'administration 
qu'ils  ont  eue  des  deniers  patrimoniaux  de  ladite 
paroisse;  —  comptes  rendus  par  les  consuls  de  1720 
à  1744,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1746;  —  comptes 
des  syndics  de  Saint-Julien  de  1739  à  1744;  pièces 
justificatives;  —  pièces  justificatives  des  comptes  du 
s"  Mary,  receveur  des  patrimoniaux,  de  1746  à  1754  ; 
on  remarque  en  1754  les  quittances  de  Mare  et  Seurot, 
fondeurs  de  cloches;  —  comptabilité  des  reliquats. 


C.  2684.  (Liasse.)  —  \  pièce,  parch.  ;  02  pièces,  papier. 

1686-1 7S3.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Julien-de-Coppel  —  Saint- Julien-près-Herment.  —  Saint- 
Juiien-de-Coppel  :  nomination  d'un  syndic,  1782;  les 
habitants  demandent  qu'il  soit  exempt  de  corvées; 
le  subdélégué  n'est  pas  d'avis  qu'on  puisse  accorder 
cette  autorisation,  mais  rien  n'empêche  les  habitants 
de  s'entendre  pour  faire  la  corvée  à  la  place  de  leur 
syndic;  —  déclaration  des  habitants,  1686,  attestant 
qu'il  n'y  a  aucuns  revenus  patrimoniaux  dans  ledit 
lieu  de  Saint- Julien  ;  —  délibération,  du  5  sept. 
1777,  par  laquelle  les  habitants  décident  de  faire  ré- 
parer la  halle,  où  se  tiennent  les  assemblées,  et  qui 
menace  ruine;  les  réparations  sont  adjugées  au  prix 
djB  260  liv.  ;  rôle  de  répartition.  —  Saint-Julien-près- 
Herment  :  défrichement  des  communaux  dans  le  vil- 
lage de  Faix;  ordonnança  de  l'Intendant,  1732;  — 
défrichement  de  communaux  dans  le  village  de  Pier- 
refitte  :  lettres  et  ordonnance  de  l'Intendant,  1756; 
—  nomination  d'un  syndic  pour  représenter  la  com- 
mune dans  une  instance  en  matière  de  cens  contre 


/ 


462 


ARCHIVES  DU 


le  s^  de  Sarrazin,  1784-1785  ;  —  réparations  du  pres- 
bytère :  procès- verbal,  dressé  en  1760,  de  Tétat  du 
presbytère  et  des  ornements  de  Téglise  de  Saint- 
Julien;  délibération  des  habitants;  requêtes  du  curé; 
correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de  La  Crène, 
subdélégué,  1763-1769;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
9  mai  1769,  approuvant  les  réparations  en  question 
et  ordonnant  l'imposition  de  la  dépense;  rôle  de  ré- 
partition sur  la  collecte  de  Puy-Lavèze;  réclamation 
de  l'entrepreneur,  1776. . 


C.  2688.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.;  116  pièces,  papier,  dont 

5  cahiers  de  92  feuillets. 

1798-1786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Just-de-Baffle  —  Saint-Just-près-Brioude.  —  Saint-Just- 
de-Bafl3e  :  nomination  d'un  syndic,  1775-1776;  —  con- 
testation entre  les  habitants  du  village  de  Vareilles 
et  ceux  du  village  de  Combelles,  au  sujet  de  prétendus 
défrichements  dans  le  village  de  La  FayoUe;  ordon- 
nance de  l'Intendant  à  ce  sujet,  1747;  —  procès-verbal 
de  défrichements  dans  les  communaux  de  Saint- Just, 
1750  ;  —  nomination  d'un  syndic,  1775  ;  —  délibéra- 
tions, requêtes,  ordonnances  de  l'Intendant,  au  sujet 
des  réparations  à  faire  au  clocher  de  Sajnt-Just,  1758- 
1759  ;  —  réparations  à  faire  à  l'église  et  au  clocher  : 
requête  des  marguilliors ,  syndic,  consuls  et  habi- 
tants, exposant  que  le  clocher  de  leur  église  a  été 
incendié  il  y  a  deux  ans,  demandant  Tautorisation 
de  faire  les  réparations  indispensables  ;  ordonnance  de 
l'Intendant,  du  19  oct.  1768,  enjoignant  à  M.  Teyras 
de  Grandval  de  faire  dresser  procès -verbal  desditôs 
réparations;  —  correspondance  de  l'Intendant,  de 
M.  Gourbeyre,  curé,  de  MM.  Teyras  de  Grandval, 
subdélégué,  et  Roche,  correspondant  de  la  subdc- 
légation,  1768-1772;  —  procès-verbal  des  réparations  : 
toute  la  charpente  du  clocher  et  partie  de  celle  de 
l'église,  la  tour  carrée  du  clocher,  depuis  la  voûte, 
ont.  besoin  d'être  refaites  en  entier  ;  la  maçonnerie 
est  estimée  à  1,500  liv.  et  la  charpente  à  2,500  liv.  ; 
—  l'Intendant  trouve  la  dépense  proposée  trop  forte 
et  demande  un  nouveau  devis  plus  détaillé;  nouveau 
devis  estimatif  évaluant  les  travaux  à  3,908  liv. , 
plus  240  liv.  dues  au  fondeur;  —  adjudication  des 
travaux,  le  29  mai  1770,  au  prix  de  2,743  liv.j  — r 
requête  de  Biaise  Surot,  fondeur  de  cloches,  habitant 
du  lieu  et  paroisse  de  Javaugues,  disant  qu'en  1764 
il  s'était  chargé  de  refaire  les  trois  cloches  de  Saint- 
.Just-de-Baffle  moyennant  le  prix  de  330  liv. ,  le  sup- 
pliant, qui  a  terminé  son  ouvrage,  n'a  pu  encore 


PUY-DE-DOME. 

en  être  payé;  —  rôles  d'imposition  sur  la  paroisse, 
de  1770  à  1773,  des  dépenses  faites  pour  les  répara- 
tions de  l'église;  —  requêtes  des  entrepreneurs;  — 
procès- verbal  de  réception  des  ouvrages,  le  11  juillet 
1774  ;  —  analyse  des  pièces  relatives  à  cette  affaire  ; 
—  réparations  des  murs  extérieurs  de  l'église,  de  la 
chapelle  rurale  de  Saint-Jean  et  de  la  clôture  du 
cimetière  :  extrait  d'un  procès -verbal  de  visite  de 
l'Évêque;  délibération  des  habitants;  avis  du  sub- 
délégué; ordonnances  de  l'Intendant;  procès-verbal 
d'adjudication;  rôle  de  répartition  de  la  dépense; 
correspondance,  1778  1786;  —pièces  relatives  à  l'achat 
par  les  habitants  de  Saint-Just-de-Baffle  d'une  maison 
pour  servir  de  presbytère,  1728-1733.  —  Saint-Just- 
près-Brioude  :  réparations  de  l'église  et  du  clocher, 
1760-1779. 


C.  2686.  (Liasse.)  —  40  pièces,  papier,  en  mauvais  état. 

1739-1786.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Laure  —  Saint-Léger.  —  Saint-Laure  :  lettres  d^ 
M.  Bourdillon,  subdélégué  à  Maringues,  au  sujet  des 
réparations  du  presbytère,  1745-1746;  —  lettre  de 
M.  Gros,  du  25  janv.  1753,  relative  aux  différend* 
qui  se  sont  élevés  entre  le  curé  et  ses  paroissiens 
au  sujet  des  limites  du  cimetière,  du  presbytère  et 
de  l'égli^;  —  ordonnance  de  l'évêque  de  Clermont» 
du  25  oct.  .1784,  portant  :  V  qu'il  sera  procédé  à 
l'enlèvement  des  terres  qui  sont  autour  du  cime- 
tière, afin  de  le  niveler  avec  le  pavé  de  l'église; 
2""  que  ledit  cimetière  sera  pourvu  de  portes  ou  de 
grilles,  afin  d'empêcher  les  bestiaux  d'y  entrer; 
30  que  le  chemin  public  qui  traverse  ledit  cimetière 
sera  supprimé  ;  requête  du  curé  ;  avis  du  subdé- 
légué :  les  habitants  jugent  les  réparations  deman- 
dées par  le  curé  trop  dispendieuses  et  pensent  qu*îl 
suffira  (le  faire  dans  le  cimetière  des  fossés  pour  Té* 
coulement  des  eaux;  devis  estimatif  et  procès-ver- 
bal d'adjudication  desdites  réparations  au  prix  de 
112  liv.;  procès^ verbal  de  réception  des  travaux  en 
1786.  —  Saint-Léger  :  réparations  du  presbytère, 
1739-1744. 


C.  2687.  (Liasse.)  —  42  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  24  feuillets; 

1  cachet. 

16§9-177l.  —  Affaires  communales.  —  Saint-» 
Manjet  —  Saint-Martin-des-Olmes.  —  Saint-Mamet  : 
lettre  du  s"^  Textoris,  curé  de  Saint-Mamet,  du  5  avril 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


403 


1749,  exposant  que  le  clocber  de  son  église  menace 
fuîne;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Cébié  ;  ordonnance 
de  l'Intendant,  du  29  mai  1750,  enjoignant  à  l'adju- 
dicataire des  travaux  à  faire  à  Téglise  et  au  clocher 
de  Saint-Mamet  de  payer  au  s'  Lescure,  sous-ingé- 
nieur des  Ponts-et-Chaussées,  une  somme  de  54  liv. 
11  sols  pour  avoir  fait  les  plans  et  devis  desdits  tra- 
vaux ;  —  nouvelles  réparations  à  Téglise  :  corres- 
pondance de  rintendant  Tivec  M.  Pages  de  Vixouses; 
ordonnances  de  l'Intendant;  délibération;  procès- 
verbal  de  réception  des  travaux  ;  rôle  de  répartition 
d'une  somme  de  80  liv.,  plus  53  sols  4  den.  pour 
droits  de  levée,  1766-1771.  —  Saint-Martial  :  lettre 
de  l'Intendant  à  M.  de  Montluc,  du  30  oct.  1756, 
au  sujet  des  réparations  du  presbytère.  —  Saint - 
Martin-des-Ollrères  :  réparations  à  l'église,  1745,  et 
au  presbytère,  1753-1757.  —  Saint-Martin-des-01- 
mes  :  nomination  •  de  Benoit  Olivier  pour  syndic  «  à 
»  l'effet  de  poursuivre  le  procès  pendant  en  la  clià- 
»  tellenie  de  Baffle  contre  le  corps  commun  et  les 
»  habitants  du  Grand-Bàrot  au  sujet  d'un  communal 
»  qu'ils  leur  contestent  ».;  requête;  avis  favorable 
du  subdélégué;  la  requête  est  homologuée  pure- 
ment et  simplement;  —  réparations  au  presbytère, 
1-757;  —  état  des  fournitures  faites  par  les  consuls 
de  1689  pour  la  levée  d'un  soldat  de  milice. 


C.  2G88.  (Liasse.)  —  23  pièces,  papier. 

t684-177S.  —  Affaires  communales,  —  Saint- 
Martin-des-Plains  —  Saint-Mary.  —  Saint-Martin- 
des-Plains  :  lettre  de  M™®  de  Simiai^e,  du  l^'  décem- 
bre 1778,  priant  l'Intendant  d'homologuer  une  déli- 
bération par  laquelle  les  habitants  de  Saint-Martin 
acceptent  Toffre  qu'elle  fait  de  délaisser  à  la  paroisse 
deux  cartonnées  de  terrain,  situées  au  tènement  de 
la  Forest-de-Mars,  pour  former  un  nouveau  cime- 
tière ;  M.  et  M™»  de  Simiane  s'engagent  aussi  à  faire 
clore  de  murs  ledit  cimetière^  à  la  charge  par  les 
habitants  de  céder  un  emplacement  d'une  carton- 
née environ,  appartenant  à  la  marguillerie,  et  une 
rente  foncière  d'un  carton  de  froment  due  à  la  fa- 
brique; l'Intendant  homologue  la  délibération.  — 
Saint -Martin -de- Tours  :  procès-verbal,  dressé  par 
Joseph  Ribeyre,  sieur  de  Faix,  subdélégué  au  dépar- 
tement de  Rochefort,  le  15  juin  1762,  des  défriche- 
ments opérés  dans  les  communaux  du  village  de 
Oieux;  les  habitants  conviennent  quHls  ont  défriché, 
mais  déclarent  qu'ils  seront  réduits  à  la  mendicité 
si  on  les  force  à  abandonner  leurs  cultures  ;  ils  font 


observer  d'ailleurs  que  le  s""  Celme,  marchand  à 
Clermont,  qui  a  porté  plainte,  a  usurpé  comme  les 
autres  ;  le  s'  Celme  offre  d'abandonner  ce  qu'auront 
pu  usurper  ses  métayers;  —  correspondance  à  ce 
sujet  avec  M.  Riboyre;  ce  dernier  déclare  que,  si  les 
défrichements  sont  prohibés,  les  habitants  seront 
obligés  d'abandonner  leur  village;  ordonnance  de 
l'Intendant  contre  les  usurpateurs.  —  Saint-Martin- 
de-Vigouroux  :  adjudication,  le  14  juin  1756,  des 
réparations  à  faire  à  l'église  Saint-Martin-de-Vigou- 
roux;  rôles  do  répartition  de  la  dépense;  —  lettre 
de  M.  Tassy  de  Montluc,  du  16  juillet  1746,  au  sujet 
des  réparations  à  faire  à  la  chapelle  de  Saint-Laurent- 
de-Vigouroûx,  qui  a  été  interdite  par  Tévêque  «  parce 
»  qu'il  y  pleuyoit  partout,  et  qu'elle  menaçoit  une 
>  ruine  prochaine  »,  les  habitants  vendraient  pour 
subvenir  à  cette  dépense  une  partie  de  leurs  commu- 
naux jusqu'à  concurrence  d'une  somme  de  1,000  liv.; 
les  travaux  ont  été  commencés  aussitôt,  mais  les 
premiers  fonds  n'ont  pas  suffi,  et  il  est  nécessaire  de 
recourir  à  une  imposition;  —  réparations  au  pres- 
bytère, 17ol.  —  Saint-Martin-Valmeroux  :  mémoire, 
du  25  nov.  1759,  au  sujet  d'une  contestation  entre 
les  habitants  de  Saint-Martin-Yalmeroux  et  divers 
particuliers  relativement  aux  communaux.  —  Saint- 
Mary-le-Cros  :  lettre  de  M.  Tassy  de  Montluc,  du 
13  août  1738,  au  sujet  de  réparations  à  faire  dans 
la  paroisse.  — .  Saint-Mary- le- Plain  :  déclaration 
d'Etienne  Dalmas,  collecteur  de  lad.  paroisse,  attes- 
tant qu'elle  ne  possède  aucuns  deniers  communs  et 
qu'aucune  imposition  n'en  a  été  faite  de  plusieurs 
années,  1684. 


C.  2689.  (Liasse.)  —  52  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  16  feuillets. 

1686-1 7M.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Maurice  —  Saint-Myon.  —  Saint-Maurice-près-Vic  : 
requête  de  Maurice  Chassaing  demandant  à  être  dé- 
chargé des  fonctions  de  syndic  qu'il  exerce  depuis 
six  ans,  1782  ;  —  réparations  à  l'église  :  ordonnance 
de  l'Intendant;  avis  de  M.  Duvernin,  subdélégué  à 
Vic-le-Comte  ;  rôles  de  répartition  de  la  dépense, 
1742;1747  ;  —  délibération,  du  dimanche  6  mai  1781  : 
les  habitants  se  reconnaissent  «  débiteurs  envers  le 

>  sieur  curé  de  sommes  considérables,  qu'il  a  voit 
»  fourny  à  leur  décharge  et  à  leur  prière,  tant  pour 

>  les  réparations  nécessaires  au  presbytère  auxquels 
»  lesdits  habitants  avoient  été  condamnés  par  sen- 
»  tence  de  la  sénéchaussée  de  Clermont,  envers  les 
»  héritiers   du  s'  Lamothe,  prédécesseur  curé,  que 


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464     •  ARCHIVES  DU 

>  pour  les  avances  qu'il  avoit  faitte  des  loyers  de 
»  la  maison  que  iesdits  habitants  luy  avoient  indi- 
»  quée  pour  son  logement  »;  ces  avances  s'élèvent 
à  2,784  liv.;  le  curé  consent  à  réduire  cette  somme 
à  celle  de  600  liv.,  à  condition  que  les  habitants 
employeront  la  somme  dont  il  leur  est  fait  remise 
aux  réparations  urgentes  de  la  fontaine  et  de  l'église; 

—  pièces  relatives  aux  réparations  du  presbytère, 
1730-1751;  —  émeute  à  l'occasion  de  l'adjudication 
des  revenus  patrimoniaux,  1750;  —  ordonnance  de 
M.  Rossignol,  intendant,  du  20  déc.  1738,  enjoignant 
aux  consuls  de  Saint-Maurice ,  des  années  1709  et 
suivantes  jusques  en  1738,  de  rendre  compte  par 
devant  lui  de  la  gestion  qu'ils  ont  eue  des  revenus  pa- 
trimoniaux;—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  9  déc. 
1749,  pour   la  reddition   des  comptes   depuis    1739; 

—  état  des  reliquats;  —  compte  présenté  par  André 
Chassaing,  receveur  des  patrimoniaux,  de  1749  à 
1776.  —  Saint-Maurice  (élection  de  Saint-Flour)  ; 
ordonnance  de  M.  Lefèvre  d'Ormesson,  du  15  fé- 
vrier 1700,  ordonnant  que  les  maire  et  consuls  de 
la  paroisse  et  communauté  de  Saint-Maurice,  élec- 
tion de  Saint-Flour,  remettront,  dans  un  mois  pour 
tout  délai,  enti'e  les  mains  du  s*"  Tassy,  avocat  du 
Roi  à  Saint-Flour,  un  état  des  créanciers  et  des 
dettes  de  ladite  communauté  «  avec  les  registres  et 
»  délibérations  du  corps  commun  depuis  le  temps  de 
»  la  plus  ancienne  desdites  dettes  ou  du  dernier 
»  arrest  du  Conseil  de  liquidation  »  ;  les  créanciers 
devront  produire  leurs  titres  de  créances.  —  Saint- 
Myon  :  ordonnance  de  M.  de  Berulle,  du  5  déc. 
1686,  ordonnant  le  paiement  d'une  somme  de  240  liv. 
due  à  d""  Vidal  par  la  communauté. 


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C.  2G00.  (Liasse.)  —89  p.,  pap.,  dont  1  cah.  de  16  feuillets; 

i  cachet. 


16S6-17S7.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Nectaire  —  Saint-Ours.  —  Saint-Nectaire  :  requêtes 
de  syndics  demandant  à  être  déchargés  du  syndicat, 
1778-1787;  —  déclaration  des  biens  communaux  ap- 
partenant à  la  paroisse  de  Saint-Nectaire  en  1686; 
ces  communaux  n'ont  jamais  été  affermés  ;  —  lettre 
de  M.  Besseyre,  1736,  au  sujet  de  communaux  défri- 
chés dans  le  village  de  Farge;  —  défrichements  des 
communaux  dépendant  du  village  de  Boissière,  1737- 
1755;  —  défrichements  dans  les  communaux  du  vil- 
lage de  Chautignat  :  procès-verbal  des  parcelles  usur- 
pées; ordonnances  de  l'Intendant;  lettres  de  M.  Go- 
divel,    1742-1743  ;    —  lettre  de   M.  Godivel  au  sujet 


PUY-DE-DOME. 

€  de  l'usage  establi  à  Saint-Nectaire  de  partager 
»  les  reguains,  qui  lui  paroit  abusif.  L'article  4 
»  du  titre  28  de  la  Coutume  d'Auvergne  destine 
»  ces  reguains  au  pâturage  commun  des  bestiaux, 
»  de  sorte  que  de  faucher  et  de  partager  les  re- 
»  guains,  c'est  contrevenir  à  cette  loy  et  à  la  dis- 
»  position  de  l'arrest  du  8  may  1688.  qui  tendent 
»  à  procurer  l'abondance  des  pacages  »;  ordonnance 
de  l'Intendant,  du  5  sept.  1754,  faisant  défenses 
aux  habitants  de  Tresanche  de  se  diviser  ni  partager 
les  herbes  de  leurs  communaux ,  qui  doivent  être 
réservées  pour  le  pacage  en  commun  de  leurs  bes- 
tiaux ;  —  ordonnance  et  correspondance  de  l'Inten- 
dant, 1731,  au  sujet  de  la  refonte  de  deux  cloches 
qui  a  été  faite  sans  son  autorisation  ;  il  refuse  de 
permettre  l'imposition  des  350  liv.  dues  au  fondeur; 
—  avis  de  M.  Godivel,  subdélégué  â  Besse,  1757, 
au  sujet  de  répararations  à  faire  à  la  sacristie  de 
l'église  de  Saint-Nectaire;  on  propose  d'y  mettre 
300  liv.  qui  devaient  être  employées  à  réparer  ua 
petit  bâtiment  ayant  appartenu  aux  curé  et  prêtre» 
filleuls  de  ladite  paroisse  i  les  prêtres  filleuls  sont 
tous  décédés  et  le  curé  n'a  pas  besoin  de  ce  bâti- 
ment; l'Intendant  permet  qu'on  emploie  les  300  liv. 
aux  réparations  de  la  sacristie;  —  lettre  de  M™*  Ri- 
beyre  de  Roussille,  1748,  au  sujet  d'une  contesta- 
tion entre  les  habitants  de  Saint-Nectaire  et  M.  de 
La  Bastide,  gentilhomme  de  cette  province.  —  Saint- 
Ours  :  requête  des  syndics  et  corps  commun  de  ladite 
paroisse,  exposant  que,  le  l*'  janvier  1786 r  une 
assemblée  a  été  convoquée  sans  leur  consentement, 
à  la  requête  des  s"^  Legay  et  Demouré  (sic),  domi- 
ciliés à  Pontgibâud,  et  de  la  dame  Laguesle,  de 
Riom;  ils  supposent  qu'il  a  dû  être  question  dans 
cette  assemblée  <  d'un  procès  injuste  que  le  s'  Le- 

>  gay  et  la  dame  Laguesle  leur  ont  fait  entre- 
))  prendre  contre  un    gentilhomme   de    la    paroisse, 

>  duquel  les  suppliants  se  sont  départis  »  ;  les  habi- 
tants protestent  de  Tillégalité  de  tout  ce  qui  s*est 
fait  dans  cette  assemblée  ;  ils  demandent  qu'à  l'ave- 
nir la  paroisse  ne  soit  convoquée  que  sur  ordonnance 
de  l'Intendant;  —  lettre  du  comte  Reynaud  de  Beau- 
regard,  du  17  fév.  1786,  recommandant  à  M.  Lafont 
de  Saint-Mart  la  requête  ci-dessus  ;  —  nouvelle  re- 
quête des  habitants,  exposant  que  le  s**  Legay  fils, 
marié  à  la  demoiselle  Maignol,  fille  du  subdélégué, 
a  convoqué  une  nouvelle  assemblée  le  26  mars»  à 
l'issue  de-  la  messe  paroissiale,  et  «  craignant  que  le 
»  trajet  nécessaire,  pour  sortir  de  l'église  et  se  ren- 
»  dre  chez  eux,  eut  pu  les  faire  comprendre  dans 
»  ledit  acte  comme  présents,  ils   ont  l'honneur  de 


è/. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


465 


»  vous  donner  la  présente  requête,  à  ce  qu'il  vous 
»  plaise  ne  point  homologuer  le  susdit  délibératoire, 

>  que  quelques-uns    peuvent  avoir  signés,   sans  en 

>  connoitre  le  contenu  »;  —  défrichements  dans  les 
wmraunaux  de  Saint-Ours  et  du  Bouchot,  1733;  — 
ordonnance  de  ^Intendant,  du  26  août  1741 ,  con- 
damnant à  une  amende  de  10  liv.  plusieurs  habi- 
tants du  village  de  Bosloup  pour  avoir  fait  pacager 
leurs  bestiaux  dans  le  communal  appelé  La  Ribeyre- 
de~Seranges  ;  —  nomination  d'un  syndic,  1779,  pour 
défendre  au  nom  du  corps  commun  aux  poursuites 
de  la  demoiselle  de  La  Guesle,  au  sujet  des  commu- 
naux qu'elle  veut  envahir  au  détriment  des  habi- 
tants qui  en  ont  joui  de  temps  immémorial  ;  — 
'Correspondance  au  sujet  de  la  demande  de  cantonne- 
ment introduite  par  M.  de  Chaliers,  contre  les  habi- 
tants de  St-Ours  et  de  plusieurs  autres  paroisses,  1759  ; 
requête  des  habitants  des  villages  des  Roches,  Bos- 
loup et  La  Courteix,  exposant  qu'ils  sont  en  ins- 
tance en  la  sénéchaussée  d'Auvergne  contre  les  sieurs 
Poux,  métayers  du  comte  de  Ghalus,  habitants  du 
<>rand-Chambois,  €  au  sujet  du  trouble  à  eux  causé 
»  par  lesdits  Poux  dans  la  propriété  d'un  vaste  ter- 
»  rain,  à  eux  concédé  par  le  sei<>'neur  de  Pontgibaud 
»  par  transaction  du  10  juillet  1768  »;  ils  deman- 
dent que  le  syndic  nommé  par  eux  soit  autorisé  à 
intervenir  en  leur  nom-,  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Rey- 
naud  de  Beauregard;  avis  de  M.  Maignol;  autori- 
sation de  l'Intendant;  —  requête  des  habitants  de 
Saint-Ours  demandant  Tautorisation  «  de  poursuivre 
»  en  la  Cour  des  Aides  de  Clermont  le  bien  jugé  de 
»  deux  sentences  de  l'Élection  dont  le  s""  Raynaud 
de  Beauregard  a  interjeté  appel  »,  1786;  —  contes- 
tation entre  les  habitants  du  village  de  Yauriat  et 
le  s'  de  Sarrazin  de  Bassignac,  seigneur  de  Chalucet, 
au  sujet  d'une  redevance  annuelle  que  ledit  Sarrazin 
prétend  sur  lesdits  habitants,  1784;  —  réparations 
au  presbytère,  1786  ;  —  mémoire  au  sujet  de  la 
refonte  d'une  des  cloches  par  le  s""  Limaux,  fondeur, 
1786. 


C.  2691.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.;  62  pièces,  papier  ; 

2  cachets. 

1671-1779.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Pal-de-Murs  —  Saint-Paul- près- Salers.  —  Saint- 
Pal-de-Murs  :  arrêt  du  Conseil,  du  15  janv.  1765, 
autorisant  les  réparations  à  faire  au  presbytère  de 
ladite  paroisse.  —  Saint-Pardoux-Latour  :  procès- 
verbal  de  défrichements  dans  les  communaux  dépen- 
PuY-DE-DÔME.  —  Série  C. 


dant  du  village  de  FareyroUes,  1752  ;  —  défriche- 
ments dans  les  communaux  du  village  de  Mazeiras, 
1757;  —correspondance  de  Tlntendant  avec  M.  de 
Mallessaigne  au  sujet  de  prétendues  usurpations  des 
communaux  de  Saint-Pardoux,  1758;  —  rétablisse- 
ment du  pignon  de  l'église  de  Saint-Pardoux  qui 
s'était  abattu,  1763-1764.  —  Saint-Paulien  :  requête 
d'Antoine  Vianès,  curé  de  l'église  de  Saint-Paulien, 
demandant  que  les  habitants  de  cette  paroisse  soient 
autorisés  à  faire  réparer  le  clocher  de  leur  église  qui 
menace  ruine;  ordonnance  de  M.  de  BeruUe,  inten- 
dant à  Riom;  le  21  juillet  1685,  portant  qu'il  sera 
dressé  procès-verbal  desdites  réparations  par  le  juge 
en  présence  du  curé  ;  —  procès-verbal  des  répara- 
lions  en  question  dressé  par  Jacques  Chabron,  avocat 
en  Parlement,  juge  de  la  baronnie,  et  mandement  de 
Saint-Paulien,  «  la  sonnerie  des  cloches  ébranle  le 

>  clocher  qui  est  situé  sur  Téguille  au  devant  de 
»  lad.  église,  au  dessus  de  la  grande  porte  d'icelle  »  ; 
les  experts  remarquent  que  les  murs  sur  lesquels 
repose  ledit  clocher  sont  trop  faibles  et  que  la  mu- 
raille du  côté  de  bise  <  sest  séparée  de  près  d'un 

>  demy  pied,  y  ayant  une  fente  en  serpentant  entre 
»  les  deux  murailles  >  ;  il  faudra  démolir  le  clocher 
par  la  cime,  et  des  pierres  d'icellui  «  les  murailles  du 
»  costé  de  bize  et  du  vent  seront  rehaussées  d'en- 
»  viron  dix  pieds  d'hauteur  et  deux  thoizes  de  lon- 

>  gueur,  pour  reausser  et  soustenir  tant  le  plancher 

>  (qui  doit  traverser  Téglise  depuis  la  muraille  du 
»  côté  de  bise  jusqu'à  celle  du  côté  de  vent)  que  le 
»  cSuvert,  qu'il  faudra  faire  de  toute  la  largeur  de 
»  l'esglise;  et  la  muraille  de  Téguille  ou  frontispice  de 

>  lad.  esglise  où  est  à  présent  ce  clocher  qu'il  faut 
»  démolir  sera  rebastie  jusques  audit  couvert;  et 
»  sera  faict  six  ouïes  ou  jours  en  voûte  de  pierre  de 
»  taille  »;  adjudication  desdits  travaux  au  prix  de 
420  liv.;  —  réparations  du  presbytère  de  la  paroisse 
de  Saint-Georges  de  Saint-Paulien  :  requêtes  et  let- 
tres du  s'  de  Drossanges,  curé  ;  placard,  devis,  pro- 
cès-verbal d'adjudication;  correspondance  de  Tlnten- 
dant,  de  M.  d'Ormesson,  de  M.  Talemandier;  lettres 
de  M.  de  Bernage,  intendant  de  Montpellier  (un  tiers 
de  la  paroisse  faisait  partie  du  Languedoc),  exposant 
que  la  partie  de  dépense  afférente  à  sa  généralité 
doit  être  réglée  par  lui  de  concert  avec  les  États; 
lettre  de  l'évêque  du  Puy,  1731-1741  ;  —  projet  de 
transaction  entre  les  habitants  de  Saint-Paulien  et 
messire  Georges  de  Chabron  La  Tour,  écuyer,  qui 
s'engage,  moyennant  l'échange  fait  entre  eux  de  plu- 
sieurs terres,  «  à  faire  venir  à  ses  dépens  la  source 
»  de  la  fontaine  du  Pra  de  Mandon  et  les  sources 

59 


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466  ARCHIVES  DU 

»  qui  sont  le  long  du  chemin,  et  de  les  conduire  au 
»  milieu  de  la  place  de  Saint-Paulien  »;  avis  de 
M.  Olier,  subdélfgué,  1757;  —plainte  adressée  à  l'In- 
tendant par  Jacques  G  ait  et  Guillaume  Dusuc,- au 
sujet  des  poursuites  commencées  contre  eux  par 
François  Galien  en  la  sénéchaussée  d'Auvergne,  pour 
une  somme  de  3,000  liv.  prêtée  par  les  auteurs  dudit 
Galien  à  la  communauté  de  Saijit-Paulien  ;  comme 
il  s'agit  d'une  dette  de  communauté,  les  suppliants 
demandent  que  l'aflFaire  soit  évoquée  devant  l'Inten- 
dant; ordonnance  de  M.  Desmaretz  de  Vaubourg,  à 
Riom,  le  7  mars  1688;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  21  déc.  1692,  ordonnant  l'imposition  sur  la  pa- 
roisse de  Saint-Paulien  d'une  somme  de  550  liv.  due 
au  s'  Durand;  —  lettre  de  M.  de  Saint-Just,  -du 
12  déc.  1732,  au  sujet  d'une  somme  de  250  liv.  due 
au  s'  Amiguet,  par  la  paroisse  de  Saitit-Paulien,  pour 
le  paiement  d'un  exécutoire  de  dépens;  —  lettre 
de  M.  Talemandier,  et  mémoire  au  sujet  d'une 
créance  de  2,700  liv.  prétendue  par  M.  de  Chabron 
sur  la  ville  de  Saint-Paulien,  1738;  —  nomination 
de  syndic,  1779,  à  leffet  de  poursuivre  un  consul, 
rétentionnaire  ;  —  compte  d'un  collecteur  de  l'année 
1671  •  —  Saint-Paul-près-Salers  :  requête  du  curé, 
des  prêtres  et  de  partie  des  habitants  de  la  paroisse 
de  Saint-Paul,  demandant  l'autorisation  de  faire 
réparer  les  chemins  et  plusieurs  ponts  de  bois  dans 
leur  commune,  1774;  —  ordonnance  de  paiement 
d'une  somme  de  50  liv.  pour  le  loyer  du  presbytère, 
1740. 


C.  2692.  (Liasse.)  —  75  pièces,  papier. 

1666-1719.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Pierre- Colamine  —  Saint-Projet.  —  Saint-Pierre- 
Oolamine  :  analyse  d'une  délibération  di's  habitants 
de  Chananeilles  décidant  d'intervenir  au  procès  pen- 
dant entre  plusieurs  habitants  et  le  s*"  Godivel  du 
Fayet,  au  sujet  du  communal  des  Fargettes  dont  le 
s'  Godivel  se  prétend  propriétaire,  bien  que  par  une 
reconnaissance  du  terrier  de  Besse,  du  22  mai  1572, 
la  propriété  en  soit  établie  au  profit  de  la  com- 
mune; les  habitants  sont  autorisés  à  intervenir,  1779; 

—  correspondance  au  sujet  des  réparations  néces- 
saires à  la  chambre  dite  de  la  Vicairie,  à  Lomprat, 
qui  sert  de  presbytère  au  curé  de  Saint-Pierre-Cola- 
mine,  1746-1761;  —  quittance  du  s'  Guerrier,  prieur, 
1724,  pour  le  loyer  du  presbytère.  —  Saint-Pierre- 
le-Chastel    :   réparations  du  presbytère,  1763-1778. 

—  Saint -Pierre- Roche  :  plaintes  de  J.   Verdier  de 


PUY-DE-DOME. 

Pagnat,  prêtre  de  TOratoire,  au  sujet  de  défriche- 
ments de  communaux  dépendant  du  village  de  Mas- 
sagettes  ;  correspondance  et  procès  -  verbaux  de  M. 
Ribeyre,  subdélégué  ;  ordonnances  de  l'Intendant, 
1750-1753  ;  —  usurpations  dans  les  communaux  du 
village  de  Prades,  1761  ;  —  réparations  à  l'église 
paroissiale  de  Saint  -  Pierre  -  Roche,  1739  - 1741  ;  — 
réparations  au  clocher,  1779.  —  Saint-Préjet  :  let- 
tres du  s'  Petit,  chanoine  régulier,  prieur-curé  de 
Saint-Préjet,  et  de  M.  de  Mombriset,  subdélégué  à 
Brioude,  1750  à  1753,  au  sujet  des  réparations  de 
réglise.  —  Saint  -  Priest  -  Bramefent  :  procès- verbal 
d'incendie  du  presbytère,  du  18  oct.  1760  ;  requête 
du  curé,  délibération  des  habitants  ;  procès  -  verbal 
d'adjudication  des  travaux  de  reconstruction  au 
prix  de  1,340  liv.  ;  correspondance  de  M.  d'Ormes- 
son,  de  l'Intendant,  de  M.  de  La  Crène  ;  rôle  de 
répartition  de  la  dépense  ;  les  consuls  refusant  de 
prendre  le  rôle,  l'un  d'eux  est  mis  en  prison;  lettre 
de  l'Intendant  à  M.  Teilhot  à  ce  sujet,  du  10  mai 
1763,  «  si  le  consul  emprisonné  est  pauvre,  il 
»  aimera  peut-être  mieux,  comme  il  le  dit,  rester 
»  en  prison  que  de  recevoir  le  rolle  ;  auquel  cas, 
>  il  n'y  auroit  qu'à  y  faire  mettre  à  sa  place  le 
»  consul  le  plus  commode  ».  —  Saint-Privat  :  répa- 
rations aux  vitres  de  l'éj^lise  de  Saint-Privat  près- 
le-Velay,  1772.  —  Saint-Projet  :  requête  du  curé 
et  de  (quelques  habitants  demandant  l'autorisation 
de  faire  réparer  un  petit  pont  qui  a  été  emporté 
par  une  inondation  l'année  préc^ente  ;  lettre  de 
M.  de  Vigier,  1734  ;  —  pièces  relatives  à  la  créance 
du  s'  Sauvage,  s*"  de  Lamarger,  sur  la  communauté 
de  Saint- Projet,  1666*1700. 


C.  2693.  (Liasse.)  —  35  pièces,  papier. 

16tt1-17â4.  —  Afkaires  communales.  —  Saint- 
Remy  —  Saint  -  Romain.  —  Saint -Remy  (élection 
de  Saint -Plour)  :  requête  de  Jacques  de  Gaignac, 
prieur- curé  de  lad.  paroisse,  au  sujet  des  répara- 
tions à  faire  à  réglise;  ordonnança  de  M.  Desmaretz 
de  Vaubourg,  intendant;  procès-verbal  desdites  répa- 
rations, 1687  ;  —  nomination  d'un  syndic  par  les 
habitants  de  La  Roche -Canillac,  à  Tefiet  de  pour- 
suivre le  procès  pendant  au  Parlement  entre  eux 
et  les  habitants  du  village  de  Penavaire  au  sujet 
d'usurpation  de  communaux  ;  consultation  d'avocats 
favorable  aux  prétentions  des  habitants  de  La  Ro- 
che, avis  du  subdéiégué,  1780-1784.  —  Saint-Remy- 
de-Chargnat  :   réparations  du    presbytère,   1768.    — 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE, 


467 


Saint-Remy-sur-Thiers  :  requête  des  habitants  da 
village  de  Cbantelauze  au  sujet  de  défrichements 
faits  dans  le  communal  de  Puy-Servier,  1735  ;  — 
procès-verbal  de  défrichements  dans  le  communal 
de  CeyraSy  par  des  habitants  du  village  de  Yora- 
dières,  1757  ;  »  lettres  de  M.  Mignot,  subdélégué 
à  Thiers,  1765,  au  sujet  de  la  fontaine  construite 
dans  leur  village  par  les  habitants  du  Montel, 
€  bons  travailleurs  en  coutellerie  »  ;  —  lettre  de 
l'Intendant  à  M.  de  Merville,  du  29  juin  1750,  au 
sujet  d'une  requête  que  lui  ont  adressée  les  habi- 
tants du  quartier  bas  de  Saint -Remy  pour  être 
dispensés  de  contribuer  à  la  sonnerie  des  cloches 
en  temps  d'orage  «  sur  l'idée  que  cette  sonnerie 
»  leur  estoit  nuisible  et  poussoit  la  nuée  de  leur 
»  costé  >  ;  rintendant  est  décidé  à  ne  point  auto- 
riser du  tout  la  levée  de  deniers  qu'on  propose 
pour  cet  objet,  considérant  cette  dépense  comme 
inutile.  —  Saint -Romain  :  lettre  de  l'Intendant  à 
M.  de  La  Salle,  1731,  au  sujet  des  réparations  à 
faire  à  l'église  Saint-Romain  de  Valanchères  ;  — 
réparations  au  presbytère,  1731  - 1732  ;  —  requête 
adressée  à  l'Intendant  par  Baichélemy  Imbert  au 
sujet  d'une  créance  qu'il  prétend  avoir  sur  la  com- 
munauté de  Saint  -  Romain,  1740  ;  délibération  de 
lad.  paroisse  et  transaction  entre  Jérôme  Imbert 
et  les  habitants,  du  29  juin  1681. 


C.  2694.  (Liasse.)  —  34  p.,  pap.,  1  cachet. 

17M-1787.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Sandoux.  —  Nomination  d'un  syndic,  1787  ;  — 
pièces  relatives  à  l'adjudication  du  droit  de  cour- 
tage, 1751-1752;  —  délibération  du  27  mars  1729, 
relative  aux  réparations  du  clocher  et  des  fontaines 
et  aux  comptes  à  rendre  par  les  consuls  ;  —  pro- 
cès-verbal d'assemblée  convoquée,  le  15  fév.  1735, 
par  Bernard  Tournadre,  subdélégué  à  Clermont, 
lequel  remontre  aux  habitants  que  «  par   délibéra- 

>  tion  du  corps  commun  de  Saint  -  Sandoux,  du 
»  24  fév.  1704,  et  traitté  passé  en  conséquence  le 
»  25  du  même  mois,   lesdits  habitants  ont  délaissé 

>  à  deffunt  M*  Antoine  Manlhot  et   aux  siens,  en 

>  toutte  propriété,  le  dessous  d*une  mazûre  appellée 
»  vulgairement  la   Salle,  scituée  dans  le   fort  dud. 

>  lieu  de    Saint  -  Sandoux,  pour  y  faire  construire 

>  une  cave,  à  la  charge  par  luy  de  faire  cons- 
»  truire  à  ses  frais  et  dépens  le   dessus   qui   étoit 

>  entièrement  ruiné,  pour  pouvoir  y  tenir  à  l'avenir 
»  les  assemblées  publiques  et  y  rendre   la   justice, 


»  avec  convention  expresse  que  les  habitans  seroient 
»  obligés  d'entretenir  les  toicts  dud.  bâtiment  »  ; 
les  habitants  sont  condamnés  à  faire  les  réparations 
auxquelles  ils  se  sont  engagés  ;  adjudication  des 
travaux  au  prix  de  100  liv.  ;  —  délibération,  du 
23  août  1739,  relative  aux  réparations  des  fontaines 
du  Touron  et  de  la  Place,  ainsi  que  du  four  banal; 
-—  délibération,  du  30  août  1741,  au  sujet  des  répa- 
rations des  fontaines  :  des  quatre  qui  existaient  en 
ce  lieu,  trois  sont  entièrement  détruites  et  la  qua- 
trième est  en  mauvais  état  ;  —  ordonnances  de 
l'Intendant  et  procès-verbal  dressé  par  Pierre  Th(>« 
mas  de  Fourcroy,  directeur  des  chemins  royaux  à 
Clertaont,  des  travaux  nécessaires  pour  la  cons- 
truction d'un  canal  en  maçonnerie  destiné  à  rece- 
voir le  trop  plein  de  la  fontaine,  et  pour  le  pavage 
de  plusieurs  chemins,  1754  ;  —  ordonnance  de  M. 
de  Chazerat,  du  25  janvier  1773,  commettant  M. 
Tixier,  subdélégué  à  Clermont,  pour  faire  dresser 
procès-verbal  des  réparations  à  faire  aux  fontaines 
de  Saint  -  Sandoux  ;  —  nouveau  projet  de  répara- 
tions aux  fontaines  :  requête,  délibération,  mémoire 
par  M.  Albo  de  Chanat  ;  état  des  fontaines  de  La 
Place,  du  Terron,  de  Marmelet  et  de  Notre-Darae- 
du-Bon-Secours  ;  les  réparations  à  faire  monteraient 
à  la  somme  de  6,735  liv.,  1787;  —  délibération  et 
requête  des  habitants  de  Saint  -  Sandoux  pour  la 
nomination  de  gastiers,  1765. 


C.  2695.  (Liasse.)  —  183  pièces,  papier;  1  cachet. 

171I0-1748.  —  Affaires  communales.  —  Saint* 
Sandoux.  —  Comptabilité.  —  (Domptes  des  consuls 
de  1720  à  1746,  arrêtés  par  M.  Rossignol,  inten- 
dant de  1744  à  1748  ;  —  compte  de  1720,  arrêté 
à  245  liv.  de  recette  et  à  194  liv.  de  dépense  :  la 
recette  comprend  le  produit  de  la  ferme  du  cour- 
tage, 240  liv.;  5  liv.  <  pour  l'entretien  de  la  bou- 
»  che  du  four  »  ;  parmi  les  dépenses,  on  remar- 
que :  5  liv.  pour  présent  d'un  agneau  et  d'une  dou- 
zaine de  fromages  à  M,  le  premier  Président,  arti- 
cle rayé  ;  3  liv.  pour  un  présent"  de  deux  paires 
de  poulets  et  de  quatre  paires  de  pigeons  à  M"*  de 
Mauriac,  au  château  de  Travers,  article  rayé  ; 
9  liv.  pour  voyage  à  Clermont  et  achat  d'un  le- 
vreau,  de  deux  «  codindes  »  et  deux  paires  de 
poulets  pour  présent  à  M"*®  de  Mauriac  pour  les 
vendanges,  article  rayé  ;  —  parmi  les  dépenses  de 
1721,  rintendant  raye  une  dépense  de  13  liv. 
4  sols,  pour  un  présent  de  trois  perdrix,  deux  rou- 


.  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


;  grise,  deux  agneaux  ei  hait  paires  de 
it  à  M'*^  Desmazd ,  étant  à  Autheyras , 
ne  autre  dépenee  de  S  liv.  doonée  au 
ît  fifre  pour  ta  bienvenue  de  M*^  Des- 
~  parmi  les  pièces  de  1729,  le  prix  feit 
étions  du  four  banal  ;  —  parmi  les  dé- 
1740  on  remarque  ;  10  liv.  pour  la  pro- 
ie à  Authezat  ;  12  liv.  «  pour  avoir  fait 
)  fer  quatre  pote  de  bois  à  mesurer  le 
2  liv.  pour  avoir  été  à  Clermont  cher- 
nte  pour  les  cloches  ;  250  liv.  payées  au 
i  seigneur  pour  la  rente  du  four  banal  ; 
lyées  au  commissaire  des  chemins  ;  — 
î  consuls  de  1746,  arrêté  à  168  liv.  10  sols 
et  à  128  liv.  5  sols  de  dépense. 


iesse.)—  70  |i.  pap.,  dont  3  cahiers  de  44  feuilleta. 

rs*.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
—  Comptabilité.  —  Compte  que  rend,  par 
ntendant,  Jean-Joseph  Dujarry,  procureur 

la  justice  de  Saint  -  Sandoux.  receveur 
js  patrimoniaux  de  ladite  paroisse,  de  la 

dépense  par  lui  faites  de  1744  à  1754, 
1757  par  M.  de  La  Michodière  à  1,688  liv. 
den.  de  recette  et  à  1,676  liv.  15  sols 
dépense  ;  parmi  les  dépenses,  on  remarque 
!S  payées  en  1754  pour  les  réparations 
nés  ;  —  blâmes  et  débats  dudit  compte  ; 
tificatives  dudit  compte  ;  —  compte  de 
y,  pour  les  années  1755  et  1756  ;  pièces 
Bs;  —  analyses  de   délibérations  et  ordon- 

l'Intendant  relatives  aux  comptes,  1770- 


.  (Liasse.)  —  31  pifcces,  papier,  dont  1  cahier 
de  23  feuillets  ;  5  cacbets. 


r4S.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
—  Comptabilité  des  reliquats.  —  Obser- 
r  les  comptes  rendus  par  les  consuls  de 
toux  de  1720  à  1743;  contenant  les  arti- 
ipenses  rayés  dans  les  comptes  avec  les 
la  radiation,  les  protestations  des  comp- 
tes moyens  qu'ils  proposent  pour  obtenir 
sèment  desdits  articles,  enfin  les  observa- 
ivis  du  s'  Mary,  commissaire  ;  —  noms 
i  de  1720  à  1740;  —  plusieurs  étate  des 


reliquats  de  1720  à  1746  ;  —  ordonnances  de  l'In- 
tendant et  correspondance  de  MM.  Andraud,  Mon- 
tfiillet,  Magaud  et  Dujarry. 


C.  3698.  (Liasse.)  —  10  pitces,  pap.,  dont  I  cah.  de  17  feuillets. 

f1î69.  —  Affaires  communales.  —  Saint-San- 
tin-de-Maurs.  —  Correspondance  de  l'Intendant,  de 
M.  Pages  de  Vixouses,  subdéléguë  à  Aurillac  ;  de 
M.  d'Ormesson ,  au  sujet  des  réparations  du  clo- 
cher ;  râle  d'imposition  de  ta  somme  de  418  liv. 
10  sols. 


C.  12699.  (Liasse.) 


0  pièces,  papier. 


1Ï3I-I7T6.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Personnel;  biens  patrimoniaux.  —  Let- 
tre de  l'Intendant,  1731,  adressant  à  M.  Bouchard 
une  requête  par  laquelle  les  habitants  demandent  i 
s'assembler  pour  la  nomination  d'un  syndic  ;  M. 
Bouchard  est  invité  &  convoquer  l'assemblée  des 
habitants  ;  —  requête  adressée  au  châtelain  «  de 
»  Saint-Amant,  Saint-Saturnin  La  Cheyre  et  autres 
»  ses  dépendances  »  par  laquelle  les  habitants  de- 
mandent l'autorisation  de  nommer  des  gastiers  pour 
la  garde  de  leurs  vignes;  ordonnance  de  M.  Guyot, 
châtelain,  du  27  septembre  1708,  permettant  aux 
suppliants  <  de  nommer  à  tour  de  rolle  chaque 
»  jour  six  des  habitants  de  la  paroisse  qui  seront 
»  tenus   de  veitlîer  k  la  conservation  des  fruits  des 

>  vendanges,  pendant  vingt-quatre  heures,  après  In- 
»  quel  temps  ils  seront  relevés  par  autres  six  desd. 

>  habitants,  ainsy  de  jour  autre  jusques  au  temps 
»  des  vendanges  »,  défendant  aux  bei^rs  de 
conduire  leurs  troupeaux  dans  les  prés  de  lad.  pa- 
roisse avant  le  11  nov.  prochain  ;  —  contestation 
entre  les  habitants  de  Saint-Saturnin  -  et  du  village 
de  Handol  au  sujet  des  pacages  communs  :  avis  de 
M.  Arnaud,  subdélégué  à  Vic-le-Comte,  1736  :  les 
habitants  de  Randol  prétendent  avoir  droit  de  faire 
paître  leurs  bestiaux  dans  les  prés  de  Saunât  et  de 
Traverat,  en  vertu  d'une  transaction  passée  entre 
les  habitants  de  Randol  et  de  Saint- Saturnin,  le 
13  mai  1668;  il  serait  important  de  faire  une  véri- 
fication des  bornes  ;  l'Intendant  ordonne  cette  véri- 
flcation  qui  est  faite  par  M.  Duvernin  ;  ordonnance 
de  l'Intendant,  du  18  février  1741,  maintenant  les 
habitants  de  Randol  dans  le  droit  de  pacage  sur 
leur  territoire  «  et    notamment   dans  les  préz    de 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


,469 


»  La  Ribeyre,  appartenant  aux  héritiers  du  s'  Ver- 
»  dier,  Saunât  et  de  Traverat  »;  —  mémoire  rela- 
tif à  une  demande  des  habitants  de  Chadrat  «  ten- 
»  dante  à  ce  qu'il  soit  permis  aux  propriétaires 
»  des  prés  dudit  lieu  de  faire  paccager  les  secondes 
»  herbes  par  leurs  propres  bestiaux,  à  l'exclusion 
»  des  autres  habitants  dudit  village,  auxquels  il 
»  seroit  fait  defFenses  d'introduire  à  Tavenir  leurs 
»  bestiaux  dans  lesdits  prés,  depuis  la  levée  du  pre- 
»  mier  foin  jusqu'à  la  Saint  -  Martin  >  ;  avis  de 
M.  Tournadre  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  juil- 
let 1768,  annulant  la  délibération  des  habitante  de 
Chadrat  <  sauf  à  eux  à  restraindre  leur  demande 
»  par  une  nouvelle  délibération  à  la  réserve  d'une 
»  partie  des  secondes  herbes  dont  il  s'agit,  et  telle 
»  qu'ils  estimeront  nécessaire  pour  la  nourriture  de 
»  leurs  bestiaux  arants  »;  —  lettre  de  l'abbé  Bou- 
chard, du  24  juillet  1739,  au  sujet  d'une  ordon- 
nance de  l'Intendant,  portant  que  les  juges  seraient 
présents  aux  adjudications  des  biens  patrimoniaux 
de  Saint-Saturnin,  «  touts  les  bonnettes  gens  en  sont 
»  ravis  et  la  précaution  étoit  nécessaire  :  avant  votre 
»  ordonnance  les  consuls  étoient  trop'  les  maîtres  et 
»  il  en  résultoit  bien  des  abus;  mais  aujourd'huy 
»  les   juges  le   sont   trop.  Ils   font   eux-mêmes  les 

>  adjudications  par  leur  greffier  ou  tel  autre  scribe 
»  qu'il  leur  plait;  lorsque  les  consuls  ou  les  adju- 
»  dicataires  vont  retirer  l'ailjudication,  le  greffier 
»  exige  des  sommes  considérables  pour  luy  et  pour 

>  les  juges  ;  il  y  en  a  qui  ont  déposé  et  sont  prêts 

>  de  certifier  qu'ils  ont  donné  jusqu'à  9  ou  10  liv. 

>  sans  y  comprendre  le  controlle,  ce  qui  a  fait 
»  crier  toute  la  paroisse  »  ;  il  demande  que  la  com- 
mune soit  autorisée  à  faire  faire  les  procès-verbaux 
d'adjudication  par  un  notaire  en  présence  des  juges; 
il  se  plaint  enfin  des  procédés  inconvenants  de 
M.  Tournadre  à  son  égard  ;  —  nouvelle  lettre  de 
M.  Bouchard,  du  31  juillet  1739,  sur  le  même  su- 
jet, il  Insiste  pour  que  les  adjudications  puissent  se 
faire  à  Saint  -  Saturnin,  comme  à  La  Sauvetat  et 
ailleurs,  par-devant  un  notaire  ;  l'Intendant  a  or- 
donné qu'elles  continueraient  à  être  fait^  par  le 
juge,  qui  ne  pourrait  prendre  pour  ces  sortes  d'actes 
que  5  liv.  ;  mais  M.  Bouchard  fait  remarquer  que 
le  juge  n'est  là  que  pour  la  police,  et  qu'il  est  de 
règle  que  la  police  soit  gratuite  ;  —  notes  et  mé- 
moires au  sujet  des  adjudications  faites  en  1739 
des  revenus  patrimoniaux  ;  —  requête,  sans  date, 
des  adjudicataires  de  la  dîme  en  grains  apparte- 
nant à  la  paroisse  ;  —  requête  des  adjudicataires 
de  la  même  dîme  pour  Tannée  1769,  demandant  un 


dédommagement  pour  moins  -  value  sur  leur  bail  \ 
avis  de  M.  Tixier,  1771  ;  —  autres  requêtes  des 
adjudicataires  de  la  dîme,   1772-1776. 


C.  2700.  (Liasse.)  —  27  pièces,  papier  (1  imprimée). 

1696-17^11.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.    —    Travaux    communaux.    —    Requête 
d'Antoine  Juillard,  curé  de  SaintrSaturnin-la-Cheyre, 
exposant   que  depuis   de   longues   années   Téglise   a 
besoin   de    réparations;    elles    consistent   «   à  faire 
»  dorer  les  coupes  des  ciboires,  qui  ne  peuvent  servir 
»  au  sacrifice  auguste  de  notre  religion,  suivant  les 
»  ordonnances  de  ce  diocèse,  faute  d'être  dorez;   le 
>  soleil  visoire  qui  a  la  croix  rompue  et  les  ailes  des 
»  anges  qui  le  portent  aussi  rompues;  achepter  un  petit 
»  porte  Dieu  avec  une  bourse  pour  porter  le  Saint- 
»  Sacrement  aux  malades;...  achepter  un  rituel  pour 
»  faire  les  fonctions  suivant  les  rits  du  diocèse;  faire 
»  réparer  les  couverts  de  ladite  église  pour  empêcher 
»  le  dépérissement  de  la  voûte  qui  menace  ruine,  le 
»  clocher,  la  grande  porte  et  les  degréz  pour  y  entrer 
»  et  en  sortir,  par  où  doivent  passer  toutes  les  proces- 
»  sions  générales,  que  ledit  supliant  a  été  obligé  de 
»  changer  et  de  faire  passer  par  une  autre  porte; 
»  il  y  a  aussi  plusieurs  murailles  si  décharnées  qu'elles 
»  menacent   une  prochaine  ruinej  faire  relever  les 
»  murailles  du  cimetière  »  ;  l'Intendant  ordonne  qu'il 
sera  fait  un  devis  estimatif,   27  novembre  1733;  — 
nouvelles  requêtes   du    même  curé  à   M.  Rossignol, 
1736;  —  lettre  de  M.  Juillard,  curé,  dVi  13  déc.  1736, 
au  sujet  des  vitres  de  l'église,  que  le  vent  a  achevé 
d'abattre,  il  voudrait  profiter  du  passage  des  Suisses 
qui  viendront  avant  la  Noël,  pour  les  faire  remettre; 
—  procès- verbal  dressé  par  François  Rai  m  baux,  ar- 
chitecte, des  réparations  à  faire  à  l'église  de  Saint- 
Saturnin,  15  nov.  1737  :  murs  et  porte  du  cimetière, 
crépissage  des  murs  de  l'église  et  des  chapelles,  réfec- 
tion des  vitres,  restauration  de  la  porte  d'entrée  du 
côté  de  nuit;  réparations  au  beffroi  et  à  l'horloge; 
réfection  des  murs  des   chapelles  du  Rosaire  et  de 
Saint-Antoine;  à  la  sortie  de  la  porte  ouest,  il  sera 
fait  un   perron   de  12   marches   avec  des  murs   de 
parapet   des    deux    côtés;    tous    ces    travaux    sont 
estimés  4,075  liv.  et  sont  adjugés  à  ce  prix  au  s' Raim- 
baux;  —   délibération,  du  13   avril  1760,   pour    la 
réparation  de  l'horloge  ;  —  lettres  de  MM.  Lafont  et 
Verdier  au  sujet  dès  travaux  du  clocher  ;  —  affiche 
annonçant,  pour  le   6   mai  1764,   l'adjudication  des 
ouvrages  à  faire  pour  le  rétablissement  du  clocher. 


470  ARCHIVES  DU 

des  couverts  de  ladite  église  et  du  mouvement  de 
Thorloga    (placard   impr.    chez   L.    P.    Boutaudon); 

—  nouvelles  requêtes  des  habitants  au  sujet  de  répa- 
rations à  réglise,  à  la  sacristie  et  à  l'horloge, 
1777-1782;  —  lettre  de  M.  de  La  Gardette  au  sujet 
du  presbytère,  1733  ;  —  prix  fait  de  la  refonte  de 
la  grosse  cloche  avec  Claude  Seurot,  fondeur  de 
Clermont,  au  prix  de  365  liv.,  plus  120  liv.  €  pour  le 
>  joug  ou  fortification  du  battant  »,   18  mai  1749; 

—  délibération,  du  14  janvier  1696,  contenant  accord 
avec  le  comte  de  Broglie,  pour  la  conduite  d'une  source 
appelée  de  Sazeyrat  jusque  dans  le  ch<^teau  et  dans 
la  place  de  Saint-Saturnin,  et  pour  la  construction 
d'un  pont  de  bois  sur  la  Monne  ;  —  réparation  du 
pont  de  La  Fredière  et  de  la  conduite  de  la  fontaine 
de  Saint-Saturnin  :  devis  dressé  par  François  Raim- 
baux,  1738. 


C.  2701.  (Liasse.)  —  \  pièce,  parch.  ;  48  pièces,  papier. 

17t§-17S3.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Contentieux  et  divers.  —  Requête  des 
consuls  et  habitants  de  Saint-Saturnin,  exposant  qu'il 
appartient  à  la  communauté  de  ladite  ville  certaines 
dîmes,  dont  le  revenu  est  employé  à  Tacquittement 
des  charges  communes;  cependant  les  bénédictins  de 
Saint-Austremoine  dlssoire  se  sont  avisés  récemment 
de  déclarer  aux  consuls  qu'ils  entendent  jouir  à  l'ave- 
nir desdites  dîmes  et  qu'ils  vont  faire  faire  inces- 
samment les  affiches  et  placards  pour  ]es  affermer  ; 
délibération  des  habitants,  du  9  mars  1749,  décidant 
de  nommer  des  syndics  pour  contester  à  la  demande 
desdits  religieux;  —  projet  de  transaction  en  1768; 
—  délibération,  du  7  février  1779,  portant  arrêté  de 
fournir  des  défenses  contre  l'assignation  donnée  au 
corps  commun  à  la  requête  des  bénédictins  de  Saint- 
Austremoine  d'Issoire  et  de  l'abbé  dudit  monastère; 
avis  du  subdélégué  et  consultation  d'avocat  :  il  y  a 
eu  anciennement  un  procès  considérable  entre  Tabbé 
dlssoire  et  les  habitants  de  Saint-Saturnin  au  sujet  de 
Tabonnement  de  la  dîme;  les  habitants  l'ont  perdu 
par  sentence  de  la  sénéchaussée  de  Clermont,  du 
21  août  1765,  ils  ont  interjeté  appel  au  Parlement  de 
cette  sentence,  mais  en  1768  ils  ont  transigé  avec 
l'abbé  d'Issoire;  l'abbé  et  les  religieux  sont  aujour- 
d'hui en.  contestation,  le  premier  a  fait  assigner  les 
habitants  au  Parlement  pour  reprendre  l'ancien 
procès,  les  religieux  les  ont  fait  assigner  au  grand 
Conseil;  —  délibération  des  habitants,  du  17  juin  1781, 
au  sujet  d'arrangements  à   prendre   avec  les  béné- 


PUY-DE-DOME. 

dictias  d'Issoire;  avis  du  subdélégué;  —  analyse 
d'une  délibération,  du  9  sept.  1781,  autorisant  le 
s'  llibbes,  syndic,  l^  à  révoquer  l'avocat  au  grand 
Conseil  qui  occupait  ci-devant  pour  le  corps  commun 
contre  l'abbé  et  les  religieux  d'Issoire;  29  à  défendre 
à  une  demande  en  paiement  de  portion  congrue 
formée  par  le  a^  curé  d'Olloix;  3»  d'actionner  en  désis- 
tement des  communaux  de  la  paroisse  ceux  des 
habitants  qui  s'en  sont  emparés;  avis  de  M.  Albo 
de  Chanat;  —  procès- verbal  de  liquidation  des  dettes 
de  la  communauté  de  Saint-Saturnin,  par  M.  Tixier, 
1771  ;  —  pièces  de  procédure  pour  Gilbert  Bellon, 
procureur  en  la  sénéchaussée  et  siège  présidial  de 
Clermont,  contre  les  habitants  de  Saint-Saturnin,  aa 
sujet  d'une  créance  prétendu^  par  ledit  Bellon  sur 
lesdits  habitants,  1779-1780;  —  requête  du  s'  Cha- 
vialle,  curé  de  Saint-Saturnin,  demandant  qu'une 
partie  des  grains  provenant  de  la  dîme  soit  délivrée 
aux  pauvres;  délibération  des  habitants  accordant 
12  setiers,  homologuée  par  l'Intendant  le  4  fév.  1757. 


C.  2702.  (Liasse.)  —  150  pièces,  papier. 

1704-1739.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Délibération  des  habi- 
tants, du  11  mai  1704,  au  sujet  des  sommes  dues 
au  curé  et  au  vicaire  de  Saint-Saturnin  par  les  consuls 
de  1701  «  pour  la  portion  oongriie  dudit  s'  curé 
»  que  les  consuls  de  chaque  année  sont  obligés  de 
»  leur  payer,  en  desduction  du  revenu  des  dixmes 
»  que  la  commune  tient  en  raute  de  M.  l'abbé  dls- 
»  soire  »  ;  la  délibération  est  signée  par  22  des  41 
assistants  ;  —  compte  et  pièces  justificatives  des 
consuls  de  1712  à  1718;  —  compte  de  1712  arrêté 
en  1735  par  M.  Rossignol,  intendant,  à  1,975  liv. 
12  sols  6  den.  de  recette  et  à  1,306  liv.  13  sols 
8  den.  de  dépense;  les  consuls  se  charg^t  de  la 
quantité  de  155  setiers  de  grains  provenant  des  dtmes 
de  Saint-Saturnin,  Cournol  et  Nadaillat;  il  s'est  re- 
cueilli peu  de  grains  en  cette  année  1712  et  la  vente 
s'en  est  faite  sur  le  pied  de  17  liv.  10  sols;  les 
consuls  ont  dû  acquitter  les  charges  suivantes  au  nom 
de  l'abbé  d'Issoire  :  16  setiers  blé  conseigle  au  curé 
de  Saint-Saturnin;  13  setiers  2  cartons  même  blé 
à  la  Charité  dudit  lieu  :  10  setiers  4  cartons  fro- 
ment et  3  setiers  conseigle  à  la  conomunauté  dn 
même  lieu;  4  cartons  froment*  pour  la  coene  accou- 
»  tumée  être  faite  dans  ledit  lieu  >  ;  10  setiers  seigle 
au  curé  d'Olloix  et  Cournol;  la  recette  comprend 
encore  165  liv.  provenant  de  la  ferme  de  la  dime 


■ 

I 


■ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


471 


en  vin,  et  30  liv.  de  Tafierme  du  «  temporial  » 
des  deux  prés  de  la  commune.  Parmi  les  dépenses 
on  remarque  :  une  somme  de  253  Uv.  3  sols  payée 
au  s'  de  Larigueur,  capitaine  du  château,  pour  la 
moitié  des  réparations  de  la  fontaine  à  laquelle  la 
communauté  est  obligée  en  vertu  du  traité  qu'elle 
a  passé  avec  M.  de  Broglie;  64  liv.  à  F.  Baille, 
maitre  couvreur,  pour  réparations  au  clocher  de  Saint- 
Saturnin  que  la  foudre  avait  démoli  en  partie,  art. 
rayé  «  faute  de  rapporter  le  marché  »;  quittance  de 
Marg.  Goutat,  sœur  de  la  Charité  pour  la  rente  due 
aux  pauvres  de  la  paroisse  ;  —  blâmes  et  débats  du 
compte  de  1712;  pièces  produites  par  les  consuls 
pour  obtenir  le  rétablissement  des  articles  rayés;  — 
pièces  justificatives  du  compte  de  1719. 


C.  2703.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  184  pièces,  papier. 

lY1ia-173§.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1720  à  1729,  arrêté  par  l'Intendant  en  1735; 
pièces  justificatives;  —  compte  de  1720  arrêté  â 
1,253  liv.  15  sols  de  recette  et  â  905  liv.  5  sols 
6  den.  de  dépense;  la  recette  en  grains  égale  là 
dépense,  soit  248  setiers;  —  les  comptes  de  1724  et 
1725  manquent;  —  compte  de  1726,  arrêté  à  1,598  liv. 
10  sols  6  den.  de  recette  et  à  1,180  liv.  14  sols  de  dé- 
pense ;  la  recette  et  la  dépense  en  grains  sont  de 
177  setiers  5  cartons  ;  parmi  les  dépenses  on  remarque 
une  somme  de  38  liv.  19  sols  pour  les  réparations  du 
clocher;  —  le  compte  de  1727  manque;  —  compte 
de  1729  arrêté  à  930  liv.  de  recette  et  à  693  liv. 
de  dépense;  la  recette  en  grains  égale  la.  dépense, 
soit  144  setiers  4  cartons. 


C.  2704.  (Liasse.) —  157  pièces,  papier. 

1730-1746.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls 
de  1730  à  1733 ,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1735  à 
1737;  —  pièces  justificatives  de  1730  à  1736,;  — 
compte  de  1730,  arrêté  à  1,036  liv.  14  sols  de  re- 
cette et  à  542  liv.  de  dépense;  recette  et  dépense 
en  grains,  229  setiers  7  cartons;  parmi  les  pièces 
justificatives  on  remarque  une  transaction  du  24  déc. 
1731  entre  les  habitants  de  Saint-Saturnin  et  M.  Li* 
gier  Romeuf,  curé  de  Leozun  et  Olloix,  au  sujet  des 
dîmes  novales  de  Cournol;  —  les  comptes  de  1734  à 
1736  manquent. 


C.  270Î).  (Liasse.)  —  155  pièces,  papier. 

1737-1746.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  jus- 
tificatives des  comptes  des  consuls  de  1737  à  1745; 
—  les  comptes  de  1737  à  1740  manquent;  parmi  les 
pièces  justificatives  desdites  années  on  remarque  les 
quittances  de  Tabbé  Delaire,  '  abbé  dlssoire,  de  la 
rente  foncière  à  lui  due  par  :1a  commune;  —  compte 
de  1741,  arrêté  en  1744  par  M.  Rossignol,  intendant, 
à  1,500  liv.  1  sol  3  den.  de  recette  et  à  1,079  liv. 
5  sols  de  dépense  ;  —  les  comptes  de  1742  à  1745 
manquent. 


C.  270t).  (Liasse.)  —  116  pièces,  papier. 

1746-1755.  —  Affaires  commonales*.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Comptes  et  pièces  ju^- 
tificativés  des  comptes  des  consuls,  de  1746  à  1753; 
—  compte  de  1746  arrêté  en  1749  par  M,  Rossignol, 
intendant,  à  1,500  liv.  2  sols  6  den.  de  recette,  et 
à  878  liv:  5  sols  de  dépense;  —  compte  de  1750, 
arrêté  en  1755  à  1,580  liv.  5  sols  de  recette,  et  à 
862  liv.  15  sols  de  dépense. 


G.  2707.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parchemin  ;  91  pièces^  papif^r. 
1754-17611.   —  Affaires  communales.  —  Saint- 

• 

Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Villot, 
receveur.  —  Compte  rendu  au  corps  commun  de 
Saint-Saturnin,  par  François  Villot,  notaire  royal, 
receveur  des  patrimoniaux  de  ladite  ville,  de  sa 
gestion  pendant  les  années  1755  à  1760;  arrêté 
en  1762  par  M.  de  Ballainviiliers ,  intendant,  à 
13,168  liv.  18  sols  de  recette  et  à  13,555  livres 
17  sols  de  dépense  et  reprise  ;  la  recette  se  com- 
pose :  P  des  dîmes  en  grains  de  Saint- Saturnin, 
Cournol  et  Nadaillat,  vendus,  le  setier  de  blé  tiercé, 
de  6  liv.  15  sols  à  12  liv.  9  sols  ;  2<'  de  la  dime 
du  vin  dont  le  revenu  annuel  varie  de  63  livres  à 
505  livres;  du  prix  des  adjudications  des  prairies 
et  du  droit  de  courtage,  valant  de  96  liv.  à  183  liv. 
Parmi  les  dépenses  on  remarque  :  une  somme  an- 
nuelle de  10  liv.  pour  la  dotation  de  plusieurs 
fondations  dues  aux  communalistes  de  Saint-Satur- 
nin ;   31  liv.  par  an  pour   les    gages  des    sonneurs 


472  ARCHIVES  DU 

de  clpches  ;  46  liv.  10  sols  pour  réparations  aux 
vitres  de  l'église;  40  liv.  10  sols  pour  réparations 
à  Tappentis  qui  est  au-dessus  de  la  principale  porte 
de  réglise  ;  —  pièces  justificatives  :  baux  à  ferme 
des  patrimoniaux,  1754-1760  ;  —  mémoire  au  sujet 
de  la  demande  faite  par  le  s'  Yillot  d'une  indem- 
nité de  1,000  liv.  en  sus  de  celle  de  200  liv.,  qu'il 
avait  déjà  obtenue  de  M.  de  la  Michodière,  pour 
le  dédommager  des  frais  qu'il  a  dû  faire  daRs  un 
procès  qu'il  a  perdu  et  qu'il  avait  entrepris  prin- 
cipalement dans  l'intérêt  de  la  commune;  les  habi- 
tants consentent  à  cette  gratification. 


G.  2708.  (Liasse.)  —  43  pièces,  papier. 

1761-1764.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Compte  de  François 
Villot,  receveur,  pour  les  années  1761  et  1762,  ar- 
rêté en  1764  par  M.  de  Ballainvilliers,  intendant, 
à  4,604  liv.  10  sols  9  den.  de  recette  et  à  4,901  liv. 
19  sols  8  den.  de  dépense  ou  reprise  ;  pièces  justi- 
ficatives ;  parmi  les  dépenses  on  remarque  :  une 
somme  de  108  liv.  payée  aux  sœurs  de  la  Charité; 
163  liv.  13  sols  4  den.  pour  l'abonnement  du  don 
gratuit;  12  liv.  10  sols  à  Pierre  Cluzel,  maçon, 
pour  avoir  fait  un  piédestal  à  la  croix  de  la  Mis- 
sion et  avoir  raccommodé  la  croix  de  la  place; 
27  liv.  pour  l'achat  d'une  croix  processionnelle. 


C.  2709.  (Liasse.)  —  90  pièces,  papier. 

176S-1771.  —  Affaires  commcnales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Compte  de  François 
Villot,  receveur,  pour  les  années  de  1763  à  1767 
inclusivement,  arrêté  en  1771  à  13,568  liv.  16  sols 
1  den.  de  recette  et  à  13,522  liv.  17  sols  6  den. 
de  dépenses  et  reprises  ;  parmi  les  dépenses  on  re- 
marque :  125  liv.  14  sols  pour  réparations  aux  fon- 
taines et  rétablissement  de  deux  ponts  ;  169  liv. 
pour  réparations  aux  couverts  de  l'église. 


C.  2710.  (Liasse.)  —  52  pièces,  papier. 

1769-1771.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité  du  s'  Villot,  de  1763  à 
1767  ;  —  requête  adressée  à  l'Intendant  par  Fran- 
çois Villot,  exposant  que,  par  ordonnance  de  M.  de 


PUY-DE-DOME. 

la  Michodière,  du  19  juillet  1755,  il  a  été  chargé 
de  Tadministration  des  deniers  communs  de  Saint- 
Saturnin;  mais  les  consuls  de  1768  et  de  1769  se 
sont  immiscés  dans  le  recouvrement'  et  M.  Villot 
demande  qu'une  décision  soit  prise  à  cet  égard  ; 
ses  comptes  jusqu'en  1762.  ont  été  apurés;  quant 
aux  comptes  de  1763  à  1767,  il  les  a  commu- 
niqués au  corps  commun  des  habitants  qui  n'ont 
rien  trouvé  à  y  débattre  ;  par  délibération,  du 
21  janvier  1770,  le  suppliant  a  été  révoqué  et 
remplacé  par  Louis  Vendange  et  Cellier-Courtil  ; 
Vendange  et  autres  trois  paysans  ont  été  nommés 
syndics  ou  plutôt  confirmés  dans  cette  charge  à 
laquelle  ils  avaient  été  nommés  pour  conclure  an 
traité  relativement  à  la  dtme  entre  la  paroisse  et 
le  prieur  de  Saint -Saturnin;  par  ce  traité  l'abon- 
nement de  la  paroisse  fut  porté  à  450  livres  au 
lieu  de  350  livres,  et,  comme  le  prieur  n'avait  rien 
reçu  pendant  8  années,  il  fut  convenu  qu'on  lui 
paierait  une  somme  de  4,000  liv.  dont  2,000  livres 
lui  furent  comptés  immédiatement.  Le  s'  prieur 
poursuivit  Vendange  et  ses  consorts  pour  le  paie- 
ment des  2,000  liv.  restantes,  et  M.  Villot  fut  en 
même  temps  assigné  en  la  sénéchaussée  pour  se 
voir  condamner  à  payer  provisoirement  ladite  somme; 
on  poursuit  aussi  le  s'  Villot  en  reddition  de  comp- 
tes par  devant  la  sénéchaussée  ;  celui-ci  soutient 
que  l'Intendant  a  seul  qualité  pour  recevoir  les 
comptes  en  question,  puisque  en  vertu  de  la  décla- 
ration de  1766  les  lieux  où  il  n'y  avait  pas  de 
municipalité  avant  1764  doivent  s'administrer  com- 
me par  le  passé;  or,  il  n'y  a  jamais  eu  de  muni- 
cipalité à  Saint  -  Saturnin  ;  il  y  fut  nommé  deux 
échevîns,  il  est  .vrai,  en  exécution  de  l'édit  de 
1765,  mais  ils  abdiquèrent  à  peine  élus;  M.  Villot 
insiste  donc  pour  que  les  comptes  qu'il  présente 
soient  apurés  comme  à  l'ordinaire  par  devant  l'In- 
tendant; —  délibération  du  corps  commun,  du 
24  janvier  1768,  au  sujet  d'une  contestation  avec 
l'abbé  d'Issoire;— traité,  en  date  du  8  août  1768, 
entre  Charles-Henry  de  Rets-Fresignet  (sic),  abbé  d'Is- 
soire et  les  habitants  de  Saint-Saturnin  au  sujet  de 
la  dîme  ;  —  délibération,  du  7  janvier  1770,  par 
laquelle  les  habitants  approuvent  les  comptes  du 
receveur  Villot  ;  —  sentence  de  la  Sénéchaussée  de 
Clermont  contre  le  s"^  Villot,  du  15  mars  1770;  — 
avis .  de  M.  Tournadre  :  Saint-Saturnin  ne  doit  pas 
former  corps  municipal,  ne  comptant  qu'environ 
1,800  âmes  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant  et  pro- 
cèsTverbal  de  M.  Tournadre  au  sujet  de  la  reddition 
I    des   comptes   du    s"^*  Villot;    inventaire   des    pièces 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


4n 


justificatives  desdits  comptes;  —  lettre  de  l'Inten- 
dant au  Contrôleur  général,  du  6  sept.  1770,  lui 
adressant  un  projet  d'arrêt  du  Conseil  dont  l'objet 
est  de  casser  une  sentence  par  laquelle  la  Séné- 
chaussée de  Clermont  retient  la  connaissance  de 
I*apurement  des  comptes  de  Saint-Saturnin  ;  —  blâ- 
mes et  débats  du  compte  du  s*"  Villot  et  réponses 
dudit  receveur  ;  —  un  arrêt  du  Conseil  est  rendu 
le  15  oct.  1770,  conformément  à  la  deniande  de 
l'Intendant  ;  —  délibération  du  13  janvier  1770  au 
sujet  des  dépenses  de  la  communauté  ;  lettres  de 
M.  Aubier  de  la  Montille  à  M.  Villot,  17Ô3;  — 
notes  et  analyses  des  pièces  relatives  à  la  reddition 
des  comptes  du  s*"  Viilot. 


C.  271 1 .  (Liasse.)  —  64  pièces,  papier. 

1 

1769-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  les 
-consuls  de  l'année  1768,  arrêté  en  1780  par  l'Inten- 
dant à  1,685  livres  2  sols  6  dm.  de  recette  et  à 
1,710  liv.  4  sols  6  deniers  de  dépense;  pièces  jus- 
tificatives dudit  compte  ;  —  pièces  justificatives  du 
•compte  de  1769  (le  compte  manque);  —  pièces  rela- 
tives :  à  la  nomination  de  Pierre  Verdier  comme 
syndic;  au  dédommagement  demandé  par  A.  Mer- 
<;ier,  ancien  syndic,  pour  les  dépenses  qu'il  a  dû 
faire  pendant  qu'il  était  en  charge;  au  compte  rendu 
par  ledit  Mercier,  l'un  des  consuls  de  1769;  — 
pièces  relatives  au  remboursement  des  avances  faites 
par  plusieurs  syndics,  1779-1785. 


C.  2712.  (Liasse.)  —26  pièces,  papier. 

17SS-1 7SS.  —  Affaires  commqnales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité  ^  des  reliquats.  —  Ordon- 
nances des  Intendants  enjoignant  aux  consuls  de 
Saint-Saturnin  des  années  1712  et  suivantes  de 
rendre  compte  de  leur  gestion,  1733-1738  ;  —  états 
des  reliquats  des  comptes  des  consuls  de  1712  à 
1753,  suivis  d'ordonnances  de  l'Intendant  enjoignant 
auxdits  consuls  de  verser  les  reliquats  en  question 
entre  les  mains  du  s'  Villot,  receveur  ;  — •  lettres  du 
5'  Villot. 


G.  2713.  (Liasse.)  ^  106  p.,  pap.,  dont  3  cah.  de  36  feaillets  ; 

i  cachet. 


1797-1 740.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité  des  reliquats.  —  Compte 
rendu  par  F.  Villot,  receveur  des  débets  des 
comptes  des  consuls,  arrêté  par  M.  Rossignol,  in- 
tendant, en  1742,  à  11,855  liv.  18  sols  7  den.  de 
recette  et  à  11,983  liv.  11  sols  3  den.  de  dépense; 
parmi  les  dépenses  on  remarque  une  somme  de 
2J1Ô  liv.  13  sols  4  den.  payée  au  s"  Raimbaux, 
architecte  à  Clermont,  pour  les  réparations  exécu* 
tées  à  réglise;  autre  paiement  de  1,585  liv.  6  sols 
8  den.  au  s'  Raimbaux  pour  le  même  objet  ;  — 
pièces  justificatives  dudit  compte  ;  —  deuxième 
compte  de  F.  Villot,  receveur  des  débets,  arrêté 
par  M.  Rossignol,  intendant,  en  1749,  à  6,822  liv. 
10  sols  de  recette  et  à  7,175  liv.  4  deniers  de  dé- 
pense. 


C.  2714.  (Liasse.) —  62  pièces,  papier. 

1740-1771.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité  des  reliquats.  —  Pièce» 
justificatives  du  troisième  compte  (?)  du  s'  François 
Villot,  receveur  des  débets  (le  compte  manque)  ;  — 
quatrième  compte  de  F.  Villot,  receveur  des  débets, 
de  la  «recette  et  de  la  dépense  par  lui  foites  en 
cette  qualité,  depuis  son  dernier  compte  arrêté  le 
22  déc.  1753;  arrêté  en  1764  par  M.  de  Ballain- 
villiers,  à  8,526  liv.  16  sols  7  den.  de  recette  et 
à  8,266  liv.  4  sols  3  den.  de  dépense  ;  parmi  les 
dépenses  on  remarque  une  somme  de  899  livres 
18  sols»  pour  frais  de  curage  du  lit  de  la  Monne 
dans  rétendue  de  la  prairie  de  Saint-Saturnin, 
construction  d*un  pont  en  bois  et  autres  dépenses  ; 
pièces  justificatives  dudit  compte;  —  cinquième 
compte  de  François  Villot,  receveur  des  débets,  ar- 
rêté en  1771  par  M.  de  Chazerat,  intendant,  à 
5,334  liv.  17  sols  3  den.  de  recette  et  à  5,286  li- 
vres 13  sols  4  den.  de  dépense;  on  remarque 
parmi  les  dépenses  900  liv.  pour  travaux  au  clo- 
cher, à  la  flèche  et  à  la  voûte  de  Tégllse. 


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Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


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ARCHIVES  DU 


€.  2715.  (Liasse.)  —  43  pièces,  pap.,  dont  2  cah.  de  86  feuillets. 

1774-1797.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Comptabilité  du  s'  Verdier  de  Paignat. 
—  Compte  rendu  par  François  Saturnin  Verdier  de 
Paignat,  bourgeois  de  Saint-Saturnin,  nommé»  par 
ordonnance  de  l'Intendant  du  15  juiilet  1770,  rece- 
veur des  patrimoniaux  de  ladite  paroisse,  de  sa 
gestion  de  1770  à  1785;  arrêté  en  1786  par  M.  de 
Chazerat,  intendant,  à  17,147  liv.  18  sols  6  den.  de 
recette,  14,633  liv.  18  sols  3  den.  de  reprises  et 
18,147  liv.  17  sols  7  den.  de  dépense;  —  blâmes  et 
débats  dudit  compte  ;  —  pièces  relatives  à  la  reddi- 
tion dudit  compte;  —  requêtes;  correspondance; 
ordonnances  de  l'Intendant;  lettres  de  M.  Bohet, 
prieur  des  bénédictins  à'Issoire,  1785-1786;  état  de 
situation  des  fonds  patrimoniaux,  etc.  ;  —  nomination 
de  François  Villot,  notaire  royal,  pour  receveur  des 
revenus  patrimoniaux,  à  la  place  du  s'  Verdier  de 
Paignat,  confirmée  par  l'Intendant  le  3  nov.  1785. 


PUY-DE-DOME. 

NozeroUes  de  Bassiniac,  de  Lavergne,  chevalier  de 
Tordre  de  Saint-Louis,  1751-1754.  —  Saint-Saury  : 
note  de  M.  de  Cébié  au  sujet  des  réparations  à  faire  au 
clocher  de  cette  paroisse,  1745.  —  Saint -Sauves  i 
délibération,  du  6  juillet  1788,  relative  à  la  reconstruc- 
tion de  la  voûte  de  la  nef  et  d'une  chapelle  de 
l'église;  —  refonte  de  deux  cloches  au  prix  de 
1,297  liv.;  plaintes  des  habitants  contre  le  syndic 
Fauverteîx  auquel  ils  reprochent  d'avoir  fait  le  mar- 
ché avec  le  fondeur  à  un  prix  trop  élevé,  1781-1784. 
—  Saint-Sauveur  :  réparations  du  clocher  et  de  la 
nef  de  Téglise,  adjugées  au  prix  de  210  liv.;  rôle 
de  répartition,  1741.  —  Saint-Simon  :  réparations^ 
au  presbytère,  1758;  —  ordonnance  de  Tlntendant^ 
du  8  sept.  1758,  autorisant  les  habitants  €  à  trans- 
»  porter  et  placer  les  cloches  de  leur  église  au-dessus 
»  de  la  dernière  voûte  de  la  tour  quarrée  de  ladite 

>  église,.,  sans  néanmoins  pouvoir   percer    la  voûte 

>  du  sanctuaire  ».  —  Saint-Sulpice  :  réparation  à 
l'église,  1749.  . 


C.  2716.  (Liasse.)  —  195  pièces  papier. 

I 

t 

1770-1795.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin.  —  Pièces  justificatives  du  compte  de  Ver- 
dier de  Paignat  de  1770  à  1785;  on  remarque  :  en 
1772  un  rôle  de  répartition  du  don  gratuit  sur  la 
paroisse;  une  demande  en  remboursement  d'a\ances, 
en  1778,  du  s'  P.  Verdier,  syndic;  en  1784,  quit- 
tance du  s'  Pagnat,  curé. 


C.  2717.  (Liasse.)  —  53  pièces,  papier. 

1741-17M.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Saturnin  (Cantal)  —  Saint-Sulpice.  —  Saint-Satur- 
nin :  contestation  entre  les  habitants  du  bourg  de 
Saint-Saturnin  et  ceux  des  villages  de  Lavergne  et 
Sienargoux,  au  sujet  d'un  droit  de  pacage  prétendu 
par  les  habitants  desdits  villages,  ils  prétendent 
être  en  possession  de  ce  droit  depuis  plusieurs 
siècles  et  produisent  «  une  sentence  de  règlement 
»  du  30  may  1573,  qui  en  rappelle  une  plus  an- 
»  cienne,  par  laquelle  ils  sont  déclarés  comparsion- 
»  naires  pour  la  jouissance  desdits  communs  avec 
>  ceux  de  Saint -Saturnin  »  :  correspondance  de 
rintendant  avec  MM.  Danty,  subdélégué  à  Murât; 


C.  2718.  (Liasse.)  —  45  pièces,  papier. 

1M4-1787.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Urcize  —  Saint- Victor.  —  Saint-Urcize  :  correspon- 
dance de  l'Intendant  avec  M.  de  Montluc,  1755,  au 
sujet  des  arrérages  de  cens  dus  à  M.  Albarède, 
cy-devant  fermier  de  la  commanderie  de  La  Garde- 
Roussillon ,  pour  le  communal  d'Ëstonaval  appar- 
tenant au  bourg  de  Saint-Urcize  ;  —  procès-ver- 
baux d'élection  des  députés,  notables  et  officiers  muni- 
cipaux du  bourg  de  Saint-Urcize,  du  8  au  22  juin 
1766;'  —  mémoire  au  sujet  de  cette  élection  :  «  Ce 
»  bourg  n'étoit  pas  assez  considérable  pour  former 
»  un  corps  municipal,  aussy  n'en  avoit-il  jamais  eu 
»  avant  les  derniers  édits,  et  n'en  a-t-il  formé  un 
»  que  parcequ'il  n'a  pas  cru  pouvoir  s'en  dispenser, 
»  après  l'envoy  qui  luy  a^été  fait  des  derniers  édits 
»  par  M.  le  procureur  du  roy  de  Riom  avec  ordre 
>  de  les  exécuter  >;  les  deux  échevins  nommés 
sont  de  très  honnêtes  gens,  mais  on  ne  trouvera 
pas  de  conseUlers  pour  les  seconder  ;  —  mémoire 
des  officiers  municipaux  de  Saint-Urcize  sur  le  pro- 
jet d'établissement  d'un  octroi  :  le  bourg  comprend 
environ  1,500  habitants  non  compris  les  enfants  au- 
dessous*  de  15  ans;  il  est  situé  dans  un  climat  ri- 
goureux où  les  neiges  séjournent  7  à  8  mois;  une 
grande  partie  du  terrain  est  inculte;  la  taille  est 
moitié  réelle,  moitié  ijersonnelle ;  on  ignore  pour 
quel  motif  les  montagnes  qui  sont  les  meilleurs  fonds 


f  , 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


475 


de  là  paroisse,  et  qui  appartiennent  à  des  religieux 
ou  à  des  habitants  des  villes,  ne  payent  pas  de 
tailles;  la  paroisse  paie  10,408  liv.  de  taille,  non 
compris  les  vingtièmes  «  et  le  plus  grand  nombre 

>  des  habitants  en  paye  plus  qu'il   n'a  de  revenu  ; 

>  les  collecteurs  en  font  eux-mêmes  la  répartition  ; 
»  aucun  habitant  n'y  est  appelé,  aucun  ne  voudrait 
»  pas  même  s'y  présenter,  dans  la  crainte  de  se 
»  faire  des  ennemis. . .  Le  bien  que  Votre  Grandeur 
»  fera  à  l'État,  en  faisant  exécuter  le  cadastre  qu'elle 
»  a  fait  ordonner  est  au-delà  de  toute  expression  >; 
Jes  trois  quarts  des  habitants  n'ont  point  de  terres, 
ils  fabriquent  des  cadis;  Tautre  quart,  à  l'exception 
de  3  ou  4  particuliers  et  de  quelques  fermiers,  a 
toutes  les  peines  du  monde  à  vivre;  l'église,  les 
chemins  et  le  canal  auraient  besoin  de  réparations; 
mais  il  n'y  a  aucuns  revenus  et  la  voie  de  l'impo- 
sition parait  impraticable,  le  seul  moyen  d'assurer 
des  ressources  à  la  communauté  parait  être  d'affer- 
mer partie  des  communaux;  —  délibération  à  ce 
sujet  et  correspondance  de  MM.  Langlois  et  de  Mont- 
luc  avec  l'Intendant,  1767-1768.  —  Saint- Vert  :  lettres 
de  M.  Jouzencie,  1741-1742,  ai  sujet  des  répara- 
tions de  l'église.  —  Saint-Victor  (près  Ariane)  : 
réparations  de  l'église  et  du  clocher,  1780-1787.  — 
Saint- Victor  (près  Besse)  :  requête  de  Michel  Du- 
bois demandant  à  être  déchargé  du  syndicat  qu'il 
exerce  depuis  15  ans  ;  —  délibération  du  13  janvier 
1686,  par  laquelle  les  habitants  déclarent  qu'il  n'y 
a  point  dans  ladite  paroisse  de  revenus  patrimo- 
niaux; —  défrichements  dans  les  communaux  du 
village  de  Bessoles  :  lettres  de  M.  Godivel,  ordon- 
nance de  l'Intendant,  1739-1742;  —  délibération  re- 
lative aux  secondes  herbes,  avis  du  subdélégué, 
1786-1787.  —  Saint-Victor  (près  Massiac)  :  déclara- 
tion du  collecteur,  1684,  attestant  qu'il  n'y  a  dans 
ladite  paroisse  aucuns  deniers  communs. 


"C.  2719.  (Liasse.)  —  38  pièces,  papier;  dont  i  cah.  de  18  feuillets, 

i  cachet. 

17f4-1780.  —  Affaires  communales.  —  Saint- 
Vincent-près-Blanzat.  —  Contestation  au  sujet  des 
pacages  entre  les  habitants  des  villages  de  Sayat  et 
de  Létang  :  lettres  de  M.  de  Féligonde  ;  avis  de 
M.  Tournadre  :  le  droit  des  habitants  de  Sayat  de 
faire  pacager  leurs  bestiaux  promiscuement  avec 
ceux  de  Létang  dans  les  pâturages  dépendant  origi- 
nairement de  la  justice  et  seigneurie  de  Tournoël 
^st  fondée  sur    une  transaction,    passée   le  23  déc. 


1520,  entre  le  seigneur  de  Tournoël,  d'une  part,  et 
les  seigneurs  de  Durtol,  Rochedun,  Létang  et  Cha- 
nat,  d'autre,  concernant  les  limites  desdites  seigneu- 
ries particulières  démembrées  de  celles  de  Tournoël, 
avec  réserve  expresse  du  droit  de  marchage  que  les 
habitants  desdites  justices  peuvent  avoir  les  uns  sur 
les  autres;  la  possession  des  habitants  de  Sayat  es^ 
publique  et  constante,  et  ils  y  ont  été  provisoire- 
ment maintenus  par  ordonnance  du  13  mai  1748  de 
M.  Rossignol,  intendant,  1759;  —  requête  des  habi- 
tants de  Sayat,  demandant  l'autorisiitiôn  d'emphy- 
téoser  une  partie  de  leurs  communaux  pour  payer 
les  gages  de  leur  sacristain  et  les  cens  qu'ils  doivent 
à  leur  seigneur,  1784;  mémoire  de  M.  Albo  de  Cha- 
nal  sur  cette  affaire  :  M.  Chabrol,  seigneur  de  Saint- 
Vincent-les-Blanzat  a  concédé,  par  acte  du  25  fé- 
vrier 1770,  les  communaux  aux  habitants  de  ce 
village  moyennant  un  cens  de  deux  setiers  trois 
quartes 'froment  et  un  droit  de  lods  de  trente  livres 
de  30  ans  en  30  ans;  les  habitants  payaient  ces 
redevances  au  moyen  des  revenus  patrimoniaux  pro- 
venant de  la  seconde  herbe  de  leurs  prés,  mais  ces 
prés  ayant  été  clos  depuis  les  revenus  patrimoniaux 
diminuent  chaque  année  ;  il  y  a  donc  lieu  d'ap- 
prouver le  moyen  proposé  par  les  habitants  pour 
leur  procurer  des  ressources;  —  contestation  entre 
Antoine  Limousin  et  les  habitants  de  Sayat  :  ceux- 
ci  ayant. fait  pacager  en  juillet  le  pré  dudit  Limou- 
sin demandent  l'autorisation  de  défendre  à  Taction 
qu'il  leur  a  intentée  ;  avis  du  subdélégué  demandant 
que  les  habitants  soient  autorisés,  car  il  est  certain 
que  les  regains  appartiennent  à  la  communauté, 
1772-1775;  —  poursuit^  contre  des  particuliers  qui 
ont  &it  des  défrichements  dans  les  communaux  du 
villiage  de  Sayat,  1778;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
du  2  juillet  1744,  ordonnant  que  par  le  s^  Raimbaux, 
architecte,  il  sera  dressé  procès-verbal  des  répara- 
tions à  faire  à  l'église  et  au  cimetière  de  Saint- Vin- 
cent près  Blanzat;  —  délibération,  du  17  juin  1753, 
au  sujet  des  réparations  du  cimetière,  de  L'église  et 
du  clocher;  —  requête  des  habitants  de  Sayat  expo- 
sant que  leur  village  dépend  de  la  paroisse  de  Saint- 
Vincent  qui  est  une  église  isolée  et  éloignée  ;  ils 
voudraient  la  reconstruire  à  Sayat  même  ;  avis  fa- 
vorable du  subdélégué,  1770-1771  ;  —  prix  faits  de 
la  construction  de  l'église  de  Sayat  au  prix  de 
9,400  liv..  le  13  août  1787  et  le  10  fév.  1788  ;  procès- 
verbal  de  réception,  le  16  nov.  1789.  par  le  s'  Sgan- 
zin,  ingénieur  des  Ponts  et  Chaussées  en  la  province 
d'Auvergne;  —  réparations  au  presbytère,  1757. 


C.  2730.  (Uasse.)  —  '69  pifccês,  papier. 

11tO-11S7.  —  Affaires  comuunalbs.—  Stdnt-Vin- 
œnt-près-Blanzat.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des 
consuls,  de  1720  à  1730,  arrêtés  par  l'Intendant 
en  1737;  pièces  justificatives;  —  nompte  de  1721, 
arrêté  à  340  Uv.  7  sols  de  recette  et  à  154  liv.  15  sols 
de  dépense;  la  recette  se  compose  uniquement  da  pro- 
duit de  la  ferme  des  regains;  la  dépense  comprend  : 
51  liv.  5  sols  pour  réparations  aux  murs  du  cime- 
tière; 21  liv,  pour  la  chaux  employée  auxditea  ré- 
parations; 10  liv.  au  curé  pour  le  loyer  de  son  pres- 
bytère; 15  liv.  pour  l'entretien  des  cloches;  20  liv. 
aa  roai^illier;  25  liv  au  sacristain;  10  liv.  à  leur 
secrétaire  ;  2  livres  10  sols  pour  la  rédaction  du 
compte;  un  certain  nombre  d'articles  proposés  par 
les  coDsuU  ont  été  rayés  par  l'Intendant;  —  parmi 
les  pièces  justificatives  de  1722,  on  remarque  une 
procédure  relative  à  l'adjudication  des  regains. 


C.  3731.  ({,jasse.j  —  113  pikes,  papier. 

1711-1159. —  Affaires  coumunales.  —  Saint-Vin- 
cent-près-Blanzat.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des 
consuls,  de  1731  à  1750,  arrêtés  par  l'Intendant, 
de  1737  à  1752;  pièces  justiflcatives; —  compte de  1732, 
arrêté  à  170  liv.  10  sols  de  recette  et  à  84  Hv.  18  sols 
de  dépense  ;  —  compte  de  1750 ,  arrêté  à  120  liv.  3  s. 
de  recette  et  à  63  liv.  16  sols  0  den.  de  dépense. 


C.  3723.  (Liasse.)—  2piices,  parcliemin  ;  103  pièces,  papier. 

17SÏ-1184.—  Affaires  communales. —  Saint-Vin- 
cent-près- Blanza  t.  —  Comptabilité  des  reliquats. — 
Ordonnances  des  intendants;  états  des  reliquats  des. 
comptes  des  consuls,  de  1720  à  1750;  —  ordonnances 
des  intendants.  17J2-1782,  pour  la  reddition  des 
comptes  de  1751  à  1773;  —  pièces  justillcatives  des 
deux  premiers  comptes  de  Beooit  Sandouly,  receveur 
des  débets  (les  comptes  manquent)  ;  —  troisième  compte 
de  Benoit  Sandouly,  des  recettes  et  dépenses  par  lui 
bites  depuis  le  Jugement  de  son  second  compte  ar- 
rêté le  28  février  1757,  arrêté  par  M.  de  BallainviUiers, 
intendant,  le  0  mars  1764,  à  1,558  liv.  9  sols  de  recette 
et  à  713  liv.  19  sols  11  den.  de  dépense;  pièces  justi- 
ficatives dudit  compte;  —  pièces  justificatives  et  cor- 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

respondance  relatives  au  quatrième  compte  de  Benoit 
Sandouly;  blâmes  et  débats  dudit  compte,  en  1782; 
—  nomination  de  Pierre  Jay  fils,  pour  receveur  des  dé- 
bets, 1784. 


C.  3733.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parchemiD;  SO  pièces,  papier. 

11Se-17T6. —  Affaires  communales. —  Saint-Vin- 
cent-près-Mauriac  —  Saint-Yvoine.  —  Saint-Vincent- 
près-Mauriac  :  plaintes  adressées  à  l'Intendant  par 
M.  Christophe  du  Fayet,  écuyer,  sieur  de  La  Tour, 
et  autres,  au  sujet  des  défrichements  opérés  dans 
les  bois  et  pacages  communs  de  Saint-Vincent; 
procès-verbal  des  défrichements  par  Jacques-Antoine 
de  Vigier,  subdélégué,  1740;  —  plainte  des  habitants 
<  du  second  quartier  de  Saint-Vincent-près-Salers  »  an 
sujet  des  défrichements  exécutés  dans  les  communaux; 
procès-verbal  dressé  par  M.  de  Tournemire,  1753;  — 
lettres  de  M.  Delaporte,  1736 ,  au  sujet  des  réparations 
demandées  au  presbytère  ;  —  réparations  da  presby- 
tère :  correspondance  de  l'Intendant  avec  M.  de  Tour- 
nemire; arrêt  du  Conseil  d'État,  1753-1755; —  dé- 
libération des  habitants  de  Saint -Vincent,  du  17 
Juillet  1774,  au  sujet  de  la  reconstruction  du  pont 
duVaulmier;  requête  à  l'Intendant.—  Saint-Vin- 
cent-près -Meilhaud  :  notes  et  avis  de  M.  Godivel, 
subdélégué,  au  sujet  d'une  délibération  des  habitants 
de  ladite  paroisse,  du  10  août  1755,  par  laquelle  ils 
décident  :  1"  de  nommer  deux  syndics  «  pour  former 
»  opposition  à  une  ordonnance  sur  requête  rendue 
»  au  proffit  du  s' Gibergues,  bourgeois  de  Saint-Floret, 

>  par  M.  le  Lieutenant  général  d'Aigueperse,  au  sujet 
»  d'un  droit  de  pacage  que  ce  particulier  prétend 
»  avoir  dans  son  domaine  situé  dans  la  justice 
»  de  Saint-Vincent  »  ;  2"  de  chai^r  ces  mêmes  syndics 
de  la  mai^uillerie  et  de  l'administration  des  revenus 
patrimoniaux  :  M.  Godivel  pense  que  ce  dernier  article 
ne  saurait  être  approuvé;  quant  au  premier,  <  si,  avant 
»  la  réunion  des  seigneuries  qui  composent   le  raar- 

>  quisat  de  Tourzel,  la  justice  de  Saint-Vincent  estolt 
»  comme  on  l'assure  distincte  et  séparée  de  celle 
»  de  Saint-Floret,  les  suppliants  me  paroissent  bien 
»  fondés  »; —  réparations  du  presbytère,  1757-1776. 
—  Saint-Yvoine  :  réparations  au  clocher,  1770-1771. 


C.  2724.  {Liasse.)—  3y  pièces,  papier. 

1191-llU. —  Affairescommlnai.es. —  Salers. — 
Assemblées. —  Lettre  de  M.  de  LaRonade  à  l'Intendant, 
du   17  sept.  1732;   il  expose  que,  bien  que  ses  auteurs 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


477 


soient  en  possession,  depuis  plus  d'un  siècle,  du  droit 
de  présider  à  Thôtei  de  ville  et  dans  toutes  les  as^ 
semblées  générales  et  particulières  à  la  tète  des  con- 
suls, et  généralement  de  toutes  les  prérogatives  at~ 
tribuées  aux  lieutenants  généraux  des  baillis  et  sé- 
néchaux, bien  qu'il  ait  joui  de  ce  droit  avant  la 
création  et  depuis  la  suppression  des  offices  de  maire; 
néanmoins  le  sieur  Chevalier,  fils  du  maire  supprimé, 
ajrant  été  nommé  consul  en  1726,  s'avisa,  contre 
l'usage,  de  convoquer  une  assemblée  sans  prévenir 
M.  de  La  Ronade  ;  M.  de  La  Ronade  s'est  vu  obligé 
de  prendre  une  commission  au  Conseil  cx)ntre  le 
sieur  Chevalier.  Ce  dernier  demanda  alors  à  M.  de 
La  Grand  ville,  intendant,  un  règleiûent  pour  les  as- 
semblées de  ville  de  Salers ,  mais  sans  lui  faire  con- 
naître le  procès  qui  était  alors  entre  ledit  Chevalier 
et  M.  de  La  Ronade  ;  M.  de  La  Grandville  crut  ne 
pouvoir  mieux  feiire  que  de  copier  l'usage  qui  se  pra- 
tiquait àClermont  :  «  ce  règlement  pour  les  assemblées 
»  de  ville  de  Clermont  fut  envoie  à  Chevalier,  consul 
»  de  Salers;  mais  comme  il  étoit  impraticable  danâ 
»  Salers ,  il  n'y  a  point  aussy  été  pratiqué ,  et  ne  m'a 
»  même  point  été  notifié  par  Chevalier  ny  autres  >  ; 
cependant.  Chevalier  a  produit  cette  ordonnance  de 
M.  de  La  Grandville  dans  le  procès  qu'il  avait  contre 
M.  de  La  Ronade,  et  ce  procès  est  resté  depuis  en  sus- 
pens; en  1727,  on  a  décidé  la  communauté  à  faire 
cause  commune  avec  Chevalier  et  à  intervenir  au 
procès.  M.  de  La  Ronade  expose  le  désordre  qui  règne 
depuis  ce  temps  dans  l'administration  de  la  ville  et 
de  THôtel-Dieu;  M.  de  La  Ronade  offre  de  s'en  rap- 
porter, pour  affirmer  ses  prérogatives ,  au  témoignage 
du  s'  de  Vigier,  quoique  ce  dernier  soit  son  «nnemi  : 
«  Je  sçais.  Monsieur,  et  tout  le  monde  est  prévenu 
»  que  vous  honorés  d'une  estime  singulière  le  s' 
»  de  Vigier,  votre  subdélégué  de  l'élection  de  Mauriac, 
»  en  quoy.  Monsieur,  on  ne  peut  que  louer  votre  dis- 
»  cernement  ;  je  suis  forcé  de  randre  gloire  à  la  vérité, 
»  il  mérite  d'être  estimé  pour  sa  sagesse,  pour  la  dou- 
»  ceur  de  ses  mœurs,  {)Our  son  exactitude  et  son  at- 
»  tention  à  ses  emplois ,  et  encore  plus  louable  d'avoir 
»  les  mains  nettes    après  avoir  manié   les  finances 

>  pandant  ti*ante  ans  ;  et  s'il  doibt  quelque  augmen- 
»  tation  de  fortune  à  ses  emplois,  il  doibt  encore  plus 

>  à  sa  sajresse  et  bonne  œconomie.  Je  suis  obligé  de 

>  luy  randre.  cette  justice ,  et  quoyqu'il  soit  mon  pa- 

>  rent  mon  témoignage  ne  vous  doibt  pas  estre  sus- 
»  pect ,  parceque  je  suis  plein  de  rancune  contre  luy, 

>  et  ce  n'est  pas  sans  raison  ».  M.  de  La  Ronade  in- 
voque l'exemple  de  ce  qui  se  passe  à  Cusset  et  à  Au - 
rillac;  enfin,  ajoute-t-il,  «  par  Tédit  de  suppression 


»  des  maire  et  autres  officiers  municipaux,  il  est 
»  ordoné  que  les  villes  seront  gouvernées  comme  elles 

>  rétoient  avant  la  création  de  ces  officiers  ;  je  ne  de- 
»  mande  que  l'exécution  de  cette  loy  »  ;  —  ordonnance 
de  M.  de  La  Grandville,  du  28  déc.  1726,  sur  la  contes- 
tation entre  MM.  Chevalier  et  de  La  Ronade,  ordonnant 
€  que,  sans  préjudicier  en  aucune  façon  aux  droits 
»  et  possessions  respectives  des  parties  intéressées  en 
»  l'instance  en  question,  et,  en  attendant  qu'elle  soit 
»  décidée ,  par  provision  seulement  et  sans  tirer  à  coiï- 
»  séquence  > ,  les  assemblées  de  ville  de  Salers  seront 
convoquées  et  se  tiendront  comme  cela  se  pratique 
dans  la  capitale  de  la  province  ;  —  délibération  de  Thô- 
tel  de  ville  de  Clermont,  du  19  janvier  1721;  délibé- 
ration de  l'assemblée  générale  de  la  ville  de  Salers, 
du  3  sept.  1724;  —  lettre  de  M.  d'Aguesseau,  du  ô 
nov.  1732,' au  sujet  de  l'instance  pendante  au  Conseil 
entre  le  s'  de  La  Ronade,  lieutenant  général  de  la  ville 
de  Salers,  et  le  s'  Chevalier,  consul  de  la  même  ville; 
le  lieutenant  particulier  s'est  aussi  mis  sur  la  scène 
et  a  demandé  qu'en  Tabsence  du  lieutenant  généml 
il  lui  fut  pei-mis  de  présider  aux  a«>semblées  de  THôtel 
de  Ville  et  de  jouir  des  prérogatives  attachées  à  la  place 
de  lieutenant  général.  L'affaire  ayant  été  portée  à 
un  bureau  du  Conseil,  on  y  a  trouvé  qu'elle  était 
de  la  compétence  du  Parlement;  cependant,  comme 
il  en  coûterait  des  frais  considérables  aux  parties, 
M.  d'Aguesseau  invite  M.  Trudaine  à  essayer  de  les 
concilier;  —  correspondance  à  ce  sujet  de  Tlntendant, 
des  consuls  de  Salers, -de  MM.  de  La  Ronade,  Tys- 
sandier,  lieutenant  particulier;  Chevalier;  de  Vigier, 
1732-1733;  —  mémoires  relatifs  à  cette  contestation  : 
M.  de  La  Ronade  s'appuie  ^r  l'arrêt  du  Conseil,  rendu 
le  24  avril  1621,  pour  la  ville  de  Cusset;  sur  un  arrêt 
des  Grands  Jours'  de  Clermont,  du  26  janvier  1666, 
«  ordonnant  qu'à  l'avenir  les  consuls  de  Salers  preste- 

>  roient  serment  entre  les  mains  du  lieutenant  gêné- 
»  rai,  en  présence  du  substitut  du  procureur  généi-al, 

>  à  l'instant  de  leur  élection,  au  lieu  et  en  la  manière 
»  accoutumée,  et  que  tant  eux  que  les  administrateurs 
»  des  hôpitaux  compteraient  de  leur  administration 
»  annuellement  par  devant  le  lieutenant  général, 
»  sans  frais  »;  il  invoque  aussi  l'édit  de  Crémieu, 
de  1536.  Le  aieur  Chevalier,  syndic,  répond  que 
toutes  les  prétentions  du  sieur  de  La  Ronade  (hors 
celle  de  recevoir  le  serment  des  consuls  quon  ne 
lui  a  jamais  contestée)  sont  contraires  aux  lettres- 
patentes  accordées  par  Louis  XII  à  la  ville  de  Salers, 
au  mois  d'avril  1509,  par  lesquelles  le. roi  accorde 
aux  habitants  le  droit  de  s'assembler  «  toutes  et 
€  quantes  fois  qu'il  leur  sera  nécessaire ,  et  de  pouvoir 


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478  ARCHIVES  DU 

>  élire  et  instituer  un  chacun  an  trois  consuls  et  con- 
»  seillers  avec  eux  du  corps  commun,  qui  auront  puis- 
»  sance  et  authorité  de  iK)uvoir  assembler  le  corps 

>  commun ,  etc.  »  ;  aucun  des  actes  cités  par  le  sieur 
de  La  Ronade  n*a  dérogé  à  ces  lettres  patentes,  et 
les  habitants  de  Salers  peuvent  établir  qu'ils  sont 
restés  en  possession  des  privilèges  qu'elles  leur  ac- 
cordaient pendant  plus  de  deux  siècles  ;  parmi  les  faits 
cités  à  l'appui  de  cette  assertion,  Chevalier  rappelle 
qu'en  septembre  1625  €  estant  arrivé  à  Salers  une  es- 

>  pèce  d'émotion  populaire  au  sujet  de  rétablissement 
»  des  Recollets ,  le  lieutenant  général    ayant  enjoint 

>  aux  consuls  qui  estoient  sur  la  place  avec  leurs  cha- 
»  perons  de  se  retirer  et  d'assembler  la  ville,  ceux-cy 

>  luy  répondirent  que  c'estoit  à  eux  qu'apartenoit 
»  le  droit  de  veiller  à  la  sûreté  de  la  ville,  et  qu'ils 
»  en  assembleroient  les  habitans  lorsqu'ils  le  ju- 
»  geroient  à  propos  »  ;  pour  montrer  que  c'est  aux 
consuls  seuls  qu'appartient  lô  gouvernement  de  la  ville 
et  le  droit  défaire  les  dépêches  et  les  réponses,  Che- 
valier produit  deux  lettres  :  Tune  de  Henri  IV,  du 
25  sept.  1589;  l'autre  de  Louis  XIII,  du  31  déc.  1638, 
toutes  deux  adressées  «  A  nos  chers  et  bien  amés 
»  les  consuls  de  notre  ville  de  Salers  ».  Répliques 
du  s'  de  La  Ronade,  et  motifs  de  l'intervention 
du  lieutenant  particulier;  —  plusieurs  mémoires  pour 
M.  de  La  Ronade  en  réplique  à  ceux  du  s*^  Chevalier; 
—  €  observations  et  remontrances  très  humbles  que 

>  les  habitants  de  la  ville  de  Salers  prennent  la  liberté 
»  de  faire    sur    le    règlement    de    Thôtel    de    ville 

>  de  S.  Flour,  à  eux  présenté  par  Monseigneur  Tln- 
»  tendant,  en  ce  qui  les  concerne  »;  copie  du  règlement 
fait  pour  l'hôtel  de  ville  de  Saint-Flour  ;  —  projet  de  rè- 
glement pour  la  ville  de  Salers;  —  lettre  de  M.  de 
La  Ronade ,  septembre  1733 ,  au  sujet  de  ce  projet 
de  règlement;  les  intentions  du  chancelier  étaient 
d'amener  une  entente  entre  les  consuls  et  M.  de 
La  Ronade;  or,  il  semble  dans  ce  projet  qu'on  ne 
se  préoccupe  absolument  que  des  intérêts  du  lieute- 
nant particulier,  les  prétentions  du  lieutenant  général 
sont  passées  sous  silence  ;  —  observations  présentées 
à  l'Intendant  par  les  habitants  de  la  ville  de  Salers, 
tant  au  sujet  du  procès  pendant  au  Conseil  qu'au  sujet 
du  règlement  proposé  pour  ladite  ville  :  ils  s'opposent 
d'abord  formellement  à  ce  que  le  s*"  de  La  Ronade 
s'arroge  la  qualité  d'écuyer  ;  ils  admettent  bien  que 
les  consuls  prêtent  serment  au  lieutenant  général, 
mais  à  l'hôtel  de  ville  et  non  au  domicile  particulier 
de  ce  lieutenant  ;  ils  doivent  aussi  le  serment  aux  of- 
ficiers des  deux  seigneurs  de  la  ville  par  des  traités 
anciens  toujours  exécutés  ;  ils  admettent  que  le  lieu- 


PU  Y- DE-DOME. 

tenant  général  ou  en  son  absence  le  premier  officier 
du  siège  préside  aux  assemblées  et  conseils  si  l'In- 
tendant le  juge  à  propos,  <  quoiqu'il  semble  que  ce 
»  serait  aux  consuls  à  présider  comme  il  a  été  uzitè 
»  de  tout  temps,  même  dans  les  principales  villes 
»  de  la  province  ». 


C.  2725.  (Liasse.)  — ■  22  pièces,  papier;  2  cachets. 

16S§-1767.  —  Affaires  communales.  —  Salers. — 
Mémoire  (de  la  main  de  M.  de  La  Rpnade?)  sur 
différents  objets  intéressant  la  ville  de  Salers  : 
point  d'hôtel  de  ville,  les  assemblées  se  tiennent 
dans  la  salle  d'audience  du  bailliage;  le  fermier  du 
poids  de  ville  n'a  aucun  endroit  pour  retirer  les 
fromages  et  souffre  ainsi  une  i»erte  considérable  ; 
M.  de  La  Ronade  est  propriétaire  d'une  maison  qui 
pourrait  servir  de  halle  et  d'hôtel  de  ville,  il 
consentirait  à  la  vendre  (sans  date)  ;  —  lettre  de 
M.  de  La  Grandville,  intendant,  du  18  juin  1728, 
invitant  les  consuls  de  Salers  à  faire  nommer  rece- 
veur des  patrimoniaux,  le  s'  Joseph  Sauvage,  secré- 
taire de  la  ville  ;  délibération,  du  25  juin  1728, 
portant  nomination  dudit  sieur  Sauvage  ;  —  lettre 
de  M.  de  Vigier,  du  3  juillet  1741,  au  sujet  dun 
projet  de  construction  d'une  halle  à  Salers  ;  — 
état  des  revenus  patrimoniaux  de  Salers  en  1692-  : 
droit  de  courtage  ou  poids  de  ville  affermé  de  140 
à  160  liv.  par  an  ;  deux  montagnes  affermées 
240  liv.  ;  état  des  charges  ;  —  correspondance  de 
rintendant  avec  les  consuls  de  Salers,  1728,  au 
sujet  Ass  charges  et  revenus  de  la  ville  et  des 
comptes  à  rendre  par  le  receveur  des  patrimoniaux; 
—  état  des  revenus  et  dépenses  en  1728;  —  lettre 
de  M.  de  Vigier,  au  sujet  d'un  procès  que  veulent 
entreprendre  les  habitants  de  Salers  et  dont  l'objet 
n'est  pas  spécifié,  1745;  —  lettres  de  M.  de  La 
RonadeLavaur  au  sujet  d'une  délibération  par  la- 
quelle les  habitants  de  Salers  prétendent  lui  contes- 
ter sa  noblesse,  1766-1767  ;  M.  de  La  Ronade  sou- 
tient «  que  le  7  may  1743,  le  Roy  étant  en  son 
»  Conseil  d'État,  sur  le  vu  de  mes  titres,  m'a  main- 
»  tenu  et  gardé  dans  ma  noblesse  d'extraction.  Je 
»  produisis  mon  arrêt  à  M.  de  Rossignol,  pour  lors 
»  intendant  d'Auvergne,  qui  en  ordonna  l'exécution, 
»  et  en  conséquence,  dans  la  commission  même  des 
»  consuls  de  cette  ville  pour  l'année  1744,  leur  fit 
>  défenses  de  plus  me  comprendre  dans  le  rooUe 
»  des  tailles  sous  peine  de  500  liv.  d'amende  »  ; 
l'Intendant  répond  qu'il    n'a  pu  se   dispenser  d'ho- 


K' 


I — m.»  '  >.*«: 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


479 


mologuer  la  délibération  des  habitants  de  Salers, 
parce  qu'ils  l'avaient  appuyée  de  Tavis  de  quatre 
avocats  ;  ainsi  M.  de  La  Ronade  devra  porter  sa 
défense  devant  la  Cour  des  Aides,  qui  est  compétente 
en  cette  matière. 


1 

C.  2726.  (Liasse.)  —  199  pièces,  papier  j  2  cachets. 

17M-1745.  —  Affaires  communales.  —  Salers.  — 
Comptabilité.  —  Quittance  des  réparations  faites 
aux  burons  et  cabanes  des  communaux,  1730;  — 
compte  des  consuls  de  Salers  pour  l'année  1732, 
arrêté  en  1735  par  M.  Rossignol  à  76  liv.  15  sols 
de  recette  et  à  132  liv.  15  sols  10  den.  de  dépense; 
—  pièces  justificatives  du  s'  Sauvage  pour  l'année 
'  1733;  —  pièces  justificatives  des  comptes  de  Martin 
Hébrard,  receveur,  pour  les  années  de  1734  à 
1745  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  Paye  Des  Champs, 
1745. 


C.  2727.  (Liasse.)  —  133  pièces,  papier  ;  3  cachets. . 

1746-1 7 Sft.  —  Affaires  communales.  —  Salers.  — 
Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  du  troisième 
compte  du  s'  Hébrard  pour  les  années  de  1746  à 
1753  ;  —  parmi  les  dépenses  ordinaires  on  remar- 
que :  5  liv.  de  rente  due  à  la  frérie  du  Saint- 
Esprit,  175  liv,  15  sols  pour  rente  due  à  l'Hôtel- 
Dieu  ;  —  lettres  de  M.  de  Tournemire,  1755,  au 
sujet  des  comptes  ci-dessus. 


C.  2728.  (Liasse.)  —  133  pièces,  papier. 

17S4-1759. —  Affaires  communales.  —  Salers. 
—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  comptes 
de  Martin  Hébrard,  receveur,  de  1754  à  1758  ;  — 
on  remarque  en  1754  les  dépenses  relatives  aux 
travaux  du  chemin  de  Salers  ;  indemnités  aux  par- 
ticuliers qui  ont  cédé  des  terrains  pour  la  confec- 
tion dudit  chemin,  814  liv.  10  sols  en  1758,  30  liv. 
<  pour  envoyer  à  M*  Bally,  advocat  au  Cojiseil, 
»  pour  obtenir  des  lettres  d'attache  du  grand  mai- 
».  tre  des  Eau;x  et  Forêts,  suivant  Tarrét  obtenu  par 
»  la  ville  contre  la  communauté  du  Falgoux  >  ;  — 
ordonnance  de  M.  de  Ballainvilliers,  du  24  déc. 
1758,  enjoignant  à  Martin  Hébrard  de  rendre 
compte  de  sa  gestion  depuis  1754. 


C.  2721).  (Liasse.)  —  4îi  pièces,  papier;  1  cachet. 

17SS-1760.  —  Affaires  communales.  -^  Salezuit 
—  Sarrus.  —  Salezuit  :  lettre  du  curé  et  de  M.  de 
Mombriset,  1746,  au  sujet  d'une-  prétendue  révolte 
des  habitants  de  cette  paroisse  lors  de  la  visite  de 
réglise  et  du  cimetière.  —  Sallède  :  refonte  de  deux 
cloches  par  Jean  Sureau,  fondeur  ;  correspondance 
de  M.  de  La  Gardette,  1756;  —  correspondance  de 
M.  Bonnel,  subdélégué  à  Vie;  requête  et  délibération 
des  habitants,  au  sujet  de  la  refonte  d*une  des  clo- 
ches par  Guillaume  Sureau,  1769.  —  Salmeranges  : 
lettres  de  M.  de  Merville,  1735-1739,  au  sujet  des 
réparations  du  presbytère.  —  La  Salvetat  :  répara- 
tions de  l'église  et  du  clocher,  1746.  —  Sansac  de 
Marmiesse  :  ordonnance  de  Tlntendant,  1761,  au  sujet 
des  réparations  du  presbytère.  —  Sarrus,  recons- 
truction du  presbytère  :  lettres  et  requêtes  du 
s'  Bertrand,  curé  ;  correspondance  de  l'Intendant 
avec  M.  de  Montluc  ;  arrêt  du  Conseil  d'État  relatif 
au  presbytère  de  Sarrus  et  au  clocher  et  à  l'église 
de  Prompsat  ;  rôle  de  répartition  de  la  somme  de 
401   liv.   5  sols,  1763-1766. 


C.   2730.   (Liasse.!  —  2  pièces,  parch.  ;  108  pièces,  papier. 

t76S-17SS.  —  Affaires  communales.  —  Sau- 
rier.  —  Réparations  à  l'élise  et  au  clocher  :  arrêt 
du  Conseil  d'Etat,  du  28  janv.  1766,  autorisant  les 
travaux  ;  certificat  de  réception  des  ouvrages  par 
les  principaux  habitants,  1767  ;  requête  des  entre- 
preneurs ;  ordonnances  de  l'Intendant  ;  correspon- 
dance de  M.  Godivel,  subdél^ué  à  Besse,  au  sujet 
des  réparations  qui  restent  à  faire,  1770  ;  requêtes 
du  syndic  et  de  la  veuve  de  l'entrepreneur  ;  rôle 
de  répai*tition  de  la  dépense  ;  correspondance  de 
MM.  Godivel  et  Lafont  de  Saint-Mart,  1781-1784  ; 
—   réparations  du  presbytère,  1777-1780. 


C.  2731.  (Liasse).  —   2  pièces,  parch.;  Î50  pièces,  papier. 

1714- 17S7.  —  Affaires  communales.  —  Sau va- 
guât —  Sauvât.  —  Sauvagnat  (près  Herment);  ré- 
parations du  presbytère  :  requêtes  des  habitants, 
ordonnances  de  l'Intendant  ;  procès- verbal  d'adjudi- 
cation des  travaux;  correspondance  de  M»  Maignol, 


4S0  ARCHIVES  DU 

subdélégué  à  Landogne;  arrêt  du  Conseil  d'État, 
approuvant  l'adjudication  et  ordonnant  l'imposition 
de  la  dépense  ;  rôle  de  répartition  ;  procès-verbal 
de  réception  des  ouvrages,  1784-1787.  —  Sauvagnat 
(près  Issoire)  :  requête  de  Biaise  Durier,  deman- 
dant à  être  déchargé  du  syndicat,  1782;  —  délibé- 
ration, du  25  oct.  1714.  pour  l'établissement  à  Sau- 
vagnat d'un  garde-messier  ;  requête  sur  le  même 
sujet  en  1737,  et  lettre  de  M.  Aulterroche,  procu- 
reur du  Roi;  —  lettre  de  M.  de  Sauvagnat,  1744, 
au  sujet  des  travaux  exécutés  dans  le  communal 
(  enlèvement  de  la  motte  )  malgré  la  défense  de 
l'Intendant  ;  —  contestation  entre  les  habitants  de 
Sauvagnat  et  ceux  de-  Saint  -  Yvoine  au  sujet  des 
pacages,  lettres  et  mémoire  de  M.  le  comte  de 
Lastic,  1774  ;  avis  du  subiéli^ué  :  les  habitants 
de  Sauvagnat  paraissent  fondés  dans  leur  préten- 
tion. «  La  paroisse  de  Saint-Yvoine  et  la  collecte 
»  de  Sauvagnat  ne  forment  qu'une  seule  paroisse  ; 

>  elles  ne  formoient  anciennement  qu'une  seule  jus- 
»  tice  qui  appartenoit  à  l'abbé  d'Issoire.  En  1563 
»  la  terre  et  justice  de  Saint-Yvoine  fut  vendue  au 

>  seigneur  de  Sarlant,  en  conséquence  de  la  per- 
»  mission  accordée  par  François  V^  aux  ecclésias- 
»  tiques  de  vendre  des  biens  pour  payer  leurs  taxes, 
»  celle  de  Sauvagnat  resta  au  s""  abbé.  Dès  l'ins- 
»  tant  de  cette  vente,  les  justices  furent  divisées, 
»  mais  les  paccages  qui  dans  la  Limagne  se  limit- 

>  tent  par  justice  restèrent  communs  entre  les 
»  habitants  des  deux  villages  »  ;  le  subdélégué  est 
d'avis  que  les  habitants  de  Sauvagnat  soient  auto- 
risés à  plaider  ;  avis  de  M.  Bayet  de  Sourzat,  avo- 
cat. —  Sauvât  :  défrichements  dans  les  commu- 
naux du  village  de  Lavergtie,  ordonnances  de  l'In- 
tendant; correspondance  de  M.  de  Tournemire,  sub- 
délégué, 1735-1762  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à  M. 
de  Vigier,  1732,  au  sujet  d'une  somme  destinée 
aux  réparations  de  l'église. 


C.  2732.  (Liasse.)  —  4  pièces,  parch.  ;  {J7  pièces^  papier. 

t7S0-1780.  —  Affaires  communales.  —  Sauves- 
sanges  —  Sauviat.  —  Sauvessanges  :  défrichements 
dans  le  communal  de  Lou-Souchet,  ordonnance  de 
l'Intendant,  1738;  —  analyse  de  pièces  relatives  à 
une  transaction  entre  les  habitants  et  le  curé,  au 
sujet  de  l'agrandissement  du  presbytère,  1751-1772. 
—  Sauvetat  (La)  :  requête  de  Pierre  Bonfils  deman- 
dant à  être  déchargé  du  syndicat,  1782  ;  —  rap- 
port de  M.  Duvernin,    1740,  au   sujet  des  usurpa- 


PUY-DE-DOME. 

tipns  commises  dans  les  prés  communs  et  sur  les 
chemins  de  la  paroisse  de  La  Sauvetat  ;  —  note 
(sans  date)  au  sujet  de  plantation  de  bornes  entre 
Monton  et  La  Sauvetat;  — •  ordonnance  de  Tlntea- 
dant,  du  19  février  1739,  ordonnant  qu'à  l'avenir 
l'adjudication  du  droit  de  courtage  et  autres  rêve* 
DUS  patrimoniaux  de  La  Sauvetat  sera  faite  dans 
une  assemblée  générale  des  habitants  de  ladite  pa- 
roisse, en  présence  du  juge,  par  les  consuls  en  charge 
de  chaque  année  ;  —  avis  de  M.  Tournadre,  subdé- 
légué, 1740,  au  sujet  d'une  délibération  par  laquelle 
les  habitants  décident  de  déposer  dans  la  maison 
des  demoiselles  Garnaud  Boissat  une  cloche  prove- 
nant «  de  la  chapelle  de  la  frérie  du  Saint-Esprit, 
»  de  La  Sauvetat,    qui   était  tombée  en  ruine  »  ; 

—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  20  déc.  1785,  ordon- 
nant l'imposition  sur  les  habitants  de  La  Sauvetat 
d'une  somme  de  1,200  liv.  7  sols  7  den.  pour  les 
dépens  auxquels  ils  ont  été  condamnés  dans  ua 
procès  contre  J.-B.  de  Douhet  de  Villossanges  ;  — 
ordonnance  de  M.  Rossignol,  du  19  fév.  1739,  en- 
joignant aux  consuls  de  La  Sauvetat  des  années 
1720  et  suivantes  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ; 

—  quelques  pièces  relatives  aux  comptes  de  1746 
à  1761.  —  Sauviat  :  requête  du  s'  Pradier,  curé, 
au  sujet  du  délaissement  que  lui  ont  fait  les  habi- 
tants du  terrain  de  l'ancien  cimetière,  en  rembour- 
sement des  avances  faites  par  ledit  Pradier  pour 
la  construction  du  cimetière  nouveau,   1784  -  1785  ; 

—  réparations  du  presbytère  :  requête  du  curé  ; 
ordonnances  de  l'Intendant;  adjudication,  le  21  juin 
1780,  au  prix  de  2,100  liv.  ;  arrêt  du  Conseil,  du 
5  déc.  1780,  qui  ordonne  l'imposition  de  la  dépense  ; 
rôles  de  répartition  ;  procès-verbal  de  réception  des 
ouvrages,  1789. 


C.  2733.  (  Liasse.)  —  2  pièces,  parchemin  ;  58  pièces,  papier. 

160^-17M.  —  Affaires  communales.  —  Sauxil- 
langes.  —  Savennes.  —  Sauxillanges  :  délibération 
des  habitants,  du  18  mai  1692,  relative  à  la  signifi- 
cation qui  leur  a  été  faite  de  l'édit  portant  réunion 
au  corps  des  villes  et  communautés  des  offices  de 
procureurs  et  greffiers  ou  secrétaires  des  hôtels  de 
ville  créés  par  édit  du  mois  de  juillet  1690;  la 
ville  de  Sauxillanges  est  taxée  à  1,620  liv.  pour 
l'office  de  procureur,  et  à  1,440  liv.  pour  celui  de 
greffier,  et  en  outre  les  deux  sols  pour  livre;  les 
habitants  [)ensent  qu'il  est  impossible  de  lever  les- 
dltes  sommes  puisque  «  à  cause  de  la  grande  mi- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


481 


»  sère  et  pauvreté  qui  est  en  lad.  ville,  il  y  a 
»  presque  la  moitié  des  habitants  qui  ont  quité  et 
»  abandonné  pour  aller  mandier  leur  pain  alieurs  >; 
on  se  pourvoiera  devant  le  Contrôleur  général  pour 
être  déchargés  desdites  taxes;  —  délibération,  du 
15  mars  1693,  sur  le  même  sujet;  les  commissai- 
res nommés  par  la  ville  iront  trouver  l'Intendant 
pour  lui  indiquer  les  personnes  en  état  de  lever 
les  charges  en  question  :  —  autorisation  donnée 
aux  syndics  et  consuls  pour  un  procès,  1781  ;  — 
déclaration  des  habitants  de  Sauxillanges  du  30 
août  16915,  attestant  qu'il  n'y  a  aucuns  biens  pa- 
trimoniaux ni  d'octroi  ;  autre  déclaration  du  !•' 
mars  1693  concernant  le  même  objet;  —  lettre  du 
s'  Laudet,  curé  de  Sauxillanges,  1763,  au  sujet  de 
sommes  qu'il  prétend  lui  être  dues  depuis  long- 
temps par  le  receveur  et  que  ce  dernier  voudrait 
faire  employer  à  l'établissement  d'une  horloge;  avis 
de  M.  Lafont,  subdélégué  :  rétablissement  d'une 
horloge  serait  sans  doute  très  utile;  mais  on  ne 
peut  employer  à  cette  dépense  les  fonds  provenant 
de  la  fabrique,'  dont  l'emploi  est  réglé  par  l'article 
9  de  l'édit  de  Melun;  —  relevé,  état  et  mémoire 
des  titres  et  prétentions  de  M.  Louis  de  La  Tour 
d'Auvergne,  prieur  et  seigneur  de  la  ville  de 
Sauxillanges,  d'Egliseneuve-des-Liards,  Geniat  et  au- 
tres lieux  ;  il .  demande  entre  autres  choses  :  l""  qu'il 
soit  défendu  aux  habitants  de  Sauxillanges  de  s'as- 
sembler sans  sa  permission,  ni  en  autres  lieux  que 
dans  la  salle  du  château  prieural;  2"^  qu'il  leur 
soit  défendu  de  prendre  la  qualité  de  consuls,  et 
qu'ils  aient  à  lui  prêter  serment  de  fidélité  avant 
de  procéder  à  la  répartition  et  à  la  levée  des  im- 
pôts royaux;  3*  qu'ils  soient  condamnés  à  mettre 
en  état  et  à  entretenir  les  fossés  de  la  ville, 
le  seigneur  devant  prendre  par  la  suite  le  tiers  du 
poisson  qui  en  proviendrait;  A^  que  les  habitants 
soient  condamnés  à  acquitter  les  manœuvres  qu'ils 
doivent  audit  seigneur;  5^  qu'ils  soient  condamnés 
à  lui  payer  la  taille  au  taux  de  12  deniers  cha- 
cun ,  plus  12  deniers  chacun  le  jour  de  la  Saint- 
Luc  de  chaque  année  «  pour  droit  de  feu  et  be- 
luge  »;  un  denier  chacun  «  pour  droit  de  fougage  >; 
à  la  Saint-Julien  chacun  une  géline  ou  4  deniers; 
que  chacun  de  ceux  qui  tiennent  chauchère  lui 
payent  à  la  Toussaint  12  deniers  ;  les  bouchers 
chacun  une  redevance  annuelle  de  3  sols  6  den.  ; 
les  cordonniers,  tanneurs,  etc.,  chacun  deux  sols  et 
les  savetiers  6  den.;  les  tisserands  12  den.,  etc. 
Il  invoque  :  des  transactions  passées  entre  les  reli- 
gieux de  Sauxillanges  et  les  habitants  en  1314, 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


au  sujet  de  la  répartition  de  la  taille  seigneuriale  ; 
autre  transaction  du  5  mai  1430;  une  sentence  du 
bailli  de  Sauxillanges  de  1587  et  un  arrêt  de  la 
Cour  des  Aides  rendu  en  1589  sur  l'appel  de  la- 
dite sentence;  autre  transaction  du  28  mai  1602. 
Les  droits  prétendus  par  le  prieur  de  Sauxillanges 
ont  d'ailleurs  été  énumérés  dans  les  nommées  et 
dénombrements  fournis  par  ses  prédécesseurs,  no- 
tamment dans  le  dénombrement  fourni  le  5  février 
1688  par  Charles-François  de  Goué  devant  M.  Des- 
marets,  intendant,  et  devant  les  Trésoriers  de 
France;  —  lettres  à  ce  sujet  de  l'abbé  de  La  Tour. 
d'Auvergne  et  de  M"'  de  Saincrot  de  La  Tour 
d'Auvergne.;  —  réponse  de  M.  Trudaine,  du  2<). 
avril  1731,  annonçant  au  prieur  qu'il  n'a  pu  se 
dispenser  d'autoriser  les  habitants  à  soutenir  un 
procès  qui  «  n'a  d'autre  objet  que  de  se  défendra 
»  des  demandes  que  vous  formés  contre  eux  pour 
»  des  droits  qui  n'ont  pas  été  perçus  depuis  long- 
»  temps,  et  qui  sont  même  exhorbitans  »;  —  re* 
quête  adressée  à  M.  de  Berulle  par  les  consuls  de 
l'année  1683,  au  sujet  d'une  somme  de  1,400  liv. 
due  par  la  ville  de  Sauxillanges  à  M.  le  conseiller 
Aymard  et  à  M.  Denis  Chamerlat;  —  Correspon- 
dance de  l'Intendant,  de  MM.  de  Gaumont,  de  La 
Houssaye,  Rollet  de  Lauriat,  1724;  au  sujet  de  la 
requête  par  laquelle  la  dame  veuve  Rollet  de  Lau- 
riat réclame  une  somme  due  au  s*"  Aymard,  son 
père,  et  liquidée  en  1688  par  M.  de  Fortia  à 
9,087  liv.  JiO  sols^  avec  les  autres  dettes  de  la  com- 
munauté de  Sauxillanges,  qui  s'élevaient  en  total 
à  41,563  liv.  8  sols  10  den.;  la  créance  avec  les 
intérêts  se  monte,  en  1724,  à  14,970  liv.;  —  lettre 
(le  l'Intendant  à  M.  Rollet  de  Lauriat,  du  18  aoîit 
1746,  au  sujet  d'une  créance  de  906  liv.  dudit  s^ 
de  Lauriat  sur  les  communautés  de  Sauxillanges  « 
et  de  Chaméane;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
13  février  1749,  enjoignant  aux  consuls  des  années 
1720  et  suivantes  de  rendre  compte  de  leur  ges- 
tion. —  Savennes  :  mémoire  au  sujet  d'une  con- 
testation entre  les  habitants  du  village  de  Pradel 
à  l'occasion  du  bois  vendu  pour  faire  du  merain 
et  provenant  d'un  bois  communal,  1765-1787;  — 
réparations  du  presbytère,  1736-1789. 


C.  2734.  (Liasse.)  —  58  pièces,  papier. 

16S4-17S7.  —  Affaires  communales.  —  Segur  — 
Seychalle.  —  Segur  :  défrichements  dans  les  commu- 
naux des  villages  du  Monteil  et  de  Ventacon,  1730-. 

61 


482 


ARCHIVES  DU 


1753  :  or^^onnances  de  Tlntendant;  requêtes;  lettre 
de  M.  DaiHy,  prieur  de  Segur;  —  correspondance  de 
MM.  Danty,  Dufour,  curé  de  Segur,  et  de  l'Intendant, 
1746,  au  sujet  de  la  construction  d'an  presbytère; 
—  lettre  de  M.  Danty,  prieur-seigneur  de  Segur, 
1752,  relative  à  un  projet  de  construction  de  fon- 
taine. —  Sembadei  :  réparations  du  presbytère  in- 
cendié en  I75I  ;  les  consuls  exposent  «  que  la  con- 
»  fiance  entière  qu'ils  avoient  en  la  personne  du 
»  s''  ToUin,  curé  de  ladite  paroisse,  les  avoit  déter- 
»  minés  à  déposer  en  ses   mains  leurs  rolles  de  la 

>  taille,  capitation,  crues  et  vingtièmes,  les  quittances 
»  de  payements  qu'ils  faisoient  au  receveur  des 
»  tailles  de  ladite  élection  en  exercice  et  l'argent 
>^  qu'ils  recevoient  des  redevables,  dont  ledit  s"^  curé 
»  faisoit  les  endossements  et  ensuite  remetoit  à  la 
»  fln  de  chaque  mois  les  sommes  payées  et  endossées 
»  à  l'un  des  consuls,  qui  en    portoit  le  montant  à 

>  la    recette  et   en    revenant   luy    remetoit    ladite 

>  quittance  en  dépost,  le  tout  pour  rentière  satis- 
»  faction  des  consuls  et  des  redevables  »;  correspon- 
dance de  rintendant>  de  MM.  Olier  et  d'Ormesson; 
rôle  de  répartition  de  la  dépense,  1751-1752.  — 
Sermentizon  :  requête  de  Gr.  Genilier  demandant  à 
être  déchargé  du  syndicat,  1787;  —  déclarations  de 
consuls,  1684-1686,  attestant  que  la  paroisse  n'a  ni 
dettes,  ni  revenus  patrimoniaux  ;  —  correspondance  de 
MM.  de  Merville  et  Mignot,  relative  aux  réparations 
du  presbytère,  1746-1754.  ^  Servant  :  réparations 
i  réglise  et  au  clocher,  1779-1780.  —  Seychalle  : 
requête  adressée  à  M^  Desmaretz  de  Vaubourg,  inten- 
dant, par  plusieurs  habitants  de  cette  paroisse,  expo- 
sant que  les  communaux  dudit  lieu  avaient  été 
aliénés  depuis  1674  au  s**  de  Chazerat,  seigneur  dudit 
lieu,  mais  Sa  Majesté  ayant  ordonné  par  son  arrêt 
du  8  mai  1688  que  toutes  les  communes  se  remissent 
en  possession  des  communaux  aliénés  depuis  1667, 
les  suppliants  ont  en  conséquence  remis  leurs  bestiaux  • 
dans  lesdits  communaux  ;  M.  de  Chazerat  les  a 
fait  décréter  d'ajournement  personnel  ;  ils  demandent 
que  Taflfaire  soit  évoquée  devant  l'Intendant;  —  lettre 
de  M.  de  Merville,  1740,  au  sujet  de  la  refonte 
d'une  cloche;  —  lettre  de  M.  Faucon,  1782,  au 
sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants  de  Sey- 
challe et  le  s'  Darrot,  de  Thiers. 


C.  2735.  (Liasse.)  —  34  pièces,  papier. 

lM^-1757.  —  Affaires  communales.  —  Siaugues- 
Saint-Romain.   —  Requêtes  d'Aug.    Mourgue,   curé    | 


PUY-DE-DOME. 

de  Siaugues  demandant  que  des  réparations  soient 
faites  à  son  presbytère;  correspondance    à  ce  sujet 
de  l'Intendant  et  de  M.  Taiemandier,  subdélégué  à 
Langeac,    1732-1733;    —    procès   entre   M.    de   I^a 
Roche  de  Morangiers  et  les    habitants   de  Siaugues. 
qui  avaient  brûlé  le  banc  appartenant  à  M.  M.  de 
La   Roche   dans    Téglise    dudit  lieu    de   Siaugues; 
lettres    de    MM.    Taiemandier,    Lafayette,    de    La 
Roche    de   Morangiers,   1727-1733;    —   contestation 
entre  les  habitants  du   village  de   Rougnac,   de  la 
paroisse  de  Saint-Arcons,  et  ceux  du  village  de  Mont- 
plot,  paroisse   de   Siaugues  :  les  habitants  de  Rou- 
gnac exposent  à  l'Intendant  «  que  leur  village  est 
»  scitué  dans  un  endroit  où  il  n'y  a  ny  source  ny 
»  ruisseau,    ne  pouvant  avoir   de  l'eau    pour   leur 
»  boisson,  celle   de  leurs   bestiaux   ou   pour  arozer 
»  leurs  prairies,  qu  à  la  faveur  d*un  bezal  que  leurs 
>  anciens  avoient   pratiqués   pour   faire   venir  Teau 
»  du  ruisseau  de  Gisson  qui  est  à  un  quart  de  lieu^ 
»  dudit  village.  Les  habitants  du  village  de  Momplot 
»  par  une  jalouzie  et  un  pur  caprice  s'avisent  joûr- 
»  nellement  de  percer  dans  plusieurs  endroits  ledit 
»  béai  pour  en  faire  rejetter  les  eaux  dans  le  ruis- 
»  seau  »;   les  habitants   de    Montplot  n'ont   aucun 
besoin  de  cette  eau;  des  reconnaissances  du  terrier 
des   Chazes    de    1682    établissent  l'existence   de    c& 
béai;  —  extraits  du   terrier  de  l'abbaye  des  Chazes ;. 
—  requête  des  habitants  de  Montplot,  exposant  que- 
de  temps  immémorial  ils  avaient  fait  pacager  leurs 
bestiaux  en  commun  avec  les  habitants  de  Rougnac^ 
c'est  en  compensation  de  cet  avantage  qu'ils  avaient 
autorisé    les    habitants    dudit   Rougnat    à    prendra 
Teau  dans  le  tènement  de  Montplot;  ils  se  plaignent 
que  les  habitants  de  Rougnac  veulent  leur  défendre 
l'accès  des  pacages  dans  ledit  village;  —  mémoire 
sur  ladite  affaire;  —  lettre^  de  M.  de  Lafayette,  de 
M.  de  Mombriset,  et  de  l'abbesse  des  Chazes,  1755- 
1757. 


G.  2736.  (Liasse.)  —  159  pièces,  papier. 


166S-1667.  —  Affaires  communales.  —  Siaugues^ 
Saint -Romain.  —  Quittances  des  tailles  et  autres 
impositions  des  années  1663  à  1665,  délivrées  par^ 
les  receveurs  des  tailles  aux  consuls  ou  collecteurs» 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERaNE. 


483 


C.  2737.  (Liasse.)  —  i60  pièces  papier. 

1666-167t.  ~  Affaires  communales.  —  Siangues- 
Saint -Romain.  —  Pièces  justificatives  des  comp- 
tes :  quittances  des  tailles  et  autres  impositions  des 
années  1666,  1669.  1671,  délivrées  par  les  receveurs 
des  tailles  aux  consuls  ou  collecteurs. 


G.  2738.  (Liasse.)  —  179  pièces,  papier. 

167t-167^.  —  Affaires  communales.  —  Siaugues- 
Saint-Romain.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  : 
quittances  des  tailles  et  autres  impositions  délivrées 
par  les  receveurs  des  tailles  ou  leurs  commis  aux 
€j}nsuls  ou  collecteurs. 


C.  2739.  (Liasse.)  —  141  pièces,  papier. 

t67S-167S.  —  Affaires  communales.  —  Siaugues- 
Saint- Romain.  —  Pièces  justificatives  des  comptes  : 
•quittances  des  tailles  et  autres  impositions  des  an- 
nées 1675  à  1677,  délivrées  aux  consuls  ou  collec- 
4;eurs. 


C.  2740.  (Liasse.)  —  2  p.  parch.  ;  77  p.  papier. 

1679-1 7SS.  —  Affaires  communales.  —  Siaugues- 
Saint  -  Romain.  —  Pièces  justificatives  des  comp- 
tes :  quittances  des  tailles  et  autres  impositions  des 
années  1678  et  1679,  délivrées  aux  consuls  ou  col- 
lecteurs; —  quelques  pièces  justificatives  des  comptes 
<îe  1727. 


C.  2741 .  (Liasse.)  —  53  pièces,  papier. 

167!I-17S0.  —  Affaires  communales.  —  Sieujac 
—  Sugères.  —  Sieujac  :  déclaration  des  habitants, 
1686,  au  sujet  des  biens  communs  et  des  revenus 
patrimoniaux.  —  Singles  :  requête  de  P.  Martin, 
demandant  à  être  déchargé  du  syndicat,  1780.  — 
Siran  :  lettre  de  l'Intendant  à  M.  de  Vixouzes, 
1752,  au  sujet  d'une  délibération  des  habitants  de 
Siran  demandant  l'autorisation  de  faire  construire 
une  nouvelle  église.  —  Solignat  :  requête  adressée  à 


M.  de  BeruUe,  intendant,  par  les  consuls  de  Tannée 
1676,  exposant  qu'ils  ont  été  obligés  de  soutenir  un 
procès  tant  au  bailliage  de  Montpensier  qu'en  la  cour 
du  Parlement  au  sujet  d'une  reconnaissance  nouvelle 
des  cens  et  rentes  dus  par  les  habitants  dudit  lieu 
à  la  seigneurie  de  Vodable;  ils  ont  succombé  et 
demandent  à  l'Intendant  de  vouloir  bien  imposer 
sur  la  paroisse  le  montant  des  frais  du  procès; 
pièces  jointes  à  cette  demande,  1672-1685;  —  con- 
testation au  sujet  des  pacages  entre  les  habitants 
de  Solignat  et  M.  de  Pons  de  Bellestat;  correspon- 
dance de  llntendant,  de  M.  Lecourt  de  Saint-Aigne  • 
de  M.  de  Pons;  avis  de  M.  Lafont  de  Saint-Mart, 
subdélégué,  1768;  —  Intervention  des  habitants  dans 
un  procès  pendant  entre  M.  Lecourt  de  Saint - 
Aigne  et  le  s'  Boyer,  procureur,  au  sujet  d'un  prî- 
vil^e  prétendu  par  ce  dernier  de  vendanger  un 
jour  avant  les  autres  habitants,  1778-1779  ;  —  note 
au  sujet  des  avances'  faites  par  le  s'  Courbeyre» 
pour  la  commune.  —  Soulages  :  réparations  à 
l'église  adjugées  au  prix  de  106  liv.,  1768-1771.  — 
Sourniac  :  plaintes  des  habitants  de  Bros,  paroisse 
de  Sourniac,  et  de  ceux  de  Prat,  paroisse  de  Ja- 
leyrac,  au  sujet  de  défrichements  dans  les  commu- 
naux, 1741.  —  Sugères  :  contestation  entre  des  ha- 
bitants des  villages  de  Bressanges,  de  Pianissard  et 
de  Mandeville  au  sujet  du  défrichement  des  commu* 
naux, 1746. 


C.  :274-2.  (Liasse.)  -^  34  pièces,  papier;  1  cacheU 

1756-1779.  —  Affaires  communales.  —  Tailhac 
—  Tanavelle.  —  Tailhac  :  réclamations  d'un  syndic 
demandant  à  être  remboursé  des  avances  qu'il  a 
faites,  1775-1777;  —  projet  de  reconstruction  du 
clocher  :  requête  des  habitants;  avis  de  M.  Gueyf- 
fier;  ordonnance  de  l'Intendant,  1770;  —  lettre  de 
M.  de  Moras,  1751,  au  sujet  d'une  somme  avancée 
par  le  curé  pour  l'achat  du  presbytère,  1777.  — 
Talizat  :  lettre  de  l'Intendant,  1769,  au  sujet  de  ré- 
parations à  faire  au  clocher  de  Talizat.  —  Tana- 
velle :  ordonnance  de  l'Intendant,  1756,  permettant 
aux  habitants  du  village  de  Talgat  de  vendre  une 
partie  de  leurs  communaux;  —  correspondance  de 
l'Intendant,  de  M.  Coutel  de  Coppiac,  syndic  de  la 
collégiale  de  Saint-Flour,  de  M.  de  Montluc,  subdé- 
légué, au  sujet  de  la  reconstruction  du  clocher  de 
Tanavelle;  les  habitants  insistent  pour  que  le  clocher 
soit  reconstruit  à  4  ouies  comme  il  était  aupara- 
rant,  tandis  que  le  chapitre  de   Saint-Flour,  déci- 


^  ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME, 

mateup  dp   la  paroisse,   prétend  ne  le    foire    qu'à 
3  ouies,   1758-1759. 


C.  2743.  (Liasse.)  —  2  p.  parch.,  dont  i  cahier  de  U  feuillets; 
106  p.  papv  dont  2  cahiers  de  37reuillets. 

1CM-t380-  —  Affaires  communales.  —  Tauves. 
—  Requête  de  Joseph  Mactfe  demandant  à  être  dé- 
ctiai^  du  syndicat  qu'itiifti 'exercé  pendant  4  années, 
et  à  être  remboursé  des  avances  faites  par  lui,  au 
cours  de  différents  procès  en  surtaux,  qui  s'élèvent 
à  184  liv.  17  sols;  correspondance  à  ce  sujet  de  l'In- 
tendant avec  M.  Bleton,  subdélégué:  les  habitants 
consentent  à  ce  que  Martin  soit  déchaîné  et  nom- 
ment un  autre  syndic,  mais  ils  reprochent  à  Mar- 
tin différentes  n^ligences,  particulièrement  en  ce  qui 
concerne  l'entretien  de  la  caserne,  1778;  rôle  de 
répartition  d'une  somme  de  100  liv.  acconiée  en 
remboursement  au  s''  Martin;  pièces  pn)duites  par  ce 
dernier  à  l'appui  de  sa  demande,  1774-1778;  —  re- 
quête de  Guillaume  Maury,  demandant  à  être  dé- 
chargé du  syndicat,  1781;  —  lettre  de  M.  Ribeyre, 
.  1732,  au  sujet  des  défrichements  opérés  par  les  ha- 
bitants du  Teil,  du  Vlvers,  de  La  Chaleîlle  et  du 
Leyrit  dans  les  communaux  appelés  Lâchai  de  Mont- 
mouchaix  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du  28 
août  1751,  contre  les  habitants  de  Tauves  qui  ont 
usurpé  dans  les  communaux  de  Parlaigue  et  du 
Coudert  de  Mas  ;  —  procès-verbal  de  défrichements 
par  lee  habitants  du  village  de  Villat  dans  le  tène- 
roent  de  Longesaigne,  paroisse  de  Tauves,  1759- 
1731;  —  réparations  au  mur  du  cimetière,  1784  ;  — 
construction  du  presbytère  :  correspondance  de  l'In- 
tendant avec  M.  Ribeyre,  subdélégué;  mémoires; 
lettre  adressée  en  1732  par  l'Intendant  à  M.  d'Or- 
messon,  exposant  qu'il  avait  imposé  de  1690  à  1693 
une  somme  de  1,031  liv.  sur  les  habitants  de  Tauves 
pour  la  construction  d'un  presbytère;  (es  consuls  en 
.charge  en  ont  fait  le  recouvrement,  mais  il  n'a  pas 
encoi-e  été  possible  de  leur  faire  vider  leurs  mains, 
malgré  les  sentences  obtenues  par  le  curé  en  l'Élec- 
tion, les  consuls  condamnés  ont  interjeté  appel  en 
la  Cour  des  Aides;  l'aSaire  traîne  depuis  32  ans;  le 
curé  s'est  décidé  à  se  pourvoir  devant  l'Intendant; 
celui-ci  insiste  pour  que  la  connaissance  de  l'affaire 
lui  soit  attribuée  dans  l'intérêt  de  la  communauté, 
elle  est  de  sa  compétence  :  «  l'Élection  n'a  de  juris- 
»  diction  que  pour  les  procès  qui  s'élèvent  au  sujet 
»  de  la  taille,  mais  la  cognoissance  de  tout  ce  qui 
>  concerne  la  capitation  et  les  impositions  extraordi- 


»  naires  appartient  aux  intendans  »;  —  arrêt  di 
Conseil  d'État,  du  18  mars  1732,  ordonnant  qu'î 
sera  procédé  par  devant  l'Intendant  à  l'adjudica' 
tion  des  ouvrages  du  presbytère  de  Tauves,  dont  h 
dépense  sera  payée  des  fonds  imposés  en  1690-16&3 

—  échange  a>nsenti  par  les  habitants  de  Tauves,  h 
13  déc.  1689,  d'un  petit  communal  appelé  Lous  Ba- 
quetz,  qu'ils  cèdent  aux  s"  Martin,  contre  un  Jar^ 
din  destiné  à  recevoir  le  bâtiment   du    presbytère: 

—  contrat  de  vente  par  Augustin  François  Oésai 
Dauphin  de  Leyval  aux  habitants  de  Tauves,  de  Is 
maison  de  son  fermier  sise  dans  ledit  lieu  pour  h 
prix  de  866  liv.  13  sois  4  den.,  le  8  déc.  1777: 
requête  des  habilauts,  ordonnances  de  l'Intendant, 
etc.,  au  sujet  des  réparations  à  faire  à  taditt 
maison  destinée  à  servir  de  presbytère;  les  habi- 
tants sont  autorisés  pour  subvenir  à  la  dépense  d( 
ces  réparations  à  vendre  les  casernes  qu'ils  possé 
daient  en  commun  avec  les  habitants  de  Saint-Gai 
rôle  de  répartition  de  la  dépense  causée  par  les- 
dites  réparations,  1778-1780;  —  réparations  de  h 
fontaine  et  de  l'horloge,  1751-1756. 


C.  S744.  (Liasse.)  —  Si)  pièces  [lapier,  dont  1  plan; 
1    cachet. 


16SS-17A5.—  Affaires  communales.  —  Teilhèdt 

—  Ternes  (les).  —  Teilhède  :  avis  de  M.  Touttée, 
subdélégué  à  Riom,  au  sujet  d'un  sentier  commu 
nal  que  les  habitants  de  Teilhède  prétendent  avoir 
été  usurpé  par  le  s'  Valeix,  le  procès  a  été  jugé  el 
le  syndic,  qui  représentait  les  habitants,  condamné, 
1780-1781;  —  réparations  au  presbytère  demandées 
par  le  curé,  1774-1775.  —  Teissières  dé  Cornet  : 
correspondance  de  M.  Pages  de  Vixoiises,  subdélégué, 
au  sujet  de  la  construction  du  presbytère;  rôle  de 
répartition  de  la  somme  de  1,100  liv.  sur  la  paroisse, 
1752-1753.  —  Ternant  :  requête  d'Henri  Golfier, 
demandant  à  être  déchaîné  du  syndicat,  1781;  — 
contestation  entre  Louis  de  Paneveyre  et  Jean  Bap- 
tiste des  François,  sieur  de  La  Bastide,  curé  de  Ter- 
nant, au  sujet  d'un  jardin  dont  jouit  ledit  curé,  le 
s'  de  Paneveyre  prétend  que  ce  jardin  était  autre- 
fois place  publique  et  demande  qu'il  soit  remis  en 
son  ancien  état  ;  les  habitants  décident  d'intervenir  : 
il  y  a  40  ans,  en  effet,  qu'ils  ont  abandonné  la  jouis- 
sance de  ce  communal  aux  curés  de  Ternant  qui 
en  ont  joui  tout  ce  temps  sans  contestation,  1785; 

—  réparations  du  presbytère,  1782-1783.  —  Ternes 
(les)    :    lettre   de   l'Intendant,    1755,   demandant  il 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

M.  de  Montluc  son  avis  sur  une  délibération  par 
laquelle  les  habitants  du  village  de  Courtines,  pa- 
roisse des  Ternes,  «  ont  arrêté  de  vendre  leurs  com- 
>  munaux  les  moins  fertiles  et  les  plus  écartés 
»  pour  se  procurer  les  moyens  d'acquitter  environ 
»  2,123  liv.  qu'ils  doivent  par  révénement  d'un  pro- 
»  ces  qu'ils  ont  perdu  contre  M.  de  La  Rochefou- 
»  cauld  au  sujet  d'une  redevance  »  ;  —  requête 
d'Antoine  Bigot,  prêtre  et  curé  des  Ternes,  au 
bujet  de  son  presbytère.  1685  ;  —  correspondance  au 
sujet  des  réparations  du  presbytère,   1768. 


485 


C,  274Î5.  (Liasse.)  —  i  pièce  parch.,  6  p.  papier, 
dont  2  cahiers  de  SO  feuillets. 


160S-1697.  — ;  Affaires  communales.  —  Thiers. 
—  Personnel,  assemblées,  privilèges.  —  Arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  22  septembre  1693.  par  lequel 
est  ordonné  à  Pierre  Baisle,  pourvu  le  1"  juin  1693 
de  l'office  de  maire  de  la  ville  de  Thiers  moyennant 
la  finance  de  6,000  liv.,  de  remettre  les  provisions 
et  quittances  de  finance  expédiées  en  son  nom  dudit 
office,  €  que   Sa   Majesté    déclare   nulles,   pour    être 

>  remboursé  ledit  Baisle  de  la  finance  de  deux  sols 

>  pour  livre  payée  par  lui  pour  raison  dudit  office. 
»  Ce  faisant,  Sa  Majesté  a  permis  et  permet  à  toutes 
»  personnes    d'enchérir    ledit    office    sur    l'offre    de 

>  8,000  liv.  faite  par  le  s""  La  Chaux  ».  Dans  les 
considérants  il  est  indiqué  que  le  duc  de  Lauzun, 
baron  de  Thiers,  s'est  porté  opposant  aux  lettres 
obtenues  par  ledit  s""  Baisle,  comme  contraires  aux 
droits  dudit  de  Lauzun  «  en  ce  que  ledit  Baisle  y 
»  a  fait  insérer  qu'il  jouira  de  l'exemption  du  droit 
»  de  tarif  autrement  appelle  letuHe  pour  toutes  les 
»  denrées  qu'il  fera  entrer  pour  sa  consomation,  qui 
»  est  un  droit  seigneurial  qui  appartient  audit  sieur 
»  duc  auquel  Sa  Majesté  n*a  pas  prétendu  préjudi- 
»  cier  par   son    édit,    et   la   compétance  que    ledit 

>  Baisle  s'est  fait  attribuer  de  la  police  au  préju- 
»  dice  de  la  possession  dans  laquelle  les  officiers 
»  dudit  sieur  sont  de  temps  immémorial  >;  —  assem- 
blée générale  des  habitants  convoqués,  le  9  déc.  1694, 
dans  la  maison  commune  appelée  du  Saint-Esprit, 
par  Pierre  Baisle,  conseiller  du  roi,  maire  perpé- 
tuel de  la  ville  de  Thiers  et  par  les  consuls;  on 
décide  sur  l'invitation  de  l'Intendant  de  désigner 
pour  lever  l'office  de  capitaine  major  M*  Antoine 
Astier,  s»"  de  La  Verchière,  avocat;  pour  son  lieu- 
tenant M*  Jean  Daurelle,  avocat;  pour  second  capi- 
taine s'  Jean  Belotz,  marchand   bourgeois,  et  pour 


son  lieutenant  s'  Antoine  Torrent,  aussi  marchand 
bourgeois;  quant  à  la  nomination  de  répartiteurs  du 
corps  des  marchands  pour  procéder  à  l'imposition  et 
répartition  de  la  somme  à  laquelle  ledit  corps  des 
marchands  a  été  taxé,  en  attendant  la  modération 
de  taxe  qu'on  demandera  au  roi,  on  désigne  pour 
répartiteurs  Claude  Jollivet,  juge  de  la  juridiction 
consulaire  des  marchands,  Gabriel  Camusat  l'ayné, 
premier  juge  dél^ué  de  police,  Antoine  Guillemot, 
second  consul  de  la  juridiction  consulaire  et  An- 
toine Dupuic,  marchand;  —  arrêt  du  Conseil  d'État, 
du  11  sept.  1696,  par  lequel  Sa  Majesté,  sans  s'ar- 
rêter aux  ordonnances  rendues  par  le  châtelain  de 
Thiers  des  16  janvier,  14  mars,  14  et  16  avril  1694, 
maintient  le  duc  de  Lauzun,  baron  de  Thiers  et 
ses  officiers  «  dans  le  droit  et  possession  d'exercer 
»  la  police  dans  la  ville  de  Thiers,  et  les  délégués 
»  de  police  qui  la  feront  ainsi  qu'ils  ont  accou- 
»  tumé,  subordinement  auxdits  officiers;  à  l'effet  de 
»  quoy  seront  tenus  lesdits  délégués  de  police  après 

>  leur  élection  et  le  serment  qu'ils  seront  tenus  de 
»  faire  es  mains  dudit  maire  de  Thiers,  de  le  réi- 

>  térer  en  celle  desdits  officiers  ;  aux  noms  desquels, 
»  s"*  baron  de  Thiers,  de  ses  officiers  et  desdits 
»  délégués  de  police  seront  intitulés  les  ordonnances 
»  et  jugements  qui  seront  rendus  par  lesdits  offi- 
»  ciers  dudit  s'  baron  de  Thiers  pour  le  fait  de 
»  police;  sur  ce  ouï  et  requérant  le  procureur  d'of- 
»  flce  dudit  Thiers.  Çonnoitront  les  officiers  du  s'  ba- 
»  ron  de  l'exécution  de  leurs  jugements  et  règle- 
»  ments  qui  seront  lus,  publiés  et  affichés  au  nom 
»  dudit  seigneur  baron  de  Thiers  et  desdits  officiers; 

>  comme  aussi  çonnoitront  des  marques  et  étalon- 

>  nages  des  poids,   mesures,  coupes,  boisseaux,  aul- 

>  nages  et  visite  d'iceux.  A  maintenu  et  maintient 
»  en  outre  Sa  Majesté  ledit  s'  baron  de  Thiers  dans 
»  le  droit  de  voirie  et  de  beneviser,  permettre,  les 
»  avancemens  dans  les  rues,  haiitvans,  soupiraux  de 

>  caves,  allignemens  et  autres  concernant  la  voirie 

>  dans  toute  l'étendue  de  la  ville  de  Thiers,  sans 
»  que  néanmoins  ledit  juge  châtelain  et  autres  offl- 
»  ciers  dudit. s*^  baron  de  Thiers  puissent  convoquer 
»  dans  leur  auditoire  aucunes  assemblées  desdits 
»  habitants,  soit  pour  le  fait  de  police  ou  autre- 
»  ment...  Ordonne  Sa  Majesté  que  l'édit  de.  créa- 
it tion  des  maires,  du  mois  d'aoust  1692,  déclara- 
»  tiens  et  arrêts  rendus  en  conséquence  seront  exé- 
»  cutés  selon  leur  forme  et  teneur;  ce  faisant  que 
»  ledit  maire  de  Thiers  pourra  seul  convoquer 
»  touttes  les  assamblées  générales  et  particulières  où 
»  il    s'agira  du  service  du  Roy,  du    bien  public  et 


486  ARCHIVES  DU 

>  des  affaires  de  la  communauté  des  habitants  audit 

>  Thiers,  pour  quelques  causes  et  occasions  que  ce 
»  puisse  être,  hors  toutefois  en  ce  qui  sera  du  fait 
»  de  police.  Auxquelles  assemblées,  soit  qu'elles  soient 
»  faites  pour  l'élection  d'un  juge  et  deux  consuls 
»  des  marchands,  des  collecteurs  de  ladite  ville  ou 
»  autrement,  desquels  ledit  maire  recevra  le  ser- 
»  ment;  icelluy  maire  présidera  à  l'exclusion  de  tous 
»  autres;  dans  lesquelles  assambiées  pourront  ledit 
»  châtelain  procureur  d'oflSce  et  autres  ofl9ciers  dudit 
»  s'  baron  de  Thiers  assister,  si  bon  leur  semble, 
»  et  y  auront  voix   délibérative   comme   les   autres 

>  habitants  de  ladite  ville  de  Thiers  seullement,  et 

>  y  pourront  faire  telles  remontrances  et  demandes 
»  qu'ils  jugeront  à  propos  pour  les  intérêts  dudit 
»  s'  baron  de  Thiers,  sans  qu'ils  puissent  faire 
»  aucunes  réquisitions  dans  les  affaires  où  il  s'agira 
»  du  service  du  roy,  de  ladite  ville  et  communauté; 
»  laquelle   fonction    appartiendra   au    procureur  du 

>  roy  de  ladite  ville,  qui  ne  pourra  être  troublé 
»  dans  icelle  par  lesdits  officiers;  sera  la  patrouille 
^  ordonnée  audites  assemblées  s'il  est  ainsy  jugé  à 
»  propos;  disposera  ledit  maire  de  Thiers  du  tam- 

>  bour  do  ladite  ville  en  ce  qui  concernera  son 
»  ministère,  allumera  les  feux  de  joye  et  précédera 

>  ledit    juge    châlellain    et    autres    officiers    dudit 

>  s'  baron  de  Thiers   au  chœur   et  nef  de  l'églize 

>  parroissialle  de  Saint-Genès,  processions,  Te  Deum, 
)►  et  autres  assemblées  générales  et  particulières,  et 
»  où  ils   se  trouveront   en   particulier  de   personne 

>  à  personne;  et  sur  le  surplus  des  demandes  et 
»  contestations   des   parties   Sa   Majesté   les   a    mis 

>  hors  de  cour  et  de  procès,  tous  dépans  compensés 

>  entre  elles  ».  Les  parties  intervenantes  étaient  le 
fif  Pierre  Baisle,  maire  perpétuel,  le  s'  Cottier, 
procureur  du  Roi  de  la  ville  et  les  consuls,  d'une 
part;  le  s'  Antoine  Astier,  châtelain  de  Thiers  et 
Antoine  Bompart  de  Caumont,  duc  de  Lauzun, 
baron  de  Thiers,  d'autre.  Parmi  les*  pièces  produites, 
on  remarque  :  l'enquête  faite  en  1694  par  le  s""  de 
Rochefort,  subdélégué  de  l'Intendant;  un  arrêt  du 
Conseil,  du  10  nov.  1693,  rendu  sur  la  requête  du 
s'  Baisle,  par  lequel  il  est  ordonné  que,  moyennant 
la  somme  de  10,000  liv.  offerte  par  ledit  Baisle, 
outre  les  deux  sols  pour  livre,  pour  la  finance  de 
l'office  de  maire,  les  provisions  obtenues  par  lui  se- 
ront réformées;  des  lettres  patentes  du  3  octobre 
1572,  relatives  à  la  reconstruction  du  pont  de  Pes- 
chadoires;  une  ordonnance  du  châtelain  de  Thiers, 
du  3  août  1549,  pour  empêcher  les  assemblées  noc- 
turnes et  port  d'armes  dans  la  ville  de  Thiers;  une 
lettre    du    19   novembre    1572    aux   officiers   de   la 


PUY-DE-DOME. 

justice  de  Thiers  de  la  part  du  Roi  pour  informer 
contre  ceux  qui  avaient  de  nouvelles  opinions  à  la 
suite  de  l'enquête  faite  par  le  châtelain;  une  lettre 
du  prince  de  Bourbon,  baron  de  Thiers,  du  28 
mars  1591,  au  s*^  de.  Sarret,  intendant  d'Auvergne; 
un  arrêt  de  mai  1*582,  qui  érige  en  corps  et  com- 
munautés les  marchands  papetiers  et  couteliers  de 
Thiers;  une  sentence  du  châtelain  de  Thiers,  du 
15  janvier  1619,  qui  homolc^ue  les  statuts  des 
maîtres  gainiers  de  Thiers.  —  Procuration,  en 
blanc,  au  nom  des  bourgeois,  marchands  et  notables 
habitants  de  la  ville  de  Thiers  pour  comparaître  au 
Conseil  dans  l'instance  qui  sera  intentée  par  M. 
Henri  Cottier,  conseiller  du  roi  et  son  procureur  en 
THôtel-de- Ville  de  Thiers,  contre  le  s'  Baisle,  maire 
de  cette  ville.  On  reproche  au  maire  d'assister, 
contrairement  aux  dispositions  de  plusieurs  arrêts 
du  Conseil,  au  partage  des  tailles  et  d'influencer  les 
collecteurs  pour  faire  décharger  ses  amis  et  parents; 
de  répartir  injustement  et  sans  contrôle  suffisant 
les  logements  des  gens  de  guerre.  Cette  procura- 
tion est  signée  des  noms  suivants  :  Astier,  Cha- 
brier,  Dufour  Tayné,  Jean  Vacherias,  Chabrier,  Tor- 
rent, Riberolles,  J.  Marry,  Chicot,  Mathieu  Cour- 
tade,  Guilhaume  Vacherias,  Daurelle,  Rapin,  Deloz 
Compage,  Astier  de  La  Verchière,  Garnier,  Mala- 
menayde  fraire,  J.  Marmey,  Cottier;  —  arrêt  da 
Conseil  d'État,  du  22  oct.  1697  renvoyant  à  M.  d'Or- 
messon,  intendant,  la  requête  de  Henri  Cottier 
contre  le  s'  Baisle;  —  ordonnance  signée  du  s^ 
Baisle,  maire  de  la  ville  de  Thiers  et  Dufour,  con- 
sul, 1697,  défendant  aux  syndics,  bailes,  maîtres, 
visiteurs  jurés  des  communautés  et  corps  communs 
des  arts  et  métiers  et  autres  personnes  publiques 
et  particulières  de  se  réunir  ailleurs  que  dans 
l'Hôtel-de-Ville  de  Thiers,  à  peine  de  50  liv.  d'a- 
mende. 


G.  2746.  (Liasse.)  —  30  pièces,  papier. 

17M-1740.  ~  Affaires  commgnalbs.  —  Thiers. 
—  Personnel,  assemblées,  privilèges.  —  Lettre  de  M. 
de  La  Grand  ville,  intendant,  du  10  déc.  1723,  à 
M.  de  La  Vrillièro,  au  sajet  de  la  division  qui 
règne  depuis  longtemps  entre  les  juges  du  seigne«r 
de  Thiers  et  les  échevins  de  lad.  ville  au  sujet 
de  la  police  ;  il  y  a  eu  déjà  plusieurs  instances 
tant  aux  requêtes  du  Palais  qu*au  Parlement  «  pour 

>  des   chefs  de  contestation  qui   ne   sont    que   des 

>  puérilitéz  et  qui  ne  •  méritent  pas  Tattention  d'an 


/ 


SERIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


487 


»  honnête  homme.  Cependant  tous  ces  procès  leur 
»  jpoûtent  des  sommes  excessives  et  mettent  des  di- 
»  visions  dans  la  ville  fort  nuisibles  au   commerce. 

>  J*ay    fait    tout  ce  que  j'ay  pu,    Monsieur,    pour 

>  rapprocher  toutes,  les  parties,  je  leur  ay   mesme 

>  proposé  de  s'en  rapporter  à  moy  pour  la  décision 
»  de  leurs  contestations  ;  elles  y  ont  consenties, 
»  mais  je  ne  voy  pas  qu'elles  me  mettent  en  état 
»  de    les  décider,    et  je  doute  en   pouvoir    venir  à 

>  bout  si  vous  ne  m'accordez  une  attribution  par- 
»  ticulière  qui  me  rende  leur  juge  »  ;  projet  d'ar- 
rêt d'attribution  ;  —  lettre  d'envoi  de  l'arrêt  d'at- 
tribution ;  —  correspondance  de  MM.  Des  Astiers  et 
Crozat;  —  délibération  de  l'assemblée  générale  de 
la  ville  de  Thiers,  du  9  janv.  1724,  par  laquelle 
les  habitants  décident  de  différer  la  nomination  des 
nouveaux  échevins,  paroeque  les  anciens  échevins 
sont  au  courant  des  affaires,  et  quo  les  circons- 
tances sont  graves,  puisqu'il  s'agit  dans  le  procès 
contre  M.  Crozat  des  privilèges  de  la  ville  ;  —  ju- 
gement rendu  par  M.  de  La  Grandviile,  intendant, 
du  2  janv.  1725,  sur  les  contestations  entre  la 
ville  de  Thiers  et  Antoine  Crozat,  commandeur,  grand 
trésorier  des  ordres  du  Roi,  baron  de  la  ville  de 
Thiers  :  le  ban  des  vendanges  sera  réglé  dans  une 
assemblée  de  ville  à  la  manière  ordinaire  et  com- 
muniqué par  les  échevins  au  châtelain  qui  ordon- 
nera l'exécution  dudit  ban  ;  le  s*"  RiberoUes  pourra 
indiquer  les  bans  des  vendanges  de  Jaunet  et  de 
Rapignat,  à  condition  qu'ils  n'anticiperont  pas  sur 
ceux  de  la  ville  de  Thiers,  il  l'apportera  également 
au  châtelain  qui  en  ordonnera  l'exécution;  l'assem- 
blée générale  de  la  ville  nommera  deux  auditeurs 
des  comptes  des  échevins,  qui  seront  rendus  en  la 
manière  ordinaire  ;  les  assemblées  générales  seront 
convoquées  au  son  de  la  cloche,  et  celles  des  nota- 
bles en  la  manière  ordinaire,  les  officiers  de  justice 
y  seront  appelés  par  un  serviteur  de  la  ville  et  y 
prendront  la  place  qui  leur  a  été  assignée  par  les 
ordonnances  de  M.  d'Ormesson,  des  7  mars  et 
26  mai  1702;  ils  y  auront  voix  délibérative  «  comme 
»  notables  et  bourgeois  >  ;  ces  assemblées  seront 
réglées,  en  ce  qui  concerne  le  nombre  d'habitants  de 
chaque  corps  qui  y  doivent  assister  à  l'avenir,  par 
une  assemblée  générale  des  •  habitants  ;  les  consuls 
ordonneront  les  feux  de  joie  et  illuminations  qui  se 
devront  faire  pour  les  réjouissances  publiques,  et 
les  juges  de  la  châtellenie  ordonneront  ce  qui  aura 
été  décidé  par  les  consuls  ;  au  cas  où  les  échevins 
et  délégués  feront  constituer  prisonniers  quelques 
habitants   ou  autres    particuliers    pris   en    flagrant 


délit,  ils  l^s  feront  enfermer  dans  les  prisons  pu- 
bliques de  la  châtellenie  et  non  ailleurs,  dresseront 
procès-verbal  du  fait  de  la  capture  et  le  rapporte- 
ront aux  officiers  de  justice  pour  être  par  eux 
procédé  suivant  l'exigence  du  cas  ;  les  consuls  dis- 
poseront du  tambour  et  autres  instruments  de  la 
ville  dans  les  cas  qui  concernent  leur  ministère 
d'échevins,  sans  que  lesdits  tambours  aient  dans 
ces  cas-là  à  demander  la  permission  des  officiers 
de  justice;  —  état  nominatif  des  échevins  de  Thiers  de 
1708  à  1728;  —  requête  de  Geuès  Dufour  et  Jean 
Guillemot,  juges  délégués  au  fait  de  la  police  de 
la  ville  de  Thiers,  tant  pour  eux  que  pour  leur 
collègue  Jean  Marry,  de  présent  en  la  ville  de 
Paris,  exposant  que,  contrairement  .à  l'ordonnance 
de  l'Intendant,  du  6  octobre  1726,  qui  règle  les 
contestations  d'entre  M.  Antoine  Crozat,  seigneur  et 
baron  de  la  ville  et  ses  officiers  de  la  châtellenie^ 
et  les  échevins,  ils  ont  été  omis  parmi  le  nombre 
des  officiers  qui  doivent  composer  les  assemblées  de 
la  ville  ;  lettre  à  ce  sujet  de  M.  de  Merviile,  du 
15  janvier  1730,  fevorable  à  la  demande  des  délé- 
gués; —  nouvelles  lettres  de  M.  de  Merviile  sur 
les  contestations  entre  le  corps  commun  et  les  offi- 
ciers de  la  châtellenie  1734-1735  :  il  rappelle  que  les 
assemblées  de  ville  n'ont  eu  une  forme^  raisonnable 
que  depuis  le  règlement  de  1725  fait  par  M.  de  La 
Grandviile  ;  la  source  du  désordre  était  jusque  -  là 
dans  le  crédit  qu'ont  nos  marchands  sur  les  arti- 
sans qu'ils   font  travailler,  «    en    sorte    que,    s'ils 

>  avoient  besoin  d'une  délibération,  ils  remplissoient 
»  l'hôtel  de  ville  d'ouvriers  papetiers,  de  coutelliers 
»  et  d'autres  habitants  de  cette  espèce,  qui  n'osoient 

>  pas  leur  contredire  et  qui  souvent  nous  venoient 

>  dire  après  qu'ils  seroient  ruinés  s'ils  avoient 
»  ouvert  ou  suivy  un  avis  différent  »  ;  comme  les 
délibérations  sont  valides  quand  il  y  a  trente  déli- 
bérants, les  marchands,  qui  y  sont  les  plus  assidus» 
font  eux  seuls  le  tiers  de  l'assemblée,  ce  qui  les 
en  rend  presque  toujours  les  maîtres;  et  ils  le  se- 
raient plus  que  jamais,  si  les  délégués  (qui  sont 
toujours  trois  marchands,  contre  la  disposition  ex- 
presse des  ordonnances,  suivant  lesquelles  ils  doi- 
vent être  pris  de  différents  états)  y  étaient  admis  ; 
M.  de  Merviile  propose  cependant  de  les  y  admettre 
«  à  condition  que  le  nombre  des  délibérans  de  cha- 
»  que  corps  particulier  sera  diminué  d'autant  de 
»  personnes  qu'il  y  en  aura  de  ce  corps  parmi  les 
»  délégués  de  police  »;  —  requête  de  J.-B.  du  Flo- 
quet,  1738,  demandant  à  être  déchargé  de  l'éche- 
vinage,  attendu  sa  qualité  de   noble;    lettres    à   ce 


ARCHIVES  DU 
U.  de  Merville  et  des  échevins  àe  Thiers; 
le»  pièces  produites  par  le  s''  du  Fioquet 
de  sa  demande  :  lettres  d'anoblisse- 
îpterabre  1648;  lettres  de  jussion;  ar- 
ia Cour  des  aides  de  Clermont  et  du 
contrat  de  mariage  de  Jean  -  Baptiste  du 
fily  de  Cosme  et  de  Peroniielle  d'Allema- 
:  Marguerite  Riomet,  fille  de  M.  Etienne 
lieutenant  général  de  Saint-Oermain-rHerm, 
tinette  de  Benoid,  du  26  fév.  1645;  contrat 
ge  de  Biaise  du  Fioquet  avec  Amable  de 
i  de  noble  Jean  de  Vict,  sieur  de  Pontgi- 
latenant  général  de  Vichy,  et  de  Marie 
lu  23  juin  1679;  autre  contrat  de  mariage 
!  Blai^  avec  Rosalie  Astier,  Qlle  d'Antoine 
■  de  La  Verchière,  du  13  fév.  1694  ;  — 
m  échevins  de  la  ville  de  Thiers,  infor- 
itendant  que  le  grand-père  de  M.  du  Flo- 
u  déjà  une  pareille  affaire  avec  le  corps 
de  la  ville  de  Riom,  et  qu'il  y  a  eu  un 
la  Cour  des  aides  de  Clermont  «  qui  an- 
les  lettres  de  noblesse  dont  il  prétendoit 
'ir  »,  tous  les  titres  de  noblesse  accordés 
(11  ont  été  d'ailleurs  révoqués  en  1664,  et 
rtain  que  les  du  Fioquet  ont  été  à  Riom 
aux  tailles  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville, 
n  1740,  dans  laquelle  il  est  question  d'un 
de  la  Cour  des  Aydes  qui  vient  de  mettre 
lu  Fioquet  au  niveau  de  ses  citoyens,  en 
Tendant  de  prendre  la  qualité  de  noble  »  ; 
des  échevins  â  l'Intendant  à  l'occasion  de 
Ile  année,  janvier  1741. 


747.  (Liasse.)  —  33  pitces,  papier;  3  cachets. 

I  1344-19SS.      —      AOMINIBTUATION       COMMU- 

Thiers.  —  Personnel,  assemblées,  privi- 
Lettre  de  M,  de  Merville,  du  20  sept.  1744, 
de  la  nomination  de  Jean  Batice  comme 
le  quartier  ;  —  lettre  des  s"  Girauld  et 
a  sujet  dd  la  désertion  des  assemblées  de 
is  de  M.  de  Merville  ;  ordonnance  de  l'In- 
du 30  août  1745,  ordonnant  que  tes  assem- 
lérales  seront  indiquées  dès  la  veille,  que 
tés  de  chaque  corps  seront  tenus  de  s'y 
lous  peine  de  10  liv.  d'amende,  enfin  qu'une 
ladite  ordonnance  sera  délivrée  à  chacun 
ités  en  question  ;  —  letti'e  de  l'Intendant  à 
ierville,  du  10  déc.  1746,  sur  l'usage  abusif 
introduit  dans  la  ville  de  Tliiers,  de  nom- 


PUY-DE-DOME. 

mer  des  échevins  ou  des  administrateurs  de  l'hôpi- 
tal qui  n'ont  point  passé  par  la  collecte,  il  lui  de- 
mande son  avis  à  ce  sujet;  —  lettre  et, requête  à 
l'Intendant  de  M.  Barge-Dai^ent ,  seul  échevin  de 
la  ville  de  Thiers,  du  3  fév.  1751,  au  sujet  des 
difficultés  que  présente  l'ordonnance  de  M.  Rcwsi- 
gnol  de  1745  :  les  amendes  devraient  être  perçues 
par  les  échevins  et  non  par  les  collecteurs,  qui  ae 
rendent  point  de  compte  et  ne  perçoivent  que  les 
deniers  royaux,  puisque  ces  amendes  doivent,  d'après 
l'ordonnance,  tourner  au  profit  de  la  ville  ;  il  est 
impossible  aussi  de  délivrer  une  copie  de  l'ordon- 
nance à.  tous  les  délégués  des  corps,  qui  sont  nom- 
breux et  qui  changent  chaque  année,  il  serait  pré- 
férable de  la  faira  afficher  et  publier  dans  les 
carrefours;  —  commission  d'échevin  pour  le  a'  Guil- 
lemot aine,  et  prestation  de  serment  dudit  Guil- 
lemot, 1751;  lettres  de  M.  Miguot,  subdélégué,  au 
sujet  des  commissions  du  Conseil  que  l'Intendant  lui 
a  adressées  pour  les  s"  Guillemot,  Audembron  et 
Darrot,  nommés  échevins,  et  de  l'assemblée  générale 
que  le  s'  Barge  doit  convoquer  «  pour  délibérer 
»  sur  le  choix  du  sujet  que  la  ville  est  tenue  de 
»  nommer  au  roi  pour  l'expétlitioa  des  lottres-pa- 
»  tentes  de  réunion  des  offices  municipaux  »  ;  — 
lettres  de  M.  de  Merville,  sept.-oct.  1751,  deman- 
dant une  copie  de  la  commission  des  nouveaux 
échevins,  afin  d'être  en  état  de  dresser  un  mé- 
moire pour  les  officiers  de  justice  au  sujet  des 
contestations  qui  peuvent  naître  entre  eux  et  les- 
dits  échevins;  —  contestation  entre  les  échevins  et 
les  officiers  de  la  châtellenie,  au  sujet  de  la  pré- 
séance au  Te  Deum  et  au  feu  de  joie,  oct.  1751;. 
—  lettre  des  échevins  de  Thiers,  du  22  oct.  1751, 
adressant  à  l'Intendant  copie  des  titres  relatifs  aux 
privil^es  de  la  ville  de  Thiers  ;  <  on  trouve,  ajou- 
»  lent-ils,  dans  nos  archives,  beaucoup  de  pancartes 
»  en  latin  concernant  lesdits  privilèges  ;  le  stile  en  est 
»  très  ancien,  il  faudroit  des  gens  au  fait,  que 
»  nous  n'avons  pas,  pour  les  ti'aduire  »  ;  —  copies 
des  lettres  patentes  de  1567  et  1569  pour  la  ville 
de  Thiers  ;  —  observations  relatives  aux  préten- 
tions des  échevins  ;  on  prétend  que  les  fonctions 
attribuées  aux  consuls  ne  peuvent  pas  être  diffé- 
rentes de  celles  des  commis  que  la  ville  nommait 
avant  1569;  on  prétend  que  les  échevins  avancent 
une  chose  inexacte ,  lorsqu'ils  assurent  qu'on  ne 
leur  a  [taa  communiqué  le  règlement  qu'on  se  pro- 
posait de  faire  pour  la  coutellerie,  et  qui,  disent- 
ils,  a  causé  tant  de  désordre  dans  la  manufacture; 
it  est  certain,  au  contraire,  que  les  consuls  ont  foit 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

leurs  observations  avant  la  promulgation  du  règle- 
ment ;  on  affirme  enfin  que  les  échevins  n'ont  au- 
cun droit  à  sMmmiscer  dans  le  partage  des  tailles; 
—  lettre  de  M.  Mignot,  du  8  janv.  1752,  priant 
l'Intendant  de  ne  pas  homologuer,  avant  d'avoir  en- 
tendu ses  explications,  une  délibération  des  habi- 
tants dans  laquelle  ces  derniers  se  plaignent  des 
gains  immenses  que  M.  Mignot  père  fait  dans  la 
recette  des  octrois  et  patrimoniaux,  qu'il  exerce  de- 
puis 22  ans;  M.  Mignot  proteste  qu^il  n'a  pas  été 
payé  à  son  père  un  sol  de  gages,  bien  qu'ils  eus- 
sent été  promis  audit  receveur  par  la  délibération 
qui  l'avait  nommé  ;  il  a  été  fait  aussi  dans  cette 
assemblée  «  dont  Tunique  but  devoit  être  la  confir- 
»  mation  des  administrateurs  de  l'hôpital  >  une 
proposition  concernant  les  privilégiés,  et  qui  vise 
directement  M.  de  Merville  ;  —  lettre  de  M.  Mi- 
gnot, subdélégué,  du  28  juin  1753,  se  plaignant  que 
le  s^  Darrot,  maire,  ait  refusé  de  lui  remettre  et 
de  faire  enregistrer  au  greffe  do  THôtel  de  Ville 
une  ordonnance  par  laquelle  l'Iiii  *ndant  détermine 
«  conformément  aux  précédentes ,  rendues  par  MM. 
»  de  Trudaine  et  Rossignol,  la  forme  des  assem- 
»  blées  de  ville  et  le  nombre  des  dôlibérans  »  ;  let- 
tre à  ce  sujet  de  M.  Darrot  ;  —  lettre  des  maire 
et  échevins  de  la  ville  de  Thiers,  du  18  déc.  1753, 
insistant  pour  obtenir  l'autorisation  d'imposer  les 
privilégiés  pour  les  charges  de  la  ville  :  il  en  résul- 
terait deux  avantages,  l'un  de  suppléer  aux  500  liv. 
de  taille  que  payait  M.  de  Francséjour,  qui  a  ac- 
quis une  charge  de  secrétaire  du  roi,  l'autre  d'em- 
pêcher les  [>articuliers  d'acheter  des  charges  pour 
s'exempter  de  la  taille  ;  —  lettre  de  M.  Darrot, 
ex-maire  de  Thiers,  du  28  déc.  1753,  relative  aux 
dissensions  qui  se  sont  élevées  dans  l'assemblée  du 
corps  commun,  du  26  dudit  mois,  au  sujet  de  la 
nomination  du  maire,  des  échevins  et  des  juges  de 
police. 


489 


C.  2748.  (Liasse.)  —  08  pièces,  papier;  1  cachet. 

(175â)  1 759-1 7ttl.  —  Affaires  communales.  — 
Thiers.  —  Personnel,  assemblées,  privilèges.  —  Cor- 
respondance (le  rintendant  avec  M.  de  Courteille, 
et  les  maire  et  échevins  de  Thiers  de  Tannée  1758, 
au  sujet  du  refus  de  M.  Riberolles,  s'  des  Marti- 
nanches,  d'accepter  la  place  de  maire  de  cette  ville 
à  laquelle  il  a  été  nommé  par  la  communauté;  il 
se  fonde  sur  les  privilèges  attachés  à  sa  qualité  de 
Jioble;  l'Intendant  répond  que  la  charge  de  maire 
PuY-DK-DÔME.  —  Série  C. 


n'est  plus  incompatible  avec  la  noblesse  depuis  que 
la  collecte  a  été  séparée  de  l'échevinat  ;  mais  M. 
Riberolles  a  d'autres  raisons  valables  pour  deman- 
der sa  décharge  «  la  fabrication  générale  du  papier 
»  nécessaire  pour  la  régie  des  cartes  dont  il  est 
»  chargé  et  les  voyages  fréquents  que  les  pertes 
»  qu'il  a  fait  à  Lisbonne  l'obligent  de  faire  »,  aussi 
l'Intendant  a-t-il  écrit  aux  échevins  de  Thiers  pour 
les  engager  à  choisir  un  autre  sujet  ;  on  nomme 
Guillaume  Torrent  ;  —  requête  des  maire  et  éche- 
vins de  la  ville  de  Thiers,  exposant  qu'ils  ne  peu- 
vent tenir  d'assemblées  du  corps  de  ville  sans  que 
les  notaires  et  procureurs  n'y  soulèvent  quelque  tu- 
multe; d'autre  part,  les  offlciers  de  la  châtellenie, 
dont  un  ou  deux  assistent  d'ordinaire  aux  assem- 
blées, €  en  imposent  aux  autres  députés  des  corps 
»  des  arts  et  métiers,  laboureurs  et  vignerons,  qui 
»  n'osent  être  d'autre  sentiment  que  du  leur  à 
»  cause  qu'ils  sont  les  juges  des  jurandes  »  ;  ils  de- 
mandent pour  contrebalancer  cette  influence  que  les 
vingt  conseillers  du  conseil  privé  puissent  assister 
aux  assemblées  générales;  —  lettres  de  M.  Mignot, 
août  1759,  protestant  contre  la  prétention  des  offl- 
ciers municipaux  de  •faire  assister  le  conseil  privé 
aux  assemblées  générales  ;  comme  ils  ne  font  appe- 
ler à  ce  conseil  que  les  sujets  qui  leur  sont  dé- 
voués, ce  serait  donner  au  maire  la  toute  puissance 
et  ôter  au  corps  commun  des  habitants  la  décision 
des  affaires  qui  les  intéressent  ;  M.  Mignot  se 
plaint  aussi  du  trouble  que  les  offlciers  municipaux 
ne  cessent  d'apporter  à  l'exercice  des  fonctions  que 
remplissent  les  juges  de  la  châtellenie,  il  adresse  à 
l'Intendant  copie  d'un  arrêt  du  Conseil  de  1696  et 
d'un  jugement  de  l'Intendant  de  1725,  qui  ont  ré- 
glé les  différends  survenus  à  ce  sujet  entre  leurs 
prédécesseurs  ;  —  copie  du  jugement  de  M.  de  La 
Grandville,  du  2  janvier  1725;  copie  d'une  délibé- 
ration du  29  août  1725  ;  copie  d'une  requête  et 
d'une  ordonnance  de  l'Intendant,  du  21  février  1754, 
qui  conflrme  les  officiers  de  la  châtellenie  dans  leur 
possession  de  la  préséance  aux  assemblées  de  l'hôtel 
de  ville  de  Thiers  sur  les  ex-maires  et  ex-échevins, 
et  qui  ordonne  que  lesdits  officiers  y  assisteront .  en 
robes;  —  lettres  de  M.  Mignot,  janvier  1760,  rela- 
tives à  la  contestation  soulevée  entre  le  s'"  Torrent, 
ex-maire,  et  les  officiers  de  la  châtellenie  au  sujet 
de  la  préséance  ;  —  lettre  des  maire  et  échevins 
de  la  ville  de  Thiers,  du  4  fév.  1701,  demandant 
à  l'Intendant  de  vouloir  bien  homoloiçuer  une  déli- 
bération qu'ils  viennent  de  prendre  au  sujet  du 
prêt  et   droit    annuel   de  leurs  charges  :  M.    Teil- 

62 


490  ARCHIVES  DU 

lard,  receveur  des  revenus  casuela  et  deniers  extra- 
ordinaires de  Sa  Majesté,  à  Riom,  leur  ayant  donné 
avis  que  M.  bertin  les  admettrait  jusqu'au  15  fé- 
vrier suivant  à  payer  le  rachat  des  charges  muni- 
cipales, moyennant  une  somme  de  2,863  llv.  6  sols 
8  deniers ,  ils  cherchèrent  les  moyens  de  se  pro- 
curer cette  somme;  comme  ia  ville  n'a  que  peu  de 
ressources,  elle  courait  risque  de  perdre  ses  char- 
ges ,  lorsque  M.  Gabriel-Genès  Darrot ,  bourgeois 
de  cette  ville,  est  venu  proiioser  de  lui  donner 
3,400  llv.  «  à  la  charge  cependant  de  l'exemption 
»  pendant  sa  vie  de  sa  taille  iiersonnelle,  ou  pen- 
a  dant  20  ans,  après  lequel  temps  la  principal 
»  sera  éteint  »  ;  ils  pensent  qui»  cette  offre  doit 
être  acceptée  ;  lettre  de  M,  Mignot  priant  l'Inten- 
dant d'homologuer  la  délibération;  réponse  de  l'In- 
tendant annonçant  qu'il  ne  peut  approuver  cet  ar- 
rangement, «  parce  que  les  abonnements  et  affran- 
»  chissements  de  tailles  et  autres  impositions  sont 
»  prohibées  par  les  règlements,  et  il  est  important 

>  avant   de  rien   faire  qu'un  de   MM.   les  maire   ou 

>  échevins  viennent  en  cette  ville  pour  prendre 
»  mes  ordres  sur  l'objet  dont  il  s'agit  »;  — lettres 
des  maire  et  échevins  de  1764,  accusant  réception 
de  redit  du  mois  d'août,  et  adressant  à  l'Intendant 
un  mémoire  sur  la  forme  des  assemblées  de  la  ville; 
—  nomination  du  s'  de  Rlberolles  pour  remplir 
pendant  trois  ans  la  place  de  maire  de  la  ville  de 
Thiers,  1765;  —  lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué 
à  Thiers,  du  15  janvier  1767,  adressant  à  lln- 
tendance  l'état  des  villes  et  paroisses  de  sa  subdé- 
l^ation,  «  du  nombre  desquelles  Thiers  et  Cour- 
»  plère  sont  les  seules  qui  ayent  nommé  des  offl- 
»  ciers  municipaux  >;  —  requête  de  Antoine  Cottier, 
écuyer,  seigneur  du  Bost  de  Montvianeix,  deman- 
dant à  être  dispensé  d'accepter  la  charge  d'échevin 
à  laquelle  l'ont  nommé  les  officiers  municipaux; 
lettres  i  ce  sujet.  17G8;  —  nomination  du  maire 
de  Thiers  en  1768;  l'Intendant  recommande  M.  Dar- 
rot; —  correspondance  des  échevins  de  Thiers  et  de 
M.  Mignot  avec  l'Intendant  au  sujet  d'une  délibé- 
ration par  laquelle  la  ville  décide  «  de  prendre  le 
»  fait  et  cause  du  s'  Chassaigne,  juge  délégué  au 
»  fïiit  de  la  police,  dans  le  procès  qu'il  a  à  soutenir 

>  contre  le  s'  Vincelet,  notaire  et  procureur,  au  su- 

>  jet  de  la  préséance  que  ce  dernier  lui  disputa  à 
»  la  cérémonie  du  service  qui  fut  célébré  pour  le  feu 
»  roi  >,  1775-1776  ;  —  état  des  officiers  municipaux 
composant  le  corps  de  ville  de  1773  à  1776  ;  — 
lettre  de  M.  Mignot,  du  13  juillet  1780,  exposant 
que  la   ville   de  Thiers  est  la    seul  endroit   de   la 


PUY-DE-DOME, 
subdél^ation  où  il  y  ait  un  corps  municipal  établ 
en  conséquence  de  l'édit  de  1771  ;  ce  corps  fu 
dans  le  principe  composé  d'un  maire,  deux  éche- 
vins, un  procureur  de  Sa  Majesté,  deux  assesseurs 
un  contrôleur,  un  syndic  trésorier  et  un  secrétair 
greffler,  commis  par  une  même  commi^ion  du  ro 
du  ^  juillet  1773  ;  lorsque  la  province  fut  donné 
en  apanage  au  comte  d'Artois,  un  des  otilciers  d< 
ce  prince  venu  en  la  ville  de  Thiers  augmenta  1 
nombre  des  municipaux  d'un  lieutenant  de  mair 
et  d'un  troisième  échevin  ;  il  s'agit  de  remplace 
quelques-uns  de  ces  officiers  qui  sont  dans  le  ca 
de  solliciter  leur  retraite  ;  —  état  de  la  constitu 
tion  du  corps  municipal  au  13  juin  1780  et  de 
sujets  proposés  pour  le  renouvellement  ;  —  lettr 
de  M.  Rudel,  du  24  sept-  1780,  annonçant  qu'il  i 
fait  notifier  aux  nouveaux  pourvus  des  offices  muni 
cipaux  l'ordonnance  du  roi  contenant  la  nomina' 
tion  de  leurs  personnes  auxdits  offices  ;  il  remercii 
quant  à  lui  le  roi  de  lui  avoir  accordé  sa  retrait 
après  un  auss4  long  et  pénible  exercice  ;  —  lettr 
de  M.  Mignot,  du  20  nov,  1780,  au  siyet  de  pré 
tendues  erreurs  de  nom  commises  dans  la  désigna 
tion  des  nouveaux  officiers  municipaux  ;  —  corres 
pondance  de  l'Intendant  avec  M.  Mignot,  mai  1781 
au  sujet  de  l'inexécution  de  l'ordonnance  du  roi  di 
10  sept.  1780,  qui  renouvelait  partie  du  corps  muni 
cipal  de  la  ville  de  Thiers  ;  l'Intendant  indique  qu 
c'est  bien  Gilbert  de  Hiberolles  des  Martinanches  e 
François  Guillemot  -  fiodiment  qui  ont  été  nommé: 
maire  et  lieutenant  de  maire,  il  faut  donc  les  iu 
viter  à  prêter  serment  et  à  s'occuper  des  affaire 
de  la  ville  qui  sont  en  souffrance. 


C.  2749.  (Liasse.)  —  12  pièces,  jiapier. 

1731-1755.  —  Affaires  communales.  —  Thiers 
—  Personnel,  —  Lettre  de  M.  des  Astiers,  di 
20  mars  1721,  au  sujet  de  la  garde  de  la  ville  i 
l'occasion  de  la  peste;  —  requête  d'Antoine  Brunel 
clerc  de  ville,  17ôl,  exposant  qu'il  logeait  autrefoi 
dans  la  tour  Chabanel,  ou  se  trouvaient  les  ar 
chives,  mais  cette  tour  ayant  été  démolie,  il  y  i 
12  à  13  ans,  il  a  dû  se  loger  k  ses  frais  et  pay< 
pour  cela  60  liv.  ;  il  demande  une  indemnite  d< 
logement;  correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  Bai^ 
Dargent,  échevin  ;  Mignot,  subdélégué,  avec  l'inten- 
dant;  délibération  du  7  mars  1751  qui  lui  accordi 
un  supplément  de  gages  de  300  liv.  pour  son  loge 
ment;  —  augmentation  de  gages  en  faveur  du  cler 


de  ville ,  1755  ;  —  correspondance  de  l'Intendant 
avec  MM.  Mignot  et  de  MerviUe,  1751,  au  sujet 
d'une  sage -femme  de  Paris  qui  propose  de  venir 
s'établir  à  Thiers  moyennant  200  liv.  de  pension  et 
un  logement  convenable  ;  —  lettre  de  M.  de  Mer- 
viUe, 1732,  au  sujet  d'une  requête  des  syndics  des 
vignerons  qui  se  plaignent  du  retard  apporté  à  la 
nomination  des  garde- vignes. 


C.  27ti0.  (Liasse.)  —  24  pièces,  papier  ;  1  cachet. 

179§-1763.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 

—  Patrimoniaux.  —  Déclaration  des  échevlns  de 
Thiers  de  Tannée  1728  au  sujet  des  délibérations 
contenant  marchés,  traités  ou  autres  actes,  depuis 
1708,  fournie  en  exécution  de  l'arrêt  du  Conseil 
du  30  décembre  1727;  —  procès- verbaux  d'adjudica- 
tion du  poids  de  ville  ;  —  lettre  de  M.  de  Mer- 
ville,  1731,  au  sujet  de  la  ferme  du  poids  de  ville 
de  1726  à  1728,  le  prix  en  a  «'té  touché  par  les 
consuls  et  le  s"*  Delotz,  ancien  c  »;nmis  à  la  recette 
des  octrois  et  patrimoniaux,  de  .lande  pour  rendre 
ses  comptes  que  la  somme  en  question  lui  soit 
remise  ;  ordonnance  rendue  en  conséquence  par 
l'Intendant  ;  —  lettres  de  M.  MerviUe ,  1736 ,  au 
sujet  de  l'adjudication  de  la  ferme  du  poids-le-Roy  ; 

—  baux  à  ferme  du  poids  de  ville,  en*  1740,  moyen- 
nant 286  liv.  ;  en  1751,  au  prix  de  515  liv.  ;  — 
réclamations  du  s""  Foulhouze,  fermier  du  poids  de 
ville,  demandant  une  diminution  sur  le  prix  de 
son  bail ,  1762-1763  ;  du  s'  Andrieu ,  fermier  du 
même   poids,  en  1764. 


C.  2751.  (Liasse.)  —  87  pièces,  papier  ;  2  cachets. 

1733-1785.  —   Affaires  communales.  —  Thiers. 

—  Travaux  communaux.  —  Fontaines  et  hotçl  de 
ville.  —  Correspondance  de  ITntendant  et  de 
M.  de  MerviUe  au  sujet  des  réparations  des  fon- 
taines de  Thiers,  1733-1737  ;  -—  état  des  dépenses 
faites    pour    le  rétablissement  des  fontaines ,  1741  ; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  19  déc.  1743,  en- 
joignant aux  consuls  reliquataires  de  1731  à  1741, 
de  payer  les  sommes  dont  ils  sont  redevables  pour 
être  employées  aux  travaux  des  fontaines  ;  —  cor- 
respondance de  MM.  de  La  Chàteigneraye,  vicaire 
général,  comte  de  Lyon,  aumônier  du  roi  ;  de  Mer- 
ville^  subdélégué ,.  et  Daurelle,  procureur  d'office  de 
l'abbaye  du  Moutier,  au   sujet  de  l'opposition  faite 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  491 

» 

par  Dom  Garnier,  à  la  réparation  d'une  fontaine 
qui  fournit  l'eau  à  tous  les  habitants  du  faubourg 
du  Moutier,  1748  ;  —  délibération  du  19  nov. 
1747,  par  laquelle  les  habitants*  décident  de  renou- 
veler les  robes  consulaires  et  de  faire  les  répara- 
tions aux  fontaines,  à  la  maison  de  ville  et  à  la 
tour  de  la  grosse  horloge  ;  correspondance  des  éche- 
vins  ;  ordonnances  de  l'Intendant  ;  adjudication  des 
réparations  de  l'hôtel  de  ville  au  prix  de  640  liv.; 
correspondance  de  M.  de  MerviUe  relative  aux  tra- 
vaux des  fontaines,  1749-1750  ;  —  lettre  de  M. 
Mignot,  1752-1755,  sur  le  même  sujet  ;  —  avis 
de  M.  Mignot  sur  une  requête  présentée  à  l'Inten- 
dant par  les  habitants  du  faubourg  de  la  Porte 
Neuve,  qui  demandent  l'autorisation  de  conduire  à 
leurs  frais  le  surplus  des  fontaines  publiques  jus- 
qu'à une  fontaine  dudit  faubourg;  M.  Mignot  pense 
qu'on  doit  accorder  l'autorisation  demandée,  ce 
faubourg  est  habité  en  grande  partie  par  des  fille- 
tiers  ou  teinturiers  en  fil,  que  l'éloignement  des  fon- 
taines constitue  en  de  grosses  dépenses;  la  fontaine 
de  leur  faubourg  n'a  cessé  de  fluer  que  lors  des 
réparations  qui  furent  faites  aux  fontaines  de  la 
ville,  1756  ;  —  blâmes^  et  débats  du  compte  des 
commissaires  des  fontaines,  1758  ;  —  délibération, 
du  12  juillet  1761,  relative  aux  réparations  qu'il 
conviendrait  de  faire  aux  fontaines  et  au  couvert 
de  l'horloge  ;  —  correspondance  de  MM.  de  Cour- 
teille  ;  de  Ballainvilliers,  intendant  ;  Mignot,  subdé- 
légué ;  des  échevins  de  la  ville  de  Thiers,  au  sujet 
des  réparations  des  fontaines,  1762-1764  ;  la  dé- 
pense desdites  réparations  et  celles  qu'occasionnerait 
l'adduction  de  nouvelles  sources  sont  estimées 
34,360  liv.  ;  il  est  aussi  question  dans  cette  corres- 
pondance du  dépôt  de  la  machine  inventée  par 
M°**  du  Coudray  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant, 
fév.  1765,  commettant  le  s""  Chaper  pour  dresser 
un  devis  exact  des  travaux  en  question  ;  —  lettre 
à  ce  sujet  des  maires  et  échevins  de  Thiers, 
MM.  Rudel,  maire,  Bodiment  Pignat,  lieutenant  de 
.  maire,  et  Chassagne,  échevins,  du  7  sept.  1765,  — 
mémoire  et  état  contenant  la  distance  des  sources 
à  conduire  de  la  montagne  de  Montsauvy  aux  an- 
ciennes conduites  des  fontaines  de  Thiers,  la  quan- 
tité d'eau  que  l'on  pourrait  conduire  et  ^  l'état  de 
la  dépense  nécessaire  pour  lad.  conduite  ;  la  mon- 
tagne est  à  une  lieue  de  Thiers,  et  contient  plu- 
sieurs sources  éparses  qu'il  faudrait  réunir  ;  —  cor- 
respondance de  l'Intendant  avec  M.  RiberoUes  des 
Martinanches,  maire  de  la  ville  de  Thiers  :  le 
devis    de    Chaper    élève    la    dépense   à  78,000  liv.. 


ARCHIVES  DU 
i  bien  considérable  et  <\\xi  rend  cette  entre- 
difflcile  »  :  la  \ille  camjite  sur  le  rembour- 
des  anciennes  charges  de  maire  et  d'éche- 
i  est  un  objet  de  37,796  liv.  et  sur  le 
des  villes  de  Clerraont  et  Riom,  celle  de 
lyant  été  ci-devant  imposée  en  leur  faveur 
même  sujet  ;  lettre  à  ce  sujet  de  l'Inten- 
M.  de  Courteille,  août  1766  ;  il  n'est  pas 
le  la  ville  de  Thiers  ait  contribué  aux  dé- 
les  fontaines  de  Clermont  ;  elle  a  contribué 
les  de  Riom,  comme  les  autres  paroisses  de 
I  ;  on  pourrait  donc  faire  une  imposition 
inaire  sur  l'élection  de  Riom,  mais  la  ville 
rs  devrait  toujours  supporter  le  tiers  de  la 
—  requête  des  habitants  demandant  au 
ir  général  une  somme  de  18,000  liv.  pour 
lite  de  leurs  fontaines,  les  citoyens  aisés 
le  fournir  au  surplus  de  la  dépense  ;  avis 
Mignot  ;  la  somme  de  80,000  liv.  indiquée 
evis  qui  a  été  fait  est  sans  doute  exagérée; 
i  de  M.  Cliauvassaignes,  du  24  juillet  178D, 
t  (le  la  disette  d'eau  dans  la  ville  de 
«  c'est  ici  à  la  fontaine  comme  au  confes- 
I,  chacun  i  prend  son  tour  et  on  i  attend 
uafre  heures  sans  le  voir  arriver  »  ;  les 
s  sont  décidés  à  cette  dépense. 


2TS2.  {Liasse.] 


1  p.,  pareil.;  36  p.,  papivr. 


1386.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
■aux  communaux.  —  Lettres  de  M.  de  Mer- 
de M.  Garnier,  premier  échevin  de  Thiers, 
,  de  l'enlèvement  des  décombres  de  la  tour 
et  de  la  démolition  d'une  guérite,  placée 
le  la  porte  Notre-Dame,  et  dont  la  ruine 
ito  menace  les  maisons  voisines,  1738  ;  — 
ice  de  l'Intendant,  du  4  juillet  1750,  pour 
ion  du  pavé  de  la  rue  Saint-Marc,  au  fau- 
B  la  Porte-Neuve;  —  lettre  de  M.  Mignot, 
anvier  1754,  au  sujet  d'une  requête  par 
les  prêtres  de  la  congrégation  du  Saint- 
nt,  tenant  le  Séminaire  et  le  Collège  de 
Ile,   demandent    la  confirmation  d'une  déci- 

habitants  qui  leur  accordent  «  un  espace 
'rain   d'environ    huit  pieds   de    largeur  sur 

l'étendue  de  leur  maison,  entre  la  clôture 
rerger  et  Jardin  des  dames  Ursulines  et  les 
s  murs  de  la  ville  qui  forment  celle  du 
(ire  de  l'aspect  de  bize  tirant  à  jour  »  ; 
d'y    édifier    un   nouveau    bAtiment 


PUY-DE-DOME. 

pour  un  pensionnat,  dont  la  ville  et  la  province 
tireront  grand  avantage;  la  même  délibération  leur 
accorde  aussi  la  démolition  de  la  porte  Dulac  et 
d'une  tour  joignant  à  cette  porte,  à  la  charge  par 
eux  de  rendre  le  chemin  joignant  les  anciens  murs 
de  la  ville  bien  praticable  ;  la  ville  s'est  réservé 
les  fondements  des  murs  de  ville  pour  la  répara- 
tion du  grand  chemin  qui  va  du  Moutier  à  la 
porte  de  la  Halle  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville,  du 
23  mars  1755,  informant  l'Intendant  qu'il  va  inter- 
rompre la  démolition  de  la  tour  Dulac,  parce  qu'il 
s'est  aperçu  qu'on  en  était  précisément  à  la  partie 
qu'il  faut  conserver  *  pour  former  d'une  pente 
»  assez  douce  un  chemin  de  communication  proposé 

>  depuis   longtemps  depuis  la  place    du    marché    au 

>  bois,  qui  est  au  faubourg  de  la  Porte-Neuve, 
»  jusqu'aux  moulins  à  papier  des  fauxbourgs  du 
»  Lac  et  du  Pont  de  Seichal.  Les  charbons,  les 
»  bois  à  brûler  et  de  charpente,  les  drapeaux  et 
»  les  colles,  qui  arrivent  tous  par  ce  côté-Ul.  de  la 
0  Porte-Neuve ,  ne  peuvent  être  voitures  dans  ces 
»  moulins    qu'avec  des  peines  infinies   qui   en    aug- 

>  mentfint  nécessairement  le  prix  »  ;  l'Intendant 
invite  son  subdélégué,  ,M,  Mignot,  à  donner  les 
ordres  nécessaires  ;  —  lettre  de  M,  de  La  Micho- 
dière,  intendant,  du  8  mai  nS£>,  invitant  M.  Mi- 
gnot à.  faire  démolir  la  partie  du  mur  depuis  ta 
Boucherie  jusqu'au  jardin  de  M.  Delotz  Tissandier, 
afin  de  réparer  le  ravin  qui  s'est  formé  au  long  du 
grand  chemin  près  le  pont  de  Grandsaigne;  plaintes 
de  quelques  particuliers  au  sujet  de  cette  démoli- 
tion ;  M.  Mignot  répond  que  ces  particuliers  ne  se 
plaignent  que  parce  qu'ils  exploitaient  à  leur  profit 
les  pierres  provenant  du  mur  ;  lettre  des  échevlns 
,à  ce  sujet,  1756; — construction  d'un  mur  de  sou- 
tènement le  long  du  grand  chemin  qui  joint  le 
couvent  de  la  Visitation  et  démolition  de  la  porte 
d'entrée  du  faubourg  de  la  Porte- Neuve  :  cor- 
respondance ,  à  ce  sujet ,  de  l'Intendant  avec 
M.  Mignot,  subdélégué,  et  avec  M.  Torrent,  maire 
de  Thiers  ;  attendu  que  l'emplacement  sert  aux 
foires  de  la  ville  dans  lesquelles  M.  le  baron  de 
Thiers  prend  un  droit  de  leyde.  on  demandera  à 
ce  dernier  de  contribuer  à  ladite  réparation,  1759  ; 

—  lettre  des  échevins  de  1760  au  sujet  des  divers 
travaux  à  faire  dans  la  ville;  —  lettres  de  M.  de 
Merville,  17'10-]741,  au  sujet  de  la  démolition  de 
la  tour  Chabanel  et  de  quelque  différend  entre  lui 
et  les  échevins;  —  réparations  à  la  tour  de  l'Hor- 
loge, J762  ;    —  réparations  de  la    halle,   174M743  ; 

—  devis  des  réparations  à  faire  au  pont  sous  l'église 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

Saint-Jean  et  à  celui  de  Seychal,  dressé  par  le 
s^  Pitot  en  1785  ;  procès- verbal  d'ajudication  au 
prix  de  2,000  liv.  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du 
19  déc.  1786,  ordonnant  l'imposition  sur  la  ville  de 
Thiers  d'une  somme  de  5,784  liv.  5  sols  6  den., 
ensemble  les  6  den.  pour  livre  d'icelle,  pour  les 
travaux  des  ponls  de  Saint-Jean  et  de  Seychal  et 
pour  les  frais  d'un  procès. 


493 


C.  2753.  (Liasse.)  —  13  pièces,  papier. 

1739-1769.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
—  Police.  —  Lettre  de  M.  de  Merville,  du  29  avril 
1789,  au  sujet  des  mesures  matrices  qui  doivent 
demeurer  à  l'hôtel  de  ville  pour  servir  de  modèle 
à  celles  dont  les  marchands  doivent  être  fournis 
pour  leur  détail  ;  quelques  particuliers  s'en^  sont 
emparés  et  refusent  de  les  rendre  ;  —  lettre  du 
même ,  du  6  juin  1739 ,  au  sujet  d'un  procès 
soutenu  devant  la  chàtellenie  par  le  s*"  Choinette 
pour  raison  de  droit  de  leyde  ;  —  lettre  de  M.  de 
Merville  et  ordonnance  de  l'Intendant  au  sujet  des 
vendanges,  1741  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville,  du 
5  fév.  1747,  au  sujet  du  service  des  boues  et  im- 
mondices dans  la  ville  de  Thiers  :  depuis  28  ans 
qu'il  a  la  police,  il  a  toujours  entendu  se  plaindre 
et  il  a  pu  se  convaincre  de  l'inutilité  des  ordon- 
nances et  règlements  ;  enfin  il  a  trouvé  seize  vi- 
gnerons qui,  moyennant  l'exemption  de  la  corvée 
des  chemins  et  quelques  faveurs  sur  les  tailles,  se 
chargeront  de  ce  service  ;  il  faudra  acheter  des 
tombereaux  à  bras  ;  —  procès- verbal  dressé,  le 
13  janvier  1756,  par  le  s'  Dumas,  juge  délégué  de 
police,  contre  des  charretiers  «  qui,  de  concert 
»  avec  les  cabaretiers  du  bourg  du  Moutier  de 
»  Thiers,  vendoint  des  bleds  dans  les  cabarets  du 
»  Moutier  aux  boulangers  de  la  ville  et  à  des 
>  étrangers  et  les  cachoint  jusque  dans  les  caves 
»  desdits  cabaretiers  »  ;  lettre  de  M.  de  Merville  à  ce 
sujet;  il  demande  à  l'Intendant  de  confirmer  une 
ordonnance  de  police,  que  M.  Rossignol  avait  déjà 
homologuée  en  1737,  et  dont  un  certain  nombre 
d'articles  réglementent  la  vente  des  grains  aux 
marchés  de  Thiers  ;  —  lettre  de  M.  Mignot , 
du  30  mai  1756,  au  sujet  des  emplacements  con- 
cédés aux  forgerons  sous  les  murailles  ;  —  lettre 
de  M.  Mignot,  du  9  août  1762,  au  sujet  d'un  in- 
cendie. 


C.  4754-.  (Liasse.) —  17  pièces,  papier. 


174[§-1753.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
Divers.  —  Lettre  de  MM.  Guillemot,  Audembron 
et  Barthélémy  Darrot ,  .  échevins  de  Thiers ,  du 
2  août  1751,  annonçant  que  le  père  Anastase  Ma- 
zuel  pourra  compter  sur  la  chaire  de  la  ville  de 
Thiers  pour  l'année  1753  ;  «  nos  capucins  regarT 
»  doint  cette  chaire  comme  leur  appanage  et  le 
»  principal  revenu  qui  les  faisoit  subsister  ;  ils  sont 
»  ruinés  et  l'état  de  leur  fortune  vat  être  de  ni- 
>  veau  avec  la  nôtre  »  ;  —  lettre  de  M.  de  Mer- 
ville, du  24  nov.  1748,  annonçant  que  les  consuls 
donneront  la  chaire  pour  le  carême  de  1750  au 
l)ère  Melchior  ;  —  lettres  de  M.  Mignot  et  des 
échevins,  1751-1763,  au  sujet  des  feux  de  joie  et 
Te  Deum  ;  —  lettre  de  M.  de  Merville,  du  18  mai 
1749,  au  sujet  du  recolement  ou  nouvel  inventaire 
des  archives  de  la  ville  ;  —  lettres  de  M.  Landi- 
visiau  au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habi- 
tants de  Thiers  et  ceux  de  la  terre  de  VoUore» 
1721  ;  —  pièces  relatives  à  l'indemnité  de  logement 
réclamée  par  le  curé    de   Saint-Genès,   1749-1756. 


C.  278o.  (Liasse.)  —  59  p.,  pap.  (1  impr.). 

1757-1771.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
Leyde.  —  Lettre  des  échevins  de  Thiers,  du  8  jan- 
vier 1757,  adressant  à  l'Intendant  une  délibération 
par  laquelle  les  habitants,  «  pour  se  garantir  du 
»  joug  que  les  laidiers  voudroint  leur  imposer,  se 
»  sont  déterminés  d'intervenir  aux  proceds  suscittés 

>  depuis  peu  à  quelques  particuliers  »,  les  leydiers 
ne  peuvent  manquer  d'échouer,  le  Conseil  ayant 
déjà  rendu  plusieurs  arrêts  contre  leurs  préten- 
tions ;  l'Intendant  homologue  la  délibération  ;  — 
lettre  de  M.  Mignot,  subdélégué,  du  6  février  1758, 
au  sujet  d'une  délibération  des  habitants  de  Thiers, 
du    22  janvier,    par  laquelle  ils  décident  «  de  re- 

>  mettre  à  M.   le  baron   de  Thiers   luy    même   ou 

>  aux  arbitres  qu'il  lui  plaira  choisir  la  déci- 
»  sion  de  toutes  les  contestations  relatives  au  droit 

>  de  leyde  »  ;  sur  l'avis  de  M.  Mignot,  l'Intendant 
homologue  la  délibération  ;  —  sentence  des  Re- 
quêtes du  Palais  à  Paris,  du  15  mai  1759,  qui 
maintient  le  baron  de  Thiers  dans  le  droit  de 
leyde  sur  tous  les  blés  qui  se  vendent,  tant  dans 
la    ville    que    dans    l'étendue    de    la    baronnie    de 


404  ARCHIVES  DU 

Thiers,  à  raison  de  la  coupe  tierce  par  setier,  et 
fait  défense  à  tous  marcbands  et  voituriers , 
conduisant  blés  pour  être  vendus  et  livrés  en  la 
ville  et  baronnie  de  Tliiers  d'y  livrer  ni  entreposer 
lesdits  grains,  sans  payer  le  droit,  qui  sera  acquis 
par  te  seul  fait  de  ia  livraison  ou  de  l'entrepôt,  à 
peine  de  20  livres  d'amende  et  de  la  confiscation 
des  grains,  cliarrettes  et  chevaux  trouvés  en  con- 
travention (impr.  sans  nom  d'impr.,  in-4'',  11  pa- 
ges) ;  —  délibération,  du  25  mai  1759,  décidant  de 
faire  appel  ;  —  lettre  des  échevîns  et  avis  de 
M.  Mignot  :  M.  de  Crozat,  baron  de  Tliiers,  ayant 
refusé  l'arbitrage  que  proposait  la  ville,  les  habi- 
tants, d'après  l'avis  des  avocats,  demandèrent  l'évo- 
cation au  Conseil  qui  leur  fut  refusée;  l'affaire  est 
au  Parlement,  et  les  habitants  demandent  que  le 
receveur  des  octrois  qui  doit  avoir  des  fonds  en  sa 
caisse  fournisse  les  avances  nécessaires  ;  lettres  de 
M.  Mignot,  1759  ;  —  lettre  de  M.  de  Riberollfis  des 
Martinancties,  du  27  juillet  1767,  au  sujet  du  procès 
que  la  ville  soutient  contre  le  baron  de  Thiers  ; 
il  ne  peut  redire  toutes  les  exactions  des  leydiers 
en  qui  le  baron  de  Thiers  a  trop  de  confiance;  les 
choses  en  sont  au  point  d'entrager  les  officiers  du 
seigneur  à  se  démettre  de  leurs  cliarges,  «  n'étant 
»  plus  possible  de  les  exercer  avec  honneur  »  ;  — 
mémoire  que  présentent  à  l'Intendant  les  maire, 
échevins  et  liabitants  de  Tliiers,  en  le  priant  d'em- 
ployer sa  médiation  entre  M.  de  Crozat,  baron  de 
Thiers,  et  le  corps  de  ville,  au  sujet  de  l'arrêt 
rendu  au  Parlement,  le  1^'  septembre  17G7,  sur  le 
fait  de  la  leyde,  «  afin  de  procurer  une  înterpré- 
»  tation  sur  ledit  arrêt ,  attendu  les  ambiguïtés 
»  qui  se  trouvent  dans  la  forme  de  la  perception 
>  du  droit  de  leyde  et  les  vexations  qu'elles  occa- 
»  sionnent  journellement  de  la  part  des  fermiers  ou 
■»  régisseurs  de  ce  droit  »  ;  les  titres  constitutifs 
du  droit  de  leyde  sont  un  accord  de  l'an  1262 
entre  le  seigneur  de  Thiers  et  ses  vassaux,  dans 
lequel  l'article  relatif  à  la  leyde  est  ainsi  conçu  : 
«  Aura  ledit  Guy  dans  ses  moulins,  foires  et  raar- 
»  chés,  une  mesure  de  bois  pour  lever  la  leyde, 
»  telle  que  les  six  feront  la  droite  quarte  »,  et 
une  copie  d'information  faile  par  Durand  Chazeaux, 
chancelier  de  Mademoiselle  en  1379,  insérée  dans  un 
volume  intitulé  Terrier  Chazeau;  cette  dernière  pièce 
n'est  d'ailleurs  revêtue  d'aucun  caractère  d'authen- 
ticité ;  d'après  le  même  terrier  Chazeau  le  seigneur 
n'avait  le  droit  de  lever  la  leyde  qu'au  marché  du 
jeudi,  et  nullement  à  ceux  du  mardi  et  du  samedi  ; 
pour  ces  deux  derniers  jours  la  leyde  appartenait  à 


PUY-DE-DOME. 

M.  de  La  Vieuville  à  cause  de  son  fief  du  Cl 
riol,  et  c'est  en  effet  ainsi  que  le  droit  fut  pei 
jusqu'à  l'acquisition'  fkite  par  M.,  le  baron  de  Thi 
du  fief  du  Chariol  en  1738  ;  on  ne  percevait 
droit  que  sur  les  forains,  le  bourgeois  qui  vend 
son  propre  blé  dans  son  grenier  n'y  ét^t  pc 
assujetti  ;  depuis,  le  baron  de  Thiers  a  essayé 
s'arroger  un  droit  général,  sans  distinction  de  lit 
ni  de  personnes,  sur  tous  les  grains  qui  se  vend 
soit  dans  la  ville  de  Thiers.  soit  dans  l'étendue 
la  baronnie  ;  les  titres  inémes  invoqués  par  M. 
baron  de  Thiers  sont  sur  ce  point  contre  lui; 
lit,  en  effet,  dans  le  terrier  Chazeau  :  «  Ssquuo 
»  qui  non  debent  leydam...  Capltulum  et  persi 
»  vendentes  in  grenario;  aliter  debent  »  ;  M.  0 
zat  d'ailleurs  a,  par  ia  suite,  dans  une  requête 
19  août  1767,  restreint  ses  prétentions;  on  est  au 
en  contestation  sur  la  valeur  de  la  mesure,  < 
»  préposés  levoient  la  leyde  à  une  coupe  dom 
»  n'en  falloit  que  US  pour  faire  le  septier  au  1 
»  de  24  qu'il  en  falloit  suivant  le  titre  de  1262 
et  cette  mesure  s'appliquait  seulement  à  la  le; 
de  la  baronnie,  la  coupe  pour  la  leyde  due  i 
seigneurie  du  Chariol  n'était  que  la  trente-deuxiè 
partie  du  setier  ;  les  préposés  non-seulement  p 
çoivent  la  leyde  du  grain  sur  ceux  qui  no  la  d 
vent  pas,  mais  ayant  trouvé  dans  le  terrier  Cl 
zeau  «  qu'il  étoit  du  un  droit  de  leyde  sur 
»  vin  et  autres  marchandises  vendues  en  la  v 
»  de  Thiers.  droit  dont  il  n'y  a  aucune  mémoire 
»  perception,  ils  commencent  à  forcer  les  partii 
»  liers  à  payer  ces  droits  insolites  et  inusités... 
»  ne  se  passe  point  de  jour  qu'il  ne  paroisse 
»  nouvelles  prétentions  de  leur  part;  cette  sema 
»  on  a  demandé  aux  épiciers  un  quart  de  poi^ 
»  deux  liards  aux  couteliers,  et  ainsi  des  auti 
»  et  l'on  assure  même  que  le  s'  Belin,  agent 
»  M'  de  Thiers,  a  déjà  annoncé  qu'il  allolt 
»  mander  un  droit  de  leyde  sur  les  matières  \i 
»  mières,  matières  de  commerce,  telles  que  le  I 
»  acier,  drapeaux,  etc.  »  ;  ce  serait  réduire  la  v 
de  Thiers  en  une  espèce  de  servitude  par  l'inqu 
tion  journalière  qu'exigerait  la  perception  de 
nouveaux  droits  ;  ils  demandent  la  médiation 
l'Intendant,  ou  «  s'il  n'y  a  pas  moyen  d'espè 
»  cet  éclaircissement  d'un  seigneur  peut-être  t 
>  ébloui  par  l'éclat  de  l'augmentation  prodlgie 
»  du  revenu  d'une  terre  qui,  après  avoir  co 
»  240,000  liv,  de  capital,  produiroit  au  moins  3i 
»  40,000  liv.  de  rt'venu,  si  sa  population  et 
*  consommation    actuelle   pou  voient    se    soutenir 


I 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


495 


. 


que  l'Intendant  veuille  bien  leur  indiquer  les 
moyens  d'obtenir  justice  ;  —  mémoire  sur  les  exac- 
tions du  s^  Belin  ;  —  correspondance  de  l'Intendant 
avec  les  échevins  de  Thiers  et  avec  M.  RiberoUes 
des  Martinanches,  au  sujet  de  la  lettre  adressée 
par  la  ville  au  baron  de  Thieri  ;  M.  RiberoUes 
signale  une  nouvelle  prétention  du  préposé  à  la 
leyde  qui  s'est  avisé  de  percevoir  un  droit  sur  les 
enseignes  et  sur  les  soupiraux  ;  —  copie  d'une  lettre 
du  baron  de  Thiers- aux  échevins,  du  22  août  1768, 
il  maintient  toutes  ses  prétentions  et  termine  en 
déclarant  que  les  échevins  «  n'ont  ni  droit  ni 
»  qualité  pour  critiquer  la  mesure  à  laquelle  les 
»  censitaires  doivent  me  payer  ;  la  quotité  du  cens 
>  et  la  mesure  à  laquelle  il  doit  être  payé  dépen- 
»  dent  des  anciennes  concessions,  lors  desquelles  le 
»  seigneur  a  bien  été  le  maître  d'imposer  à  son 
»  censitaire  la  condition  de  payer  à  telle  mesure 
»  qu'il  lui  a  plu  »  ;  —  lettre  de  M.  Trudaîne  de 
Montigny,  du  14  janvier  1769,  au  sujet  d'une 
requête  du  s'  Pelossien,  dit  Petot,  marchand  à 
Roanne,  qui  demande  main-levée  de  grains  saisis 
par  le  régisseur  de  la  baronnie  de  Thiers,  faute 
de  paiement  du  droit  de  leyde  ;  correspondance  à 
ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M.  Mîgnot  ;  réponse 
dô  l'Intendant  à  M.  Trudaine,  du  2  mars  1769  : 
le  s^  Pelossien  est  un  marchand  de  Roanne  qui 
fait  habituellement  voiturer  de  Lyon  à  Thiers  les 
fers  et  aciers  qui  alimentent  les  fabriques  de  cette 
dernière  ville;  quand  il  ne  trouve  pas  de  charge- 
ment pour  le  retour,  il  achète  des  grains  en  Au- 
vergne, principalement  à  Clermont,  pour  les  re- 
vendre à  Lyon,  et  les  laisse  en  dépôt  à  son 
auberge  jusqu'à  ce  qu'il  ait  l'occasion  d*en  charger 
ses  voitures  ;  le  seigneur  prétend  les  assujettir  au 
droit  de  leyde,  parce  que  ces  grains  sont  fournis 
en  la  ville  de  Thiers  et  qu'ils  y  séjournent  au  lieu 
de  passer  debout  ;  Pellossien  renoncera  sans  doute 
à  son  commerce  de  grains  comme  l'ont  déjà  fait 
d'autres  marchands;  la  leyde  est  d'ailleurs  un  iléau 
pour  cette  ville  d'artisans  qui  compte  de  9  à  10,000 
âmes-  et  dont  la  population  ne  tardera  pas  à  dimi- 
nuer si  on  en  continue  la  perception  ;  il  serait  à 
désirer  que  le  seigneur  voulût  bien  admettre  la 
ville  à  racheter  ce  droit  ;  —  lettre  de  l'Intendant 
au  baron  de  Thiers,  du  2S  janvier  1769,  au 
sujet  des  plaintes  qu'il  a  reçues  sur  la  perception 
du  droit  de  leyde  ;  il  ne  conteste  pas  la  légitimité 
de  ce  droit,  «  mais  ce  qui  l'intéresse  ainsi  que 
»  l'humanité,  c'est  la  désolation  que  met  dans  la 
»  ville  de  Thiers  l'exercice  de  ce  droit,  et  la  dépo- 


»  pulation  qui  va  s'en   suivre...   Quoique   je   n'aye 

>  pas,  M%  l'honneur  de  vous  connoître  personnel  le- 
»  ment,  je  sçais  quelle  est  votre  façon  de  penser  ; 
»  j'ai  cru  que  des  considérations  aussi  fortes  pour- 
»  roient  vous  toucher  et  j'ai  eu  l'honneur  de  passer 
»  chez  vous  pour  conférer  de  cette  affaire  »  ;  ré- 
ponse du  baron  de  Thiers,  regrettant  de  ne  s'être 
pas  trouvé  chez  lui  pour  démontrer  à  l'Intendant 
l'injustice  des  plaintes  qui  lui  ont  été  portées;  — 
lettre  de  M.  de  Montyon,  intendant,  à  M.  l'abbé 
Barthélémy,  du  10  mars  1769,  lui  demandant  sa 
protection  pour  la  ville  de  Thiers  €  la  plus  com- 
»  merçante    de   sa   généralité,    l'une   des   plus  peu- 

>  plées  et  des  plus  malheureuses.  Il  n'en  est  point 
»  où  les  habitants  'ayent  plus  d'activité  pour  le 
)>  travail,  plus  d'avidité  pour  le  gain,  plus  de  goût, 

>  plus  de  talent  pour  la  population  ;  mais  je  crains 
»  qu'ils  ne  perdent  bientôt  le  courage  et  la  folie, 
»  précieuse  pour  l'État,  de  donner  le  jour  à  des 
»  malheureux  »  ;  le  droit  de  leyde  est  devenu  une 
calamité  pour  cette  ville,  il  est  possible  que  les 
habitants  de  Thiers  ayent  reconnu  autrefois  ce 
droit  à  leur  seigneur,  et  la  chose  vient  d'être  ainsi 
jugée  «  par  des  sentences,  des  arrêts  du  Parle- 
»  ment  et  autres  parchemins  fort  respectables^  mais 

>  qui  n'empêchent  pas  que  les  habitants  de  Thiers 
»  ayent  faim  ;  ils  ont  voulu  se  pourvoir  en  inter- 
»  prétation  ou  cassation  de  l'arrêt,  jusques  à  pré- 
»  sent  je  ne  l'ai  point  permis,  il  leur  en  a  déjà 
»  assez  coûté  pour  être  convaincus  juridiquement 
»  que  leur  estomach  doit  contenir  un  vingt  qua- 
»  trième  de  moins  que  les  autres.  Si  M.  de  Thiers 
»  avoit  vu  comme   moi,   sous  un  mauvais  toit,  des 

>  enfants  maigres  et  demi  nuds  se  disputer  quel- 
»  ques  morceaux  de  pain  noir,  il  n'auroit  pas  le 
»  courage   de    vouloir    prendre   sa   part  d'un  repas 

>  aussf  mauvais  que  mesquin  »  ;  la  perception  du 
droit,  telle  qu'elle  se  fait  actuellement,  ruinera  la 
ville,  aussi  M.  de  Montyon  n'est  pas  disposé  à 
continuer  ses  efforts  pour  favoriser  le  commerce 
dans  cette  ville  si  le  baron  de  Thiers  ne  veut  pas 
faire  quelques  sacrifices  ;  «  M.  de  Thiers  est  votre 
»  ami;  plaides  la  cause  de  ses  vassaux,  je  le  con- 
»  nois  de  réputation,  il  en  sera  touché  »  ;  il  pour- 
rait abandonner  son  droit  moyennant  une  somme 
qui  s'imposerait  annuellement  dans  la  ville  ;  — 
lettre  de  M.  de  Thiers,  du  18  juin  1769.  au  sujet 
des  menaces  faites  par  les  habitants  de  Thiers  à 
son  receveur  ;  correspondance  de  MM.  Bertin,  Mi- 
gnot  et  RiberoUes  des  Martinanches  ;  —  lettre  du 
baron   de    Thiers,    du  24  juillet   1769,    exposant  à 


! 


ARCHIVES  DO 
nt  qu'il  lui  semble  bien  difficile  d'aban- 
ans  ce  moment  son  droit  de  leyde  :  il  n'y 
an  qu'il  en  fait  faire  la  perception  et  ce 
i  un  délai  suffisant  pour  en  connaître  le 
muées  aimmunes,  afin  de  fixer  le  prix  de 
iation  ;  il  a  donné  à  la  ville  des  preuves 
nne  volonté  en  lui  offrant  toute  préférence 
ferme  de  la  leyde,  mais  ce  droit,  qui  peut 

jusqu'à  20,000  liv.,  la  ville  voulait  le 
à  rien  et  l'un  n'a  pu  s'entendre  ;  nn 
snt  ne  serait  pas    praticable,  attendu  que 

est  substituée  sur  la  tête  du  t)aron  de 
:  qu'il  ne  peut  valablement  en  commuer  ni 
urer  les  droits;  —  lettre  de  M.  de  Thiers, 
t.  1769,  se  plaignant  du  s'  Mignot,  subdé- 
Tbiers,  qu'il  &  été  obligé  de  révoquer  de  la 
lieutenant  de  sa  justice  ;  l'Intendant  répond 
aron  de  Tliiers  est  mal  informé  de  ce  qui 
dans  cette  ville  ;  —  observations  de  M.  Ju- 
ecteur  des  manufactures,  au  sujet  du  droit 

Ijerçu  dans  cette  ville  ;  lettre  à  ce  sujet 
rudaine,  du  24  sept.  1770  ;  —  lettre  des 
municipaux  de  Thiers  du  fî  sept.  1771,  au 

projet  d'expropriation  de  la  leyde,  ils  pré- 
le  le  baron  de  Thiers  s'y  refusera,  «  parce 
•éfèrera  toujours  à  une  indemnité  l'exercice 
Iroit  exorbitant  et  illimité  auquel  il  n'y 
imais  d'autres  bornes  vis  à  vis  d'une  com- 
que  celles  que  le  sei^^neur  ou  ses  agents 
nt  eux-mêmes  y  mettre  »,  ils  adressent .  k 
ut  les  anciens  baux  ;  depuis  30  ans,  la  leyde 
affermée  que   de  2,000    à    2,800    liv.  ;    ils 

l'Intendant  d'insister  i}Our  que  le  rachat 
'de  soit  accordé  à  Thiers  comme  il  l'a  été 

à  Clermont  et  à  Brioude. 


Liasse.) —  78  pièws,  papier  (2  imprimées);  2  cachets. 


1389.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
s.  —  Délibération  des  habitants  de  Thiers, 
ai  1771,  et  mémoire  pour  ladite  ville,  afin 
la  suppression  du  droit  de  leyde ,  eu 
[ne  indemnité  au  propriétaire  de  ce  droit; 
ndent  la  même  faveur  qui  vient  d'être  ac- 
la  ville  de  Clermont,  et,  comme  la  voie  de 
on  serait  trop  à  charge  au  public,  ils  pro- 
1  autre  moyen  de  liquidation  :  «  La  ville 
ers  est  abonnée  avec  les  fermiers  généraux 
lurnir  le  sel  à  ses  habitants  et  à  ceux  des 
es    qui   en    dépendent    sur  un  prix  inva- 


PUV-DE-DOME. 
»  riable  de  15  sols  6  den.  la  coupe;  il   se 
»  annuellement  environ   12,000  quartons  de  : 

>  autorisant  le  receveur    à  percevoir    un    & 

>  chaque  livre  de  sei,  ce  qui  fait  7  sols 
»  sur  chaque  coupe,  il  ne  faudroit  pas  plus  i 
»  ans  pour  liquider  le  principal  du  droit  de 
»  malgré  cette  augmentation,  le  sel  sera 
»  moins  cher  qu'il  ne  l'est  dans  le  reste  de 
»  vinceoù  il  est  marchand  »;  —  lettre  de 
gnot,  du  17  mai  1771,  approuvant  la  proj 
des  habitants;  —  lettre  de  M.  Terray,  du 
let  1771,  demandant  l'avis  de  M.  de  Montyt 
la  suppression  proposée;  —  autre  délibérati 
habitants,  du  14  juin  1771,  relative  au  même 
requête  adressée  au  roi  en  son  Conseil;  — 
de  M.  Mignot.  du  4  juillet  1771,  au  sujet  de 
vais  piticédés  du  s'  Belin,  régisseur  de  la  b; 
de  Thiers;  le  blé  était  monté  à  Thiers  à  40 
setier  et  on  ne  doute  pas  qu'il  y  eut  été 
bientôt  à  48  liv.,  si  le  curé  de  Thiers  n'eut  i 
d'en  faire  venir  une  assez  grande  quantité  d< 
où  cette  denrée  abonde,  et  de  la  vendre  da 
grenier  3  sous  au-dessous  du  prix  du  mar 
qui  faisait  une  différence  de  24  sous  par  sep 
profit  de  l'acheteur,  -  le  curé  n'avait  qu'à  pei 
y  a  perdu  en  elfet;  cependant  le  s'  Belin,  d( 
tent  de  percevoir  la  leyde  sur  ce  grain,  sa 
tendre  les  ordres  de  M""  de  Béthune,  qui 
sans  doute  accordé  l'exemption,  a  encore  o 
pandre  le  bruit  que  le  curé  de  Thiers  fais 
profit  considérable  sur  cette  vente  ;  lettres 
tendant  du  s'  Delotz,  curé  de  Thiers;  —  pou 
contre  le  s'  Belin  :  délibérations  des  habita 
Thiers;  correspondance  de  l'Intendant,  des  < 
municipaux,  du  curé  de  Thiers,  de  M.  I 
subdélégué;  consultation  donnée  par  MM.  Gj 
et  Assolent,  avocats  à  Riom,  juillet-aotit  IT 
lettre  de  M.  Mignot,  du  19  août  1771,  au  si 
la  nomination,  que  vient  de  faire  M""'  de  Bi 
du  s'  Cliauvassaignes  comme  châtelain  à  la  pi 
s'  Imonet  de  Rambaud  i  —  lettre  de  M,  Delot 
de  Thiers,  annonçant  que  M*'  de  Béthune  \ 
à  demander  100,000  liv.  '  pour  l'indemniser 
|ierte  de  son  droit  de  leyde,  ou  une  rente  a 
de  8,000  liv.,  1771;  —  mémoire  pour  la  comi 
Béthune  ;  —  correspondance  de  M.  Terray,  i 
leur  général,  de  l'Intendant,  de  M.  Mignot, 
légué,  au  sujet  des  plaintes  portées  par  le^ 
tants  contre  les  préposés  du  seigneur  auxqi 
reproclient  différentes  exactions  à  l'occasion  d 
de  leyJe;  ils  demandent  aussi   que  les  titres 


^ 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


497 


tutiis  dudit  droit  soient  examinés  par  le  Conseil, 
1774  ;  — -  mémoire  sur  ce  sujet  adressé  par  M.  Mi- 
gnot  à  riDtendant  :  le  titre  original  qui  consacre  la 
|)erception  du  droit  est  une  charte  du  mois  de  mai 
1262  accordée  par  Guy,  seigneur  de  Thiers,  et  con- 
firmée en  1301  par  le  même  Guy  et  son  fils;  elle 
fut  confirmée  encore  en  1463  et  en  1501  sans  aucun 
changement;  le  titre  invoqué  par  le  seigneur  de 
Thiers  est  une  information  faite  en  1379  par  un 
oflîcier  de  Jeanne  de  Bourbon,  comtesse  de  Forez, 
des  droits  dus  à  sa  terre  de  Thiers;  cet  acte  n'est 
ni  scellé  ni  signé  et  n'est  pas  rappelé  dans  les  chartes 
de  1463  et  1533,  il  est  donc  sans  valeur;  «  les 
»  droids  de  leyde,   péage  et  autres  de  cette  nature 

>  doivent   leur  origine  à  ces  tems  malheureux,  où 

>  les  seigneurs  imposoint  de  leur  authorité  sur 
»  leurs  vassaux  les  droits  les  plus  onéreux  ;  c'est 
»  ce  qui  fut    reconnu  lors  de  la  tenue   des  Grands 

>  Jours  à  Clermont  où  il  fut  ordonné  que  ceux 
»  qui  prétendoint  ces  droits  seroint  tenus  de  jus- 
»  tiffler  de  leurs  titres,  à  deffànt  de  quoy  il  leur 
»  fut  fait  deffenses  de  les  percevoir.  Cette  législa- 
»  tion  fut  approuvée  par  le  Souverain  en  1697  au 
»  tems  de  la  création  des  ofl3ces  de  mesureurs,  les 
»  droits  de  minage  et  stallage  furent  conservés  aux 

>  seigneurs  fondés  en  titres,  à  la  charge  de  les  re- 
»  présenter  dans  trois  mois  »  ;  le  seigneur  de 
Thiers  n'a  pas  satisfait  à  cette  loi  et  se  trouve 
dans  le  cas  de  la  suppression  ;  ce  n'est  qu'à  partir 
de  1766,  que  Belin  a  essayé  de  percevoir  le  droit  hors 
des  halles  et  marchés;  exposé  des  griefs  contre  Be- 
iin;  —  lettre  du.  fermier  de  la  baronnie  de  Thiers, 
du  6  juin  1774,  se  plaignant  que  la  halle  de  cette 
ville  n'est'  plus  fournie  de  grains  depuis  que  les 
arrêts  du  Conseil  supérieur  ont  fait  défense  aux 
préposés  de  percevoir  la  leyde  sur  les  grains  ven- 
dus dans  le  faubourg  du  Moutier;  lettres  de  M.  Mi- 
gnot  à  ce  sujet,  il  affirme  que  le  marché  de  Thiers 
est  assez  bien  fourni,  il  est  vrai  que  la  plus  grande 
partie  des  grains  se  vend  dans  le  faubourg  du 
Moutier  «  justice  limitrophe  de  celle  de  Thiers,  où 
»  les  marchands  sont  exempts  du  droit  onéreux 
»  de  leyde  d'après  deux  arrêts  du  Conseil  supérieur 
»  des  16  déc.  et  22  janvier  1773  »;  M»"*  de  Bé- 
thune  doit  à  Tavidité  de  ses  agents  d'avoir  réduit 
à  presque  rien  le  plus  beau  droit  de  sa  terre  et 
sans  contredit  le  plus  lucratif,  pour  l'avoir  exigé 
avec  trop  de  rigueur;  —  lettre  de  M.  Terray, 
du  9  août  1774«  s'adressant  à  l'Intendant  pour  avoir 
son  avis  sur  une  requête  de  M*"^  la  comtesse  de 
Béthune  se  plaignant  des  ventes'  de   grains  qui  se 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


font  au  faubourg  du  Moutier  et  qui  font  déserter 
son  marché  de  la  ville  de  Thiers;  avis  de  M.  Bou- 
dai, subdélégué  à  Lezoux,  consulté  par  Tlntendant  : 
le  marché  qui  s*est  établi  au  faubourg  du  Moutier, 
sans  le  concours  de  lautorité  publique,  ne  saurait 
être  toléré;  mais  il  semble  bien  qu'il  y  ait  eu  des 
abus  dans  la  perception  du  droit  de  leyJe  à  Thiers; 
«  il  semble  contre  le  droit  commun  que  Tagent 
»  d'affaires  d'un  seigneur  aille  visiter  dans  les  gre- 
»  niers  des  particuliers  pour  y  percevoir  un  droit 
>  sur  une  denrée  qui  peut  n'être  pas  encore  en 
»  vente  »;  le  droit  est  d'ailleurs  contesté,  et,  en 
attendant  que  les  procès  soulevés  à  ce  sujet  soient 
terminés,  il  semble  qu'il  serait  bon  d'interdir  les 
ventes  de  grains  au  Moutier,  mais  de  défendre 
aussi  au  préposé  du  seigneur  de  percevoir  le  droit 
de  leyde  ailleurs  que  sous  la  halle  de  Thiers;  — 
lettres  de  M™*  la  comtesse  de  Bithune  à  l'Inten- 
dant; —  lettre  de  Turgot,  du  4  oct.  1775,  invi- 
tant l'Intendant  à  informer  les  habitants  de  Thiers 
que  les  contestations  qu'ils  avaient  avec  M"»»  de 
Béthune  relative.nent  au  droit  de  leyde  seront 
jugées  par  les  commissaires  nommés  pour  la  véri- ' 
fication  des  droits  sur  les  grains  r  la  ville  n'a  plus 
besoin  d'être  partie,  c'est  le  procureur  général  qui 
contredira  les  droits  des  propriétaires;  la  leyde 
continuera  d'être  payée,  jusqu'à  ce  qu'il  en  soit 
ordonné  autrement;  —  lettres  des  officiers  munici- 
paux de  Thiers  et  du  s'  Rudel,  au  sujet  du  procès 
contre  Belin,  1777-1778;  —  lettre  de  l'Intendant  à 
M"»»  de  Béthune,  du  13  juillet  1781,  lui  faisant 
part  du  désir  que  manifestent  les  officiers  munici- 
paux nouvellement  en  place  «  de  terminer  par  une 
»  heureuse  conciliation  tous  les  différents  qui  depuis 
»  longtemps  font  gémir  leurs  concitoyens  »  ;  M™®  de 
Béthune  répond  qu'elle  veut  bien  faire  tout  ce  qui 
dépendra  d'elle  pour  le  bien-être  et  le  contente- 
ment des  habitants  de  Thiers,  mais  qu'elle  ne  veut 
abandonner  aucun  de  ses  droits;  —  réflexions  ser- 
vant de  contredits  aux  pièces  justiflcatives  annoncées 
par  Théodore  Joseph  Belin  dans  sa  requête  d'atté- 
nuation, pour  les  maire  et  échevins  de  Thiers, 
plaintifs  et  accusateurs;  signé  de  Rudel,  avocat  en 
Parlement,  maire  de  Thiers;  Darrot  Du  Breuil,  lieu- 
tenant de  maire;  Brugière,  contrôleur;  M.  de  Mont- 
rouge,  lieutenant  criminel  rapporteur;  Ardaillon, 
procureur  (imp.  s.  1.  n.  d.,  in-4^,  35  pages);  —  arrêt 
du  Parlement,  du  29  juillet  1782,  qui  décharge  le 
s'  Belin,  ancien  régisseur  de  la  ville  de  Thiers,  la 
veuve  Pellisâior,  le  s*"  Dumas,  le  s'  Cusson,  le  s*" 
Maisse,  et  les    nommés   Tixier,    Gonin,    Coste,    Du- 

63 


V 


498  ARCHIVES  DQ 

four  et  Proux  dit  Larabrelin,  des  accusations  contre 
eux  intentées  à  la  requête  des  maire,  échevins  et 
officiers  munici[)aux  de  la  ville  de  Thiers  avec 
dommages-intérêts  et  dépens  (de  l'impr.  de  Demon- 
ville,   1782,   in-4%   31   pages). 


C.  2757.  (Liasse.;  —  "2  pièces,  parch.;  79  pièces,  papier. 

1761-I7S8.   —  Affaires   communales.  —  Thiers. 

—  Irapo.sitions  extraordinaires.  —  Lettre  de  -M.  de 
Boullongne,  du  27  sept.  1775,  adressant  à  Tlnten- 
dant  deux  piémoires  non  signés  aux  noms  des  maire 
et  échevins  de  Thiers,  Tun  pour  demander  un  se- 
cours de  1,800  liv.  pour  mettre  cette  ville  en  état  de  se 
procurer  des  fontaines,  l'autre  pour  qu'il  soit  or- 
donné aux  s'  Texier  et  Ilermet  de  payer  es  mains 
du  receveur  des  deniers  communs  une  somme  de 
2,030  liv.,  en  quoi  ils  sont  condamnés  envers  ladite 
ville  par  arrêt  de  la  Cour  des  Aides;  —  pièces 
relatives  à  la  dette  des  s'  Texier  et  Herm»ît,  1768- 
1770;  —  nouvelles  lettres  de  M.  de  Boullongne,  du 
19  août  1777  et  29  août  1778,  au  sujet  des  de- 
mandes do  secours  des  habitants  de  Thiers;  — 
lettres  de  M.  lludel,  1778,  au  sujet  de  la  demande 
faite  par  les  habitants  de  Thiers  d'un  octroi  de 
6,000  liv.,  pour  s  acquitter  des  dépenses  que  leur 
a  occasionnées  le  procès  contre  Belin;  —  lettre  de 
M.  Mignot,  du  4  janvier  1781,  au  sujet  de  la  dé- 
libération prise  par  les  habitants  de  Thiers  et  dé- 
cidant que  les  nobles  et  privilégiés  seraient  cotisés 
avec  les  taillables  pour  les  deniers  communs,  tels 
que  octrois,  rentes  dues  à  Thôpilal,  collège  et  autres 
charges  :  injonction  a  été  faite  aux  consuls  de  les 
comprendre  dans  un  rôle  particulier,  les  choses  se 
passent  ainsi  dans  les  autres  villes  do  la  province, 
mais  les  habitants  de  Thiers  auraient  dû  demander 
l'autorisation  de  l'Intendant  avant  de  délibérer  sur 
un  pareil  sujet;  —  requête  des  habitants  de  Thiers 
demandant  à  Tlntendant  Tautorisation  de  comprendre 
les  nobles  dans  l'imposition  des  deniers  communs; 
pendant  longtemps  cette  exemption  n*a  pas  été  trop 
à  charge  à  la  ville,  mais  depuis  quelques  années 
le  nombre  des  nobles  et  privilégiés  s'est  multiplié 
considérablement,  ils  sont  au  moins  62  et  qui  pos- 
sèdent les  biens  les  plus  importants  cle  la  ville;  — 
liste  des  nobles  et  privilégiés  de  la  ville  de  Thiers; 

—  correspondance  de  MM.  Joly  de  Fleury,  de  Cha- 
zerat,  intendant;  Mignot,  subdélégué  à  Thiers,  1781, 
au  sujet  de  la  demande  faite  par  la  ville  de  Thiers 
d'être  autorisée  à  faire  un  emprunt  de  15.000   liv., 


PUY-DE-DOME. 

et  à  imposer  sur  ses  habitants  une  somme  de  7,000 
liv.  en  outre  des  1,000  liv.  d'octroi  qui  lui  ont  été 
accordées  par  arrêt  du  Conseil  du  31  juillet  1691; 
M.  Mignot  rappelle  que  le  principal  motif  des  be- 
soins d'argent  que  la  ville  éprouve  est  la  poursuite 
du  procès  contre  Belin  ;  condamné  déjà  par  cinq 
juridictions,  et  en  particulier  à  Montbrison,  en  sei>- 
tembre  1780,  il  en  appelle  au  Parlement  et  se  flatte 
d'y  mieux  réussir,  par  l'appui  et  la  protection  de 
seigneurs  de  la  plus  haute  considération  ;  il  est  ira- 
portant  pour  la   ville   de   continuer   cette   instance; 

—  mémoire  sur  cette  affaire  adressé  en  1782  par 
l'Intendant  à  M.  Joly  de  Fleury  ;  —  requête  des 
habitants  de  Thiers,  de  J.  B.  Dumas,  notaire  royal 
et  procureur  fiscal  de  la  baronnie;  délibérations  re- 
latives au  paiement  des  sommes  auxquelles  la  ville 
a  été  condamnée  par  la  sentence  rendue  au  Parle- 
ment dans  Taffaire  de  Belin,  1782-1783;  —  nou- 
velle requête  des  maire  et  échevins  de  Thiers,  1784, 
pour  demander  l'autorisation  de  comprendre  les 
privilégiés  dans  l'imposition    des  deniers    communs; 

—  requête  des  habitants  de  Thiers,  1785,  deman- 
dant l'imposition  d'une  somme  de  2,500  liv.  sur  la 
ville  pour  les  dépenses  des  fontaines  et  du  collège 
et  autres  dépenses  urgentes;  —  pièces  annexées  à 
cette  requête  :  contrats  de  rente  consentis  par  la 
ville  aux  religieuses  de  la  Visitation ,  1767-1772,  à 
rHùpital  Général,  1778,  1780,  1781;  état  des  dé- 
bours faits  à  Montbrison,  lors  du  procès  Belin;  — 
lettres  de  MM.  Henry,  maire  de  Thiers;  Chauvas- 
saignes,  1785-1786,  relatives  aux  impositions  à 
mettre  sur  la  ville  de  Thiers;  délibérations  du  18 
déc.  1785  et  du  28  mai  1786  relatives  au  même 
sujet  et  aux  réparations  des  fontaines;  —  lettre 
de  M.  de  Yergennes  adressant  à  l'Intendant  un 
arrêt  du  Conseil  du  17  fév.  1787,  qui  ordonne  sur 
la  ville  de  Thiers  l'imposition  d'une  somme  de 
5,784  liv.  5  sols  6  den.  pour  subvenir  aux  répara-^ 
tions  à  faire  aux  ponts  de  Seychal  et  de  Saint-Jean 
sur  la  rivière  de  Dore  et  pour  rembourser  les  frais 
d'un  procès  dans  lequel  cette  ville  a  succombé  ; 
correspondance  à  ce  sujet  de  MM.  Chauvassaignes 
et  de   Saint-Marts,    1787-1788. 

C.  271)8.  (Liasse.)—  24  pièces,  papier. 

• 

1663-1753.  —   Affaires  communales.    —  Thiers. 

—  Dettes.  —  Procès-verbal  des  déclarations  faites,  du 
23  avril  au  5  mai  1663,  par  les  créanciers  de  la  ville 
de  Thiers;  par  devant  Jean  Béchet,  conseiller  du  roi, 
élu  en   rÉlection  générale  de  la  ville  de  Riom  et  com- 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


499 


missaire  subdélégué  par  M.  de  Choisy,  conseiller  du 
roi  en  ses  conseils,  intendant  de  la  justice,  police  et 
finances,  en  la  généralité  et  province  d'Auvergne  : 
<iemoiselle  Belote  Brugière,  veuve  de  s'  Antoine  Du- 
four,  vivant  lieutenant  à  Bertignat,  intendante  de  la 
charité  de  cette  ville,  pour  une  somme  de  1,760  liv. 
<lue  à  la  charité  de  la  ville  de  Thiers;  Marie  Mar- 
tignat,  veuve  de  Biaise  Mambrun,  héritière  de  feu 
M.  Antoine  de  Pissebeuf,  vivant  aumônier  du  roi, 
pour  une  somme  de  2,000  liv.  léguée  par  ledit  s'^^e 
Pissebeuf  au  vieux  Hôtel-Dieu  de  lad.  ville;  THôtel- 
Dieu  appelé  de  la  Charité,  pour  une  somme  de  37,046 
liv.  2  sols  3  den.;  —  procès- verbal  de  vérification  des 
dettes  de  la  ville  de  Thiers,  par  M.  de  Fortia,  lé  8 
nov.  J664  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  11  avril 
1669,  ordonnant  l'imposition  sur  la  ville  de  Thiers 
d'une  somme  de  4,000  liv.  par  an,  jusqu'à  l'entier 
paiement  des  dettes  qui  montent  en  principal  à  la 
somme  de  119,211  liv.  ensemble  des  intérêts  d'icelle; 

—  mémoire  pour  l'Hôpital  Général  de  Thiers  au  sujet 
de  ses  créances  sur  la  ville,  sans  date  ;  —  ordon- 
nances de  l'Intendant  pour  le  pairjfneht  des  sommes 
dues  à  l'Hôpital  Général  et  Hôtel- !)ieu  de  la  ville  de 
Thiers,  1724;  —  arrêt  du  Conseil,  du  19  nov.  1730, 
ordonnant  que,  suivant  la  délibération  de  la  ville  de 
Thiers,  du  45  janvier  1724,  l'Hôpital  Général  de  cette 
ville  sera  payé  par  imposition  sur  le  pied  du  denier  20, 
à  compter  de  ce  jour,  des  arrérages  de  la  somme  prin- 
cipale  de  40,805  liv.  10  sols  qui  lui  est  due  par  le 
corps  commun,  et  que  la  somme  de  2,040  liv.  5  sols 
6  den.  pour  les  arrérages  courants  sera  imposée 
chaque  année  jusqu'au  remboursement  de  la  somme 
principale;  l'arrêt  ordonne  enfin  que  la  liquidation 
^es  autres  sommes  que  la  ville  pourrait  devoir  à 
l'hôpital  sera  faite  par  l'Intendant  ;  —  correspon- 
dance à  ce  sujet  de  MM.  de  La  Houssaye,  de  Merville, 
des  administrateurs  de  l'Hôpital  Général,  1730-1734; 

—  mémoire  adressé  par  les  administrateurs  de  l'Hô- 
pital Général  de  Thiers  au  Coni-eil  privé  du  roi , 
pour  lequel  ils  demandent  l'appui  do  l'Intendant  ; 
ils  désirent  être  autorisés  à  accepter  à  fonds  perdus 
une  somme  de  6,000  lîv.,  à  vendre  24  maisons  et 
bancs  de  boucherie,  enfin  à  employer  en  acquisitions 
12,000  liv.  de  principaux  remboursés,  1750-1753. 


C.  "iTSO.  (Liasse.)  —  21  pièces,  papier. 

* 

(1576)  16S8-1789  eoTlpon.  —  Affaires  commu- 
nales. —  Thiers.  —  Charges  et  revenus.  —  Lettres 
du  roi  Henri  III,  des  18  janv.  et  20  fév,  1576,  per- 


mettant d'imposer  sur  la  ville  de  Thiers  une  somme 
de  600  liv.  pour  Tacquittement  des  charges  commu- 
nes (copie  de  1688)  ;  —  lettre  du  même,  du  6  avril 
1576,  pour  l'imposition  d'une  somme  de  400  liv.  des- 
tinée aux  travaux  communaux  (copie  de  1688)  ;  — 
lettre  des  consuls,  1688,  à  l'Intendant,  au  sujet  de 
Timposition  de  1,0CK)  liv.  faite  chaque  année  sur  la 
ville  de  Thiers;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  31 
juillet  1691,  qui  ordonne  l'imposition  d'une  somme 
de  1,000  liv.  pour  l'acquittement  des  charges  ordi- 
naires de  la  ville  de  Thiers,  ainsi  fixées  :  prédication 
du  Carême,  de  TA  vent  et  de  l'Octave  du  Saint-Sacre- 
ment, 300  liv.  ;  gages  du  messager,  36  liv.;  gages  du 
secrétaire,  50  liv.;  gages  du  sacristain  pour  sonner 
les  cloches  en  temps  d'orage,  20  liv.;  gages  des  garde- 
vignes,  57  liv.;  gages  du  valet  de  ville,  60  liv.;  cier- 
ges pour  rOctave  du  Saint-Sacrement,  10  liv.;  -au- 
mône aux  Capucins  et  aux  GranJmontains,  60  liv.; 
dépenses  extraordinaires,  300  liv.;  total,  893  liv., 
non  compris  les  taxations  du  receveur  des  deniers 
communs;  —  plusieurs  états,  sans  date,  des  revenus 
et  charges  de  la  ville  de  «Thiers;  —  correspondance 
de  l'Intendant,  des  échevins  de  Thiers  et  de  M.  de 
Merville,  1739,  au  sujet  du  renouvellement  des  robes 
des  écheviïis  ;  —  mémoire  adressé  au  Contrôleur  gé- 
néral des  finances  par  les  maire,  ichevins,  conseil- 
lers et  notables  habitants  de  la  ville  de  Thiers,  en 
exécution  du  48«  article  de  Tédit  de  Sa  Majesté,  du 
mois  de  mai  1705,  sur  les  recettes  et  dépenses  de  la 
ville  :  Thiers  est  situé  dans  le  territoire  le  plus  ingrat 
de  l'Auvergne,  mais  l'industrie  de  ses  habitants  a  su 
en  faire  la  seconde  ville  de  la  province  par  sa  popu- 
lation; le  commerce  y  a  baissé,  il  est  vrai,  par  suite 
de  la  concurrence  anglaise  ;  mais  les  Anglais  per- 
draient bien  vite  leurs  avantages  si  les  douanes 
étaient  supprimées  à  l'intérieur  de  la  France  comme 
il  en  a  été  question.  Ils  demandent  pour  développyr 
encore  leur  ville  divers  avantages,  la  suppression  du 
droit  de  leyde,  la  préséance  de  ses  maires  sur  les  offi- 
ciers de  la  justice  seigneuriale  ;  la  dispense  i)our  le 
receveur  des  octrois  de  faire  apurer  ses  comptes  à  la 
Chambre  des  comptes;  l'exemption  de  la  contribu- 
tion aux  charges  du  Collège  de  Riom,  puisque  la  ville 
de  Thiers  a  un  collège  à  elle;  les  revenus  de  la  ville 
ne  suflîsant  pas  à  ses  besoins,  il  paraîtrait  conve- 
nable de  les  augmenter  par  un  octroi  ;  une  légère  im- 
position sur  les  vins  qui  se  récoltent  hors  de  son  ter- 
ritoire serait  le  moyen  le  moins  onéreux  à  ses  habi- 
tants; —  état  des  revenus  :  1,000  liv.  imposées  chaque 
année  sur  les  taillables;  ferme  du  i»oids  de  ville, 
786  liv.;  rente  sur  la  tour  Chabanel,  15  liv.;  autres 


soo 

impositions  de   2,040  lîv, 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


sols  Q  den.  pour  rente 
due  à  l'hôpital  ;  l,a50  liv.  pour  l'entretien  du  col- 
lège; 100  liv.  pour  le  loyer  du  presbytère;  1^  liv. 
pour  le  logement  d'une  brigade  de  maréchaussée; 
30  liv.  pour  le  logement  de  l'exempt  de  ladite  bri- 
gade ;  —  états  des  charges  et  revenus,  sans  date  (pos- 
térieur à  1782). 


C.  2760.  (Liasse.)  —  19  pièces,  papier. 


1395-17SI.  —  Affaires  communales.— Thiers.  — 
Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  Jean  Légat,  com- 
mis à  la  recette  des  deniers  d'octrois  et  patrimoniaux 
de  Tliiers  par  M.  Nicolas  Bouriée,  chargé  par  arrêt 
du  Conseil,  du  1"' janvier  1725,  de  la  vente  des  offi- 
ces de  receveurs  et  contrôleurs  des  deniers  d'octrois 
et  patrimoniaux,  de  la  recette  et  dépense  faites  en 
la  ville  de  Thiers,  de  1725  à  1727;  arrêté  par  l'In- 
tendant, en  1728,  à  4,797  liv.  1  sol  11  den.  de  recette 
et  à  5,615  liv.  15  sols  de  dépense;  —  pièces  jastifl- 
catives  dudit  compte;  —  correspondance  à  ce  sujet 
de  MM.  Carraud  et  Desastiers  ;  —  lettres  de  MM.  De- 
sastiers  et  de  Merville,  1728-1731,  au  sujet  de  ia 
nomination  du  s'  Delotz-Tissandier  pour  receveur  des 
octrois. 


C,  2761.  (Liasse.!  —  03  pièces,  papier. 

133B-fl14S.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 

—  Comptabilît«.  —  Comptes  des  consuls,  de  1729  A 
173j,  arrêtés  par  les  Intendants  de  1732  à  1745,  et 
pièces  justificatives  :  —  compte  de  1729  arrêté  à  540 
liv.  de  recette  et  à  606  liv.  10  sols  de  d  /pense  ;  — 
parmi  les  pièces  justificatives  de  1734,  on  remarque 
des  copies  de  délibérations  des  habitants  ;  —  compte 
de  1735,  arrêté  à  300  liv,  de  recette  et  Ji  28  liv.  de 
dépense. 


C.  27133.  (Liasse.)  —  l.ï  pièces,  papier,  dont  <  cah.  de  S8  feuillets, 

ITat-1749.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
—  Comptabilité  du  s'  Mignot,  receveur.  —  Acte  de 
nomination  de  Gabriel  Mignot  pour  receveur  des  oc- 
trois et  patrimoniaux,  approuvé  par  l'Intendant  le 
10  septembre  1731  ;  —  compte  de  tiabriel  Mignot, 
avocat  en  Parlement,  receveur,  pour  les  années  de 


1731  à  1741,  arrêté  'par  l'Intendant  en  1742, 
comptable  est  déclaré  redevable  d'une  somme  de  4, 
liv.  12  sols. 


c.  2783.  (Liasse.)  —  88  pièces,  pardiemloi  132  pièces,  papii 

13S9-I749.  —  Affaires  communales.  —  Thi 

—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  com] 
du  s'  Mignot,  de  1731  à  1741  :  mandements  des  con; 
et  de  l'Intendant;  quittances  des  parties  prenan 

—  compte  rendu  par  le  s'  Mignot,  devant  les  éc 
vins  en  exercice  l'année  1739. 


C.  2764,  (Liasse.)  —  38  pièces,  parch.  ;   78  pièces,  papie 

1149-1391.  —  Affaires  communales.  —  Thi 
—  Coraptebilité.  —  Comptes  du  s'  Mignot,  recevt 
de  1742  à  1746.  arrêtés  par  l'Intendant  de  174 
1751  ;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1742  an 
à  6,492  liv.  3  sols  6  den.  de  recette  et  à  1,317 
13  sols  3  lien,  de  dépense  ;  parmi  les  recettes  ligui 
les  reliquats  de  comptes  d'anciens  consuls;  —con: 
de  1746,  arrêté  à  8,337  liv.  9  sols  3  den.  de  reo 
et  à  3,335  liv.  5  sols  de  dépense. 


C.  2765.   (Liasse.)  —  -i«  pièces,  parch.  ;  93  pièces,  papie 


1341-13S3.  —    Affaires    io.mmunales.  —  Thi 

—  Comptabilité.  —  Comptes  du  s""  Mignot,  recevf 
de  1747  à  1751,  arrêtes  par  l'Intendant  de  175 
1753;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1747  an 
à  6,702  liv.  15  sols  9  den.  de  recette  et  à  1,230 
6  sols  10  den.  de  dépense  et  reprise;  —  parmi 
dépenses  de  1748,  on  remarque  une  somme  de  570 
14  sols  pour  travaux  faits  à  l'Hôtel  de  ville;  — 
1750,    les  sommes  dépensées  pour  les  fontaines  ; 

—  cumpte  de  1751  arrêté  à  4,824  liv.  13  sols  8  t 
de  recette  et  à  2,460  liv.  14  sols  3  den.  de  dépense. 


C.  2766.  (Liasse.)  —  49  pièces,  parch.  ;  69  p.,  pap. 

mi3-13M.  —  Affaires  communales.  —  Thii 
—  Comptabilité.  —  Comptes  du  s'  Mignot,  recevt 
de   1752  à  1755,    arrêtés  par  l'Intendant  de  175 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


501 


1758;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1755  arrêté 
à  1,923  liv.  11  den.  de  recette  çt  à  1,093  liv.  18  sols 
de  dépense. 


C.  2767.  (Liasse.)  —  33  pièces,  parchemin  ;  60  pièces^  papier. 

i 

« 

1756-1759.  —  Affaires  commun^^les. — Thiers. 
—  Comptabilité.  — :  Comptes  du  s""  Mignot,  rece- 
veur, de  1756  à  1758,  arrêtés  par  l'Intendant  de 
1758  à  1759;  pièces  justificatives;  —  compte  de  1756, 
arrêté  à  2,344  liv.  2  sols  11  den.  de  recette  et  à 
925  liv.  13  sols  de  dépense;  —  compte  de  1758 
arrêté  à  3,067  liv.  6  sols  6  den.  de  recette  et  à 
2,858  liv.  19  sols  de  dépense  et  reprise. 


C.  2768.  (Liasse.)  —  19  p.  parch.;  87  p.  pap.  j  4  cachet. 

1759-1769.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
—  Comptabilité.  —  Nomination  du  s'  Cottier,  no- 
taire royal  et  procureur,  comme  receveur  des  octrois 
et  patrimoniaux,  1759;  —  compte  rendu  par  les 
héritiers  de  Gabriel  Cottier,  receveur,  pour  Tannée 
1759,  arrêté  par  l'Intendant  en  1762  à  3.385  liv. 
14  sols  de  recette,  et  à  2,269  liv.  10  sols  10  den. 
de  dépense;  —  pièces  justificatives  du  compte  de  G. 
Cottier  pour  1759;  —  compte  de  Gabriel  Cottier 
pour  Tannée  1760  et  pièces  justificatives;  —  pièces 
justificatives  du   même   receveur  pour  Tannée  1761. 


C.  2769.  (Liasse.)  —  61  pièces,  papier. 

1736-1760.  —  Affaires  communales.  — Thiers. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  Schevins  de  1741, 
1756.  1758,  1769  et  1760;  —  quelques  pièces  justifi- 
catives des  comptes   des  échevins  de  1736    à  1759. 


C.  2770.  (Liasse.)  —  98  pièces,  papier;  3  cachets. 

1731-1745.  —  Affaires  communales.  — Thiers. 
—  Comptabilité.  —  Correspondance  relative  à  la 
comptabilité  par  MM.  de  Merville,  Audembron,  Tor- 
rent, Delarbre;  Mignot,  receveur  des  octrois;  Gar- 
nier,  subdélégué  de  police;  les  échevins,  etc.;  — 
ordonnances  de   Tlntendant;  —   états,  notes  et  mé- 


moires divers  relatifs  à  l'apurement  des  comptes; 
—  états  des  sommes  dues-  par  les  consuls  de  plu- 
sieurs années  à  partir  de  1731. 


C.  2771.  (Liasse.)  —  95  pièces,  papier;  3  cachets. 

• 

174[6-175!l.  —  Affaires  communales.  —  Thiers. 
—  Comptabilité.  —  Correspondance  relative  à  la 
comptabilité  par  MM.  de  Merville,  Mignot  fils,  les 
échevins  de  Thiers,  les  juges  délégués  à  la  police; 
Mignot,  subdélégué  de  Tlntendant;  Torrent,  maire 
de  la  ville  de  Thiers;  —  ordonnances  de  l'Inten- 
dant ;  —  délibérations  des  habitants  ;  —  '  notes  et 
mémoires  relatifs  à  l'apurement  des  comptes. 


C  2772.  (Liasse.)  —  64  pièces,  papier; 

168§-1780.  —  Affaires  communales.  —  Thiézac 
—  Thuret.  -*-  Thiézac  :  lettre  des  consuls,  1688, 
informant  Tlntendant  qu'il  n'y  a  aucuns  deniers 
d'octroi  dans  le  lieu  de  Thiézac;  —  lettre  de  M. 
Pages  de  Vixouzes,  du  14  juillet  1754,  au  sujet  de 
prétendue;^  usurpations  de  communaux  dans  le  vil- 
lage de  La  Roucoles;  il  fait  observer  qu'un  partage 
de  ces  communaux  avait  été  fait  le  12  avril  1657 
et  qu'il  est  valable,  puisqu'il  est  antérieur  à  Tarrêt 
du  Conseil  du  8  mai  1688.  —  Thiolières  :  lettres 
de  M.  Boyer  de  la  Salle,  1731,  relatives  aux  répa- 
rations du  presbytère;  —  reconstruction  de  Téglise, 
qui  s'était  écroulée  dans  la  nuit  du  15  au  16  avril 
1769,  à  l'exception  du  chœur  et  d*une  petite  cha- 
pelle du  côté  de  bise  :  délibération  des  habitants; 
ordonnances  de  Tlntendant;  correspondance  de  M. 
Teyras  de  Grandval,  1770-1778;  procès- verbal  de 
réception  en  1779;  requêtes  des  entrepreneurs;  rôles 
de  répartition  de  la  dépense.  —  Thuret  :  requête 
des  habitants  de  Chassenet>  se  plaignant  que  les  ha- 
bitants de  Saint-Clément  de  Reignat  (généralité  de 
de  Moulins)  se  sont  attroupés  le  28  mai  1778  et  ont 
enlevé  43  bêtes  à  cornes  qui  pacageaient  dans 
Tun  des  communaux  dudit  village  de  Chassenet^ 
qu'ils  ont  fait  ensuite  assigner  le  s'  Charier,  écuyer, 
Tun  des  propriétaires  desdits  bestiaux;  avis  de  M. 
Touttée,  subdélégué;  Tlntendant  autorise  les  habi- 
tants de  Chassenet  à  soutenir  leur  droit  en  justice, 
à  condition  qu'il  ne  soit  pas  fait  d'imposition  sans 
son  autorisation  préalable;  —  lettre  de  M.  Urion, 
du  28    mai    1746,  au  sujet  d'une  délibération   prise 


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502  ARCHIVES  DU 

par  les  habitants  de  Chassenet  relativement  à  un 
droit  de  dîner  qui  leur  "est  dû  par  M.  Douhet  de 
Saint-Germain,  propriétaire  des  dîmes  qui  se  lèvent 
dans  leur  collecte;  —  réparations  à  l'église  :  cor- 
respondance de  rintendant  d'Auvergne  avec  M.  de 
Flesselles,  intendant  de  Moulins,  avec  M.  de  La 
Crène,  subdélégué  à  Riom;  rôles  de  répartition  *  de 
la  partie  de  la  dépense  incombant  aux  C(^llectes  de 
Sardon  et  de  Chassenet  (les  autres  collectes  de  la 
paroisse  étant  du  Bourbonnais),   1762-17G4. 


C.  2773.  (Liasse.)  —  20  pièces,  papier, 

174!l-1789.  —  Affaires  communales.  —  Tinlhat 
—  Tiviers.  —  Tinlhat  :  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  MM.  de  La  Oardette  et  Rodde  Chalaniat 
au  sujet  des  réparations  du  presbytère,  1748;  — 
requête  du  curé,  1754,  sur  le  même  sujet.  —  Tis- 
sonnières  :  lettre  de  M.  Bourdillon,  1746,  au  sujet 
d'un  droit  de  pacage  dans  ladite  paroisse;  —  re- 
quête des  habitants  demandant  un  secours  de  400 
liv.,  pour  faire  combler  un  ravin  qui  intercepte  le 
passage  de  Téglise  ;  correspondance  à  ce  sujet  de 
rintendant  avec  M.  Touttée,  subdélégué  à  Riom, 
1782.  —  Tiviers  :  lettre  du  s'  Hugon,  J742,  au 
sujet  d'usurpations  de  communaux  dans  le  village 
de  Belvezet;  —  réparations  au  couvert  de  Téglise, 
1763. 


C.  2774.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  147  p.,  papier. 

tlItl-nSB.  —  Affaires  commu.xales.  —  Torsiac 
—  TourzeL  —  Torsiac  :  déclaration  des  communaux, 
1684;  —  rôle  de  contribution  pour  la  réfection  de  la 
toiture  de  Tégltse,  1759.  —  Tortebesse  :  avis  de  M. 
Touttée  sur  une  délibération  dans  laquelle  les  habi- 
tants de  Tortebesse  décident  de  partager  entre  eux 
les  40  arpents  de  bois  de  haute  futaie,  essence  de 
hêtre,  auxquels  ils  ont  été  cantonnés  par  arrêt  rendu 
entre  eux  et  le  commandeur  de  Tortebesse  par 
arrêt  du  Conseil  du  15  fév.  1757;  autorisation  de 
rintendant,  1778;  —  réparations  au  presbytère, 
1772.  —  Tournemire  :  réparations  à  Téglise  entre- 
prises aux  frais  de  M.  le  marquis  d'Anjony;  ce 
dernier  demande  que  les  habitants  de  cette  paroisse 
et  des  paroisï^es  voisines,  Saint-Martin- de- Valois, 
Saint-Projet  et  Girgols  soient  assujettis  à  fournir  les 
corvées  nécessaires  pour  la  conduite  des  matériaux; 
correspondance   à  ce   sujet   de   l'Intendant,  de  MM. 


PUY-DE-DOME. 

d'Anjony  de  Foix,  Pages  de  Vixouzes,  Dijon.  1753; 
—  requêtes  du  s*^  Ferluc,  curé,  demandant  que  les 
habitants  soient  obligés  à  lui  fournir  un  presbytère; 
correspondance  à  ce  sujet  de  l'Intendant  avec  M. 
Pages  de  Vixouzes,  subdélégué  à  Aurillac;  délibé- 
rations des  habitants,  1764-1770.  —  Tours  :  pièces 
relatives  à  la  requête  d'un  syndic  qui  demande  à 
être  déchargé  du  syndicat  et  qu'on  le  rembourse  de 
ses  avanças,  1783-1786;  —  ordonnance  de  M.  de 
La  Michodière,  intendant,  du  30  juin  1753,  main- 
tenant les  habitants  de  Tours  dans  la  propriété, 
possession  et  jouissance  de  la  maison  qui  sert  de 
l)resbytère,  contrairement  aux  prétentions  du  cha- 
pitre cathedra!  de  Clermont;  l'ordonnance  vise  des 
titres  de  1332  et  de  1433;  —  correspondance  de 
rintendant,  du  19  sept.  )756,  au  sujet  de  la  re- 
quête des  s"  Cheze,  arpenteur,  et  Cl.  Héritier, 
appréciateur,  demandant  le  paiement  des  travaux 
qu'ils  ont  faits  pour  la  paroisse  de  Tours;  — quelques 
quittances  délivrées  aux  consuls  de  Tours,  1724- 
1730.  —  Tourzel  :  états  des  patrimoniaux  du  lieu 
de  Tourzel,  1684  et  sans  date;  --  ordonnance  de  l'In- 
tendant, du  20  janvier  1751,  enjoignant  aux  consuls 
de  Tourzel,  de  1720  à  1750,  de  rendre  compte  de 
leur  gestion;  —  extraits  des  comptes  rendus  par 
les  consuls  de  Tourzel  de  1720  à  1750,  et  pièces 
justificatives;  en  1730,  reconnaissance  de  cens  à  Yves 
d'Allègre,  seigneur  et  baron  de  Meilhaud,  Tourzel  et 
autres  places;  en  1734,  construction  d'un  i)ont  sur 
le  ruisseau  de  Gripet  pour  aller  de  Tourzel  à 
réglise  de  Ronzière;  —  états  des  sommes  dues  au 
corps  commun  par  les  consuls  de,  Tourzel  de  1720  à 
1750. 


C.  2775.  (Liasse.)  —  07  p.,  pap.,  dont  I  cah.  de  19  feuillets. 

1731-1786.  —  Affaires  communales.  —  Tre- 
mouille- Marchai  —  Trézioux.  —  Tremouille-Mar- 
chal  :  ordonnance  de  l'Intendant,  du  8  juillet  1754, 
contre  des  particuliers  qui  ont  usurpé  un  chemin 
dans  le  village  de  Champredonde;  —  usurpations 
dans  le  communal  de  Lascostes,  dans  le  village  de 
Lastioulles  :  avis  du  subdélégué;  ordonnances  de 
l'Intendant,  1755-1701;  —  lettre  de  M.  de  Malles- 
saigne,  subdélégné  à  Bort,  au  sujet  de  la  nomina- 
tion d'un  syndic  par  les  habitants  du  village  de  La 
Vidal,  pour  défendre  la  cause  de  ces  habitants 
contre  l'abbaye  de  Port-Dieu,  qui  exige  d'eux  un 
cens  qu'ils  prétendent  n'avoir  jamais  payé,  1743;  — 
reconstruction  du  presbytère  :  les  habitants  prennent 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

à  leur  charge  toute  la  dépense  en  reconnaissance  de 
l'abandon  que  leur  fait  le  curé  des  arrérages  de  sa 
portion  congrue,  qu'ils  lui  doivent  de  17(59  à  1779, 
ce  qui  fait  un  objet  d'à  i)eu  [)rès  2,500  liv.  :  le- 
quêtes  et  délibérations  des  habitants  ;  mémoires  et 
lettres  de  M.  Chasteau,  subdélégué;  ordonnances  de 
l'Intendant;   devis  estimatif;   arrêt   du    Conseil,   du 

5  déc.  1780,  approuvant  les  travaux  à  faire  au 
presbytère  de  Tréniouille-Marchal  et  ordonnant  l'im- 
position de  la  dépense  qui  doit  s'élever  à  1.129  liv. 

6  sols;  rôle  de  répartition;  réclamations  des  entre- 
pi'eneurs,  1783-1786.  —  Trémouille- Saint- Loup  : 
plaintes  des  habitants  du  village  d'Auzolles,  paroisse 
de  Trémouiile-Saint-Loup,  contre  ceux  du  village 
de  Fouroux,  paroisse  de  La  Rodde,  pour  usurpa- 
tions de  communaux,  1732;  —  correspondance  de 
l'Intendant  avec  M.  de  Mallessaigne,  subdélégué  à 
Bort,  au  sujet  des  plaintes  de  M.  l'abbé  de  La  No- 
gerette,  prieur  commendataire  de  Port-Dieu  et  curé 
primitif  de  La  Rodde,  contre  plusieurs  particuliers 
des  paroisses  de  La  Rodde  et  de  Trémouille-Saint- 
Loup,  qui  refusent  de  lui  payer  les  cens  qui  lui  sont 
dus;  mémoire  relatif  à  cette  affaire  :  M.  de  La 
Nogereite  obtint  contre  ses  censitaires  récalcitrants 
un  arrêt  du  Parlement,  du  0  sept.  1708,  et  les  ar- 
rérages de  cens  à  lui  dus  furent  liquidés  par  autre 
arrêt  du  30  août  1713  à  des  sommes  considérables; 
mais  les  habitants  se  mutinèrent  lorsqu'il  leur  l^llut 
payer,  ils  s'attroupèrent  au  nombre  de  4  ou  500 
avec  toutes  sortes  d'armes,  assommèrent  Texempt 
qui  était  à  la  tète  des  archers  «  avec  menace  de 
»  venir  assassiner  et  brûler  le  s""  de  La  Nogerette 
»  dans  son  château  du  Port-Dieu  »;  les  Intendants 
vinrent  cependant  à  bout  de  faire  commencer  les 
paiements  et  les  censitaires  promirent  <  qu'ils 
»  alloient  incessamment  travailler  à  faire  entre  eux 
»  une  palpe  et  cottisation  desdits  tènemens,  et  qu'a- 
»  près  cela  chacun  sçachant  sa  quotité  de  rente  se 
»  mettroit  en  état  de  la  payer  »;  le  s""  de  Nr^ge- 
rette  y  consentit,  mais  sans  se  déimrtir  de  la  soli- 
dité à  laquelle  ont  été  assujettis  lesdits  héritages; 
depuis  les  habitants  ont  montré  la  plus  mauvaise 
volonté  et  n'ont  presque  rien  payé,  1732-1733;  M. 
Trudaine  invite  M.  Des  Farges,  lieutenant  de  La 
Tour,  à  prescrire  aux  habitants  de  se  conformer 
aux  ordonnances  de  justice,  mais  il  l'invite  en 
même  temps  à  tâcher  de  terminer  cette  affaire  à 
Tamiable;  —  réparations  du  presbytère,  1745-1746. 
—  Trezioux  :  requête  du  curé  et  ordonnance  de 
l'Intendant  au  sujet  du  presbj^ère,   1731. 


503 


C.  2770.  (Liasse.)  —  41>  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  18  feuillets. 

1 799-1 7§3. —  Affaires  communales. —  Usson (sub- 
délégation d'issoire).  —  Nominations  de  syndics,  1783; 

—  lettre  de  M.  Larigaudie,  du  15  juin  1737,  au  sujet 
du  clocher   de    l'église   d'Usson,  qui  menace  ruine; 

—  mémoire  de  M.  Lafont  sur  les  réparations  à  faire 
à  réglise,  1756  :  le  prieur  a  déjà  fait  faire  celles 
du  chœur  qui  sont  à  sa  charge,  mais  il  refuse  de 
participer  à  celles  de  la  nef,  contrairement  à  la  pré- 
tention des  habitants  qui,  pour  ly  contraindre,  in- 
voquent un  traité  passé  le  17  jui^n  1674  entre  les 
habitants  et  le  s'  Delort ,  précédent  prieur  et  curé 
primitif  de  cette  église;  les  habitants  ne  pouvant 
rien  opposer  aux  réponses  du  prieur  actuel ,  M.  La- 
font a  été  obligé  de  mettre  à  la  charge  des  habitants 
toutes  les  réparations  de  la  nef  et  du  clocher  ;  — 
réparations  au  clocher  :  délibérations,  ordonnances 
de  rintendant,  devis  estimatif,  1774;  adjudication 
des  travaux  au  prix  de  624  liv.  ;  rôles  de  répartition 
de  la  dépense;  procès-verbal  de  réception,  1775: — 
nouvelles  réparations  au  clocher,  en  1782,  adjugées 
au  prix  de  370  livres;  —  refonte  d'une  cloche  par 
Claude  Seurot ,  fondeur,  habitant  à  Clermont,  rue 
du  Port,  1729  1734;  —  correspondance  de  MM.  La- 
font  et  Larigaudie,  1752,  au  sujet  des  réparations 
du  presbytère; —  mémoire  de  M.  Lafont,  1753,  au 
sujet  d'une  discussion  entre  le  s"^  Larigaudie  et  les 
habitants  de  Commandaire,  paroisse  d' Usson,  relative 
à  la  propriété  d'un  terrain. 


C.  2777.  (Liasse.)  —  I  pièce,  parchemin;  40  pièces,  papier, 

dont  1  cahier  de  24  feuillets. 


1659-1685.—  Affairks  communales.—  Usson  (sub- 
délégation d'issoire).  —  État  des  dettes  de  la  paroisse 
d'Usson,  dressé  le  27  mai  1662,  par  Pierre  Mazeyras, 
conseiller  du  roi,  lieutenant  principal  en  rfilection 
d'issoire;—  état  de  vérification  des  dettes  de  la  paroisse 
d*Usson  ,  par  Bernard  de  Fortia ,  intendant ,  du  20  fé- 
vrier 1666;  —  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  2  sept.  1666, 
liquidant  à  15,886  liv.  les  dettes  de  ladite  paroisse 
et  ordonnant  l'imposition  de  cette  somme  avec  les 
intérêts  au  denier  20  sur  les  contribuables  aux  tailles; 
—  délibération  des  habitants  d'Usson ,  du  11  déc.  1672, 
demandant  que  Timposition  soit  faite  en  vingt  années 
au  lieu  de  dix  ;  —  pièces  relatives  à  la  créance  du 


504  ARCHIVES  DU 

s''Beraud,  prêtre  de  la  commuQauté  d'Usson,  contre 
les  consuls  de  1658  ;  —  procès-verbal  de  vérification 
des  dettes  de  la  ville  et  communauté  d'Usson ,  par 
Bernard-Hector  de  Marie,  intendant ,  du  1"  août  1673 
et  des  jours  suivants. 


C.  2778.  [Liasse.)  —  14-  pièces,  papier. 

1Ï5S-1780. —  Affaires  communales. —  Usson  (sub- 
délégation  de  Saint-Amant-Roche-Savine).  —  Nomi- 
nation d'un  syndic  et  demande  de  décharge  par  le 
même  syndic,  1779-1780;—  construction  d'un  nou- 
veau cimetière  :  correspondance  de  l'Intendant  d'Au- 
vergne, de  MM.  Bertin,  intendant  de  Lyon;  Cla- 
peyron ,  subdélégué  général  de  l'Intendance  de  Lyon  ; 
Madur,  subdéïégué  à  Ambert,  1755-1756. 


C.  2779.  (Liasse.)—  2  pièws,  parchemin; 
79  pièces,  papier. 

■«MS-1781. —  Affaires  communales.  — Vabres  — 
Vassel.  —  Vabres  :  ordonnance  de  M.  d'Ormesson , 
du  15  février  1700,  pour  la  liquidation  des  dettes 
de  la  paroisse  de  Vabres.  —  Valcivières  :  réparations 
du  presbytère,  1770-1781.  —  Valuéjois  :  état  des 
biens  communaux  de  la  paroisse  de  VallenjoI-l'Êglise 
en  1686  ;  —  lettre  de  l'Intendant  à .  M.  Danty,  1750 , 
l'informant  qu'il  s'est  décidé  à  homologuer  la  déli- 
bération prise  par  les  habitants  de  Brezons,  Cezens 
et  Montréal,  pour  intervenir  dans  le  procès  mu  entre 
leur  seigneur  et  les  habitants  de  Valleujol,  au  sujet 
de  droits  d'usage  et  de  chauffage  prétendus  par  ces 
derniers  dans  différents  bois;  il  l'invite  cependant 
à  ne  remettre  la  délibération  au  syndic  que  si  l'intérêt 
des  habitants  de  ces  communautés  lui  paraît  évident; 
M.  Danty  répond  qu'en  effet  la  délibération  avait  été 
mendiée  par  le  seigneur,  elle  a  été  prise  dans  son  châ- 
teau de  Brezons  et  il  leur  a  promis  une  indemnité 
et  de  les  garantir  de  tout  événement,  mais  les  ha- 
bitants ont  réellement  intérêt  à  ce  procès  ;  lettre  de 
M.  de  Miramon;  —  requête  des  principaux  habitants 
emphytéotes  et  feasitalres  de  la  terre  et  seigneurie 
de  Valuéjois,  exposant  que,  pour  se  conserver  dans 
le  droit  de  prendre  le  bois  vif  et  mort  dans  le  bois 
de  Orandval,  ils  ont  été  obligés  de  plaider  tant  en  la 
maîtrise  particulière  des  eaux  et  forêts  de  Saint-Floor, 
qu'à  la  Table  de  marbre,  à  Paris,  contre  maître  Em- 
manuel deCassaigne  deBeaufort.  chevalier,  marquis 


PUY-DE-DOME. 

de  Miramont;  ils  ont  succombé  et  appellent  de  la  se 
tence  qui  les  condamne,  et,  pour  soutenir  le  proci 
ils  demandent  l'autorisation  de  s'imposer  d'une  somr 
de  600  liv,;  correspondance  de  l'Intendant,  de  Ml 
de  Monlboissier,  seigneur  de  Pont-du-Château ;  Te 
lard,  de  Mbntluc,  1761. —  Valz-sous-Chàteauneuf  ;  i 
paratiohs  à  l'église  et  au  clocher  :  délibérations;  lettr 
de  M.  Lafont  de  Saint-Marts;  ordonnanças  de  l'I 
tendant  ;  adjudication ,  en  1771 ,  au  prit  de  590  liï 
arrêt  du  Conseil,  approuvant  l'adjudication  et  0 
donnant  l'imposition  de  la  dépense;  rôle  de  répartitio: 
requêtes  des  entrepreneurs ,  1773  ;  —  réparatio 
du  presbytère,  1752,  —  Varennes-Saint-Honorat ;  d 
claration  des  habitants  au  sujet  des  communau 
1683;  —ordonnance  de  M.  de  Malon,  intendant,  j 
sujet  des  créances  des  communautés,  1683;  au  b 
certificat  de  publication  par  Berard,  curé  de  V 
rennes,  —  Varennes-sur-Morge  ;  nomination  d'i 
syndic,  1780;  —  approbation  par  l'Intendant  d'ui 
délibération  des  habitante  de  Clerlande,  décidant  qi 
les  prés  destinés  à  la  pâture  après  la  levée  des  pr 
miers  foins  seront  divisés  en  deux  parties  ;  l'une  po 
les  bestiaux  arants,  l'autre  pour  les  bétes  à  lain 
1778.  —  Vassel  ;  délibération  |>ar  laquelle  les  consti 
sont  invités  à  déclarer  à  l'Intendant  que  la  parois 
ne  jouit  d'aucuns  revenus  communs,  1686. 


C.  2780.  (  Liasse.)  —  43  pièces,  papier, 

I639-I3A6.  —  Affaires  communales,  —  Vebret  ■ 
Vergongheon. —  Vebret  :  requête  des  habitants  des  v 
lages  de  Pourcharet  et  de  la  Vergne-Petiote  se  pla 
gnant  que  des  habitants  du  village  de  Champasi 
veulent  s'approprier  un  droit  dans  les  communal 
de  Pourcharet  (sans  date)  ;  —  ordonnanfre  de  l'IntendaE 
du  16  août  1754,  contre  des  particuliers  qui  ont  ù 
des  défrichements  dans  les  communaux  du  villaj 
de  Couchai;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  sept.  175 
contre  des  particuliers  qui  ont  usurpé  dans  le  con 
munal  de  Loradour,  au-dessus  du  village  de  Vebret; 
correspondance  de  l'Intendant  avec  MU,  de  Ma 
lessaigne  et  de  Tournemire,  subdélégués,  au  suj 
d'une  contestation  entre  G.  Veyssier,  notaire  royal 
juge  de  la  ferre  de  Cheyssat,  et  les  habitants  du  mên 
village,  relativement  â  la  propriété  d'un  bois,  1756.' 
Vedrines  :  lettre  de  M.  de  Mombriset,  1746,  relati' 
aux  réparations  du  four; —  quittances  délivrées  ai 
consuls  de  Vedrines,  167:î-1678. —  Verçongheon  :  d 
fricliements  de  communaux  dans  le  village  de  Reilha 
—  réparations  à  la  nef  de  l'église  :  correspondance  < 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 

M.  Rossignol  avec  M.  Jouzencie,  subdélégué  à  Lempdes; 
rôle  de  répartition  de  la  somme  de  237  livres  13  sols 
4  deniers,  1744;  —  réparations  du  presbytère,  1745. 


505 


C.  "2781 .  (Liasse.)  —  3  pièces,  parchemin  ; 
120  pièces,  papier. 


1741-1786.  —  Affaires  communales.  —  Verneu- 
gheol  —  Vernines.  —  Verneugheol  :  réclamation  d'an 
syndic  indiqué  pour  être  consul,  il  demande  à  être 
déchargé  du  consulat  ou  du  syndicat ,  1779  ;  —  répa- 
rations du  presbytère  et  de  l'église,  refonte  d'une 
-cloche  :  requête  de  Pierre  Paschier,  curé;  ordon- 
nance  de  Tlntendant,  17ÔÔ;  délibération  des  habi- 
tants; procès-verbal  d'adjudication,  1769;  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  7  mai  1770,  ordonnant  l'imposition 
de  la  dépense  qui  s'élève  à  887  liv.  18  sols  4  den.  à 
la  charge  de  la  paroisse  ;  correspondance  de  l'Inten- 
dant avec  MM.  de  La  Crène  et  Maignol;  rôles  de 
répartition;  réclamations  du  curé  et  des  entrepre- 
neurs ;  mémoire  relatif  à  cette  affaire.  1774  ;  procès- 
verbal  de  réception  des  ouvrages,  1778;  pièces  de 
dépenses,  1778-1783.  M.  de  Villemontée  contribue  au 
paiement  de  la  cloche  sur  laquelle  sont  gravés  son 
nom  et  ses  armes.  —  Vernines  :  contestation  entre 
les  habitants  d'Aurières  et  ceux  de  Néb^zat,  au  sujet 
de  la  propriété  d'un  communal,  1750;—  usurpations 
dans  les  communaux  d'Aurières,  1753;—  contestation 
entre  les  habitants  de  Vernines  et  ceux  du  village 
deBesset,  1786,  relativement  à  la  propriété  d'un  com- 
munal; —  réparations  au  clocher  :  requêtes,  délibé- 
rations; correspondance  de  M.  Godivel,  subdélégué 
à  Besse,  rôle  d'imposition;  les  habitants  d'Aurières 
demandent  à  n'être  pas  compris  dans  ledit  rôle,  sous 
prétexte  qu'ils  ont  une  chapelle  àAurières;  mémoire 
de  M.  Godivel  sur  cette  prétention  qui  ne  paraît  pas 
justifiée;  rôles  de  répartition  de  la  dépense,  1768-1769; 
—  réparations  du  presbytère ,  1741-1743  ;  —  contesta- 
.tion  entre  les  habitants  de  Vernines  et  M.  de  Cha- 
lus,  seigneur  de  Prondines,  au  sujet  de  prétendues 
entreprises  desdits  habitants  dans  les  appartenances 
de  la  montagne  de  Combeperret,  1750;  —  procès 
entre  les  mêmes  habitants  et  leur  seigneur,  M.  Du- 
fraisse  de  Vernines,  au  sujet  d'un  droit  de  per- 
cière;  1752-1765. 


C.  2782.  (Liasse.) —  65  pièces,  papier. 

1680-1788.  —  Affaires  communales.  —  Vertaizon. 

—  Nomination  de  Louis  Genelx  pour  syndic  de  la 
paroisse,  1784;  —  nomination  de  gastiers,  1771-1772; 

—  délibération,  du  1"  sept.  1748 ,  relative  aux  garde- 
vignes;  —  lettre  de  M.  de  Merville,  du  14  juillet 
1731,  s'excusant  de  ne  pouvoir  exécuter,  à  cause  de 
sa  maladie,  le  cantonnement  des  prés  de  Vertaizon 
dont  il  a  été  chargé  par  ordonnance  de  l'Intendant; 

—  réparations  à  l'auditoire,  à  l'horloge  et  aux  fon- 
taines ,  1726-1727  ;  —  lettre  de  M.  Dupin,  secrétaire 
de  l'Intendance,  à  M.  de  La  Gardette,  subdélégué  à 
Billom,  du  13  mai  1748,  au  sujet  de  la  fontaine 
de  Paulhat  :  un  certain  nombre  d'habitants  de  la 
paroisse  de  Vertaizon  et  de  la  collecte  de  Bouzel 
s'opposent  au  changement  de  ladite  fontaine,  ainsi 
qu'à  la  concession  d'une  partie  de  l'eau  faite  au 
s'  Clêdières,  chirurgien,  par  les  habitants  de  Ver- 
taizon;—  M.  Dupin  demande  l'avis  du  subdélégué; 
ce  dernier  pense  que  les  opposants  ont  raison  et  qu'il 
faut  casser  la  délibération  des  habitants  de  Vertaizon; 

—  projet  de  construction  d'une  nouvelle  fontaine  et  de 
réparations  à  l'ancienne,  1786;  —  devis  des  réparations 
à  faire  en  1744  au  four  banal,  à  la  maison  commune, 
à  la  halle  et  à  l'horloge ,  dresse  par  F.  Raimbaux  et 
s'élevant  à  1,422  livres;  —  réparations  aux  fontaines, 
aux  fours  banaux,  à  la  halle  et  à  l'horloge,  1753-1754  ; 

—  réparations  aux  fours  banaux ,  1787-1788  ;  —  avis 
de  M.  Chabrol,  1740,  sur  le  projet  des  habitants 
de  Vertaizon  de  faire  refondre  la  cloche  de  la  chapelle 
de  Notre-Dame  de  Pitié  ;  —  ban  des  vendanges  de  1748; 

—  réparations  de  plusieurs  ponts ,  1770-1771  ;  -r-  avis 
du  subdéiégué  sur  une  délibération  des  habitants 
de  Vertaizon,  au  sujet  du  chemin  de  Vertaizon  à 
la  grand'route  qui  va  de  Pont-du-Château  à  Billom, 
1785  ;  —  pièces  relatives  à  la  créance  prétendue  par 
Jean  Vernet,  avocat,  sur  la  communauté  de  Vertaizon, 
1689-1692. 


Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


C.  2783.  (Liasse.) —  i47  pièces,  papier. 

170D-17S6.— Affaires  COMMUNALES. — Vertaizon. — 
Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1 700  à  1724  ; 
quelques  pièces  justificatives;  —  recettes  de  1702  : 
ferme  des  fours  banaux ,  200  liv.  ;  ferme  du  courtage, 
15  liv.;  ferme  des  prés,  15  liv.;  farme  des  noyers   de 

64 


506 


ARCHIVES  DU  Ptn'-DE-DOME. 


Cliantagour,  6  liv.  Dépenses  :  cens  dus  à  l'évèque, 
78  iiv,  ;  au  prédicateur,  30  liv.  10  sois;  loyer  du  pres- 
bytère, 30  liv,;  aux  sonneurs,  1  !iv.  10 sols;  pain  bénit, 
10  liv. ;  vœu  àKotre-Darae  d'Orcival,  10  liv.;  Toyage 
des  consuls  à  Orcivai ,  3  liv.  ;  réparations  aux  fontaines, 
21  liv.  10  sols;  nourriture  du  fontainier,  20  liv. 
1&  sols;  réparations  aux  fours,  30  liv.;  pourfeucher 
les  prés  de  Monseigneur,  13  liv.;  cens  dus  au  roi  pour 
la  comté  de  Montferrand,  4  liv.  Çden.;  frais  de  pro- 
cédure, n  liv.  15  sols;  vœux  aux  Saintes-Mariés  et 
à  Saint-Âi)don  et  Sennen ,  26  iiv.  ;  salaire  du  gastier, 
10  iiv.  ;  salaire  du  secrétaire ,  18  liv.  ;  (une  partie  des 
articles  ci-dessus  ont  été  rayés  ou  réduits  par  les  au- 
diteurs des  comptes). 


C.  2784.  (Liasse.)—  145  pièces,  papier. 

1 33A-1 3SA. — Affaires  coumunales. — Vertaizon . — 
Comptabilité. —  Comptes  des  consuls  de  Vertaizon, 
de  1725  à  17:«,l,  arrêtés  par  l'Intendant  en  1736;  — 
compte  de  1725,  arrêté  à  560  liv.  de  recette  et  à  347 
liv.  13  sols  de  dépense;  -^  compte  de  1729,  arrêté 
à  630  Iiv.  de  recette  et  365  liv.  5  sois  de  dépense; 
parmi  les  pièces  justificatives  de  ce  compte,  on  re- 
marque un  grand  nombre  de  pièces  de  procédure. 


C.  278;i.  (Liasse.)—  18; 


pièces,  papier;  partie 
3  état. 


1730-I7AS. —  Affaires  communales.—  Vertaizon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1730  & 
1744,  arrêtas  par  l'Intendant  de  1736  à  1753;  — 
pièces  justificatives  desdits  comptes;  —  compte  de 
1T30,  arrêté  à  825  livres  de  recette  et  à  288  iiv.  2  sois 
de  dépense;  ^-  compte  de  1744,  arrêté  à  475  liv.  de 
recette  et  à  316  liv.  12  sols  6  den.  de  dépense. 


C.  2780.  (Liasse.)  —  III  pièces,  papier. 

1345-1354.  —  Affaires  ccmmijnales.  —  Vertaizon. 
—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  1745  à 
1754,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1752  à  1755;  — 
pièces  justificatives  ;  —  compte  de  1745 ,  arrêté  à 
407  liv.  10  sols  de  recette  et  à  312  liv.  8  sols  10  den. 
de  dépense;  —  compte  de  1754,  arrêté  à  407  iiv.  de 
recette  et  à  335  liv.  16  ïoIs  6  den.  de  dépense. 


C.  2787.  (Liasse.)  —  12.")  pièces,  papier. 

HS5-13M.  — Affaires  communales.  —  Vertai 

—  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de  17i 
1760,  arrêtés  par  l'Intendant  de  1760  à  1761 
pièces  justificatives;  —  compte  de  1755  arrèi 
418  liv.  de  recette  et  à  330  liv.  16  sols  de  dépe 

—  compte  de  1760,  arrêté  à  .523  liv.  de  recette 
377  liv.  8  sois  6  den.  de  dépense;  —  pièces  justi 
tives  du  compte  de  1701. 


C.  2788.  (Liasse.)  —  42  pièces,  papier. 

1784-13§(l-  —  Affaires  communales.  —  Verta 
—  Comptabilité.  —  Compte  rendu  par  devant  W 
Chazerat,  intendant,  i>ar  Gilbert  Geneix,  rece 
des  patrimoniaux,  de  sa  gestion  de  1765  à  1773 
clusivement;  —  ordonnances  dis  l'Intendant;  — 
respondance  relative  à  la  reddition  des  compte: 
S'  Geneix  entre  l'Intendant  et  M.  Delagardette- 
giraud,  1764-1766;  —  pièces  justificatives  des 
pitres  de  recette. 


C.  2789.  (Liasse.)  —  20y  piècra,  papier. 

176S-I333.  —  Akk.mres  commun.vles.  —  Vertai 

—  Comptabilité.  —  Pièces  justificatives  des  chap 
de  dépense  du  compte  de  G.  Geneix  pour  les  ai 
1765-1773;  on  remarque  :  les  quittances  pour  I 
noraire  du  prédicateur;  les  quittances  de  la  ( 
payée  à  l'évèque,  711  liv.  18  sols;  celles  relal 
à  l'horloge,  252  iiv. 


C.  2790.  (liasse.)  —  212  pièces,  papier. 

1374-1 3S4.  —  Affaires  communales.  —  Vertai 

—  Comptabilité  de  G.  Geneix,  receveur.  —  Pi 
justificatives  du  compte  du  s'  Geneix  pour  les  an 
1774  et  suivantes  jusqu'à  1784  (le  compte  manq 

—  pièces  justificatives  de  la  recette  :  ferme  des  f 
banaux,  des  noyers,  des  prés  communaux,  du  o 
tage;  —  pièces  justificatives  du  premier  chapitn 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


507 


C.  2791.  (Liasse.)  —  108  pièces,  papier. 

1774-1784.  —  Affaires  communales.  —  Vertaizon. 
—  Comptabilité  du  s*^  Geneix,  receveur.  —.Pièces 
justificatives  du  second  chapitre  et  d'une  partie  du 
quatrième  chapitre  de  dépense  du. compte  de  Geneix, 
pour  les  années  1774  et  suivantes  jusqu'à  1784. 


C.  2792.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parch.  ;  112  pièces,  papier. 

1785-1788.  —  Affaires  communales.  —  Vertaizon. 

—  Comptabilité  de  Gilbert  Laire-Seroux ,  receveur. 

—  CorrespondanQe  de  l'Intendant,  de  M.  Delagardette- 
Desgiraud  ;  délibérations  et  requêtes  des  habitants 
relatives  à  la  nomination  d*un  receveur  à  la  place 
du  s'  Geneix  ;  Gilbert  Laire-Seroux  jeune  est  nommé, 
1786;  —  pièces  justificatives  des  comptes  de  Gilbert 
Laire  Qq  compte  manque),  1785-1788. 


C.  2793.  (Liasse.)  —  89  pièces,  papier. 

173S-1763.  —  Affaires  communales.  —  Vertaizon. 
—  Comptabilité  des  reliquats.  —  Ordonnance  des  In- 
tendants enjoignant  aux  consuls  de  Vertaizon  depuis 
1720  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ;  —  états  des 
sommes  dues  à  la  communauté  par  les  consuls  de 
1720  k  1760;  —  ordonnances  de  l'Intendant  portant 
décharge  au  profit  de  consuls  reliquataires  ;  —  cor- 
respondance et  mémoires;  —  cinquième  et  dernier 
compte  des  reliquats,  rendu  au  corps  commun  par 
J.-B.  Vigeral,  bourgeois  de  Vertaizon,  receveur  pré- 
posé au  recouvrement  des  reliquats  des  comptes  des 
consuls  depuis  le  4  août  1760,  date  de  sa  commission, 
arrêté  en  1763  par  Tlntendant  à  741  liv.  16  s.  9  den. 
de  dépense  et  à  696  liv.  15  sols  4  den.  de  recette. 


0.  2794.  (Liasse.)  —  3  pièces,  parch.;  78  pièces,  papier,  dont 

2  cahiers  de  35  feuillets. 

1686-1781.  — Affaires  communales.  —  Vertolaye 
—  Vezezoux.  —  Vertolaye  :  requêtes  de  François 
Girard  demandant  à  être  déchargé  des  fonctions  de 
syndic  de  la  paroisse  de  Vertolaye  et  à  être  rem- 
boursé des  avances  qu'il  a  feites,  1779-1781  ;  —  usur- 
pation de  communaux  dans  le  village  du  Garay,  1765; 


— ,  déclaration  au  sujet  des  revenus  patrimoniaux 
ou  communaux,  1686  :  il  n'y  en  a  aucun  ;  —  projet 
de  construction  d'un  presbytère,  1778;  —  quittances 
délivrées  aux  consuls  en  1731.  —  Vezac  :  acquisition 
d'un  presb}i;ère;  correspondance;  rôle  de  répartition 
de  la  dépense ,  1755-1756  ;  —  imposition  de  200  liv. 
sur  les  habitants  de  la  paroisse  pour  subvenir  aux 
frais  de  deux  procès  :  le  premier  contre  Jean  Coupel, 
qui  réclame  le  prix  de  la  maison  presbytérale  léguée 
à  la  commune  par  M.  de  Cebié,  ancien  prieur,  auquel 
elle  avait  été  vendue  par  les  auteurs  dudit  Coupel; 
le  second  contre  Ant.  Reyt  qui ,  en  qualité  d'héritier 
du  s'  de  Cebié,  attaque  la  donation  faite  par  ledit 
de  Cebié  aux  pauvres  de  ladite  paroisse  ;  •  requêtes 
du  syndic;  correspondance  de  M.  Pages  de  Vixouzes; 
ordonnances  de  l'Intendant;  rôle  de  répartition,  1768- 
1769.  —  Vèze  :.  lettre  de  M.  de  Pradt,  seigneur  de 
Vèze,  au  sujet  d'un  procès  intenté  sous  prétexte  de 
défrichements  de  communaux  par  un  nommé  Giber- 
gues  aux  habitants  du  village  de  Lajariges,  1762- 
1763;  —  construction  d'un  presbytère,  1765.  —  Ve* 
zezoux  :  requête  du  curé  demandant  la  démolition 
d'un  ancien  four  situé  devant  la  porte  de  son  pres- 
bytère et  qui  n'a  plus  d'autre  utilité  que  de  servir 
de  refuge  aux  mendiants  et  vagabonds. 


C.  2793.  (Liasse.)  —  lOU  pièces,  papier,  dont  1  plan;  i  cachet. 

1766-1780.  —  Affaires  commgnales.  —  Vialle 
(Puy-de-Dôme)  —  Vialles  (Haute-Loire).  —  Vialle 
(Puy-iie-Dôme)  :  réparations  au  clocher  et  à  l'église  : 
délibération  des  habitants ,  du  8  mai  1766 ,  suivie 
d'ordonnance  de  l'Intendant;  correspondance  de  M.  de 
La  Crène;  états  des  décimateurs  de  la  paroisse  de 
Vialle;  l'ensemble  des  dîmes  vaut  de  2,080  à  2,840  liv.  ; 
devis  estimatif  et  plan  dressé  par  Fournier,  archi- 
tecte; lettre  du  s'  Chalvon.  curé  de  Vialle;  lettre  de 
M.  de  Murol,  datée  de  Murol  près  Maringues,  1770; 
procès-verbal  de  réception  des  ouvrages,  1780.  — 
Vialles-sur-Lamothe  (Haute-Loire)  :  réparations  à 
l'église  et  au  pavé  du  bourg  de  Vialles  :  délibération 
des  habitants,  1768;  correspondance  de  l'Intendant, 
de  M.  de  Mombriset,  du  vicomte  de  Montchal,  de 
M.  Gueyffler,  du  s*"  Duclos  ;  lettre  d'envoi  par  M.  d'Or- 
messon,  le  4  oct.  1770,  d'un  arrêt  du  Conseil  qui 
autorise  les  réparations  du  pavé  et  du  chemin  du 
bourg  de  Lamothe;  rôle  de  répartition  de  la  dépanse; 
requêtes  de  l'entrepreneur,  1772. 


i 


C.  27(K>.  [Liasse.)  —  2  pièces,  parch.  ;  64  pièces,  papier,  dont 
2  caliiers  de  CD  feuiltels. 

IMS-lïSS.  —  Affaires  communales.  —  Vic-en- 
Carladès.  —  Lettres  de  MM.  Pages  de  Vixouzes  et 
Sobrier  de  Lauhret,  1759,  au  sujet  d'une  contesta- 
tion entre  M.  de  Sistrières  et  les  habitants  de  Vie 
au  sujet  de  la  tenue  des  assemblées  publiques,  et  de 
la  prétention  de  M.  de  Sistrières  à  la  noblesse;  — 
lettres  de  MM.  de  Sadourny  et  Froquières,  1732,  au 
sujet  des  prétendues  plaintes  du  père  Apollinaire, 
augustin,  sur  son  séjour  à  Vie  où  il  avait  prêché 
l'A  vent;  —  certificate  des  consuls,  1088-1692,  attes- 
tant que  dans  ledit  lieu  il  n'y  a  jamais  eu  de 
deniers  patrimoniaux  ni  d'octroi;  —  défrichements 
de  communaux,  1754-1755;  —  lettre  de  M.  de  Cal- 
daguès,  1732,  au  sujet  d'une  imposition  faite  en  sa 
faveur  sur  la  paroisse  de  Vie;  —  réparations  à 
l'église  :  correspondance  et  mémoires  de  M.  Pages 
de  Vixouzes;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  26  nov, 
1754,  approuvant  l'adjudication  des  travaux  et  auto- 
risant l'imposition  de  la  somme  de  589  liv.  ;  —  rôle 
de  répartition  de  la  somme  de  608  liv.  12  sols  8  den., 
dans  lequel  sont  compris  :  Jean-Gaspard  Soubrier, 
avocat,  et  M.  Antoine  Soubrier,  sou  fils,  pour  9  liv. 
14  sols  4  den.  ;  le  s'  et  d"'  de  Sistrières  de  Latour, 
9  liv.  3  sols  6  den.  ;  d"»  Marie  Boissy,  âUe  dévote , 
2  liv.  8  sols  9  den.  ;  Joseph  Comnia),  avocat,  3  liv, 
4  sols  11  den  ;  —  correspoudanee  relative  au  compte 
A  rendre  par  M.  des  Uttes  du  produit  de  la  ferme 
du  communal  du  Joignial,  les  sommes  restantes 
devant  être  employées  aux  réparations  de  l'église, 
1754  ;  —  pièces  relatives  au  loyer  du  presbytère, 
1762-1783;  —  réparations  à  la  fontaine,  1742-1744; 
—  refonte  de  la  grande  cloche  :  correspondance  de 
l'Intendant  avec  M.  Pages  de  Vixouzes;  pièces  de 
dépenses;  rôle  de  répartition,  la  fonte  est  manques 
deux  fois  par  les  entrepreneurs  et  repris»»  une  troi- 
sième fois,  1752-1754;  les  fondeurs  sont  :  Joseph 
Pointcarré  et  J.-B.  Soyer;  —  quittance  délivrée  aux 
consuls  de  Vie  en  1689. 


C.  2707.  (Liasse.)  —  1  pièce,  parth.  ;  50  pièces,  papier,  dont 
S  cahiers  de  204  feuillels. 


Ifittl-llS-l.  —  Affaires  communales.  —  Vic-en- 
Carladès.  —  Dettes.  —  Procès-verbal  de  vériflcation 
des  dettes  de  la  ville  de  Vie  par  M.  Le  Camus,  inten- 


ARCHIVES  DD  PUY-DE-DOME. 

dant,  1670-1071  ;  on  remarque  parmi  les  créancier 
Biaise  Pages,  s'  des  Uttes  ;  Louis  de  Boisset,  écuyi 
curé  de  la  paroisse  de  Saint-Pierre  de  Vie;  Jean 
Caldaguez,  conseiller  du  roi,  président  en  la  Cour  c 
Aides  de  Clermont;  les  coiisuls  de  plusieurs  anné 
Avis  de  l'Intendant  sur  les  créances  prétendues  s 
ledit  lieu  de  Vie  ;  —  pièces  de  procédure  et  requè' 
à  M.  de  Vaubourg,  intendant,  1688-1692,  au  su. 
de  la  créance  de  M.  de  Caldaguez;  pièces  produii 
par  ce  dernier  depuis  1601,  comprenant  entre  auti 
un  rAIe  d'impositions  sur  la  paroisse  pour  lad 
année  1661;  —  mémoires  et  correspondance  de  M. 
La  Houssaye,  de  MM.  Bidé  de  la  Grandville  et  Tr 
daine,  intendants  d'Auvergne,  au  sujet  d'une  requ( 
par  laquelle  M.  de  Caldaguez ,  président  en  la  Co 
des  Aides  de  Clermont-Ferrand,  demande  le  paieme 
d'une  somme  de  13,348  liv.  3  sols  5  den.  en  prin< 
pal,  restant  d'une  créance  sur  la  ville  de  Vie  liquid 
par  arrêt  du  Conseil  du  10  juin  1693;  les  habitat 
contestent  et  l'afifaire  est  portée  au  Conseil  d'Éta 
1729-1734. 


C.  2798.  (Liasse.)  —  1  p.,  parcb.;40p.  papier. 

I584-13SÏ.  —  Affaires  communales.  — Vic-1 
Comte.  —  Assemblées,  personnel,  biens  palrim 
niaux.  —  Arrêt  de  liquidation  des  offices  de  pi 
mier  et  troisième  consuls  du  lieu  de  Vic-le-ComI 
créés  par  édit  de  janvier  1704,  à  la  somme 
500  liv.;  quittance  de  ladite  somme  en  1712; 
nomination  du  s""  Chamboissier,  docteur  en  méd 
cine,  1700,  pour  remplir  pendant  3  années  la  pla 
de  maire  de  la  ville  de  Vic-le-Comte  ;  —  nomin: 
tion  de  Jean  Cliambon  pour  commissionnaire,  178' 
—  nomination  d'un  messager,  1780;  — .  requé 
d'un  syndic,  demandant  sa  décharge ,  1787  ; 
plaintes  contre  le  s'  .Margeride,  syndic,  qui  chercl 
à  éluder  l'exéuution  de  l'ordonnance  de  Sa  M; 
jesté,  relative  à  la  formation  des  nouvelles  rauni( 
palités;  état  de  ceux  qui  composent  la  faction  ( 
S'  Margeride;  ordonnance  de  l'Intendant  du  7  ao 
1787,  enjoignant  au  s'  Margeride  de  convoquer  1'^ 
semblée  des  habitants  pour  procéder  à  l'élection  d'i 
syndic  et  des  autres  membres  qui  doivent  form' 
la  municipalité;  —  copie  de  :  1"  lettres  royales  < 
23  avril  1584,  accordant  aux  habitants  de  Vic-1 
Comte  l'octroi  d'une  imposition  de  300  liv.  sur  1 
manans  et  habitans  de  ladite  ville;  2°  autres  lettr 
royales  du  8  nov.  1024,  renouvelant  ledit  octro 
état  des  deniers  communs  en  1689;  —  lettre  da  ] 


Arnaud,  du  20  déc.  1735,  sur  les  revenus  de  Vic- 
ie-Comte :  ils  se  réduisent  atix  300  liv.  imposées 
chaque  année,  et  à  la  moitié  du  produit  du  cour- 
tage, soit  20  liv.  environ,  l'autre  moitié  apparte- 
nant à  la  fabrique;  les  fours  banaux,  quoi  qu'on 
en  ait  dit,  appartiennent  au  duc  de  Bouillon;  — 
lettre  de  Tlntendant,  1744,  au  sujet  de  Tadjudica- 
tion  du  courtage;  —  délibération  des  habitants,  du 
5  déc.  1756,  au  sujet  d'une  plainte  adressée  à  l'In- 
tendant par  Antoine  Cuel,  bailli  et  juge  du  comté 
d'Auvergne,  prétendant  qu'il  lui  a  été  fait  de  grands 
dommages  dans  ses  biens,  et  demandant  que  si  les 
coupables  ne  sont  pas  découverts,  les  habitants  de 
Vie  soient  condamnés  à  l'indemniser;  —  pouvoir 
donné  au  s'  Margeride,  syndic,  1782,  de  se  présenter 
sur  la  démande  du  s'  de  Cosnac,  seigneur  de  La 
Guesle,  et  même  de  former  au  nom  de  la  commune 
une  demande  incidente  «  soit  pour  que  ledit  de 
»  Cosnac  contribue  à  la  dépense  de  la  conduite  des 

>  eaux  de  la  source  de  Bourboulon,  soit  pour  requé- 
»  rir  le  droit  de  pacage  dans  les  pâturages  ordi- 
»  naires  et  prés  de  La  Guesle,  et  de  conclure  au 
»  rétablissement  des  fossés    pratiqués  depuis    peu  à 

>  côté  du  regard  de  Thierry  »;  l'Intendant  homo- 
logue la  délibération  ;  —  lettre  de  M™'  de  Mont- 
morin,  comtesse  de  Tane,  à  l'Intendant,  du  15  juin 
1776,  exposant  que,  le  3  et  le  4  dudit  mois,  les 
habitants  de  Yic-le-Comte  sont  venus  chez  elle, 
armés  de  fusils  et  de  bâtons,  enlever  un  troupeau 
de  moutons  qui  pacageoit  au  dessous  des  jardins; 
ils  sont  revenus  le  lendemain  au  nombre  de  5  à 
600  et  ont  débité  le^j  injures  les  plus  atroces;  M"^ 
de  Tane  insiste  pour  que  cette  insolence  ne  reste 
pas  impunie,  «  cecy  est  une  suitte  de  l'extrême 
»  liberté  que  M.  Turgot  vouloit  peut  estre  intro- 
»  duire,  mais  à  laquelle  j'ay  Thonneur  de  vous  de- 
»  mander  en  grâce  de  mettre  obstacle  »;  lettre  de 
M,  Amelot,  du  22  juin  1776,  demandant  à  M.  de 
Ghazerat  des  renseignements  sur  les  violences  com- 
mises dans  la  terre  de  Ghadieu  par  dès  habitants 
attroupés  de  Vic-le-Comte  ;  avis  de  M.  Bonne!,  sub- 
délégué: —  mémoire  pour  les  habitants  de  Vic-le- 
Comte  :  leur  communauté  est  propriétaire  d'un 
communal  appelé  le  Gascher,  situé  sur  la  rive 
gauche  de  l'Allier,  près  du  château  de  Chadieu, 
dans  lequel  le  seigneur  de  Chadieu  a  droit  de  faire 
pacager  ses  bestiaux  promiscuement  avec  ceux  des 
habitants  de  Vie  ;  il  y  a  plus  de  300  ans  que  ce 
cçmmunal  est  un  objet  d'envie  pour  les  seigneurs 
de  Chadieu,  et  un  procès  à  ce  sujet  est  actuelle- 
ment  en   instance   devant  le    Parlement;    on  rap- 


SÉRIE  G.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE.  509 

pelle  qu'un  seigneur  de  Canillac  fut  décrété  de 
prise  de  corps  par  la  cour  des  Grands  Jours  en 
1666  pour  usurpation  à  main  armée  des  pacages  de 
Vicie-Comte.  M.  de  Tane  a  hérité  des  préjugés  de 
ses  auteurs,  et  lorsqu'une  bête  sort  du  pacage  et 
entre  dans  une  voie  commune,  il  la  fait  saisir 
sous  prétexte  qu'elle  est  hors  de  la  justice  de 
Vie,  et  il  faut  payer  15  à  20  liv.  pour  la  rançon; 
M.  de  Tane  ayant  formé  il  y  trois  ou  quatre  ans 
un  vaste  jardin  dans  le  communal,  a  pratiqué  un 
vaste  fossé  pour  changer  le  lit  du  ruisseau;  d'autre 
part,  contrairement  à  l'usage,  il  fait  pacager  ses 
moutons  dans  le  communal  à  l'époque  où  il  devrait 
être  réservé  aux  bestiaux  arants,  les  habitants  de 
Vie  se  saisirent  du  troupeau  et  l'emmenèrent  mal- 
gré l'opposition  des  serviteurs  de  M.  de  Tane  qui 
les  poursuivirent  à  coups  de  fusil,  enfin  ils  com- 
blèrent le  fossé  qu'avait  fait  faire  ledit  seigneur  ; 
ils  conviennent  qu'ils  ont  eu  tort  de  se  faire  justice- 
eux-mêmes,  mais  ils  ont  été  provoqués;  —  mé- 
moire par  le  comte  de  Tane,  des  violences  com- 
mises par  les  habitants  de  Vie;  —  réponse  au  mé- 
moire donné  par  M.  de  Tane  à  M.  le  comte  de 
Montboissier,  remis  à  M.  l'abbé  de  Murât  et  com- 
muniqué aux  habitants  de  Vic-le-Comte;  M.  de 
Tane  propose  de  se  départir  de  la  poursuite  dirigée 
au  criminel  contre  plusieurs  des  habitants,  si  la 
communauté  consent  à  abandonner  tous  les  droits 
qu'elle  prétend  sur  le  grand  et  le  petit  Gaschers; 
le  droit  des  habitants  est  constaté  par  la  vente 
en  1627  de  la  terre  de  Chadieu  par  Jean  de  La 
Guesle,  à  M.  de  Beaufort,  trisaïeul  de  M.  de  Tane; 
le  domaine  de  Chadieu  est  indiqué  comme  ayant 
pour  confins  «  le  pacage  des  habitants  de  Vic-le- 
»  Comte  appelé  la  Vergère  »;  —  nouvelles  lettres 
de  Mme  la  comtesse  de  Tane  à  l'Intendant. 


C.  2799.  (Liasse.)  —  80  pièces,  papier,  dont  1  cahier 
de  24  feuillets  ;  1  cachet. 

1717-1786.  —  Affaires  communales.  —  Vic-le- 
Comte.  —  Travaux  communaux.  —  Lettre  de  M. 
Duvernin,  du  3  sept.  1740,  recommandant  à  M. 
Chabrol,  receveur  des  octrois  à  Clermont,  le  s*^  Bri- 
vadis,  architecte,  qui  a  fait  plusieurs  ouvrages  dans 
la  province  et  qui  termine  actuellement  le  clocher 
de  la  Sainte-Chapelle  de  Vie,  <  cette  entreprise 
lui  fait  honneur,  et  il  est  en  état  d'entreprendre 
toutes  sortes  d'ouvrages  »  ;  —  délibération  du  l*' 
août   1717   par    laquelle    les   habitants  décident  de 


510  ARCHIVES  DU 

faire  des  réparations  aux  anciennes  fontaines  de  la 
ville  qui  sont  entièrement  ruinées;  —  procès-verbal 
dressé  par  Charles  Vassadel,  conseiller  du  roi  en 
L'élection  de  Clermout,  de  l'état  des  fontaines  de 
Vie  et  des  dépenses  à  faire  pour  les  rétablir;  — 
traité  entra  Dominique  Mantaigne,  maître  des  Eaux. 
et  Forêts  de  la  comté  d'Auvergne,  syndic  des  habi- 
tants de  Vie  et  Hierosme  Delarbre,  fontainier  de 
ladite  ville,  pour  le  rétablissement  des  fontaines,  du 
9  août  1719;  l'une  sera  placée  au  devant  du  pa- 
lais, l'autre  à  la  place  du  jeu  de  paume;  le  prix 
fait  est  de  2,000  liv.;  —  prix  fait  pour  le  ba^isin 
de  la  fontaine  de  la  place,  du  8  fév.  1720;  —  or- 
donnance de  M.  Boucher,  intendant,  du  22  juin 
1719,  permettant  aux  habitants  d'emprunter  une 
somme  de  .2,000  liv.  et  d'imposer  pareille  somme 
en  deux  années  sur  leur  communauté;  —  rôle 
d'imposition  de  la  somme  de  2,000  iiv.;  —  requêtes 
de  Delarbre,  fontainier,  à  fin  de  paiement  ;  — 
compte  rendu  par  D.  Mantaigne  de  l'emploi  de  la 
somme  de  2,000  liv.  imposée  pour  le  rétablissement 
des  fontaines,  présenté  en  1732  ;  pièces  justifica- 
tives dudit  compte;  —  lettres  du  s''  Mantiiigne;  — 
ordonnance  relative  ^ux  réimrations  des  fontaines, 
1744;  —  contestation  entre  la  ville  et  M.  Délavai 
au  sujet  des  dégâts  que  le  &'  Délavai  prétend  être 
causés  dans  sa  propriété  par  les  tuyaux  qui  con- 
duisent l'eau  de  la  ville;  avis  du  subdélégué  favo- 
rable aux  habitants,  1782-1783;  —  requête  d'An- 
toine Chambon,  demandant  à  être  payé  des  tra- 
vaux qu'il  a  faits  aux  fontaines  de  Vie,  1786;  — 
analyse  de  pièces  relatives  à  l'imposition  d'une 
somme  de  900  liv.  sur  la  paroisse  pour  le  dessè- 
chement à&i  deux  marais  ;  —  note  relative  à  la 
construction  d'une  horloge,  sans  date. 


G.  2800.  (Liasse.)  —  2  p.  parch,;  36  p.  pap.,  dont  3  cah. 
de  49  reuillels. 


16tt0-1ï71.    —    AlTAIRES  Cl 

Comte.  —  Chaînes  et  revenus,  dettes.  —  Procès- 
verl)al  de  vérification  des  dettes  de  la  ville  de  A'ic- 
le-Comle  par  M.  de  Fortia,  intendant,  janvier- 
février  1669  ;  parmi  les  créanciers  on  remarque  : 
Jean  d'Oradour,  écuyer,  s'  d'Authezat;  Benoit  I.a- 
ville,  trésorier  de  France  à  Riom;  les  religieuses 
du  couvent  de  Saint-Jean-Baptiste  de  Viole-Comte; 
le  duc  de  Chaulnes,  gouverneur  de  ta  province; 
Jean  Moylou,  chanoine  de  la  Sainte-Chapelle  de 
Vie;  les  consuls  de  difiTérentes  années.  A  la  suite, 
arrêt  du  Conseil  d'État,  du  3  juin  1669,  et  ordon- 


PUy-DE-DOME. 

nance  de  M.  Le  Camus,  intendant,  du  18  sept. 
1671;  —  requêtes  de  Jean  Dufour  de  Villeroze,  bour- 
geois habitant  de  la  ville  de  Rlom,  fermier  général 
du  duc  de  Bouillon  pour  ses  terres  d'Auvergne,  de- 
mandant que  les  habitants  de  Vie  aient  à  payer  la 
somme  de  76  iiv.  de  taille  personnelle  et  abonnée 
due  au  duc  de  Bouillon,  qui  est  imposée  très  exac- 
tement chaque  année  sur  les  habitants  de  cette 
ville;  pièces  relatives  à  cette  demande,  1717-1738; 
—  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  17  mars  1767,  qui 
ordonna  l'imposition  sur  tous  les  habitants  et  biens- 
tenants  de  la  ville  et  paroisse  de  Vic-Ie-Comte, 
d'une  somme  de  900  liv.  pour  le  paiement  des  frais 
de  dessèchement  du  marais  des  Moulièras  et  des 
Creux,  et  pour  ceux  qu'entraînera  le  procès  contre 
le  comte  de  Tane;  correspondance  à  ce 'sujet  de 
l'Intendant,  de  M.  de  L'Averdy,  de  M.  Bonnel;  — 
rôles  de  répartition,   1768-1771. 


C.  2801.  (Liasse.)—  11  p.  pap.,  dont  3  cah.  de119fenillels. 

1SA3-t6S9.  —  Affaires  communales.  —  Vic-le- 
Comte.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de 
1653  à  1660,  rendus  aux  consuls  de  l'année  sui- 
vante; —  conipte  de  1653  :  recette,  11,(68  liv.  9 
sols  6  den.  i  dépense  12,123  liv.  14  sols;  le  compte 
comprend  les  impositions  royales  ;  parmi  les  dépenses 
on  remarque  :  une  somme  de  3  Iiv.  15  sols,  pour 
la  procession  d'Authezat,  et  pour  l'offlce  des  morts 
noyés  lors  du  naufrage  du  bateau  de  Brolac;  50 
sols  aux  hallebardiers  pour  leur  service  à  la  pro- 
cession faite  le  jour  de  la  Transflguration,  <  pour 
»  empescher  le  peuple  d'aborder  k  la  relique  >;  — 
manquent  les  comptes  de  1654  à  1655;  —  parmi 
les  dépenses  de  1656  on  remarque  ;  10  liv.  à  M. 
de  La  Colombette  pour  ses  gages  de  capitaine  du 
palais;  les  dépenses  du  procès  soutenu  pour  contes- 
ter la  noblesse  à  MM.  Potière;  —  comptes  de  1657, 
1658  et  Ifôd  ;  —  parmi  les  dépenses  de  1660  :  4  Ht. 
pour  le  dîner  que  la  ville  a  coutume  d'envoyer  aux 
Cordeliers;  un  très  grand  nombre  d'articles  de 
dépenses  se  rapportent  à  des  voyages  faits  par  les 
consuls. 


C.  2802.  (Liasse.)  —  10  p.  pap.,  dont  4  cab.  de  93  feuillets. 

l«ei-l«ïl.  —  Affaires  comuonales.  —  Viola- 
Comte.  —  Comptabilité.  —  Comptes  des  consuls  de 
1661    à  1670;   —    manque  le  compte  de  1663;   — 


■«p 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


511 


compte  de  1664  :  recette  11,151  liv.  12  sols;  dé- 
pense 11,529  liv.  9  sols;  ces  chiffres  sont  ceux  pro- 
posés par  les  consuls  ;  en  marge,  les  réductions  opé- 
rées par  les  auditeurs  des  comptes;  --  manquent 
les  comptes  de  1667  et  de  1669;  —  les  comptes  de 
1668  et  de  1670  sont  accompagnés  de  pièces  justifi- 
catives; —  quittancés  de  tailles  délivrées  aux  con- 
suls de  1670  ;  pièces  de  procédure  pour  les  mêmes 
consuls. 


C.  2803.  (Liasse.)* —  H  p.  parch.  ;  Oî>  p.  pap. 

1694-1769.  —  Affaires  communales.  —  Vic-le- 
Comte.  —  Comptabilité.  —  Quelques  quittances  dé- 
livrées aux  consuls  de  1694  à  1706;  —  comptes  des 
consuls  de  1720  à  1732;  pièces  justificatives;  blâmes 
et  débats  desdits  comptes;  (quelques  lacunes);  — 
compte  des  consuls  de  1744,  arrêté  par  M.  Rossi-. 
gnol,  intendant,,  en  1746,  à  480  liv.  de  recette  et  à 
316  liv.  10  sols  de  dépense;  pièces  justificatives  dudit 
compte;  —  compte  pour  les  années  1744-1751,  ren- 
du par  Michel  Arnaud,  lieutenant  au  bailliage  de 
Yic-le-Comte,  receveur  préposé  au  recouvrement  des 
patrimoniaux  par  ordonnance  de  l'Intendant  du  24 
déc.  1744,  arrêté  en  1752  à  327  liv.  5  sols  de  re- 
cette et  à  319  liv.  9  sols  3  den.  de  dépense;  — 
pièces  justificatives;  —  ordonnance  de  M.  de  Bal- 
iainvilliers,  du  10  janvier  1760,  nommant  le  s""  Cha- 
nony,  notaire,  receveur  des  patrimoniaux  de  Vie; 
—  correspondance  et  ordonnances  de  l'Intendant 
relatives  à  la  reddition  des  comptes  des  consuls, 
1718-1762;  quittance  de  M.  d'Oradour  d'Autezat, 
d'une  rente  à  lui  due,   1768. 


C.  2804.  (Liasse.)  —  141  p.  pap.,  dont  1  cah.  de  38  feuillets. 

1657-1683.  —  Affaires  communales.  —  Vieille- 
Brioude.  —  Déclaration  relative  aux  communaux, 
1683  :  la  commune  a  un  pacage  d'entour  quarante 
setérées,  22  setérées  ont  été  défrichées  il  y  a  quelques 
années  par  tous  les  habitants  de  Vieille-Brioude  ;  —  . 
ordonnance  de  M.  le  Camus,  intendant,  du  21  août 
1670,  au  sujet  d'une  créance  prétendue  sur  la  com- 
munauté de  Vieille- Brioude  par  Ysabeau  Gallot; 
procès-verbal  de  liquidation  des  dettes  de  Vieille- 
Brioude,  clos  le  14  juillet  1671,  par  M.  Le  Camus, 
intendant;  parmi  les  créances  reconnues,  on  re- 
marque celles  des  religieuses  de  Notre-Dame  de  Lan- 


geac;  de  Pierre  Gueyflîer,  etc.;  —  compte  rendu 
pour  les  collecteurs  de  1657;  —  quittances  délivrées 
aux  consuls  de  1662,  1663,  1666>  1669,  1672,  1675. 
et  1676;  —  compte  des  consuls  et  collecteurs  de 
1676;  —  déclaration  des  charges  et  revenus  en 
1693. 


C.  2803.  O-îasse.)  —  3  pièces,  parch.  ;  62  pièces,  papier. 

1795-1767.  —  Affaires  communales.  —  Vieil- 
lespesse  —  Villeneuve.  —  Vieillespesse  :  lettre  de. 
M.  Vayron,  chanoine  et  syndic  de  la  collégiale  de 
Saint-Flour,  au  sujet  de  pacages  appartenant  au 
chapitre,  seigneur  prieur  de  la  paroisse  de  Vieilles- 
pesse et  que  le  s''  Vayron  de  Laubinet  prétend  être 
communaux  ;  lettre  à  ce  sujet  de  l'Intendant  à  M. 
de  Montluc,  1756;  il  l'invite  à  consulter  les  habi- 
tants »et  s'ils  affirment  que  le  tènement  de  Labarthe , 
dont  il  est  question,  n'est  pas  communal,  ce  sera 
au  s'  Vayron  à  se  pourvoir  devant  les  juges  ordi- 
naires; —  lettre  de  M.  d'Espinchal,  1762,  au  sujet 
de  cette  affaire  qui  n'avait  pas  encore  reçu  de  solu- 
tion ;  ordonnance  de  Tlntendant  du  10  juin  1762 
contre  plusieurs  particuliers  qui  ont  fait  des  défri- 
chements dans  les  communaux  (autres  que  celui  de 
Labarthe);  —  défrichements  dans  les  communaux  du 
village  de  Pradal  :  procès- verbal  de  M.  de  Mont- 
luc; ordonnance  de  l'Intendant,  1761-1762  ;  —  ré- 
parations du  clocher  et  de  l'église  :  correspondance 
de  l'Intendant,  de  MM.  d'Ormesson,  Tassy  de  Mont- 
luc ;  arrêt  du.  Conseil  d'État,  du  3  juillet  1745, 
ordonnant  l'imposition  de  la  dépense;  rôle  de  répar. 
tition  ;  —  achat  d'une  maison  destinée  à  servir  de 
presbytère.  —  Vignonet  :  contestation  entre  les 
habitants  du  village  de  Fossanges,  paroisse  de  Vi- 
gnonet et  ceux  du  village  de  La  Grange,  paroisse 
de  Chastel  -  Marlhac,  au  sujet  de  la  propriété  d'un 
communal,  1725-1754.  —  Vigoureux  :  lettre  de 
M.  Beaulieu,  du  4  juin  1746,  au  sujet  d'une  auto- 
risation demandée  par  les  habitants  de  Vigoureux 
pour  soutenir  le  procès  qu'ils  ont  avec  quelques 
villages  dépendant  de  la  paroisse  de  Bre-^ons,  rela- 
tivement à  des  communaux,  —  Villeneuve  :  cor- 
respondance de  l'Intendant  avec  M.  de  La  Crène, 
au  sujet  des  réparations  du  presbytère,  1767  ;  — 
contestation .  entre  les  habitants  et  le  fermier  du 
four  banal,  1762, 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


C.21 


i6.  (Liasse.)— 73 pitces,  papier. 


1Tai-13S9.  —  Affaires  commosai.es.  —  Villos- 
sanges  —  Viverols.  —  Villpssanges"  :  défrichements 
dans  les  communaux  du  village  de  La  Orangette, 
1739.  —  Vinzelles  ;  correspondance  et  procès-verbal 
dressé  par  M.  de  Benoist,  a'  de  Chassignolles,  des 
défrichements  opérés  dans  le  communal  appelé  le 
bois  de  La  Vaure,  1731.  —  Virlet  :  correspondance 
de  M.  Georges,  subdélégué  à  Montaigut,  au  sujet 
des  communaux  défrichés  dans  les  villages  des  Rof- 
feix  et  de  La  Vialle,  1742-1748;  —  réparations  du 
presbytère  :  délibération  des  habitants,  du  13  avril 
1780,  consentant  à  s'imposer  d'une  somme  de 
700  liv,  pour  la  reconstruction  du  presbytère,  le 
curé  prenant  les  travaux  à  sa  charge;  requête  du 
curé  ;  lettres  de  M.  de  Reverseaux,  intendaixt  de 
Moulins  ;  devis  estimatif  s'élevant  à .  2,219  liv. 
8  sols;  les  travaux  sont  adjugés  au  prix  de  1,400 
liv.  ;  rôles  de  répartition  de  la  dépense  ;  lettres  de 
M.  Bichard,  subdélégué  à  Montaigut  ;  procès-verbal 
de  réception  des  ouvrages,  1783.  —  Vitrac  :  usur- 
pation des  communaux;  correspondance  de  M.  Geor- 
ges, subdélégué  Â  Montaigut  ;  ordonnances  de  l'In- 
tendant, 1739-1743;  —  réparations  de  l'église,  1774- 
1777  ;  —  réparations  du  presbytère,  1770-1789.  — 
Viverols  :  état  des  sommes  provenant  de  l'adjudi- 
cation des  regains  de  Viverols,  11  liv.  en  1731  ;  — 
projet  de  construction  d'une  fontaine  et  d'un  mur 
de  clôture  autour  du  cimetière  ;  l'Intendant  autorisa 
les  travaux,  1772-1775;  —  nomination  d'un  syndic, 
1731,  à  l'effet  d'intervenir  au  nom  de  la  commune 
dans  l'instance  pendante  en  la  Sénéchaussée  de 
Riom  entre  M.  Calemard,  curé  de  Pérignat  près 
Sarliève   et  les  communalistes  de  Viverols. 


C.  ^S07.  (Liasse.)  —  103  pitces,  papier. 

1796-lïftS-  —  Affaires  communales.  —  Vo- 
dable.  —  Note  de  M.  Lafont  relative  à  une  con- 
testation entre  les  habitants  de  Longchamp,  paroisse 
de  Mareughol,  justice  d'Ery  et  ceux  de  deux  quar- 
tiers de  Vodable  au  sujet  d'un  pacage,  1757.  — 
Nomination  d'un  syndic,  1780,  à  l'effet  d'intôrve- 
nir  dans  un  procès  relatif  à  la  division  du  com- 
munal de  Pradoux  ;  —  requêtes  du  s'  Rodier, 
curé  de  CoIamines-en-Vodable,  demandant  que.  des 
réparations  soient    faites  dans    l'église    et    dans  le 


presbytère  de  ladite  paroisse  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  Lafont  de  Saint- Mart  :  l'église  ni  le 
presbytère  n'ont  pas  besoin  de  réparations  et  il  n'y 
a  pas  à  tenir  compte  des  assertions  du  curé,  17Ô0* 
1771  ;  —  nouvelles  requêtes  pour  lea  réparations  du 
presbytère  en  1770-1777;  —  requête  de  J.B.  Pra- 
dier,  curé  de  Colamines-en- Vodable,  exposant  que 
son  presbytère  est  dans  le  plus  mauvais  état  et 
demandant  des  réparations,  1781  ;  devis  estimatif 
dressé  en  1787;  —  note  au  sujet  des  travaux  des 
fontaines,  1756  ;  —  lettre  au  sujet  de  différents 
travaux,  1763  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
20  janv.  1751,  enjoignant  aux  consuls  de  Vodable, 
de  1720  à  1751,  de  rendre  compte  de  leur  gestion  ; 

—  compte  rendu  par  M*  François  Gîrot,  notaire 
royal  de  Vodable,  de  la  jouissance  qu'il  a  faite 
d'un  pré,  d'un  pâturai,  de  doux  parcelles  de  terre  et 
de  tout  un  quartier  appelé  le  Mezet  ou  communal 
de  Chassaignol  et  d'un  autre  champ  au  terroir  do 
Pondary,  appelé  le  champ  de  l'Horloge,  que  les  ha- 
bitants de  Vodable  tiennent  en  censive  du  duc  d'Or- 
léans, de  1732  à  1740  ;  pièces  justificatives  ;  parmi 
les  dépenses  on  remarque  celles  relatives  aux  tra- 
vaux du  clocher  ;  —  œmpte  rendu  par  P.  Mosnier, 
laboureur  de  Vodable,  fermier  des  prés  et  champs 
appartenant  à  la  commune  de  172G  à  1731  et  de 
1746  à  1750;  pièces  justificatives;  —  compte  d'An- 
toine Jourde  pour  les  années  1741,  1742    et  1743; 

—  compte  de  Jean  Fondary  pour  les  années  1744 
et  1745  ;  —  compte  de  Pierre  Mosnier  de  1751  à 
1754;  —  correspondance  relative  à  la  reddition  des 
comptes  ;  états  des  reliquats  ;  ordonnances  de  l'In- 
tendant, 1756-1785  ;  —  comptabilité  du  s'  Pradier, 
receveur  des  reliquats. 


C.  2808.  (Liasse.)  —  81   pièces,  papier. 

1Ï49'ITS6.  —  Afkaires  communales.  —  VoUore. 
—  Personnel;  biens  communaux;  divers.  —  Nomi- 
nation de  deux  syndics,  1775,  conformément  aux 
règlements  qui  ont  été  faits  par  les  officiers  de  la 
maîtrise  des  Eaux  et  Forêts  de  Riom  ;  —  requête 
d'Ktienne  Germain,  syndic  du  quartier  d'Aubusson, 
demandant  à  être  déchargé  du  syndicat,  1782  ;  — 
requête  d'Antoine  Lavigue,  syndic  du  premier  quar- 
tier de  Voliore,  demandant  sa  décharge,  1783;  -~ 
nouvelle  requête  d'Etienne  Germain  pour  être  dé- 
chaîné du  syndicat,  178Ô;  —  lettre  de  M.  de  Mer- 
ville,  1731,  au  sujet  de  défrichements  de  communaux  ; 
requête  de  J.-B.  du  Floquet,  avocat  en  Parlement, 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


513 


et  d'Antoine  et  autre  Antoine  Dopeux,  marchands 
tanneurs,  propriétaires  de  domaines  dans  la  paroisse 
de  Vollore,  se  plaignant  que  plusieurs  habitants  des 
-villages  ont  défriché  des  parties  du  communal  ap- 
pelé  la  montagne  Douspeus  où  les  suppliants  ont 
-droit  de  pacage  ;  ordonnance  de  l'Intendant,  1742  ; 
procès-verbal  et  plan  dressés  par  Annet  Ferrand, 
<îommissaire  à  terrier,*  habitant  du  lieu  des  Marti - 
Hanches,  paroisse  de  Saint-Dier,  requis  par  M.  de 
Merville, .  châtelain  de  Thiers  et  subdélégué.  Le  plan 
comprend  :  le  communal  du  Puy-Doscoz  appelé  le 
Orun-Douspeux,  appartenant  aux  habitants  des  vil- 
lages du  Suchet ,  du  Mas  de  Termilhac ,  de  la 
Verchère,  et  de  la  Dardie,  de  la  contenue  de  42  sei^r 
terées,  dans  lequel  les  seigneurs  de  Vollore  pren- 
nent la  dlme  du  blé;  plusieurs  terres  dépendant  des 
domaines  de  Veaux ,  de  La  Roche ,  et  de  La  Ver- 
chère  ;  autre  communal  appartenant  aux  habitants 
du  village  de  Frissonnet,  de  26  septerées  ;  autfe 
communal  de  27  septerées  appartenant  aux  habi- 
tants des  villages  du  Mas  de  Termilhac,  la  Ver- 
chère  et  La  Dardie,  dans  lequel  le  prieur  de  Vol- 
lore prend  la  dîme  du  blé  seigle  ;  —  lettre  de  M.  Mi- 
gnot,  du  28  déc.  1754,  au  sujet  d'une  délibération 
par  laquelle  les  habitants  de  Vollore  ont  nommé 
des  syndics  pour  suivre  au  Parlement  un  procès 
pendant  entre  cette  communauté  et  un  haJbitant 
€  qui  prétend  avoir  droit  sur  un  quart  du  commu- 
»  nal  appelé  de  Plaine -Vaise  dont  les  autres  trois 
»  quarts  appartiennent  à  la  communauté  suivant 
»  un  titre  de  1312  passé  entre  les  habitants  et  le 
»  seigneur  de  Vollore  »;.  M.  Mignot  est  d*avis  que 
les  habitants  soient  autorisés  à  plaider  ;  lettres  du 
même  sur  le  même  sujet,  1755  :  les  h^ibitants  de- 
mandent à  s'imposer  poui^  subvenir  aux  frais  du 
procès;  —  ferme  du  communal  de  Pleine-Vèze  :  à 
la  suite  d'un  procès  soutenu  pat*  les  habitants  du 
village  de  Douairie  contre  ceux  du  bourg,  fins  et 
franchise  de  Vollore,  ces  derniers  ayant  succombé 
eurent  à  payer  les  dépens  qui  s'élevaient  à  3,505  liv. 
1  sol  6  den.  ;  ils  décidèrent  en  1761,  d'affermer  le 
communal  de  Pleine-Vèze  au  prix  de  20  sols  la 
<;artonnée  ;  le  communal  en  question  comprend 
450  septerées;  correspondance  à  ce  sujet  de  Tlnten- 
dant  avec  M.  Mignot,  1761-1764  ;  —  lettre  de  M. 
de  Beaumont  à  M.  de  Ballainvilliers»  intendant, 
1764,  au  sujet  des  représentations  faites  par  le 
Grand-Maître  des  Eaux  et  Forêts  sur  le  défriche- 
ment d'un  bois  communal  entrepris- par  les  habi- 
tants de  Vollore  et  autorisé  par  l'Intendant  ;  ré- 
ponse de  ce  dernier  :  ce  communal  n'était  plus  en 
Puy-de-Dôme.  —  Série  C. 


bois,  s'il  est  vrai  qu'il  l'ait  été  autrefois,  il  ne  pro- 
duisait que  de  la  fougère  et  un  peu  d'herbe  paca- 
gée par  les  moutons;  on  a  défriché  environ  212  sep- 
terées; —  lettres  de  M.  Mignot,  1764-1769,  au  sujet 
des  procès  -  verbaux  d'arpentaga  du  communal  de 
Pleine-Vèze  dressés  par  le  s""  Brugière,  féodiste;  r- 
ordonnances  de  l'Intendant  pour  assurer  le  recou- 
vrement des  sommes  dues  par  les  habitants  qui  ont 
défriché;  —  pièces  relatives  au  défrichement  de  par- 
tie  du   communal  de  Pleine-Vèze  de  1774  à  1777  ; 

—  lettres  de  M.  de  Saint-Hérem,  1777,  recomman- 
dant à  l'Intendant  la  délibération  par  laquelle  les 
habitants  de  Vollore  décident  de  continuer  les  dé- 
frichements du  communal  de  Pleine-Vèze,  et  de 
donner  à  bail  emphytéotique  pendant  40  ans  pour 
être  planté  en  vignes  un  tènemant  au  puy  de  Vol- 
lore ;  ils  ont  nommé  pour  l'exécution  douze  syn- 
dics, 6  du  quartier  du  Bourg  et  6  du  quartier  des 
Fins;  il  e^t  aussi  question,  dans  les  lettres  de  M. 
de  Saint-Hérem,  du  chemin  de  Vollore  à  Courpière; 

—  avis  de  M.  Mignot  sur  une  requête  des  habi- 
tants de  Vollore  demandant  qu'il  soit  défendu  au 
fermier  des  fours  banaux  d'augmenter  arbitraire* 
ment,  comme  il  l'a  fait  depuis  plusieurs  années,  le 
droit  perçu  pour  la  cuisson  du  pain  ;  les  habitants 
sont  renvoyés  à  se  pourvoir  devant  les  juges  ordi- 
naires, 1781  ;  —  ordonnance  de  l'Intendant,  du 
17  janvier  1750,  pour  le  recolement  et  l'inventaire 
des  archives  de  Vollore. 


G.  2809.  (Liasse.)  ^  2  pièces,  parch.;  127  pièces  pap.;  2  cachets. 

1685-1788.  —  Affaires  communales.  —  Vollore. 
—  Travaux  communaux.  —  Délibération,  ordon- 
nance de  l'Intendant,  etc.  au  sujet  de  réparations 
demandées  au  presbytère,  1685-1686  ;  —  note  rela- 
tive à  la  reconstruction  du  presbytère  de  Vollore, 
quartier  d'Aubusson,  1772  ;  —  délibération  des  ha- 
bitants du  bourg  et  paroisse  de  Vollore,  du  20  déc. 
1716,  décidant  de  faire  rétablir  les  fontaines  da 
bourg  et  du  château  ;  —  mémoire  relatif  auxdites 
fontaines,  1731  :  la  fontaine  de  la  place  publique, 
alimentée  par  une  source  située  à  une  demi -lieue 
dans  la  montagne  ne  coule  presque  plus  ;  devis 
des  réparations  par  P.  Bouerant ,  maître  fonta- 
nier,  s'élevant  à  3,095  liv.  ;  correspondance  à  ce 
sujet  de  M.  de  Merville,  de  M™'  de  Rioult  de 
Saint-Hérem  ;  adjudication  des  travaux  au  prix  de 
2,950  liv.  ;  arrêt  du  Conseil  d'État,  du  5  août  1732, 
approuvant   l'adjudication  et  ordonnant   l'imposition 

65 


i 


514  ARCHIVES  DU 

de  la  dépense  ;  —  lettres  de  M.  de  Merville  à  l'In- 
tendant, 1733,  au  sujet  des  représentations  que 
font  les  habitants  des  quartiers  de  la  paroisse  de 
VoUore  éloignés  du  bourg,  qui  ont  été  compris  in- 
dûment dans  les  rôles  d'imposition,  ils  n'ont  au- 
cun intérêt  à  la  construction  de  la  fontaine  ;  Fln- 
tendant  décide  que  Timposition  ne  se  fera  que  sur 
les  habitants  qui  possèdent  des  fonds  dans  le  quar- 
tier du  Bourg  ;  —  lettre  de  M"'  de  Rioult  de  Saint- 
Hérem  au  sujet  de  la  mutinerie  des  Bourgade  qui 
refusent  de  payer  les  sommes  pour  lesquelles  ils 
sont  compris  aux   rôles  des  fontaines,    1733-1734  ; 

—  requêtes  de  l'entrepreneur,  1735;  —  lettres  de 
M.  de  Merville,  de  M"'  de  Rioult  de  Saint-Hérem, 
1740-1755,  au  sujet  de  l'entretien  des  fontaines  ;  — 
lettres  de  M.  Mignot,  1756-1764,  au  sujet  des 
plaintes  contre  Beringier,  chargé  de  l'entretien  et 
des  réparations  des  fontaines  ;  —  réparation  des  ' 
fontaines,  1768-1788  :  on  demande  une  imposition 
de  500  liv.  ;  les  habitants  des  quartiers  des  Fins  et 
Termilhac,  La  Rivière  et  Montguerlhe,  Pas  de 
l'Arche  et  Aubusson  demandent  à  être  dispensés  de 
contribuer  à  la  dépense  qui  ne  les  intéresse  en  au- 
cune manière  ;  ceux  du  Bourg  proposent  alors  de 
prendre  les  deniers  nécessaires  sur  le  produit  de  la 
ferme  du  communal  de  Pleine- Vèze;  devis  et  prix- 
fait  des  fontaines  de  VoUore,  par  Chèze,  arpenteur, 
en  1772;  délibérations,  ordonnances  de  l'Intendant; 
Pierre  Beringier  se  rend  adjudicataire  au  prix  de 
2,990  liv.  ;  —  lettres  de  M.  Mignot,  subdélégué, 
1773,  au  sujet  des  modifications  que  les  habitants 
désirent  apporter  au  projet  des  fontaines  ;  nouveau 
devis  dressé  par  Philibert  Chaper,  fontainier  de 
Clermont,  de  l'ouvrage  qu'il  convient  de  faire  <  pour 

>  conduire  l'eau  de  la  fontaine  du  bourg  de  Vol- 
»  lore,  depuis  la  croix  de   Piraud    jusqu'à    Tancifen 

>  regard  de  charge  qui  est  à  l'entrée  du  bourg  »  ; 

—  ordonnance  de  l'Intendant,  du  6  juillet  1773, 
annulant  l'adjudication  faite  au  profit  de  Pierre 
Beringier,  le  13  sept.  1772,  des  ouvrages  des  fon- 
taines ;  —  nouvelle  adjudication  faite  aud.  Berin- 
gier, le  19  juillet  1773,  conformément  aux  modifi- 
cations proposées  par  Chaper  ;  lettre  de  M.  Mignot, 
du  30  juin  1774.  au  sujet  du  changement  qu'on  a 
été  obligé  de  faire  de  l'emplacement  de  la  fontaine  : 
révoque  n'ayant  pas  consenti  qu'elle  fut  placée  au 
lieu  de  La  Motte  où  est  fcitué  le  cimetière  de  la  pa- 
roisse, on  a  dû  la  transporter  à  05  toiî<es  de  dis- 
tance au-dessous  du  jardin  du  s'  Dumas  ;  —  pièces 
relatives  à  l'entretien  des  fontaines,  1776  ;  —  ré- 
parations  des    fontaines,   1782   :    correspondance    de 


PUY-DE-DOME. 

MM.  de  Saint-Hérem  et  Mignot  avec  l'Intendant  ; 
—  requête  des  habitants  et  lettre  de  M.  Mignot, 
1777  ;  on  demande-  Tautorisation  d'employer  une 
petite  somme  provenant  du  défrichement  de  Pleine- 
Vèze  à  réparer  la  principale  rue  du  bourg  ;  —  ana- 
lyse d'une  délibération  du  17  mai  1788,  relative  aux 
réparations  de  la  fontaine  et  des  pavés,  et  à  d'au- 
tres objets. 


C.  2810.  (Liasse.)  —  63  pièces  papier;  2  cachets. 

17M-1786.  —  Affaires  communales.  —  Vollore. 

—  Compte  des  s"  Peturel.  —  Compte  que  rendent 
par  devant  l'Intendant  Pierre- Vincent  Peturel,  no- 
taire et  procureur ,  James  Tournilhas ,  Etienne 
Broussegoutte  et  Michel  Brunel,  syndic  de  la  com- 
mune de  Vollore,  d'une  somme  de  600  liv.  impo- 
sée sur  la  paroisse,  et  d'autre  somme  de  3,368  liv. 
reçue  du  s*"  Beringier,  pour  la  poursuite  du  procès 
contre  des  habitants  du  village  de  Douairier  au 
sujet  du  pacage  dans  le  communal  de  Pleine- Vèze; 
le  compte  est  arrêté  par  l'Intendant  en  1773,  et  la 
commune  déclarée  redevable  envers  les  s"  Peturel 
et  consorts  d'une  somme  de  886  liv.  19  sols  6  den.  ; 

—  pièces  justificatives  dudit  compte,  1753-1765;  — 
remboursement  d'avances  à  François  Peturel,  syndic, 
1785-1786. 


C.  2811.  (Liasse.)  —  101  pièces,  papier;  4  car.hets. 

176S-17tt9.  —  Affaires  communales.  —  Vollore. 
—  Comptes  du  s""  Beringier.  —  Premier  compte 
rendu  à  l'Intendant  par  Pierre  Beringier,  notaire, 
syndic  préposé  pour  le  recouvrement  des  deniers 
provenant  du  défrichement  de  Pleine -Vèze,  de 
1763  à  1768,  arrêté  en  1773  par  M.  de  Chazerat 
à.  6,031  liv.  5  sols  de  recette  et  à  6,043  liv. 
14  sols  5  den.  de  dépense;  —  pièces  justificatives 
dudit  compte;  —  deuxième  compte  de  Pierre  Be- 
ringier, de  1769  à  1777,  arrêté  en  1782  par  M.  de 
Chazerat,  intendant,  à  8,119  liv.  15  sols  de  recette 
et  à  7,072  liv.  2  sols  11  den.  Je  dépense;  —  pièces 
justificatives;  corres^pondance  de  l'Intendant,  de  M. 
Mignot,  de  M.  de  Saint-IIérem;  ordonnances  de  Tln- 
tendant  relatives  à  la  reddition  des  comptes  de  Be- 
ringier. 


SÉRIE  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


515 


C.  2812.  (Liasse.)  —  2  p.  parch.  ;  65  p.  pap.,  dont  ♦cah. 

de  70  feuillets  ;  i  cachet. 

(169S)  1799-1780.  —  Affaires  communales.  — 
Yolvic.  —  Travaux  communaux.  —  Requête  du 
curé  de  Saint-Julien  demandant  des  réparations  à 
son  i)resbytère,  correspondance,  1729-1731;  —  re- 
quêtes du  même  curé  relatives  au  loyer  de  son 
presbytère,  Ï766-1780;  —  analyse  de  pièces,  de 
1693  à  1710,  relatives  à  la  refonte  d'une  cloche 
pour  les  habitants  de  Volvic;  —  lettre  de  M.  Urion, 
du  8  nov.  1738,  relative  aux  réparations  et  à 
l'entretien  de  la  fontaine  du  bourg  de  Volvic  :  — 
réparations  aux  fontaines  :  délibération  des  habi* 
tants,  du  25  oct.  1772;  ordonnances  de  Tlntendant; 
devis  estimatifs  dressés  par  Claude  François  Legay, 
ingénieur  de  la  ville  de  Riom;  adjudication  des 
travaux  au  s''  Antoine  Barse,  fontainier  de  Rioni, 
au  prix  de  3,000  liv.  ;  correspondance  de  M.  de  La 
Crène,  subdélégué  à  Riom;  arrêt  du  Conseil  d'Ëtat,  du 
31  août  1775,  approuvant  l'adjudication  et  ordonnant 
rimposition  en  3  années  de  la  somme  de  3,000  liv.  ; 
—  rôles  de  répartition  de  ladite  somme  (en  qua- 
tre années  de  1773  à  177Ô);  on  remarque  dans 
chaque  rôle  parmi  les  exempts  et  privilégiés,  M. 
Chabrol  imposé  pour  12  liv.  <  comme  seigneur, 
>  pour  don  qu*il  fait  à  la  paroisse  »;  le  curé  de 
Noti-e-Dame,  5  liv.;  M.  de  Rochevert,  80  liv.; 
parmi  les  taillables  :  G.  Chaput,  notaire,  6  liv.  3 
sols;  le  s*"  Beuf,  maître  d'école,  2  liv.;  —  contes- 
tation entre  les  habitants  de  Volvic  et  M.  de  Ro- 
chevert au  sujet  d'une  prise  d'eau  accordée  aux  au- 
teurs dudit  M.  de  Rochevert;  mémoire  pour  ce 
dernier  servant  de  réponse  au  délibératoire  des  ha- 
bitants de  Volvic,  du  30  juin  1776  :  par  un  traité 
du  15  mars  1623,  les  habitants  de  Volvic  avaient 
concédé  à  Charles  de  Pierrefltte,  s'  de  Bosredon  et 
Rochevert,  trésorier  de  France  au  bureau  de  Riom, 
une  partie  de  l'eau  des  fontaines  de  Volvic  pour  la 
conduire  à  ses  frais  et  dépens  où  il  lui  plairait;  les 
seigneurs  de  Bosredon  prirent  en  conséquence  l'eau 
qui  leur  était  concédée  conformément  à  la  conven- 
tion <  c'est-à-dire  au  bas  de  la  fontaine  et  de  la 
»  grosseur  d'une  fève  »;  lors  des  dernières  répara- 
rations,  le  s'  Barse,  fontainier,  a  prétendu  obliger  le 
s'  de  Rochevert  à  prendre  l'eau  non  plus  au  pied 
de  la  fontaine  comme  par  le  passé,  mais  dans  une 
cuvette  de  distribution;  M.  de  Rochevert  proteste 
qu'on  lui  fait  tort  et  que   cette  disposition   ne  lui 


donnerait  plus  la  quantité  d'eau  dont  il  a  joui  par 
le  passé;  correspondance  à  ce  sujet  de  M.  Touttée^ 
de  M.  Chardon  de  Rochevert;  copie  du  traité  du 
15  mars  1623;  —  plaintes  des  habitants  contre  le 
s'  Barse,  qu'ils  prétendent  n'avoir  pas  exécuté  les 
travaux  comme  il  s'y  était  engagé  par  le  procès- 
verbal  d'adjudication;  procèi-verbal  de  vérification 
des  travaux  par  Philibert  Chaper  en  1776  et  par 
Gilbert  Chaper  en  1779;  —  requêtes  d'Antoine 
Barse. 


C.  2843.  (Liasse.)—  44  p.  papier;  (2  imprimées). 

1767-1769.  —  Affaires  communales.  —  Volvic. 

—  Contentieux.  —  Délibération  du  22  fév.  1767: 
Martial  Ameil  et  Antoine  Machebeuf  exposent 
qu'ayant  ouvert  des  carrières  dans  le  tènement 
de  Brolavet,  qui  appartient  à  la  commune  de  Vol- 
vic, M.  Guillaume  Chabrol,  avocat  du  Roi  au 
bureau  des  finances  de  Riom,  nouvel  acqué- 
reur de  la  terre  de  Tournoël,  a  prétendu  que 
ledit  communal  lui  appartenait  à  titre  de  va- 
cant et  a  fait  assigner  lesdits  Machebeuf  et  Ameil» 
en  vertu,  de  committimus  à  lui  accordé  aux  re- 
quêtes du  Palais,  pour  que  défense  leur  soit  faite 
de  tirer  à  l'avenir  de  la  pierre  dudit  communal^  et 
pour  qu'ils  soient  condamnés  à  payer  audit  Chabrol 
le  prix  de  celles  qu'ils  ont  déjà  extraites;  Ameil  ' 
et  Machebeuf  ne  savent  pourquoi  M.  Chabrol  les  a 
attaqués  seuls,  puisqu'il  y  a  plus  de  20  autres  ate- 
liers semblables  au  leur  dans  ledit  communal;  les 
habitants  décident  d'intervenir  en  nom  collectif  et  de 
prendre  fait  et  cause  pour  lesdits  Ameil  et  Mache- 
beuf; les  habitants  décident  aussi  de  s'opposer  au 
greffe  du  bureau  des  finances  de  la  généralité  de 
Riom  «  à  la  nommée  du  s**  de  Naucaze,  ci-devant 
»  seigneur  de  Tournoëlle,  à  laquelle  les  habitants 
»  ont  appris  que  ledit  seigneur  Chabrol  s'est  fait 
»  subroger,  en  ce  qui  concerne  les  corvées  person- 
»  nelles  à  volonté   et  mercy  et  autres  droits  con- 

>  traires  à  la  liberté  et  franchise  des  habitants 
»  insérés    dans    ladite   nommée;    si    besoin,  est   se 

>  plaindre  des  entreprises  journalières  que  ledit 
»  Chabrol  fait  sur  les  autres  parcelles  des  commu- 
»  naux  des  habitants  par  des  plantations  d'arbres  »; 
ils  nomment  pour  syndics  à  l'effet  de  défendre 
leurs  droits,  Michel  Machebeuf  et  Cirgues  Brosson; 

—  requête  adressée  à  l'Intendant  pour  le  prier  d'homo- 
loguer la  délibération  ci-dessus  :  les  carrières  ou- 
vertes dans  ce  communal  font  la  principale,  presque 


516 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 


l'unique  ressource  des  habitants;  ieS  trois  quarts 
au  moins  sont  tailleurs  de  pierre  et  seraient  réduits 
à  la  mendicité  s'ils  étaient  obligés  d'abandonner 
leurs  carrières;  ce  communal  n'est  pas  un  vacant, 
il  appartient  à  la  commune  qui  a  même  payé  pour 
plus  de  4,000  liv.  de  droits  d'amortissement  pour 
raiiion  de  cette  propriété;  —  avis  des  s"  Andraud 
et  Beaulalon,  avocats,  du  29  mars  1707,  sur  le 
droit  des  habitants  de  Volvic,  ils  pensent  qu'ils 
doivent  être  autorisés  à  plaider;  —  M.  de  Ballain- 
villiers  accorde  l'autorisation  à  condition  qu'il  ne 
sera  fait  aucune  levée  de  deniers  sans  son  autori- 
sation; —  délibération  des  habitants  du  13  nov. 
1767  :  les  syndics  exposent  ce  qu'ils  ont  fait  jusque- 
là  en  ce  qui  concerne  la  prétention  de  M.  Chabrol 
sur  les  carrières,  ils  exposent  aussi  que  M.  Chabrol 
a  fait  assigner  le  corps  commun  pour  voir  ordon- 
ner le  triage  des  pâturages  communs  et  même  des 
secondes  herbes  en  la  maîtrise  des  Eaux  et  Forêts; 
les  syndics  ont  sur  ce  point  demandé,  sous  un  nom 
supiiosé,  une  consultation  à  M,  de  Lamonnoye,  cé- 
lèbre avocat  au  Parlement;  il  résulte  de  la  consul- 
tation donnée  par  cet  avocat  que  M.  Chabrol  ne  peut 
pas  demander  le  triage  comme  seigneur  haut  jus- 
ticier, et  qu'à  l'égard  de  sa  qualité  de  seitrneur 
direct,  il  n'a  pas  plus  de  droit,  car  il  y  a  dans  la 
liaroisse  beaucoup  d'autres  seigneurs  directs  et  beau- 
coup de  tenures  en  franc-alleu  ;  les  syndics  ajoutent 
'  que  d'ailleurs  les  pâturages  communs  sont  insuffi- 
sants et  que  cette  raison  encore  s'oppose  au  triage; 
les  habitants  décident  de  [wursuivre  et  demandent 
à  l'Intendant  l'autorisation  d'imposer  sur  eux- 
mêmes  une  somme  de  500  liv.;  —  mémoires  pour 
M.  Chabrol;  —  nouvelle  consultation  des  s"  Heau- 
laton  et  Andraud  le  jeune,  du  16  nov.  1707  ;  —  mé- 
moire sur  ces  contestations,  rédigé  probablement 
dans  les  bureaux  de  l'Intendance;  il  conclut  à  ce 
que  les  habitants  soient  autorisés  à  plaider;  mé- 
moire à  consulter  et  consultation  sur  le  triage  des 
communaux  en  Auvergne,  par  MM.  Beaulaton  et 
Andraud  le  jeune:  suivi  de  l'avis  du  s""  Redon; 
(impr.  à  Kiom,  cliez  René  Candèze,  1768;  in-4", 
9  [lages); —  mémoire  sur  le  triage  des  communaux 
en  Auvergne,  |>our  les  syndics  et  habitants  du  bourg 
de  Volvic,  en  réponse  à  celui  de  M.  de  Chabrol; 
*  contenant  aussi  des  observations  intéressantes  con- 
>  tre  la  seigneurie  universelle  et  pour  le  Franc-aleu 
»  naturel  de  la  province  »;  par  MM.  Pradier  et 
Andraud  ;  {imp.  à  Riom,  chez  René  Candèze,  in^",  ^3 
pugeb);  —  requête  adressée  à  l'Intendant  et  à  "M.  de 
L'Averdy,  contrôleur  général,  par  les  syndics  et  ha- 


bitants de  Volvic,  au  sujet  des  prétentions  élevées 
récemment  par  M.  Chabrol,  auxquelles  ses  prédé- 
cesseurs, seigneurs  de  Tournoël, , n'a  valent  jamais 
songé;  ils  représentent  l'intérêt  de  leur  communauté, 
l'intérêt  de  la  province,  leur  droit  de  propriété  at- 
testé par  le  paiement  en  1640  du  droit  d'amortisse- 
ment et  l'hypothèque  prise  par  leurs  seigneurs  sur 
ce  communal  dans  les  transactions  passées  avec  les 
habitants;  ils  protestent  aussi  contre  la  tournure 
donnée  à  l'afifaire  :  «  A  la  qualité  d'avocat  dont  le 
»  s'  Chabrol  exerce  la  profession,  et  dans  laquelle 
»  ses  talens  luy  ont  fait  faire  une  fortune  de  sept 
»  à.  huit  cent  mille  liv.,  exemple  unique  dans  la 
»  province,  le  s'  Chabrol  réunit  un  office  d'avocat 
»  du  roy  au  bureau  des  Finances  auquel  il  prétend 
»  qu'est  attaché  le  droit  de  committimus  aux  re- 
»  quêtes  du  Palais.  Or,  c'est  dans  cette  cour  que  le 
»  s'  Chabrol  a  porté  sa  prétention,  à  cent  lieues 
»  de  distance  du  domicile  de  ces  misérables  ou- 
»  vriers  »;  ceux-ci  ne  pouvaient  manquer  d'être 
condamnés  par  défaut;  —  correspondance  de  MM. 
I.anglois  et  de  Montyon  au  sujet  de  cette  requètf,- 
1768;  —  lettre  de  M.  Chabrol,  du  22  août  1768, 
déclarant  qu'il  accepte  avec  empressement  les  offres 
de  conciliation  avec  les  habitants  de  Vulvic,  propo- 
sées par  l'Intendant,  mais  sous  certaines  réserves  ,- 
il  ne  veut  pas  avoir  affaire  avec  le  s'  Chappus,  il 
demande  que  le  corps  commun  nomme  par  délibéra- 
tion régulière  des  syndics  avec  lesquels  il  puisse 
traiter;  il  craint  d'ailleurs  que  les  habitants  ne 
soient  pas  sincères  et  n'aient  accepté  ces  pourpar- 
lers qu'en  vue  d'arrêter  les  poursuites;  —  corres- 
pondance de  l'Intendant  avec  le  docteur  Chappus: 
ce  dernier  explique  en  quelle  qualité  il  parait  dans 
l'affaire  entre  M.  Chabrol  et  les  habitants  de  Vol- 
vic :  il  est  né  à  Volvic  où  il  a  sa  famille  et  son 
petit  patrimoine  quoiqu'il  l'ait  quitté  depuis  25  ans, 
il  est  donc  intéressé  pour  sa  part  à  repousser  le^j 
prétentions  de  M.  Chabrol,  mais  c'est  moins  l'inté- 
rêt que  l'amour  du  pays  qui  le  fait  agir  et  il  n'a 
pas  cru  pouvoir  refuser  son  concours  aux  syndic^i 
qui  le  lui  demandaient;  délibération  des  habitants, 
du  28  août  1708,  autorisant  leurs  syndics  à  traiter 
avec  M.  Chabrol,  par  voie  d'arbitrage;  —  lettres  à 
ce  sujet  de  M.  Chabrol,  1768-1769;  il  refuse  d'ac- 
cepter pour  arbitre  le  s'  Andraud.  désigné  par  la. 
commune,  le  bureau  des  Finances  et  le  Présidial 
ayant  déclaré  qu'ils  ne  pouvaient  avoir  de  rela- 
tions avec  le  s'  Andraud;  ~  lettre  de  M.  Chabrol 
du  17  fév.  1769  annonçant  que  le  procès  qu'il  avait 
avec  les  liabitants  de  Volvic,  et  qui  durait  depuis 


SÉRIÉ  C.  —  INTENDANCE  D'AUVERGNE. 


517 


47  ans  vient  d'être  jugé,  et  qu'il^s  l'ont  perdu  avec 
dépens. 


C.  2814.  (Liasse.)  —  2  pièces,  parcb.;  i  cahier,  papier, 

de  39  feuilleU. 


1666-1667.  —  Affaires  communales.  —  Vol  vie. 
—  Dettes.  —  Procès-verbal  de  vérification  des  dettes  de 
la  paroisse  de  Volvic,  par  Bernard  de  Fortia,  inten- 
dant d'Auvergne,  clos  le  26  fév.  1666;  les  dettes  s'élè- 
vent à  21^294  liv.  19  sols  11  den.  ;  les  principaux 
créanciers  sont  :  les  consuls  de  différentes  années; 
noble  Antoine  Machebeuf,  élu  en  l'Élection  de  Riom  ; 
Jean  Languille  ;  —  arrêt  du  Conseil  d'État  du  30  sept. 
1666,  ordonnant  l'imposition  de  ladite  somme  en 
douze  années  sur  les  habitants  de  Volvic. 


C.  281  o.  ( Liasse.)  —  47  pièces,  papier,  dont  1  cahier 

de  31  feuillets. 


1657-1 7 7§.  —  Aff.vires  communales.  —  Volvic. 
—  Divers  et  comptabilité.  —  Lettre  de  M.  de  Bos- 
redon  de  Rochevert,  sans  date,  proposant  d'affermer 
les  carrières  de  pierres  ouvertes  dans  le  communal  de 
Volvic  et  d'affecter  le  produit  de  la  ferme  aux  répa- 
rations des  fontaines;  —  lettre  de  M.  Urion,  du  11 
sept.  1741,  au  sujet  de  la  demande  faite  par  les  habi- 
tants de  faire  pacager  [)ar  leurs  bestiaux  les  secondes 
herbes  des  prés  dans  l'étendue  de  leur  paroisse;  il 
est  d'avis  que  leur  demande  leur  soit  accordée;  — 
lettre  de  l'Intendant,  du  21  sept,  1755,  au  sujet  d'une 
demande  faite  par  plusieurs  habitants  de  Volvic  ten- 
dant à  faire  imposer  sur  la  communauté  les  frais  de' 
l'instance  qu'ils  avaient  engagée  pour  un  droit  de 
pacage  contre  les  habitants  d'Argnat,  et  dans  laquelle 
ils  ont  succombé;  les  habitants  de  Volvic  étant  inter- 
venus, il  est  juste  de  faire  Tiraposition  sur  la  cora- 
rauuauté  ;  lettre  de  M.  de. La  Crène  ;  —  notes 
au  sujet  de  la  nomination  de  deux  nouveaux  admi- 
nistrateurs pour  percevoir  et  gérer  les  revenus  attri- 
bués aux  pauvres  de  la  communauté  et  faire  rendre 
compte  à  Tancien,  1778;  --  analyse  d'une  requête  de 
syndics,  qui  demandent  à  être  remboursés  de  leurs 
avances,  et  des  pièces  relatives  à  cette  demande, 
1773-1774  ;  —  compte  des  consuls  et  collecteurs  de 
Volvic  de  l'année  1657,  arrêté  à  11,351  liv.  13  sols 
3  den.  de  recette  et  à  11,347  liv.  3  sols  7'  den.  de 
dépense;  parmi  les  dépenses,  on  remarque  plusieurs 
sommes    pour   les   réparations    des   fontaines  et    de 


.  l'église  Saint-Priest  ;  —  compte  des  collecteurs  de 
1658;  —  quittances  et  autres  pièces  justificatives  pour 
les  consuls  de  1672  et  pour  ceux  de  1757  et  1760  ;  — 
note  relative  aux  comptes  de  Michel  Machebeuf, 
1772. 


C.  2816.  (Liasse.)  —  1  p.,  parch.;  Î58  p.,  pap.,dont  1  cahier 

de  1 1  feuillets. 


1731-1784.  —  Affaires  communales.  —  Ydes.  — 
Yronde.  —  Ydes  :  lettre  de  M.  Delaporte,  du  3  juin 
1736,  au  sujet  de  défrichements  dans  les  communaux 
d'Ydes,  de  Proudelles  et  de  Charlus.  —  Yolet  :  répa- 
rations à  réglise  et  au  cimetière,  1732;  —  nouvelles 
réparations  à  l'église,  1756-1758  :  requête  du  curé  et 
des  habitants;  procès- verbal  et  devis  estimatif;  cor- 
respondance de  M.  Pages  de  Vixouses;  arrêt  du 
Conseil  d'État,  du  2  août  1757,  qui  autorise  l'adju- 
dication et  ordonne  l'imposition  de  la  somme  de 
1,620  liv.;  rôle  de  répartition;  —  dépense  faite  par  les 
consuls  d' Yolet  pour  la  nomination  d'un  soldat  de 
milice.  —  Youx  :  information  faite  par  Antoine  Geor- 
ges, seigneur  de  Montcloux,  1731,  contre  le  nommé 
Berthon,  au  sujet  de  la  propriété  d'un  tènement  ap- 
pelé les  Percières  d'Youx  :  protestation  du  s'  Ber- 
thon;  —  refonte  d'une  cbche  par  André  Barbèche? 
maitre  fondeur,  1764.  —  Yronde  :  requête  d'un  syndic 
demandant  à  être  déchargé  de  ses  fonctions,  1782- 
1783;  —  contestation  entre  les  habitants  d'Yronde 
et  Buron  et  ceux  de  Parent  au  sujet  du  pacage  dans 
la  praii'ie  de  Courgoul  et  dans  partie  de  celle  appelée 
le  Pré  des  Rois,  1753;  —  avis  de  M.  Duvernin,  1740^ 
au  sujet  d'une  contestation  entre  les  habitants 
d'Yronde  et  les  religieux  du  Bouchet,  relativement 
au  pacage  dans  les  bois  du  Bouchet  ;  —  réparations 
au  presbytère,  1743-1755;  —  contestation  avec  M.  le 
comte  de  Buron,  au  sujet  des  fours  banaux  et  de 
quelques  prés  donnés  à  rente  en  1720  aux  habitants 
d'Yronde,  1751;  —  avis  de  M.  Lafont  de  Saint- 
Mart,  1779,  sur  une  requête  des  habitants  d'Yronde 
demandant  l'autorisation  de  faire  poursuivre  par 
un  syndic  qu'ils  ont  nommé  ceux  qui  seront  pris 
foîsant  pacager  dans  leur  justice;  l'Intendant  auto- 
rise la  nomination  du  syndic,  mais  ordonne  (ju'au- 
cun  procès  ne  sera  entrepris  sans  autorisation  spé- 
ciale. 


l 


C.  3817.  (Littsse.)  —  36  pièces,  papier. 


1T«S-1710.  —  Affaires  communales.  —  Yssac 
La  Tourette.  —  Ytrac.  —  Yssac  La  Tourette  :  répa- 
rations au  presbytère  ;  ordonnances  de  M.  de  Chaze- 
rat.  intendant;  correspondance  de  M.  Touttée,   sqb- 


ARCHIVES  DU  PUY-DE-DOME. 

délégué  à  Riom  ;  adjudication  des  travaux  au  prix  de 
1,210  liv.;  rôles  de  répartition  de  la  dépensa,  1T74- 
1T79.  —  Ytrac  :  déchai^  demandée  par  un  syndic, 
1765;  procès-verbal  dressé  par  M.  Pages  deVixouses, 
subdél^é  à  Aurillac,  le  18  juillet  1763,  des  défri- 
chements  exécutés  dans  le  communal  appelé  le  Puecli- 
d'Orgon,  dépendant  des  villages  de  Foulan  et  de  La 
Vernhe. 


TABLE   DES    MATIÈRES 


Police  générale * 

Etats  des  crimes  et  délits 

Chiourmes  et  galériens 

Prisons 

Contrebandiers  et  faax-sauniers ,  courses  de  Mandrin 

Affaires  particulières 

Ordres  du  Roi 

Passeports 

Quêteurs 

port  d'armes 

Animaux  nuisibles ,  bête  du  Gcvaudan ; 

Jeux  et  fêtes 

Te  Deiun 

Loteries 

Cabaretiers. 

Bâtiments 

Affaires  communales.  —  Instructions  et  correspondance  générale  : 

—  Assemblées  paroissiales 

—  Personnel 

—  Biens  et  revenus  des  communautés 


Partage  des  communaux 

Droit  de  parcours  et  vaine  pâture 

Secondes  herbes 

Usurpation  et  défrichement  des  biens  communaux 

Travaux  communaux 

Police  municipale  et  petite  voirie 

Contentieux 

Archives '. 


nos 

1516  â*1549 

nos 

1550  à  1582 

nos 

1583  à  1616 

nos 

1617  à  1623 

nos 

1624  à  1660 

nos 

1661  à  1700 

nos 

1701  à  1712 

nos 

1713  à  1726 

n<> 

1727 

n^ 

1728 

nos 

1729  à  1740 

nos 

1741  à  1743 

nos 

1744  à  1745 

no 

1746 

n« 

1747 

nos 

■ 

1748  à  1802 

11°» 

1803  à  1818 

n» 

1819 

IjOS 

1820  à  1837 

jjOS 

1838  à  1839 

jjOS 

1840  à  1841 

n" 

1842 

n» 

1843 

jioa 

1844  à  1845 

n" 

1846 

n» 

1847 

n" 

1848 

T4BLE  DES  MATIÈRES. 

Dossiers  par  communes  : 

Aignnl n»  1849 

Àii-la-Fayette • n"  1850 

Albaniès n"  1851 

Allagnat n»  1852 

Allanche n""  1853  ii  1861 

Allègre n"  1862 

Ally n"  1863 

Ambcrt : n"  1864  h  1887 

Andelat : n"  1888 

Anglurds  (Cantal) a'  188? 

Aiiglars  (Haute-Loiro) n"  1890 

Anterrieux a"  1891 

Antoingt n"  1892 

Anzat-le-Luguct n-  1893  à  1898 

Apchat n"  1899 

Arches n"  1900 

Arconsat n"  1901 

Ardes n"  1902  à  1908 

Ariane,  ville  et  bourg n™  1909  il  1910 

Arlet n"  1911 

Arpajon n"  1912 

Ars n°  1913 

Aubazat n"  1914 

Aubiére n™  1915  ii  1919 

Aubusson-Espinasse n°  1920 

AugeroUes '. n"  1921 

Augnat .' n"  1922 

Aulhat n"  1923* 

Aulnat n"  1924 

Auriac n"  1925 

AuriUac n"  1926  à  1963 

Auteyrac n"  1964 

Authezat n"  1965 

Autrac n"  1966 

Auzat n°  1967 

Auzelle n°  1968 

Auzers n"  1969 

Auzon n"  1970  il  1971 

Aïèze n'  1972 

Aydat n»  1973 

Ayrems n"  1974 

Azerat n"  1975 

Baffle,  Bagnols n"  1976 

Bansat,  Barriac,  Bassignac n°  1977 

Beaulicu  (Cantal) .  Beaulieu  (Puy-de-Dôme) n"  1978 


TABLE  DES  MATIÈRES.  521 

Affaires  communales.  —  Dossiers  par  communes  (suite)  : 

—  Beaumont  (près  Clermont) ' n««  1979  à  1981 

—  Beaumont  (élection  de  Brioude) n**  1982 

Beaune n°                1983 

—  Beauregard-l'Evêque n°«  1984  à  1990 

—  Bergonne n°  1991 

—  Besse n^''  1992  à  2004 

—  Beurières n°  2005 

—  Billom n^*  2006  à  2031 

—  Blanzat n^»  2032  à  2036 

—  Blassac n°  2037 

—  Blesle n^^  2038  à  2040 

—  Boisset n°  2041 

—  Bort  (Puy-de-Dôme),  Bort  (Corrèze) ,  Bosbeleix n"  2042 

—  Boudes n'^  2043 

—  Bourg-Lastic n**  2044 

—  Bournoncle,  Saint-Pierre n*"  2045 

—  Bousselargue ,  Bouzel n^  2046 

—  Brageac n^  2047 

—  Brassac. n*''  2048  à  2049 

—  Bredom n**  2050 

—  Brezons .' n^  2051 

—  Brioude n«»  2052  à  2065 

—  Bromont-Lamothe ,  Brousse : n°  2066 

—  BuxeroUes,  Buxières n°  2067 

—  ,    Cairols,  Calvinet,  Cariât,  Cassaniouze,  Céaux n^  2068 

—  Cebazat n°«  2069  à  2095 

—  Ceilloux,  Celles-près-Fernoël,  Celles-sur-Thiers n°  2096 

—  Cellule,  Celoux n^  2097 

—  Ceyrat,  Cezens n°  2098 

—  Chadeleuf,  Chaliers,  Chalinargnes n^  2099 

—  Chalus,  Chalvignac V  2100 

—  Chamalières,  Chambon  (canton  de  Besse),  Chambon  (canton 

de  Saint-Germain-rHerm) n°  2101 

—  Chaméane,  Champagnat- le- Jeune ,  Champagnat-le-Vieux, 

Champâgnac  (Cantal) n°  2102 

—  Champeix n°«  2103  à  2120 

—  Champs n°  2121 

—  Chanonat n°»  2122  à  2124 

—  Chanteuges n''  2125 

—  Chapdes-Beaufort,  Chappes n^  2126 

—  Charbonnier,  Chargnat,  Charmensac,  Charraix n*  2127 

—  Chas,  Chassaigne n°  2128 

—  Chassenet,  ChassignoUes,  Chastel-Marlhac n°  2129 

—  Chastel-sur-Murat : n°  2130 

—  Chastreix,  Châteaugay ,  Chàteauneuf  du  Fraisse ,  Châtelguy on  n^  2131 

Puy-de-Dôme.  —  Série  C.  66 


TABLE  DES  MATIÈRES. 
-  Dossiers  par  communes  (suite)  : 

Chaudesaigues n" 

Chauriat n"  2133  à 

Chaussenac n" 

Chavagnac,  Chazelles n"* 

Clieyiade,  Clieynat n" 

Chidrac,  Cbilhac n" 

Chomelis,  Cisterues,  Clavières,  Clémensat n" 

Clermont-Ferrrand n""  2146  à 

Cl erm ont-Fer rand,  partie  de  Montferrand n"'  2218  à 

CIcrmont-FerRind,  faubourg  de  Saint-Alyre n" 

Cciombier n" 

Combraille n" 

Combronde n" 

Compains  et  Brion n" 

Comps n" 

Condat  en  Féniers n° 

Condat  près  Herment n" 

Condat  près  Montboîssier n" 

Connangles n" 

Corbières,  Corrent,  Cormède n" 

Coudes  et  Montpeyroux ' n""  3236  à 

Cougeac,  Courgoul,  Cournols,  Courtines n" 

Cournon ; n""  2239  à 

Courpière n" 

Courtesserre,  Couteuges n" 

Crevant,  Cronce,  Cros n" 

Gros  de  Montamat n" 

Culhat n" 

Cunihat n° 

Dallet n"^  2260  à 

Dauzat,  Desges,  Dienne n° 

Domeyrat,  Dontreix n" 

■  Doranges,  Dorât,  Dore-rF^lisie n" 

Drignac,  Drugeac n° 

Durdat n" 

Durniignat n" 

Dmtol n" 

Echandelys,  l-'-cliassiéres,  Egliseneuve  près  Condal n" 

Eglisolles n" 

Ennpzat n° 

EstoraiUi's,  Escoutoii.v n" 

Espaloni,  lOspinast-o.  Espiinlial n" 

Espinct n" 

Espirat n" 

Favei'ollcs,  l'ayrt n" 


TABLE  DES  MATIÈRES.  523 

Affaires  communales.  —  Dossiers  par  communes  (suite)  : 

—  Félines,  Fernoël,  Ferrussac,  Fiat n°  2285 

—  Fontanes,  Fontanges,  Fournols  (Puy-de-Dôme),  Fournols 

(Ardèche?),  Fournoulès,  Frugères  près  Lempdes,  Fru- 

gères-le-Pin n^  .           2286 

—  Gelles ., n°  2287 

—  ^                   Gerzat n°«  2288  à  2305 

—  Giat,  Gignat,  Gimeaux,  Giou  de  Mamou,  Girgols n^  2306 

—  Grandeyrol,  Grandrif n*^  2307 

—             Hauterives ,  Herment,  Heume-rEglise n**  2308 

—  .       .   Isserteaux n°  2309 

—  Issoire n°«  2310  à  2327 

—  Jabrun,  Jaleyrac,  Javaugues,  Jàx n^  2328 

—  Job,  Jou-sous-Montjou »°  2329 

—  Joze n^  2330 

—  Jullianges,  Jumeaux,  Junbac,  Jussat n°  2331 

—  Labessette,  La  Brousse,  La  Capelle- Barrés,  La  Capelle- 

en-Vesie • n«  2332 

—  La  Chaise-Dieu n°  2333 

—  La  Chapelle-Agnon ,  La  Chapelle-Bertin ,   La  Chapelle- 

d'Alagnon,  La  Chapelle-Geneste,  La  Chapelle-Laurent, 

La  Chapelle-Marcousse,  La  Chapelle-sur-Usson n*"  2334 

—  La  Chaulme,  La  Crouzille,  Ladinhac,  La  Forest,  La  Forie, 

La  Godivelle n^  2335 

—  La  MeyrancI,  La  Mothe,  La  Moutade n**  2^^36 

—  Landeyrat,  Landogne,  Langeac n"*  *      2337 

—  La  Nobre,  Lapeyrouze n°  2338 

~                       Laqueuille n°  2339 

—  La  Roche-d'Onnezat n^'»  2340  à  2344 

—  Larodde,  La  Roquebrou,  La  Roquevieille,  Lascelle,  Lastic.  n*"  2345 

—  Latour. n^  2346 

' —  La  Trinitat,  Laval-sous-Champagnat  (Vals-sous-Château- 

neuf) n°  2347 

—  La  Varenne,  La  Vaudieu,  Lavoute n°  2348 

—  Le  Breuil,  Le  Broc,  Le  Cendre n*"  2349 

—  Le  Crest n^'^  2350  à  2359 

—  Le  Jaunet  (commune  de  Serbannes) n*^  2360 

—  Lempdes  (élection  de  Clermont) n°*  2361  à  2365 

—  Lempdes  (élection  d'Issoire) n*"  2366 

—  Lemprat,  Lempty,  Léotoing n°  2367 

—  Les  Martres-dArtières n°^  2368  à  2372 

—  Les  Martres-de-Veyre n°«  2373  k  2376 

—  Les  Martres-sur-Morge.. n""  2377 

—  Les  Pradeaux,  Leucamp n"  2378 

—  Le  Vernet-Sainte-Marguerite n"*  2379 

—  Le  Vigean,  Ley vaux n''  2380 


Affaires  communales. 


l 


K 


TABLE  DES  MATIÈRES. 

-  Dossiers  par  communes  (suite)  : 

I_£zoux n" 

Lignât,  Lisseuille,  Lorcières n" 

Lorlange ,  Loubeyrat,  Loupiac n" 

Lugarde,  Ludesse n" 

Lussat ; . . .  n"'  S385  à 

Luzargues,  Luzillat n'' 

Mailhat,  Malbo n" 

Malintrat n""  2392  à 

Malviéres,  Mandaiiles,  Manglieu,  Marat n" 

Marcenat,  Marchai,  Marcolés,  Mareugheol W 

Maringues n"  2401  à 

Marsac n" 

Marsat n" 

Ma&siac n" 

Mauriac -  n"  2420  à 

Maurïnes n" 

Maurs n"'  2425  à 

Mayres,  Mazayes,  Mazeyrat-la-Brequeville ,  Mazeyrat  près 

Langeac n" 

Mazoires , n" 

Mëallet,  Medeyrolles n" 

Menet.  Menetrol,  Mercœur,  Merdogne n" 

Messeix , n" 

Mezel n"»  2432  à 

Mirefleurs n"  2438  à 

MiremoQt n" 

Moissat n"'  2446  à 

Molèdes n" 

Mon taigut-en-Com braille n" 

Montaigut-Ie-BIanc,  Montceaux ,  Montclard,  Montel-de- 

Gelat,  Montfermy,  Montlet n" 

Montmorin n" 

Monton n"  2452  à 

Montredon n" 

Mont-  Saint-Hilaire  ,    Montsalvy ,    Montvianeix ,    Moriat , 

Moureuîlle n" 

Mourjou,  Moussages,  Mozal n" 

Murât.  : n""  3474  à 

Murat-le-Quairc,  Murols n" 

Narnliac,  Naucclles,  Nébouzat.  Ni^roiide n" 

Nescliers n""  2492  â 

Neuvéglise,  Noalliat n" 

Nohanent n"  2495  à 

Nonette,  Notre-Dainc-d es-Monts n" 

Novacelles,  Nozevrolles n" 


TABLE  DES  MATIÈRES.  525 

Affaires  communales.  —  Dossiers  par  communes  (suite)  : 

—  Olby,  OUiergues,  Olloix,  Olmet,  Opme,  Oradour,  Orbeil.  n°  2501 

—  Orcet n°»  2502  à  2516 

—  Orcines,  Orcival : n°  2517 

—  Pagnans,  Pardines,.  Parent,  Parlan,  Paslières n°  2518 

—  .  Paulhaguet n*>*  2519  à  2522 

—  Paulbat,  Paulhenc,  Pebrac,  Pérignat-les-Sarlièves,  Peri- 

gnat-outre- Allier n^  2523 

—  Perpezat,  Perrier n"*  2524 

—  Persignat,  Pessat- Villeneuve,  Peslières,  Peyrusse n**  2525 

—  Picherande,  Pierrefort,  Pignols n"  2526 

—  Plauzat. , n*^»  2527  a  2529 

I                                       —                        Pleaux n^^  2530  à  2531 

1                                      —                        Polminhac,  Pompignat,  Pontaumur n°  2532 

i                                      —  .                     Pont-du-Chàteau n°«  2533  à  2536 

'                                      —                        Pontgibaud,  Pranal n°  2537 

—  Prompsat,  Prondines,  Puy-Saint-Gulmier. n''  ,     2538 

—  Quézac n"  2539 

—  •     •   Rageade,  Randan,  Raulhac,  Reignat,  Reilhac,  Rentières,  n""  2540 

—  Riom : n°«  2541  à  2599 

—  Riom-ès-Montagnes n*"  2600 

—  Rochefort,  Rofliac,  Rômagnat n°  2601 

—  Ronaye,  Ronzières n°  2602 

—  RouflSac,  Royat,  Ruines n"  2603 

—  Saignes,  Sailhant. . .  ^ n*"  2604 

I                                      —                        Saint-Alvard n^  2605 

Saint-Alyre-ès-Montagnes,  St-Alyre-près-la-Chaise-Dieu, 

Saint-Alyre-près-Montboissier n*"  2606 

—  Saint-Alyre-près-Monton ,  Saint- Alyre-sur- Au zon,  Saint- 

-     Amandin,  Saint-Amant-Roche-Savine n""  2607 

—  Saint-Amant-Tallende n°»  2608  à  2618 

—  Saint-Anastaise  (Sainte- Anastasie),  Saint- André-près-Pa- 

gnans,  Saint-Angel n"*  2619 

—  Saint-An  thème,  Saint- A  vit,  Saint'-Austremoine.  ; n^  2620 

—  Saint-Babel,  Saint-Badel n°  2621 

—  Saint-Beauzire  (élection  de  Clermont) n^**  2622  à  2629 

—  Saint-Beauzire  (élection  de  Brioude),  Saint-Berain n"*  2630 

—  Saint-Bonnet-de-Marcenat,  St-Bonnet-Laschamps,  Saint- 

Bonnet-le-Bourg ,  St-Bonnet-le-Chastel ,  Saint-Bonnet- 

outre-Allier,  Saint-Bonnet-près-Orcival n°  2631 

—  Saint-Cernin ,  Saint-Chamant n"  2632 

—  Saint-Cirgues  (Haute-Loire),  Saint-Cirgues-près-Clermont, 

Saint-Cirgues-de-Jordanne n"  2633 

—  Saint-Clément  (élection  dAurillac),  Saint-Clément  (élec- 
tion dlssoire),  Saint-Constant n''  2634 


526  TABLE  DES  MATIÈRES. 

Affaires  communales.  —  Dossiers  par  commîmes  (suite)  : 

—  Saint-Didier,  Saint-Dier,  Saint-Diéry,  Saint-Donat n"  26î 

—  Saint-Eble,   Saint-EIoy,  Saint-Etienne-de-Carlat ,  Saint- 

Etienne-de-C!iaumeil,  Saint-Etienne-des-Champs,  Saint- 
Etienne-Ies-Maurs ,  Saint-Etienne-près-Alègre,  Saint- 
Etienne-sur- Blesie n"  26Î 

—  Saint-Etienne-sur-Usson,  Sainte-Eulalie ,  Sainte-Marie...     n"  26î 

—  Saint-Ferréol,  Saint-Ferréol-des-Côtes,  Saint-Floret n"  26Ï 

—  Sainte-Florine n"'  2639  i  26< 

Saint-Flour  (Cantal) ■ n"'  2641  à  26( 

—  Saint-Flour  (Puy-de-Dôme) n"  26f 

—  Sainî-Gal n"  26' 

—  Saint-Genès-Champanelle,  Saint-Gencs-Cliampespe,  Saint- 

Genés-la-Tourette,  Saint-Genùs-l'Enfant n"  26' 

—  Saint-Genés-près-Saiut-Paulicn n"    ,  26' 

—  Saint-Georges-d'Aurac,  Saint-Georges -outre- Al  lier n"  261 

—  Saint-Germain-Lembron n"  2674  à  26' 

Saint-Germain-l'Herm n"  261 

—  Saint-Germain-sous-Usson n"  261 

—  Saint-Géron,  Saint-Gervais-sous-Meymont,  Saint-Gervazy.     n"  26' 

—  Saint-Hérent,  Saint-Hilairej  Saint-Hippolyte  (élection  de 

Mauriac) ,  Saint-Hippolyte  (élection  de  Riom) n"  26" 

—  Saint-Ilpize n"  S680  à  26i 

—  Saint-Jacques-d'Ambur ,    Saint-Jean -d'Aubrigoux ,    Saint- 

Jean-de-Glaine,  Saint- Jean- des- Ollières  ,  Saint-Jean- 
d'Heurs  ,  Saint-Jean-en-Val ,  Saint-Jean-Ies-Monges , 
Saint-Jean-Saint-Gervais n"  26f 

—  Saint-Julien  (commune  d'Aydat) ,  Saint-Julien  (commune 

de  Montaigut-le-Blanc) n"  264 

—  Saînt-Julien-de-Coppel,  Saint-Julîen-près-Herment n"  26Ï 

—  Saint- Just-de-Baffie,  Saint-Just-près-Brioude n"  26! 

—  ■  Saint-Laure,  Saint-Léger n"  261 

—  Saint-Mamet ,    Saint-Martial ,    Saint-Martin-des-OlIières  , 

Saint-Martin-des-Olmes n"  20i 

—  Saint-Martin-des-Plains ,    Saint-Martin-de-Tours ,    Saint- 

Martin-de- Vigoureux,  Saint-Martin-Valmeroux ,  Saint- 

Mary-le-Cro3,  Saint-Mary-le-Plaîn n"  26Î 

—  Saint-Maurice- prés- Vie,  Saint-Maurice  (élection  de  Saint- 

Flour)  ,  Saint-Myon n"  S6) 

—  Saint- Nectaire,  Saint-Ours n"  26! 

—  Saint- Pal -de-Murs,  Saint-Pardoux-Latour,  Saint- Paulien, 

Saint-Paul-près-Salers ; n"  26! 

—  Saint-Pierre -Colamine  ,    Saint-Pierre ^le- Chaste! ,    Saint- 

Pierre-Roclie  ,    Saint-Préjet ,    Saint- Priest-Bramefant , 

Saint-Privat,  Saint-Projet n"  26!